Chapitre 1
Chapitre 1
Cours
Les ondes électromagnétiques regroupent un large spectre de phénomènes physiques et d’applications: les
ondes radio, la lumière visible, les rayons X, etc. Toutes ces ondes sont décrites par le même formalisme:
la propagation conjointe d’un champ électrique et d’un champ magnétique. À la suite de nombreux travaux
sur les phénomènes électriques ou magnétiques, la fin du XIXe siècle a vu naître la théorie puis les
applications des ondes électromagnétiques.
I.1- DIMENSIONS, UNITÉS ET CONSTANTES
Les phénomènes électriques et magnétiques nécessitent de nombreuses quantités physiques pour être
formalisées mathématiquement. Le tableau 1.1 regroupe les principales quantités utiles dans la suite de ce
cours pour décrire la propagation des ondes électromagnétiques.
Tableau 1.1 Dimensions et unités des principales quantités physiques utiles en électromagnétisme.
Les lois de la physique sont basées sur des constantes fondamentales. En électromagnétisme, on utilise
principalement :
la constante diélectrique du vide
𝟏
𝜺𝟎 = 𝟗
𝑭. 𝒎−𝟏 𝟏. 𝟏
𝟑𝟔𝝅 ∙ 𝟏𝟎
la perméabilité magnétique du vide
𝝁𝟎 = 𝟒𝝅 ∙ 𝟏𝟎−𝟕 𝑯. 𝒎−𝟏 𝟏. 𝟐
la charge élémentaire (charge du proton)
𝒆 = 𝟏. 𝟔 ∙ 𝟏𝟎−𝟏𝟗 𝑪 𝟏. 𝟑
Une autre constante est la vitesse de la lumière 𝑐 = 1⁄√𝜀0 𝜇0 qui sera introduite au §1.7.
Figure 1.1 (a) Visualisation à deux dimensions du champ électrique coulombien créé par une charge isolée positive. La
surface de Gauss utilisée pour le calcul du flux est tracée en rouge. (b) L’intensité du champ décroît en 1/r2.
En présence d’un champ électrique, toute charge q subit une force électrique proportionnelle à la charge et
au champ :
𝐹𝑒 = 𝑞𝐸⃗
’
Ainsi une charge q placée dans le champ électrique créé par une charge q subit une force :
𝑞𝑞 ′
𝐹 = 𝑞 ′ 𝐸⃗ = 𝑒
4𝜋𝜀0 𝑟 2 𝑟
Où 𝑟 est le vecteur position dont l’origine est placée sur la charge source q. La charge q subit elle-même
la force opposée −𝐹 . La force d’interaction entre deux charges est attractive si les charges sont de signes
opposés et répulsive si les charges sont de même signe.
En présence de plusieurs charges, le champ électrique résultant est la somme vectorielle des champs créés
par toutes les particules :
𝐸⃗ = ∑ 𝐸⃗𝑖
𝑖
C’est le principe de superposition des champs électriques. Comme le champ électrique ne dépend, en
norme, que de la distance à la charge source, il dérive d’un potentiel électrostatique.
Définition
Le potentiel électrostatique est une fonction scalaire 𝑈(𝑟) telle que le champ électrostatique associé est
⃗ (𝒓
𝑬 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑼(𝒓)
⃗ ) = −𝒈𝒓𝒂𝒅 𝟏. 𝟓
Le potentiel est mesuré en volt (V). Le potentiel est défini par rapport à une valeur de référence. En général,
on choisit un potentiel nul à l’infini, loin de toute charge :
𝑈(𝑟 → ∞) = 0
Comme les champs électriques, les potentiels sont additifs. Ainsi, si N charges créent individuellement N
potentiels, le potentiel résultant est la somme
𝑁
𝑈 = ∑ 𝑈𝑖
𝑖=1
. .
1
∭ 𝑑𝑖𝑣 𝐸⃗ 𝑑𝜏 = ∭ 𝜌 𝑑𝜏.
