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RCP

Ficha Técnica Paracetamol 500 mg

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RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

Brufen Plus Paracetamol 200 mg/500 mg comprimés pelliculés

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque comprimé pelliculé contient 200 mg d’ibuprofène et 500 mg de paracétamol.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé pelliculé (comprimé).

Comprimés pelliculés blancs à blanc cassé, de forme ovale, mesurant 19,7 mm x 9,2 mm.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1 Indications thérapeutiques

Pour le soulagement temporaire des douleurs légères à modérées associées à la migraine, aux
maux de tête, au mal de dos, aux règles douloureuses, aux douleurs dentaires et musculaires,
aux symptômes de rhume et de grippe, au mal de gorge et à la fièvre. Ce médicament est
particulièrement adapté pour les douleurs n’ayant pas été soulagées par l’ibuprofène ou le
paracétamol seul.

Brufen Plus Paracetamol est indiqué chez les adultes âgés de 18 ans ou plus.

4.2 Posologie et mode d’administration

Posologie
Pour une utilisation de courte durée uniquement (pas plus de 3 jours).

Les effets indésirables peuvent être réduits en utilisant la dose efficace la plus faible pendant la
durée la plus courte nécessaire au contrôle des symptômes (voir rubrique 4.4).

Le patient doit consulter un médecin si les symptômes persistent ou s’aggravent, ou si le


médicament est nécessaire pendant plus de 3 jours.

Ce médicament est destiné à une utilisation de courte durée et n’est pas recommandé
au-delà de 3 jours.

Adultes: un comprimé à prendre jusqu’à trois fois par jour avec de l’eau. L’intervalle entre
chaque dose unique doit être de six heures minimum.

Si une dose d’un comprimé ne contrôle pas les symptômes, deux comprimés au maximum
peuvent être pris jusqu’à trois fois par jour. Laisser six heures minimum entre chaque dose.

Ne pas prendre plus de six comprimés (1 200 mg d’ibuprofène, 3 000 mg de paracétamol) par
période de 24 heures.

Sujets âgés: aucune modification spécifique de la posologie n’est nécessaire (voir rubrique 4.4).

Les sujets âgés sont exposés à un risque accru de conséquences graves découlant des effets
indésirables. Si le recours à un AINS est jugé nécessaire, il convient d’utiliser la dose efficace
la plus faible, pendant la durée la plus courte possible. Pendant un traitement par AINS, le patient
doit faire l’objet d’une surveillance régulière pour déceler la survenue éventuelle d’hémorragies
gastro-intestinales.

Population pédiatrique
Ne convient pas aux enfants et aux adolescents de moins de 18 ans.

Paracétamol chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique


Chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique, la dose doit être réduite ou l’intervalle entre
chaque dose doit être prolongé. Les médicaments contenant du paracétamol ne doivent pas être
utilisés en cas d’insuffisance hépatocellulaire grave (voir rubriques 4.3 et 4.4).

La dose efficace quotidienne ne doit pas dépasser 60 mg/kg/jour (jusqu’à 2 g/jour au maximum)
dans les situations suivantes:

- adultes pesant moins de 50 kg


- insuffisance hépatique légère à modérée
- maladie de Gilbert (jaunisse familiale non hémolytique)
- déshydratation
- malnutrition chronique
- alcoolisme chronique

Paracétamol chez les patients souffrant d’insuffisance rénale


Chez les patients souffrant d’insuffisance rénale, la dose doit être réduite ou l’intervalle entre
chaque dose doit être prolongé. En cas d’atteinte sévère de la fonction rénale, un intervalle entre
chaque dose d’au moins 6 heures doit être respecté (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Mode d’administration
Voie orale.
Pour réduire les effets indésirables, il est recommandé aux patients de prendre ce médicament
avec des aliments.

4.3 Contre-indications

Ce médicament est contre-indiqué:

- Chez les patients présentant une hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des
excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
- En utilisation concomitante avec d’autres médicaments contenant du paracétamol:
risque accru d’effets indésirables graves (voir rubrique 4.5).
- Chez les patients avec des antécédents de réactions d’hypersensibilité (p. ex.
bronchospasme, angiœdème, asthme, rhinite ou urticaire) associées à l’acide
acétylsalicylique ou à d’autres médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).
- Chez les patients présentant un ulcère peptique actif/une hémorragie active ou des
antécédents d’ulcère peptique/d’hémorragie récurrent(e) (deux épisodes distincts ou plus
d’ulcération ou d’hémorragie prouvée).
- Chez les patients présentant des antécédents d’ulcération/de perforation gastro-intestinale
ou d’hémorragie, ou une ulcération/perforation gastro-intestinale ou hémorragie
existante, y compris les cas associés aux AINS (voir rubrique 4.4).
- Chez les patients présentant des troubles de la coagulation.
- Chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère, une insuffisance rénale
sévère ou une insuffisance cardiaque sévère (NYHA [New York Heart Association] de
classe IV) (voir rubrique 4.4).
- En utilisation concomitante avec d’autres médicaments contenant des AINS, y compris
des inhibiteurs spécifiques de la cyclo-oxygénase-2 (COX-2) et des doses d’acide
acétylsalicylique supérieures à 75 mg par jour : risque accru d’effets indésirables (voir
rubrique 4.5).
- Pendant le dernier trimestre de grossesse, en raison du risque de fermeture prématurée
du canal artériel fœtal avec une éventuelle hypertension pulmonaire (voir rubrique 4.6).

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Ce médicament est destiné à une utilisation de courte durée et n’est pas recommandé
au-delà de 3 jours.
Ne pas dépasser la dose recommandée.
Si les symptômes persistent, consulter un médecin.
Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.

Paracétamol
La prudence est recommandée lors de l’administration de paracétamol aux patients atteints
d’insuffisance rénale sévère ou d’insuffisance hépatique sévère. Le risque de surdosage de
paracétamol est plus élevé chez les patients présentant une maladie du foie liée à l’alcool non
cirrhotique. Ne pas prendre avec d’autres produits contenant du paracétamol. Un médecin doit
être consulté immédiatement en cas de surdosage, même si le patient se sent bien, en raison du
risque de lésions hépatiques graves retardées (voir rubrique 4.9).

