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SOMMAIRE ANALYTIQUE
LOIS
Conseil constitutionnel
Présidence de la République
textes généraux
25 Arrêté du 22 avril 2024 modifiant l’arrêté du 26 décembre 2022 portant délégation de pouvoirs
des ministres chargés de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports aux recteurs
d’académie et aux vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie et de
Polynésie française en matière de recrutement et de gestion de certains personnels stagiaires
et titulaires relevant des ministres chargés de l’éducation nationale, de la jeunesse et des
sports
26 Arrêté du 14 mai 2024 relatif aux volumes substituables individuels pour certains vins
d’appellation d’origine contrôlée de la récolte 2023
27 Arrêté du 14 mai 2024 homologuant le cahier des charges de l’indication géographique
protégée « Côtes de la Charité »
28 Arrêté du 14 mai 2024 portant composition du comité de présélection ministériel pour
l’établissement de la liste des candidats présélectionnés pour être auditionnés par le comité
de sélection interministériel pour l’établissement de la liste d’aptitude d’accès au corps des
administrateurs de l’Etat
ministère de la culture
29 Arrêté du 30 avril 2024 modifiant l’arrêté du 11 mars 1993 portant création d’un comité
d’histoire du ministère de la culture
30 Arrêté du 7 mai 2024 portant approbation de la convention constitutive du groupement
d’intérêt public dénommé « Mission de préfiguration MansA-Maison des mondes
Africains »
31 Arrêté du 17 mai 2024 relatif à l’insaisissabilité de biens culturels
32 Arrêté du 14 mai 2024 relatif à la protection des sources de rayonnements ionisants contre les
actes de malveillance pour le périmètre de responsabilité du ministre de la défense
33 Arrêté du 13 mai 2024 modifiant l’arrêté du 5 février 2008 pris en application du décret
no 2002-22 du 4 janvier 2002 relatif à la situation administrative et financière des personnels
des établissements d’enseignement français à l’étranger
34 Décret no 2024-452 du 21 mai 2024 relatif à l’expérimentation d’un certificat de projet dans les
friches
35 Arrêté du 3 mai 2024 fixant la liste des infrastructures ferroviaires locales ne revêtant pas une
importance stratégique pour le marché ferroviaire européen
36 Arrêté du 7 mai 2024 fixant le barème hors taxes des redevances prévues à l’article L. 554-2-1
du code de l’environnement pour l’année 2024
37 Arrêté du 21 mai 2024 modifiant l’arrêté du 14 décembre 2023 fixant la liste des versions de
voitures particulières électriques ayant atteint le score environnemental minimal
conditionnant l’éligibilité à certaines aides à l’achat ou à la location de véhicules peu
polluants
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Sommaire
mesures nominatives
Premier ministre
40 Arrêté du 15 mai 2024 portant admission à la retraite (administrateurs de l’Etat)
ministère de la culture
49 Arrêté du 22 avril 2024 portant nomination à la Commission d’enrichissement de la langue
française
50 Arrêté du 24 avril 2024 portant nomination au Conseil national des œuvres dans l’espace
public dans le domaine des arts plastiques
51 Arrêté du 24 avril 2024 portant nomination d’un membre de la commission du réseau de la
diffusion de la presse
52 Arrêté du 30 avril 2024 portant nomination d’un haut fonctionnaire adjoint de défense et de
sécurité
53 Arrêté du 13 mai 2024 portant nomination (directions régionales des affaires culturelles)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Sommaire
ministère de la justice
56 Arrêté du 21 mai 2024 portant retrait d’un arrêté d’admission à la retraite (tribunaux
administratifs et cours administratives d’appel)
conventions collectives
Conseil constitutionnel
66 Décision no 2024-1088 QPC du 17 mai 2024
67 Décision no 2024-1089 QPC du 17 mai 2024
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Sommaire
91 Délibération no 2024-40 du 15 février 2024 portant décision sur le tarif péréqué d'utilisation des
réseaux publics de distribution de gaz naturel de GRDF
92 Délibération no 2024-41 du 15 février 2024 portant décision modifiant des délibérations de la
Commission de régulation de l’énergie du 27 janvier 2022 et du 28 avril 2022 relatives aux
tarifs péréqués d’utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel des
entreprises locales de distribution
Informations parlementaires
Assemblée nationale
Sénat
Avis et communications
avis divers
Annonces
111 Demandes de changement de nom (textes 111 à 132)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 1 sur 132
LOIS
LOI organique no 2024-448 du 21 mai 2024 modifiant la loi organique no 2010-837
du 23 juillet 2010 relative à l’application du cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution (1)
NOR : ECOP2333076L
Article 1er
Le tableau annexé à la loi organique no 2010-837 du 23 juillet 2010 relative à l’application du cinquième alinéa
de l’article 13 de la Constitution est ainsi modifié :
1o La première colonne de la vingtième ligne est complétée par les mots : « et de radioprotection » ;
2o La trente-huitième ligne est supprimée ;
3o La première colonne de la trente-neuvième ligne est ainsi rédigée : « Haute autorité de l’audit » ;
4o La quarante-cinquième ligne est supprimée ;
5o Après la cinquante-deuxième ligne, est insérée une ligne ainsi rédigée :
«
».
Article 2
Les 1 et 4 de l’article 1 entrent en vigueur le 1er janvier 2025.
o o er
Article 3
Le 5o de l’article 1er ne s’applique pas au mandat de président du conseil d’administration de la société Orano en
cours à la date de publication de la présente loi.
La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.
Fait à Paris, le 21 mai 2024.
EMMANUEL MACRON
Par le Président de la République :
Le Premier ministre,
GABRIEL ATTAL
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
BRUNO LE MAIRE
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
CATHERINE VAUTRIN
Le ministre de la transition écologique
et de la cohésion des territoires,
CHRISTOPHE BÉCHU
Discussion les 7 et 13 février 2024 et adoption, après engagement de la procédure accélérée, le 13 février 2024 (TA no 67,
2023-2024).
Assemblée nationale :
Projet de loi organique, adopté par le Sénat, no 2198 ;
Rapport de M. Sacha Houlié, au nom de la commission des lois, no 2300 ;
Discussion les 11 et 15 mars 2024 et adoption le 19 mars 2024 (TA no 263).
Assemblée nationale :
Rapport de M. Jean-Luc Fugit, au nom de la commission mixte paritaire, no 2438 ;
Discussion et adoption le 9 avril 2024 (TA no 284).
Sénat :
Rapport de MM. Pascal Martin et Patrick Chaize, au nom de la commission mixte paritaire, no 504 (2023-2024) ;
Texte de la commission no 506 (2023-2024) ;
Discussion et adoption le 9 avril 2024 (TA no 113, 2023-2024).
Conseil constitutionnel :
Décision no 2024-867 DC du 17 mai 2024 publiée au Journal officiel de ce jour.
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LOIS
LOI no 2024-449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser
et à réguler l'espace numérique (1)
NOR : ECOI2309270L
TITRE IER
PROTECTION DES MINEURS EN LIGNE
Section 1
Renforcement des pouvoirs de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle
et numérique en matière de protection en ligne des mineurs
Article 1er
I. – L’article 10 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique est ainsi
rédigé :
« Art. 10. – I. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique veille à ce que les
contenus pornographiques mis à la disposition du public par un éditeur de service de communication au public en
ligne, sous sa responsabilité éditoriale, ou fournis par un service de plateforme de partage de vidéos, au sens de
l’article 2 de la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, ne soient pas
accessibles aux mineurs.
« Elle établit et publie à cette fin, après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, un
référentiel déterminant les exigences techniques minimales applicables aux systèmes de vérification de l’âge. Ces
exigences portent sur la fiabilité du contrôle de l’âge des utilisateurs et sur le respect de leur vie privée. Ce
référentiel est actualisé en tant que de besoin dans les mêmes conditions. L’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique peut exiger des éditeurs et des fournisseurs de services mentionnés au
premier alinéa du présent I qu’ils conduisent un audit des systèmes de vérification de l’âge qu’ils mettent en œuvre
afin d’attester de la conformité de ces systèmes avec les exigences techniques définies par le référentiel. Ledit
référentiel précise les modalités de réalisation et de publicité de cet audit, qui est confié à un organisme
indépendant disposant d’une expérience avérée.
« L’éditeur de service de communication au public en ligne et le fournisseur d’un service de plateforme de
partage de vidéos mentionnés au même premier alinéa prévoient l’affichage d’un écran ne comportant aucun
contenu à caractère pornographique tant que l’âge de l’utilisateur n’a pas été vérifié.
« II. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut, le cas échéant après avis
du président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, mettre en demeure les personnes
mentionnées au premier alinéa du I qui permettent l’accès à un contenu pornographique de se conformer, dans un
délai d’un mois, au référentiel mentionné au deuxième alinéa du même I. Elle rend publiques ces mises en
demeure.
« Lorsque la personne ne se conforme pas à la mise en demeure à l’expiration de ce délai, l’Autorité de
régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut, après avis de la Commission nationale de
l’informatique et des libertés, prononcer une sanction pécuniaire dans les conditions prévues à l’article 42-7 de la
loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 précitée.
« Le montant de la sanction prend en compte la nature, la gravité et la durée du manquement, les avantages tirés
de ce manquement et les manquements commis précédemment.
« La sanction prononcée ne peut excéder 150 000 euros ou 2 % du chiffre d’affaires mondial hors taxes réalisé
au cours de l’exercice précédent, le plus élevé des deux montants étant retenu. Ce maximum est porté
à 300 000 euros ou à 4 % du chiffre d’affaires mondial hors taxes, le plus élevé des deux montants étant retenu, en
cas de réitération du manquement dans un délai de cinq ans à compter de la date à laquelle la première sanction est
devenue définitive.
« Les sanctions pécuniaires sont recouvrées comme les créances de l’Etat étrangères à l’impôt et au domaine. »
II. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique établit et publie le référentiel
mentionné au I de l’article 10 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique,
dans sa rédaction résultant de la présente loi, dans un délai de deux mois à compter de sa promulgation. Elle rend
compte, dans le rapport d’activité mentionné au IV de l’article 10-1 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 précitée,
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des actualisations du référentiel et des audits des systèmes de vérification de l’âge mis en œuvre par les services
concernés.
III. – Les personnes mentionnées au I de l’article 10 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 précitée dont le
service permet l’accès à des contenus pornographiques mettent en œuvre un système de vérification de l’âge
conforme aux caractéristiques techniques du référentiel mentionné au même I dans un délai de trois mois à compter
de la publication du référentiel par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique.
Article 2
o
I. – Après l’article 10 de la loi n 2004-575 du 21 juin 2004 précitée, sont insérés des articles 10-1 et 10-2 ainsi
rédigés :
« Art. 10-1. – I. – Lorsqu’une personne dont l’activité est de fournir un service de communication au public en
ligne sous sa responsabilité éditoriale ou de fournir un service de plateforme de partage de vidéos permet à des
mineurs d’avoir accès à un contenu pornographique en violation de l’article 227-24 du code pénal, l’Autorité de
régulation de la communication audiovisuelle et numérique lui fait part de ses observations motivées par une lettre,
remise par tout moyen propre à en établir la date de réception. A compter de la date de sa réception, le destinataire
de cette lettre dispose d’un délai de quinze jours pour présenter ses observations.
« A l’expiration de ce délai, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut
mettre en demeure la personne mentionnée au premier alinéa du présent I de prendre, dans un délai de quinze jours,
toute mesure de nature à empêcher l’accès des mineurs à ces contenus. L’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique rend publique cette mise en demeure.
« II. – Lorsque la personne mentionnée au I ne se conforme pas à la mise en demeure à l’expiration du délai de
quinze jours mentionné au second alinéa du même I, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et
numérique peut prononcer une sanction pécuniaire dans les conditions prévues à l’article 42-7 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication.
« Le montant de la sanction prend en compte la nature, la gravité et la durée du manquement, les avantages tirés
de ce manquement et les manquements commis précédemment.
« La sanction prononcée ne peut excéder 250 000 euros ou 4 % du chiffre d’affaires mondial hors taxes réalisé
au cours de l’exercice précédent, le plus élevé des deux montants étant retenu. Ce maximum est porté à 500 000
euros ou à 6 % du chiffre d’affaires mondial hors taxes, le plus élevé des deux montants étant retenu, en cas de
réitération du manquement dans un délai de cinq ans à compter de la date à laquelle la première sanction est
devenue définitive.
« Les sanctions pécuniaires sont recouvrées comme les créances de l’Etat étrangères à l’impôt et au domaine.
« III. – En cas d’inexécution de la mise en demeure prévue au I du présent article, l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique peut notifier aux fournisseurs de services d’accès à internet ou aux
fournisseurs de systèmes de résolution de noms de domaine mentionnés au II de l’article 12, par tout moyen propre
à en établir la date de réception, les adresses électroniques des services de communication au public en ligne ou des
services de plateforme de partage de vidéos ayant fait l’objet de la procédure prévue au I du présent article ainsi
que celles des services qui reprennent le même contenu, en totalité ou de manière substantielle, et qui présentent les
mêmes modalités d’accès. Ces fournisseurs doivent alors empêcher l’accès à ces adresses dans un délai de
quarante-huit heures. Toutefois, en l’absence de mise à disposition des informations mentionnées aux I et II de
l’article 1er-1, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut procéder à la
notification prévue au présent III sans avoir mis en œuvre la procédure prévue au I du présent article.
« Les utilisateurs des services de communication au public en ligne et des services de plateforme de partage de
vidéos auxquels l’accès est empêché sont avertis par une page d’information de l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique indiquant les motifs de la mesure de blocage.
« L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut également notifier les adresses
électroniques de ces services ainsi que celles des services qui reprennent le même contenu, en totalité ou de
manière substantielle, et qui présentent les mêmes modalités d’accès aux moteurs de recherche ou aux annuaires,
lesquels disposent d’un délai de quarante-huit heures afin de faire cesser le référencement des services concernés.
« Une copie des notifications adressées aux fournisseurs de services d’accès à internet, aux fournisseurs de
systèmes de résolution de noms de domaine et aux moteurs de recherche ou aux annuaires est adressée
simultanément à la personne dont l’activité est d’éditer le service de communication au public en ligne ou de
fournir un service de plateforme de partage de vidéos concernée.
