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Votre PROGRAMME de droit constitutionnel

ANNALES 2023-2024
L1 traité à travers les DIFFÉRENTES
ÉPREUVES rencontrées en TD et lors
de l’EXAMEN FINAL (dissertation,
Les CORRIGÉS sont CONFORMES
aux attentes de votre professeur et à ce que
vous pouvez réaliser dans le temps imparti.
ANNALES
CORRIGÉES ET COMMENTÉES
commentaire de décision et de texte,

CORRIGÉES ET COMMENTÉES
cas pratique, QCM et QRC).
2023-2024
États-Unis…)
(Mexique, Brésil,
niveau américain de construire
he, Russie…), au fédéral a permis
(Allemagne, Autric iquement, l’État Unis…).
in (Nigeria). Histor rains (Suisse, États-
ou au niveau africa ravant étaient souve abandon-

Sous la direction
d’Éta ts qui aupa et de coex ister en
une union à partir té de s’associer Fédération.
animés d’une volon à un autre ordre juridique : la
que Ces États étaient

Dissertation juridi
es disloc ation

LICENCE 1
leurs comp étenc ires mena cés de urs ont été
nant certaines de par les États unita des Les principes directe

Sujet 1
ment été retenu mentaux au profit exposés tardivement
alors qu’ils
L’État fédéral a égale trois principes fonda

de Gilles Toulemonde et Dorothée Reignier


fédéral repose sur , le principe constituent le sujet.
ordres juridiques
(Belgique). Un État ipe de supe rposition de deux ipe d’aut onom ie.
le princ et le princ
États membres : mem bres au droit fédéral est d’ass urer le res-
des États ier défi
de participation urs défis. Le prem l’État. Le qualifier
Durée de l’épreuve
: confronté à plusie nion juridique de Bicamérisme. Il faut
L’État fédéral est afin d’éviter la désu principe néces- les termes et notion
s du droit
sujet suivant : de superposition participation. Ce
3 heures pect du principe
yés.
Vous traiterez le l'État fédéral du principe de fédérés et il constitutionnel emplo
la préservation sentant les États
cteurs de second défi est nde chambre repré
Les principes dire
Aucun document d’une seco me défi est la garan-
troisiè
n’est autorisé site la mise en place conséquents. Le répartition des
dotée de pouvoirs ale régit seule la
l - Territoire impose qu’elle soit ie. La Constitution fédér fin, une juridi ction est nette dans la
Mots clés État fédéra onom .À cette La rupture
tie du principe d’aut niveau national et le niveau local des compé- présentation du
sujet, ce qui
Souveraineté - Superp
osition
compétences entre
le bonne répartition de son étude.
pour veiller à la i menacés renforce l’intérêt
Autonomie - Particip
ation - État est indispensable al sont aujourd’hu
constitutionnelle teurs de l’État fédér ale sont
de Saint Sernin) les principes direc pour la forme fédér
CORRECTEUR (J. tences. Toutefois effet, les États ayant opté et l’exercice
OBSERVATIONS DU mêm e. En que la dispo sition
dans leur existence La première est que s’opère
sujet large. double menace. États fédérés et
tout d’abord d’un confrontés à une au détriment des seconde est
difficulté. Il s’agit sujet teurs se fassent la Fédération. La
nte une double rer délicate. Tout des principes direc tion au profit de omène
L’exercice prése peut donc s’avé doit être t de recentralisa fédérés. Ce phén
orelle et spatiale période donnée un vaste mouvemen des principes directeurs des États l’État fédéral.
La délimitation temp pays ou une le ce l’unité de
pas centré sur un ral. Pour autant, surée

DROIT
mena
théorique qui n’est ral, traitement géné
l’extension déme de la Fédération, car il

LICENCE 1
à l’auto rité
ralité : à sujet géné ne concerne qu’un
e forme est préjudiciable sur une cohésion
et une
traité dans sa géné ît. En effet, il
riales ne ent-ils alors
u qu’il n’y para autres formes territo teurs de l’État fédér
al repos
sujet est moins étend fédér al. Les r uni- Les principes direc territoriale ?
de l’État : l’État ntifier et de traite es à cette forme
territoriale spécifique agées. De plus, il convient d’ide une unité juridique propr és à assurer une
envis e et non d’opérer communs destin té rédactionnelle.
doivent pas être es au fédéralism stre à des principes
direc teurs Toute fois, ces Un effort de maturi 2
ipes juridiques propr au cours du seme L’État fédéral obéit États fédérés (1). En montrant les
relations entre les
quement les princ amme dispensé Fédération et les éité et ils sont sujets
à plan, vous évitez
les
de celui-ci. Le progr certains pays ou à certaines pério
des. équilibre entre la sous-parties du
étude générale ir à coexistence et un profonde hétérogén fédéral étatique (2). es du type « nous
restreindre le devo peuvent également
auto- reposent sur une du modèle
tournures scolair première
peut permettre de péda gogiq ues principes directeurs le toute unité envisa gerons dans une
de et les attentes tions rendant diffici communs à
Les niveaux d’étu de. de multiples varia ipes directeurs
partie… ».
du champ d’étu autour des princ
riser une restriction du sujet. Il ne suffit
pas
et le consensus
problématisation

CONSTITUTIONNEL
lté réside dans la aux du fédé- 1• La pérennité
La seconde difficu ipes fondament l’État fédéral qui
présenter les princ ences co-institutionnelle
de se borner à
ident ifier et à larités et leurs incid sur une struc ture juridi
rposition
contr aire d’étudier leurs singu e communément le principe de supe
ralisme. Il convient
au L’État fédéral repos riales de l’État : ntrali-
autres formes territo al admet une déce ues
le distingue des De plus, l’État fédér es étatiq
participation (A). et des compétenc
e de 1787 : et le principe de la souveraineté
États-Unis d’Amériqu lle très forte de
la Constitution des n, ni refusée sation fonct ionne

