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Vrai

Document sur la perfusion

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Les soins pré et post opératoires

OBJECTIFS

Objectif général : L'étudiant sera capable de :


• Prendre en charge dans sa globalité un futur
opéré dès son arrivée à l'hô pital et surtout
avant, pendant après l'acte opératoire.
Objectifs spécifiques :
1- Assurer la préparation tant physique que
psychologique du client, la veille et le jour de
l'intervention
2- Assurer au nouvel opéré et à sa famille un
confort tant physique que psychologique
3- Dépister les complications potentielles en post
opératoire(en investiguant les 14besoins) et
assurer une surveillance adéquate
4- Réaliser des techniques de soins selon les règles
d'hygiène, et d'asepsie

5- Interpréter, dans les limites de ses


connaissances, les résultats de l'observation du
nouvel opéré et les transmettre adéquatement.
6- Identifier les différents problèmes spécifiques
à chaque intervention et établir un plan de
soins adéquat
7- Observer et comprendre les différentes phases
opératoires en vue d'une adéquation des soins
postopératoires
8- Encourager le retour à l'autonomie, favoriser le
retour à domicile par des informations
adéquates et une éducation à la santé
appropriée.
CONTENU DU COURS
I°/ Le temps préopératoire :
1- Accueil du client
2- Bilan pré opératoire (Clinique et biologique)

3- Soins préopératoires :

• Dès l'entrée

• La veille de l'intervention

• Le jour de l'intervention

II°/ Le temps post opératoire :


• Le transport de l'opéré

• L'installation de l'opéré dans sa chambre

• La surveillance immédiate de l'opéré

• La surveillance infirmière :

• Le choc
INTRODUCTION :

Toute intervention chirurgicale constitue un risque


dans la vie d'un individu.
Elle ne doit pas être par conséquent prise avec
légèreté.
L'infirmier a la charge de préparer aussi bien
l'intervention que le futur opéré afin de minimiser
au maximum les dangers pouvant mettre le
pronostic vital de ce dernier en jeu.
Cette responsabilité de l'infirmière est regroupée
sous l'appellation « soins péri opératoires qui
désignent les soins qu'administre une infirmière
dans tout le processus opératoire à savoir les
phases pré- per- et post opératoires.
L'infirmière joue un rô le principal, elle doit
prodiguer des soins sécuritaires, homogènes, et
efficaces au cours de chacune des étapes du
processus opératoire.

I°/ L'ACCUEIL DU MALADE (FUTUR OPERE)

Le lieu médical, quel que soit son niveau,


dispensaire, centre de santé, hô pital, est un point
de rencontre entre le malade et son soignant. Il est
généralement perçu comme un endroit où l’on
vient consulter et se soigner. La majeure partie des
enseignements aux soignants porte sur l’aspect
médical : plaintes, interrogatoire, examen,
diagnostic, traitement.
Il existe un autre aspect, beaucoup moins évoqué,
mais toujours présent, c'est l'accueil.
Habituellement, l'accueil est considéré sous l'angle
de la gentillesse et des qualités humaines du
soignant, évidemment essentielles.
Cependant, d’autres vertus peuvent aussi
améliorer cet accueil et rapprocher les soignés des
soignants.
A- Les qualités humaines
Certaines vont de soi :
- politesse,
- ponctualité,
- amabilité,
- tenue et attitude correctes,
- empathie
-le fait que le consultant se sente reconnu, si ce
n'est pas la première fois qu’il vient. Il ne doit pas
se sentir un étranger, un importun. Une petite
phrase de reconnaissance l'aidera à se sentir à
l'aise et à attendre.
B- AUTRES VERTUS :
-l'écoute : laissons le patient exposer toutes ses
plaintes sans l'interrompre, afin qu'il se sente
écouté. Ne craignons pas qu'il soit trop bavard et
" mangeur de temps ", En général, si on le laisse
parler sans lui poser de questions
d’éclaircissement, il va achever son discours... De
plus, cette impression d’avoir été écouté sera
majorée si, à la fin de l’interrogatoire, l’essentiel
des plaintes est résumée de façon concise ;
-la discrétion : que le patient ait confiance qu'il ait
la certitude qu'il ne sera pas répété à d'autres qu'il
est atteint d’une blennorragie ou du sida.

C- Conditions matérielles d'un bon accueil


-L’apparence du service à l’arrivée. Souvent, le
patient appréhende de consulter et hésite à venir.
-La propreté et l'hygiène des lieux interviennent dans
le même sens.
-Le confort des salles d’attentes sera
périodiquement réévalué. Existe-t-il suffisamment
de bancs, un préau pour se mettre à l'abri des
intempéries, pluie et soleil ?
-La discrétion est-elle assurée ? Certainement pas,
lorsque les gens peuvent tout
Voir par la fenêtre du bureau de travail
- Les perturbations sonores.
Au total :

L'accueil des malades n'est pas que politesse ou


gentillesse, mais en grande partie, écouter et
organiser l'attente, le confort de ceux qui
patientent et la discrétion des consultations. Un
accueil agréable fera beaucoup pour la qualité
et la réputation du centre médical.

I I °/ LE BILAN PREOPERATOIRE
Le bilan préopératoire est l’étude systématique
des différentes fonctions de l’organisme qui
permet de mettre en évidence l’état physiologique
des appareils et de déceler les déficiences et tares
latentes de l’individu.

Le bilan préopératoire comporte :

• Un bilan clinique et
• Un bilan biologique ou para clinique
A- Le bilan clinique :
Regroupe l’interrogatoire et l’examen clinique

