Thème 1 : L’Europe face aux Révolutions
Chapitre 1 — La Révolution française et l’empire : une nouvelle conception de la nation
Ancien régime : Monarchie Absolue de Droit Divin
Guerre de sept ans : 1756
1776 - 1786 : Yorktown
—> Endettement
—> Mauvaises récoltes
-> Disette / Famine
—> Lumières
—> Troubles politiques
La Révolution française est un événement majeur de la fin du XVIIIe siècle. Elle est née de la difficulté de la
monarchie et des contestations de l’absolutisme et elle marque une rupture totale avec l’ancien régime dans les do-
maines politiques, économiques, sociales et culturelles.
La France se modernise et change de visage : les français n’étaient que des sujets, ils deviennent désormais des citoyens
impliqués dans la vie politique d’une nation souveraine et unifiée. La Révolution crée aussi des divisions dans la société
française entre les plus progressistes et les conservateurs. Elle s’achève par la prise de pouvoir de Bonaparte et la pro-
clamation de l’empire en 1804. Ce régime associe pouvoir monarchique, pouvoir personnel et héritage de la révolution
avant sa chute définitive en 1815.
1. La chute de la monarchie absolue
En aout 1788, le roi Louis XVI annonce qu’il convoque les états généraux, il s’agit d’une réunion des trois
ordres (noblesse, clergé, tiers état) décidé par le roi afin de faire voter un nouvel impôt, cette annonce va avoir un grand
retentissement dans tout le Royaume. Le but de Louis XVI est de trouver une solution face à la crise économique pour
réduire le déficit budgétaire de la monarchie. Cette réunion va se préparer en 9 mois. Chaque ordre élit ses représentants
ou députés et adresse des réclamations au roi sous la forme de 60 000 cahiers de doléance. Le tier état a l’espoir que le
roi partage le pouvoir avec la nation. Ils veulent aussi la fin des privilèges.
A. Le 5 mai 1789, l’ouverture des états généraux
On va avoir 1200 députés des trois ordres qui vont se réunir à Versailles. Très le vite, le tiers état est déçu des
états généraux , ils sont relégués au fond alors que le clergé et la noblesse sont tout devant. Le roi explique que cette
réunion ne s’agit que de voter un nouvel impôt. Un bras de fer commence, entre noblesse et clergé contre le tiers état.
La noblesse et le clergé sont conservateur alors que le tiers état est progressiste. Les États généraux durent 1 mois, de mi
mai à mi juin, rien de se passe.
B. Le 17 juin 1789, proclamation de l’Assemblée Nationale, premier acte révolutionnaire
Le tiers état se proclame « Assemblée Nationale », ils affirment représenter 97% de la nation er donc ils se
donnent le droit de voter seul les reformes. On parle de Souveraineté Nationale. Louis XVI va contre attaquer par la ré-
pression et la censure. Il va d’abord déclarer que l’Assemblée Nationale illégale et ferme les États généraux.
C. 20 juin 1789, le serment du jeu de paume
Les États généraux se moquent de l’autorité du roi et se réunissent dans la salle du Jeu de paume et se pro-
mettent de rester unis jusqu’à que ce qu’une Constitution définit les nouvelles règles du Royaume. Un dicton va être
donné par Bailly, qui dit que la Nation n’a d’ordre à recevoir de personne.
D. Le 9 juillet 1789, fin de la monarchie absolue
Louis XVI va céder. Il accepte l’Assemblée Nationale et elle va s’appeler « l’Assemblée Nationale Consti-
tuante », c’est la fin de la monarchie absolue. On tend vers une monarchie constitutionnelle.
Les États généraux vont opérer une Révolution
• Une révolution politique
• Fin de 300 ans de monarchie absolue.