DROIT CONSTITUTIONNEL
amendement de pas la Constitutio s locales (B).
Selon le dixième ués aux États-Unis ». nationales aux entité
le principe de
supe rposi-
uction est oirs qui ne sont pas délég ctivem ent ou par le peuple lle commune :
juridico-institutionne
La structure de l’introd is oublié « Les pouv les États respe
sont conservés par composé ». A) Une structure
respectée. Vous
avez toutefo
par elle aux États, lée parfois « État de participation
de citer les auteur
s de votre citation
riale de l’État appe s juridiques : tion et le principe princ ipes : l’existence
une forme territo coexister deux ordre sont régis par deux États fédé-
L’État fédéral est unita ire fait mes juri- , les États fédéraux participation des
opposition à l’État donc deux systè Selon Georges Scelle s et le principe de
L’État fédéral par États fédérés. Il existe uble- ques superposé
ration et celui des isation étatique
ainsi qu’un dédo de deux ordres juridi
celui de la Fédé al de la al.
au sein d’une seule et même organ de distin guer l’État fédér rés au droit fédér la prése nce de deux ordres
juri-
dique s té. Il conv ient ces al adm et superpo-
de la souveraine membres, alors que unitaire, l’État fédér és. Le principe de
ment de l’exercice raineté des États À l’inverse de l’État celui des États fédér d’un À nuancer… Les
régions et les
elle, maintient la souve la Fédération et ale de l’existence n’ont pas de
confédérat ion qui,
dans un État fédér al. diques : celui de Constitution fédér fédérés disposent
communautés belges
llement renoncé la recon naissance par la é. Les États Constitution…
derniers y ont partie raphiquement exten
sive de la sition supp ose
iste aux côtés d’un
droit fédér
politiques locales.
Les
ment et géog al qui coex les institu tions
de manière temp
orelle attachés . Les droit fédér titutions qui organ
isent
les compétences
qui
Ce sujet traitera ques qui lui sont es Cons é pour
des principes juridi de leurs propr ctrices du droit fédér
l’État fédéral et e. ées seront produ
Il aurait été opport
un de les
seule forme de t exclues de l’étud institutions fédér
identifier.
s territo riales de l’État seron 25
autre s forme u européen
ce soit au nivea
ment répandu que
aujourd’hui large
L’État fédéral est

3 COPIES RÉELLES •10 Dissertations Avec des conseils


24

D’ÉTUDIANTS •9 Commentaires de méthodologie


Des COMMENTAIRES et des annotées (décisions/textes) appliqués aux sujets
3 COPIES RÉELLES CONSEILS sont placés en marge et corrigées •8 Cas pratique
(notées 5, 9 et 13) sont reproduites de tous les corrigés pour comprendre •7 QRC
leurs points forts et leurs points faibles.
et commentées dans le dossier. •1 QCM

Prix : 15,50 €
ISBN 978-2-297-22114-6
[Link]
Sous la direction
de Gilles TOULEMONDE et Dorothée REIGNIER

Droit
constitutionnel
Licence 1

•L’État
•La souveraineté et la démocratie
•La Constitution
•La séparation des pouvoirs
•Les régimes étrangers
•L’histoire constitutionnelle française
•Le président de la V République
e

•Le gouvernement sous la V République


e

•Le Parlement sous la V République


e

•Le Conseil constitutionnel


•Les moyens d’expression du peuple
sous la Ve République
•La révision de la Constitution
Dans la même collection :
• Introduction générale au droit et Droit des personnes et de la famille,
7e édition, 2023-2024,
Druffin-Bricca (S.), Lasserre (M.-C.) et Zaffagnini (M.)
• Droit administratif, 7e édition 2023-2024,
Pollet-Panoussis (D.)
• Droit des obligations, 7e édition, 2023-2024,
Boustani (D.), Goujon-Bethan (T.), Ferrari (B.) et Siew-Guillemin (A.-S.)

© 2023, Gualino, Lextenso


Grande Arche - 1 Parvis de La Défense
92044 Paris La Défense Cedex
EAN 9782297221146
ISSN : 2497-4528
Collection : Annales corrigées et commentées

Suivez-nous sur [Link]

Contactez-nous sur gualino@[Link]

2
Sous la direction de
Gilles TOULEMONDE et Dorothée REIGNIER
Gilles TOULEMONDE est Maître de conférences HDR en Droit public à
l’Université de Lille. Chargé des cours de principes fondamentaux de droit
constitutionnel et de droit constitutionnel de la Ve République en première
année de licence à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales,
il assure parallèlement des cours et conférences de méthode à Sciences
Po Lille en droit constitutionnel. Il est, notamment, l’auteur de « L’essentiel
des principes fondamentaux de droit constitutionnel » (avec I. Thumerel)
et « L’essentiel des institutions de la Ve République », publiés aux éditions
Gualino (coll. Les Carrés Rouge).

Dorothée REIGNIER est Maître de conférences en Droit public à Sciences Po


Lille et membre du CERAPS. Elle enseigne le droit constitutionnel comparé
et le droit constitutionnel de la Ve République. Sa thèse de doctorat portait
sur la discipline de vote dans les assemblées parlementaires sous la Ve
République et depuis elle poursuit l’étude du droit parlementaire et du droit
des groupes politiques.

Avec la participation et les contributions de :


• François ABOUADAOU
ATER à l’Université de Lille
• Dominique BLANCHET
Professeur de droit public à l’Université des Antilles
• Amandine BLANDIN
Maître de conférences en droit public à l’Université de Lille
• Arthur BRAUN
Maître de conférences à l'UCLY
• Maxime CHARITÉ
Maître de conférences à l'Université Le Havre Normandie
• Edward CHEKLY
Doctorant à l’Université de Lille et ATER à Sciences Po Lille
• Camille CRESSENT
Doctorante et chargée d’enseignements à l’Université de Lille
• Raphaël COSTA
Doctorant à l'Université Paris Saclay et co-directeur de la Revue de droit insolite
• Nicolas DEMONTROND
Docteur en droit public et juriste au Conseil départemental de l'Orne
• Gbohignon DOUE
ATER à l'Université de Lille

