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Synthèse

Des Livres pour


S’enrichir
[Link]

# 12
Alex Soojung-Kim Pang, auteur de livres à succès tel que “Rest” ou encore “The Distraction Addiction”
(“L’addiction à la Distraction”), est également le fondateur de la “Restful Company” (comprenez
“Société Reposante”), société de conseils dans la Silicon Valley en Californie.
Il dispense également des cours en tant que professeur invité à l’université de Stanford.
Dans son livre, Alex Soojung-Kim Pang, démontre l’importance de s’accorder du temps de repos.
Plus que cela, il souhaite réconcilier les notions de travail et de repos qui sont en réalité dépendantes
l’une de l’autre.
De nos jours, la notion de repos est trop souvent liée à de la flemme ou de la paresse.
Selon l’auteur, lorsque vous opposez les notions de repos et de travail c’est parce que vous avez trop
souvent tendance à voir le repos comme quelque chose de négatif.
D’ailleurs, qui n’a jamais vérifié ses e-mails parce qu’au fond, il culpabilise de s’accorder du temps ?
Pourtant, repos et travail sont bien les deux faces d’une seule et même pièce !
Alex Soojung-Kim Pang envisage le repos telle une science, un des grands préceptes à appliquer par
tous ceux qui veulent réussir ce qu’ils entreprennent.
Une science qui permet de stimuler la créativité puis de la soutenir au quotidien.
La pratique régulière de ses conseils vous invite donc à transformer votre vie en “vie reposante”.

Repos

Dans ce cas, quels sont les points clés (série de techniques) à mettre en place afin d’atteindre la
promesse de ce livre : “Faire plus en travaillant moins” ?

Rest 2
Point historique

La rupture entre travail et repos n’est que très récente et vient principalement de la séparation
du lieu de travail.
Encore au début du XIXe siècle, on trouvait des marchands qui possédaient leur épicerie en
plein milieu de leur maison, des professeurs qui faisaient cours chez eux ou encore des petits
fermiers qui, tout naturellement, rentraient leur bétail chez eux les nuits un peu trop froides.
Mais ce n’est que vers la fin du XIXe, alors que la grande révolution industrielle se profilait, que
les travailleurs “modèles”, ceux qui passaient la plupart de leur temps à l’usine ou au bureau,
étaient salués par tous.
La bascule s’est alors faite de telle sorte que, jusqu’à encore aujourd’hui, notre lieu de travail est
devenu notre “chez nous” et que notre habitation est devenue une sorte de sas pour se reposer
entre deux journées de travail.
De nos jours, le repos est devenu quasi inexistant et le cerveau toujours plus sollicité.
Alex Soojung-Kim Pang résume la chose ainsi : « au final, ce n’est pas le travail acharné et
laborieux qui paie mais plutôt une forme de concentration profonde, réfléchie, patiente et qui
ne se précipite pas ; qui donne à celui qui la pratique la juste attention pendant les périodes de
travail et la vigilance nécessaire pendant les périodes de repos ».
Car en effet, ne se concentrer que sur le travail et négliger la phase de repos actif amène des
résultats concrets sur le court terme mais rien de très productif au long court.
Et d’ailleurs la science le prouve !

Point scientifique

Selon le neuroscientifique Santiago Ràmon y Cajal,


lorsque vous vous reposez et que vous laissez votre
esprit divaguer, votre cerveau est aussi actif que
lorsque vous vous concentrez ardemment sur un
problème spécifique.
Même si vous n’en êtes pas directement conscients,
votre cerveau qui “se repose”, consolide des mémoires
entre elles, réfléchit pour tirer des leçons du passé
et cherche des solutions aux problèmes qui vous
occupent tout au long de la journée. Une expérience
réalisée par Marcus Raichle, professeur de la faculté
de médecine du Wisconsin, a démontré que le
cerveau “inactif ” ne l’est en réalité pas tant que ça…
En effet, l’expérience a montré que la lecture (ce que vous êtes en train de faire) est un acte
3 Rest
cognitif très compliqué en soi : reconnaître des lettres, comprendre que ces lettres forment des
mots, les mots des phrases, puis interpréter ces phrases, les placer dans un contexte…).
Mais grâce à l’étude des scans du cerveau, Raichle a pu prouver que lorsque l’on demande à
cette même personne de se reposer, en fixant un écran blanc, son cerveau est loin d’être inactif ;
au contraire !
Plusieurs petites zones du cerveau, habituellement non sollicitées, s’allument tour à tour !
Le tout, de façon tout aussi coordonnée que lors de l’exercice de la lecture.
En fait, le cerveau traite des informations en tâche de fond comme le superordinateur qu’il est !
C’est pourquoi il est intéressant de noter que votre cerveau consomme presque autant d’énergie
en pleine concentration qu’au repos.
On peut même observer chez les gens les plus créatifs que l’activité de leur cerveau “au repos”
est particulièrement forte, prouvant de ce fait que l’acte de repos est loin d’être inactif !
Malgré toutes ces découvertes, le “vagabondage de la pensée” reste encore perçu comme quelque
chose de négatif aux yeux de tous.
Pourtant, selon le psychologue Jonathan Smallwood, votre esprit est “construit pour enclencher
une démarche cognitive qui ne se restreint pas à votre environnement présent”.
En d’autres termes, que vous le vouliez ou non, votre ordinateur de bord traite des tâches sans
même que vous ne soyez au courant, en plein cœur de votre inconscient.
Beaucoup trop de personnes considèrent ces moments comme une perte de temps, et pourtant
ils sont extrêmement récurrents dans notre quotidien. Par exemple :
• lorsque l’on plie le linge
• lorsque l’on conduit sur une route familière...
Et qui ne s’est jamais laissé aller en plein milieu de la journée à “rêvasser” à ce qu’il ou elle va
manger, à la vie qu’il ou elle rêve d’avoir, à des épisodes de son enfance…
Et qui n’a pas le souvenir désagréable de se faire rappeler à l’ordre en plein milieu d’un cours,
alors qu’il ou elle regardait par la fenêtre ?