A-1 L’interrogatoire : doit préciser l’état civil,


l’histoire de la maladie, les antécédents du
malade (médicaux, chirurgicaux, familiaux)
• L’état civil permet d’identifier le client
• L’histoire de la maladie fait la genèse de
la maladie et les différentes conduites
thérapeutiques
• Les antécédents pathologiques médicaux
s’intéressent aux anciennes maladies et
surtout récentes notamment celles qui peuvent
avoir une influence directe sur le déroulement
de ¡’anesthésie ou de l’intervention tels que les
maladies pulmonaires et cardiovasculaires, les
tares chroniques (diabète, éthylisme…………)
• Les antécédents chirurgicaux recherchent les
interventions, chirurgicales antérieures leur
nature, les conditions dans lesquelles elles se
sont déroulées et les éventuelles complications
post opératoires
• Les antécédents familiaux c’est la recherche de
certaines affections génétiques et/ou
héréditaires
A-2 L’examen clinique
L'examen clinique doit être complet : appréciation
de l’état général du patient ; vérification
systématique de l’état des différents appareils de
l’organisme (appareil digestif, respiratoire,
locomoteur, neurologique, uro génital,
cardiovasculaire etc……………..) en raison de leur
incidence immédiate sur le choix de l’anesthésie et
le déroulement de l’intervention.
a) L'état général du futur opéré :
L’infirmier appréciera plusieurs éléments :
• L’â ge du malade : il faut tenir compte de l’â ge
apparent c'est-à -dire l’â ge physiologique et de
l'â ge réel car certains sujets sont précocement
vieux, d’autres au contraire conservent
longtemps une verdeur de bon aloi
• La corpulence du malade :
• L’obésité : est un facteur défavorable pour la
chirurgie qu'elle rend plus difficile. Elle s'associe
souvent à d’autres affections fragilisant
l’organisme (infections respiratoires, diabète).
L'obésité prédispose aux complications post
opératoires telles que les multiples infections, et
souvent des arrêts cardiaques.
• La cachexie : est aussi un facteur limitant la
pratique de la chirurgicale à moindre risque. Il
faut toujours élucider sa cause avant de prendre
une décision opératoire
• L'existence d’un amaigrissement récent ou d’une
dénutrition : il faut apprécier la perte de poids,
les éventuelles causes qu'il importe de corriger
dans la mesure du possible avant l'intervention.
• L'état d'hydratation du futur opéré : s'apprécie
sur la sécheresse de la langue, la persistance du
pli cutané et l'hypotonie des globes oculaires.
b) L'appareil respiratoire
L'examen de l'appareil respiratoire du futur
opéré recherchera une affection pleuro-
pulmonaire antérieure ou actuellement en
évolution pouvant imposer le report de
l'intervention chirurgicale ou amener à prendre
des précautions particulières pour son bon
déroulement.
On appliquera les quatre temps de l'examen
clinique sur la cage thoracique pour étudier :
• L’ampliation thoracique à l’inspection
• Les vibrations vocales à la palpation
• Une matité anormale à la percussion
• Les murmures vésiculaires et les bruits
anormaux te que les râ les à l’auscultation
Le bilan clinique de l’appareil respiratoire doit
rechercher aussi les signes fonctionnels tels
que la dyspnée.
Le bilan est toujours complété par une étude des
fonctions pulmonaires et des clichés
radiographiques du thorax
c) L’appareil cardiovasculaire

L’examen cet appareil important comportera :


• La recherche d’une maladie cardiaque : un
infarctus du myocarde datant de moins de
6mois constitue une contre-indication
opératoire formelle car il y a risque de mort
subite per opératoire
• L’auscultation du cœur pour dépister les
bruits anormaux (souffles, roulements,
frottements)
• La palpation des vaisseaux périphériques
à la recherche des lésions
d’athéroscléroses ou d’obstructions
artérielles
• La prise de la tension artérielle : c’est un
examen très important pour la surveillance
du déroulement de l’intervention et des suites
opératoires.
La maxima dépend de la force de concentration du
ventricule gauche et la
minima dépend de la pression résiduelle des
artères. Pour un adulte, jeune on
estime
• L’appréciation du reflexe occulo cardiaque :
On comprime le globe oculaire qui entraine
une variation du pouls .11 s’agit d’un
ralentissement chez les vagotoniques (il faut
craindre une syncope cardiaque) : faire lmg
d’atropine s /c en préopératoire. Il peut s’agir
d’une accélération chez les
sympathicotoniques : faire l/2mg de
salicylate d’érésine en pré opératoire.

Le bilan cardiovasculaire purement clinique sera


compléter par des examens
Complémentaires. Exemple ECG
(électrocardiogramme)
NB : Les appareils (respiratoire et
cardiovasculaire) sont les plus importants dans
le bilan clinique du futur opé ré . On pourrait
faire l'examen des autres
appareils s'il y a une né cessité .
B- bilan para clinique :

Ce sont des examens complémentaires qui viennent


pour compléter le simple examen clinique et
permettre une plus juste appréciation de l'état du
futur opéré. Ces examens sont nombreux et ne seront
pas toujours tous demandés mais selon la situation et
l'état du malade. A titre indicatif, ce sont entre
autres :

- Groupe sanguin et facteur rhésus,


- Azotémie glycémie,
- Créatinémie,
- Numération formule sanguine(NFS) et vitesse de
sédimentation(VS),
- Temps de saignement(TS), temps de
coagulation(TC),
- Taux d'hémoglobine(TH),
- Taux de prothrombine
- Taux d'hématocrite,

Ces examens permettent d'apprécier l'état de


fonctionnement de gros appareils de l'organisme tels
que les reins, le foie le, cœur, le cerveau, les poumons
etc. '... afin de prendre des mesures pour l'anesthésie
ou purement et simplement de remédier à la
défaillance avant l'intervention.

Toutes fois un cœur défaillant, des reins qui


n'éliminent, et du foie non fonctionnel prouvés par
des examens para cliniques faits à plusieurs reprises
constituent une contre-indication formelle.

II°/ SOINS PREOPERATOIRES

L'état de santé des clients qui doivent subir une


intervention chirurgicale varie à divers degrés au
moment de l'admission.
Le client doit subir une série d'examens qui visent à
confirmer ou infirmer les troubles qui rendent
nécessaire une opération. Une fois que l'on établit
que l'opération est nécessaire le rô le de l'infirmier
est d’évaluer le bienêtre physique et affectif du
client, de déterminer le degré de risque opératoire,
de coordonner le déroulement des diverses
épreuves diagnostiques, de formuler les diagnostics
infirmiers qui s'appliquent aux besoins du client et
des membres de sa famille, de préparer le client
physiquement et mentalement à l'opération et de
communiquer des données pertinentes aux
membres de l'équipe chirurgicale

A- Préparation psychologique

Le malade doit être tenu informé de l'intervention


envisagée .Son accord est indispensable : nul ne peut
être opéré contre son propre gré. Pour un mineur,
l'autorisation écrite des parents est nécessaire.
Le malade et sa famille seront informés par le
chirurgien ou le spécialiste des risques importants
que peut comporter l'intervention, ainsi ils pourront
prendre toutes les dispositions sur le plan matériel
et spirituel ; des mutilations qu'il va subir. Exemple :
anus artificiel, amputation...

Cependant, le patient doit être rassuré et


tranquillisé par la confiance qu'il doit ressentir de
l'équipe chirurgicale.

L'infirmier saura expliquer et rassurer le malade de


la bénignité de l'anesthésie et de l'intervention, en
donnant des exemples de réussite expressément
choisit. L'infirmier évitera les cas grabataires ; les
souffrances post opératoires, les anciens malades
fatigués au post opéré. Il détournera l'attention du
futur opéré et de sa famille sur ces genres de
malades. IL évitera les paroles malheureuses tant au
sujet de l'intervention que sur le chirurgien.
L'homme est corps mais aussi esprit c'est pourquoi
la préparation psychologique importe à plus de 50
pour cent dans la suite de l'intervention.
B- Préparation physique

1°/ La veille de l'intervention

Le repos est nécessaire : repos physique intellectuel


et psychique. Le séjour au lit n'est pas indispensable
sauf indication spéciale de l'anesthésiste ou du
chirurgien.

