0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
40 vues20 pages

Développementale 45

Transféré par

Olivier Bret
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats ODT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
40 vues20 pages

Développementale 45

Transféré par

Olivier Bret
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats ODT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Questions psycho développementale

1. Qu’est-ce que la psychopathologie développementale ?


- C’est l’étude et la description des troubles dans la période de l’enfance = psychopatho enfant/ado
- C’est l’approche développementale des phénomènes psychopathologiques : paradigme d’étude de
la psychopathologie (évolution/déteminants)

2. Quelles sont les règles de la psychopathologie développementale ?


Sans hiérarchie mais interdépendance :
1. L’objet de la psychopathologie développementale est l’étude des trajectoires individuelles du
développement.
2. Les trajectoires des individus peuvent varier.
3. Les expériences interpersonnelles sont un facteur important expliquant les variations connues
dans le développement.
4. Les expériences précoces sont particulièrement importantes dans l’évolution des trajectoires mais
toutes les expériences comptent.
5. Il peut être envisagé une continuité entre le développement normal et le développement
troublé/patho
6. Il existe de fortes relations réciproques et un enrichissement entre la compréhension des troubles
et les stratégies d’intervention.

3. Comment différencier le normal de l’anormal ?


- écart statistique : référence à une loi normale, à des effectifs et des seuils.
- normes socio-culturelles : cause de disparité, facteur d’acceptation ou non de comportements.
- perspectives de santé mentale : troubles, bien-être, qualité de vie, adaptation aux contextes,
réponses aux besoins fondamentaux, et pas juste absence de symptômes.

4. Quelles sont les deux approches de la notion de psychopathologie ?


- catégories distinctes : distinctions claires entre le normal et le non-normal : différences discrètes et
qualitatives.
- continuum/modèles dimensionnels/quantitatifs : la manière dont les affects, les pensées et les
comportements typiques deviennent problématiques. Pas de distinction entre ajustement et
inadaptation

5. Quelles sont les trajectoires possibles et leurs caractérisations ?


Ellis, 2011, Ingram & Price 2010
A. Continuité d’inadaptations initiales devenant un trouble ultérieurement
B. Continuité d’adaptations positives aux attendus et tâches de développement
C. Inadaptation initiale qui se réoriente par la suite (résilience)
D. Adaptation positive suivie de bouleversements qui orientent vers un trouble

6. Quelles sont les trajectoires possibles pour Parritz et Troy (2017) ?


- adaptation stable // B : 0 risques
- inadaptation temporelle = prise de risque transitoire : s’oriente vers la pathologie/inadaptation puis
revient vers une adaptation. (abus de substances sans addiction)
- Inadaptation renversée //C : changements de vie = nouvelles opportunités (instauration de facteurs
de protection)
- déclin de l’adaptation//D : changements qui génèrent l’adversité (décompensation d’une maladie,
précarité, violence, traumatismes, harcèlement...)
- inadaptation stable //A : adversité chronique sans facteurs de protection
7. Qu’est-ce qui impacte l’adaptation selon Ellis (2011) ?
- l’environnement
- la sensibilité à l’environnement.
=> sensi +/envi- = vulnérabilité ; sensi+/envi += amélioration; sensi - = neutre.

8. Pourquoi la santé mentale est-elle concernée par celle de l’enfant ?


Il n’y a pas de prévention : on découvre les troubles à l’âge adulte, mais il y a une continuité entre la
santé mentale de l’enfant et celle de l’adulte.
L’adulte en bonne santé est productif. Les caractéristiques comportementales de l’enfant prédisent
les troubles de santé à l’âge adulte.

9. Quelles sont les compétences vues comme indissociables de la santé mentale ?


Le développement cognitif, langagier et social

10. Les troubles mentaux de l’enfant et de l’adulte se manifestent-ils de la même façon ?


Non : probablement car le développement est de nature spécifique dans l’enfance.

11. Comment caractériser la bonne santé mentale chez l’enfant ?


- curiosité du monde qui l’entoure
- envie d’apprendre
- capacité à observer et réfléchir sur les événements
- expérience des émotions : affection, amour, colère, frustration et se calmer seul ou avec un peu
d’aide
=> régulation émotionnelle au sens large

12. Comment les troubles de la santé mentale se développent-ils durant l’enfance ?


- résultat de la relation entre environnement et génétique
- dépendant de la relation entre le développement du cerveau et l’environnement
- stress environnemental toxique/instabilité => développement cérébral endommagé
- prise en charge possible après identification : question de l’éduc nat

13. A quels déterminants des troubles externes la psychopathologie développementale s’intéresse-t-


elle ?
- déterminants externalisés
- déterminants internalisés
- déterminants relatifs à l’adaptation sociale.