Envie d’un petit test ?

Vous rappelez-vous de ce moment où vous voulez raconter une anecdote incroyable à quelqu’un
et qu’en plein milieu de l’histoire vous ne vous souvenez plus du tout du nom de la personne qui
rendait l’histoire si croustillante ?
Vous cherchez, vous cherchez, mais en vain…
Et bien la prochaine fois, faites appel au “modèle de Graham Wallas” !
Laissez-vous aller… Décrochez… Ne restez pas bloqué sur l’information en mode “actif ” et
hyper concentré ! Au contraire, laissez venir et faites confiance à votre inconscient…

Rest 4
Et hop ! Un moment d’illumination ! Le nom vous revient !
C’est exactement la même sensation que vous pourrez apprendre à développer plus souvent en
laissant votre esprit “au repos” !
Car rappelez-vous bien qu’un esprit qui vagabonde est le secret de la créativité !
Et que de la créativité naissent les réponses les plus surprenantes (car elles sortent du cadre).
C’est pourquoi, si votre “cerveau au repos” est si actif que ça, vous devez maintenant apprendre
à lui donner les bonnes pratiques lors de ces phases “inactives” pour son bon développement,
sa santé et sa productivité !

I - Stimuler la créativité

Alex Soojung-Kim Pang prend ici l’exemple de


différentes personnalités reconnues pour leur talent :
Charles Dickens (auteur anglais célèbre pour son
roman Oliver Twist), Henri Poincaré (célèbre
mathématicien, physicien, ingénieur et philosophe
français) et Ingmar Bergman (célèbre réalisateur,
metteur en scène et scénariste suédois).
Ces trois hommes sont reconnus pour avoir été
doués dans plein de domaines différents, ayant tous
une ambition démesurée, faisant de leurs passions
dévorantes leurs métiers respectifs et ayant une
capacité presque surhumaine à se concentrer.
Et pourtant, si vous regardez de plus près leur vie quotidienne, ils ne passaient que quelques
heures par jour à travailler sur ce qu’ils savaient être leurs travaux les plus importants du moment.
Le reste de leur temps, ils le passaient à faire de la randonnée, faire des siestes, aller marcher
avec des amis ou juste à s’asseoir et réfléchir.
Leur créativité n’était donc pas due à des heures de travail acharné, au contraire, la clé se trouvait
dans “quelques heures de travail par jour”...
Prenons également l’exemple d’une autre personne célèbre : Charles Darwin !
C’était un homme plutôt silencieux, que l’on disait “perdu dans ses pensées”.
Il prenait le temps de marcher et s’arrêtait régulièrement pour écouter le bruit des bois qui
l’entouraient (habitude qu’il avait prise dans les forêts tropicales du Brésil lors de son service
militaire).

5 Rest
Et voici un exemple décortiqué de l’une de ses journées habituelles :
6h30/7h00 : Lever - Balade du matin - Petit déjeuner
8h00 : 1h30 de travail derrière son bureau d’étude
9h30 : Lecture du journal - Réponse à des lettres/courriers
10h30 : Retour derrière son bureau (ou un autre lieu) pour continuer à travailler jusqu’à 12h00
À midi, il déclarait déjà avoir fait une très bonne journée de travail.
12h00 : Il se prévoyait une longue balade
13h30/14h00 : Déjeuner - Réponse à des lettres/courriers
15h00 : Sieste d’une heure
16h00 : Balade
17h00 : Retour derrière son bureau jusqu’à 18h00/18h30
18h30 : Fin de journée - Dîner - Profiter de sa femme et ses enfants
Dans notre société moderne, faite de surcharge constante de travail, où l’on ne prend plus de
temps pour soi et où l’on ne fait que courir d’un point à un autre, la routine de Charles Darwin
nous fait sourire, nous semble même risible.
Pourtant, grâce à cette routine, Charles Darwin a écrit 19 livres dont des volumes très techniques.
Et parmi tous ces livres figure le célèbre ouvrage scientifique “L’origine des espèces”.
Le secret de la productivité et de la créativité de Charles Darwin était donc cette routine : un amour
passionné pour ce qu’il faisait, prendre du temps pour lui et diviser son temps de travail en périodes
de 90 minutes.
Charles Darwin n’est pas le seul grand scientifique à s’être tenu à une routine régulière de la
sorte.
En 1895, le psychiatre Édouard Toulouse s’est intéressé à la “psychologie des génies”.
Henri Poincaré, Émile Zola, Auguste Rodin,... Tous déclaraient maintenir une routine régulière.
À l’instar de Darwin, Poincaré disait commencer sa 1ère phase de travail de 10h00 à 12h00
puis la reprendre de 17h00 à 19h00.
Les plus grands esprits géniaux du XIXe siècle, qui ont marqué notre histoire à jamais, ne
travaillaient donc que quatre heures par jour !
À l’encontre de toutes les croyances actuelles concernant la productivité, on constate qu’une
hygiène de vie complètement différente peut apporter de très bons résultats sur le long terme.
Le Conservatoire National de Berlin (un des meilleurs au monde) a noté que ses élèves les plus
doués s’accordaient tous une hygiène de vie tempérée qu’ils suivaient à la lettre.
Ne pas se coucher trop tard, dormir huit heures, plus une heure dans la journée et les fameuses
quatre heures de pratiques par jour réparties en deux temps (fin de matinée et fin d’après-midi).

