Meuse (Fleuve)
Meuse (Fleuve)
La Meuse à Monthermé.
Le bassin de la Meuse
Caractéristiques
Longueur 950 km
Bassin 36 000 km2
Bassin
Meuse
collecteur
Débit 3 3/ ( i h 1 )
Débit moyen 357 m3/s (Lith 1 )
Régime pluvial océanique
Cours
Source Pouilly-en-Bassigny -
Sommaire (Haute-Marne, France)
Présentation · Altitude 409 m
Géographie · Coordonnées 47° 58′ 28″ N, 5° 38′ 01″ E
La Meuse en France Embouchure mer du Nord (Haringvliet)
Organisme gestionnaire · Localisation Hollande-Méridionale
Les barrages de navigation · Altitude 0m
La Meuse en Belgique
· Coordonnées 51° 42′ 52″ N, 4° 24′ 21″ E
La Meuse aux Pays-Bas
Géographie
Affluents
Principaux affluents
Écologie
· Rive gauche Scance, Andon, Bar,
Hydrologie Sormonne, Viroin,
Molignée, Sambre,
Les débits
Mehaigne, Légia, Geer,
Les débits à la frontière franco-belge Dieze
Géomorphologie et évolution du lit · Rive droite Mouzon, Vair, Aroffe,
Histoire Chiers, Semois, Lesse,
Bocq, Hoyoux, Ourthe,
Toponymie Gueule, Swalm, Roer,
Une artère commerciale au Moyen Âge Niers
Fleuve frontière Pays traversés France
Le sac de Dinant et de Liège Belgique
Fleuve industriel Pays-Bas
Le cauchemar de 1914 Régions France : Grand-Est
traversées (Haute-Marne, Vosges,
Mai 1940 Meuse, Ardennes)
La Meuse européenne
Culture Belgique : Wallonie
L’Art mosan (Province de Namur,
Province de Liège),
Hommages littéraires
Flandre (Province de
Hommages militaires Limbourg)
Hommages divers
Pays-Bas : Province
Galerie
de Limbourg, Province
Bibliographie du Brabant-
Voir aussi Septentrional, Province
de Gueldre, province de
Notes et références Hollande-Méridionale
Notes
Références Principales Neufchâteau, Commercy,
Liens externes localités Saint-Mihiel, Verdun,
Sedan, Charleville-
Mézières, Nouzonville,
Revin, Givet, Dinant,
Présentation Namur, Andenne, Huy,
Liège, Maasmechelen,
Le bassin versant de la Meuse a une superficie de Maastricht Ruremonde
Le bassin versant de la Meuse a une superficie de Maastricht, Ruremonde,
2
36 000 km , dont un tiers en Région wallonne : un accord a Venlo
été signé en 2002 (Accord international sur la Meuse ou
accord de Gand ([Link] Sources : SANDRE:« B---0000 » ([Link]
national/[Link])) par la France, la Région flamande, [Link]/geo/CoursEau/B---00
la Région wallonne et la Région Bruxelles-Capitale (trois 00), Géoportail, Banque Hydro
entités fédérées de Belgique), le grand-duché de
Luxembourg, les Pays-Bas et l’Allemagne en vue de gérer
toutes les questions relatives à ce cours d’eau, jusque dans la manière dont les autorités politiques concernées
s’entendent pour en préserver les intérêts qu’elles partagent. La carte jointe à l'accord ne mentionne d'ailleurs
pour la Belgique que ces entités, même si les parties contractantes ont tenu ensuite, pour des raisons formelles,
à ce que l’État belge y figure aussi.
La Meuse a constitué l’une des frontières entre le Saint-Empire romain germanique et la France au Moyen Âge
et l'est restée dans les faits jusqu'au XVIIe siècle.
2
Par ailleurs, ce fleuve est considéré comme étant le plus vieux fleuve du monde . Le fait que la Meuse traverse
le massif ardennais, formé durant le Paléozoïque, explique pour partie cette interprétation.
L'historien Marc Suttor considère que le fleuve au Moyen Âge, de Sedan à Maastricht, se comparait en
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importance par le trafic à la Seine et au Rhin , fleuves qui permettent encore aujourd'hui l'acheminement des
marchandises vers les trois ports fluviaux les plus importants d'Europe, Paris, Duisbourg et Liège.
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La Meuse a fait l'objet d'un documentaire, Les gens du fleuve, réalisé en 2012 par Xavier Istasse .
