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Norme Sénégalaise: Pollution Atmosphérique

Pollution atmosphérique - Normes de rejets

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NS 05-062

________________________________________________________

NORME SENEGALAISE NS 05-062


Octobre 2003
___________________________________________________________________________

Pollution atmosphérique - Norme de rejets

_______________________________________________________________

Descripteurs Thésaurus international technique : Protection de


l’Environnement/Pollution atmosphérique/Installation stationnaire
/Véhicule/ effluent gazeux/

___________________________________________________________________________

Edité et diffusé par l’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN)


21, Lotissement Front de Terre - Tél. : 827 64 01 – Fax : 827 64 12
BP 4037 Dakar – E-mail :isn@[Link]

1
NS 05-062

Avant-Propos

La présente norme a été adoptée par le Comité technique de normalisation dans


le domaine de l’Environnement et des Ressources naturelles (ASN/CT5).
L’avant-projet qui a abouti à la norme a été préparé et rédigé par la Direction de
l’Environnement et des Etablissements classés, par ailleurs structure assurant la
Présidence du Comité Technique. La présente norme vient compléter le décret
n°2001-282 du 12 avril 2001 portant application de la loi n°2001-01 du 15
janvier 2001 portant Code de l’Environnement.
Le Comité technique mentionné plus haut et qui l’a adoptée est composé de :

Ibrahima SOW (Président) Direction de l’Environnement et des


Etablissements classés / Ministère de
l’Environnement et de l’Assainissement

Kaly LY (Secrétaire) ASN/MIA

Cheikh A. T. CAMARA Société Africaine de Raffinage / SPID

Elimane DIOP SONACOS EID / SPIDS

Cheikh DIOP Institut des Sciences de l’Environnement/UCAD

Moussa DIOP SENELEC

Mme Fatoumata BA NIANG SDTE/SDE

Seydou NIANG Département Biologie Marine IFAN/UCAD

Ibrahima P. Mb. DIONE Station d’Epuration de Cambérène ONAS/MMEH

Alioune SECK NESTLE Sénégal

Seydou Ababacar NDIAYE UCAD

Cheikh Ndiaye SYLLA Direction de l’Environnement et des


Etablissements Classés

Ousmane SOW Direction de l’Environnement et des


Etablissements Classés

Madeleine DIOUF Direction de l’Environnements et des


Etablissements Classés

Gatta Soulé BA Direction de l’Environnement et des


Etablissements Classés

Mamadou BOCOUM Industries Chimiques du Sénégal/SPIDS

Gérard GUILLOT Chef Projet Travaux Neufs/SOCOCIM / SPIDS

Moustapha NDIAYE SATECH- Bd Général De Gaulle

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NS 05-062

Masserigne SEYE Direction Transports terrestres

Moctar MBAYE Direction Hydraulique et Assainissement/MMEH

Mahamed DIAWARA Directeur Quartz-Afrique (QA)

Moustapha LOUM SOBOA/SPIDS

Bassirou SYLLA Carnaud MétalBox/CNP

Birahim DERWICHE CCIS/CNP

Papa Sam GUEYE Céres-Locustox

Ahmed Saloum BADJI Caisse de Sécurité Sociale

Antoine STEVENS Institut Pasteur

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NS 05-062

POLLUTION ATMOSPHERIQUE – NORME DE REJETS

CHAPITRE PREMIER : DISPOSITIONS GENERALES

1. Objet et domaine d’application

La présente norme a pour but la protection de l’environnement et des hommes


contre la pollution atmosphérique nuisible ou incommodante.

Elle s’applique aux installations stationnaires existantes et nouvelles et aux


véhicules susceptibles d’engendrer des effluents gazeux.

2. Définitions

On entend par :

2.1. Pollution atmosphérique : l’émission dans la couche atmosphérique de


gaz, fumées ou de substances de nature à incommoder les populations, à
compromettre la santé ou la sécurité publique ou à nuire à la production agricole,
à la conservation des constructions et monuments ou au caractère des sites et
des écosystèmes naturels.

2.2 Installations stationnaires ou mobiles :

a. bâtiments et autres ouvrages fixes ;


b. aménagements de terrain ;
c. appareils et machines ;
d. installations de ventilation qui collectent les effluents gazeux des véhicules
et les rejettent dans l’environnement sous forme d’air évacué.

2.3 Véhicules : les véhicules à moteur à combustion interne utilisés pour le


transport terrestre et ferroviaire, les aéronefs, les bateaux, les appareils.

2.4 Infrastructures destinées aux transports : les routes, aéroports, voies


ferrées, voies maritimes et fluviales et autres installations où les effluents gazeux
des véhicules sont rejetés dans l’environnement sans avoir été collectés.

2.5 Effluents gazeux : l’air évacué, les fumées et les autres polluants
atmosphériques émis par les installations.

2.6 Nouvelles installations : les installations transformées, agrandies ou


remises en état, lorsque :

- ce changement laisse présager des émissions plus fortes ou différentes ;


- l’on consent une augmentation supérieure ou égale au quart de la capacité
de production de l'installation.

2.7 Emission : rejet d’un effluent gazeux mesuré à la source ;

4
NS 05-062

2.8 Immission : Mesure de concentration des différents composés permettant


de juger de la qualité de l’air dans le milieu ambiant due aux émissions des
installations stationnaires, aux véhicules et aux facteurs météorologiques
intervenant dans la dispersion des polluants.

2.9 Emissions excessives : émissions qui dépassent une ou plusieurs des


valeurs limites figurant dans les annexes I, II, III.

2.10 Niveau d’une odeur ou concentration d’un mélange odorant : le


facteur de dilution qu’il faut appliquer à un effluent pour qu’il ne soit plus ressenti
comme odorant par 50% des personnes constituant un échantillon de population

2.11 Débit d’odeur : produit du débit d’air rejeté, exprimé en m3/h, par le
facteur de dilution au seuil de perception.

2.12 Combustible : produit à l’état solide, liquide ou gazeux capable de brûler


ou de se détruire ou de se combiner avec un autre corps ou par toute fission ou
fusion en produisant une quantité de chaleur.

CHAPITRE II : CARACTERISTIQUES DES EMISSIONS

1. Valeurs limites des émissions dues aux installations existantes


et aux nouvelles installations stationnaires.

Les installations existantes et nouvelles stationnaires doivent être équipées et


exploitées de manière à respecter la limitation maximale des émissions fixée
aux annexes I, II, III.

1.1 Captage et évacuation des émissions

1.1.1 Les émissions sont captées aussi complètement et aussi près que possible
de leur source, et évacuées de telle sorte qu’il n'en résulte pas d’émissions
excessives.