3
• Alexis FOURMONT
Maître de conférences en droit public à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
• Chloë GEYNET-DUSSAUZE
Maître de conférences en droit public à Sciences po Lille
• Jade MEYRIEU
ATER à l'Université de Montpellier
• Julien PADOVANI
Maître de conférences en droit public à l'Université Pars 1 Panthéon-Sorbonne
• Nina PALY
Doctorante et chargée d'enseignements à l’Université de Lille
• Claire PARJOUET
Doctorante à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour
• Emilien QUINART
Maître de conférences en droit public à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
• Emma RABITA
Doctorante et chargée d'enseignements à l'Université de Lille
• Mathias REVON
Docteur en droit public et post-doctorant à l'Université d'Aix-Marseille
• John-Christopher ROLLAND
Maître de conférences en droit public à l'Université Paris Nanterre
• Jean de SAINT-SERNIN
Docteur en droit public et enseignant contractuel à l'Université de Lille
• Samuel TURI
ATER à l’Université de Lille
• Noémie VÉRON
Maître de conférences en droit public à l'Université de Lille

4
SOMMAIRE
Dossier : 3 copies réelles notées et annotées
Pourquoi ce dossier et comment l’utiliser ? 09
Sujet : Dissertation : Peut-on toujours qualifier le régime du Royaume-Uni de « parlementarisme
absolu majoritaire » depuis le Brexit ? et indications de correction 10
Copie réelle notée 5/20 14
Copie réelle notée 9/20 16
Copie réelle notée 13/20 19

35 annales corrigées et commentées

1 – L’État
Sujet 1. Dissertation juridique : « Les principes directeurs de l'État fédéral » 24

Sujet 2. Dissertation juridique : « Le modèle français d’État unitaire » 29

2 – La souveraineté et la démocratie
Sujet 3. Cas pratique : Les modes de scrutin 33
Sujet 4. Commentaire dirigé : Souveraineté nationale, Régime représentatif, Démocratie 38

3 – La Constitution
Sujet 5. Dissertation juridique : « Les limites au pouvoir de révision de la Constitution » 41
Sujet 6. Questions à réponses courtes : La Constitution découverte par la jurisprudence -
Coutume constitutionnelle et conventions de la Constitution -
La Constitution du 4 octobre 1958 est-elle souple ou rigide ? 46

4 – La séparation des pouvoirs


Sujet 7. Commentaire de texte : « Article 16 de la Déclaration des droits de l'Homme
et du citoyen de 1789 » 51
Sujet 8. Dissertation juridique : « Régime parlementaire ou régimes parlementaires » 56
Sujet 9. Commentaire de texte : « Article d’une Constitution anonyme » 62

5
SOMMAIRE
5 – Les régimes étrangers
Sujet 10. Dissertation juridique : « L'indépendance du pouvoir judiciaire aux États-Unis » 65
Sujet 11. Dissertation juridique : « Les limites au pouvoir du Gouvernement parlementaire allemand » 70
Sujet 12. Commentaire de texte : Article 46 de la Constitution belge de 1994 75

6 – L’histoire constitutionnelle française


Sujet 13. Questions à réponses courtes : La responsabilité du Gouvernement sous les IIIe
et IVe Républiques - Le Sénat sous la IIIe République ou le bicamérisme égalitaire ? 82
Sujet 14. Dissertation juridique : « La Révolution française (1789-1799) :
laboratoire de la séparation des pouvoirs » 85
Sujet 15. Cas pratique : La IV République
e
89

7 – Le président de la Ve République
Sujet 16. Questions à réponses courtes : Les évolutions de l’élection du président de la République
sous la Ve République - Le président de la République dans la procédure législative
ordinaire - Le domaine réservé du président de la République 95
Sujet 17. Questions à réponses courtes : Le Président et le Conseil des ministres - Le Président et
le Conseil de défense et de sécurité nationale - La saisine du Conseil constitutionnel
par le Président 99
Sujet 18. Dissertation juridique : « La responsabilité du président de la République
sous la Ve République » 104
Sujet 19. Cas pratique : Les pouvoirs du président de la République 109

8 – Le gouvernement sous la Ve République


Sujet 20. Questions à réponses courtes : L'article 50-1 de la Constitution - L'article 49 al. 3 de la
Constitution - Les ordonnances de l'article 38 de la Constitution 113
Sujet 21. Cas pratique : Cohabitation 118
Sujet 22. Commentaire de texte : Décret du 20 mars 1986 portant nomination du Premier ministre 123

9 – Le Parlement sous la Ve République


Sujet 23. Commentaire comparé : Motion de censure et parlementarisme rationalisé :
commentaire comparé des articles 49, alinéa 2 de la Constitution française
de 1958 et 67 de la Loi fondamentale allemande de 1949 128
Sujet 24. Cas pratique : Les commissions parlementaires 134
Sujet 25. Questions à réponses courtes : L’irrecevabilité financière - L’irrecevabilité constitutionnelle
ou juridique - Les irrecevabilités financière et constitutionnelle 139

6
SOMMAIRE
10 – Le Conseil constitutionnel
Sujet 26. Dissertation juridique : « Le Conseil constitutionnel est-il le principal gardien des droits
et libertés en France ? » 144
Sujet 27. Commentaire de décision : Cons. const., 15 janvier 1975, 74-54 DC 149

11 – Les moyens d’expression du peuple sous la Ve République


Sujet 28. Cas pratique : Référendum : procédure et perspectives d’usage 155
Sujet 29. Questions à réponses courtes : Le référendum de l'article 53 de la Constitution : champ
d'application - Les référendums de l'article 53 de la Constitution et les référendums
néo-calédoniens : référendums ou consultations ? - Les référendums de l'article 53
de la Constitution et les référendums néo-calédoniens : référendums d'autonomie
ou référendums d'indépendance ? 161
Sujet 30. Commentaire de texte : Articles 147 à 151 du Règlement de l’Assemblée nationale 165

12 – La révision de la Constitution
Sujet 31. Cas pratique : Révision de la Constitution et interruption volontaire de grossesse 171
Sujet 32. Commentaire de texte : Déclaration du Président du Sénat 177

