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Cours d'Électronique Linéaire : AOP et CI

Electronique linéaire et filtre

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COURS D’ELECTRONIQUE LINEAIRE

Pr. B. BODO

Chapitre 1 : L’Amplificateur opérationnel en mode linéaire.

Chapitre 2 : Oscillateurs harmoniques à transistors.

Chapitre 3 : Synthèse des Filtres actifs

Chapitre 4 : Projet

1
Université de Yaoundé 1 / Département de Physique. Cours d’électronique linéaire.
Chapitre 1 : L’ Amplificateur Differentiel

Objectif :
Le tiers environ de tous les circuits intégrés (CI) linéaires est constitué d’amplificateurs opérationnels
(AOP). Ce sont pour la plupart des dispositifs de petite puissance puisqu’ils dissipent moins d’1 W.
L’AOP typique à un gain élevé pour un courant continu dans la bande allant de 0 Hz à 1 MHz. En
pratique, on ajuste le gain en tension et la bande passante de l’AOP en fonction de ses besoins par des
résistances externes. Dans ce cours, nous évoquons de façon linéaire la fabrication d’un CI, ensuite nous
étudions avant les amplificateurs différentiels et achevons le chapitre par l’étude de quelques montages
avec des AOP.

I. Fabrication d’un circuit intégré.


La fabrication des Aop a considérablement évoluée. Initialement, s’ils étaient constitués de composants
discrets et ils sont de nos jours fabriqués sur des puces électronique qui contiennent des centaines de
composants. Il importe donc d’avoir certaines notions de leur fabrication. Le procédé de départ est
l’invention en 1958 d’un employé de Texas Instruments : Jack Kilby. Il existe des CI analogique (dont
le composant le plus simple est le transistor…) et les CI numériques (construit à partir de portes
logiques, c’est l’exemple des composants de logique programmable tel que le FPGA : field-
programmable gate array, réseau de portes programmables ou des PLA : programmable logic array,
réseau logique programmable)

I.1. Substrat P
Le substrat P sert de support aux composants intégrés. Pour le obtenir, le fabricant commence par
produire un cristal dopé P (par exemple) de plusieurs centimètres de long (figure 1.a), qu’il découpe en
plusieurs tranches ou pastilles (figure 1.b). Il rode et polit une des faces de chaque pastille pour la
débarrasser des ses imperfections. On appelle une telle pastille un substrat P.

I.2. Couche épitaxiale N


Le fabricant place ensuite les pastilles dans un four et envoie un mélange gazeux d’atomes de silicium et
d’atomes pentavalents sur elles. Il se forme une mince couche de semiconducteur N sur la surface
chauffée du substrat (figure 1.c). On appelle cette mince couche, la couche épitaxiale. Son épaisseur est
d’environ 2.5  m à 25  m (figure 1.c).

I.3. Couche isolante


Pour éviter toute contamination de la couche épitaxiale, on souffle de l’oxygène pur sur les pastilles.
2
Université de Yaoundé 1 / Département de Physique. Cours d’électronique linéaire. Chapitre 1
La combinaison des atomes d’oxygènes et des atomes de silicium forme une couche de dioxyde de
silicium ( SiO2 ) sur la surface (figure 1.d). Cette couche de SiO2 semblable à du verre étanchéise la
surface et évite toute réaction chimique ; l’étanchéification de la surface s’appelle la passivation.

Couche épitaxiale
Couche de Si O2
Substrat P
N
Substrat P de 2.5  m à 25  m
Cristal P N
(b) (c) Substrat P

(d)
(a)

Figure 1

I.4. Puces
Rendue à l’étape de la figure 1.d, on procède au quadrillage de la pastille comme illustré à la figure 2. On
obtient ainsi des petits carreaux. Par découpage, chaque petit carreau donnera une puce. Mais avant de
découper de découper la pastille, le fabricant élabore des centaines de composants sur chaque petit
carreau. A partir de chaque pastille, on peut également fabriquer des composants intégrés tels que les
transistors, les diodes où les résistances : on parle de circuits intégrés monolithiques.

Figure 2 : Découpage d’une pastille en puces

II. Amplificateur différentiel ou de différence.


L’amplificateur différentiel sert d’étages d’entrées dans un amplificateur opérationnel. Il nous semble
donc opportun d’étudier l’amplificateur différentiel puisqu’il détermine les caractéristiques d’entrée d’un
amplificateur opérationnel typique.

