Version Finale PDF Pour CD
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Département de pharmacie
Le 23 juin 2016
Thème :
Réalisé par :
MIMOUN Nacéra
SARAOUI Nawel
Encadrées par :
Dr M.MAMOU
Composition du jury :
PROMOTION 2015-2016
DEDICACES
Dédicaces
C’est à cœur ouvert, avec un énorme plaisir, une immense joie que je dédie ce
mémoire de fin d’études à tous ceux qui me sont chers
Tout les mots ne sauraient exprimer la gratitude,l’amour,le respect, la
reconnaissance que j’ai pour vous mes très chers parents.
Ma tendre maman HAMTOUCHE BAHDJA ;je te remercie pour ton amour
inconditionnel,mon cher papa BELKACEM ;je te remercie pour tes précieux
conseils.
Je vous remercie pour tout les sacrifices que vous avez consenti pour mon
instruction,ma réussite et mon bien-être.
Que ce modeste travail soit l’exaucement de vos vœux tant formulés, le fruit de
vos innombrables sacrifices.
Puisse DIEU, le très haut, vous accorder santé, bonheur et longue vie .
Mon adorable mari GADA Lyes : tes sacrifices, ton soutien moral, ta gentillesse
sans égal,ton profond attachement m’ont permis de réussir mes études.
Que dieu réunisse nos chemins pour un long commun serein et que ce travail soit
témoignage de ma reconnaissance et de mon amour sincère et fidèle.
A mes sœurs ZAZIE et SAMIA, à mes frères YANIS
et AGHILES : je vous dédie ce travail avec tout mes vœux de bonheur ,de santé
et de réussite en témoignage de l’affection, de l’attachement et de l’amour que je
porte pour vous.
A ma très chère binome NAWEL ,tu es pour moi plus qu’une amie ;une
confidente ,une sœur…je te souhaite tout le bonheur du monde et Merci de
toujours être là pour moi.
A la mémoire de mes grands parents,puisse DIEU vous accuellir dans son vaste
paradis
A ma belle famille, à ma très chère amie Sabrina AMZIANE, trouvez ici
l’expression de mon profond attachement.
MIMOUN Nacéra
Dédicaces
C’est avec grand amour et profonde gratitude que je dédie ce mémoire de fin
d’études à mes chers parents, si je suis cette personne aujourd’hui, je sais que c’est
à vous que je le dois. Ce travail est le fruit de vos sacrifices, votre soutien
inconditionnel et vos précieux conseils. Merci maman merci papa je prie le bon
DIEU de veiller sur vous en espérant que vous serez toujours fiers de moi.
A mes beaux parents, Vous m’avez accueilli à bras ouverts dans votre famille.
En témoignage de l’attachement et de l’affection que je porte pour vous, je vous
dédie ce travail avec tous mes vœux de bonheur et santé.
A mon cher mari, mon âme sœur KAMEL, sans ton aide, tes conseils et tes
encouragements ce travail n'aurait vu le jour. Merci d’exister et merci d’exister
pour moi.Tu es la lumière de mon chemin.
A la mémoire de mes grands parents que j’aurais tant aimé qu’ils soient là et me
féliciter. Puisse DIEU les accuillir dans son infinie miséricorde.
A mon adorable sœur NASSIMA et son mari AHMED, à mes fréres NABIL
RAMDANE NASSIM et sa femme LYNDA, TAHAR et sa femme HAKIMA.
A ma belle sœur LILA et à mon beau frère YANIS qu’ils trouvent ici
l’expression de mes sentiments de respect et de reconnaissance.
A ma chère binôme NACERA une deuxième sœur pour moi, merci pour tout ce
que t’as fait pour moi à titre personnel et à titre professionnel. Que DIEU te
préserve bonne santé et longue vie.
Je dédie particulièrement ce modeste travail à Mme LAMROUS je vous remercie
pour tout le temps que vous m’avez consacré, vos directives précieuses et pour la
qualité de votre suivi durant toute la période de mon stage. Merci à toute
l’équipe.
A ma douce DEHBIA et ma chère SABRINA, merci pour tout.
SARAOUI Nawel
REMERCIEMENTS
REMERCIEMENTS
Nous remercions DIEU le tout puissant de nous avoir procuré courage
santé et volonté d’avancer dans la vie et briller dans les études.
Nous tenons à exprimer nos remerciements les plus vifs à notre
encadreur Dr M.MAMOU
Nous avons eu le privilège de travailler parmi votre
équipe et d’apprécier vos qualités et vos valeurs.
Votre sérieux, votre compétence et votre sens du devoir
nous ont énormément marqués.
Veuillez trouver ici l’expression de notre respectueuse
considération et notre profonde admiration pour toutes vos
qualités scientifiques et humaines.
Ce travail est pour nous l’occasion de vous témoigner
notre profonde gratitude.
Nous tenons également à remercier Dr F. KESSAL et Dr
A.BOURKAIB pour nous avoir fait l’honneur d’accepter de faire
partie de notre jury.
TABLE DES MATIERES
Introduction générale.………………………………………………………………………...01
Objectifs……………………………………………………………………………………....02
Partie théorique
Chapitre I : Diclofénac de sodium
Introduction
1. Définition ………………………………………………………………………………….03
2. Propriétés …………………………………………...…………………….……………….03
2.1. Physicochimiques…………..………………..………………………….….…………....03
2.2. Pharmacologiques…………………..……………………..……………..……………....04
2.2.1. Pharmacocinétiques……………...……………………………………..…..………….04
2.2.1.1. Absorption……………………………..………………………………………….....04
2.2.1.2. Distribution………………...…………………………………………………….…..04
2.2.1.3. Métabolisme……………………...…………………………………………………..04
2.2.1.4. Excrétion...………………...…………………………………………………..……..05
2.2.2. Pharmacodynamiques……...…………………………………………….………….....05
3. Mécanisme d’action……………………………………………………………..………....05
4. Posologie et indications thérapeutiques……………………………………………………06
4.1. Posologie……………..…………………………………………...………………….......06
4.2. Indications………………..……..………………………………………………………..06
5. Effets indésirables…………………………………………………………...……………..07
6. Contre indications…………………………………………………………………....…….07
7. Interactions médicamenteuses………………………………………………………..…….07
8. Toxicité…………………………………………………………………………………….08
8.1. Surdosage………………….…………………………………………………………..…08
8.1.1. Symptômes…...……………………………………………….......................................08
8.1.2. Conduite à tenir…………..………………………………………………….………...08
Chapitre II : Les suppositoires
Introduction……………………………………………………………………………..….....09
1. Historique……………………...…………………………………………………...…....…09
2. Définition…………………………………………………………………………………..09
3. Excipients utilisés pour la fabrication des suppositoires… ……………..………………...10
3.1. Propriétés………………….……………………………………………..………….…...10
3.2. Classification……………….………………………………………………...……….….10
3.2.1. Excipients lipophiles………...…………..……………………………………………..10
3.2.1.1. Beurre de cacao…………………………………………............................................10
3.2.1.2. Huiles hydrogénées …………………...…………..…………………………..……..11
3.2.1.3. Glycérides hémi synthétiques solides….……………………………………….……11
3.2.1.4. Macrogols glycérides saturés………….………………….……………..………......11
3.2.2. Excipients hydrosolubles …………………………………………………………..….11
i
TABLE DES MATIERES
ii
TABLE DES MATIERES
iii
LISTE DES ABREVIATIONS
iv
LISTE DES TABLEAUX
vi
LISTE DES FIGURES
Figure 06 : Courbes d’étalonnage obtenues avec les trois séries des standards
d’étalonnage…………………………………………………………………………………..40
Figure 07 : Courbes d’étalonnages LnY=f(LnX) obtenues sur les trois séries des
SE…………………………………………………………………………………...………...41
Figure 08 : Courbes d’étalonnages √Y = f(√X) obtenues avec les trois séries des
SE…………………………………………………………………………………….…….....42
vii
INTRODUCTION GENERALE
Toute nouvelle méthode mise au point doit faire l’objet d’une validation, exigence
réglementaire, avant sa mise en routine, cette dernière est basée sur un ensemble de mesures
expérimentales et des tests statistiques qui permettent de prouver qu’une procédure est
suffisamment exacte et fiable et de garantir aux laboratoires et aux autorités compétentes les
résultats fournis. Actuellement, de nouvelles tendances et de nouveaux concepts scientifiques
apparaissent afin de faire évoluer la validation des méthodes analytiques, avec notamment
l’apparition de l’utilisation du profil d’exactitude comme outil de décision.
Le contenu de notre mémoire élaboré est réparti en deux grandes parties, lesquelles sont
scindées en chapitres :
La première partie comprend une synthèse bibliographique composée de trois chapitres :
Chapitre I : diclofénac de sodium
Chapitre II : suppositoires
Chapitre III : validation analytique
La deuxième partie est consacrée à la pratique qui comprend la mise au point et la validation
d’une méthode de dosage du diclofénac de sodium dans les suppositoires à 100 mg par HPLC.