1.1.2 L'exploitant doit prendre toutes les dispositions nécessaires dans la


conception et l'exploitation des installations pour réduire la pollution de l'air à la
source.

1.1.3 Leur rejet s’effectuera en général au-dessus des toits, par une cheminée
ou un conduit d’évacuation.

1.1.4 Des appareils, indiquant la direction et la vitesse, si nécessaire, du vent


doivent être mis en place à proximité des installations susceptibles d'émettre
dans l'atmosphère des substances dangereuses en cas de dysfonctionnement.

2. Grandeurs et Référence

Le débit des effluents gazeux est exprimé en mètres cubes par heure rapporté à
des conditions normales de température (273 kelvins) et de pression (101,3
kilopascals) après déduction de la vapeur d’eau (gaz secs) et les concentrations

5
NS 05-062

en polluants sont exprimées en grammes (s) par mètre cube, ou si nécessaire en


d’autres unités, rapportées aux mêmes conditions normales.

Pour les installations de séchage, les mesures se font sur gaz humides.

L’arrêté d’autorisation doit préciser la teneur en oxygène des gaz résiduaires, à


laquelle sont rapportées les valeurs limites.

3. Déclaration des émissions

3.1. Quiconque exploite ou entend construire une installation qui émet des
polluants atmosphériques doit fournir à l’autorité compétente des
renseignements sur :

a. La nature et la quantité des émissions ;


b. Le lieu de rejet, la hauteur à partir du sol à laquelle il apparaît et ses
variations dans le temps ;
c. Toute autre caractéristique du rejet, nécessaire pour évaluer les émissions.

3.2 La déclaration des émissions peut être établie sur la base de mesures durant
les phases d’activités importantes ou du bilan quantitatif des substances
utilisées.

[Link] et contrôles des émissions

4.1. L’autorité compétente s’assure que les valeurs limites maximales des
émissions sont respectées. Elle procède elle-même à des mesures ou à des
contrôles des émissions ou les fait exécuter par des services ou organismes
agréés.

4.2. Pour les installations dont les émissions peuvent être importantes, l’autorité
compétente doit ordonner que ces émissions, ou une autre grandeur
d’exploitation permettant de contrôler les émissions soient mesurées et
enregistrées en permanence.

5. Exécution des mesures

5.1. Les mesures seront effectuées suivant les normes sénégalaises de méthodes
d’analyse sur la pollution atmosphérique en annexe V et d’autres normes en
vigueur durant les phases d'activités importantes. Pour les véhicules les
dispositions relatives aux méthodes de mesure contenues dans la norme
sénégalaise NS 05-060 sont applicables.

5.2. Le détenteur de l’installation soumise au contrôle doit aménager et rendre


accessible les emplacements pour les mesures.

5.3. Les valeurs mesurées et les valeurs calculées, les méthodes utilisées ainsi
que les conditions d’exploitation de l’installation pendant les mesures sont
consignées dans un rapport tenu par le détenteur de l’installation, visé par les
services agrées et soumis à l’approbation de l’autorité compétente.
6. Appréciation des émissions

6
NS 05-062

6.1. Les valeurs mesurées sont rapportées aux valeurs de référence fixées dans
les Annexes I, II , III

6.2. Sauf dispositions contraires, les valeurs calculées au sens du 1er paragraphe
sont converties en moyenne horaire. Lorsque la situation le justifie, l’autorité
compétente peut fixer une autre unité de temps pour calculer les moyennes.

6.3. Lors des mesures qui accompagnent le contrôle de réception et lors des
mesures ultérieures, la norme est considérée comme respectée si aucune des
moyennes déterminées au sens du 2e paragraphe ne dépasse la valeur limite.

6.4. Dans le cas des mesures permanentes des émissions, les valeurs limites
sont considérés comme respectées si au cours d'une année civile :

a) aucune moyenne journalière n'est supérieure à la valeur limite ;


b) aucune moyenne horaire ne dépasse le double de la valeur limite;

6.5. Dans le cas où une installation rejette le même polluant par divers rejets
canalisés, le flux total de l’ensemble des rejets est rapporté aux valeurs limites
fixées aux Annexe I, II, III.

[Link] d’évacuation en cas de pannes d’exploitation :

7.1. L’utilisation d’une telle conduite n’est autorisée que lorsque les installations
d’épuration des effluents gazeux sont en pannes d’exploitation. L’exploitant des
installations doit dans ce cas informer immédiatement les autorités
administratives et locales compétentes.

7.2. Si l’utilisation d’une conduite d’évacuation en cas de panne d’exploitation est


susceptible d’entraîner un danger pour les populations, les autorités compétentes
décident des mesures à prendre.

[Link]ération et Décomposition thermique des Déchets

8.1. L’incinération ou la décomposition thermique des déchets n’est autorisée


que dans des installations technologiquement destinées à cet effet.

Les dispositions de l’annexe II, lettre J sont applicables.

8.2. Le brûlage à l’air libre des pneumatiques, plastiques et tout autre composé
renfermant des produits chimiques est interdit.

9. Emissions dues aux véhicules et aux infrastructures destinées aux


transports

9.1 Limitation des émissions dues aux véhicules

9.1.1. Les dispositions de la norme sénégalaise NS 05-060 sont applicables.

Cette norme fixe les exigences auxquelles doivent satisfaire les gaz et les fumées
des véhicules terrestres à moteur, les procédures de contrôle et de mesure et
l’appareillage y afférents. Elle s’applique uniquement au monoxyde de carbone
(CO), aux hydrocarbures volatils (HC) et à l’opacité des fumées.

7
NS 05-062

9.1.2. Pour les nouvelles industries automobiles qui vont s’implanter sur le
Territoire Sénégalais, en plus des dispositions de la norme NS 05-060 celles-ci
devront se conformer aux normes internationales de construction automobile.

9.1.3. Les émissions des véhicules, selon les législations nationales et


internationales, sur la navigation aérienne, sur la navigation maritime et sur les
chemins de fer, sont applicables .

10. Combustibles et Carburants

10.1 Pour les Combustibles et Carburants les valeurs indiquées à l’annexe II et


les spécifications aux hydrocarbures raffinés sont applicables.

Le décret n°98-341 du 21 Avril 1998 fixe les spécifications applicables aux


hydrocarbures raffinés et se contente de les citer :

Ø Essence ordinaire
Ø Essence super
Ø Petrole lampant
Ø Gas-oil
Ø Fuel-oil 380
Ø Fuel-oil 180
Ø GPL ou carburéacteur

11. Substances cancérigènes

11.1Les valeurs limites maximales pour les substances cancérigènes sont visés à
l’annexe III :

Pour toute autre substance non visée dans l’annexe III considérée cancérogène
par l’autorité nationale compétente et ou les organismes internationaux
pertinents, l’arrêté d’autorisation fixe la limitation maximale en considération des
recommandations de l’autorité compétente et de ces organismes.

