SESSION 2021 PSI2PC
ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PSI
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PHYSIQUE – CHIMIE
Durée : 4 heures
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N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le signalera sur sa copie
et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.
RAPPEL DES CONSIGNES
Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d’autres
couleurs, excepté le vert, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence
des résultats.
Ne pas utiliser de correcteur.
Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
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Les calculatrices sont interdites.
Le sujet est composé de six parties toutes indépendantes.
Les données se trouvent en fin de sujet.
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Étude de quelques phénomènes naturels et environnementaux
Partie I - Séisme
Un séisme ou tremblement de terre est une secousse du sol résultant de la libération brusque
d'énergie accumulée par les contraintes exercées sur les roches. Cette libération d'énergie provient
de la rupture des roches le long d'une faille préexistante, d’une activité volcanique. Elle peut être
aussi d'origine artificielle (explosions par exemple). Les mouvements des roches engendrent des
vibrations élastiques qui se propagent, sous la forme de paquets d'ondes sismiques, autour et au
travers du globe terrestre.
Les mouvements du sol sont étudiés par l’intermédiaire de sismographes. L'acquisition et
l'enregistrement du signal s'obtiennent dans une station sismique regroupant, outre les sismographes
eux-mêmes, des enregistreurs, des numériseurs, des horloges et des antennes GPS.
I.1 - Étude du sismographe
Un sismographe simple (figure 1) est constitué d’un support rigide de hauteur h, auquel on
suspend une masse m, supposée ponctuelle, par l’intermédiaire d’un ressort de masse négligeable de
raideur k, de longueur à vide l0 et d’un amortisseur de coefficient de frottement Cet amortisseur
�⃗a � λ ������ e�⃗� � - λ �� e�⃗� .
exerce sur la masse m une force : F
�� ��
k
h
m
M
z(t)
S
zS(t)
O X
Figure 1 - Sismographe
Un mouvement vertical du sol déclenche un mouvement vertical de la masse m caractérisé
par la fonction z(t) dans le référentiel lié au sol.
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On pose : z(t) = zéq + u(t). La position z = zéq correspond à la position d’équilibre de la masse
m en l’absence de séisme et u(t) représente l’écart par rapport à l’équilibre.
On modélise une composante en fréquence de la vibration verticale du sol par rapport à un
référentiel galiléen (O, X, Y, Z) au moyen de la fonction : zs(t) = Z0cos(t).
Q1. Écrire l’équation différentielle qui relie z(t), zs(t), m, g, , h, k et l0. Préciser l’expression de zéq,
puis l’équation différentielle qui relie u(t), zs(t), m, et k.
Le sismographe peut être assimilé à un système linéaire de fonction de transfert :
����
H�jω� � .
�� ���
On donne sur la figure 2 les diagrammes de Bode en amplitude pour des filtres du second ordre.
�� �
�� �� �
�
��
H�j�� � � �� � H�j�� � � ��
����� �� � ����� �� ��
�� �� �� ��
Figure 2 - Diagrammes de Bode en amplitude
Q2. Déterminer l’expression de la fonction de transfert du sismographe en fonction de m, k, , et j,
nombre complexe tel que j2 = 1. De quel type de filtre s’agit-il ?
Q3. Préciser l’expression de l’amplitude maximale U de la réponse verticale u(t) du régime forcé
de la masse m en fonction de Z0, m, k, et .
� λ
Q4. Écrire deux conditions portant sur la fréquence et les rapports et pour que l’amplitude U
� �
du mouvement de la masse m soit égale à l’amplitude Z0 du sol. La suspension est-elle qualifiée
de souple ou de rigide ? La masse m vibre-t-elle en phase, en quadrature de phase ou en
opposition de phase avec le sol ?
Q5. Le cahier des charges du sismographe impose d’éviter tout phénomène de résonance, ce qui
λ
impose une condition supplémentaire sur la grandeur sans dimension . Préciser cette
√���
condition supplémentaire à l’aide d’une inégalité.
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I.2 - Spectre d’un signal numérique
Nous nous proposons ici d’illustrer quelques impacts de la numérisation du signal sismique
sur son spectre. Pour des raisons de facilité, cette étude est menée à plus haute fréquence avec le
matériel usuel du laboratoire de sciences physiques du lycée. Elle se généralise à tout enregistrement
numérique.
Rappels sur le fonctionnement de l’oscilloscope numérique
- Lors d’un enregistrement, l’oscilloscope numérique discrétise et enregistre un signal sur une
durée égale à la durée de balayage, soit 10 carreaux base de temps.
