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Cerema

CLIMAT & TERRITOIRES DE DEMAIN

Décrypter la réglementation bâtiments

Les grands principes de la RE2020


Une réglementation à la fois énergétique et
environnementale

Le contexte législatif La RE2020 est la nouvelle réglementation environnementale des bâtiments neufs.
et réglementaire qui Elle poursuit les objectifs d’amélioration de la performance énergétique et de baisse
encadre le domaine
des consommations des bâtiments neufs, engagés par les précédentes
du bâtiment est en
pleine évolution réglementations thermiques. Elle apporte une évolution
(décret tertiaire, majeure sur l’évaluation du confort d’été : le nouvel
RE 2020, nouveau indicateur prendra en compte les épisodes caniculaires
DPE, loi Essoc…). et poussera les concepteurs à utiliser des solutions
Cette série de fiches passives pour garantir le confort de l’usager.
vise à éclairer la Enfin, la RE2020 introduit un champ nouveau
lecture des nouveaux en généralisant l’analyse du cycle de vie des
textes en explicitant
nouvelles constructions : ce sont toutes
leur « esprit » afin
d’aider les acteurs les émissions de gaz à effet de serre du
du domaine du bâtiment, de sa construction jusqu’à sa
bâtiment à se les fin de vie qui seront évaluées. Objectifs :
approprier et à les diminuer l’empreinte carbone du bâtiment et
appliquer.
décarboner les énergies utilisées.
Cette fiche de décryptage s’adresse à
l’ensemble des acteurs de la construction en
leur apportant un éclairage sur les évolutions et
les nouveautés instaurées par la RE2020.

Fiche n° 03 - Août 2021

Collection | Connaissances
Dans le monde, comme en France : la nécessité
de réduire les émissions de gaz à effet de serre
Un défi mondial
La conférence des Nations Unies sur les changements climatiques via la COP21 a
défini un objectif mondial de maintenir le réchauffement climatique sous 1,5 °C
maximum par rapport à l’ère préindustrielle. La France s’est donnée comme ambition
de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % en 2030 par rapport à 1990.
Le secteur du bâtiment est, parmi tous les secteurs économiques, le plus gros
consommateur d’énergie. En France, il représente plus de 43 % des consommations
énergétiques et presque un cinquième des émissions de CO2, pour la seule phase
d’utilisation des bâtiments.

Des objectifs nationaux pour la filière construction


Le Grenelle de l’Environnement de 2007 avait déjà fixé un objectif ambitieux
de réduction des consommations d’énergie pour les bâtiments neufs construits
après 2012. Cet objectif s’est traduit par la réglementation thermique 2012
(RT 2012). Elle a permis de réduire d’un facteur 2 à 4 les consommations énergé-
tiques des bâtiments neufs construits après 2012 en généralisant les bâtiments
basse consommation (BBC).
Le Grenelle de l’Environnement avait également fixé une trajectoire de bâtiment
à énergie positive à l’horizon 2020. Trajectoire confirmée par la loi de Transition
énergétique pour la croissance verte (LTECV), publiée en 2015, qui fixe de manière
plus ambitieuse, à l’horizon 2020, la construction de bâtiments à énergie positive
et à haute performance environnementale.
La Stratégie nationale bas carbone (SNBC), publiée en 2015 et révisée en 2020,
est la feuille de route de la LTECV. Elle permet de traduire ses objectifs en actions
concrètes pour rendre les bâtiments neufs plus performants à la fois sur le volet
énergétique mais également carbone.
La loi Évolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique (Elan), publiée
en 2018, prolonge ces objectifs en visant, pour les bâtiments neufs, la poursuite
de l’amélioration de la performance énergétique et la baisse des consommations,
la diminution de l’impact sur le climat, dont le stockage de carbone, et la garantie
aux habitants d’un logement adapté aux conditions climatiques futures.

La RE2020 est la première réglementation à la fois énergétique et


environnementale : elle prend en compte le confort d’été afin de limiter le
recours à la climatisation, renforce la performance de l’isolation du bâti, favorise
le recours aux énergies renouvelables et peu carbonées et aux matériaux ayant
une faible empreinte carbone, notamment ceux qui stockent du carbone.

