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o

Feuille d'exercices n 22 : corrigé.

MPSI Lycée Camille Jullian

10 mai 2023

Exercice 1 (**)
• Puisque X 2 − 3X + 2 = (X − 1)(X − 2) (factorisation triviale), on peut décomposer la fraction
sous la forme F = E + X a− 1 + X b− 2 . Ici, la partie entière est une constante (quotient
de deux polynômes de même degré) qu'on peut simplement calculer en faisant le quotient
des coecients dominants, ici on a donc E = 1 (si vouq n'êtes pas convaincus, la division
euclidienne est de toute façon triviale : X 2 + 2X + 5 = 1 × (X 2 − 3X + 2) + 5X + 3. Il reste
donc à décomposer (X −5X1)(X +3
− 2)
sous la forme X a− 1 + X b− 2 . On calcule les coecients
par la méthode habituelle (multiplication par X − 1 puis on pose X = 1 pour obtenir a, et
de même pour b) ou en appliquant la formule vue en cours : la dérivée du dénominateur vaut
2X − 3, donc a = = −8, et b = = 13. Finalement, F = 1 − .
5+3 10 + 3 8 13
+
2−3 4−3 X −1 X −2
• Il n'y a pas de partie entière à calculer, la décomposition sera de la forme F = Xa + Xb2 +
c
+
X + 1 (X + 1)2
d
. On peut utiliser les formules données en remarque dans le cours pour les
3X − 1 3X − 1
pôles multiples : X 2 F = (X + 1)2
=
X2
+ 2X + 1
. En notant G cette fraction, b = G(0) =
3(X + 1)2 − 2(X + 1)(3X − 1)
−1, et on calcule G0 = pour obtenir = 5.
3+2
4
a = G0 (0) =
(X + 1) 14
De même, on calcule (X + 1)2 F = 3XX−2 1 . En notant H cette nouvelle fraction, on a d =
3X 2 − 2X(3X − 1) 3−8
H(−1) = −4, puis H 0 = , donc c = H 0 (−1) = (−1) = −5. Conclusion :
X4 4

F =
5
X
1
− 2−
X
5

4
X + 1 (X + 1)2
. Méthode alternative plus traditionnelle : on calcule b et
d par les méthodes classiques : multiplier par X 2 puis poser X = 0 donne b = −1, multiplier
par X + 1 puis poser X = −1 donne d = −4. Ensuite, on peut tout multiplier par X puis
regarder la limite en +∞ pour obtenir 0 = a + c. Enn, on évalue pour une valeur pas trop
pénible de X , par exemple X = 1, pour trouver 42 = a + b + 2c + d4 , donc 12 = a − 1 − a2 − 1,
donc 52 = a2 qui permet de retrouver a = 5 et donc c = −5. La conclusion est bien sûr la
même. √
−1 + i 3
• Le dénominateur a pour discriminant ∆ = 1 − 4 = −3 et pour racines z1 = 2 = j et
z2 = j = j 2 . Puisqu'il n'y a pas de partie entière à calculer, la décomposition sera donc de la
forme F = X a− j + X −a j 2 . On calcule par exemple le coecient a en exploitant la dérivée :
√ √ √
a=
1
2j + 1
1
= √ =−
i 3
3
. Conclusion : F =
i 3

i 3
3(X − j 2 ) 3(X − j)
.
i 3

1
2
• Un cas très classique ici, sans partie entière : (X − 1)(X
X +1
− 2)(X − 3)
=
a
X −1
+
b
X −2
+
c
X −3
. On peut calculer les coecients par la méthode classique : produit par X − 1 puis
X = 1 pour obtenir a = = 1, produit par X − 2 puis X = 2 pour obtenir
1+1
(1 − 2)(1 − 3)
32 + 1
= −5 et produit par X −3 puis X = 3 pour obtenir c = = 5.
4+1
b=
(2 − 1)(2 − 3) (3 − 1)(3 − 2)
Conclusion : F = X 1− 1 − X 5− 2 + X 5− 3 .
• Pas grand chose de très original ici non plus, F = . On calcule a
a b c
+ +
X X −1 (X − 1)2
en multipliant par X avant de poser X = 0 : a = (0 −2 1)2 = 2. Ensuite on peut calculer
G = (X − 1)2 F =
X
2
, donc G0 = − 2 pour calculer très facilement c = G(1) = 2 et
X
2

b = G (1) = −2. Finalement, F = .


