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Dissertation Olympe de Gouges

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LEURIDAN Marie

Dissertation sur la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges

Olympe de Gouges, de son vrai son nom Marie Gouze, est une autrice prolifique et
politiquement engagée, notamment en faveur des droits des femmes et contre l’esclavage.
Aujourd’hui, elle est considérée comme l’une des pionnières du féminisme français. Elle a
essentiellement publié des pièces de théâtre mais son écrit le plus célèbre reste la Déclaration des
droits de la femme et de la citoyenne, un pastiche de la Déclaration des droits l’Homme et du Citoyen.
La déclaration d’Olympe de Gouges vise à aborder les inégalités entre les sexes présentes dans le
contexte révolutionnaire. Elle se divise en trois parties : un « Préambule », la déclaration et un
« Postambule ». Alors que ses intentions étaient nobles et qu'elle a joué un rôle important dans la
sensibilisation aux droits des femmes, les moyens qu'elle a employés dans sa déclaration peuvent
être sujets à différents avis
En quoi Olympe de Gouges utilise de bons mais aussi de mauvais moyens pour défendre les
droits des femmes dans la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.
Nous allons voir dans un premier temps qu’elles sont les bons moyens utilisés par Olympe de
gouges, puis dans un second temps les mauvais moyens. Enfin, nous développerons sur ce que
défend Olympe de Gouges, ses solutions et la portée actuelle de cette déclaration.

Nous pouvons considérer qu’Olympe de Gouges a utilisé des moyens efficaces pour défendre
les droits des femmes à travers sa déclaration.
Tout d’abord, réécrire la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est assez audacieux
puisque la France est toujours sous la Révolution française : ce texte est alors un texte clé de cette
période. S’appuyer sur ce texte en y reprenant la forme, le vocabulaire tout en changeant ce qu’il y a
à changer pour Olympe de Gouges, montre tout le sérieux de sa démarche et sa volonté d’influer sur
la rédaction de la Constitution. En effet, la division en « articles », la rédaction d’un « Préambule » et
d’un « Postambule » montrent le désir de rendre solennelle cette déclaration et de lui donner une
force juridique. Il faut aussi s’intéresser au préambule et au « Postambule » qui invectivent les
hommes et femmes, et les exhortent à changer et à agir. Ces textes ont recours au registre judiciaire,
c’est-à-dire qu’ils accusent, et au registre épidictique, c’est-à-dire qu’ils font le blâme de certaines
personnes, les hommes par exemple. Les figures de style qu’utilise le plus Olympe de Gouges sont
l’énumération, comme dans l’article 2 « la liberté, la propriété, la sûreté, et surtout la résistance à
l’oppression », mais aussi l’anaphore, comme dans le « Contrat social » où l’on lit « Je voudrais
encore une loi... Je voudrais encore que cette loi fût rigoureuse… Je voudrais, en même temps,
comme je l’ai exposé… ». Ces figures de style permettent d’organiser rationnellement son discours,

