MQHSAcreation D'entreprise Et Entreprenariat
MQHSAcreation D'entreprise Et Entreprenariat
SUPPORT DE COURS DE
CREATION D’ENTREPRISE ET
ENTREPRENARIAT
MASTER QHSA
EQUIPE PEDAGOGIQUE MASTER QSHA :
INTRODUCTION
La création d'entreprise est une nécessité sociale qui vise à répondre aux besoins de la société (entreprises
ou consommateurs) à travers la production de produits ou de biens ou de services tout en assurant leur
distribution. Cette finalité d'ordre économique ancre l'indépendance nationale et restreint le champ
d'importation. La création d’entreprises présente, comme toute œuvre humaine, des risques, des sacrifices,
mais aussi des satisfactions. La réussite, elle, présente une démarche volontaire et consciente, qui
privilégie l’essentiel et se base sur les fondements solides des entreprises performantes : la qualité des
hommes et des relations humaines dans l’entreprise afin d’offrir au client du produit/service de qualité.
Toute démarche de la création réussie, doit converger vers ce même but.
Actuellement, l’entrepreneuriat s’est peu à peu imposé comme le moteur du développement économique et
social et représente le pilier de l’économie de marché à travers le monde entier. Il constitue une voie
alternative potentielle de création de valeur, d’emploi et d’avantages multiples pour les consommateurs.
Nous vivons dans un modèle d’économie entrepreneuriale qui constitue la réponse politique, sociale et
économique à une économie reposant sur le savoir et le capital entrepreneurial, ce dernier représentant la
capacité à s’engager dans une activité entrepreneuriale et à la générer
L'entreprenariat en tant que réalité économique et sociale est le foyer géniteur (créateur) pour améliorer les
produits et biens qui répondent aux exigences des entreprises et aux attentes des consommateurs en
matière de qualité et de prix.
L'entreprenariat est aujourd'hui plus que jamais un défi d'actualité pour tous les intervenants socio-
économiques (universités, enseignants-chercheurs, dirigeants d'entreprises, gestionnaires financiers) qui
doivent tous œuvrer afin concrétiser dans le réel la création de projets et le développement des entreprises.
L'Etat à travers ses structures d'accompagnement et d'incubation doit veiller à la réussite de ces actions
entrepreneuriales dont les aboutissements socio-économiques sont certains à tous les niveaux précités.
Ce support de cours s’inscrit dans la volonté de développer cet état d’esprit entrepreneurial. Il constitue
une introduction à la création d’entreprise et à l’entrepreneuriat et a pour objectif de sensibiliser à ses
différents aspects. Il vise à donner une vue d’ensemble du domaine et son approche est résolument
interdisciplinaire.
MODULE 1
L’ENTREPRENARIAT
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L’entrepreneuriat est devenu aujourd’hui un enjeu majeur pour la quasi-totalité des pays. L’entrepreneuriat
s’est peu à peu imposé comme le moteur du développement économique et social à travers le monde
entier. Les entrepreneurs sont perçus comme les piliers de l’économie de marché, et leurs activités comme
créatrices de valeur, d’emploi et d’avantages multiples pour les consommateurs. L’ensemble des avantages
qu’il génère justifie énormément l’intérêt croissant qu’il suscite. Par ailleurs, en plus de sa contribution dans
la création d’emploi, dans l’innovation et le renouvellement du tissu économique, l’entrepreneuriat peut
présenter de l’intérêt pour les individus qui peuvent trouver dans des situations entrepreneuriales et plus
particulièrement dans la création d’entreprise des sources de satisfaction.
L'entrepreneuriat est à mesure d'offrir une contribution précieuse à la croissance économique d'une nation.
Ainsi, l’importance de l'esprit d'entreprise est variée car elle conduit à l'amélioration des conditions
économiques, à l'innovation, aux opportunités d'emploi et à un niveau de vie élevé.
1. DEFINITIONS DE L’ENTREPRENARIAT
a. L’entrepreneuriat peut se définir comme une action d'un individu ou d'un groupe d'individus engagé(s)
dans un projet de création d'une entreprise (entreprenariat) impliquant la découverte, l’évaluation et
l’exploitation d’opportunités, dans le but d’introduire de nouveaux produits (biens) et services, de
nouvelles structures d’organisation, de nouveaux marchés, processus, et matériaux, par des moyens
qui, éventuellement, n’existaient pas auparavant (entreprenariat ex nihilo).
b. L’entrepreneuriat se définit comme la faculté de créer de la valeur ajoutée à partir de ressources
limitées, de les exploiter afin de pouvoir répondre à une demande exprimée par les consommateurs.
c. L’entrepreneuriat est « l’initiative portée par un individu (ou plusieurs individus s’associant pour
l’occasion) construisant ou saisissant une opportunité d’affaires, dont le profit n’est pas forcément
d’ordre pécuniaire, par l’impulsion d’une organisation pouvant faire naitre une ou plusieurs entités, et
créant de la valeur nouvelle pour des parties prenantes auxquelles le projet s’adresse »
L'un des aspects les plus vitaux de l'entrepreneuriat est qu'il crée divers nouveaux produits et services qui
génèrent de nouvelles opportunités d'emploi. De plus en plus d'industries profitent des opportunités et cela
se traduit par l'expansion et la croissance des entreprises commerciales. L’importance de l'entrepreneuriat
est qu'il stimule la croissance économique en s'assurant que divers biens et services sont disponibles pour
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la société et améliorent réellement le niveau de vie. De ce fait dans les pays à activité entrepreneuriale
élevée, la proportion du PIB qui provient des projets entrepreneuriaux progresse chaque année.
L'importance de l'esprit d'entreprise est que les nouvelles entreprises aident à générer de la richesse
fraîche et, en fin de compte, à augmenter le revenu national. Une augmentation de la demande entraîne
une augmentation des nouvelles entreprises. Les biens et services produits par les entrepreneurs sont
également exportés vers le marché mondial. Cela facilite un afflux accru de capitaux dans un pays en
provenance de nombreux autres pays. Cela entraînera en outre des recettes fiscales plus importantes qui
seront utilisées par le gouvernement comme investissements dans d'autres secteurs. C'est un fait que le
développement de l'espace de travail et du style de vie a été possible grâce à de bonnes entreprises
entrepreneuriales.
Cela se traduit par une amélioration du niveau de vie et de la croissance du revenu du capital d'un pays. À
mesure que l'économie se développe, le revenu national d'une nation augmente également.
L'entrepreneuriat constitue un moyen pour la résorption du chômage, il est considéré comme source
potentielle de création et de sauvegarde d'emplois où entreprendre est devenu une nécessité pour
l'intégration sociale pour l'entrepreneur et pour les membres de sa famille.
L'entrepreneuriat permet de renouveler et reconstruire le tissu économique par la création des entreprises
ex-nihilo ou par la reprise des entreprises et même par la réactivation et le redémarrage d'entreprises ce qui
permet de constituer un contrepoids et une compensation aux disparitions et l'échec d'autres entreprises
existantes.
e. Entrepreneuriat et Innovation :
La fonction d'innovation est importante, d'après SCHUMPETER, les entrepreneurs constituent le moteur de
l'innovation en identifiant les opportunités que les autres acteurs ne voient pas et en développant les
technologies et les concepts qui vont donner naissance à des nouvelles activités économiques.
L'entrepreneuriat est l'un des moyens les plus rapides d'apporter stabilité et qualité dans la vie
communautaire. Il est bon pour une communauté si la base d'emploi est diversifiée dans diverses
organisations. Lorsqu'il y a une augmentation du nombre d'entreprises entrepreneuriales, cela aidera à
disperser le pouvoir économique parmi la population.