« Les mesures prévues au présent III sont prononcées pour une durée maximale de deux ans. Leur nécessité est
réévaluée, d’office ou sur demande, au moins une fois par an. Lorsque les faits mentionnés au premier alinéa du I
ne sont plus constitués, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique avise sans délai
les destinataires des notifications prévues au présent III de la levée de ces mesures.
« IV. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique rend public chaque année un
rapport d’activité sur les conditions d’exercice et les résultats de son activité, qui précise notamment le nombre de
décisions d’injonction, les suites qui y ont été données, les éventuelles décisions de justice prises sur les recours
engagés contre ces décisions d’injonction et le nombre d’adresses électroniques qui ont fait l’objet d’une mesure de
blocage d’accès ou de déréférencement. Ce rapport est remis au Gouvernement et au Parlement.
« V. – Sans préjudice des articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, les personnes
mentionnées aux I à III du présent article peuvent demander au président du tribunal administratif ou au magistrat
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 2 sur 132
délégué par celui-ci l’annulation des mesures mentionnées aux mêmes I à III dans un délai de cinq jours à compter
de leur réception.
« Il est statué sur la légalité de la mesure de blocage ou de déréférencement dans un délai d’un mois à compter de
la saisine. L’audience est publique.
« Les jugements rendus en application des deux premiers alinéas du présent V sont susceptibles d’appel dans un
délai de dix jours à compter de leur notification. Dans ce cas, la juridiction d’appel statue dans un délai de
trois mois à compter de sa saisine.
« VI. – Pour tout manquement aux obligations définies au III du présent article, l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique peut prononcer une sanction pécuniaire dans les conditions prévues à
l’article 42-7 de la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 précitée.
« Toutefois, aucune sanction ne peut être prononcée lorsque, en raison de motifs de force majeure ou
d’impossibilité de fait qui ne lui sont pas imputables, la personne concernée est placée dans l’impossibilité de
respecter l’obligation qui lui a été faite ou, lorsque la procédure prévue au V du présent article a été engagée, tant
qu’elle n’a pas fait l’objet d’une décision devenue définitive.
« Le montant de la sanction prend en compte la nature, la gravité et la durée du manquement, les avantages tirés
de ce manquement et les manquements commis précédemment.
« Le montant de la sanction ne peut excéder la somme de 75 000 euros ou 1 % du chiffre d’affaires mondial hors
taxes réalisé au cours de l’exercice précédent, le plus élevé des deux montants étant retenu. Ce maximum est porté
à 150 000 euros ou à 2 % du chiffre d’affaires mondial hors taxes, le plus élevé des deux montants étant retenu, en
cas de réitération du manquement dans un délai de cinq ans à compter de la date à laquelle la première sanction est
devenue définitive.
« Les sanctions pécuniaires sont recouvrées comme les créances de l’Etat étrangères à l’impôt et au domaine.
« VII. – Les agents de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peuvent, s’ils
ont été spécialement habilités à cet effet par l’autorité et assermentés dans les conditions prévues au 2o du I de
l’article 19 de la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 précitée, constater par procès-verbal qu’un service de
communication au public en ligne ou un service de plateforme de partage de vidéos permettant l’accès à des
contenus pornographiques ne met pas en œuvre un système de vérification de l’âge conforme aux exigences
techniques minimales du référentiel mentionné à l’article 10 de la présente loi ou permet à des mineurs d’avoir
accès à un contenu pornographique en violation de l’article 227-24 du code pénal.
« VIII. – Les conditions d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’Etat.
« Art. 10-2. – I. – Les articles 10 et 10-1 s’appliquent aux éditeurs de service de communication au public en
ligne et aux fournisseurs de services de plateforme de partage de vidéos établis en France ou hors de l’Union
européenne.
« II. – Lorsque les conditions mentionnées au a du paragraphe 4 de l’article 3 de la directive 2000/31/CE du
Parlement européen et du Conseil du 8 juin 2000 relative à certains aspects juridiques des services de la société de
l’information, et notamment du commerce électronique, dans le marché intérieur (“directive sur le commerce
électronique”) sont remplies et au terme de la procédure prévue au b du paragraphe 4 ou, le cas échéant, au
paragraphe 5 du même article 3, les articles 10 et 10-1 de la présente loi s’appliquent également aux éditeurs de
service de communication au public en ligne et aux fournisseurs de services de plateforme de partage de vidéos
établis dans un autre Etat membre de l’Union européenne, trois mois après la publication de l’arrêté conjoint du
ministre chargé de la culture et de la communication et du ministre chargé du numérique les désignant. L’Autorité
de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut proposer aux ministres la désignation de ces
personnes et fournit à l’appui tous les éléments de nature à justifier sa proposition. L’arrêté est pris après avis de
l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, sauf lorsqu’il fait suite à une proposition
de l’Autorité portant sur chacun des fournisseurs désignés par cet arrêté. »
II. – L’article 23 de la loi no 2020-936 du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales
est abrogé.
Article 3
Après l’article 6-6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 précitée, il est inséré un article 6-8 ainsi rédigé :
« Art. 6-8. – I. – En cas d’inexécution de la mise en demeure prévue au II de l’article 6-7, l’Autorité de
régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut demander aux boutiques d’applications logicielles
d’empêcher le téléchargement de l’application logicielle en cause. Ces boutiques disposent d’un délai de quarante-
huit heures pour satisfaire cette demande.
« II. – En cas d’inexécution de la mise en demeure prévue au II de l’article 10 et au I de l’article 10-1 et dans
l’hypothèse où l’éditeur du service de communication au public en ligne ou le fournisseur du service de plateforme
de partage de vidéos concerné donne accès aux contenus pornographiques au moyen d’une application logicielle ou
édite des applications qui reprennent ces contenus, en totalité ou de manière substantielle et selon les mêmes
modalités d’accès, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut demander aux
boutiques d’applications logicielles d’empêcher le téléchargement des applications logicielles en cause. Ces
boutiques disposent d’un délai de quarante-huit heures pour satisfaire cette demande.
« III. – Les mesures prévues aux I et II du présent article sont demandées pour une durée maximale de deux ans.
Leur nécessité est réévaluée, d’office ou sur demande, au moins une fois par an. Lorsque les faits justifiant les
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demandes prévues aux mêmes I et II ne sont plus constitués, l’Autorité de régulation de la communication
audiovisuelle et numérique avise sans délai les destinataires de celles-ci de la levée des mesures.
« IV. – Le fait pour une boutique d’applications logicielles de ne pas satisfaire aux obligations prévues aux I
à III est puni d’une amende ne pouvant excéder 1 % du chiffre d’affaires mondial hors taxes réalisé au cours de
l’exercice précédent.
« V. – Un décret en Conseil d’Etat, pris après avis de l’Autorité de régulation de la communication
audiovisuelle et numérique, détermine les modalités d’application du présent article. »
Section 2
Pénalisation du défaut d’exécution en vingt-quatre heures d’une demande
de l’autorité administrative de retrait de contenu pédopornographique
Article 4
o
La loi n 2004-575 du 21 juin 2004 précitée est ainsi modifiée :
1o L’article 6-5 est abrogé ;
2o L’article 6-2 devient l’article 6-5 ;
3o L’article 6-2 est ainsi rétabli :
« Art. 6-2. – I. – Si un fournisseur de services d’hébergement n’a jamais fait l’objet d’une demande en
application de l’article 6-1 en vue de retirer une image ou une représentation de mineurs présentant un caractère
pornographique relevant de l’article 227-23 du code pénal, l’autorité administrative mentionnée à l’article 6-1 de la
présente loi communique à ladite personne des informations sur les procédures et les délais applicables, au moins
douze heures avant d’émettre la demande de retrait.
« II. – Si le fournisseur mentionné au I du présent article ne peut se conformer à une demande de retrait pour des
motifs tenant à la force majeure ou à une impossibilité de fait qui ne lui sont pas imputables, y compris pour des
raisons techniques ou opérationnelles objectivement justifiables, il informe de ces motifs, sans retard indu,
l’autorité administrative qui a émis la demande de retrait.
« Le délai indiqué au deuxième alinéa de l’article 6-1 commence à courir dès que les motifs mentionnés au
premier alinéa du présent II ont cessé d’exister.
« Si le fournisseur mentionné au I ne peut se conformer à une demande de retrait, au motif que cette dernière
contient des erreurs manifestes ou ne contient pas suffisamment d’informations pour en permettre l’exécution, il
informe de ces motifs, sans retard indu, l’autorité administrative qui a émis la demande de retrait et demande les
éclaircissements nécessaires.
« Le délai indiqué au deuxième alinéa de l’article 6-1 commence à courir dès que le fournisseur de services
d’hébergement a reçu ces éclaircissements.
« III. – Lorsqu’un fournisseur de services d’hébergement retire une image ou une représentation de mineurs
présentant un caractère pornographique et relevant de l’article 227-23 du code pénal, il en informe dans les
meilleurs délais le fournisseur de contenus, en précisant les motifs qui ont conduit au retrait de l’image ou de la
représentation, la possibilité de solliciter la transmission d’une copie de l’injonction de retrait et les droits dont il
dispose pour contester la demande de retrait devant la juridiction administrative compétente.
« Sur demande du fournisseur de contenus, le fournisseur de services d’hébergement transmet une copie de
l’injonction de retrait.
« Les obligations prévues aux deux premiers alinéas du présent III ne s’appliquent pas lorsque l’autorité
compétente qui a émis la demande de retrait décide qu’il est nécessaire et proportionné de ne pas divulguer
d’informations pour ne pas entraver le bon déroulement des actions de prévention, de détection, de recherche et de
poursuite des auteurs de l’infraction prévue à l’article 227-23 du code pénal.
« En pareil cas, l’autorité compétente informe le fournisseur de services d’hébergement de sa décision en
précisant sa durée d’application, qui ne peut excéder six semaines à compter de ladite décision, et le fournisseur de
services d’hébergement ne divulgue aucune information sur le retrait du contenu au fournisseur de ce dernier.
« Ladite autorité compétente peut prolonger cette période d’une nouvelle période de six semaines lorsque la non-
divulgation continue d’être justifiée. En pareil cas, elle en informe le fournisseur de services d’hébergement. » ;
4o Après le même article 6-2, sont insérés des articles 6-2-1 et 6-2-2 ainsi rédigés :
« Art. 6-2-1. – I. – Le fait, pour les fournisseurs de services d’hébergement, de ne pas retirer les images ou les
représentations de mineurs présentant un caractère pornographique relevant de l’article 227-23 du code pénal dans
un délai de vingt-quatre heures à compter de la réception de la demande de retrait prévue à l’article 6-1 de la
présente loi est puni d’un an d’emprisonnement et de 250 000 euros d’amende.
« Lorsque l’infraction définie au premier alinéa du présent I est commise de manière habituelle par une personne
morale, le montant de l’amende peut être porté à 4 % de son chiffre d’affaires mondial hors taxes réalisé au cours
de l’exercice précédent.
« II. – Les personnes morales déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues à l’article 121-2
du code pénal, des infractions définies au I du présent article encourent, outre l’amende suivant les modalités
prévues à l’article 131-38 du code pénal, les peines prévues aux 2o et 9o de l’article 131-39 du même code.
L’interdiction prévue au 2o du même article 131-39 est prononcée pour une durée maximale de cinq ans et porte sur
l’activité professionnelle dans l’exercice ou à l’occasion de laquelle l’infraction a été commise.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 2 sur 132
« Art. 6-2-2. – I. – Sans préjudice des articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, les
fournisseurs de services d’hébergement et les fournisseurs de contenus concernés par une demande, faite en
application de l’article 6-1 de la présente loi, de retrait d’une image ou d’une représentation de mineurs présentant
un caractère pornographique relevant de l’article 227-23 du code pénal ainsi que la personnalité qualifiée
mentionnée à l’article 6-1 de la présente loi peuvent demander au président du tribunal administratif ou au
magistrat délégué par celui-ci l’annulation de cette demande, dans un délai de quarante-huit heures à compter soit
de sa réception, soit, s’agissant du fournisseur de contenus, du moment où il est informé par le fournisseur de
services d’hébergement du retrait du contenu.
« II. – Il est statué sur la légalité de l’injonction de retrait dans un délai de soixante-douze heures à compter de la
saisine. L’audience est publique.
« III. – Les jugements rendus en application du I du présent article sur la légalité de la décision sont susceptibles
d’appel dans un délai de dix jours à compter de leur notification. Dans ce cas, la juridiction d’appel statue dans un
délai d’un mois à compter de sa saisine.
« IV. – Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’Etat. »
Article 5
I. – A titre expérimental, pour une durée de deux ans à compter de l’entrée en vigueur du décret prévu au présent
article, l’autorité administrative peut, lorsque les nécessités de la lutte contre la diffusion des images de tortures ou
d’actes de barbarie relevant de l’article 222-1 du code pénal le justifient, demander à toute personne dont l’activité
est d’éditer un service de communication au public en ligne ou aux fournisseurs de services d’hébergement de
retirer les contenus qui contreviennent manifestement au même article 222-1. Elle en informe simultanément les
fournisseurs de services d’accès à internet.
En l’absence de retrait de ces contenus dans un délai de vingt-quatre heures, l’autorité administrative peut
notifier aux fournisseurs de services d’hébergement la liste des adresses électroniques des services de
communication au public en ligne contrevenant audit article 222-1. Ces personnes doivent alors empêcher sans
délai l’accès à ces adresses. Toutefois, en l’absence de mise à disposition par la personne dont l’activité est d’éditer
un service de communication au public en ligne des informations mentionnées au III de l’article 6 de la loi no 2004-
575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, l’autorité administrative peut procéder à la
notification prévue à la première phrase du présent alinéa sans avoir préalablement demandé le retrait des contenus
dans les conditions prévues à la première phrase du premier alinéa.
L’autorité administrative transmet les demandes de retrait et la liste mentionnées, respectivement, aux premier et
deuxième alinéas à une personnalité qualifiée, désignée en son sein par l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique pour la durée de son mandat au sein de cette autorité. La personnalité
qualifiée s’assure de la régularité des demandes de retrait et des conditions d’établissement, de mise à jour, de
communication et d’utilisation de la liste. Si elle constate une irrégularité, elle peut à tout moment recommander à
l’autorité administrative d’y mettre fin. Si l’autorité administrative ne suit pas cette recommandation, la
personnalité qualifiée peut saisir la juridiction administrative compétente, en référé ou sur requête.