Rest 6
Routine Matinale

Difficile d’associer le mot routine à une pratique créative non ?


Et bien pourtant c’est le cas !
Comme vous avez pu le voir au point précédent, l’importance de se fixer une routine et de ne
pas en déroger s’applique à la pratique créative.
Vous allez voir ici deux exemples flagrants de créatifs à succès dont les routines matinales sont
bien implantées dans leur quotidien.
Tout d’abord Scott Adams.
Peut-être pas si connu en France, il fait pourtant un tabac depuis plus de 20 ans avec son
personnage de bande dessinée “Dilbert”, sorte d’équivalent du “Chat” de Philippe Geluck mais
en version employé de bureau caustique.
Le personnage Dilbert est devenu aujourd’hui une véritable entreprise pour son créateur !
Les chiffres parlent d’eux même :
Les “strip” (succession de trois à cinq cases de dessin) paraissent dans plus de 2000 journaux,
dans 65 pays, traduits dans plus de 25 langues.
Scott Adams a écrit une quinzaine de livres autour du personnage.
Dilbert a même son propre programme court à la télévision ainsi qu’un projet de long métrage !
Mais quelle leçon tirer d’un tel palmarès ?
Selon Scott Adams, il n’y a pas de mystère, simplement de la rigueur et une bonne compréhension
du processus créatif.

1 - Les 4 heures de travail


Comme expliqué plus haut.
2 - Se donner une fenêtre de créativité
Loin du mythe de la révélation soudaine, rares sont les personnes qui écrivent, peignent,
dessinent pendant des heures durant, jusqu’à épuisement de leur créativité.
Le constat réel est bien plus simple que ça ; nous avons environ quatre heures de temps dédié
avant d’être distrait, et que la source ne se tarisse.
Voilà pourquoi il faut lui laisser un terrain favorable pour s’exprimer sur une courte période.
3 - Se lever tôt
Voici une des premières solutions pratiques à mettre en place.
Le camp des animaux nocturnes existe bel et bien mais la plupart des auteurs interrogés dans
le livre d’Alex Soojung-Kim Pang déclarent se lever tôt le matin, vers 5h00, avant que la ville
ne se réveille. Et se mettre le plus rapidement possible au travail.
Des études ont même prouvé que la qualité de la création dans les heures matinales est bien
plus élevée qu’à n’importe quel autre moment de la journée !
7 Rest
4 - Maintenir la routine
C’est peut être la partie la plus difficile, mais l’idée reste de se dire que l’on vise le long terme.
Et pour ce faire il n’y a qu’un seul mot : la régularité.
On parle de minimum trois semaines d’une pratique quotidienne (quelle qu’elle soit) pour que
celle-ci devienne une habitude !
Mais imaginez, Scott Adams pratique cette même routine depuis plus de 20 ans !
Voilà la vraie raison de son succès !
Le fait est que maintenir une routine en place est loin d’être la partie la plus facile.
Adams explique qu’en réalité il choisit de mettre son corps en mode automatique dès le réveil.
Ses habits sont préparés la veille au soir, éventuellement une action principale à mener a été
surlignée la veille, le café est prêt et même les musiques qu’il risque d’écouter pendant ses
heures d’écriture.
Tout ce cadre est mis en place de sorte à ne pas avoir à le réfléchir chaque matin et pouvoir, de
ce fait, se mettre le plus rapidement à la tâche !
En pratiquant cette routine de la sorte, Adams s’assure que la première énergie qu’il dépense
soit pour son travail le plus important.
Le but de se lever tôt et de se mettre au travail n’est pas vraiment le fait de se mettre en action
le plus vite possible mais bien de passer d’un état de rêve, l’esprit embrumé, à peine réveillé à
conscientiser cet état, derrière un bureau en écrivant.
Comme un pont entre deux états d’être, à l’endroit où la créativité est la plus sensible et pertinente.
Les scientifiques ont même validé cette théorie selon laquelle le travail du matin est plus efficace.
Il s’agit en fait de travailler lorsque que l’on est à notre pic d’énergie par rapport à notre rythme
circadien (24 heures). En l’occurrence, ce n’est peut-être pas à ce moment que vous vous sentirez
le plus “en forme” mais vous serez bel et bien le plus productif et le plus concentré.
De ce fait, quand vous commencez tôt, le repos que vous avez “gagné” par la suite, vous l’avez
mérité !
“L’inspiration c’est pour les amateurs, nous on se pointe et on se met au boulot !”
Chuck Close (Peintre et Photographe américain)
Et oui, vous seriez tenté de répondre : mais quand on n’est pas inspiré, comment on fait ?
Et bien justement, on se met à la tâche, on écrit. Alors au début ça ne donne pas grand chose
mais très vite ça commence à prendre forme, à se dessiner et la machine est lancée sans même
que vous ne vous en soyez rendu compte.
En fait, la créativité ne dirige pas le travail, c’est le travail qui la dirige !

