Chaîne d'énergie : Unité A.D.C. expliquée
Chaîne d'énergie : Unité A.D.C. expliquée
Technique
Mohammedia CHAINE D’ENERGIE : module A.D.C. Classe : 1 STE
I. Présentation
Pour agir sur la matière d'œuvre, un système automatisé a besoin d’énergie, qui subira de nombreux
traitements pour être adaptés à la nature de l'action sur la matière d'œuvre.
L’unité A.D.C. traite donc de ces aspects qui peuvent être modélisés par les fonctions génériques, c'est à dire
qui s'appliquent sur la plupart des systèmes ; il s'agit des fonctions :
Alimenter ;
Distribuer ;
Convertir;
Ordres
I.1. Présentation
AGIR
ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTRE
SUR LA
Chaine d’énergie MATIERE
D’OEUVRE
Energies
Matière
d’entrée
d’œuvre
sortante
Dans les centrales thermiques : La chaleur produite dans la chaudière par la combustion du charbon, gaz ou
autre, vaporise de l'eau. Cette vapeur d'eau est alors transportée sous haute pression et sous haute température
vers une turbine. Sous la pression, les pales de la turbine se mettent à tourner.
L'énergie thermique est donc transformée en énergie mécanique. Celle-ci sera, par la suite, transformée à son
tour en énergie électrique via un alternateur. A la sortie de la turbine, la vapeur est retransformée en eau
(condensation)) au contact de parois froides pour être renvoyée dans la chaudière où le cycle recommence
A l'intérieur du réacteur, l'uranium 235 est le siège d'une réaction nucléaire qui produit une grande quantité de
chaleur.
Cette chaleur est continuellement évacuée hors du réacteur vers un échangeur de chaleur, grâce à un fluide dit
caloporteur. L'échangeur transfère la chaleur qui lui vient du réacteur à un circuit eau-vapeur analogue à celui
d'une centrale thermique classique. La vapeur produite sous forte pression entraîne une turbine couplée à un
alternateur, puis se condense dans un condenseur et est ensuite réinjectée dans l'échangeur
L’effet photovoltaïque est simple dans son principe. Les panneaux solaires se
composent de photopiles constituées de silicium, un matériau semi-conducteur
qui abrite donc des électrons. Excités par les rayons du soleil, les électrons
entrent en mouvement et produisent de l'électricité.
L'énergie solaire photovoltaïque est surtout utilisée pour la fourniture
d'électricité dans les sites isolés : électrification rurale et pompage de l'eau
(50%), télécommunications et signalisation (40%), applications domestiques
(10%)
III. Exercices
Exercice 1 :
3. La production de l’énergie électrique est-elle constante quel que soit la période de l’année ? Oui Non
4. Quelles sont les différentes sources de production d’énergie électrique ? Pour cela compléter le tableau suivant.
5. Quelle est l’unité de mesure de la quantité d’énergie électrique ? Volt Watt Ampère Wattheure
Exercice 2 :
Une station d’irrigation est alimentée par cellules solaires. Sachant que la station est constituée par deux pompes dont la
puissance de chacune est 3 kW. La tension d’alimentation nominale est de 100 V (c’est la tension à fournir au groupe
pompe/convertisseur).
Sachant que chaque cellule élémentaire peut fournir une puissance 1W avec une tension 1.25V :
Exercice 3 :
On utilise 6 piles identiques de 1,5 V chacune pour alimenter un radio-CD 9 V - 4,2 W.
1. Comment devra-t-on associer les 6 piles pour obtenir les 9 V souhaités ?
2. Donner le modèle équivalent de Thévenin de cette association.
3. Calculer l’intensité du courant que doivent fournir les piles pour alimenter l’appareil « à plein régime ».
4. Chaque pile à une capacité de 2000 mAh. Calculer le temps pendant lequel il est possible de faire fonctionner la
radio-CD.
I. Le courant électrique
Un courant électrique (déplacement de porteur des charges) ne peut s'établir que dans un circuit électrique fermé.
Par convention, on dit que le courant sort de la borne + du générateur; il est opposé au sens réel du déplacement des
porteurs de charges. Ce sont les électrons dans les métaux.
cas particulier du court-circuit
Circuit ouvert ( à vide ) Circuit fermé
(Danger : à ne pas faire)
I I = Icc
I=0A
U = Uo = U UCC = 0V
U à vide
L'intensité du courant est une grandeur algébrique, elle se mesure à l'aide d'un ampèremètre.
Elle s’exprime en ampère (A).
II. Différence de potentiel ( d.d.p ). Tension
Soit un dipôle AB: UAB
Ce lit comme suit : la tension entre le point A et le point B (ou la
différence de potentiel entre A et B) est égale au potentiel électrique A B
du point A moins le potentiel électrique du point B.
La tension est une grandeur algébrique, on la mesure à l'aide d'un
voltmètre. Elle s’exprime en volt (V). UBA = -U AB
I I
Entrée du circuit W W
Sortie du circuit
"courant" "courant" U Charge
U
Circuit "tension"
V. Fréquence
V. Résistances
V.1. Loi d'ohm pour une résistance en convention récepteur
I U = R.I R : résistance du résistor (en Ohm Ω)
résistor
résistor (Ceci veut dire qu'aux bornes du résistor R, il y a la tension U et qu'il est
U traversé par le courant I).