Cerema - Décrypter la réglementation bâtiments 2/12 Fiche n° 03 - Les grands principes de la RE2020
Août 2021
Performances énergétiques et environnementales,
confort d’été : les évolutions et les nouveautés
de la RE2020
Quelles évolutions des objectifs sur la performance énergétique ?
Comme la réglementation thermique de 2012 (RT2012), la RE2020 met en application un
principe de base : l’énergie la moins chère et la moins polluante est celle qu’on ne consomme
pas. Ainsi, la RE2020 fait évoluer la méthode de calcul des performances énergétiques du bâti :
• Déjà présent dans la RT2012, l’indicateur sur les besoins énergétiques, le Bbio, caractérise
la capacité de la conception d’un bâtiment à réduire passivement les besoins de chauffage
en hiver, de refroidissement en été et d’éclairage artificiel. La RE2020 fixe une valeur seuil
(Bbiomax) plus ambitieuse dans un objectif de sobriété du bâti incitant à des réflexions archi-
tecturales plus poussées : compacité des volumes, isolations des parois, conception biocli-
matique… Le périmètre de calcul du Bbio est élargi pour prendre en compte les besoins en
froid.

Bbio : Prise en compte du confort d’été et des besoins en froid


Avec la RE2020, le besoin en froid est systématiquement intégré au calcul du Bbio, même
s’il n’y a pas de système de climatisation prévu (environnement extérieur peu contraignant).
Ainsi, la RE2020 est plus réaliste en comptabilisant systématiquement les besoins en froid,
contrairement à la RT2012 qui les prenait en compte uniquement lorsque le concepteur
choisissait d’installer un système de climatisation. Sur ce point, l’objectif est de prendre
en compte le réchauffement climatique dans le confort d’été en renforçant les exigences
de réduction passive des apports solaires en été même lorsque la construction n’est pas
soumise à de fortes hausses de température.

• Également présent dans la RT2012, l’indicateur sur les


consommations énergétiques, le Cep, comptabilise la
quantité d’énergie importée nécessaire pour couvrir
les besoins restant du bâtiment. La RE2020 élargit le
champ d’application, renforce les exigences sur l’effi-
cacité des équipements et incite à l’autoconsomma-
tion de productions électriques et à la récupération de
chaleur. La méthode de calcul évolue pour prendre en
compte, en plus des cinq postes historiques (chauffage,
refroidissement, production d’eau chaude sanitaire,
éclairage, ventilation et auxiliaires), les consommations
d’électricité de nouveaux usages conventionnels : le
déplacement des occupants à l’intérieur du bâtiment
(ascenseurs et/ou escalators), les systèmes d’éclairage
et de ventilation des parkings et l’éclairage des circula-
tions communes en collectif.

Cerema - Décrypter la réglementation bâtiments 3/12 Fiche n° 03 - Les grands principes de la RE2020
Août 2021
Principaux flux énergétique pris en compte dans la RE2020

Usages concernés
• Chauffage
• Refroidissement
• ECS
• Éclairage
Électricité • Ventilation et auxiliaires
Biomasse
du réseau Nouveau!
• Ascenseurs/escalators
Produits • Parkings Réseau urbain
pétroliers • Circulation en collectif chaud/froid

Auto-
Non renouvelable Renouvelable consommation

• Le nouvel indicateur sur les consommations en énergie non renouvelable, le Cep, nr,
comptabilise la part d’énergie non-renouvelable ni de récupération du Cep. La RE2020
privilégie les énergies renouvelables en fixant un seuil maximal ambitieux de consomma-
tion d’énergie non renouvelable qui incite les concepteurs à progressivement remplacer
les énergies fossiles et nucléaires par des énergies renouvelables et de récupération (par
exemple dans les réseaux de chaleur).
• La RE2020 introduit un nouvel indicateur sur l’impact sur le changement climatique des
consommations d’énergie pendant la vie du bâtiment, le Icénergie, pour inciter au recours aux
énergies décarbonnées. L’indicateur est en lien avec la performance environnementale et
sera détaillé dans la partie concernée.

Principales évolutions de la RE2020 sur le volet performance énergétique

RT2012 ÉVOLUTIONS RE2020


Bbio
Besoins énergétiques du bâtiment pour en Principe conservé et exigence Modification du périmètre de calcul
assurer le chauffage, le refroidissement et renforcée  Calcul systématique des besoins de froid
l’éclairage

Modification du périmètre de calcul


Cep Principe conservé et exigences
renforcées. Export d’énergie  Postes de consommation élargis
Consommations en énergie primaire du
exclu. + forfait Cep froid en cas de dépassement du degrés-
bâtiment
heure d’inconfort

Nouveau ! Cep,nr Ajout d’un indicateur qui incite au recours aux énergies renouvelables
Consommations en énergie primaire non  Postes de consommation identiques à ceux du Cep
renouvelable du bâtiment Cep,nr = Cep – Conso° (Bois, Part Ren&recup RDC, ENR captées parcelle)