13 – Exercices transversaux
Sujet 33. Cas pratique sur l’ensemble de la Ve République 184
Sujet 34. Questions à choix multiple 189
Sujet 35. Dissertation juridique : « L’élection de président de la République en France (1848-2022) » 197

7
3 copies réelles
d’étudiants
corrigées
et annotées
Pourquoi ce dossier ?
Lorsque vous traitez un sujet lors d’un examen ou d’un TD, vous avez parfois du mal
à comprendre la note qui vous a été attribuée et à savoir ce que vous auriez dû
faire pour en obtenir une meilleure. L’objectif de ce dossier est justement de remé-
dier à cette situation et de vous faire passer de l’autre côté de la « barrière », en
vous permettant de mieux comprendre ce qu’attend votre correcteur : la repro-
duction intégrale de trois copies réelles de valeur différente sur un même sujet, les
indications générales de correction ainsi que les appréciations détaillées portées
dans les marges de chaque copie vont vous permettre d’adopter une démarche
comparative et de comprendre ce qui fait la différence de notation.
La reproduction d’une bonne copie (récompensée par un 13/20) vous permet
également de vous rendre compte que le sujet était « faisable » et quels étaient les
points incontournables de son traitement. Elle constitue clairement un exemple à
suivre et vous prouve que la réussite est à votre portée.

Comment utiliser ce dossier ?


Afin que vous puissiez visualiser les pistes que vous devez mettre en œuvre pour
améliorer votre note, chacune des trois copies réelles est annotée, en marge, de
toutes les « recettes », de nombreux conseils méthodologiques et de « petits plus »
qui feront passer votre note de 5/20 à 9/20 puis, avec l’entraînement, 13/20 voire
davantage.

9
COPIES RÉELLES
D’ÉTUDIANTS

Sujet : Dissertation
Durée de l’épreuve : 3h
Aucun document n’est autorisé

Peut-on toujours qualifier le régime du Royaume-Uni de


« parlementarisme absolu majoritaire » depuis le Brexit ?

Indications de correction Par Gilles Toulemonde

Le sujet n’est pas un sujet de cours « classique » qui ferait sans doute l’objet d’une section ou d’un para-
graphe entier d’un cours de droit constitutionnel. Il s’agit au contraire d’un sujet de synthèse sur l’un des
thèmes d’un cours de principes fondamentaux ou généraux de droit constitutionnel (ou droit constitution-
nel 1 dans certaines universités) à savoir le thème du Royaume-Uni.

Indications générales

- Les copies inachevées ou sans plan apparent sont lourdement sanctionnées : note entre 0 et 06/20 en
fonction du contenu.
- Le risque le plus important avec un tel sujet de cours est de ne faire qu’une récitation du cours sur le
Royaume-Uni, un simple exposé de connaissances, mais sans aucune problématique. Il faut impérative-
ment que les étudiants développent une problématique.
- Il faudra également apporter une réponse à la question posée par le sujet. Cette réponse peut être
nuancée ou au contraire très polarisée sur une réponse positive ou négative. Peu importe le choix opéré
par l’étudiant ; c’est sa liberté. La seule chose, c’est qu’il va falloir argumenter en faveur d’une réponse
quelle qu’elle soit.
- Les copies qui maîtrisent les connaissances dans le cadre d’une réponse à une problématique sont valori-
sées. Les copies qui en restent à des connaissances de base en répondant à une problématique correcte
obtiennent 12 ou 13/20. Une très bonne note sera attribuée aux copies qui multiplient connaissances et
illustrations dans leur réponse à la problématique et qui envisagent toutes les options de réponse.
- Les lacunes méthodologiques sont lourdement sanctionnées : introduction très incomplète et ne réunis-
sant pas les éléments que l’on peut en attendre ; absence ou insuffisance notable de la problématique ;
plan ne répondant pas à la problématique.
- Sont également sanctionnées les copies qui ne permettent pas de voir le cheminement de la pensée de
l’étudiant, c’est-à-dire les copies sans annonce de plan, sans chapeaux introductifs en début de chaque
partie et sans transitions.
- Les copies avec des fautes d’orthographe importantes (en nombre ou en qualité) ou des fautes de syn-
taxe, les copies mal rédigées, sales, seront sanctionnées. Le défaut de soin rédactionnel peut entraîner
une diminution de note (en principe jusqu’à – 2 points).
- En revanche, les copies qui témoignent d’un respect des règles formelles et méthodologiques et mani-
festent par-là les efforts attendus sont valorisées. Tout comme les copies qui tiennent compte de l’actua-
lité juridique, des éléments doctrinaux et font preuve de réflexion.

10
COPIES RÉELLES
D’ÉTUDIANTS

Points essentiels à retrouver dans la copie (introduction et contenu) :

Les étudiants doivent avoir défini ce que l’on entend par parlementarisme absolu et par régime parlemen-
taire majoritaire en introduction.
Le parlementarisme absolu est une expression que l’on doit à Carré de Malberg et qui désigne un régime
parlementaire (qu’il faudrait donc définir) dans lequel les relations entre le gouvernement et le Parlement
sont très peu régies par le droit, ce qui laisse les institutions vivre au rythme de la politique et risque donc
d’entraîner une forme d’instabilité gouvernementale en cas de majorité faible ou composite. Il s’oppose au
parlementarisme rationalisé de Mirkine-Guetzévitch dans lequel les relations entre le gouvernement et le
Parlement sont corsetées par les règles de droit, les procédures diverses et variées, dans le but de stabiliser
le gouvernement et ainsi le régime.
Le parlementarisme majoritaire ou régime parlementaire majoritaire est présent lorsque le gouvernement
bénéficie du soutien d’une majorité parlementaire cohérente et soudée. C’est ainsi le cas lorsqu’un parti
dispose d’une majorité absolue de sièges au Parlement ou lorsque la coalition est cohérente et fondée sur
des idées politiques très proches des membres de cette coalition.