0 2 2 2
− +
X X − 1 (X − 1)2
• La fraction (qu'on va noter F comme d'habitude) a trois pôles doubles : 1, j et j 2 . On aura
donc une décomposition de la forme F = X a− 1 + (X −b 1)2 + X c− j + (X −d j)2 + X −c j 2 +
d
(X − j 2 )2
(la fraction est à coecients réels, d'où les coecients conjugués pour les quatre
derniers termes). Notons en passant que (X −j)(X −j 2 ) = X 2 +X +1 en exploitant le fait que
j 3 = 1 et surtout 1 + j + j 2 = 0. On peut donc écrire que G = (X − 1)2 F = ,
3
(X + X + 1)2
2

et G0 = − (X6(2X + 1)
2 + X + 1)3
. En particulier, b = G(1) = 332 = 13 , et a = G0 (1) = − 6 3×3 3 = − 23 .
Le plus simple pour calculer les coecients restants est de constater que F (jX) = F (X)
(c'est évident puisque j 3 = 1). Or, en reprenant notre forme générale, F (jX) = jXa− 1 +
b c d c d j2a jb j2c
+ + + + = + + +
(jX − 1)2 jX − j (jX − j)2 jX − j 2 (jX − j 2 )2 X − j 2 (X − j 2 )2 X − 1
j2c
jd
(X − 1) 2
+ +
X − j (X − j)2
jd
(on exploite à chaque fois le fait que j 3 = 1 en multipliant en
haut et en bas par j ou j 2 ). L'unicité de la décomposition en éléments simples impose que cette
formule soit la même que la formule initiale. Une simple identication des numérateurs donne
alors (entre autres, mais toutes les relations sont cohérentes) j 2 c = a, donc c = aj = − 23 j ,
et jd = b, donc d = j 2 b = 13 j 2 . Finalement, F = − 3(X2− 1) + 3(X 1− 1)2 − 3(X2j− j) +
j2 2j 2
3(X − j)2
− 2
3(X − j )
+
j
3(X − j 2 )2
(puisque bien entendu j et j 2 sont conjugués l'un de
l'autre).

Exercice 2 (*)
0 0
1. Supposons que F = Q P
vérie F 0 = X1 . On aurait donc P QQ−2P Q = X1 , ou encore X(P 0 Q −
P Q0 ) = Q2 . On peut toujours supposer que P est Q sont premiers entre eux sans perte de
généralité. L'égalité précédente montre que 0 est racine de Q2 , donc de Q (mais pas de P
si P et Q sont premiers entre eux). Notons α la multiplicité de 0 comme racine de Q, alors
0 est racine de Q2 avec multiplicité 2α, de P Q0 avec multiplicité α − 1 (racine de Q0 avec
multiplicité α − 1, mais pas racine de P ), et de QP 0 avec multiplicité au moins α, donc

2
strictement supérieure à α − 1. On en déduit que 0 est racine de P 0 Q − P Q0 avec multiplicité
exactement α − 1 (on peut factoriser chacun des deux termes de la diérence par X α−1 , mais
l'un des deux ne peut pas être factorisé plus alors que l'autre si, donc la diérence se factorise
bien par X α−1 mais pas par X α ), donc de X(P 0 Q−P Q0 avec multiplicité α. Mais ce polynôme
étant censé être égal à Q2 , on doit donc avoir α = 2α, donc α = 0, ce qui est absurde. Il
existe d'autres façons de s'en sortir, par exemple en prouvant que la dérivée d'une fraction
rationnelle ne peut jamais avoir un degré égal à −1.
2. Là c'est vraiment complètement trivial : d(F 2 ) = 2d(F ) ne peut pas être égal à 1.
3. Commençons par décomposer en éléments simples le second membre, ce qui est trivial puis-
qu'on n'a que des pôles simples : X(X −X 1)(X+3
+ 1)
=
X
a
+
b
X −1
+
c
X +1
. On multiplie
par X puis on pose X = 0 pour trouver a = −13× 1 = −3, on multiplie par X − 1 et
on pose X = 1 pour trouver b = 1 ×4 2 = 2, et on multiplie par X + 1 avant de poser
X = −1 pour trouver c = = 1. Finalement, on cherche les fractions vériant
2
−1 × (−2)
F (X + 1) − F (X) =
2

X −1 X X +1
3
+
1
. La fraction F ne peut pas avoir de pôle non réel :
si α ∈ C\R est pôle de F , alors α − 1 est pôle de F (X + 1), donc doit être pôle de F pour
que sa partie polaire se simplie avec celle de F et n'apparaisse pas dans la décomposition de
F (X + 1) − F (X). Mais alors α − 2 est aussi pôle de F donc de F (X + 1), et une récurrence
triviale prouve alors que c'est le cas pour α − n pour tout entier naturel n, ce qui est absurde.
De même, F ne peut d'ailleurs pas admettre de pôle réel non entier. Pire, en notant α le plus
petit pôle de F , on doit avoir α − 1 ∈ {−1, 0, 1} puisque α − 1 ne pourra pas être pôle de
F pour produire une simplication. Les seuls pôles possibles pour F sont donc 0, 1 et 2. On
peut encore éliminer 2, qui ne sera jamais pôle de F (X + 1) et ne peut donc pas produire
de simplication justiant l'absence de partie polaire correspondante dans le terme de droite.
Finalement, on n'a que 0 et 1 comme pôles possibles. Le pôle 0 doit être simple,a puisqu'il
donnera −1 comme pôle de même multiplicité dans F (X + 1), et un terme en (X + 1)k avec
k > 1 ne pourrait pas se simplier et n'apparait pas dans le membre de gauche. On en déduit
que 1 est également pôle simple de F (sinon on aurait 0 comme pôle multiple de F (X + 1),
ce qui n'est pas possible pour les mêmes raisons que d'habitude). Bref, on en est réduits à
b−a
F (X) =
a
+
X X −1
b
, donc F (X + 1) − F (X) =
a
X +1
+
X

b
X −1
, et une identication
triviale donne comme seule possiblité a = 1 et b = −2, donc F (X) = X1 − X 2− 1 . Atten-
tion tout de même, on peut ajouter un polynôme constant à F en conservant des fractions
solutions de notre problème.

