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Situation économique et budgétaire du Mali

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CHAPITRE 1 : LES FAITS STYSES

Pays enclavée à l’intérieur de l’Afrique occidentale, Le Mali est une terre de vieille et grandes
civilisation. Son histoire est l’une des mieux connues de l’Afrique subsaharienne, grâce aux
document des chroniqueurs arabe ( les Tariks) et cela dès le IX éme siècle. L’actuel Mali à été
forgé et construit grâce à une dynamique de reproduction et de construction étatique qui a vu se
succéder différents empires ( Wagadou, Manding, Songhay) et des royaumes ( Peulhs du Macina,
Kénédougou, Khassonké,Bambara, et Karta).Les principales religions pratique au Mali sont
l’islam (94,8%), le christianisme ( 2,4%) et l’animisme (2%) selon les résultats définitifs du
RGPH 2009. (CSCRP2012-2017/Mali).
1.1 SITUATION DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE ET DU DEFICIT
BUDGETAIRE AU MALI
La situation récente du déficit budgétaire et de la croissance économique est vaste notre
objectif de cette partie est d’établir un état des lieux du déficit budgétaire et de la croissance
économique et analyser les interactions et les défis qui en suit.
1.1.1 SITUATION ECONOMIQUE DU MALI
Le Mali est un pays sahélien enclavé d’Afrique de l’ouest situé entre les 10e et 25e degrés
de latitude nord et entre le 4e degré de longitude est et le 12e de longitude ouest. Il a une
superficie de 1241238 km2 et est traversé par deux grand fleuves : le Niger et le Sénégal.
Deuxième pays le plus vaste de l’Afrique occidentale, il partage ses frontières avec sept
pays : l’Algérie, la Mauritanie, le Niger, le Burkina Faso, la Cote d’Ivoire, la Guinée et le
Sénégal. Son climat se caractérise par trois saison : une saison sèche de mars à juin, une
saison des pluies ou hivernage, de juin à septembre et une intersaison ou saison froide
d’octobre à février avec un vent saharien desséchant dénommé l’harmattan. La
température varie entre 24°C en janvier et 35°C en mai. Disposant de vastes plaines
alluviales dominées par des plateaux calcaires et de grès, le Mali est divisé en trois (03)
zones climatique. Le nord désertique, qui couvre les deux tiers du territoire, appartient au
Sahara méridional dont les précipitations ne dépassent pas une moyenne annuelle de
130mm. Le centre sahélien dispose d’un climat relativement sec, avec des précipitations
variant en moyenne annuelle entre 200 mm et 500 mm et dont le couvert végétal varie de
la steppe dans sa partie nord à la savane dans sa partie sud. Le sud soudanien, qui est
couvert par une savane arborée au Nord et des forets au sud, est arrosé par des
précipitation dont la moyenne annuelle est de 1400 mm . (rapport note d’information
2020). L’économie malienne connait une bonne dynamique de croissance économique
depuis 2014. Le taux de croissance réel du PIB est passé de 3,2% à 5% entre 2014 et
2019. La croissance dans les secteurs primaire et secondaire a globalement connu un léger
ralentissement entre 2018 et 2019. En effet, le taux de croissance du secteur primaire est
passé de 4,7% à 4,5% entre 2018 et 2019.
Le taux de croissance du secteur secondaire est passé de 5,8% à 5,9% entre 2018 et 2019.
Selon les prévisions réalisées avant la crise sanitaire liée au COVID-19, la croissance
dans les deux secteurs devrait continuer à ralentir en 2020 pour se situer au tour de 4,3%
et 5,9% respectivement pour le secteur primaire et secondaire.
A la différence des secteurs primaire et secondaire, la croissance dans le secteur tertiaire
s’est accélérée entre 2018 et 2019 en passant de 3,9% à 4,8% et devrait se consolider en
2020 en situant autour de 4,9%. Le choc de la COVID-19 frappe durement l’économie
malienne alors même que le pays fait déjà face à une situation sociale et sécuritaire
difficile. Les perspectives économiques se sont significativement détériorées. Les
performances des différents secteurs en 2020 seraient en de çà des projections effectuées
avant la crise sanitaire liée au COVID-19 (tableau 1). Selon le rapport des Nations Unies
de mai 2020, les effets indirects de la crise sont potentiellement beaucoup plus
dévastateurs que ses effets directs. La récession économique globale et ses conséquences
sur l’économie nationale vont entrainer une chute anticipée de la croissance du produit
intérieur brut de plus de 80%. La croissance du pib projetée à 4,9% est ramenée à 0,9%
selon les estimations du FMI de mai 2020. Pour la première fois depuis six ans, la
croissance du PIB va être bien en-deçà de la croissance démographique. Cette chut
devrait précipiter 800000 Maliens dans la pauvreté selon le rapport des Nations Unies.
(Rapport notes d’information du marché des titres publics 2020).

