RCP
RCP
1. DENOMINATION DU MEDICAMENT
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Comprimés pelliculés blancs à blanc cassé, de forme ovale, mesurant 19,7 mm x 9,2 mm.
4. DONNEES CLINIQUES
Pour le soulagement temporaire des douleurs légères à modérées associées à la migraine, aux
maux de tête, au mal de dos, aux règles douloureuses, aux douleurs dentaires et musculaires,
aux symptômes de rhume et de grippe, au mal de gorge et à la fièvre. Ce médicament est
particulièrement adapté pour les douleurs n’ayant pas été soulagées par l’ibuprofène ou le
paracétamol seul.
Brufen Plus Paracetamol est indiqué chez les adultes âgés de 18 ans ou plus.
Posologie
Pour une utilisation de courte durée uniquement (pas plus de 3 jours).
Les effets indésirables peuvent être réduits en utilisant la dose efficace la plus faible pendant la
durée la plus courte nécessaire au contrôle des symptômes (voir rubrique 4.4).
Ce médicament est destiné à une utilisation de courte durée et n’est pas recommandé
au-delà de 3 jours.
Adultes: un comprimé à prendre jusqu’à trois fois par jour avec de l’eau. L’intervalle entre
chaque dose unique doit être de six heures minimum.
Si une dose d’un comprimé ne contrôle pas les symptômes, deux comprimés au maximum
peuvent être pris jusqu’à trois fois par jour. Laisser six heures minimum entre chaque dose.
Ne pas prendre plus de six comprimés (1 200 mg d’ibuprofène, 3 000 mg de paracétamol) par
période de 24 heures.
Sujets âgés: aucune modification spécifique de la posologie n’est nécessaire (voir rubrique 4.4).
Les sujets âgés sont exposés à un risque accru de conséquences graves découlant des effets
indésirables. Si le recours à un AINS est jugé nécessaire, il convient d’utiliser la dose efficace
la plus faible, pendant la durée la plus courte possible. Pendant un traitement par AINS, le patient
doit faire l’objet d’une surveillance régulière pour déceler la survenue éventuelle d’hémorragies
gastro-intestinales.
Population pédiatrique
Ne convient pas aux enfants et aux adolescents de moins de 18 ans.
La dose efficace quotidienne ne doit pas dépasser 60 mg/kg/jour (jusqu’à 2 g/jour au maximum)
dans les situations suivantes:
Mode d’administration
Voie orale.
Pour réduire les effets indésirables, il est recommandé aux patients de prendre ce médicament
avec des aliments.
4.3 Contre-indications
- Chez les patients présentant une hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des
excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
- En utilisation concomitante avec d’autres médicaments contenant du paracétamol:
risque accru d’effets indésirables graves (voir rubrique 4.5).
- Chez les patients avec des antécédents de réactions d’hypersensibilité (p. ex.
bronchospasme, angiœdème, asthme, rhinite ou urticaire) associées à l’acide
acétylsalicylique ou à d’autres médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).
- Chez les patients présentant un ulcère peptique actif/une hémorragie active ou des
antécédents d’ulcère peptique/d’hémorragie récurrent(e) (deux épisodes distincts ou plus
d’ulcération ou d’hémorragie prouvée).
- Chez les patients présentant des antécédents d’ulcération/de perforation gastro-intestinale
ou d’hémorragie, ou une ulcération/perforation gastro-intestinale ou hémorragie
existante, y compris les cas associés aux AINS (voir rubrique 4.4).
- Chez les patients présentant des troubles de la coagulation.
- Chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère, une insuffisance rénale
sévère ou une insuffisance cardiaque sévère (NYHA [New York Heart Association] de
classe IV) (voir rubrique 4.4).
- En utilisation concomitante avec d’autres médicaments contenant des AINS, y compris
des inhibiteurs spécifiques de la cyclo-oxygénase-2 (COX-2) et des doses d’acide
acétylsalicylique supérieures à 75 mg par jour : risque accru d’effets indésirables (voir
rubrique 4.5).
- Pendant le dernier trimestre de grossesse, en raison du risque de fermeture prématurée
du canal artériel fœtal avec une éventuelle hypertension pulmonaire (voir rubrique 4.6).