La prudence est recommandée en cas d'administration concomitante de paracétamol et de


flucloxacilline en raison d'un risque accru d'acidose métabolique à trou anionique élevé
(AMTAE), en particulier chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère, de
septicémie, de malnutrition et d'autres sources de déficit en glutathion (par exemple,
alcoolisme chronique), ainsi que chez ceux qui utilisent des doses quotidiennes maximales
de paracétamol. Une surveillance étroite, incluant la mesure de la 5-oxoproline urinaire, est
recommandée.

Ibuprofène
Les effets indésirables peuvent être réduits en utilisant la dose efficace la plus faible pendant la
durée la plus courte nécessaire au contrôle des symptômes (voir rubrique 4.2 et les risques
gastro-intestinaux et cardiovasculaires ci-dessous). Ils peuvent également être réduits si les
patients prennent la dose avec de la nourriture (voir rubrique 4.2).

Sujets âgés
Les sujets âgés présentent un risque accru d’effets indésirables aux AINS, en particulier
d’hémorragie et de perforation gastro-intestinale, qui peuvent être fatales (voir rubrique 4.2).

Dissimulation des symptômes d’infections sous-jacentes


Brufen Plus Paracetamol peut masquer les symptômes d’une infection, ce qui peut retarder
l’initiation d’un traitement adéquat et donc conduire à l’aggravation de l’infection. Ce
phénomène a été observé en cas de pneumonie bactérienne communautaire et de complications
d’origine bactérienne suite à une varicelle. Lorsque Brufen Plus Paracetamol est administré pour
le traitement de la fièvre ou le soulagement de la douleur liée à une infection, une surveillance
de l’infection est recommandée. En milieu non hospitalier, les patients doivent consulter un
médecin si les symptômes persistent ou s’aggravent.

La vigilance est recommandée chez les patients présentant certaines affections:


Troubles respiratoires
Chez les patients souffrant ou présentant des antécédents de bronchite asthmatique ou
d’allergies, il a été rapporté que les AINS précipitent le bronchospasme.

LES et connectivite mixte


Chez les patients présentant un lupus érythémateux systémique (LES) et des troubles du tissu
conjonctif mixte, il peut exister un risque accru de méningite aseptique (voir rubrique 4.8).

Effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires


Une surveillance et des conseils médicaux appropriés sont nécessaires pour les patients
présentant des antécédents d’hypertension et/ou d’insuffisance cardiaque congestive légère à
modérée, car une rétention liquidienne, une hypertension et des œdèmes ont été rapportés en
association avec le traitement par AINS.

Des études cliniques suggèrent que l’utilisation de l’ibuprofène, en particulier à des doses
élevées (2 400 mg/jour), peut être associée à une légère augmentation du risque d’évènements
thrombotiques artériels (p. ex., infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral). Dans
l’ensemble, les études épidémiologiques ne suggèrent pas que l’ibuprofène à faible dose (p. ex.,
≤ 1 200 mg/jour) est associé à une augmentation du risque d’évènements thrombotiques
artériels.

Les patients présentant une hypertension incontrôlée, une insuffisance cardiaque congestive
(classe II-III de la NYHA), une cardiopathie ischémique établie, une artériopathie périphérique
et/ou une maladie cérébrovasculaire ne devront être traités par ibuprofène qu’après une réflexion
approfondie, et les doses élevées (2 400 mg/jour) doivent être évitées.

Une réflexion particulière doit être instaurée avant toute initiation d’un traitement à long terme
chez les patients présentant des facteurs de risque d’évènements cardiovasculaires (p. ex.,
hypertension, hyperlipidémie, diabète, tabagisme), en particulier si de fortes doses d’ibuprofène
(2 400 mg/jour) sont nécessaires.

Déficience hépatique, atteinte de la fonction rénale et troubles cardiovasculaires


L’administration d’AINS peut entraîner une diminution dose-dépendante de la formation de
prostaglandines et précipiter une insuffisance rénale. Les patients les plus exposés à cet effet
sont ceux présentant des troubles de la fonction rénale, des troubles cardiaques, un
dysfonctionnement hépatique, ceux prenant des diurétiques et les sujets âgés. La fonction rénale
doit être surveillée chez ces patients. Le traitement doit être arrêté chez ces patients qui
développent une insuffisance rénale sévère (voir rubrique 4.3).

Il est recommandé de réduire la dose chez les patients présentant des signes d’aggravation
de la fonction hépatique. Le traitement doit être arrêté chez ces patients qui développent
une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.3).

Effets gastro-intestinaux
Les AINS doivent être administrés avec prudence aux patients présentant des antécédents de
maladie gastro-intestinale (colite ulcérative, maladie de Crohn), en raison d’un risque
d’exacerbation de ces pathologies (voir rubrique 4.8).

Des cas d’hémorragie, d’ulcération et de perforation gastro-intestinale, pouvant être fatales, ont
été rapportés avec tous les AINS à tout moment pendant le traitement, accompagnés ou non de
symptômes précurseurs ou d’antécédents d’évènements gastro-intestinaux graves.

Le risque d’hémorragie, d’ulcération ou de perforation gastro-intestinale augmente avec la dose


d’AINS administrée chez les patients présentant des antécédents d’ulcère, en particulier en cas
de complications hémorragiques ou de perforation (voir rubrique 4.3) et chez les sujets âgés.
Ces patients doivent commencer le traitement à la dose la plus faible disponible. La thérapie
combinée avec des agents protecteurs (p. ex., misoprostol ou inhibiteur de la pompe à protons)
doit être envisagée pour ces patients, ainsi que pour les patients nécessitant une administration
concomitante d’acide acétylsalicylique à faible dose ou d’autres médicaments susceptibles
d’augmenter le risque gastro-intestinal (voir ci-dessous et rubrique 4.5).

Les patients présentant des antécédents de toxicité gastro-intestinale, en particulier les sujets
âgés, doivent signaler tout symptôme abdominal inhabituel (surtout l’hémorragie gastro-
intestinale), en particulier lors des premières étapes du traitement.

La vigilance est recommandée chez les patients recevant des traitements concomitants
susceptibles d’augmenter le risque d’ulcération ou d’hémorragie, comme les corticostéroïdes
oraux, les anticoagulants tels que la warfarine, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la
sérotonine et les agents antiplaquettaires tels que l’acide acétylsalicylique (voir rubrique 4.5).

Lorsqu’une ulcération ou une hémorragie gastro-intestinale se produit chez les patients recevant
des médicaments contenant de l’ibuprofène, le traitement doit être interrompu.