L’autorité administrative peut également notifier les adresses électroniques dont les contenus contreviennent à
l’article 222-1 du code pénal aux moteurs de recherche ou aux annuaires, lesquels prennent toute mesure utile
destinée à faire cesser le référencement du service de communication au public en ligne. La procédure prévue au
troisième alinéa du présent I est applicable.
II. – A. – Si un fournisseur de services d’hébergement n’a jamais fait l’objet d’une demande en application du I
du présent article de retirer une image de tortures ou d’actes de barbarie relevant de l’article 222-1 du code pénal,
l’autorité administrative mentionnée au I du présent article communique à ladite personne des informations sur les
procédures et les délais applicables, au moins douze heures avant d’émettre la demande de retrait.
B. – Si le fournisseur mentionné au A du présent II ne peut se conformer à une demande de retrait pour des
motifs tenant à la force majeure ou à une impossibilité de fait qui ne sont lui pas imputables, y compris pour des
raisons techniques ou opérationnelles objectivement justifiables, il informe de ces motifs, sans retard indu,
l’autorité administrative qui a émis la demande de retrait. Après examen de ces motifs, l’autorité administrative
peut enjoindre au fournisseur mentionné au même A de se conformer à la demande de retrait.
Le délai indiqué au deuxième alinéa du I commence à courir dès que les motifs mentionnés au premier alinéa du
présent B ont cessé d’exister.
Si le fournisseur mentionné au A ne peut se conformer à une demande de retrait, au motif que cette dernière
contient des erreurs manifestes ou ne contient pas suffisamment d’informations pour en permettre l’exécution, il
informe de ces motifs, sans retard indu, l’autorité administrative qui a émis la demande de retrait et demande les
éclaircissements nécessaires.
Le délai indiqué au deuxième alinéa du I commence à courir dès que le fournisseur de services d’hébergement a
reçu ces éclaircissements.
C. – Lorsqu’un fournisseur de services d’hébergement retire une image de tortures ou d’actes de barbarie
relevant de l’article 222-1 du code pénal, il en informe, dans les meilleurs délais, le fournisseur de contenus, en
précisant les motifs qui ont conduit au retrait de l’image, la possibilité de solliciter la transmission d’une copie de
l’injonction de retrait et les droits dont il dispose pour contester la demande de retrait devant la juridiction
administrative compétente.
Sur demande du fournisseur de contenus, le fournisseur de services d’hébergement transmet une copie de
l’injonction de retrait.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 2 sur 132
Les obligations prévues aux deux premiers alinéas du présent C ne s’appliquent pas lorsque l’autorité
compétente qui a émis la demande de retrait décide qu’il est nécessaire et proportionné de ne pas divulguer
d’informations pour ne pas entraver le bon déroulement des actions de prévention, de détection, de recherche et de
poursuite des auteurs de l’infraction prévue à l’article 222-1 du code pénal.
En pareil cas, l’autorité compétente informe le fournisseur de services d’hébergement de sa décision en précisant
sa durée d’application, qui ne peut excéder six semaines à compter de ladite décision, et le fournisseur de services
d’hébergement ne divulgue aucune information sur le retrait du contenu au fournisseur de ce dernier.
Ladite autorité compétente peut prolonger cette période d’une nouvelle période de six semaines lorsque la non-
divulgation continue d’être justifiée. En pareil cas, elle en informe le fournisseur de services d’hébergement.
III. – A. – Sans préjudice des articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, les fournisseurs de
services d’hébergement et les fournisseurs de contenus concernés par une demande, faite en application du I du
présent article, de retrait d’une image de tortures ou d’actes de barbarie relevant de l’article 222-1 du code pénal
ainsi que la personnalité qualifiée mentionnée au I du présent article peuvent demander au président du tribunal
administratif ou au magistrat délégué par celui-ci l’annulation de cette demande, dans un délai de quarante-
huit heures à compter soit de sa réception, soit, s’agissant du fournisseur de contenus, du moment où il est informé
par le fournisseur de services d’hébergement du retrait du contenu.
B. – Il est statué sur la légalité de l’injonction de retrait dans un délai de soixante-douze heures à compter de la
saisine. L’audience est publique.
C. – Les jugements rendus en application du A du II sur la légalité de la décision sont susceptibles d’appel dans
un délai de dix jours à compter de leur notification. Dans ce cas, la juridiction d’appel statue dans un délai d’un
mois à compter de sa saisine.
IV. – Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret.
V. – Au plus tard trois mois avant son terme, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation de
l’expérimentation afin de déterminer l’opportunité de son éventuelle pérennisation. Ce rapport porte notamment sur
le nombre de signalements effectués auprès de l’autorité administrative, le nombre de demandes de retrait, le
nombre de sollicitations du ministère public, le nombre de sanctions prononcées et les difficultés constatées,
notamment en matière de caractérisation des contenus en cause.
Article 6
Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement
un rapport sur l’extension des compétences de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de
l’information et de la communication, selon la procédure prévue à l’article 6-1 de la loi no 2004-575 du
21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, au retrait des contenus présentant des traitements
inhumains et dégradants, des viols et des situations d’inceste.
TITRE II
PROTECTION DES CITOYENS DANS L’ENVIRONNEMENT NUMÉRIQUE
Article 7
L’article L. 312-9 du code de l’éducation est ainsi modifié :
1o Après le mot : « numériques », la fin du dernier alinéa est ainsi rédigée : « et de l’intelligence artificielle, de
tous types de contenus générés par ceux-ci et des réseaux sociaux ainsi qu’aux dérives et aux risques liés à ces
outils et aux contenus générés par l’intelligence artificielle ainsi qu’à la lutte contre la désinformation. » ;
2o Sont ajoutés quatre alinéas ainsi rédigés :
« Cette attestation est obligatoire pour tous les élèves à l’issue de la première année de collège et doit être
renouvelée à l’issue de la dernière année de collège.
« Afin de renforcer et de valoriser la culture numérique professionnelle des membres du personnel enseignant et
d’éducation, les membres volontaires peuvent également bénéficier d’une attestation de leurs compétences
numériques professionnelles.
« Une information annuelle sur l’apprentissage de la citoyenneté numérique est dispensée au début de chaque
année scolaire aux représentants légaux des élèves par un membre de l’équipe pédagogique. Elle comprend
notamment des messages d’information relatifs au temps d’utilisation des écrans par les élèves et à l’âge des
utilisateurs, une sensibilisation à l’exposition des mineurs aux contenus illicites et à la lutte contre la diffusion de
contenus haineux en ligne, une sensibilisation contre la manipulation d’ordre commercial et les risques
d’escroquerie en ligne, une sensibilisation à l’usage des dispositifs de signalement des contenus illicites mis à
disposition par les plateformes, une sensibilisation à l’interdiction du harcèlement commis dans l’espace
numérique ainsi qu’un renvoi aux différentes plateformes et services publics susceptibles de les accompagner.
« Cette formation inclut une sensibilisation aux violences sexistes et sexuelles commises par l’utilisation d’un
service de communication au public en ligne ou par le biais d’un support numérique ou électronique. »
Article 8
Le deuxième alinéa de l’article L. 611-8 du code de l’éducation est complété par une phrase ainsi rédigée : « Elle
comporte également une sensibilisation à la citoyenneté numérique, aux droits et aux devoirs liés à l’utilisation
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d’internet et des réseaux sociaux, à la prévention des violences sexistes et sexuelles commises par l’utilisation d’un
service de communication au public en ligne ou par le biais d’un support numérique ou électronique et à l’usage
des dispositifs de signalement de contenus illicites mis à disposition par les plateformes. »
Article 9
Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, un
rapport sur les actions de prévention et de sensibilisation au harcèlement, y compris au cyberharcèlement, mises en
place dans les établissements scolaires.
Ce rapport évalue la possibilité de rendre obligatoire une session annuelle de sensibilisation aux enjeux de
harcèlement, dont le cyberharcèlement.
Il évalue également la façon dont la lutte contre le harcèlement, dont le cyberharcèlement, est incluse dans la
formation initiale et la formation continue de l’ensemble des personnels des établissements scolaires.
Article 10
[Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par la décision du Conseil constitutionnel no 2024-
866 DC du 17 mai 2024.]
Article 11
[Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par la décision du Conseil constitutionnel no 2024-
866 DC du 17 mai 2024.]
Article 12
Après l’article 1 de la loi n 2004-575 du 21 juin 2004 précitée, il est inséré un article 1er-3 ainsi rédigé :
er o
« Art. 1er-3. – Les producteurs mentionnés à l’article L. 132-23 du code de la propriété intellectuelle qui
produisent des contenus à caractère pornographique simulant la commission d’un crime ou d’un délit mentionné au
deuxième alinéa du présent article affichent un message avertissant l’utilisateur du caractère illégal des
comportements ainsi représentés. Ce message, visible avant tout accès par voie électronique audit contenu puis
pendant toute la durée de visionnage, est clair, lisible et compréhensible.
« Le premier alinéa du présent article est applicable aux infractions prévues aux paragraphes 1 et 3 de la
section 3 du chapitre II du titre II du livre II du code pénal.
« Le contenu et les modalités de présentation du message prévu au premier alinéa du présent article sont précisés
par un décret pris après avis de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique.
« Tout manquement à l’obligation prévue au présent article est puni d’un an d’emprisonnement et de 75 000
euros d’amende.
« Tout contenu qui ne fait pas l’objet du message prévu au présent article est illicite au sens du paragraphe h de
l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un
marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques). »
Article 13
o
Après l’article 6-1 de la loi n 2004-575 du 21 juin 2004 précitée, il est inséré un article 6-1-1 A ainsi rédigé :
« Art. 6-1-1 A. – Les fournisseurs de services d’hébergement définis au 2 du I de l’article 6 agissent
promptement pour retirer tout contenu pornographique signalé par une personne représentée dans ce contenu
comme étant diffusé en violation de l’accord de cession de droits ou pour rendre l’accès à celui-ci impossible,
lorsque ce signalement est notifié conformément à l’article 16 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement
européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la
directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques). »
Article 14
o
I. – La loi n 86-1067 du 30 septembre 1986 précitée est ainsi modifiée :
1o A la première phrase du premier alinéa du III de l’article 33-1, après la référence : « 43-5 », sont insérés les
mots : « ou mentionnés au second alinéa de l’article 43-2 » ;
2o L’article 33-3 est complété par un III ainsi rédigé :
« III. – Par dérogation aux I et II, les services de médias audiovisuels à la demande relevant de la compétence de
la France en application des articles 43-4 et 43-5 ou mentionnés au second alinéa de l’article 43-2 peuvent être
diffusés sans formalité préalable. » ;
3o Au premier alinéa de l’article 42, après le mot : « audiovisuelle », sont insérés les mots : « , les personnes dont
l’activité est d’offrir un accès à des services de communication au public en ligne » ;
4o Après le même premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Les éditeurs et les distributeurs de services de communication audiovisuelle, les opérateurs de réseaux
satellitaires et les prestataires techniques auxquels ces personnes recourent peuvent être mis en demeure de
respecter les obligations imposées par les dispositions prises sur le fondement de l’article 215 du traité sur le
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 2 sur 132
b) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Est assimilé à l’infraction mentionnée au présent alinéa et puni des
mêmes peines le fait de porter à la connaissance du public ou d’un tiers, par quelque voie que ce soit, un contenu
visuel ou sonore généré par un traitement algorithmique et représentant l’image ou les paroles d’une personne, sans
son consentement, s’il n’apparaît pas à l’évidence qu’il s’agit d’un contenu généré algorithmiquement ou s’il n’en
est pas expressément fait mention. » ;
2o Après le même premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Ces peines sont portées à deux ans d’emprisonnement et à 45 000 euros d’amende lorsque les délits prévus au
présent article ont été réalisés en utilisant un service de communication au public en ligne. » ;
3o Au second alinéa, les mots : « le délit prévu par l’alinéa précédent est » sont remplacés par les mots : « les
délits prévus au présent article sont ».
Article 16
I. – Le code pénal est ainsi modifié :
1o L’article 131-35-1 est ainsi rétabli :
« Art. 131-35-1. – I. – Pour les délits mentionnés au II, le tribunal peut ordonner à titre de peine
complémentaire la suspension des comptes d’accès à des services en ligne ayant été utilisés pour commettre
l’infraction. Le présent alinéa s’applique aux comptes d’accès aux services de plateforme en ligne définis au 4 du I
de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique.
« La suspension est prononcée pour une durée maximale de six mois ; cette durée est portée à un an lorsque la
personne est en état de récidive légale.
« Pendant l’exécution de la peine, il est interdit à la personne condamnée d’utiliser les comptes d’accès aux
services de plateforme en ligne ayant fait l’objet de la suspension ainsi que de créer de nouveaux comptes d’accès à
ces mêmes services.
« La décision de condamnation mentionnée au premier alinéa du présent I est signifiée aux fournisseurs de
services concernés. A compter de cette signification et pour la durée d’exécution de la peine complémentaire, ces
derniers procèdent au blocage des comptes faisant l’objet d’une suspension et peuvent mettre en œuvre, dans le
respect de la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, des mesures
strictement nécessaires et proportionnées permettant de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur
service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la
même personne.
« Le fait, pour le fournisseur, de ne pas procéder au blocage des comptes faisant l’objet d’une suspension est
puni de 75 000 euros d’amende.
« Pour l’exécution de la peine complémentaire mentionnée au premier alinéa du présent I et par dérogation au
troisième alinéa de l’article 702-1 du code de procédure pénale, la première demande de relèvement de cette peine
peut être portée par la personne condamnée devant la juridiction compétente à l’expiration d’un délai de trois mois
à compter de la décision initiale de condamnation.