Géographie
La Meuse en France
La Meuse traverse les Ardennes. Elle continue à serpenter dans une vallée de plus en plus étroite. Elle arrose
Mouzon dont le centre est une île entourée des bras de la Meuse. Le fleuve rejoint ensuite une plaine herbeuse
t gil d l g Il it l Chi l d it td t l ill d S d td
et argileuse de nouveau assez large. Il reçoit la Chiers par la droite avant de traverser la ville de Sedan et de
continuer son parcours vers le nord. Il bute alors sur les contreforts du Massif ardennais et vire à 180° vers le
sud puis peu après plein ouest, en longeant l'ancien massif montagneux couvert de forêts. Peu après, il reçoit
l'eau de la Bar par la gauche et celle de la Vence à Charleville-
Mézières. Charleville s'est développée à un endroit où la Meuse
semble hésiter sur son cours : elle fait trois boucles d'ouest en est
avant de reprendre la direction du nord. Elle pénètre alors dans le
massif de l'Ardenne par une vallée très étroite dont les pentes sont
densément boisées ; elle est longée par la Voie verte Trans-Ardennes
et une voie de chemin de fer de Charleville à Givet. Elle traverse
maintenant des sols schisteux, noirs. À partir de là, les méandres sont
La Meuse à Commercy vers 1912, nombreux jusqu'à la sortie de l'Ardenne.
longée d'un côté par la Ligne de
Paris-Est à Strasbourg-Ville et de La Meuse traverse
l'autre par le Canal de l'Est. Nouzonville, Bogny-sur-
Meuse, puis Monthermé, où
elle reçoit la rivière Semois
(orthographe belge) ou Semoy (orthographe française) en rive droite
et où de nombreux points de vue (le plus haut surplombe la vallée de
230 mètres) permettent d'admirer les alentours, enfin Revin, construite
sur trois méandres. À proximité de la ville, deux lacs à différentes
altitudes permettent le fonctionnement d'une station de transfert
d'énergie par pompage-turbinage d'une puissance de 1 000 MW à Boucle de la Meuse à Monthermé.
Saint-Nicolas.
Organisme gestionnaire
L'EPAMA ou Etablissement Public d'Aménagement de la Meuse et de ses Affluents est un syndicat mixte créé
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le 2 juillet 2016 .
Le 24 octobre 2013, Voies Navigables de France (VNF) a signé avec la Société BAMEO le premier
partenariat public privé (PPP) sur voies navigables pour la modernisation de 25 barrages fluviaux sur la Meuse
équipés de bouchures en élastomère gonflables à l’eau, en remplacement des barrages manuels à aiguilles
construits en 1870.
Le contrat de PPP de 312 millions d’Euros d’une durée de 30 ans porte sur la conception, la construction, le
financement, l’exploitation, la maintenance et le gros entretien renouvellement des ouvrages.
Il constitue un enjeu majeur en termes de navigabilité, de sécurité et de biodiversité.
La Meuse en Belgique
À Namur, la Meuse reçoit la Sambre par la gauche et prend la Siège du Gouvernement wallon.
direction Est-Nord-Est. Elle coule entre Condroz au sud et Hesbaye
au nord. Avant de quitter la province, elle arrose Andenne.
Un peu avant Herstal, ses eaux sont utilisées pour alimenter le canal
Albert. L'important port autonome de Liège s'est implanté entre ces
deux voies d'eau. La Meuse sépare à ce moment la fin du plateau Canal Albert et entrée du port
hesbignon en rive gauche et le Pays de Herve en rive droite. autonome de Liège.
Le total des marchandises transportées en Wallonie était en 2014 de quelque 40 millions de tonnes,
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principalement sur la Meuse et la Sambre .
Après une brève incursion aux Pays-Bas, via Maastricht, la Meuse sert de frontière entre la Belgique et les
Pays-Bas au niveau de leurs provinces de Limbourg respectives. Elle arrose Maasmechelen puis Maaseik,
avant de quitter définitivement le territoire belge qu'elle a parcouru au total sur 183 kilomètres.
Actuellement, l'embouchure
de la Meuse est donc le bras
de mer Haringvliet. Celui-ci
se trouve à une distance
considérable au Sud du
Nieuwe Waterweg,
l'embouchure principale du
Rhin, qui se jette dans la mer
du Nord une trentaine de
kilomètres après être passé au
La Meuse à Appeltern.
Partage des eaux du Rhin et de la sud de Rotterdam. Plusieurs
Meuse dans leur delta commun. bras d'eau qui correspondent
à l'ancien cours de la Meuse
portent encore son nom, même si, lorsque le Haringvlietdam est
ouvert, l'eau provenant réellement du fleuve ne les traverse plus :
la Meuse barrée qui ne reçoit plus que les eaux de pompage des polders qui l'entourent, et
se jette dans le Waal à l'endroit où il change de nom pour s'appeler Merwede supérieure ;
la Vieille Meuse (Oude Maas) qui se sépare du Waal à l'Est de son embouchure dans le
Haringvliet. Ce bras se dirige vers ce Nieuwe Waterweg ;
la Meuse de Brielle (Brielse Maas) ;
la Nouvelle Meuse (Nieuwe Maas) qui traverse Rotterdam. L'eau qui coule dans la Nouvelle
Meuse provient en grande partie du Rhin, ce qui fait de Rotterdam une ville rhénane
(Rijnstad) plutôt qu’une ville mosane (Maasstad).
L'embouchure de la Meuse forme avec celle de l'Escaut (« de Schelde » en néerlandais) et celle du Rhin un
large delta, partiellement barré par les ouvrages du plan Delta, avant de se jeter dans la mer du Nord au bout
d'un cours de 950 km. Toutefois les eaux de l'Escaut ne se mélangent plus à celles de la Meuse et du Rhin
depuis que les îles de Walcheren et Zuid-Beveland sont devenues une presqu'île, séparant l'Escaut oriental de
son alimentation historique.