• Une révolution pacifique
• Elle s’est faite sans les arme et sans que le sang ne coule
• Une révolution symbolique
• Le roi perd son bras de fer face à la Nation
II. La révolution du peuple et l’abolition des privilèges
Depuis le printemps 1789, la tension à Paris est palpable. Les artisans et les commerçants voient leurs condi-
tions de vie se dégrader à cause de l’augmentation du prix du pain liées aux mauvaise récoltes. En avril 1789, un événe-
ment va illustrer l’exaspération des parisiens, c’est le pillage de la manufacture réveillon. On voit les parisiens complè-
tement incontrôlables dans les rues, qui crient « mort au riches et aux affameurs ». Le roi va réprimer les émeutes en ti-
rant dans la foule. Bilan : une centaine de morts et beaucoup de frustration.
Le 14 juillet 1789 : la prise de la Bastille. Les séances de réunion aux États généraux sont publiques. Les pari-
siens sont informés quotidiennement par le bouche à oreille. Il y a des rumeurs qui circulent. Le roi fait positionner au-
tour de paris et près de Versailles, des soldats mercenaires d’origine suisse et prussienne. Pour le peuple, c’est la preuve
que le roi veut utiliser la force contre la nouvelle Assemblée Nationale. Le 12 juillet 1789, les parisiens apprennent que
le roi a renvoyé Necker (ministre des finances). Au Palais royal, Camille Desmoulins qui annonce une attaque immi-
nente des troupes royales et appelle les parisiens à trouver des armes pour se protéger. Il invite tous ceux qui souhaitent
rejoindre l’Assemblée Nationale à mettre une feuille verte d’arbre : la cocarde.
Le 13 juillet 1789, la situation dégénère en insurrection, les bourgeois de paris annoncent qu’ils vont prendre
contrôle de la ville. Le marquis de la Fayette devient le chef de la Garde Nationale. La nation a désormais une assem-
blée, une capitale et une armée. Le 14 juillet, le peuple va encercler la prison de la Bastille pour se fournir en poudre à
canon. Apres plusieurs heures de négociation entre les défenseurs et les assiégeants, la Bastille est prise de force. La tête
coupée du gouverneur Delaunay est promenée comme un trophée. Cet évènement a une forte portée symbolique, car en
ce jour du 14 juillet 1789, le peuple parisien montre à la monarchie que la soif de liberté et d’égalité est plus forte que
la peur de mourir. 4 jour après, le roi veut envoyer un signal fort aux parisiens. Il rappelle le ministre Necker et le 17
juillet, le roi vient à Paris pour reconnaitre la nouvelle municipalité et la Garde nationale. Il va lui-même accrocher la
cocarde tricolore sur ces vêtements. Le peuple crie « vive le roi, vive la nation ». Le peuple est persuadé que Louis XVI
est sincère, mais en fait le roi joue un double jeu, car il n’a pas renoncé à supprimer l’Assemblée Nationale.
B. L’été 1789, la Grande peur
La vague révolutionnaire va se propager dans tout le royaume. Pour plusieurs raisons : le prix du pain, le poids
des impôts et les rumeurs complotistes vont créer des mouvements de panique. Dans les villes de province les bourgeois
veulent prendre le pouvoir et dans les campagnes, les paysans s’armes et s’attaque aux châteaux des seigneurs : cette
Grande peur va pousser l’Assemblée Nationale à adopter des mesures pour capables d’apaiser ces tensions.
C. La nuit du 4 août 1789, l’abolition des privilèges
Dans la nuit du 4 août, les députés suppriment définitivement les privilèges, les 3 ordres n’existent plus. Les
français ne sont plus des sujets, ils sont désormais des citoyens. A partit de cette date, un nombre important de nobles
refusent d’abandonner leur privilèges et vont faire le choix de partir. Ils quittent la France pour aller se réfugier dans les
monarchies voisines. Tous ces nobles sont appelés « contre-révolutionnaires ».
D. Les 5 et 6 octobre 1789, « les grandes journées de la Révolution »
Le 6 octobre, un cortège de femmes qui partent de Paris pour aller jusqu’à Versailles et vont forcer le roi à
quitter Versailles pour aller à Paris. Le roi et sa famille quittent Versailles pour s’installer à Paris au château des Tuile-
ries. Paris devient la capitale politique du pays.