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et d’insister sur certains points. Elle place son propos du côté de l’oralité d’un texte dit en public.
Dans la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges revendique les
droits des femmes et pour cause les hommes ont pu acquérir de nouveaux droits avec la Révolution
auxquels les femmes n’ont pas pu profiter alors qu’elles y ont aussi participé. Cette revendication
féministe est argumentée par deux procédés : soit par ajout, c’est-à-dire que la Déclaration des droits
de la femme et de la citoyenne reprend le modèle de la Déclaration des droits de l’homme et du
citoyen et ajoute aux articles les termes « les femmes », « la femme » ou quelconques termes pour
les désigner, afin de pointer du doigt une exclusion estimée comme injustifiée. Soit les références à
l’oppression politique sont détournées afin de dénoncer l’oppression masculine sur les femmes.
Cependant, en modifiant certains articles de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen,
Olympe de Gouges en fait parfois une parodie. Ainsi, l’article 9 évoque la présomption d’innocence :
« Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable […] », mais dans sa
déclaration Olympe de Gouges opère un détournement ironique en écrivant : « Toute femme étant
déclarée coupable, en rigueur est exercée par la loi », les femmes se voient presque appliquer une
présomption de culpabilité.
Olympe de Gouges implique les destinataires et d’adresse à tout le monde. Le titre
« Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » est trompeur. En effet, pour l’essentiel des
dispositions, Olympe de Gouges reprend la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et étend
les droits énoncés aux femmes. De nombreux articles sont repris mot pour mot avec le seul ajout
d’une précision : les droits énoncés concernent également les femmes. Ainsi, il en est de l’article 2,
qui énonce dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen : « Le but de toute association
politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme ; ces droits sont la
liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression. ». Cet article est repris mot pour mot
dans la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne avec la seule mention « des droits
naturels et imprescriptibles de la femme et de l’homme ». Sur dix-sept articles, le procédé concerne
en tout onze articles. Ainsi, pour l’essentiel, la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne
est en réalité une déclaration pour le genre humain. Ce procédé joue sur l’ambiguïté sémantique que
la langue française entretient sur le terme « homme » : ce dernier peut désigner le genre humain ou
les individus de sexe masculin. Ainsi, la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée en
1948, concerne tous les êtres humains et non un sexe particulier (on notera que l’article 1er prend
soin de préciser que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »).
Olympe de Gouges, qui distingue les femmes et les hommes là où le terme d’homme pourrait
désigner le genre humain dans son ensemble, met en lumière l’injustice de la démarche qui consiste
à exclure de la catégorie juridique « homme » les individus de sexe féminin. En outre, en tutoyant ses
homologues, femmes ou hommes, Olympe de Gouges reprend l’idéal révolutionnaire d’égalité des
citoyens entre eux. Cela se manifeste par l’abandon du pronom « vous » qui marque le respect à une
personne occupant un rang supérieur. Tout le monde se tutoie, peu importe son extraction, et donc
sa condition sociale. Enfin, Olympe de Gouges a donc conscience qu'en tant que femme, sa voix
risque de n'être pas entendue. C'est pourquoi elle voudrait ne plus être seulement une voix
singulière mais devenir la voix des femmes. Dans le « Préambule » de sa Déclaration, c'est au nom
des « mères », des « filles », des « sœurs », « représentantes de la nation », qu'elle s'exprime : elle
entend ainsi représenter toutes les femmes françaises. De même, dans le « Postambule », elle
exhorte les femmes à reconnaître leurs droits : « Ô femmes ! Femmes, quand cesserez-vous d'être
aveugles ? ». Elle les appelle à s'unir afin d'obtenir l'égalité : « opposez courageusement la force de la
raison aux vaines prétentions de supériorité ; réunissez-vous sous les étendards de la philosophie ».

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Cette réunion des femmes qu'Olympe de Gouges appelle de ses vœux peut se lire aussi dans l'emploi
récurrent qu'elle fait du singulier « femme » ou « la femme » dans sa Déclaration. À ce terme de
« femme », elle accole celui de « citoyenne », façon de revendiquer l'égalité civile entre les femmes
et les hommes. Nous pouvons retrouver cet aspect de généralisation dans De l’éducation des femmes
de Laclos, en effet celle-ci commence d’emblée par ecrire « Ô femmes ! »
Pour finir, Olympe de Gouges veut convaincre et persuader en utilisant des arguments tels
que l’argument de la nature, elle reprend la pensée des Lumières, elle joue avec les émotions et
apporte des solutions à ce qu’elle reproche. La logique est associée à la conviction, c’est-à-dire l’art
de faire changer l’opinion de quelqu’un en utilisant des arguments rationnels. L’émotion est associée
à la persuasion, qui est l’art de faire changer l’opinion de quelqu’un en jouant sur ses sentiments et
ses émotions. Ces deux approches peuvent être complémentaires. Dans le « Préambule » de sa
Déclaration, Olympe de Gouges utilise plutôt la persuasion en s’adressant directement aux hommes
et en utilisant les registres de la colère et de l’invective pour les accuser. Il s’agit d’un registre
argumentatif utilisé pour jouer sur la culpabilité, la honte ou le remords afin de faire changer d’avis
quelqu’un. Dans ses articles de loi, elle utilise la logique en écrivant de manière neutre avec un
présent de vérité générale. Elle utilise un registre de raison pour démontrer que si on est logique, on
doit inclure les femmes, qui sont des êtres humains comme les hommes. Olympe de Gouges insiste à
plusieurs reprises que l’oppression des femmes n’est pas naturelle mais culturelle, ainsi dans la
nature le sexe masculin est égal au sexe féminin et c’est ce que veut démonter en partie l’article
2 : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles
de la femme et de l’homme […] ». Elle remet aussi en question les pouvoirs et la supériorité
masculine, pour cela elle multiple les interrogations rhétoriques. Elle exprime aussi le défi qu’elle
lance aux hommes par des tournures hypothétiques : « si tu l’oses », « si tu le peux ». L’œuvre relève
aussi du mouvement des Lumières. L’auteure prône une avancée dans les droits et l’égalité des deux
genres. Ce texte progressiste est porteur d’une dimension militante qui témoigne de la vision de la
société, du souci de la justice et du bien-être individuel des personnes d’Olympe de Gouges. Cette
vision est la définition même de ce que représentent les Lumières : un idéal de perfection, de progrès
de l’humanité grâce à la raison, en vue d’améliorer le bien-être collectif et individuel des êtres
humains. Ainsi dans l’attitude typique des Lumières Olympe de Gouges cherche à imposer ses idées
par la raison et non par la force.