La Meuse est souvent considérée à tort comme une rivière confluente du Rhin et non comme un fleuve. En
particulier, elle ne fait pas partie des grands fleuves français enseignés à l'école primaire en France car elle n'y
fait que la moitié de son parcours total et son bassin y est relativement étroit (pour des raisons géologiques et
physiques elle ne reçoit pas un affluent important du Rhin : la Moselle), par conséquent son débit est plutôt
faible. Par contre, en Belgique et aux Pays-Bas, elle est considérée comme un fleuve important, car elle sert de
façon primordiale au transport de marchandises, elle a façonné l'histoire et la géographie de ces pays. Pour des
raisons historiques, les géographes néerlandais considèrent même que le Rhin se jette dans la Meuse, puisque
le bras principal du Rhin se nomme la Nouvelle Meuse, ce qui n'est pas justifié hydrauliquement. Par contre le
plus ancien cours du Rhin, à savoir le Vieux Rhin, indiqué par une longue ligne jaune sur la carte ci-contre,
qui se jette dans la mer du Nord à Katwijk (Hollande-Méridionale), ne reçoit plus rien des eaux du Rhin bien
que plusieurs des villages qu'il arrose aient conservé leur nom terminé par aan den Rijn, c'est-à-dire -sur-Rhin.
Affluents
La Meuse traverse des régions très arrosées, notamment le massif des Ardennes, et possède des affluents
nombreux et souvent abondants mais assez courts. Ses principaux affluents sont : la Saônelle, le Mouzon, le
Vair, la Chiers, la Semois, la Lesse, le Bocq, le Hoyoux, l'Ourthe et la Roer sur la rive droite, la Bar, la
Sormonne, le Viroin, la Molignée, la Sambre, la Mehaigne, le Rida et le Geer sur la rive gauche.
Écologie
La Meuse a été très artificialisée sur une partie de son parcours par des barrages et des berges artificielles et un
contrôle de son niveau.
Au XXe siècle, hormis dans les bras de l'ancienne Meuse très en aval, les saumons y sont devenus rares et les
truites également. Certaines sections étaient très polluées (biologiquement presque désertes ou colonisées par
quelques organismes très résistants à la pollution, dont tubifex et larve d'un chironome), et les mise en
chômage du fleuve (ouverture des barrages pour entretien) mettaient à nu une grande partie des fonds et berges
10
en y tuant de nombreux organismes aquatiques . Juste en aval des barrages, de grandes quantités
d'organismes profitaient de la réoxygénation de l'eau et pouvaient être présents en très grande quantité (par
exemple H Damas décrivait en 1941 les fonds pierreux situés en aval des barrages de la Meuse belge (où l'eau
se réoxygène) comme grouillante de milliers d'individus de 3 espèces de gammares (Rivulogammarus puler,
10
Echinogammarus berilloni et Carinogammarus roeselli) y grouillent ). D'autres curiosités sont également
11
signalées au début du XXe siècle par l'inventaire biologique, dont :
Branchiura sowerbyi (Beddart), vers oligochète un peu plus gros qu'un tubificide, de 6 à 13
cm, et d'un peu plus de 1 mm de diamètre, dont la queue se termine par un plumeau aplati
faisant fonction de branchie, qui vit dans les racines ou dans un tube vertical qu'il creuse
11
dans la boue voire dans l'argile compacte ;
11
Urnatella gracilis (Leidy) .
Depuis, le Castor fiber recolonise progressivement les berges de la Meuse depuis quelques décennies (sans y
construire de barrages de castors en raison de la profondeur de l'eau).
On a montré en Belgique que la diversité et les patrons (patterns) génétiques de plantes qu'on pensait
uniquement ou principalement hydrochores ne confirmaient pas l'hypothèse d'un flux descendant très marqué,
soit (conclut l'étude) parce qu'on a sous-estimé l'importance d'un transport de graines vers l'amont (par
zoochorie a priori) pour ces plantes (ex : Rorippa sylvestris, une sorte de cresson sauvage), soit que des
phénomènes récurrents d'extinction/recolonisation de sous-populations au sein de la métapopulation aient
12
fortement hétérogénéisé cette flore, ces deux explications pouvant s'additionner .
La biodiversité de la Meuse est partiellement protégée par la création du parc naturel régional des Ardennes
qui se traverse par la voie verte Trans-Ardennes.
Hydrologie
Le fleuve suit d'abord son cours naturel, soumis à des étiages bas et des crues importantes et n'est plus
navigable que par portions.
Plus en aval, toujours sur le territoire français, il est canalisé — en empruntant parfois la branche nord du canal
de l'Est.
Après Saint-Mihiel, il permet le gabarit Freycinet (250 tonnes à 1,80 mètre d'enfoncement). À partir de Givet,
il devient navigable pour les péniches de 1 350 tonnes.
