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Le Role de Lassistante Dentaire

Assistante dentaire

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Assistante dentaire

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République algérienne démocratique et populaire

Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche


Scientifique

Université de constantine3
Faculté de médecine
Département de chirurgie dentaire

Prévention et éducation
Complications à l’hygiène
locorégionales
D’origines dentaires
Le rôle de l’assistante

Cours d’Odontologie pédiatrique ; à l’usage des étudiants de


5° année

Année universitaire :2023/2024


Prévention et éducation à l’hygiène
Le rôle de l’assistante :

I/INTRODUCTION.
II/LES OBJECTIFS DES MESURES D’HYGIENE AU CABINET DENTAIRE.
III/L’ASSISTANTE DENTAIRE.
IV/LES FONCTIONS DE L’ASSISTANTE DENTAIRE:
1-Les taches principales.
2-Les taches administratives.
3-Les taches accessoires.
4-Les taches à proscrire.
V/CONCLUSION.
VI/BIBLIOGRAPHIE.
I/INTRODUCTION :
Il fut un temps où l’hépatite B était considérée comme une maladie
professionnelle des médecins dentistes. On a également observé des cas de
transmission de l’hépatite B du médecin-dentiste vers le patient.

Depuis l’apparition de l’épidémie du SIDA, le corps médical à travers ses


organisations professionnelles et les patients sont devenus très exigeants en
matière d’hygiène. Les mesures d’hygiène sont censées fournir une protection
efficace contre les infections, en particulier contre celles transmises par les
agents pathogènes présents dans le sang et la salive.

On sait aujourd’hui que le SIDA ne se transmet pas aussi facilement qu’on le


craignait. Néanmoins le risque de transmission du VIH lors de contacts dans
l’exercice de la profession existe. Quant au virus de l’hépatite B en titrage dans
le sang est souvent très élevé chez les porteurs sains sans que ces derniers aient
nécessairement connaissance de leur affection. Il en va de même pour les
infections par le virus de l’hépatite C. C’est la raison pour laquelle les virus de
l’hépatite B et C font référence lorsqu’il s’agit de fixer les standards d’hygiène.
Ceux-ci offrent une protection globale mais non absolue contre les infections
transmises par le sang.

II/LES OBJECTIFS DES MESURES D’HYGIENE AU CABINET


DENTAIRE :

L’objectif premier des mesures d’hygiène en cabinet dentaire est la prévention


de la transmission d’infections d’un patient à un autre patient ou à un membre de
l’équipe du cabinet, ou du laboratoire dentaire et inversement.

III/L’assistante dentaire :
Définition :

Une assistante dentaire est une personne aidant un dentiste au fauteuil.

Elle peut être formée soit par un dentiste, soit par une école spécialisée pour
assistantes dentaires. Elle "assiste" le dentiste afin de lui permettre d'utiliser son
temps de la façon la plus efficace possible. Le travail d'équipe est la règle en
dentisterie; une équipe s'entendant bien et travaillant dans l'harmonie rend la vie
plus facile non seulement à ses membres, mais aussi à la personne la plus
importante du cabinet : le patient.

L'assistante dentaire a la responsabilité de la stérilité au cabinet et de tous les


instruments employés dans la bouche du patient, ce qui nécessite une discipline
rigoureuse.

( Normalement, nul ne peut exercer la profession d’assistant (e) dentaire s’il (ou
elle) n’est titulaire du titre d’assistant (e) dentaire inscrit au répertoire national
des certifications professionnelles ou en cursus de formation ou de validation
des acquis de l’expérience).

IV/ LES FONCTIONS DE L’ASSISTANTE DENTAIRE :

Un ordre tacite de priorité des tâches déléguées par les praticiens, les tâches
dites « improductives », c’est-à-dire celles qui ne relèvent pas de leurs
compétences techniques exclusives (sinon, à quoi bon recruter du personnel ?):

Ses principales fonctions sont :

1. préparation du fauteuil et de l’instrumentation nécessaire à la réalisation d’un


acte ;

2. assistance au fauteuil (aide opératoire et aide instrumentiste), hygiène et


asepsie ;

3. tâches courantes de secrétariat médical (accueil, réception, gestion des


rendez-vous, encaissement, gestion des stocks et commandes).