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Les entrepreneurs sont plus que souvent disposés à investir dans des entreprises qui, selon eux, profiteront
à la société et stimuleront le développement communautaire. Ils sont à la recherche d'occasions de financer
des œuvres caritatives locales valables.
1. La passion : La passion est un moteur puissant de créativité, c’est aussi elle qui permet de surmonter
les coups durs. C’est la passion qui permet de tenir une entreprise durablement. Il faudra aussi faire
preuve d’ardeur pour faire perdurer l’entreprise dans le temps.
2. La recherche de liberté : Malgré les contraintes de l’activité, l’on reste maitre de son temps.
3. Le besoin d’accomplissement personnel : Entreprendre suppose créer une entreprise qui soit en accord
avec les valeurs et avec les besoins du créateur et qui réponde à ses besoins afin de lui permettre de
travailler en paix avec lui-même et de s’accomplir pleinement.
4. L’argent : Les débuts d’une entreprise sont généralement peu rentables. Il faudra parfois attendre
quelques mois, voire plusieurs années avant que ne se dégage un bénéfice qui puisse couvrir un
salaire.
5. Le devoir sociétal : Entreprendre par conviction : vouloir agir pour aider la société et la changer afin de
se rendre utile.
6. La création de son propre emploi : Entreprendre pour prendre sa vie en main et créer son propre
emploi pour pallier au manque.
7. L’innovation : Entreprendre pour innover : Avoir une idée qui n’existe pas encore et qui va révolutionner
le monde. Etudiez bien le marché avant de se lancer afin d’être certain que l’idée n’est pas déjà
présente ailleurs et afin de savoir pourquoi cette idée n’a pas encore été réalisée. Répond-elle à une
demande ? Est-il possible de la mettre en œuvre ? Ou simplement suis-je le premier génie à avoir eu
cette idée ?
8. Perpétuer la tradition familiale : Entreprendre pour continuer ce que ma famille a commencé.
1. La création ex nihilo : Ex nihilo est une expression latine signifiant « à partir de rien ». Autrement dit une
création pure. Créer une entreprise quand rien n’existe n’est pas une situation facile, d’autant plus qu’il
faudra faire face aux barrières à l’entrée sur le marché et patienter avant de pouvoir arriver à implanter
son produit, acquérir des consommateurs, mais aussi convaincre les éventuels partenaires du projet
(chercheurs, investisseurs, collaborateurs). Par conséquent, le degré d’innovation nécessaire est plus
élevé et il en est de même pour la prise de risques. Le business plan de ce type de création doit
également être en béton et être étoffé de plusieurs études prédictives surtout sur le plan financier pour
que le projet soit viable.
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2. La reprise d’entreprise : La reprise d’entreprise ou d’activité présente une différence de taille avec la
création d’entreprise. L’organisation existe, elle n’a pas à être créée. Si elle existe, il est alors possible
de s’appuyer sur des données qui la décrivent dans son présent, son histoire, sa structure et son
fonctionnement. Dans ces conditions, l’incertitude est généralement moindre et les niveaux de risque
beaucoup plus faibles. Comme pour la création d’entreprise, la reprise peut être réalisée par un individu
pour son propre compte ou par une entreprise existante. Au moins deux cas de reprise d’entreprise
peuvent être examinés :
a. La reprise d’entreprise ou d’activité en bonne santé :
Repérer une entreprise mise en vente alors que son activité bat son plein reviendrait à tomber sur une
mine d’or, autant dire que c’est une situation très rare, mais probable. C’est le scénario idéal pour un
entrepreneur disposant des fonds nécessaires pour reprendre une telle affaire. Par ailleurs il va de soi
que ce soit pour le cas d’une création ex nihilo ou d’une reprise, il serait préférable d’avoir déjà
bénéficié au préalable d’une expérience probante dans le management. Il est également indispensable
de maîtriser la filière d’activité de l’entreprise à reprendre. Il convient, en effet, de ne pas perdre trop de
temps dans l’apprentissage du métier de chef d’entreprise.
b. La reprise d’entreprise ou d’activité en difficulté :
Dans ce cas de figure, il est de rigueur de préciser que lorsque l’entreprise est en situation de
redressement judiciaire, il est indispensable de connaître le cadre légal de reprise de l’entreprise à
reprendre. Il est également conseillé d’avoir des relations avec des acteurs clés dans ce milieu. Le coût
d’achat d’entreprises se retrouvant dans cette situation étant naturellement beaucoup plus abordable
que celles en difficulté, ce qui peut paraître comme un avantage, en revanche il faut garder à l’esprit
qu’elles nécessitent souvent une très forte recapitalisation financière. Reprendre une entreprise en
difficulté nécessite également une bonne connaissance des situations de crise.
de réduire les charges sociales, car à la place de toutes les cotisations sociales, doit être versée aux
organismes compétents un versement unique proportionnel au chiffre d’affaires.
6. L’entrepreneuriat social : Le principe de base ici est de créer des entreprises dont l’activité économique
a été conçue de manière à créer de la « valeur sociale », à mettre en œuvre des solutions innovantes à
des problèmes sociaux dans les domaines de la création d’emplois, du développement durable, de
l’environnement, de la santé, ou toute activité pouvant bénéficier à la société. Les entreprises de
microcrédit constituent un bon exemple.
7. L’entrepreneuriat public : Les entreprises publiques et les différents établissements des gouvernements
au niveau national, régional ou local, orientés vers le service aux citoyens, constituent l’essentiel de
l’entrepreneuriat public. Ils contribuent à la création des ressources collectives nécessaires au
développement économique.
Son réseau : ceux qu'il connait, ceux qui connaissent ceux qu'il connait…
Tout entrepreneur est animé par un esprit d’entreprise. L’esprit d’entreprise peut être définit par l’aptitude
d’un individu à prendre des risques, à engager des capitaux dans une sorte d’aventure (l’entreprise)
consistant à apporter quelque chose de neuf (innovante) de créatif, ceci en employant et en combinant de
la façon la plus performante possible des ressources diverses.
Le succès des entrepreneurs est lié à un ensemble de caractéristiques qualifiées d’entrepreneuriales. Il est
impossible de retrouver chez une même personne toutes ces caractéristiques. Chez un entrepreneur,
certaines sont plus fortes que d’autres, ce qui fait que chacun possède un profil bien particulier tout en
possédant plusieurs caractéristiques communes contribuant à son succès.
A. LE PROFIL D’ENTREPRENEUR
Entreprendre est un métier à part entière qui exige des qualités et compétences professionnelles bien
définies.
1. Définitions de l’entrepreneur
L’entrepreneur est un individu qui investit des moyens pour mener un projet dans le but de réaliser des
profits et d’assurer la survie de l’entreprise au long terme.
L’entrepreneur comme l’individu ou le groupe d’individus qui réussit (ou réussissent) à identifier dans
son (leur) environnement une opportunité et qui arrive (ou arrivent) à réunir les ressources nécessaires
pour l’exploiter en vue de créer de la valeur
L’entrepreneur est celui qui assume le risque de l’incertain, du non probabiliste, il s’engage de façon
ferme vis-à-vis d’un tiers, sans garantie de ce qu’il peut en attendre c’est donc quelqu’un qui affronte le
risque, c’est-à-dire qu’il n’ya aucune garantie de ce qu’il va recevoir d’après sa décision d’entreprendre.
réaliser.