II.1. Montages Darlington

3
Université de Yaoundé 1 / Département de Physique. Cours d’électronique linéaire. Chapitre 1
Les montages Darlington (les transistors composés) sont des associations de transistors équivalents à un
transistor avec un  élevé. A la figure 3, nous avons l’association de deux transistors T1 et T2 de même
type (deux PNP ou deux NPN). T2 est un transistor de puissance donc de gain en courant petit et dont
l’impédance d’entrée h11' pour le courant nominal est faible ; T1 est un transistor d’usage général de gain
normal. La base du transistor T2 est reliée à l’émetteur de T1 et les deux collecteurs sont reliés.
L’ensemble est un dispositif à trois électrodes équivalent à un transistor unique dont on va déterminer les
paramètres.

C
IC
IC1

IB =IB1 IC2
B T1

IE1
T2
IB2

Figure 3 : Montage Darlington à deux transistors NPN

Les équations de Kirchhoff donnent :


IC  IC1  IC 2  1I B  ICE 01  2 I B 2  ICE 02
I B 2  I E1  I B  IC1  I B  1I B  ICE 01

d’où : IC   1  12  1  I B  1  2  ICE 01  ICE 02

En considérant que : 1  12  1 12 et que ICE 0  1  2  ICE 01  ICE 02 , on a :


IC   I B  ICE 0
En somme :
- Le  statique du transistor équivalent est égal au produit des bêta des deux transistors. Il en est de
même pour le bêta dynamique. : C’est l’avantage principale du montage Darlington.
- En revanche, I CE 0 le courant inverse du transistor équivalent est plus grand que le courant inverse de
chacun des transistors.
- Le schéma équivalent du transistor est donc (voir figure 4 ci-dessous) :
On peut à l’aide du schéma équivalent dynamique, déterminer les grandeurs suivantes :
4
Université de Yaoundé 1 / Département de Physique. Cours d’électronique linéaire. Chapitre 1
 Résistance d’entrée du transistor équivalent.
vBE
Par définition : r  . On montre que La résistance d’entrée du transistor équivalent est deux fois
iB vCE  0

plus grande que la résistance d’entrée du premier transistor et beaucoup plus grande que la résistance
d’entrée du deuxième transistor.
Quand vCE  0 , on montre que r1  1r2 et r  2r1 d’où r  2r1  21r2

iB  iB1 iC
● ●

r1 1iB 1

v BE ● 2 v
iB 2  2 iB 2 CE

r2

● ●
Figure 4
En fait :
vBE  ri
1 B  r2iB 2

vCE  r2iB 2
iB 2  iB  1iB  or vCE  0
1
 r 
d’où 1  2  iB 2  1  1  iB  iB 2 
1  1  i
 1   r2 
B

1  
 1 

Il vient donc : vBE  r1iB  r2


1  1  i d’où r  r1  r2 1 avec
r2
1 et 1 1 d’où iB 2  1iB
 r2 
B
1
1  
 1 
1 1mVT 2  2 mVT
De même et par définition r1   et r2  
. Où s1 (voir s2 ) est la transconductance
s1 I C1 s2 IC 2
du transistor. De plus IC 2  2 I B 2  2 1iB  2 IC1 d’où r1  1r2 . Par conséquent : r  2r1  21r2

 Résistance de sortie du transistor équivalent.


vCE
Par définition :   . On établit que dans tous les cas, la résistance de sortie du transistor
iC iB  0

équivalent  est inférieure à la résistance de sortie du deuxième transistor et très inférieure à celle du
1  
premier transistor (en fait  2  ). On montre que :   1  2 .
2 2 2 2

5
Université de Yaoundé 1 / Département de Physique. Cours d’électronique linéaire. Chapitre 1
II.2. Principe des amplificateurs différentiels
2.1. Principe
Si le principe des amplificateurs différentiels est connu depuis longtemps, ils ne sont utilisés de manière
courante que depuis l’apparition de l’électronique intégrée qui permet de fabriquer facilement des
transistors identiques et dont la dérive thermique au cours du fonctionnement est la même. Un
amplificateur différentiel comporte deux entrées et une ou deux sorties. Il amplifie la différence de
potentiel qui existe entre les deux entrées. Pour un amplificateur idéal, on a : VS  A.  e1  e2 

e1 -
VS
e2

2.2. Modes de l’amplificateur


La tension de sortie d’un amplificateur différentiel réel est également fonction de la somme des tensions
d’entrée et en fait, il faut écrire que :
e e 
VS  AD .  e1  e2   AC .  1 2 
 2 
Où :
- AD est le gain différentiel ;
- AC est le gain en mode commun ;
- AD AC est le rapport de rejection du mode commun. Le Taux de rejection en mode commun