Nouveau ! Ic énergie Ajout d’un indicateur qui incite au recours de sources d’énergie décarbonées
Impact sur le changement climatique des  Calcul de l’impact sur le changement climatique des consommations énergétiques
consommations d'énergie primaire (du Cep). Indicateur des volets « Énergie » et « Carbone »

Cerema - Décrypter la réglementation bâtiments 4/12 Fiche n° 03 - Les grands principes de la RE2020
Août 2021
Comment le confort d’été est-il pris en compte ?
La RE2020 présente une évolution importante sur
le thème du confort d’été. La Tic (Température L’indicateur qui permet d’évaluer
Intérieure Conventionnelle), indicateur régle- l’inconfort est le degrés-heures
mentaire de la RT2012, est supprimée : les retours d’inconfort : DH qui s’exprime
en °C.h. Il représente le niveau
d’expérience indiquent que cet indicateur n’est pas
d’inconfort perçu par les occupants.
assez souvent corrélé avec l’inconfort perçu par les
Plus concrètement, cet indicateur
occupants. s’apparente à un compteur qui
Ainsi la RE2020 introduit un nouvel indicateur, les cumule, sur l’année, chaque degré
degrés-heures d’inconfort (DH), avec une nouvelle ressenti inconfortable de chaque
méthode de calcul qui prend en compte les effets heure. Les degrés inconfortables du
bâtiment sont conventionnellement
du changement climatique sur les bâtiments, à
ceux qui dépassent les 26 ou 28°C
savoir l’évolution des températures à venir, et
suivant les configurations extérieures.
notamment les vagues de chaleur qui vont devenir
plus fréquentes, plus intenses et plus longues.
Si ce compteur ne dépasse jamais 350 °C.h, la RE2020 juge le bâtiment confortable même en
période caniculaire sans système de refroidissement complémentaire. En cas de dépassement
de ce seuil de 350 °C.h, un forfait de consommations de froid est ajouté au Cep.

Qu’est-ce qu’un degré ressenti inconfortable en confort d’été ?


La RE2020 définit deux seuils que la température intérieure du bâtiment ne doit pas dépasser
pour éviter tout inconfort :
• la nuit, le seuil de température est de 26 °C ;
• le jour, un seuil de température adaptatif entre 26° et 28 °C.
Au-delà de ces seuils chaque degré du bâtiment est considéré comme inconfortable pour
l’occupant.
Sur une même journée, le seuil est constant mais n’est pas forcément identique à celui de la
journée précédente (il peut être égal à 27 °C un jour et 27,5 °C un autre, …). Il varie d’une journée
à l’autre pour prendre en compte la capacité du corps humain à s’adapter aux températures
élevées après une succession de journées chaudes, dans la limite de +2 °C par rapport au seuil
consensuel de 26 °C.
L’indicateur DH prend donc en compte les conditions climatiques des journées précédentes,
Confort d’été
il permet de proposer un niveau de confort relatif plus proche de ce qui est effectivement
ressenti par les habitants.

Principales évolutions de la RE2020 sur le confort d’été

RT2012 ÉVOLUTIONS MAJEURES RE2020

Tic Remplacé par l’indicateur Degrés heure d’inconfort


Température intérieure conventionnelle Évalue l’inconfort perçu par les occupants. Il exprime la durée et
Avec seuil relatif Ticréf l’intensité des périodes d’inconfort dans le bâtiment.

Scénario météo conventionnel Insertion d’une séquence caniculaire


Identique pour tous les calculs pour le calcul des degrés-heures d’inconfort, canicule ajoutée au
scénario météo conventionnel.

 Scénarios d’occupation conventionnels modifiés


 Prise en compte du Bbio froid
 Nouveaux systèmes de rafraîchissement implémentés
 Distinction zone traversante/non traversante (logements collectifs)

Cerema - Décrypter la réglementation bâtiments 5/12 Fiche n° 03 - Les grands principes de la RE2020
Août 2021
Comment la performance environnementale est-elle prise
en compte ?
La performance environnementale est l’évolution méthodologique majeure de la RE2020 qui
introduit le calcul des impacts environnementaux du bâtiment, et notamment son impact sur
le changement climatique, sur l’ensemble de son cycle de vie.

1) L’analyse du cycle de vie du bâtiment (ACV)


Le calcul réglementaire se fonde sur le principe de l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) qui permet
d’objectiver les impacts du bâtiment à travers une série d’indicateurs environnementaux
calculés sur l’ensemble de son cycle de vie. Le cycle de vie du bâtiment inclut tous les processus
et matériaux qui correspondent à l’extraction des matières nécessaires à sa production et la
fabrication des matériaux (1), à sa construction (2), à son exploitation (3), à sa destruction (4)
ainsi qu’au traitement des déchets qui en découle (5). Le transport est également inclus entre
chacune de ces étapes.