Le soir un tranquillisant assurera une bonne nuit au


malade en apaisant les angoisses;

L'alimentation sera normale si l'intervention ne


porte pas sur le tube digestif, mais le repas du soir
sera léger ;

Faire un lavement évacuateur ou donner un laxatif


genre Microlax pour faciliter l'évacuation
intestinale ;

Pour une bonne hygiène corporelle, faire une


désinfectante à HISBUCUT ou une toilette au lit en
cas de patient impotent ou alité.
27 Le matin de l'intervention

Le matin de l'opération, l'infirmier doit effectuer un


certain nombre d'intervention courantes avant que
le client ne parte vers la salle d'opération.
a) La vérification du dossier du client
Pour s'assurer qu'il contient les résultats de toutes
les épreuves de laboratoire. On vérifie l'exactement
des renseignements donnés dans les formules de
consentement.
0On vérifie que les soins administrés ont été
prescrits
b) La mesure des signes vitaux
L'infirmier doit effectuer une dernière mesure des
signes vitaux, si ces signes sont anormaux, aviser le
médecin et il se peut que l'opération soit remise.
c) Les soins d'hygiène
Des mesures d'hygiène de base tel que :

- Le bain désinfectant
- La tonte de la pilosité
- Le nettoyage du site de l'opération (champ
opératoire) au savon puis avec un antiseptique.
- Le recouvrement du champ opératoire d'un
pansement stérile protecteur.
se fait au matin de l'intervention.

d) Préparation des cheveux et enlèvement du


maquillage
On recouvrira les cheveux d'un bonnet avant
d'amener le client dans la salle d'opération.

Le maquillage est à proscrire : le rouge à lèvre et les


vernis à ongles rendent difficiles le dépistage et
petits signes de l'anoxie (cyanose au niveau des
extrémités)

e) Retrait de toutes les prothèses


Il faut ô ter les prothèses dentaires ; éviter de les
perdre ou de les endommager
f) Préparation de la vessie et des intestins Il faut
vider la vessie du malade.
Il peut s'avérer nécessaire au matin de I »opération
d'administrer au client un lavement ou un purgatif
pour vider l'intestin.

g) Le respect de la dignité du client


Les soins préopératoires sont individualisés,
l'infirmier doit veiller à préserver l'intimité du client
et à réduire au maximum son anxiété.

h) Les interventions spéciales


L'état du client peut nécessiter des interventions
spéciales: L'ordonnance médicale peut exiger la
mise en place d'une perfusion, l'insertion d'une
sonde de Foley ou d'une sonde naso -gastrique....ect
L'infirmier doit veiller à ce que tout soit fait.

i) Le retrait des objets de valeurs L'infirmier doit


récupérer les objets de valeurs du client et les
remettre à la famille. Si cela est impossible on peut
toutefois les garder en lieu sû re contre une
décharge.

j) La médication pré opératoire

L'anesthésiste et le chirurgien peuvent prescrire


des médicaments pré anesthésiques qui auront pour
effet d'atténuer l'anxiété du client. L'infirmier doit
veiller à les administrer au client en respectant
scrupuleusement les doses et les heures indiquées
et surtout les consigner dans le dossier.

C- Le transport de l'opéré

Il doit être effectué avec douceur par un personnel


formé en ce conséquence (brancardier infirmier
secouriste) sous la surveillance d'un anesthésiste
réanimateur : maintenir le malade au plan
horizontal sans coussin ; éviter toutes secousses
facteurs aggravant le choc, éviter le refroidissement
en enroulant le malade dans une alèze et le
recouvrir de couvertures ;

Surveiller la perfusion et les drains de façon à ne


pas les arracher au cours du transport ;

Technique de transport

L opéré sera porté soit de la table d'opération à un


chariot, puis du chariot dans son lit ; soit de la table
d'opération dans son lit (le lit roulant peut être
amené dans la salle d'opération)

Deux ou trois personnes, toutes placées du même


cô té saisissent le malade enroulés dans son alèze :
sous la nuque, sous le dos et les jambes sous les
creux poplités et les tendons d'Achille, une
personne (l'infirmier en occurrences donnes le
signal) 1 ; 2 ; 3 ... et le malade est soulevé dans un
mouvement d'ensemble et placé sur le chariot ou le
lit. L'infirmier qui soutient les membres
inférieurs amorce le mouvement de départ de
manière à ce que le malade soit présenté devant le
lit ou le chariot.

 Le malade est installé dans son lit jusqu'à


son réveil soit en décubitus dorsal la tête
tournée sur le cô té soit décubitus latéral.

IV °) LA SURVEILLANCE POST
OPERATOIRE

Les soins post opératoires peuvent s'avérer


complexe en raison de nombreuses modifications
qui se produisent à cette étape. Pour évaluer l'état
du client, l'infirmière se fonde sur les données
recueillies lors de l'évaluation préopératoire, sur
ses connaissances concernant le type
d'intervention chirurgicale pratiquée et sur les
événements qui se sont produits au cours de
l'opération. Il doit être capable de prendre les
signes vitaux et d'en connaître les variations, de
vérifier les pansements pour savoir s'il y a
hémorragie ou drainage anormal de la plaie, de
placer une perfusion intraveineuse, de placer les
tubes de drainage et noter soigneusement les
ordonnances post opératoires du chirurgien.

Les soins infirmiers post opératoires comprennent


deux étapes :

- La période de réveil comprenant la surveillance


immédiate
- La période de convalescence comprenant les
soins et surveillances dans les jours qui suivent et les
complications postopératoires.
A°) Surveillance immédiate.

L'opéré sera surveillé jusqu'au retour complet de


la conscience et dans les heures qui suivent. On
surveillera les éléments suivants :

1°) Le faciès doit rester coloré : l'apparition


d'une pâ leur avec sueurs froides et
refroidissement des extrémités fait penser à un
état de choc dont les autres signes sont à
rechercher. L'apparition d'une cyanose, crèmes
légères indique une insuffisance respiratoire.

2°) Le comportement : Une agitation peut se


manifester au réveil ; éviter que l'opéré ne touche
à son pansement ou n'arrache les drains ou la
perfusion. Veiller à ce qu'il ne se lève ; il peut être
nécessaire de le maintenir par des attaches. Les
calmants ne seront administrés que sur indication
médicale.

L'agitation peut aussi accompagner un choc


hémorragique.
3°) La respiration doit être régulière et calme

Un gène respiratoire peut être du à un


encombrement bronchique par mucosités ; alors
une aspiration pharyngée est nécessaire. La chute
de la langue en arrière est prevenue par la canule
de GUEDEL qui sera laissé en place jusqu'au réveil.
L'inondation des voies respiratoires par les
vomissements (syndrome de MENDELSON)
nécessite une surveillance attentive. La position
latérale légèrement déclive prévient cet accident et
l'aspiration digestive le supprime.