« II. – Les délits pour lesquels la peine complémentaire mentionnée au I du présent article est encourue sont :
« 1o Les délits prévus aux articles 222-33, 222-33-2, 222-33-2-1, 222-33-2-2 et 222-33-2-3 et au deuxième alinéa
de l’article 222-33-3 ;
« 2o Les délits prévus aux articles 225-4-13, 225-5 et 225-6 ;
« 3o Les délits prévus aux articles 226-1 à 226-2-1, 226-4-1, 226-8 et 226-8-1 ;
« 4o Les délits prévus aux articles 227-22 à 227-24 ;
« 5o Le délit prévu à l’article 223-1-1 ;
« 6o Les délits de provocation prévus aux articles 211-2, 223-13, 227-18 à 227-21 et 412-8 et au deuxième alinéa
de l’article 431-6 ;
« 7o Les délits prévus aux articles 413-13 et 413-14 ;
« 8o Le délit prévu à l’article 421-2-5 ;
« 9o Les délits prévus aux articles 431-1, 433-3 et 433-3-1 ;
« 10o Le délit prévu à l’article 223-15-2 ;
« 11o Les délits prévus aux articles 24 et 24 bis, aux deuxième et troisième alinéas de l’article 32 et aux troisième
et quatrième alinéas de l’article 33 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ;
« 12o Le délit prévu à l’article L. 2223-2 du code de la santé publique. » ;
2o L’article 131-6 est ainsi modifié :
a) Après le 12o, il est inséré un 12o bis ainsi rédigé :
« 12o bis L’interdiction, pour une durée maximale de six mois, d’utiliser les comptes d’accès à des services de
plateforme en ligne définis au 4 du I de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans
l’économie numérique ayant été utilisés pour commettre l’infraction, si la personne a été condamnée pour une
infraction mentionnée au II de l’article 131-35-1 du présent code ; »
b) Au dernier alinéa, après la référence : « 12o », est insérée la référence : « , 12o bis » ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 2 sur 132
3o Après le 13o de l’article 132-45, il est inséré un 13o bis ainsi rédigé :
« 13o bis S’abstenir, pour une durée maximale de six mois, d’utiliser les comptes d’accès à des services de
plateforme en ligne définis au 4 du I de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans
l’économie numérique ayant été utilisés pour commettre l’infraction, si la personne a été condamnée pour une
infraction mentionnée au II de l’article 131-35-1 du présent code ; »
4o Le premier alinéa de l’article 434-41 est complété par les mots : « ou d’interdiction d’utiliser les comptes
d’accès résultant de la peine complémentaire prévue à l’article 131-35-1 du présent code ».
II. – Le code de procédure pénale est ainsi modifié :
1o Après le 20o de l’article 41-2, il est inséré un 21o ainsi rédigé :
« 21o Ne pas utiliser, pour une durée maximale de six mois, les comptes d’accès à des services de plateforme en
ligne définis au 4 du I de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie
numérique ayant été utilisés pour commettre l’infraction. Le présent 21o s’applique aux infractions prévues au II de
l’article 131-35-1 du code pénal. » ;
2o A la quatrième phrase du vingt-neuvième alinéa du même article 41-2, les mots : « vingt-cinquième à vingt-
septième » sont remplacés par les mots : « vingt-sixième à vingt-huitième » ;
3o Après le 18o de l’article 138, il est inséré un 19o ainsi rédigé :
« 19o Pour les infractions mentionnées au II de l’article 131-35-1 du code pénal, ne pas utiliser les comptes
d’accès à des services de plateforme en ligne définis au 4 du I de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004
pour la confiance dans l’économie numérique ayant été utilisés pour commettre l’infraction. Cette interdiction est
prononcée pour une durée maximale de six mois. »
III. – Le code de la justice pénale des mineurs est ainsi modifié :
1o Après le 7o de l’article L. 112-2, il est inséré un 7o bis ainsi rédigé :
« 7o bis Une interdiction, pour une durée maximale de six mois, d’utiliser les comptes d’accès à des services de
plateforme en ligne définis au 4 du I de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans
l’économie numérique ayant été utilisés pour commettre une des infractions mentionnées au II de l’article 131-35-1
du code pénal. Le juge des enfants, le tribunal pour enfants, le juge d’instruction ou le juge des libertés et de la
détention adresse à la victime un avis l’informant de cette mesure ; si la victime est partie civile, cet avis est
également adressé à son avocat ; »
2o Au deuxième alinéa de l’article L. 323-1, la référence : « 7o » est remplacée par la référence : « 7o bis » ;
3o Après le 14o de l’article L. 331-2, il est inséré un 16o ainsi rédigé :
« 16o Pour les infractions mentionnées au II de l’article 131-35-1 du code pénal, ne pas utiliser les comptes
d’accès à des services de plateforme en ligne définis au 4 du I de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004
pour la confiance dans l’économie numérique ayant été utilisés pour commettre l’infraction. Cette interdiction est
prononcée pour une durée maximale de six mois. Le juge des enfants, le tribunal pour enfants, le juge d’instruction
ou le juge des libertés et de la détention adresse à la victime un avis l’informant de cette mesure ; si la victime est
partie civile, cet avis est également adressé à son avocat. » ;
4o A la seconde phrase du cinquième alinéa de l’article L. 422-4, le mot : « vingt-huitième » est remplacé par le
mot : « trentième ».
Article 17
L’article 312-10 du code pénal est complété par trois alinéas ainsi rédigés :
« La peine d’emprisonnement est portée à sept ans d’emprisonnement et à 100 000 euros d’amende lorsque le
chantage est exercé par un service de communication au public en ligne :
« 1o Au moyen d’images ou de vidéos à caractère sexuel ;
« 2o En vue d’obtenir des images ou des vidéos à caractère sexuel. »
Article 18
[Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par la décision du Conseil constitutionnel no 2024-
866 DC du 17 mai 2024.]
Article 19
[Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par la décision du Conseil constitutionnel no 2024-
866 DC du 17 mai 2024.]
Article 20
L’article 131-5-1 du code pénal est complété par un 9o ainsi rédigé :
« 9o Le stage de sensibilisation au respect des personnes dans l’espace numérique et à la prévention des
infractions commises en ligne, dont le cyberharcèlement. »
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Article 21
Après l’article 226-8 du code pénal, il est inséré un article 226-8-1 ainsi rédigé :
« Art. 226-8-1. – Est puni de deux ans d’emprisonnement et de 60 000 euros d’amende le fait de porter à la
connaissance du public ou d’un tiers, par quelque voie que ce soit, un montage à caractère sexuel réalisé avec les
paroles ou l’image d’une personne, sans son consentement. Est assimilé à l’infraction mentionnée au présent alinéa
et puni des mêmes peines le fait de porter à la connaissance du public ou d’un tiers, par quelque voie que ce soit, un
contenu visuel ou sonore à caractère sexuel généré par un traitement algorithmique et reproduisant l’image ou les
paroles d’une personne, sans son consentement.
« Lorsque le délit prévu au premier alinéa est commis par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les
dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination
des personnes responsables.
« Les peines prévues au même premier alinéa sont portées à trois ans d’emprisonnement et à 75 000 euros
d’amende lorsque la publication du montage ou du contenu généré par un traitement algorithmique a été réalisée en
utilisant un service de communication au public en ligne. »
Article 22
Le deuxième alinéa de l’article L. 611-8 du code de l’éducation est complété par une phrase ainsi rédigée : « Elle
comporte également une sensibilisation aux addictions comportementales au numérique. »
Article 23
I. – Le titre II du livre III du code des postes et des communications électroniques est complété par un article
L. 136 ainsi rétabli :
« Art. L. 136. – Il est institué une réserve citoyenne du numérique ayant pour objet de concourir à la
transmission des valeurs de la République, au respect de l’ordre public, à la lutte contre la haine dans l’espace
numérique et à des missions d’éducation, d’inclusion et d’amélioration de l’information en ligne.
« La réserve citoyenne du numérique fait partie de la réserve civique prévue par la loi no 2017-86 du
27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté. Elle est régie par le présent code et, pour autant qu’ils n’y
sont pas contraires, par les articles 1er à 5 de la loi no 2017-86 du 27 janvier 2017 précitée.
« Tout membre de la réserve citoyenne du numérique qui acquiert, dans l’exercice de sa mission, la connaissance
d’un délit ou qui constate l’existence d’un contenu illicite, au sens du paragraphe h de l’article 3 du règlement
(UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services
numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques), est tenu d’en aviser sans
délai le procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements qui y sont relatifs.
« L’autorité de gestion ainsi que les conditions d’admission et de fonctionnement de la réserve citoyenne du
numérique sont fixées par décret en Conseil d’Etat.
« Les périodes d’emploi au titre de la réserve citoyenne du numérique n’ouvrent droit à aucune indemnité ou
allocation. »
II. – Après le 6o de l’article 1er de la loi no 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté, dans
sa rédaction résultant de l’ordonnance no 2022-1336 du 19 octobre 2022 relative aux droits sociaux des personnes
détenues, il est inséré un 7o ainsi rédigé :
« 7o La réserve citoyenne du numérique prévue à l’article L. 136 du code des postes et des communications
électroniques. »
Article 24
L’article 12 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 précitée est ainsi rédigé :
« Art. 12. – I. – Lorsque l’un de ses agents spécialement désignés et habilités à cette fin constate qu’un service
de communication au public en ligne est manifestement conçu pour réaliser des opérations constituant une des
infractions mentionnées aux articles 226-4-1, 226-18 et 323-1 du code pénal et à l’article L. 163-4 du code
monétaire et financier ou l’escroquerie, au sens de l’article 313-1 du code pénal, et consistant à mettre en ligne ou à
diriger l’utilisateur vers une interface dont les caractéristiques sont de nature à créer la confusion avec l’interface
en ligne d’un service existant et à inciter ainsi l’utilisateur de cette interface, à son préjudice ou au préjudice d’un
tiers, à fournir des données à caractère personnel ou à verser une somme d’argent, l’autorité administrative met en
demeure la personne dont l’activité est d’éditer le service de communication au public en ligne en cause, sous
réserve qu’elle ait mis à disposition les informations mentionnées à l’article 1er-1 de la présente loi, de cesser les
opérations constituant l’infraction constatée. Elle l’informe également des mesures conservatoires mentionnées au
deuxième alinéa du présent I prises à son encontre et l’invite à lui adresser ses observations dans un délai de
cinq jours à compter de la notification de ces mesures.
« Simultanément, l’autorité administrative notifie l’adresse électronique du service concerné aux fournisseurs de
navigateurs internet, au sens du 11 de l’article 2 du règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du
Conseil du 14 septembre 2022 relatif aux marchés contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant
les directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828 (règlement sur les marchés numériques), aux fins de la mise en
œuvre de mesures conservatoires.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 2 sur 132
« La personne destinataire d’une notification prend sans délai, à titre conservatoire, toute mesure utile consistant
à afficher un message avertissant l’utilisateur du risque de préjudice encouru en cas d’accès à cette adresse. Ce
message est clair, lisible, unique et compréhensible et permet aux utilisateurs d’accéder à un site internet officiel
défini par le décret mentionné au VI du présent article.
« Ces mesures conservatoires sont mises en œuvre pendant une durée de sept jours à compter de leur notification.
« Lorsque l’autorité administrative, le cas échéant après avoir pris connaissance des observations de la personne
dont l’activité est d’éditer le service de communication au public en ligne en cause, estime que le constat
mentionné au premier alinéa du présent I n’est plus valable, elle demande sans délai à la personne destinataire
d’une telle notification de mettre fin aussitôt aux mesures conservatoires.
« II. – Lorsque la personne dont l’activité est d’éditer le service de communication au public en ligne en cause
n’a pas mis à disposition les informations mentionnées à l’article 1er-1, lorsque celles-ci ne permettent pas de la
contacter ou lorsqu’au terme du délai mentionné au premier alinéa du I du présent article, le cas échéant après que
cette personne a fait valoir ses observations, il apparaît que le constat mentionné au même premier alinéa est
toujours valable, l’autorité administrative peut, par une décision motivée, enjoindre aux fournisseurs de services
d’accès à internet ou aux fournisseurs de systèmes de résolution de noms de domaine de prendre sans délai toute
mesure utile destinée à empêcher l’accès à l’adresse de ce service pour une durée maximale de trois mois. Dans les
mêmes conditions, elle peut enjoindre aux fournisseurs de navigateurs internet, au sens du 11 de l’article 2 du
règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du Conseil du 14 septembre 2022 précité, d’afficher sans
délai un message clair, lisible, unique et compréhensible avertissant les utilisateurs qui tentent d’accéder au service
concerné du préjudice encouru, subordonnant l’accès à ce service à une confirmation explicite de l’utilisateur et lui
permettant d’accéder au site internet officiel défini par le décret mentionné au VI du présent article, pour une durée
maximale de trois mois.
« Les utilisateurs des services de communication au public en ligne dont l’accès est empêché en application des
mesures mentionnées au premier alinéa du présent II sont dirigés vers une page d’information indiquant les motifs
de la décision de l’autorité administrative et mentionnant le site internet officiel défini par le décret mentionné
au VI.
« Au terme de la durée prescrite au premier alinéa du présent II, la mesure prise sur le fondement du même
premier alinéa peut être prolongée de six mois au plus. Une prolongation supplémentaire de six mois peut être
décidée.
« Pour l’application dudit premier alinéa, on entend par fournisseur de systèmes de résolution de noms de
domaine toute personne mettant à disposition un service permettant la traduction d’un nom de domaine en un
numéro unique identifiant un appareil connecté à internet.
« Les décisions prises en application des premier et troisième alinéas du présent II sont notifiées par l’autorité
administrative, sous la réserve mentionnée au premier alinéa du I, à la personne dont l’activité est d’éditer le
service de communication au public en ligne en cause.
« L’autorité administrative peut également notifier les adresses électroniques dont les contenus contreviennent
au même I aux moteurs de recherche ou aux annuaires, lesquels prennent toute mesure utile destinée à faire cesser
leur référencement.
« L’autorité administrative peut à tout instant demander aux fournisseurs mentionnés au premier alinéa du
présent II de mettre fin aux mesures mentionnées au même premier alinéa lorsque le constat sur lequel elles étaient
fondées n’est plus valable.