A 
est noté TRMC et vaut : TRMC  20log  D 
 AC 
Et :
 ed  e1  e2 est la tension différentielle d’entrée
e1  e2
 uCM  est la tension de mode commun d’entrée
2
L’exemple suivant illustre ces différents modes de l’amplificateur. En effet, si nous considérons e1 et e2
les signaux « utiles » présents sur les deux entrées de l’amplificateur (l’un des deux peut être nul). S’ils
sont parasités par le même bruit  , celui-ci n’est pas amplifié par un amplificateur idéal. Par contre, si le
gain de mode commun n’est pas nul, ce signal parasite se retrouve dans le signal de sortie qui est alors :
 e  e  2 
VS  AD .  e1  e2   AC .  1 2 
 2 

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Université de Yaoundé 1 / Département de Physique. Cours d’électronique linéaire. Chapitre 1
En pratique, on s’efforce donc pour les amplificateurs différentiels à prendre le rapport de rejection du
mode commun, aussi grand que possible.

Remarque : Lorsque la tension différentielle d’entrée ed ne dépasse pas 10 à 20 mV, l’étage différentiel
fonctionne en régime linéaire (régime petits signaux) : c’est donc un amplificateur. Au-delà il bascule
vers le régime non linéaire.

2.2. Montage de base : amplificateur à couplage d’émetteur.


On utilise deux transistors identiques (on les dit appariés ou appairés) montés en émetteur commun. La
résistance d’émetteur est commune aux deux transistors. Le montage possède deux entrées ( e1 et e2 ) et
deux sorties ( s1 et s2 ).
+VCC

IC1 IC2

R1 R2
s1 s2

Rg1 Rg2
● ●

e1 ● e2
eg1 eg2
RE

Figure 5

Les schémas équivalents qui seront utilisés ici ne sont pas des « schémas aux variations » car les
grandeurs d’entrée peuvent être continues. Le générateur d’alimentation ne doit donc pas être remplacé
par sa résistance interne.

A- Amplificateur symétrique
R1  R2  RC ; Rg1  Rg 2  RG ; 1  2   ; IC1  IC 2  IC 0 ; h111  h112  h11 ; h221  h222  0
Le schéma équivalent de l’amplificateur différentiel est donc :

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RG i1  iB1 i2  iB 2 RG
● T1
● ● ●
T2

h11  i1  i2 h11
s1 s2
● ●
eg e1 ● e2 eg
 i1  i2

RC RE RC

● ● ● ●

Le schéma équivalent en régime variable permet d’écrire deux équations d’entrée et deux équations de
sortie :
 En fonction du courant :
e1  h11i1  RE   i1  i2 

e2  h11i2  RE   i1  i2 

s1   RC  i1
s2   RC  i2

 En fonction de la tension

Posons vbe1  v1 et vbe 2  v2 ; avec v1  h11i1 ; v2  h11i2 ; g  la pente du transistor. Il vient :
h11

e1  v1  RE g  v1  v2  .

e2  v2  RE g  v1  v2 

s1   RC gv1
s2   RC gv2
La résolution de ces systèmes d’équations nous donne :
s1 s2
i1   ; i2  
RC  RC 

e1  
 h11  RE   s 
RE 
s (1)
 RC 1
 RC 2

e2  
RE   h  RE   s
s1  11 (2)
 RC  RC 2

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Université de Yaoundé 1 / Département de Physique. Cours d’électronique linéaire. Chapitre 1
 Gain de mode différentiel, gain de mode commun
En effectuant un somme de (1) et (2) puis une différence il vient :
 h11  2RE   s   h11  2RE   s  e1  e2 
 e1  e2    , avec   la tension d’entrée de mode
 RC 1
 RC 2
 2 
commun
h11 h
 e1  e2    s1  11 s2 , avec  e1  e2  la tension d’entrée différentielle.
 RC  RC
On obtient :
 RC
 s1  s2     e1  e2  (3)
h11  2 RE 
 RC
 s2  s1    e1  e2  (4)
h11
En effectuant un somme de (3) et (4) puis une différence il vient :
 RC RC  e1  e2 
s1    e1  e2     (5)
2h11 2 RE  2 
 RC RC  e1  e2 
s2   e1  e2    
2h11 2 RE  2 
 RC
Soit sd  s1  s2   , la tension de sortie différentielle.
2h11
 RC gRC
AD   , est le gain de mode différentielle.
2h11 2
RC
AC  , gain de mode commun.
2 RE

  RE  AD  RE
TRMC  20log    20log  gRE  avec   gRE
 h11  AC h11

Remarque : L’amplificateur différentielle est idéale pour gRE   . En pratique, on remplace la


résistance RE par un générateur de courant constant.