𝜏 𝜀0 𝜏 𝑐
Sachant que le volume d’intégration est arbitraire et peut donc être aussi petit que nécessaire, on écrit
𝝆
𝒅𝒊𝒗𝑬⃗⃗ = 𝒄 𝟏. 𝟔
𝜺𝟎
C’est la forme locale du théorème de Gauss, également appelé théorème de Coulomb-Gauss, d’après les
noms des deux contributeurs.
La combinaison des équations (I.5) et (I.6) donne l’équation de Poisson qui fait intervenir le laplacien de la
fonction potentiel:
𝝆𝒄
∆𝑼 = − 𝟏. 𝟕
𝜺𝟎
C’est une équation différentielle qui n’est complètement résolue qu’avec les conditions aux limites
appropriées au problème considéré.
Définition
La densité de courant est un vecteur défini par
𝑗 = 𝑛𝑞𝑣
où n est la densité numérique de charge et 𝑣 est la vitesse locale des charges q. La densité de courant est
mesurée en A· m−2.
Pour un conducteur de section S traversé par un courant I permanent, la densité de courant a une norme
𝐼
‖𝑗‖ =
𝑆
Figure 1.2 Champ magnétique créé par un courant stationnaire dans un fil conducteur.
Le champ est à divergence nulle.
Un champ magnétique est créé quand des charges sont en mouvement. Un courant électrique dans un
conducteur est une source de champ magnétique. On parle de magnétostatique quand les champs sont créés
par des courants stationnaires, indépendants du temps.
Le champ magnétique 𝐵 ⃗ créé par un courant d’intensité I est
𝜇 𝐼
⃗ = 0 𝑒𝜃
𝐵
2𝜋𝑟
où r est la distance entre la source de courant et le point de mesure.
Le champ 𝐵 ⃗ est un champ azimutal dont les vecteurs sont perpendiculaires à la direction du courant
(figure 1.2a). C’est également un champ à divergence nulle. En effet, en utilisant à nouveau le théorème de
Green-Ostrogradski, le calcul de la divergence du champ revient à calculer le flux de ce champ au travers
d’une surface fermée.
Pour conserver la symétrie de la source de champ magnétique (un fil rectiligne), on choisit une surface
⃗ ∙
cylindrique S dont l’axe est confondu avec le fil. Les vecteurs sont toujours tangents à la surface, donc 𝐵
⃗⃗⃗⃗ = 0 en tout point. Par conséquent, la relation
𝑑𝑆
. .
∭ 𝑑𝑖𝑣𝐵 ⃗ ∙ ⃗⃗⃗⃗
⃗ 𝑑𝜏 = ∬ 𝐵 𝑑𝑆 = 0
𝜏 𝑆
Implique que
⃗⃗ = 𝟎
𝒅𝒊𝒗𝑩 𝟏. 𝟗
On peut déjà faire une remarque en comparant les propriétés de divergence des champs électrique (1.6) et
magnétique (1.9). Le champ magnétique a une divergence toujours nulle alors que le champ électrique peut
avoir une divergence nulle en l’absence de charge ou non nulle en présence de charge. L’analogie entre ces
deux équations montre qu’il n’existe pas de monopôle magnétique. En effet, si on brise en deux un aimant,
on n’obtient pas deux monopôles (nord et sud) mais deux aimants dipôles magnétiques.
Le tracé du champ magnétique créé par un fil rectiligne (figure 1.2b) montre un caractère rotationnel
important. Calculons le rotationnel du champ magnétique. Il est aisé pour ce calcul d’utiliser le théorème
de Stokes qui transforme l’intégrale de surface du rotationnel en une intégrale de contour :
. .
∮𝐵 ⃗⃗⃗ = ∬ 𝑟𝑜𝑡
⃗ ∙ 𝑑𝑙 ⃗⃗⃗⃗
⃗ ∙ 𝑑𝑆
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐵
𝒞 𝑆
où S est une surface portée par un contour 𝒞. Toujours en respect de la symétrie du fil rectiligne, on choisit
comme contour 𝒞 un cercle perpendiculaire au fil dont le centre est situé sur le fil conducteur. L’intégrale
de contour est alors simplement
.