À bien des égards, traditionnellement, le régime politique britannique est bien tout à la fois :

1) Un régime parlementaire : le gouvernement y est responsable devant le Parlement, au moins devant la


Chambre des Communes de sorte que le gouvernement est issu du résultat des élections législatives. En
outre, une véritable collaboration des pouvoirs y est organisée, la fabrique de la loi faisant intervenir à la
fois les organes parlementaires et gouvernementaux.
2) Un régime parlementaire majoritaire : il arrive fréquemment qu’un des partis politiques dispose à lui seul
d’une majorité absolue de sièges au sein de la Chambre des Communes. Le bipartisme parlementaire
n’est certes pas total, mais le mode de scrutin pour les élections législatives, scrutin uninominal majo-
ritaire à un tour, favorise le vote utile et l’apparition d’une majorité solide pour constituer et soutenir le
gouvernement.
3) Un parlementarisme absolu : la nature coutumière de la constitution britannique aboutit à ce que peu
de règles précises viennent corseter les relations entre le gouvernement ou le Cabinet d’une part et le
Parlement d’autre part. La souveraineté parlementaire traduit cette caractéristique du régime parlemen-
taire britannique.

Cette analyse du régime britannique est celle que postule le sujet. Mais ce sujet vous interroge sur les
conséquences du Brexit. Le Brexit est la sortie de l’Union européenne décidée par le Royaume-Uni à la suite
du référendum organisé le 23 juin 2016.
On observe depuis cette date un certain nombre de remous dans la vie politique et institutionnelle du
Royaume-Uni. Le sujet ne demande pas si le Brexit en est la cause, ce qui serait sans doute une question
délicate à traiter pour un juriste ; il interroge seulement sur les conséquences de ces remous sur la nature
du régime politique britannique.

De ce point de vue, il est tout à fait possible de soutenir des interprétations très différentes de la situation
du système politique britannique depuis le Brexit. Pour le correcteur, peu importe finalement ce que vous
pensez tant que vous le justifiez par des arguments pertinents.

11
DOSSIER
COPIES RÉELLES

On peut penser, par exemple, que le Brexit a profondément bouleversé le système politique britannique. En
effet, depuis le Brexit :

1) L’unité partisane est beaucoup plus faible que par le passé. Theresa May, devenue Premier ministre après
la démission de David Cameron suite aux résultats du référendum sur le Brexit, n’arrivait pas à faire voter
par la Chambre des Communes les accords qu’elle négociait avec l’Union Européenne. Il semblerait
même (mais à vrai dire aussi un peu avant lui) qu’il existe, depuis le Brexit, une difficulté à obtenir une
majorité absolue pour le parti conservateur (il n’a ainsi pas obtenu de majorité absolue aux élections
de 2017, comme il n’en avait pas eu en 2010). Et même lorsque le parti conservateur (au pouvoir depuis
le Brexit) réussit à obtenir une majorité absolue à la Chambre des Communes, cela n’emporte pourtant
pas un soutien sans faille et presque aveugle à l’action du Premier ministre comme le montrent par
exemple, les difficultés rencontrées par Boris Johnson jusqu’à sa démission et plus encore le très éphé-
mère mandat de Liz Truss.

Dans ces conditions, on pourrait tout à fait considérer que depuis le Brexit on assiste à une toute-puissance
soit de la Chambre des Communes soit du parti majoritaire qui cadre mal avec la nature parlementaire du
régime et donc surtout avec sa nature majoritaire.

2) De nombreux textes et jurisprudences sont venus préciser les relations entre le gouvernement et le Parle-
ment. On peut évoquer ici le Fixed Term Parliaments Act (FTPA) qui encadrait l’exercice du droit de disso-
lution de la Chambre des Communes. Il existait, certes, depuis 2011 mais les hypothèses de dissolution
des Communes qu’il indique n’ont été mises en application qu’en 2017, soit après le Brexit. Ce sont ses
dispositions qui ont contraint Theresa May à obtenir l’accord du parti travailliste pour la dissolution de
2017 et empêché dans un premier temps Boris Johnson de dissoudre (avant qu’il ne trouve une parade)
puisqu’il prévoyait une hypothèse d’autodissolution de la Chambre des Communes nécessitant un vote
à la majorité des 2/3. Le FTPA a été abrogé depuis par le Dissolution and Calling of Parliament Act de
2022 (DCPA) qui redonne le pouvoir de dissolution au monarque sur proposition du Premier ministre,
ce qui peut laisser penser que cette première tentative de rationalisation du parlementarisme n’a été
qu’éphémère. Toutefois, le DCPA précise que cette dissolution ne peut pas faire l’objet d’une action en
justice, ce qui, d’une part, peut-être perçu comme une forme de rationalisation (en revanche le fait de
le préciser sur le fond va plutôt dans le sens inverse) et, d’autre part, répond à la jurisprudence de la
Cour suprême qui avait jugé que l’ajournement du Parlement à la rentrée 2019 par Boris Johnson était
illégal ; cette jurisprudence étant une manifestation très nette de la rationalisation (arrêt Miller 2 du 24
septembre 2019).

En sens inverse, on peut au contraire soutenir qu’il y a certes eu un peu de tangages dans le système poli-
tique britannique à la suite du Brexit mais que finalement il n’a pas fondamentalement changé.
1) Les élections de 2019 ont été provoquées par une loi anticipant la date des élections, ce qui a permis de
contourner le FTPA, preuve que la rationalisation n’est que formelle. Ces élections ont donné de nouveau
une majorité absolue au parti conservateur et si ce parti est animé par des tensions internes, cela n’est
pas nouveau puisque déjà Margaret Thatcher en 1990 avait dû démissionner à la suite de telles tensions
et sans aucun vote d’une motion de censure.
2) La souveraineté parlementaire a été réaffirmée par la Cour suprême qui a considéré que le référendum
sur le Brexit ne valait pas décision et qu’il fallait le vote d’une loi par le Parlement (arrêt Miller 1 du 24
janvier 2017). Quant au vote du DCPA en 2022, il manifeste, là encore, cette souveraineté parlementaire
et réintroduit la dissolution « à l’anglaise » qui équilibre le régime parlementaire.