1-Les taches principales :


Accueil, gestion de l’hygiène et aide opératoire :

L’assistante dentaire doit actualiser les compétences techniques qui ont fait
l’objet de sa formation initiale (Titre - Formation), elle-même quasi
exclusivement fondée sur l’acquisition de connaissances d’ordre clinique.

Par ailleurs, la validation de la formation interne ou pratique de l’assistante


dentaire assurée par le praticien-tuteur porte, elle aussi, exclusivement sur la
gestion d’un acte opératoire ou, plus précisément, sur la connaissance des
«gestes nécessaires aux actes de soins ».

La tâche principale de l’assistante dentaire est donc d’assurer l’aide opératoire


et l’aide instrumentiste du praticien après avoir éventuellement fixé un rendez-
vous au préalable et accueilli le patient en zone de soins.

Elle doit assurer la gestion de l’hygiène et de l’asepsie du cabinet, ce qui est


également l’apanage principal du poste d’aide dentaire. Celle-ci, a contrario, est
interdite de présence en zone de soins.

Aussi, le praticien-employeur doit donner tous les moyens pédagogiques,


matériels et organisationnels nécessaires à son assistante dentaire afin qu’elle
puisse se réaliser dans l’exercice des fonctions définitoires de son poste. À ce
titre, une assistante dentaire est avant tout une aide instrumentiste et une aide
opératoire, participant également du strict respect des règles élémentaires
d’hygiène et d’asepsie.

La réalisation de tâches administratives accessoires ou secondaires ne doit donc


pas empiéter sur ses attributions principales, au risque de la destituer de sa
qualité d’assistante en odontostomatologie, et de la « rétrograder » au rang d’une
réceptionniste-standardiste à peine rentable.

Ses fonctions d’hygiène sont :

1.Nettoyage des postes de travail et des locaux :


a.Nettoyage de la zone médicale :
Après chaque patient le poste de travail doit être nettoyé et désinfecté: toutes les
surfaces qui ont été touchées par les mains souillées du praticien ou de
l’assistante ou sur lesquelles des instruments contaminés ont été déposés doivent
être lavées et désinfectées.

Il ne s’agit pas seulement d’enlever rapidement les traces de sang ou de débris


bien visibles qui pourraient choquer un patient attentif, mais bien du nettoyage
systématique de différents équipements:

Les surfaces sur lesquelles on risque de déposer un instrument sans


interposition d’un plateau ou d’un champ protecteur.
L’utilisation de champs protecteurs disposés sur les tablettes dans la zone de
travail simplifie les procédures de nettoyage entre deux patients. Ceci vaut
particulièrement pour un praticien travaillant seul.

Il faut également nettoyer et désinfecter les poignées des tablettes, des tiroirs,
du siège, de la lampe, de l’appareil RX ainsi que tous les interrupteurs et
boutons de commandes que l’on a touchés durant le traitement.

Les instruments rattachés à l’unit, comme les seringues multifonctions, les


moteurs, turbine, détartreur, bistouri électrique, etc. doivent être déconnectés,
leurs caches et les embouts désinfectés.

On nettoiera également la têtière, à moins d’utiliser des housses prévues à cet


effet.

Enfin en tout dernier lieu on nettoiera et désinfectera le crachoir.

Pour nettoyer tous ces éléments et les désinfecter, on utilise de préférence des
linges à usage unique ou des serviettes en papier imprégnées d’une solution
détergente (et de préférence désinfectante): toutes les surfaces sont essuyées
minutieusement pour assurer l’enlèvement mécanique de toutes les souillures.
Ensuite on applique un désinfectant actif.

b. Nettoyage des autres zones de travail :

Pour tous les objets touchés avec des mains contaminées, il faut procéder
comme pour la zone médicale. Mieux vaudrait ne jamais sortir de la zone
médicale avec des mains contaminées.

On portera son attention sur les combinés téléphoniques, les stylos et crayons,
ainsi qu’à l’équipement se trouvant dans une zone dite " sale " (salle de
traitement de l’instrumentation, laboratoire de prothèse, etc.) : robinets, éviers,
plans de travail, étagères, etc.

c. Nettoyage d’autres locaux :


Tous les locaux doivent être tenus dans un état constant de propreté impeccable.
Les locaux qui ne sont pas directement concernés par les traitements médicaux
et la manipulation de l’instrumentation doivent satisfaire aux exigences de
propreté ménagère courante. Les produits et le matériel utilisés sont identiques à
ceux utilisés pour le ménage mais il faut veiller à la propreté de ce matériel.
Signalons en outre que pour le téléphone, l’ordinateur et d’autres équipements
non médicaux, en particulier lorsqu’ils se trouvent dans la zone médicale, en
plus des détergents de ménage habituels, il faudra prescrire l’utilisation de
désinfectants compatibles.