Exercice 3 (** à ***)


• Il s'agit surtout de faire la division euclidienne pour obtenir la partie entière :
X 3 − 3X 2 + X − 4 X −1
− (X 3 − X 2 ) X2 − 2X − 1
− 2X 2 + X − 4
+ (2X 2 − 2X)
− X − 4
+ (X − 1)
− 5

3
On en déduit que F = X 2 − 2X − 1 − X 5− 1 , et il n'y a rien de plus à faire.
• Pas de partie entière à calculer, c'est toujours ça de pris. Ici, on peut faire la décomposi-
tion dans C(X) pour commencer. Les racines du dénominateur sont les racines quatrièmes
de −1, donc les
√ nombres
√ complexes vériant √ z =
4
√ e . Autrement dit,√on a pour

√ racines
z1 = ei =
2
2
π
4 +i
2
2
, z2 = ei = − 2 + i 2 , z3 = ei = − 2 − i 2 et z4 =

4
2 2 5π
4
2 2
√ √
e i 7π
4 =
2
2
−i
2
2
.
Pour calculer les quatre numérateurs correspondants, on a fortement
intérêt à utiliser la dérivée : (X 4X+ 1)0 = 4XX
3
=
1
4X 2
, expression qui s'évalue très fa-
cilement pour chacune de nos quatre racines : 4z
1
2 = 4i = − 4 = 4z 2 , 4z 2 = − 4i =
1 i 1 1 1
 1 3 2 

4
i
=
1
4z42
. On en déduit donc que F2 =
i 1
+
1

1
4 X − z2 X − z4 X − z1 X − z3

1
. Il ne
reste plus qu'à repasser dans R en regroupant les racines conjuguées : X −1 z − X −1 z =
√ 4 √ 1
z 1 − z4
=
i 2

X 2 − (z1 + z4 )X + z1 z4  X 2 − 2X + 1
. De même, X − z − X − z = 2 √
1 1 i 2
.
3 2 X + 2X + 1
Finalement, F2 = − √1 2

1
+
2

1
.
2 2 X − 2X + 1 X + 2X + 1
• Celle-ci est assez classique, avec trois pôles simples égaux à −1, 0 et 1, donc une décom-
position de la forme F3 = E + X a+ 1 + Xb + X c− 1 . On peut appliquer la méthode de
5 − X4 + 1
la dérivation du dénominateur pour calculer immédiatement a = X 3X 2−1
(−1) = − ,
1
2
X5 − X4 + 1 X5 − X4 + 1
(0) = −1 et c = (1) = . Reste à calculer la partie entière via
1
b=
3X 2 − 1 3X 2 − 1 2
une banale division euclidienne :
X5 − X4 + 1 X3 − X
− (X 5 3
− X ) X2 − X + 1
− X4 + X3 + 1
+ (X 4 2
− X )
X3 − X2 + 1
− (X 3 − X)
− X2 + X + 1

Notons en passant que le calcul du reste de la division n'a ici strictement aucun intérêt, et
concluons : F3 = X 2 − X + 1 − 2(X1+ 1) − X1 + 2(X1− 1) .
• Cette décomposition se fait rapidement en utilisant la technique vue dans le dernier exemple
du cours, c'est-à-dire en faisant deux divisions euclidiennes successives par X 2 + X + 2 :

4
X7 + 3 X2 + X + 2
− (X 7 + X 6 + 2X 5 ) X 5 − X 4 − X 3 + 3X 2 − X − 5
− X 6 − 2X 5 + 3
6
+ (X + X 5 4
+ 2X )
− X 5 + 2X 4 + 3
+ (X 5 + X 4 3
+ 2X )
3X 4 + 2X 3 + 3
− (3X 4 + 3X 3 + 6X 2 )
− X 3 − 6X 2 + 3
+ (X 3 + X 2 + 2X)
− 5X 2 + 2X + 3
+ (5X 2 + 5X + 10)
7X + 13
On a donc pour l'instant X 7 + 3 = (X 5 − X 4 − X 3 + 3X 2 − X − 5)(X 2 + X + 1) + 7X + 13.
On eectue une deuxième division euclidienne du quotient :