12. Odeurs incommodantes

L’arrêté d’autorisation fixe le cas échéant le débit d’odeur des gaz émis à
l’atmosphère par l’ensemble des sources canalisées, canalisables et diffuses, à ne
pas dépasser.

CHAPITRE III : CARACTERISTIQUES DES IMMISSIONS

1.Détermination des immissions

1.1. L’autorité compétente surveille l’état et l’évolution de la pollution de l’air sur


le territoire national ; elle détermine notamment l’intensité des immissions.

1.2. Elle effectue en particulier des relevés, des mesures et des calculs de
dispersion.

[Link]évisions sur les immissions

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NS 05-062

[Link] la construction ou la mise aux normes d’une installation stationnaire


ou d’une infrastructure destinée au transport, susceptible de produire des
émissions importantes, l’autorité compétente peut demander au détenteur des
prévisions sur sa contribution dans les immissions.

[Link] prévisions doivent indiquer quelles immissions pourraient se produire,


dans quelle localité, dans quelle proportion et à quelle fréquence.

2.3. Les prévisions doivent indiquer la nature et l’intensité des émissions ainsi
que les conditions de dispersion et les méthodes de calcul.

2.4. L’autorité compétente apprécie si les immissions mesurées sont excessives.

[Link] de certaines Installations

Le détenteur d’une installation dont les émissions sont importantes doit surveiller
à l’aide de mesures les immissions dans la région touchée.

CHAPITRE IV : CONDITIONS DE REJET

1. Les points de rejet dans le milieu naturel doivent être en nombre aussi réduit
que possible.

2. Les ouvrages de rejet doivent permettre une bonne diffusion des effluents
dans le milieu récepteur.

3. Les rejets dans l’atmosphère sont dans la mesure du possible collectés et


évacués, après traitement éventuel, par l’intermédiaire de cheminées pour
permettre une bonne diffusion des rejets. La forme des conduits, notamment
dans leur partie la plus proche du débouché à l’atmosphère, doit être conçue de
façon à favoriser au maximum l’ascension des gaz dans l’atmosphère. La partie
terminale de la cheminée peut comporter un convergent réalisé suivant les règles
de l’art lorsque la vitesse d’éjection est plus élevée que la vitesse choisie pour les
gaz dans la cheminée.

L’emplacement de ces conduits doit être tel qu’il ne puisse à aucun moment y
avoir un siphonnage des effluents rejetés dans les conduits ou prises d’air
avoisinants. Les contours des conduits ne doivent pas présenter de points
anguleux et la variation de la section des conduits au voisinage du débouché doit
être continue et lente.

4. Sur chaque canalisation de rejet d’effluents un point de prélèvement


d’échantillons et des points de mesure doivent être prévus (débit, température,
concentration en polluant,…)

Ces points doivent être implantés dans une section dont les caractéristiques (
rectitude de la conduite à l’amont, qualité des parois, régime d’écoulement, etc.)
permettent de réaliser des mesures représentatives de manière à ce que la
vitesse n’y soit pas sensiblement ralentie par des seuils ou obstacles situés à
l’aval et que l’effluent soit suffisamment homogène.

Ces points doivent être aménagés de manière à être aisément accessibles et


permettre des interventions en toute sécurité. Toutes les dispositions doivent

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NS 05-062

également être prises pour faciliter l’intervention d’organismes extérieurs à la


demande de l’autorité compétente.

5. Les points de mesure et les points de prélèvement d’échantillons doivent être


équipés d’appareils nécessaires pour effectuer les mesures prévues à l’annexe I
et aux autres mesures en vigueur.

CHAPITRE V : SURVEILLANCE DES REJETS

1. L’exploitant doit mettre en place un programme de surveillance de ses


rejets.
Les mesures sont effectuées sous la responsabilité de l’exploitant et à ses frais
dans les conditions fixées par l’arrêté d’autorisation.

2. L’arrêté d’autorisation peut, pour certains polluants spécifiques et certains


procédés, prévoir le remplacement de certaines mesures de surveillance par le
suivi en continu d’un paramètre représentatif du polluant. Dans ce cas, des
mesures de contrôle et d’étalonnage sont réalisées périodiquement, à une
fréquence fixée en accord avec l’autorité administrative compétente, par un
organisme extérieur compétent.

3. Lorsque les quantités de polluants rejetés sont supérieures aux valeurs


limites, l’arrêté d’autorisation doit fixer la liste des paramètres à mesurer et la
fréquence des mesures ainsi que les conditions de prélèvement. Au moins une
fois par an ces mesures devront être effectuées par un organisme agrée ou
choisi en accord avec l’autorité administrative compétente.

4. Les résultats des mesures sont transmis au moins trimestriellement à


l’autorité administrative compétente, accompagnés de commentaires, si
nécessaires, sur les causes des dépassements constatés ainsi que sur les actions
correctives mises en œuvre ou envisagées.

5. Par ailleurs, l’autorité administrative compétente peut demander à tout


moment la réalisation, inopinée ou non, de prélèvements et analyses d’effluents
gazeux. Les frais occasionnés sont à la charge de l’exploitant.

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NS 05-062

Annexe I : Valeurs limites maximales des émissions

1. Champ d’Application

Le présent annexe est applicable à la limitation maximale des émissions


provenant d’installations stationnaires.

Des dispositions complémentaires ou dérogatoires peuvent être arrêtées par le


Ministère chargé de l'Environnement en cas de besoin (cf. annexe II).

2. Définitions

L’intensité des émissions est exprimée sous forme de :

a. Concentration :

masse des substances émises par rapport au volume des effluents gazeux (p.
ex., en milligrammes par mètre cube [mg/m3]) ;

b. Débit massique :

masse des substances émises par unité de temps (p. ex. en grammes par heure
[g/h]) ;

c. Facteur d’émission :

rapport entre la masse des substances émises et la masse des produits fabriqués
ou traités (p. ex., en kilogrammes par tonne [kg/t]) ;

d. Taux d’émission :

rapport entre la masse émise d’un polluant atmosphérique donné et la masse de


ce même polluant contenue dans le combustible et dans les matières introduites
dans l’installation (en pour-cent [% masse]) ;

e Indice de suie :

degré de noircissement d’un papier filtre provenant des effluents gazeux.