- Le nombre d’échantillons enregistrés est toujours le même et égal à 2 480. La période
d’échantillonnage dépend ainsi de la durée d’enregistrement et donc de la base de temps.
- Un menu permet l’affichage du spectre du signal échantillonné. Pour tous les spectres fournis
dans cet énoncé, les amplitudes relatives des différentes composantes en fréquence sont
représentées sur une échelle en dB en ordonnées. L’échelle des abscisses est linéaire, graduée
de f = 0 Hz jusqu’à une fréquence fmax qui dépend de la base de temps. Deux curseurs
verticaux, dénommés X1 et X2, permettent de pointer deux fréquences pour une lecture aisée
de leur valeur sur l’écran.
Expérience 1
Un signal sinusoïdal est délivré par le GBF et est envoyé sur l’oscilloscope numérique. Il a
été enregistré avec une base de temps de 250 s par division comme indiqué en bas de l’écran. Il est
à la fois représenté dans le domaine temporel et dans le domaine fréquentiel sur l’oscillogramme 1
de la figure 3.
Figure 3 - Oscillogramme 1
Q6. Déterminer la période et la fréquence du signal sinusoïdal.
Déterminer une valeur approchée de la fréquence d’échantillonnage de cet enregistrement.
Quel lien existe-t-il entre la plus haute fréquence fmax = 496 kHz, repérée par le curseur 2, et la
fréquence d’échantillonnage ?
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Q7. Pour un repérage aisé du pic en fréquence au moyen du curseur X1, il faut dilater l’échelle des
fréquences. Quel ajustement proposez-vous de faire sur l’oscilloscope ?
Est-ce cohérent avec le nouvel oscillogramme 2 de la figure 4 ?
La nouvelle valeur de la plus grande fréquence fmax de ce spectre était-elle prévisible ? Si oui
comment ?
Figure 4 - Oscillogramme 2
Q8. On renouvelle cette opération et on obtient l’oscillogramme 3 de la figure 5.
Expliquez la valeur f = 1 kHz de la fréquence donnée par le curseur X1.
Figure 5 - Oscillogramme 3
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Expérience 2
On considère le montage électronique 1 (figure 6) où l’A.Li. est considéré comme parfait et
fonctionne en régime linéaire. V1, V2, V3 correspondent aux trois tensions d’entrée et Vs est la tension
de sortie.
R1
R2 R0
R3
V1
V2 -
V3
+
Vs
Figure 6 - Montage électronique 1
Q9. Déterminer l’expression de Vs en fonction de V1, V2, V3, R0, R1, R2 et R3. Proposer un nom à
ce montage.
On associe au montage précédent un multiplieur dont les deux tensions d’entrée sont V1 et V2.
Il délivre en sortie la tension Vm avec : Vm(t) = kV1(t)V2(t), où k = 0,1 V1. On aboutit au montage
électronique 2 de la figure 7.
R1
R2 R0
R3
-
V1 +
V2 Vm
Vs
Figure 7 - Montage électronique 2
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V1(t) et V2(t) sont respectivement deux tensions sinusoïdales de même amplitude maximale
V0 et de fréquence f1 et f2. On pose : V1(t) = V0cos(2f1t) et V2(t) = V0cos(2f2t).
Q10. On suppose ici que R0 = R1 = R2 = R3.
Tracer l’allure du spectre théorique de la tension de sortie Vs.
Q11. Comment est modifié ce spectre lorsque R0 = R1 = R2 = 2R3 ?
Q12. L’enregistrement du signal Vs et la détermination de son spectre par l’oscilloscope numérique
sont donnés sur l’oscillogramme 4 de la figure 8.
Figure 8 - Oscillogramme 4
Déterminer les valeurs des fréquences f1 et f2.
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Partie II - Eutrophisation
Lorsqu’un milieu aquatique reçoit trop de matières nutritives assimilables par les algues,
celles-ci prolifèrent (photo 1). L’eutrophisation peut aboutir à la mort des d’organismes vivants par
asphyxie.
Photo 1 - Eutrophisation
Un procédé de lutte contre l’eutrophisation consiste à réduire la teneur en phosphore des
eaux rejetées par un ajout suffisant de chlorure de magnésium MgCl2(s), supposé entièrement soluble
dans l’eau (Mg2+,2Cl). Le phosphore précipite alors sous forme de struvite de formule
MgPO4NH4(s) suivant l’équation bilan :
Mg 2 (aq) PO34(aq) NH 4 (aq)
MgPO4 NH 4(s)
On considère un effluent aqueux contenant initialement CP = 5ꞏ103 molꞏ L1 de phosphore
et CN = 16ꞏ103 mol. L1 d’azote ammoniacal. Le pH de cet effluent est maintenu à 9,3.