TABLEAU 1 : Evolution de la croissance du PIB réel par secteur ( en %)

Secteurs 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021


PIB total 3,2 -0,8 2,3 7,1 6,2 5,0 4,9
Secteur 10,1 6,4 7,5 5,0 4,7 4,5 4,3 4,9%
primaire
Secteur 8,1 -0,4 0,3 6,6 5,8 5,6 5,4 4,9%
secondaire
Secteur 5,4 6,9 6,8 5,3 3,9 4,8 4,9 4,9%
tertiaire
Dont PIB non 7,6 5,1 5,7 5,5 5,2 4,9 4,8
marchant
Droits et 2,3 16,6 6,0 4,7 2,8 4,2 5,0
taxes
Source : INSTAT, cadrage novembre 2018 ; FMI

Le secteur primaire est le secteur dominante qui est l’agriculture il représente plus de 40% du PIB.

Figure 1 : Evolution du taux de croissance


Source : Auteur (Eviews 10)
Le graphique retrace l’évolution du taux croissance économique de 1990 à 2021.Le taux de
croissance économique du Mali a été bouleverser par une instabilité depuis 1991. Selon la
banque mondial l’économie malienne a rebondi légèrement en 2021 avec une croissance du PIB
estimé à 3,1% tirée par la reprise dans les secteurs clés de l’agriculture et les services. Le taux
de croissance a atteint son point culminant au cours de l’exercice 2012 à (-0,8%) en raison du
cout d’Etat qui a affecté la performance de l’économie, il y’a eu une reprise économique modérée
depuis 2013 ou la croissance a été en moyen de 2,3% jusqu’à 2014 ou la courbe rabaisse et en
2019 a remonté à 4,8% s’est repliée en 2020 de (-1,2%) dus à l’effet du coronavirus .
1.2.1 L’évolution de la pression fiscale ( Ratio des recettes fiscale totales / PIB) au Mali
entre 2012-2021
Bien que le taux de pression fiscale au Mali soit encore loin d’atteindre l’objectif de 20% du PIB
fixé par l’UEMOA, le Mali était sur une tendance positive encourageante avec un taux de
pression fiscale passant de 11,9% en 2018 à 14,7% en 2019. Une nouvelle amélioration à 15,5%
était attendue en 2020 (équivalent à 1694milliards de FCFA). Avec la baisse de l’activité
économique et les mesures d’allègement et d’exonération fiscales, le taux de pression fiscale
désormais estimé à 13,3% (équivalent à 1389 milliards de FCFA, soit un manque à gagner de
305 milliards de FCFA). A ceci s’ajoutent des recettes non fiscales qui devraient également
baisser, passant de 1,3% du PIB à 0,8% du PIB, engendrant une autre perte estimée à plus de 50
milliards de FCFA. Au total, la perte de recettes fiscales et non fiscales correspond à 2,7% du
PIB.