L’échelle comparative utilisée pour déterminer l’indice de suie (selon la méthode
Bacharach) compte 10 degrés, ceux-ci vont de 0 à 9.

3. Dispositions générales

3.1. Limitation des émissions en fonction de certaines caractéristiques


de l'installation

3.1.1. D’une manière générale, on désigne comme une seule installation


les sources d’émissions qui forment un ensemble du fait de leur disposition sur le
terrain et dont les émissions contiennent essentiellement les mêmes polluants ou
des polluants similaires, ou peuvent être réduites grâce aux mêmes moyens
techniques.

3.1.2. Les parties d’une installation qui ont pour seule fonction

11
NS 05-062

d’en remplacer d’autres en cas de panne n’entrent pas dans les caractéristiques
prises en compte.

3.1.3. Les valeurs limites d’émission qui dépendent d’un débit massique donné
ne sont valables que :

a. lorsque ce débit massique est atteint ou dépassé pendant plus de cinq heures
par semaine, ou

b. lorsque le double de ce débit massique est atteint ou dépassé pendant un plus


court laps de temps.

4. Dispositions particulières

4.1 Mesures relatives aux procédés de traitement, d'entreposage, de


transbordement et de transport

4.1.1 Les exploitations artisanales ou industrielles qui comportent des phases de


travail provoquant de fortes émissions de poussières, par exemple transport par
tapis roulant, broyage, tri ou chargement des produits formant de la poussière,
doivent récupérer les effluents gazeux et les acheminer vers une installation de
dépoussiérage.

4.1.2 Lors de l'entreposage ou du transbordement en plein air de produit


formant des poussières, il y a lieu de prendre des mesures empêchant de fortes
émissions.

4.1.3 Lors du transport de produits formant des poussières, on doit utiliser des
équipements empêchant de fortes émanations.

4.1.4 Si la circulation à l'intérieur d'une usine entraîne de forte émissions de


poussières, on doit prendre toutes les dispositions utiles pour éviter la formation
de poussières.

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NS 05-062

Tableau Général sur la concentration des émissions des


substances polluant l'air

Substances Débit Valeurs limites de rejet


Poussières totales D <= 1 kg/h 100 mg/m3

D> 1 kg/h 50 mg/m3

Monoxyde de Carbone
L’arrêté d’autorisation fixe le cas échéant une valeur limite de rejet pour le monoxyde de carbone
D > 100 kg/an 0,1 mg/m3 pour l’amiante
Amiante
0,5 mg/m3 pour les
poussières totales
Oxydes de soufre (exprimés en dioxyde de soufre) D > 25 kg/h 500 mg/m3
Oxydes d’Azote hormis le protoxyde d’azote, exprimés D > 25 kg/h 500 mg/m3
en dioxyde d’azote

Protoxyde d’azote
L’arrêté d’autorisation fixe, lorsque l’installation est susceptible d’en émettre, une valeur limite de rejet
pour le protoxyde d’azote
Chlorure d’Hydrogène et autres composés inorganiques 50 mg/m3
gazeux du chlore (exprimés en HCl) D > 1 kg/h
Ammoniac et composés de l’ammonium exprimés en D > 100 g/h 20 mg/m3
ammoniac

Fluor, fluorures et composés fluorés D > 500 g/h 10 mg/m3 pour les gaz
(gaz, vésicules et particules) 10 mg/m 3 pour les vésicules
et particules ces valeurs
sont portées à 15 mg/m3
pour les unités de
fabrication de l’acide
phosphorique, de phosphore
et d’engrais
Rejet total en composés organiques à l’exclusion du D > 2 kg/h 150 mg/m3
méthane et des Hydrocarbures aromatiques
polycyclique (HAP)
Hydrocarbures aromatiques polycyclique (HAP) D > 2 kg/h 20 mg/m3
Rejets de Cadmium, Mercure, et Thallium, et de leurs D > 1g/h 0,2 mg/m3
composés (exprimés en Cd + Hg + Ti)
Rejets d’arsenic, Sélénium et tellure, et de leurs D > 5 g/h 1 mg/m3
composés (exprimés en As + Se + Te)
Rejets d’antimoine, de chrome, cobalt, cuivre, étain D > 25 g/h 5 mg/m3
manganèse, nickel, plomb, vanadium, zinc, et de leurs
composés (exprimés en Sb + Cr + Co + Cu + Sn + Mn
+ Ni + Pb + V + Zn)
Phosphine, phosgène D > 10 g/h 1 mg/m3
Ammoniac (pour les unités fertilisants) D > 100 g/h 50 mg/m3

13
NS 05-062
r
I Tableau sur les valeurs limites d’Immissions
7
I
L------------------------------------------------------------------------------------------------------~
Substance Valeur limite Définition statistique
d’immission
Anhydride sulfureux (SO2) 50 µg/m3 Moyenne annuelle
(Moyenne arithmétique)

125 ug/m3 Moyenne journalière


Dioxyde d’azote (NO2) 200 µg/m3 Moyenne horaire
(moyenne arithmétique)

40 ug/m3 0K Moyenne annuelle

Monoxyde de carbone (CO) 30 mg/m3 Moyenne par 24 h ; ne doit en aucun cas


être dépassé plus d’une fois par année
Ozone (O3) 120 µg/m3 Moyenne sur 8 heures (santé pour la
population)
Poussières en suspension 80 ug/m3 Moyenne annuelle (moyenne
(PM 10) arithmétique)

260 µg/m3 Moyenne sur 24 h ; ne doit en aucun cas


être dépassée plus d’une fois par année
Plomb (Pb) dans les poussières en 2 µg/m3 Moyenne annuelle (moyenne
suspension arithmétique)

Cadmium (Cd) dans les poussières en 1,5 ng/m3 Moyenne annuelle (moyenne
suspension arithmétique)
Retombées de poussières totales 200 mg/m2 x jour Moyenne annuelle
(moyenne arithmétique)
Plomb (Pb) dans les retombées de 100 µg/m2 x jour Moyenne annuelle (moyenne
poussières arithmétique)
Cadmium (Cd) dans les retombées de 2 µg/m2 x jour Moyenne annuelle (moyenne
poussières arithmétique)
Zinc (Zn) dans les retombées de 400 µg/m2 x jour Moyenne annuelle (moyenne
poussières arithmétique
Thallium dans les retombées de 2 µg/m2 x jour Moyenne annuelle (moyenne
poussières arithmétique)
1)
Poussières fines en suspension dont le diamètre aérodynamique est inférieur à
10 µg
Amiante

14
NS 05-062

Annexe II : Valeurs limites des Emissions pour installations spéciales

A. Roches et Terres

1. Les fours à ciment et fours à chaux hydraulique

Valeurs limites pour les rejets de poussières des émissions gazeuses :