Les chiffons et le matériel utilisés pour les sanitaires doivent être réservés
exclusivement à cet usage.

Pour tous les produits et particulièrement pour les désinfectants, il faut éviter les
mélanges improvisés, respecter les dilutions et les temps d’application
conseillés.

2. Traitement des instrument:


a. Nettoyage des instruments :

Les résidus de sang ou les débris diminuent l’efficacité de la désinfection et de


la stérilisation. C’est la raison pour laquelle un bon nettoyage est important.
Pour le nettoyage, on peut utiliser le nettoyage manuel, le nettoyage par
ultrasons ou l’autolaveur.

*Pour le nettoyage manuel, on utilise une brosse à récurer. Le gros désavantage


est le danger de blessures et de piqûres et la formation d’aérosols contaminés.

*Le nettoyage par ultrasons est plus efficace et plus facile à contrôler que le
nettoyage manuel. Il est mieux adapté pour la petite instrumentation et pour les
instruments aux formes compliquées. Le bon usage d’un autolaveur apporte une
bonne qualité de lavage et peut, en outre, assurer une désinfection thermique.

La préférence doit être accordée au nettoyage par ultrasons, combiné à un


traitement en autolaveur parce que ces méthodes font gagner du temps,
dépendent moins de l’application du personnel et sont plus sûres (moins de
risque de piqûres).

b. Désinfection des instruments :

Il existe à cette fin différentes techniques. Une distinction est faite entre la
désinfection thermique (autolaveur) et la désinfection au moyen de produits
chimiques.

b.1. Désinfection thermique :

Certains autoclaveurs offrent la possibilité de pratiquer une désinfection


thermique par contact avec l'eau bouillante (plus de 90°C) pendant 3 à 10 min.
Lors de l'application de cette technique les instruments sont placés dans un
autoclaveur.

Cette méthode offre la possibilité de traiter en une fois de grandes quantités


d’instruments; elle est également adaptée à beaucoup d’instruments et à certains
objets creux.

La manipulation par le praticien ou son personnel est ramenée à un minimum.


Lorsqu’on utilise un système à cassettes, on peut placer les cassettes en premier
lieu dans le bain nettoyant à ultrasons et puis, après la désinfection thermique,
les emballer et les stériliser.

b.2. Désinfection chimique :

L’efficacité de la désinfection chimique est déterminée par la concentration du


produit, la température, le temps de contact, la dureté de l’eau et le nombre de
micro-organismes présents (degré de contamination).

Le désinfectant idéal doit offrir un large spectre (être également virucide et


fongicide) et agir rapidement. Il doit en outre être facile d’emploi, inodore, non
toxique, biodégradable et ne doit pas endommager le matériel.

Il est pratiquement impossible qu’un même produit convienne aussi bien pour
les instruments (trempage) que pour les surfaces (frotter).

c. Stérilisation des instruments :


La stérilisation peut être effectuée de différentes manières.

La technique choisie doit être facile à appliquer et efficace, sans occasionner de


dommage à l’instrumentation et doit permettre un contrôle de l’efficacité.

Le stérilisateur à air chaud utilise la chaleur sèche pour détruire les micro-
organismes. A une température de 160°C, le temps de contact nécessaire est de
120 minutes. A 170°C, celui-ci est de 60 minutes et à 180°C de 30 minutes. Il
faut ajouter à ces temps le temps de préchauffage et de refroidissement.

Les avantages du four à air chaud sont la technique simple et peu coûteuse, tant
à l’achat qu’à l’usage et à l’entretien.

Au niveau des inconvénients, on trouve la durée d’un cycle et les résultats


variables selon la technique de chargement de l’appareil. Les appareils simples à
convection sont très sensibles à l’apparition de poches d’air. A ces endroits, la
température requise n’est pas atteinte. Lors du chargement, il faut dès lors veiller
à ce que le pourtour de tous les objets puisse être atteint par l’air chaud.