4°) Le pouls doit être bien frappé et régulier

Il est souvent un peu accéléré au retour de la salle


et se ralentit régulièrement .L'accélération du
pouls, la chute de la T.A avec pincement de la
différentielle indique un état de choc provoqué par
:
• Une hémorragie interne : par lâ chage
de suture, seul les signes cliniques
attirent l'attention .Une ré intervention
doit être faite en urgence.
• Une hémorragie externe : alors
vérifier les liquides de drainages et
d'aspiration ainsi que le pansement ;
• Un choc traumatique : lié à
l'intervention elle-même ou à
l'anesthésie.

Dans tous les cas, l'infirmier prévient


d'urgences le chirurgien ou le médecin
réanimateur qui posera le diagnostic étiologique et
indiquera le traitement : réintervention,
oxygénation transfusion.

Après le réveil, l’opéré est installé en position


demie assise avec un oreiller si l'intervention ne le
contre indique pas.
5°) Les soins d'hygiène assureront le bien
être de l'opéré

Soins de bouche pour humidifier les muqueuses


mais il ne doit pas avaler l'eau avant la reprise du
transit intestinal. Friction à l'alcool au niveau du
siège et du talon. Le soir un léger hypnotique est
donné à l'opéré à administrer par voie rectale ou
parentérale.

B°) Surveillances les jours suivants

1°) Les soins d'hygiène :

La toilette sera faite chaque jour au


malade. La réfection du lit avec
changement de linge sera effectuée
plusieurs fois par jour :

o L'opéré transpire facilement et peut se mouiller ;


une prévention d'escarres sera entreprise
systématiquement.
oL'opéré doit tourner et cracher pour éviter
l'encombrement bronchique :
o Le premier levé aura lieu suivant prescription
médicale ; si le malade ne peut pas se lever, un
exercice ou une gymnastique au lit sera faite
afin de prévenir les phlébites ;
oLa miction sera surveillée, l'opéré doit pouvoir
uriner spontanément. S'il existe une rétention
d'urine de petits moyens peuvent être essayés
avant de recourir au sondage. Ce sont : la pose
d'une bouillote un peu réchauffée au niveau du
pubis ou levé précoce du malade.

Dans la plupart des cas (chirurgie digestive, cure


d'hernie) l'alimentation orale sera progressive : Le
premier jour l'opéré suivra une diète hydrique et
alimentaire, puis suivra les autres jours,
l'introduction d'aliments légers jusqu'à la reprise
totale d'un régime normal suivant la prescription
du médecin et l'évolution, de l'état général du
malade. Lors d'une intervention chirurgicale
importante portant sur le tube digestif
(gastrectomie, colectomie) l'alimentation sera
uniquement par voie intraveineuse.

2°) La surveillance médicale

a) La température sera surveillée matin et


soir

Une élévation thermique sera le signe d'une


infection. La recherche de signes associés
permettra de localiser le siège. S'il existe une
douleur au niveau du membre perfusé, il faut
rechercher une traînée rouge signe d'une
lymphangite, la température est souvent à 40°;

 Si la douleur est au niveau de la plaie


opératoire, il faut vérifier la paroi à la
recherche d'un abcès pariétal ;
 Si la douleur est plus ou moins diffuse, on peut
penser à un abcès profond, abcès du Douglas par
exemple ; un toucher rectal précisera le
diagnostic ;
 L'élévation thermique peut se rencontrer lors
des complications infectieuses : infections
pulmonaires urinaire ou urogénitales.

b) Les pulsations seront notées matin et soir :

Une élévation progressive du pouls doit faire


penser à la phlébite dont quelques signes sont :
légère douleur au mollet, à la dors flexion du pied
et lors de la miction lorsqu'il s'agit d'une phlébite
d'une veine du petit bassin. On note souvent une
légère élévation thermique.

c)Un contrôle hématologique sera demandé

Temps de coagulation, taux de coagulation taux de


prothrombine, un traitement anti coagulant sera
institué. L'embolie peut être le premier signe
révélateur de la phlébite.

d) La respiration sera observée

L'apparition d'une dyspnée, d'une cyanose


indique une complication pulmonaire infectieuse
(bronchite) qui sera traité e par des anti biotiques
l'atélectasie. L'atélectasie est une complication
due l'obstruction d'une bronche par un bouchon
muqueux :

 Les aérosols avec de la trypsine et de la


neutrophylline seront faits plusieurs fois
par jours pour favoriser la dissolution du
bouchon muqueux ;
 Une broncho aspiration sera nécessaire si
l'atélectasie persiste.
e) Le transit intestinal sera particulièrement
surveillé

Les gaz sont évacués vers le deuxième et


troisième jour ; la première selle est éliminée vers le
quatrième jour. Les vomissements ne doivent pas
exister ; le malade peut ressentir des douleurs et
éprouver des difficultés à l'évacuation des gaz, une
sonde rectale peut le soulager. La première selle
peut être favorisée par un petit lavement
évacuateur.

 L'utilisation de l'atropine (antispasmodique)


ou d'excitant du péristaltisme intestinale ne
peut être faite qu'avec très grande prudence
et sur indication médicale.
 La non reprise du transit intestinal le quatrième
jour est pathologique : Une occlusion peut
survenir et être d'origine mécanique par des
brides ou des adhérences précoces nécessitant le
plus souvent une ré intervention ou d'origine
paralytique secondaire à une infection
péritonéale, une infection diffuse ou un abcès du
Douglas nécessitant une intervention
chirurgicale. Cette occlusion peut être
secondaire à une mauvaise rééquilibration
ionique tel qu'un déficit en potassium. Le
traitement comportera une pose d'une
aspiration digestive pour lutter contre les
vomissements et distension intestinale ainsi que
la mise en route d'une réhydratation ;
 L'apparition de vomissements après une
intervention chirurgicale indique le plus souvent
un état occlusif et une dilatation de l'estomac.

f) L'alimentation d'un opéré


Elle ne sera entreprise qu'après reprise totale
du transit intestinal et sera élargie au fur et à
mesure : Après l'évacuation des gaz, donner une
alimentation liquide (yaourt bouillie) après
l'évacuation de la première
Selle ajouter de la viande, poisson ou autres ;
l'alimentation normale ne sera reprise que
vers le sixième et septième jour après le gaz.

C°) Les complications post


opératoires.

Toute intervention chirurgicale constitue pour


l'organisme une agression de sévérité variable et
qui entraîne un déséquilibre à la suite duquel
l'organisme fait des efforts pour retrouver son
équilibre physiologique normal.

La maladie post opératoire commence au moment


de l'intervention est la conséquence de l'agression
conjuguée de l'opération et de l'anesthésie.