Provenance Limite
Four 50 mg/m3
Refroidisseur – Gaz non recyclés 100 mg/m3
Autre (broyeur, etc.) 50 mg/m3

Valeurs limites pour les autres émissions gazeuses :

Nature Limite
Oxydes de soufre 800 mg/m3

Oxydes d’azote 1300 mg/m3

2. Installations pour la cuisson d'objets en céramique à base d'argile

2.1 Les émissions de composés du fluor, exprimées en acide fluorhydrique, ne


doivent pas dépasser 250 g/h;

2.2 Les émissions d'oxydes d'azote (monoxyde et dioxyde), ne doivent pas


dépasser 150 g/m 3 si le débit massique est égal ou supérieur à 2000g/h;

2.3 Les émissions de substances organiques sous forme de gaz ou de vapeurs


sont exprimées en carbone total et ne doivent pas dépasser 100 mg/m3;

B. Chimie

1. Installations pour la production d'acide sulfurique

1.1 Pour les unités à simple absorption, les émissions d’anhydride sulfureux ne
doivent pas dépasser 12kg/t d’acide sulfurique à 100% ».

1.2 Pour les unités à double absorption, les émissions d’anhydride sulfureux ne
doivent pas dépasser 3 kg/t d’acide sulfurique à 100% ».

1.3 Pour les unités à simple absorption, les émissions d’anhydride sulfurique ne
doivent pas dépasser 0,6kg/t d’acide sulfurique.

1.4 pour les unités à doubles absorption, les émissions d’anhydride sulfurique ne
doivent pas dépasser 0,15kg/t d’acide sulfurique.

1.5 Toute nouvelle unité doit être à double absorption.


2. Installations de production de fertilisants à base de phosphate

15
NS 05-062

2.1 Les émissions de fluorures (pour les composés gazeux, et pour l’ensemble
vésicules et particules) ne doivent pas dépasser 15 mg/m 3 pour les unités de
fabrication de l’acide phosphorique, de phosphore et d’engrais .

3. Installations pour la production de chlore

3.1 Les émissions de chlore ne doivent pas dépasser 3 mg/m3.

3.2 Dans le cas d'installations pour la production de chlore avec liquéfaction


complète, les émissions de chlore ne doivent pas dépasser 6 mg/m3. Dans le cas
de l'électrolyse à l'alcali et au chlore selon le procédé par amalgame, les
émissions de mercure ne doivent pas dépasser une moyenne annuelle de
1,5 g /tonne de capacité nominale de chlore.

4. Fabrication de 1,2- dichloroéthane et de chlorure de vinyle

4.1 Les effluents gazeux doivent subir une épuration.


Les limitations des émissions de 1,2-dichloroéthane et de chlorure de vinyle au
sens de l’annexe 1 sont valables indépendamment des débits massiques qui y
sont fixés.

5. Fabrication et préparation de produits pour le traitement des plantes

5.1 Quiconque fabrique des produits pour le traitement des plantes doit le notifier
à l’autorité compétente.

5.2 Le Ministère chargé de l’Environnement fixe la limitation maximale des


émissions pour les poussières totales conformément à l’article 3, annexe Ι.

C. INDUSTRIE PETROLIERE

1. Raffineries

Grandeurs et Référence :

1. les valeurs limites d’émission se rapportent en teneur en oxygène des


effluents gazeux de 3 pour cent en volume.

2. Les puissance calorifique totale de la raffinerie sert à déterminer les exigences


relatives à la limitation des émissions provenant des fours.

3. Les émissions d'oxydes de soufre , exprimées en anhydre sulfureux , ne


doivent pas dépasser les valeurs suivantes:

3.1 Pour une puissance installée inférieure ou égale à 300 MW : 350 mg/m3;
3.2 Pour une puissance installée supérieure à 300 MW :100mg/m3

4. Les émissions d'oxydes d'azote , exprimées en dioxyde d'azote , ne doivent


pas dépasser 300 mg/m3

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NS 05-062

5. Sulfure d’Hydrogène : les gaz provenant des installations de désulfuration ou


d'autres sources doivent être réintroduits dans le cycle de production, pour
autant qu'ils remplissent simultanément les deux conditions suivantes:

• teneur volumique en sulfure d'hydrogène : plus de 0,4% ;


• débit massique de sulfure d'hydrogène: plus de 2t/jour

Dans les gaz qui ne sont pas récupérés, les émissions de sulfure d'hydrogène ne
doivent pas dépasser 10 mg/m3;

6. Eau de processus et eau de ballast

6.1. On doit dégazer l’eau de processus ou l’eau de ballast excédentaire avant de


l’introduire dans un système ouvert

6.2. Ces gaz seront épurés par lavage ou par incinération

2. Les Grandes installations d'entreposage

Pour limiter les émissions pendant l'entreposage, des réservoirs à toit fixe avec
membrane flottante ou des réservoirs à toit flottant munis de joints efficaces ou
encore des mesures équivalentes doivent être prévues.

D. MOTEURS A COMBUSTION STATIONNAIRE

1. Grandeurs de référence

Seuls des combustibles et des carburants autorisés peuvent être employés dans
des moteurs à combustion stationnaires.
Les valeurs limites d’émission se rapportent à une teneur en oxygène des
effluents gazeux de 5 pour cent (% vol).

Valeurs limites d’émission

2. Moteurs à combustion stationnaire (Moteur Diesel)

Substance Fioul lourd Diesel ( DO )


CO 650 mg/ Nm3 450 mg/ Nm3
Nox 300 mg/ Nm3 165 mg/ Nm3
SO2 2000 mg/ m3
Poussiere 50 mg/ Nm3 50 mg/ Nm3

3. Turbines à gaz

Grandeurs de Référence :

Les valeurs limites se rapportent à l’exploitation à la puissance nominale avec


une teneur en oxygène des effluents gazeux de 15 pour cent (%vol).