BÉNÉFICES
ET CHARGES
5
Mise en
décharge

Recyclage
Extraction des
matières premières
1 PHASE DE
PRODUCTION

4 PHASE DE FIN DE VIE


Destruction, recyclage
TRANSPORT
Distribution
entre chaque étape

3
PHASE
D’EXPLOITATION
2 PHASE DE
CONSTRUCTION
La vie dans les logements

Principe d’ACV introduit dans la RE2020 pour l’évaluation de la performance environnementale

2) Notion de contribution aux impacts environnementaux


Le bâtiment est un ensemble constitué des matériaux mis en œuvre pour sa construction mais
également des énergies consommées pendant son utilisation, par exemple pour le chauffage, la
production d’eau chaude sanitaire ou l’éclairage. C’est pourquoi il est plus facile de décomposer
le bâtiment en cinq catégories qui constituent ce que l’on appelle des « contributions » aux
impacts environnementaux. L’évaluation environnementale du bâtiment porte sur ces contri-
butions dont seulement les trois suivantes sont réglementées :
• contribution relative aux « Composants » : ce sont l’ensemble des composants du bâtiment
comprenant les produits de construction et équipements (de chauffage, de climatisation,
de ventilation…) du bâtiment, y compris les réseaux et espaces de parkings du bâtiment. Il a
fallu produire, transporter, mettre en œuvre tous ces composants, et il faudra les utiliser et
les traiter une fois arrivés en fin de vie : ce contributeur couvre les étapes 1 à 5 du cycle de
vie décrit ci-dessus ;
• contribution relative au « Chantier » : couvre les consommations d’énergie du chantier de
construction (étape 2), les consommations et rejets d’eau du chantier, l’évacuation et le
traitement des déchets du terrassement non pris en compte dans la contribution « compo-
sants » ;

Cerema - Décrypter la réglementation bâtiments 6/12 Fiche n° 03 - Les grands principes de la RE2020
Août 2021
• contribution relative à « l’Énergie » : concerne les consommations d’énergie importées et
consommées par le bâtiment en fonctionnement. Ces consommations d’énergie sont liées
à l’utilisation du bâtiment en phase exploitation et correspondent aux consommations
calculées pour tous les usages réglementaires : cette contribution correspond à l’énergie
consommée lors de l’étape 3.

Les deux contributions suivantes sont informatives, ce qui signifie que ces éléments doivent être
renseignés mais, n’ont pas d’incidence sur les indicateurs réglementaires :
• contribution relative à « l’Eau » : couvre, pour la phase d’exploitation du bâtiment (étape 3),
tous les usages de l’eau à l’échelle du bâtiment et la gestion des eaux pluviales captées par
le bâtiment ainsi que leur assainissement ;
• contribution relative à la « Parcelle » : correspond à l’ensemble des composants néces-
saires aux ouvrages présents sur la parcelle hors bâtiment, réseaux, systèmes de production
d’énergie. Il s’agit notamment des composants nécessaires à la clôture de la parcelle et à la
construction des voiries hors aires de stationnement. Elle prend aussi en compte les usages
d’eau nécessaires à l’arrosage des espaces végétalisés de la parcelle et aux usages particu-
liers de l’eau (comme le nettoyage des voiries par exemple). Comme pour la contribution
Composants, les étapes 1 à 5 sont couvertes.
Le périmètre d’évaluation de la RE2020 est le bâtiment et sa parcelle, mais seuls les produits de
construction et équipements du bâtiment, le chantier de construction et les consommations
d’énergie du bâtiment en fonctionnement sont soumis à exigences.

3) Périmètre temporel du calcul


La durée conventionnelle de la phase d’exploitation du bâtiment (« sa durée de vie ») prise en
compte dans le calcul est appelée période d’étude de référence (PER). La période d’étude de
référence est de 50 ans pour tous les bâtiments.

4) Principe de calcul des impacts environnementaux


Chaque contribution aux impacts environnementaux regroupe les impacts de tous ses compo-
sants ou processus. Pour tous ces éléments, le calcul, effectué pour chacune des phases du cycle
de vie, correspond à la quantité du composant ou processus multiplié par sa donnée environ-
nementale.

Le facteur d’adaptation peut prendre plusieurs formes :


• un facteur de renouvellement lié à la durée de vie (par exemple : coefficient de 2 pour les
fenêtres, si leur durée de vie est de 25 ans par rapport à celle du bâtiment de 50 ans il faudra
les changer une fois sur le cycle de vie du bâtiment) ;
• un facteur de pondération dynamique ;
• un facteur d’adaptation de la quantité à l’unité fonctionnelle utilisée dans la donnée
environnementale unitaire (par exemple passage d’une masse à une surface grâce à une
densité surfacique) ;
• un taux d’affectation de la quantité au bâtiment étudié dans le cas de parcelles multi-
bâtiments ou encore d’autoconsommation d’énergie produite localement.