14. Par quels mécanismes les troubles apparaissent-ils selon la psychopathologie


développementale ?
- les troubles sont causés par des patterns de fonctionnement psychologiques.
- les patterns de fonctionnement sont causés par des facteurs individuels, sociaux et
environnementaux.

15. Quels modèles généraux existent en psychopathologie développementale ?


- neurobiologiques – physiologiques
- psychologiques : psychanalytiques/psychodynamiques ; comportemental et cognitif ; familial et
systémique
- pas liée à une théorie en particulier : les modèles co-existent
16. Qu’est-ce que l’approche intégrative ?
- dimensions biologiques, psycho-cognitives, psycho-affectives, socio-environnementales… :
intégration de différentes perspectives théoriques dans un même cadre

17. Quels sont les modèles physiologiques du développement psychopathologique ?


- Il y a une base biologique à tous les processus psychoogiques
- niveaux d’étude du fonctionnement neurophysiologique : génétique, structurel, biologique,
chimique
- Importance de la notion de réorganisation du système nerveux et de plasticité cérébrale
- modèles précisés à travers la génétique du comportement, les effets d’interaction gènes x
environnement, l’organisation/réorganisation des circuits neuronaux durant le développement.

18. schéma du développement :


19. A partir de quand a-t-on remis en question l’idée que tout dommage fait avant 3 ans est
permanent et irréversible ?
- Autour des années 1990 : plasticité et croissance même après 3ans = capacités de récupération
- On passe aussi de l’idée de patrimoine génétique à celui de potentiel biologique sous influence
environnementale et développementale.

20. Par quoi est caractérisé le développement harmonieux ?


- par des réseaux malléables
- qui se stabilisent : atténuation du potentiel intrinsèque de plasticité

21. Quelle est la relation entre la capacité du cerveau à changer et les efforts que cela requiert ?
- la capacité du cerveau à changer en réponse à l’expérience baisse avec le temps
- l’effort nécessaire au changement augmente.

22. Quels sont les apports de la recherche en épigénétique ?


On étudie l’activité/expression du gène plus que la présence du gène (différence entre ADN =
partition et mélodie = épigénétique.
Epigénétique : écoute de l’environnement par les gènes

23. Quels stimuli environnementaux soulignent l’importance de l’épigénétique et de l’élagage


synaptique ?
- les expériences – surtout précoces et ado
- le contexte social – statut socio-éco
- environnement – physique ET culturel

24. Peut-on dire qu’un gène détermine un trouble ?


Non, on ne peut pas faire de correspondance entre un gène et un trouble. Un trouble est toujours
issu d’une multitude de facteurs génétiques (vulnérabilité innée ou acquise) et de stress
(environnemental ou physio). On dit qu’il y a environ 30 % de gènes exprimés pour 70 % inactifs
mais activables.
C’est le modèle « diathèse-stress ».

25. Quels sont les signes de vulnérabilité acquise /innée ?


- anomalies génétiques
- perturbations biochimiques
- pathologies structurelles

26. Qu’est-ce que l’hétérofinalité ?


Le même environnement, les mêmes causes peuvent avoir des issues différentes car ce sont des
phénomènes complexes et multi-déterminés.

27. Quels sont les patterns de fonctionnement pathologique en terme de fonctionnement


psychologique, individuel, socio-affectif, socio-environnementaux ?
- dysfonctionnement de régulation émotionnelle => TCA
- rumination mentale centrée sur le problème (cognitions, émotions, réponses bio et physio,
fonctionnements sociaux.

28. Quels troubles correspondent à un modèle de maturation et qu’est-ce que cela signifie ?
Ce sont des perturbations considérées comme inévitables : altérations génétiques liées à
- autisme
- troubles bipolaires
- schizophrénie
- épilepsie

29. Sue quoi les modèles polygénétiques mettent-ils l’accent ?


Sur la charge génétique : exercée par de nombreux gènes, avec de nombreuses variations.
Elle influence le développement de différentes formes de troubles mentaux en impactant le
développement cérébral.

30. Sur quels principes les modèles psychodynamiques sont-il centrés ?


- impact de l’inconscient sur le développement de la personnalité
- conflits entre différentes instances de la personnalité ou structures métaphoriques de l’individu :
ça, moi, surmoi
- stades de développement distincts, liés à des épreuves/challenges psychiques : enjeux émotionnels,
sociaux et intellectuels
- impact durable de la résolution d’épreuves psychiques et de conflits.