𝜇 𝐼
∮𝐵 ⃗⃗⃗ = 0 × 2𝜋𝑟 = 𝜇0 𝐼
⃗ ∙ 𝑑𝑙
𝒞 2𝜋𝑟
⃗ est sur le contour toujours colinéaire avec le vecteur élémentaire ⃗⃗⃗
car le vecteur 𝐵 𝑑𝑙 . Le théorème de Stokes
est alors:
.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐵
∬ 𝑟𝑜𝑡 ⃗⃗⃗⃗ = 𝜇0 𝐼
⃗ ∙ 𝑑𝑆
𝑆
Comme le champ 𝐵 ⃗ est orienté dans un plan perpendiculaire au fil, son rotationnel est lui parallèle au fil.
Maintenant, en considérant une surface de calcul S qui est un cylindre fermé dont l’axe est confondu avec
le fil, l’élément ⃗⃗⃗⃗ ⃗ uniquement sur la base circulaire du cylindre. Or le courant
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐵
𝑑𝑆 est parallèle au vecteur 𝑟𝑜𝑡
électrique I est l’intégrale de la densité de courant 𝑗. On a donc
. .
⃗⃗⃗⃗ = 𝜇0 𝐼 = 𝜇0 ∬ 𝑗 ∙ 𝑑𝑆
⃗ ∙ 𝑑𝑆
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐵
∬ 𝑟𝑜𝑡 ⃗⃗⃗⃗
𝑆 𝑆
et par identification:
𝒓𝒐𝒕 ⃗⃗ = 𝝁𝟎 𝒋
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑩 𝟏. 𝟏𝟎
Cette dernière relation est connue sous le nom de théorème d’Ampère.
Figure 1.3 Principe de l’induction : Le mouvement d’un champ magnétique à proximité d’un circuit conducteur induit une
circulation de courant, visualisée par un ampèremètre.
Les vecteurs 𝐸⃗ et 𝐵
⃗ sont donc constants dans le plan Oyz. La divergence nulle du champ électrique (dans
le vide) montre que
𝜕𝐸𝑥
𝑑𝑖𝑣𝐸⃗ = =0
𝜕𝑥
Cette relation est vérifiée pour deux conditions alternatives: soit 𝐸𝑥 ne dépend pas de x, ce qui contredit la
notion de propagation selon x, soit la composante 𝐸𝑥 est nulle. Le même raisonnement appliqué au champ
⃗ , lui aussi de divergence nulle, montre que le champ EM est de la forme
𝐵
0 0
𝐸⃗ = (𝐸𝑦 ) 𝑒𝑡 𝐵 ⃗ = (𝐵𝑦 ) 1.27
𝐸𝑧 𝐵𝑧
Les champs 𝐸⃗ et 𝐵 ⃗ sont transverses, car les vecteurs sont toujours perpendiculaires à la direction de
propagation. La relation de Maxwell-Faraday (1.17) appliquée à l’onde plane permet de montrer que les
vecteurs 𝐸⃗ et 𝐵⃗ sont également perpendiculaires. En effet,
⃗