III. Une nation nouvelle, des citoyens libres et égaux
A. La DDHC 26 août 1789
Apres trois mois de discussion, la révolution va détruire les fondations de l’ancien régime. Après une trentaine
de projets, l’Assemblée votent la DDHC le 26 août 1789. Il y a le principe de liberté, d’égalité, de bonheur, de droit na-
turel et de représentant du peuple français. Ces principes sont simples et incontestables. Les députés posent aussi des
bornes à la liberté qui ne peuvent pas être totales. Le premier devoir et d’obéir à la loi. Liberté d’opinion et d’expression
à condition de ne pas troubler l’ordre publique. Pendant 1 an, ils vont tenter de rédiger une nouvelle Constitution. C’est
une batterie de mesure qui vise 3 objectifs : réorganiser la France, unifier le territoire et faire des principes de liberté et
d’égalité, une réalité concrète.
Ils vont créer 83 départements, 40 000 communes administrés par des fonctionnaires élus : les maires. Réorga-
nisation fiscale , 3 impôts : sur la terre, les revenus et le commerce (taxe commerciales). Et la réorganisation religieuse.
Tous les biens du clergé appartiennent à l’État. Les prêtres vont devoir prêter serment et vont désormais être payés par
l’État. Et la réorganisation judiciaire, les mêles tribunaux pour tous.
B. 14 juillet 1790, la fête de la fédération.
Un an jour pour jour après la prise de la Bastille, une cérémonie s’organise à Paris. C’est la fête de la fédéra-
tion. Tous les acteurs de la révolution, le roi, sa famille, les députés, la garde nationale le peuple de Paris et des pro-
vinces vont se réunir sur le champs de Mars. Ils commémorent ensemble la prise de ma Bastille, ils montrent ainsi leur
unité. Le roi va prêter serment de protéger l’Assemblée Nationale est de respecter la Constitution. La foule va crier
"leur fidélité à la nation à la loi et au roi ». Les français et le roi sont réconciliés.
C. La naissance d’une monarchie constitutionnelle.
Compromis entre les monarchiens (conservateurs) et les patriotes (progressistes). Le roi voit ses pouvoirs
considérablement limités: il ne peut plus nommer ses ministres et exécuter les lois, mais ils le droit de Véto. Cette
Constitution de 1791 a ses limites, le droit de vote dépend du niveau de richesse des citoyens (vote censitaire). La Révo-
lution français donne naissance à un régime politique qui profite les bourgeois plutôt qu’au peuple. La vie politique est
intense, on a des clubs politiques qui se créent dans toute la France sur le modèle du club parisien (club des jacobins,
cordeliers). Les journaux se multiplient, et les citoyens français se passionnent par la politique, les plus révolutionnaires
sont les sans culottes. Ce sont les premiers à évoquer l’idée qu’on pourrait se passer du roi. Les monarchiste pensent
que le roi devrait retrouver plus de pouvoir. Les feuillants veulent conserver le système, ils sont modérés et les jacobins
pensent qu’il faut aller plus loin, et certains veulent même une République.
Le roi tente de fuir en juin 1791 (fuite de Varennes). Louis XVI perd la confiance du peuple. L’Assemblée lé-
gislative se divise au sujet de la monarchie constitutionnelle. Brissot et Robespierre souhaite fonder un régime sans le
roi. Des manifestants parisiens se rendent sur la champs de Mars et déposent sur l’autel de la République une pétition
réclamant la proclamation de la république et le suffrage universel. Mais La Fayette ordonne à la garde nationale de ti-
rer sur la foule. La monarchie constitutionnelle est confrontée à un autre problème, l’arrivée d’ennemis extérieur. Les
nobles français partis à l’étranger vont crée une contre-révolution. À l’été 1791, la France est menacée d’invasions.