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NS 05-062

3.1 Combustibles

3.1.1 Seuls les combustibles autorisés peuvent être employés dans les turbines à
gaz

3.1.2 Les émissions de suie ne doivent pas dépasser les indices suivants :

Puissance installée inférieure ou égale à 20 MW : indice 4


Puissance installée supérieure à 20 MW : indice 2

3.2 Turbine à Gaz

3.2.1 Fonctionnement au Diesel


Puissance Thermique
Substance
>40MW <40MW
CO 450 mg/ Nm3 250 mg/ Nm3
NOx 165 mg/ Nm3 680mg/ Nm3
SO2 680mg/Nm3 680mg/Nm3

E. Chaudières

20MWTH<Puissance
- Thermique<50MWTH
I
Substance Combustibles I
mg/ Nm3 Gaz
Gaz Gaz de Fioul Combustible Combustible
GPL de Biomasse
Naturel cokerie Domestique Liquide Solide
HF*
SO2 35 5 800 800 175 1700 2000 200
NOX 180 200 200 200 200 600 600 600
Poussières 5 5 10 10 50 100 75 50
CO 100 100 250 250 100 100 200 200
P : puissance de l’installation

50MWTH<Puissance Thermique<100MWTH
- I
Substance Combustibles I
mg/ Nm3 Gaz
Gaz Gaz de Combustible Combustible
GPL de biomasse
Naturel cokerie liquide solide
HF*
SO2 35 5 800 800 1700 2000 200
NOX 180 200 200 200 400 400 400
Poussières 5 5 10 10 50 50 50
CO 100 100 250 250 100 200 200

100MWTH<Puissance
- Thermique<300MWTH
Substance I
mg/ Nm3 Combustibles I
Gaz Gaz de Gaz de Combustible Combustible
GPL biomasse
Naturel cokerie HF* liquide solide
*
SO2 35 5 800 800 1700 2400-4P 200
NOX 180 200 200 200 200 200 300
Poussières 5 5 10 10 50 50 50
CO 100 100 250 250 100 200 200
*plafonné à 1700mg/Nm3

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NS 05-062

300MWTH<Puissance Thermique<500MWTH
- I
Substance
mg/ Nm3 Combustibles I
Gaz Gaz de Gaz de Combustible Combustible
GPL biomasse
Naturel cokerie HF* liquide solide
SO2 35 5 800 800 3650-6.5P 1200-2P 200
NOX 180 200 200 200 200 200 200
Poussières 5 5 10 10 50 50 50
CO 100 100 250 250 100 200 200

Puissance Thermique>500MW
- TH
Substance I
mg/ Nm3 Combustibles I
Gaz Gaz de Gaz de Combustible Combustible
GPL biomasse
Naturel cokerie HF* liquide solide
SO2 35 5 800 800 400 200 200
NOX 180 200 200 200 200 200 200
Poussières 5 5 10 10 50 50 50
CO 100 100 250 250 100 200 200
* hydrocarbures fluorés

F. METAUX

1. Fonderies

1.1 Les émissions d'amines qui se forment lors de la fabrication des noyaux ne
doivent pas dépasser 5 mg/m3;

1.2 Lorsqu’il s’agit d’une installation dans laquelle des produits sont traités
directement au moyen des effluents gazeux de la combustion, on appliquer en
outre les annexes I et III.

2. Les usines d'aluminium

2.1 La limitation des émissions de composés du fluor au sens de l’annexe I n’est


pas applicable.

2.2 Les émissions de composés du fluor, exprimées en fluorure d'hydrogène , ne


doivent pas dépasser au total 700g/tonne d'aluminium produit;

2.3 Les émissions de composés du fluor sous forme gazeuse, exprimée en


fluorure d’hydrogène, ne doivent pas dépasser 250 g par tonne d’aluminium
produit.

Pour apprécier si les valeurs limites d’émission sont respectées, on calcule la


moyenne des émissions mesurées pendant un mois d’exploitation.

G. INSTALLATIONS DE FUSION POUR LES METAUX NON FERREUX

[Link] émissions de substances organiques, exprimées en carbone total, ne


doivent pas dépasser 50 mg/m3.

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NS 05-062

[Link]’il s’agit d’une installation dans laquelle des produits sont traités au
moyen des effluents gazeux de la combustion, on appliquera en outre l’annexe
III.

I. INSTALLATIONS DE ZINGAGE

1. Poussières

Les émissions sous forme de poussières ne doivent pas dépasser au total


10 mg/m3 .

2. Dispositions complémentaires pour les usines de zingage à chaud

2.1 Les valeurs limites d’émission se rapportent à une quantité d’air évacué de
3000 m3 par mètre carré de surface de bain de zinc et par heure.

2.2 Les émissions de zinc doivent être récupérées à 80% au moins ; à cette fin,
on doit installer une enceinte couverte, une hotte, une aspiration latérale, ou on
doit appliquer toute autre mesure équivalente.

2.3 Les émissions ne doivent être mesurées que durant l’immersion dans le bain
de Zinc. Celle-ci s’étend du moment où la pièce à zinguer entre en contact avec
le bain jusqu’au moment où elle le quitte.

J. DECHETS

Les limitations des émissions au sens de l’annexe I ne sont pas applicables.

Le présent point s’applique aux installations pour l’incinération ou la


décomposition thermique des déchets urbains ou des déchets spéciaux. En sont
exclues les installations pour l’incinération de bois usagé, de déchets de papier et
d’autres déchets similaires, celles pour l’incinération des lessives de sulfite
provenant de la fabrication de la cellulose, ainsi que les fours à ciment.

Sont réputés déchets urbains, les déchets provenant des ménages ainsi que
d’autres déchets de composition similaire, notamment :

a. les déchets de jardin ;

b. les déchets de marché ;

c. les déchets de la voirie ;

d. les déchets de bureaux, les emballages et les déchets de cuisine de


l’hôtellerie ;

e. les déchets urbains ayant subi un traitement ;

f. les dépouilles d’animaux et les résidus carnés ;

g. les boues des stations centrales d’épuration ;

20
NS 05-062

h. les déchets gazeux des produits de combustion autorisés.

Sont réputés déchets spéciaux les déchets visés par la Convention de Bâle du 22
Mars 1989 sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux
et de leur élimination.

1. Grandeurs de Référence et Evaluation des Emissions

Les valeurs limites d’émission se rapportent à la teneur en oxygène des effluents


gazeux comme il suit :

a. Installations pour l’incinération des déchets liquides :3 pour cent (%) en


volume

b. Installations pour l’incinération de déchets gazeux seuls ou avec des déchets


liquides :3 pour cent (% vol)

c. installations pour l’incinération de déchets solides seuls ou avec des déchets


liquides ou gazeux : 11 pour cent (11% vol)
Pour évaluer les émissions, on doit calculer la moyenne des valeurs enregistrées
pendant une phase de fonctionnement de plusieurs heures.