1
OBJECTIFS
L’objectif de notre étude est de mettre au point et de valider une technique analytique de
dosage du diclofénac de sodium dans les suppositoires à 100 mg par Chromatographie
Liquide Haute Performance (HPLC) en vue d’être appliquée en routine, en utilisant le profil
d’exactitude comme outil de décision. Approche harmonisée décrite dans le guide de
validation élaboré par une commission de la Société Française des Sciences Techniques et
Pharmaceutiques (SFSTP) publié dans la revue STP Pharma Pratique en janvier 2006.
La partie pratique de ce travail s’étale sur une période de deux mois.
2
PARTIE THEORIQUE
CHAPITRE I
DICLOFENAC DE SODIUM
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE I : DICLOFENAC DE SODIUM
Introduction
Le diclofénac de sodium appartient à la famille des AINS (Anti Inflammatoires Non
Stéroïdiens) : ce sont des médicaments symptomatiques s’opposant au processus
inflammatoire quelle qu’en soit la cause (mécanique, chimique, infectieuse, immunologique).
Ils possèdent des propriétés anti-inflammatoires, antalgiques et antipyrétiques [1].
1. Définition
Les AINS sont regroupés en plusieurs familles chimiques qui possèdent certaines
particularités. On distingue ainsi :
- Les salicylés ;
- Les indoliques ;
- Les oxicams ;
- Les fénamates ;
- Les coxibs (inhibiteurs sélectifs de la cyclo-oxygénase2) ;
- Les pyrazolés ;
- les arylcarboxyliques [1].
Les AINS agissent sur les signes locaux de l’inflammation : rougeur, chaleur, douleur et
œdème. En outre, tous les AINS possèdent, à coté de leur action anti-inflammatoire, une
action antalgique et antipyrétique [1].
2. Propriétés
2.1. Physicochimiques
Les propriétés physicochimiques du diclofénac de sodium sont résumées dans le tableau 01
suivant :
3
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE I : DICLOFENAC DE SODIUM
2.2. Pharmacologiques
2.2.1. Pharmacocinétique
2.2.1.1. Absorption
Sous forme de suppositoire, le diclofénac de sodium est rapidement absorbé. Sa
biodisponibilité est de l'ordre de 50%. Après administration d'un suppositoire à 100 mg, le pic
de concentration plasmatique est atteint en 1 heure et se situe vers 2 mg/l.
2.2.1.2. Distribution
Le diclofénac de sodium est fortement lié aux protéines plasmatiques (taux de liaison > 99
%).
Dans le plasma, la décroissance des concentrations du diclofénac est bi-phasique. Elle
correspond à une phase rapide de distribution tissulaire et une phase plus lente d'élimination.
Le diclofénac diffuse dans le liquide synovial où les concentrations maximales sont mesurées
2 à 4 heures après le pic plasmatique. Sa demi-vie apparente d'élimination du liquide synovial
est de 3 à 6 heures. Le diclofénac passe en faible quantité dans le lait maternel.
2.2.1.3. Métabolisme
Le diclofénac de sodium est métabolisé rapidement. Ce métabolisme est pratiquement total. Il
est essentiellement hépatique.
4
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE I : DICLOFENAC DE SODIUM
2.2.1.4. Excrétion
L'excrétion est à la fois urinaire et fécale. Moins de 1% du principe actif est éliminé inchangé
dans les urines. Environ 60% de la quantité administrée est éliminée sous forme de
métabolites dans les urines, le reste est éliminé dans les fécès.
2.2.2. Pharmacodynamiques
- Action antipyrétique : les AINS diminuent la fièvre d'origine infectieuse, inflammatoire ou
néoplasique, en s'opposant à la synthèse des prostaglandines PGE2 induites par les cytokines
dans le centre de la thermorégulation qui est l'hypothalamus.
- Action antalgique : cette action est surtout marquée pour les douleurs de l'appareil
locomoteur : (ostéoarticulaires, musculaires, tendino-ligamentaires), les douleurs
postopératoires, dentaires, les céphalées, les dysménorrhées, les coliques hépatiques ou
néphrétiques.
- Action anti- inflammatoire : cette action, très intriquée avec les deux précédentes, requiert
des posologies plus élevées notamment avec l'aspirine et les dérivés propioniques [1].
3. Mécanisme d’action
Le mécanisme d’action commun de tous les AINS est la diminution de la production des
prostaglandines, directement impliquées dans l’inflammation, la douleur et l’hyperthermie, du
fait de l’inhibition de la cyclo-oxygénase (COX) [1]. La plupart des AINS sont des acides
organiques qui agissent comme des inhibiteurs réversibles de la COX. Il y aura compétition
entre le substrat naturel (acide arachidonique) et l’AINS sur le site actif de l’enzyme. Les
AINS se fixent sur le même site hydrophobe que l’acide arachidonique sur l’enzyme [6,7].
5
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE I : DICLOFENAC DE SODIUM
Acide linoléique
Métabolisme
Acide arachidonique
Diclofénac Estérification
Phospholipides membranaires
Inhibe
Phospholipase A2(PLA2)
Acide arachidonique
Cyclo-oxygénase(COX) Lipo-oxygénase(LOX)
Durée d’administration : L’utilisation de la voie rectale doit être la plus courte possible en
raison du risque de toxicité locale surajoutée aux risques par voie orale [8].
4.2. Indications
Elles découlent de l'activité anti-inflammatoire du diclofénac, de l'importance des
manifestations d'intolérance auxquelles le médicament donne lieu et de sa place dans
l'éventail des produits anti-inflammatoires actuellement disponibles.
6
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE I : DICLOFENAC DE SODIUM
5. Effets indésirables
Des études cliniques et des données épidémiologiques suggèrent que l'utilisation du
diclofénac de sodium, surtout lorsqu'il est utilisé à dose élevée (150 mg par jour) et sur une
longue durée de traitement, peut être associée à une légère augmentation du risque
d'évènement thrombotique artériel (par exemple, infarctus du myocarde ou accident
vasculaire cérébral). Les effets indésirables les plus fréquemment observés sont de nature
gastro-intestinale. Des ulcères peptiques, perforations ou hémorragies gastro-intestinales,
parfois fatales, peuvent survenir, en particulier chez le sujet âgé.
6. Contre-indications
- Au-delà de 24 semaines d’aménorrhée (5 mois de grossesse) toute prise ponctuelle du
diclofénac est contre indiquée ;
- Les AINS passent dans le lait maternel par mesure de précaution il convient d’éviter de les
administrer chez la femme qui allaite ;
- Antécédents d’allergie ou d’asthme déclenché par la prise du diclofénac ou de substance
d’activité proche, tel qu’autres AINS, aspirine ;
- Hypersensibilité à l’un des excipients ;
- Ulcère gastroduodénal en évolution ;
- Insuffisance hépatocellulaire sévère ;
- Insuffisance rénale sévère ;
- Insuffisance cardiaque sévère non contrôlée ;
- Enfants de moins de 15 ans ;
- Antécédents récents de rectites ou de rectorragies [2].
7. Interactions médicamenteuses
Les principales interactions médicamenteuses du diclofénac sont résumées dans le tableau 02
suivant :
7
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE I : DICLOFENAC DE SODIUM
8. Toxicité
Les études de toxicité aiguë, de toxicité en administration répétée, de génotoxicité et de
carcinogenèse n'ont pas révélé de risque lié à l'utilisation du diclofénac aux doses
thérapeutiques chez l'Homme. Il n'a pas été décelé de potentiel tératogène au diclofénac chez
la souris, le rat ou le lapin. Le diclofénac n'a pas eu d'effet sur la fertilité chez le rat; le
développement prénatal, périnatal et postnatal de la descendance n'a pas été affecté.
8.1. Surdosage
8.1.1. Symptômes
- Céphalées, agitation motrice, secousses musculaires, irritabilité accrue, ataxie, vertiges;
- Convulsions surtout chez l'enfant en bas âge;
- Douleurs épigastriques, nausées, vomissements, hématémèse, diarrhée, ulcère
gastroduodénal;
- Troubles de la fonction hépatique;
- Oligurie.
8
CHAPITRE II
SUPPOSITOIRES
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE II : LES SUPPOSITOIRES
Introduction
L’industrie pharmaceutique moderne dispose de différentes voies d’administration et formes
pharmaceutiques dans le but de délivrer les principes actifs au site d’action. Parmi ces voies,
la voie orale est la plus employée avec en particulier l’usage des formes comprimé et gélule.
À ses côtés, on trouve les voies topique, parentérale, et rectale. Cette dernière est l’une des
plus anciennes voies d’administration avec comme principales formes pharmaceutiques, les
lavements et les suppositoires [10].
