Baswa MEMOIRE A IMPRIMER - 115058
Baswa MEMOIRE A IMPRIMER - 115058
EPIGRAPHE
(Mbutshu, LH et al.2019)
II
DEDICACE
Nous dédions le présent Travail à nos très chers parents David WENU et Thérèse
NGALULA, Pour tous les sacrifices consentis et dévouement en la faveur. Cette œuvre est le
fruit de votre travail.
Merci infiniment…
III
REMERCIEMENTS
Au grand Dieu, celui qui crée en nous le vouloir et le faire, nous rendons multiples
grâces pour la force et l’intelligence et la sagesse toi qui as permis que nous puissions enfin
décrocher ce diplôme
Nous ne pouvons pas terminer cette page sans dire grand merci à nos frères, amis,
sœurs, collègues, cousins : Christelle MUBENGA, Gracielle KAMWANYA, Deborah
MBOMBO, Laurène NDAYA, Arnold MBAYA, Hans MPOYI, Eliel WENU, Grégory
NTUMBA, Marguerite KAPULULA, Ben MULANGE, Junior LUMU, Magloire NTUMBA,
Flory MALABA, Ben MOMA,….Je vous porte dans mon cœurs.
IV
°C : Degré Celsius
FC : Franc congolais
H : Heure
H : Hospitalisation
IN : Infection nosocomiale
J : Jours
PEO : Population-Ecposure-Outcome
RESUME
RESULTATS : Notre étude a portée sur 198 patients dont 53 ont présentés une infection
nosocomiale soit 26.8 % dont 8,6 % à SENDWE, 7,6 % aux cliniques universitaire et 10,6 %
à VANGU ; 15.2% des patients étaient diagnostiqués de l’abdomen aigue, 24,7 % des
patients ont eu comme intervention laparotomie, patients présentaient une Hypertension
Artérielle 31,3%, 53 patients qui ont développés l’infection soit 26,8%, 21 personnes sur les
65 personnes ayant subits l’intervention a VANGU, 45,3 % des patients étaient diagnostiqué
de l’infection du site opératoire, 94,3 % des patients ont eu comme antibiotique Amoxicilline,
le clinique universitaire de Lubumbashi avait le coût de la prise en charge le plus élevé avec
1445000 FC Ces dépenses supplémentaires sont à la charge des patients et concernent les
frais en rapport avec l’analyse bactériologique du prélèvement, l’achat des antibiotiques,
l’achat du matériel de pansement, l’acte chirurgicale, l’anesthésie, trousse opératoire, la durée
des patients avec infection nosocomiale était de 18 ± 28 jours, le coût moyen de la prise en
charge était de 317222,22 FC, la prise en charge des infections nosocomiale était de
372333,33 FC, la prise en charge de l’intervention et infection nosocomiale se lève à
689555,6 FC.
CONCLUSION : Il est certain que les infections nosocomiales ont augmentées le coût de la
prise charge chez les plaies opératoire.
I. INTRODUCTION
Dans le monde, notamment dans les pays développés, 5% à 10% des patients admis
dans les hôpitaux contractent une ou plusieurs infections. En revanche, dans les pays en voie
de développement, le risque d’infection est de 2 à 20 fois plus élevé et la proportion de
patients infectés peut dépasser les 25% (Pittet D. & al, 2010).
Aux États-Unis, 10% des patients hospitalisés ont été victimes d'une infection
nosocomiale entre 2001 et 2002, soit 2 millions de patients par an. (Haley RW et al, 2014).
En Algérie l’infection du site opératoire ou infection plus précisément lors d’un geste
chirurgical invasif peut être une cause majeure de morbidité et de mortalité post opératoire ;
elle nécessite une grande préoccupation pour les professionnels de santé. L’infection du site
opératoire est devenue dangereuse et complexe par résistance. Mais aussi par la multiplication
microbienne (Kebir D, 2015).
Ces infections sont majoritairement causées par des bactéries qui présentent des
profils de résistances aux antibiotiques et compliquent souvent leur prise en charge (Branger
B, 2009).
L’infection nosocomiale peut être causée par les germes du patient, du personnel
soignant ou de l’environnement hospitalier. Ces infections augmentent la morbidité et le coût
des soins à l’hôpital et ont un impact majeur en sante publique (Mezher H, 2010).
L’infection du site opératoire (ISO) reste une complication fréquente des plaies
aiguës chirurgicales. Les infirmières, par leur champ de compétences, proposent des
démarches de soins aussi bien thérapeutiques que préventives lors des trois temps opératoires
(pré, intra et postopératoire). Interdisciplinaire, la gestion des plaies nécessite ainsi une
définition claire des rôles de chacun des acteurs (Henderson D, 2009).
Pourtant l’application des mesures simples d’hygiène telles que l’hygiène des mains
qui passe par la prise de conscience et la participation de tous peut résoudre ce problème
(Soulami O, 2010).
Les services les plus touchés sont les unités de soins intensifs, en partie parce que le
taux de dispositifs médicaux utilises chez les patients avec des pathologies sévères est plus
important que dans le reste de l’hôpital. L’utilisation de ces dispositifs médicaux est
fréquemment associée au développement d’infections nosocomiales, surtout l’emploi des
actes invasifs (Mansour F, 2009).