2. Valeurs limites des émissions

Types d'émissions Valeurs limites en


mg/m3
a. Poussières 10
b. Plomb et zinc, ainsi que leurs composés exprimés en 1
métaux, au total
c. Mercure et cadmium leurs composés 0.1
exprimés en métaux, par substance
d. Oxydes de soufre, exprimés en anhydre 50
sulfureux
e. Oxydes d'azote (monoxyde et dioxyde), exprimés en 80
dioxyde d'azote, pour un débit massique égal ou supérieur à
2.5 kg/h
f. Composés chlorés inorganiques sous forme 20
de gaz, exprimés en acide fluorhydrique
g. Composés fluorés inorganiques sous forme de gaz, 2
exprimés en acide fluorhydrique
h. Ammoniac et composés de l'ammonium,
exprimées en ammoniac 5
i. Matières organiques sous forme de gaz,
exprimées en carbone total 50
j. Monoxyde de carbone
50

Pour les installations présentant une teneur en oxydes (monoxyde et dioxyde),


exprimés en dioxyde d’azote, de 1000 mg/m3 ou plus dans le gaz brut, l’autorité
peut, en dérogation du premier alinéa, lettre h, fixer une valeur limite d’émission
moins sévère pour l’ammoniac et les composés de l’ammonium.

21
NS 05-062

3. Surveillance

On doit mesurer et on doit enregistrer en permanence :

a. la température des effluents gazeux dans la zone de combustion et dans la


cheminée ;
b. la teneur des effluents gazeux en oxygène, à la sortie de la zone de
combustion ;

c. la teneur des effluents gazeux en monoxyde de carbone


On doit surveiller en permanence le fonctionnement de l’installation d’épuration
des gaz en mesurant un paramètre significatif, tel que la température des
effluents gazeux, la baisse de pression ou le débit du laveur de fumée.

4. Entreposage

On entreposera dans des locaux fermés ou des conteneurs, les déchets


dégageant de mauvaises odeurs ou qui émettent des vapeurs dangereuses. L’air
évacué doit être aspiré puis épuré.

5. Interdiction d’incinérer des déchets dans de petites installations

5.1 Il est interdit d’incinérer des déchets urbains et des déchets spéciaux dans
des installations d’une puissance calorifique inférieure à 350 kW.

5.2 L’interdiction n’est pas applicable aux déchets spéciaux provenant des
hôpitaux qui, de par leur composition, ne peuvent pas être éliminés en tant que
de déchets urbains.

6. Incinération de déchets particulièrement dangereux pour


l’environnement

6.1 Avant de procéder à l’incinération de déchets dont les émissions peuvent être
particulièrement dangereuses pour l’environnement, le détenteur d’une
installation doit faire des essais avec de petites quantités afin d’en connaître les
émissions probables. Il doit communiquer le résultat à l’autorité compétente.

[Link] considérées comme particulièrement dangereuses pour


l’environnement, les émissions qui sont à la fois hautement toxiques et
difficilement biodégradables, tels que les hydrocarbures aromatiques
polyhalogénés.

K. INSTALLATIONS DE TRAITEMENT DE SURFACE

1. Les dispositions s’appliquent aux installations destinées au traitement des


surfaces d’objets et de produits en métal, verre, céramique, matières plastiques,
caoutchouc, ou autres matières par des hydrocarbures halogénés dont le point
d’ébullition est inférieur à 1013 mbar.

2. Les installations de traitement de surface doivent être équipées et exploitées


comme suit :

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NS 05-062

a. les objets et les produits doivent être traités dans une enceinte fermée,
exception faite des ouvertures servant à l’aspiration des effluents gazeux ;

b. les effluents gazeux évacués doivent être éliminés dans un séparateur. Au


cours de cette opération, le débit massique des émissions d’hydrocarbures
halogénés au sens de l’annexe I ne doit pas dépasser 100 g/h, et le débit
massique des émissions d’hydrocarbures halogénés au sens de l’annexe III ne
doit pas dépasser 25g/h.

c. lorsque des hydrocarbures halogénés sont introduits dans l’installation ou


évacués de celle-ci, les émissions seront réduites au moyen d’un système de
récupération des vapeurs ou par une mesure équivalente.

[Link] le volume des objets et des produits traités ne permet pas de


respecter les exigences du 2e alinéa, lettre a, les émissions devront être réduites
par des mesures telles que l’encapsulage, l’isolation et l’extraction de l’air sortant
de l’installation, la mise en place de sas à air ou d’une aspiration de l’air, dans la
mesure où le permettent la technique et l’exploitation, et où cela est
économiquement supportable.

L. CHANTIERS

1. Les émissions des chantiers doivent être limitées notamment par une
limitation des émissions des machines et des appareils utilisés ainsi que par
l’utilisation de procédures d’exploitation appropriées, dans la mesure où le
permettent la technique et l’exploitation, et où cela est économiquement
supportable, la nature, la dimension et la situation du chantier ainsi que la durée
des travaux devant être prise en compte. L’autorité compétente édicte des
directives à ce sujet.

2. Les Valeurs limites des émissions au sens de l’annexe I ne sont pas


applicables .

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NS 05-062

ANNEXE III : Tableau des valeurs pour les substances cancérigènes

Substances Débit Valeur limite


massique ~

Benzidine, benzo(a) pyréne ; béryllium et ses composés 0,5 g/h 0,1mg/m3


inhalables exprimés en Be ; composés du chrome VI en
tant qu’anhydre chromique (oxyde de chrome VI),
chromate de calcium, chromate de chromeIII, chromate
de strontium et chromates de zinc, exprimés en chrome
VI ; dibenzo (a,h) anthracène ; 2 naphtylamine ; oxyde
de bis chlorométhyle

Trioxyde et pentoxide d’arcénic, acide arsénieux et ses 2g/h


sels, acide arsénique et ses sels, exprimés en As ; 3,3
dichlorosenzidine MOCA ; 1,2 dibromo-3-chloropropane ;
sulfate de diméthyle.

Acrylonitrile ; épichlorhydrine ; 1-2 dibromoéthane ; 5g/h 1mg/m3


chlorure de vinyle ; oxyde, dioxyde, trioxyde, sulfure et
sous-sulfure de nickel, exprimés en Ni

Benzène ; 1-3 butadiène ; 1-2 dichloro 2 propaanol ; 1- 25g/h 5mg/m3


2 époxypropane ; oxyde d’éthylène ; 2 nitropropane

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NS 05-062

Annexe IV : Hauteur de Cheminée

La hauteur de cheminée ( différence entre l’altitude du débouché à l’air libre et


l’altitude moyenne du sol à l’endroit considéré) exprimée en mètres, est
déterminée d'une part en fonction du niveau des émissions de polluants à
l'atmosphère, d'autre part, en fonction de l'existence d'obstacles susceptibles de
gêner la dispersion des gaz.

Cette hauteur ne peut être inférieure à 10 m.