Expression de la résistance : la résistivité en fonction de la température :
ρt = ρ0 (1 + at)
L en m (mètre)
R=ρ L
s s en m2 ρt : résistivité à la température t et ρ0 résistivité à la
ρ résistivité du résistor en Ωm température 0°C
a : est le coefficient de température du résistor
R1 R2 Réq
I I
U1 U2
U U
U = U1 + U2 = (R1 + R2 ) I U = Réq.I
Exemple
Couleurs : Rouge-Rouge-Orange-Or
La valeur de la résistance est :
22 KΩ à 5%
La valeur réelle est comprise entre :
20,9KΩ ≤ R ≤ 23,1KΩ
E6 10 15 22 33 47 68
E12 10 12 15 18 22 27 33 39 47 56 68 82
E24 10 11 12 13 15 16 18 20 22 24 27 30 33 36 39 43 47 51 56 62 68 75 82 91
Dissipation nominale en Watt.
C'est la puissance que l'élément peut dissiper d'une façon continue sans risque de détérioration.
On trouve les puissances suivantes : 1/8W, 1/4W, 1/2W, 1W, 2W, 3W et 4W dont les dimensions varient
proportionnellement
On appelle ajustables ou potentiomètres Les potentiomètres sont identiques, dans leur principe,
ajustables des résistances dont la valeur est aux ajustables, mais ils sont nettement plus volumineux
variable et peut être ajustée par l'utilisateur. et munis d’axe, sur lequel on peut au besoin adapter un
Ces résistances se présentent sous la forme d'un bouton de réglage.
petit boîtier muni de trois pattes et d'un curseur
rotatif, à souder sur le circuit imprimé.
Il existe une grande variété de modèles, à piste
de carbone ou à piste cermet, capotés ou non,
horizontaux (pour un montage "couché") ou
verticaux (montage "debout").
Elles s'ajustent en tournant, à l'aide d'un tournevis,
le curseur central.
Alimentation stabilisée
VI.2. fonctionnement
VI.2.1. fonction abaisser la tension
Cette fonction est réalisée par un transformateur. Il permet de diminuer l'amplitude de la tension secteur.
Caractéristique du transformateur
Rapport de transformation Puissance apparente d'un transformateur
Un transformateur est caractérisé par son rapport de
transformation. Ce rapport est fonction du nombre de spires L'autre caractéristique d'un transformateur est la puissance
des enroulements primaire et secondaire : transmise du primaire vers le secondaire. Cette puissance
m = U20 / U1 = N2 / N1 = I1 / I2 est appelée puissance apparente S et s'exprime en V.A
U1 : tension primaire (voltampère) et est égale à : S = U I donc dans notre cas:
U20 : tension à vide secondaire S = U2.I2
N1 : nombre de spires primaires
N2 : nombre de spires secondaires
IV.2.2. Fonction redresser la tension
Cette fonction est réalisée par un pont de diode. L'opération consiste à redresser l'alternance négative. On parle de
tension continue redressée
La tension U2(t) est positive, les diodes D1 et D4 se La tension U2(t) est négative, les diodes D2 et D3 se mettent à
mettent à conduire. Les diodes D2 et D3 sont bloquées conduire. Les diodes D1 et D4 se bloquent car la tension à
car la tension à leurs bornes est négative. leurs bornes est négative.
D1 et D4 passantes D2 et D3 passantes
D2 et D3 bloquées D1 et D4 bloquées
Donc, la tension d'entrée non régulée Ve ne devra jamais être inférieure à (Vs + (Ve - Vs) mini) sinon la tension de
sortie ne sera plus constante.
V. Exercices
Exercice 1:
1. Vérifier que la résistance équivalente vue du générateur à l’association de toutes les résistances est R eq = 4 k
2. Flécher toutes les tensions et tous les courants.
3. Calculer toutes ces tensions et tous ces courants.
R1 R3
R1 = 2,5 k
R2 = 3 k
10 R2 R4 R5 R3 = 1,5 k
V R4 = 1,5 k
R5 = 6 k
R6 R6 = 300
5
Exercice 2:
Calculer la résistance d’un cordon électrique en cuivre de longueur 60 cm et de section 0,5 mm2 à la température de 0°
puis de 20°. On donne pour le cuivre : la résistivité à 0° : 1,6 10-8 m. le coefficient de température : 4 10-3
Exercice 3:
1. Calculer R234 la résistance équivalente au groupement R2, R3 et R4.
2. Exprimer U2 en fonction de U, R1 et R234 puis calculer U2.
3. Exprimer U4 en fonction de U2, R3 et R4 puis calculer U4.
4. Exprimer I3 en fonction de I1, R2, R3 et R4 puis calculer I3.
R1
I1 I3 R1 = 100
U R2
R3 R2 = 64
U2 R3 = 47
R4 = 10
U4
I2 R4 U = 20 V
Exercice 4:
On souhaite étudier le fonctionnement d’une lampe torche.
On dispose pour cela :
- d’une pile,
- d’une lampe,
- de fils conducteurs,
- d’un interrupteur.
I. Parmi les trois schémas proposés ci-dessous, entourer celui qui modélise la lampe torche.
II. Une fois le circuit réalisé et l’interrupteur fermé, la lampe ne brille pas. On décide donc de tester le circuit pour
expliquer ce disfonctionnement.
1. Premier test : mesure de l’intensité
a) Quel appareil de mesure doit-on utiliser ?
b) Reproduire le schéma choisi précédemment en plaçant cet appareil de mesure.
2. Deuxième test : mesure de la tension
a) Quel appareil de mesure doit-on utiliser ?
b) Ajouter cet appareil sur le schéma précédent.