𝜕𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐸⃗ = −
𝑟𝑜𝑡
𝜕𝑡
𝜕⁄𝜕𝑥 0 0
𝜕
⁄ 𝐸
(𝜕 𝜕𝑦) ∧ ( 𝑦 ) = − ( 𝑦 ) 𝐵
𝜕𝑡
𝜕⁄𝜕𝑧 𝐸𝑧 𝐵𝑧
𝜕𝐸𝑧 𝜕𝐵𝑦
= 1.28
{ 𝜕𝑥 𝜕𝑡
𝜕𝐸𝑦 𝜕𝐵𝑧
=− 1.29
𝜕𝑥 𝜕𝑡
Comme le champ électrique ne dépend que d’une variable 𝜙 = 𝑥 − 𝑐𝑡, les relations ci-dessus se mettent
sous la forme
𝜕𝐸𝑧 𝜕𝐸𝑧 𝜕𝜙 𝜕𝐸𝑧 𝜕𝐵𝑦 𝜕𝐵𝑦 𝜕𝜙 𝜕𝐵𝑦
= = = = = −𝑐 1.30
𝜕𝑥 𝜕𝜙 𝜕𝑥 𝜕𝜙 𝜕𝑡 𝜕𝜙 𝜕𝑡 𝜕𝜙
𝜕𝐸𝑦 𝜕𝐸𝑦 𝜕𝜙 𝜕𝐸𝑦 𝜕𝐵𝑧 𝜕𝐵𝑧 𝜕𝜙 𝜕𝐵𝑧
= = =− =− =𝑐 1.31
{ 𝜕𝑥 𝜕𝜙 𝜕𝑥 𝜕𝜙 𝜕𝑡 𝜕𝜙 𝜕𝑡 𝜕𝜙
𝜕𝐸𝑧 𝜕𝐵𝑦
= −𝑐
𝜕𝜙 𝜕𝜙
𝜕𝐸𝑦 𝜕𝐵𝑧
=𝑐
{ 𝜕𝜙 𝜕𝜙
𝐸𝑧 = −𝑐𝐵𝑦 1.32
{
𝐸𝑦 = 𝑐𝐵𝑧 1.33
𝐸⃗ ∙ 𝐵
⃗ = 𝐸𝑥 𝐵𝑥 + 𝐸𝑦 𝐵𝑦 + 𝐸𝑧 𝐵𝑧 = 0 + 𝑐𝐵𝑧 𝐵𝑦 − 𝑐𝐵𝑦 𝐵𝑧 = 0
𝐸⃗ ∙ 𝐵
⃗ = 0 ⟺ 𝐸⃗ ⊥ 𝐵 ⃗
D’autre part on peut remarquer que :
⃗ ‖ = 𝒄‖𝑩
‖𝑬 ⃗⃗ ‖ 𝟏. 𝟑𝟒
La figure 1.4 présente une visualisation de l’onde plane EM dans le cas où les vecteurs 𝐸⃗ et 𝐵
⃗ gardent la
même direction au cours de la propagation. Dans cet exemple, on parle de polarisation rectiligne, mais il
existe d’autres états de polarisation.
Figure 1.4 Champs de vecteurs électrique et magnétique pour une onde plane avec une polarisation rectiligne La propagation
se fait suivant l’axe x, le champ électrique est orienté suivant y et le champ magnétique est orienté suivant z.
Pour une onde plane monochromatique se propageant dans la direction x, le vecteur champ électrique est
0
⃗𝐸 = (𝐸𝑦0 cos(𝑘𝑥 − 𝜔𝑡 + 𝜙𝑦 ))
𝐸𝑧0 cos(𝑘𝑥 − 𝜔𝑡 + 𝜙𝑧 )
Pour une position x fixée, l’extrémité du vecteur 𝐸⃗ décrit différentes figures suivant la valeur du déphasage
𝜙𝑦 − 𝜙𝑧 entre les composantes y et z.
Si 𝜙𝑦 − 𝜙𝑧 = 𝑚𝜋, 𝑚 ∈ ℕ, le vecteur 𝐸⃗ garde une direction constante. La polarisation est
rectiligne.
𝜋
Si 𝜙𝑦 − 𝜙𝑧 = (2𝑚 + 1) 2 , 𝑚 ∈ ℕ, et 𝐸𝑦0 = 𝐸𝑧0 , la polarisation est circulaire. Le signe du
déphasage détermine le sens de rotation du vecteur 𝐸⃗ autour de l’axe x .Pour un observateur placé
à x = ∞, c’est-à-dire qui reçoit l’onde électromagnétique, la polarisation est circulaire droite si la
rotation est dans le sens des aiguilles d’une montre. Dans le cas contraire, la polarisation est dite
circulaire gauche.