Pour Synthétiser, d’après les définitions soulevées ci-dessus, l’entrepreneur est un individu imaginatif
orienté vers l’action. Sa fonction consiste à saisir une opportunité en vue de réaliser un profit, profitant du
savoir des savants pour créer de nouveaux produits, mais qui doit en assurer les risques, tout en sachant
prévoir, organiser et agir, et surtout mettant en action un processus innovant.
L’entrepreneuriat est un processus à part entière qui nécessite des compétences spécifiques pour exercer
ses différentes fonctions relatives à la création, à la planification, à l’organisation, et à la coordination…etc.
Dans la spécialité de l’entrepreneuriat, plusieurs auteurs ont proposé des classifications typologiques des
compétences des entrepreneurs qui concernent l’identification d’opportunités ; la vision stratégique ; la
gestion du réseau d’affaire ; du temps, du travail ; la gestion financière le marketing, les ressources
humaines ; la gestion des lois et règlements….
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Les compétences nécessaires à l’exercice du métier entrepreneur peuvent être décomposées en quatre
catégories :
Les compétences managériales : avoir une vision ou le savoir devenir, capacité à résoudre des
problèmes, aptitudes dans le domaine de l’organisation, la prise de la décision, la communication et la
prise de responsabilité ;
Les compétences interpersonnelles ou sociales : capacité d’écoute, savoir constituer et tirer profit
des réseaux, relations humaines (aptitudes dans le domaine de la coopération, du travail en groupe) ;
Les aptitudes personnelles : confiance en soi, motivation, dynamisme, capacité de résistance et
d’endurance, capacités conceptuelles ;
Les compétences entrepreneuriales : esprit d’initiative, sens de l’action et de la créativité, prise de
risques au niveau de la concrétisation des idées.
Divers auteurs ont essayé d’expliquer le processus entrepreneurial en présentant des modèles
conceptuels différents
L’approche par les traits de personnalité, diversement appelée approche psychologique, elle repose sur
l’hypothèse que certains traits psychologiques prédisposent les entrepreneurs à leurs activités
entrepreneuriales et que ces traits et caractéristiques les différencient des non entrepreneurs.
L’entrepreneur est vu comme un acteur primordial dont il s’agit de découvrir les motivations, les
caractéristiques psychologiques et les traits de personnalité, les caractéristiques sociodémographiques, les
habilités, les réseaux et le rôle d’innovateur dans l’économie.
Dans l’approche comportementale, la création d’une organisation est le fruit des facteurs contextuels, le
résultat d’influence multiple. L’organisation est conçue en tant que premier niveau d’analyse et l’individu est
perçu en termes d’activités à mener afin qu’émerge l’organisation. « La recherche sur l’entrepreneur devrait
se focaliser sur ce que fait l’entrepreneur et non sur ce qu’il est »
Les interprétations de l’acte d’entreprendre se sont constamment déplacées après avoir étudié les
créateurs et les traits de l’entrepreneur, vers l’identification des facteurs motivationnels susceptibles
d’expliquer les dynamismes entrepreneuriaux. Pourtant, expliquer ces phénomènes nécessite d’ajouter un
ensemble de facteurs environnementaux à la dimension individuelle.
Bouchikhi (1990) évoque que le créateur d’entreprise réussit, parce qu’il sait relier les ressources
nécessaires pour la réalisation de son projet. Pour lui l’entrepreneur ne peut pas réussir seul et isolément,
mais il appartient à un milieu qui le fait évoluer, en lui fournissant tous les moyens matériels et immatériels.
Trois dimensions de caractéristiques culturelles sont portées : les dimensions économiques et
démographiques, les raisons socioculturelles et les motifs politiques
Certaines recherches ont désigné que l’entrepreneuriat dépend strictement de la masse démographique.
Parmi celles-ci, nous mentionnons les recherches de Low et MacMillan (1988) qui confirme que le
dynamisme entrepreneurial est fortement attaché à la densité de population des entreprises et aux relations
entretenues entre elles, mais en même temps ils doivent faire face à une intensité concurrentielle très forte.
Boutillier et Uzunidis (1999) utilisent le concept de capital pour définir l’ensemble des relations d’un individu.
Le capital social aide le porteur de projet dans sa démarche à avoir accès à certains savoirs, capitaux,
clients, fournisseurs….durement accessibles sans l’existence de relations interpersonnelles.
L’identification des motivations est d’autant plus difficile, puisque chaque personne est unique. Cependant
les chercheurs parvinrent à circonscrire une quantité limitée de motivations influençant la création
d’entreprise.
Il est intéressant d’identifier les facteurs de motivations des entrepreneurs ainsi que la manière dont ils
évoluent et dont ils orientent les choix des objectifs assignés à l’entreprise.
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Tout investissement correspond à une prise de risque. Or sans investir, on ne peut pas entreprendre. Le
risque est vu comme le risque de perdre, ce qui n’est pas sans conséquences sur le capital et sur le moral
de l’entrepreneur (conséquences économiques et psychologiques). Quatre types de risques sont encourus
par les créateurs d’entreprises : le risque financier, le risque de carrière, le risque familial et le risque
psychique. Tous ceux qui peuvent faire face à une prise de décision avec tous les risques que présente ont
la possibilité de devenir des entrepreneurs.
L’internalité de contrôle
L’internalité décrit un concept en soi où l’individu attribue sa performance à sa propre responsabilité plutôt
qu’à celle des autres et où il croit qu’il peut modifier son environnement. L’individu pense qu’il a des bonnes
chances de pouvoir orienter sa vie.
La créativité et l’innovation
La fonction principale des entrepreneurs est l’innovation et l’introduction, dans un environnement donné, de
nouvelles combinaisons productives, cherchent de nouvelles idées, et introduisent de nouvelles manières
de réaliser de nouveaux produits.
De façon générale, les antécédents référents aux différentes variables sociodémographiques comme l’âge,
le sexe, l’origine de domaine d’études.
L’âge
L’âge de fondateur au moment où il est intéressé à lancer une affaire est également un facteur
motivationnel. Les plus jeunes manquent souvent d’expérience, de contacts et de financement ; les plus
âgés, eux, ont des contraintes familiales et professionnelles.
L’expérience professionnelle
Cheminement qui conduit un individu à l’entrepreneuriat, elle apporte par ailleurs, une bonne connaissance
de la vie en entreprise et des relations entre les différents acteurs internes et externes.
Les facteurs économiques occupent une position clé dans la démarche entrepreneuriale, elle constitue les
ressources informationnelles, humaines, cognitives, technologiques, financières et matérielles sans
lesquelles rien n’est possible et rien n’est faisable.
B. La typologie d’entrepreneur
Les chercheurs ont mis en exergue des traits de l’entrepreneur, cela a abouti vers une mise en lumière de
plusieurs typologies de ce dernier.
Nous commençons par Norman Smith qui, en 1967, identifie deux types d’entrepreneurs (Hernandez, 1999)
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1. L’entrepreneur-artisan : défini comme ayant une éducation limitée, détenant une formation technique,
ne peut pas composer avec son environnement, se méfiant des emprunts. Il adopte une attitude
paternaliste au sein de son entreprise.
2. L’entrepreneur opportuniste : possède plus d’éducation et ses expériences de travail sont diversifiées
et nombreuses, mieux intégré dans son environnement, très bon communiquant, cherchant à
développer l’affaire qu’il a créé.
