Correction Bac HGGSP
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Sujet 1
Les sociétés face aux fluctuations climatiques du Moyen Âge à nos jours
Dans leur ouvrage Les Révoltes du ciel, Jean-Baptiste Fressoz et Fabien Locher témoignent d’une
inquiétude relativement ancienne face à ce qui est déjà perçu comme un dérèglement climatique.
Cette inquiétude affecte les sociétés, qui en leur sein oscillent entre prise de conscience et forme
d’inertie. Des fluctuations, d’abord sous l’effet purement physique des mouvements de la Terre,
ont eu lieu, avant qu’elles ne soient l’effet dès le XIXe siècle de l’activité humaine. Les sociétés ont
donc dû s’adapter, d’abord de façon assez résiliente, puis de manière plus chaotique et
désordonnée à partir du XIXe siècle.
Transition : les premières fluctuations sont à peine perceptibles et du moins jamais vues comme
des « changements » mais plutôt comme un état de fait auquel il faut s’adapter. Ce qui ne fut pas
le cas ensuite au XIXe siècle.
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Transition : l’industrialisation a fait basculer la planète dans une nouvelle ère, celle de
l’Anthropocène. Les changements sont plus rapides, plus brutaux, au point qu’on parle aussi de
« dérèglement » climatique, sans pour autant que cette question, qui est établie comme un fait
scientifique, ne soit consensuelle dans les différentes sociétés.
2) Une inertie qui mène vers une polarisation entre fatalisme et radicalisation
- Actions souvent locales > mobilités, tri des déchets.
- Mouvements radicaux (Stop Oil Now) qui poussent les gouvernements à agir.
- Mais climatoscepticisme voire déni climatique porté par une partie de la société plus
conservatrice ou plus inquiète pour ses intérêts économiques.
- Fatalisme ? La transition écologique est-elle encore possible ? Question en retrait dans
beaucoup d’États (voir élections UE, États-Unis) voire inexistante dans d’autres (Russie).
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Sujet 2
Juger les crimes de masse et les génocides depuis 1945
L’expression de « crime de masse » recouvre tous les crimes perpétrés sur des populations civiles
intentionnellement, en englobant le terme parfois remis en question (pour la Bosnie, pour la
Palestine) de génocide. Englobant, ce terme permet toutefois de traduire devant un tribunal ceux
qui se sont rendus coupables d’un tel acte. Juger les crimes de masse depuis 1945 se fait sur les
bases nouvelles du droit international créées à l’occasion du procès de Nuremberg (1945-1946).
Ce procès fut aussi l’occasion d’apporter à ce droit international un certain nombre de catégories
nouvelles comme celle de « génocide » pour qualifier certains crimes de masse qui furent
sanctionnés en tant que « crimes contre l’humanité ». Les événements de la Seconde Guerre
mondiale ont donc créé un précédent important dans l’histoire du droit international, entraînant
de nouvelles difficultés juridiques et mémorielles, puis en jugeant au cours de procès porteurs de
forts enjeux politiques et sociaux.
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b) Des crimes imprescriptibles
- Face à cela, l’évolution du droit avec l’imprescriptibilité des « crimes contre l’humanité » et
l’affirmation de la non-rétroactivité des lois.
- Procès Barbie en 1989 ou procès Hanning en 2016.
c) Identifier les preuves du crime mais aussi l’intentionnalité du crime pour établir le génocide
- Importance des acteurs des conflits (ONG, États belligérants, CPI).
Transition : ces difficultés, surmontées ou non, laissent donc place à des procès souvent eux aussi
complexes, en raison des enjeux qu’ils portent.
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Étude critique de document – Les enjeux liés aux nouveaux espaces de conquêtes
La signature du Space Act en 2015 s’inscrit dans un contexte nouveau d’appropriation de l’espace
par de nouveaux acteurs, privés, mais aussi publics avec l’émergence de nouvelles puissances
spatiales (Chine, Inde). Le président américain d’alors, Barack Obama, entend faire de l’espace un
espace à la fois sûr et réglementé, tout en permettant de façon assez paradoxale sa privatisation.
Sa position est explicitée dans cet article du Monde daté de 2016 où témoigne Philippe Achilleas,
directeur de l’Institut du droit de l’espace et des télécommunications.
1) La question de la non-appropriation
Transition : le Space Act marque une rupture importante, car en ouvrant la porte aux investisseurs
privés, Barack Obama remet en cause les fondements du droit traditionnel de l’espace.
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l. 23–24 « Les Américains… privés »
L. 28–30 « Les Européens… rêve »
L’espace joue un rôle majeur dans l’histoire des États-Unis et dans sa constitution en tant que
puissance face à la Russie. 1969 est une date clé, avec la création d’un fort imaginaire autour de
l’espace. Mais l’absence d’enjeux forts liés à l’espace et la crise économique globale que
traversent les États-Unis les obligent à revoir leurs priorités, en ouvrant l’espace aux financements
privés et aux grandes fortunes.
Les projets européens sont pragmatiques, mais ne suscitent aucune fascination et ne sont pas
perçus comme un vecteur de puissance.
> Elon Musk est l’exemple typique de ces investisseurs qui voient dans l’espace le lieu de
nouveaux enjeux. Il s’est associé avec la NASA pour mener des missions avec SpaceX, mais il a
aussi déployé ses satellites de façon plus anarchique pour soutenir l’effort militaire en Ukraine ou
en Bande de Gaza, deux régions du monde où les intérêts de l’État américain divergent.
> Les Américains n’ont pas d’autres choix pour rivaliser avec les acteurs du New Space,
notamment la Chine.
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