 Résistance d’entrée de l’étage :


a - Résistance d’entrée différentielle
e 1 e2 e 1 e2
On montre que : Red    2h11
i1 i2

b - Résistance d’entrée de mode commun

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Université de Yaoundé 1 / Département de Physique. Cours d’électronique linéaire. Chapitre 1
e1 e2
On montre que : Rec    h11  2 RE
i1 i2

III. Les Amplificateur Opérationnels

III.1. Constitution
L’amplificateur opérationnel est un amplificateur différentiel à référence commune. C’est donc un
circuit intégré à entrée symétrique et à sortie non symétrique dont les paramètres principaux dans la bande
passante se rapprochent de ceux d’un amplificateur idéal (gain en tension infiniment grand, résistance
d’entrée infiniment grande et résistance de sortie nulle). Le symbole d’un Aop est représenté à la
figure 6. Il possède :
 2 entrées : - une entrée notée – dite entrée inverseuse, V ;

: - une entrée notée + dite entrée non – inverseuse, V .

 1 sortie notée VS .

+VCC
+VCC

+ +

 
V+ - V+ -
VS VS
V- V-
- VCC - VCC

(a) (b)

Figure 6 : Les symboles de l’amplificateur opérationnel. (a) ancien symbole et


(b) nouveau symbole (IEEE).

Remarques :
- La référence du potentiel est arbitraire, mais il est habituel de prendre le potentiel à partir duquel
sont comptées les alimentations + VCC et - VCC. En revanche, il ne faut pas croire, comme on l’entend
trop souvent, que la seule manière d’alimenter un Aop est d’utiliser deux tensions égales et opposées,

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Université de Yaoundé 1 / Département de Physique. Cours d’électronique linéaire. Chapitre 1
comme par exemple +15 V, -15 V. Par contre son fonctionnement garantie en générale en régime linéaire
une excursion (symétrique ou non) entre ses bornes de polarisation. D’où VCC  VS  VCC .
- Dans un montage à AOP, si la sortie n’est pas réinjectée sur l’une au moins des entrées, l’AOP est
en boucle ouverte.

III.2. Caractéristiques essentielles des Aop.

L’amplificateur opérationnel est un amplificateur de tension. Il peut fonctionner en deux modes : linéaire
et non-linéaire.

2.1. Relations fondamentales


 En régime linéaire, la tension de sortie VS est reliée à la tension d’entrée différentielle  par la

relation : VS  A V  V   A , avec   V  V  et A le gain en boucle ouverte. Comme ont l’a dit

en introduction de ce paragraphe, A 1 de l’ordre de A  105 .


 On rappelle que la résistance d’entrée de l’aop est très grande. Ri 1 , de l’ordre de Ri  1 M  .
Et la résistance de sortie R0 est très faible, de l’ordre de quelques centaines d’Ω.

2.2. Modèle en continu et dynamique : modèle différentiel.


Ce modèle est celui de la figure 7. Notons qu’en dehors de ce modèle différentiel, on trouve dans la
littérature un modèle différentiel et de mode commun peu usité.

i
+
V+
Ri R0

A VS
i -
V-

Figure 7 : Modèle dynamique de l’amplificateur opérationnel.

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Université de Yaoundé 1 / Département de Physique. Cours d’électronique linéaire. Chapitre 1
2.3. Caractéristique de transfert en boucle ouverte
Nous représentons la tension de sortie en fonction de la tension différentiel d’entrée càd : VS  f    .

Aop réel Aop idéal

VS VS

VCC VCC

 S  
0 S 0

VCC VCC

Saturation Zone linéaire Saturation


VS  VCC VS  A VS  VCC

La figure ci-dessus nous permet de constater que la plage de linéarité est très faible. Par conséquent est il
difficile de faire fonctionner l’AOP en régime linéaire sans s’imaginer un bouclage de la sortie sur
l’entrée inverseuse ( pour éviter un emballement) : c’est la contre-réaction.
La contre-réaction permet d'ajuster le gain des amplificateurs opérationnels à la valeur voulue entre la
valeur max. en boucle ouverte et le gain unité. La contre-réaction établit une boucle entre la sortie et
l'entrée de l'amplificateur opérationnel. On parlera alors du gain en boucle fermée du montage.
Cependant même avec ce bouclage, l’AOP peut fonctionner en régime saturé (instable).

2.4. Tension de sortie résiduelle VSr et tension de décalage U dec .

Par suite des imperfections de l’amplificateur, la caractéristique entrée/sortie ne passe pas par l’origine.
a- VSr est la tension parasite qui apparaît en sortie lorsque la tension différentielle est nulle. U dec
( encore appelée «tension d’offset») est la tension qu'il faut appliquer à l'entrée pour que VS  0

b- L’origine de ces deux tensions se situe au niveau de 1'’amplificateur différentiel d'entrée. Pour annuler
la tension U dec , souvent très gênante, les fabricants prévoient un dispositif «compensateur».

