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Choisir un écran : caractéristiques clés

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CFPE DE SANGMELIMA

Rédigé par: EPOH EDJABE Romeo

Compétence 2 : L’écran (moniteur)

L’écran est l’interface entre le système et l’utilisateur.


Son choix sera donc très important, d’autant que les paramètres à prendre en compte sont plus
nombreux qu’il n’y parait.
Dans ce chapitre, nous allons donc commencer par parler quelques instants de ce qu’est une image
numérique et de sa brique de base, le pixel. Nous verrons ensuite les diverses caractéristiques utiles
pour le choix d’un écran, telles que sa taille, son temps de réponse, sa luminosité, etc.
Enfin, nous nous intéresserons à sa connectique.
2.1. Et l’homme créa le pixel

Ils sont les briques de base d’une image numérique. Sur un écran donné, tous les pixels ont la même taille. Ils ont chacun une
et une seule couleur et sont indivisibles. L’œil humain, sauf s’il s’en approche suffisamment, est incapable de distinguer les
pixels les uns des autres. Leur union forme une image que le cerveau interprète en tant que telle, sans se préoccuper de ce qui
la constitue.
Un écran est capable d’afficher un certain nombre de pixels (nombre qui ne varie pas tout au long de la vie de l’écran), qui
vont chacun prendre une couleur précise afin d’afficher les images. Chaque pixel est en fait composé de 3 points (un rouge,
un vert et un bleu) dont la combinaison par synthèse additive (le mélange de ces trois couleurs) va permettre d’obtenir
différentes couleurs.
2.2. Les caractéristiques utiles
Le choix d’un écran dépend de nombreux paramètres qui peuvent revêtir plus ou moins d’importance selon vos attentes.
2.2.1. Taille et format de l’écran
La taille de l’écran et son format sont deux critères à ne pas confondre. La taille de l’écran est déterminée par la diagonale
de sa dalle (la partie où se trouvent les cristaux liquides qui afficheront l’image). Elle se mesure en pouce (rappelons qu’un
pouce vaut 2,54 centimètres).
Le format quant à lui, est le rapport entre la largeur et la hauteur de l’écran. C’est un rapport, il est donc sans unité.
Lorsque la télévision a été créée (c’était évidemment bien avant les ordinateurs), le format par défaut était le 4/3. Avec un
écran de ce format, le rapport largeur/hauteur vaut donc 4/3, soit 1,33. Autrement dit, si on note « l » la largeur de l’écran et
« h » sa hauteur, on a donc :
l = 1,33 x h.
Le format 4/3 a perduré pendant de nombreuses années, même avec l’arrivée des premiers ordinateurs. Il a été remplacé
par le 16/10, lui-même en voie de disparition. De nos jours c’est le format 16/9 qui prédomine, plus proche de la vision
humaine (notre champ de vision est plus « panoramique », donc plus proche du 16/9 que du 4/3). Les écrans de télévision
(LCD/Plasma) et d’ordinateur tendent tous à s’uniformiser vers ce format.
Résumons les choses à l’aide d’un petit tableau :
2.2.2. Définition et pitch
Sur un écran, les pixels sont organisés en lignes et en colonnes. Le produit entre le nombre de pixels en ligne et celui
en colonne donne la définition de l’écran. La définition est donc le nombre de pixels pouvant être affiché à l’écran.
Par exemple, ce nombre peut s’élever à 786 432 pixels. Bon, ce nombre n’étant pas très parlant, on exprime la