Olympe de Gouges utilisent alors des moyens tels que la reprise de la Déclaration des droits
de l’homme et du citoyen, la généralité appliquée à son œuvre et le fait de vouloir convaincre et
persuader. Cependant, certains moyens employés ne défendent pas bien les droits des femmes.

Tout d’abord, Olympe de Gouges a des idées avant-gardistes, trop en avance sur son temps.
En effet, la société n’était pas apte à ingérer sa déclaration, de plus que celle-ci est assez provocante.
Elle présente alors une thèse qui n’est pas en phase avec sa société. Ainsi, la Déclaration des droits de
la femme et de la citoyenne, visant à affirmer les droits et l'égalité des femmes à une époque où ils
étaient sévèrement limités, a fait face à une résistance et a été largement rejetée ou condamnée à la
fois par le gouvernement révolutionnaire et la société au sens large. À la fin du XVIIIe siècle, les

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femmes étaient principalement considérées comme des épouses et des mères, avec des droits
juridiques et politiques limités. La déclaration a remis en question ces rôles de genres traditionnels,
plaidant pour l'égalité dans l'éducation, l'emploi et la participation politique. Beaucoup de personnes
étaient résistantes à ces idées radicales car elles menaçaient l'ordre social établi. De plus, la
Révolution française est une période agitée de bouleversements politiques et sociaux. Alors qu'il
visait à promouvoir la liberté, l'égalité et la fraternité, l'accent était principalement mis sur les droits
des hommes. L'accent mis par la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, et le concept
de citoyenneté féminine s'est heurté au discours révolutionnaire dominant, qui portait
principalement sur les droits des citoyens de sexe masculin. Certains révolutionnaires éminents,
comme Maximilien Robespierre, se sont opposés à la déclaration. Ils ont fait valoir que cela sapait la
cause révolutionnaire en détournant l'attention de problèmes plus urgents et en remettant en
question la structure familiale traditionnelle. Ces critiques ont influencé l'opinion publique et ont
contribué à sa réception négative. Enfin, elle suit le mouvement des Lumières et ne parle pas d’un
dieu en particulier mais plutôt d’une créature divine donc pas dans la religion mais plutôt avec un
Etre suprême au-dessus de tout, ce qui a pu aussi être mal reçu.
Certains arguments sont assez provocateurs et certains peuvent être démantelés.
L’argument de la nature, évoqué précédemment est en parti faux car elle n’aurait pas dû le dire
comme cela, dans le sens où elle aurait dû parler de complémentarité et non d’égalité parce que
dans la nature il n’y a pas vraiment d’exemples illustratifs pour appuyer sa thèse. On appelle ça un
argument spécieux. Elle l’utilise car il sert à son argumentation mais elle n’est pas tout à fait dans le
juste. L'argument de la nature a souvent été utilisé pour défendre les rôles de genre traditionnels,
qui reléguaient les femmes à la sphère privée du ménage et les privaient de toute participation aux
domaines public et politique. Les partisans de cet argument ont affirmé que les femmes étaient
naturellement adaptées aux tâches domestiques et à l'éducation des enfants, tandis que les hommes
étaient naturellement adaptés aux affaires publiques et à la gouvernance. Olympe de Gouges affirme
aussi que Même si les femmes sont victimes de l’oppression des hommes elles contribuent à donner
une mauvaise image d’elles-mêmes. Etant privées de leurs droits, certaines d’entre elles jouent de
leurs charmes féminins pour s’imposer dans une société patriarcale. Ainsi elles manigancent
fortement, rusent. Pour l’auteure, ce comportement est néfaste tant pour l’image que les femmes
donnent d’elles-mêmes que pour l’influence qu’il a sur les gouvernements. Ce pouvoir, qu’elles se
donnent par la ruse est la conséquence de leur condition mais, en agissant ainsi, elles « ont fait plus
de mal que de bien ». Et cela n’aide pas à améliorer leur condition car elles restent les esclaves des
hommes. Même si cet argument cherche d’abord à dénoncer le caractère culturel, il peut être mal
interpréter de par son caractère provocateur. Dans cette même idée, Olympe de Gouges écrit un
portrait très péjoratif de l’homme et évoque dans le « Préambule » « le sexe supérieur en beauté
comme en courage » pour désigner la femme.
Enfin, en tant que lecteur du XXIe siècle ce n’est pas vraiment un texte qui nous touche et
nous accroche beaucoup de par sa formulation. En effet, en reprenant la Déclaration de l’homme et
du citoyen, Olympe de Gouges apporte à sa déclaration un côté rigide, juridique. Contrairement par
exemple au texte de Voltaire : Femmes, soyez soumises à vos maris qui capte beaucoup plus notre
attention, il emporte beaucoup plus notre adhésion car il y a de l’ironie, du dialogue et de la
complicité entre l’auteur et le lecteur. Il s’agit d’un texte avec du sourire comparait à la Déclaration
d’Olympe de Gouges ou même De l’éducation des femmes de Laclos qui sont trop dans la brutalité.
Enfin, l’écrit perd la dimension spontanée de la parole, qui peut être plus attractive, plus
enthousiasmante : le rythme et le ton de la voix transmettent des émotions et peuvent ainsi être plus