Cerema - Décrypter la réglementation bâtiments 7/12 Fiche n° 03 - Les grands principes de la RE2020
Août 2021
Selon la contribution calculée, la quantité peut correspondre par exemple à des quantitatifs de
composants (unités, m², ml, etc.), d’énergie (kWh d’énergie consommée) ou encore d’eau (m3).
Les données environnementales nécessaires au calcul sont rassemblées dans la base de données
INIES (www.inies.fr/accueil/) et sont consultables gratuitement. Il peut s’agir de données issues
de déclarations environnementales (FDES et PEP), de données environnementales par défaut ou
de données environnementales de service.

5) Quels sont les indicateurs réglementaires qui quantifient l’impact sur le changement
climatique de la construction ?
Chaque produit de construction, chaque équipement et chaque service (énergie, eau) est
caractérisé par sa donnée environnementale qui est composée de 27 critères environne-
mentaux (potentiel de réchauffement climatique, consommation d’eau douce, rejet de
déchets radioactifs, etc) et cela pour chacune des phases du cycle de vie du bâtiment. Les
données environnementales sont donc des données vectorielles qui permettent de calculer ces
27 critères à l’échelle du bâtiment. Toutefois, la RE2020 ne réglemente qu’un seul des critères
environnementaux évalués par l’ACV : c’est l’impact sur le changement climatique.
L’impact sur le changement climatique des contributions relatives aux « Composants » et
« Énergie » sont les plus lourds et représentent souvent à eux deux environ 90 % des impacts
totaux du bâtiment. Dans le but d’activer des leviers d’action et de travailler simultanément
sur ces contributions, la RE2020 réglemente spécifiquement l’indicateurs Icénergie et l’indicateur
Icconstruction, qui correspond à la somme des contributions « Composants » et « Chantier ».

Ce sont ces deux indicateurs qui permettent de représenter l’impact sur le changement
climatique d’une construction neuve :
• Icconstruction en kg éq.CO2/m² de SHAB ou SU : c’est l’impact sur le changement climatique
des produits de construction et équipements et de leur mise en œuvre. Il représente
l’impact des contributions « Composants » et « Chantier », c’est le focus sur les produits de
construction et équipements, et leur mise en œuvre ;
• Icénergie en kg éq.CO2/m² de SHAB ou SU : c’est l’impact sur le changement climatique
des consommations d’énergie pendant la vie du bâtiment. Il représente l’impact du
contributeur « Energie », c’est un focus sur les impacts des énergies consommées pendant
le fonctionnement du bâtiment.

6) Focus sur la méthode d’ACV dite dynamique


Pour le calcul de l’impact sur le changement climatique, l’analyse du cycle de vie est réalisée
selon une approche dite dynamique et les exigences réglementaires reposent sur cette approche
dynamique.
L’approche dite dynamique prend en compte la temporalité des émissions et les effets du
stockage de carbone. Au contraire, dans l’approche statique, tout se passe comme si toutes les
émissions et captations de gaz à effet de serre avaient lieu aujourd’hui, qu’elles soient liées à la
construction du bâtiment, à son usage, ou à sa fin de vie. Ainsi, dans cette approche statique,
une émission temporaire de carbone, ou un stockage temporaire de carbone, n’ont pas d’impact
sur le résultat. Alors que dans l’approche dynamique, on considère au contraire le moment de
l’émission : plus une émission a lieu tôt plus elle a un impact fort. Ainsi, une émission temporaire
va augmenter l’impact carbone du projet et un stockage temporaire le diminuer.
En pratique, dans l’approche dynamique utilisée pour la RE2020, les émissions des gaz à effet de
serre sont pondérées par un coefficient dont la valeur est dépendante de la date des émissions.
Cette pondération s’applique uniquement au calcul de l’impact sur le changement climatique
et donc aux indicateurs Icénergie et Icconstruction, les autres critères environnementaux informatifs
calculés automatiquement le sont selon l’approche statique (voir exemple page suivante).