Les facteurs favorisants de la maladie post


opératoire sont :

 Le siège de l'intervention (régions riches en


filets nerveux entraînant de fortes douleurs et
en collapsus)
 La nature de l'intervention (néphrectomie
surrénalectomie etc...)
 La technique opératoire (manque de douceur,
destruction importante de tissus)
 Le positon de l'opération (gène de l'ampliation
thoracique)
 Les pertes de sang
 L'anesthésie (qualité, nature et la durée de
l'anesthésie)

1°) Le choc opératoire

Une intervention chirurgicale doit être considérée


comme un traumatisme vis- à -vis de l'organisme et
dont la gravité peut être aussi sévère que celui d'un
accident de la circulation. Le choc (quel que soit sa
cause et son aspect) réalise une défaillance
circulatoire du fait du déséquilibre entre le
système vasculaire et son contenu c'est-à -dire le
sang transporté ; déséquilibre provoquée par une
Diminution de la masse sanguine circulant pendant
l'intervention chirurgicale. Plusieurs facteurs
peuvent être à l'origine d'un choc opératoire, ce
sont :

❖Le facteur essentiel qui est la réduction de la


masse sanguine due en générale à une
hémorragie per opératoire insuffisamment
compensée ou à des pertes liquidiennes telle
que liquide péritonéale au cours d'une
intervention chirurgicale.
❖Le facteur nerveux est représenté par le
traumatisme des filets nerveux et sympathiques
au cours de la chirurgie effectuée sans douleur ;
❖Le facteur infectieux : possible au cours de toute
intervention portant sur foyer infectieux, toute
décharge microbienne peut être à l'origine d'un
choc ;
❖Le facteur toxique : se rencontre au cours de
certaines intervention chirurgicale qui
remettent en circulation de produits toxiques
(liquides péritonéales après levé d'une
occlusion intestinale) de même les toxines
d'origines microbiennes provoquent un choc dit
endotoxique ;

a) Les signes cliniques d'un choc opératoire

Ils apparaissent immédiatement après une


intervention chirurgicale ou dans les temps qui
suivent, on note chez ce malade une pâ leur des
téguments avec sueurs froides, un refroidissement
des téguments, c'est le faciès angoissé, les traits
tirés et le nez pincé, conservation de la conscience
malgré un état de prostration.

Le pouls est accéléré, petit et régulier ; la T.A


s'abaisse progressivement. La respiration est
courte et superficielle, la diurèse diminue.
A ce stade, le malade est dans un état de choc
sévère avec un pronostic réservé, c'est un choc
compensé au cours duquel la mise en route
d'urgence d'un traitement énergique peut
permettre d'éviter l'aggravation c'est-à -dire le
passage à la phase suivante c'est-à -dire le choc
décompensé ou la mort est souvent inévitable.

❖ NB : Le choc décompensé est une


phase terminale pendant lequel
apparaissent les signes organiques,
cyanose et lividité des extrémités ;
signes qui précèdent de peu la mort.
A ce stade, le choc est irréversible
malgré tout traitement,
a) Traitement

Il est d'abord préventif et à défaut curatif.

Traitement préventif : Il faut prendre le


temps pour préparer soigneusement le
malade à l'intervention chirurgicale.
L'anesthésie doit être le plus atoxique
possible utilisant le minimum de drogue
tout en assurant une anesthésie
suffisante.

La ventilation doit être parfaite pendant


l'intervention pour assurer une bonne
oxygénation ;
La chirurgie doit être faite avec douceur en
évitant les gestes brutaux inutiles et
maladroits ;
Instituer ou prévoir une transfusion sanguine
systématique en cas d'intervention choquante
ou de longue durée ;
Compenser les pertes sanguines ou
liquidiennes volume par volume.

Après une intervention chirurgicale si le pouls


s'accélère et la tension tend à s'abaisser il faut
sans attendre mettre la tête du malade en
position basse ou
même plus basse, commencer ou intensifier la
perfusion sanguine, accélérer l'oxygénation {3 à
101 /mn) faire appel au médecin anesthésiste.
Le traitement curatif : Il agit d'autant mieux
qu'il est appliqué précocement à la phase de
choc compenser, ce traitement consiste :

 Au remplissage du système circulatoire par la


transfusion sanguine ;
 L'oxygénothérapie et la mise en position basse
de la tête pour assurer l'irrigation
préférentielle du cerveau ;
 Les analeptiques vasculaires et les produits
hypertenseurs (adrénaline) ne seront
administrés qu'après un remplissage correcte
du système vasculaire et un rétablissement de
la masse sanguine à la normale ;
 Les extraits cortico surrénaux, notamment
l'hydrocortisone intraveineuse à une place
importante dans ce traitement. Ils pallient
l'épuisement de la sécrétion cortico -
surrénalienne. L'hydrocortisone sera
administrée à la dose de 25 à 50 mg suivant
l'intensité du choc en répétant si besoin jusqu'à
une dose maximum de 200 à 300 mg par jour
(24heures)
LS PLAIES ET LES PANSEMENTS
OBJECTIF GENERAL
Etre capable de : Planifier et mettre en œuvre les
activités relatives aux soins des plaies

OBJECTIFS SPECIFIQUES:
1- Définir une plaie et le soin des plaies
2- Enumérer les règles qui sous-tendent le soin des
plaies
3- Procéder à deux classifications possibles des
plaies courantes
4- Expliquer le processus de cicatrisation d'une
plaie
5- Expliquer les quatre phases de cicatrisation des
plaies
6- Décrire les facteurs nuisant à la cicatrisation
des plaies et les mesures qui la favorisent

7- Donner une définition du pansement en


précisant les SEPTS 7 buts

8-Identifier les différents types de pansement en


précisant les quatre qualités d’un pansement
9-expliquer les étapes de la réfection d’un
pansement
10-Décrire la conduite à tenir devant une plaie
accidentelle récente
INTRODUCTION

L’infirmier dans ses fonctions en service de chirurgie


(bloc opératoire, post-opéré, chirurgie
hospitalisation) ; a la charge des soins de plaies. Il
doit savoir que l’asepsie est une condition
essentielle pour faciliter la cicatrisation des plaies.
Les plaies opératoires doivent être à l’abri des
microbes par tous les moyens (stérilisation,
désinfection).
Les plaies contaminées réalisent les plaies complexes
qui nécessitent des précautions particulières dans
les soins.
I°/ DEFINITION D’UNE PLAIE
On appelle plaie lorsque, suite à un traumatisme, il existe une solution de
discontinuité du revêtement cutané.0

Les plaies sont d’importance inégale, les unes intéressent seulement les
téguments, les autres pénètrent en profondeur pouvant
s’accompagner de fractures réalisant la fracture ouverte ou
s’accompagner d’ouverture articulaire réalisant la plaie articulaire.

Les plaies accidentelles présentent toujours une réelle gravité parce que
toujours souillées et infectées.

Toute plaie doit être traitée par un véritable acte chirurgical et en


urgence pour prévenir l’infection et les complications.

Le soin de plaie est l’ensemble des actes menés au niveau d’une région
blessée. Cet ensemble d’acte consiste d’une part à désinfecter,
compresser, absorber, immobiliser, et protéger la région blessée et
d’autre part à réduire la douleur par l’application de chaleur ou de
froid.