Ce médicament est destiné à une utilisation de courte durée et n’est pas recommandé
au-delà de 3 jours.
Ne pas dépasser la dose recommandée.
Si les symptômes persistent, consulter un médecin.
Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.
Paracétamol
La prudence est recommandée lors de l’administration de paracétamol aux patients atteints
d’insuffisance rénale sévère ou d’insuffisance hépatique sévère. Le risque de surdosage de
paracétamol est plus élevé chez les patients présentant une maladie du foie liée à l’alcool non
cirrhotique. Ne pas prendre avec d’autres produits contenant du paracétamol. Un médecin doit
être consulté immédiatement en cas de surdosage, même si le patient se sent bien, en raison du
risque de lésions hépatiques graves retardées (voir rubrique 4.9).
Ibuprofène
Les effets indésirables peuvent être réduits en utilisant la dose efficace la plus faible pendant la
durée la plus courte nécessaire au contrôle des symptômes (voir rubrique 4.2 et les risques
gastro-intestinaux et cardiovasculaires ci-dessous). Ils peuvent également être réduits si les
patients prennent la dose avec de la nourriture (voir rubrique 4.2).
Sujets âgés
Les sujets âgés présentent un risque accru d’effets indésirables aux AINS, en particulier
d’hémorragie et de perforation gastro-intestinale, qui peuvent être fatales (voir rubrique 4.2).
Des études cliniques suggèrent que l’utilisation de l’ibuprofène, en particulier à des doses
élevées (2 400 mg/jour), peut être associée à une légère augmentation du risque d’évènements
thrombotiques artériels (p. ex., infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral). Dans
l’ensemble, les études épidémiologiques ne suggèrent pas que l’ibuprofène à faible dose (p. ex.,
≤ 1 200 mg/jour) est associé à une augmentation du risque d’évènements thrombotiques
artériels.
Les patients présentant une hypertension incontrôlée, une insuffisance cardiaque congestive
(classe II-III de la NYHA), une cardiopathie ischémique établie, une artériopathie périphérique
et/ou une maladie cérébrovasculaire ne devront être traités par ibuprofène qu’après une réflexion
approfondie, et les doses élevées (2 400 mg/jour) doivent être évitées.
Une réflexion particulière doit être instaurée avant toute initiation d’un traitement à long terme
chez les patients présentant des facteurs de risque d’évènements cardiovasculaires (p. ex.,
hypertension, hyperlipidémie, diabète, tabagisme), en particulier si de fortes doses d’ibuprofène
(2 400 mg/jour) sont nécessaires.
Il est recommandé de réduire la dose chez les patients présentant des signes d’aggravation
de la fonction hépatique. Le traitement doit être arrêté chez ces patients qui développent
une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.3).
Effets gastro-intestinaux
Les AINS doivent être administrés avec prudence aux patients présentant des antécédents de
maladie gastro-intestinale (colite ulcérative, maladie de Crohn), en raison d’un risque
d’exacerbation de ces pathologies (voir rubrique 4.8).
Des cas d’hémorragie, d’ulcération et de perforation gastro-intestinale, pouvant être fatales, ont
été rapportés avec tous les AINS à tout moment pendant le traitement, accompagnés ou non de
symptômes précurseurs ou d’antécédents d’évènements gastro-intestinaux graves.
Les patients présentant des antécédents de toxicité gastro-intestinale, en particulier les sujets
âgés, doivent signaler tout symptôme abdominal inhabituel (surtout l’hémorragie gastro-
intestinale), en particulier lors des premières étapes du traitement.
La vigilance est recommandée chez les patients recevant des traitements concomitants
susceptibles d’augmenter le risque d’ulcération ou d’hémorragie, comme les corticostéroïdes
oraux, les anticoagulants tels que la warfarine, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la
sérotonine et les agents antiplaquettaires tels que l’acide acétylsalicylique (voir rubrique 4.5).
Lorsqu’une ulcération ou une hémorragie gastro-intestinale se produit chez les patients recevant
des médicaments contenant de l’ibuprofène, le traitement doit être interrompu.