Réactions cutanées sévères


Des réactions cutanées graves, dont certaines fatales, y compris la dermatite exfoliative, le
syndrome de Stevens-Johnson et la nécrolyse épidermique toxique, ont été rapportées dans de
très rares cas en association avec l’utilisation d’AINS (voir rubrique 4.8). Le risque de présenter
ces réactions semble plus élevé en début de traitement, l’apparition de la réaction ayant lieu
dans la majorité des cas dans le premier mois de traitement. Des cas de pustulose
exanthématique aiguë généralisée (PEAG) ont été rapportés en relation avec l’utilisation de
médicaments contenant de l’ibuprofène. L’utilisation de ce médicament doit être interrompue
dès la première apparition des signes et symptômes de réactions cutanées sévères, tels qu’une
éruption cutanée, des lésions des muqueuses ou tout autre signe d’hypersensibilité.

Fertilité féminine altérée


Des données limitées laissent à penser que les médicaments qui inhibent la cyclo-
oxygénase/la synthèse des prostaglandines peuvent altérer la fertilité féminine par un effet sur
l’ovulation et leur utilisation n’est pas recommandée chez les femmes qui souhaitent
concevoir un enfant. Cet effet est réversible après l’arrêt du traitement. Chez les femmes qui
ont des difficultés à concevoir un enfant ou dont on recherche les causes de l’infertilité, l’arrêt
de la prise du médicament doit être envisagé.

4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions

Ce médicament (comme tout autre médicament contenant du paracétamol) est contre-indiqué


en association avec d’autres médicaments contenant du paracétamol: risque accru d’effets
indésirables graves (voir rubrique 4.3).

Ce médicament (comme tout autre médicament contenant de l’ibuprofène et les AINS) est
contre-indiqué en association avec:

• L’acide acétylsalicylique, sauf si l’acide acétylsalicylique à faible dose (ne dépassant pas
75 mg par jour) a été recommandé par un médecin, car il peut augmenter le risque d’effets
indésirables (voir rubrique 4.4). Les données expérimentales suggèrent que l’ibuprofène
pourrait inhiber de façon compétitive l’effet de l’acide acétylsalicylique à faible dose sur
l’agrégation plaquettaire lorsque ces deux médicaments sont administrés de façon
concomitante. Bien qu’il existe des incertitudes en ce qui concerne l’extrapolation de ces
données à la situation clinique, la possibilité que l’utilisation régulière prolongée
d’ibuprofène puisse réduire l’effet cardioprotecteur de l’acide acétylsalicylique à faible
dose ne peut pas être écartée. Il est improbable d’observer un effet cliniquement pertinent
lors d’une utilisation occasionnelle (voir rubrique 5.1).

• D’autres AINS, y compris des inhibiteurs sélectifs de la cyclo-oxygénase-2, car ils


peuvent augmenter le risque d’effets indésirables (voir rubrique 4.3).

Ce médicament (comme tout autre médicament contenant du paracétamol) doit être utilisé avec
précaution en association avec:

• Le chloramphénicol: concentration plasmatique de chloramphénicol accrue.


• La cholestyramine: la vitesse d’absorption du paracétamol est réduite par la
cholestyramine. Par conséquent, la cholestyramine ne doit pas être prise dans l’heure si
une analgésie maximale est nécessaire.
• Le métoclopramide et la dompéridone: l’absorption du paracétamol est augmentée par le
métoclopramide et la dompéridone. Cependant, il n’est pas nécessaire d’éviter une
utilisation concomitante.
• La warfarine: l’effet anticoagulant de la warfarine et d’autres coumarines peut être
renforcé par une utilisation régulière prolongée de paracétamol avec un risque accru
d’hémorragie; des doses occasionnelles n’ont pas d’effet significatif.
• Flucloxacilline: il convient d'être prudent lors de l'utilisation concomitante de
paracétamol et de flucloxacilline, car la prise simultanée a été associée à une acidose
métabolique à trou anionique élevé, en particulier chez les patients présentant des facteurs
de risque (voir rubrique 4.4).

Ce médicament (comme tout autre médicament contenant de l’ibuprofène et les AINS) doit
être utilisé avec précaution en association avec:

• Des anticoagulants: les AINS peuvent renforcer les effets des anticoagulants, p. ex. la
warfarine (voir rubrique 4.4).
• Des antihypertenseurs (inhibiteurs de l’ECA et antagonistes de l’angiotensine II) et des
diurétiques: les AINS peuvent réduire les effets de ces médicaments. Chez certains
patients présentant une fonction rénale compromise (p. ex. patients déshydratés ou
patients âgés avec une fonction rénale compromise), l’administration concomitante d’un
inhibiteur de l’ECA ou d’un antagoniste de l’angiotensine II et d’agents qui inhibent la
cyclo-oxygénase peut entraîner une détérioration supplémentaire de la fonction rénale, y
compris une éventuelle insuffisance rénale aiguë, qui est généralement réversible. Ces
interactions doivent être prises en compte chez les patients prenant un coxib de façon
concomitante avec des inhibiteurs de l’ECA ou des antagonistes de l’angiotensine II. Par
conséquent, l’association doit être administrée avec précaution, en particulier chez les
sujets âgés. Les patients doivent être suffisamment hydratés et il convient d’envisager de
surveiller la fonction rénale après l’initiation du traitement concomitant, puis
périodiquement. Les diurétiques peuvent augmenter le risque de néphrotoxicité des
AINS.
• Des agents antiplaquettaires et des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine
(ISRS): augmentation du risque d’hémorragie gastro-intestinale (voir rubrique 4.4).
• Des glycosides cardiaques: Les AINS peuvent exacerber l’insuffisance cardiaque, réduire
le débit de filtration glomérulaire et augmenter les taux de glycosides plasmatiques.
• La ciclosporine: augmentation du risque de néphrotoxicité.
• Des corticostéroïdes: augmentation du risque d’hémorragie ou d’ulcération gastro-
intestinale (voir rubrique 4.4).
• Des diurétiques: effet diurétique réduit. Les diurétiques peuvent augmenter le risque de
néphrotoxicité des AINS.
• Le lithium: diminution de l’élimination du lithium.
• Le méthotrexate: diminution de l’élimination du méthotrexate.
• La mifépristone: les AINS ne doivent pas être utilisés pendant 8 à 12 jours après
l’administration de mifépristone, car les AINS peuvent réduire l’effet de la mifépristone.
• Des antibiotiques quinolones: les données animales indiquent que les AINS peuvent
augmenter le risque de convulsions associées aux antibiotiques quinolones. Les patients
prenant des AINS et des quinolones sont exposés à un risque accru de développer des
convulsions.
• Le tacrolimus: augmentation éventuelle du risque de néphrotoxicité lorsque les AINS sont
administrés avec du tacrolimus.
• La zidovudine: augmentation du risque de toxicité hématologique lorsque les AINS sont
administrés avec de la zidovudine. Les données disponibles attestent d’une augmentation
du risque d’hémarthroses et d’hématomes chez les patients hémophiles VIH (+) qui
reçoivent un traitement concomitant par zidovudine et ibuprofène.