Les pièces à main et les contre-angles ne peuvent pas être placés dans un
stérilisateur à air chaud. Les liquides ne peuvent pas non plus être stérilisés de
cette manière.

Etant donné la possibilité d’ouverture de l’appareil au cours du cycle, l’utilité de


ce type d’appareil est de plus en plus mise en doute en pratique dentaire.

Dans un autoclave, les objets sont stérilisés au moyen de vapeur d’eau saturée.
A une température de 134°C et une surpression de 2 atmosphères (200 kPa), un
temps de contact de 3 minutes suffit. A 121°C (100kPa) 15 minutes sont
nécessaires. Dans ce cas également, il y a lieu d’ajouter le temps de
préchauffage, de refroidissement et de séchage.

Les avantages de l’autoclave sont la rapidité et la sécurité du cycle de


stérilisation. Cette méthode peut également être utilisée pour traiter les liquides,
les conditionnements lourds et le linge.

Les inconvénients résident dans le ramollissement des objets en plastique et en


caoutchouc et l’apparition rapide de corrosion lors de l’autoclavage
d’instruments métalliques de moindre qualité. Ce problème peut partiellement
être résolu par le traitement des fraises au moyen d’une solution à 0,1 % de
nitrite de sodium préalablement au processus d’autoclavage.

Dans le chémiclave la stérilisation est assurée par des vapeurs chimiques


insaturées. La vapeur est un mélange de formaldéhyde, d’acétone et d’alcools. A
une température de 132°C, le temps de contact nécessaire est de 20 minutes.

Un avantage important du chémiclave est l’apparition moins fréquente de


corrosion, étant donné que la solution utilisée possède un taux d’humidité
nettement inférieur au niveau critique de 15 %.

Les inconvénients sont le prix de revient à l’achat et la consommation de


produits, et la libération de vapeurs toxiques. L’appareil doit être équipé d’un
bon système d’évacuation avec filtres et ne peut être utilisé que dans un local
bien ventilé.

2.Traitement hygiénique des contre-angles, pièces à main et


turbines :
Ces instruments sont souillés par de la salive, éventuellement du sang, voire
même du pus, certainement sur la face extérieure, souvent aussi à l’intérieur de
l’instrument. Leur complexité les rend difficiles à désinfecter et à stériliser,
surtout dans la partie interne. En outre, les stérilisations successives entraînent
une détérioration plus rapide, et du fait de leur coût important, les praticiens
hésitent à les acheter en quantités suffisantes pour le roulement imposé par une
stérilisation systématique.

Traitement standard :

Comme pour tout instrument stérilisable, il est recommandé de nettoyer et


stériliser les instruments rotatifs après chaque utilisation, suivant une procédure
précise :

1. Faire fonctionner à vide l’instrument avec son spray durant une dizaine de
secondes, pour rincer les tuyaux de fluides.

2. Laver la face externe, soit avec une brosse et un détergent, soit en autolaveur.
Le lavage dans un appareil à ultrasons ne convient pas : il détériorerait
l’instrument.

3. Injecter le lubrifiant recommandé par le fabricant, suivant ses instructions.

(Certains fabricants recommandent de lubrifier leurs instruments après la


stérilisation) En particulier pour les instruments fonctionnant à l’air, chasser le
surplus de lubrifiant au moyen d’air sous pression.

4. Oter les traces d’huile et nettoyer les fibres optiques à l’alcool.

5. Emballer.

6. Stériliser. Tant l’autoclave classique que le chémiclave peuvent être utilisés.

Le stérilisateur à air chaud ne convient pas à cause de la durée du cycle de


stérilisation et de la température élevée.

7. Avant de réutiliser l’instrument, le faire fonctionner durant quelques secondes


à vide, avec son spray.

Moyens spécifiques complémentaires :

Désinfection – Lubrification :
La désinfection et la lubrification des instruments rotatifs peuvent être
améliorées par l’usage d’appareils automatiques qui :

* mettent en rotation les pièces internes durant l’injection des produits et de ce


fait les irriguent mieux,

*injectent un désinfectant efficace avant le lubrifiant classique,

*projettent le désinfectant également sur la face externe,

*injectent de l’air sous pression après l’injection du désinfectant et du lubrifiant


pour améliorer le nettoyage interne et vidanger l’instrument.