31. Pourquoi la psychanalyse a-t-elle été développée ?


Pour favoriser l’expression du sens caché de conflits/traumatismes refoulés nécessaire à la
libération => de l’inconscient vers la conscience thérapeutique
→ recours au jeu chez les enfants
! peu étayé !

32. Quelle mise à jour de l’approche psychanalytique a été proposée ?


- processus inconscients : cognitif, affectif, motivationnel
- représentations mentales de soi, d’autrui
- sens personnel d’expériences individuelles

33. Quel autre domaine de la recherche du développement a été initié par le modèle
psychodynamique ?
Le modèle de l’attachement : parent-enfant ; effets durables de la qualité de l’attachement sur le
développement de la personnalité.

34. Pourquoi les évaluations et le traitement psychodynamique s’appuie-t-il sur le jeu ?


- établir des liens avec les enfants en difficulté
- investiguer le fonctionnement pathologique
- remédier en effectuant des changements par le jeu (en TCC?)

35. La psychodynamique se base-t-elle seulement sur l’enfant ?


Non, elle met aussi l’accent sur le rôle des parents et autres membres de la famille dans la génèse et
le maintien des symptômes non-conscients.

36. Sur quels modèles comportementaux les concepts de base des théories de l’apprentissage sont-
ils basés ?
- conditionnement classique
- conditionnement opérant
- apprentissage par observation (= vicariant)
=> acquisition des processus de comportements par les processus d’apprentissage, par le
renforcement.

37. Quels éléments se développent au fur et à mesure que l’enfant grandit ?


- La variété des options de comportement
- les préférences de l’enfant parmi ces options
=> on apprend à préférer les actions gratifiantes aux actions non gratifiantes.

38. Pour le modèle comportemental, qu’est-ce que la psychopathologie ?


- C’est le résultat d’un apprentissage qui a « mal tourné » = l’apprentissage est devenu
dysfonctionnel
→ renforcement de comportements inadaptés
→ non ou mal-renforcement de comportements adaptatifs/appropriés
→ manque d’opportunités d’apprendre des comportements adaptatifs.

39. Sur quoi se base les traitements comportementaux ?


Pendant longtemps :
- désapprentissage
- réapprentissage
- nouvel apprentissage

Nouvelles approches :
- la pensée des enfants influence l’apprentissage
- les retards/déficits influencent l’émergence de troubles
- comment et pourquoi ?
- piaget => interaction dynamique des tâches, contextes /états émotionnels influant sur la cognition
- contexte évolutif : expérience – apprentissage attendu + chgmts quali et quanti pdt développement.

40. Quelle est la particularité des modèles familiaux ?


Ils ne se basent pas sur le patient mais sur le sens des troubles et traits de personnalité dans la
dynamique particulière aux familles. Le trouble de l’enfant reflètent au moins en partie une
psychopathologie familiale, avec un fonctionnement corrélé entre les enfants et les parents.

41. Qu’est-ce que la parent-ectomie ?


C’est la séparation des enfants autistes de leurs parents en mettant en cause les compétences
parentales des « mères-réfrigérateur »(comparaison mère/garde nazi en camp de concentration) –
Bettelheim 1967.

42. Pourquoi est-il important de se pencher sur le fonctionnement de la famille/ des parents ?
- premier cadre d’expériences socio-affectives => impact puissant sur le développement
- les familles doivent répondre aux besoins des enfants : éducation, socialisation, soutien financier
- le temps passé permet de stimuler les compétences de l’enfant et de l’adulte

43. Quelle a été l’évolution des recherches sur l’approche systémique ?


- départ : approche unidirectionnelle : parent → enfant
- puis : interaction : profil parentaux (autoritaire, permissif, négligeant) en lien avec le
fonctionnement adapté ou non des enfants.

44. Quels éléments peuvent favoriser l’apprentissage et l’épanouissement des enfants ?


- attention
- partage éducatif
- accompagnement à l’apprentissage des compétences émotionnelles
- nombre de livres accessibles avant 3 ans
- langage normal quand on parle à l’enfant
- langue des signes bébé : besoins+ régulation des affects

45. Au-delà de la famille nucléaire, quels systèmes faudra-t-il également prendre en compte ?
- membres de la famille élargie
- voisins
- pairs

→ rôle dans les apprentissages socio-affectifs, l’acceptation, l’intimité


→ absence d’amitiés/conflits importants // difficultés psychologiques.

46. Que peut-on dire des relations avec les pairs ?


- influence différente selon le genre
- prendre en compte le rôle des expériences normatives (ex : co-rumination, alcool).

47. Qu’est-ce que la schizotaxie ?


C’est une prédisposition héritée à la schizophrénie qui, en interagissant avec les facteurs extérieurs,
peut s’exprimer par des caractéristiques qui y font penser sans en être ou prédisposer à la
schizophrénie.