1.1.2 Evolution des finances publiques


Le 27 avril 2020, les chefs d’Etat de l’UEMOA ont adopté une déclaration suspendant
temporairement l’application du pacte de l’Union pour la convergence, la stabilité, la croissance
et la solidarité entre ses pays membres. Cette suspension permet aux pays membres d’augmenter
temporairement leur déficit budgétaire global et d’accéder à un soutien extérieur supplémentaire
de la part des donateurs en réponse à la crise du covid-19.
Sur les cinq critères de convergence de l’UEMOA, le Mali ne respectera plu que 2 critères :
Le taux d’inflation annuel ( inférieur à -3%)
Et le ratio de l’encours de la dette publique rapporté au PIB (inférieur à 70%).
La situation par rapport aux trois autres critères va se dégrader :
 Le ratio du solde budgétaire global, dons inclus, va chuter de -3% 0 -6,2% du PIB (critère
UEMOA : supérieur ou égal à -3%)
 Le ratio de la masse salariale sur recettes fiscales va augmenter de 37% à 47% (critère
UEMOA : ne pas excéder 35%)
 Le taux de pression fiscale va chuter de 15,5% à 13,3%( critère UEMOA : (supérieur ou
égale à 20%).NATIONS UNIES MALI 2020.

En effet les finances publique Malien sont en constances croissance de 2020 à 2021. ; Le solde
global du budget est déficitaire de 462,442milliards de FCFA. Les dépenses totales se chiffrent à
2360, 606 milliards de FCFA contre 2262,312 milliards de FCFA en 2020. Ceux qui est des
recettes totales, elles s’élèvent à 1896, 707 milliards de FCFA contre 1777,982 milliards de
FCFA en 2020 sur ce montant, les recettes constatées au titre du fond de concours COVID-19 se
situent à 6,647 milliards de FCFA.
SOURCE :( RAPPORT SUR LA SITUATION D’EXECUTION DU BUGET D’ETAT FIN
2021)
1.1.2 :Evolution du déficit budgétaire :