X5 − X4 − X3 + 3X 2 − X − 5 X2 + X + 1
− (X 5 + X 4 + 2X 3 ) X 3 − 2X 2 − X + 8
− 2X 4 − 3X 3 + 3X 2 − X − 5
+ (2X 4 + 2X 3 + 4X 2 )
− X3 + 7X 2 − X − 5
+ (X 3 + X2 + 2X)
8X 2 + X − 5
− (8X 2 + 8X + 16)
− 7X − 21

Conclusion de ce magnique calcul : X 7 +3 = (X 3 −2X 2 −X+8)(X 2 +X+2)2 −(7X+21)(X 2 +


X +2)+7X +13, d'où la décomposition F4 = X 3 −2X 2 −X +8− 2 .
7X + 21 7X + 13
+
X + X + 2 (X 2 + X + 1)2
• Pas de raison de ne pas utiliser la méthode habituelle : la partie entière est nulle et on a
six pôles simples qui sont les racines sixièmes de l'unité, donc 1, −1, j , j 2 , ei et e−i .
π
3
π
3

On aura donc une décomposition de la forme F5 = X a− 1 + X b+ 1 + X c− j + X −c j 2 +


π . Pour le calcul des numérateurs, il vaut mieux utiliser la méthode
d d
i π3
+
X −e X − e−i 3
5
consistant à dériver le dénominateur avant d'évaluer, donc à calculer X +6XX5 + 1 . Pour X =
−1
1, on obtient a = = . Pour X = −1, on aura b = = . Pour X = j , curieusement,
3 1 1
6 2 −6 6
j5 + j + 1
c = = 0,puisque j 5 = j 2 et j 2 + j + 1 = 0. La partie polaire correspondante
6j 5
(mais aussi celle de j 2 ) n'apparaitra donc pas dans la décomposition, ce qui ne peut se
produire que dans un cas : la fraction F5 n'était pas irréductible, et pouvait se simplier par
(X − j)(X − j 2 ), qui sont à la fois racines du numérateur et du dénominateur (et donc en
fait pas des pôles de la√fraction). √Reste un seul coecient à calculer : pour X = ei , d = π
3
5π π π
ei + ei + 1 1
− i 23 + 12 + i 23 + 1 ei
2 1
. Il ne reste plus qu'une
3 3 3
5π = 2 √ = √ = −i = π
i
6e 3 3−i 3 3−i 3 3e 3 3
π π
ei 3 e−i 3
étale : le regroupement des deux termes complexes conjugués : π + π =
3(X − ei 3 ) 3(X − e−i 3 )
X −2 X −2
3(X 2 − X + 1)
. Conclusion : F5 =
1
+
1
+ 2
2(X − 1) 6(X + 1) 3(X − X + 1)
.

5
• Le dénominateur de la fraction se factorise facilement sous la forme X 2 (2X − 1), on aura donc
une décomposition de la forme F6 = E + Xa + Xb2 + c 1 . On calcule c très classiquement
X−2
1 1 3
+ + −3+1
par X − 12 avant de poser X = 12 : c = 8 8 4
1 = −2. Pour le pôle double, on peut
2× 4
4 3 2
+ 3X − 6X + 1
poser G = X 2 F6 = 2X + X 2X −1
, donc
(8X 3 + 3X 2 + 6X − 6)(2X − 1) − 2(2X 4 + X 3 + 3X 2 − 6X + 1)
G0 =
(2X − 1)2
, dont on déduit im-
médiatement b = G(0) = −1 et a = G0 (0) = 4. Enn, il reste à calculer la partie entière en ef-
fectuant la division euclidienne du numérateur par le dénominateur, ce qu'on peut toutefois ef-
fectuer sans vraiment la poser : 2X 4 +X 3 +3X 2 −6X+1 = X(2X 3 −X 2 )+2X 3 +3X 2 −6X+1 =
(X + 1)(2X 3 − X 2 ) + R, où R est un reste qui ne nous intéresse aucunement. Finalement,
F6 = X + 1 +
4
− 2−
1 2
.
X X X − 21
• La fraction a pour partie entière 1 (numérateur et dénominateur ont même degré et même
coecient dominant) et admet dans C trois pôles doubles : 1, j et j 2 (les racines cubiques
de l'unité). On aura donc dans C(X) une décomposition de la forme F7 = 1 + X a− 1 +
b
(X − 1) 2
+
c
+
X − j (X − j)
d
2
+
c
X −j 2
+
d
(X − j 2 )2
. Commençons par calculer la parie po-
6 X6
laire associée au pôle 1 : G = (X − 1)2 F = (X − j)X 2 (X − j 2 )2
=
(X 2 + X + 1)2
(puisque
(X 3 − 1) = (X − 1)(X 2 + X + 1), donc (X − j)(X − j 2 ) = X 2 + X + 1, on peut d'ailleurs
retrouver directement ce résultat en développant et en se rappelant que 1 + j + j 2 = 0).
5 2 2 + 1)(X 2 + X + 1)X 6
On a donc b = G(1) = 91 , puis G0 = 6X (X + X + 1)(X−2 +2(2X X + 1)4
, donc
6 × 32 − 2 × 3 × 3
= . Pour les autres pôles, on peut bien sûr procéder
36 4
a = G0 (1) = 4
=
3 81 9
de la même façon (c'est un peu lourd) ou utiliser une astuce diabolique, en constatant que
j6X 6 X6
F (jX) = 3 3 = = F (X). Or, en reprenant la forme générale du déve-
(j X − 1)2 (X 3 − 1)2
loppement et en multipliant chaque terme par j ou j 2 au numérateur et au dénominateur
2 j2c
pour faire apparaitre des j 3 égaux à 1, F (jX) = 1 + j 3 Xj −a j 2 + j(jXjb− 1)2 + j 2 (jX − j)
+
jd j2c jd j2c jd j2c jd
2
+ 2 2
+ 2 2
= 1+ + 2
+ + +
j(jX − j) j (jX − j ) j(jX − j ) X −1 (X − 1) X −j (X − j)2
j2a
X −j 2
+
jb
(X − j 2 )2
. L'unicité de la décomposition en éléments simples permet alors d'identi-
er tous les numérateurs pour obtenir j 2 c = a = 94 , donc c = 49 j , jd = b = 19 , donc d = 19 j 2 ,
et quatre autres conditions qui donnent bien sûr (heureusement !) les mêmes valeurs. Conclu-
2 2
sion : F7 = 1 + 9(X4− 1) + 9(X 1− 1)2 + 9(X4j− j) + 9(Xj− j)2 + 9(X4j− j 2 ) + 9(X −j j 2 )2 .
Il reste à regrouper les conjugués pour obtenir la décomposition dans R(X) : 4j
9(X − j)
+
4j 2 4jX − 4 + 4j 2 X − 4 −4X − 8 j2
9(X − j )2
= 2
9(X + X + 1)
= 2
9(X + X + 1)
, et 9(X − j)2
+
j
9(X − j 2 )2
2 2 2
j X − 2jX + 1 + jX − 2j X + 1 2 2
−X + 2X + 2
= 2
9(X + X + 1) 2
=
(X 2 + X + 1)2
. Attention, il reste une dernière
étape car le numérateur n'est pas de degré 1, on est donc obligé de faire une petite séparation
2 − X − 1 + 3X + 3
pour obtenir nalement −X 9(X 2 + X + 1)2
= 2
−1
X +X +1
+
X +1
3(X + X + 1)2
2
. Après