Le soin de plaie est indiqué dans tous les traumatismes (blessures,


ecchymoses entorses…..) ; dans les plaies chirurgicales et dans
les infections locales : suppurations, abcès, furoncles.

II°/ REGLES ELEMENTAIRES QUI SOUS TENDENT LE SOIN DES


PLAIES

La définition des soins de plaies englobe tous les types de plaies et les
actes posés sont très variés et sont reliés à chaque type de plaie à
soigner.

L’infirmier joue un double rôle dans les soins de plaies :

- Prévenir la pénétration des micros organismes

- Soutenir les défenses de l’organisme pendant le processus de


cicatrisation.

Pour jouer efficacement son rôle l’infirmière doit connaitre les règles qui
sous-tendent le soin des plaies ; ces règles se résument comme
suit :

1- Pour favoriser la cicatrisation des plaies, l’infirmière doit connaitre


la structure et les fonctions de la peau

2- la cicatrisation des plaies ne peut se produire normalement si le


client ne reçoit pas une alimentation appropriée.

3- Le matériel utilisé lors de la réfection d’un pansement doit être


stérile
4- L’asepsie doit être strictement observée et gardée pendant la
réfection des pansements

5- Ne jamais toucher une plaie avec les mains

6- Les bouchons des bouteilles et les couvercles des boites seront


déposés l’intérieur tourné vers le haut

7- On doit considérer toujours qu’une plaie est moins contaminée que


la peau qui l’entoure

8- Nettoyer la plaie en partant de la zone la moins contaminées (la


plaie) vers la zone la plus contaminée (peau environnante) c'est-à-
dire de l’intérieur vers l’extérieur.

9- Le drain doit être considéré plus contaminé que l’incision ou la


plaie elle-même

10- Lorsqu’il s’agit d’une série de pansements il faut commencer par


les plaies non infectées.

III°/ CLASSIFICATION DES PLAIES

Les plaies sont classées de plusieurs façons mais nous nous


intéresserons à deux classifications qui sont les plus courantes.

A- Classification selon cinq(5) éléments descriptifs différents

Les 5 éléments considérés sont : L’intégrité de la peau, la cause de la


plaie, la gravité de la lésion, l’état de la propreté de la plaie,
l’aspect de la plaie.
- L’intégrité de la peau : la plaie peut être ouverte c'est-à-dire avec
rupture de l’épiderme et des muqueuses. ex : incision chirurgicale
coupure, éraflures. la plaie peut être fermée c'est-à-dire sans
rupture de l’épiderme. Ex : foulure, perforation d’un viscère….

- la cause de la plaie : La plaie est soit intentionnelle, le résultat


d’une chirurgie, d’un traitement

Ou non intentionnelle : plaie accidentelle, brûlure

- la gravité de la lésion : la plaie peut être : superficielle (non


atteinte de l’épiderme tel que les excoriations, les brûlures de 1er
degré

Pénétrante (atteinte de l’épiderme, du derme, des tissus et organes plus


profonds) tel que les plaies par balles ou armes blanches.

Perforante : se sont des plaies ou un objet étranger perce et traverse un


organe interne (plaie par balle, poignard)

- La propreté de la plaie : la plaie est soit :

Propre : pas de micros organismes pathogènes ex : plaie chirurgicale

Propre contaminée : Il s’agit d’une plaie aseptique mais avec pénétration


de microorganismes dans une cavité

Contaminée : présence de microorganismes probables

Infectée : microorganismes présent à plus de 10°5 par gramme de tissus

Colonisée : La plaie est infectée avec plusieurs espèces de


microorganismes

- L’aspect de la plaie

On distingue : Les lacérations qui sont des déchirures des tissus


Les excoriations qui sont les éraflures, les érosions par
friction de la surface cutanée ex : écorchure du genou

Les contusions : qui sont des plaies fermées ex :


ecchymose

B- Classification selon la nature de l’agent vulnérant

Les plaies peuvent être classées comme suit : les coupures par incision,
(blessures), les plaies contuses, les déchirures, et les
ponctiformes, selon l’instrument ou l’objet qui les a causées.
 Les coupures sont des incisions produites par un instrument
tranchant même celles que fait un chirurgien au cours de toute
intervention.
 Les plaies contuses sont produites par un corps émoussé et se
caractérise par une lésion importante des tissus mous, une
hémorragie et une putréfaction ;
 Les déchirures ont des bords décliquetés et irréguliers du type de
celles qui sont faites par le verre, le fil de fer barbelé etc. …
 Les plaies ponctiformes ne présentent qu’une petite ouverture de
la peau et peuvent être causées par une balle, un poignard ou
d’autres agents du même genre.

IV°/ LE PROCESSUS DE CICATRISATION

Pour qu’une plaie guérisse, l’organisme doit réparer les tissus lésés et
régénérer ceux qui en ont la capacité, du fait que certaines cellules
se régénèrent plus rapidement ou même pas du tout (cellules
nerveuses)

La régénération se fait par couches cellulaires et implique le


remplacement et la réorganisation des cellules endommagées afin
de rétablir la structure initiale du tissu. Cette réparation tissulaire
appelée cicatrisation fait appel à une série de processus
physiologique complexe qui se déroule en 4 phases :

1- La phase d’inflammation : Elle commence dans les quelques


minutes qui suivent la lésion et dure environ trois jours. Cette
phase vise principalement à arrêter l’hémorragie (hémostase) à
détruire les agents nuisibles et à nettoyer la plaie des bactéries et
des débris. Elle se caractérise par les signes cardinaux de
l’inflammation, douleur, chaleur, rougeur, œdème ainsi que par la
perte fonctionnelle de la partie touchée.

2- La phase de destruction : Elle commence avec la fin de


l’inflammation et dure 2 à 5 jours. Le travail de régénération
tissulaire commencé dans la première phase se poursuit. Les
cellules continuent à nettoyer la plaie et il ya formation de
collagène qui est la principale substance du tissu cicatriciel.

3- La phase de prolifération : cette phase débute avec l’apparition des


nouveaux vaisseaux sanguins. Elle dure 2 à 24jours. Pendant cette
phase la plaie commence à se fermer grâce à la formation de
nouveaux tissus. Le retard de cicatrisation au cours de cette étape
est habituellement dû à des facteurs généraux comme l’âge,
l’anémie, l’hypo protéinémie et la carence en zinc.

4- La phase de maturation : Elle peut durer plus d’un an si la plaie est


très profonde et étendue. Le collagène cicatriciel continu de se
renforcer pendant plusieurs mois. Toute fois le tissu cicatriciel n’est
habituellement pas aussi fort que le tissu qu’il remplace.