Rest 8
La marche

Depuis les temps anciens, réfléchir et marcher ont toujours été considérés comme des
compagnons inséparables.
Parfois attribuée au philosophe grec Diogène, la phrase “solvitur ambulando” (se résout en
marchant) nous montre à quel point la pratique de cette pause délibérée était courante.
À l’époque, Thomas Jefferson conseillait déjà à son neveu “de sortir faire un tour pour s’aérer
l’esprit et relaxer son mental”. Il ajoutait même de “bien faire attention à ne surtout pas emporter
de livre sur lui”.
L’objectif de la marche étant de divertir notre esprit, de le laisser vagabonder parmi les objets
qui se trouvent sur le lieu de la sortie.
“Marcher et parler sont deux véritables plaisirs mais ce serait une erreur que de les mélanger.”
C. S Lewis (auteur du “Monde de Narnia”)
Et même les personnes les plus susceptibles de prendre un chauffeur pratiquent la marche !
Travis Kalanick, CEO d’Uber, marche trois à quatre heures par jour !
Pour lui c’est également un moyen de garder la santé.
Steve Jobs, par exemple, était extrêmement réputé pour ses fameuses réunions en marchant sur
le long d’une route bordée d’arbres à Palo Alto.
Tous les entrepreneurs qui pratiquent ce type de réunion s’accordent à dire que les effets sont
visibles dès la mise en marche : les distractions sont éliminées, le dialogue beaucoup plus vivant,
la réunion est bien plus productive.
Eugène Wigner, prix Nobel de Physique, le dit aussi : « Après trop de temps passé enfermer,
mon esprit est à l’arrêt et, à peine dehors, il commence immédiatement à se mouvoir en toute
liberté. Instinctivement, mon esprit se met à graviter autour du sujet qui me préoccupe, des
9 Rest
idées nouvelles me viennent sans même que je n’ai cherché à les avoir. Et alors que je ne m’y
attends pas la réponse est là, sous mes yeux, comme sortant de nulle part. Je réalise alors ce que
je dois abandonner, ce que je dois faire et comment le faire ».
Mais ne vous méprenez pas, ce n’est pas simplement le fait d’être dehors qui stimule la créativité
mais bien le fait d’y ajouter un mouvement, de marcher.
Personne ne saurait dire pourquoi exactement mais beaucoup se sont laissés dire que l’acte de
marcher permet à l’esprit d’accéder plus facilement au subconscient et donc de laisser s’échapper
des idées, comme autant de bulles de gaz qui remonteraient à la surface.

La sieste

Encore un peu partout dans le monde, cette


activité n’est réservée qu’aux enfants en bas âge.
Alors que nous sommes dans un monde qui
s’accélère de plus en plus, s’active de toutes
parts comme une fourmilière, ne serait-il pas
judicieux de trouver un moyen pour recharger
nos batteries (et ce même en plein milieu de la
journée) ?
La sieste !
Et oui, et déjà beaucoup de personnes célèbres
l’avaient compris et l’appliquaient au sein de
leur routine quotidienne.
Prenons l’exemple de Winston Churchill (héros de guerre, ancien Premier ministre britannique).
Il le dit lui-même : « Il aurait fallu que des bombes allemandes tombent en plein milieu de la
ville pour m’empêcher de rentrer chez moi après déjeuner, faire une sieste et prendre un bain
avant de retourner au travail ».
Cette sieste lui était essentielle pour maintenir son équilibre mental, renouveler son énergie et
rafraîchir son esprit.
Et c’est déjà lors de la Première Guerre Mondiale qu’il prit l’habitude de s’accorder une sieste
en plein milieu du chaos ambiant.
Pour vous dire, JFK ( John Fitzgerald Kennedy, 35e président des États-Unis d’Amérique)
était si impressionné par le discours que tenait Churchill sur la sieste, qu’il fit installer un lit au
Parlement !
Des scientifiques du sommeil ont même prouvé qu’une courte sieste était suffisante pour
recharger les batteries.
De plus, la sieste est un moment propice pour avoir de nouvelles idées.
Rest 10
J.R.R. Tolkien (le célèbre auteur anglais du Seigneur des Anneaux) n’hésitait pas à rentrer chez
lui pour prendre son déjeuner, s’accorder une sieste puis repartir à son bureau pour écrire.
L’auteur Haruki Murakami avoue abuser de la “power nap” (courte sieste minutée), il dit « sentir
son corps à nouveau tonique et son esprit beaucoup plus clair au réveil ».
Henry Ford, qui rendait visite à Edison, se retrouva nez à nez avec l’assistant de celui-ci qui lui
expliquait que Monsieur Edison n’était pas disponible car il dormait.
Henry Ford rétorque alors à l’assistant : « Moi qui pensais que Monsieur Edison ne dormait
pas beaucoup ».
Et l’assistant de répondre : « C’est vrai qu’il ne dort pas beaucoup, en revanche il fait beaucoup
de siestes ! ».
Mais alors pourquoi la sieste nous fait-elle autant de bien ?
Déjà, l’intérêt de celle-ci réside dans le fait de couper une journée en deux. On pourrait avoir
l’impression de vivre deux jours en un.
Elle permet de recharger ses batteries et d’avoir un esprit plus apte à la création.
De plus la sieste a pour effet d’accroître votre vigilance en règle générale tout en diminuant
votre fatigue.
Elle augmente également considérablement votre concentration et peut vous permettre
d’augmenter votre mémoire !
Par la suite, vous pouvez augmenter votre temps de sieste mais il faut veiller à respecter certains
protocoles.
En l’occurrence une sieste d’une heure ou plus ne doit se faire que cinq heures après votre
premier réveil. Auquel cas, vous ne bénéficierez pas de tous les bienfaits de celle-ci et d’une
hausse significative de votre créativité.
En revanche, dépassé le délai des cinq heures, vous allez complètement décaler votre rythme et
vous sentir groguis.
Dans un premier temps, essayez de pratiquer une sieste de 30 minutes un peu après le déjeuner
et vous allez déjà ressentir les bienfaits de celle-ci ; vous vous sentirez plus dynamique, plus frais
et plus disponible.
La sieste est un outil puissant à ne pas négliger pour qui souhaite développer son esprit créatif
et donner à son esprit l’occasion d’aller trouver des réponses aux questions qui le taraudent.