6
avoir tout regroupé, F7 = 1 + 9(X4− 1) + 9(X 1− 1)2 + 9(X−4X −9
2 + X + 1)
+
X +1
3(X + X + 1)2
2
.
• Aucune raison de se compliquer la vie ici, la fraction a quatre pôles simples complexes égaux
à i, −i, 2i et −2i, donc une décomposition dans C(X) de la forme F8 = X a− i + X a+ i +
b
+
X − 2i X + 2i
b
. Il sut donc de calculer les deux numérateurs de pôles simples. On multiplie
−1 − 3
tout par X − i et on pose X = i pour obtenir a = 2i(−1 + 4)
= , puis on multiplie par
2i
3
−4 − 3
X − 2i et on pose X = 2i pour obtenir b = = − . Conclusion : F8 =
7i
(−4 + 1) × 4i 12
2i

2i

7i
+
3(X − i) 3(X + i) 12(X − 2i) 12(X + 2i)
7i
. Il ne reste plus qu'à regrouper les termes
conjugués : F7 = − 3(X 24+ 1) + 3(X 27+ 4) .
• On sait que la décomposition sera de la forme F9 = .
a bX + c dX + e fX + g
+ 2 + 2 2
+
X X + 1 (X + 1) (X 2 + 1)3
Commençons par le plus facile en calculant a (on multiplie par X et on pose X = 0) :
a = 3. Ensuite, pour se débarasser de ce X gênant au dénominateur, on calcule tout sim-
6 5 4 − X 3 + 11X 2 + 2X + 3 3X 6 + 9X 4 + 9X 2 + 3
plement F9 − X3 = 4X − 2X + 11X 2
X(X + 1) 3

X(X 2 + 1)3
=
X 5 − 2X 4 + 2X 3 − X 2 + 2X + 2
(X 2 + 1)3
(la simplication par X en cours de calcul était obliga-
toire puisque 0 ne doit plus être pôle de la nouvelle fraction obtenue). On peut désormais
décomposer cette fraction par la méthode  classique  des divisions euclidiennes successives :
X 5 − 2X 4 + 2X 3 − X2 + 2X + 2 X2 + 1
− (X 5 + X 3) X3 − 2X 2 + X + 1
− 2X 4 + X 3 − X 2 + 2X + 2
+ (2X 4 + 2X 2 )
X3 + X 2 + 2X + 2
− (X 3 + X)
X2 + X + 2
− (X 2 + 1)
X + 1