12
DOSSIER
COPIES RÉELLES

Plan proposé :
Divers plans sont donc possibles en fonction de l’idée que vous choisissez de défendre. Souvent, les étu-
diants préférant adopter une position mesurée, nous vous proposons ici un plan qui analyse les deux idées.
Dans ce cas, et puisqu’en droit il n’est pas toujours réclamé de conclusion, conservez pour la seconde par-
tie les arguments qui vous semblent les plus pertinents et donc la position que vous privilégiez davantage.
Vous constaterez que nous ne vous proposons pas un plan évoquant dans une première partie « en quoi
le régime britannique peut-il être qualifié de régime parlementaire absolu majoritaire ? » puis dans une se-
conde partie « comment celui-ci est-il affecté par le Brexit ? » En effet, un tel plan, surtout présenté ainsi, ne
traiterait en réalité du sujet (l’état du système politique britannique depuis le Brexit) que dans la seconde
partie ; la première serait donc en réalité hors-sujet. Vous garderez donc pour l’introduction « en quoi le ré-
gime britannique peut-il être qualifié traditionnellement ? » comme le fait le sujet.

I – Un système politique paraissant totalement remis en cause depuis le Brexit


A)Un système de moins en moins majoritaire
B) Une rationalisation rampante

II – Un système politique en réalité d’une incroyable résilience du fait de la souveraineté parlementaire


A)La souveraineté parlementaire plus forte que la rationalisation
B) Le retour au fonctionnement traditionnel

13
COPIES RÉELLES
D’ÉTUDIANTS

Copie réelle notée 5/20


OBSERVATIONS DU CORRECTEUR (G. Toulemonde)

Devoir insuffisant. Le sujet a été très mal cerné dans une introduction très
courte et très malheureuse : vous n’y définissez pas les termes du sujet et ne
posez pas de problématique en ne voyant pas l’intérêt du sujet. Vous êtes tota-
lement hors sujet. Qui plus est votre copie comporte de graves erreurs comme
la confusion entre bicamérisme et bipartisme !

Le Royaume-Uni est un régime reposant sur des coutumes très anciennes, elles
Au sein de ce premier paragraphe permettent de faire régner l’ordre au sein du pays. Le Royaume-uni dispose d’un
vous écrivez Royaume-Uni de trois monarque anciennement Elisabeth II mais suite à son décès en 2022, elle est rem-
manières différentes ! Seule la placée par son fils Charles III. Aujourd’hui le régime britannique est instable, en
première est exacte.
effet le Royaume Uni quittant l’union européenne (le Brexit) est source de grands
changements et une nouvelle organisation au sein de l’union européenne et des
pays qui la composent s’opère.

Mal dit. Un régime parlementaire est un régime dans lequel plusieurs institutions confèrent
au bon fonctionnement du pays. Le régime parlementaire peut être rationalisé ou
Vous identifiez mal l’intérêt du absolu. Nous pouvons alors nous demander comment le régime du Royaume-Uni
sujet. Il amène plutôt à se poser serait un parlementarisme absolu majoritaire.
la question de savoir si le Brexit
n’a pas transformé le système Au Royaume Uni les pouvoirs sont répartis au sein de différentes institutions (1) et il
politique britannique ou au moins
si le Royaume-Uni n’a pas connu repose sur le bicamérisme (2).
une transformation de son système
constitutionnel depuis le Brexit.
1 • Les institutions britanniques
Vous allez être hors sujet.

Les institutions au sein du pouvoir exécutif (A) et le pouvoir législatif (B).

Descriptif. Ce genre d’intitulé est A) Le pouvoir exécutif


à bannir car il n’exprime aucune
idée, de même que les intitulés des
sous-parties. Le premier détenteur du pouvoir exécutif est le monarque. Il arrive au pouvoir
car il est héréditaire. Il a une grande influence sur les citoyens britanniques, il est
aimé par son peuple et acclamé. Il détient de nombreux pouvoirs. En effet il est
chef des armées et de la diplomatie. De plus il choisit le 1er ministre et s’entretient
À éviter. chaque semaine avec lui. Il signe les traités mais ne les négocie pas, ils sont négo-
ciés par le 1er ministre. Enfin il peut dissoudre la chambre des communes mais
que à la demande du 1er ministre. Nous pouvons en conclure que le monarque
détient beaucoup de pouvoirs mais ils sont tous contre-signés ou proposés par le
C’est un élément qu’il fallait 1er ministre. Le monarque n’est donc pas le seul à détenir le pouvoir exécutif.
développer au regard de
l’actualité. En effet le gouvernement détient aussi le pouvoir exécutif. Le gouvernement est com-
posé d’un cabinet avec le 1er ministre et les 20 autres ministres les plus importants.

14
COPIES RÉELLES
D’ÉTUDIANTS

Ils sont choisis par le monarque mais connus à l’avance, en effet le 1er ministre et le
leader du parti. Le 1er ministre reste très longtemps, sauf si il démissionne par exemple
lorsque son parti n’en veut plus ou bien quand le gouvernement perd majorité.
Expliquez précisément les
Le 1er ministre Churchill a eu une très grande influence sur la reine, en effet elle a conditions de la dissolution prévues
régné très jeune et n’avait donc aucune expérience, influence et surtout autorité. par le FTPA, lequel a été abrogé par
le DCPA.
Enfin, en 2011 le 1er ministre perd un pouvoir important, en effet le droit de dissolution
est désormais contrôlé. Le 1er ministre pourra dissoudre si la chambre des communes
s’est auto-dissoute et comme le 1er ministre en est le leader il peut leur demander de le
faire ou alors si le 1er ministre est destitué il peut provoquer la dissolution.