définition sous forme de produit : 1024x768. Dans ce cas, une ligne va contenir 1024 pixels et une colonne en sera
composée de 768.
Il ne faut pas confondre définition et résolution, mais cette dernière dépend de la première.
La résolution représente la densité de pixels affichés à l’écran et s’exprime en ppp (pixels par pouce) ou en dpi (dot
per inch). La résolution horizontale se calcule donc en divisant la définition horizontale par la largeur en pouce (d’où
l’unité pixels par pouce). Idem pour la résolution verticale, avec la définition verticale et la hauteur en pouce.
Exemple : un écran de définition 1366x768 et de 16 pouces de largeur aura une résolution horizontale de 1366 / 16,
soit 85,375 ppp.
Le pitch d’un écran (aussi appelé pas de perçage) est la plus faible distance entre deux pixels. Le pitch est exprimé
en millimètres (bien qu’il soit inférieur à 1 mm).
Pour bien comprendre, on peut mettre en relation le pitch avec la taille de l’écran et sa définition.
Prenons un exemple avec un écran dont le pitch vaut 0,31 mm et dont les dimensions de la dalle sont de 345,44 mm
en largeur par 259,08 mm en hauteur. En largeur, il peut donc y avoir un pixel tous les 0,31 mm et cela sur
345,44mm. Le nombre de pixels en largeur est donc de 345,44/0,31 soit 1114 pixels (je vous laisse faire le calcul
pour la hauteur). Le produit des nombres de pixels en largeur et en hauteur donne la définition.
En théorie, plus le pitch est petit, plus on peut mettre de pixels dans une même surface et ainsi avoir une image plus
détaillée. Mais en réalité, tout dépend de la distance à laquelle on se trouve par rapport à l’écran.
L’important est que le pitch ne soit ni trop petit, auquel cas les caractères pourraient devenir difficile à lire, ni trop
gros car dans ce cas on risquerait de « voir » les pixels :
2.2.3. Luminosité et contraste
La luminosité d’un écran caractérise sa capacité à émettre plus ou moins de lumière. Elle s’exprime en candelas par
mètre carré (cd/m²). La candela étant l’unité de l’intensité lumineuse, la luminosité représente donc cette intensité
rapportée à la surface de l’écran.
Les écrans actuels ont une luminosité comprise entre 200 et 500 cd/m². Mais attention, cette valeur représente la
luminosité maximale de l’écran. Autrement dit, deux écrans aux luminosités affichées différentes pourront être réglés
de façon à produire la même intensité lumineuse. Tout dépend de vos préférences et de la lumière régnant dans la pièce.
Vous pouvez faire le test avec n’importe quel écran : selon que vous le regardiez en plein jour, volets ouverts ou dans la
nuit noire, vous n’aurez pas le même ressenti de la luminosité.
Une caractéristique est très souvent associée à la luminosité : le contraste. Le contraste est le rapport de luminosité
entre le pixel le plus sombre et le pixel le plus clair de l’écran.
Le contraste représente en fait la capacité de l’écran à afficher, au sein d’une même image, des pixels de luminosités les
plus différents possibles.
Le contraste s’exprime sous forme d’un rapport, comme par exemple 50 000 :1. Cela signifie qu’un tel écran pourrait
afficher, en théorie, un pixel cinquante mille fois plus lumineux qu’un autre. Je dis bien « en théorie » parce qu’en réalité,
les contrastes sont souvent situés autour de 850 :1. Si les constructeurs se vantent d’afficher des niveaux de contrastes si
délirants, c’est avant tout pour des raisons marketing.