On a donc X 5 − 2X 4 + 2X 3 − X 2 + 2X + 2 = (X 3 − 2X 2 + X + 1)(X 2 + 1) + X + 1. Continuons


les divisions :
X 3 − 2X 2 + X + 1 X2 + 1
− (X 3 + X) X −2
− 2X 2 + 1
+ (2X 2 + 2)
3

On peut conclure : X 5 − 2X 4 + 2X 3 − X 2 + 2X + 2 = (X − 2)(X 2 + 1)2 + 3(X 2 + 1) + X + 1,


puis F9 = X3 + XX2 −+21 + (X 2 3+ 1)2 + (XX2 +
+1
1)3
.
• Numérateur et dénominateur de la fraction ont même degré et même coecient dominant,
donc la partie entière sera égale à 1, et on aura une décomposition de la forme F10 =
1+
a
X
+
b
X −1
+
c
(X − 1) 2
+
d
(X − 1) 3
+
e
(X − 1)4
. On calcule a en multipliant par X
X5 + X4 + 1
avant de poser X = 0 : a = 1. Calculons pour simplier F10 − 1 − X1 =
X(X − 1)4

7
X 5 − 4X 4 + 6X 3 − 4X 2 + X X 4 − 4X 3 + 6X 2 − 4X + 1 4X 3 − 2X 2 − 2X + 3
X(X − 1)4

X(X − 1)4
=
(X − 1)4
(après
simplication par X ). Il est grand temps d'utiliser le changement de variable conseillé sur
3 2 − 2(Y + 1) + 3
cette dernière fraction : F10 − 1 − X1 = 4(Y + 1) − 2(Y +Y 1) 4
4Y 3 + 12Y 2 + 12Y + 4 − 2Y 2 − 4Y − 2 − 2Y − 2 + 3 4Y 3 + 10Y 2 + 6Y + 3 4
= 4
= 4
= +
Y Y Y
+ 3 + 4 . Il ne reste plus qu'à remplacer nos Y par des X −1 pour obtenir magiquement
10 6 3
Y 2 Y Y
F10 = 1 −
X
1
+
4
+
X − 1 (X − 1)
10
2
+
6
(X − 1)3
+
3
(X − 1)4
.

Exercice 4 (**)
C'est beaucoup plus simple qu'il n'y parait : on sait que toute fraction rationnelle F peut s'écrire
de façon unique sous la forme P + G, avec P ∈ K[X] (partie entière de la fraction) et d(G) < 0.
Il surait donc que l'ensemble des fractions rationnelles de degré strictement négatif (fraction nulle
incluse) soit un sous-espace vectoriel de K(X) pour qu'il constitue un supplémentaire de K[X]. Et
ça tombe bien puisque c'est le cas : il contient 0, et il est stable par combinaison linéaire puisque
d(λF + µG) 6 max(d(λF ), d(µG)) qui sera donc strictement négatif si le degré de F et celui de G
sont tous les deux strictement négatifs.

Exercice 5 (**)

• En notant ωk = ei , on sait que les pôles de notre fraction sont exactement les valeurs
2kπ
n

de ωk , pour k variant entre 0 et n − 1 (racines n-èmes de l'unité). On peut donc écrire


n−1
1
. Pour calculer le coecient ak , on peut utiliser la méthode donnée en
X ak
n
=
X −1 X −ω k
k=0

cours consistant à dériver le dénominateur de la fraction initiale : ak = 1 ωk


n−1 = n puisque
nωk
n−1
par dénition ωkn = 1. On peut conclure : F1 = n(Xω−k ω ) .
X
k
Les ωk sont toujours pôles de la fraction, mais cette fois, on a un pôle double égal à 1
k=0

(autrement dit ω0 ). Les coecients au numérateur des parties polaires associées à ωk pour k 6=
0 se calculent comme ci-dessus et sont donc égales à n n−1 (en dérivant notre
1
n
ωk − 1 + nωk − nωk
dénominateur comme un produit), ce qui se simplie en n−1 1 =
ωk
. Reste à
nωk (ωk − 1) n(ω k − 1)

calculer la partie polaire associée au pôle double 1, qui doit être de la forme X a− 1 + (X −b 1)2 .
On va pour cela calculer G = (X − 1)2 F2 = XXn−−11 = Pn−11 k (identité remarquable
Pn−1 k=0 X
k−1
classique), puis G0 = − Pk=1 n−1
kX
k 2
. On peut alors calculer b = G(1) = n1 (c'est immédiat
( k=0 X )
Pn−1
1−n
avec la deuxième forme donnée pour G), et a = G0 (1) = − k=1 n2
k
=
2n
. Ouf, on peut
n−1
1−n
conclure : F2 = 2n(X − 1) + n(X − 1)2 + n(ω − 1)(X
1 ωk
.
X
k − ωk )
• Même méthode que pour F1 mais cette fois-ci la dérivée du dénominateur est égale au numé-
k=1

rateur à un facteur n près, ce qui donne des numérateurs de parties polaires tous égaux à n1 ,