11 Rest
Se stopper

Nous en venons maintenant à une des formes de “repos intentionnel” la plus contre-intuitive :
Se stopper !
Oui, mais pas n’importe quand… Au bon moment !
Ernest Hemingway était un fervent adepte de cette pratique et beaucoup d’écrivains reconnus
ont suivi son conseil : « Toujours s’arrêter quand tu sais ce qui va se passer après ! ».
Il faut vous stopper lorsque vous avez encore de l’énergie et que vous voudriez continuer.
De façon à laisser votre superordinateur faire son travail dans l’inconscient.
Raison pour laquelle, en pratiquant cela, vous vous réveillez avec la sensation d’avoir résolu ou
fait avancer la situation.
En gros, ici, il faut jouer sur le concept de frustration afin de pouvoir reprendre le lendemain
avec envie et à un point clé de votre histoire ou de votre travail.
“Quand je sens que je suis sur une super phrase et que je suis tout excité en l’écrivant, je me stoppe net
et je rentre chez moi !”
John McPhee (auteur américain récompensé par le prix Pulitzer)
Apprendre à vous stopper au bon moment dans votre travail vous encourage à adopter un mode
de fonctionnement plus stable, à avoir une approche plus durable de votre travail sans sacrifier
votre créativité.

Dormir

Dormir… L’origine même de n’importe quel repos bien réfléchi !


Pendant longtemps nous avons cru au fait que le sommeil était une sorte de mode “veille”,
quelque chose d’inactif : esprit et corps sur pause.
Mais depuis les années 1930, ce que les scientifiques du sommeil ont découvert prouve bien
tout l’inverse. En réalité, cet acte est loin d’être passif. Lorsque vous dormez, votre esprit est
occupé à consolider vos mémoires entre elles, réparer vos dommages physiques et générer des
rêves.
La plupart du temps vous n’êtes même pas conscient de tout son travail, mais c’est pourtant ce
qu’il fait depuis toujours.
Et d’ailleurs votre vie en dépend !
Il a été prouvé que la privation de sommeil a des effets immédiats sur votre capacité à vous
concentrer, faire les justes choix, travailler sous pression et à être créatif.
Lorsque vous dormez, votre cerveau ne s’éteint pas, au contraire, il tourne au maximum !
Malgré cette énorme agitation du cerveau, au réveil, vous vous sentez reposé, comme restauré.
Rest 12
C’est parce que lorsque vous dormez votre corps passe, en quelque sorte, en “mode maintenance”.
Alors que vous êtes endormi, votre cerveau sélectionne et trie les mémoires et les informations
qui lui sont nécessaires pour créer de nouvelles connexions logiques.
Il fait défiler les souvenirs entre mémoires à court et long terme, tout ça dans le but de vous
créer de nouvelles capacités (d’action ou d’interprétation).
Mais vous ne faites pas que cela en dormant… vous rêvez aussi !
D’ailleurs, certains rêves ne sont-ils pas si présents à votre réveil que vous pourriez les croire
vrais ? Vous êtes même capables de rêver de tâches à faire ou en cours !
Et que dire de ces exemples de personnes créatives qui ont eu l’inspiration en dormant !
Saviez-vous, par exemple, que Paul McCartney avait rêvé la chanson “Yesterday” ?
C’est l’exemple parfait pour comprendre à quel point une bonne nuit de sommeil peut avoir un
impact fort et positif sur votre esprit créatif !
Voilà le secret, dormir et rêver ne vous apportent pas toutes les solutions à votre problème ou les
réponses à vos questions, mais ces actions vous permettent de relâcher des idées, de les laisser
divaguer et se promener dans votre inconscient de sorte qu’elles soient accessibles durant la
journée suivante.
Voilà pourquoi une bonne répartition de vos heures de sommeil et de vos moments éveillés est
cruciale au bon fonctionnement d’un esprit sain et vif !