Au Mali, le déficit budgétaire qui est obtenu à partir de la différence entre les recettes et les
dépenses publiques , ont passé de 482,2 milliards de FCFA en fin 2020 à 462,44 milliards de
FCFA en fin 2021, soit une réduction de 19,75 milliards de FCFA , selon les données du
ministère Malien de l’ économie et des finances.
Globalement, tous les postes de ressources ont connu une régression entre 2016-2018. Cette
évolution est principalement liée à la situation financière difficile que le pays a connu en 2018
dont les recouvrements de recettes fiscales ont été pour la plupart inférieurs aux niveaux observés
en 2016 et 2017. ( DPBEP 2020-2022)
Ainsi les effets négatifs de la crise sécuritaire combinés à ceux de la crise sanitaire liée au
coronavirus ont marqué la politique budgétaire entre 2018 et 2020C comme en témoigne
l’évolution des soldes budgétaire. En effet, excepté l’année 2019 où le solde est ressorti
nettement en dessous de la norme de l’UEMOA, la tendance générale observée est plutôt une
détérioration du déficit budgétaire (dons inclus), soit en moyenne 4%. Ce niveau de déficit est
consécutif à une difficulté de mobilisation des recettes fiscales, le taux de pression fiscale en
réalisation étant en moyenne inférieur d’environ 1,3 point de pourcentage par rapport à la
prévision . aussi, il convient de noter une augmentation exceptionnelle des dépense salariales sur
la période 2018-2020.Alors qu’elles n’avaient jamais excédé auparavant 35% des recettes
fiscales, ces dépenses se sont établies en moyenne à 39,8% des recettes fiscales entre 2018-2020.
La gestion prudente des dépenses a permis de contenir les dépenses totales qui se sont situées
autour de 21% du PIB alors qu’elles étaient prévues à plus de 24%.
L’évolution en dent de scie des ressources de l’Etat est caractéristique du contexte
socioéconomique, sécuritaire et sanitaire du pays. En effet, après une chute brutale des ressources
financières de l’Etat constatée en 2018, la tendance s’est redressée en 2019 avant de fléchir
encore en 2020. C’est ainsi que les recettes budgétaires sont passées de 1181,7milliards en 2018
à 1571 milliards en 2019 puis à 1510 milliards en 2020, soit une croissance moyenne de 13,0%
sur la période. S’agissant des dons, ils sont évalués à 117,1 milliards en 2018 contre 191,2
milliards en 2019 et 113,4 milliards en 2020, soit une baisse de 1,6% en moyenne entre 2018 et
2020. De même, les objectifs de recouvrement des recettes fiscales sont jugés satisfaisants en
2019 et 2020 contrairement à 2018 où ils n’ont été atteints qu’à hauteur de 75,1%. En terme
absolu, les recettes fiscales sont passées de 1125,9 milliards en 2018 à 1442,4 milliards de FCFA
en 2020, ce qui correspond en moyenne à une hausse de 13,2% sur la période. IL en résulte un
taux de pression fiscale qui est ressorti en moyenne à 13,6% sur la période 2018-2020 là où la
norme communautaire de l’UEMOA prévoit 20%.
Sur la base de l’analyse du TOFE, il ressort des données d’exécution budgétaire 2018-2020, que
les dépenses budgétaires ont sensiblement augmenté en moyenne de 11,5%. Cette tendance
s’explique essentiellement par l’augmentation des dépenses courantes notamment les « transferts
et subventions » ; « les dépenses salariales » et les « paiement d’intérêt ». En effet, la période
2018-2020 a été marquée entre autres par des revendications d’augmentation de salaire et la prise
en charge de dépenses courantes ont été exécutées à hauteur de 91,3% en 2018 contre 94,3% en
2019 et 93,7% en 2020.
Les dépenses en capital ont connu une quasi-stagnation liée principalement aux difficultés de
mobilisation des ressources à la fois interne qu’externes. Le taux d’exécution des dépenses en
capital reste structurellement bas comparé à celui des dépenses courantes et reste influencé par
la conjoncture économique. Excepté l’année 2019 où le taux d’exécution a atteint près de 80% il
est resté en deçà de 70% en 2018 et 2020. (DPBEP 2022-2024)
Figure 2 : présentation graphique de l’évolution du déficit budgétaire.
La courbe du déficit budgétaire au Mali était instable de 1990 à 2005. En 2006 le déficit
budgétaire du Mali a atteints un signe positif avec une valeur 1002 milliards de FCFA, de ce
point le déficit s’est redressé à revenir au point de déparer avec des valeurs négatif de 2007
jusqu’à 2021.
Tableau 1 : solde global ( hors dons) en % du PIB au Mali

Au 30 2019 2020 2021 Variation


DECEMBRE 2021/2020
Solde du budget -208,529 -484,330 -463,900 -4,22
générale
dépenses 1994,133 2262,312 2360,606 4,34
Recettes 1785,604 1777,982 1896,707 6,68
Solde des budgets 0,656 2,136 1,458 -31,76
annexes
Solde des comptes
spéciaux du trésor
Solde global du -207,873 -482,194 -462,442 -4,10
budget de l’Etat