Cerema - Décrypter la réglementation bâtiments 8/12 Fiche n° 03 - Les grands principes de la RE2020
Août 2021
Exemple / Cas d’un mètre linéaire de poutre en bois lamellé taillée fabriquée en France
L’exemple permet de visualiser l’impact de la pondération sur la prise en compte de la fin
de vie. Une des caractéristiques du bois, ou des matériaux biosourcés, est de capter du CO2
pendant sa croissance, le bilan carbone au début du cycle de vie est donc très favorable
(émission négative dans l’exemple). Ce CO2 capté est stocké dans le bâtiment pendant sa
durée de vie puis est relargué en grande partie dans l’environnement en fin de vie du produit
d’après les hypothèses des données environnementales. Au global, l’impact sur le changement
climatique de la poutre en bois apparaît bénéfique après prise en compte de la temporalité
des émissions.
Pour les composants dont l’émission principale a lieu en début de vie, l’approche dynamique
donne un résultat très proche de l’approche statique, c’est le cas de l’acier, du béton, et bien
d’autres composants.

Déclaration Coefficient Résultat de


Étapes ACV environnementales de modulation l’ACV dynamique
de départ (kg éq.Co2) dynamique f appliqué (kg éq.Co2)
Production -34,1 année 0 : f=1 -34,1

Processus de production 1,5 année 0 : f=1 1,5

année 1 à 49 : f=0,992
Utilisation 0 0
à 0,578

Fin de vie 38,9 année 50 : f= 0,578 22,5

Module D Bénéfices et charges


-7,8 année 50 : f= 0,578 -4,5
liés à la valorisation en fin de vie

Total cycle de vie


-1,5 -14,6
(incluant module D)

7) Des performances environnementales forfaitaires et des formules simplifiées


La méthode de calcul de la RE2020 consiste à utiliser les données réelles du projet sur tous
les lots de la construction pour l’évaluation environnementale des cinq contributions. Lorsque
toutes les informations ne sont pas disponibles, l’évaluation environnementale de certains
éléments peut être facilitée :
• des lots de la contribution relative aux « Composants » pour lesquels il est difficile de
connaitre les quantitatifs ou d’avoir des données peuvent être complétés grâce à des valeurs
forfaitaires. Ces forfaits sont mis à disposition par le ministère en charge de la construction ;
• des formules de calcul simplifiées sont proposées pour le calcul des impacts des contribu-
tions relatives au « Chantier » et à l’« Eau ».

Les textes et leur application


Les exigences s’appliquent à compter du 1er janvier 2022 à la construction de bâtiments ou
parties de bâtiments à usage d’habitation, et à partir au 1er juillet 2022 aux constructions de
bâtiments ou parties de bâtiments de bureaux, ou d’enseignement primaire ou secondaire ; elles
s’appliquent, à compter du 1er janvier 2023, aux extensions de ces constructions et aux construc-
tions provisoires.

Les textes
• Loi Élan publiée au JO le 24 novembre 2018 (art. L. 111-9 du code de la construction et de l’habi-
tation). (Référence susceptible d’évoluer dans le cadre de la recodification liée à la loi Essoc).
• Décret n° 2021-1004 du 29 juillet 2021 relatif aux exigences de performance énergétique et
environnementale des constructions de bâtiments en France métropolitaine.

Cerema - Décrypter la réglementation bâtiments 9/12 Fiche n° 03 - Les grands principes de la RE2020
Août 2021
Ils seront applicables à partir du 1er janvier 2022 à la construction de bâtiments ou parties de bâtiments à usage
d’habitation. Les textes seront ensuite complétés pour étendre la RE2020, tout d’abord aux bâtiments ou parties
de bâtiment à usage de bureaux, ou d’enseignement primaire ou secondaire, puis aux autres typologies tertiaires
plus les constructions temporaires et constructions/extensions de petites surfaces.

Les textes
• Arrêté du 4 août 2021 relatif aux exigences de performance énergétique et environnemen-
XXX
tale des constructions de bâtiments en France métropolitaine et portant approbation de la
méthode de calcul prévue à l’article R. 172-6 du code de la construction et de l’habitation
 Calendrier d’application

Calendrier d’application

Exigences et Données Exigences et Exigences et


Attestation
méthode environnementales méthode méthode
•Décret exigences et •Décret déclaration •Décret attestation •Arrêté exigences •Arrêté exigences
méthode •Arrêté déclaration •Arrêté attestation modificatif modificatif
•Arrêté exigences et •Arrêté vérification
méthode
•Produits de •Autres typologies
construction et •Bureaux, tertiaire +
•Maisons de décoration, enseignement constructions
individuelles et équipements primaire et temporaires et
logements collectifs électriques, secondaire constructions/
électroniques et extensions de
de génie climatique petites surfaces

•Publication : •Publication : •Publication : •Publication : •Publication :