1. Historique
Les formes rectales sont parmi les plus anciennes formes pharmaceutiques puisque leur usage
remonte à l’Antiquité avec des mentions dans l’Ancien Testament ou les textes d’Hippocrate.
La première forme rectale fut le lavement puis le suppositoire dont le nom vient du latin
supponere qui veut dire « à la place du » lavement. Les premiers suppositoires étaient
constitués de formes solides (corne, miel cuit, gland, etc.) imprégnés dans des préparations
médicamenteuses. Cependant, il faut attendre le 19ième siècle pour que la forme suppositoire
devienne une véritable forme pharmaceutique moderne par l’utilisation du beurre de cacao
comme vecteur puis par l’introduction de la substance active dans la préparation fondue
avant moulage [10].
2. Définition
La Pharmacopée Européenne (PE) définit le suppositoire comme étant « une préparation
unitaire solide dont la forme, le volume et la consistance sont adaptés à l’administration
rectale. Les suppositoires peuvent contenir une ou plusieurs substances actives dispersées ou
dissoutes dans la masse suppositoire. Ces masses sont soit hydrophiles et se dissolvent ou se
dispersent au contact de l’eau de l’ampoule rectale, soit lipophiles et fondent à la température
rectale ». Les masses pour suppositoire référencées dans la PE sont les macrogols et les
mélanges gélatineux, pour les masses hydrophiles, et les glycérides hémi synthétiques et le
beurre de cacao, pour les masses lipophiles [10].
9
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE II : LES SUPPOSITOIRES
3.1. Propriétés
Les caractéristiques requises d’un excipient pour la fabrication des suppositoires doivent être
adaptées aux caractéristiques de l’ampoule rectale :
- Température de fusion proche de 37 °C et la capacité de se dissoudre ou se disperser dans
les fluides de l’ampoule rectale pour une libération rapide et totale du principe actif dans le
rectum.
- Innocuité et bonne tolérance vis-à-vis de la muqueuse rectale ;
- Inertie vis-à-vis des médicaments incorporés. Certaines incompatibilités avec les principes
actifs peuvent être dues aux impuretés des excipients ;
- Consistance convenable : il ne doit être ni trop mou, ni trop cassant. Pour la fabrication, la
zone de solidification doit être aussi réduite que possible pour assurer une prise en masse
rapide et il doit se rétracter au refroidissement pour faciliter le démoulage ;
- Capacité d’étalement sur la muqueuse pour favoriser l’absorption du principe actif ;
- Bonne conservation [10,11].
Les excipients correspondants à ces caractéristiques techniques sont limités en nature et en
nombre et doivent également répondre à des critères économiques, industriels et
réglementaires. Ainsi, ils doivent être facilement disponibles et avoir un prix raisonnable
[10].
3.2.1.1.Beurre de cacao
De moins en moins utilisé, le beurre de cacao est solide et suffisamment dur à température
ordinaire pour permettre une manipulation facile. La zone de ramollissement est assez courte
puisqu’elle est d’environ 3°C. La présence d’une proportion importante d’acide oléique dans
sa composition explique que sa conservation ne soit pas parfaite.
Il ne permet pas l’incorporation de solutions aqueuses sans recours à des adjuvants et présente
de façon marquée la possibilité de transformation en plusieurs variétés allotropiques à
propriétés physiques différentes, d’où la nécessité de précautions particulières dans la
préparation par fusion des suppositoires. Des trois formes α, β et βII, seule la forme β est
stable et fond à 32-35°C ; les autres fondent à des températures plus basses ce qui les rond
inutilisables [11].
10
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE II : LES SUPPOSITOIRES
Ils présentent de plus l’avantage de s’oxyder moins facilement. Comme dans le cas du beurre
de cacao, on ne peut y incorporer directement des solutions aqueuses [11].
Ils ont l’avantage d’avoir une bonne stabilité thermique comme les glycérides mais ils
présentent deux inconvénients : d’une part celui d’être incompatibles avec un certain nombre
de principes actifs (barbituriques, pénicilline…) et d’autre part celui d’avoir une action
irritante sur la muqueuse rectale. Ils sont peu utilisés [11].
11
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE II : LES SUPPOSITOIRES
Le principe consiste à rendre le mélange principe actif et excipient suffisamment fluide par
action de la chaleur et coulée dans les alvéoles appropriés, ensuite la solidification du
suppositoire par refroidissement [11].
Industriellement on a recours à des fondoirs. Le fondoir, comme illustré dans la figure 02, est
une cuve en acier inoxydable à doubles parois entre lesquelles circule un fluide à température
parfaitement réglée. La masse liquéfiée traverse une grille ou tamis, qui retient les morceaux
d’excipients non fondus, avant d’être dirigée vers le mélangeur [11].
12
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE II : LES SUPPOSITOIRES
dispersion faite, une agitation lente de toute la masse doit être assurée pendant toute la durée
de la répartition dans les moules pour éviter toute sédimentation. Lorsque les principes actifs
sont très volatils, il faut envisager l’emploi de cuves hermétiques [11].
Les alvéoles, formés par soudure ou collage de deux feuilles de matière plastique
convenablement moulées, sont remplis par injection. Après refroidissement, l’orifice
supérieur est obturé à l’aide d’une bande adhésive.
Les formes les plus courantes de suppositoires sont la forme conique et la forme torpille. Il
existe pour les enfants des suppositoires sécables et, pour éviter les incompatibilités, des
suppositoires multicouches [11].
13
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE II : LES SUPPOSITOIRES
L’action locale : peut être une action antihémorroïdale ou encore une action antiparasitaire,
contre les oxyures par exemple.
L’action systémique : est la plus recherchée, le principe actif doit alors passer dans la
circulation générale.
14
CHAPITRE III
VALIDATION ANALYTIQUE
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE III : VALIDATION ANALYTIQUE
Introduction
La validation analytique des méthodes employées en industrie pharmaceutique constitue une
exigence réglementaire. Son champ d’application s’étend à toute procédure d’analyse utilisée
dans le contrôle de la matière première, le développement galénique, le contrôle en cours de
fabrication, le contrôle des produits intermédiaires et finis et les essais de stabilité de tous les
produits pharmaceutiques.
1. Définition
La validation analytique est la procédure par laquelle on démontre, preuve expérimentale à
l’appui, que les performances de la méthode permettent de répondre aux exigences de l’usage
auquel elle est destinée. Elle est fondée sur une analyse statistique basée sur un certain
nombre de critères [13].
15
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE III : VALIDATION ANALYTIQUE
- Les documents FDA (Guidance for industry): validation of bioanalytical method (2001).
- Le guide de validation analytique-rapport d’une commission SFSTP :
- Méthodologie 1992
- Exemples d’application 1992
- la validation des procédures analytiques quantitatives : Harmonisation des démarches-Guide
SFSTP :
- Partie I : Généralités (2003)
- Partie II : Statistiques (2006)
- Partie III: Exemples d’application (2006)
4. Critères de validation
Les principaux critères de validation sont ceux couramment utilisés dans les laboratoires
d’analyse et dont la nécessité de l’étude a fait l’objet d’un large consensus. Ces critères sont
les suivants :
- Spécificité-sélectivité ;
- Exactitude ;
- Linéarité ;
- Fidélité ;
- Sensibilité ;
- Limite de détection ;
- Limite de quantification ;
- Robustesse.
Tous ces critères ne sont pas applicables à toutes les méthodes d’analyse (tableau 04). Cela
dépend en grande partie du but de l’analyse [14].
16
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE III : VALIDATION ANALYTIQUE
4.1. Spécificité-sélectivité
La spécificité d’une procédure analytique est sa capacité à établir de manière univoque
l’existence de la substance à analyser en présence d’autres composants potentiellement
présents.
Une procédure d’analyse est dite spécifique lorsqu’elle permet de garantir que le signal
mesuré provient seulement de la substance à analyser ou qu’elle permet de mesurer
quantitativement un paramètre physicochimique ou un groupement fonctionnel d’une ou de
plusieurs substance(s) dans l’échantillon.
4.2. Exactitude
L’exactitude exprime l’étroitesse de l’accord entre le résultat d’essai et la valeur de référence
acceptée, aussi appelée « valeur conventionnellement vraie ». L’étroitesse de l’accord ainsi
observée est la résultante de la somme des erreurs systématique et aléatoire, en d’autres
termes l’erreur totale liée au résultat. Par conséquent, l’exactitude est l’expression de la
somme de la justesse et de la fidélité [14].
4.3. Linéarité
La linéarité d’une procédure d’analyse est sa capacité à l’intérieur d’un certain intervalle de
dosage d’obtenir des résultats directement proportionnels à la quantité (exemple :
concentration) en analyte dans l’échantillon [14].