Ce médicament (comme tout autre médicament contenant de l’ibuprofène et les AINS) est
contre-indiqué en association avec:
• L’acide acétylsalicylique, sauf si l’acide acétylsalicylique à faible dose (ne dépassant pas
75 mg par jour) a été recommandé par un médecin, car il peut augmenter le risque d’effets
indésirables (voir rubrique 4.4). Les données expérimentales suggèrent que l’ibuprofène
pourrait inhiber de façon compétitive l’effet de l’acide acétylsalicylique à faible dose sur
l’agrégation plaquettaire lorsque ces deux médicaments sont administrés de façon
concomitante. Bien qu’il existe des incertitudes en ce qui concerne l’extrapolation de ces
données à la situation clinique, la possibilité que l’utilisation régulière prolongée
d’ibuprofène puisse réduire l’effet cardioprotecteur de l’acide acétylsalicylique à faible
dose ne peut pas être écartée. Il est improbable d’observer un effet cliniquement pertinent
lors d’une utilisation occasionnelle (voir rubrique 5.1).
Ce médicament (comme tout autre médicament contenant du paracétamol) doit être utilisé avec
précaution en association avec:
Ce médicament (comme tout autre médicament contenant de l’ibuprofène et les AINS) doit
être utilisé avec précaution en association avec:
• Des anticoagulants: les AINS peuvent renforcer les effets des anticoagulants, p. ex. la
warfarine (voir rubrique 4.4).
• Des antihypertenseurs (inhibiteurs de l’ECA et antagonistes de l’angiotensine II) et des
diurétiques: les AINS peuvent réduire les effets de ces médicaments. Chez certains
patients présentant une fonction rénale compromise (p. ex. patients déshydratés ou
patients âgés avec une fonction rénale compromise), l’administration concomitante d’un
inhibiteur de l’ECA ou d’un antagoniste de l’angiotensine II et d’agents qui inhibent la
cyclo-oxygénase peut entraîner une détérioration supplémentaire de la fonction rénale, y
compris une éventuelle insuffisance rénale aiguë, qui est généralement réversible. Ces
interactions doivent être prises en compte chez les patients prenant un coxib de façon
concomitante avec des inhibiteurs de l’ECA ou des antagonistes de l’angiotensine II. Par
conséquent, l’association doit être administrée avec précaution, en particulier chez les
sujets âgés. Les patients doivent être suffisamment hydratés et il convient d’envisager de
surveiller la fonction rénale après l’initiation du traitement concomitant, puis
périodiquement. Les diurétiques peuvent augmenter le risque de néphrotoxicité des
AINS.
• Des agents antiplaquettaires et des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine
(ISRS): augmentation du risque d’hémorragie gastro-intestinale (voir rubrique 4.4).
• Des glycosides cardiaques: Les AINS peuvent exacerber l’insuffisance cardiaque, réduire
le débit de filtration glomérulaire et augmenter les taux de glycosides plasmatiques.
• La ciclosporine: augmentation du risque de néphrotoxicité.
• Des corticostéroïdes: augmentation du risque d’hémorragie ou d’ulcération gastro-
intestinale (voir rubrique 4.4).
• Des diurétiques: effet diurétique réduit. Les diurétiques peuvent augmenter le risque de
néphrotoxicité des AINS.
• Le lithium: diminution de l’élimination du lithium.
• Le méthotrexate: diminution de l’élimination du méthotrexate.
• La mifépristone: les AINS ne doivent pas être utilisés pendant 8 à 12 jours après
l’administration de mifépristone, car les AINS peuvent réduire l’effet de la mifépristone.
• Des antibiotiques quinolones: les données animales indiquent que les AINS peuvent
augmenter le risque de convulsions associées aux antibiotiques quinolones. Les patients
prenant des AINS et des quinolones sont exposés à un risque accru de développer des
convulsions.
• Le tacrolimus: augmentation éventuelle du risque de néphrotoxicité lorsque les AINS sont
administrés avec du tacrolimus.
• La zidovudine: augmentation du risque de toxicité hématologique lorsque les AINS sont
administrés avec de la zidovudine. Les données disponibles attestent d’une augmentation
du risque d’hémarthroses et d’hématomes chez les patients hémophiles VIH (+) qui
reçoivent un traitement concomitant par zidovudine et ibuprofène.