Source : DGB, à partir des données collectées auprès des services du MEF, janvier
Les effets négatifs de la crise sécuritaire combinés à ceux de la crise sanitaire liée au coronavirus
ont marqué la politique budgétaire entre 2018 et 2020 comme en témoigne l’évolution des soldes
budgétaires. En effet, excepté l’année 2019 où le solde est ressorti nettement en dessous de la
norme de l’UEMOA, la tendance générale observée est plutôt une détérioration du déficit
budgétaire (dons inclus), soit en moyenne 4%. Ce niveau de déficit est consécutif à une difficulté
de mobilisation des recettes fiscales, le taux de pression fiscale en réalisation étant en moyenne
inférieur d’environ 1,3 point de pourcentage par rapport à la prévision. Aussi, il convient de noter
une augmentation exceptionnelle des dépenses salariales sur la période 2018-2020. Alors qu’elles
n’avaient jamais excédé auparavant 35% des recettes fiscales, ces dépenses se sont établies en
moyenne à 39,8% des recettes fiscales entre 2018-2020. La gestion prudente des dépenses a
permis de contenir les dépenses totales qui se sont situées autour de 21% du PIB alors qu’elles
étaient prévues à plus de 24%. Arrêté en recettes à 2155,16 milliards de FCFA et en dépenses à
2808,09 milliards de FCFA, le budget d’Etat 2021 présente un déficit budgétaire prévisionnel de 652,93
milliards de FCFA contre 719, 35 milliards de FCFA correspondant à un taux de régression de 9,23%.
Dans le budget 2021, le solde budgétaire global, dons inclus rapporté au PIB nominal est estimé à 5,5% il
est resté au-dessus du plafond communautaire (3%).
b) les moyens de financement du déficit.
Le déficit budgétaire 2021 sera financé par les ressources provenant des aides budgétaires
extérieures et la mobilisation de l’épargne à travers les titres d’emprunts émis par le trésor public.
Pour ce faire, l’Etat va vendre à des entreprises ou à des particuliers une partie de sa dette. C’est
ce qu’on appelle bons et trésor et des obligations (BUDGET-CITOYENS 2021).
Figure 2 : Evolution du taux de croissance et du déficit budgétaire
1.2 La politique budgétaire au Mali.
Selon les perspectives économiques en Afrique 2012, le gouvernement Malien a adopté en
décembre 2011 un nouveau Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté
pour la période 2012-2017.Le but visé à moyen et long termes est de faire du Mali un pays
émergent et une puissance agricole dotée d’une bonne qualité de vie pour les population, hommes
et femme. Par ailleurs, la mise en œuvre de la politique macroéconomique à été globalement
satisfaisante en 2011. Le conseil d’administration du fonds monétaire international ( FMI) a
achevé en décembre 2011 la septième revue du programme du Mali appuyé par la facilité élargie
de crédit ( FEC), sanctionnée par un décaissement de 6millions de droits de tirages spéciaux
(DTC) et l’adoption d’un nouvel accord triennal au titre de la FEC. Dans le cadre de la politique
de convergence économique de l’union économique et monétaire ouest-africaine ( UEMOA) le
Malia respecté en 2011 quatre critères de convergence sur huit, dont trois critère critères de
premier rang : le taux d’inflation annuel moyen ; l’encours de la dette publique rapporté au PIB ;
la variation des arriérés de paiement intérieur et extérieur ; les investissements financés par des
ressources internes rapportés aux recettes fiscale.
Les orientations de la politique budgétaire en 2020 tiennent compte du cadrage
macroéconomique et des engagement pris par l’Etat plans interne et externe. Ainsi, les grandes
masses du budget sont projetées sur la base des principaux agrégats macroéconomique. Par
ailleurs, l’année2020 marque la troisième année de préparation et d’exécution du budget d’Etat
en mode programmes. A l’instar du budget d’Etat de 2019, celui de 2020 met l’accent sur les
question d’efficacité et d’efficience des allocations budgétaires, leurs liens avec les objectifs de
politiques publiques et la consolidation des acquis des années antérieures.
En 2020, la politique budgétaire est resté prudente. Elle a visé la consolidation des efforts
d’assainissement des finances publiques à travers :l’amélioration de l’efficacité de la politique et
de l’administration fiscale et douanière, la maitrise du solde budgétaire global, la protection des
dépenses prioritaires, l’amélioration de l’efficacité et de l’efficience des dépenses publiques,
Pour l’exercice 2021, la politique budgétaire vise à remettre les finances publiques sur une
trajectoire viable, en vue de revenir progressivement aux objectifs fixés dans le cadre du
programme appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC) du Fonds Monétaire International
(FMI) et aux cibles des critères de convergence de l’UEMOA et de la CEDEAO. Les recettes
fiscales nettes augmenteront de 1,2 point de pourcentage du PIB par rapport à 2020 pour s’établir
à 15,2% , soit un accroissement de 13,87%. Les dons, quant à eux, devraient diminuer de 2,2
point de pourcentage du PIB, pour s’établir à 1,9% du PIB. En ce qui concerne les dépenses
totales et prêts nets, ils diminueront de 1,2 point de pourcentage du PIB pour s’établir à 27,8% du
PIB. Les dépenses courantes perdront 0,7point et les dépenses en capitale 0,4 point, pour s’établir
respectivement à 15,7% et 8,3% du PIB. Ainsi, le déficit budgétaire (dons inclus) diminuerait de
0,7 point de pourcentage pour s’établir à 5,5% en 2021 contre 6,2% en 2020. Pour concrétiser cet
effort de consolidation sans remettre en cause l’augmentation des capacités des services sanitaires
et le financement des dépenses en fonction des priorités.
Enfin d’atteindre les objectifs de la politique budgétaire l’Etat Malien va devoir orienter cette
politique vers les dépenses prioritaires pour cela le gouvernement va édictées les priorités.
Conformément aux priorités édictées par le gouvernement de la transition, il s’agira, de maîtriser
le train de vie de l’Etat et de poursuivre les efforts d’amélioration de la gestion des finances
publiques, en remédiant aux faiblesses mises en lumière par les évaluations de la PEPA ainsi que
par les missions d’assistance technique du FMI ( évaluation de la gestion des investissements
publics –PIMA, risques budgétaires, mise en œuvre des AE-CP).