3. Résultat des mesures : intensité = 0,3 A et tension = 1,2 V.
a) Calculer la puissance consommée par la lampe lors des mesures. (Rappel P = U I)
b) En observant les caractéristiques de la lampe, dire pourquoi elle ne brille pas.
changer l’interrupteur
mettre une lampe de plus forte puissance
changer les fils
changer la pile
Exercice 5:
Une installation électrique isolée est alimentée sous 220 V par un générateur électrique de courant continu. Elle
comporte les appareils suivants :
un fer à repasser de 800 W ;
un sèche-cheveux de 650 W ;
un moteur d’appareil électroménager de 350 W ;
dix lampes marquées 60 W ;
une machine à laver de 2 KW.
1- Calculer l’intensité du courant qui passe dans la ligne si tous les appareils de l’installation fonctionnent en même
temps.
2- Calculer le coût de 5 heures de fonctionnement, en admettant que 1 KWh est facturé 0,90 dirhams.
Exercice 6:
Pour alimenter une lampe (6V, 100 mA), on utilise une alimentation stabilisée réglable de 0 à 30 V.
1. Faire un schéma du montage à réaliser pour relever la tension aux bornes de la lampe.
On dispose des calibres suivants : 100 mV, 200 mV, 0,5 V, 1V, 5V, 10V, 20V, 220V.
2. Quel calibre choisissez-vous ? Justifier.
3. L'alimentation stabilisée ne fonctionne pas. On se propose d'utiliser un générateur qui délivre une tension fixe de 15
volts. Calculer la valeur de la résistance de protection à mettre en série avec la lampe pour qu'elle fonctionne dans les
conditions nominales ?
4. Choisir le conducteur ohmique le mieux adapté parmi les valeurs normalisées des résistances suivantes :
47 Ω, 1W
100 Ω, 0,5 W
100Ω,1W
220 Ω, 1W
I. Introduction
L'électricité ne sent pas, ne se voit pas et ne s'entend pas, ce qui la rend très dangereuse pour les utilisateurs. En effet, la
mauvaise utilisation de l'électricité peut entraîner des accidents plus ou moins graves.
II. Effets physiologiques du courant électrique
II.1. Effet du courant sur le corps
Les effets et dommages provoqués dépendent du trajet du courant électrique dans le corps humain. Certains organes
souffrent plus fortement des chocs électriques.
Passage du courant dans…
Inhibition des
Picotement ; Collage de la Asphyxie centres commandant
brûlures victime ; avec Fibrillation les manœuvres
impossibilité ventriculaire respiratoires et
cyanose
de se libérer réglant le rythme
cardiaque
(0,5 mA ~ )
(2 mA - ) Picotement Brûlure
(5 mA ~ ) T
Secousse électrique
E Electrothermique Par arc
(10 mA ~ )
Contraction musculaire M
Fibrillation ventriculaire :
P
(25 mA ~ ) Fonctionnement anarchique du cœur
Tétanisation des muscles respiratoires S (nécessité d’utiliser un défibrillateur)
(50 mA ~ )
(130 mA - )
Fibrillation ventriculaire
Mort clinique
Relation entre le temps de passage du courant de choc dans le corps humain et l’intensité de ce courant
Zone 1 : habituellement aucune
réaction
Zone 2 : habituellement, aucun
effet physiologique dangereux
Zone 3 (de la ligne b jusqu’à la
courbe c1) : Habituellement aucun
dommages organiques.
Probabilités de contractions
musculaires et de difficultés de
respiration pour des durées de
passage du courant supérieures à
2 secondes.
Zone 4 (au-delà de la courbe
c1) : risques d’arrêt du cœur, arrêt
de la respiration, brûlures graves
- Entre les courbes c1 et c2 : la
probabilité de fibrillation
ventriculaire augmente jusqu’à 5%
- Entre les courbes c2 et c3 :
probabilité de fibrillation
ventriculaire jusqu’à environ 50%
- Au-delà de la courbe c3 :
probabilité de fibrillation ventriculaire
supérieure à 50%
Relation entre le temps de passage du courant de choc dans le corps humain et la tension de contact
Exemple :
Lors d'un défaut dans un local sec
(UL = 50 V), si la tension de contact vaut
100 V, le dispositif de protection doit
couper le circuit en moins de
0,4 secondes.
Phase
Isolant
Terre Terre Terre
Approche d’un Contact entre une Contact entre une Contact entre une masse Contact entre une masse
conducteur sous haute partie active sous partie active sous mise acciden-tellement mise accidentellement sous
tension et d’un élément tension et un tension et une autre sous tension et un tension et une autre masse
conducteur relié à la élément conducteur partie active sous élément conduc-teur relié mise accidentelle-ment sous
terre relié à la terre tension à la terre tension
Relativement rare Très fréquent Fréquent Relativement fréquent Très rare
La protection est assurée aussi bien contre les contacts directs qu'indirects lorsque la tension ne dépasse pas celle donnée
dans le tableau. Les installations en TBT doivent être alimentées à partir de sources de sécurité, c'est à dire parfaitement
isolées des installations de tension supérieure (exemple: transformateurs d'isolement, piles, accumulateurs, …)
Tension limite
Exemples d'utilisation
En alternatif En alternatif
50 V 120 V Locaux d'habitation, bureaux, locaux non mouillés
25 V 50 V Locaux mouillés, chantiers extérieurs secs
12 V 25 V Piscines, volume dans salle de bain
Association de la mise à la terre avec des dispositifs de coupure automatique de l’alimentation
Dans le cas d’installations alimentées directement en BT par Lydec (régime TT), on utilise un dispositif à coupure
automatique de l’alimentation en cas de défaut : disjoncteur ou interrupteur à courant différentiel résiduel (DDR).
Fonctionnement symboles
Symboles unifilaires
Iph In
Pas de défaut : Id = 0 Iph = In
le DDR ne déclenche pas.