8
n−1
donc F3 = n(X 1− ω ) .
X
k
Ici, les pôles sont tous simples et déjà connus, on note ak le numérateur de la partie polaire as-
k=0

sociée au pôle k, et on le calcul avec la méthode standard consistant à tout multiplier par X −k
puis à évaluer pour X = k : ak = k(k − 1) . . . 1 ×n!(−1) . . . (k − n) = k! × (−1)n!
n−k (n − k)!
=
  n  
n
. Il ne reste plus qu'à conclure : n−k n 1
.
X
(−1)n−k F4 = (−1)
k k X −k
k=0

Exercice 6 (*)
00 00 n
1. Les pôles de PP sont évidemment les racines de P , donc PP = X β−k α (avec éventuelle-
X
k
k=1
ment certains coecients βk qui peuvent être nuls puisque αk ne peut pas être racine de P 0 ,
mais peut l'être pour P 00 ). Pour calculer βk , puisque tous les pôles sont simples, on applique
00 (α )
très simplement la formule du cours en dérivant le dénominateur : βk = PP 0 (α k
)
. Autrement
k
n
P 00 X P 00 (αk )
dit, P
=
P 0 (αk )(X − αk )
.
k=1
2. Il sut de multiplier par X la décomposition précédente, puis de prendre la limite en +∞ (le
fait qu'on soit dans C ne change rien). Puisque P 00 a un degré diminué de deux par rapport à
XP 00
P (ou bien est nul, mais dans ce cas il n'y a pas de question), donc a une limite nulle,
P
n
P 00 (αk )
or cette limite doit être égale à , qui est donc nul.
X
P 0 (αk )
k=1

Exercice 7 (** à ***)

• On commence par eectuer la décomposition en éléments simples de F = (x2 + 4)(x


1
+ 1)
=
ax + b
2
+
x +4 x+1
c
. On calcule cclassiquement en multipliant par x + 1 puis en évaluant en −1 :
= . Ensuite on multiplie tout par x et on prend la limite quand x tend vers
1 1
c =
1+4 5
+∞ : 0 = a + c donc a = −c = − . Enn on évalue par exemple pour x = 0 : = + c,
1 1 b
5 Z 1 4 4
1−x
donc b = 1 − 4c =
1
5
. On peut maintenant calculer I1 =
1
+
5(x2 + 4)
dx =
0 5(x + 1)
1
ln(x + 1) arctan( x2 ) ln(x2 + 4)
  
ln(5) + ln(2). On ne
ln(2) 1 1 1 1
+ − = + arctan −
5 10 10 5 10 2 10 5
va pas chercher à simplier beaucoup plus...
0

• On décompose sous la forme (x + 1)(x


x
− 2) 2
=
a
+
b
+
c
x + 1 x − 2 (x − 2)2
. On obtient direc-
tement (en multipliant par x + 1 avant de poser x = −1) a = (−1−1
− 2)2
= − . De même on
1
9
calcule directement (avec un produit par (x − 2)2 ) c = 23 . Enn, on peut multiplier par x et
calculer la limite en +∞ pour obtenir la relation 0 = a + b, donc b = −a = 19 . Il reste à calcu-
1
ler (en faisant attention au signe dans les logarithmes)
Z
1 1
I2 = − + +
0 9(x + 1) 9(x − 2)

9
 1
2 ln(x + 1) ln(2 − x) 2 1 1 2 1
dx = − + − = − ln(2) − ln(2) + − =
3(x − 2)2 9 9 3(x − 2) 0 9 9 3 3
3 − 2 ln(2)
9
.
• Celle-ci est un piège idiot, au lieu de s'embêter avec une décomposition en éléments simples, il
est nettement préférable de faire le petit changement de variable t = x + 1 pour obtenir I3 =
2 2 3 2 2
(t − 1)3 t − 3t2 + 3t − 1
Z Z Z
3 3 1 3 1
dt = dt = 1− + 2 − 3 dt = t − 3 ln(t) − + 2 =
1 t3 1 t3 1 t t t t 2t 1
− 3 ln(2).
3 1 1 17
1 − 3 ln(2) − + 3 + − =
2 8 2 8
• Le deuxième facteur du dénominateur se factoriser en (x + 1)(x2 − x + 1), donc on peut
décomposer l'ensemble sous la forme x +a 1 + (x +b 1)2 + x2cx+ +x +d 1 . On pose G = (x +
2 1 − x2
1)2 F =
x
, donc G 0 = x − x + 1 − x(2x − 1) = , pour calculer b =
x2 − x + 1 (x2 − x + 1)2 (x2 − x + 1)2
−1 1−1
= − , et a = G0 (−1) = = 0. C'est plutôt une bonne nou-
1
G(−1) =
1+1+1 3 32
velle, un terme en moins. Ensuite, on peut multiplier par x puis faire tendre vers +∞
pour avoir la relation 0 = a + c, donc c = −a = 0. Il ne va plus rester grand chose à
force. Évaluons en 0 pour trouver le dernier coecient : 0 = − 31 + d, donc d = 13 . Fina-
Z 1 Z 1
lement, I4 = − 3(x +1 1)2 + 3(x2 −1x + 1) dx = − 3(x +1 1)2 + 1
dx =
0 0 3(x − 12 )2 + 94
Z 1    1
1 4 1 1 2 2 1
− + dx = + √ arctan √ x− =
0 3(x + 1)2 9 ( √2 (x − 12 ))2 + 1 3(x + 1) 3 3 3 2 0
 3   
= √ − .
1 1 2 1 1 2π 1
− + √ arctan √ − arctan − √
6 3 3 3 3 3 9 3 6