4.6 Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse
Les données sur l’utilisation de l’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg, comprimés
pelliculés pendant la grossesse chez l’humain ne sont pas connues.

Paracétamol
Des études épidémiologiques sur la grossesse chez l’humain n’ont pas mis en évidence d’effets
nocifs dus à l’utilisation de paracétamol à la dose recommandée.

Un grand nombre de données sur les femmes enceintes n’a mis en évidence aucun effet
malformatif, ni toxique pour le fœtus ou le nouveau-né. Des études épidémiologiques sur le
neurodéveloppement chez les enfants exposés au paracétamol in utero montrent des résultats
non concluants. Si l’état clinique le justifie, le paracétamol peut être utilisé pendant la grossesse.
Cependant, il doit être utilisé à la dose efficace la plus faible pendant la durée la plus courte
possible et à la fréquence la plus faible possible.

Ibuprofène
L’inhibition de la synthèse des prostaglandines peut avoir un effet néfaste sur la grossesse et/ou
le développement embryonnaire/fœtal. Les données issues d’études épidémiologiques
suggèrent un risque accru de fausse couche, de malformation cardiaque et de gastroschisis après
utilisation d’un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début de grossesse. Le risque
absolu de malformation cardiovasculaire était augmenté de moins de 1 % jusqu’à environ
1,5 %. Ce risque augmenterait avec la dose et la durée du traitement. Chez l’animal,
l’administration d’un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines a entraîné une augmentation
de la perte d’embryons avant et après l’implantation et de la mortalité embryonnaire/fœtale.
Par ailleurs, des incidences accrues de diverses malformations, y compris des malformations
cardiovasculaires, ont été rapportées chez des animaux auxquels il avait été administré un
inhibiteur de la synthèse des prostaglandines pendant la période de l’organogenèse.

A partir de la 20e semaine de grossesse, l’utilisation d’ibuprofène peut entraîner un


oligohydramnios dû à un dysfonctionnement rénal chez le fœtus. Cela peut survenir peu de
temps après le début du traitement et se résout généralement à l’arrêt du traitement. En outre,
des cas de rétrécissement du canal artériel ont été signalés au deuxième trimestre suite au
traitement, la plupart disparaissant à l’arrêt du traitement. Par conséquent, l’ibuprofène ne doit
pas être administré pendant le premier et le deuxième trimestre de grossesse, sauf en cas
d’absolue nécessité. Si l’ibuprofène est utilisé par une femme qui souhaite concevoir un enfant
ou pendant le premier ou le deuxième trimestre de la grossesse, la dose doit être la plus faible
possible et la durée de traitement doit être la plus courte possible.

Une surveillance prénatale doit être envisagée pour repérer les cas d’oligohydramnios et de
rétrécissement du canal artériel après une exposition à l’ibuprofène pendant plusieurs jours à
partir de la 20e semaine d’âge gestationnel. Il convient d’arrêter la prise de Brufen Plus
Paracetamol en cas de survenue d’un oligohydramnios ou d’un rétrécissement du canal artériel.

Pendant le troisième trimestre de grossesse, tous les inhibiteurs de la synthèse des


prostaglandines peuvent exposer le fœtus à:
- une toxicité cardio-pulmonaire (rétrécissement prématuré/fermeture prématurée du
canal artériel et hypertension pulmonaire);
- un dysfonctionnement rénal, pouvant évoluer vers une insuffisance rénale avec
oligohydramnios (voir ci-dessus).

A la fin de la grossesse, ils peuvent exposer la mère et le nouveau-né à:


- une éventuelle prolongation du temps de saignement, un effet antiagrégant qui peut se
produire même à de très faibles doses;
- une inhibition des contractions utérines, ce qui retarde ou allonge le travail.

Par conséquent, Brufen Plus Paracetamol est contre-indiqué pendant le troisième trimestre de
grossesse (voir rubrique 4.3).

Allaitement
L’ibuprofène et ses métabolites peuvent passer en très petites quantités (0,0008 % de la dose
maternelle) dans le lait maternel. Aucun effet délétère sur les nourrissons n’est connu.

Le paracétamol est excrété dans le lait maternel, mais ne l’est pas dans des quantités
cliniquement importantes. Les données publiées disponibles ne contre-indiquent pas
l’allaitement.

Par conséquent, il n’est pas nécessaire d’interrompre l’allaitement pour le traitement à court
terme avec la dose recommandée pour ce produit.

Fertilité
Voir rubrique 4.4 relative à la fertilité féminine.

4.7 Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Brufen Plus Paracetamol a une influence mineure sur l’aptitude à conduire des véhicules et à
utiliser des machines. Des effets indésirables tels qu’une sensation vertigineuse, une
somnolence, une fatigue et des troubles de la vision sont possibles après la prise d’AINS. S’ils
sont concernés, les patients ne doivent pas conduire ni utiliser de machines.

4.8 Effets indésirables

Les essais cliniques avec l’ibuprofène/paracétamol n’ont pas indiqué d’effets indésirables autres
que ceux rapportés pour l’ibuprofène ou le paracétamol seul.

Tableau des effets indésirables


Le tableau suivant liste les effets indésirables issus des données de pharmacovigilance constatés
chez les patients prenant de l’ibuprofène seul ou du paracétamol seul avec une utilisation de
courte durée ou de durée prolongée. Les effets indésirables sont classés par classe de systèmes
d’organes et par fréquence. Les fréquences sont définies comme suit: très fréquent (≥ 1/10),
fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très
rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données
disponibles). Pour chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre
décroissant de gravité.