Puis du port autonome de Liège jusqu'à Rotterdam, il admet des bateaux de type rhénan (2 500 tonnes) et des
barges 2 × 4 500 tonnes.
Le canal Albert relie la Meuse (à partir de Liège) à l'Escaut (et Anvers), en passant par le bouchon de Lanaye.
Le projet avorté du canal de l'Ourthe prend également naissance à Liège. Il devait initialement permettre
d'atteindre le bassin rhénan et desservir l'actuel Luxembourg grâce à une liaison Meuse-Moselle.
La Meuse est parcourue par de nombreuses embarcations de plaisance. Ses profonds méandres lors de la
traversée du massif des Ardennes sont autant de lieux touristiques.
Une grande crue eut lieu en janvier et mars 1910, elle a dépassé celle de 1886 à Nouzon.
Les débits
Le débit de la Meuse à Domrémy-la-Pucelle, avant la confluence avec le Vair, est de
13,3 m3/s. L'apport des 5 m3/s du Vair fait passer ce débit à 18,5 m3/s, et la Meuse devient
dès lors un cours d'eau d'importance moyenne. Son débit passe à 21,2 m3/s à
13 14 15 16
Vaucouleurs , 24,2 à Commercy , 30,5 à Saint-Mihiel , 47,3 à Stenay , plus de 80 à
17
Sedan et 107 à la sortie de Charleville-Mézières .
Le débit moyen observé à Heer (commune d'Hastière), peu en aval de Givet, à la frontière
franco-belge, entre 1995 et 2004 est de 163,2 m3/s, avec un maximum moyen de 221,0 m3 en
18
2001, et un minimum moyen de 100,3 en 1996 .
Le débit moyen à Namêche, peu en aval de Namur, observé durant la même période 1995-
2004, est de 210,8 m3/s, avec un maximum moyen de 297,1 m3 en 2001, et un minimum
moyen de 122,0 en 1996.
Les débits à la frontière franco-belge
La Meuse n'est pas un fleuve très régulier. Son débit a été observé durant 56 ans (1953-2008), à Chooz,
localité du département des Ardennes située en amont de la ville de Givet, c'est-à-dire à peu de distance de la
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frontière franco-belge . La surface ainsi étudiée est de 10 120 km2, mais ne comprend pas les bassins de la
Houille, de l'Alyse et de quelques autres ruisseaux.
Le module du fleuve à Chooz est de 144 m3/s (non compris les débits de la Houille, de l'Alyse, etc.).
La Meuse présente des fluctuations saisonnières de débit bien marquées. Les hautes eaux se déroulent en hiver
et au tout début du printemps, et se caractérisent par des débits mensuels moyens allant de 225 à 277 m3/s, de
décembre à mars inclus (avec un maximum en février). À partir du mois d'avril, le débit diminue rapidement
jusqu'aux basses eaux d'été qui ont lieu de juin à octobre, entraînant une baisse du débit mensuel moyen
jusqu'au plancher de 51,4 m3 au mois d'août et 50,5 m3 au mois de septembre. Mais ces moyennes mensuelles
cachent des fluctuations plus prononcées sur de courtes périodes ou selon les années.
Aux étiages, le VCN3 peut chuter jusque 11 m3/s en cas de période quinquennale sèche, ce qui peut être
considéré comme sévère pour un aussi puissant cours d'eau.
Les crues peuvent être extrêmement importantes. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 690 et 950 m3/s.
Le QIX 10 est de 1 100 m3/s, le QIX 20 de 1 300 m3, tandis que le QIX 50 se monte à 1 500 m3/s. Ce qui
signifie par exemple que tous les 50 ans (en moyenne), il faut s'attendre à une crue de l'ordre de 1 500 m3/s, ce
qui correspond au débit moyen du Rhône à Valence après avoir reçu les eaux de l'Isère.
Le débit instantané maximal enregistré à Chooz a été de 1 610 m3/s le 30 janvier 1995, tandis que la valeur
journalière maximale était de 1 560 m3/s le même jour. Si l'on compare la première de ces valeurs à l'échelle
des QIX du fleuve, l'on constate que cette crue était nettement supérieure au niveau cinquantennal défini par le
QIX 50, et donc tout à fait exceptionnelle.
La Meuse est un fleuve abondant. La lame d'eau écoulée dans cette partie essentiellement française de son
bassin versant est de 452 millimètres annuellement, ce qui est nettement supérieur à la moyenne d'ensemble de
, q p y
la France (320 millimètres). Le débit spécifique (ou Qsp) atteint 14,3 litres par seconde et par kilomètre carré
de bassin.