IV. La 1ère République, 1792-1799
A. La proclamation de la République.
1. La Patrie en danger
Une question divise l’Assemblée « Faut-il déclarer la guerre à l’Autriche ». Le roi est favorable, il espère une
défaite des armées révolutionnaires pour reprendre son trône entant que monarque absolu. Le 20 avril 1792, la France
déclare la guerre à l’Autriche mais elle est battue. L’Assemblée législative décide de faire un décret « la Patrie en dan-
ger ». Tous les français en âge de se battre sont encouragés à défendre la France (20 à 25ans). Les troupes étrangères
envahissent le nord est de la France et la capitale est en danger.
2. La prise des Tuileries, un climat d’insurrection.
Une autre insurrection éclate à Paris, le peuple se méfie de Louis XVI et les sans culottes affirment que la roi
complote contre la Nation. Ils vont assiéger le palais des Tuileries et Louis XVI est destitué. Dans la Garde Nationale
qui va assiéger les Tuileries, on entend le nom d’un jeune officier : Napoléon Bonaparte. Les sans culottes vont empri-
sonner le roi de France et sa famille dans la prison du Temple le 13 août le 1792 et va le baptiser « Louis le dernier ».
3. La proclamation de la République
Désormais l’Assemblée nationale s’appelle la Convention nationale. Montagnards VS Girondins. 1792, à Val-
my, grande victoire français va donner une grand souffle d’espoir à la France et surtout à la République. Le 20 sep-
tembre 1792, la France remporte la victoire de Valmy, les ennemis sont arrêtés à 200km de Paris. Les armées étrangères
et les nobles émigrés (contre révolutionnaires) vont se replier. À Paris, cette victoire va créer un climat d’euphorie. Le
22 septembre 1792, abolition de la royauté et proclamation de la République de l’an I. Un procès est organisé contre
Louis XVI. Il est accusé de 33 crimes (traitre à la nation, le fait d’être évader, fait couler le sang de français…). Après 3
mois d’enquête et 2 semaines de jugement, le verdict tombe le 15 janvier 1793, la mort du roi a été votée. Il sera guillo-
tiné le 21 janvier 1793. La tête du roi est montrée au public divisé entre ceux qui sont horrifié et les révolutionnaires.
B. L’Histoire mouvementée de la Ière République
1. Robespierre et le règne de la Terreur de 1793-1794
Après l’exécution de Louis XVI, la France est de nouveau menacée. Au nord-est par les armées autrichiennes
et prussiennes et au sud par les espagnols. Les députés Girondins vont être accusées de mollesse par les sans culottes.
En mars 1793, les montagnards prennent le dessus et font voter des « mesures exceptionnelles ». Ils font un coup d’état
et vont proclamer eux-même « laTerreur ». Robespierre est à la tête de ce gouvernement. Il vote la loi des suspects.
Tous les jeunes de 18-25 ans sont incorporés dans l’armée. On a une armée très nombreuse de jeunes gens encadrée par
des jeunes généraux patriotes et charismatiques comme le jeune Napoléon Bonaparte. Les armées républicaines partent
à la conquête de l’Europe et c’es la bataille de Fleurus en Belgique en juin 1794 qui est la première victoire en dehors
de la France.
Les ennemis intérieurs sont écrasés, c’est le cas des contre révolutionnaires Vendéens (chouans). Il y a 50 000
suspects et il y aura 40 000 guillotinés donc environ 120 par jours pendant 11 mois.
2. Le Directoire de 2795 à 1799
En août 1795, une nouvelle constitution est votée, qui donne naissance au Directoire. On a désormais 2 Assem-
blées qui se partagent le pouvoir législatif et 5 directeurs qui sont nommés par les représentants du peuple : le pouvoir
exécutif. Le Directoire est dirigé par les plus riches et va perdurer jusqu’en 1799. Avec le Directoire le suffrage est cen-
sitaire, seuls les plus riches peuvent voter. Environ 6 millions d’hommes de plus de 21 hommes qui peuvent voter. Les
bourgeois du Directoire écartent donc la majorité du peuple de la vie politique. La nouvelle Constitution va insister sur
le droit de propriété. Le Directoire est une oligarchie (minorité de personnes qui vont gouverner le pays).