Grossesse
Les données sur l’utilisation de l’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg, comprimés
pelliculés pendant la grossesse chez l’humain ne sont pas connues.
Paracétamol
Des études épidémiologiques sur la grossesse chez l’humain n’ont pas mis en évidence d’effets
nocifs dus à l’utilisation de paracétamol à la dose recommandée.
Un grand nombre de données sur les femmes enceintes n’a mis en évidence aucun effet
malformatif, ni toxique pour le fœtus ou le nouveau-né. Des études épidémiologiques sur le
neurodéveloppement chez les enfants exposés au paracétamol in utero montrent des résultats
non concluants. Si l’état clinique le justifie, le paracétamol peut être utilisé pendant la grossesse.
Cependant, il doit être utilisé à la dose efficace la plus faible pendant la durée la plus courte
possible et à la fréquence la plus faible possible.
Ibuprofène
L’inhibition de la synthèse des prostaglandines peut avoir un effet néfaste sur la grossesse et/ou
le développement embryonnaire/fœtal. Les données issues d’études épidémiologiques
suggèrent un risque accru de fausse couche, de malformation cardiaque et de gastroschisis après
utilisation d’un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début de grossesse. Le risque
absolu de malformation cardiovasculaire était augmenté de moins de 1 % jusqu’à environ
1,5 %. Ce risque augmenterait avec la dose et la durée du traitement. Chez l’animal,
l’administration d’un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines a entraîné une augmentation
de la perte d’embryons avant et après l’implantation et de la mortalité embryonnaire/fœtale.
Par ailleurs, des incidences accrues de diverses malformations, y compris des malformations
cardiovasculaires, ont été rapportées chez des animaux auxquels il avait été administré un
inhibiteur de la synthèse des prostaglandines pendant la période de l’organogenèse.
Une surveillance prénatale doit être envisagée pour repérer les cas d’oligohydramnios et de
rétrécissement du canal artériel après une exposition à l’ibuprofène pendant plusieurs jours à
partir de la 20e semaine d’âge gestationnel. Il convient d’arrêter la prise de Brufen Plus
Paracetamol en cas de survenue d’un oligohydramnios ou d’un rétrécissement du canal artériel.
Par conséquent, Brufen Plus Paracetamol est contre-indiqué pendant le troisième trimestre de
grossesse (voir rubrique 4.3).
Allaitement
L’ibuprofène et ses métabolites peuvent passer en très petites quantités (0,0008 % de la dose
maternelle) dans le lait maternel. Aucun effet délétère sur les nourrissons n’est connu.
Le paracétamol est excrété dans le lait maternel, mais ne l’est pas dans des quantités
cliniquement importantes. Les données publiées disponibles ne contre-indiquent pas
l’allaitement.
Par conséquent, il n’est pas nécessaire d’interrompre l’allaitement pour le traitement à court
terme avec la dose recommandée pour ce produit.
Fertilité
Voir rubrique 4.4 relative à la fertilité féminine.
4.7 Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Brufen Plus Paracetamol a une influence mineure sur l’aptitude à conduire des véhicules et à
utiliser des machines. Des effets indésirables tels qu’une sensation vertigineuse, une
somnolence, une fatigue et des troubles de la vision sont possibles après la prise d’AINS. S’ils
sont concernés, les patients ne doivent pas conduire ni utiliser de machines.
Les essais cliniques avec l’ibuprofène/paracétamol n’ont pas indiqué d’effets indésirables autres
que ceux rapportés pour l’ibuprofène ou le paracétamol seul.
Rare Paresthésie.
Très rare Méningite aseptique 3 , névrite optique et
somnolence.
Affections oculaires Très rare Trouble de la vision.
Affections de l’oreille et du Très rare Acouphène et vertige.
labyrinthe
Affections cardiaques Fréquent Œdème.
Très rare Insuffisance cardiaque4 .
Affections vasculaires Très rare Hypertension4 .
Affections respiratoires, Très rare Réactivité de l’appareil respiratoire, y
thoraciques et médiastinales compris de l’asthme, une exacerbation de
l’asthme, un bronchospasme et une dyspnée2 .