5
Ces infections sont majoritairement causées par des bactéries qui présentent des
profils de résistances aux antibiotiques et compliquent souvent leur prise en charge (Dauphin
A, 2009).
Chaque année, 700 000 personnes développent une infection nosocomiale soit
environ un patient sur 20. On estime à 4200 le nombre de décès par an dus à une infection
nosocomiale (IN) dont 125 où le pronostic vital n’était pas engagé à l’admission. Ces
quelques chiffres montrent que, malgré un développement et un renforcement de l’hygiène
hospitalière sur ces 30 dernières années, le risque de contracter une infection à l’hôpital reste
élevé. En effet celui-ci est un lieu propice aux IN ; il met en relation des individus sains
(personnel soignant, visiteurs…) et des individus malades (infectés ou non). Il est ainsi facile
pour les germes d’être disséminés, que ce soit par le flux des visiteurs ou par les soins
prodigués (Aylife GA et al, 2010).
Question de recherche
Compte tenu de la prévalence actuelle de ces ISO, leur prévention est primordiale.
Au sein de cette démarche, la gestion de la plaie fait appel à l’interdisciplinarité. Cette
dernière exige une définition des rôles de chacun. Par conséquent, la question de recherche de
cette revue de la littérature est la suivante et suit le modèle Population-Expo sure-Out come
(PEO) : Quelle est l’influence des infections nosocomiales sur le coût des soins des plaies
opératoires ?
L’objectif général de notre travail est d’étudier les infections nosocomiales et son
impact sur le coût de soin dans le service de chirurgie des HGR de Lubumbashi
Comparer le coût des soins des plaies opératoires chez les malades avec et
sans infections nosocomiales.
6
La prévention des infections nosocomiales est capitale et doit être présente durant les
trois temps opératoires, soit les temps pré, intra et postopératoires. L’amélioration des
conditions d’hygiène hospitalière au regard de la précarité de la situation actuelle, pour
contribuer à la fois à la diminution de taux des infections nosocomiales.
Sur le plan scientifique, cette étude constituera une banque des données de référence
pour la ville, car la connaissance de l’écologique surface hospitalière va aider à orienter
correctement la prévention des infections nosocomiales dans les HGR de Lubumbashi
Sur le plan personnel ce travail nous permettra d’approfondir nos connaissances sur
les infections nosocomiales et sur des méthodes de prévention contre ces dernières.
PREMIERE PARTIE :
CONSIDERATIONS THEORIQUES
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Infection : Elle est le résultat de l’agression d’un organisme vivant par un micro-
organisme
Elle se traduit par des altérations chimiques ou fonctionnelles, par des manifestations
cliniques et biologiques, qui résultent du déséquilibre entre la virulence de l’agent pathogène
et les capacités de résistance de l’hôte (Freeman J et all, 2008).
Infections nosocomiales
Coût des soins : C’est le coût effectif de services de soins, y compris les procédures,
traitement. (Freeman J et all, 2008).
Plaies opératoires : Se définie comme étant une ouverture de la peau après une intervention
chirurgicale (Freeman J et all, 2008).
9
Hôpital : c’est un lieu de soins et services pour les malades, un lieu de travail pour le les
personnels, un lieu d’accueil pour les visiteurs (Henderson D et all, 2009).
L’âge est aussi un facteur de risque : les patients âgés de 65 à 85 ans ont 2,5
fois plus de risques d’être infecté que les autres
Ils seraient plus de 4000 à en mourir chaque année dans le monde .Entre les deux
extrêmes, toute la gamme des symptômes possibles et imaginables dont les plus courants
sont :
Fièvre
Frissons
Douleurs
Toux
Essoufflement
10
Vomissements
Céphalées
Douleurs thoracique
I.4. DIAGNOSTIC D’UNE INFECTION NOSOCOMIALE
L’examen clinique peut parfois suffire à poser un diagnostic, quand les symptômes
signalent l’infection. Mais les médecins ont souvent besoin d’outils supplémentaires pour
confirmer leurs doutes et identifier les bactéries responsables (Carlberg M et all 2008).
L’infection nosocomiale peut être causée par les germes du patient, du personnel
soignant ou de l’environnement hospitalier. Ces infections augmentent la morbidité, la
mortalité et le coût des soins à l’hôpital (Carlberg M et all 2008). .
Le risque d’infection de plaie opératoire est inégal selon l’intervention pratiquée ceci
a amené à formaliser une classification des interventions selon la probabilité de
contamination de la plaie du post opératoire (Asensio Vegas, 2006).
Toute insuffisance dans l’organisation des soins créent de nouvelles portes d’entrées
potentielles d’infection.
Désinfection insuffisante.
Asepsie insuffisante.
Stérilisation inefficace.
Antibiothérapie aveugle.