été 2021 été 2021 été 2021 2e semestre 2021 été 2022
•Entrée en vigueur : •Entrée en vigueur : •Entrée en vigueur : •Entrée en vigueur : •Entrée en vigueur :
1er janvier 2022 1er janvier 2022 2nd semestre 2021 début 2022 1er janvier 2023

Les principaux leviers pour l’action


Les nouveaux indicateurs énergétiques et de confort thermique de la RE2020 peuvent
facilement être appréhendés par les acteurs de la construction grâce à leur continuité avec
ceux de la RT2012. Une conception bioclimatique et un recours aux énergies renouvelables sont
les facteurs de réussite.
En revanche, sur la performance en termes d’émissions de gaz à effet de serre, via le recours
à l’analyse en cycle de vie, les acteurs sont confrontés à de nouvelles pratiques. La prise en
compte du volet environnemental dans le projet et son organisation facilitera l’atteinte des
exigences réglementaires.

1) Concevoir un bâtiment en accord avec son environnement extérieur


Le premier levier à mettre en œuvre correspond à une
Rappel des principes
bonne conception bioclimatique prenant en compte de bases de la conception
le contexte géographique et le contexte architectural. bioclimatique

En hiver, la stratégie de conception aura pour objectif Isolation des murs


Protection solaire
de maximiser les apports naturels d’énergie et de Isolation (limiter les apports
de la solaires en été)
limiter les pertes liées à l’architecture. La réflexion toiture
porte sur le positionnement des ouvertures (en
priorité au Sud où l’ensoleillement est maximum),
la compacité du bâti pour un minimum de surface
de déperditions vers l’extérieur et l’organisation des
espaces (par exemple, en logement, les pièces de vie Fenêtre
Orientation des baies
vitrées au sud
double vitrage
se trouveront au Sud pour un meilleur confort alors Garage au nord (récupération
de la chaleur et de
(espace tampon) Isolation
que les pièces à usage ponctuels seront préférentiel- de la dalle la lumière en hiver)

lement au Nord).
En été, la stratégie de conception aura pour objectif de minimiser les apports en énergie et de
dissiper la chaleur. Les principales clés sont la mise en œuvre de protections solaires ou de végéta-
tions caduques au Sud, la ventilation nocturne pour évacuer la chaleur accumulée et l’inertie
du bâtiment : la chaleur sera stockée dans la masse interne du bâtiment sans augmentation
sensible de température, cette énergie sera déstockée la nuit grâce à la ventilation nocturne.

Cerema - Décrypter la réglementation bâtiments 10/12 Fiche n° 03 - Les grands principes de la RE2020
Août 2021
La difficulté d’une conception bioclimatique réside dans le fait que ces différentes stratégies
(froid et chaud) sont parfois difficiles à concilier voire contradictoires.

2) Travailler à l’efficacité énergétique


La sobriété énergétique étant atteinte, le second levier porte sur le choix des équipements :
systèmes de chauffage et de climatisation, production d’eau chaude… La RE2020 imposera de
recourir à des systèmes énergétiques performants pour réduire la quantité d’énergie nécessaire
à la satisfaction des besoins essentiels résiduels suite à une conception bioclimatique. Il est
même nécessaire d’aller plus loin et de privilégier les énergies renouvelables qui grâce à leur
développement peuvent remplacer les vecteurs énergétiques fossiles et nucléaire. L’objectif est
de mettre en œuvre des équipements qui soient dimensionnés pour répondre aux besoins des
occupants, même lors de conditions extérieures exceptionnelles comme des pics de froids, tout
en gardant une maîtrise des consommations et des émissions de carbone.

3) Travailler à la réduction des impacts sur le réchauffement climatique de la construction


La démarche d’analyse de cycle de vie qui permet le calcul des indicateurs carbone de la RE2020
doit être intégrée dans les études de conception.
La réglementation fixe des exigences carbone progressives pour permettre aux acteurs de
monter en compétence : les seuils de la première phase (2022-2024) devraient permettre aux
constructions « standards » de respecter les exigences carbone sans difficulté, ensuite de
nouveaux seuils réglementaires plus ambitieux (2024-2027, puis 2028-2030, et enfin à partir
de 2031) seront exigés pour respecter la conformité de la construction vis-à-vis de la RE2020.
À terme, les études d’ACV devront être prévues dès la programmation et servir d’outil à la
conception du bâtiment. Ainsi la maîtrise d’ouvrage devra disposer de compétences avancées
en conduite de projet et en qualité environnementale, soit en interne soit avec l’appui d’une
AMO qualifiée. Même si dans les premières étapes du projet, l’ensemble des composants et des
métrés ne sont pas définis ni définitifs, les premiers calculs vont permettre d’orienter le projet
sur des variantes pertinentes au regard du respect des exigences réglementaires que ça soit
sur le gros œuvre, le second œuvre ou les sources d’énergie. Le but étant de retenir le plus en
amont possible les meilleures variantes et les orientations à donner pour la suite du projet et la
consultation des entreprises qui permettront de réduire l’impact sur le changement climatique
du projet et le respect de la RE2020.
Le respect des exigences carbone a naturellement vocation à s’insérer dans une démarche
environnementale englobant un champ plus large de connaissances relatives à l’insertion du
projet dans le site, l’écologie, la maîtrise des risques et la qualité sanitaire.
Ce cadre plus large est à mettre en avant par la maîtrise d’ouvrage afin d’informer les acteurs du
projet des objectifs recherchés. Dans ce cas, la maîtrise d’œuvre la plus qualifiée sera souvent
celle qui possède une expérience dans la réalisation de bâtiments à haute qualité environne-
mentale.