II - Maintenir la créativité
La récupération
Afin de maintenir un bon niveau de créativité, il est important de savoir se couper de temps
en temps de son travail. Voilà pourquoi la récupération est une pratique des plus importantes
à maîtriser.
En effet, tout comme un coach en musculation vous l’expliquerait, il faut laisser le corps se
reposer pour que le muscle se développe !
Bien trop souvent les phases de récupération sont raccourcies, voire évincées, car considérées
comme une perte de temps.
Pourtant, il faut accorder à cette phase (dans laquelle on verra plusieurs facettes) la plus grande
importance puisqu’elle est intimement corrélée à la réussite de votre projet !
Se couper de son travail est important et nécessaire pour les personnes qui travaillent dans un
cadre stressant, avec de grosses responsabilités, sous pression…
Mais aussi bien pour les personnes passionnées par leur travail, qui ne comptent pas les heures
passées et qui, perfectionnistes, veulent acquérir le meilleur résultat dans tout ce qu’elles
entreprennent.
Une étude montre que les personnes qui ne prennent pas de vacances peuvent coûter aussi
(voire plus) cher à une entreprise sur le long terme.
13 Rest
Ces personnes sont plus sensibles au stress et, à terme, montrent une moins bonne santé
physique.
Pendant 9 ans, 120 000 hommes avec des risques cardiaques importants ont été observés et
il s’avère que ceux qui partent plus en vacances (et donc récupèrent de leurs heures de travail)
encourent moins de risques que ceux qui partent moins (voire pas).
Au regard de tout cela, on pourrait maintenant se demander quelles sont les vacances les plus
reposantes ? Comment faire en sorte que cette phase de récupération soit la plus complète ?
Il y a donc quatre facteurs majeurs à prendre en compte :
1. la relaxation
2. le contrôle
3. des activités que vous maîtrisez et qui ont du sens
4. un véritable détachement mental par rapport au travail

1. La relaxation
La relaxation est le plus direct des quatre facteurs. Pas forcément le plus simple mais on
comprend tous facilement ce qu’il sous-entend : une activité plaisante, qui n’attend rien de
vous. La relaxation n’est pas forcément passive, au contraire, l’idée est simplement d’atteindre
un stade d’activation du cerveau assez bas tout en ressentant que les effets positifs de l’activité
vous font du bien. Dans tous les cas il ne faut pas que l’activité choisie soit interprétée comme
du travail ou qu’elle requière un effort conscient !
2. Le contrôle
L’idée ici est de reprendre le contrôle, par choix, sur certains moments de votre journée. Avoir
le pouvoir de décider quoi faire de votre temps, de votre énergie ou de votre attention.
Vous décidez de ce qui vous fait du bien !
3. Des activités que vous maîtrisez et qui ont du sens
Ce sont des activités qui peuvent être physiquement ou mentalement très impliquantes.
À première vue, cela pourrait paraître contre-intuitif lors d’une phase de repos mais vous
challenger sur quelque chose que vous maîtrisez peut vous procurer à coup sûr un regain
d’énergie et une meilleure estime de vous-même.
Pour certaines personnes, une bonne partie d’échecs ou un match de football font partie de ce
genre d’activité qui vous engagent complètement mais pendant lesquelles vous vous déconnectez
du reste.
4. Le détachement par rapport au travail
Dans une société où nous sommes constamment sollicités par nos e-mails et où certains prennent
leur téléphone professionnel partout où ils vont, nous n’avons que très rarement l’occasion de
véritablement se déconnecter et se détacher du travail.
C’est pourtant le facteur clé de votre phase de récupération, littéralement LE facteur qui permet
de mesurer combien vous récupérez lors de cette phase !
Rest 14
Voici maintenant la dernière partie, un peu plus subtile : prenez des vacances, des moments off,
plus régulièrement et moins longs.
C’est une erreur de penser qu’un seul long break vous permettra de vous sentir ressourcé et prêt
à réattaquer pour six mois de plus.
Tout comme la notion de routine que nous avons vue plus haut, l’idée est donc d’inclure une
routine de récupération tout au long de votre parcours.

Faire de l’exercice

Bernice Eiduson (sociologue américaine) a suivi un groupe de scientifiques pendant de plus de


20 ans.
Au sein de ce groupe s’est produit une véritable fracture qu’elle n’aurait pu prédire.
Certains ont abandonné les sciences, découragés de ne pouvoir prouver leurs résultats, d’autres
se sont redirigés vers d’autres études ou encore sont devenus de très bons professeurs de science.
Mais au sein de ce même groupe, certains ont reçu des prix Nobel, l’un d’eux en a même reçu
deux, d’autres font désormais partie de l’Académie Nationale des Sciences.
La question que s’est posée Bernice était de savoir ce qui différenciait toutes ces personnes.
N’arrivant pas à trouver de véritable distinction évidente, elle a commencé à s’intéresser à leur
routine quotidienne, à tenter de comprendre de quoi leur vie était faite.
Ces nouvelles questions ont, cette fois-ci, révélé quelque chose de très intéressant : les meilleurs
scientifiques avaient le besoin de travailler dans le domaine scientifique mais également de
pratiquer une activité physique régulière !
La plupart ont même spécifié sur la case de la réponse “une activité physique qui peut se
pratiquer de 7 à 77 ans !”.

15 Rest
Escalade, tennis, natation, ski, surf ou voile : à chacun sa pratique !
Une pratique physique régulière augmente la puissance du cerveau, booste notre intelligence et
nous donne l’endurance et la résilience nécessaires à un esprit créatif.
Selon certaines études, il s’avère que la course à pied serait un excellent stimulant pour l’activité
cérébrale. Pratiquer un peu de fitness tous les jours vous permet donc d’entretenir votre corps,
mais aussi votre cerveau en lui apportant l’oxygénation nécessaire à son bon fonctionnement.
C’est également un excellent régulateur de stress, et cette pratique régulière vous permet
d’augmenter votre résistance aux situations qui vous mettent la pression.
On prête même au sport la vertu de pouvoir diminuer l’impact du temps sur nos fonctions
cognitives !
Au regard de tout cela, on ne devrait plus avoir à se dire “il a fait un travail extraordinaire et en
plus il trouve le temps de faire du sport” mais plutôt “faire du sport a grandement contribué à
ce qu’il produise un travail extraordinaire !”.