J. Laufer identifie quatre types d’entrepreneur selon les motivations psychologiques et les comportements
économiques, et cela selon une étude qui portait sur soixante créations
1. L’entrepreneur manager et innovateur : formé dans une grande école, et ayant une expérience dans
de grandes entreprises, ce type est motivé par le besoin de création, de réalisation et de pouvoir,
intéressé plutôt par une dynamique de croissance.
2. L’entrepreneur propriétaire : la croissance et l’autonomie financière représente pour lui des objectifs
importants, donc ses préoccupations permanentes sont la recherche d’équilibre entre la croissance et
l’autonomie, généralement il crée son entreprise à la suite d’un parcours comme subordonné, et son
niveau d’instruction n’est pas élevé.
3. L’entrepreneur technicien : refuse de la croissance mais cherche l’efficacité, cet entrepreneur choisit
un objectif d’indépendance et refuse la croissance qui pourrait l’amener à ne pas atteindre ce but
prioritaire. Les besoins de pouvoir et d’autorité sont ses principales motivations. Très fréquemment,
l’orientation technologique de l’entrepreneur et de l’entreprise est présente.
4. L’entrepreneur artisan : recherche en priorité de positions protégées sur le marché, de l’indépendance
personnelle et d’un avantage financier. Ainsi il accorde de l’importance à l’autonomie, mais seulement
afin de garder son entreprise dans le sérail familial.
Knight 1983, à observer trois types d’entrepreneurs
1. L’artisan-inventeur : motivé par l’innovation, et voulant développer un nouveau produit ;
2. Le promoteur : ses compétences relèvent du domaine commercial, marketing et vente ;
3. Le gérant-général : coordonateur, réunissant des éléments et des connaissances - extérieures pour
réaliser sa création.
J.C. Ettinger, en 1983, a proposé une vue simplifiée de la typologie de [Link], basée sur l’analyse des
motivations entrepreneuriales, telles que le besoin de création, le pouvoir et l’autonomie. Deux catégories
principales subsistent (ALAIN Fayolle, 2003) :
1. Les entrepreneurs indépendants : équivalents des entrepreneurs artisans, pour lesquels le besoin
d’autonomie est dominant, se caractérise par une faiblesse organisationnelle ;
2. Les entrepreneurs créateurs d’organisations : regroupent tous les autres types de la grille de [Link],
pour lesquels le besoin de pouvoir est dominant.
P-A. Julien et Marchesnay proposent cette typologie, en partant du principe qu’il existe trois grandes
aspirations socio-économiques chez l’entrepreneur:
La pérennité de son entreprise ;
L’indépendance : l’autonomie surtout dans la prise de décision ;
La croissance : la volonté de puissance et désir de pouvoir.
Ils distinguent ainsi deux grands types d’entrepreneurs :
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1. Une logique d’action patrimoniale (PIC) : le développement de l’entreprise est soumis aux
conditions de pérennisation et d’indépendance, c’est-à-dire la capacité de l’entrepreneur et de sa
famille à créer des richesses qui seront réinvesties dans l’affaire ;
2. Une logique d’action entrepreneuriale (CAP) : elle se situera dans les activités turbulentes,
évolutives, donc privilégiant la croissance forte, c’est-à-dire, la recherche du cadre et des
conditions les plus sécurisantes, semblent être ses ressorts principaux.
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MODULE 2
LA NAISSANCE
DE
L’IDEE
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Généralement la recherche de l’idée d’un produit ou d’un service servant à la création d’une entreprise,
peut se faire dans trois directions : la vie quotidienne, la vie économique ou la vie professionnelle.
a. Le brainstorming
Cette technique consiste à produire en groupe et spontanément le plus grand nombre possible d'idées sur
un sujet donné (5 participants au minimum et idéalement 8-12) :
sans retenue
sans se soucier du réalisme des idées dans un premier temps ;
en s'interdisant toute critique, toute justification.
b. La défectuologie
Cette technique consiste à :
recenser tous les défauts, inconvénients ou faiblesses d'un produit ou d'un service ;
les classer en fonction de critères choisis ;
rechercher des solutions d'amélioration ou de suppression de ces éléments insatisfaisants.-
c. L’espace de consommation
Pour trouver de nouvelles idées de produits ou de services, on peut également utiliser un tableau intitulé
"Espace de consommation". Cet outil permet de définir un produit ou un service existant et vendable selon
tous ses critères commerciaux. La modification d'un des paramètres peut alors donner naissance à :
un produit nouveau ou à une activité nouvelle ;
un produit ou un service modifié pour l'adapter à un autre Marché.
Cette technique ne peut s'utiliser qu'à partir d'une activité ou d'un produit existant.
d. La différenciation
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De même, on peut trouver une idée d’un projet entrepreneurial en ayant recours :
1. L’acquisition d’une franchise ou l’achat d’un brevet ou une licence de fabrication
2. La reprise d’une entreprise.
Validation de l’idée
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3. De rechercher les informations sur le marché, sur les fournisseurs éventuels et sur les concurrents.
4. De dégager les grandes lignes du projet
A ce stade, les premiers éléments qui constitueront le projet peuvent être ressortis notamment les besoins
financiers, les moyens matériels, le type d’entreprise à créer et la stratégie commerciale à mettre sur pied.
MODULE 3
LES ETAPES DE CREATION
D’ENTREPRISE
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Cette étape doit servir à vérifier sa faisabilité et sa rentabilité. En effet, l’étude de faisabilité doit porter sur
un certain nombre d’aspects permettant de passer à l’action, c’est à dire le démarrage de votre projet
d’investissement. Ces aspects sont rattachés à l’existence du marché et de la meilleure manière de
l’aborder (faisabilité commerciale), à la disponibilité des moyes techniques tels que le processus de
production, les matières premières, les sites de production et le personnel qualifié (faisabilité technique), à
la forme juridique de la société et aux avantages accordés (faisabilité juridico-fiscale), et aux moyens
financiers, leurs sources et la rentabilité future du projet d’investissement.
I. LE VOLET COMMERCIAL
L’étude commerciale occupe une place clé dans l’élaboration de tout projet. Elle a pour vocation de réduire
au maximum les risques d’échec en permettant de mieux connaitre l’environnement de la future entreprise.
Il s’agit d’une étape importante permettant de décider les choix stratégiques pour la conquête des marches
cibles. Pour cette fin, nous proposons une démarche à trois étapes :
Il s’agit de répondre à certaines questions concernant le comportement des clients visés par l’activité de
l’entreprise.
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En recoupant les différents éléments d’information recueillis, il sera possible d’évaluer le nombre des clients
potentiels et le volume de consommation possible afin de bâtir le chiffre d’affaire prévisionnel.
L’étude de la concurrence va permettre de positionner les produits et services de l’entreprise par rapport à
ce qui est offert sur le marché. Elle doit porter sur les stratégies et actions marketing de la concurrence
dans une situation concurrentielle donnée (duopole, oligopole, concurrence…).
Il s’agit de démontrer les facteurs clés de succès du projet (technologie, capacités commerciales, maitrise
des coûts etc…) et de présenter les sources de différenciation par rapport aux concurrents. Généralement
deux sources sont à la base de l’avantage concurrentiel d’un produit : les coûts et la différenciation.
Les territoires de vente et le nombre des vendeurs par territoire ainsi que leur organisation.
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Il s’agit de fixer les prix par produit/service, par type de client et par type de distributeur. Il est déterminé en
fonction des coûts, de la demande, de la valeur perçue du produit et du marché.