4.4. Fidélité
La fidélité exprime l’étroitesse de l’accord (degré de dispersion, coefficient de variation) entre
une série de mesures provenant de multiples prises d’un même échantillon homogène
(résultats d’essais indépendants) dans des conditions prescrites. La fidélité fournit une
indication sur les erreurs liées au hasard.
La fidélité peut être évaluée à trois niveaux : la répétabilité, la fidélité intermédiaire (intra
laboratoire) et la reproductibilité (inter laboratoire).
Les mesures quantitatives de la fidélité dépendent de façon critique des conditions stipulées.
Peuvent ainsi être distinguées les conditions de :
17
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE III : VALIDATION ANALYTIQUE
- Répétabilité : conditions où les résultats d’essais indépendants sont obtenus par la même
méthode sur des échantillons d’essais identiques dans le même laboratoire, par le même
opérateur, utilisant le même équipement et pendant un court intervalle de temps ;
- Fidélité intermédiaire : conditions où les résultats d’essais indépendants sont obtenus par la
même méthode sur des échantillons d’essais identiques dans le même laboratoire, avec
différents opérateurs et utilisant des équipements différents et pendant un intervalle de temps
donné ;
- Reproductibilité : conditions où les résultats d’essais sont obtenus par la même méthode sur
des échantillons d’essais identiques dans différents laboratoires, avec différents opérateurs et
utilisant des équipements différents [14].
4.5. Sensibilité
La sensibilité d’une procédure d’analyse peut être définie comme étant le rapport de la
variation de la réponse de la méthode d’analyse à la variation de la quantité d’analyte.
Une procédure est dite sensible si une faible variation de la concentration ou de la quantité
d’analyte entraîne une variation significative de la réponse [14].
4.8. Robustesse
La robustesse d’une méthode est sa capacité à maintenir ses performances lorsqu’elle est
soumise à de petites variations fortuites des conditions expérimentales, telles celles
susceptibles de se produire lors de sa mise en œuvre par un autre opérateur, sur un autre
matériel ou dans un autre laboratoire [13].
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PARTIE THEORIQUE CHAPITRE III : VALIDATION ANALYTIQUE
quantification et de détection. Cette méthodologie est basée à la fois sur les critères décrits
dans le guide élaboré par la SFSTP et ICH Q2(R1).
Le protocole SFSTP 2006 repose sur l’utilisation du profil d’exactitude, basé sur la notion
d’erreur totale (erreur systématique + erreur aléatoire), permettant de simplifier l’approche de
la validation d’une procédure analytique tout en contrôlant le risque associé à son utilisation
[15].
5.1. Spécificité
5.1.1. Protocole
L’étude de la spécificité nécessite la préparation et l’analyse des solutions suivantes :
- Le diluant ;
- Une solution placebo ;
- Une solution standard à 100% (par rapport à la concentration théorique) ;
- Une solution échantillon (ou forme reconstituée ou placebo chargé) à 100% (par rapport à la
concentration théorique) [16].
Test t de Student
Si les pentes sur standard et sur la forme reconstituée sont comparables, leur différence ne
doit pas être différente de zéro.
Ceci revient donc à comparer une valeur observée (a1 – a2) à une valeur théorique (zéro)
connaissant l’erreur totale (l’écart type) faite sur a1 et a2.
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PARTIE THEORIQUE CHAPITRE III : VALIDATION ANALYTIQUE
|𝑎1 –𝑎2 |
t calculé =
2 +𝜎 2
√𝜎𝑎1 𝑎2
Avec :
- a1 et a2 : pentes respectives des droites de régression D1 (obtenue à partir de la gamme
standard) et D2 (obtenue à partir de la gamme placebo chargé).
- σa12 et σa22 : variances respectives des pentes a1 et a2.
- α: risque d’erreur accepté (5%).
- n1 et n2 : nombre d’échantillon réalisé pour la forme standard et la forme placebo chargé.
- n1+n2-4 : degré de liberté (ddl).
Après avoir vérifié la spécificité de la méthode d’analyse on opère sur deux ensembles
d’échantillons :
- Standards d’étalonnage (SE) : peuvent être réalisés sans la matrice (si on a démontré
l’absence d’effet matrice) ou avec la matrice, utilisés pour évaluer les différentes fonctions de
réponse y = f(x) afin d’effectuer les prédictions inverses.
- Standards de validation (SV) : doivent toujours être réalisés avec la matrice, utilisés dans le
but de déterminer l’erreur totale à chaque niveau de concentration, calculer l’intervalle de
tolérance et tracer le profil d’exactitude et déterminer les limites inférieure et supérieure de
quantification (intervalle de dosage).
20
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE III : VALIDATION ANALYTIQUE
Le tableau 05 suivant présente selon le protocole choisi, le nombre total d’essai à réaliser pour
valider la procédure analytique concernée :
Tableau 05 : Choix du nombre de standards d’étalonnage et de validation en fonction du
protocole choisi [14].
21
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE III : VALIDATION ANALYTIQUE
Le protocole adopté dans notre étude est le V2 modifié : en utilisant cinq niveaux de
concentrations au lieu de trois pour les SE et les SV.
Y = f (X) + ε
22
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE III : VALIDATION ANALYTIQUE
Cela consiste à transformer les réponses observées (yijk → yijk,c) afin de les aligner sur cette
concentration moyenne. Cet alignement s’effectue par interpolation en ajoutant à la réponse
observée la différence entre la valeur de la fonction de réponse considérée à la concentration
moyenne et la valeur de cette fonction à la concentration introduite.
23
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE III : VALIDATION ANALYTIQUE
Les prédictions inverses pour les différents modèles de régression s’obtiennent comme
suit (tableau 08).
Tableau 08 : Calcul des prédictions inverses pour différentes fonctions de réponses [15].
24
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE III : VALIDATION ANALYTIQUE
Si les observations ont été alignées, il faut remplacer les yijk par yijk,c dans le tableau
précédent.
Si une transformation a été utilisée il ne faut pas oublier d’effectuer la transformation inverse
après ce calcul en retour (tableau 09). Par exemple, après une transformation logarithmique ou
racine carrée de la droite les concentrations calculées se font de la manière suivante :
Tableau 09 : Calcul des prédictions inverses pour la droite ayant subi une transformation
logarithmique ou racine carrée [15].
Les variances σ2B,j et σ2W,j représentent les variances inter-série et intra-série respectivement.
25
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE III : VALIDATION ANALYTIQUE
La méthode du maximum de vraisemblance restreint est utilisée pour estimer à chaque niveau
de concentration j les paramètres μj, σ2B,j et σ2W,j du modèle.
𝑝 𝑛𝑖𝑗
1
𝜇̂ 𝑗 = ∑ ∑ 𝑥𝑖𝑗𝑘,𝑐𝑎𝑙𝑐
∑𝑝𝑖=1 𝑛𝑖𝑗
𝑖=1 𝑘=1
𝑝
1
𝑀𝑆𝑀𝑗 = ∑ 𝑛𝑖𝑗 (𝑥̅𝑖𝑗,𝑐𝑎𝑙 − 𝑥̅𝑗,𝑐𝑎𝑙𝑐 ) 2
𝑝1 − 1
𝑖=1
𝑝 𝑛𝑖𝑗
1
𝑀𝑆𝐸𝑗 = ∑ ∑(𝑥𝑖𝑗𝑘,𝑐𝑎𝑙𝑐 − 𝑥̅𝑖𝑗,𝑐𝑎𝑙𝑐 )2
∑𝑝𝑖=1 𝑛𝑖𝑗 _𝑝
𝑖=1 𝑘=1
Dans le cas d’un schéma équilibré (le nombre de répétitions est identique pour tout niveau de
concentration dans chaque série), les composantes de la variance du niveau sont estimées
comme suit (n étant le nombre de répétition dans chaque série) [15].
Si MSEj < MSMj alors :
2
𝜎̂𝑤𝑗 = 𝑀𝑆𝐸𝑗
2
𝑀𝑆𝑀𝑗 _𝑀𝑆𝐸𝑗
𝜎̂𝐵,𝑗 =
𝑛
Sinon :
𝑝 𝑘
2
1
𝜎̂𝑊.𝑗 = ∑ ∑(𝑥𝑖𝑗𝑘,𝑐𝑎𝑙𝑐 − 𝑥̅𝑗 𝑐𝑎𝑙𝑐 ) 2
𝑝𝑛 − 1
𝑖=1 𝑗=1
2
𝜎̂𝐵,𝑗 =0
5.5.2. Justesse
La justesse (ou le biais) de la méthode au niveau de concentration est obtenue en calculant la
différence entre la moyenne arithmétique des concentrations introduites et la moyenne des
concentrations calculées.