Jouer

Jouer, oui mais pas n’importe comment. Sérieusement. Aussi sérieusement que des enfants
croient aux histoires qu’ils se racontent lorsqu’ils construisent leur cabane dans un arbre. Aussi
sérieusement et de façon aussi engagée que lorsqu’ils se jettent à terre, roulent sur les côtés,
sautent et courent comme s’ils étaient des supers-héros.
Voilà à quoi jouer devrait toujours ressembler !
Car, en fait, si les bonnes conditions sont réunies, un hobby couplé à une activité physique
devient ce que les anthropologues appellent un jeu profond.
Une activité qui nous donne une extrême satisfaction mais qui, en plus, nous touche
particulièrement, une activité qui ait un sens pour nous.
Et tout l’intérêt de ces “jeux” réside en une équation simple : ils sont faits de manière volontaire,
sont très satisfaisants, sont mentalement et physiquement engageants et très imaginatifs.
Le plus souvent, ils sont tellement absorbants qu’on ne les subit plus, on les pratique sans
ressentir aucun effort !
Ce qu’il est intéressant de noter c’est que dans une vie créative, une activité peut être considérée comme
un “jeu profond” lorsqu’elle respecte au moins une de ces quatre caractéristiques :
• L’activité doit être très prenante mentalement, on devrait même pouvoir la qualifier
d’absorbante ! Cette implication va permettre à la personne qui pratique une telle activité
d’en apprendre plus sur elle ou sur ses capacités (encore plus qu’au travail) ;
• L’activité doit offrir un nouveau contexte dans lequel la personne pourra utiliser les mêmes
compétences dont elle fait preuve dans son travail ;
• L’activité doit offrir les mêmes satisfactions qu’au travail mais également de nouvelles, des
récompenses claires et joyeuses ;
Rest 16
• L’activité doit avoir une connexion profonde avec le passé du “joueur”. L’activité pourrait
avoir été pratiquée plus jeune avec les parents, par exemple, ou simplement rappeler de bons
souvenirs d’enfance. Beaucoup de pères apprennent à leur enfant à faire de la voile ou à
pêcher ; il n’est donc pas étonnant que l’adulte, s’il renoue avec de telles pratiques, se sentira
profondément ancré, en connexion avec ce qu’il vit.
Afin de vous aider, la notion de “jeu profond” n’est pas si compliquée que cela : de la marche, de
l’escalade, un match de football, une partie d’échecs, des mots croisés, sauter à la corde, jouer à
un jeu de construction… Ce sont autant d’activités qui peuvent se prêter aux critères ci-dessus.
Prenons un autre exemple très intéressant : J.R.R. Tolkien !
Saviez-vous que son passe-temps favori quand il était petit (et bien plus tard aussi d’ailleurs)
était d’inventer des langages ?
Un, puis deux, puis trois.
Un alphabet, des mythes, des croyances, des cartes de mondes nouveaux…
Vous voyez où on veut en venir ?
Un jeu, hautement personnel et impliquant, avec une profonde connexion au passé de son
créateur, a donné une des plus grandes épopées de l’heroic-fantasy : Le Seigneur des Anneaux !
Et saviez-vous que depuis son enfance, jusqu’à ce qu’il soit marié et père, Tolkien a continué
de peaufiner ses petits “jeux” jusqu’à en tirer des livres un peu plus tard qui ont, aujourd’hui, le
succès qu’on leur connaît !
Cette forme de jeu est un véritable pont entre le travail et la détente, raison pour laquelle elle
est si productive et bienfaitrice.
Grâce à la pratique régulière de cette activité, vous laisserez la possibilité à votre subconscient
de s’exprimer plus facilement tout en vous faisant physiquement et psychologiquement du bien.
Laissez divaguer votre esprit alors que vos pieds et vos mains sont occupés à toute autre chose !

17 Rest
L’année sabbatique

Nombreux sont les entrepreneurs à faire un break,


s’éloigner de leur travail pour prendre du recul. Quoi
de mieux que de prendre un congé sabbatique afin
de s’accorder du temps ?
Alex Soojung-Kim Pang cite énormément
d’exemples, tels que celui d’un grand publicitaire
Australien qui, tous les sept ans, ferme son bureau
et part pendant un an à la reconquête de la créativité
et de sens (en partant voyager dans d’autres pays
notamment).
Chaque fois qu’il revenait, ses clients répondaient
présents et il débordait de créativité (de telle sorte
qu’il gagne un Grammy Award pour ses visuels à chaque retour de congé).
Bill Gates s’accorde une semaine de break dans une maison retirée afin de lire sur des sujets
très techniques et de prendre le temps d’imaginer des ponts entre ses lectures et son business.
Et c’est d’ailleurs lors d’une de ces retraites qu’il comprit l’importance grandissante d’Internet
et des jeux vidéos et qu’il décida d’implémenter ces notions chez Microsoft !
Depuis, la retraite d’une semaine est même devenue une sortie récurrente pour les cadres de
l’entreprise.
Il y a une énorme différence entre un an et une semaine, ce qui prouve bien que le congé n’a pas
à être forcément long pour avoir des effets positifs.
Depuis longtemps déjà, on trouve des tonnes d’arguments sur les bénéfices psychologiques et
créatifs liés au voyage, aux temps d’étude ou au fait de travailler à l’étranger.
Mais récemment des recherches tendent à prouver qu’une exposition prolongée dans de
nouveaux endroits et auprès de nouvelles cultures tend à augmenter votre créativité.
Le véritable plus du congé sabbatique est de permettre à la personne de travailler sur des
sujets toujours aussi précis et challengeants que lorsqu’elle est au bureau, mais en enlevant la
contrainte d’un emploi du temps surchargé ou d’un environnement de travail connu, et parfois
oppressant.
On parle ici d’une forme de quête répétée pour se renouveler, se ressourcer, toujours dans l’idée
de réussir à maintenir notre esprit créatif au meilleur niveau.
L’astuce principale de ce genre de “pause” reste tout de même de se détacher du travail, de
ressentir une sensation de liberté propice à laisser monter de nouvelles idées.
Exit les e-mails, les téléphones professionnels et même les contacts trop répétés avec d’autres
personnes.