Toute infection de la plaie opératoire intéressant la peau et les tissus sous cutanés et
dont le diagnostic est évoqué devant un ou plusieurs des critères suivants :
Toute infection de plaie opératoire qui implique les muscles et les fascias et dont le
diagnostic est évoqué devant un ou plusieurs des critères suivant:
Déhiscence spontanée ou réouverture par le chirurgien en présence des signes
d'infection ;
14
Liquide purulent à partir d'un drain placé via une incision dans l'organe ou
l'espace;
Culture positive obtenue d'un liquide ou tissu provenant de l'organe ou espace ;
Abcédassions ou autres signes d'infection à l'examen direct, histopathologie ou
radiologique
Diagnostic d'infection posé par le chirurgien.
I.10. PREVENTION DES INFECTIONS NOSOCOMIALES (Branger B., 2009).
L’antisepsie :
Alcool éthylique à 70° : Il est bactéricide sur un large spectre de bactéries Gram
positif et Gram négatif, virucide et fongicide (durée minimum 1 à 3 minutes). Son action
diminue la présence de matières organiques (J. C. B. e. al, 2021).
15
Les acides organiques : Ils sont bactériostatiques caustiques pour la peau et les
muqueuses mais couvrent un large spectre de micro-organismes. L’acide lactique est utilisé
dans les savons antiseptiques (L. Firdaws, 2021).
Asepsie :
16
Selon le dictionnaire médical Larousse 1981, l’asepsie est l’absence de tout germe
microbien de tout élément susceptible de produire la putréfaction ou l’infection. Cette
définition est élargie par le dictionnaire français de médecine et de biologie (Flammarion
1970) qui définit l’asepsie comme l’ensemble des moyens visant à empêcher la contamination
d’objet, de substance, d’organisme ou de locaux. La réalisation de l’asepsie : Elle nécessite
un travail d’équipe et comporte la décontamination, la désinfection et la stérilisation (B.
Bruno, 2014).
La décontamination :
La désinfection :
Elle permet d’éliminer la plupart mais pas tous les micro-organismes à l’origine des maladies
sur le matériel utilisé. La désinfection de haut niveau détruira tous les micro-organismes (y
compris les bactéries végétatives, la tuberculose, les levures et les virus), à l’exception de
certains endospores bactériennes. Les objets qui subissent une désinfection de haut niveau
peuvent être utilisés sans danger pour toucher une peau lésée ou des membranes muqueuses
intactes. La désinfection de haut niveau constitue la seule autre solution acceptable s’il n’est
pas possible de stériliser ou si la stérilisation n’est pas appréciée (M. A. VASSELLE, 2006).
17
La désinfection de haut niveau peut être réalisée par ébullition ou par trempage dans
divers désinfectants chimiques (alcool, solution de chlore, formaldéhyde à 8%). Pour être
efficaces, les procédures de désinfection doivent être suivies à la lettre. En pratique la
désinfection du matériel préalablement décontaminé s’effectue par immersion dans un bac de
5 litres de solution désinfectante. Afin d’assurer le contact du désinfectant avec toutes les
parties du matériel, les instruments articulés demeurent ouverts, les canaux et cavités sont
soigneusement irrigués. Le bac doit être muni de couvercle afin d’éviter l’évaporation de la
solution et les émanations de vapeurs toxiques. En fait, la solution se dilue au fur et à mesure
de l’immersion de matériel ; donc son efficacité s’altère progressivement. Il est donc
recommandé de procéder au renouvellement du bain de désinfectant au moins une fois par
semaine, voire plus souvent si la quantité de matériel désinfecté est importante. Le temps
d’immersion dans le bain désinfectant est variable en fonction de l’objectif fixé et du produit
utilisé ; quinze minutes représentent le temps habituellement requis pour une désinfection
standard. Après désinfection le matériel est rincé abondamment dans un bac d’eau stérile
renouvelé fréquemment en fonction de l’importance du matériel immergé (M. A.
VASSELLE, 2006).
La stérilisation :
Les contrôles chimiques par les scellés montrent que la température maximale a été
atteinte sans indication du temps d’exposition. . Validation biologique en utilisant les
bandelettes porteuses de spores.
Elle est réservée aux liquides et aux gaz ne supportant pas la chaleur ; ce n’est pas
une méthode fiable, d’où l’intérêt d’ajouter aux liquides et aux gaz filtré un antiseptique (Z.
Sandrine, 2021).
Ce procédé utilise un gaz toxique très hydrosoluble, qui à chaleur modérée, produit
une alkylation des macromolécules bactériennes. Il a l’avantage de pouvoir être utilisé pour
les matériaux thermolabiles, mais il doit être soumis à des règles d’emploi très strictes du fait
de sa toxicité. Il est impératif d’observer après stérilisation une période de désorption dans
une armoire spéciale à 55°C, à renouvellement d’air trois fois par minutes pendant au moins
3 jours. Ce temps peut atteindre 15 jours ou 30 jours pour que certains matériaux (caoutchouc,
latex) atteignent la teneur maximale de deux pour mille en oxyde d’éthylène (Z. Sandrine,
2021).
Stockage :
L’antibioprophylaxie :
Du rapport coût/efficacité ;
Les bâtiments :
Ils doivent être dans les normes par leurs surfaces, leur aération ; ils doivent être
nettoyés matin et soir avec des désinfectants à la serpillière sans balayage préalable. Le sol de
la salle d’opération est nettoyé après chaque opération avec de l’eau de Javel diluée,
l’ensemble du bloc lavé à grande eau à la fin de chaque semaine (S. F. H. SAID, 2005).