Enfin, une valeur trop souvent absente des caractéristiques données par les constructeurs est la valeur de noir. C’est une
luminosité, elle s’exprime donc en candelas par mètre carré. Dans un monde parfait, un pixel noir aurait une luminosité
de 0 cd/m². Seulement, nous ne vivons pas dans un monde parfait… Retenez simplement ceci : plus la valeur de noir
sera proche de 0, plus les noirs seront profonds.
2.2.4. Temps de réponse
Tel qu’il est défini dans sa norme ISO le temps de réponse d’un écran est le temps que va mettre un pixel pour passer du
noir au blanc, puis à nouveau au noir.
Pour qu’un pixel soit coloré, il faut « allumer » avec plus ou moins d’intensité chacune des cellules rouge, verte et bleue dont
nous parlions plus tôt, à l’aide d’un courant électrique. Pour faire du blanc, il faut que les trois cellules soit stimulées au
maximum (rappelez-vous de la synthèse additive). Le temps nécessaire à la stimulation de ces trois cellules est donc
effectivement caractéristique, mais il ne suffit pas. En effet, pour que le pixel revienne au noir, il faut maintenant que la
stimulation des cellules se dissipe après que le courant électrique ait été coupé. Le temps nécessaire à la dissipation de ce
courant est donc tout autant caractéristique.
Dans la pratique, il est rare qu’un pixel passe du noir (« tout éteint ») au blanc (« tout allumé »). Les pixels passent d’une
couleur quelconque à l’autre, ce qui signifie que les cellules rouge, verte et bleue reçoivent plus ou moins de courant
électrique, sans pour autant être à leur maximum. Pour mesurer le temps de réponse, on s’intéressera donc plutôt au temps
mis pour passer du gris au blanc, puis à nouveau au gris. C’est ce temps qui est indiqué par les constructeurs sur les fiches
techniques des écrans.
Le temps de réponse est un critère important lors du choix d’un écran. Il s’exprime en millisecondes (1 ms = 0,001 s), ce qui
est une échelle relativement petite mais tout de même significative car on peut presque la mesurer « à l’œil nu » (du moins,
on peut ressentir les différences entre deux écrans). Si le temps de réponse est trop grand, les images ne se succèderont pas
bien : une sensation de « flou » se fera ressentir.
2.2.5. Angle de vision et rétro-éclairage
Les angles de visions (horizontal et vertical) sont les angles auxquels on peut regarder l’écran sans que l’image ne se dégrade.