𝜋
Si 𝜙𝑦 − 𝜙𝑧 = (2𝑚 + 1) 2 , 𝑚 ∈ ℕ, et 𝐸𝑦0 ≠ 𝐸𝑧0 , l’extrémité du vecteur 𝐸⃗ décrit une ellipse, avec
un sens de circulation donné par le déphasage. On parle alors de polarisation elliptique droite ou
gauche, avec la même convention que pour la polarisation circulaire.
Si 𝜙𝑦 − 𝜙𝑧 est quelconque, 𝐸𝑦0 ≠ 𝐸𝑧0, la polarisation est elliptique, mais les axes principaux de
l’ellipse ne sont pas confondus avec les axes y et z du repère de coordonnées.
Les sources lumineuses conventionnelles (lampes à incandescence, arcs électriques par exemple)
produisent des ondes électromagnétiques à partir d’une multitude de sources de taille atomique sans
corrélation particulière entre elles. La superposition de ces ondes est non polarisée car tous les types de
polarisation sont présents et se superposent.
Définitions
• La densité d’énergie électromagnétique est calculée par
𝜺𝟎
𝖀 = (𝑬𝟐 + 𝒄𝟐 𝑩𝟐 ) 𝟏. 𝟑𝟔
𝟐
et est mesurée en J. m−3
• Le vecteur de Poynting désigne la direction de propagation de l’énergie:
𝟏
⃗⃗⃗ = 𝜺𝟎 𝒄𝟐 (𝑬
∏ ⃗⃗ ∧ ⃗𝑩⃗)= ⃗𝑬 ∧ ⃗𝑩
⃗ 𝟏. 𝟑𝟕
𝝁𝟎
Avec ces définitions, l’équation de conservation de l’énergie se met sous une forme compacte
𝝏𝖚
+ 𝒅𝒊𝒗∏ ⃗⃗⃗ = −𝒋 ∙ 𝑬⃗ 𝟏. 𝟑𝟖
𝝏𝒕
qui est analogue à l’équation de conservation de la charge (1.13).
Dans le vide cette expression ne comporte pas de terme source car il n’y a ni charge ni courant. La
conservation d’énergie dans le vide est donc
𝜕𝔲
⃗⃗⃗ = 0
+ 𝑑𝑖𝑣∏
𝜕𝑡
1 1 𝐸2 𝑘𝐸 2 𝐸2
⃗⃗⃗
∏= ⃗𝐸 ∧ 𝐵
⃗ = ⃗ ∧ 𝐸⃗ ) =
⃗𝐸 ∧ (𝑘 ⃗𝑘 = 𝑒 = 𝑒
𝜇0 𝜔𝜇0 𝜔𝜇0 𝜔𝜇0 𝑘 𝑐𝜇0 𝑘
𝜔 𝑘 1
⃗ = 𝑘𝑒𝑘 et 𝑘 =
Avec 𝑘 ⟺ =𝑐
𝑐 𝜔
En calculant la densité d’énergie de l’onde plane monochromatique dans le vide:
𝜀0 𝜀0 𝐸 2 𝜀0 𝐸 2
𝔘 = (𝐸 2 + 𝑐 2 𝐵 2 ) = + = 𝜀0 𝐸 2
2 2 2
On montre ainsi que les champs électrique et magnétique contribuent à part égale à la densité d’énergie
électromagnétique.
Définitions
L’intensité électromagnétique est l’énergie électromagnétique traversant une surface unité par unité
de temps. Pour une onde plane monochromatique dans le vide, l’intensité est
𝟏 𝟏
𝑰𝑬𝑴 = 𝒄𝜺𝟎 𝑬𝟐 = ‖∏ ⃗⃗⃗ ‖
𝟐 𝟐
La puissance électromagnétique est le flux du vecteur de Poynting au travers d’une surface:
.
⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗ ∙ 𝒅𝑺
𝑷 = ∬∏
𝑺
SYNTHÈSE
Savoirs
Les charges sont sources de champ électrique.
Les charges mobiles sont sources de champ magnétique.