1.2.1 L’état de respect des normes communautaires de UEMOA au Mali 2020.


 La performance d’un pays des Etats membre de l’union en matière de convergence
économique sont mesurées à l’aide d’indicateurs de convergence reporter dans un tableau
qui est recommandé par le conseil et regroupé en deux (2) critères à savoir : les critères du
premier rang et du second rang : les critères de premier rang, sont au nombre (3) dont un
critère clé, sont les suivants :
 Ratio du solde budgétaire global, dons compris, il doit être supérieur ou égal à (-3%)
2019
 Taux d’inflation annuel moyen : il doit être de 3%au maximum par an ;
 Ratio de l’encours de la dette intérieure et extérieure rapporté au PIB nominal il ne
doit pas excéder 70% en 2019

Les critères de second rang, au nombre de deux (2) sont au suivants :


 Ratio de la masse salariale sur les recettes fiscales : il ne doit pas excéder 35% en 2019
 Taux de pression fiscale : il doit être supérieur ou égal à 20% en 2019
Il faut s’avoir que le Mali est un pays qui fait partie d’une Union Economique avec ses voisins
pays : comme l’UEMOA (Union, Economique et Monétaire Ouest Africaine,)A cet effet il y’a
des critères à suivre pour chaque année par l’ensemble des pays de l’union
Tableau 4 : Tableau des critères de convergence de l’UEMOA
Critères de Norme 2019 2020 2021 2022
convergence UEMOA
Critères de
premier rang
Ratio du solde ≥−3 % -3,0% -3,0% -3,0% -3,0%
budgétaire
global, dons
inclus en % du
PIB
Taux d’inflation ≤3% 2,0% 2,1% 2,2% 2,2
Encours de la ≤ 70 % 37,5% 38,1% 38,7% 39,3%
dette publique
Critères de
second rang
Masse salariale ≤ 35 % 37,3% 36,4% 35,8% 35,2
sur recettes
fiscales
Taux de pression ≥ 20 % 15,6% 16,2% 16,5% 16,7%
fiscales
Nombre de 3/5 3/5 3/5 3/5
critères respectés

SOURCE : DPBEP 2020-2022


Le tableau ci-dessus nous montre que le Mali n’a respecté que 3 sur 5 critères de convergence
selon les normes UEMOA.

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