Exercice 8 (***)

1. Les formules de dérivations de produit prouvent que P


P0 =
X − a1
+ ··· +
P
X − an
, donc
n n
P0
1
. On peut redériver cette formule pour obtenir directement 1
X X
= − =
X − ai P (X − ai )2
i=1 i=1
n
P 00 P − P 02 P 02 − P P 00
, donc 1
. Mais on peut aussi reprendre le calcul initial
X
=
P2 (X − ai )2 P2
i=1

en dérivant deux fois au lieu d'une seule : P 00 = (X − a P)(X − a ) +· · ·+ (X − a P)(X − a )


1 2 n−1 n
(attention tout de même, chaque facteur apparait en fait deux fois dans la somme, une fois en
ayant dérivé d'abord le terme numéro i puis le terme numéro j , une deuxième fois en ayant
dérivé le facteur j puis le facteur i, ce qui correspond de toute façon
n X
à la somme qu'on demande
P 00
de calculer où les termes apparaissent aussi deux fois), donc 1
.
X
=
(X − a )(X − a )i P j
i=1 j6=i

2. Supposons donc P 0 (z) = 0 mais P (z) 6= 0 et appliquons la première formule obtenue à la


n
question précédente à z : z −1 a = 0. On peut conjuguer tout le calcul pour obtenir de
X

i=1 i
n n
z − ai
même 1
= 0, soit = 0. Autrement dit, en posant µi 1
, on
X X
=
z − ai |z − ai |2 |z − ai |2
i=1 i=1

10
n n
!
a µi a i . Il ne reste plus qu'à poser µi
pour obtenir le résultat
X X
µi z = λi = n
X
i=1 i=1 µi
i=1
souhaité, les propriétés demandées étant évidentes (λi est une somme de réels tous positifs,
donc certainement un réel positif, et la somme des λi vaut 1 par construction).
Interprétation géométrique : si P est un polynôme à racines simples, toutes les racines de son
polynôme dérivé P 0 peuvent être obtenues comme combinaisons linéaires à coecients réels
positifs des racines de P , ce qui revient à dire que ces racines sont situées à l'intérieur de
l'enveloppe convexe des racines a1 , . . ., an (plus grand polygône dont les sommets sont tous
des racines de P ). En fait, on a prouvé que les racines de P 0 sont barycentres à coecients
positifs de celles de P . Ce résultat est le théorème de Gauss-Lucas vu en exposé en cours
d'année.

Exercice 9 (***)
n
Essayons de calculer l'intégrale demandée en écrivant explicitement P (x) = ak xk , on peut
X

k=0
n
!
1 1 1
alors écrire I = (P (t)) dt = P (t) dt en exploitant l'hypo-
Z Z X Z
2 k
ak t P (t) dt = a0
0 0 k=0 0
thèse de l'énoncé (on développe brutalement par linéarité, tousZles autres termes s'annulent). Mais
1 n Z 1
on peut écrire également plus explicitement cette hypothèse : tk P (t) dt =
X
aj tk+j dt =
0 j=0 0
n n
= 0. Introduisons donc la fraction . Si on met tout au même
X aj X aj
F =
k+j+1 X +j+1
j=0 j=0

dénominateur pour obtenir la forme F = (X + 1)(X + 2)Q. . . (X + n + 1) , le polynôme Q est un


polynôme de degré inférieur ou égal à n (pas de partie entière) et s'annulant pour X = 1, X = 2,
. . ., X = n. Autrement dit, QZ = α(X − 1)(X − 2) . . . (X − n). Or, en revenant à la dénition du
1
1
a1 t2 an tn+1

polynôme P , on peut écrire P (t) dt = a0 t + 2 + · · · + n + 1 = a0 + a21 + · · · + na+n 1 .
0
Cette valeur correspond exactement à F (0) (sous forme  développée ) qui vaut d'après les calculs
0

précédents α×(−1)×(−2)×···×(−n)
1×2×···×(n+1) = (−1)n
α
n+1
. On a donc I = a0 (−1)n
α
n+1
. Reste à calculer la
valeur de a0 : il correspond au numérateur de la partie polaire de F associée au pôle −1, donc
α(−2)(−3) . . . (−n − 1)
égal à (−1 + 2)(−1 +Q(−1)
3) . . . (−1 + n + 1)
=
n!
= (−1)n α(n + 1). Finalement,
Z 1 2
I= α2 = (n + 1)2 P (t) dt .
0

11

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