Le creusement de cette vallée est dû à une chronologie particulière des évènements géomorphologiques de la
région :
durant l'Oligocène, il y eut une ouverture du fossé rhénan accompagnée d'une surrection
(soulèvement) de ses épaulements, la Forêt-Noire et les Vosges. À partir des Vosges
s'organise un réseau hydrographique : Meuse, Moselle, Meurthe (la Moselle était, il y a
plusieurs millions d'années, un affluent de la Meuse, se jetant dans ce fleuve à hauteur de
Pagny-sur-Meuse qui a subi une capture au profit du Rhin) ; L'ancien cours a permis la
construction du Canal de l'Est entre Toul et Pagny-sur-Meuse
Il y a plus d'1 million d'années, l'Aisne passait à Dom-le-Mesnil et suivait l'actuel cours de la
21
Meuse entre Dom-le-Mesnil et Nouzonville, incluant les méandres de Charleville-Mézières
(La Warenne et Montcy-saint-Pierre). La Meuse passait à Gespunsart et Neufmanil par une
vallée fossile où passent actuellement la Vrigne et la Goutelle et formait son confluent avec
21
l'Aisne à Nouzonville . A hauteur de Dom-le-Mesnil. Il y a 900 000 ans, l'érosion de la rive
gauche concave a fini par faire se rejoindre le méandre de la Meuse et le méandre de
l'Aisne : la Meuse a alors fait son nouveau confluent avec l'Aisne à Dom-le-Mesnil et a
21
abandonné son ancien cours par Gespusart et Neufmanil . Par la suite, l'Aisne a été
capturée à son tour, abandonnant son cours en une vallée fossile où coule actuellement la
Bar. Cet ancien cours a permis de tracer le canal des Ardennes.
au cours de ces derniers millions d'années, par flambage de la croûte, le massif ardennais
s'est soulevé, là où passait déjà la Meuse. Cette surrection lente (moins d'1 mm par an) a
néanmoins permis au fleuve de conserver par érosion son niveau de base en creusant au fil
des années une profonde vallée dans le massif des Ardennes. Cela explique la profondeur
du ravinement que représente la vallée de la Meuse dans les Ardennes.
Le soulèvement se poursuit encore à l'Holocène (Actuel).
Cela explique comment ce cours d'eau a pu garder sa pente alors que le relief l'entourant a pris une pente
inverse. Par exemple, la Sormonne et ses affluents de la rive gauche (L'Ormeau, le Rau de Bassigny, le Rau de
Charoué, Le Ruisseau de la Bassée) coulent dans une direction générale inverse à celle de la Meuse.
La Meuse commence à pénétrer le massif à la sortie de Charleville. Le "chemin sous les roches" constitue le
premier escarpement après un plusieurs centaines de Km de plaine, où la Meuse contourne le "Mont-Olympe".
Arrive ensuite la boucle de Montcy puis Aiglemont : c'est là que commence vraiment ce que les locaux
appellent "la Vallée". La rivière est à 139m d'altitude et le relief autour à 190 m. A Revin, la Meuse est
descendue à 120 m et le relief autour est monté à 420m. A Givet, la Meuse est à 95m et le relief n'est plus qu'à
170 m. Toutefois, les escarpements de la vallée se poursuivent à Dinant et Namur.
Cette traversée du massif ardennais produit, en outre, des situations étranges dans le réseau hydrographique,
avec des affluents qui coulent en sens inverse de la Meuse. Avant même Aiglemont, face à Montcy-Notre
Dame, en rive droite, le ruisseau du Vivier-Guyon formait un angle obtus avec la Meuse, c'est-à-dire qu'il se
jette "à l'envers" dans la Meuse. Cette étrangeté est visible sur les
cartes de Cassini et d'État-Major ; toutefois, le cours de la Meuse
ayant été modifié lors de la formation du chemin de fer vers
Nouzonville (la carte d'État-Major présente l'ancien et le nouveau
cours), il n'est plus observable aujourd'hui.
Le cours du fleuve a varié au cours de l'histoire récente à cause de la faible altitude de la plaine aval. L'homme
est souvent intervenu.
Le fleuve coulait à travers l'Oude Maasje, puis vers 1273, le lit a dévié via l'actuelle Afgedamde Maas vers le
nord-ouest, jusqu'au confluent avec le Waal, ceci jusqu'en 1904.
Depuis les inondations de la Sainte-Élisabeth en 1421, le Waal et la Meuse se joignaient à Gorinchem pour
former le Merwede.
La Nouvelle Meuse s'est ensablée et le Nieuwe Waterweg, artificiel, a été ouvert en 1872 pour que Rotterdam
puisse rester un port maritime.
L'embouchure du fleuve jusqu'au XVIIe siècle, appelée la Meuse de Brielle, a été finalement été barrée en 1950
et forme un bras mort, la Brielse Maas.
De nos jours, une petite partie des eaux du fleuve se déverse dans le Dordtsche Kil, le reste allant dans le
Haringvliet ; de là elles se déversent d'une manière artificiellement régulée, à travers le Haringvlietdam, dans la
mer du Nord et dans le Spui pour rejoindre la Vieille Meuse.