Le personnel :
Le déchet :
Le Bloc opératoire :
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C’est le lieu principal des activités et le point de départ de la plupart des infections
postopératoires. L’architecture du bloc doit permettre la séparation entre les interventions
septiques et les interventions aseptiques et doit comporter : les salles d’intervention ; une salle
de stérilisation contiguë et communiquant avec les salles d’intervention ; un vestiaire ; une
salle de réveil ; une salle de préparation du chirurgien ; une salle de préparation du malade ;
une toilette interne à distance des salles d’opération permettant au personnel de satisfaire ses
besoins sans sortir du bloc opératoire (Z. Sandrine, 2021).
Le bloc doit avoir un système de remplacement de l’air vicié ; les murs et le sol
doivent être lavables et les portes coulissantes ; la salle d’intervention doit comporter deux
portes (une pour l’entrée et l’autre pour la sortie du malade) et deux fenêtres ( une pour le
matériel stérile et l’autre pour le matériel sale) ; la température ne doit pas dépasser 20°C ; la
salle d’opération doit être nettoyée après chaque intervention et lavée à grande eau après
chaque programme opératoire avec une solution désinfectante. Pour la collecte des déchets,
les objets coupants et piquants sont placés dans un récipient avec couvercle et contenant une
solution de décontamination puis enfouis. Les pièces opératoires doivent être mises dans des
emballages imperméables et conduites à l’incinération. Les autres déchets doivent être
conditionnés dans des emballages imperméables et conduits à l’incinération (Z. Sandrine,
2021).
Les barrières :
Le patient :
La flore saprophyte du patient est pour beaucoup dans la survenue des infections
nosocomiales. Le malade doit arriver au bloc vêtu d’une tenue à cet effet, il doit se laver avec
un savon antiseptique. Toutes les tares, affections ou infections susceptibles d’entraîner une
infection de la plaie doivent être corrigées ou traitées auparavant. Il faut éviter les rasages la
veille de l’intervention. Ils favorisent la survenue des infections ; préférer plutôt l’épilation
(Oubihi B, 2015).
Toute intervention sur le tube digestif (programmée) doit être précédée d’une
préparation de l’organe à l’intervention (Oubihi B, 2015).
Le lavage des mains : Il est fait dans un lavabo chirurgical débitant de préférence de
l’eau stérile avec un savon antiseptique (Oubihi B, 2015).
Les différentes études disponibles montrent que les estimations du surcoût varient
sensiblement en fonction du site anatomique de l'infection, de la nature du germe, de la
pathologie prise en charge mais aussi du service d'hospitalisation (Melle Lydia Brahimi,
2017).
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Coût direct La mesure effective des coûts est complexe : En effet, plusieurs études ont tenté
de mesurer le coût réel attribuable aux IN. Cependant, la plupart de ces études s’intéressent
uniquement à certains aspects de ce coût. Le surcoût financier direct est le plus calculé dans la
plupart des études. Il est généré, surtout, par la prolongation de la durée d’hospitalisation. Il
comprend :
Les charges communes et les dépenses d’hôtelleries (les frais liés à l’électricité, à l’entretien
du matériel de surveillance comme le scope, les frais liés à la nourriture, au blanchiment du
linge des patients, …) ainsi que la consommation en antibiotiques et en examens para
cliniques (examens bactériologiques et examens radiologiques) (Melle Lydia Brahimi, 2017).
Des enquêtes ont était menées dans plusieurs établissements hospitaliers de différents pays
pour mettre en avant le surcoût engendré par les infections nosocomiales. Dix-sept études
européennes ont été analysées, dont neufs en France, deux en Angleterre, deux en Italie, deux
en Allemagne et deux autres en Belgique. En France, neuf études ont été réalisées (sept dans
un établissement de soins, deux dans deux CHU). Cinq d’entre elles sont effectuées dans le
service de réanimation médicale (deux portent sur l'ensemble des infections nosocomiales,
une sur l’infection pulmonaire à Staphylococcus aureus méticilline résistant et une sur
l’association de la pneumopathie et de la bactériémie).
En soin intensif, trois enquêtes analysaient le surcoût occasionné par septicémie. Dans les
services de médecine, de gériatrie et d’urologie, l’étude s’est portée sur l’infection urinaire et,
enfin, celle effectuée en pédiatrie traitant les infections à rotavirus (Melle Lydia Brahimi,
2017).
Le coût indirect représente le coût lié aux conséquences de l’infection nosocomiale sur le
patient et ces proches (coût de l’absentéisme au travail, frais de transport, coût de l’aide
domestique, frais d’hospitalisation, ...), sur l’établissement de soins (accroissement des
besoins en personnel, temps perdu dans le soin d’une infection évitable, ...), et sur la société
(frais d’hospitalisation pris en charge par la mutuelle). L’infection nosocomiale a un impact
sur la vie professionnel du patient à cause de l’allongement du séjour à l’hôpital, ce qui
contraint le malade à s’absenter, et cela même après la sortie d’hôpital (période de
convalescence), engendrant un déficit économique, estimé en 2002 à 1,2 milliards d’euros en
France et à 847 million d’euros en Allemagne (Melle Lydia Brahimi, 2017).