L’ensemble des moyens qui permettent d’agir sur un marché peuvent être classés en trois catégories :
ceux qui visent à “ attirer le consommateur vers le produit ”
Ils relèvent de l’action publicitaire: insertion dans les “ pages jaunes ”, signalétique et/ou publicité sur le lieu
de vente, prospectus, cartes de visite, encarts publicitaires dans la presse locale ou spécialisée ainsi que
dans les annuaires professionnels, annonces sur les radios locales...
-ceux qui visent à “ pousser le produit vers le consommateur ”
Ils relèvent de l’action promotionnelle. Elle permet d’inciter ponctuellement à l’achat en accordant un
avantage exceptionnel : journées portes ouvertes, petits évènements, dégustations, démonstrations,
participation à des foires, cartes de fidélité...
ceux qui visent à “ établir un contact direct avec le consommateur ”
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Ils relèvent des actions de prospection ou de relance : porte à porte, prospection téléphonique, par courrier,
fax avec coupon-réponse…
Ces moyens ont naturellement un coût qu’il convient, à ce stade, d’évaluer de manière à les prendre en
considération dans vos comptes prévisionnels
Petite ou moyenne, la future entreprise aura besoin de matériels pour produire et vendre. Alors, de quels
matériels doit-elle disposer pour produire et vendre ? Quel est le coût global de ces moyens et de leur
implantation ?
1. POUR PRODUIRE :
2. POUR VENDRE :
De quels moyens disposer pour vendre le produit (échantillon, prototype, publicité, relations, véhicules, etc
…).
B. PROCEDURES DE CHOIX :
Consulter les divers fournisseurs pour chaque type de machine ou d’équipement. Parfois, avoir recours
aux fournisseurs installés à l’étranger. Dans ce cas, vous importer le matériel ;et se renseigner sur les
exonérations des droits et taxes à l’importation.
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A la réception des factures, devis et prospectus techniques de chaque machine ou type d’équipement,
comparer entre les différentes offres et faire un choix en fonction des critères suivants :
Qualité ;
Prix (hors taxes) ;
Fiabilité du matériel et ses performances ;
Possibilités d’emploi et d’entretien ;
Service après vente ;
3. QUEL LOCAL :
Petite ou moyenne, la future entreprise aura également besoin de se loger. Alors, réfléchir sur diverses
possibilités : besoin d’acheter ou de louer un local ?
Quel est son coût global ?
Où faut-il vous installer ?
Quelle est sa superficie ?
Comment faire l’analyse de votre implantation ?
Au terme de cette démarche et, compte tenu du programme d’investissement, calculer le volume de
production maximal possible du projet qui doit être cohérent.
En cas de discordance, limiter les investissements à l’indispensable, sinon il faut les rentabiliser en
trouvant d’autres débouchés commerciaux.
- Actif : il inclut toutes les valeurs possédées par l’entreprise. On distingue l’actif circulant de l’actif
immobilisé. L’actif circulant comprend le patrimoine disponible et tout ce qui peut être réalisé ou consommé
par le fonctionnement de l’entreprise sur une période égale ou inférieure à un an. L’actif immobilisé est
constitué de biens matériels utilisables sur une longue période de temps.
- Passif : il représente tout ce que l’on doit aux créanciers. Certains de ces montants peuvent être payables
à moins d’un an (passif à court terme) alors que d’autres sont des dettes à long terme.
- Fonds propres : Ce montant est égal à l’excédent du total de l’actif par rapport au total du passif.
A la base de tout projet de création d’entreprise, il y a une activité qui peu être au niveau juridique
1. Commerciale: il s’agit de l’achat et de la revente des biens ou services dans un but lucratif.
3. Industrielle : elle consiste à transformer les matières premières en utilisant considérablement les
machines et l main d’œuvre.
La création des entreprises est régulée par des textes et procédures officiels dictées au premier chef par le
traité OHADA qui en plus de définir les statuts juridiques rattachent à chacun un régime juridique bien
précis.
Les formes les courantes d’entreprise reconnues par l’administration Camerounaises à la lumière des actes
UNIFORME OHADA sont les suivantes :
Ce chapitre présente les actions administratives, financières et commerciales à mettre en place d’une part
et les principes de gestion à observer pour le succès d’un projet de création d’entreprise d’autre part.
Cette phase comporte trois types d’actions qui devront être engagées simultanément :la réalisation des
formalités de création d’entreprise, le déclenchement de procédures financières et le lancement ou la
poursuite des actions commerciales.
Dans la mesure où le dossier financier a montré qu’il y a insuffisance de capitaux, il sera judicieux de
déclencher les procédures financières. Pour cela, un dossier comprenant tous les éléments de nature à
expliquer le projet devra être mis sur pied.
7. Garanties proposées.
Elle consiste à obtenir le plus rapidement possible les premières commandes, à organiser l’outil de
production en conséquence et à poursuivre la politique commerciale par la concrétisation des contacts
clients. en mettant en place des outils promotionnels :
MODULE 4
ELABORATION DU BUSINESS
PLAN OU UN PLAN D’AFFAIRES
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Le business plan est presque devenu un document incontournable à la création d’entreprise. Ce document
présente tous les objectifs fixés par le créateur. Il peut être demandé par les partenaires de la future société
(banque, propriétaire des locaux, organismes prêteurs…). Un business plan de création d'entreprise remplit
un triple rôle : vérifier la cohérence du projet et valider son potentiel de rentabilité, présenter le projet lors de
la recherche de financement et servir de feuille de route aux porteurs du projet lors des premiers mois
d'activité.
La rédaction d'un plan de développement ("business plan") correspond à un travail de fond nécessaire à la
mise en place d'un projet d'entreprise. Ce travail conséquent permet à l'entrepreneur de se poser un
ensemble de questions sur tous les aspects de la création et du développement de son projet, et d'y
apporter des éléments de réponse
L’objectif général de ce module est d’initier aux différentes étapes de l’établissement d’un business plan,
premier défi rencontré par les jeunes promoteurs.
– L’outil de gestion essentiel à la base de la planification dont l’entrepreneur fera preuve afin d’assurer le
démarrage et le développement de son entreprise.
36
– La traduction matérielle d’une méthode destinée à conduire une activité bien déterminée dans un délai
bien défini pour atteindre des objectifs.
– Le document de présentation qui va faire le point et évaluer l’opportunité de s’engager sur un projet,
ses objectifs, ses conditions de réussite, les risques et es opportunités associées.
Le processus d’élaboration d’un Business Plan est surtout une démarche de construction, d’analyse, de
réajustement, de description des projets.
La rédaction de votre business plan est un exercice qui répond aux objectifs suivants :
Planifier votre projet d’entreprise afin de minimiser le plus possible les risques du démarrage ;
Anticiper les performances de votre entreprise au cours des premières années de son existence.
Tracer la voie
– Il vous indiquera de quelle façon vous allez lancer et diriger votre entreprise au cours des 03 à 05
premières années d’exploitation ;
– Il vous motivera.
– aux fournisseurs et
– aux employés.
Les concepts et les idées de base de votre entreprise. Il donne à vous et à vos employés des buts et des
directions à suivre
Permet d’obtenir un financement de la part des tiers
– Vos actionnaires d’abord qui ne voudront pas s’engager sans savoir exactement dans quoi ils vont
mettre les pieds, comment s’en sortir si l’aventure tourne mal, quel est le risque réel qu’ils
prennent ?