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efficaces pour persuader un auditoire. En outre, l’écrit ne permet pas forcément d’engager un
dialogue avec le lectorat, qui permettrait de préciser la pensée de l’auteur(e). Notons par ailleurs
qu’Olympe de Gouges a voulu prononcé sa Déclaration mais qu’elle n’a pas pu le faire, en effet elle a
été guillotinée deux ans après la publication de cette Déclaration.

Cependant, qu’elle utilise de bons ou de mauvais moyens pour défendre les droits des
femmes, les intentions d’Olympe de Gouges n’en restent pas moindre et elle apporte même des
solutions.

Dans la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges défend


l’égalité devant la loi. Il est intéressant de remarquer qu’Olympe de Gouges a remplacé dans de
nombreux endroits « l’homme » par « la femme et l’homme », de façon à rendre claire la
concordance entre les deux sexes. Olympe de Gouges était profondément convaincue de l’égalité
entre hommes et femmes. Elle considérait que ces dernières étaient en mesure de réaliser les
mêmes tâches que leurs homologues masculins. Dans cette perspective, les articles 7 à 10 sont
consacrés à la mise en évidence de cette égalité de traitement devant la loi en cas de manquement à
celle-ci. Elle doit en effet être la même pour tous et s’appliquer identiquement à tous les sujets, quel
que soit leur sexe. En outre, en tutoyant ses homologues, femmes ou hommes, Olympe de Gouges
reprend l’idéal révolutionnaire d’égalité des citoyens entre eux. Cela se manifeste par l’abandon du
pronom « vous » qui marque le respect à une personne occupant un rang supérieur. Tout le monde
se tutoie, peu importe son extraction, et donc sa condition sociale. Elle a plaidé pour l'élimination des
distinctions juridiques fondées sur le sexe et a fait valoir que les femmes ne devraient être soumises
à aucune loi qui ne s'applique pas de la même manière aux hommes. Elle a souligné l'importance de
l'éducation pour les femmes et qu’elle avoir les mêmes chances que les hommes de recevoir une
éducation complète, leur permettant de développer leurs capacités intellectuelles et de participer
pleinement à la société. Elle a aussi plaidé pour les droits politiques des femmes, y compris le droit
de voter et d'occuper des fonctions publiques. Elle croyait que les femmes devraient avoir la
possibilité de participer aux processus de prise de décision de la nation, tout comme les hommes.
Olympe de Gouges a fait valoir que les femmes devraient avoir une indépendance économique et le
droit de posséder des biens. Elle croyait que la liberté économique était essentielle pour que les
femmes aient l'autonomie et le contrôle de leur vie. Elle a souligné la nécessité de systèmes de
soutien social pour assurer le bien-être des femmes et des enfants. Enfin, la Déclaration accorde une
grande importance à la liberté d’opinion et d’expression. Elle reconnaît que chaque individu a le droit
fondamental de former ses propres opinions et de les exprimer librement. La Déclaration affirme que
personne ne devrait être persécuté ou discriminé en raison de ses opinions, y compris les opinions
religieuses. Les femmes et les hommes sont libres de tenir et de professer leurs convictions
personnelles, tant que cela ne perturbe pas l’ordre public établi par la loi. Elle garantit également la
liberté de parole, d’écriture et d’impression. Les citoyens et les citoyennes ont le droit de s’exprimer
librement à travers différents moyens de communication. Cela englobe la possibilité de débattre, de
critiquer, de publier des idées et de participer au discours public. Cependant, il est important de
noter que la liberté d’opinion et d’expression n’est pas absolue. Elle peut être soumise à certaines
limites prévues par la loi. L’abus de cette liberté, tel que les discours diffamatoires, haineux ou
violents, peut être sanctionné conformément aux lois et régulations en vigueur. En reconnaissant et