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Université de Yaoundé 1 / Département de Physique. Cours d’électronique linéaire. Chapitre 1
III.3. Montages fondamentaux en régime linéaire.
Dans ces montages, nous considérons que les AOP sont parfaits et fonctionnent en régime linéaire.

3.1. Montage suiveur de tension


On a :
V  Ve ● -
V  Vs ●
+
d’où Vs  Ve ve vs

C’est donc un montage suiveur de tension.

Rappelons que la résistance en entrée du montage est infinie. Le suiveur de tension permet de prélever
une tension sans la perturber, car il possède un courant d'entrée nul. On le rencontre donc régulièrement
lors de la présence de sonde.

3.2. Montage inverseur


Les résistances R1 et R2 sont traversées par le même courant I . R2
On a :
V  V  0 R1
● -
Ve Vs ●

V 
R1 R2 V V
 0 d’où e  s  0 ve +
1 1 R1 R2 vs

R1 R1
R2
Il vient donc : VS   Ve
R1
La tension d’entrée et de sortie ont des phases opposées. C’est donc un amplificateur inverseur.

3.3. Montage non inverseur


Les résistances R1 et R2 sont traversées par le même courant I . R2
On a :
V  V  Ve R1
● -
0 Vs ●

R1 R2 1 1  V +
V   Ve d’où    Ve  S vs
1 1  R1 R2  R2 ve

R1 R1

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Université de Yaoundé 1 / Département de Physique. Cours d’électronique linéaire. Chapitre 1
 R 
Il vient donc : VS  1  2  Ve
 R1 
Les tensions d’entrée et de sortie sont en phase. C’est donc un amplificateur non- inverseur.

3.4. Montage intégrateur


La résistances R et C sont traversées par le même courant i .
C
On a :
Ve dq
Ve  Ri  i   R
R dt
● -
Or q  CU C et VS  U C ●
ve +
V d  CVS  vs
d’où e  
R dt
1
RC 
Il vient donc : VS   Ve dt  cte

Les tensions de sortie est proportionnelle à l’intégrale de la tension d’entrée. C’est donc un
amplificateur intégrateur inverseur de tension. Il transforme un signal carré en signal triangulaire.

Remarque : Pour éviter la saturation avec le montage intégrateur, on monte peut monter une résistance
en dérivation avec le condensateur C.

3.5. Montage dérivateur


La résistances R et C sont traversées par le même courant i . R
On a :
C
V dq
VS   Ri  i   S 
R dt ● -

Or q  CU C et Ve  U C ve +
vs
V d  CVe 
d’où s  
R dt
dVe
Il vient donc : VS   RC
dt
Les tensions de sortie est proportionnelle à dérivée de la tension d’entrée. C’est donc un
amplificateur dérivateur de tension. Il transforme un signal triangulaire en signal carré.

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Université de Yaoundé 1 / Département de Physique. Cours d’électronique linéaire. Chapitre 1
3.6. Convertisseurs d’impédance
Il s’agit pour ces différents montages, d’évaluer la tension d’entrée ve sur l’intensité du courant d’entrée
ve
ie . Soit : Z e 
ie
a- Résistance négative
On établit que :
R1
ve  R3ie et R1ie  R2is  0 .
 R1 R3
D’où Z e  ie
R2 ● -

ve + vs
R2

is
R3

III.4. Applications non linéaires : les comparateurs de tensions


Dans ces montages, l’AOP peut fonctionner en dehors de son régime linéaire c’est-à-dire dans la zone de
saturation. Les deux entrées sont forcées à des valeurs différentes. L'AOP ne fonctionne plus ici en mode
linéaire, mais en commutation. Conséquence : on aura en sortie soit un état haut ("presque VCC ", ou plus
exactement Vsat soit un état bas (" presque 0 V ", ou Vsat ).
L'idée est la suivante : on fixe une tension de référence (donc connue précisément) sur une entrée de
l'AOP et on compare le signal (dont on ne connaît pas, a priori, la tension), présenté sur l'autre entrée, à
cette référence. De deux choses l’une : la tension du signal est supérieure ou inférieure à la tension de
référence ou de consigne. Selon la configuration du montage, on aura en sortie de l'AOP un état haut ou
un état bas.

4.1. Comparateur de tensions simple


-
Si Vb  Va  VS  Vsat
va +
Si Vb  Va  VS  Vsat vb vs

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