25
Aux USA ce déficit a été estimé en 2008 à 1,8 milliards de dollars, dont une perte
de 2.316 $/patient.
1.4. Coût intangible : Le coût intangible est qualitatif et subjectif (stress, altération des
conditions de vie, baisse de productivité du patient dans son travail, licenciement,
augmentation de la charge de travail du personnel soignant) (Melle Lydia Brahimi, 2017).
2.2.4.1. Prolongation de la durée moyenne de séjour pour les patients infectés DMS
des patients infectés (28 j) - DMS des patients non infectés (11,5 j) = La prolongation de la
DMS (16,5 jours) (Melle Lydia, 2017).
2.3.1. Déficit moyen dû à l’absentéisme au travail par patient actif Déficit entrainé
par une journée d’absence au travail (400 DA) x La prolongation moyenne de séjour (16,5 j)
= Déficit moyen dû à l’absentéisme au travail par patient actif (6.600 DA) ( Melle Lydia,
2017).
2.3.2. Déficit total dû à l’absentéisme au travail des patients actifs Parmi les 19
patients infectés durant la période d’étude, 7 sont âgés entre 21 et 60 ans et sont sensés
participer à la vie active. Le déficit moyen dû à l’absentéisme au travail par patient actif
(6.600 DA) x Le nombre de patients actifs (7 patients) = Déficit total dû à l’absentéisme au
travail des patients actifs (46.200 DA) (Melle Lydia, 2017).
27
DEUXIEME PARTIE :
CONSIDERATIONS PRATIQUES
28
CHAPITRE II : METHODOLOGIE
II.1.Cadre d’étude
II.1.1.Historique
Le cadre choisi pour notre étude était l’hôpital provincial JASON SENDWE de la
ville de Lubumbashi. La ville de Lubumbashi est située au Sud Est de la province du Haut
Katanga et elle en est le chef-lieu .Elle s’étend sur 747km2 dont 140km2 urbanises. A la fin
2006, sa population était estimée à 1 500 000 habitants dont environ 1 400 000 habitent dans
la partie urbanisée (soit une densité de 10 000habitants\km2).Actuelles ces chiffres ont été
multiplies par deux selon les statistiques de l’Hôtel de ville.
L’hôpital Jason Sendwe est le plus grand hôpital de la province du haut Katanga, en
République démocratique du Congo. Délimiter :
Sa capacité d’accueil est de 1200 lits et possède plusieurs spécialités telles que :
l’ophtalmologie, la pédiatrie,…….
Hôpital des blancs construit en 1919 et inauguré en 1923. Cette institution hospitalière
appartenait à une congrégation religieuse catholique des sœurs de charité des grands. Elle était
construite à l’époque pour les soins des blancs et des évolués jusqu’à 1975. A partir de
novembre 1925, elles ont été confiées à l’UNAZA (actuellement UNILU). Dès lors, l’accès
était accordé à toute catégorie des personnes et les objectifs été beaucoup plus centrés sur les
recherches et formations des étudiants en Médecine.
29
Les cliniques universitaires sont situées dans la commune de Lubumbashi, elles sont
limitées au nord par l’avenue KAMBOVE, au sud par l’avenue NDJAMENA, à l’est par
l’avenue Kasaï et à l’ouest par le lycée TWENDELEE.
L’hôpital Major Vangu a une riche histoire qui remonte à plus de cinquante ans.
Fondée en 1969, il a été créé dans le but de fournir des soins de santé de qualité à la
communauté locale et aux régions environnantes. Depuis lors, il est devenu un pilier central
du système de santé de la région.
Au fil des années l’hôpital vangu a connu de nombreuses améliorations et expansions pour
répondre aux besoins croissants de la population. Il a vu s’agrandir son infrastructure, ajouter
de nouveaux équipements médicaux et accroître son personnel médical et administratif pour
fournir des services complets de pointe.
Au fil des décennies, l’hôpital Vangu a gagné la confiance de la communauté et est devenu
connu pour son excellence dans le domaine de la médecine, de la chirurgie, de la recherche et
des soins aux patients. Aujourd’hui, il continue d’être un pionnier dans le domaine de la sante
en s’adaptant aux avancées technologiques et en offrant des soins de qualité supérieure a ceux
qui le recherchent.
L’hôpital militaire MAJOR VANGU se situe dans la zone urbaine de kampemba qui est l’une
de sept institutions politico-administratives de la ville de Lubumbashi. Il est limité :
A l’Est par quartier Bongonga du quel est séparé par l’avenue des cimetières,
A l’Ouest par les installations de la société nationale de chemins des fers du Congo,
Au Nord par le camp Maramba qui est séparé par l’avenue des plaines,
II.3.Population d’étude
Le milieu de notre étude était les services des chirurgies de l’HGR JASON SENDWE,
VANGU et CUL qui prend en charge les patients ayant subis une intervention chirurgicale.
Critère de non inclusion : Tout malades n’ayant pas fait 48h a l’hôpital et ceux qui n’ont pas
subi une intervention chirurgicale.