Votre banquier qui, avant de vous prêter le premier centime voudra avoir les mêmes informations que
vos actionnaires car, d’une certaine façon, il prend les mêmes risque qu’eux ;
Vos fournisseurs, qui ne vous connaissent pas encore voudront savoir avant d’accepter la première
commande ou vous consentir le premier crédit, à qui ils ont à faire ;
En somme, le business plan permet à l’entrepreneur de mieux comprendre les risques qu’il court et
ainsi de prendre de meilleures décisions notamment au cours des premiers mois de confusion après le
démarrage de son activité.
La structure recouvre les compétences clés, la valeur ajoutée à apporter et les partenaires stratégiques de
l’entreprise. L’offre se résume aux produits et services, enfin le marché intègre la communication, la
distribution et les clients. La présentation du business plan peut varier. La mise en page change selon vos
goûts et le but du plan doit être conforme aux intérêts du lecteur cible.
La rédaction d’un business plan correspond à un travail de fond nécessaire à la mise en place d’un projet
d’entreprise. Ce travail conséquent permet à l’entrepreneur de se poser un ensemble de questions sur tous
les aspects de la création et du développement de son projet et d’y apporter les éléments de réponse.
Selon la convenance de l’entrepreneur. Le plan détaillé d’un Business Plan peut être développé ou réduit;
la longueur moyenne d’un plan de développement étant de 20 à 50 pages.
Un plan d’affaires peut avoir des formes très variées selon les entreprises, les décideurs. Cependant pour
faciliter les comparaisons les grandes entreprises utilisent en général des formats prédéfinis identiques.
C’est la partie sommaire qui présente les grands axes du développement du document. Il permet une
exploitation facile pour tout lecteur. C’est la partie d’entrée d’un Business Plan mais qui se réalise de façon
automatique à la fin de la rédaction de votre plan d’affaire. Il peut se mettre à jour automatiquement au fur
et à mesure que le document est modifié selon les nouvelles orientations du porteur du projet.
2. Résumé/summury executive
Objet :
– Fournir au lecteur un aperçu général de l’entreprise.
– Tout comme le sommaire il doit être rédigé à la fin de tous les travaux et présentes une synthèse des
parties essentielles du contenu d’un business plan.
– Il doit permettre à l’investisseur d’avoir rapidement une idée globale et de lui donner envie d’en savoir
plus.
3. Profil de l’entreprise
Le profil de l’entreprise est l’énoncé de la mission, les objectifs visés, les renseignements sur
l’emplacement et les produits ou services offerts.
4. Le plan marketing
a. Profil du secteur d’activité ou vue d’ensemble des tendances du secteur
Une tendance est l’évolution probable dans un sens déterminé par l’évolution anté[Link] consiste en
une analyse du secteur et de l’économie dans laquelle vous exploiterez votre entreprise. Elle démontre vos
concurrences des tendances, des caractéristiques et des possibilités de succès déterminants dans ce
secteur. Prenez en considération le passé le présent et le futur de votre domaine.
b. Produit ou services
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Cette partie décrit les caractéristiques et les avantages de votre produit ou service et à quoi il servira. Vous
devez expliquer votre Avantage Marginal sur la Concurrence (AMC).
– Quelle est l’offre exclusive ?
– Quelles sont les caractéristiques du produit ou service ?
– Quels sont les avantages de ses caractéristiques ?
– Où se situe votre produit ou service par rapport à celui de la concurrence ?
– Que faites-vous de différent ?
– Quelle est l’historique de vente de ce produit ou service ?
– Ajouter des photos ou diagrammes (si possible).
Le marché est un groupe de clients potentiels qui ont besoin de votre produit ou service et qui est prêt à
payer pour se le procurer. Il peut être soit une entreprise privée, soit un consommateur direct. Vous pouvez
avoir plus d’un marché cible. Il est commun d’avoir un marché cible principal et plusieurs marchés
secondaires.
d. Concurrence
Il s’agit ici de procéder à une analyse de la concurrence directe et indirecte. L’analyse doit identifier les
points forts et les points faibles de vos concurrents. La concurrence indirecte n’offre pas les mêmes
produits/services, mais fait concurrence pour la même part de marché.
e. Stratégie marketing
La promotion
Cette stratégie comprend les méthodes avec lesquelles vous allez communiquer avec votre marché cible.
Il est important d’avoir un plan d’actions qui inclut l’horaire des activités de promotion, les coûts de
promotion et les objectifs à atteindre.
Emplacement et distribution
Convaincre un fournisseur de distribuer votre produit ou service demande beaucoup de planification de
votre part. La stratégie de placement et de distribution est un plan détaillée de la façon dont vous allez
distribuer votre produit ou service. Votre étude de marché souligne la méthode de distribution préférée de
vos clients.
Fixer un prix
La stratégie de fixer un prix vous aidera à déterminer les couts de vos produits ou services. Le prix que
vous fixez doit correspondre au positionnement de votre produit ou service vis-à-vis de celui de votre
[Link] prix sera déterminé selon vos dépenses, vos concurrents et vos clients. Quel prix le
consommateur est-il prêt à payer ?
5. Plan d’exploitation
a) Fournisseurs
Ce sont les entreprises qui fourniront les matériaux, produits et services nécessaires à l‘exploitation de
votre [Link] bas prix n’est pas la seule raison de choisir un fournisseur. Vous devez tenir aussi
compte de :
– La fiabilité ;
– Les heures de livraison ;
– La disponibilité du produit ;
– Les conditions stipulées ;
– Le soutien disponible ;
– Les références.
b) Règlements et permis
– Cette planification identifie tous les règlements et permis gouvernementaux nécessaires au
démarrage d’une petite entreprise.
c) Plan de fabrication
– Ce plan établit à quelle étape de la mise au point se trouve votre produit et quelles ressources sont
nécessaires pour l’amener à l’étape de la commercialisation.
– Il détermine la méthode de fabrication et quand le produit ou service sera lancé sur le marché.
d) Ressources humaines
Ce sont les personnes qui vous aideront à exploiter votre commerce.
– Organigramme du personnel,
– Contrat de travail,
– Salaires,
– Description des tâches,
– Vérification de compétences,
– Ce que vous possédez.
6. Plan financier
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– Etat de la situation financière : cet état démontre la situation financière de l’entreprise à un moment
donné (BILAN) ;
– Etat des résultats : cet état démontre les profits et pertes de l’entreprise au cours d’une période de
temps ;
– Budget de trésorerie : c’est un état des revenus et des dépenses mensuels pour une période
donnée (en général 12 mois). Ce budget comprend toutes les prévisions de vente et les
estimations des dépenses trouvées dans le business plan.
Pour justifier certaine vérité de coût, il est nécessaire mais pas suffisant, de présenter de façon brève les
dispositions restrictives frappant l’importation des matières premières né[Link] faudra aussi présenter
la situation des installations envisagées par rapport aux fournisseurs, aux marchés, à l’infrastructure et aux
sources de main-d’œuvre sans omettre de préciser la dimension des installations envisagées par rapport à
celle d’autres entreprises connues.
Le fonds de roulement estimés, est destiné à couvrir les premières charges d’exploitation avant la
réalisation des premières ventes. Le détail est décrit dans le tableau ci-dessous :
43
Libellés Montants
Achats et variation des stocks
Transport consommés
Services extérieurs A & B
Charges du personnel
Impôts et taxes
Total
La structure financière envisagée, avec indication des sources et conditions prévues du financement en
fonds propres et financement par l’emprunt doit être consigné dans le dossier comme l’indique le tableau ci-
après :
Ils permettent de calculer les soldes intermédiaires de gestion et la capacité d’autofinancement nette.
Aussi la rentabilité du projet transparaît-elle clairement à travers ces indicateurs de rentabilité dégagés par
exploitation.