DDR
Défaut : Id ≠ 0 Iph ≠ In le
DDR déclenche si le courant de
défaut est supérieur à sa
sensibilité In.
Id Récepteur
V. Exercices
Exercice 1 :
Dans une habitation avec locaux mouillés et une résistance de la prise de terre de 37. Quelle devra être la sensibilité du
disjoncteur différentiel à utiliser ?
Exercice 2 :
Dans une habitation avec locaux mouillés, on place un disjoncteur différentiel ayant une sensibilité de 500mA. Quelle
devra être la résistance de la prise de terre ? Peut-on augmenter cette résistance de terre?
Exercice 3 :
A l’arrivée d’une installation électrique, on observe la présence d’un disjoncteur différentiel de 650 mA. La tension de
sécurité étant de 50 V (local sec), quelle peut être la valeur maximale de la résistance de terre de cette installation ?
Exercice 4 :
Dans une boulangerie, la résistance de la prise de terre est de 40 et le disjoncteur à l’arrivée du secteur a une
sensibilité du différentiel résiduel de 500 mA. Quelle sera la tension à laquelle seront portées les masses en cas de
défaut.
Exercice 5 :
Une piscine utilise une pompe pour son installation de filtrage d’eau. La résistance de la prise de terre étant de 150.
Quelle doit être la sensibilité du différentiel de protection ?
Exercice 6 :
A l’arrivée d’une installation électrique, on a placé un disjoncteur 320 mA (dispositif différentiel résiduel). Donner la
valeur de la résistance maximale de la prise de terre en local humide.
Exercice 7 :
En manipulant une « rallonge » en mauvais état dans sa cave très humide, une personne « touche » l’un des conducteurs
dénudés.
a. y aura-t-il électrisation, électrocution, défaut de court-circuit, défaut d’écoulement à la terre ?
b. quelle serait la tension de contact ?
c. quel devrait être le temps de coupure de l’appareil de protection ?
d. quelles seraient les caractéristiques de l’appareil de protection qui serait nécessaire ?
Exercice 8 :
Sur le schéma, les 2 prises sont protégées par un disjoncteur différentiel.
Parmi les affirmations suivantes, cocher celles qui sont correctes.
L'énergie pneumatique utilise l'air comprimé comme fluide pour le transport de l'énergie, et sa transformation
en énergie mécanique.
I.1. Compresseur
Il a pour rôle d’augmenter la pression de l’air.
Deux types de compresseurs sont utilisés industriellement.
Compresseurs volumétriques : une quantité d’air à pression P1 est enfermée dans une enceinte à volume
variable, on diminue le volume de l’enceinte: la pression augmente jusqu’à P2, cet air est alors dirigé vers le
point d’utilisation.
Turbocompresseurs : une vitesse élevée est communiquée à l’air basse pression. L’air acquiert une énergie
cinétique, il est alors canalisé vers le point d’utilisation, son énergie cinétique se transformant en augmentation
de pression.
I.2. Stockage
Le compresseur a souvent un débit pulsé, la pression d’air est donc variable.
Un réservoir permet d’atténuer ces variations de pression jusqu’à les rendre négligeables.
Le réservoir permet également de ménager des temps d’arrêt dans le fonctionnement du compresseur.
II. Réseau de distribution de l’air
La distribution d’énergie pneumatique se fait par canalisations rigides reliées par des cols de cygnes pour éviter de
recevoir des impuretés ou de l’eau pouvant séjourner dans les conduites.
Pour supprimer ces impuretés ou ces eaux stagnantes, il y a des purgeurs au point bas de chaque raccordement, et les
canalisations ont une légère pente.
Symbole
V. Principes physiques
En faisant agir l’air comprimé sur une face immobile,
on obtient une force F proportionnelle à la pression p et
à sa surface d’action S :
F = p. S
F est la force résultante en Newton
p est la pression en Pascals (Pa)
S est la surface en m2.
I. Présentation
L’énergie fournie par l’alimentation, qu’elle soit d’origine électrique ou pneumatique doit être distribuée aux différents
actionneurs du système. Deux possibilités peuvent alors être envisagées :
Distribution en tout ou rien (ou par commutation), la source d’énergie est alors mise directement en relation
avec l’actionneur.
Distribution par modulation d’énergie, dans ce cas l’actionneur reçoit l’énergie de façon graduelle.
Ces distributions sont assurées par des préactionneurs qu’on peut classer en fonction des grandeurs d’entrée et de sortie :
Préactionneurs électriques
Préactionneurs pneumatiques
Matière
d’œuvre
entrante
Ordres
AGIR
ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTRE
SUR LA
Chaine d’énergie MATIERE
D’OEUVRE
Energies
d’entrée Matière
d’œuvre
sortante
Préactionneur électrique
Parmi les préactionneurs électriques les plus utilisés on trouve les relais et les contacteurs.
Ces dispositifs permettent de commander un circuit de puissance à partir d’un circuit de commande.
Les relais sont utilisés avec des circuits intégrés et un petit circuit de commutation (transistor), ils permettent de
commander un circuit de puissance (contacteurs, lampes…).
Les contacteurs fonctionnent de la même façon que les relais, ils permettent cependant la circulation d’un courant
beaucoup plus important. . Les contacteurs sont utilisés pour des très fortes puissances (moteur).
II.2. Relais
II.2.1. Relais électromagnétique
Définition :
Comme son nom l’indique, il sert en tout premier lieu à " relayer ", c’est
à dire à faire une transition entre un courant faible et un courant fort.