Le phosphore peut être présent sous les formes suivantes : H3PO4, H2PO4ି , HPO4ଶି , PO4ଷି .
L’azote ammoniacal peut être présent sous les formes NH4ା et NH3.
On suppose que l’hydroxyde de magnésium (Mg(OH)2(s)) ne se forme pas.
On se propose de déterminer la masse minimale de chlorure de magnésium à ajouter dans 1 m3
d’effluent pour faire apparaître le précipité de struvite.
Q13. Préciser sous quelles formes prépondérantes se trouvent le phosphore et l’azote ammoniacal
dans cet effluent. Préciser les concentrations de ces différentes espèces prépondérantes.
Q14. Déterminer la concentration minimale de Mg2+ pour laquelle le précipité de struvite apparaît.
Q15. En déduire la masse minimale de chlorure de magnésium à ajouter dans 1 m3 d’effluent pour
faire apparaître le précipité de struvite.
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Partie III - Composition et fonte de la banquise
La banquise est une couche de glace à la surface de la mer. Quand la température de l’eau
de mer atteint 1,8 °C, l’eau salée gèle et emprisonne des gouttelettes de saumure (solution aqueuse
de sel de forte concentration). Ensuite, ces gouttelettes de saumure migrent par gravitation vers le
bas de la banquise, avant de rejoindre peu à peu la mer. La salinité de la banquise diminue avec le
temps.
La banquise arctique pérenne est celle qui ne fond pas en été. Elle a une épaisseur de l’ordre
de 4 m et sera assimilée à de la glace d’eau douce.
Un iceberg est un bloc de glace d'eau douce dérivant sur la mer ou un lac. Il provient
généralement du détachement du front d’un glacier.
On donne sur la figure 9 le diagramme binaire du système (eau-NaCl) sous pression
atmosphérique.
T(°C) 10 20 30
% massique
II
10 III
I
20
IV P
Figure 9 - Diagramme binaire (eau-NaCl)
Q16. Préciser les phases qui existent dans chacun des domaines I, II, III et IV.
Q17. Tracer la courbe de refroidissement T(°C), en fonction du temps t, d’un verre d’eau de mer
initialement à 15 °C placé dans un congélateur maintenu à pression atmosphérique et dont la
température intérieure est maintenue 30 °C.
Q18. Comment nomme-t-on le point P ?
Tracer la courbe de refroidissement d’un verre d’eau salée initialement à la température de 15 °C,
ayant la composition du point P.
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Q19. Un iceberg (photo 2) de volume total V flotte dans l’océan. Il présente un volume émergé v.
Déterminer le rapport v/V.
Photo 2 - Iceberg flottant dans l’océan
Q20. Dans cette question, il vous est demandé de faire preuve d’autonomie. Toute démarche même
partielle de résolution sera prise en compte.
La banquise arctique pérenne occupe environ 1,5 % de la surface du globe terrestre alors que
l’ensemble des océans en occupe environ 70 %.
Evaluer un ordre de grandeur de la hauteur de montée des océans en cas de fonte totale de la
banquise arctique pérenne ?
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Partie IV - Tornade
On peut modéliser simplement une tornade (photo 3) en considérant l’air comme un fluide
parfait en écoulement stationnaire et incompressible de masse volumique 0 . Cet écoulement est
qualifié de rotationnel à l’intérieur d’un cylindre C d’axe Oz et de rayon RT. On définit le vecteur
tourbillon , tel que : rot(v) 2 .
ω � ω� pour r � R �
On a : ω
��⃗ � ω e�⃗� , avec � .
ω � 0 pour r � R �
.
Photo 3 - Tornade
Q21. Énoncer les deux équations de Maxwell pour un champ magnétique en régime permanent.
Q22. Établir l’équation locale traduisant la conservation de la charge électrique en coordonnées
cartésiennes à une dimension. Par analogie, on admettra l’équation locale de conservation de
��
la masse pour un fluide en écoulement : div�μv
�⃗� � = 0.
��
Q23. Que devient l’équation locale de conservation de la masse dans le cadre d’un écoulement
stationnaire incompressible ? Par analogie avec l’électromagnétisme ou par application du
théorème de Stokes, proposer une formulation analogue au théorème d’Ampère en régime
permanent qui permet de déterminer le champ des vitesses v en tout point de l’espace.
Q24. Déterminer le vecteur vitesse v en tout point de l’espace et tracer l’allure de la courbe v(r).
