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Analyse linéaire du Dormeur du Val

Lecture linéaire complète Cahier de Douai, 1870

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Objet d’étude 4, Lecture linéaire n°2

“Le Dormeur du Val”, Les Cahiers de Douai Arthur Rimbaud 1870

❖ Questions pour comprendre le poème (seront corrigées rapidement en classe


afin que vous puissiez démarrer la lecture linéaire)

1. Que ressentez-vous spontanément à la lecture de ce sonnet ? Pourquoi ?


2. Réécrivez le premier quatrain dans une syntaxe plus standard et comparez avec
l’original.
3. Relevez les éléments du motif du locus amoenus et sa célébration telle que vous
l’avez connue dans l'œuvre de Colette (éléments naturels, abondance,
personnification, sensualité…)
4. Observez la forme du sonnet, l’organisation des rimes, le rythme.
5. Observez l’organisation de la ponctuation : quels sont les connecteurs remplacés
par des signes de ponctuation, qu’est-ce que cela apporte selon vous ?
6. Commentez les rejets observés : qu’apporte selon vous cette cassure rythmique au
poème ?
7. Relevez des assonances et des allitérations : conclure sur l’harmonie sonore
présente dans ce poème
8. Montrez comment la chute est amenée de façon subtile et brutale à la fin pour
rendre le dernier vers plus frappant.

❖ Proposition d’introduction :
Dans les Cahiers de Douai composés en 1870 et assemblés par Paul Demeny, Arthur
Rimbaud malgré son jeune âge, fait déjà la preuve de son génie créatif en proposant des
poèmes subversifs dans le fond et dans la forme. On peut imaginer que le jeune homme,
en voyant lors de ces fugues dans le pays ardennais, les ravages de la guerre de Prusse a
pu ressentir l’effroi et développer son sentiment antimilitariste dont le poème offre un
exemple saisissant. Ainsi, nous nous demanderons comment sous l’apparence d’un
sonnet bucolique peut se cacher la satire violente de la guerre.
Le poème pourrait être découpé en trois mouvements,
➢ le premier quatrain présente le tableau idyllique,
➢ le deuxième quatrain et le premier tercet installent le soldat dans ce cadre
verdoyant et
➢ le dernier tercet révèle la cruelle réalité.

❖ Points à observer en priorité :

● Thème du locus amoenus / éloge de la nature


● Description précise et vivante, hypotypose
● Rythme irrégulier qui crée l’intérêt (/routine)
● Harmonies sonores
● Ellipses syntaxiques
C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,


Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme


Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;


Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

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