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Sans forcément aller jusqu’à cet extrême, Bill Gates avait l’habitude de se retirer dans une de
ses maisons secondaires qui faisait quelques 60 000 m² mais, pour autant, l’endroit où il allait
le plus souvent pour ces “semaines réflectives” était une petite cabane non loin mais seulement
accessible grâce à son petit avion monoplace…

Alors quelle conclusion tirer de tout ça ?

Dans ce livre, Alex Soojung-Kim Pang insiste énormément sur le fait qu’il faut traiter le travail
tout comme le repos au même niveau, comme des partenaires.
Pour un bon repos, il est important de respecter et comprendre certains critères :
• vous devez pratiquer un repos actif qui laisse de la place à l’esprit pour vagabonder librement ;
• vous devez choisir de vous reposer et assumer prendre du temps pour vous ;
• vous devez réussir à mettre en place une routine où vous acceptez de vous lever plus tôt pour
travailler intensément et pouvoir vous accorder du repos le reste de la journée ;
• vous devez réussir à organiser vos finances dans le but de pouvoir vous prendre quelques
jours off (voire une année sabbatique).
Rappelez-vous que l’une des choses les plus importantes pour réussir ce que vous entreprenez
(quoi que ce soit) est de faire des plans clairs et précis sur le but que vous souhaitez atteindre.
Tout le monde s’accorde à dire que si votre plan est flou et trop vague vous serez moins enclin
à vous diriger vers le succès.
Mais alors quels sont les effets bénéfiques concrets que vous aurez en vous accordant du temps de repos ?
• Une augmentation de votre capacité à vous concentrer.
• Vous éviterez le piège d’être multitâches (tout faire en même temps mais pas très bien).
• Cela vous aidera à mieux organiser votre vie.
• Vous vous concentrerez sur ce qui vous importe le plus, et donc éviter les distractions inutiles.
• Cela vous aidera à vivre une vie riche où vous vous sentirez complet.
• Vous serez plus calme, un calme profond qui vous aidera à traverser tous les évènements de
la vie.
• Vous verrez plus clair dans ce que vous faites.
• Cela augmentra votre capacité de résilience et agrandira votre ouverture aux émotions.
On peut dire qu’au final, dans un monde qui vous pousse à aller toujours plus vite, toujours
plus loin et à accepter une charge de travail toujours plus grande, se reposer devient alors une
nécessité. Et quand on voit tous les avantages qu’un geste si simple entraîne, on peut clairement
affirmer que se reposer vous offre la belle vie !

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Plan d’actions :
Votre situation actuelle
Comment décririez-vous votre situation actuelle (ce qui vous satisfait, ce qui ne vous
satisfait pas) ?

À quoi ressemble votre planning actuel (temps passé au travail, temps de repos, vacances,
temps pour vous) ?

Comment décririez-vous votre situation actuelle (ce qui vous satisfait, ce qui ne vous
satisfait pas) ?

Votre situation rêvée

Dessinez la vie de vos rêves !


Prenez une feuille A4, voire même une feuille Canson A3, sentez-vous libre, ne réfléchissez
pas (ce n’est pas un devoir), laissez venir ce qui vient, même le plus absurde (surtout le plus
absurde).
N’hésitez pas à être précis sur les détails : où, avec qui, vos possessions, vos ambitions, vos
projets et vos travaux accomplis, schématisez le plus de détails possibles.
Vous pouvez également dessiner ici.

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Votre plan d’action pour y arriver

Comme vous l’avez vu, un plan d’action doit être clairement établi pour voir un projet se
réaliser.
Combien de temps vous laissez-vous pour atteindre ne serait-ce que 20 % des envies que
vous avez dessiné à la question précédente ?

Quelles actions concrètes allez-vous devoir mettre en place pour y arriver ? (abandonner
quelque chose, commencer quelque chose, continuer ou accélérer quelque chose, ...)

Avertissement : Ce document “Des Livres pour S’enrichir” est une synthèse de l’ouvrage de référence susvisé, réalisé par nos équipes ; il a
vocation à en ressortir les grandes idées de cet ouvrage et n’a pas pour finalité de reproduire son contenu. Pour approfondir vos connaissances
sur ce sujet, nous vous invitons à acheter l’ouvrage de référence sur Amazon. La couverture, les images, le titre et autres informations
relatives à l’ouvrage de référence susvisé restent la propriété de son éditeur.
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