26
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE III : VALIDATION ANALYTIQUE
Le biais peut s’exprimer en termes absolu, relatif ou de recouvrement par rapport aux
quantités introduites, comme suit:
𝑏𝑖𝑎𝑖𝑠𝑗 = 𝜇̂ ̅𝑗 − 𝑥̅𝑗
̅
̂ 𝑗 −𝑥̅ 𝑗
𝜇
𝑏𝑖𝑎𝑖𝑠 (%)𝑗 = 𝑥̅ 𝑗
× 100
𝜇̂ ̅𝑗
𝑟𝑒𝑐𝑜𝑢𝑣𝑟𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 (%)𝑗 = × 100
𝑥̅𝑗
5.5.3. Fidélité
L’estimation de la variance intra-série donne une estimation de la variance de répétabilité
tandis que la somme des estimations des variances intra et inter-série donne une estimation de
la variance de fidélité intermédiaire :
Pour chaque modèle et chaque observation l’exactitude de la mesure en valeur relative est
donnée comme suit :
𝑥−𝜇
𝐸𝑥𝑎𝑐𝑡𝑖𝑡𝑢𝑑𝑒 (%) = × 100
𝜇
L’erreur maximale relative observée pour chaque modèle sur l’ensemble des séries montre
déjà l’impact du choix de la fonction de réponse sur l’exactitude des résultats [15].
27
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE III : VALIDATION ANALYTIQUE
𝑥 − 𝜇 = 𝑒𝑟𝑟𝑒𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒𝑝𝑟𝑜𝑐é𝑑𝑢𝑟𝑒
L’erreur totale d’une procédure analytique évalue son aptitude à produire des résultats exacts.
Donc l’estimation de l’erreur totale d’une procédure est fondamentale pour juger de la validité
d’une méthode.
Cette erreur totale, comme indiqué ci-dessus, est la somme de la justesse (biais) et de la
fidélité. L’erreur totale observée avec chaque modèle et pour chaque niveau de concentration
est étroitement liée avec les erreurs maximales observées correspondantes. Il est normal que
l’erreur maximale observée sur un grand nombre d’observations soit sensiblement plus grande
que l’erreur totale vu que ces erreurs maximales représentent des évènements rares tandis que
l’erreur totale reflète plutôt les plus grandes erreurs auxquelles on peut s’attendre dans la
plupart des cas.
Si l’on considère la seconde erreur la plus grande, on voit alors que les points se répartissent
bien autour de la bissectrice y=x, ce qui démontre bien que l’estimation de l’erreur totale rend
compte des erreurs les plus grandes que la méthode produit. L’erreur totale d’une procédure
analytique est donc bien un bon indicateur de l’exactitude des résultats qu’elle produit.
C’est la raison pour laquelle nous proposons ce critère pour une première évaluation simple
de la procédure analytique [15].
28
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE III : VALIDATION ANALYTIQUE
L’estimation des paramètres de justesse et fidélité μj, σ2B,j et σ2W,j, et à chaque niveau de
concentration j, n’est pas une fin en soi, mais une étape indispensable pour calculer la
proportion attendue de résultats qui se situent dans les limites d’acceptation.
L’intervalle de tolérance sera calculé pour chaque niveau de concentration envisagé avec les
standards de validation et pour chaque modèle mathématique.
𝐸𝜇̂𝑀 𝜎̂𝑀 {𝑃𝑥 [𝜇̂ 𝑀 − 𝑘𝜎̂𝑀 < 𝑋 < 𝜇̂ 𝑀 + 𝑘𝜎̂𝑀 |𝜇̂ 𝑀 , 𝜎̂𝑀 ]} = 𝛽
Où :
2 2 2
𝜎̂𝐹𝐼,𝑗 = 𝜎̂𝑊,𝑗 + 𝜎̂𝐵,𝑗
2
𝜎̂𝐵,𝑗
𝑅𝑗 = 2
𝜎̂𝑊,𝑗
𝑅𝑗 + 1
𝐵𝑗 = √
𝑛𝑅𝑗 + 1
(𝑅 + 1) 2
𝑣=
(𝑅 + 1/𝑛) 2 1 − 1/𝑛
+ 𝑝𝑛
𝑝−1
1+𝛽
𝑄𝑡 (𝑣; )
2
n : nombre de répétitions
p : nombre de séries
Le même intervalle en échelle relative devient :
1+𝛽 1 1+𝛽 1
[𝑏𝑖𝑎𝑖𝑠(%)𝑗 − 𝑄𝑡 (𝑣; ) √1 + 𝑝𝑛𝐵2 𝐶𝑉𝐹𝐼,𝑗 ; 𝑏𝑖𝑎𝑖𝑠(%)𝑗 + 𝑄𝑡 (𝑣; ) √1 + 𝑝𝑛𝐵2 𝐶𝑉𝐹𝐼,𝑗 ]
2 𝑗 2 𝑗
Deux termes sont contenus dans l’intervalle de tolérance : l’un étant la justesse et l’autre
étant, à un facteur près, le coefficient de variation de fidélité intermédiaire. C’est la raison
pour laquelle cet intervalle peut ainsi être considéré comme une expression de l’exactitude des
résultats. Mais l’intervalle de tolérance intègre une dimension supplémentaire, celle de chance
(ou risque) pour des résultats futurs, conditionnellement à des résultats passés.
La méthode peut dès lors être considérée comme exacte au niveau de chance β pour le niveau
de concentration en question, si l’intervalle de tolérance est inclus dans les limites [-λ, +λ]
définies à priori en fonction des objectifs de la méthode [15].
29
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE III : VALIDATION ANALYTIQUE
1+𝛽 1
𝐿𝑗 = 𝑏𝑖𝑎𝑖𝑠(%)𝑗 − 𝑄𝑡 (𝑣; ) √1 + 𝐶𝑉
2 𝑝𝑛𝐵𝑗2 𝐹𝐼,𝑗
1+𝛽 1
𝑈𝑗 = 𝑏𝑖𝑎𝑖𝑠(%)𝑗 + 𝑄𝑡 (𝑣; ) √1 + 𝐶𝑉
2 𝑝𝑛𝐵𝑗2 𝐹𝐼,𝑗
Si le profil d’exactitude est entièrement inclus dans les limites d’acceptations [-λ, +λ] alors on
peut affirmer que, en routine, le pourcentage de résultats dont la différence entre la valeur
déterminée X et la valeur vraie V est inférieure, en valeur absolue à λ sera au moins égale à
β [15].
𝑃𝑟𝑜𝑏 (|𝑋 − 𝑉 | < 𝜆 ) ≥ 𝛽
Nous attirons également l’attention sur le fait, que pour l’ensemble de ces modèles, le
coefficient de détermination R2 est toujours supérieur à 0.99 et pas en rapport ici avec la
qualité des résultats. Une fois de plus nous tenons à souligner ici que ce coefficient n’est pas
une indication fiable de la qualité des résultats que la procédure rendra [15].
30
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE III : VALIDATION ANALYTIQUE
6. Linéarité
La linéarité d’une procédure d’analyse est sa capacité à l’intérieur d’un certain intervalle de
dosage d’obtenir des résultats directement proportionnels à la quantité (ex : concentration) en
analyte dans l’échantillon. Rappelons que l’exigence de linéarité s’applique aux résultats
(concentrations calculées = f (concentrations introduites)), pas aux réponses (signal = f
(concentrations introduites)). C’est un pré-requis à l’estimation de la justesse. A l’inverse,
l’existence d’une relation linéaire entre la concentration estimée et la concentration introduite
n’implique pas que la méthode soit juste [15].
7. Limites de quantification
31
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE III : VALIDATION ANALYTIQUE
Le profil d’exactitude, construit à partir des intervalles des mesures attendues, permet donc de
décider des niveaux de concentration pour lesquels une procédure est apte à fournir des
résultats dans les limites d’acceptation. Ainsi, par définition, quand elle se produit,
l’intersection entre le profil d’exactitude et les limites d’acceptation définissent les limites de
quantification basse (LLOQ) et haute (ULOQ) de la procédure.
Entre ces deux limites, il y a bien sûr l’intervalle de dosage. De la sorte, les limites de
quantification sont bien les valeurs extrêmes qui peuvent être quantifiées avec une exactitude
définie [15].
8. Robustesse
8.1. Protocole
L’étude de robustesse est réalisée en préparant et en analysant deux solutions échantillons
(forme reconstituée) à 95% et à 105% et une solution standard de quantification à 100% par
rapport à la concentration théorique.
Chacune des deux solutions est analysée à deux débits différents et la détection sera faite à
deux longueurs d’onde différentes [16].
Pour l’HPLC les paramètres à faire varier sont : la teneur en substance à analyser (A), le débit
(B) et la longueur d’onde (C).
Le premier paramètre étudié est la teneur en substance à analyser, noté A (PA), en faisant des
variations autour de deux niveaux de concentrations (niveau - = 95%, niveau + = 105%).