« III. – L’autorité administrative transmet sans délai les demandes mentionnées aux I et II ainsi que les adresses
électroniques des services de communication en ligne concernés à une personnalité qualifiée désignée en son sein
par la Commission nationale de l’informatique et des libertés pour la durée de son mandat au sein de cette
commission. La personnalité qualifiée s’assure du caractère justifié des mesures et des conditions d’établissement,
de mise à jour, de communication et d’utilisation de la liste des adresses électroniques concernées. Elle peut saisir
le collège de la Commission nationale de l’informatique et des libertés lorsque l’enjeu le justifie. Elle peut, à tout
moment, enjoindre à l’autorité administrative de mettre fin aux mesures qu’elle a prises sur le fondement des
mêmes I et II.
« Lorsque la personne dont l’activité est d’éditer le service de communication au public en ligne en cause saisit
la personnalité qualifiée d’un recours administratif dans les conditions fixées par le décret mentionné au VI, la
mesure prise sur le fondement des I ou II est suspendue pendant la durée de l’instruction de ce recours par la
personnalité qualifiée.
« La personnalité qualifiée rend public chaque année un rapport d’activité, annexé au rapport public prévu à
l’article 8 de la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, qui comporte
des éléments relatifs notamment :
« 1o Au nombre et aux motifs des mesures conservatoires demandées en application du I du présent article ;
« 2o Au nombre, aux motifs et à la nature des mesures demandées en application du II ;
« 3o Au nombre d’adresses de services de communication au public en ligne concernées ;
« 4o Au nombre et à la nature des recommandations formulées à l’égard de l’autorité administrative ;
« 5o Au nombre de recours administratifs dont elle a été saisie, aux délais moyens d’instruction de ces recours et
aux issues qui leur ont été réservées ;
« 6o Aux moyens nécessaires à l’amélioration de ses conditions d’exercice.
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« IV. – Les adresses électroniques des services de communication au public en ligne faisant l’objet des
demandes mentionnées aux I et II sont rendues publiques par l’autorité administrative dans un format ouvert
soixante-douze heures après l’envoi de la notification ou de l’injonction, dans une liste unique mise à jour
régulièrement.
« V. – Tout manquement aux obligations définies au présent article par la personne destinataire d’une
notification ou d’une injonction de l’autorité administrative est puni des peines prévues au C du III de l’article 6.
« VI. – Les modalités d’application du présent article, notamment la désignation de l’autorité administrative
compétente ainsi que le contenu et les modalités de présentation des messages d’avertissement mentionnés aux I
et II, sont précisées par un décret en Conseil d’Etat pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et
des libertés. »
Article 25
o
I. – Après l’article 15-1 de la loi n 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, il est
inséré un article 15-2 ainsi rédigé :
« Art. 15-2. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique veille à l’adoption, par
les services de très grandes plateformes en ligne, au sens du i de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du
Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et
modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques), des chartes prévues au II de l’article 25
de la loi no 2024-449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique.
« Elle publie un bilan périodique de l’application et de l’effectivité de ces chartes. A cette fin, elle recueille
auprès de ces services, dans les conditions fixées à l’article 19 de la présente loi, toutes les informations nécessaires
à l’élaboration de ce bilan. »
II. – Les services de très grandes plateformes en ligne, au sens du i de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065
du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022
relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques), adoptent des chartes de suivi et de soutien des modérateurs de contenus en ligne qui ont notamment
pour objet :
1o De fournir une formation complète aux modérateurs pour les préparer aux défis liés à leur travail de
modération de contenus en ligne ;
2o De sensibiliser les modérateurs aux risques pour leur santé mentale et de les informer des ressources de
soutien disponibles ;
3o De mettre en place un programme de soutien psychologique accessible à tous les modérateurs et de prévoir la
possibilité de séances individuelles avec des professionnels de la santé mentale pour discuter de leurs expériences
et des émotions liées à leur travail ;
4o De prévoir une rotation des tâches pour éviter de surcharger les modérateurs avec des contenus difficiles et
éprouvants ;
5o D’encourager la formation de groupes de soutien entre les modérateurs, où ils pourront partager leurs
expériences, s’entraider et se soutenir mutuellement ;
6o D’élaborer des politiques de bien-être au travail spécifiquement adaptées aux besoins des modérateurs, qui
visent à assurer un environnement de travail sain et favorable à leur santé mentale ;
7o De reconnaître publiquement et régulièrement le travail effectué par les modérateurs pour assurer la sécurité et
la qualité des contenus en ligne et récompenser leur contribution positive à la protection de tous les usagers des
plateformes de services en ligne ;
8o De respecter la confidentialité des échanges entre les modérateurs et les professionnels de soutien
psychologique, sauf en cas de signalement de situations critiques nécessitant une intervention appropriée ;
9o De procéder régulièrement à une évaluation de l’efficacité des programmes de suivi et de soutien en prenant
en compte les commentaires et les suggestions des modérateurs.
TITRE III
RENFORCER LA CONFIANCE ET LA CONCURRENCE DANS L’ÉCONOMIE DE LA DONNÉE
CHAPITRE Ier
PRATIQUES COMMERCIALES DÉLOYALES ENTRE ENTREPRISES
SUR LE MARCHÉ DE L’INFORMATIQUE EN NUAGE
Article 26
I. – La section 2 du chapitre II du titre IV du livre IV du code de commerce est complétée par un article L. 442-
12 ainsi rédigé :
« Art. L. 442-12. – I. – Pour l’application du présent article, on entend par :
« 1o “Service d’informatique en nuage” : un service numérique fourni à un client qui permet un accès par réseau
en tout lieu et à la demande à un ensemble partagé de ressources informatiques configurables, modulables et
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variables de nature centralisée, distribuée ou fortement distribuée, qui peuvent être rapidement mobilisées et
libérées avec un minimum d’efforts de gestion ou d’interaction avec le fournisseur de services ;
« 2o “Avoir d’informatique en nuage” : un avantage octroyé par un fournisseur de services d’informatique en
nuage à un client, défini au 3o du présent I, utilisable sur ses différents services, sous la forme d’un montant de
crédits offerts ou d’une quantité de services offerts ;
« 3o “Client” : une personne physique ou morale qui a noué une relation contractuelle avec un fournisseur de
services d’informatique en nuage dans le but d’utiliser un ou plusieurs de ses services d’informatique en nuage ;
« 4o “Autopréférence” : le fait, pour un fournisseur de services d’informatique en nuage qui fournit également
des logiciels, de fournir un logiciel à un client par le biais des services d’un fournisseur de services d’informatique
en nuage tiers dans des conditions tarifaires et fonctionnelles qui diffèrent sensiblement de celles dans lesquelles le
fournisseur fournit ce même logiciel par le biais de son propre service d’informatique en nuage, lorsque ces
différences de tarifs et de fonctionnalités ne sont pas justifiées.
« II. – Un fournisseur de services d’informatique en nuage ne peut octroyer un avoir d’informatique en nuage à
une personne exerçant des activités de production, de distribution ou de services que pour une durée limitée.
« L’octroi d’un avoir d’informatique en nuage ne peut être assorti d’une condition d’exclusivité, de quelque
nature que ce soit, du bénéficiaire vis-à-vis du fournisseur de cet avoir.
« Un décret en Conseil d’Etat précise les modalités d’application du présent II, notamment les différents types
d’avoirs d’informatique en nuage. Il définit pour chacun d’eux une durée de validité maximale, qui ne peut excéder
un an, y compris si l’octroi de cet avoir est renouvelé.
« III. – Toute conclusion d’un contrat en violation du II est punie d’une amende administrative, dont le montant
ne peut excéder 200 000 euros pour une personne physique et un million d’euros pour une personne morale. Le
maximum de l’amende encourue est porté à 400 000 euros pour une personne physique et deux millions d’euros
pour une personne morale en cas de réitération du manquement dans un délai de deux ans à compter de la date à
laquelle la première décision de sanction est devenue définitive.
« IV. – Il est interdit à toute personne de subordonner la vente d’un produit ou d’un service à la conclusion
concomitante d’un contrat de fourniture de services d’informatique en nuage dès lors que celle-ci constitue une
pratique commerciale déloyale au sens de l’article L. 121-1 du code de la consommation.
« V. – L’Autorité de la concurrence peut, soit d’office, soit à la demande du ministre chargé du numérique ou de
toute personne morale concernée, se saisir de tout signalement effectué vis-à-vis des pratiques d’autopréférence.
Elle les sanctionne ou adopte toute mesure nécessaire, le cas échéant, sur le fondement des titres II et VI du présent
livre. L’Autorité de la concurrence dispose, pour la mise en œuvre de ces dispositions, des pouvoirs qui lui sont
reconnus au titre V du présent livre. »
II. – Dans un délai de dix-huit mois à compter de la promulgation de la présente loi, l’Autorité de la concurrence
remet au Parlement et au Gouvernement un rapport présentant son activité au titre de la pratique d’autopréférence
et des améliorations procédurales ou législatives éventuelles.
Article 27
I. – Pour l’application du présent article et des chapitres II et IV du présent titre, on entend par :
1o « Service d’informatique en nuage » : le service défini au 1o du I de l’article L. 442-12 du code de commerce ;
2o « Frais de transfert de données » : les frais facturés par un fournisseur de services d’informatique en nuage à
un client pour l’extraction, par un réseau, des données de ce client depuis l’infrastructure du fournisseur de services
d’informatique en nuage vers les systèmes d’un autre fournisseur ou vers une infrastructure sur site ;
3o « Frais de changement de fournisseur » : les frais, autres que les frais de service standard ou les pénalités de
résiliation anticipée, imposés par un fournisseur de services d’informatique en nuage à un client pour les actions
réalisées pour changer de fournisseur en passant au système d’un fournisseur différent ou à une infrastructure sur
site, y compris les frais de transfert des données ;
4o « Client » : le client défini au 3o du I du même article L. 442-12.
II. – Il est interdit à tout fournisseur de services d’informatique en nuage de facturer, dans le cadre des contrats
qu’il conclut avec un client, des frais de transfert de données définis au I du présent article dans le cadre d’un
changement de fournisseur supérieurs aux coûts supportés par le fournisseur et directement liés à ce changement.
III. – Il est interdit à tout fournisseur de services d’informatique en nuage de facturer, dans le cadre des contrats
qu’il conclut avec un client, des frais de changement de fournisseur, autres que ceux mentionnés au 2o du I,
supérieurs aux coûts supportés par le fournisseur et directement liés à ce changement.
IV. – Il est interdit à tout fournisseur de services d’informatique en nuage de facturer, dans le cadre des contrats
qu’il conclut avec un client, des frais de transfert de données supérieurs aux coûts supportés par chaque fournisseur
et directement liés à ce transfert lorsque ce client recourt de manière simultanée à plusieurs fournisseurs de
services.
V. – Pour l’application des règles énoncées au II, les frais de transfert de données doivent être facturés dans le
respect d’un montant maximal de tarification fixé par arrêté du ministre chargé du numérique après proposition de
l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse.
VI. – Après consultation publique, l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de
la distribution de la presse adopte des lignes directrices portant sur les coûts susceptibles d’être pris en compte dans
la détermination des frais de changement de fournisseur de services d’informatique en nuage mentionnés au III et
des frais de transfert de données mentionnés au IV.
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VII. – Les fournisseurs de services d’informatique en nuage communiquent aux clients et aux potentiels clients
de façon claire et compréhensible, notamment avant la signature du contrat, des informations sur les frais de
transfert de données et de changement de fournisseur, y compris sur la nature et le montant de ces frais. Ils
informent leurs clients de toute évolution relative à ces informations pendant toute la durée du contrat.
Pour les contrats conclus à compter de la promulgation de la présente loi, la nature et le montant de ces frais
éventuels doivent être mentionnés dans le contrat.
Pour les contrats en cours à la date de la promulgation de la présente loi, les fournisseurs de services
d’informatique en nuage informent expressément leurs clients de la nature et du montant des frais de transfert de
données et de changement de fournisseur qui leur sont imputables dans le cadre du contrat.
VIII. – Les obligations définies au présent article ne s’appliquent pas aux services suivants :
1o Les services d’informatique en nuage dont la majorité des caractéristiques principales ont été conçues sur
mesure pour répondre aux besoins spécifiques d’un client particulier ou dont tous les composants ont été
développés pour les besoins d’un client spécifique et qui ne sont pas offerts à grande échelle sur le plan commercial
par l’intermédiaire du catalogue de services du fournisseur de services d’informatique en nuage ;
2o Les services d’informatique en nuage fournis en tant que version non destinée à la production à des fins
d’essai et d’évaluation et pour une durée limitée.
Avant la conclusion d’un contrat, le fournisseur de services indique au client potentiel si les services fournis
relèvent des 1o ou 2o du présent VIII.
CHAPITRE II
INTEROPÉRABILITÉ DES SERVICES D’INFORMATIQUE EN NUAGE
Article 28
I. – Pour l’application du présent chapitre, on entend par :
1o « Actifs numériques » : tous les éléments au format numérique, y compris les applications, sur lesquels le
client d’un service d’informatique en nuage a un droit d’utilisation, indépendamment de la relation contractuelle
que le client a avec le service d’informatique en nuage qu’il a l’intention de quitter ;
2o « Équivalence fonctionnelle » : le rétablissement, sur la base des données exportables et des actifs numériques
du client, d’un niveau minimal de fonctionnalité dans l’environnement d’un nouveau service d’informatique en
nuage du même type de service après le changement de fournisseur, lorsque le service de destination fournit des
résultats sensiblement comparables en réponse à la même entrée pour les fonctionnalités partagées fournies au
client en application d’un accord contractuel ;
3o « Données exportables » : les données d’entrée et de sortie, y compris les métadonnées, générées directement
ou indirectement ou cogénérées par le client par l’utilisation du service d’informatique en nuage, à l’exclusion de
tout actif ou des données du fournisseur de services d’informatique en nuage ou d’un tiers, lorsque cet actif ou ces
données sont protégés au titre de la propriété intellectuelle ou du secret des affaires.