48. Qu’est-ce que la vulnérabilité ?


C’est une fragilité, une prédisposition à une maladie.

49. Depuis quand étudie-t-on la vulnérabilité ?


Fin 19e : hypothèse de son existence
début 20e : description de signes particuliers, supposition d’une augmentation des anomalies dans
une même famille, puis hypothèse d’un continuum schizoforme à lien génétique.
Fin 20e : association de l’effet de la génétique et de l’environnement, construit de la schizotaxie,
preuves génétiques par les jumeaux : 50 % environnemental : donc déclenchant.

50. Quels peuvent être des facteurs accélérants d’une vulnérabilité latente ?
- facteurs de stress
- au cours du développement
- pendant la grossesse : ex : grippe
→ seuil de tolérance dépend des modérateurs
Post-natale :
- psychotraumatismes
- substances
- pollution
- alimentation...

51. La vulnérabilité est-elle liée seulement à la génétique ?


Non, elle bimodale : à la fois fondamentale et individuelle et environnementale.

52. Dans le cas d’une transmission familiale de la schizophrénie, quelles sont les dominantes ?
- schizophrénie classique
- schizophrénie à début précoce : la forme est plus précoce quand elle est familiale.

53. Dans quelle catégorie se trouve l’autisme dans le DSM-V ?


Il se trouve dans les troubles envahissants du développement.

54. Par quoi se caractérisent les TED ?


Des altérations qualitatives des interactions sociales réciproques et des modalités de
communication.
Des intérêts restreints, stéréotypés et répétitifs : On parle aussi de triade autistique.

55. Comment se caractérise l’autisme infantile ?


- développement anormal/altéré, manifeste avant 3 ans.
- perturbation caractéristique du fonctionnement dans la triade autistique
- manifestations non spécifiques : difficultés de sommeil, de l’alimentation, phobies, crises de
colère et gestes auti-agressifs

56. Qu’est-ce que l’autisme atypique ?


Il apparaît après 3 ans et ne répond pas à tous les critères de la triade.

57. Qu’est-ce que le syndrome d’asperger ?


- altération qualitative des interactions sociales réciproques (proche autisme)
- triade autistique
- pas de déficit intellectuel ni trouble du langage ni trouble du développement cognitif.

57. Qu’est-ce que la triade autistique ?


C’est la caractérisation des intérêts :
1. restreints
2. stéréotypés
3. répétitifs

58. Quelle est la différence entre entre le DSM IV et V sur l’autisme ?


- plus de triade mais une dyade
- TED se transforment en TSA
- le TSA inclut les troubles autistiques, le syndrome d’Asperger, les troubles désintégratifs de
l’enfance et les troubles envahissants du développement .

59. Qu’est-ce que la dyade autistique ?


- intérêts/activités restreints
- déficit dans la communication
60. Quels sont les critères diagnostics du TSA ?
A. déficits persistants de la communication et des interactions sociales observées dans des contextes
variés. Ex : réciprocité émotionnelle/sociale, déficit communication non verbale, déficit maintenir et
comprendre relations.
B. Caractère restreint et répétitif des comportements, des intérêts ou activités, dont au moins 2/4 :
1. stéréotypies ou activités répétitives
2. intolérance au changement
3. intérêts restreints et fixes
4. hyper ou hyporéactivité aus stimuli sensoriels/ intérêt fort pour les aspects sensoriels.
C. symptômes présents dans les étapes précoces du développement.
D. retentissement sur le fonctionnement social, sco/pro, etc
E. pas expliqués par un handicap intellectuel

→ 3 niveaux de sévérité, selon l’aide nécessaire.

61. Quelle est la prévalence du TSA ?


Environ 1 %, dans toutes les catégories de population.
Augmentation due à l’amélioration du diagnostique.
4,2 hommes pour 1 femme.

62. Pourquoi y aurait-il moins de femmes que d’hommes autistes ?


- hypermasculinisation (théorie) : le fonctionnement des hommes en serait déjà plus proche ?
- effet protecteur géntique ?
- différence d’expression des gènes et de plasticité cérébrale
- une différence d’expression des troubles : plus masqués/subtiles, intérêts spécifiques acceptables.

63. Qu’apporte l’approche dimensionnelle de plus que l’approche catégorielle pour l’autisme ?
Elle combien des dimensions qui composent le TSA, rend compte de plusieurs « autismes », et met
l’accent sur la spécificité des troubles et leurs multiples formes.

64. Quelle est l’étiologie du TSA ?


Pistes :
- influence génétique
- influence des facteurs environnementaux
=> interaction avec des combinaisons multiples.