Q25. Rappeler les hypothèses d’application du théorème de Bernoulli. On suppose que ces
hypothèses sont valables dans la zone r > RT. En considérant la pression de l’air égale à P° loin
du cyclone, préciser l’expression de la pression P(RT) à la surface de la tornade, en fonction de
P°, 0 , 0 et RT.
Q26. Évaluer dans le cadre de ce modèle simplifié la dépression P P P(R T ) pour des vents de
180 km/h à la surface de la tornade en RT.
Q27. La masse d’une tuile en terre cuite est d’environ 2,8 kg. Le faible recouvrement offre une
densité surfacique de masse réduite de la couverture, de l’ordre de 40 kgꞏm2. Justifier de la
nécessité du collage des tuiles sur le toit dans les zones particulièrement ventées.
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Partie V - Nécessité de la chlorophylle
Photosynthèse chlorophyllienne
Grâce à la chlorophylle, beaucoup de végétaux permettent la photosynthèse du glucose solide
(C6H12O6(s)) et du dioxygène gazeux à partir du dioxyde de carbone gazeux et de l’eau liquide.
Q28. Écrire l’équation bilan (1) de la synthèse directe d’une mole de glucose solide à partir du
dioxyde de carbone gazeux et de l’eau liquide.
Q29. On note Mg la masse molaire du glucose. Quel volume V(O2) de dioxygène, assimilable à un
gaz parfait, peut-on recueillir dans un récipient maintenu à la pression P et à la température T
par la synthèse directe d’une masse m de glucose ?
En se plaçant dans l’approximation d’Ellingham, on a rG°1(298K) = 2 870 kJꞏmol1 pour la
réaction (1) obtenue à la Q28. Les conditions atmosphériques ordinaires sont caractérisées par une
température voisine de 300 K, une pression totale de 1 bar et des fractions molaires respectives en
dioxygène et en dioxyde de carbone de 20 % et de 0,03 %.
Q30. Dans les conditions atmosphériques ordinaires, la synthèse directe du glucose est-elle
spontanée ou provoquée ? Justifier la nécessité de la préservation des forêts équatoriales.
Partie VI - Séchage des sols
On se propose ici de déterminer le temps de séchage complet d’un sol saturé en eau (photo 4).
Photo 4 - Sol saturé en eau
On travaille en coordonnées cartésiennes (x, y, z) de base orthonormée (ex , e y , ez ) . Le sol
(figure 10) est considéré comme infini dans les directions ex et ey . Le plan (O, ex , e y ) est ici
considéré comme imperméable. Le sol s’étend depuis la côte z = 0 jusqu’à la côte H.
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z
H
y
O x
Figure 10 - Modèle du sol
On note T la température, supposée uniforme, de l’air extérieur situé en z > H et assimilable
à un gaz parfait ; R désigne la constante des gaz parfait et NA la constante d’Avogadro. La pression
partielle de l’eau dans l’atmosphère est notée Pext.
On admet que, sous l’action de l’air extérieur, le sol s’assèche par sa partie supérieure. On
adopte un modèle dans lequel zm(t) délimite la partie mouillée du sol. On a zm(t=0) = H. On note nliq
le nombre de molécules d’eau liquide par unité de volume de sol. nliq est supposé constant dans la
partie mouillée du sol.
À la date t, dans la zone z < zm(t), le sol est mouillé et contient de l’eau liquide. Dans la zone
z > zm(t), le sol est sec mais contient de la vapeur d’eau assimilée à un gaz parfait. On fait l’hypothèse
que cette vapeur d’eau est également à la température uniforme T. Elle diffuse vers l’extérieur suivant
la loi de Fick de coefficient de diffusion D.
À l’interface sol-atmosphère, en z = H, le vecteur densité de courant en molécules d’eau est de
la forme
: j h(P(H) Pext )ez où P(H) est la pression partielle de l’eau en z = H.
À la date t, pour z > zm(t), on note nvap(z,t) la densité locale en molécules d’eau sous forme
vapeur et s(z,t) le débit ascendant en molécules d’eau qui traversent une section horizontale S,
orientée vers le haut et située à la côte z.
Q31. Rappeler la définition de la pression de vapeur saturante. Écrire une condition faisant intervenir
la pression partielle Pext de l’eau dans l’atmosphère et la pression saturante de l’eau notée Psat(T)
pour que le sol puisse effectivement sécher.
Q32. Pourquoi un sol sèche-t-il plus vite lorsqu’il y a du vent ?
Q33. Rappeler la loi de Fick et préciser les unités, dans le Système International, des grandeurs qui
interviennent.
Q34. On suppose que dans le sol le phénomène de diffusion est en régime stationnaire. Justifier que
le débit s est uniforme.