B) Le pouvoir législatif Que voulez-vous dire ? Qu’ils


ne peuvent pas censurer le
Le pouvoir législatif est détenu par le parlement lui-même composé de deux gouvernement ?
chambres. Voyons tout d’abord la Chambre des lords, composée de lords religieux,
lords nommés à vie et lords héréditaires (qui n’existent plus aujourd’hui). Ils sont
choisis par le monarque. Les lords contrôlent le gouvernement en posant des ques-
tions et ont le pouvoir legislatif. Ils ne peuvent pas dissoudre et ils ne peuvent pas NON, le « censurer » ou le
« renverser », pas le « dissoudre ».
s’opposer au Budget.
Puis la Chambre des communes, qui n’est, elle, pas désignée par le monarque
mais élue au suffrage universel direct. Elle a un pouvoir législatif plus important que Ce chapeau introductif est bien
la Chambre des Lords. Elle peut dissoudre le gouvernement. Le pouvoir législatif est peu fluide.
donc bien organisé dans le parlement.

2 • Le bicamérisme au Royaume-Uni

Son instauration a connu quelques complications (A). Nous verrons les avantages
et inconvénients de celui-ci (B).

A) L’histoire du Bicamérisme Hors sujet.

Jusqu’au 18e siècle il y avait 2 partis, en effet les libéraux et les conservateurs. Or au
18e siècle l’industrie qui se développe engendre la création d’un nouveau parti : les
travaillistes, celui-ci prend le devant. Mais le gouvernement est instable étant donné
qu’il y a 3 partis. Les libéraux finissent par couler. Mais ils tentent de se relever en s’al-
liant avec les tories, ceci est un véritable échec. C’est pourquoi aujourd’hui nous
avons les travaillistes et les conservateurs. Le gouvernement est donc beaucoup Vous confondez dans cette sous
plus stable, principe du bicamérisme. partie bicamérisme et bipartisme.

B) Les avantages et inconvénients


Ce n’est pas le sujet.
Il permet de garder et de laisser le Premier ministre longtemps au pouvoir. Or depuis
qu’il y a le Brexit au Royaume Uni, nombre de Premiers ministres se succèdent et le Le référendum sur l’indépendance
de l’Écosse est antérieur à celui sur
gouvernement est extrêmement instable. Face à ceci les Écossais ont fait un refe- le Brexit.
rendum pour quitter le Royaume-Uni, celui-ci n’a pas abouti. Mais nous pouvons
constater que le régime est très instable et que le bicamérisme ne serait peut-
être plus efficace à l’heure d’aujourd’hui. Les Écossais se sentent en danger au
Royaume Uni.

15
COPIES RÉELLES
D’ÉTUDIANTS

Copie réelle notée 9/20


OBSERVATIONS DU CORRECTEUR (G. Toulemonde)

La problématique n’est pas assez bien posée dans une introduction pourtant
assez longue et qui montre des connaissances. Vous devez davantage préci-
ser les termes du sujet. Sur le fond vous avez des connaissances (avec parfois
des erreurs factuelles néanmoins). Cependant, elles sont peu servies par le
style que vous adoptez qui est parfois assez difficile à lire et confus : faites des
phrases plus simples et plus courtes. En outre, vous n’abordez quasiment pas
un aspect du sujet : celui de la rationalisation du parlementarisme qui peut
être observée selon certains auteurs (vous pouvez ne pas être d’accord avec
cette idée mais il faut tout de même l’évoquer pour la rejeter ensuite).

C’est une bonne idée de débuter En octobre 2022, un nouveau Premier ministre est élu après la démission de Liz
avec l’actualité du sujet.
Truss : Rishi Sunak . Ces dernières années ont vu beaucoup d’instabilité politique au
Royaume-Uni, mais aussi des changements dans l’organisation de l’Etat. Le régime,
le fonctionnement de l’Etat anglais est défini d’abord par sa séparation souple des
pouvoirs, ce qui en fait un régime parlementaire. Il s’oppose au régime présidentiel
et à sa séparation stricte des pouvoirs. Le modèle anglais est d’ailleurs le premier à
être parlementaire et a servi d’exemple à de nombreux autres pays, notamment à
la France. Son évolution historique en a fait un régime parlementaire absolu et non
rationalisé par des règles de droit. En effet, nous avons au Moyen-Age la création
d’un parlement et le développement des deux chambres, la Chambre des Lords
et la Chambre des communes. En 1215, le parlement gagne des droits grâce à la
Grande Charte. Plus tard, au XVIIIe siècle, le Royaume-Uni se voit doté de ce qui vont
Pas très bien formulé. devenir les caractéristiques principales du régime parlementaire. Effectivement,
après l’acte d’établissement de 1701, le pouvoir exécutif devient bicéphale, avec
le Roi et le 1er ministre. Plus tard, en 1782, le Gouvernement devient responsable poli-
tiquement devant le parlement. Et deux ans plus tard, le 1er ministre peut à présent
demander la dissolution du parlement avec l’aval du Roi. Les ministres peuvent
aussi proposer des lois et les défendre devant la Chambre des Communes. Et les
pouvoirs peuvent se contrôler entre eux. Nous pouvons aussi remarquer que le
Mal dit : en raison d’un régime parlementaire anglais est qualifié de majoritaire. Il l’est car dû à un bipar-
tisme parlementaire, il y a une majorité absolue à la Chambre des communes.
Cependant, cette tendance diminue dernièrement, et ce, depuis le Brexit en 2016,
lorsque le Royaume-Uni a décidé par referendum de quitter l’Union Européenne.
Depuis cet évènement, la majorité absolue est mise à mal et on assiste également
à une instabilité politique. En effet, en 7 ans, 5 Premiers ministres se sont succédés.
Se sont succédé
Alors, qu’elle est l’évolution du parlementarisme absolu majoritaire du Royaume-
Uni depuis le Brexit ? Nous allons aborder en premier lieu l’omniprésence du parti
Vous répondez ponctuellement majoritaire (1) puis la fin d’une majorité absolue (2).
au sujet.

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COPIES RÉELLES
D’ÉTUDIANTS

1 • Un parti majoritaire omniprésent

Au Royaume-Uni, le parti majoritaire possède une place prépondérante. En effet,


tout le fonctionnement étatique est tourné vers lui (A). Cependant, nous pouvons
remarquer que le parti majoritaire a du mal à faire voter ses idées depuis le Brexit Intitulé à reformuler : la toute-
(B). puissance du parti majoritaire
par exemple.