Mais il sert également à commander plusieurs organes simultanément
grâce à ses multiples contacts synchronisés.
Constitution :
Contacts du circuit de
puissance
Un relais " standard " est 4 3
constitué d’une bobine qui
lorsqu’elle est sous tension Ressort
attire par un phénomène Circuit magnétique de rappel
en fer doux
électromagnétique une
armature ferromagnétique qui
déplace des contacts. Bobine du circuit Palette
de commande mobile
du
1 2 5
Contacts :
Types de contacts
Contact à fermeture NO
Contact à ouverture NF
Contact inverseur
Caractéristique :
Un relais est caractérisé par :
La tension de sa bobine de commande, 5V à 220V.
Le pouvoir de coupure de ses contacts, qui est généralement exprimé en Ampère, 0,1A à 50A. C’est le courant
maximal qui pourra traverser les contacts.
Le nombre de contacts souhaités.
Son emplacement, circuit imprimé, à visser, embrochable, à souder.
Le type de courant de sa bobine, en général du continu.
La tension d’isolement entre la bobine et les contacts.
La gamme de temps pour un relais temporisé.
Son ambiance, vibrations, humidité, poussières, température.
II.2.2. Relais statique
Définition :
Un relais statique est par définition un organe ayant la fonction d’un relais mais réalisé avec des composants
électroniques, sans aucune pièce mécanique en mouvement.
Constitution :
Circuit d’entrée
Celui-ci assure l’isolement galvanique entre le
circuit de commande et celui de puissance. Cet
isolement est assuré par un photocoupleur. Organe de commutation
Circuit d’adaptation
Il traite le signal d’entrée et assure la commutation Phototransistor
du circuit de sortie.
Tension Charge
En particulier dans le cas de la commutation au zéro
d’entrée DEL
de tension, ce circuit assure que la commutation de
la sortie a lieu au zéro de tension suivant. Tension
Circuit de sortie de sortie
Il est composé de l’organe de puissance. Celui-ci Circuit d’entrée. Circuit d’adaptation Circuit de sortie
peut être un triac soit des thyristors antiparallèles.
Dans le cas de la commutation de charges continues,
l’élément de puissance est soit un transistor soit un
MOSFET.
SI – Chaine d’énergie – unité A.D.C page 23/51 www.chari.123.ma
L . Technique
Mohammedia FONCTION DISTRIBUER : PREACTIONNEURS ELECTRIQUES Classe : 1 STE
II.3. Contacteurs
Circuit principal :
C’est un ensemble de pièces conductrices du courant principal du contacteur. Il est constitué de :
pôles principaux (L1, L2, L3),
contacts principaux (1-2 ; 3-4 ; 5-6),
éléments de liaison électrique.
Circuit de commande :
Il comprend le contact de commande ou d’auto-maintien ainsi que toutes les pièces conductrices autres que le circuit
principal (n°3 et 7).
Circuit auxiliaire :
Ce circuit est destiné à remplir des fonctions autres que celles assurées par les deux premiers circuits :
verrouillage électrique
signalisation
Il comporte essentiellement des contacts auxiliaires instantanés et temporisés.
Les différents blocs sont représentés ci-dessous.
Ils ont la particularité de s’installer sur la face avant comme indiqué sur le schéma..
Organe moteur :
L’électro-aimant est l’élément moteur du contacteur. Il comprend :
une bobine (24V ; 48V ; 110V ; 230V ; 400 V) alimenté en alternatif ou continu.
un circuit magnétique fixe (la culasse) et un circuit magnétique mobile (l’armateur)
Le circuit magnétique est :
feuilleté pour l’alimentation en alternatif pour limiter les pertes dues au courant de Foucault.
massif pour l’alimentation en continu.
Dans une alimentation alternative, le courant est de fréquence 50 Hz. Cela crée dans le circuit magnétique un flux
qui s’annule 100 fois par seconde. Sous l’effet du ressort de rappel, le circuit magnétique se met à vibrer.
Afin d’éviter ce phénomène, une bague rectangulaire en cuivre ou en laiton est disposée de façon à embrasser les 2/3 du
circuit magnétique. Ceci à pour effet d’annuler les vibrations.
Cette bague est appelée spire de déphasage ou spire de Frager (n° 11).
SCHEMA COMMANDE
SCHEMAS DE PUISSANCE S1
contacts auxiliaires 13
par blocs additifs
A1 1 3 5 13 13 53 55
A1 1 3 5 S2 KM1
KM1 KM1 14
A2
14 A2 A1
2 4 6 2 4 6 14 54 56
Principe de fonctionnement :
Exemple de choix : Moteur 2,2 KW /400 V en catégorie AC3 commande 24V alt
Choix : LC1D09 B7
III. Exercice
Exercice 1 :
On souhaite commander une lampe à partir de la sortie parallèle du PC
On donne :
Vcc = 10 V
R = 100 Ω (résistance du relais)
Vcesat = 0,2 V
Vbesat = 0.7 V
Ve = 5 V
= 100 ( = Ic/Ib )
Exercice 2 :
On vous demande de choisir les contacteurs correspondants aux cahiers des charges.
Catégories d'emploi
la catégorie d'emploi tient compte de la valeur des courants à établir et à couper lors des manœuvres en
charge. Il y a 10 catégories d'emploi, 5 en courant continu et 5 en courant alternatif. Le courant alternatif est
plus facile à couper du fait qu'il s'annule spontanément 100 fois par seconde.
Un hacheur est un convertisseur statique permettant d’alimenter une charge (moteur à courant continu) sous tension de
valeur moyenne réglable à partir d'une source de tension constante (réseau alternatif redressé et filtré, batterie
d'accumulateurs, alimentation stabilisée…), avec un très bon rendement.
i
+
Charge u
Source V
Durée de fermeture t f
.