Q35. Pour zm(t) < z < H, déterminer l’expression de nvap(z) en fonction de nvap(zm(t)),s, D, S, z et
zm(t).
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Q36. En considérant qu’en z = zm(t), la vapeur d’eau est en équilibre thermodynamique avec l’eau
liquide, exprimer nvap(zm(t)) en fonction de NA, Psat(T), R et T.
Q37. En déduire l’expression de nvap(z) en fonction de NA, Psat(T), R, T,s, D, S, z et zm(t).
Q38. Exprimer alors P(H) en fonction de Psat(T), NA, R, T,s, D, S, H et zm(t).
Q39. En utilisant la condition à l’interface sol-atmosphère, exprimer s en fonction de h, Psat(T), Pext,
S, R, T, H, zm(t), NA et D.
Q40. Écrire une équation différentielle de conservation des molécules d’eau à l’interface z = zm(t)
dz (t)
reliant s, nliq et m .
dt
Q41. À l’aide des deux équations établies aux deux questions précédentes, en déduire l’équation
différentielle vérifiée par zm(t), puis exprimer le temps de séchage séchage en fonction de h,
Psat(T), Pext, nliq, R, T, H, NA et D.
Q42. Le temps de séchage des sols dépend du phénomène de diffusion de la vapeur d’eau dans le sol
et du phénomène d’évaporation à l’interface sol-atmosphère. On peut définir asymptotiquement
deux zones, délimitées par une hauteur notée Hlim, dans lesquelles soit le phénomène de
diffusion, soit le phénomène d’évaporation est déterminant.
Préciser l’expression de Hlim en fonction de h, R, T, NA et D.
Q43. Les figures 11 et 12 représentent le temps de séchage en fonction de la hauteur H pour T = 300 K,
D = 5ꞏ106 SI, h = 5ꞏ1017 moléculesꞏm2ꞏs1ꞏPa1, Pext = 600 Pa et nliq = 1,2ꞏ1018 moléculesꞏm3.
Déterminer à l’aide de ces courbes (échelles différentes) la valeur numérique de Hlim et préciser
le positionnement de chacune de ces zones.
0,0 0,5 1,0 1,5 2,0
Hauteur en cm
Figure 11 - Temps de séchage en fonction de la hauteur H
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0,0 0,5 1,0 1,5 2,0
Hauteur en mm
Figure 12 - Temps de séchage en fonction de la hauteur H
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Données
Constantes physiques
R = 8,31 Jꞏmol1ꞏK1
NA = 6,022ꞏ1023 mol1
Données physicochimiques
Densités et masse volumique
Masse volumique de l’air dans les conditions ambiantes : 0 = 1,2 kgꞏm3
Densité d’un glaçon : dgl = 0,9
Densité de l’eau des océans : doc = 1,1
Masses molaires
M(MgCl2) = 95 gꞏmol1
M(NaCl) = 58,5 gꞏmol1
M(H2O) = 18 gꞏmol1
Principaux sels dissous dans les eaux des océans
Anions (en g / kg d’eau) Cations (en g / kg d’eau)
Chlorure (Cl) : 19 Sodium (Na+) : 10,5
Sulfate (SOଶି
ସ ) : 2,65 Magnésium (Mg2+) : 1,3
Hydrogénocarbonate (HCOି ଷ ) : 0,14 Calcium (Ca2+) : 0,4
Données thermodynamiques
H3PO4 est un triacide dont les constantes d’acidité sont : pKa1 = 2,1 ; pKa2 = 7,2 ; pKa3 = 12,3
Constante d’acidité du couple (ion ammonium, ammoniac) : pKa = 9,3
Réaction de solubilité de la struvite :
MgPO4 NH 4(s) Mg 2 (aq) PO34 (aq) NH4 (aq)
Produit de solubilité de la struvite : Ks = 1011
Formules trigonométriques
ܿݏሺ ܽ ܾሻ ൌ ܿݏሺ ܽሻ ܿݏሺ ܾሻ െ ݊݅ݏሺ ܽሻ ݊݅ݏሺ ܾሻ
I M P R I M E R I E N A T I O N A L E – 21 1169 – D’après documents fournis
௦ሺିሻା௦ሺାሻ
ܿݏሺ ܽሻ ܿݏሺ ܾሻ ൌ
ଶ
Théorèmes d’analyse vectorielle
Théorème de Stockes
:
� a.dl rot( a ).dS où est une surface qui s’appuie sur le contour fermé orienté.
fermé
Théorème de Green-Ostrogradski :
� a.dS div( a )d où V est le volume délimité par la surface
fermée V
fermée.
FIN
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