Le 10 novembre 1799, un coup d’état est organisé par Emmanuel Joseph Sieyès et Napoleon Bonaparte, c’est
la fin du Directoire.
V. Le pouvoir personnel de Napoléon Bonaparte entre France et Europe
1. La confiscation de la République par Bonaparte en 1799
Le général Bonaparte va se couvrir de gloire à la tête des armées révolutionnaires, il profite de la situation pour
prendre le pouvoir lors du coup d’état du 18 Brumaire (10 novembre 1799). A partir de cette date, Napoléon est seul au
pouvoir. Bonaparte prépare une nouvelle constitution pour fonder un régime plus fort et plus stable tout en préservant
les acquis de 1789. La Constitution de 1799 applique le principe de la séparation de pouvoirs mais elle privilégie le pou-
voir exécutif. Détenu par 3 consuls nommés pour 10 ans. Le premier consul est Napoléon et il va concentrer beaucoup
de pouvoir :
- Il commande seul l’armée
- Il nomme seul les ministres et les fonctionnaires
- Il propose seul les lois
- Il va fragmenter le pouvoir législatif en 4 assemblées : une qui prépare les lois, une qui les discute, une troisième qui
les vote et une dernière qui les vérifie.
Il va faire le choix du suffrage universel masculin, la constitution de 1799 applique le principe révolutionnaire de la
souveraineté nationale. Le consulat est donc une illusion de République, c’est Napoléon qui décide d’absolument tout.
Napoléon demande directement l’avis aux citoyens en organisant un plébiscite pour instaurer la nouvelle constitution. 4
000 000 de citoyens ont voté oui et seulement 1600 pour le non.
2. Les réformes napoléoniennes
Les réformes administratives ont pour objectif de mettre en place une administration ultra efficace, loyale, obéissante et
centralisée. La fonction de préfet est crée en 1800 pour représenter Napoléon Bonaparte dans chaque département. Il va
aussi inventer les lycées en 1802 pour former les futur élites de l’administration et de l’armée. Pour récompenser les
fonctionnaires et les militaires de leur loyauté, il va créer la légion d’honneur. Il crée aussi la Banque de Franc et ainsi
le Franc Germinal. Napoléon va faire des réformes sociales, il veut créer une nouvelle élite )de notables fidèles et obéis-
sant, capables de prendre en main tout le fonctionnement de l’état. Il veut accélérer la réconciliation nationale. Il envoie
une signe à la noblesse et aux chrétiens (clergé) en signant le concordat (il va se rapprocher du pape). Il met un terme à
la déchristianisation du pays.
3. Le code civil : la création du droit français
Le 21 mars 1804, Napoléon Bonaparte unifie le droit français en promulguant le code civil ou le « Code Napo-
léonien ». La famille devient la cellule de base de la société, elle est placée sous l’autorité absolue du père. Dans le
monde du travail, les déplacements des ouvriers sont surveillés et les grèves sont interdites. Le code civil confirme le
principe d’égalité devant l’impôt et devant la loi. Mais c’est aussi un outil de maintien de l’ordre social.
D. L’Empire Napoléonien
1. Le fonctionnement du régime impérial : la dictature
Le 2 décembre 1804, Napoléon va appeler le pape et va se couronner Empereur lui même. Napoléon Ier
contrôle toute la population française, il compte sur ses préfets et les maires pour surveiller la population et prévenir
toute protestation. Il met à la tête Joseph Fouché qui dirige la police toute puissante. La police est renseignée par des in-
dicateurs qui rapportent tous les propos anti-napoléonien dans les lieux publics. Le « cabinet noir » est un organisme de
contrôle qui va ouvrir toutes les lettres des citoyens suspects. En 1802, Napoléon resserre les autorités de l’État dans les
colonies et il va rétablir l’esclavage qui avait été aboli en 1794. En 1810, l’Empereur rétablit la césure contre la presse.