Période T
Remarque :
La diode de roue libre DRL assure la continuité du courant dans la charge si celle-ci est inductive (bobine ou moteur à
courant continu) quand le transistor est bloqué.
I.2.3. Débit sur une charge résistive
Schémas de montage :
H i Etat hacheur
t
α T < t < T : H est ouvert :
i
uH (V-E)/R
R u u=E
V i=0 t
E uH = V-E 0 αT T 2T
H H H H
R4 Composants utilisés :
R1 = 4,7 Ω
R2 = 220 Ω
DRL CHARGE R8 R4 = 100 Ω – 5W
R6 = 4,7 KΩ
R7 = 47 KΩ
R8 = 4,7 KΩ
C1 48 R7 C1 = 1000 μF–50V
E + 7 DZ
C2 = 2,2 nF
NE 555 T1 = 2N 3055
D1 R6 T2 = 2N 1711
T2 R2 DRL = BYX
3 6 ou BY (Id≤10A)
T1
1 2 D1 = 1N 4148
C2
R1 Dz = 6V – 1W
DRL CHARGE D R’
R
D R"
E + C1
RB -
T2 +
T1 C
R4
R2 R3
R1 R5
Astable
Circuit d’adaptation
à rapport cyclique variable
II.2. Constitution
Réseau Convertisseur
alternatif sinusoïdal Alternatif / continu
(Mono ou triphasé) (Redressement commandé)
M
Convertisseur
Réseau continu Continu / continu
(Batterie) (Hacheur)
Association
moteur
Alimentation
Leroy
sommer et
variateur
DMV 201
Dynamo tachymétrique :
(Asservissement en vitesse)
Potentiomètre
5 Consigne
vitesse :
Impose une
consigne en
4
tension au
variateur pour
faire varier la
3 vitesse moteur
Dynamo
tachymétrique
Vitesse de
rotation
Consigne
Temps
Temps Temps de
d’accélération décélération
III. Exercice
Le moteur est alimenté par l’intermédiaire d’un convertisseur continu-continu. L’énergie électrique est stockée dans
une batterie placée à l’arrière du véhicule.
Dispositif Batterie
électronique
UB u
M.C.C
Origine de
la voie : 0V.
Batterie
Convertisseur
Base de temps : 10 s par division.
de puissance
Calibre tension : 50 V par division.
A R
D'une manière générale, un distributeur est composé principalement d’un corps, d’un tiroir, des orifices d'entrée et de
sortie du fluide ou de l’air et une ou deux commandes de pilotage.
III. Fonctionnement IV. Schéma de principe
Par hypothèse, on suppose que :
La pression alimente l’orifice 1 F
3/2 3 2 pédale
poussoir
galet
hydraulique
5/2 5 2
pneumatique
VIII. Exercices
Exercice 1 :
Expliquer par une phrase concise la fonction d'un distributeur. Compléter la boite fonctionnelle ci-dessous.
.................................................................................................................................................................................................
................................................................................................................................................................................
Système: …………………
Exercice 2 :
1. Colorier sur la figures 2 en bleu foncé les espaces occupés par l’air comprimé et en bleu clair les espaces occupés
par l’air à pression atmosphérique.
2. La tige du vérin sort-elle ou rentre-t-elle ?
…………………………………………………………………………………………
3. Dessiner la tige du vérin dans cette position.
4. Tracer sur le distributeur 5/2 figure 3, en reliant les orifices concernés, le passage :
- de l’air comprimé en bleu foncé.
- de l’air à pression atmosphérique en bleu clair
4 2
Distributeur
Figure 1 5/2
5 1 3
Figure 2
Figure 3
Exercice 3 :
Donner les désignations des distributeurs suivants :
4 2 2 2
5 1 3 3 1 3 1
Exercice 4 :
Préciser pour chacun des 3 distributeurs ci-dessus s’il est monostable ou bistable
................................................... .................................................... ......................................................
Exercice 5:
a) Représenter sur les deux figures ci-dessous le symbole d’un distributeur 5/2 bistable de façon à ce que :
- la tige du vérin soit sortie figure 1.
- la tige du vérin soit rentrée figure 2.
b) Colorier :
- en bleu foncé les canalisations d’air comprimé.
- en bleu clair les canalisations à pression atmosphérique.
- en rouge les fils électriques traversés par du courant après les avoir prolongés.
4 2 4 2
5 1 3 5 1 3
6 bars 6 bars
I. Présentation
Puisque l'énergie souvent disponible est électrique et moins encore pneumatique, alors il faut convertir cette énergie
disponible en énergie mécanique ; d’où l’utilisation des actionneurs qui assurent cette fonction de conversion. On
trouve :
Actionneurs électriques.
Actionneurs pneumatiques
Matière
d’œuvre
entrante
Ordres
AGIR
ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR SUR LA
TRANSMETTRE
MATIERE
D’OEUVRE
Chaine d’énergie
Energies
d’entrée Matière
d’œuvre
sortante
II. Actionneur électrique : Moteur électrique à courant continu
II.1.Symbole
Inducteur
Situé dans le stator (partie fixe), il crée le champ d’induction
magnétique. Il peut être formé d’aimants en ferrite ou de bobines
parcourues par un courant continu.
Induit
Solidaire du rotor (partie mobile ou tournante de la machine), il est le
siège des forces nécessaires à son entraînement. Il est composé de
spires placées dans des encoches situées à la périphérie d’un
empilement de tôles cylindriques. Les extrémités des spires sont
reliées sur les lames du collecteur
Collecteur et Balais
Le collecteur est un ensemble de lames de cuivre où sont
reliées les extrémités du bobinage de l’induit.