65. Quels sont les marqueurs biologiques du TSA ?


Il n’y en a pas à ce jour : le diagnostic est à partir d’observations cliniques.

66. Quelle prise en charge est possible pour les TSA ?


- se focaliser sur les mécanismes atypiques contribuant à l’évolution du TSA
- accompagner l’individu pour mieux se comprendre
- lui permettre d’évoluer dans un environnement qui respecte ses spécificités.

67. Quelle est la prévalence des TDAH ?


- 5 % des enfants
- estimation à 3,4 % à l’âge adulte (enquêtes récentes)
- les femmes sont plus souvent diagnostiquées à l’âge adulte.

68. Qu’est-ce que le TDAH ?


C’est un trouble du développement caractérisé par un niveau persistant et inadapté pour l’âge
développemental d’inattention et d’hyperactivité motrice associée à des comportements impulsifs.

69. Quels sont les motifs de consultation pour les TDAH ?


- reconnaissance dans les descriptions
- un proche traité
- trouble comorbide : abus substance, dépression, trouble anxieux…

70. Quelles questions se posent pour diagnostiquer le TDAH ?


- symptômes présents à l’âge adulte ?
- symptômes dans l’enfance ?
- altération fonctionnement ?
- meilleure explication (circonstances, autre trouble) ?
- anamnèse : terrain familial ?

71. Quels sont les tests existants pour le TDAH ?


- CAARS : conner’s adult ADHD rating scales
- ASRS-v1.1 : Adult ADHD self-report scale (DSM-IV, auto éval)
- Brown attention deficit disorder for adults (auto éval)
- ADHD Behavior checklist current symptoms scale (DSM-IV)
- ADHD rating scale IV (DSM-IV, hétéro éval)

72. Quels sont les tableaux cliniques du TDAH ?


- inattention
- hyperactivité/impulsivité
- combinaison inattention/hyperactivité/impulsivité

73. Quels sont les critères diagnostiques du TDAH ?


- Au moins 6 symptômes parmi 18 ( 9 pour inattention, 9 pour hyper/impuls), dans 1 ou 2 groupes.
- > 6 mois
- anormal/développement
- mini 2 situations
- avant 12 a
- perturbation du fonctionnement

74. Quels sont les 9 symptômes d’inattention ?


- pas d’attention aux détails/fautes d’étourderie
- difficulté à soutenir l’attention
- ne semble pas écouter quand on lui parle
- ne suis pas instructions/ne finit pas les tâches
- pb organisation
- évite l’effort mental
- perd ses affaires
- facilement distrait
- distrait ds activités quotidiennes

75. Quels sont les 9 symptômes d’hyperactivité/impulsivité ?


- remue mains/pieds/se tortille
- quitte son siège
- court ou grimpe partout
- difficulté à jouer tranquillement
- court souvent
- parle trop
- répond vite aux questions, sans attendre la fin
- difficulté à attendre son tour
- interrompt ou fait intrusion auprès des autres.

76. Quelles sont les différences entre les enfants et les adultes TDAH ?
- diminution des symptômes : hyper/impuls : 40-50 %; attention : 20 %
- l’expression clinique varie : passage d’une expression comportementale à une expression
cognitive :
→ l’hyperactivité se manifeste par de l’impatience motrice, relaxation difficile, multiplication de
projets.
→ impuls : plaisir immédiat, abandons de poste, ruptures, accidents, effraction à la loi
→ attention : difficulté à se concentrer sur 1 tâche, sentiment d’être débordé, désorganisation,
oublis, retards, peu d’attention aux détails

78. Quelles sont les 10 plaintes les plus fréquentes chez les TDAH ?
- trouver/garder un travail
- réussir autant que ses capacités
- réussir ses études à leur niveau
- se concentrer
- s’organiser
- établie/maintenir routine
- être discipliné
- mémoriser
- voir clair
- estime de soi

79. Quels sont les 12 domaines altérés par le TDAH chez l’adulte ?
- loisir
- scolarité/prof
- relations sociales
- relations conjugales
- gestion des finances
- conduite auto
- loi
- gestion des enfants
- gestion du domicile
- drogue
- santé
- sexualité

80. Quels types de questions poser pour explorer ces domaines ?


Des questions avec « comment » : comment vous organisez pour courses/ménage ? …
Le but est d’identifier les stratégies d’adaptation.