II. – Les fournisseurs de services d’informatique en nuage assurent la conformité de leurs services aux
exigences essentielles :
1o D’interopérabilité, dans des conditions sécurisées, avec les services du client ou avec ceux fournis par d’autres
fournisseurs de services d’informatique en nuage pour le même type de service ;
2o De portabilité des actifs numériques et des données exportables, dans des conditions sécurisées, vers les
services du client ou vers ceux fournis par d’autres fournisseurs de services d’informatique en nuage couvrant le
même type de service ;
3o De mise à disposition gratuite aux clients et aux fournisseurs de services tiers désignés par ces utilisateurs à la
fois d’interfaces de programmation d’applications nécessaires à la mise en œuvre de l’interopérabilité et de la
portabilité mentionnées aux 1o et 2o du présent II et d’informations suffisamment détaillées sur le service
d’informatique en nuage concerné pour permettre aux clients ou aux services de fournisseurs tiers de communiquer
avec ce service, à l’exception des services qui relèvent des services mentionnés au III de l’article 29.
Article 29
I. – L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse
précise les règles et les modalités de mise en œuvre des exigences mentionnées au II de l’article 28, notamment par
l’édiction de spécifications d’interopérabilité et de portabilité. Elle peut, à cet effet, demander à un ou plusieurs
organismes de normalisation de lui faire des propositions.
Pour l’édiction de ces spécifications, l’autorité mentionnée au premier alinéa du présent I fait la distinction entre,
d’une part, les services correspondant à des ressources informatiques modulables et variables limitées à des
éléments d’infrastructure tels que les serveurs, les réseaux et les ressources virtuelles nécessaires à l’exploitation de
l’infrastructure, sans donner accès aux services, logiciels et applications d’exploitation qui sont stockés, traités ou
déployés sur ces éléments d’infrastructure, et, d’autre part, les autres services d’informatique en nuage. Elle veille
également à la bonne articulation de ces spécifications avec celles édictées par les autorités compétentes des autres
Etats membres de l’Union européenne ou figurant au sein des codes de conduite européens relatifs aux services
d’informatique en nuage.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 2 sur 132
II. – Lorsque les exigences mentionnées au II de l’article 28 sont précisées dans les conditions définies au I du
présent article, les fournisseurs de services d’informatique en nuage assurent la conformité de leurs services à ces
exigences et à ces modalités.
Ils publient et mettent à jour régulièrement une offre de référence technique d’interopérabilité précisant les
conditions de mise en conformité de leurs services avec les exigences mentionnées au II de l’article 28, précisées,
le cas échéant, par les décisions de l’autorité mentionnée au I du présent article.
III. – Les fournisseurs de services d’informatique en nuage dont les services correspondent à des ressources
informatiques modulables et variables limitées à des éléments d’infrastructure tels que les serveurs, les réseaux et
les ressources virtuelles nécessaires à l’exploitation de l’infrastructure, sans donner accès ni aux services, ni aux
logiciels, ni aux applications d’exploitation qui sont stockés, traités ou déployés sur ces éléments d’infrastructure,
prennent les mesures raisonnables en leur pouvoir afin de faciliter une équivalence fonctionnelle dans l’utilisation
du service de destination, lorsqu’il couvre le même type de fonctionnalités.
IV. – Les obligations définies au premier alinéa du II et au III ne s’appliquent pas aux services d’informatique
en nuage dont la majorité des caractéristiques principales ont été conçues sur mesure pour répondre aux besoins
spécifiques d’un client particulier ou dont tous les composants ont été développés pour les besoins d’un client
spécifique et qui ne sont pas offerts à grande échelle sur le plan commercial par l’intermédiaire du catalogue de
services du fournisseur de services d’informatique en nuage.
Les obligations définies à l’article 28 et au présent article ne s’appliquent pas aux services d’informatique en
nuage fournis en tant que version non destinée à la production à des fins d’essai et d’évaluation pour une durée
limitée.
Avant la conclusion d’un contrat, le fournisseur de services indique au client potentiel si les exemptions aux
obligations prévues à l’article 28 et au présent article s’appliquent aux services fournis.
V. – Les conditions d’application du présent article et le délai de précision des règles et des modalités de mise
en œuvre des exigences mentionnées au II de l’article 28 sont précisés par un décret pris après avis de l’Autorité de
régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse.
Article 30
I. – L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse
peut, de manière proportionnée aux besoins liés à l’accomplissement de ses missions et sur la base d’une décision
motivée :
1o Recueillir auprès des personnes physiques ou morales fournissant des services d’informatique en nuage les
informations ou les documents nécessaires pour s’assurer du respect par ces personnes des obligations mentionnées
aux articles 27 à 29 ;
2o Procéder à des enquêtes auprès de ces mêmes personnes.
Ces enquêtes sont menées dans les conditions prévues aux II à IV de l’article L. 32-4 et à l’article L. 32-5 du
code des postes et des communications électroniques.
L’autorité veille à ce que les informations recueillies en application du présent article ne soient pas divulguées
lorsqu’elles sont protégées par l’un des secrets mentionnés aux articles L. 311-5 à L. 311-8 du code des relations
entre le public et l’administration.
II. – En cas de désaccord sur le respect par le fournisseur de services d’informatique en nuage des interdictions
et des obligations mentionnées aux II à IV et VII de l’article 27, au II de l’article 28 et aux II et III de l’article 29 de
la présente loi, l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la
presse peut être saisie du différend dans les conditions prévues à l’article L. 36-8 du code des postes et des
communications électroniques.
Sa décision est motivée et précise les conditions équitables, d’ordre technique et financier, de mise en œuvre des
interdictions et des obligations mentionnées aux II à IV et VII de l’article 27, au II de l’article 28 et aux II et III de
l’article 29 de la présente loi.
III. – L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse
peut, soit d’office, soit à la demande du ministre chargé du numérique, d’une organisation professionnelle, d’une
association agréée d’utilisateurs ou de toute personne physique ou morale concernée, sanctionner les manquements
aux obligations mentionnées aux articles 27 à 29 qu’elle constate de la part d’un fournisseur de services
d’informatique en nuage.
Ce pouvoir de sanction est exercé dans les conditions prévues à l’article L. 36-11 du code des postes et des
communications électroniques. Par dérogation aux quatrième à dixième alinéas du III du même article L. 36-11, la
formation restreinte de l’autorité mentionnée à l’article L. 130 du même code peut prononcer à l’encontre du
fournisseur de services d’informatique en nuage en cause une sanction pécuniaire dont le montant est proportionné
à la gravité du manquement et aux avantages qui en sont tirés, sans pouvoir excéder 3 % du chiffre d’affaires
mondial hors taxes réalisé au cours du dernier exercice clos. Ce taux est porté à 5 % en cas de réitération du
manquement dans un délai de cinq ans à compter de la date à laquelle la première décision de sanction est devenue
définitive.
IV. – Le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution
de la presse saisit l’Autorité de la concurrence des abus de position dominante et des pratiques entravant le libre
exercice de la concurrence dont il pourrait avoir connaissance dans le secteur de l’informatique en nuage. Cette
saisine s’effectue dans les conditions prévues à l’article L. 36-10 du code des postes et des communications
électroniques.
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CHAPITRE III
PROTECTION DES DONNÉES STRATÉGIQUES ET SENSIBLES
SUR LE MARCHÉ DE L’INFORMATIQUE EN NUAGE
Article 31
I. – Lorsque les administrations de l’Etat, ses opérateurs dont la liste est annexée au projet de loi de finances
ainsi que les groupements d’intérêt public comprenant les administrations ou les opérateurs mentionnés
précédemment et dont la liste est fixée par décret en Conseil d’Etat ont recours à un service d’informatique en
nuage fourni par un prestataire privé pour la mise en œuvre de systèmes ou d’applications informatiques, ils
respectent les dispositions du présent article.
Si le système ou l’application informatique concerné traite de données d’une sensibilité particulière, définies
au II, qu’elles soient à caractère personnel ou non, et si leur violation est susceptible d’engendrer une atteinte à
l’ordre public, à la sécurité publique, à la santé ou à la vie des personnes ou à la protection de la propriété
intellectuelle, l’administration de l’Etat, ses opérateurs et les groupements mentionnés au présent I veillent à ce que
le service d’informatique en nuage fourni par le prestataire privé mette en œuvre des critères de sécurité et de
protection des données garantissant notamment la protection des données traitées ou stockées contre tout accès par
des autorités publiques d’Etats tiers non autorisé par le droit de l’Union européenne ou d’un Etat membre.
II. – Sont qualifiées de données d’une sensibilité particulière au sens du I :
1o Les données qui relèvent de secrets protégés par la loi, notamment au titre des articles L. 311-5 et L. 311-6 du
code des relations entre le public et l’administration ;
2o Les données nécessaires à l’accomplissement des missions essentielles de l’Etat, notamment la sauvegarde de
la sécurité nationale, le maintien de l’ordre public et la protection de la santé et de la vie des personnes.
III. – Lorsque, à la date d’entrée en vigueur du présent article, l’administration de l’Etat, son opérateur ou le
groupement mentionné au I a déjà engagé un projet nécessitant le recours à un service d’informatique en nuage,
cette administration, cet opérateur ou ce groupement peut solliciter une dérogation au présent article.
IV. – Le I est applicable au groupement mentionné à l’article L. 1462-1 du code de la santé publique.
V. – Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un décret en Conseil d’Etat
précise les modalités d’application du présent article, notamment les critères de sécurité et de protection, y compris
en termes de détention du capital, des données mentionnés au I. Ce décret précise également les conditions dans
lesquelles une dérogation motivée et rendue publique peut être accordée sous la responsabilité du ministre dont
relève le projet déjà engagé et après validation par le Premier ministre, sans que cette dérogation puisse excéder
dix-huit mois à compter de la date à laquelle une offre de services d’informatique en nuage acceptable est
disponible en France, et fixe éventuellement les critères selon lesquels une telle offre peut être considérée comme
acceptable.
VI. – Dans un délai de dix-huit mois à compter la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au
Parlement un rapport évaluant les moyens supplémentaires pouvant être pris afin de rehausser le niveau de la
protection collective face aux risques et aux menaces que les législations extraterritoriales peuvent faire peser sur
les données qualifiées d’une sensibilité particulière par le présent article ainsi que sur les données de santé à
caractère personnel. Ce rapport évalue également l’opportunité et la faisabilité de soumettre les fournisseurs de
services d’informatique en nuage établis en dehors de l’Union européenne à un audit de chiffrement certifié par
l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information.
Article 32
I. – L’article L. 1111-8 du code de la santé publique est ainsi modifié :
1o Le II est ainsi modifié :
a) La seconde phrase du premier alinéa est supprimée ;
b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :
« Si l’hébergeur de données mentionnées au premier alinéa du I conserve des données dans le cadre d’un service
d’archivage électronique, il est soumis à l’obligation mentionnée au premier alinéa du présent II. » ;
2o Le IV est ainsi rédigé :
« IV. – La nature des prestations d’hébergement mentionnées aux II et III du présent article, les rôles et les
responsabilités de l’hébergeur et des personnes physiques ou morales pour le compte desquelles les données de
santé à caractère personnel sont conservées, les obligations de l’hébergeur en matière de stockage de ces données
sur le territoire d’un Etat membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen
ainsi que les stipulations devant figurer dans le contrat mentionné au I, y compris concernant les mesures prises
face aux risques de transfert de ces données ou d’accès non autorisé à celles-ci par des Etats tiers à l’Union
européenne ou à l’Espace économique européen, sont précisés par un décret en Conseil d’Etat, pris après avis de la
Commission nationale de l’informatique et des libertés et des conseils nationaux des ordres des professions de
santé. »
II. – Le b du 1o du I entre en vigueur à une date fixée par décret, qui ne peut être postérieure au 1er juillet 2025.
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CHAPITRE IV
TRANSPARENCE SUR LE MARCHÉ DE L’INFORMATIQUE EN NUAGE
Article 33
I. – Les fournisseurs de services d’informatique en nuage publient et tiennent à jour sur leur site internet les
informations suivantes :
1o Les informations relatives aux juridictions compétentes eu égard à l’infrastructure déployée pour le traitement
des données dans le cadre de leurs différents services ;
2o Une description générale des mesures techniques, organisationnelles et contractuelles mises en œuvre par le
fournisseur de services d’informatique en nuage afin d’empêcher tout accès non autorisé aux données à caractère
non personnel détenues dans l’Union européenne ou le transfert de ces données par des Etats tiers, dans les cas où
ce transfert ou cet accès est contraire au droit européen ou au droit national.
Les sites internet mentionnés au premier alinéa du présent I sont mentionnés dans les contrats de tous les
services d’informatique en nuage offerts par les fournisseurs de services d’informatique en nuage.
II. – Les fournisseurs de services d’informatique en nuage publient des informations sur l’empreinte
environnementale de leurs services, notamment en matière d’empreinte carbone, de consommation d’eau et de
consommation d’énergie.
III. – Un décret précise le contenu, les modalités d’application et les délais de mise en œuvre de l’obligation
mentionnée au II ainsi que les seuils d’activité en deçà desquels les fournisseurs de services d’informatique en
nuage n’y sont pas assujettis.
Article 34
Le code des postes et des communications électroniques est ainsi modifié :
1o L’article L. 32 est complété par un 34o ainsi rédigé :
« 34o Services d’informatique en nuage.
« On entend par service d’informatique en nuage un service numérique, fourni à un client, qui permet un accès
par réseau en tout lieu et à la demande à un ensemble partagé de ressources informatiques configurables,
modulables et variables partagées et de nature centralisée, distribuée ou fortement distribuée, qui peuvent être
rapidement mobilisées et libérées avec un minimum d’efforts de gestion ou d’interaction avec le fournisseur de
services. » ;
2o Au 2o ter du I de l’article L. 32-4, les mots : « et des fournisseurs de systèmes d’exploitation » sont remplacés
par les mots : « , des fournisseurs de systèmes d’exploitation et des fournisseurs de services d’informatique en
nuage » ;
3o Au 8o de l’article L. 36-6, les mots : « et des services de communications électroniques, » sont remplacés par
les mots : « des services de communications électroniques et des services d’informatique en nuage » ;
4o L’article L. 36-11 est ainsi modifié :
a) A la première phrase du premier alinéa, après le mot : « exploitation, », sont insérés les mots : « des
fournisseurs de services d’informatique en nuage, » ;
b) Le I est ainsi modifié :
– au premier alinéa, après le mot : « exploitation, », sont insérés les mots : « un fournisseur de services
d’informatique en nuage, » ;
– au sixième alinéa, après le mot : « réseaux, », sont insérés les mots : « le fournisseur de services
d’informatique en nuage, » ;
c) A la première phrase du II, après le mot : « exploitation, », sont insérés les mots : « un fournisseur de services
d’informatique en nuage, » ;
d) A la première phrase du dixième alinéa du III, les mots : « ou du fournisseur de système d’exploitation » sont
remplacés par les mots : « , du fournisseur de systèmes d’exploitation ou du fournisseur de services d’informatique
en nuage ».