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en protégeant la liberté d’opinion et d’expression, la Déclaration des droits de la femme et de la
citoyenne défend le droit fondamental des individus, qu’ils soient femmes ou hommes, de penser
librement, de s’exprimer et de participer activement à la vie publique et politique. Cette liberté
constitue un pilier essentiel de la démocratie et favorise le progrès social, la justice et la défense des
droits.
Après le « Postambule », Olympe de Gouges rédige la « Forme du contrat social de l’homme
et de la femme » où elle expose ses solutions pour permettre l’évolution des droits des femmes. Elle
écrit alors vouloir mettre les biens et la fortune en commun les hommes notamment lors du mariage
tout en protégeant leurs enfants. Elle protège aussi ceux-ci et particulièrement les enfants nés
d’infidélité. Elle défend aussi la cause du divorce et de la répartition des biens tout en assurant une
sécurité pour les enfants. Elle évoque aussi le fait de ne plus vouloir de mariage. Nous pouvons alors
faire un lien avec « La colonie » de Marivaux dans laquelle les femmes revendiquent l’abolition du
mariage et la participation aux affaires de la cité en revendiquant de pouvoir exercer les mêmes
fonctions que les hommes.
Enfin, d’un point de vue actuel, le texte de la Déclaration des droits de la femme et de la
citoyenne d’Olympe de Gouges est toujours très important aujourd’hui, car il est considéré comme
l’un des premiers documents féministes de l’Histoire. Il a été écrit à une époque où les femmes
étaient exclues de la vie publique et des droits civils. La Déclaration d’Olympe de Gouges a été
rédigée dans le contexte de la Révolution française, où les hommes se battaient pour leurs droits,
mais les femmes étaient largement exclues du mouvement. En demandant l’égalité des sexes et
l’émancipation des femmes, Olympe de Gouges a construit les bases d’un mouvement féministe qui
se poursuit encore aujourd’hui. De plus, cette Déclaration a inspiré d’autres documents importants,
tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par les Nations unies en 1948. Elle a
également influencé d’autres mouvements de lutte contre les discriminations, notamment le
mouvement pour les droits civiques aux États-Unis et le mouvement pour les droits des minorités
sexuelles. Enfin, la Déclaration d’olympe de Gouges est importante, car elle nous rappelle que
l’égalité entre les sexes est un droit fondamental qui doit être défendu et protégé en permanence.
Même si de nombreux progrès ont été réalisés en matière d’égalité des sexes depuis la rédaction de
ce texte, il reste encore beaucoup à faire pour atteindre une véritable égalité entre les hommes et les
femmes. Olympe de Gouges est considérée comme l’une des fondatrices du féminisme et des
mouvements en faveur de la cause des femmes et de l’égalité avec les hommes, elle est également
connue pour avoir mené des combats afin d’abolir l’esclavage, pour son indépendance d’esprit et sa
position avant-gardiste. Longtemps délaissée, voire oubliée, la figure d’Olympe de Gouges et son
apport dans le combat des droits des femmes ont été redécouverts dans les années 1970. Olympe de
Gouges et par la suite ses écrits ont fortement été inspirés par les Lumières. Ce mouvement culturel,
philosophique, littéraire et intellectuel, qui émerge dans la seconde moitié du XVIIe siècle, marque le
début d’un engagement contre les oppressions religieuses et politiques, œuvrant pour un progrès du
monde, et se traduisant par une production littéraire et artistique particulièrement développée.

Ainsi, dans la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges


défend les droits des femmes à travers différents moyens : bons pour certains, critiquables pour
d’autres. Cependant, cette déclaration a tout de même eu une certaine portée même si plus tardive
que l’époque d’Olympe de Gouges. Cet écrit fait de celle-ci une pionnière du féminisme.

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