Affections gastro-intestinales Fréquent Douleur abdominale, vomissement, diarrhée,
dyspepsie, nausée et gêne abdominale5 .
Peu fréquent Ulcère peptique, perforation gastro-intestinale
ou hémorragie gastro-intestinale, méléna et
hématémèse6 , ulcération buccale,
exacerbation de la colite ulcéreuse et de la
maladie de Crohn7 , gastrite, pancréatite,
flatulence et constipation.
Affections hépatobiliaires Très rare Fonction hépatique anormale, hépatite et
jaunisse8 .
Affections de la peau et du tissu Fréquent Hyperhidrose
sous-cutané Peu fréquent Eruptions cutanées diverses2 .
Très rare Réactions bulleuses, y compris syndrome de
Stevens-Johnson, érythème polymorphe et
nécrolyse épidermique toxique 2 . Dermatoses
exfoliatives, purpura, photosensibilité.
Fréquence Réaction médicamenteuse avec éosinophilie et
indéterminée symptômes systémiques (syndrome DRESS),
Classe de systèmes d’organes Fréquence Effets indésirables
pustulose exanthématique aiguë généralisée
(PEAG).
Affections du rein et des voies Très rare Diverses formes de néphrotoxicité, y compris
urinaires néphrite interstitielle, syndrome néphrotique et
insuffisance rénale chronique et aiguë9 .
Troubles généraux et anomalies Très rare Fatigue et malaise.
au site d’administration
Investigations Fréquent Alanine aminotransférase augmentée, gamma-
glutamyltransférase augmentée et tests
hépatiques anormaux avec le paracétamol.
Créatinine sanguine augmentée, urée sanguine
augmentée.
Peu fréquent Aspartate aminotransférase augmentée,
phosphatase alcaline sanguine augmentée,
créatine phosphokinase sanguine augmentée,
hémoglobine diminuée et numération
plaquettaire augmentée.
Les premiers signes sont la fièvre, le mal de gorge, les ulcères buccaux superficiels, les
symptômes grippaux, la fatigue sévère, les hémorragies et ecchymoses inexpliquées et le
saignement du nez.
2 Des réactions d’hypersensibilité ont été rapportées. Elles peuvent se traduire par (a) des
réactions allergiques et une anaphylaxie non spécifiques, (b) une activité des voies
respiratoires, p. ex. asthme, asthme aggravé, bronchospasme ou dyspnée, ou (c) diverses
réactions cutanées, y compris différents types d’éruptions cutanées, un prurit, de l’urticaire, un
purpura, un angiœdème et, plus rarement, des dermatoses bulleuses et exfoliatives (y compris
nécrolyse épidermique toxique, syndrome de Stevens-Johnson et érythème polymorphe).
3 Le mécanisme pathogène de la méningite aseptique d’origine médicamenteuse n’est pas
totalement compris. Cependant, les données disponibles sur la méningite aseptique liée aux
AINS suggèrent une réaction d’hypersensibilité (en raison d’une relation temporelle entre la
prise du médicament et la disparition des symptômes après l’interruption du médicament). A
noter, des cas uniques de méningite aseptique chez des patients présentant des troubles auto-
immuns (tels que lupus érythémateux systémique et connectivite mixte) pendant le traitement
par ibuprofène, avec des symptômes tels que raideur de la nuque, céphalée, nausée,
vomissement, fièvre ou désorientation, ont été observés (voir rubrique 4.4).
4 Les étudescliniques suggèrent que l’utilisation d’ibuprofène, en particulier à des doses élevées
(2 400 mg/jour), peut être associée à une légère augmentation du risque d’évènements
thrombotiques artériels (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral)
(voir rubrique 4.4).
5 Les effets indésirables observés sont le plus souvent de nature gastro-intestinale.
6 Parfois fatal, en particulier chez les sujets âgés (voir rubrique 4.4).
7 Voir rubrique 4.4.
8 Encas de surdosage, le paracétamol peut provoquer une insuffisance hépatique aiguë, une
insuffisance hépatique, une nécrose hépatique et une lésion hépatique (voir rubrique 4.9).
9 En particulier en cas d’utilisation prolongée, associé à une urée sérique augmentée et un
œdème.
Inclut également la nécrose papillaire.