Histoire
Toponymie
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La première trace écrite en latin qui mentionne le fleuve est le mot de genre masculin Mǒsa, ae . Le nom du
fleuve est probablement antérieur à la période romaine et remonte au moins à la période gauloise et à la langue
25
celtique. L'étymologie de Mosa est inconnue selon les auteurs classiques . Sur la Table de Peutinger, la
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Meuse n'est pas appelée Mosa, mais Flumen Patabus . Pourtant les termes romans initialement masculins
mosa et mosella, ce dernier simple diminutif du premier, sont compris par la tradition paysanne lorraine, ils
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désignent des eaux à lisières mouvantes, c'est-à-dire un espace ripuaire qui varie selon les saisons . C'était le
cas autrefois pour la Meuse entre Saint-Mihiel et Stenay mais aussi pour une grande partie du cours de la
Moselle, au point que les vastes prairies et espaces près des rives étaient occupés par les paysans durant la
longue période d'étiage et abandonnés lors des crues rapides ou les hautes eaux se maintenant longtemps.
D'ailleurs, les deux cours d'eau mentionnés pouvaient s'appeler originellement et indistinctement Mosa avant
que quelques auteurs gallo-romains et mérovingiens, parmi lesquels Venance Fortunat, commencent à fixer les
appellations respectives.
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De l'hydronyme féminisé en latin médiéval, Mosa est également issu l'adjectif français mosan . Divers
toponymes sont également dérivés de la même racine que mosa : le nom de la ville de Mouzon signifierait « la
mercuriale ou lieu de négoce et de commerce près du marais » que l'on peut simplifier en « marché de la
Meuse » en celtique (Moso-magus). On peut aussi citer Maastricht (en latin Mosa Trajectum), mais aussi une
multitude de lieux-dits autrefois.
Artère économique de premier ordre depuis l'Antiquité, la Meuse garda son influence dans les échanges
commerciaux noués pendant la période mérovingienne, comme en témoigne la diffusion de techniques et de
f é d l f ll hé l ll f l l éb l d l é ê hé d è
motifs, attestée dans les fouilles archéologiques. Elle fut aussi la colonne vertébrale de l'évêché de Liège,
devenu principauté épiscopale dans la seconde moitié du Moyen Âge. Ainsi l'autorité du Prince-évêque
s'étendait-elle sur des faubourgs (ou des villes entières) reliés entre eux par le fleuve : Dinant, Namur,
Andenne, Huy. Dans chacune de ces villes, un pont et une église dédiée à Notre-Dame percevaient un droit de
passage, alimentant le trésor épiscopal.
Marc Suttor considère que le trafic sur la Meuse se compare avec celui de la Loire, de la Seine et du Rhin,
notamment du vin, la principale marchandise transportée sur les grands fleuves européens au Moyen Âge et à
29
la Renaissance, un trafic égal au XVIe siècle à la production bordelaise de vins .
Profitant de cet axe commercial, l'orfèvrerie mosane (et notamment la dinanderie, soit le travail du laiton) se
développa pendant tout le Moyen Âge. La « légende historique » rapporte que la pratique de la dinanderie
opposa Bouvignes à Dinant ; Philippe de Commynes l'a bien raconté dans ses chroniques et Jules Michelet en
a été frappé.
Fleuve frontière
À partir de la fin du XIIIe siècle, la Meuse a été une des Quatre Rivières définissant la limite entre le royaume
de France et le Saint-Empire romain germanique. Cette limite, justifiée par le souvenir du traité de Verdun de
843, allait de la source du fleuve à la ville de Mézières et passait au milieu des principautés qu'elle rencontrait,
notamment le duché de Bar. Cette frontière était une réalité mais surtout un objet de représentation, stylisant les
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différentes limites (fiscale, judiciaire et féodale) du royaume . Les riverains du Moyen Âge ont conscience
de la divergence entre l'idée officielle d'une limite fluviale et la réalité de frontières complexes. À partir de
1390, dans les enquêtes royales, les témoins affirment que des bornes de bronze sont immergées dans le
fleuve, sans que personne ne les ait vues. Ce mythe montre le respect qui entoure cette limite sacrée entre
31
France et Empire .
Après l’annexion de la majeure partie de l’Alsace et des Trois-Évêchés de Metz, Toul et Verdun à la France
par le traité de Westphalie en 1648, la Meuse n'était plus frontière de fait, mais elle reste une référence scolaire
jusqu'au XVIIIe siècle en France. En Allemagne, le Deutschlandlied (« chant d’Allemagne »), devenu l’hymne
national allemand officiel en 1922, y fait allusion. La première strophe du poème de Fallersleben fait référence
à la distribution des peuples germanophones au début du XIXe siècle et l'extension de la Confédération
germanique à cette époque, retirée en 1945, qui dit que l’Allemagne s’étend
Ce souvenir du Saint Empire était aussi la négation des revendications françaises sur la frontière du Rhin.
Le duc de Bourgogne Philippe le Bon prit Dinant en 1466, l'incendia et fit massacrer ses habitants en les jetant
liés deux par deux dans la Meuse. Deux ans plus tard, Liège subissait le même sort. Dinant et Liège faisaient
toutes les deux partie de la principauté de Liège alors que Bouvignes faisait partie du comté de Namur, déjà
bourguignon. Plus qu'une querelle de clocher, il faut y voir des motifs politico-économiques dépassant
largement le microcosme dinantais : qui contrôle le fleuve contrôle l'économie.