81. Qu’est-ce qui rend le diagnostique difficile ?


- comorbidités (psy/addiction)
- outils diagnostiques non adaptés
- absence de spécificité des symptômes cibles
- des particularités sémiologiques, liées à l’âge, au sexe et à l’environnement
- diagnostic rétrospectif difficile
82. Quelles sont les répercussions du TDAH à l’âge adulte ?
- gardent moins longtemps leur travail
- plus absents au W
- maltraitance/rejet
- + divorce
- + comportement à risque (voiture)
- + substances et addictions

83. Comment l’attention est-elle impactée par le TDAH ?


- attention soutenue : + erreurs et tps
- attention sélective/divisée : - bons

84. Comment les fonctions exécutives sont-elles impactées par le TDAH ?


- inhibition et flexibilité mentale : résultats contradictoires
- mémoire de travail : difficultés
- traitement des infos émotionnelles : difficultés
→ Les déficits cognitifs ne sont pas suffisants pour diagnostiquer le TDAH : variabilité !

85. D’où viennent les difficultés d’inhibition des TDAH ?


De l’aversion pour le délai, dû à une altération des mécanismes motivationnels (réseau fronto-
striatal ventral + amygdale).

86. Quel est l’objectif de la prise en charge du TDAH ?


Développer et implémenter des stratégies d’adaptation
Il faut comprendre et modifier les distorsions cognitives, favoriser l’utilisation de stratégies,
modifier le comportement, gérer l’humeur dep et l’anxiété, + estime de soi

87. Quelles stratégies seront utilisées dans la prise en charge ?


1. stratégies cognitives :
- restructuration cognitive
- priorisation
- organisation
- gestion du temps et de la procrastination
- résolution de problème
- gestion de l’argent et des relations
- pleine conscience
2. stratégies émotionnelles :
- régulation émotionnelle
- contrôle des impulsions
- autorégulation
- gestion de la colère ou du stress
- motivation
3. Stratégies mixtes qui utilisent des 2.

88. Quelles sont les difficultés prévisibles dans la psychothérapie ?


- établir un dialogue avec quelqu’un qui parle beaucoup et n’écoute pas.
- demandes du sujet pour faire à sa place
- non-respect des règles de la psychothérapies (horaires, paiements)
- décisions impulsives ou opposition
- difficultés d’abstraction/ généralisation
- distractibilité
- rigidité des stratégies adaptatives si absence de priorisation
89. Quelles informations sont importantes à retenir sur la maltraitance ?
- 1enfant/3
- 13 à 43 % des adultes rapportent des formes de maltraitance pendant l’enfance
- conséquences psychologiques et physiques à long terme
- effet additif des mauvais traitements sur la santé

90. Qu’est-ce que la maltraitance ?


C’est la menace ou l’utilisation intentionnelle de la force physique ou du pouvoir contre soi-même,
autrui ou contre un groupe /communauté qui entraîne ou risque fortement d’entraîner un
traumatisme, un décès, des dommages psychologiques, un maldéveloppement ou des privations.

91. Quels sont les 4 types d’abus ?


- sexuel
- physique
- émotionnel
- négligence

92. Quelles sont les principales conséquences de la maltraitance ?


1. socioaffectif :
- troubles internalisés (anxiété, estime de soi--)
- TSPT
- antipathie, troubles de l’humeur (faibles habiletés sociales chez l’enfant)
- troubles externalisés (agressivité, conduite antisociale, impulsivité…)
- difficulté à reconnaître et comprendre les émotions
2. comportemental : à long terme seulement
- abus de substances
- comportements sexuels à risque + IST
3. cognitif :
- langage
- déficit fonctions cognitives (fonctions exécutives, abstraction…)
- difficulté et décrochage scolaire
4. neurobiologique :
- dérèglement des systèmes biologiques de réponse au stress
- altération de la maturation du cerveau (système nerveux)→ vulnérabilité au développement de
maladies psychiatriques
- impact sur la structure, le fonctionnement du cerveau, l’expression des gènes
5. physiques :
- blessures
- retards développementaux
- maladies pulmonaires chroniques
- maladies cardiovasculaires
- côlon irritable

93. Quelles sont les conséquences plus subtiles, chez l’adulte, de la maltraitance ?
La transmission transgénérationnelle de la violence

94. Quelles notions doit-on garder en tête sur le sujet de la maltraitance ?


- équifinalité : différentes causes pour une même conséquence
- multifinalité : une cause pour différentes conséquences
- chronicité + cooccurrrence : plus fréquent, plus variés = plus impacts
=> cumul des conséquences !
95. Qu’est-ce que le modèle d’épigénèse probabiliste ?
L’environnement a une conséquence sur le développement mais on doit prendre en compte les
interactions avec d’autres déterminants et structures du développement : le comportement et la
conduite, le niveau neural et le niveau génétique : ces déterminants sont indépendants mais
s’influencent les uns les autres

96. Qu’est-ce que les MIO ?


C’est les modèles internes opérants. Ils sont stables et dépendent des réponses des parents aux
besoins de l’enfant. Ils orientent le fonctionnement de l’individu selon la trajectoire initiée dans les
relations qu’il a connues.