Classe de systèmes d’organes Fréquence Effets indésirables


Classe de systèmes d’organes Fréquence Effets indésirables
Affections hématologiques et du Très rare Troubles hématopoïétiques1 .
système lymphatique
Affections du système Peu fréquent Hypersensibilité avec urticaire et prurit2 .
immunitaire

Très rare Réactions d’hypersensibilité sévères. Les


symptômes peuvent inclure un gonflement du
visage, de la langue et de la gorge, une
dyspnée, une tachycardie, une hypotension
(anaphylaxie, angiœdème ou choc sévère)2 .

Troubles du métabolisme et de Très rare Acidose métabolique10.


la nutrition
Affections psychiatriques Très rare Confusion, dépression et hallucinations.

Affections du système nerveux Peu fréquent Céphalée et sensation vertigineuse.

Rare Paresthésie.
Très rare Méningite aseptique 3 , névrite optique et
somnolence.
Affections oculaires Très rare Trouble de la vision.
Affections de l’oreille et du Très rare Acouphène et vertige.
labyrinthe
Affections cardiaques Fréquent Œdème.
Très rare Insuffisance cardiaque4 .
Affections vasculaires Très rare Hypertension4 .
Affections respiratoires, Très rare Réactivité de l’appareil respiratoire, y
thoraciques et médiastinales compris de l’asthme, une exacerbation de
l’asthme, un bronchospasme et une dyspnée2 .
Affections gastro-intestinales Fréquent Douleur abdominale, vomissement, diarrhée,
dyspepsie, nausée et gêne abdominale5 .
Peu fréquent Ulcère peptique, perforation gastro-intestinale
ou hémorragie gastro-intestinale, méléna et
hématémèse6 , ulcération buccale,
exacerbation de la colite ulcéreuse et de la
maladie de Crohn7 , gastrite, pancréatite,
flatulence et constipation.
Affections hépatobiliaires Très rare Fonction hépatique anormale, hépatite et
jaunisse8 .
Affections de la peau et du tissu Fréquent Hyperhidrose
sous-cutané Peu fréquent Eruptions cutanées diverses2 .
Très rare Réactions bulleuses, y compris syndrome de
Stevens-Johnson, érythème polymorphe et
nécrolyse épidermique toxique 2 . Dermatoses
exfoliatives, purpura, photosensibilité.
Fréquence Réaction médicamenteuse avec éosinophilie et
indéterminée symptômes systémiques (syndrome DRESS),
Classe de systèmes d’organes Fréquence Effets indésirables
pustulose exanthématique aiguë généralisée
(PEAG).
Affections du rein et des voies Très rare Diverses formes de néphrotoxicité, y compris
urinaires néphrite interstitielle, syndrome néphrotique et
insuffisance rénale chronique et aiguë9 .
Troubles généraux et anomalies Très rare Fatigue et malaise.
au site d’administration
Investigations Fréquent Alanine aminotransférase augmentée, gamma-
glutamyltransférase augmentée et tests
hépatiques anormaux avec le paracétamol.
Créatinine sanguine augmentée, urée sanguine
augmentée.
Peu fréquent Aspartate aminotransférase augmentée,
phosphatase alcaline sanguine augmentée,
créatine phosphokinase sanguine augmentée,
hémoglobine diminuée et numération
plaquettaire augmentée.

Description des effets indésirables sélectionnés


1 Exemples:agranulocytose, anémie, anémie aplastique, anémie hémolytique, leucopénie,
neutropénie, pancytopénie et thrombopénie.

Les premiers signes sont la fièvre, le mal de gorge, les ulcères buccaux superficiels, les
symptômes grippaux, la fatigue sévère, les hémorragies et ecchymoses inexpliquées et le
saignement du nez.
2 Des réactions d’hypersensibilité ont été rapportées. Elles peuvent se traduire par (a) des
réactions allergiques et une anaphylaxie non spécifiques, (b) une activité des voies
respiratoires, p. ex. asthme, asthme aggravé, bronchospasme ou dyspnée, ou (c) diverses
réactions cutanées, y compris différents types d’éruptions cutanées, un prurit, de l’urticaire, un
purpura, un angiœdème et, plus rarement, des dermatoses bulleuses et exfoliatives (y compris
nécrolyse épidermique toxique, syndrome de Stevens-Johnson et érythème polymorphe).
3 Le mécanisme pathogène de la méningite aseptique d’origine médicamenteuse n’est pas
totalement compris. Cependant, les données disponibles sur la méningite aseptique liée aux
AINS suggèrent une réaction d’hypersensibilité (en raison d’une relation temporelle entre la
prise du médicament et la disparition des symptômes après l’interruption du médicament). A
noter, des cas uniques de méningite aseptique chez des patients présentant des troubles auto-
immuns (tels que lupus érythémateux systémique et connectivite mixte) pendant le traitement
par ibuprofène, avec des symptômes tels que raideur de la nuque, céphalée, nausée,
vomissement, fièvre ou désorientation, ont été observés (voir rubrique 4.4).
4 Les étudescliniques suggèrent que l’utilisation d’ibuprofène, en particulier à des doses élevées
(2 400 mg/jour), peut être associée à une légère augmentation du risque d’évènements
thrombotiques artériels (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral)
(voir rubrique 4.4).
5 Les effets indésirables observés sont le plus souvent de nature gastro-intestinale.
6 Parfois fatal, en particulier chez les sujets âgés (voir rubrique 4.4).
7 Voir rubrique 4.4.
8 Encas de surdosage, le paracétamol peut provoquer une insuffisance hépatique aiguë, une
insuffisance hépatique, une nécrose hépatique et une lésion hépatique (voir rubrique 4.9).
9 En particulier en cas d’utilisation prolongée, associé à une urée sérique augmentée et un
œdème.
Inclut également la nécrose papillaire.
10Expérience après la mise sur le marché: de rares cas d’acidose métabolique à trou
anionique élevé, lors de l’utilisation concomitante de paracétamol et de flucloxacilline,
généralement en présence de facteurs de risque (voir rubrique 4.4).