10Expérience après la mise sur le marché: de rares cas d’acidose métabolique à trou
anionique élevé, lors de l’utilisation concomitante de paracétamol et de flucloxacilline,
généralement en présence de facteurs de risque (voir rubrique 4.4).
Belgique :
Agence fédérale des médicaments et des produits de santé
Division Vigilance
Boîte Postale 97
1000 Bruxelles
Madou
Site internet : www.notifieruneffetindesirable.be
e-mail : [email protected]
Luxembourg :
Centre Régional de Pharmacovigilance de Nancy
ou Division de la Pharmacie et des Médicaments de la Direction de la Santé
Site internet : www.guichet.lu/pharmacovigilance
4.9 Surdosage
Paracétamol
Une lésion hépatique est possible chez les adultes qui ont pris 10 g (équivalant à 20 comprimés)
ou plus de paracétamol. L’ingestion de 5 g (équivalant à 10 comprimés) ou plus de paracétamol
peut entraîner des lésions hépatiques si le patient présente un ou plusieurs des facteurs de risque
ci-dessous:
Symptômes
Les symptômes d’un surdosage de paracétamol dans les premières 24 heures incluent: pâleur,
nausée, vomissement, anorexie et douleur abdominale. Des lésions hépatiques peuvent
apparaître 12 à 48 heures après l’ingestion lorsque les tests hépatiques deviennent anormaux.
Des anomalies du métabolisme du glucose et une acidose métabolique peuvent survenir. Dans
le cas d’une intoxication sévère, l’insuffisance hépatique peut évoluer vers une encéphalopathie,
une hémorragie, une hypoglycémie, un œdème cérébral et la mort. Une insuffisance rénale aiguë
avec nécrose tubulaire aiguë, fortement suggérée par une dorsalgie, une hématurie et une
protéinurie, peut se développer même en l’absence de lésion hépatique sévère. Des troubles du
rythme cardiaque et des pancréatites ont été rapportés.
Prise en charge
Un traitement immédiat est essentiel pour la prise en charge d’un surdosage de paracétamol.
Malgré une absence de symptômes précoces significatifs, les patients doivent être examinés en
consultation hospitalière le plus vite possible afin de recevoir un avis médical immédiat. Les
symptômes peuvent se limiter à des nausées ou des vomissements et peuvent ne pas refléter la
gravité du surdosage ou le risque de lésions des organes. La prise en charge doit être conforme
aux directives de traitement établies.
Le traitement par charbon actif doit être envisagé si le surdosage est survenu dans l’heure. La
concentration plasmatique de paracétamol doit être mesurée au bout de 4 heures ou plus après
l’ingestion (plus tôt, les concentrations ne sont pas fiables).
Le traitement par N-acétylcystéine peut cependant être utilisé jusqu’à 24 heures après
l’ingestion de paracétamol. Cependant, l’effet protecteur est maximal jusqu’à 8 heures après
l’ingestion. L’efficacité de l’antidote diminue fortement au-delà.
Ibuprofène
Chez les enfants, l’ingestion de plus de 400 mg/kg d’ibuprofène peut entraîner l’apparition de
symptômes. Chez les adultes, la corrélation dose-réponse est moins évidente.
Symptômes
La plupart des patients ayant ingéré des quantités cliniquement importantes d’AINS ne
développeront que des nausées, des vomissements, des douleurs épigastriques ou, plus rarement,
des diarrhées. Les patients peuvent également développer des acouphènes, des céphalées et des
hémorragies gastro-intestinales. Dans des cas plus graves d’intoxication, la toxicité est observée
dans le système nerveux central, se manifestant par une somnolence, occasionnellement une
excitation et une désorientation ou un coma. Les patients développent occasionnellement des
convulsions. Dans le cas d’une intoxication grave, une acidose métabolique peut se produire et
le temps de prothrombine / INR peut être prolongé, probablement en raison d’une interférence
avec les actions des facteurs de coagulation circulants. Une insuffisance rénale aiguë et une
lésion hépatique peuvent se produire en cas de déshydratation concomitante. L’exacerbation de
l’asthme est possible chez les asthmatiques.