II.5. Echantillonnage
Notre méthode d’échantionnage était la méthode d’échantionnage aléatoire simple c.à.d. tout
patient ayant consulté le service pendant notre période d’étude a eu la chance d’être
sélectionner.
Féminin 93 47,0
Il découle du tableau de la répartition des patients selon le sexe que 105 soit 53 % des
enquêtés étaient du sexe masculin.
Divorcé 12 6,1
Veuf 7 3,5
Il découle du tableau de la répartition des enquêtés selon l’état civil que 103 patients
étaient Maries soit 52,0% Contre 7 patients qui étaient veufs soit 3,5%.
32
Il découle du figure de la répartition des enquêtés selon la tranche d’âge que 24,7 %
des patients étaient de la tranche d’âge 25-30 ans et 6,1 % de la tranche d’âge moins de 20
ans.
>45 11.1
22
40-45 14.6
29
35-40 13.1
26
30-35 11.6
23
25-30 24.7
49
20-25 18.7
37
<20 6.1
12
0 10 20 30 40 50 60
Pouucentage Effectifs
80
70
60
50
40 38.4
30
20 17.2
11.6 13.6
9.6
10 4.5 5.1
0
Lubumbashi Annexe Katuba Kamalondo Kampemba Ruashi Kenya
Effectifs Pourcentage
33
Il découle de la figure de répartition des enquêtés selon la profession que 40,9 % des
patient étaient dans le secteur libéral et 7,6 % étaient des étudiants.
40.9
Libéral
81
7.6
Etudiant
15
11.6
Ouvrier
23
39.9
Commerçant
79
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Pourcentage Effectifs
Il ressort de la figure de répartition des patients selon le diagnostic que 15.2% des
patients étaient diagnostiqués de l’abdomen aigue et 2,5 de la gangrène.
40
35
35
30
25
20 24 23
15 18 19 17.7 19
16
10 12.1 11.6
9.1 9.6 9.6 9 8.1 9
5 7
4.5 6 5 6 5 4.5
0 3.5 3.0 2.5 3.0 2.5
l e e e e l e l e e e e e e e e
an ni rin cit oc ra
t
tu m é gu ll èn m tr
in H ér té di dr l a us i po e rm ai r ba gr yo au
m u n y f L f e a n M
do on pe H de et èn p ga
ab ati ap re te o m ure
s r u r d s
sc
è
rfo pt ve ab es
Ab Pe Ru ou bl
e
ur
a ct
F
Effectifs Pourcentage
34
Laparoctomie 24.7
49
Ostétomie 7.6
15
Herniorraphie 13.6
27
Hemicolectomie 6.6
13
Cur d'hydrocelle 8.1
16
Appendicectomie 20.7
41
Amputation 5.1
10
Nephréctomie 6.1
12
Lipomectomie 7.6
15
0 10 20 30 40 50 60
Pourcentage Effectifs
Local 56 28.3
Narco-analgésique 34 17.2
Il découle de ce tableau que l’anesthésie général a été utiliser chez 108 patients soit
54,5% contre la narco-analgésie utilisée chez 34 patients soit 17,2%.
35
Tableau III. Répartition des patients selon le fait d’avoir été perfusé
Non 73 36,9
Il ressort de ce tableau que 125 patients ont été perfusés soit 63,1% contre 73 patients
chez qui on n’a pas perfusé soit 36,9%.
Il découle de ce tableau que 133 patients n’ont pas été transfusé soit 67,2%.
36
Tableau V. Répartition des patients selon la présence d’une tare qui favorise l’infection
Diabète 21 10,6
HTA 62 31,3
Autre 14 7,1
Aucun 42 21,2
Il ressort que 62 patients présentaient une Hypertension Artérielle soit 31,3% contre
14 patients qui présentaient une autre tard soit 7,1%.
Ce tableau nous renseigne que les matériels chirurgical sont stérilisés pendant
9heures à l’hôpital VANGU, les boules ou EPI pendant 12heures a Sendwe et aux CUL. Par
contre les matériels de pansements sont stérilisés pendant 5heures aux CUL et 3heures de
stérilisation pour d’autres matériels à SENDWE.
37
Oui 53 26,8
Il ressort de ce tableau que 145 patients n’ont pas développés une infection
nosocomiale soit 73,2% contre 53 patients qui ont développés l’infection soit 26,8%.
Tableau VIII. Répartition de la présence des infections nosocomiales selon les structures
STRUCTURE
PARAMETRE SENDWE CUL VANGU Total
Il découle de la figure sur le type d’infection nosocomiale que 45,3 % des patients
étaient diagnostiqué de l’infection du site opératoire et 17 % de l’infection urinaire.
45.3
Infection du site operatoire
24
17.0
Infection urinaire
9
22.6
Gastro enterite
12
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
Il découle du tableau de la répartition des patients selon les antibiotiques utilisés que
94,3 % des patients ont eu comme antibiotique Amoxicilline et 13,2 % ont eu comme
antibiotique doxicycline.
94.3
92.5
79.2
60.4
50
43.4
49
12
42
22,6
32
22.6
23
13.2
12
e e e e e e l
in in in ro n in in ta
il
l c l et o
ic yc To
c xa yc M ax
xi o c ri m m
fl xi ta co
m
o
ro o e ft en n
A ip
D C G Li
C
Figure 7. Répartition des enquêtés selon les antibiotiques utilisés pour la prise en charge
39
OUI 56 28,3
Il ressort de ce tableau que 142 patients n’ont pas connus de retard de cicatrisation
soit 71,7% contre 56 patients qui ont connus un retard de cicatrisation soit 28,3%.
Guéri 47 88,7
Décès 6 11,3
Total 53 100,0
Ce tableau nous renseigne que 47 patients ont été guéris après le traitement soit
88,7% contre 6 patients qui sont décédés après le traitement soit 11,3%.
40
Tableau XII. Répartition des institutions selon le coût de la prise en charge des
interventions.
Coût
Coût de l'intervention Coût CUL Coût Vangu Coût moyen d'intervention
Sendwe
Lipomectomie 125000 400000 85000 Sendwe= 317222,2
Néphrectomie 300000 400000 200000
Amputation 500000 700000 350000
Appendicectomie 250000 450000 150000 Cul= 501111,1
Cure d'hydrocèle 180000 310000 120000
Hem colectomie 300000 450000 250000
Herniorraphie 300000 500000 180000 Vangu = 220555,6
Ostéotomie 400000 600000 300000
Laparotomie 500000 700000 350000
Moyenne = 346296,3
Total 2855000 4510000 1985000
Infection du site opératoire 150000 (9) 250000 (10) 125000 (13) 175000
Tableau XVI. Répartition des patients selon le coût moyen de la prise en charge
Coût de la prise
346296,3 372333,33
en charge
Coût total de la
346296,3 718629,63
prise en charge
III.2. DISCUSSION
Par rapport à la variable sexe, nous avons trouvé que le sexe masculin était
majoritairement représenté que ceux du sexe féminin avec 105 soit à 53 % avec un sex ratio
de 0,9 en faveur du sexe masculin, nos résultats corroborent pas avec ceux de de Jouhadi Z
en 2009, qui avait trouvé une prédominance du sexe féminin avec 64 % et un sex ratio de 2 au
profit des femmes (Jouhadi Z, 2017).
Les résultats ont montrés la tranche d’âge la plus dominante était celle de 25-30 ans
soit 24,7 % avec un âge moyen et l’écart-type de 31± 4,5 ans l’âge maximal était de 49 ans et
l’âge minimal était de 16 ans. Nos résultats sont différents de ceux de Hendrick Mbutshu
Lukuke qui a trouvé que la tranche d’âge la plus dominante était celle de 18-24 ans avec 32
% chez les parturientes qui avaient un âge moyen de 27±7 ans avec un âge minimal de 15 ans
et maximal de 46ans (Hendrick M, 2017).
Sur le type d’infection nosocomiale nos résultats relèvent 45,3 % des patients étaient
atteinte de l’infection du site opératoire et 17 % de l’infection urinaire nos résultats
corroborent avec ceux de Melle Lydia qui, dans son travail a trouvé que 46 %
patients avaient des infections du site opératoire et étaient les plus fréquentes et représentaient
des infections nosocomiales, suivies par les infections urinaires (37 %) (Melle L, 2017).
Notre étude a montré que parmi les malades trouves dans le service de chirurgie,
15,2 % des patients ont étaient diagnostiquer de l’abdomen aigu chirurgical, cette étude ne
corrobore pas à celle de l’hôpital du point G en 2005 qui a trouver 12% des malades qui ont
eu d’autres pathologies qui sont représentées par : l’adénome de la prostate, les lithiases
urinaires, les péricardites, les adénopathies, les abcès (fesse et cuisse), les gangrènes du pied,
les lipomes, les kystes et l’hydrocèle (SAMOU F, 2005).
Pendant notre enquête, nous avons constaté que tous les malades infectes de
l’infection nosocomiale ont bénéficiés d’une antibiothérapie dont 94 % d’amoxicilline, 13 %
de Doxicycline. Tandis que Mr SAMOU FOTSO HAMEL, dans sa thèse soutenue en 2005,
stipule que la ciprofloxacine était utilisée à 82,4% et l’amoxicilline à 17,6% (SAMOU F,
2005).
Durant notre étude nous avons constaté que dans 100% des cas, les infections
nosocomiales ont été acquises pendant l’hospitalisation du malade, la stérilisation des
matériels de soin et de pansement se fait dans le poupine et celle de linge dans l’autoclave et
cela se fait à la veille de l’intervention du patient.
CONCLUSION
Notre Etude a portée sur « l’influence des infections nosocomiales sur le coût de soin
des plaies opératoires en 2023 » (Cas du service de chirurgie de l’hôpital général JASON
SENDWE). Nous avons poursuivi comme objectifs spécifique
Comparer le coût des soins des plaies opératoires chez les malades avec et sans
infections nosocomiales
Notre étude a été une étude épidémiologique d’observation descriptive transversale qui
a porté sur 198 patients qui ont subis une intervention chirurgicale.
En conclusion le surcoût de la prise charge est influencé par la présence des infections
nosocomiales, elle est très élevée chez les patients avec plaies opératoires dans le structure
sanitaire de la ville de Lubumbashi.
48
RECOMMANDATIONS
Partant de nos conclusions et des problèmes suscites lors de notre rédaction, nous
recommandons ce qui suit :
Aux autorités médicaux sanitaires de lutter afin que les droit à la sante devienne une
réalité pour tous.
De bien préparer la peau avant l’opération (mais ne pas raser plusieurs heures avant
l’opération) ; Faire attention aux fautes d’asepsie préopératoire, peropératoire et
postopératoire.
49
DIFFICULTES RENCONTREES
Nous avons fait face à quelques difficultés dans la réalisation de notre travail,
lesquelles difficultés constituent des limites non négociables à la réalisation optimale,
notamment :
Le refus des personnels de santé de collaborer car cherchant une certaine motivation
Difficulté d’avoir certaines données (les prix) dans différents départements tels que
la pharmacie, le bloc opératoire, etc.
50
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Henderson D. ; Orly T. & al. A Meta-analysis of Costs and Financial Impact on the US Health
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ANNEXE
FICHE D’ENQUETE
1. Numéro de la fiche…………..
2. Identité……………………………..
3. Sexe : M :
F:
5. Date d’hospitalisation………………..
6. Résidence :
7. Occupation
8. Diagnostic :……………………………………..
12. Perfusion :
Oui : 2. Non :
13. Transfusion :
Oui : 2. Non :
Matériel chirurgical
Blouse ou EPI
Matériels de pansement
Autre
58
Poupinel : 2. Non :
Oui : 2. Non :
20. SI OUI :
Avant l’intervention :
Pendant l’hospitalisation :
Guéri : 2.Deces :
Oui : 2. Non :
25. Durée :
59
D’hospitalisation préopératoire
D’hospitalisation post-opératoire
Fiche d’hospitalisation
Acte chirurgical
Examens de laboratoire
Anesthésie
Soins infirmiers (injection, bains,
signes vitaux, voix veineuse)
Oxygène
Transfusion
Trousse opératoire
Pansements
Médicaments
Séjours
TOTAL
61
The prevalence of nosocomial infections is higher in intensive care units largely due to the extensive use of medical devices, which serve as potential vectors for infection. Devices such as catheters and ventilators increase vulnerability to infections due to the invasive nature of these tools, highlighting the need for stringent infection control measures in these settings .
Nosocomial infections significantly prolong hospital stays and increase healthcare costs due to extended treatments and additional care needs. The European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) reports that in industrialized nations, nosocomial infections affect 4.5% of newly admitted patients, which underscores their financial impact. Effective prevention can reduce infections by about 30%, potentially decreasing the associated extended hospital stays and healthcare costs .
In high-income countries, approximately 7 out of 100 hospitalized patients contract a nosocomial infection, while in low-income countries, the rate is at least 10 out of 100. This disparity highlights the need for tailored healthcare strategies that address specific regional challenges, such as resource limitations in low-income areas, and emphasizes the importance of infection control measures in all settings .
Hygiene practices among healthcare providers are critical in reducing the spread of nosocomial infections. Proper hand hygiene and aseptic techniques can significantly lower infection rates. Despite advancements in hospital hygiene over 30 years, nosocomial infections remain prevalent, necessitating continuous emphasis on basic hygiene practices to prevent infection transmission .
Nosocomial infections can adversely affect social and economic development in regions such as Lubumbashi by increasing healthcare costs and mortality rates. Improvement in hygiene and reduction in infection rates can enhance health outcomes, leading to improved productivity and economic growth, demonstrating a direct link between health and socioeconomic stability .
Interdisciplinary collaboration enhances nosocomial infection management through coordinated efforts across medical teams. Nurses, doctors, and infection control specialists work together to ensure sterile procedures, proper wound care, and infection monitoring, particularly in surgical settings. This approach fosters comprehensive infection control strategies, reducing the incidence of postoperative infections .
Key challenges in implementing effective hospital hygiene practices include resource limitations, staff compliance, and education on infection control. Despite awareness, the upkeep of stringent hygiene standards is often hindered by inadequate supplies or training, emphasizing the need for continuous education and resource allocation to sustainably lower nosocomial infection rates .
Understanding the ecological dynamics of hospital surfaces assists in creating targeted infection prevention strategies. By identifying high-risk areas for microbial contamination, healthcare facilities can focus cleaning and hygiene initiatives to prevent nosocomial infections, optimizing resource allocation and enhancing infection control .
Bacterial causes of nosocomial infections often include antibiotic-resistant strains, complicating treatment efforts. Common bacteria such as MRSA (Methicillin-resistant Staphylococcus aureus) exhibit resistance to standard treatments, requiring alternative and often more expensive antimicrobial therapies. This resistance heightens the need for effective infection control and stewardship in antibiotic use .
Preventive interventions during pre, intra, and postoperative phases are critical in reducing nosocomial infections. Preoperative prophylactic antibiotics, intraoperative sterile techniques, and postoperative wound care all contribute to minimizing infection risks. Each phase targets specific vulnerabilities, and their collective implementation significantly lowers nosocomial infection incidences .