Déclaration des effets indésirables suspectés


La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est
importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament.
Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via :

Belgique :
Agence fédérale des médicaments et des produits de santé
Division Vigilance
Boîte Postale 97
1000 Bruxelles
Madou
Site internet : www.notifieruneffetindesirable.be
e-mail : [email protected]

Luxembourg :
Centre Régional de Pharmacovigilance de Nancy
ou Division de la Pharmacie et des Médicaments de la Direction de la Santé
Site internet : www.guichet.lu/pharmacovigilance

4.9 Surdosage

Paracétamol
Une lésion hépatique est possible chez les adultes qui ont pris 10 g (équivalant à 20 comprimés)
ou plus de paracétamol. L’ingestion de 5 g (équivalant à 10 comprimés) ou plus de paracétamol
peut entraîner des lésions hépatiques si le patient présente un ou plusieurs des facteurs de risque
ci-dessous:

a) Est sous traitement à long terme à base de carbamazépine, phénobarbitone, phénytoïne,


primidone, rifampicine, millepertuis ou d’autres médicaments qui induisent les enzymes
hépatiques.
b) Consomme régulièrement plus d’alcool que la quantité recommandée.
c) Est susceptible d’être carencé en glutathion, p. ex. troubles alimentaires,
mucoviscidose, infection à VIH, dénutrition, cachexie.

Symptômes
Les symptômes d’un surdosage de paracétamol dans les premières 24 heures incluent: pâleur,
nausée, vomissement, anorexie et douleur abdominale. Des lésions hépatiques peuvent
apparaître 12 à 48 heures après l’ingestion lorsque les tests hépatiques deviennent anormaux.
Des anomalies du métabolisme du glucose et une acidose métabolique peuvent survenir. Dans
le cas d’une intoxication sévère, l’insuffisance hépatique peut évoluer vers une encéphalopathie,
une hémorragie, une hypoglycémie, un œdème cérébral et la mort. Une insuffisance rénale aiguë
avec nécrose tubulaire aiguë, fortement suggérée par une dorsalgie, une hématurie et une
protéinurie, peut se développer même en l’absence de lésion hépatique sévère. Des troubles du
rythme cardiaque et des pancréatites ont été rapportés.

Prise en charge
Un traitement immédiat est essentiel pour la prise en charge d’un surdosage de paracétamol.
Malgré une absence de symptômes précoces significatifs, les patients doivent être examinés en
consultation hospitalière le plus vite possible afin de recevoir un avis médical immédiat. Les
symptômes peuvent se limiter à des nausées ou des vomissements et peuvent ne pas refléter la
gravité du surdosage ou le risque de lésions des organes. La prise en charge doit être conforme
aux directives de traitement établies.

Le traitement par charbon actif doit être envisagé si le surdosage est survenu dans l’heure. La
concentration plasmatique de paracétamol doit être mesurée au bout de 4 heures ou plus après
l’ingestion (plus tôt, les concentrations ne sont pas fiables).

Le traitement par N-acétylcystéine peut cependant être utilisé jusqu’à 24 heures après
l’ingestion de paracétamol. Cependant, l’effet protecteur est maximal jusqu’à 8 heures après
l’ingestion. L’efficacité de l’antidote diminue fortement au-delà.

Si nécessaire, le patient doit recevoir la N-acétylcystéine par voie intraveineuse, conformément


au schéma posologique établi. Si le patient de vomit pas, la méthionine par voie orale peut
représenter une solution adaptée pour les régions reculées, hors du milieu hospitalier.

Les patients présentant un dysfonctionnement hépatique grave au-delà de 24 heures après


l’ingestion doivent consulter un médecin spécialisé dans les intoxications et être pris en charge
conformément aux directives établies.

Ibuprofène
Chez les enfants, l’ingestion de plus de 400 mg/kg d’ibuprofène peut entraîner l’apparition de
symptômes. Chez les adultes, la corrélation dose-réponse est moins évidente.

La demi-vie en surdosage est de 1,5 à 3 heures.

Symptômes
La plupart des patients ayant ingéré des quantités cliniquement importantes d’AINS ne
développeront que des nausées, des vomissements, des douleurs épigastriques ou, plus rarement,
des diarrhées. Les patients peuvent également développer des acouphènes, des céphalées et des
hémorragies gastro-intestinales. Dans des cas plus graves d’intoxication, la toxicité est observée
dans le système nerveux central, se manifestant par une somnolence, occasionnellement une
excitation et une désorientation ou un coma. Les patients développent occasionnellement des
convulsions. Dans le cas d’une intoxication grave, une acidose métabolique peut se produire et
le temps de prothrombine / INR peut être prolongé, probablement en raison d’une interférence
avec les actions des facteurs de coagulation circulants. Une insuffisance rénale aiguë et une
lésion hépatique peuvent se produire en cas de déshydratation concomitante. L’exacerbation de
l’asthme est possible chez les asthmatiques.

Prise en charge
La prise en charge doit être symptomatique et reposer sur des soins de soutien. Elle doit inclure
le maintien de voies respiratoires dégagées et la surveillance des signes cardiaques et vitaux
jusqu’à ce que le patient soit stable. L’administration par voie orale de charbon actif doit être
envisagée si le patient présente des signes de surdosage dans l’heure qui suit l’ingestion d’une
quantité potentiellement toxique. Si elles sont fréquentes ou prolongées, les convulsions doivent
être traitées par diazépam ou lorazépam par voie intraveineuse. Des bronchodilatateurs pour
l’asthme doivent être administrés.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1 Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique: système musculosquelettique, produits anti-inflammatoires et


antirhumatismaux, non stéroïdiens, dérivés de l’acide propionique. Combinaisons d’ibuprofène,
code ATC: M01AE51

Les actions pharmacologiques de l’ibuprofène et du paracétamol diffèrent en ce qui concerne


le site et le mode d’action. Ces modes d’action complémentaires sont synergiques, ce qui
entraîne une plus grande action antinoceptive et antipyrétique par rapport aux actifs uniques
seuls.

L’ibuprofène est un AINS qui a démontré son efficacité par inhibition de la synthèse des
prostaglandines dans les modèles standard d’inflammation expérimentale chez l’animal. Les
prostaglandines sensibilisent les terminaisons nerveuses afférentes nociceptives à des
médiateurs tels que la bradykinine. L’ibuprofène produit donc un effet analgésique par
inhibition périphérique de l’isoenzyme cyclo-oxygénase-2 (COX-2) avec une réduction
résultante de la sensibilisation des terminaisons nerveuses nociceptives. Il a également été
démontré que l’ibuprofène inhibe la migration leucocytaire induite dans les zones irritées.
L’ibuprofène agit de manière prononcée dans la moelle épinière en raison, en partie, de
l’inhibition de la COX. Les effets antipyrétiques de l’ibuprofène sont produits par l’inhibition
centrale des prostaglandines dans l’hypothalamus. L’ibuprofène inhibe de manière réversible
l’agrégation plaquettaire. Chez l’être humain, l’ibuprofène réduit les douleurs d’origine
inflammatoires, les gonflements et la fièvre.