Prise en charge
La prise en charge doit être symptomatique et reposer sur des soins de soutien. Elle doit inclure
le maintien de voies respiratoires dégagées et la surveillance des signes cardiaques et vitaux
jusqu’à ce que le patient soit stable. L’administration par voie orale de charbon actif doit être
envisagée si le patient présente des signes de surdosage dans l’heure qui suit l’ingestion d’une
quantité potentiellement toxique. Si elles sont fréquentes ou prolongées, les convulsions doivent
être traitées par diazépam ou lorazépam par voie intraveineuse. Des bronchodilatateurs pour
l’asthme doivent être administrés.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
L’ibuprofène est un AINS qui a démontré son efficacité par inhibition de la synthèse des
prostaglandines dans les modèles standard d’inflammation expérimentale chez l’animal. Les
prostaglandines sensibilisent les terminaisons nerveuses afférentes nociceptives à des
médiateurs tels que la bradykinine. L’ibuprofène produit donc un effet analgésique par
inhibition périphérique de l’isoenzyme cyclo-oxygénase-2 (COX-2) avec une réduction
résultante de la sensibilisation des terminaisons nerveuses nociceptives. Il a également été
démontré que l’ibuprofène inhibe la migration leucocytaire induite dans les zones irritées.
L’ibuprofène agit de manière prononcée dans la moelle épinière en raison, en partie, de
l’inhibition de la COX. Les effets antipyrétiques de l’ibuprofène sont produits par l’inhibition
centrale des prostaglandines dans l’hypothalamus. L’ibuprofène inhibe de manière réversible
l’agrégation plaquettaire. Chez l’être humain, l’ibuprofène réduit les douleurs d’origine
inflammatoires, les gonflements et la fièvre.
Les données expérimentales suggèrent que l’ibuprofène pourrait inhiber de façon compétitive
l’effet de l’acide acétylsalicylique à faible dose sur l’agrégation plaquettaire lorsque ces deux
médicaments sont administrés de façon concomitante. Certaines études pharmacodynamiques
mettent en évidence que lorsque des doses uniques d’ibuprofène 400 mg étaient prises dans les
8 heures qui précèdent ou dans les 30 minutes qui suivent l’administration d’acide
acétylsalicylique à libération immédiate (81 mg), une diminution de l’effet de l’acide
acétylsalicylique sur la formation du thromboxane ou sur l’agrégation plaquettaire se produit.
Bien qu’il y ait des incertitudes en ce qui concerne l’extrapolation de ces données à la situation
clinique, la possibilité que l’utilisation régulière prolongée d’ibuprofène puisse réduire l’effet
cardioprotecteur de l’acide acétylsalicylique à faible dose ne peut pas être écartée. Il est
improbable que l’ibuprofène ait un effet cliniquement pertinent lorsqu’il est utilisé
occasionnellement (voir rubrique 4.5).
Le mécanisme d’action exact du paracétamol n’est pas encore complètement défini. Cependant,
de nombreuses preuves soutiennent l’hypothèse d’un effet antinociceptif central. Diverses
études biochimiques suggèrent l’inhibition de l’activité COX-2 centrale. Le paracétamol peut
également stimuler l’activité des voies descendantes de la 5-hydroxytryptamine (sérotonine) qui
inhibent la transmission du signal nociceptif dans la moelle épinière. Les données attestent que
le paracétamol est un très faible inhibiteur des isoenzymes COX-1 et 2 périphériques.
L’ibuprofène/paracétamol est particulièrement adapté pour les douleurs n’ayant pas été
soulagées par l’ibuprofène 400 mg ou le paracétamol 1 000 mg seul, et nécessitant un
soulagement de la douleur plus rapide qu’avec l’ibuprofène.
Des études randomisées, en double aveugle, contrôlée par placebo ont été réalisées avec
l’association à l’aide du modèle de douleur aiguë de la douleur dentaire postopératoire. Les
études montrent que:
Une dose d’un comprimé d’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg, comprimés pelliculés
fournit un meilleur soulagement de la douleur qu’une association de paracétamol
1 000 mg/phosphate de codéine 30 mg (p = 0,0001) et n’était pas inférieure à une association
d’ibuprofène 400 mg/phosphate de codéine 25,6 mg.