Article 35
I. – Les I à III de l’article L. 442-12 du code de commerce, dans sa rédaction résultant de l’article 26, les
articles 27 à 30 et l’article 33 de la présente loi s’appliquent aux fournisseurs de services d’informatique en nuage
établis en France ou hors de l’Union européenne.
II. – Lorsque les conditions mentionnées au a du paragraphe 4 de l’article 3 de la directive 2000/31/CE du
Parlement européen et du Conseil du 8 juin 2000 relative à certains aspects juridiques des services de la société de
l’information, et notamment du commerce électronique, dans le marché intérieur (« directive sur le commerce
électronique ») sont remplies et au terme de la procédure prévue au b du paragraphe 4 ou, le cas échéant, au
paragraphe 5 du même article 3, les I à III de l’article L. 442-12 du code de commerce, dans sa rédaction résultant
de l’article 26, les articles 27 à 30 et l’article 33 de la présente loi s’appliquent également aux fournisseurs de
services d’informatique en nuage établis dans un autre Etat membre de l’Union européenne, dans un délai qui ne
peut être supérieur à un an à compter de la publication de l’arrêté du ministre chargé du numérique. L’Autorité de
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régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse peut proposer au ministre
la désignation de ces personnes et fournit à l’appui tous les éléments de nature à justifier sa proposition. L’arrêté est
pris après avis de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la
presse, sauf lorsqu’il fait suite à une proposition de l’Autorité portant sur chacun des fournisseurs désignés par cet
arrêté.
CHAPITRE V
RÉGULATION DES SERVICES D’INTERMÉDIATION DE DONNÉES
Article 36
L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse est
l’autorité compétente en matière de services d’intermédiation de données, en application de l’article 13 du
règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2022 portant sur la gouvernance
européenne des données et modifiant le règlement (UE) 2018/1724 (règlement sur la gouvernance des données).
L’autorité est consultée sur les projets de lois et de décrets relatifs aux services d’intermédiation de données. Elle
est associée, à la demande du ministre chargé du numérique, à la préparation de la position française dans les
négociations internationales dans le domaine des services d’intermédiation de données. Elle participe, à la demande
du même ministre, à la représentation française dans les organisations internationales et européennes compétentes
en ce domaine.
Afin de veiller à une application coordonnée et cohérente de la réglementation, l’autorité participe au comité
européen de l’innovation dans le domaine des données institué à l’article 29 du même règlement et coopère avec
les autorités compétentes des autres Etats membres de l’Union européenne et avec la Commission européenne.
Article 37
I. – L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse
peut, de manière proportionnée aux besoins liés à l’accomplissement de ses missions et sur la base d’une décision
motivée :
1o Recueillir auprès des personnes physiques ou morales fournissant des services d’intermédiation de données
les informations ou les documents nécessaires pour s’assurer du respect par ces personnes des exigences définies au
chapitre III du règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2022 portant sur la
gouvernance européenne des données et modifiant le règlement (UE) 2018/1724 (règlement sur la gouvernance des
données) ou dans les actes délégués pris pour son application ;
2o Procéder auprès des mêmes personnes à des enquêtes dans les conditions prévues aux II à IV de l’article
L. 32-4 et à l’article L. 32-5 du code des postes et des communications électroniques.
Elle veille à ce que les informations recueillies en application du présent article ne soient pas divulguées
lorsqu’elles sont protégées par l’un des secrets mentionnés aux articles L. 311-5 à L. 311-8 du code des relations
entre le public et l’administration.
II. – L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse
peut se saisir d’office ou être saisie par toute personne physique ou morale concernée, notamment par le ministre
chargé des communications électroniques, par une organisation professionnelle ou par une association agréée
d’utilisateurs, des manquements aux exigences énoncées au chapitre III du règlement (UE) 2022/868 du Parlement
européen et du Conseil du 30 mai 2022 précité de la part d’un prestataire de services d’intermédiation de données.
Elle exerce son pouvoir de sanction dans les conditions prévues à l’article L. 36-11 du code des postes et des
communications électroniques.
Par dérogation au sixième alinéa du I du même article L. 36-11, le prestataire de services d’intermédiation de
données qui a fait l’objet, de la part de l’autorité, d’une mise en demeure consécutive à un manquement aux
exigences mentionnées au chapitre III du règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil du
30 mai 2022 précité doit s’y conformer dans un délai maximal de trente jours.
Par dérogation aux quatrième à dixième alinéas du III de l’article L. 36-11 du code des postes et des
communications électroniques, la formation restreinte de l’autorité mentionnée à l’article L. 130 du même code
peut prononcer à l’encontre du prestataire de services d’intermédiation de données en cause l’une des sanctions
suivantes :
1o Une sanction pécuniaire dont le montant tient compte des critères fixés à l’article 34 du règlement
(UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2022 précité, sans pouvoir excéder 3 % du chiffre
d’affaires mondial hors taxes du dernier exercice clos, ce taux étant porté à 5 % en cas de nouvelle violation de la
même obligation. A défaut d’activité permettant de déterminer ce plafond, la sanction ne peut excéder un montant
de 150 000 euros, porté à 375 000 euros en cas de réitération du manquement dans un délai de cinq ans à compter
de la date à laquelle la première décision de sanction est devenue définitive ;
2o La suspension de la fourniture du service d’intermédiation de données ;
3o La cessation de la fourniture du service d’intermédiation de données, dans le cas où le prestataire n’aurait pas
remédié à des manquements graves ou répétés malgré l’envoi d’une mise en demeure en application du troisième
alinéa du présent II.
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Article 38
L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse saisit,
avant toute décision, la Commission nationale de l’informatique et des libertés des pratiques des prestataires de
services d’intermédiation de données de nature à soulever des questions liées à la protection des données à
caractère personnel et tient compte de ses observations éventuelles.
Dans des conditions fixées par décret, cette autorité tient compte, le cas échéant, des observations éventuelles du
président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés lorsqu’elle traite :
1o Des demandes formulées par les prestataires de services d’intermédiation de données en application du
paragraphe 9 de l’article 11 du règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2022
portant sur la gouvernance européenne des données et modifiant le règlement (UE) 2018/1724 (règlement sur la
gouvernance des données) ;
2o Des réclamations des personnes physiques ou morales ayant recours aux services d’intermédiation de données
relatives au champ d’application du même règlement.
L’autorité informe le président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés de toute procédure
ouverte en application de l’article 37 de la présente loi. Elle lui communique, dans des conditions fixées par décret,
toute information utile lui permettant de formuler ses observations éventuelles sur les questions liées à la protection
des données à caractère personnel dans un délai de quatre semaines à compter de sa saisine. Le cas échéant,
l’autorité tient la commission informée des suites données à la procédure.
La Commission nationale de l’informatique et des libertés communique à l’autorité les faits dont elle a
connaissance dans le cadre de sa mission de contrôle du respect des exigences en matière de protection des données
à caractère personnel et qui pourraient constituer des manquements des services d’intermédiation de données à
leurs obligations prévues au chapitre III du règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil du
30 mai 2022 précité.
Article 39
A la première phrase du cinquième alinéa de l’article L. 130 du code des postes et des communications
électroniques, la première occurrence du mot : « et » est remplacée par le signe : « , » et sont ajoutés les mots :
« ainsi que dans celles prévues au second alinéa du III de l’article 30 et aux quatre derniers alinéas du II de
l’article 37 de la loi no 2024-449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique ».
TITRE IV
ASSURER LE DÉVELOPPEMENT EN FRANCE DE L’ÉCONOMIE DES JEUX
À OBJETS NUMÉRIQUES MONÉTISABLES DANS UN CADRE PROTECTEUR
Article 40
I. – A titre expérimental et pour une durée de trois ans à compter de la promulgation de la présente loi, sont
autorisés les jeux proposés par l’intermédiaire d’un service de communication au public en ligne qui permettent
l’obtention, reposant sur un mécanisme faisant appel au hasard, par les joueurs majeurs ayant consenti un sacrifice
financier, d’objets numériques monétisables, à l’exclusion de l’obtention de tout gain monétaire, sous réserve que
ces objets ne puissent être cédés à titre onéreux, directement ou indirectement par l’intermédiaire de toute personne
physique ou morale, ni à l’entreprise de jeux qui les a émis, ni à une personne physique ou morale agissant de
concert avec elle.
Constituent des objets numériques monétisables, au sens du premier alinéa du présent I, les éléments de jeu qui
confèrent aux seuls joueurs un ou plusieurs droits associés au jeu et qui sont susceptibles d’être cédés, directement
ou indirectement, à titre onéreux à des tiers.
Un décret en Conseil d’Etat, pris après avis de l’Autorité nationale des jeux et après consultation des associations
représentatives des élus locaux et des filières du jeu d’argent et de hasard et du jeu vidéo, détermine les conditions
dans lesquelles, par dérogation au même premier alinéa, d’autres récompenses que les objets numériques
monétisables peuvent être attribuées à titre accessoire.
Ce décret détermine notamment la nature de ces récompenses, à l’exclusion de l’obtention de toute récompense
en monnaie ayant cours légal. Il définit également les critères de plafonnement applicables à l’attribution de ces
récompenses, y compris la proportion maximale de ces récompenses que l’entreprise de jeux à objets numériques
monétisables peut attribuer à l’ensemble des participants à un même jeu au cours d’une année civile. Cette
proportion maximale ne peut pas être supérieure à 25 % du chiffre d’affaires issu de l’activité de jeux à objets
numériques monétisables de cette entreprise pour ce jeu au cours de cette même année civile, dans la limite d’un
plafond annuel fixé par joueur.
Les entreprises de jeux à objets numériques monétisables s’assurent de l’intégrité, de la fiabilité et de la
transparence des opérations de jeu et de la protection des mineurs. Elles veillent à interdire le jeu aux mineurs et à
prévenir le jeu excessif ou pathologique, les activités frauduleuses ou criminelles ainsi que le blanchiment de
capitaux et le financement du terrorisme.
II. – La liste des catégories de jeux autorisées à titre expérimental dans les conditions prévues au présent article
est fixée par un décret en Conseil d’Etat pris après avis de l’Autorité nationale des jeux, dont les observations
tiennent compte notamment des risques de développement d’offres illégales de jeux en ligne, et après consultation
des associations représentatives des élus locaux et des filières du jeu d’argent et de hasard et du jeu vidéo.
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III. – Dans un délai de dix-huit mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au
Parlement, en lien avec l’Autorité nationale des jeux, un bilan d’étape de l’expérimentation prévue au I. Ce bilan
comprend des éléments relatifs notamment au développement du marché des jeux à objets numériques
monétisables, à l’évaluation de l’impact économique sur les différents types de jeux, notamment sur les filières du
jeu d’argent et de hasard et du jeu vidéo, à l’évaluation de l’impact sanitaire de cette expérimentation ainsi qu’à
l’évaluation de l’efficacité des mesures prises par les entreprises de jeux à objets numériques monétisables pour
protéger les joueurs et pour lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
IV. – Au plus tard six mois avant la fin de l’expérimentation, le Gouvernement remet au Parlement un rapport
d’évaluation des effets de cette expérimentation, proposant les suites à lui donner.
Article 41
I. – A. – Toute personne morale qui entend proposer au public une offre de jeux définie à l’article 40 la déclare
préalablement à l’Autorité nationale des jeux.
B. – Un décret en Conseil d’Etat, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés et
de l’Autorité nationale des jeux, fixe les informations que l’entreprise de jeux à objets numériques monétisables
doit déclarer à cette autorité pour que celle-ci puisse s’assurer que le jeu appartient à la catégorie des jeux à objets
numériques monétisables au sens de l’article 40 et que son exploitation est compatible avec le respect par
l’entreprise des obligations mentionnées au I du même article 40 et au présent article.
C. – L’Autorité nationale des jeux fixe les modalités de dépôt et le contenu du dossier de déclaration.
L’Autorité nationale des jeux est informée sans délai par l’entreprise de jeux à objets numériques monétisables
de toute modification substantielle concernant un élément du dossier de déclaration.
D. – L’offre de jeux ne peut être proposée au public que si le siège social de l’entreprise est établi soit dans un
Etat membre de l’Union européenne, soit dans un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen
ayant conclu avec la France une convention contenant une clause d’assistance administrative en vue de lutter
contre la fraude et l’évasion fiscales. L’entreprise désigne la ou les personnes, domiciliées en France, qui en sont
responsables.
II. – Les entreprises de jeux à objets numériques monétisables sont tenues d’empêcher la participation des
mineurs, même émancipés, à un jeu à titre onéreux. A cette fin, elles ont recours à un dispositif de vérification de
l’âge conforme au règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la
protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre
circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données)
ainsi qu’à la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. Elles mettent
également en place sur l’interface de jeu un message avertissant que ce jeu est interdit aux mineurs.
III. – La participation à un jeu à objets numériques monétisables à titre onéreux est subordonnée à la création, à
la demande expresse du joueur, d’un compte de joueur. Ce compte ne peut être ouvert sans vérification préalable de
la majorité et de l’identité du joueur. L’entreprise de jeux à objets numériques monétisables met en œuvre tout
moyen utile afin de procéder à cette vérification.
L’entreprise de jeux à objets numériques monétisables ne peut ouvrir qu’un seul compte par joueur.
Un décret en Conseil d’Etat, pris après avis de l’Autorité nationale des jeux, précise les modalités d’ouverture,
de gestion et de clôture des comptes des joueurs par l’entreprise de jeu.
IV. – Les objets numériques monétisables de jeu émis par une entreprise de jeux, définis à l’article 40, ne
peuvent être acquis à titre onéreux ni par cette entreprise, directement ou par personne interposée, ni par une
société qu’elle contrôle, au sens de l’article L. 233-16 du code de commerce.