Fleuve industriel
eu e dust e
Le cauchemar de 1914
Fleuve tragique, la Meuse a été chaque fois sur le parcours des invasions et des rivalités européennes. Le
23 août 1914, les 100e, 101e, 103e, 108e, 178e, 182e régiments d'infanterie de l’armée impériale allemande,
après avoir été rejetés sur la rive est de la Meuse par les soldats français de Franchet d'Esperey (parmi lesquels
le lieutenant Charles de Gaulle), les rejettent définitivement sur l'autre rive. Lors de l'assaut français, réussi, la
population a fraternisé avec les soldats de Franchet d'Esperey et chanté de multiples fois La Marseillaise.
Comme en d'autres villes de Belgique ou de France, les Allemands sont persuadés (à tort) qu'ils ont affaire à
des francs-tireurs (souvenirs du conflit de 1870, hantise qui devient hallucination). À Dinant, leur « fausse
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croyance sincère » va transformer la ville en enfer de Bosch : plusieurs quartiers seront entièrement détruits
par le feu. On compte 674 victimes civiles fusillées par les régiments allemands, le plus important massacre se
situe en août 1914.
Mai 1940
En 1939, la France a déclaré la guerre à l'Allemagne et se prépare à repousser l'invasion de celle-ci. Dans le
cadre du plan défensif français, la Meuse joue un rôle important puisque c'est sur une bonne partie de son
cours supérieur (en France, du confluent avec la Chiers jusqu'à Namur, en Belgique) que le Commandement
Français compte arrêter les Allemands dans le cadre du plan Dyle.
Plus en aval, les Belges la défendent notamment par le fort d'Ében-Émael pour protéger Liège.
Ce fort tombera le 11 mai 1940, lendemain de l'offensive allemande ; les Belges évacueront la position fortifiée
de Liège puis celle de Namur, y laissant uniquement des troupes de forteresse.
En amont, prenant de vitesse les Français, le 12 mai 1940, c'est un peu au Nord de Dinant, à Houx que les
premiers fantassins allemands traversent la Meuse. Le lendemain, les troupes allemandes de Guderian
franchissent également la Meuse à Sedan provoquant la Percée de Sedan, ainsi qu'à Monthermé. Leur
infanterie traverse également à Givet et Profondeville, mais échoue à Nouzonville et Charleville-Mézières
avant que les Français n'évacuent leurs dernières positions sur la Meuse le 15 mai 1940, une brèche large de
ava t que es a ça s évacue t eu s de è es pos t o s su a euse e 5 a 9 0, u e b èc e a ge de
Namur jusqu'à l'extrémité Ouest de la ligne Maginot a été ouverte dans le front allié, que les Français ne
peuvent combler faute de réserves suffisantes. Les unités blindées allemandes s'y engouffrent et atteignent la
Manche près d'Abbeville le 20 mai 1940, prenant à revers les armées alliées dans le nord de la France et la
Belgique. La bataille de France est déjà virtuellement perdue.
La Meuse européenne
33
Un programme d'action a été mis en place pour la période 1998-2003 et en 2002, lors de la signature du
Traité de la Meuse, également appelé Accord de Gand, la France, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg
ont marqué leur coopération sur la cogestion du fleuve avec les deux États et les deux Régions belges. Les
34
projets incluent le retour des grands salmonidés dans le bassin et la restauration progressive de la libre
35, 36, 37
circulation des poissons dans tout le Benelux , alors qu'une Directive européenne (Directive cadre sur
38
l'eau, ou DCE ) demande le retour du Bon état écologique en 2015 (sauf dérogations à justifier).
Culture
L’Art mosan
La Meuse, qui traverse l'Est de la Belgique de part en part, a donné son nom à l’art mosan qui regroupe un
ensemble de productions d'inspiration carolingienne, réalisées principalement dans l'ancien diocèse de Liège
(400-1559), entre le Saint-Empire romain germanique et la France de 900 à 1600, et qui permet de mettre en
perspective l'Histoire de la Wallonie et de la Principauté de Liège dans une longue durée culturelle avec
l'architecture et les belles collégiales d'Hastière, de Nivelles, de St-Barthélémy à Liège, le travail du bois, de
l'ivoire, des métaux (les fonts baptismaux de St-Barthélémy, la dinanderie, par exemple).
e
Un exemple en est la Crucifixion en calcaire sculpté, de la fin du X siècle, provenant de Berne et conservé à
39
Fribourg, dans laquelle le Crucifié tient la tête droite .
Hommages littéraires
Charles Péguy a mis ces vers dans la bouche de Jeanne d'Arc, née à Domrémy sur la Meuse :
Dans son livre Une certaine idée de la Wallonie, qu'il a tenu à illustrer par une peinture d'Henri Blès, Paul-
Henry Gendebien décrit la démarche intellectuelle du grand peintre mosan en pensant à tous les lieux en
Europe où l'on peut voir ses œuvres : « L'Europe voit qu'un paysage du maître wallon - qui est mosan et qui
ne peut qu'être mosan - est aussi le paysage par excellence, ce qui le hisse par le fait même au rang d'image de
l'Univers. »
André Dhôtel est un Mosan qui, de la Meuse française à la Meuse belge, a écrit ce roman extraordinaire dont
Bayard est le héros [réf. nécessaire], Le Pays où l’on n’arrive jamais. Il y a dans ce livre, curieusement, le
fantasme de la mer et des grandes villes flamandes ou néerlandaises où la Meuse rejoint la mer parmi les
cathédrales et les beffrois.