V°/ LES MESURES FAVORISANTS LA CICATRISATION DES PLAIES

Un certain nombre de mesures doivent être observées pour favoriser la


cicatrisation des plaies. Il incombe donc à l’infirmière de les mettre
en pratique et d’impliquer le client dans ses soins pour garantir le
succès. Ces mesures sont :

1- Eviter l’infection par l’usage de techniques stériles lors des


pansements et par une immunisation appropriée (SAT, VAT)

2- Alimentation du malade équilibrée et riche en protéines, en lipides,


en glucides, en vitamines A et C, en sels minéraux (zinc, cuivre,
fer)

3- Eviter de mettre de la tension supplémentaire sur les tissus de la


plaie

4- Favoriser une position chez le client qui facilite le drainage de la


plaie

5- L’application locale de chaleur peut aider à limiter l’infection

6- L’application du froid sur une contusion récente aide à prévenir ou


à réduire l’œdème ou un épanchement sanguin par
vasoconstriction locale

VI°/ LES FACTEURS QUI RETARDENT OU EMPECHENT LA


CICATRISATION DES PLAIES

Plusieurs facteurs nuisent au processus normal de la cicatrisation. On


retrouve principalement :

1- L’infection : elle arrête le processus ou le ralenti en créant un


dommage aux cellules environnantes

2- L’hématome : C’est une collection de sang enkystée dans les


tissus qui retarde le processus de cicatrisation

3- Les corps étrangers : entrainent la suppuration avec souvent


formation d’abcès
4- L’ischémie locale (diminution ou arrêt de la circulation artérielle
dans une zone localisée) causée par les bandages, les plâtres, les
pansements trop serrés ou un garrot.

VII°/ LE PANSEMENT

1) Définition

Un pansement est un tissu protecteur ou un tampon que l’on place


directement sur une plaie pour absorber le sang et les liquides
organiques ainsi que pour prévenir l’infection

2) Buts du pansement

Les pansements peuvent avoir plusieurs buts :

a) Protéger la plaie contre la contamination

b) Favoriser la guérison par l’absorption des écoulements et le


débridement de la plaie

c) Favoriser l’hémostase

d) Soutenir la plaie

e) Empêcher le client de voir la plaie

f) Assurer l’isolation thermique de la surface de la plaie

g) Maintenir une humidité élevée entre la plaie et le pansement

3) Qualités d’un pansement

Quelle que soit la sorte et la variété, un pansement doit :

- Etre fait en respectant les règles d’asepsie tant sur le matériel que
sur la technique

- Etre solide mais sans entraver la circulation sanguine


- Etre confectionné de manière à diminuer les possibilités de
contamination

- Etre élégant assurant un confort par sa qualité

4) Les types de pansements

L’infirmière confectionne divers types de pansements. On les distingue


d’après le matériel utilisé et le mode d’application (humide ou sec).
On retrouve :

- Le pansement sec

- Le pansement humide

- Le pansement avec drain ou mèche

- Le pansement suppurant

L’asepsie est une essentielle pour faciliter la cicatrisation des plaies.


Au bloc opératoire et dans les services de chirurgie on maintient au
maximum les plaies à l’abri des microbes par toutes les méthodes de
stérilisation et de désinfection disponibles. Même les microbes qui
arrivent à y pénétrer sont généralement détruits par les pouvoirs naturels
de résistance de l’organisme. On peut donc considérer comme
contaminées les plaies qui surviennent à la suite d’un accident ou par
défaut de manipulation instrumentale au cours d’une intervention
chirurgicale. Ainsi le chirurgien s’emploiera – t- il à réduire l’infection au
minimum et à protéger les plaies contre toute infection ultérieure.
II°) les facteurs qui influencent la cicatrisation
Une plaie guérit à son rythme optimal normal dans un tissu sain.
On ne peut aucunement accélérer ce rythme, mais on peut aider la
guérison en appliquant certains principes qui sont :
 Une bonne alimentation pour assurer un état nutritionnel adéquat
chez l’individu ;
 Un repos de la région ou de l’organe lésés selon l’endroit et sa
fonction ;
 Une circulation sanguine normale qui apporte les éléments
nécessaire à la circulation, leucocytes, les anticorps etc. … et
assure l’évacuation des produits du métabolisme tumulaire.

Les facteurs qui ralentissent le processus de cicatrisation nombreux ; on


peut citer l’âge avancé du sujet, l’œdème, certains produits qui
masquent la présence d’une infection (les corticoïdes) ou causent
l’hémorragie (les anticoagulants) et une trop grande activité de la
part du patient qui peut empêcher que les bords se rapprochent ;
les facteurs locaux tels qu’une mauvaise technique dans
l’application d’un pansement ; un pansement saturé que l’on ne
change pas souvent ; un pansement qui ne protège bien contre
l’infection ou encore un pansement trop serré qui gène l’arrivé du
sang dans la région.

III°) Les raisons d’être d’un pansement

Un pansement est appliqué sur une plaie pour ou plusieurs raisons :

- Absorber l’écoulement ;

- Immobiliser un membre blessé ;

- Protéger une plaie contre un traumatisme mécanique

- Favoriser l’hémostase par la compression opérée par le


pansement ;

- Prévenir les contaminations

- Assurer le confort physique et moral du patient.


Certains chirurgiens sont partisans pour la suppression du pansement
peu de temps après l’opération ou pendant la période post
opératoire immédiate lorsque cela est possible. Si la plaie est
propre et sèche quand le pansement initial appliqué à la salle
d’opération est enlevé, ordinairement il n’est pas renouvelé. Le
pansement initial sur une plaie propre et sèche est généralement
laissé en place jusqu’à ce que les points soient enlevés et si on
remplace, c’est plus pour des raisons esthétiques qu’utilitaires.
Sans pansement une plaie se cicatrise grâce à la fibrine, il ya
plusieurs avantages à laisser une plaie sans pansement ; cela
permet :

 L’élimination des conditions favorables au développement des


microbes (chaleur, humidité, obscurité) ;

 L’observation plus facile et détection précoce de déhiscence de la


plaie ;

 La facilité à donner le bain ;

 La réduction de l’importance de l’intervention chirurgicale (moral,


psychologie, entourage, environnement etc. …)

 La prévention d’une réaction cutanée aux produits (compresse,


sparadrap, antiseptique…) ;

 L’apport de plus de confort et de facilité des mouvements du


patient ;

 L’économie du matériel.

IV) La technique d’un pansement chirurgical


Il est important avant de faire un pansement de s’entendre avec le
chirurgien sur la technique à appliquer. Ce ne sera ensuite qu’une
question d’apprentissage, et de contrôle visant à assurer une
bonne exécution de la technique choisie.

 La préparation du patient : on doit avertir le patient qu’on va


changer son pansement et qu’il ne s’agit que d’une procédure
simple qui ne cause pas d’ennuis. Il ne faut pas faire les
pansements à l’heure des repas. Pour les pansements en salle on
tirera les rideaux pour que tout se passe en privé. Si le pansement
répand une odeur nauséabonde ou s’il s’agit d’un malade plus
sensible que d’ordinaire ; il est préférable d’emmener dans la salle
de traitement, loin des autres patients ;

On ne découvrira pas le malade plus qu’il ne le faut, et on respectera sa


pudeur.