Les instruments rotatifs seront traités après chaque utilisation. Si avant leur
première utilisation, l’intérieur de l’instrument rotatif est stérile, il pourrait le
rester même après de nombreuses utilisations.

Stérilisation :

Il existe des autoclaves destinés spécialement aux instruments rotatifs. Leur


cycle de stérilisation est raccourci autant que faire se peut, ce qui permet de
gagner du temps. Ils nécessitent les mêmes contrôles d’efficacité de la
stérilisation que les stérilisateurs classiques.

Stériliser régulièrement les instruments :

Il est recommandé en tout cas de disposer au moins de deux à trois jeux


d’instruments courants. Ils seront utilisés à tour de rôle pour laisser au
désinfectant le temps d’action le plus long possible.

Les contre-angles multiplicateurs remplacent très avantageusement les turbines,


qui ne sont donc pas indispensables. Apprendre à se passer de turbine permet de
réduire considérablement le coût des investissements imposés par une
stérilisation systématique des instruments rotatifs.

9.2.4 Manipulations après traitement :

Après le départ du patient, il y a lieu de nettoyer et désinfecter avec des gants


caoutchouc à usage ménager le fauteuil, l’appareillage périphérique et
l’instrumentation. Les instruments et fraises souillés sont plongés dans un
détergent, dans un récipient muni d’un couvercle. Le matériel à usage unique
Les objets coupants sont éliminés au moyen d’une pince et rassemblés dans des
récipients spéciaux. Les feuilles et papiers de protection sont enlevés du plan de
travail, des poignées et des conduits.

Les surfaces des appareils utilisés (mélangeur d’amalgame, appareil de


radiologie, lampe à polymériser,...) sont nettoyées, puis désinfectées au moyen
d’une solution d’éthanol à 70° ou d’isopropanol à 70 °.

9.2.5 Entretien journalier

En fonction de l’organisation du travail, les phases ultérieures du traitement des


instruments sont effectuées après une demi-journée de pratique ou à la fin de la
journée de travail.

Ces phases sont les suivantes :

* le nettoyage : manuel, ultrasonique ou en autolaveur

*la stérilisation

*le stockage

A la fin de la journée de travail, les canalisations d’évacuation sont purgées


suivant les instructions du fabricant.

2-Les taches administratives :


le secrétariat de base :

En règle générale, l’assistante dentaire est amenée à assurer des tâches très
courantes de secrétariat.

On peut, à ce titre, s’étonner que la gestion des rendez-vous, la mise à jour des
dossiers des patients et la planification des tâches et priorités de travail fassent
partie des compétences qu’on qualifie de « relationnelles », alors qu’elles
s’avèrent de plus en plus techniques.

Si donc la régulation du fonctionnement du cabinet et la gestion des tâches de


travail, qui sont le pivot de la bonne organisation d’un cabinet dentaire, font
partie des compétences dites relationnelles de l’assistante dentaire, il est dès lors
évident qu’on ne saurait exiger de celle-ci qu’elle assume des compétences
techniques d’administration dignes d’une assistante de gestion. On ne peut donc
que lui réclamer de bien s’exprimer, d’accueillir avec amabilité et respect, et
d’être capable « d’écoute, de discernement, de discrétion et d’un devoir de
réserve », si l’on parle bien de ces fameuses compétences relationnelles.

Les tâches courantes de secrétariat qui peuvent être : exercées par une
assistante dentaire polyvalente sont en fait très limitées. L’assistant(e) dentaire :

*rédige les devis, les feuilles de soins et les notes d’honoraires dues par les
patients ;

*assure les encaissements et enregistre les paiements,

assure la liaison avec les divers organismes sociaux et avec tout correspondant
du cabinet ;

*assure les relances ;

*coordonne la liaison avec les laboratoires de prothèse ;

*gère le stock de petit matériel et de produits consommables et assure leur


traçabilité ;

*assure les commandes écrites de fournitures et leur suivi.

En somme, hormis la gestion de l’agenda, la rédaction et l’édition des devis et


autres documents internes (commande des fournitures et matériels du cabinet,
commande des travaux de prothèse), la gestion des règlements (encaissement et
relances) et les relations épistolaires avec les organismes sociaux, la réalisation
récurrente de toute autre tâche administrative ou de gestion donne droit au
versement de la prime de secrétariat, car, à juste titre, une assistante dentaire
n’est pas une secrétaire de direction.