L’équation d’onde électromagnétique dans le vide est
1 𝜕2 ⃗
(∆ − 2 2 ) (𝐸 ) = 0
𝑐 𝜕𝑡 ⃗
𝐵
La vitesse de propagation 𝑐 = 1⁄√𝜇0 𝜀0 est la vitesse de propagation des ondes électromagnétiques
dans le vide, aussi appelée vitesse de la lumière.
Une onde électromagnétique plane se propageant dans le vide est telle que les vecteurs (𝐸⃗ , 𝐵 ⃗)
⃗ ,𝑘
forment un trièdre direct, et
‖𝐸⃗ ‖ = 𝑐‖𝐵
⃗‖
Savoir-faire
Écrire les 4 équations de Maxwell.
Retrouver l’équation d’onde électromagnétique dans le vide à partir des équations de Maxwell.
Déterminer la polarisation d’une onde électromagnétique.
Mots-clés
Champs électriques et magnétiques
Vitesse de la lumière, énergie électromagnétique
Polarisation rectiligne, circulaire, elliptique
EXERCICES
Tester ses connaissances
1- Le potentiel électrique peut être mesuré en:
a. A b. V c. N· m· C−1
2- Le champ électrique peut être mesuré en:
a. A· m−1 b. V c. N· C−1
3- La dimension du vecteur de Poynting est :
a. ℳ𝒯 3 b. ℒ 2 ℳ𝒯 −1 c. 𝔗2 ℒ −3 ℳ −1 𝒯 4
4- Que devient l’intensité d’une onde EM quand le champ électrique diminue de moitié?
a. Elle augmente d’un facteur 2.
b. Elle diminue de moitié.
c. Elle diminue d’un facteur 4.
Exercices d’application
5- Le flux solaire dans la haute atmosphère est d’environ 1 350 W· m−2. Estimer l’énergie reçue par
une surface de 1m2 exposée pendant une heure.
6- Une antenne de communication émet avec une puissance de 100 W. Quelle est la valeur du champ
électrique reçu à une distance de 500 m de l’antenne si on suppose qu’elle rayonne de manière
isotrope sur une demi-sphère centrée sur l’antenne? Calculer également le champ magnétique.
7- Une onde plane électromagnétique a comme champ électrique
𝐸⃗ = 𝐸0 𝑒𝑥 𝑒 𝑖(𝑘⃗∙𝑟−𝜔𝑡)
Préciser l’orientation du vecteur d’onde et déterminer le champ magnétique correspondant.
Exercices d’approfondissement
8- Le dipôle électrostatique
Un dipôle électrostatique est constitué de deux charges +q et −q séparées d’une distance 2d. Trouver
le potentiel créé par le dipôle, puis le champ électrostatique associé. On supposera que le point de
mesure se trouve à grande distance du dipôle: 𝑟 ≫ 2𝑑 .
9- Interférences électromagnétiques
Deux ondes planes électromagnétiques de pulsation 𝜔 se propagent selon les vecteurs d’ondes 𝑘 ⃗1
⃗ 2 tels que
et 𝑘
𝑘⃗ 1 = cos 𝜃 𝑒𝑦 + sin 𝜃 𝑒𝑧 , ⃗ 2 = cos 𝜃 𝑒𝑦 − sin 𝜃 𝑒𝑧 .
𝑘
Les champs électriques de ces deux ondes sont :
𝐸⃗1 = 𝐸0 𝑒𝑥 𝑒 𝑖(𝑘⃗1 ∙𝑟−𝜔𝑡) , 𝐸⃗2 = 𝐸0 𝑒𝑥 𝑒 𝑖(𝑘⃗2 ∙𝑟−𝜔𝑡) .
a- Calculer les champs magnétiques 𝐵 ⃗ 1 et 𝐵⃗ 2 correspondants.
b- Calculer les parties réelles des champs électrique et magnétique résultant de la superposition
des deux ondes.
c- Calculer le vecteur de Poynting correspondant à la superposition des deux ondes, et sa
moyenne temporelle.
d- Montrer que l’énergie électromagnétique présente en moyenne temporelle une structure
d’interférences dans le plan 𝑦 = 0. Donner la distance entre deux franges d’interférences
successives.