Les angles de visions varient entre 160 et 180°, selon le type de dalle (nous allons en parler dans quelques instants).
Le rétro-éclairage quant à lui est le procédé permettant de voir l’image dans le noir. Tous les écrans en sont bien sûr pourvus.
Jusqu’à peu, le rétro-éclairage était effectué à la seule lumière de néons intégrés à l’écran. Aujourd’hui, on utilise plutôt des
LED, ce qui permet de réduire l’épaisseur et la consommation électrique des écrans.
2.2.6. Fréquence
La fréquence d’un écran LCD est une caractéristique plutôt secondaire, le temps de réponse étant un critère plus significatif.
En effet, quel que soit l’écran, une fréquence de 60 Hz convient tout à fait. Certains modèles permettent de monter à 75 Hz,
mais cela a souvent pour effet de dégrader l’image… et de faire mal aux yeux !
Aujourd’hui, on commence à voir apparaître des écrans capables de doubler cette fréquence et donc de monter à 120 Hz.
Dans ce cas, il est recommandé d’utiliser cette fréquence afin de diminuer la rémanence (c’est-à-dire le temps que met
l’écran à effacer une image après en avoir affiché une nouvelle). Cela dit, ces écrans sont peu nombreux, plus chers et la
rémanence dépend aussi du temps de réponse. Avec certaines cartes graphiques, cette fréquence élevée permet même de
jouer en 3D stéréoscopique.
2.3. Les différents types d’écrans :
On distingue 4 types d’écrans :
 L’écran CRT (Cathode Ray Tube)
 L’écran LCD (Liquid Crystal Display)
 L’écran plasma
 L’écran OLED (Organic Light Emitting Diode)
a) Les écran LCD :
Les écrans LCD utilisent des cristaux liquides pour afficher les images.
Un écran LCD est composé de deux fines plaques de verre, qui vont devoir être toutes deux traversées par des rayons
lumineux. Chacune de ces plaques à la propriété de laisser passer la lumière uniquement si elle est orientée dans un certain
sens. En faisant pivoter une plaque, la lumière a de plus en plus de mal à la traverser. Une fois la plaque pivotée à 90 degrés,
alors la lumière ne peut plus passer du tout. Il se trouve que dans un écran LCD, la seconde plaque est justement positionnée
à 90 degrés de la première ! De base, un rayon lumineux ne peut donc pas passe.
C’est alors qu’interviennent les cristaux liquides ! Situés entre les deux plaques de verre, ils ont la faculté de faire pivoter,
non pas les plaques, mais le rayon lumineux. Cela peut sembler étrange au premier abord, mais un rayon lumineux peut en
effet être considéré comme une onde ayant une certaine orientation. Lorsque les cristaux liquides sont traversés par un
courant électrique plus ou moins fort, alors l’onde lumineuse pivote proportionnellement. Ainsi, il est possible de faire
traverser les deux plaques de verres par le rayon lumineux :
C’est ce principe qui permet d’afficher chacun des pixels d’un écran LCD. Il est même répété trois fois par pixel, afin de donner
les trois composantes des couleurs : rouge, vert et bleu. Selon les intensités de courant électrique envoyées aux cristaux liquides
des trois couleurs, il est possible d’obtenir la couleur désirée pour chaque pixel.
Cette technique nécessite un éclairage supplémentaire afin de permettre à l’utilisateur de voir le résultat : c’est le rétro-éclairage.
On distingue principalement trois types d’écrans LCD. Leur principe général de fonctionnement est le même, mais ils diffèrent
par leurs caractéristiques :
• TN : C’est les dalles les plus répandues. Elles sont très réactives (avec un temps de réponse de l’ordre de 2 ms) et relativement
économique à produire. En contrepartie, elles offrent des angles de vision plus faibles que les autres types de dalles. C’est
notamment l’angle de vision vertical qui en souffre le plus, en virant au blanc lorsqu’on regarde l’écran de trop haut ou au noir
lorsqu’on le regarde de trop bas.
• IPS : Ce sont cette fois ces dalles qui ont les meilleurs angles de vision. En revanche, elles sont moins réactives (les dernières
générations sont tout de même proche des dalles TN de 2ms), ont des noirs moins profonds, consomment plus (même si cela
s’améliore avec l'arrivé du rétro-éclairage à LED) et sont plus chères à fabriquer.
• VA (MVA et PVA) : Enfin, ces dernières dalles se situent entre les deux autres types. C’est un compromis entre les deux.
a) Les écrans CRT
Sur les écrans CRT, une partie de la dalle est masquée par les bords de l’écran. Cela implique que la taille annoncée par les
constructeurs est généralement un peu plus grande que la surface de dalle réellement visible (la différence est d’environ un
pouce).
Les principes de définition, pitch, luminosité et contraste sont les mêmes que pour les écrans LCD. En revanche, la
fréquence d’affichage d’un écran CRT est un point important à prendre en considération. Les écrans CRT affichent les
images grâce à un système de balayage (de gauche à droite, du haut vers le bas). Si la fréquence n’est pas assez élevée, ce
balayage peut provoquer un clignotement à l’écran, très gênant et pouvant provoquer des maux de têtes. Il est recommandé
de ne pas descendre en dessous de 72 Hz pour éviter ce phénomène.
On peut observer ce clignotement lorsqu’on filme un écran CRT : des lignes et scintillements apparaissent sur la vidéo. Cela
est dû au fait que la fréquence d'échantillonnage de la caméra (fréquence à laquelle elle capture les images) est différente de
celle de l'écran. Les images de la vidéo sont capturées à des instants où l'écran n'a pas forcément affiché toute l'image.
Le temps de réponse d’un écran CRT est très faible. Il est même la plupart du temps inférieur à celui d’un écran LCD.
a) Les écrans OLED
Les dalles OLED sont composées de LED qui ont l'avantage d'émettre leur propre lumière : il n’y a donc plus besoin de
rétro-éclairage. Elles seront plus réactives et plus fines (à tel point que certains écrans pourront être souples). L’absence
de rétro-éclairage induit également un autre avantage non-négligeable : ces dalles consommeront moins d’énergie.

EXPOSÉ: SUR LA CONNECTIQUE VIDÉO

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