3-Les taches accessoires :

Les travaux d’entretien :

C’est le personnel d’entretien dédié (femme de ménage) qui doit assurer le


nettoyage et « l’entretien des locaux professionnels et de leurs voies d’accès
(sols, murs, portes, vitres, etc.).

À l’occasion d’un soin, l’assistante dentaire doit assurer l’entretien nécessaire


au respect des règles élémentaires d’hygiène.
Seul l’entretien du mobilier dentaire et du matériel afférent aux soins est du
ressort exclusif des responsabilités de l’assistante dentaire. Certes, une assistante
dentaire n’est pas une femme de ménage ; on ne peut néanmoins pas interdire à
un praticien de proposer à son assistante de revaloriser son salaire en effectuant,
si et seulement si elle le souhaite, des heures supplémentaires de ménage, en lieu
et place d’un personnel d’entretien…

4-Les taches à proscrire :

Le management de la relation aux patients.

L’assistante dentaire exerce une profession de support clinique, et à ce titre n’est


certainement pas une gestionnaire de contrats ni de compte.

Il n’est pas envisageable, par exemple, de demander à son assistante dentaire de


présenter de manière autonome un plan de traitement (la préconisation des
solutions thérapeutiques est de la seule et entière responsabilité du praticien ;
cette compétence est inaliénable) et de l’argumenter dans le but de favoriser le
consentement du patient (sous prétexte que le praticien ne serait pas un pro de la
communication !)

Une assistante dentaire n’est pas non plus une statisticienne ni une éditrice de
tableaux de bord : si l’objet d’une réunion d’équipe en cabinet dentaire consiste
à faire la lecture d’un tableau de gestion, autant demander à son expert
comptable de venir faire un petit débriefing personnel au praticien par trimestre
ou semestre, et laisser les assistantes dentaires vaquer à leurs nombreuses
occupations.

L’ASSISTANTE DENTAIRE ALGERIENNE :

Quelle évolution pour quel statut ?

Si l’on donnait tout simplement les moyens à l’assistante dentaire algérienne


d’exécuter pleinement les tâches d’assistance clinique pour lesquelles elle a été
formée et d’augmenter dès lors considérablement sa capacité de rendement et
l’efficacité du chirurgien-dentiste au fauteuil, ce serait déjà une sacrée évolution
de métier pour une majorité d’entre elles. Les praticiens algériens ne se
poseraient plus la question absurde de savoir ce que « vaut » une assistante
dentaire, et n’hésiteraient plus à investir dans le développement de leurs services
généraux. Les assistantes dentaires qualifiées et expérimentées ne rêveraient pas
dès lors d’un improbable et utopique statut d’hygiéniste.

VI/Conclusion :
Si l’on devient assistante dentaire parfois par hasard, rares sont celles qui
continuent leur exercice sans passion. Dans tous les cas de figure, l’assistante
dentaire qui perdure a une forte propension à la prise en charge médico-sociale
du patient et place comme exigence première le respect des règles élémentaires
d’hygiène et d’asepsie.

VII/Bibliographie
1.Block S.S. Disinfection, Sterilisation, and Preservation. 4thed., Lea &
Felbiger, Philadelphia/London(1991).

2.Borneff M.Infektionsprobleme der zahnärztlichen Tätigkeitund ihre


Prophylaxe.Heidelberger Verlagsanstalt, Heidelberg (1993).

3.Centers for Disease Control and Prevention: Recommended infection-control


practices fordentistry, 1993.

4.MMWR 42 (No. RR-8): 1–12 (1993).Cottone J.A., Molinari J.A.

5.State-of-the-art. Infection control in dentistry. JADA 123: 33–41


(1991).Cottone J.A., Terezhalmy G.T., Molinari J.D.Practical Infection Control
in Dentistry.Williams & Wilkins, Daltimore 2nd Ed. (1996)

6.Guggenheim B., Wiehl P.Hygienegerechtes Praxiskonzept (I). Schweiz.


Monatsschr. Zahnmed. 103: 179–181(1993).

7.Guggenheim B., Baumann M.A., Field E.A. Händehygiene und Händeschutz.

Schweiz. Monatsschr. Zahnmed. 104: 771–775(1994).

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