Les données expérimentales suggèrent que l’ibuprofène pourrait inhiber de façon compétitive
l’effet de l’acide acétylsalicylique à faible dose sur l’agrégation plaquettaire lorsque ces deux
médicaments sont administrés de façon concomitante. Certaines études pharmacodynamiques
mettent en évidence que lorsque des doses uniques d’ibuprofène 400 mg étaient prises dans les
8 heures qui précèdent ou dans les 30 minutes qui suivent l’administration d’acide
acétylsalicylique à libération immédiate (81 mg), une diminution de l’effet de l’acide
acétylsalicylique sur la formation du thromboxane ou sur l’agrégation plaquettaire se produit.
Bien qu’il y ait des incertitudes en ce qui concerne l’extrapolation de ces données à la situation
clinique, la possibilité que l’utilisation régulière prolongée d’ibuprofène puisse réduire l’effet
cardioprotecteur de l’acide acétylsalicylique à faible dose ne peut pas être écartée. Il est
improbable que l’ibuprofène ait un effet cliniquement pertinent lorsqu’il est utilisé
occasionnellement (voir rubrique 4.5).

Le mécanisme d’action exact du paracétamol n’est pas encore complètement défini. Cependant,
de nombreuses preuves soutiennent l’hypothèse d’un effet antinociceptif central. Diverses
études biochimiques suggèrent l’inhibition de l’activité COX-2 centrale. Le paracétamol peut
également stimuler l’activité des voies descendantes de la 5-hydroxytryptamine (sérotonine) qui
inhibent la transmission du signal nociceptif dans la moelle épinière. Les données attestent que
le paracétamol est un très faible inhibiteur des isoenzymes COX-1 et 2 périphériques.

L’efficacité clinique de l’ibuprofène et du paracétamol a été démontrée pour les douleurs


associées aux céphalées, à la douleur dentaire, à la dysménorrhée et à la fièvre. De plus,
l’efficacité a été démontrée chez les patients souffrant de douleur et de fièvre associées au
rhume et à la grippe, ainsi que dans des modèles de douleur tels que: mal de gorge, douleur
musculaire ou lésion des tissus mou et mal de dos.

L’ibuprofène/paracétamol est particulièrement adapté pour les douleurs n’ayant pas été
soulagées par l’ibuprofène 400 mg ou le paracétamol 1 000 mg seul, et nécessitant un
soulagement de la douleur plus rapide qu’avec l’ibuprofène.

Des études randomisées, en double aveugle, contrôlée par placebo ont été réalisées avec
l’association à l’aide du modèle de douleur aiguë de la douleur dentaire postopératoire. Les
études montrent que:

• L’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg, comprimés pelliculés fournit un meilleur


soulagement de la douleur que l’ibuprofène 400 mg (p < 0,05) et le paracétamol 1 000 mg
(p < 0,0001), qui sont cliniquement et statistiquement significatifs.
• La durée de l’analgésie était significativement plus longue pour l’ibuprofène/paracétamol
200 mg/500 mg, comprimés pelliculés (8,4 heures) que pour le paracétamol 500 mg
(4 heures, p < 0,0001) ou 1 000 mg (5,2 heures, p < 0,0001).
• L’évaluation globale du médicament de l’étude par les sujets a montré des niveaux de
satisfaction élevés, avec 88,0 % des sujets évaluant le soulagement de la douleur avec
l’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg, comprimés pelliculés comme « bon », « très
bon » ou « excellent ». L’association médicamenteuse fixe s’est révélée significativement
plus performante que l’ibuprofène 200 mg, le paracétamol 500 mg et 1 000 mg (p < 0,001
pour chaque cas).

Une dose d’un comprimé d’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg, comprimés pelliculés
fournit un meilleur soulagement de la douleur qu’une association de paracétamol
1 000 mg/phosphate de codéine 30 mg (p = 0,0001) et n’était pas inférieure à une association
d’ibuprofène 400 mg/phosphate de codéine 25,6 mg.

L’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg, comprimés pelliculés agit rapidement avec un


« soulagement de la douleur perceptible confirmé » atteint à une médiane de 15,6 minutes (dose
de 1 comprimé) ou de 18,3 minutes (dose de 2 comprimés), ce qui est plus rapide que pour
l’ibuprofène 200 mg (30,1 minutes, p < 0,001), l’ibuprofène 400 mg (23,8 minutes,
p = 0,0001) et le paracétamol 500 mg (23,7 minutes, p = 0,0001). Pour ce produit, un
« soulagement significatif de la douleur » a été atteint à une médiane de 39,3 minutes (dose de
1 comprimé) ou de 44,6 minutes (dose de 2 comprimés), ce qui était significativement plus
rapide que pour l’ibuprofène 200 mg (80,0 minutes, p < 0,0001), l’ibuprofène 400 mg
(70,5 minutes, p = 0,0001), le paracétamol 500 mg (50,4 minutes, p = 0,001) et le paracétamol
1 000 mg (45,6 minutes, p < 0,05).

D’autres études randomisées, en double aveugle, contrôlée par placebo ont été réalisées avec
l’association à l’aide du modèle de douleur aiguë de la douleur dentaire postopératoire. Les
études montrent que:

• L’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg, comprimés pelliculés fournit un meilleur


soulagement de la douleur que l’ibuprofène 400 mg (p < 0,05) et le paracétamol
1 000 mg (p < 0,0001).
• La durée de l’analgésie était significativement plus longue pour
l’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg, comprimés pelliculés (9,1 heures) que pour le
paracétamol 500 mg (4 heures) ou 1 000 mg (5,2 heures).
• L’évaluation globale du médicament de l’étude par les sujets a montré des niveaux de
satisfaction élevés, avec 93,2 % des sujets évaluant le soulagement de la douleur avec le
produit comme « bon », « très bon » ou « excellent ». L’association médicamenteuse
fixe s’est révélée significativement plus performante que le paracétamol 1 000 mg
(p < 0,0001).