D’autres études randomisées, en double aveugle, contrôlée par placebo ont été réalisées avec
l’association à l’aide du modèle de douleur aiguë de la douleur dentaire postopératoire. Les
études montrent que:
Une autre étude clinique randomisée, contrôlée en double aveugle a été réalisée avec
l’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg, comprimés pelliculés pour le traitement de la
douleur chronique du genou. L’étude a montré que:
• L’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg, comprimés pelliculés fournit un meilleur
soulagement de la douleur que le paracétamol 1 000 mg dans le traitement à court terme
(p < 0,01) et le traitement à long terme (p < 0,01).
• L’évaluation globale de l’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg, comprimés pelliculés
par les sujets a montré des niveaux de satisfaction élevés, avec 60,2 % des sujets évaluant
le produit comme « bon » ou « excellent » en tant que traitement à long terme pour un
genou douloureux. L’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg, comprimés pelliculés
s’est révélé significativement plus performant que le paracétamol 1 000 mg (p < 0,001).
Absorption
L’ibuprofène est bien absorbé dans le tractus gastro-intestinal et se lie de façon importante aux
protéines plasmatiques. L’ibuprofène se diffuse dans le liquide synovial. Des niveaux
plasmatiques d’ibuprofène des comprimés d’ibuprofène/paracétamol 200 mg/500 mg sont
détectés au bout de 5 minutes avec des concentrations plasmatiques maximales atteintes en 1 à
2 heures après l’ingestion à jeun. Lorsque les comprimés d’ibuprofène/paracétamol
200 mg/500 mg étaient pris avec de la nourriture, les niveaux plasmatiques maximaux
d’ibuprofène étaient plus faibles et retardés d’une médiane de 25 minutes, mais le degré global
d’absorption était équivalent.
Biotransformation
L’ibuprofène est métabolisé dans le foie en deux principaux métabolites avec l’excrétion
primaire par les reins, soit en tant que tel ou en tant que conjugués principaux avec une quantité
négligeable d’ibuprofène inchangé. L’excrétion rénale est à la fois rapide et complète. La demi-
vie d’élimination est d’environ 2 heures.
Dans un nombre limité d’études, l’ibuprofène est retrouvé dans le lait maternel à de très faibles
concentrations.
Le paracétamol est métabolisé dans le foie et excrété dans les urines, principalement sous forme
de conjugués de glucuronide et de sulfate, avec environ 10 % sous forme de conjugués de
glutathion. Moins de 5 % sont excrétés sous forme de paracétamol inchangé. La demi-vie
d’élimination est d’environ 3 heures.
Un métabolite hydroxylé mineur, généralement produit en très petites quantités par des oxydases
à fonction mixte dans le foie et détoxifié par conjugaison avec le glutathion hépatique, peut
accumuler le surdosage de paracétamol qui en résulte et entraîner des lésions hépatiques.
Aucune différence significative du profil pharmacocinétique du paracétamol n’est observée
chez les sujets âgés.
Ce médicament est élaboré à l’aide d’une technologie qui libère l’ibuprofène et le paracétamol
simultanément afin que les composants actifs fournissent un effet combiné.
Paracétamol: Aucune étude conventionnelle s’appuyant sur les normes actuellement admises
pour évaluer la toxicité pour la reproduction et le développement n’est disponible.
6. DONNEES PHARMACEUTIQUES
Noyau du comprimé
Amidon de maïs
Crospovidone (Type A) (E1202)
Silice colloïdale anhydre (E551)
Povidone K-30 (E1201)
Amidon pré-gélatinisé (maïs)
Talc (E553b)
Acide stéarique (50)
Pelliculage
Alcool polyvinylique (E1203)
Talc (E553b)
Macrogol 3350 (E1521)
Dioxyde de titane (E171)
6.2 Incompatibilités
Sans objet.
4 ans
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en
vigueur.
Viatris GX
Chaussée de la Hulpe 6A
B-1560 Hoeilaart
BE :
Brufen Plus Paracetamol 200 mg/500 mg: BE662103
LU :
2023030085
- 0942657: 1*10 cpr. ss blist.
- 0942661: 1*12 cpr. ss blist.
- 0942674: 1*16 cpr. ss blist.
- 0942688: 1*20 cpr. ss blist.