La part de financement du promoteur doit représenter au moins 20 % et celle du ou des bailleurs au plus 80
% du coût total du projet.
Ainsi, le financement du projet peut être bouclé comme suit :
44
Fonds propres : 20 %
Emprunt sollicité des bailleurs 80 % dont :
Banques locales : 55 %
Bailleurs étrangers : 25 % par exemple s’il s’agit de la Société Financière Internationale.
7. Rentabilité du projet.
Un projet est une entreprise temporaire décidée dans le but de créer un produit, un service ou un résultat
unique. La réalisation du projet passe indubitablement par l’investissement. Investir c’est donc acquérir un
bien dont on attend des avantages durables (services, argent, etc).
Des investissements productifs dont on attend une amélioration du profit (par exemple l’achat d’une
machine-outil) ;Les investissements non productifs tels que : l’achat d’une automobile permettant des
déplacements plus agréables, l’achat de locaux administratifs, etc.
A- La notion de rentabilité
Un investissement est considéré comme rentable dans la mesure où il rapporte plus d’argent qu’il n’en a
coûté. On distingue globalement deux types de rentabilité :
– La rentabilité économique : l’appréciation de la rentabilité économique élimine l’incidence du
financement ;
– La rentabilité financière : celle-ci intègre les modalités de financement de l’investissement.
B- Mesure de la rentabilité
La notion de la valeur actuelle nette occupe une place centrale dans les méthodes de sélection et
d’évaluation financière appliquées aux projets d’investissement.
L’idée centrale à la base de l’actualisation est la suivante : du fait de l’inflation, 1000 FCFA qu’on recevra
par exemple dans 5 ans ne sont pas identique, au plan de la valeur, aux 1000 FCFA qu’on reçoit
aujourd’hui.
En effet si on place les 1000 FCFA reçus aujourd’hui à 10 % par an par exemple on aura:
après un an 1 000 + 1 000 X 10 % = 1 000 (1 + 0,1) = 1 100 FCFA
après 2 ans, on aura : 1 100 + 1 100 x 10% = 1 000 (1 + 0,1)( 1 + 0,1) = 1 000 (1 + 0,1)² = 1 210 ;
au bout de 5 ans, on aura : 1 000 (1 + 0,1)5 = …………………….
De façon général, si on note S₀ une somme d’argent qu’on reçoit aujourd’hui et qu’on place pendant n
années, et Sn la valeur qu’aura [Link] somme d’argent dans n années, on peut s’écrire :
Sn = S₀ (1+i)ⁿ
On parle de capitalisation et d’intérêts composés puisque le principal produit des intérêts qui sont ajoutés
au principal pour produire des intérêts et ainsi de suite pendant les 5 ans.
On peut maintenant supposer qu’on connaît la somme d’argent qu’on recevra dans n ans, soit Sn et on
veut savoir ce que cette somme d’argent que nous recevrons plus tard vaut aujourd’hui. En d’autre terme
on cherche à exprimer les francs qu’on recevra dans 5 ans en francs d’aujourd’hui, soit S₀.
On peut retenir en définitive que la VAN représente la différence entre la somme des surplus monétaires
(cash-flows) prévisionnels actualisés que l’on peut associer à un projet d’investissement et le cout initial de
ce projet.
46
La VAN permet de mesurer la création de richesses attendue d’un projet d’investissement. Elle fournit ainsi
un indicateur significatif dans l’étude des projets d’investissement. Cependant, il est impossible d’y recourir
sans mesurer les difficultés majeures à son application.
En premier lieu, la prévision des cash-flows futurs attendus et deuxièmement le choix du taux
d’actualisation utilisé (ce taux devrait représenter le coût des ressources pour l’entreprise ou encore son
cout du capital ou du financement).
La notion de taux interne de rentabilité (TIR) et la méthode qu’elle inspire permettent de formuler une
appréciation financière sur les projets d’investissement. Dérivée de la notion de la valeur actuelle nette, le
TIR la complète en lui ajoutant des indications généralement complémentaires, mais parfois contradictoires.
Le taux interne de rentabilité d’un projet d’investissement est le taux de rendement que l’investisseur attend
du projet au regard des flux de trésorerie prévisionnels. C’est en pratique le taux qui, appliqué au cash-flow
futurs rend la somme des valeurs actuelles de ces cash-flows égale à la dépense initiale d’investissement.
En d’autres termes, c’est le taux d’actualisation qui permet à l’investisseur de récupérer tout juste sa mise
initiale.
Le TIR, taux d’actualisation pour laquelle la VAN est nulle ; il peut donc être considérer comme le taux
d’intérêt maximal que l’entreprise pourrait supporter pour financer sans perte l’investissement considéré.
Dégager par exemple un TIR de 4% signifie donc que l’investisseur s’expose à une perte dès que le cout
de ses ressources excède ce taux.
Soit km le cout moyen du capital pour une entreprise donnée ; dans ces conditions
Si TIR > Km, alors acceptation du projet ;
47
Le Financement bancaire
Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics ont pris des dispositions pour favoriser le financement des
PME avec réservation de 20% du total des concours à des taux privilégiés. Les banques commerciales,
malgré ces mesures n’interviennent pas, même lorsqu’il s’agit de financer des besoins d’exploitation
courants.
Aujourd’hui près de 40% des PME sollicitent un concours bancaire pour financer leurs besoins. La réponse
est en généralement négative à cause de la multiplicité et du coût exorbitant des garanties demandées au
promoteur. Malgré cette situation défavorable, certaines banques ont la volonté d’intervenir dans le
financement des PME.
Il s’agit des Banques de Petites et Moyennes Dimensions par exemple : la CCEI Bank et l’Amity Bank. En
outre, il existe des établissements financiers et des sociétés de leasing pour financer l’acquisition des biens
d’équipement professionnels. En général, les prêts à moyen et long terme sont financés par les banques
suivantes :
- La Banque Internationale pour le Crédit et l’Epargne du Cameroun (BICEC) : elle finance toutes les
opérations de banque.
- La Société Camerounaise de Banque (SCB): elle assure toutes les opérations de banque dont le
financement des crédits des entreprises.
- La Société Générale du Cameroun (SGC) : elle intervient dans toutes les opérations de banque.
- La Caisse Commune d’Epargne et d’Investissement (CCEI) : Elle finance toutes les opérations de
banque
- AMITY BANK : elle intervient dans toutes les opérations de banque.
- La CameroonBanking Corporation (CBC) elle finance des opérations de haut du bilan.
Nouvellement instituées, les coopératives d’épargne et de crédit ont pour vocation de financer les PME/PMI
qui sont délaissées par les [Link] se distinguent par la souplesse et la flexibilité de leurs procédures
mais pratiquent des taux assez élevés.
Sa vocation n’est pas d’intervenir en faveur des PME-PMI, le FOGAPE ayant été créé dans ce but.
Cependant, la SNI peut intervenir en faveur des petites et moyennes entreprises sous forme de prise de
participation au capital à hauteur maximale de 33%, des prêts directs à moyen et long terme pour
l’acquisition d’équipement et de leasing.
Les banques ne s’intéressent pas aux petites entreprises(PE) sous prétexte qu’elles sont insaisissables et
ne présentent pas de garanties. Or ces petites entreprises ont besoin de capitaux pour se lancer et financer
leur développement : dans les deux tiers des cas, c’est grâce à leur apport personnel qu’elles se créent.