Il va limite la presse à 1 journal par département et 4 à Paris. Napoléon Ier se protège d’un réveil des idées révolution-
naires, il veut absolument éviter de nouvelles insurrections. Il va aussi s’appuyer sur la propagande impériale mais aussi
sur les universités et l’église (3 vecteurs de propagande). La propagande impériale instaure un culte de la personnalité
qui va être véhiculé par les pièces de Monet, par des tableaux, par des sculptures et des monuments à la gloire de Napo-
léon. À partir de 1806, il va crée la Saint-Napoléon le 15 août. L’Empereur s’appuie sur l’église et les prêtres fonction-
naires sont tenus d’enseigner aux enfants et aux croyants le catéchisme impérial. Les chrétiens doivent à l’Empereur
amour, respect, obéissance et fidélité car il a été fait souverain par Dieu. En 1808, les universités ont le monopole de
l’enseignement, et le premier diplôme de l’université est le « baccalauréat » et il est obtenu la première fois en 1809.
Napoléon Ier veut redonner de l’éclat au régime impérial et va recréer une cour qui reprend tous les codes de Versailles.
La noblesse impériale est composée de militaires et haut fonctionnaires.
2. Un régime impérialiste
Entre 1805 et 1813, l’Europe est un champ de bataille et Napoléon vole de victoire en victoire avec sa grande
armée et il est ultra populaire en France. Il contrôle de plus en plus de territoire et il redessine les frontières de l’Europe.
En 1812, la Grande armée est composée à 50% de Français et le reste sont des soldats vaincus parmi les 700 000 sol-
dats. Pour grossir l’armée, Napoléon intègre des soldats de pays étrangers. Après chaque victoire, Napoléon fait signer
un traité de paix qui oblige les vaincus à soutenir la France ou à rester neutre. Cette stratégie sert à isoler l’Angleterre,
c’est ce qu’on appelle le « blocus continental ». La bataille de Trafalgar en 1805 va mettre un coup d’arrêt à l’objectif
d’invasion de l’Angleterre. Entre 1804 et 1815, Napoléon met en place un nouvel ordre européen :
- Les états Vassaux comme l’Espagne et le royaume de Naples sont contrôlés par la France. Il va mettre les membres
de sa famille à la tête des états. Ex : Joseph va être roi d’Espagne, et Jérôme va être roi de Wesphalie.
- Les protectorats sont des états soumis à Napoléon qui ont délégués la gestion de leur politique extérieur.
- Les états alliés comme l’Autriche ou la Russie qui conserve leur indépendance à condition de respecter le blocus
continental.
Dans tous les pays vaincus, les valeurs et les principes du régime impérial se diffusent.
3. La chute de l’Empire
L’impérialisme napoléonien est très vite remit en cause dans les régions conquises. Un sentiment anti-français
se développe en Europe et un sentiment national s’éveil dans les régions occupées. En 1808, la guerre de guérillas espa-
gnole rend difficile la conquête de l’Espagne. En Allemagne, il y a des révoltes anti-française qui se multiplient. Tout
bascule en 1812, lors de la retraite de Russie. En quelques semaines, la Grande armée perd 450 000 hommes. Cette re-
traite est une catastrophe, les marches sont interminables, le froid est glacial, manque de nourriture et attaques inces-
santes de cosaques(cavaliers russes et ukrainiens). Profitant de la débacle de la GA, l’Angleterre organise une nouvelle
coalition contre la France. Toutes les grandes puissances européennes s’allient contre la France et Napoléon va perdre la
bataille de Leipzig qui signe la chute de l’Empire en 1813. Napoléon abdique à Fontainebleau le 6 avril 1814. Il va être
prisonnier sur l’île d’Elbe. Fin de Napoléon à la bataille de Waterloo en 1815.
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