Les balais (ou charbons) sont situés au stator et frottent sur
le collecteur en rotation.
Le dispositif collecteur / balais permet donc de faire
circuler un courant dans l’induit.
II.4. Fonctionnement
II.4.1. Force de Laplace (expérience des rails de Laplace)
Lorsqu’un conducteur, plongé dans un champ magnétique, est
traversé par un courant continu, ce conducteur se met en mouvement
sous l’action d’une force dite force de Laplace telle que : I F
Direction : perpendiculaire au plan formé par le conducteur et E
le champ magnétique.
Sens : donné par la règle des 3 doigts de la main droite. B
Intensité : F = B.I.L. (lorsque le champ est perpendiculaire au
conducteur)
II.4.2. Couple électromagnétique
Lorsqu’on alimente l’inducteur et l’induit par une source de tension continue, chacun des
conducteurs de l’induit est alors parcouru par un courant et, placé dans le champ magnétique
inducteur, est soumis à une force de Laplace telle que : F = B.I.l.
Les deux conducteurs sont soumis à un couple de force F1 et F2 .
On a donc C = 2.r.F = 2.r.B.I.l = S.B.I = Ф.I
Dans le cas général (de nombreux conducteurs), la somme des moments des couples de forces
agissant sur l’ensemble des conducteurs est appelée le moment du couple
électromagnétique noté Cem. Cem = K.Ф. I avec :
K : constante du moteur qui ne dépend que de sa constitution (nombre total de
conducteurs N)
Φ : flux créé par un pôle inducteur, en webers (Wb)
I : intensité du courant dans chaque conducteur de l’induit, en ampères (A)
II.4.3. Force électromotrice d’induction
Loi de Lenz :
Si on déplace un conducteur dans un champ magnétique, il apparaît aux bornes
de ce conducteur une f.é.m. induite.
Ii
loi : Tout phénomène induit s’oppose, par ses effets, à la cause qui lui a donné Fi
V e
naissance.
Conformément à cette loi, la f.é.m. va s’opposer au déplacement du conducteur B
en générant une force induite de sens contraire. On en déduit le sens du courant
induit (règle des 3 doigts de la main droite) et ainsi le sens de la f.é.m.
Sens du déplacement
(convention générateur).
On montre que la f.é.m. induite totale E qui apparaît aux bornes de l’induit vaut :
Avec : K : constante du moteur
E = K.Φ.Ω Ф : Flux utile sous un pôle (Wb)
: vitesse de rotation (rad/s)
II.5. Réversibilité des machines à courant continu
Les machines à courant continu peuvent fonctionner tant en moteur qu’en génératrice :
si on alimente l’induit, le rotor se met à tourner,
si on fait tourner le rotor, l’induit génère une f.é.m. E.
On dit que les machines à C.C. sont réversibles
II.6. Modèle équivalent du moteur à courant continu
Modèle équivalent de l’inducteur Modèle équivalent de l’induit
Ie Ie I R I
Ue Ue U R.I
U
Re M E
En résumé :
Pe=Ue .Ie Pje = Ue.Ie
Pcoll
....
Pu =Cu.Ω
P Pa Pem
P
Pj= R.I2
Notations :
De plus, le rotor (matériau ferromagnétique) est en P : puissance absorbée par l’induit (électrique).
mouvement dans un champ magnétique, d’où Pe : puissance absorbée par l’inducteur (électrique).
l’apparition de pertes magnétiques notée Pfer. Pa : puissance totale absorbée par le moteur.
D’autre part, le rotor en rotation sera le siège de Pem : puissance électromagnétique.
pertes mécaniques notées Pméca Pje : pertes par effet Joule dans l’inducteur.
Pj : pertes par effet Joule dans l’induit.
Remarque : Pcoll : pertes collectives (pertes magnétiques + pertes mécaniques).
Toute la puissance absorbée par l’inducteur (Pe) est Pu : puissance utile fournie par le moteur (mécanique).
convertie en pertes par effet Joule (Pje) Ce : moment du couple électromagnétique.
Cu : moment du couple utile.
Ω : vitesse de rotation.
II.8. Rendement :
Du fait de ces différentes pertes, le rendement d’une machine à courant continu varie entre 80 et 95 %.
Le courant peut-être très important au démarrage et détruire les contacts collecteur-balai : il faut donc limiter ce courant
Id : utilisation de démarreur, variateurs de vitesses.
Le couple de démarrage est aussi très important et pas forcément toléré par les organes mécaniques ...
II.10. Exercices
Exercice 1 :
La plaque signalétique d’un moteur à courant continu indique : Pu = 36,3 KW, n = 1150 tr/min,
U = 440V et I = 68,5A
Calculer le couple utile, la puissance absorbée, le rendement.
Exercice 2 :
Un moteur, alimenté sous 300 V continu, a une f.é.m. E de 284 V en fonctionnement normal. La résistance de l'induit
est Ri = 0,5 . Calculer:
1/ La chute de tension Ui dans l'induit.
2/ L'intensité Ia du courant absorbé.
3/ L'intensité Id qui serait absorbée au démarrage si le moteur était dépourvu de rhéostat.
4/ La résistance Rh du rhéostat de démarrage pour que l'intensité au démarrage soit limitée à 1,8 fois l'intensité en
charge nominale.
I. Vérins pneumatiques
I.1. Définition
Les actionneurs pneumatiques les plus répandus sont les vérins pneumatiques linéaires. Ils transforment l’énergie
pneumatique (pression, débit) en énergie mécanique (effort, vitesse)
I.2. Modèles fonctionnels
Transformer l’énergie
Énergie pneumatique en Énergie Caractéristiques p = pression en Pascal (Pa)
pneumatique énergie mécanique de mécanique MOE : Pa = p .Q Q = débit en (m3/s)
distribuée translation de translation Caractéristiques V = vitesse déplacement tige en (m/s)
MOS : Pu = V. F F = poussée (effort) en Newton (N)
Vérin linéaire
I.3. Constitution d’un vérin
Diamètre du piston
Diamètre de la tige
5
Pression d’alimentation (Pa ou bar avec 1 bar = 10 Pa)
Pression de l'aire à
l'alimentation en Pascal (Pa)
Lorsqu'on alimente la chambre avant, la surface d'action de l'air est plus faible que lorsqu'on alimente la chambre arrière
du fait de la présence de la tige. Pour une même pression d'alimentation, la tige exerce donc une force plus grande en
sortant qu'en rentrant
I.5.2. Effort développé
Avec :
Pour la sortie de tige : Fsp = /4 x D x p
2 D: diamètre de piston (cm).
Pour la rentrée de tige : Fst = /4 x (D - d)2 x p d: diamètre de la tige (cm).
p: pression d'alimentation (bar).
Fsp: effort statique développé en poussant (daN).
Fst :effort statique développé en tirant (daN).
III. Moteurs
Un moteur rotatif alimenté en air comprimé produit un mouvement de rotation dans un ou deux sens, à des fréquences
pouvant atteindre 30 000 tr/min et des puissances de 10 kW. Il en existe plusieurs types: à piston, à engrenage, à turbine.
La technologie à palettes est la plus utilisée, en raison de ses nombreuses qualités.
Son principe de fonctionnement est le suivant : Admission P Echappement E
l'air comprimé pénètre dans le moteur par l'orifice P
et arrive dans une chambre d'admission, où il exerce
une force motrice sur la palette la plus proéminente. Chambre à l’admission
Ainsi, le rotor tourne et l'air se détend. Chambre à
Dans le deuxième secteur du moteur, l'air des l’échappement
chambres à l'échappement se vide par l'orifice E. Rotor Palette
IV. Exercices
Exercice 1
1. Parmi les caractéristiques citées, laquelle ne caractérise pas un vérin ?
la pression de l’air la course le débit d’air le diamètre
2. Pour commander un vérin double effet quel type de distributeur utilise-t-on ?
3/2 4/2 5/2 5/3
Exercice 2
L’effort de serrage que doit exercer le vérin de bridage est
de 6500 N. Si le diamètre d’alésage D est de 125 mm,
déterminer la pression théorique nécessaire. .
Exercice 3
Calculer les efforts théoriquement développables, en poussant et en tirant, d’un vérin (D = 100 mm et d = 25 mm) si la
pression d’utilisation est de 500 kPa (5 bars).
Avantages / Inconvénients
Avantages Inconvénients
Lumière agréable.
Efficacité lumineuse faible : 12 lm/W.
Peu encombrante.
Durée de vie assez courte : 1000 heures.
Montage facile.
Pertes d’énergie sous forme calorifique relativement
Allumage instantané.
importante pour les grandes puissances.
Prix d’achat faible.
SI – Chaine d’énergie – unité A.D.C page 47/51 www.chari.123.ma
L . Technique
Mohammedia FONCTION CONVERTIR : AUTRES TYPES DE CONVERSION Classe : 1 STE
Ph N
2 3
4
Avantages Inconvénients
Durée de vie de l’ordre de 7000 heures. Un équipement d’amorçage et d’alimentation spécial
Faible consommation d’énergie est nécessaire
Permet de réaliser des éclairements élevés Prix de l’installation initiale plus élevé qu’en
Efficacité lumineuse : 25 à 75 lm/W incandescence
I.3. Les lampes fluo compactes
Ces lampes ont été créées au départ pour remplacer la lampe à incandescence il existe deux familles :
une famille munie d’un ballast intégré dans le culot, soit à baïonnette soit à vis, pouvant être mise en place
directement à la place des lampes à incandescence standard.
une autre famille dont le ballast est associé indépendamment de la lampe; celles-ci ne peuvent donc pas se brancher
sur un luminaire déjà existant sans l’interposition d’un ballast dans le circuit.
Forme des ampoules :
L’intensité du courant d’amorçage est supérieure de 50% au courant de marche. Le temps de mise en régime est de 10
minutes.
La gamme de puissance est étendue, de 50W à 1kW.
Leurs efficacités lumineuses vont de 68 à 140 lm/W.
Ces lampes sont principalement utilisées pour éclairer les parcs de stockage, tunnels souterrains, piscines,
gymnases,...
II. Conversion énergie électrique en énergie thermique
II.1. Principe
Cette conversion, appelée aussi chauffage, consiste en une transformation de l’énergie électrique en chaleur.
Elle est facilement sans combustion, sans fumée ; sa régulation en température est souple et précise.
II.2. Rappels d'électrotechnique
La conversion de l'énergie électrique s'effectue, par effet Joule, dans une
résistance traversée par un courant électrique W=UIt Avec :
U - W : énergie [J]
I
- U : Tension [V]
W
- I : Courant [A]
- t : Temps de passage du
courant [s]
W = R I² t - R : résistance []
R t
La calorie représente la quantité de chaleur nécessaire pour élever de 1°C la température de 1 g d'eau
Ni 12 - Cr 12
RNC. 0 Fe solde
74 600 0,8 Rhéostats de démarrage