Cependant, d’autres cas peuvent être envisagés. Le crédit fournisseur par exemple qui est considéré
comme une source informelle de financement car basée sur des relations personnelles et du capital
confiance que créent ou permettent des liens commerciaux classiques entre un entrepreneur et ses
fournisseurs pour une petite entreprise.
Des emprunts peuvent aussi être contractés dans la famille au sens large. L’épargne collective, la tontine,
réunit un certain nombre de personnes qui se sont librement cooptées, et cotisent à date fixe une somme
variable (de 25 francs CFA à 1 million selon les tontines) tous les mois, toutes les semaines, les jours de
marché.Chaque membre reçoit à tour de rôle des cotisations et est tenu au strict respect des règles de la
tontine. Tout manquement signifie « la mort sociale » du contrevenant.C’est une forme d’épargne rotative
qui rassemble des amis ou des personnes liées par un intérêt commun. La tontine est un moyen efficace
pour épargner entre amis et surtout démarrer un projet (les commerçants pour leur capital de départ, les
femmes qui vendent sur les marchés savent bien les utiliser).
L’agence peut aussi intervenir financièrement par l’intermédiaire du Fonds Francophone de Développement
pour répondre aux activités productives des groupements associatifs professionnels et coopératifs.
La Société Financière Internationale (SFI) filiale de la Banque Mondiale finance des projets dans des
secteurs très divers : agro-industrie, tourisme.
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L’Agence Française de Développement (AFDet sa filiale Proparco). Cet organisme dispose de nombreux
produits financiers couvrant l’ensemble des étapes d’un projet, du financement de l’étude préalable à celui
des investissements. (prêts à moyen et long terme pour les très petites entreprises).
Il existe aussi un Fonds de Préparation de Projets Privés (F3P) géré par l’AFD. Ce fonds est destiné à
financer les études pour des projets de création, de développement et diversification ou de privatisation au
profit d’entreprises de production ou de services dans un cadre concurrentiel propice au développement du
pays.
Le Centre pour le Développement Industriel (CDI) Le CDI est un intermédiaire. Il met en relation des
entrepreneurs des pays ACP et ceux des Etats membres de l’Union Européenne apportant leur technologie
et leur savoir-faire. Il joue également un rôle d’interface entre les entreprises partenaires et des organismes
financiers susceptibles de financer des projets de développement.
L’APCE est chargé au plan national d’assurer la diffusion de l’esprit d’entreprise par la promotion de la
création, la transmission et le développement de jeunes entreprises. Elle a un rôle de force de propositions
auprès des pouvoirs publics. Dans le cadre de son action, elle recherche et développe des produits (guides
pratiques, dossiers-guides, fiches professionnelles…) et serveurs (serveurs Minitel 36.15 APCE,
professionnel Kiosque Micro et Micro et Internet. Elle peut transférer son savoir-faire.
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Il est la vitrine de la CCIP en Afrique. Ce département exerce des missions opérationnelles d’expertise
auprès des entreprises qui en font la demande dans des domaines aussi divers que la recherche de
partenaires locaux (africains ou français), étude de marché et démarche commerciale.
La mission de cet organisme est de former de futurs chefs d’entreprise aux compétences techniques et
spécifiques pour mener leurs projets à terme (créer, gérer et développer une entreprise en rapport avec
l’Afrique).
AFRICADRE
83, Rue de Bellevue – 92100 Boulogne Tél. [Link].43-Fax [Link].26
Organisme de conseil, formation et d’accompagnement de projets sur l’Afrique Noire francophone,
AFRICADRE a élaboré un programme dont l’objectif est de favoriser et de mettre en œuvre des
adéquations entre les PME/PMI françaises et africaines(par exemple former des cadres au chômage pour
des PME françaises qui souhaitent développer de nouveaux marchés en Afrique….).
Direction de l’Industrie
Tél.(237) 23.26.37
53
Ministère de l’Agriculture
B.P.1060-Yaoundé – Tél.(237) 22.51.66/22.05.53/22.19.25 .
Le financement international
Agence de la Francophonie (ACCT)
13,Quai André-Citroën – 75015 ParisTél.[Link].00 Fax [Link].98
Financement des PME/PMI
AFD au Cameroun
B.P.46 Yaoundé – Tél.(237)22.00.15/22.23.34 Fax (237) 23.57.07
Proparco
B.P.2283 Douala – Centre d’Affaires Flatters – 96 Rue Flatters
Tél.(237) 42.50.67 Fax (237) 42.99.59
Financement des PME/PMI.
– Elaborer un plan d’affaires qui va convaincre, trouver les réponses à toutes les questions est un
travail exigeant, ardu, qui nécessite de la patience et de la persévérance.
– L’analyse des échecs des projets de création de nouvelles activités, de conquête de nouveaux
marchés, de mise en route de nouveaux investissements…montre trop souvent que cette phase du
plan d’affaires a été bâclée ou a accepté trop de flous et d’imprécisions.
– Alors considérez comme une chance d’avoir des décideurs ou des investisseurs exigeants qui
prennent le temps de s’intéresser à votre projet, tout en vous demandant des précisions, tout en
imposant des hypothèses plus réalistes.
– Communiquer sur votre projet en amont, surtout si votre projet est innovant, pour créer les points
d’accord spontanés vis-à-vis de votre projet et ainsi emporter plus facilement la décision.
– Travailler en équipe sur votre projet avec des personnes dont les compétences sont
complémentaires et en adéquation avec celles requises pour la mise œuvre du projet.
Un plan d’affaire répond aux critères de qualité de tout bon document professionnel :
– Ecrivez votre plan en pensant à ceux à qui vous le destinez, aux questions qu’ils se posent, à ce
qui va leur donner envie de s’engager sur le projet ;
– Soyez clair, simple et précis, avec un plan clair sans généralités ni jargon technique ;
– Convaincre en avançant des faits (et non des impressions) et des hypothèses prudents pour faire
preuve d’objectivité ;
– Utiliser les annexes pour compléter votre plan d’affaire et démontrer la pertinence de votre
argumentaire : enquêtes, statistiques, développement des arguments, documentation commerciale,
statuts, contrats…
Le résumé se rédige en dernier lieu… mais vous le placez en tête de votre document ! En 2 pages, 4
maximum, il s’agit de convaincre les décideurs de s’engager sur Votre projet et d’investir…ou au moins
de s’intéresser à l’ensemble de votre plan d’affaire.
Dans ce résumé, reprenez la même structure que votre plan d’affaire, et répondez aux questions des
suivantes :
Vous allez enfin présenter votre projet ! Vous le connaissez sur le bout des doigts, vous êtes convaincu,
passionné : ce sont autant d’atouts !
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Mais attention ! Ne vous laissez pas piéger par vos atouts en plongeant dans les détails, et en refusant les
objections !
– Vos interlocuteurs ne connaissent pas ou que peu le projet : présenter leur celui-ci simplement,
clairement, en allant à l’essentiel ;
– Vos interlocuteurs demandent à être convaincus et rassurés : présentez leur votre projet en fonction
de leurs préoccupations ; parlez finances et rentabilité aux financiers, parlez marketing et technique
de vente au commercial, etc. ; prenez les remarques comme occasions d’enrichissement ;
– Vous n’avez qu’une chance de faire une bonne première impression ! remettez des documents clairs,
propres, lisibles, sans fautes d’orthographe ; soyez en forme physiquement.
– Affûtez votre présentation orale : répétez votre présentation avec des collègues qui vous aideront
cordialement mais avec exigences à l’améliorer ;
– Tester votre présentation au cours d’un entretien de face à faceavec un ou plusieurs des acteurs-clés
de la décision.
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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES