0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
555 vues71 pages

Baswa MEMOIRE A IMPRIMER - 115058

Transféré par

Joyce Ohelo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
555 vues71 pages

Baswa MEMOIRE A IMPRIMER - 115058

Transféré par

Joyce Ohelo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

I

EPIGRAPHE

Les infections nosocomiales restent un problème majeur de sante publique de par


leur gravité et leur fréquence.

(Mbutshu, LH et al.2019)
II

DEDICACE

Nous dédions le présent Travail à nos très chers parents David WENU et Thérèse
NGALULA, Pour tous les sacrifices consentis et dévouement en la faveur. Cette œuvre est le
fruit de votre travail.

Merci infiniment…
III

REMERCIEMENTS

Au grand Dieu, celui qui crée en nous le vouloir et le faire, nous rendons multiples
grâces pour la force et l’intelligence et la sagesse toi qui as permis que nous puissions enfin
décrocher ce diplôme

Nous disons grand merci à notre Directeur, le professeur MBUTSHU LUKUKE


Hendrick pour les efforts fournis dans notre initiation à la recherche, pour la franche
collaboration et pour nous avoir fait parvenir à la réussite de notre diplôme de licence.

Nos remerciements vont également à l’ endroit du corps académique, administratif et


scientifique de l’Université en général et de l’Ecole de SANTE PUBLIQUE en particulier
pour avoir travaillé d’arrache-pied pour notre formation intellectuelle.

Nous ne pouvons pas terminer cette page sans dire grand merci à nos frères, amis,
sœurs, collègues, cousins : Christelle MUBENGA, Gracielle KAMWANYA, Deborah
MBOMBO, Laurène NDAYA, Arnold MBAYA, Hans MPOYI, Eliel WENU, Grégory
NTUMBA, Marguerite KAPULULA, Ben MULANGE, Junior LUMU, Magloire NTUMBA,
Flory MALABA, Ben MOMA,….Je vous porte dans mon cœurs.
IV

LISTE DES FIGURES

Figure 1. Répartition des enquêté selon la tranche d’âge


Figure 2. Répartition des patients selon la provenance.
Figure 3. Répartition des enquêtés selon la profession
Figure 4. Répartition des enquêtés selon le diagnostic.
Figure 5. Répartition des patients selon le traitement chirurgical
Figure 6. Répartition des patients selon le type d’infection nosocomiale
Figure 7. Répartition des enquêtés selon les antibiotiques utilisés pour la prise en charge
V

LISTE DES TABLEAUX

Tableau I. Répartition des patients selon le sexe


Tableau II. Répartition des patients selon l’état matrimonial
Tableau II. Répartition des patients selon le type d’anesthésie
Tableau III. Répartition des patients selon le fait d’avoir été perfusé
Tableau IV. Répartition des patients selon la transfusion
Tableau V. Répartition des patients selon la présence d’une tare qui favorise l’infection
Tableau VI. Répartition selon la durée de stérilisation
Tableau VII. Répartition des patients selon la présence de l’infection nosocomiale
Tableau VIII. Répartition de la présence des infections nosocomiales selon les structures
Tableau X. Répartition\ des patients selon le retard de cicatrisation
Tableau XI. Répartition des patients selon l’issue du traitement
Tableau XII. Répartition des institutions selon le coût de la prise en charge des interventions.
Tableau XIII. Répartition des enquêtés selon la durée d’hospitalisation
Tableau XIV. Répartition de coût selon les interventions
Tableau XV. Répartition des pathologies selon le coût de la prise en charge
Tableau XVI. Répartition des patients selon le coût moyen de la prise en charge
Tableau XVII. Répartition des enquêtés selon le coût de l’intervention et autres dépenses liées
à l’infection.
VI

LISTE DES ABREVIATIONS

% : Pourcentage ou pour cent

°C : Degré Celsius

CCC : Communication pour un changement de comportement.

CLIN : Comite de Lutte contre les Infections Nosocomiales

CLIN : Comité de lutte contre les infections nosocomiales

D.A : Dinars Algerian

DMS i : Durée moyenne de séjour des patients infectés.

DMS ni : Durée moyenne de séjour des patient non infectés.

DMS : Durée Moyenne de Séjours

ECDC : European Center for Disease Prevention and Control

FC : Franc congolais

Frs : Francs sefa

H : Heure

H : Hospitalisation

HGR : Hôpital général de référence

IN : Infection nosocomiale

ISO : Infection di site opératoire

J : Jours

Km2 : Kilomètre carré

OMS : Organisation mondiale de la sante


VII

PEO : Population-Ecposure-Outcome

RDC : République démocratique du Congo

USA : United States of American


VIII

RESUME

INTRODUCTION : Chaque année, le traitement et les soins dispensés à des centaines de


millions des patients dans le monde ce sont compliquer par des infections contractées au cours
de soins de santé. Dans certains pays en développement, la proportion des patients souffrant
d’une infection résultant de soin de sante peut dépasser 25%. Notre étude avait pour objectifs
spécifiques de : De déterminer la fréquence des infections nosocomiales dans l’HGR, De
déterminer les conséquences des infections nosocomiales dans les HGR de Lubumbashi ;
Comparer le coût des soins des plaies opératoires chez les malades avec et sans infections
nosocomiales.

METHODES : Nous avons mené une étude épidémiologique d’observation descriptive


transversale qui a portée sur 198 patients qui ont subis une intervention chirurgicale en 2023,
notre une période d’étude était de 2 mois.

RESULTATS : Notre étude a portée sur 198 patients dont 53 ont présentés une infection
nosocomiale soit 26.8 % dont 8,6 % à SENDWE, 7,6 % aux cliniques universitaire et 10,6 %
à VANGU ; 15.2% des patients étaient diagnostiqués de l’abdomen aigue, 24,7 % des
patients ont eu comme intervention laparotomie, patients présentaient une Hypertension
Artérielle 31,3%, 53 patients qui ont développés l’infection soit 26,8%, 21 personnes sur les
65 personnes ayant subits l’intervention a VANGU, 45,3 % des patients étaient diagnostiqué
de l’infection du site opératoire, 94,3 % des patients ont eu comme antibiotique Amoxicilline,
le clinique universitaire de Lubumbashi avait le coût de la prise en charge le plus élevé avec
1445000 FC Ces dépenses supplémentaires sont à la charge des patients et concernent les
frais en rapport avec l’analyse bactériologique du prélèvement, l’achat des antibiotiques,
l’achat du matériel de pansement, l’acte chirurgicale, l’anesthésie, trousse opératoire, la durée
des patients avec infection nosocomiale était de 18 ± 28 jours, le coût moyen de la prise en
charge était de 317222,22 FC, la prise en charge des infections nosocomiale était de
372333,33 FC, la prise en charge de l’intervention et infection nosocomiale se lève à
689555,6 FC.

CONCLUSION : Il est certain que les infections nosocomiales ont augmentées le coût de la
prise charge chez les plaies opératoire.

Mots-Clés : influence, infections nosocomiales, coût, soins, plaies opératoires.


1

I. INTRODUCTION

I.1. ETAT DE LA QUESTION

Le risque de contracter une infection à l’hôpital a toujours existé et ce risque s’est


accru avec l’évolution des pratiques de soin et de recrutement des patients. La pratique de
soins plus efficaces mais souvent plus invasifs s’est accompagnée d’une possibilité de
contamination par des micro-organismes d’origine endogène ou exogène. De plus, le
recrutement des patients hospitalisés s’est modifié en particulier avec la prise en charge de
personnes de plus en plus vulnérables à l’infection (patients immunodéprimés, interventions
chirurgicales lourdes, patients présentant plusieurs pathologies graves, patients
polytraumatisés en réanimation). Cependant les infections nosocomiales ne sont pas « le
prix à payer » du progrès médical car elles sont au moins en partie évitables comme l’ont
montré certains pays en développant une politique de prévention (Pittet D. & al, 2010 ;
Barbut & coll, 2014).

Dans le monde, notamment dans les pays développés, 5% à 10% des patients admis
dans les hôpitaux contractent une ou plusieurs infections. En revanche, dans les pays en voie
de développement, le risque d’infection est de 2 à 20 fois plus élevé et la proportion de
patients infectés peut dépasser les 25% (Pittet D. & al, 2010).

Aux États-Unis, 10% des patients hospitalisés ont été victimes d'une infection
nosocomiale entre 2001 et 2002, soit 2 millions de patients par an. (Haley RW et al, 2014).

En Europe dans un contexte de soins postopératoire, la gestion de l’incision


chirurgicale est un travail interdisciplinaire. Cela exige de la part de chaque acteur de la
collaboration et une connaissance de son propre rôle ainsi que de ses responsabilités (Harris et
al. 2020). Le but principal étant la cicatrisation sans complication de la plaie, les soins
préventifs sont au centre du plan de traitement. Parmi ces complications, l’infection du site
opératoire (ISO) reste courante et représente la deuxième infection nosocomiale la plus
fréquente en Europe et aux États-Unis (Organisation mondiale de la santé) (Européen center
for disease prévention and control, 2011).
2

En France, 6 à 7% des hospitalisations sont compliquées par une infection


nosocomiale plus ou moins grave, soit environ 950.000 cas sur les 15 millions
d'hospitalisations annuelles (enquête de 2006) ((Suso S.H, 2012).

Selon des estimations nord-américaines de 2008, aux USA le surcoût attribuable à


l’IN est estimé chaque année entre 4,5 et 5,7 milliards de dollars et au canada 3,9 milliards de
dollars. L’antibiothérapie aurait coûté, respectivement, près de 900 millions de dollars et 750
millions de dollars (Barbut et coll, 2014).

L’estimation du coût annuel des infections contractées au cours de soins en


Angleterre s’élève à 1 milliard de livres sterling et à 1,5 milliards de dollars au Mexique
(Barbut et coll, 2014).

En Afrique, la prévalence des infections nosocomiales varie entre 10 et 60% et


celles-ci représentent la troisième cause de mortalité maternelle, la deuxième cause de
mortalité néonatale précoce, et la première cause de morbidité postopératoire. Cette
prévalence est estimée à 10,9% au Sénégal, 12% en Côte d’Ivoire, 10% au Bénin et 14% au
Mali (Oubihi B, 2015).

Au Maroc, une étude réalisée en 2011, dans le service de réanimation chirurgicale du


CHU Ibn Rochd, à Casablanca, rapporte un taux d’incidence de 13,6%. Une enquête
rétrospective menée dans le service de réanimation médicale de l’hôpital militaire Avicenne
de Marrakech, entre janvier et juin 2014, sur 156 malades, a identifié 68 épisodes d’infections
nosocomiales chez 40 malades, soit une incidence de 25,64%. Le délai médian d’acquisition
de la première infection nosocomiale était de 5,72 jours (K. El Rhazi et all, 2007).

En Tunisie, une étude multicentrique réalisée en 2005 à un niveau national a


regroupé 66 établissements hospitaliers tunisiens (21 CHU, 33 hôpitaux régionaux publics, 12
cliniques privées) incluant 7.065 patients, ce qui a révélé une prévalence de 6,9%. Les
infections de l’appareil respiratoire arrivaient en premier (30,3%), suivie par les infections
urinaires (16,9%), les septicémies (13,4%) et les infections du site opératoires (ISO) (12,1%).
3

En Algérie l’infection du site opératoire ou infection plus précisément lors d’un geste
chirurgical invasif peut être une cause majeure de morbidité et de mortalité post opératoire ;
elle nécessite une grande préoccupation pour les professionnels de santé. L’infection du site
opératoire est devenue dangereuse et complexe par résistance. Mais aussi par la multiplication
microbienne (Kebir D, 2015).

En République Démocratique du Congo, les taux d´incidences cumulées retrouvés


dans la littérature concernant les infections nosocomiales chez la mère varient de 0,5 à 65%
selon le type d'accouchement; de 0,5 à 5% pour les accouchements par voie basse et de 1,6 à
65% pour les accouchements par césarienne. Chez les nouveau-nés, cette incidence est
estimée entre 0,9 et 1,7%. Les infections nosocomiales en maternité sont graves car
responsables d'une morbidité maternelle et d'une surmortalité néonatale. L'infection reste la
deuxième cause de mortalité maternelle après l'hémorragie (Hamadi N, et coll, 2012).

Ces infections sont majoritairement causées par des bactéries qui présentent des
profils de résistances aux antibiotiques et compliquent souvent leur prise en charge (Branger
B, 2009).

L’infection nosocomiale fait partie des risques sanitaires résultant du fonctionnement


du système de santé, elle est visée- nommément désignée- par loi n° 2002- 303 du 04 Mars
2002 au titre de la réparation de leurs conséquences dommageables. Cet événement médical
est maintenant érigé en catégorie juridique, comme l’accident médical ou l’affection
iatrogène, les infections nosocomiales constituent un régime d’exception préparé par la
jurisprudence et confirmé par la législation (Gross P.A, 2011).

I.2. PROBLEMATIQUE OU ENONCE DU PROBLEME

Les infections nosocomiales constituent un important problème de santé publique.


Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), sur 100 patients hospitalisés, environ 7 dans
les pays à revenu élevé, et au moins 10 dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, vont
contracter une infection nosocomiale. Selon un rapport de l’ECDC, 4,5% des patients
nouvellement admis dans un hôpital, dans les pays industrialisés, seront touchés par une IN.
Cette prévalence avoisine les 15% dans les pays en voie de développement.
4

En Europe, le nombre de personnes victimes d’infections nosocomiales est estimé


chaque année à 4,1 millions, ce qui représente entre 5,5% et 9,9% des admissions à l’hôpital,
soit 1 à 2 sur 20 des patients hospitalisés. L’ECDC estime que 4.131.000 patients en Europe
ont développé au moins une IN en 2008, pour un total de 4.544.100 épisodes infectieux

Les infections nosocomiales prolongent non seulement le séjour hospitalier et


génèrent des dépenses importantes en soins de santé, mais elles ont aussi une influence sur la
morbidité et la mortalité des patients. Il est important que les décideurs soient en possession
d’une évaluation précise des infections nosocomiales et des dépenses de santé qui en
découlent, notamment pour justifier le coût des mesures de maîtrise des infections, qui
peuvent prévenir approximativement 30% de toutes les infections nosocomiales (Suso S.H,
2012).

L’infection nosocomiale peut être causée par les germes du patient, du personnel
soignant ou de l’environnement hospitalier. Ces infections augmentent la morbidité et le coût
des soins à l’hôpital et ont un impact majeur en sante publique (Mezher H, 2010).

Ainsi, les infections nosocomiales (IN) constituent un important problème de santé


publique avec un impact en matière de morbidité / mortalité et de surcoût financier sur les
établissements de santé et sur la société (Suso S.H, 2012).

L’infection du site opératoire (ISO) reste une complication fréquente des plaies
aiguës chirurgicales. Les infirmières, par leur champ de compétences, proposent des
démarches de soins aussi bien thérapeutiques que préventives lors des trois temps opératoires
(pré, intra et postopératoire). Interdisciplinaire, la gestion des plaies nécessite ainsi une
définition claire des rôles de chacun des acteurs (Henderson D, 2009).

Pourtant l’application des mesures simples d’hygiène telles que l’hygiène des mains
qui passe par la prise de conscience et la participation de tous peut résoudre ce problème
(Soulami O, 2010).

Les services les plus touchés sont les unités de soins intensifs, en partie parce que le
taux de dispositifs médicaux utilises chez les patients avec des pathologies sévères est plus
important que dans le reste de l’hôpital. L’utilisation de ces dispositifs médicaux est
fréquemment associée au développement d’infections nosocomiales, surtout l’emploi des
actes invasifs (Mansour F, 2009).
5

Ces infections sont majoritairement causées par des bactéries qui présentent des
profils de résistances aux antibiotiques et compliquent souvent leur prise en charge (Dauphin
A, 2009).

Chaque année, 700 000 personnes développent une infection nosocomiale soit
environ un patient sur 20. On estime à 4200 le nombre de décès par an dus à une infection
nosocomiale (IN) dont 125 où le pronostic vital n’était pas engagé à l’admission. Ces
quelques chiffres montrent que, malgré un développement et un renforcement de l’hygiène
hospitalière sur ces 30 dernières années, le risque de contracter une infection à l’hôpital reste
élevé. En effet celui-ci est un lieu propice aux IN ; il met en relation des individus sains
(personnel soignant, visiteurs…) et des individus malades (infectés ou non). Il est ainsi facile
pour les germes d’être disséminés, que ce soit par le flux des visiteurs ou par les soins
prodigués (Aylife GA et al, 2010).

Question de recherche

Compte tenu de la prévalence actuelle de ces ISO, leur prévention est primordiale.
Au sein de cette démarche, la gestion de la plaie fait appel à l’interdisciplinarité. Cette
dernière exige une définition des rôles de chacun. Par conséquent, la question de recherche de
cette revue de la littérature est la suivante et suit le modèle Population-Expo sure-Out come
(PEO) : Quelle est l’influence des infections nosocomiales sur le coût des soins des plaies
opératoires ?

I.3. OBJECTIFS DE L’ETUDE


I.3.1. Objectif général

L’objectif général de notre travail est d’étudier les infections nosocomiales et son
impact sur le coût de soin dans le service de chirurgie des HGR de Lubumbashi

I.3.2. Objectifs spécifiques

Notre étude poursuit les objectifs spécifiques ci-après :

 Déterminer la fréquence des infections nosocomiales,

 D’Identifier les conséquences des infections nosocomiales ainsi que de

 Comparer le coût des soins des plaies opératoires chez les malades avec et
sans infections nosocomiales.
6

I.4. CHOIX ET INTERET DU SUJET


I.4.1. Choix du sujet

La prévention des infections nosocomiales est capitale et doit être présente durant les
trois temps opératoires, soit les temps pré, intra et postopératoires. L’amélioration des
conditions d’hygiène hospitalière au regard de la précarité de la situation actuelle, pour
contribuer à la fois à la diminution de taux des infections nosocomiales.

I.4.2. Intérêt du sujet

L’amélioration de l’hygiène de surface contribue à la diminution de taux des


infections nosocomiales.la diminution du taux d’IN contribue à la diminution du taux de
mortalité imputable à ces infections et entraine l’amélioration de la qualité de soins de santé.

Sur le plan scientifique, cette étude constituera une banque des données de référence
pour la ville, car la connaissance de l’écologique surface hospitalière va aider à orienter
correctement la prévention des infections nosocomiales dans les HGR de Lubumbashi

La réduction de la mortalité due à ces infections et l’amélioration de la qualité de


soins contribueront aussi à leurs tours au développement économique et social de la ville de
Lubumbashi en particulier et la RDC en général

Sur le plan personnel ce travail nous permettra d’approfondir nos connaissances sur
les infections nosocomiales et sur des méthodes de prévention contre ces dernières.

I.5. DELIMITATION DE L’ETUDE

Notre étude s’effectue en République Démocratique du Congo dans la Province du


Haut-Katanga, plus précisément dans la ville de Lubumbashi, Elle s’est étalée sur une période
de 2 mois pour l’année 2023 : Du mois de juillet au mois de septembre 2023 ; soit une période
de trois mois.

I.6. SUBDIVISION DU TRAVAIL


7

Hormis l’introduction et la conclusion, ce travail est subdivise en deux parties dont


l’une théorique, et l’autre pratique. Comportant chacune respectivement deux et trois
chapitres.

PREMIERE PARTIE :

CONSIDERATIONS THEORIQUES
8

CHAPITRE I : GENERALITE SUR LES INFECTIONS NOSOCOMIALE

I.1.DEFINITION DES CONCEPTS

Influence : Du latin « influentia » ; Action généralement continue d’exercer quelque


chose ou sur quelqu’un (Freeman J et all, 2008).

Infection : Elle est le résultat de l’agression d’un organisme vivant par un micro-
organisme

Elle se traduit par des altérations chimiques ou fonctionnelles, par des manifestations
cliniques et biologiques, qui résultent du déséquilibre entre la virulence de l’agent pathogène
et les capacités de résistance de l’hôte (Freeman J et all, 2008).

Infections nosocomiales

Les infections nosocomiales aussi appelées « infection hospitalières » sont définies


par l’organisation Mondiale de la santé (OMS) comme des infections acquises pendant un
séjour à l’hôpital et qui n’étaient ni présentes ni en incubation au moment de l’admission du
patient Lorsque la situation précise à l’admission n’est pas connue, un délai et au 48h après
admission (ou un délai supérieur à la période d’incubation lorsque celle-ci est connue), est
communément accepté pour distinguer une infection d’acquisition nosocomiale d’une
infections communautaire (Richard P et all, 2006).

Coût des soins : C’est le coût effectif de services de soins, y compris les procédures,
traitement. (Freeman J et all, 2008).

Plaies opératoires : Se définie comme étant une ouverture de la peau après une intervention
chirurgicale (Freeman J et all, 2008).
9

Hôpital : c’est un lieu de soins et services pour les malades, un lieu de travail pour le les
personnels, un lieu d’accueil pour les visiteurs (Henderson D et all, 2009).

I.2. CAUSES D’UNE INFECTION NOSOCOMIALE

Les causes sont multiples, c’est entre autre :

 La prescription de trop d’antibiotiques

 Une hygiène pas irréprochable, de la part du personnel comme des patients


eux-mêmes

 L’âge est aussi un facteur de risque : les patients âgés de 65 à 85 ans ont 2,5
fois plus de risques d’être infecté que les autres

Autres population à risque : Les personnes immunodéprimées, les nouveaux nés, et


les grands brulent.

I.3. LES SYMPTOMES D’UNE INFECTION NOSOCOMIALE

Au mieux les infections nosocomiales présentent de l’inconfort. Au pire, elles


peuvent entrainer de graves complications, comme une amputation, voire provoquer le décès
du patient. Certaines infections sont gravissimes, à l’image des infections pulmonaires et des
septicémies.

Ils seraient plus de 4000 à en mourir chaque année dans le monde .Entre les deux
extrêmes, toute la gamme des symptômes possibles et imaginables dont les plus courants
sont :

 Fièvre
 Frissons
 Douleurs
 Toux
 Essoufflement
10

 Vomissements
 Céphalées
 Douleurs thoracique
I.4. DIAGNOSTIC D’UNE INFECTION NOSOCOMIALE

L’examen clinique peut parfois suffire à poser un diagnostic, quand les symptômes
signalent l’infection. Mais les médecins ont souvent besoin d’outils supplémentaires pour
confirmer leurs doutes et identifier les bactéries responsables (Carlberg M et all 2008).

I.5. MODE DE TRANSMISSION

L’infection nosocomiale peut être causée par les germes du patient, du personnel
soignant ou de l’environnement hospitalier. Ces infections augmentent la morbidité, la
mortalité et le coût des soins à l’hôpital (Carlberg M et all 2008). .

Une infection peut être transmise par :

 Des micro-organismes contribués d’un environnement contaminé (exogène).


 D’après des humains
 Le personnel les visiteurs ou
 Par le malade lui-même.
On a trois modes de transmission dite exogène :
 Par contact
Il peut être direct ou indirect soit par contact direct avec le patient ou par un
intermédiaire .La transmission manu portée est prédominante dans ce mode d’infestation.
 Par gouttelette ou droplet
Des sécrétions du rhino-pharynx, la source et donc proche du patient.
Par dispositifs médicaux, produits biologique, aliments La multiplication n’est alors
pas nécessaire dans ce cas sur le support pour que le risque de transmission existe.
I.6. LES PRINCIPAUX FACTEURS DE RISQUES DES INFECTIONS
NOSOCOMIALES
 L’âge : les âges extrêmes sont des raisons de déséquilibre cardio pulmonaire,
hépatique et rénal
 L’Etat nutritionnel : la malnutrition entraine une diminution de la synthèse des
immunoglobulines, du taux des protéines sériques, de l’activité de cellules marcophagiques
11

 Les maladies sous-jacentes : Le diabète, les tumeurs immunodépression,


l’anémie, l’hypertension artérielle, les infections diverses rendent les infections plus
fréquentes, graves et surtout plus prolongées.
 La gravite du motif d’intervention : les poly traumatismes, les brulures graves.
 Les facteurs liés à l’hospitalisation : La prolongation de la durée
d’hospitalisation préopératoire et l’hospitalisation en salle commune majorent le risque
infectieux.

Facteurs liés à la pratique médicochirurgicale :

 La préparation préopératoire du malade : la douche antiseptique a la veille de


l’intervention diminue le risque infectieux, le rasage trop loin majore le risque infectieux .il
faut raser le malade immédiatement avant l’acte opératoire

 Les facteurs lies a l’intervention :la longue durée de l’intervention, le


mouvement des personnes dans la salle d’opération ;le risque d’infection augmente s’il y a
plus de cinq personnes dans la salle d’opération ,le type de champ utilise, l’expérience de
l’équipe chirurgicale, la qualité de l’hémostase, l’existence d’un hématome, la chronologie de
l’acte opératoire, le matériel chirurgical, le contexte d’urgence (chirurgie non programmée) le
fait qu’il s’agisse d’une intervention, le type de chirurgie selon la classification
d’ALTEMEIER (chirurgie propre, propre contaminée, contaminée ,sale) sont des facteurs de
risque importants (Carlberg M et all 2008).

 Autres facteurs : La mauvaise architecture du bloc, l’usage abusif des


antibiotiques à large spectre, l’insuffisance de formation du personnel soignant vis-à-vis de
l’hygiène hospitalière (Carlberg M et all 2008).

Les risques infectieux lies au malade

Les patients porteurs de pathologies chroniques (Diabète, L’insuffisance rénal,


L’insuffisance hépatique, L’incontinence urinaire et L’immunodépression) sont les patients
les plus risqués d’attribuer les infections nosocomiales.

Les risques infectieux lies aux soins

La qualité du soin qu’il soit diagnostique ou thérapeutique, compénètre le risque de


contracter une infection nosocomiale.
12

Les infections chirurgicales

Le risque d’infection de plaie opératoire est inégal selon l’intervention pratiquée ceci
a amené à formaliser une classification des interventions selon la probabilité de
contamination de la plaie du post opératoire (Asensio Vegas, 2006).

Les insuffisances dans l’organisme des soins

Toute insuffisance dans l’organisation des soins créent de nouvelles portes d’entrées
potentielles d’infection.

Cinq types d’erreur potentiellement lourde en conséquence ;

 Hygiène des mains défectueuse.

 Désinfection insuffisante.

 Asepsie insuffisante.

 Stérilisation inefficace.

 Antibiothérapie aveugle.

Une antibiothérapie aveugle peut causer la multiplication bactérienne :

À la synthèse de la paroi bactérienne (pénicilline, vancomycine). À la fabrication


des protéines bactériennes (aminoside, érythromycine).

A la synthèse du matériel génétique de la bactérie (quinolone, sulfamides).

I.7. LES FACTEURS FAVORISANT LE DEVELOPPEMENT D’INFECTION


NOSOCOMIAL (Mezher H, 2010).
 Insuffisance ou inadaptation des matériels dans la chambre.

 Transports des patients


13

 Soins ou procédures non planifiées ne tenant pas compte des conditions et


moyens disponibles.
Prise en charge d’une urgence.

I.8. CAUSES D’UNE INFECTION NOSOCOMIALE (White M.C, 2006).


Pour qu’une infection se développe chez un malade à l’hôpital, il faut a priori trois
éléments :
 Une source d’infection, c'est-à-dire un milieu contaminé par des germes, le
plus souvent des bactéries.
 Un vecteur capable de transporter les germes de la source vers le patient.
 Un malade qui présente une réceptivité particulières à l’infection du fait des
traitements au des soins qu’il reçoit (par exemple : baisse des défenses immunitaires favorisée
par un traitement contre le cancer), cette réceptivité qui favorise la multiplication des germes,
varie grandement d’un malade à un autre en fonction de la maladie sous-jacente et du type de
traitement administré (Gross P.A, 2011).
I.9. CLASSIFICATION DE L’INFECTION (Camus C, 2009).

 Infection incisionnelle superficielle de plaie opératoire :

Toute infection de la plaie opératoire intéressant la peau et les tissus sous cutanés et
dont le diagnostic est évoqué devant un ou plusieurs des critères suivants :

Liquide purulent au niveau de l'incision ;

 Culture positive du liquide ou du tissu superficiel prélevé au niveau de


l'incision ;

 Plaie avec des signes d'infection (douleur, chaleur, rougeur, tuméfaction)


avec réouverture de la plaie par le chirurgien.

Diagnostic d'infection posé par le chirurgien.

 Infection incisionnelle profonde de plaie opératoire :

Toute infection de plaie opératoire qui implique les muscles et les fascias et dont le
diagnostic est évoqué devant un ou plusieurs des critères suivant:
 Déhiscence spontanée ou réouverture par le chirurgien en présence des signes
d'infection ;
14

 Abcédassions ou autres signes d'infection à l'examen direct, histopathologie ou


radiologique.

Diagnostic d'infection posé par le chirurgien.

 Infection d'organe ou d'espace :

Toute infection de plaie opératoire impliquant un organe ou un espace anatomique


ouvert ou manipulé pendant l'intervention et dont le diagnostic est évoqué devant un ou
plusieurs des critères suivants :

 Liquide purulent à partir d'un drain placé via une incision dans l'organe ou
l'espace;
 Culture positive obtenue d'un liquide ou tissu provenant de l'organe ou espace ;
 Abcédassions ou autres signes d'infection à l'examen direct, histopathologie ou
radiologique
 Diagnostic d'infection posé par le chirurgien.
I.10. PREVENTION DES INFECTIONS NOSOCOMIALES (Branger B., 2009).

Mesures générales de prévention

 L’antisepsie :

C’est l’ensemble des méthodes et moyens destinés à prévenir l’infection en


détruisant ou en inhibant la croissance des micro-organismes sur les tissus vivants ou les
objets inanimés en utilisant des procédés physiques (filtre, rayonnement) ou chimiques
(substances bactéricides, virucides ou fongicides). Les antiseptiques sont des substances
chimiques permettant d’inhiber ou de tuer les micro-organismes des tissus vivants. Ils
agissent par dénaturation des protéines ou blocage du métabolisme ou altération des
membranes des microorganismes. Les mycobactéries et les spores résistent à la plupart des
antiseptiques (M. L. Kaleng, 2017).

Les principaux antiseptiques sont :

Alcool éthylique à 70° : Il est bactéricide sur un large spectre de bactéries Gram
positif et Gram négatif, virucide et fongicide (durée minimum 1 à 3 minutes). Son action
diminue la présence de matières organiques (J. C. B. e. al, 2021).
15

Les hypochlorites dilués : L’eau de Javel est utilisée comme antiseptique et


désinfectant. Le Dakin est moins irritant que l’eau de Javel. Temps d’action : 10 à 20 minutes.
Elle doit être utilisée à une concentration de 0,1 à 0,5 % (M. Chablou, 2011).

L’iode : C’est un oxydant bactéricide dès la concentration de 0,1 %, fongicide à 1%.


Il agit rapidement. Il est utilisé sous forme de solution alcoolique, de teinture d’iode et de
polyvinyle iodée (Bétadine) (M. Chablou, 2011).

L’eau oxygénée : A dix volumes, c’est un oxydant bactériostatique par dégagement


d’oxygène ; mais il est peu actif sur les spores et les champignons et il dessèche la peau (M.
Chablou, 2011).

Les ammoniums quaternaires : Ce sont des surfactants cationiques, tensioactifs


utilisés pour leurs propriétés détergentes et moussantes, leur coût est élevé (M. Chablou,
2011).

Les phénols : L’hexachlorophène est de moins en moins utilisé (risque de


démyélinisation). La solution de phénol à 5 % est le meilleur antiseptique contre les BK
(Bacille de Koch) (L. Firdaws, 2021).

Les acides organiques : Ils sont bactériostatiques caustiques pour la peau et les
muqueuses mais couvrent un large spectre de micro-organismes. L’acide lactique est utilisé
dans les savons antiseptiques (L. Firdaws, 2021).

La Chlorhexidine : Est surtout active sur les bactéries et employée comme


antiseptique de la peau et des muqueuses dans des nombreuses préparations. (Cytéal, Eludril,
Habitante, Hibiscus); son coût est élevé (L. Firdaws, 2021).

Le trichlocarban : Il est utilisé pur ou dilué comme savon antiseptique (Septivon,


Solubacter) mais est peu actif sur les bactéries Gram négatif (L. Firdaws, 2021).

 Asepsie :
16

Selon le dictionnaire médical Larousse 1981, l’asepsie est l’absence de tout germe
microbien de tout élément susceptible de produire la putréfaction ou l’infection. Cette
définition est élargie par le dictionnaire français de médecine et de biologie (Flammarion
1970) qui définit l’asepsie comme l’ensemble des moyens visant à empêcher la contamination
d’objet, de substance, d’organisme ou de locaux. La réalisation de l’asepsie : Elle nécessite
un travail d’équipe et comporte la décontamination, la désinfection et la stérilisation (B.
Bruno, 2014).

 La décontamination :

C’est éliminer, tuer, ou inhiber les micro-organismes indésirables, et diminuer leur


nombre sur le matériel utilisé.

 La désinfection :

Elle permet d’éliminer la plupart mais pas tous les micro-organismes à l’origine des maladies
sur le matériel utilisé. La désinfection de haut niveau détruira tous les micro-organismes (y
compris les bactéries végétatives, la tuberculose, les levures et les virus), à l’exception de
certains endospores bactériennes. Les objets qui subissent une désinfection de haut niveau
peuvent être utilisés sans danger pour toucher une peau lésée ou des membranes muqueuses
intactes. La désinfection de haut niveau constitue la seule autre solution acceptable s’il n’est
pas possible de stériliser ou si la stérilisation n’est pas appréciée (M. A. VASSELLE, 2006).
17

La désinfection de haut niveau peut être réalisée par ébullition ou par trempage dans
divers désinfectants chimiques (alcool, solution de chlore, formaldéhyde à 8%). Pour être
efficaces, les procédures de désinfection doivent être suivies à la lettre. En pratique la
désinfection du matériel préalablement décontaminé s’effectue par immersion dans un bac de
5 litres de solution désinfectante. Afin d’assurer le contact du désinfectant avec toutes les
parties du matériel, les instruments articulés demeurent ouverts, les canaux et cavités sont
soigneusement irrigués. Le bac doit être muni de couvercle afin d’éviter l’évaporation de la
solution et les émanations de vapeurs toxiques. En fait, la solution se dilue au fur et à mesure
de l’immersion de matériel ; donc son efficacité s’altère progressivement. Il est donc
recommandé de procéder au renouvellement du bain de désinfectant au moins une fois par
semaine, voire plus souvent si la quantité de matériel désinfecté est importante. Le temps
d’immersion dans le bain désinfectant est variable en fonction de l’objectif fixé et du produit
utilisé ; quinze minutes représentent le temps habituellement requis pour une désinfection
standard. Après désinfection le matériel est rincé abondamment dans un bac d’eau stérile
renouvelé fréquemment en fonction de l’importance du matériel immergé (M. A.
VASSELLE, 2006).

 La stérilisation :

C’est l’ensemble des méthodes permettant de tuer les micro-organismes vivants de


nature bactérienne (végétative ou sporulé), virale ou parasitaire y compris les endospores
portés par un objet. Pour une bonne stérilisation il faut les étapes suivantes : décontamination
(10 à 20 minutes) ; nettoyage, désinfection (froid, chaud) ; séchage et enfin stérilisation
proprement dite (M. A. VASSELLE, 2006).

• La stérilisation par la chaleur :

La stérilisation par la chaleur sèche (Poupinel) : cette technique consiste à exposer


les objets à stériliser pendant une période supérieure à une heure à une température entre 160
°C et 200 °C. Elle s’emploie pour le matériel chirurgical, la verrerie et la porcelaine. Elle
n’offre pas de garantie en raison du caractère isolant de l’air et de la différence de densité des
objets et des parois du conditionnement (M. A. VASSELLE, 2006).
18

 La stérilisation par la chaleur humide (autoclave à vapeur d’eau) :


L’autoclave, qui utilise la vapeur d’eau sous pression comme fluide stérilisant, est par contre
un procédé de choix car la vapeur d’eau est un excellant fluide pour le transport des calories.

Il existe une relation simple entre la vapeur d’eau et sa température. Un


diagramme permet de contrôler les différentes phases du cycle. Le temps d’exposition à la
vapeur d’eau sous pression est variable selon la charge. Un autoclave rapide à faible
contenance peut ainsi permettre de stériliser un instrument par une exposition de 5 minutes à
134°C, de 3 minutes à 144°C (temps auquel il faut ajouter les opérations préalables de mise
sous vide, de chauffage et les stades suivants de remise sous vide en vue du séchage et du
refroidissement). Cette méthode est utilisée pour le linge, les solutés liquides, la porcelaine,
les instruments métalliques dans leur emballage définitif (ce dernier est poreux). Ce procédé a
des inconvénients liés à ces limites (non résistance à la température des matériaux plastiques).
Il est nécessaire que les instruments soient d’une propreté parfaite. Pour contrôler la
stérilisation : Il faut : Vérifier le fonctionnement correct de l’autoclave ; Vérifier le
diagramme d’enregistrement du temps, de la température et de la pression de la vapeur d’eau ;
Avoir un cahier de stérilisation dont chaque charge doit être enregistrée. Dans ce cahier
doivent figurer : les paramètres adaptés, les résultats de contrôle (Z. Sandrine, 2021).

Les contrôles chimiques par les scellés montrent que la température maximale a été
atteinte sans indication du temps d’exposition. . Validation biologique en utilisant les
bandelettes porteuses de spores.

• La stérilisation par les rayonnements ionisants :

La stérilisation par les rayonnements ionisants a pour principe de soumettre les


micro-organismes contaminants à l’action bactéricide d’un rayonnement gamma, ou d’un
faisceau d’électrons accélérés. Ce procédé sans rémanence et stérilisant à froid est sûr,
contrôlable et reproductible. Il permet de stériliser un article dans son emballage unitaire
définitif. Elle est utilisée pour le caoutchouc et le métal mais elle a des limites. En effet
l’irradiation modifie la structure moléculaire de tous les polymères synthétiques et naturels
(Z. Sandrine, 2021).

• La stérilisation par filtration :


19

Elle est réservée aux liquides et aux gaz ne supportant pas la chaleur ; ce n’est pas
une méthode fiable, d’où l’intérêt d’ajouter aux liquides et aux gaz filtré un antiseptique (Z.
Sandrine, 2021).

• La stérilisation par l’oxyde d’éthylène :

Ce procédé utilise un gaz toxique très hydrosoluble, qui à chaleur modérée, produit
une alkylation des macromolécules bactériennes. Il a l’avantage de pouvoir être utilisé pour
les matériaux thermolabiles, mais il doit être soumis à des règles d’emploi très strictes du fait
de sa toxicité. Il est impératif d’observer après stérilisation une période de désorption dans
une armoire spéciale à 55°C, à renouvellement d’air trois fois par minutes pendant au moins
3 jours. Ce temps peut atteindre 15 jours ou 30 jours pour que certains matériaux (caoutchouc,
latex) atteignent la teneur maximale de deux pour mille en oxyde d’éthylène (Z. Sandrine,
2021).

Stockage :

Conditionnement et présentation du matériel : Le stockage et le conditionnement


doivent éviter la décontaminant du matériel : champs, étui, ou boite stérile. Le lieu de
stockage doit être régulièrement décontaminé. Une bonne présentation du matériel lors de son
utilisation permet d’éviter leur contamination. Elle est particulièrement importante dans les
implants prothétiques (Z. Sandrine, 2021).

 L’antibioprophylaxie :

C’est l’administration d’antibiotique avant la contamination bactérienne potentielle


liée à l’acte opératoire. Elle a pour objectif la réduction de la fréquence des infections
chirurgicales superficielles au niveau des sites opératoires. Elle est réservée aux interventions
associées à une fréquence élevée d’infection postopératoire ainsi qu’aux interventions dont les
complications septiques, bien que rares, ont des conséquences vitales ou fonctionnelles
graves. Elle est indiquée uniquement dans certains gestes chirurgicaux des classes I (propre)
et classe II (propre contaminée) ; selon la classification d’ALTEMEIER. Les actes
chirurgicaux des classes III (contaminée), IV (sale) relèvent d’une antibiothérapie curative
adaptée. L’antibioprophylaxie doit tenir compte (Z. Sandrine, 2021) :

 De l’écologie microbienne locale ;


20

 Du rapport coût/efficacité ;

 De la bonne diffusion de l’antibiotique au site opératoire ; L’administration


d’antibiotique doit être de courte durée si possible poursuivie pendant 24 heures
mais jamais au-delà de 48 heures : éviter les antibiotiques à large spectre car ils
ne représentent qu’un élément adjuvant des mesures de prévention (Z. Sandrine,
2021).

Principes généraux de prévention pour les hôpitaux.

 Les bâtiments :

Ils doivent être dans les normes par leurs surfaces, leur aération ; ils doivent être
nettoyés matin et soir avec des désinfectants à la serpillière sans balayage préalable. Le sol de
la salle d’opération est nettoyé après chaque opération avec de l’eau de Javel diluée,
l’ensemble du bloc lavé à grande eau à la fin de chaque semaine (S. F. H. SAID, 2005).

 Le personnel :

Il faut insister sur la formation et l’éducation du personnel socio-sanitaire dans le


respect strict des règles d’hygiène et de fonctionnement des services.

 Le déchet :

A l’hôpital, les circuits propres et sales doivent être clairement individualisés et


distincts. Tous les objets piquants et tranchants doivent être jetés dans des conteneurs
spéciaux. Les déchets d’activité de soins à risque infectieux sont éliminés dans des récipients
spéciaux et suivent une filière spécifique de ramassage et de transport visant à une
incinération ou à un enfouissement. L’emballage, le ramassage, le transport et les modalités
d’incinération font l’objet d’une réglementation très précise (S. F. H. SAID, 2005).

Principes de prévention en milieu chirurgical.

 Le Bloc opératoire :
21

C’est le lieu principal des activités et le point de départ de la plupart des infections
postopératoires. L’architecture du bloc doit permettre la séparation entre les interventions
septiques et les interventions aseptiques et doit comporter : les salles d’intervention ; une salle
de stérilisation contiguë et communiquant avec les salles d’intervention ; un vestiaire ; une
salle de réveil ; une salle de préparation du chirurgien ; une salle de préparation du malade ;
une toilette interne à distance des salles d’opération permettant au personnel de satisfaire ses
besoins sans sortir du bloc opératoire (Z. Sandrine, 2021).

Le bloc doit avoir un système de remplacement de l’air vicié ; les murs et le sol
doivent être lavables et les portes coulissantes ; la salle d’intervention doit comporter deux
portes (une pour l’entrée et l’autre pour la sortie du malade) et deux fenêtres ( une pour le
matériel stérile et l’autre pour le matériel sale) ; la température ne doit pas dépasser 20°C ; la
salle d’opération doit être nettoyée après chaque intervention et lavée à grande eau après
chaque programme opératoire avec une solution désinfectante. Pour la collecte des déchets,
les objets coupants et piquants sont placés dans un récipient avec couvercle et contenant une
solution de décontamination puis enfouis. Les pièces opératoires doivent être mises dans des
emballages imperméables et conduites à l’incinération. Les autres déchets doivent être
conditionnés dans des emballages imperméables et conduits à l’incinération (Z. Sandrine,
2021).

 Le Personnel soignant du bloc opératoire :


22

La plupart des infections viennent du chirurgien et des matériaux de travail. Le


nombre de personne au bloc doit être limité au strict nécessaire. Les mouvements du
personnel de 1a salle d’opération vers l’extérieur doivent être limités. Le personnel doit se
débarrasser de sa tenue de ville dans les vestiaires au profit de celle réservée exclusivement au
bloc. Le personnel porteur d’une infection susceptible d’être transmise à l’opéré doit
s’abstenir d’entrer en salle d’opération jusqu’à ce qu’il ne représente plus un risque pour le
malade. Tout le personnel rentrant au bloc doit être muni d’un bonnet cachant largement les
cheveux, d’une bavette en tissu imperméable prenant le nez, la bouche et le menton, et de
chaussures ou couvre-chaussures réservées uniquement au bloc opératoire (Z. Sandrine,
2021).

 Les barrières :

C’est l’ensemble des dispositifs entre les chirurgiens, le patient et la plaie


opératoire afin d’éviter les contaminations. Elles comprennent : les blouses opératoires avec
bavette, les bonnets, les tabliers imperméables, les gants stériles, les masques et lunettes, les
champs opératoires stériles, les bottes imperméables. Les barrières doivent respecter les
normes établies (Oubihi B, 2015).

 Le patient :

La flore saprophyte du patient est pour beaucoup dans la survenue des infections
nosocomiales. Le malade doit arriver au bloc vêtu d’une tenue à cet effet, il doit se laver avec
un savon antiseptique. Toutes les tares, affections ou infections susceptibles d’entraîner une
infection de la plaie doivent être corrigées ou traitées auparavant. Il faut éviter les rasages la
veille de l’intervention. Ils favorisent la survenue des infections ; préférer plutôt l’épilation
(Oubihi B, 2015).

Toute intervention sur le tube digestif (programmée) doit être précédée d’une
préparation de l’organe à l’intervention (Oubihi B, 2015).

Le lavage des mains : Il est fait dans un lavabo chirurgical débitant de préférence de
l’eau stérile avec un savon antiseptique (Oubihi B, 2015).

Le lavage durera 3 à 5 minutes. Il doit comporter 4 temps :


23

1er temps : Eau simple de la main jusqu’au coude.

2é temps : Eau savonneuse de la main jusqu’au coude.

3è temps : Brossage (ongles) puis l’eau savonneuse jusqu’à la moitié de l’avant-


bras.

4è temps : savonnage de la main au poignet suivi de rinçage. Pendant chacun de ces


temps l’eau doit couler de la main vers le coude (Branger B, 2009).
I.11. MESURES SPECIFIQUES DE PREVENTION

Prévention des infections des plaies opératoires :


Il faut limiter le plus possible la durée du séjour hospitalier préopératoire et proposer
les explorations préopératoires en ambulatoire. Les infections préexistantes doivent être
dépistées et traitées. La préparation cutanée suit une procédure qui comprend : une douche la
veille de l’intervention, un dépilage par tondeuse ou crème épilatoire de la zone à opérer. Il
faut observer une asepsie rigoureuse lors de la manipulation des drains et la réalisation des
pansements ; éviter les injections de substances ou de médicament dans les systèmes de
drainage et privilégier les systèmes d’aspiration clos. Le nettoyage, la désinfection des
bâtiments et lits, la stérilisation des instruments, l’incinération et l’enfouissement des déchets
permettent de diminuer la survenue des infections nosocomiales (Branger B, 2009).

I.12. TRAITEMENT CURATIF.


Traitement des infections des plaies opératoires : Le traitement est essentiellement
chirurgical (drainage et nettoyage des abcès). L’antibiothérapie n’est qu’un complément. Elle
est prescrite et réévaluée en fonction de l’antibiogramme (Branger B, 2009).

I.13. INDICATEUR DE COUT


Afin d’évaluer l’impact socioéconomique des infections nosocomiales, plusieurs
volets doivent être analysés : les conséquences sur l’établissement sanitaire l’accueillant
(hospitalisation, traitement, …) et sur le malade lui-même et son entourage (absentéisme,
transport) (Melle Lydia Brahimi, 2017).

Les différentes études disponibles montrent que les estimations du surcoût varient
sensiblement en fonction du site anatomique de l'infection, de la nature du germe, de la
pathologie prise en charge mais aussi du service d'hospitalisation (Melle Lydia Brahimi,
2017).
24

Coût direct La mesure effective des coûts est complexe : En effet, plusieurs études ont tenté
de mesurer le coût réel attribuable aux IN. Cependant, la plupart de ces études s’intéressent
uniquement à certains aspects de ce coût. Le surcoût financier direct est le plus calculé dans la
plupart des études. Il est généré, surtout, par la prolongation de la durée d’hospitalisation. Il
comprend :

Les charges communes et les dépenses d’hôtelleries (les frais liés à l’électricité, à l’entretien
du matériel de surveillance comme le scope, les frais liés à la nourriture, au blanchiment du
linge des patients, …) ainsi que la consommation en antibiotiques et en examens para
cliniques (examens bactériologiques et examens radiologiques) (Melle Lydia Brahimi, 2017).

Des enquêtes ont était menées dans plusieurs établissements hospitaliers de différents pays
pour mettre en avant le surcoût engendré par les infections nosocomiales. Dix-sept études
européennes ont été analysées, dont neufs en France, deux en Angleterre, deux en Italie, deux
en Allemagne et deux autres en Belgique. En France, neuf études ont été réalisées (sept dans
un établissement de soins, deux dans deux CHU). Cinq d’entre elles sont effectuées dans le
service de réanimation médicale (deux portent sur l'ensemble des infections nosocomiales,
une sur l’infection pulmonaire à Staphylococcus aureus méticilline résistant et une sur
l’association de la pneumopathie et de la bactériémie).

En soin intensif, trois enquêtes analysaient le surcoût occasionné par septicémie. Dans les
services de médecine, de gériatrie et d’urologie, l’étude s’est portée sur l’infection urinaire et,
enfin, celle effectuée en pédiatrie traitant les infections à rotavirus (Melle Lydia Brahimi,
2017).

I.1. Coût indirect :

Le coût indirect représente le coût lié aux conséquences de l’infection nosocomiale sur le
patient et ces proches (coût de l’absentéisme au travail, frais de transport, coût de l’aide
domestique, frais d’hospitalisation, ...), sur l’établissement de soins (accroissement des
besoins en personnel, temps perdu dans le soin d’une infection évitable, ...), et sur la société
(frais d’hospitalisation pris en charge par la mutuelle). L’infection nosocomiale a un impact
sur la vie professionnel du patient à cause de l’allongement du séjour à l’hôpital, ce qui
contraint le malade à s’absenter, et cela même après la sortie d’hôpital (période de
convalescence), engendrant un déficit économique, estimé en 2002 à 1,2 milliards d’euros en
France et à 847 million d’euros en Allemagne (Melle Lydia Brahimi, 2017).
25

Aux USA ce déficit a été estimé en 2008 à 1,8 milliards de dollars, dont une perte
de 2.316 $/patient.

1.4. Coût intangible : Le coût intangible est qualitatif et subjectif (stress, altération des
conditions de vie, baisse de productivité du patient dans son travail, licenciement,
augmentation de la charge de travail du personnel soignant) (Melle Lydia Brahimi, 2017).

1. Intérêt du calcul du coût engendré par l’infection nosocomiale :

Le calcul du coût des infections nosocomiales permet de mettre en évidence un problème


récurrent qui touche les établissements de santé et dont souffrent les patients, en exposant
certains chiffres pour alerter et sensibiliser ces établissements sur les conséquences de ses
infections sur le plan économique mais aussi et surtout sur le plan humain (morbidité /
mortalité) et tirer la sonnette d’alarme auprès des organismes chargés de lutte contre les
infections nosocomiales (CLIN), pour mettre en place des stratégies afin de prévenir ces
infections, diminuer les charges engendrées par ces dernières et mettre en exergue le bénéfice
d’un investissement du budget dans la prévention (Melle Lydia Brahimi, 2017).

2.2.4. Calcul du coût attribué à l’infection nosocomiale

2.2.4.1. Prolongation de la durée moyenne de séjour pour les patients infectés DMS
des patients infectés (28 j) - DMS des patients non infectés (11,5 j) = La prolongation de la
DMS (16,5 jours) (Melle Lydia, 2017).

2.2.4.2. Surcoût moyen de la prolongation de séjour par patient infecté (surcoût


moyen attribué à l’infection nosocomiale) Le coût moyen d’une journée d’H (21.221,42 DA)
x La prolongation de la DMS des patients infectés (16,5j) = Le surcoût moyen attribué à l’IN
(350.153,43 DA) (Melle Lydia, 2017).

2.2.4.3. Surcoût total attribué à l’infection nosocomiale Le surcoût moyen attribué à


l’IN (350.153,43 DA) x le nombre des patients infectés (19 patients) = Le surcoût total
engendré par l’IN (6.652.915,17 DA) (Melle Lydia, 2017).
26

2.3. Coût indirect attribué à l’infection nosocomiale dû à l’absentéisme au travail

2.3.1. Déficit moyen dû à l’absentéisme au travail par patient actif Déficit entrainé
par une journée d’absence au travail (400 DA) x La prolongation moyenne de séjour (16,5 j)
= Déficit moyen dû à l’absentéisme au travail par patient actif (6.600 DA) ( Melle Lydia,

2017).

2.3.2. Déficit total dû à l’absentéisme au travail des patients actifs Parmi les 19
patients infectés durant la période d’étude, 7 sont âgés entre 21 et 60 ans et sont sensés
participer à la vie active. Le déficit moyen dû à l’absentéisme au travail par patient actif
(6.600 DA) x Le nombre de patients actifs (7 patients) = Déficit total dû à l’absentéisme au
travail des patients actifs (46.200 DA) (Melle Lydia, 2017).
27

DEUXIEME PARTIE :

CONSIDERATIONS PRATIQUES
28

CHAPITRE II : METHODOLOGIE
II.1.Cadre d’étude
II.1.1.Historique

A. Hôpital Provincial JASON SENDWE

Le cadre choisi pour notre étude était l’hôpital provincial JASON SENDWE de la
ville de Lubumbashi. La ville de Lubumbashi est située au Sud Est de la province du Haut
Katanga et elle en est le chef-lieu .Elle s’étend sur 747km2 dont 140km2 urbanises. A la fin
2006, sa population était estimée à 1 500 000 habitants dont environ 1 400 000 habitent dans
la partie urbanisée (soit une densité de 10 000habitants\km2).Actuelles ces chiffres ont été
multiplies par deux selon les statistiques de l’Hôtel de ville.

C’est la deuxième ville de la République Démocratique du Congo après Kinshasa la


capitale.

L’hôpital Jason Sendwe est le plus grand hôpital de la province du haut Katanga, en
République démocratique du Congo. Délimiter :

 Au Nord par l’avenue Likasi


 Au Sud par le lycée Wema
 A l’Est par les camps assistants
 A l’Ouest par le marché MZEE

Sa capacité d’accueil est de 1200 lits et possède plusieurs spécialités telles que :
l’ophtalmologie, la pédiatrie,…….

B. Cliniques universitaire de Lubumbashi

Hôpital des blancs construit en 1919 et inauguré en 1923. Cette institution hospitalière
appartenait à une congrégation religieuse catholique des sœurs de charité des grands. Elle était
construite à l’époque pour les soins des blancs et des évolués jusqu’à 1975. A partir de
novembre 1925, elles ont été confiées à l’UNAZA (actuellement UNILU). Dès lors, l’accès
était accordé à toute catégorie des personnes et les objectifs été beaucoup plus centrés sur les
recherches et formations des étudiants en Médecine.
29

Les cliniques universitaires sont situées dans la commune de Lubumbashi, elles sont
limitées au nord par l’avenue KAMBOVE, au sud par l’avenue NDJAMENA, à l’est par
l’avenue Kasaï et à l’ouest par le lycée TWENDELEE.

C. Hôpital du camp MAJOR VANGU

L’hôpital Major Vangu a une riche histoire qui remonte à plus de cinquante ans.
Fondée en 1969, il a été créé dans le but de fournir des soins de santé de qualité à la
communauté locale et aux régions environnantes. Depuis lors, il est devenu un pilier central
du système de santé de la région.

Au fil des années l’hôpital vangu a connu de nombreuses améliorations et expansions pour
répondre aux besoins croissants de la population. Il a vu s’agrandir son infrastructure, ajouter
de nouveaux équipements médicaux et accroître son personnel médical et administratif pour
fournir des services complets de pointe.

Au fil des décennies, l’hôpital Vangu a gagné la confiance de la communauté et est devenu
connu pour son excellence dans le domaine de la médecine, de la chirurgie, de la recherche et
des soins aux patients. Aujourd’hui, il continue d’être un pionnier dans le domaine de la sante
en s’adaptant aux avancées technologiques et en offrant des soins de qualité supérieure a ceux
qui le recherchent.

L’hôpital militaire MAJOR VANGU se situe dans la zone urbaine de kampemba qui est l’une
de sept institutions politico-administratives de la ville de Lubumbashi. Il est limité :

A l’Est par quartier Bongonga du quel est séparé par l’avenue des cimetières,

A l’Ouest par les installations de la société nationale de chemins des fers du Congo,

Au Nord par le camp Maramba qui est séparé par l’avenue des plaines,

Au Sud par le marché Garage.

II.2. Type et période d’étude


Il s’agit d’une étude épidémiologique d’observation descriptive transversale auprès des
malades ayant subis une intervention chirurgicale durant une période de 3 mois de juillet à
septembre 2023.
30

II.3.Population d’étude
Le milieu de notre étude était les services des chirurgies de l’HGR JASON SENDWE,
VANGU et CUL qui prend en charge les patients ayant subis une intervention chirurgicale.

II.4. Critère d’inclusion et de non inclusion


Critère d’inclusion : Ont été inclus dans cette étude tous les malades hospitalisés pendant
plus de 48 heures pour une intervention et n’ayant pas présenté une quelconque infection aux
examens

Critère de non inclusion : Tout malades n’ayant pas fait 48h a l’hôpital et ceux qui n’ont pas
subi une intervention chirurgicale.

II.5. Echantillonnage
Notre méthode d’échantionnage était la méthode d’échantionnage aléatoire simple c.à.d. tout
patient ayant consulté le service pendant notre période d’étude a eu la chance d’être
sélectionner.

II.6.Techniques et outils de collecte


Pour récolter les données, nous avons eu à le faire à l’aide d’une fiche de récolte des données.
31

CHAPITRE IV. PRESENSTATION DES RESULTATS


III.1.PRESENTATION DES DONNEES ET ANALYSE DES DONNEES

Tableau I. Répartition des patients selon le sexe

Sexe Effectifs Pourcentage

Masculin 105 53,0

Féminin 93 47,0

Total 198 100,0

Il découle du tableau de la répartition des patients selon le sexe que 105 soit 53 % des
enquêtés étaient du sexe masculin.

Tableau II. Répartition des patients selon l’état matrimonial

Etat Effectifs Pourcentage


Célibataire 76 38,4
Marié 103 52,0

Divorcé 12 6,1

Veuf 7 3,5

Total 198 100,0

Il découle du tableau de la répartition des enquêtés selon l’état civil que 103 patients
étaient Maries soit 52,0% Contre 7 patients qui étaient veufs soit 3,5%.
32

Il découle du figure de la répartition des enquêtés selon la tranche d’âge que 24,7 %
des patients étaient de la tranche d’âge 25-30 ans et 6,1 % de la tranche d’âge moins de 20
ans.

>45 11.1
22

40-45 14.6
29

35-40 13.1
26

30-35 11.6
23

25-30 24.7
49

20-25 18.7
37

<20 6.1
12
0 10 20 30 40 50 60

Pouucentage Effectifs

Figure 1. Répartition des enquêté selon la tranche d’âge


Il ressort de la figure ci-dessous de la répartition des enquêtés selon la provenance que
la majorité de nos patient prouvaient de la commune Lubumbashi et la minorité de la
commune Ruashi.

80

70

60

50

40 38.4

30

20 17.2
11.6 13.6
9.6
10 4.5 5.1

0
Lubumbashi Annexe Katuba Kamalondo Kampemba Ruashi Kenya

Effectifs Pourcentage
33

Figure 2. Répartition des patients selon la provenance.

Il découle de la figure de répartition des enquêtés selon la profession que 40,9 % des
patient étaient dans le secteur libéral et 7,6 % étaient des étudiants.

40.9
Libéral
81

7.6
Etudiant
15

11.6
Ouvrier
23

39.9
Commerçant
79

0 10 20 30 40 50 60 70 80 90

Pourcentage Effectifs

Figure 3. Répartition des enquêtés selon la profession

Il ressort de la figure de répartition des patients selon le diagnostic que 15.2% des
patients étaient diagnostiqués de l’abdomen aigue et 2,5 de la gangrène.

40
35
35
30
25
20 24 23
15 18 19 17.7 19
16
10 12.1 11.6
9.1 9.6 9.6 9 8.1 9
5 7
4.5 6 5 6 5 4.5
0 3.5 3.0 2.5 3.0 2.5
l e e e e l e l e e e e e e e e
an ni rin cit oc ra
t
tu m é gu ll èn m tr
in H ér té di dr l a us i po e rm ai r ba gr yo au
m u n y f L f e a n M
do on pe H de et èn p ga
ab ati ap re te o m ure
s r u r d s
sc
è
rfo pt ve ab es
Ab Pe Ru ou bl
e
ur
a ct
F

Effectifs Pourcentage
34

Figure 4. Répartition des enquêtés selon le diagnostic.

Il découle de la figure de la répartition des enquêtés selon traitement chirurgical que


24,7 % des patients ont eu comme intervention laparotomie et 5,1 % la Amputation.

Laparoctomie 24.7
49
Ostétomie 7.6
15
Herniorraphie 13.6
27
Hemicolectomie 6.6
13
Cur d'hydrocelle 8.1
16
Appendicectomie 20.7
41
Amputation 5.1
10
Nephréctomie 6.1
12
Lipomectomie 7.6
15
0 10 20 30 40 50 60

Pourcentage Effectifs

Figure 5. Répartition des patients selon le traitement chirurgical

Tableau II. Répartition des patients selon le type d’anesthésie

Type d'anesthésie Effectifs Pourcentage

Générale 108 54,5

Local 56 28.3

Narco-analgésique 34 17.2

Total 198 100

Il découle de ce tableau que l’anesthésie général a été utiliser chez 108 patients soit
54,5% contre la narco-analgésie utilisée chez 34 patients soit 17,2%.
35

Tableau III. Répartition des patients selon le fait d’avoir été perfusé

Perfusion Effectifs Pourcentage

Oui 125 63,1

Non 73 36,9

Total 198 100,0

Il ressort de ce tableau que 125 patients ont été perfusés soit 63,1% contre 73 patients
chez qui on n’a pas perfusé soit 36,9%.

Tableau IV. Répartition des patients selon la transfusion

Transfusion Effectifs Pourcentage


Oui 65 32,8

Non 133 67,2

Total 198 100,0

Il découle de ce tableau que 133 patients n’ont pas été transfusé soit 67,2%.
36

Tableau V. Répartition des patients selon la présence d’une tare qui favorise l’infection

Traitement d'une Effectifs Pourcentage


tare favorisant l'infection
Anémie 59 29,8

Diabète 21 10,6

HTA 62 31,3

Autre 14 7,1

Aucun 42 21,2

Total 198 100,0

Il ressort que 62 patients présentaient une Hypertension Artérielle soit 31,3% contre
14 patients qui présentaient une autre tard soit 7,1%.

Tableau VI. Répartition selon la durée de stérilisation

Durée de stérilisation SENDWE CUL VANGU

Matériel chirurgical 6 H-12 H 6 H-12 H 6 H -15 H

Blouse ou EPI 6 H-18 H 6H-18 H 6 H -15 H

Matériels de pansement 3 H-6 H 2 H- 7 H 4 H-6H

Autre 3 H-6H 2H-5H 4 H-5H

Ce tableau nous renseigne que les matériels chirurgical sont stérilisés pendant
9heures à l’hôpital VANGU, les boules ou EPI pendant 12heures a Sendwe et aux CUL. Par
contre les matériels de pansements sont stérilisés pendant 5heures aux CUL et 3heures de
stérilisation pour d’autres matériels à SENDWE.
37

Tableau VII. Répartition des patients selon la présence de l’infection nosocomiale

Présence de l'infection nosocomiale Effectifs Pourcentage

Oui 53 26,8

Non 145 73,2

Total 198 100,0

Il ressort de ce tableau que 145 patients n’ont pas développés une infection
nosocomiale soit 73,2% contre 53 patients qui ont développés l’infection soit 26,8%.

Tableau VIII. Répartition de la présence des infections nosocomiales selon les structures

STRUCTURE
PARAMETRE SENDWE CUL VANGU Total

Présence des infections nosocomiales

Oui 17 (8,6) 15 (7,6) 21(10,6) 53 (26,8)

Non 49 (24,7) 52 (26,3) 44(22,2) 145(73,2)

Total 66 (33,3) 67 (33,9) 65(32,8) 198 (100)

Il découle de ce tableau que sur le 66 patients ayant subits l’intervention, 17


personnes ont présenté l’infection nosocomiale a SENDWE, 15 personnes sur les 67 aux CUL
et 21 personnes sur les 65 personnes ayant subits l’intervention a VANGU
38

Il découle de la figure sur le type d’infection nosocomiale que 45,3 % des patients
étaient diagnostiqué de l’infection du site opératoire et 17 % de l’infection urinaire.

45.3
Infection du site operatoire
24

17.0
Infection urinaire
9

22.6
Gastro enterite
12

0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50

Figure 6. Répartition des patients selon le type d’infection nosocomiale

Il découle du tableau de la répartition des patients selon les antibiotiques utilisés que
94,3 % des patients ont eu comme antibiotique Amoxicilline et 13,2 % ont eu comme
antibiotique doxicycline.
94.3

92.5
79.2

60.4
50

43.4

49

12
42

22,6
32
22.6

23
13.2
12

e e e e e e l
in in in ro n in in ta
il
l c l et o
ic yc To
c xa yc M ax
xi o c ri m m
fl xi ta co
m
o
ro o e ft en n
A ip
D C G Li
C

Figure 7. Répartition des enquêtés selon les antibiotiques utilisés pour la prise en charge
39

Tableau X. Répartition\ des patients selon le retard de cicatrisation

Retard de cicatrisation Effectifs Pourcentage

OUI 56 28,3

NON 142 71,7

Total 198 100,0

Il ressort de ce tableau que 142 patients n’ont pas connus de retard de cicatrisation
soit 71,7% contre 56 patients qui ont connus un retard de cicatrisation soit 28,3%.

Tableau XI. Répartition des patients selon l’issue du traitement

Issue du traitement Effectifs Pourcentage

Guéri 47 88,7

Décès 6 11,3

Total 53 100,0

Ce tableau nous renseigne que 47 patients ont été guéris après le traitement soit
88,7% contre 6 patients qui sont décédés après le traitement soit 11,3%.
40

Tableau XII. Répartition des institutions selon le coût de la prise en charge des
interventions.

Coût Sendwe CUL Vangu


Fiche d’hospitalisalisation 10000 15000 5000
Examens labo 50000 30000 25000
Anesthésie 150000 220000 75000
Soins infirmiers 8000 100000 5000
Oxygène 50000 30000 25000
Transfusion 10000 25000 5000
Trousse opératoire 260000 500000 75000
Pansements 2500 10000 1500
Médicaments 50000 750000 30000
Séjours 2500 5000 2000
TOTAL 593000 1685000 248500

Il découle du tableau du coût de la prise en charge que le clinique universitaire de


Lubumbashi avait le coût de la prise en charge le plus élevé avec 1685000 FC et Vangu qui
avait le coût le plus bat avec 248500 FC.

Tableau XIII. Répartition des enquêtés selon la durée d’hospitalisation

Durée Patients sans infection nosocomial Patients avec infection


nosocomial

Durée moyenne 15,5 jours 23 jours


d’hospitalisation

Il découle de ce tableau sur la durée d’hospitalisation que la durée moyenne des


patients avec infection nosocomiale était 23 jours.
41

Tableau XIV. Répartition de coût selon les interventions

Coût
Coût de l'intervention Coût CUL Coût Vangu Coût moyen d'intervention
Sendwe
Lipomectomie 125000 400000 85000 Sendwe= 317222,2
Néphrectomie 300000 400000 200000
Amputation 500000 700000 350000
Appendicectomie 250000 450000 150000 Cul= 501111,1
Cure d'hydrocèle 180000 310000 120000
Hem colectomie 300000 450000 250000
Herniorraphie 300000 500000 180000 Vangu = 220555,6
Ostéotomie 400000 600000 300000
Laparotomie 500000 700000 350000
Moyenne = 346296,3
Total 2855000 4510000 1985000

Il découle du tableau de la répartition de coût selon les interventions que le coût


moyen de la prise en charge est de 346296.289Fc.

Tableau XV. Répartition des pathologies selon le coût de la prise en charge

coût de la prise en charge (198)

Infection nosocomiale SENDWE CUL VANGU COÛT


MOYENNE

Infection du site opératoire 150000 (9) 250000 (10) 125000 (13) 175000

Infection urinaire 35000 (5) 50000 (3) 25000 (2) 36666,67

Septicémie 250000 (3) 32000 (2) 200000 (6) 160666,67

Total 435000 332000 350000 372333,33

Le cout moyen de la prise en charge des infections nosocomiale était de 372333,33


FC.
42

Tableau XVI. Répartition des patients selon le coût moyen de la prise en charge

Coût moyen de la Patient avec infection


Patient sans infection nosocomiale
prise en charge nosocomiale

Coût de la prise
346296,3 372333,33
en charge

Coût total de la
346296,3 718629,63
prise en charge

Il découle du tableau de la répartition des pathologies selon la prise en charge que la


prise en charge de personnes ayant soufferts des infections nosocomiales était supérieure de
346296,3 FC et cela fait en sorte que la prise en charge de l’intervention et infection
nosocomiale se lève à 718629,63 FC.

Tableau XVII. Répartition des enquêtés selon le coût de l’intervention et autres


dépenses liées à l’infection.

Coût de l'intervention Coût Sendwe Coût CUL Coût Vangu


et autres dépenses
liées à l'infection
Lipomectomie 718000 2085000 333500
Néphrectomie 893000 2085000 448500
Amputation 1093000 2385000 598500
Appendicectomie 843000 2135000 398500
Cure d'hydrocèle 773000 1995000 368500
Hem colectomie 893000 2135000 498500
Herniorraphie 893000 2185000 428500
Ostéotomie 993000 2285000 548500
Laparotomie 1093000 2385000 598500
Total 8192000 19675000 4221500

Il découle du tableau de la répartition des enquêtés selon le coût de l’intervention et


autres dépenses liées à l’infection que le coût le plus élevé à Sendwe Amputation coutait
43

1093000 FC, aux cliniques Universitaire la Laparotomie coûtait 2385000 et à Vangu


Amputation coûtait 598500.
44

III.2. DISCUSSION

Notre étude avait pour objectif de déterminer la fréquence des infections


nosocomiales, d’Identifier les conséquences des infections nosocomiales ainsi que de
Comparer le coût des soins des plaies opératoires chez les malades avec et sans infections
nosocomiales dans les HGR de Lubumbashi. Environ 3 structure ont étaient sélectionnées
pour faire cette étude.

Par rapport à la variable sexe, nous avons trouvé que le sexe masculin était
majoritairement représenté que ceux du sexe féminin avec 105 soit à 53 % avec un sex ratio
de 0,9 en faveur du sexe masculin, nos résultats corroborent pas avec ceux de de Jouhadi Z
en 2009, qui avait trouvé une prédominance du sexe féminin avec 64 % et un sex ratio de 2 au
profit des femmes (Jouhadi Z, 2017).

Les résultats ont montrés la tranche d’âge la plus dominante était celle de 25-30 ans
soit 24,7 % avec un âge moyen et l’écart-type de 31± 4,5 ans l’âge maximal était de 49 ans et
l’âge minimal était de 16 ans. Nos résultats sont différents de ceux de Hendrick Mbutshu
Lukuke qui a trouvé que la tranche d’âge la plus dominante était celle de 18-24 ans avec 32
% chez les parturientes qui avaient un âge moyen de 27±7 ans avec un âge minimal de 15 ans
et maximal de 46ans (Hendrick M, 2017).

Sur le type d’infection nosocomiale nos résultats relèvent 45,3 % des patients étaient
atteinte de l’infection du site opératoire et 17 % de l’infection urinaire nos résultats
corroborent avec ceux de Melle Lydia qui, dans son travail a trouvé que 46 %

patients avaient des infections du site opératoire et étaient les plus fréquentes et représentaient

des infections nosocomiales, suivies par les infections urinaires (37 %) (Melle L, 2017).

Par rapport à la fréquence des infections nosocomiale 53 patients ont développés


l’infection soit 26,8%, nos résultats sont près qu’identique avec ceux de Melle Lydia pour
qui Le jour de l’enquête, 6,9 % des patients hospitalisés à l’hôpital El Ghassani avaient acquis
une (ou des) infection(s) nosocomiale(s). Le taux de prévalence des infections nosocomiales
était de 8,3 %, soit un ratio infections/infectés de 1,2 (Melle L, 2017).
45

Notre étude a montré que parmi les malades trouves dans le service de chirurgie,
15,2 % des patients ont étaient diagnostiquer de l’abdomen aigu chirurgical, cette étude ne
corrobore pas à celle de l’hôpital du point G en 2005 qui a trouver 12% des malades qui ont
eu d’autres pathologies qui sont représentées par : l’adénome de la prostate, les lithiases
urinaires, les péricardites, les adénopathies, les abcès (fesse et cuisse), les gangrènes du pied,
les lipomes, les kystes et l’hydrocèle (SAMOU F, 2005).

Pendant notre enquête, nous avons constaté que tous les malades infectes de
l’infection nosocomiale ont bénéficiés d’une antibiothérapie dont 94 % d’amoxicilline, 13 %
de Doxicycline. Tandis que Mr SAMOU FOTSO HAMEL, dans sa thèse soutenue en 2005,
stipule que la ciprofloxacine était utilisée à 82,4% et l’amoxicilline à 17,6% (SAMOU F,
2005).

Durant notre étude nous avons constaté que dans 100% des cas, les infections
nosocomiales ont été acquises pendant l’hospitalisation du malade, la stérilisation des
matériels de soin et de pansement se fait dans le poupine et celle de linge dans l’autoclave et
cela se fait à la veille de l’intervention du patient.

Parmi les conséquences de l’infection nosocomiale il y a l’allongement de la durée


d’hospitalisation post opératoire : Nous avons trouvé une différence significative entre la
durée d’hospitalisation des malades infectés et celle des malades non infectés. La durée
moyenne d’hospitalisation des malades infectés a été supérieure la moyenne est de 23 jours à
celle des malades non infectés avec une moyenne de 10 Jours, cette influence de l’infection
nosocomiale sur la durée d’hospitalisation a été retrouvée par plusieurs auteurs, nos résultats
sont près qu’identique avec ceux de qui a trouvé une durée moyen de Les malades non
infectés 15, 5 j et pour le malade infectés la durée était de 23 jours, la thèse soutenue par Mr
SAMOU FOTSO en 2005 à l’hôpital du point G, la durée de séjours supplémentaire été
estimée à 10,5 jours (SAMOU F.2005).
46

La conséquence principale des infections nosocomiale est le Surcoût lié à l’infection,


l’infection nosocomiale a majoré le coût de prise en charge des malades de 372333,33 FC. Par
contre, chez les malades qui n’ont pas développés l’infection, le coût moyenne est de
346296,3 FC, Ces dépenses supplémentaires sont à la charge des patients et concernent les
frais en rapport avec l’analyse bactériologique du prélèvement, l’achat des antibiotiques,
l’achat du matériel de pansement, l’acte chirurgicale, l’anesthésie, trousse opératoire. Ces
frais ont été calculés après un interrogatoire des responsables et des gardes malades qui nous
ont montré la facture des examens complémentaires et les factures des ordonnances pour
l’achat des antibiotiques et du matériel pour l’opération ainsi que le matériel de pansement.
Tandis qu’à l’hôpital du point-G, le surcoût lié à l’infection nosocomiale a varié entre
4221500 Frs et 19675000 Frs avec une moyenne de 346296,3 Frs (écart type =12582,0).
47

CONCLUSION

Notre Etude a portée sur « l’influence des infections nosocomiales sur le coût de soin
des plaies opératoires en 2023 » (Cas du service de chirurgie de l’hôpital général JASON
SENDWE). Nous avons poursuivi comme objectifs spécifique

 De déterminer la fréquence des infections nosocomiales dans l’HGR, d’étudier


les conséquences des infections nosocomiales.

 De déterminer les conséquences des infections nosocomiales dans les HGR de


Lubumbashi ;

 Comparer le coût des soins des plaies opératoires chez les malades avec et sans
infections nosocomiales

Notre étude a été une étude épidémiologique d’observation descriptive transversale qui
a porté sur 198 patients qui ont subis une intervention chirurgicale.

Nous avons trouvé comme résultats : la fréquence des interventions nosocomiales


est de 26,8 % pour l’ensemble des structures enquêtés durant notre enquête et d’une manière
séparée l’HGR Vangu avait la fréquence la plus élevée avec 32,3 % des patients et les
cliniques universitaires avait la fréquence la plus faible avec 22,4 % des patients, le coût
additionnel des infections nosocomiale était de 372333,33 Fc.

En conclusion le surcoût de la prise charge est influencé par la présence des infections
nosocomiales, elle est très élevée chez les patients avec plaies opératoires dans le structure
sanitaire de la ville de Lubumbashi.
48

RECOMMANDATIONS

Partant de nos conclusions et des problèmes suscites lors de notre rédaction, nous
recommandons ce qui suit :

 Aux autorités politico-administratives, de veiller à la dotation des structures médicales


en général, et des services de chirurgie en particulier en matériels de pointe pour le
diagnostic et la prise en charge thérapeutique urgente et adéquate des patients. De
mettre sur pied des comités nationaux de lutte contre les infections nosocomiales pour
le contrôle et la diminution de la fréquence.

 Aux autorités médicaux sanitaires de lutter afin que les droit à la sante devienne une
réalité pour tous.

 Aux personnels soignants en général et chirurgiens en particulier de veiller à l’hygiène


en pré -per et post opératoire pour éviter d’être et d’impliquer la communauté dans la
conception et mise en œuvre des programmes de prévention des infections
nosocomiales en utilisant la communication pour un changement de comportement
(CCC).

 D’adopter des mesures de prévention des infections en général et nosocomiales en


particulier (exemple : lavage des mains, port de gants).

 De respecter les règles d’asepsie avant, pendant, après l’opération,

 De bien préparer la peau avant l’opération (mais ne pas raser plusieurs heures avant
l’opération) ; Faire attention aux fautes d’asepsie préopératoire, peropératoire et
postopératoire.
49

DIFFICULTES RENCONTREES

Nous avons fait face à quelques difficultés dans la réalisation de notre travail,
lesquelles difficultés constituent des limites non négociables à la réalisation optimale,
notamment :

Le refus des personnels de santé de collaborer car cherchant une certaine motivation

Difficulté d’avoir certaines données (les prix) dans différents départements tels que
la pharmacie, le bloc opératoire, etc.
50

REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE

Z. Sandrine, Prévention des infections du site opératoire durant le temps postopératoire, 2021

A. M. S. C. Fraser, Enterobacter infections, Médecine specialties infectious diseses,, State


university of new york School , 2010.

B. Bruno, Les facteurs favorisant l'infection de la plaie opératoire dans le service de chirurgie
du centre médical avec antenne chirurgicale de Zorgho bibliothèque de l'ENSP,103-204,
2014.

D. Larousse. K. El Rhazi S. Elfakir,1 M. Berraho,1 N. Tachfouti,1 Z. Serhier,1 C.Kanjaa2,3


et C. Nejjari1, 3. Prévalence et facteurs de risque des infections nosocomiales au CHU Hassan
II de Fès (Maroc), La Revue de Santé de la Méditerranée orientale, Vol. 13, No 1, 2007
51

Haley RW et al. The efficacy of infection surveillance and control programs in prev venting
nosocomial infections in US hosp pitals American journal of epidemiology, 1985, 121:182–
205.

Melle Lydia Brahimi Melle Meriem Belkredim, Évaluation du coût des infections
nosocomiales dans le service de réanimation médicale du CHU de Tizi Ouzou, MÉMOIRE
DE FIN D’ÉTUDES, Département de Pharmacie N° D’ORDRE : 01/DP/FM/2017, Présenté
et soutenu publiquement le 28 septembre 2017 En vue de l’obtention du Diplôme d’État de
Docteur en Pharmacie, 2017.p.113.

J. C. B. e. al., Etude de l´incidence des infections nosocomiales et facteurs de risque dans les
maternités de la ville de Mbujimayi, République Démocratique du Congo. Pan African
Medical Journal. ;38(95). 10.11604/pamj.2021.38.95.15044, 2021.

K. M.K.P., Initiation a la recherche scientifique medicale et la communication ecrite et


orale,guide pour les etudiants et jeunes chercheurs.PUL.Lubumbashi,RDC :80, 2006.

L. Firdaws, Les infections des plaies du pos opératoire université Larbi Ben M'hidi Oum El
Bouaghi, Algerie , 2021.

les infections nosocomiales aspects médico-juridiques. 4ème éditions, 2014.

Les infections nosocomiales d’origine bacterienne, ce que doit savoir le pharmacien


d’officine. Amélie albrecht, universite de lorraine, Bamako, Le 19 Juin 2015.

Oubihi B., Zoubir M. Épidémiologie des infections nosocomiales en milieu de réanimation,


2015 : 71- 5.

Branger B., Durand C., Jarno P., Chaperon J., Delattre-Maillot I., les médecins du CHU de
Rennes. Mortalité hospitalière imputable aux infections nosocomiales. Médecine et Maladies
Infectieuses, 2009, 32 : 98 - 106

Kebir D., Malloum M., Bouakiz L. Impact des infections nosocomiales sur le système de
santé en Tunisie. Edition 2015 : 94 – 8

Hamadi N., Gada S. Les infections nosocomiales dans le service des urgences chirurgicales
[mémoire de fin d’étude]. Tizi Ouzou : Université de médecine Mouloud Mammeri de Tizi
Ouzou ; 2012 : 6 – 7
52

Gross P.A., Neu H.C., Aswapokee P., Van Antwerpen C., Aswapokee N. Deaths from
nosocomial infections: experience in a university hospital and a community hospital. Am J
Med 2011; 68: 219 - 223.

Suso S.H. Coût de l’infection nosocomiale au CHU Hassan II de Fes (A propos de 50 cas)
[Thèse]. Casablanca : Faculté de médecine et de pharmacie Sidi Mohammed Ben Abdelah de
Casablanca ; 2012 : 42-54.

Mezher H. Impact économique des infections nosocomiales et de l’isolement septique en


France. Human and Health, Juillet 2010 N° 12 : 41- 44

Henderson D. ; Orly T. & al. A Meta-analysis of Costs and Financial Impact on the US Health
Care System 2009: 56 -72.

Soulami O. B. Surcoût de l’infection nosocomiale en réanimation médicale au CHU Ibn


Rochd (à propos de 10 cas) [Thèse]. Casablanca : Faculté de médecine et de pharmacie Sidi
Mohammed Ben Abdelah de Casablanca ; 2010 : 76-9.

Mansour F., Zouhir R. Les infections associées aux soins dans le service de réanimation
médicale et des urgences chirurgicales (CHU Fattouma Bourguiba) [mémoire de fin d’étude].
Monastir (Tunisie) : Institut supérieur des biotechnologies de Monastir ; 2009: 87-94.

Aylife GAJ, Collins B.J., Taylor L. J. Hospital-acquired infection Principles and prevention.
Londres ; 2010 : 99 - 107

Freeman J., John E., McGowan Jr. Methodologic Issues in Hospital Epidemiology. III.
Investigating the Modifying Effects of Time and Severity of Underlying Illness on Estimates
of Cost of Nosocomial Infection Rev. Infect. Dis. (2008) 6 (3): 285 - 305.

Henderson D. ; Orly T. & al. A Meta-analysis of Costs and Financial Impact on the US Health
Care System 2009: 56 -72.

Carlberg M., Russel J., Mayer P. Epidemiology and costs of nosocomial infection: 2rd:
Edition, 2008: 36 - 41.

Asensio Vegas A., Monge Jodra V. and Lizán García M. A Controlled Study of Increased
Duration of Hospital Stays and Direct Cost of Nosocomial Infection. European Journal of
Epidemiology Vol. 9, No. 5 (Sep., 2006): 504 - 510.
53

Mezher H. Impact économique des infections nosocomiales et de l’isolement septique en


France. Human and Health, Juillet 2010 N° 12 : 41- 44

White M.C. Mortality associated with nosocomial infections: analysis of multiple causesof
death data. J. Clin Epidemiol 2006 ; 46 : 95-100.

Gross P.A., Neu H.C., Aswapokee P., Van Antwerpen C., Aswapokee N. Deaths from
nosocomial infections: experience in a university hospital and a community hospital. Am J
Med 2011; 68: 219 - 223.

Branger B., Durand C., Jarno P., Chaperon J., Delattre-Maillot I., les médecins du CHU de
Rennes. Mortalité hospitalière imputable aux infections nosocomiales. Médecine et Maladies
Infectieuses, 2009, 32 : 98 - 106.

Oubihi B., Zoubir M. Épidémiologie des infections nosocomiales en milieu de réanimation,


2015 : 71- 5.

Branger B., Durand C., Jarno P., Chaperon J., Delattre-Maillot I., les médecins du CHU de
Rennes. Mortalité hospitalière imputable aux infections nosocomiales. Médecine et Maladies
Infectieuses, 2009, 32 : 98 - 106

Kebir D., Malloum M., Bouakiz L. Impact des infections nosocomiales sur le système de
santé en Tunisie. Edition 2015 : 94 – 8

Hamadi N., Gada S. Les infections nosocomiales dans le service des urgences chirurgicales
[mémoire de fin d’étude]. Tizi Ouzou : Université de médecine Mouloud Mammeri de Tizi
Ouzou ; 2012 : 6 – 7

Gross P.A., Neu H.C., Aswapokee P., Van Antwerpen C., Aswapokee N. Deaths from
nosocomial infections: experience in a university hospital and a community hospital. Am J
Med 2011; 68: 219 - 223.

Suso S.H. Coût de l’infection nosocomiale au CHU Hassan II de Fes (A propos de 50 cas)
[Thèse]. Casablanca : Faculté de médecine et de pharmacie Sidi Mohammed Ben Abdelah de
Casablanca ; 2012 : 42-54.

Mezher H. Impact économique des infections nosocomiales et de l’isolement septique en


France. Human and Health, Juillet 2010 N° 12 : 41- 44
54

Henderson D. ; Orly T. & al. A Meta-analysis of Costs and Financial Impact on the US Health
Care System 2009: 56 -72.

Soulami O. B. Surcoût de l’infection nosocomiale en réanimation médicale au CHU Ibn


Rochd (à propos de 10 cas) [Thèse]. Casablanca : Faculté de médecine et de pharmacie Sidi
Mohammed Ben Abdelah de Casablanca ; 2010 : 76-9.

Mansour F., Zouhir R. Les infections associées aux soins dans le service de réanimation
médicale et des urgences chirurgicales (CHU Fattouma Bourguiba) [mémoire de fin d’étude].
Monastir (Tunisie) : Institut supérieur des biotechnologies de Monastir ; 2009: 87-94

Aylife GAJ, Collins B.J., Taylor L. J. Hospital-acquired infection Principles and prevention.
Londres ; 2010 : 99 - 107

Freeman J., John E., McGowan Jr. Methodologic Issues in Hospital Epidemiology. III.
Investigating the Modifying Effects of Time and Severity of Underlying Illness on Estimates
of Cost of Nosocomial Infection Rev. Infect. Dis. (2008) 6 (3): 285 - 305.

Henderson D. ; Orly T. & al. A Meta-analysis of Costs and Financial Impact on the US Health
Care System 2009: 56 -72.

Mezher H. Impact économique des infections nosocomiales et de l’isolement septique en


France. Human and Health, Juillet 2010 N° 12 : 41- 44

M. A. VASSELLE, La Politique de lutte contre les infections nosocomiales session ordinaire,


2006.

M. Chablou, Thèse de doctorat, Les infections nosocomiale au service de réanimation


polvalente de Fèsq;, 2011.

M. L. Kalenga KF, ,Hospital Hygiene Maternity Hospital public Lubumbashi Democratic


Republic of Congo Kaj Francoise.Open Journal of preventive MedecinSe. ;7 :74-85, 2017.

P. d. G. e. P. D. P. P. d. l. Pr Bernard Chanfreau, Renseignements: site


www.ripaqs.net/(ICPIC2011) ISPED. Université de Bordeaux 2, 146 rue Léo-Saignat, 33076
Bordeaux Cedex, France Tél. +33 5 57 57 14 65 - Fax +0033 5, 2011.
55

S. F. H. SAID, les infections nosocomiales dans le service de chirurgie « b » de l’hopital du


point g, Thèse de pour l’obtention du grade de Docteur en Médecine Diplôme d’Etat. Faculté
de Médecine, de Pharmacie., Mali, 2005.
56

ANNEXE

FICHE DE RECOLTE DES DONNEES

FICHE D’ENQUETE

1. Numéro de la fiche…………..

2. Identité……………………………..

3. Sexe : M :

F:

4. Date de naissance :…………………..

5. Date d’hospitalisation………………..

6. Résidence :

Lubumbashi : 2. Annexe : 3.Katuba :

4. Kamalondo : 5.Kampemba : 6. Ruashi :

7. Occupation

1. Commerçant : 2. Ouvrier : 3. Etudiant : 4.Liberal :

8. Diagnostic :……………………………………..

9. Traitement chirurgical :…………………………………….

10. Cout de le l’intervention

11. Durée de l’opération :……………………………………..


57

11. Type d’anesthésie :

Local : 2. General: 3.Loco-regional : 4.Narcoanalgesie :

12. Perfusion :

Oui : 2. Non :

13. Transfusion :

Oui : 2. Non :

14. Traitement d’une tare favorisant l’infection

Anémie : 2.Diabete : 3. HTA : 4. Autre : 5. Aucun :

15. Date de stérilisation :

Matériel chirurgical
Blouse ou EPI
Matériels de pansement
Autre
58

17. Mode de stérilisation matérielle :

Poupinel : 2.Autoclave : 3. Liquide de stérilisation :

18. Mode de stérilisation linges :

Poupinel : 2. Non :

19. Présence de l’infection nosocomiale :

Oui : 2. Non :

20. SI OUI :

Avant l’intervention :

Pendant l’hospitalisation :

21. Critère de diagnostic :………………………………………

22. Traitement par antibiotiques (Nom des produits) :


………………………………………………

23. Coute de la prise en charge des infections nosocomiale

23. Issue du traitement :

Guéri : 2.Deces :

24. Retard de cicatrisation :

Oui : 2. Non :

25. Durée :
59

D’hospitalisation préopératoire

D’hospitalisation post-opératoire

Total séjour à l’hôpital


60

26. Coût direct ressenti (en Francs congolais) :

Fiche d’hospitalisation
Acte chirurgical
Examens de laboratoire
Anesthésie
Soins infirmiers (injection, bains,
signes vitaux, voix veineuse)
Oxygène
Transfusion
Trousse opératoire
Pansements
Médicaments
Séjours
TOTAL
61

TABLE DES MATIERES


EPIGRAPHE..............................................................................................................................................I
DEDICACE...............................................................................................................................................II
REMERCIEMENTS..................................................................................................................................III
LISTE DES FIGURES................................................................................................................................IV
LISTE DES TABLEAUX..............................................................................................................................V
LISTE DES ABREVIATIONS......................................................................................................................VI
RESUME..............................................................................................................................................VIII
I. INTRODUCTION..............................................................................................................................1
I.1. ETAT DE LA QUESTION.....................................................................................................................1
I.2. PROBLEMATIQUE OU ENONCE DU PROBLEME..............................................................................3
I.3. OBJECTIFS DE L’ETUDE.................................................................................................................5
I.3.1. Objectif général.....................................................................................................................5
I.3.2. Objectifs spécifiques..............................................................................................................5
62

I.4. CHOIX ET INTERET DU SUJET........................................................................................................6


I.4.1. Choix du sujet........................................................................................................................6
I.4.2. Intérêt du sujet......................................................................................................................6
I.5. DELIMITATION DE L’ETUDE...........................................................................................................6
I.6. SUBDIVISION DU TRAVAIL............................................................................................................6
CHAPITRE I : GENERALITE SUR LES INFECTIONS NOSOCOMIALE............................................................8
I.1.DEFINITION DES CONCEPTS...........................................................................................................8
I.2. CAUSES D’UNE INFECTION NOSOCOMIALE..................................................................................9
I.3. LES SYMPTOMES D’UNE INFECTION NOSOCOMIALE....................................................................9
I.4. DIAGNOSTIC D’UNE INFECTION NOSOCOMIALE...........................................................................9
I.5. MODE DE TRANSMISSION..........................................................................................................10
I.6. LES PRINCIPAUX FACTEURS DE RISQUES DES INFECTIONS NOSOCOMIALES..............................10
I.7. LES FACTEURS FAVORISANT LE DEVELOPPEMENT D’INFECTION NOSOCOMIAL (Mezher H,
2010)................................................................................................................................................12
I.8. CAUSES D’UNE INFECTION NOSOCOMIALE (White M.C, 2006)..................................................12
I.9. CLASSIFICATION DE L’INFECTION (Camus C, 2009).....................................................................13
I.10. PREVENTION DES INFECTIONS NOSOCOMIALES (Branger B., 2009).........................................14
I.11. MESURES SPECIFIQUES DE PREVENTION..................................................................................22
I.12. TRAITEMENT CURATIF..............................................................................................................22
I.13. INDICATEUR DE COUT...............................................................................................................22
CHAPITRE II : METHODOLOGIE.............................................................................................................27
II.1.Cadre d’étude.........................................................................................................................27
II.1.1.Historique.......................................................................................................................27
II.2. Type et période d’étude.....................................................................................................28
II.3.Population d’étude................................................................................................................29
II.4. Critère d’inclusion et de non inclusion......................................................................................29
II.5. Echantillonnage.........................................................................................................................29
II.6.Techniques et outils de collecte.................................................................................................29
CHAPITRE IV. PRESENSTATION DES RESULTATS...................................................................................30
III.1.PRESENTATION DES DONNEES ET ANALYSE DES DONNEES.......................................................30
III.2. DISCUSSION.............................................................................................................................43
CONCLUSION........................................................................................................................................46
RECOMMANDATIONS..........................................................................................................................47
DIFFICULTES RENCONTREES.................................................................................................................48
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE............................................................................................................49
ANNEXE................................................................................................................................................55
63

FICHE DE RECOLTE DES DONNEES........................................................................................................55


TABLE DES MATIERES...........................................................................................................................59

Common questions

Alimenté par l’IA

The prevalence of nosocomial infections is higher in intensive care units largely due to the extensive use of medical devices, which serve as potential vectors for infection. Devices such as catheters and ventilators increase vulnerability to infections due to the invasive nature of these tools, highlighting the need for stringent infection control measures in these settings .

Nosocomial infections significantly prolong hospital stays and increase healthcare costs due to extended treatments and additional care needs. The European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) reports that in industrialized nations, nosocomial infections affect 4.5% of newly admitted patients, which underscores their financial impact. Effective prevention can reduce infections by about 30%, potentially decreasing the associated extended hospital stays and healthcare costs .

In high-income countries, approximately 7 out of 100 hospitalized patients contract a nosocomial infection, while in low-income countries, the rate is at least 10 out of 100. This disparity highlights the need for tailored healthcare strategies that address specific regional challenges, such as resource limitations in low-income areas, and emphasizes the importance of infection control measures in all settings .

Hygiene practices among healthcare providers are critical in reducing the spread of nosocomial infections. Proper hand hygiene and aseptic techniques can significantly lower infection rates. Despite advancements in hospital hygiene over 30 years, nosocomial infections remain prevalent, necessitating continuous emphasis on basic hygiene practices to prevent infection transmission .

Nosocomial infections can adversely affect social and economic development in regions such as Lubumbashi by increasing healthcare costs and mortality rates. Improvement in hygiene and reduction in infection rates can enhance health outcomes, leading to improved productivity and economic growth, demonstrating a direct link between health and socioeconomic stability .

Interdisciplinary collaboration enhances nosocomial infection management through coordinated efforts across medical teams. Nurses, doctors, and infection control specialists work together to ensure sterile procedures, proper wound care, and infection monitoring, particularly in surgical settings. This approach fosters comprehensive infection control strategies, reducing the incidence of postoperative infections .

Key challenges in implementing effective hospital hygiene practices include resource limitations, staff compliance, and education on infection control. Despite awareness, the upkeep of stringent hygiene standards is often hindered by inadequate supplies or training, emphasizing the need for continuous education and resource allocation to sustainably lower nosocomial infection rates .

Understanding the ecological dynamics of hospital surfaces assists in creating targeted infection prevention strategies. By identifying high-risk areas for microbial contamination, healthcare facilities can focus cleaning and hygiene initiatives to prevent nosocomial infections, optimizing resource allocation and enhancing infection control .

Bacterial causes of nosocomial infections often include antibiotic-resistant strains, complicating treatment efforts. Common bacteria such as MRSA (Methicillin-resistant Staphylococcus aureus) exhibit resistance to standard treatments, requiring alternative and often more expensive antimicrobial therapies. This resistance heightens the need for effective infection control and stewardship in antibiotic use .

Preventive interventions during pre, intra, and postoperative phases are critical in reducing nosocomial infections. Preoperative prophylactic antibiotics, intraoperative sterile techniques, and postoperative wound care all contribute to minimizing infection risks. Each phase targets specific vulnerabilities, and their collective implementation significantly lowers nosocomial infection incidences .

Vous aimerez peut-être aussi