Une autre étude clinique randomisée, contrôlée en double aveugle a été réalisée avec
l’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg, comprimés pelliculés pour le traitement de la
douleur chronique du genou. L’étude a montré que:
• L’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg, comprimés pelliculés fournit un meilleur
soulagement de la douleur que le paracétamol 1 000 mg dans le traitement à court terme
(p < 0,01) et le traitement à long terme (p < 0,01).
• L’évaluation globale de l’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg, comprimés pelliculés
par les sujets a montré des niveaux de satisfaction élevés, avec 60,2 % des sujets évaluant
le produit comme « bon » ou « excellent » en tant que traitement à long terme pour un
genou douloureux. L’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg, comprimés pelliculés
s’est révélé significativement plus performant que le paracétamol 1 000 mg (p < 0,001).

L’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg, comprimés pelliculés fournit un meilleur


soulagement de la douleur qu’une association de paracétamol 1 000 mg/phosphate de codéine
30 mg (p < 0,0001) et qu’une association d’ibuprofène 400 mg/phosphate de codéine 25,6 mg
(p = 0,0001).

5.2 Propriétés pharmacocinétiques

Absorption
L’ibuprofène est bien absorbé dans le tractus gastro-intestinal et se lie de façon importante aux
protéines plasmatiques. L’ibuprofène se diffuse dans le liquide synovial. Des niveaux
plasmatiques d’ibuprofène des comprimés d’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg sont
détectés au bout de 5 minutes avec des concentrations plasmatiques maximales atteintes en 1 à
2 heures après l’ingestion à jeun. Lorsque les comprimés d’ibuprofène/paracétamol
200 mg/500 mg étaient pris avec de la nourriture, les niveaux plasmatiques maximaux
d’ibuprofène étaient plus faibles et retardés d’une médiane de 25 minutes, mais le degré global
d’absorption était équivalent.

Biotransformation
L’ibuprofène est métabolisé dans le foie en deux principaux métabolites avec l’excrétion
primaire par les reins, soit en tant que tel ou en tant que conjugués principaux avec une quantité
négligeable d’ibuprofène inchangé. L’excrétion rénale est à la fois rapide et complète. La demi-
vie d’élimination est d’environ 2 heures.

Dans un nombre limité d’études, l’ibuprofène est retrouvé dans le lait maternel à de très faibles
concentrations.

Aucune différence significative du profil pharmacocinétique de l’ibuprofène n’est observée


chez les sujets âgés.

Le paracétamol est rapidement absorbé dans le tractus gastro-intestinal. La fixation aux


protéines plasmatiques est négligeable à des concentrations thérapeutiques habituelles, bien
qu’elle soit dose-dépendante. Des niveaux plasmatiques de paracétamol des comprimés
d’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg sont détectés au bout de 5 minutes avec des
concentrations plasmatiques maximales se produisant entre 0,5 et 0,67 heure après l’ingestion
à jeun. Lorsque les comprimés d’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg étaient pris avec de
la nourriture, les niveaux plasmatiques maximaux de paracétamol étaient plus faibles et retardés
d’une médiane de 55 minutes, mais le degré global d’absorption était équivalent.

Le paracétamol est métabolisé dans le foie et excrété dans les urines, principalement sous forme
de conjugués de glucuronide et de sulfate, avec environ 10 % sous forme de conjugués de
glutathion. Moins de 5 % sont excrétés sous forme de paracétamol inchangé. La demi-vie
d’élimination est d’environ 3 heures.

Un métabolite hydroxylé mineur, généralement produit en très petites quantités par des oxydases
à fonction mixte dans le foie et détoxifié par conjugaison avec le glutathion hépatique, peut
accumuler le surdosage de paracétamol qui en résulte et entraîner des lésions hépatiques.
Aucune différence significative du profil pharmacocinétique du paracétamol n’est observée
chez les sujets âgés.

La biodisponibilité et les profils pharmacocinétiques de l’ibuprofène et du paracétamol pris sous


la forme de ce médicament ne sont pas modifiés lorsque le médicament est pris en association
en tant que dose unique ou répétée.

Ce médicament est élaboré à l’aide d’une technologie qui libère l’ibuprofène et le paracétamol
simultanément afin que les composants actifs fournissent un effet combiné.

5.3 Données de sécurité préclinique

Le profil de sécurité toxicologique de l’ibuprofène et du paracétamol a été établi sur la base de


tests menés sur des animaux et chez l’être humain à partir d’une vaste expérience clinique. On
ne dispose pas de nouvelles données précliniques pertinentes pour le prescripteur en plus des
données déjà présentées dans ce résumé des caractéristiques du produit.

Paracétamol: Aucune étude conventionnelle s’appuyant sur les normes actuellement admises
pour évaluer la toxicité pour la reproduction et le développement n’est disponible.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1 Liste des excipients

Noyau du comprimé
Amidon de maïs
Crospovidone (Type A) (E1202)
Silice colloïdale anhydre (E551)
Povidone K-30 (E1201)
Amidon pré-gélatinisé (maïs)
Talc (E553b)
Acide stéarique (50)

Pelliculage
Alcool polyvinylique (E1203)
Talc (E553b)
Macrogol 3350 (E1521)
Dioxyde de titane (E171)

6.2 Incompatibilités

Sans objet.

6.3 Durée de conservation

4 ans

6.4 Précautions particulières de conservation

Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation concernant la


température. Ce médicament doit être conservé dans son emballage d'origine à l'abri de la
lumière.
6.5 Nature et contenu de l’emballage extérieur

Plaquettes en aluminium-PVC/PVDC dans des boîtes de 10, 12, 16 ou 20 comprimés pelliculés.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6 Précautions particulières d’élimination

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en
vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

Viatris GX
Chaussée de la Hulpe 6A
B-1560 Hoeilaart

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

BE :
Brufen Plus Paracetamol 200 mg/500 mg: BE662103

LU :
2023030085
- 0942657: 1*10 cpr. ss blist.
- 0942661: 1*12 cpr. ss blist.
- 0942674: 1*16 cpr. ss blist.
- 0942688: 1*20 cpr. ss blist.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE


L’AUTORISATION

Date de première autorisation : 20/12/2023

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE : 10/2023


Date d’approbation du texte : 12/2023

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