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La Science

Synthèse

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La Science – Synthèse

Définition :
La science : c’est une activité qui a pour objectif d’établir des connaissances de manière
rationnelle. Ces raisonnements sont appuyés sur des observations et des expérimentations,
en ce qui concerne les sciences qui observent le réel. Ces dernières se fondent sur le principe
de causalité : dans la nature, une même cause a un même effet. Le but des sciences
naturelles est donc de trouver des lois qui permettent d’expliquer le réel (donner la cause
des phénomènes).
Le relativisme : Théorie selon laquelle tout se vaut. Cela peut concerner aussi bien les
discours (vrai/faux) que les pratiques culturelles (bien/mal).
La démonstration : c’est un raisonnement par lequel on prouve la vérité d’une affirmation.
La déduction : c’est un raisonnement qui consiste à conclure une affirmation à partir de
prémisses considérées comme vraies. Le lien entre les prémisses et l’affirmation est
nécessaire. La déduction passe de l’universel au particulier.
L’induction : c’est un raisonnement qui consiste à passer de la répétition de cas particuliers à
une affirmation générale.
Le dogmatisme : c’est le fait de tenir pour absolument vraie une affirmation qui n’a pas été
prouvée de manière rationnelle.

Répères :
Absolu / relatif ; Persuader / convaincre ; Vrai / probable / certain ; Nécessaire / contingent

La science peut-elle établir des vérités absolues ?

I/ La science semble bien s’opposer au relativisme : elle vise à établir des connaissances
certaines, fondées sur la raison

1/ Le relativisme détruit la notion-même de vérité. Platon montre que le relativisme est


contradictoire : quand Protagoras dit que toutes les opinions se valent, il dit que tout le
monde a raison, donc que ceux qui pensent que Protagoras a tort… ont raison.

2/ Les vérités scientifiques reposent sur des démonstrations rationnelles. La déduction


permet ainsi d’aboutir à des vérités nécessaires, c’est-à-dire qui ne peuvent être autrement.
Aristote l’a bien montré avec le syllogisme : une fois les prémisses posées, il ne peut y avoir
qu’une seule conclusion.

3/ En utilisant la méthode déductive, la science devrait ainsi pouvoir aboutir à des


connaissances absolument certaines. Démontrer rationnellement toutes nos connaissances,
c’est le rêve de Descartes (ce qu’il appelle la mathesis universalis). Selon lui, on peut y arriver
en procédant par des chaînes de déduction (à partir de vérités certaines, on déduit d’autres
vérités certaines, etc…)

4/ Toutefois, pour démontrer toutes nos connaissances, il faut partir de premiers principes
absolument certains. Pour Descartes, ces premières vérités de base sont celles qui résistent
au doute radical : j’existe, Dieu existe et les principes mathématiques sont vrais.
Transition : Il est toutefois problématique de faire de l’existence de Dieu un principe
certain. La science ne tolère pas le relativisme, mais elle ne doit pas basculer dans le
dogmatisme.

II/ Aucune science n’est parvenue à la vérité absolue : toutes doivent laisser la place au
débat.

1/ Les sciences du réel reposent sur l’induction, or l’induction a ses limites. Hume montre
ainsi que l’induction ne peut parvenir à aucune vérité absolue, seulement à des affirmations
hautement probables. Ce n’est pas parce que j’ai vu tous les matins le soleil se lever que la
phrase « Le soleil se lèvera demain » est une vérité absolue. L’induction repose sur le
sentiment d’habitude et non sur la raison.

2/ Parmi les sciences du réel, les sciences qui étudient l’homme sont celles qui s’éloignent
peut-être le plus d’une vérité absolue. Le physicien Pablo Jensen l’explique par le fait que
les hommes ne sont pas aussi stables que les autres êtres naturels : ils peuvent faire une
chose un jour et le contraire le lendemain.

3/ Même les mathématiques reposent sur des vérités non démontrées, qui ne sont pas
absolues. C’est le « théorème d’incomplétude » avancé par le mathématicien Kurt Gödel :
une théorie mathématique est nécessairement incomplète, au sens où elle contiendra
toujours des énoncés qui ne sont ni démontrables ni réfutables (il les appelle les
indécidables).

III/ La science ne peut atteindre l’absolu car nous n’avons pas accès au réel dans sa totalité

1/ Notre accès à la réalité est limité par notre condition d’êtres humains : rien ne nous dit
que la réalité se limite à ce que nous en percevons. Kant montre que les hommes accèdent
à la réalité à travers deux « filtres » : les sens et l’entendement. Nous pouvons faire une
science de ce que nous percevons (les « phénomènes »), mais pas du réel dans sa totalité
(les « noumènes »).

2/ Il faut donc distinguer clairement le savoir et la croyance. Kant distingue ainsi le fait de
connaître, c’est-à-dire faire une science des phénomènes, qui est valable pour tous mais ne
peut être absolue. Et le fait de penser, c’est-à-dire de faire des hypothèses sur les noumènes
– ces hypothèses ne peuvent faire l’objet d’une science.

3/ On peut aller encore plus loin et remettre en question l’idée d’une science objective :
l’épistémé, selon Michel Foucault, représente l’ensemble des présupposés inconscients que
les scientifiques ont en fonction des époques.

Transition : Si la science n’aboutit pas à des vérités absolues, ne retombe-t-on pas dans le
relativisme ?

IV/ Parmi nos différentes représentations du monde, la science a une valeur spécifique
1/ On reproche souvent à la science de se contredire au fil du temps, mais c’est justement
ce qui fait sa valeur : elle est ouverte à la critique. Popper soutient que la science se définit
par sa falsifiabilité : si un énoncé scientifique est faux, il peut être réfuté. En effet, la science
avance toujours, en même temps que ses résultats, le raisonnement qui y a conduit. S’il y a
une erreur, on peut la trouver. La science ne progresse peut-être pas en établissant des
vérités absolues, mais elle progresse en éliminant le faux.

2/ La science a donc un statut à part, dans nos différentes représentations du monde. Pour
Granger, la spécificité de la science est due à trois critères : elle progresse, elle fonctionne
(on en fait des applications techniques) et elle est ouverte à la critique.

3/ Les vérités scientifiques ne sont pas indiscutables, mais elles ont un poids, une valeur
que n’ont pas les simples opinions. Arendt distingue les vérités de raison (maths/logique) et
les vérités de fait, qui concernent le réel. Elle montre que les secondes sont plus facilement
manipulables par les hommes politiques. Cependant, les deux types de vérités, une fois
qu’elles ont été établies par la science, finissent toujours par s’imposer. C’est pour cela
qu’une démocratie doit toujours protéger les « îlots de vérité », les lieux où s’établissent la
vérité : les universités, la presse et la justice.

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