Calcul de hauteur de cheminée:

On calcule d’abord la quantité S= kq/c m pour chacun des principaux polluants


où :

- k est un coefficient qui vaut 340 pour les polluants gazeux et 680 pour les
poussières;
- q est le débit théorique instantané maximal du polluant considéré émis à la
cheminée exprimée en kg/h
- c m est la concentration maximale du polluant considérée comme admissible au
niveau du sol du fait de l'installation exprimée en mg/m3;
- cm est égale à cr – c0 où cr est une valeur de référence donnée par le tableau ci-
dessous et où c0 est la moyenne annuelle de la concentration mesurée au lieu
considérée.

Polluant Valeur de cr
Oxydes de soufre 0,15
Oxydes d'azote 0,14
Poussières 0,15
Acide chlorhydrique 0,05
Composés organiques 1 – 0,05
Plomb 0,002
Cadmium 0,0005

En l'absence de mesures de la pollution, co peut être prise arbitrairement de la


manière suivante:

Polluant Oxydes de soufre Oxydes d'azote Poussières


zone peu polluée 0,01 0,01 0,01
zone moyennement 0,04 0,05 0,04
urbanisée ou
moyennement
industrialisée
zone très urbanisée ou 0,07 0,10 0,08
très industrialisée

Pour les autres polluants, en l'absence de mesures c0 pourra être négligée.


On mesure ensuite s qui est égal à la plus grande des valeurs de s calculées pour
chacun des principaux polluants.
La hauteur de la cheminée exprimée en mètres est ainsi calculée:
Hp = s1/2 (R . T)-1/6

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NS 05-062
R est le débit de gaz exprimé en mètres cube par heure et compté à la
température effective d'éjection des gaz;
T est la différence exprimée en kelvin entre la température au débouché de la
I>

cheminée et la température moyenne annuelle de l'air ambiant. Si T est


I>

inférieure à 50 kelvin on adopte la valeur de 50 pour le calcul.


Si une installation est équipée de plusieurs cheminées ou s’il existe dans son
voisinage d’autres rejets des mêmes polluants à l’atmosphère, le calcul de la
hauteur de la cheminée est considérée effectuée comme suit :
Deux cheminées i et j, de hauteurs respectivement hi et hj calculées
conformément à la formule ci-dessus, sont considérées comme dépendantes si
les trois conditions suivantes sont simultanément remplies :
. la distance entre les axes des deux cheminées est inférieure à la somme ( hi +
hj +10) (en mètres) ;
. hi est supérieure a la moitié de hj ;
. hJ est supérieure a la moitié de hI ;
On détermine ainsi l’ensemble des cheminées dépendantes de la cheminée
considérée dont la hauteur doit être au moins égale à la valeur de hp calculée
pour le débit total de polluant et le volume total des gaz émis par l’ensemble de
ces cheminées.
Obstacles naturels dans le voisinage ;
La vitesse d’éjection des gaz en marche continue maximale doit être au moins
égale à 8m/s si le débit d’émission de la cheminée considérée dépasse
5 000m3/h, 5m/s si ce débit est inférieur ou égal à 5 000m3/h.
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NS 05-062

Annexe V : Conditions d’ Echantillons et de Mesure de la Pollution de


l’Air

• NS 05-003 : Qualité de l’air : aspects généraux Vocabulaire, août 1986.


(Equivalent=ISO 4225)
• NS 05-008 : Pollution atmosphérique : Méthode de détermination pondérale des
particules solides entraînées par les gaz de combustion
• NS 05-009 : Pollution atmosphérique : Teneur de l’air en dioxyde d’azote.
Méthode de Griess-Sallzman
• NS 05-012 : Pollution atmosphérique : Détermination d’un indice de pollution
acide
• NF NF X 43-016 : Méthode de détermination d’un indice de pollution gazeuse
acide (exprimé en équivalent SO2) au moyen d’un analyseur automatique
séquentiel à échantillonnage continu
• NF X 43-021 : Prélèvement sur filtre des matières particulaires en suspension
dans l’air ambiant. Appareillage automatique séquentiel
• NS 05-013 : Pollution atmosphérique : Matières particulaires en suspension-
Méthode de mesure de la concentration en masse au moyen d’un appareil
séquentiel à jauge β.
• NF X 43-023 : Mesure de la concentration des matières particulaires en
suspension dans l’air ambiant. Méthode gravimétrique
• NS 05-014 : Pollution atmosphérique : Détermination des composés soufrés
gazeux dans l’air- Appareillage et méthode d’échantillonnage
• NS 05-015 : Qualité de l’air : Détermination de concentration en masse de
dioxyde de soufre dans l’air ambiant – Méthode spectrophotométrique au thorin
• NF X43-019 : Dosage de dioxyde de soufre dans l’air ambiant - Méthode par
fluorescence UV
• NF X43-020 : Détermination du soufre total gazeux ou du dioxyde de soufre seul
dans l’Air ambiant - Méthode par photométrie de flamme
• NS 05-019 : Caractéristiques de fonctionnement et concepts connexes pour les
méthodes de mesure de la qualité de l’air
• NS 05-020 : Qualité de l’air : Définition des fractions de taille des particules pour
l’échantillonnage lié aux problèmes de santé
• NS 05-021 : Qualité de l’air : Air ambiant-Concepts relatifs à l’échantillonnage
des matières particulaires
• NS 05-022 : Pollution atmosphérique : Méthode de mesurage de l’odeur d’un
effluent gazeux – Détermination du facteur de dilution au seuil de perception
• NS 05-50 : Air ambiant : Détermination en masse du monoxyde de carbone –
méthode par chromatographie en phase gazeuse
• NF X 43-005 : Détermination d’un indice de fumée noire
• NF X 43-006 : Mesure des retombées par la méthode des collecteurs de
précipitation
• NF X 43-011 : Détermination des composés soufrés dans l’air ambiant.
Appareillage et méthode d’échantillonnage
• NF X 43-015. Teneur de l’air atmosphérique en dioxyde d’azote – méthode de
dosage de piégeage sur filtre imprégné de triéthanolamine
• NF X 43-018 : Dosage des oxydes d’azote par chimiluminescence
• NF X 43-025 : Détermination des hydrocarbures aromatiques polycycliques.
Dosage par chromatographie gazeuse
• NF X 43-022. Dosage de l’ozone dans l’air. Méthode par absorption UV
• NF X 43-026 : Détermination du Plomb dans les aérosols- Spectrométrie
d’absorption atomique
• NF X 43-027 : Détermination du Plomb dans les aérosols – Spectrométrie de
fluorescence
• NF X 43-012 : Dosage du monoxyde de carbone dans l’air ambiant par absorption
d’un rayonnement infrarouge.

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