97. Quels sont les styles d’attachement chez l’enfant ?


- sécure
- ambivalent/préoccupé
- évitant/détaché
- désorganisé (42 % si maltraitance!)

98. Comment définir les styles d’attachement chez l’adulte ?


Des patterns systématiques d’attentes, de besoins, d’émotions, de stratégies de régulation
émotionnelle et de comportement social.

99. Quels sont les modes d’attachement chez l’adulte ?


- sécure : aisance, sécurité émotionnelle, représentations positives, autonomie, flexibilité,
disponibilité
- craintive : peur, crainte du rejet, image négative de soi et des autres, anxiété/stress, insatisfaction
- détachée : distance émo, méfiance, image positive de soi mais neg des autres, difficulté régul émo
- préoccupée : peur de l’abandon, image neg de soi mais idéalisée des autres, peu de contrôle,
recherche de relations.

100. Quels sont les critères diagnostics A et B du trouble réactionnel de l’attachement ?


A. comportement inhibie/retrait émotionnel :
1. cherche peu le réconfort
2. répond peu au réconfort
B. Perturbation sociale et émotionnelle
persistante : 2/3 :
1. diminution de la réactivité sociale
2. affects positifs restreints
3. irritabilité/tristesse/peur sans raison

101. Quels sont les critères diagnostiques A et B


du trouble de la désinhibition du contact social ?
A. l’enfant s’approche activement et interagit
avec des inconnus (2/4) :
1. pas de réticence pour parler à des inconnus
2. trop familier
3. pas d’autorisation pour s’éloigner
4. part avec un inconnu sans hésitation
B. pas TDAH mais comportement désinhibé
102. Sur quels critères peut-on s’appuyer pour développer le sentiment de sécurité dans la relation
thérapeutique ?
- le client considère le thérapeute fort et sage
- il recherche proximité/lien émotionnel
- thérapeute = refuge quand menage
- anxiété de séparation possible
- thérapeute a sentiment de sécurité /base sécurisante
→ repérer les moments importants de la relation, manière de demander de l’aide.

103. Les troubles de l’anxiété sont-ils spécifiques à l’adulte ?


Non, la plupart existent à la fois chez les adultes et les enfants et le trouble d’anxiété de séparation
commence toujours dans l’enfance ou à l’adolescence.

104. La peur et l’angoisse sont-elles normales ou pathologiques ?


Ce sont des processus normaux :
- rôle adaptatif
- face à des défis/situations nouvelles
- inhérente à certaines étapes du développement
- touche la majorité des enfants de 4 à 12 ans (peur, inquiétudes, cauchemars)
- devient problématique quand elle entrave le développement/fonctionnement général => trouble
anxieux

105. Comment se compose le modèle développemental de l’anxiété ?


Anxiété développementale => symptômes anxieux => troubles anxieux de l’enfance => troubles
anxieux de l’adulte.

106. Quel est le cercle vicieux de l’anxiété ?

107. Quels sont les facteurs de vulnérabilité de l’anxiété chez l’enfant ?


- cognitifs : contrôle réduit sur les événements
- émotionnels : difficulté de régulation/maîtrise de l’expression émotionnelle
- socio-comportementaux : attachement insécure, évitement et retrait social
- biologiques : héritabilité, inhibition comportementale, dérégulation des sous-systèmes neuro
108. Quelle est l’évolution des différents troubles anxieux au cours de la vie ?

Les troubles anxieux peuvent apparaître tardivement dans la vie en raison de facteurs
neurobiologiques, psychologiques et sociaux dans le développement des troubles anxieux tardifs.
Avec le vieillissement et la neurodégénérescence, le lien entre l’amygdale et les zones frontales se
déconnecte, ce qui donne lieu à des difficultés de régulation émotionnelles. Il y a également des
risques psychologiques/cognitifs/ personnalité/flexibilité, et des risques sociologiques (sexe,
revenus, enfants).

109. Quels sont les objectifs du bilan initial ?


- diagnostiquer le trouble anxieux et évaluer la gravité
- identifier les comorbidités psy et somatiques
- évaluer les conséquences du trouble
- évaluer la nécessité d’une consultation psychiatrique
- psychoéducation sur le trouble
- programme de prise en charge clair

110. Quels sont les éléments de psychoéducation autour du trouble ?


- nature, manifestation, fréquence, causes, difficultés diagnostiques
- traitements possibles
- suivi et observance médicamenteuse
- ressources : biblio + assos
- hygiène – diététique : sommeil, équilibre alimentaire, pas d’alcool, café, tabac, drogues, exercice
physique.

111. Comment traite-t-on les comorbidités associées ?


- dépression : antidépresseurs avec propriétés anxiolytiques
- alcool/drogue : sevrage d’abord
- somatique : surveillance médicale

112. Quel est l’avantage des psychothérapies dans le traitement des troubles anxieux ?
- taux d’abandon faible
- meilleur rapport coût/efficacité
- résultats plus durabkes
- meilleure satisfaction
- TCC recommandées.

113. Quels sont les éléments de la prise en charge de l’anxiété en TCC ?


- comportemental : cercle vicieux du conditionnement à l’angoisse et aux ressentis de l’anxiété
- émotionnel : régulation fonctionnelle des émotions liées à l’anxiété
- cognitif : assouplissement des pensées dysfonctionnelles/automatiques

114. Quels sont les protocoles utilisés pour le traitement de l’anxiété ?


- Protocole de Norton : 12 séances de 2h : psychoéducation, auto-observation, restructuration
cognitive et exposition graduelle+ prévention de réponse
- protocole unifié de Barlow : + troubles de l’humeur : 12 à 18 séances d’1h seul ou 12 à 14 séances
de 2h en groupe : psychoéducation, désensibilisation systématique, restructuration cognitive, pleine
conscience, gestion des émotions.

115. Quels sont les critères diagnostiques pour l’anorexie mentale ?


A. restriction alimentaire => perte de poids
B. peur prendre du poids
C. dysmorphophobie ou importance trop grande du poids/corps, manque de reconnaissance de la
gravité de la maigreur
=> restrictive ou boulimique avec purge

116. Quels sont les critères diagnostiques de la boulimie ?


A. crises de boulimie récurrente
B. comportements compensatoires
C. A et B > 2x/sem , 3 mois
D. estime de soi trop influencée par poids/corps
E. pas pendant de l’anorexie mentale

117. Quels sont les critères diagnostiques de l’hyperphagie boulimique ?


A. crises de boulimie récurrentes avec perte de contrôle
B. mini 3/5 :
- manger vite
- manger trop (douleur)
- manger sans faim
- se cacher pour manger
- dégoût/déprime/culpabilité
C. souffrance
D. >1x/semaine ; 6 mois
E. pas de comportements compensatoires

118. Quelles sont les prévalences des TCA ?


- anorexie : 0,5 %
- boulimie : 2 à 5 %
-hyperphagie : 14 %

119. Quelles sont les questions pour repérer les signes ?


Echelle de SCOLL : TCA à suspecter si > 2 critères remplis
1. déjà fait vomir car estomac plein ?
2. peur de perdre le contrôle ?
3. perte > 6kg/3mois ?
4. se trouve trop grosse alors qu’autres trouvent trop mince ?
5. nourriture domine la vie ?

120. Quelles sont les différences entre un régime et l’entrée dans l’anorexie ?

121. Quelles sont les conséquences physiques de l’anorexie ?


- ostéoporose
- fonte musculaire
- déchaussement des dents
- lanugo
- retard de croissance
- système immunitaire faible
- troubles digestifs
- hypothermie
- maux de têtes, vertiges
- troubles cardiaques

122. Quel est le modèle explicatif de l’anorexie mentale ?


123. Quel est le modèle explicatif de la boulimie ?

124. Quels processus psychologiques sont dysfonctionnels dans les TCA ?


- restriction cognitive
- facteurs émotionnels
- identification aux pensées négatives et schémas cognitifs dysfonctionnels du corps, de soi, de sa
relation aux autres
- externalisation, peu d’intériorité
- évitement des signaux corporels

125. Quel est le cercle vicieux des TCA ?

126. Quelles sont les prises en charge des TCA ?


- renutrition (anorexies)
- psychoéducation (obésité)
- suivi diététique (obésité)
- chirurgies (obésité)
- psychothérapies (TCC)
- médicaments (fluoxetine/boulimie)
! Echecs ! 50 %
=> hospitalisation si danger ou épuisement
=> soins en ambulatoire
=> multidisciplinaire
=> accompagnement de l’entourage

127. Comment accompagner un proche avec un TCA ?

128. Quels sont les axes de prise en charge psychothérapeutiques ?


1. réintégrer les ressentis corporels/goût => alimentation en rapport avec les besoins physio,
modifier l’image du corps, approcher les émotions de l’intérieur
2. travailler sur l’évitement expérientiel
3. cognitions et schémas

Vous aimerez peut-être aussi