A) Tout pour le parti Majoritaire


????

Le gouvernement et le parlement du Royaume-Uni sont tous deux basés sur le


À éviter
Majorité absolue parlementaire, quelle qu’elle soit. En effet, le chef de Gouverne-
ment, le 1er ministre est désigné par le monarque parce qu’il est le leader du parti Vous pouviez reprendre aussi les
majoritaire au parlement. Il appartient totalement au parti majoritaire. Ainsi, s’il exemples mentionnés au début de
votre intro.
ne convient plus au parti, il peut être remplacé par de simple élections internes,
comme ce fut le cas pour Margaret Thatcher.
Le lien entre les deux phrases n’est pas
Ensuite, le contre-pouvoir du gouvernement se situe au sein même du parlement. évident car le Shadow cabinet n’est
tout de même pas le Cabinet officiel.
En effet, les membres du gouvernement peuvent également être parlementaires. Il
est alors créé le « Shadow Cabinet ». Il s’agit d’un contre gouvernement au sein du
Expression bien curieuse : du
parlement, composé du parti majoritaire d’opposition. Il peut poser des questions principal parti d’opposition
parlementaires, décider du sujet d’une vingtaine de séance et il peut s’opposer
au Budget. De cette manière, même le contre-pouvoir est désigné en fonction du
parti majoritaire.
Cependant, il y a, ces dernières années une difficulté pour le chef du parti majo-
ritaire et Premier ministre d’appliquer sa volonté, et on observe ce changement à
partir du Brexit.

B) Le Brexit et le parti majoritaire

Le Brexit a été un sujet épineux pour les partis majoritaires qui se sont succédés. En Idem
effet, il a mis plusieurs années à être accepté, et a créé de nombreux problèmes
Vous le faite démissionner avant
pour les Premiers ministres. Après la démission de Cameron en 2015, c’est Theresa même le référendum sur le Brexit.
May qui doit mener à bien le brexit. Seulement, toutes ses négociations ne mènent
à rien : le parlement est toujours contre. La Ministre pose alors une question de
confiance et le parlement répond par l’affirmative mais la situation reste sans issue.
Face aux difficultés qu’ils rencontrent, les ministres vont essayer de contourner le
problème. Cependant, cela va créer des difficultés aussi.
Les ministres essaient de faire plier le parti majoritaire par des dissolutions mais
depuis le Fixed Term Parliament Act, la dissolution ne peut se faire que par auto-dis-
solution, ce qui se fera sous Theresa May en 2017. Alors, lorsque le parlement ne
vote pas cette auto-dissolution, Boris Johnson veut faire ajourner les séances. Ce
qui sera interdit dans la décision du Conseil constitutionnel, la décision Miller. Boris De la Cour suprême
Johnson, pour réussir à appliquer sa volonté finira par faire voter une loi constitu-
tionnelle, qui mettra fin au FTPA. Cependant, toutes ces dissolutions et élections
successives finirent par mettre à mal la majorité absolue d’un parti majoritaire au
parlement.

17
DOSSIER
COPIES RÉELLES

2 • La fin d’une majorité absolue

La majorité parlementaire a pendant longtemps été absolue. Cela permettait alors


d’avoir au Royaume-Uni un parlementarisme absolu majoritaire. Et cela était en
partie dû à un bipartisme parlementaire et politique. Seulement, celui-ci se trouve
en déroute après le Brexit (A). Alors pour remédier au déséquilibre que cela forme,
le parlement va former des coalitions (B).

A) Le bipartisme parlementaire en déroute

Pendant longtemps, au Royaume-Uni, le bipartisme parlementaire était formé grâce


au bipartisme politique. C’est d’ailleurs avec cela que la chambre des Communes
Hémicycle
possède sa formation en parallèle plutôt qu’en hémisicle. Au début du XXe siècle,
ce sont les démocrates et conservateurs qui s’affrontent, puis avec la montée de
Non, les libéraux qui deviennent
bien plus tard les libéraux-
l’industrie après 1945, ce sont les travaillistes et conservateurs qui s’affrontent. Ce
démocrates. bipartisme politique et parlementaire permet alors une certaine stabilité politique.
Cependant, après le brexit et au XXIe siècle, on assiste au développement d’un plu-
ralisme politique. Les avis divergent plus facilement et les suffrages s’en ressentent.
Propos un peu définitif et
inexact : depuis 2019, il existe une
De plus, avec le système de circonscriptions, le nombre de suffrages ne corres-
majorité absolue à la Chambres pond pas à la proportion de sièges que le parti devrait obtenir, c’est le système
des communes en faveur des de divagation. Et le pluralisme politique empêche désormais d’obtenir la majorité
conservateurs.
absolue au parlement.
Deux fautes ici : pallier prend deux Pour palier à ce problème, les partis vont se mettre d’accord et former des coali-
« l » sinon c’est un étage ; et on ne tions.
pallie pas à quelque chose mais
on pallie quelque chose.
B) Un parlementarisme absolu de majorité de coalition

Lorsque les assemblées ont été dissoutes pour palier aux problèmes que posait le
Brexit, beaucoup des nouvelles assemblées n’obtenaient pas de majorité absolue.
Alors, après le Brexit, on applique l’idée née en 2011 : les partis se rassemblent en
NON le parti national écossais coalition pour former une majorité absolue. Ainsi, en 2017, lorsque l’Assemblée est
est plus proche des travaillistes. Ici dissoute sous Theresa May, c’est une assemblée de coalition qui se forme entre les
c’est avec un parti nord-irlandais conservateurs et le parti Écossais.
que les conservateurs se sont alliés.
Cependant, ce ne sont pas des majorités d’un seul parti, alors il peut être compli-
qué pour le 1er ministre d’appliquer sa politique. De plus, les coalitions ne se forment
qu’après les élections, alors la population du Royaume-Uni peut se trouver trompée.
Nous pouvons alors définir le régime du Royaume-Uni comme étant du parlemen-
tarisme absolu de coalition ou si les coalitions ne se forment pas, non majoritaire.

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