 Le pansement simple (voir cours de 1ère année)

 Le pansement des plaies drainées : on doit panser une plaie


drainée dans les 24 heures qui suivent une intervention
chirurgicale. Il n’ya rien de plus ennuyeux et désagréable pour un
patient qu’un pansement imbibé des liquides de drainage. Il sèche
sur les bords, durcit et devient irritant, de plus il dégage souvent de
odeurs nauséabondes mettant mal à l’aise le patient et son
entourage.

L’infirmier peut améliorer la situation en changeant constamment les


couches superficielles du pansement à des fréquents intervalles
entre les renouvellements complets.

Dans le cas où il faut changer de pansement tous les jours, il est


préférable de se servir ‘un pansement lacé plutôt que de bandes
ordinaires de diachylons. On ne doit pas appliquer des pansements
trop serrés pour ne pas empêcher le drainage. Une bande
abdominale est un pansement bien commode.

Pour raccourcir le tube de drainage, l’infirmier doit avoir une épingle


de sûreté stérilisée prête à être introduite dans le nouveau bout du
tube. Quand il enlève les tubes complètement, le chirurgien insère
souvent à leur place un morceau de caoutchouc ou de la gaze à
pansement pour empêcher la plaie de se fermer trop vite. Il doit
donc avoir des objets à sa disposition pour pouvoir s’en servir au
besoin. Le liquide qui sort d’une plaie contaminée est souvent une
cause d’irritation pour la peau environnante. On peut prévenir cet
inconvénient en la protégeant au moyen d’un pansement à la
vaseline. Quand les plaies drainées sécrètent des enzymes
digestifs comme il arrive dans les cas de fistules pancréatique ou
intestinales, d’iléostomie ou coecostomie il faut recourir à de
moyens qui protègeront la peau davantage. Dans certains cas,
l’écoulement contenant des enzymes peut être aspiré par un
appareil de succion dont on peut protéger la peau par l’application
de pommade d’oxyde de zinc ou d’hydroxyde d’aluminium.

Quand un tube à succion est relié au drain, il faut fréquemment


vérifier s’il n’est pas noué ou enroulé, ce qui nuirait à l’écoulement
des sécrétions.

Pour terminer le pansement d’une plaie drainée, il est important


de le fixer au moyen du ruban adhésif. Il y aura plusieurs variétés
et de différentes largeurs. Certains patients ont une peau sensible
à la matière adhésive, dans ce cas il est préférable d’employer un
diachylon hypo-allergisant.
LES MOYENS D'HEMOSTASE

Ils ont pour but de réaliser un arrêt d'une


hémorragie au cours d'une plaie vasculaire.
L'hémostase la plus simple consiste à compresser les
pédicules vasculaires sur un plan osseux résistant.
La compression se fait avec le pouce qui appuie
directement sur le plan osseux, soit à l'aide du pouce
et de l'index qui réalise une pince si le plan osseux
qui n'existe pas.

Pour les gros vaisseaux tronculaires (aorte,


vaisseaux de la racine des membres) il faut réaliser
la pression à l'aide du point de la main

LES PRINCIPALES ARTERES ET LEURS


LOCALISATIONS.

Ce sont :
❖Au niveau du cou: ce sont les carotides;
❖Au niveau des épaules: les artères sous Clavière;
❖Au niveau des membres inférieures et de la
région fémorales: l'artère fémorale;
❖Au niveau du creux axillaires: l'artère axillaire;
❖Au niveau du genou: l'artère poplité
Au niveau de la cheville: à la face antérieure il y a
l'artère pédieuse, et à la face postérieure la tibiale
postérieure qui passe derrière la malléole antérieure
;
Au niveau du bassin : il y a l'artère iliaque
externe l'aorte du haut bassin.

LES DIFFERENTES TECHNIQUES ET MOYENS


D'HEMOSTASE

Pour le transport: faire un bandage


compressif à l'aide de bande sur compresse et
coton sans réaliser un garrot. On peut réaliser
une suture sur bourdonnet pour les plaies du
cuir chevelure. Dans toutes les plaies
veineuses, surélever le membre pendant le
transport, ce qui évite l'afflux du sang et
permet un retour veineux plus facile.
Le garrot : il consiste à exercer une
compression vasculaire sur segment de
membre en avant d'une plaie afin
d'interrompre toute circulation artérielle
antérieure. On arrête l'hémorragie mais on
peut entraîner une ischémie de toute la partie
distale du membre. Pour cela, le garrot ne doit
être mis-en place que pour une grosse plaie
artérielle mais pour une plaie veineuse, le
tamponnement ou le pansement compressif
suffit toujours.
Le matériel utilisé comme garrot : la bande
esmarch utilisé surtout au bloc opératoire, le
caoutchouc plastique, le

mouchoire ou n'importe quel linge qu'on peut nouer


autour du membre et on serre par le système de
tourniquet.
 Le garrot doit obéir à des règles strictes : il
doit être mis le plus près possible de la plaie de
façon à limiter la compression du membre
(ischémie), évité de mettre le garrot sur un lieu
où le membre a deux os (avant-bras, jambes) car
la compression sera insuffisante.
 Le serrage doit être progressif et juste
suffisant pour arrêter l'hémorragie ;
 Le desserrage est obligatoire toutes les
heures, ce qui permet de vascularisé
temporairement le membre ; il ne faut jamais
laisser un garrot sur place pendant plus de six
heures. Le garrot est un instrument
’redoutable ; une étiquette doit accompagner
le blessé où serait inscrit l'heure de pose du
garrot ; les pertes de sang approximatives et le
traitement. Un garrot qui n'aura pas été
desserré pendant plusieurs heures ne doit
être enlevé qu'en milieu chirurgical ou en
réanimation.
 L'hémostase par les pinces ; son principe est
de comprimer complètement et l'extrémité
ouverte d'un vaisseau en le saisissant dans les
bords d'une pince puis à réaliser la ligature ou
l'électrocoagulation pour
Les petits vaisseaux. Il faut utiliser les pinces fines de
façon à ne pincer que l’extrémité des vaisseaux : les
pinces fines et à griffes (halbtead) sont les plus
employés. Pour les gros vaisseaux il ne faut
absolument pas réaliser la ligature, il faut la réparer
(car une ligature systématique peut entraîner une
ischémie). La réparation se fait à l'aide fil fin soit par
des points séparés soit au mieux à l'aide d'un surjet.
 Le tamponnement : il consiste à
réaliser une compression à l'aide d'une
mèche de gaze régulièrement tassé en
aller et retour de la plaie. Cette technique
est utilisable pour les hémorragies de
cavités naturelles (fosses nasales, vagin,
hémorragie dentaire). Il existe pour le
tamponnement des matières
hémostatique (ercefuri vitk1-eau oxygénée).
Il faut faire toujours une couverture
antibiotique en cas de tamponnement
des cavités naturelles.

 PROFESSEUR : KONFE Hamadi

ATTACHE DE SANTE EN

CHIRURGIE

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