32
PARTIE THEORIQUE CHAPITRE III : VALIDATION ANALYTIQUE
Si l’intervalle de confiance de l’effet d’un paramètre d’une interaction contient le zéro, l’effet
de ce paramètre ou de cette interaction est considéré comme nul, si zéro est à l’extérieur de
l’intervalle de mesure, le résultat de mesure est influencé par la variation des paramètres en
cause [16].
33
PARTIE PRATIQUE
PARTIE PRATIQUE
Introduction
Le dosage du diclofénac de sodium dans les suppositoires peut s’effectuer selon plusieurs
méthodes analytiques.
L’objectif du présent travail est de mettre au point et de valider une nouvelle méthode de
dosage du diclofénac sodique dans les suppositoires par Chromatographie Liquide Haute
Performance (HPLC).
1. Matériels et méthodes
1.1. Matériels
1.1.1. Matières premières et réactifs
- Diclofénac de sodium : principe actif fourni gracieusement par le laboratoire
pharmaceutique BIOPHARM ;
- Glycéride hémi synthétique solide : suppocire, excipient fourni gracieusement par le
laboratoire pharmaceutique BIOPHARM ;
- Hydroxyde de sodium ;
- n- hexane ;
- Acide phosphorique ;
- Acétonitrile grade HPLC ;
- Méthanol grade HPLC ;
- Eau purifiée.
34
PARTIE PRATIQUE
1.1.3. Verrerie
- Béchers ;
- Fioles jaugées de 50 ml, 100 ml, 1000 ml et 2000 ml ;
- Pipette jaugée de 5 ml ;
- Eprouvettes graduées ;
- Erlenmeyer ;
- Ampoules à décanter.
1.1.4. Autres
- Spatule ;
- Pissettes à eau.
1.2. Méthodes
1.2.1. Préparation des solutions
1.2.1.1. Préparation du diluant (NaOH 0,1 N)
Dans une fiole jaugée de 1 L, peser 40g de NaOH, dissoudre dans un volume suffisant d’eau
purifiée. Agiter et mettre dans l’ultrason pour une dissolution complète puis compléter au trait
de jauge. Effectuer une dilution au 1/10 dans l’eau purifiée (100 ml de NaOH 1N dans 1 L
d’eau purifiée).
35
PARTIE PRATIQUE
Dans une fiole de 100 ml, peser 100 mg de diclofénac de sodium, ajouter 50 ml du diluant et
mettre dans l’ultrason pour une dissolution complète. Compléter au trait de jauge avec le
même diluant. Effectuer une dilution au 1/10 avec le même diluant (5 ml de la préparation
dans 50 ml de NaOH 0,1N).
Solution placebo : dans une fiole jaugée de 100 ml, verser 10 ml de la solution A et compléter
jusqu’au trait de jauge avec le diluant (NaOH 0,1N), laisser reposer dans une ampoule à
décanter et soutirer la phase aqueuse, puis effectuer une dilution au 1/10 (5 ml de la
préparation dans 50 ml de NaOH 0,1N).
2. Résultats
La technique de dosage utilisée dans notre méthode est l’HPLC (annexe I).
2.1. Spécificité
36
PARTIE PRATIQUE
- Comparaison des deux pentes des deux droites de régression : les résultats de test de
comparaison sont évalués dans le tableau 13 suivant :
Tableau 13 : Résultats de test de comparaison des deux pentes des deux droites de
régression (gamme standard et gamme placébo chargé)
37
PARTIE PRATIQUE
38
PARTIE PRATIQUE
A partir des données de ce tableau, on trace les courbes d’étalonnage des trois séries de SE :
39
PARTIE PRATIQUE
Figure 06 : Courbes d’étalonnages obtenues avec les trois séries des SE.
A partir des données de ce tableau, on trace les courbes d’étalonnage des trois séries :
40
PARTIE PRATIQUE
Figure 07 : Courbes d’étalonnages 𝐿𝑛𝑌 = 𝑓(𝐿𝑛𝑋) obtenues sur les trois séries des SE.
41
PARTIE PRATIQUE
Figure 08 : Courbes d’étalonnages √𝑌 = 𝑓(√𝑋) obtenues avec les trois séries des SE.
42
PARTIE PRATIQUE
Régression linéaire 0 ND 0 0 0
passant par zéro
ajustée en utilisant
uniquement le
niveau 1.0
Voir dans l’annexe IV le calcul des indices pour le tri des modèles d’étalonnages.
43
PARTIE PRATIQUE
La suite de notre travail est basée sur le modèle mathématique choisi pour la fonction de
réponse. Nous présenterons brièvement la fonction de réponse adéquate et nous détaillerons
dans la partie discussion les autres modèles.
L’alignement des réponses obtenues avec les échantillons de validation est résumé dans le
tableau 18 suivant :
Tableau 18 : Alignement des réponses observées avec les trois séries des SV.
Série 1
44
PARTIE PRATIQUE
45
PARTIE PRATIQUE
2.6. Justesse
Comme indiqué dans le tableau 20 ci-dessous, la justesse est exprimée en termes de biais
absolu, de biais relatif (%) ou de taux de recouvrement (%) pour chaque niveau de
concentration des standards de validation.
46
PARTIE PRATIQUE
2.7. Fidélité
La fidélité de notre méthode est évaluée dans des conditions de répétabilité et de fidélité
intermédiaire (tableau 21). Elle est calculée pour chaque niveau de concentration, exprimée en
écart type et en terme de coefficient de variation est résumée dans le tableau 21 suivant :
2.8. Exactitude
Le tableau 22 ci-dessous représente l’exactitude relative calculée pour chaque concentration
des standards de validation :
47
PARTIE PRATIQUE
Tableau 23 : Calcul de l’erreur totale pour chaque niveau de concentration des standards de
validation.
48
PARTIE PRATIQUE
2.12. Linéarité
Un modèle de régression linéaire (Figure 11) a été ajusté sur les concentrations calculées en
fonction des concentrations introduites dans le but d'obtenir l'équation suivante:
𝑦 = 0.98082𝑥 − 0.17061
49
PARTIE PRATIQUE
L'intervalle de dosage est l'intervalle compris entre les limites inférieure et supérieure de
quantification où la procédure analytique atteint l'exactitude souhaitée.
2.14. Robustesse
50
PARTIE PRATIQUE
51
Tableau 26 : Plan d’expérience à trois facteurs et calcul de l’écart type.
Masse
(concentration)
100 mg
pour une teneur
théorique de 100%
Facteur Facteur C Masse
Facteur Masse Teneur Aire Aire Masse Réponse
N° de A (longueur introduite
B (concentration) introduite (absorbance) (absorbance) (Concentration) (Teneur
l'essai (teneur d'onde (concentration)
(Débit) Standard (%) échantillon standard estimée en %)
en %) d'excitation) Echantillon
1 95% 1 261 95,02 107,26 95,02 2599081 3097033 90,01 90,01
2 105% 1 261 105,22 107,26 105,22 3010585 3097033 104,27 104,27
3 95% 1,4 261 95,02 107,26 95,02 1896495 2227793 91,31 91,31
4 105% 1,4 261 105,22 107,26 105,22 2185896 2227793 105,24 105,24
5 95% 1 265 95,02 107,26 95,02 3229198 3784628 91,52 91,52
6 105% 1 265 105,22 107,26 105,22 3718833 3784628 105,40 105,40
7 95% 1,4 265 95,02 107,26 95,02 2309360 2764169 89,61 89,61
8 105% 1,4 265 105,22 107,26 105,22 2722640 2764169 105,65 105,65
Ecartype 7,80
t°(0,05,7) 2,36
Nous calculerons par la suite l’effet et l’intervalle de confiance pour chaque paramètre, les résultats obtenus sont présentés dans le tableau 27
suivant :
52
PARTIE PRATIQUE
Tableau 27 : Calcul des limites de confiance pour les effets des paramètres.
Facteurs Interactions
Essai
A B C AB AC BC ABC
1 -84,14 -84,14 -84,14 84,14 84,14 84,14 -84,14
2 97,46 -97,46 -97,46 -97,46 -97,46 97,46 97,46
3 -85,35 85,35 -85,35 -85,35 -85,35 -85,35 85,35
4 98,37 98,37 -98,37 98,37 98,37 -98,37 -98,37
5 -85,55 -85,55 85,55 85,55 85,55 -85,55 85,55
6 98,52 -98,52 98,52 -98,52 -98,52 -98,52 -98,52
7 -83,76 83,76 83,76 -83,76 -83,76 83,76 -83,76
8 98,75 98,75 98,75 98,75 98,75 98,75 98,75
Somme 54,31 0,58 1,25 1,72 1,72 -3,67 2,32
Effet 6,79 0,07 0,16 0,22 0,22 -0,46 0,29
Intervalle Limite inférieure 0,69 -6,02 -5,94 -5,88 -5,88 -6,55 -5,80
de
confiance Limite supérieure 12,88 6,17 6,25 6,31 6,31 5,64 6,38
Facteur significatif (S) ou
S NS NS NS NS NS NS
Non significatif (NS)
1. Discussion
1.1. Spécificité
tcalculé = 0,246
tcalculé < t° (0,05, 26) les deux pentes ne sont pas significativement différentes au risque
α = 0,05 considéré donc absence d’effet matrice : la méthode est spécifique.