4) Les bureaux d’études thermiques et environnementales au cœur du projet


Pour concilier les stratégies de conception (froid et chaud), utiliser les meilleurs vecteurs énergé-
tiques et choisir les solutions les moins émissives en gaz à effet de serre, il est indispensable de
discuter des choix possibles entre toutes les parties prenantes. Dès la conception et tout au
long du projet un dialogue devra s’installer entre le maître d’ouvrage, son équipe de maîtrise
d’œuvre et l’entreprise pour définir les choix techniques et architecturaux qui permettront de
répondre aux exigences réglementaires. Au cœur de ce dialogue, ce sont les bureaux d’études
thermiques et environnementales qui veilleront au respect de la RE2020. Plus tôt ils sont intégrés
à l’équipe de conception, plus le projet aura des bases solides, facteur de réussite. Ce dialogue
devra perdurer tout au long de la construction pour s’assurer que les aléas de chantier et les
modifications du projet n’entachent pas le respect de la RE2020.

Cerema - Décrypter la réglementation bâtiments 11/12 Fiche n° 03 - Les grands principes de la RE2020
Août 2021
Série de fiches « Décrypter la réglementation bâtiments »

Fiche n° 01 Les obligations d’actions pour réduire les consommations d’énergie dans les bâtiments tertiaires

Fiche n° 02 Refonte du diagnostic de performance énergétique (DPE) pour les logements

Fiche n° 03 Les grands principes de la RE2020

Pour aller plus loin 


• Site RT-RE-Bâtiment, pages RE2020
www.rt-batiment.fr/la-re2020-r75.html
• Guide RE2020, ministère de la Transition écologique et solidaire DGALN/DHUP, Cerema, juillet 2021
• Le P’tit Essentiel, Bâtiment et transition énergétique, Cerema, 2017
• Le P’tit Essentiel, Réduire l’impact carbone des bâtiments, Cerema, 2021
• Dossier RE2020 du Cerema
www.cerema.fr/fr/actualites/RE2020

Maquettage
Cerema DSC
Pôle édition
et valorisation
Contributeurs 
des connaissances Rédacteurs
Nicolas Cabassud, Laurent Guldner, Sébastien Froment, Laurent Saby (Cerema).

Merci pour leurs relectures et contributions à :


Florian Piton (MTES / DHUP), Mélanie Lafarge (Dreal PACA), Sophie Laroche (Ademe PACA), Loïc Marchetto
Photos de couverture (CD 54), Cyril Pouvesle, Teddy Connan, Noélie Carretero, Louis Bourru, Laurent Laloge (Cerema).
Arnaud Bouissou/Terra

Impression Contact 


Jouve-Print
Cerema Territoires et ville
Mayenne
Département BD
[email protected]

Date de publication
Août 2021
ISSN : 2417-9701
2021/11
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© 2021 - Cerema La collection « Connaissances » du Cerema


La reproduction totale Cette collection présente l’état des connaissances à un moment donné et délivre de l’information sur un sujet, sans
ou partielle du document pour autant prétendre à l’exhaustivité. Elle offre une mise à jour des savoirs et pratiques professionnelles incluant
doit être soumise de nouvelles approches techniques ou méthodologiques. Elle s’adresse à des professionnels souhaitant maintenir
à l’accord préalable et approfondir leurs connaissances sur des domaines techniques en évolution constante. Les éléments présentés
du Cerema. peuvent être considérés comme des préconisations, sans avoir le statut de références validées.

Aménagement et cohésion des territoires - Ville et stratégies urbaines - Transition énergétique et climat - Environnement et ressources
naturelles - Prévention des risques - Bien-être et réduction des nuisances - Mobilité et transport - Infrastructures de transport - Habitat et bâtiment

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