Il existe de nombreux liens tout au long du parcours de la Meuse tant dans son parcours français que belge
Il existe de nombreux liens tout au long du parcours de la Meuse tant dans son parcours français que belge.
Rita Lejeune a dressé la carte des toponymes liés à la légende de Bayard, du Plateau de Langres à Maastricht.
Jacques Brel évoque la Meuse dans « Je suis un soir d'été » ou encore dans « Il neige sur Liège ».
Dominique A cite la Meuse dans sa chanson « La pleureuse », soulignant le côté sombre du cours d'eau
comparé au bleu du Danube.
Hommages militaires
La Meuse est mentionnée dans le refrain du chant militaire Verdun ! On ne passe pas, écrit en 1916 par
Eugène Joullot et Jack Cazol, à l'occasion de la bataille de Verdun.
Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! On ne passe pas !
Hommages divers
Un reptile marin découvert près de Maastricht, a été nommé "Mosasaurus" (« lézard de la Meuse ») en
hommage à ce fleuve traversant la ville où il a été découvert.
Galerie
Domrémy-la- La Meuse à Sedan. La Meuse à La Meuse à
Pucelle, la Meuse Charleville. Mézières.
grossie par les
pluies d'automne.
Bibliographie
Jules Michelet, Histoire de France (Tome VI) in Œuvres complètes de Michelet, édition
définitive et corrigée, Flammarion, Paris, 1893-1898.
Jules Michelet, Journal, Gallimard, Paris, 1959-1976 (Tome I).
Félix Rousseau (historien wallon) La Meuse et le pays mosan en Belgique Leur importance
Félix Rousseau (historien wallon), La Meuse et le pays mosan en Belgique. Leur importance
historique avant le XIIIe siècle, (Éditions Culture et civilisation, Bruxelles 1977.
Voir aussi
Liste de fleuves dans le monde classés par Sur les autres projets Wikimedia :
continents
Liste des fleuves de France La Meuse ([Link]
la liste des cours d'eau du département des g/wiki/Meuse_River?uselang=fr), sur
Vosges Wikimedia Commons
la liste des cours d'eau des Ardennes
Meuse, sur le Wiktionnaire
Liste des cours d'eau de Belgique
Bassin versant de la Meuse
Histoire de la Wallonie
Citadelles mosanes
Géographie de la Wallonie
Delta de la Meuse et du Rhin
Capture (hydrographie)
Agence de l'eau Rhin-Meuse
Catégorie:Localité sur la Meuse
Liste des communes de France portant la
mention rajoutée des grands fleuves
français
la liste des cours d'eau de la Haute-Marne
Notes et références
Notes
1. En néerlandais Roermond « bouche de la Roer ».
Références
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15. Banque Hydro - station B2220010 - La Meuse à Saint-Mihiel ([Link]
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ps://[Link]/0770-7576/[Link]?id=2816&file=1))
22. L'hydronyme varie selon les sources. Sur les cartes IGN, on rencontre des deux formes. Il est
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26. Le dernier terme indique que la Meuse est déjà un "grand chemin de navigation et de
transport", à l'instar des antiques couloirs de la Moselle et du Rhin.
27. Le terme mosa, produit de l'altération d'un vieux mot gaulois plus complexe, signifierait en
s'appliquant aux eaux ou au rivières "montante(s)/descendante(s)" ou "mouvante(s)", non
seulement dans le sens de l'écoulement du courant majeur du lit, mais latéralement à celui-ci.
L'application à une localité terrestre indique la présence d'un certain type de marais ou
marécage éphémère.
28. Trésor de la langue française informatisé. ([Link]
29. Marc Suttor, Vie et dynamique d'un fleuve. La Meuse de Sedan à Maastricht (des origines à
1600) (Bibliothèque du Moyen Âge, 24, Turnhout, De Boeck & Larcier s.a., 2006, p. 301-327
30. L. Dauphant, Le Royaume des Quatre Rivières, L'espace politique français (1380-1515),
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31. L. Dauphant, La frontière de la Meuse de Philippe IV à François Ier, in Frontières oubliées,
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[Link] - lex/lex/fr/[Link] Eur-Lex).
39. François Boespflug, La Crucifixion dans l’art : Un sujet planétaire, Montrouge, Bayard Editions,
2019, 559 p. (ISBN 978-2-227-49502-9), p. 57-58
Liens externes
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Gemeinsame Normdatei ([Link] ·
Bibliothèque nationale tchèque ([Link] ·
WorldCat Id ([Link]
Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Encyclopædia Britannica (htt
ps://[Link]/place/Meuse-River) • Encyclopædia Universalis ([Link]
[Link]/encyclopedie/meuse/) • Gran Enciclopèdia Catalana ([Link]
-[Link])
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