Les données et les courbes d’étalonnage obtenues pour ce modèle de régression ont été
respectivement présentées dans le tableau 14 et la figure 06.
53
PARTIE PRATIQUE
1.5. Linéarité
La linéarité de la droite 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑟é𝑑𝑖𝑡𝑒𝑠 = 𝑓(𝑐𝑜𝑛𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑖𝑛𝑡𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡𝑒𝑠) est
confirmée par :
1.6. Robustesse
- Paramètre A : l’intervalle de confiance calculé ne contient pas la valeur zéro, cela
implique que l’effet du paramètre A est significatif. On conclut que la méthode est
sensible aux variations de la teneur en PA.
- Paramètre B et C : l’intervalle de confiance contient la valeur zéro, donc les effets des
paramètres B et C ne sont pas significatifs. On conclut que la procédure d’analyse est
insensible aux variations du débit et de la longueur d’onde.
- Interactions : tous les effets des interactions sont non significatifs, on peut dire que
l’effet de chaque paramètre ne dépend pas du niveau auquel on expérimente avec l’un
ou les autres paramètres.
- La méthode de dosage du diclofénac de sodium est jugée robuste pour les variations
étudiées des deux paramètres débit de la phase mobile et longueur d’onde de
détection.
54
PARTIE PRATIQUE
Conclusion
La méthode de dosage du diclofénac de sodium dans les suppositoires à 100 mg par HPLC
développée dans le présent travail s’est révélée concluante et valide dans l’intervalle de
dosage [89,96 µg/ml ; 120,2 µg/ml] au risque 5%.
55
CONCLUSION GENERALE
Le contrôle analytique avant libération d’un médicament sur le marché est une étape
importante et nécessaire pour garantir la qualité du produit qui va être délivré aux patients.
Les laboratoires pharmaceutiques sont tenus de prouver que les méthodes utilisées lors de ce
contrôle sont parfaitement valides et fiables, en procédant à leur validation. Celle-ci est non
seulement une exigence réglementaire, mais également un critère essentiel de l’assurance de
la qualité.
En effet, bien qu’il existe de nombreux documents officiels décrivant les critères de validation
à tester, les sources proposant des solutions pratiques en termes de protocoles expérimentaux
sont rares.
Le présent travail propose une méthode de dosage du diclofénac de sodium dans les
suppositoires à 100 mg par chromatographie liquide à haute performance en utilisant le profil
d’exactitude et l’intervalle de tolérance comme outil de décision de validation ; méthode
développée par la commission SFSTP publiée en 2006 dans le guide STP Pharma Pratique.
Les résultats obtenus ont répondu à toutes les exigences et performances spécifiques élaborées
dans cette approche harmonisée ; ce qui atteste la validité de la méthode utilisée et son
aptitude à être utilisée et appliquée en routine par les laboratoires de contrôle qualité pour le
dosage du diclofénac de sodium dans les suppositoires à 100 mg.
56
REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Introduction
La chromatographie est une méthode physique de séparation d’un ou de plusieurs composés
d’un mélange en vue de leur identification et de leur quantification. Il existe trois types de
chromatographie : chromatographie en phase gazeuse, chromatographie sur couche mince et
chromatographie en phase liquide.
La chromatographie en phase liquide a permis de réaliser des analyses qui n'étaient
auparavant pas possibles avec les techniques sur couche mince ou en phase gazeuse. Parmi
les techniques chromatographiques liquides les plus utilisées actuellement : la
Chromatographie Liquide Haute Performance (HPLC) qualifiée d’un outil analytique
indispensable utilisée dans des domaines variés.
1. Principe
La chromatographie liquide haute performance est une méthode d’analyse physicochimique
qui sépare les constituants d’un mélange par entrainement au moyen d’une phase mobile
liquide le long d’une phase stationnaire, grâce à la répartition sélective des solutés entre ces
deux phases.
Chaque soluté est donc soumis à une force de rétention (exercée par la phase stationnaire) et
une force de mobilité (due à la phase mobile).
La phase stationnaire est un support plus ou moins poreux recouvert d’un gel (liquide greffé)
qui a les propriétés désirées pour retenir les molécules de solutés, ces dernières parcourent
cette phase avec des temps proportionnels à leur propriétés intrinsèques (taille, structure) ou à
leur affinité (polarité).
La phase mobile ou éluant est un liquide qui entraine les solutés à travers la colonne [17].
2. Appareillage
Une installation HPLC comporte divers modules : un réservoir à solvant contenant la phase
mobile, un système de pompage permettant d’effectuer des élutions graduées, un injecteur,
une colonne, un détecteur et un système d’acquisition des données.
Ces modules sont reliés entre eux par l’intermédiaire de canalisations de très faible diamètre
interne (0.1mm) pour permettre l’écoulement de la phase mobile. Elles peuvent être en acier
inoxydable ou en PEEK (polyether-etherketone) [17].
I
ANNEXE I : HPLC
II
ANNEXE I : HPLC
2.4. Colonnes
Ceux sont des tubes droits souvent en acier inoxydable ou en verre, de 5 à 25 cm de long et de
diamètres différent selon les modèles [17].
La colonne est la partie où se passe la séparation, c’est le cœur du système
chromatographique. Elle est souvent précédée d’une pré-colonne (colonne de garde) courte (1
à 2 cm) remplie de la même phase stationnaire qui fixe les composés dont l’affinité avec la
phase stationnaire est très élevée et qui ne migre pas dans les conditions utilisées [17].
2.5. Détecteurs
Le détecteur permet de visualiser, de suivre en continu la séparation et mesurer la
concentration des solutés [17]. Pour détecter, on utilise différents phénomènes physico-
chimiques. Le signal obtenu est enregistré en fonction du temps.
Généralement, on compare le signal obtenu pour la phase mobile et le soluté à celui de la
phase mobile seule [20].
Il existe différents types de détecteurs utilisés en HPLC :
La phase mobile ne doit pas absorber à la longueur d’onde choisie par l’opérateur.
2.5.2. Détecteur par fluorimétrie
Ce mode de détection est plus sélectif et plus sensible que l’absorbance UV visible. Il permet
de mesurer l’énergie de fluorescence d’un soluté excité par une radiation ultraviolette.
L’intensité de cette fluorescence mesurée est directement proportionnelle à la concentration
de l’analyte en solution.
Peu de composés sont fluorescents par eux-mêmes, il est donc souvent nécessaire de les
dériver [18].
2.5.3. Détecteur par réfractométrie
Il permet de mesurer de manière continue la différence d’indice de réfraction entre la phase
mobile contenant le soluté et la phase mobile pure correspondant à la référence.
III
ANNEXE I : HPLC
Ce détecteur permet une mesure universelle mais peu sensible. De plus, il est peu pratique car
il est très sensible aux fluctuations extérieures (température) et intérieures (densité de la phase
mobile) [18].
L’HPLC couvre tous les domaines d’application. Citons dans les domaines de
l’agroalimentaire et de la pharmacie.
3.1. Analyse des chromatogrammes
Un chromatogramme est un diagramme montrant l’évolution du signal du détecteur
(proportionnel à la concentration en soluté) en fonction du temps d’élution (plus rarement du
volume d’élution).
IV
ANNEXE I : HPLC
1
𝜎= ∑(𝑦𝑖 − 𝑌 ′ ) 2
16
Avec : yi est l’air du pic pour l’injection i donné par l’intégration du pic.
Y’= 1/16 (y1 + y2 + …+ y6) la moyenne des aires du pic.
On peut calculer l’écart type relatif en pourcentage :
% RSD = 100σ/Y’
Cs
K=
Cm
V
ANNEXE I : HPLC
𝐶𝑠 × 𝑉𝑠 Vs
K′ = =K×
𝐶𝑚 × 𝑉𝑚 Vm
Vs : volume de la phase stationnaire
Vm : volume de la phase mobile ou volume mort
K ′ : est aussi déterminé expérimentalement par le rapport de temps de rétention réduit sur le
temps mort :
tr − tm
K′ =
tm
tr 2
tr 2
Nth = 5.54 ( ) = 16 ( )
ω1/2 ω
VI
ANNEXE I : HPLC
- La résolution (R)
Elle quantifie la qualité de la séparation en caractérisant le fait qu’il y ait ou non
chevauchement de deux pics contigus.
𝑡𝑟′ 𝐵 − 𝑡𝑟′ 𝐴
𝑅=
𝜔𝐵 + 𝜔𝐴
R<1 : mauvaise résolution ;
1<R<1.4 : résolution acceptable ;
1.4<R<1.6 : résolution optimale ;
R>1.6 : résolution trop bonne car le temps d’analyse est rallongé.
3.3. Analyse quantitative
Cette analyse est basée sur le fait que l’air des pics chromatographiques est proportionnel à la
concentration ou à la quantité de produit analysé.
Dans la pratique on injecte les composés en solution et on préfère utiliser les concentrations
plutôt que les masses. Il y a proportionnalité entre la masse injectée et la concentration du
soluté, à condition de toujours injecter le même volume de solution.
On écrira donc : A=Kc C
A= air du pic
Kc= coefficient de réponse du détecteur
C= concentration du composé injecté [17].
Conclusion
Le succès de l’HPLC est dû à la meilleure exploitation des mécanismes d’interactions, aux
grandes efficacités et au grand choix des phases stationnaires de plus en plus fines (3µm) ainsi
au progrès important effectués dans le domaine de l’appareillage.
VII
ANNEXE II
TABLE DE STUDENT
ANNEXE II
VIII
ANNEXE III
diclofenac / 5.380
uV Det.A Ch1
150000
100000
50000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
diclofenac / 5.651
uV200000 Det.A Ch1
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
SE série 1 90 rep 1.lcd
diclofenac / 6.312
uV Det.A Ch1
200000
100000
/ 4.871
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
IX
SE série 1 90 rep 2.lcd
diclofenac / 6.278
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
diclofenac / 5.385
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
200000
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
X
SE série 1 110 rep 2.lcd
diclofenac / 5.990
uV300000 Det.A Ch1
200000
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
diclofenac / 5.397
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
200000
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
uV Det.A Ch1
200000
100000
/ 4.963
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
XI
SV série 1 80 rep 2.lcd
diclofenac / 6.398
uV Det.A Ch1
200000
100000
/ 4.933
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
diclofenac / 5.785
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
XII
SV série 1 90 rep 3.lcd
diclofenac / 5.772
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
diclofenac / 6.092
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
diclofenac / 6.068
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
XIII
SV série 1 110 rep 1.lcd
diclofenac / 5.959
uV300000 Det.A Ch1
200000
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
diclofenac / 5.941
uV300000 Det.A Ch1
200000
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
diclofenac / 5.744
uV300000 Det.A Ch1
200000
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
uV Det.A Ch1
300000
200000
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
XIV
SV série 1 120 rep 2.lcd
diclofenac / 5.856
uV Det.A Ch1
300000
200000
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
diclofenac / 5.732
uV Det.A Ch1
300000
200000
100000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
min
XV
SE et SV: Série N°02
Acquired by : Admin
Sample Name : diclo
Sample ID : SE 2
Tray# : 1l
Vail# : 31
Injection Volume : 20 uL
Data Filename : SE 2 80 rep 1.lcd
Method Filename : METHODE12.lcm
Batch Filename : DICL SODIQUE.lcb
Report Filename : Default.lcr
Date Acquired : 27/04/2016 16:47:46
Data Processed : 01/05/2016 12:41:21
Summary(Concentration)SE
Série 02 80 % rep 1.lcd
diclofenac / 6.680
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.525
Det.A Ch1
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
XVI
SE Série 02 90 % rep 2.lcd
diclofenac / 5.494
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.482
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.472
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
XVII
SE Série 02 110 % rep 2.lcd
diclofenac / 5.442
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.423
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.418
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
uV Det.A Ch1
150000
100000
50000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
XVIII
SV Série 02 80 % rep 2.lcd
diclofenac / 5.401
uV Det.A Ch1
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.399
uV Det.A Ch1
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.389
Det.A Ch1
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
Det.A Ch1
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
XIX
SV Série 02 90 % rep 3.lcd
diclofenac / 5.382
uV Det.A Ch1
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.376
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.374
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
XX
SV Série 02 110% rep 1.lcd
diclofenac / 5.368
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.366
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.365
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
XXI
SV Série 02 120 % rep 2.lcd
diclofenac / 5.369
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.376
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
XXII
SE et SV: Série N°03
Acquired by : Admin
Sample Name : diclo
Sample ID : SE 2
Tray# : 1l
Vail# : 31
Injection Volume : 20 uL
Data Filename : SE 2 80 rep 1.lcd
Method Filename : METHODE12.lcm
Batch Filename : DICL SODIQUE.lcb
Report Filename : Default.lcr
Date Acquired : 27/04/2016 16:47:46
Data Processed : 01/05/2016 12:41:21
Summary(Concentration)
SE Série 03 80 % rep 1.lcd
diclofenac / 5.472
uV Det.A Ch1
100000
50000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.427
uV200000 Det.A Ch1
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
XXIII
SE Série 03 90 % rep 2.lcd
diclofenac / 5.401
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.393
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.376
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
XXIV
SE Série 03 110 % rep 2.lcd
diclofenac / 5.419
uV Det.A Ch1
250000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.347
uV300000 Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.334
Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
uV Det.A Ch1
150000
100000
50000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
XXV
SV Série 03 80 % rep 2.lcd
diclofenac / 5.327
uV Det.A Ch1
150000
100000
50000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.323
uV Det.A Ch1
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.317
uV Det.A Ch1
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
XXVI
SV Série 03 90 % rep 3.lcd
diclofenac / 5.317
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.317
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.312
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
XXVII
SV Série 03 110% rep 1.lcd
diclofenac / 5.303
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.302
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.305
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
XXVIII
SV Série 03 120 % rep 2.lcd
diclofenac / 5.293
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
diclofenac / 5.293
uV Det.A Ch1
200000
100000
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5
min
XXIX
ANNEXE IV
2. Indice de fidélité
L'aire utilisée pour le calcul de l'indice de fidélité est l'aire, à l'intérieur des limites de
quantification, entre la limite inférieure et supérieure du profil d'exactitude. Cette aire est
calculée par la règle des trapèzes. L’indice de fidélité est sans dimension et varie dans
l'intervalle [0,1]. Plus cet indice est proche de 1, plus la méthode est fidèle. Il est calculé selon
la formule :
2 𝜆 (𝐶𝑚𝑎𝑥 − 𝐶𝑚𝑖𝑛 ) − 𝑎𝑖𝑟𝑒
𝑠𝑖 𝑎𝑖𝑟𝑒 < 2𝜆(𝐶𝑚𝑎𝑥 − 𝐶𝑚𝑖𝑛 )
D(aire) = { 2𝜆(𝐶𝑚𝑎𝑥 − 𝐶𝑚𝑖𝑛 )
0 𝑠𝑖𝑛𝑜𝑛
Où λ est la limite d'acceptation et Cmax and Cmin sont les concentrations maximale et
minimale.
3. Indice de justesse
La somme du carré des biais (SCB) est calculée en sommant le carré des biais estimés à
chaque niveau de concentration. L'indice de justesse est un nombre sans dimension variant
dans l'intervalle [0,1] où 1 est l'optimum et signifie qu'il n'y a pas de biais pour tous les
niveaux de concentrations observés. L'indice est calculé de la façon suivante :
SCB
D(SCB) = {1 − si SCB ≤ mλ2
mλ2
0 sinon
Où λ est la limite d'acceptation de la méthode, et m est le nombre de niveau de concentration.
4. Indice d'exactitude
Ces 3 indices sont compilés dans l'indice d'exactitude qui correspond à la moyenne
géométrique D* des indices respectifs. L'indice d'exactitude varie de 0 à 1. Plus l'indice est
proche de 1 meilleure est la méthode. Ce chiffre sans dimension est seulement utilisé pour
comparer les différents modèles d'étalonnage et non pour comparer les procédures
analytiques.
L'indice est calculé de la façon suivante:
3
D∗ = √D(aire) × D(ID) × D(SCB)
XXX
RESUME
Le but de cette thèse est de mettre au point et de valider une méthode de dosage du
diclofénac de sodium dans les suppositoires à 100 mg par chromatographie liquide à haute
performance en utilisant le profil d’exactitude et l’intervalle de tolérance comme outils de
décision de validation ; démarche harmonisée proposée par une commission SFSTP publiée
en 2006 dans le guide STP Pharma Pratique.
ABSTRACT
The purpose of this thesis is to develop and validate an essay method for determining
sodium diclofenac in suppositories of 100 mg by high performance liquid chromatography
using the accuracy profile and tolerance interval as decision tools for validation; harmonized
approach proposed by a SFSTP commission published in 2006 in STP Pharma Pratiques
guides.
The technique developed was specific, linear, sensitive, robust and accurate in the
range [89,96 µg/ml ; 120,2 µg/ml] with risk of having a maximum 15% of the measures
outside the acceptance limits [-5% ; +5%]. Which demonstrates the validity of the method
used and its ability to be used and applied routinely by quality control laboratories for the
determination of sodium diclofenac in suppositories 100 mg.
Key words: sodium diclofenac, suppositories, analytical validation, accuracy profile, HPLC.