V. – En vue de lui permettre d’exercer ses missions, les entreprises tiennent à la disposition de l’Autorité
nationale des jeux les données relatives aux joueurs, aux événements de jeu et aux opérations financières associées.
L’autorité peut utiliser ces données afin de rechercher et d’identifier tout fait commis par un joueur susceptible
de constituer une fraude ou de relever du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme.
Un décret en Conseil d’Etat, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés et de
l’Autorité nationale des jeux, précise la liste de ces données, leur format et les modalités de leur transmission ainsi
que les modalités des contrôles réalisés par l’Autorité nationale des jeux à partir de ces données.
VI. – Les jeux à objets numériques monétisables ayant pour support des compétitions ou des manifestations
sportives ne peuvent être proposés que sous réserve de respecter le droit d’exploitation prévu au premier alinéa de
l’article L. 333-1 du code du sport et qu’avec l’accord des organisateurs des compétitions ou des manifestations
sportives concernées.
VII. – Les fédérations délégataires au sens de l’article L. 131-14 du code du sport, le cas échéant en
coordination avec les ligues professionnelles qu’elles ont créées, édictent des règles ayant pour objet d’interdire
aux acteurs des compétitions ou manifestations sportives dont la liste est fixée par décret de :
1o Participer, directement ou par personne interposée, à des jeux à objets numériques monétisables ayant pour
support des compétitions ou des manifestations sportives de leur discipline ;
2o Céder, directement ou par personne interposée, des objets numériques monétisables représentant un élément
associé à l’une des compétitions ou des manifestations de leur discipline ;
3o Communiquer à des tiers des informations privilégiées, obtenues à l’occasion de leur profession ou de leurs
fonctions, qui sont inconnues du public et qui sont susceptibles d’être utilisées dans des jeux à objets numériques
monétisables ayant pour support des compétitions ou des manifestations sportives de leur discipline.
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VIII. – A. – Une entreprise de jeux à objets numériques monétisables ayant pour support des courses hippiques
réelles ne peut organiser de tels jeux que sur les courses figurant au calendrier prévu à l’article 5-1 de la loi
du 2 juin 1891 ayant pour objet de réglementer l’autorisation et le fonctionnement des courses de chevaux.
B. – Avant d’utiliser les données des courses hippiques mentionnées au A du présent VIII, l’entreprise conclut
un contrat avec la société organisatrice des courses française ou étrangère ou son mandataire. Ce contrat ne peut
comporter de clause d’exclusivité au profit d’une entreprise particulière.
Le contrat prévu au premier alinéa du présent B doit stipuler que l’utilisation des données des courses hippiques
par une entreprise de jeux à objets numériques monétisables respecte les valeurs découlant des obligations de
service public incombant aux sociétés mères prévues par décret.
C. – Les sociétés mères des courses de chevaux intègrent au sein du code des courses de leur spécialité des
dispositions ayant pour objet d’empêcher les jockeys et les entraîneurs de :
1o Participer, directement ou par personne interposée, à des jeux à objets numériques monétisables qui reposent
sur des courses hippiques auxquelles ils participent ;
2o Céder, directement ou par personne interposée, des objets numériques monétisables qui reposent sur des
courses hippiques auxquelles ils participent ;
3o Communiquer à des tiers des informations privilégiées, obtenues à l’occasion de leur profession ou de leurs
fonctions, qui sont inconnues du public et qui sont susceptibles d’être utilisées dans des jeux à objets numériques
monétisables ayant pour support des courses hippiques auxquelles ils participent.
IX. – Les interdictions et les restrictions prévues aux articles L. 320-12 et L. 320-14 du code de la sécurité
intérieure s’appliquent aux communications commerciales en faveur d’une entreprise de jeux à objets numériques
monétisables autorisée à titre expérimental sur le fondement de l’article 40 de la présente loi.
La méconnaissance des interdictions et des restrictions mentionnées au premier alinéa du présent IX est passible
des peines prévues à l’article L. 324-8-1 du code de la sécurité intérieure.
Les associations dont l’objet statutaire comporte la lutte contre les addictions et qui sont régulièrement déclarées
depuis au moins cinq ans à la date des faits peuvent exercer les droits reconnus à la partie civile pour les infractions
prévues au deuxième alinéa du présent IX. Peuvent exercer les mêmes droits les associations de consommateurs
mentionnées à l’article L. 621-1 du code de la consommation ainsi que les associations familiales mentionnées aux
articles L. 211-1 et L. 211-2 du code de l’action sociale et des familles.
X. – L’Autorité nationale des jeux peut, par une décision motivée, prescrire à une entreprise de jeux à objets
numériques monétisables le retrait de toute communication commerciale incitant, directement ou indirectement, au
jeu des mineurs ou comportant une incitation à des pratiques excessives du jeu.
XI. – L’entreprise de jeux à objets numériques monétisables prévient les comportements de jeu excessif ou
pathologique, notamment par la mise en place de mécanismes d’auto-exclusion et de dispositifs d’autolimitation
des dépenses et du temps de jeu, selon les modalités fixées par un décret en Conseil d’Etat pris après avis de
l’Autorité nationale des jeux.
Elle met également à la disposition du joueur, de manière permanente et aisément accessible, une synthèse des
données relatives à son activité de jeu en vue de permettre la maîtrise de celle-ci.
XII. – L’entreprise de jeux à objets numériques monétisables est tenue de n’adresser aucune communication
commerciale aux mineurs ou aux titulaires d’un compte bénéficiant d’une mesure d’auto-exclusion applicable aux
jeux qu’elle exploite.
XIII. – Les communications commerciales effectuées par une personne exerçant une activité d’influence
commerciale par voie électronique, définie à l’article 1er de la loi no 2023-451 du 9 juin 2023 visant à encadrer
l’influence commerciale et à lutter contre les dérives des influenceurs sur les réseaux sociaux, dont l’objet est de
promouvoir, de façon directe ou indirecte, l’offre d’une entreprise de jeux à objets numériques monétisables ou
cette entreprise elle-même ne sont autorisées que sur les plateformes en ligne offrant la possibilité technique
d’exclure de l’audience dudit contenu tous les utilisateurs âgés de moins de dix-huit ans, si ce mécanisme
d’exclusion est effectivement activé par lesdites personnes.
XIV. – Il est interdit à toute entreprise de jeux à objets numériques monétisables ainsi qu’à toute personne
physique ou morale agissant de concert avec elle de consentir aux joueurs des prêts en monnaie ayant cours légal
ou en actifs numériques, au sens de l’article L. 54-10-1 du code monétaire et financier, ou de mettre en place
directement ou indirectement des dispositifs permettant aux joueurs de s’accorder entre eux des prêts en monnaie
ayant cours légal ou en actifs numériques, au sens du même article L. 54-10-1, en vue de permettre l’achat d’objets
numériques monétisables ou des autres récompenses éventuellement attribuées et fixées par le décret en Conseil
d’Etat mentionné au I de l’article 40 de la présente loi.
Les services de communication au public en ligne sur lesquels les entreprises de jeux à objets numériques
monétisables proposent une offre de jeux à objets numériques monétisables ne peuvent contenir aucune publicité
en faveur d’une entreprise susceptible de consentir des prêts aux joueurs ou de permettre le prêt entre joueurs, ni
aucun lien vers un site proposant une telle offre de prêt.
XV. – L’entreprise de jeux à objets numériques monétisables informe les joueurs des risques liés au jeu excessif
ou pathologique par un message de mise en garde défini par un arrêté du ministre chargé de la santé pris après avis
de l’Autorité nationale des jeux. Les modalités techniques d’affichage du message sont fixées par l’Autorité
nationale des jeux.
XVI. – A. – Les entreprises de jeux à objets numériques monétisables sont assujetties aux obligations prévues
aux sections 2 à 7 du chapitre Ier et au chapitre II du titre VI du livre V du code monétaire et financier et par les
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dispositions européennes directement applicables en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le
financement du terrorisme, y compris les règlements européens portant mesures restrictives pris en application des
articles 75 ou 215 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ainsi que par les dispositions prises en
application du même article 215 à d’autres fins.
L’Autorité nationale des jeux contrôle le respect par les entreprises des obligations mentionnées au premier
alinéa du présent A.
L’Autorité nationale des jeux évalue les risques présentés par les entreprises ainsi que les résultats des actions
menées par ces entreprises en matière de lutte contre la fraude et contre le blanchiment de capitaux et le
financement du terrorisme. Elle peut leur adresser des prescriptions à ce sujet.
L’Autorité nationale des jeux adapte de manière proportionnée les modalités, l’intensité et la fréquence de ses
contrôles sur pièces et sur place en fonction des risques identifiés. Elle tient compte des caractéristiques techniques
du jeu à objets numériques monétisables.
Tout manquement par les entreprises de jeux à objets numériques monétisables aux obligations mentionnées au
premier alinéa du présent A peut donner lieu aux sanctions prévues à l’article L. 561-40 du code monétaire et
financier, à l’exception de celle prévue du 4o du I du même article L. 561-40.
La Commission nationale des sanctions prévue à l’article L. 561-38 du même code est saisie des manquements
constatés par l’Autorité nationale des jeux et prononce, le cas échéant, la sanction adéquate ou les sanctions
adéquates.
B. – Le présent XVI entre en vigueur dix-huit mois après la promulgation de la présente loi.
XVII. – L’Autorité nationale des jeux contrôle le respect par les entreprises de jeux à objets numériques
monétisables de leurs obligations légales et réglementaires. Elle lutte contre les offres illégales de tels jeux, sans
préjudice de son action de lutte contre les offres illégales de jeux d’argent et de hasard, telles que les offres de jeu
de casino en ligne. Elle tient compte des caractéristiques techniques des jeux à objets numériques monétisables.
Elle veille également au respect de l’objectif d’une exploitation équilibrée des différents types de jeux afin d’éviter
la déstabilisation économique des différentes filières. Elle peut s’appuyer, pour mener ses contrôles, le cas échéant,
sur tout signalement d’un manquement aux obligations légales et réglementaires qui s’imposent aux entreprises de
jeux à objets numériques monétisables.
XVIII. – Le collège de l’Autorité nationale des jeux prend les décisions relatives aux jeux à objets numériques
monétisables.
Dans les mêmes conditions que celles fixées à l’article 37 de la loi no 2010-476 du 12 mai 2010 relative à
l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne, le collège peut
donner délégation au président ou, en cas d’absence ou d’empêchement de celui-ci, à un autre de ses membres pour
prendre les décisions à caractère individuel relevant de sa compétence.
XIX. – Pour l’accomplissement des missions qui lui sont confiées, l’Autorité nationale des jeux peut recueillir
toute information et tout document nécessaire en la possession des entreprises de jeux à objets numériques
monétisables et entendre toute personne susceptible de contribuer à son information.
Les fonctionnaires et les agents de l’Autorité nationale des jeux mentionnés au II de l’article 42 de la loi no 2010-
476 du 12 mai 2010 précitée mènent les enquêtes administratives permettant le contrôle du respect par les
entreprises de leurs obligations. Dans ce cadre, ils peuvent demander aux entreprises de jeux à objets numériques
monétisables toute information ou tout document utile. Ils ont accès, en présence de la personne que l’entreprise
désigne à cet effet, aux locaux qu’elle utilise à des fins professionnelles, à l’exclusion de la partie de ces locaux
servant, le cas échéant, de domicile. Ils y procèdent à toute constatation et peuvent se faire remettre à cette occasion
copie de tout document utile.
Dans l’exercice de ces pouvoirs d’enquête, le secret professionnel ne peut leur être opposé par les entreprises de
jeux à objets numériques monétisables. Les enquêtes administratives donnent lieu à l’établissement d’un procès-
verbal.
Dans le but de constater qu’une offre de jeux à objets numériques monétisables est proposée par une personne
qui n’a pas procédé à la déclaration prévue au I du présent article ou qu’il est fait la promotion d’une telle offre, ces
fonctionnaires et ces agents peuvent également, sans en être pénalement responsables :
1o Participer sous une identité d’emprunt à des échanges électroniques sur un site de jeux à objets numériques
monétisables, notamment à une session de jeu en ligne. L’utilisation d’une identité d’emprunt est sans incidence
sur la régularité des constatations effectuées ;
2o Extraire, acquérir ou conserver par ce moyen les éléments de preuve et les données sur les personnes
susceptibles d’être les auteurs de ces infractions ainsi que sur les comptes bancaires utilisés ;
3o Extraire, transmettre en réponse à une demande expresse, acquérir ou conserver des contenus illicites.
A peine de nullité, ces actes ne peuvent avoir pour effet d’inciter autrui à commettre une infraction.
Les conditions dans lesquelles les fonctionnaires et les agents mentionnés au présent XIX procèdent aux
constatations prévues au 1o et aux actes prévus au 3o sont précisées par un décret en Conseil d’Etat pris après avis
de l’Autorité nationale des jeux.
XX. – L’Autorité nationale des jeux peut à tout moment, à l’issue d’une procédure contradictoire, lorsque
l’entreprise de jeux à objets numériques monétisables méconnaît ses obligations légales, notamment celles prévues
au dernier alinéa du I de l’article 40 ou au II du présent article, interdire la poursuite de cette exploitation ou
l’assortir de conditions qu’elle détermine.
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XXI. – Dans l’exercice de ses missions de contrôle des jeux à objets numériques monétisables, l’Autorité
nationale des jeux coopère avec les autorités mentionnées à l’article 39-1 de la loi no 2010-476 du 12 mai 2010
précitée, dans les conditions prévues au même article 39-1.
XXII. – En vue du contrôle du respect de leurs obligations par les entreprises de jeux à objets numériques
monétisables, le président de l’Autorité peut conclure, au nom de l’Etat, des conventions avec les autorités de
régulation des jeux d’autres Etats membres de l’Union européenne ou d’autres Etats parties à l’accord sur l’Espace
économique européen pour échanger les résultats des analyses et des contrôles réalisés par ces autorités et par elle-
même à l’égard des entreprises de jeux à objets numériques monétisables.
XXIII. – La commission des sanctions de l’Autorité nationale des jeux est chargée de prononcer les sanctions
mentionnées au XXV du présent article à l’encontre des entreprises de jeux à objets numériques monétisables.
XXIV. – A. – Sans préjudice de l’article L. 561-38 du code monétaire et financier, la commission des sanctions
de l’Autorité nationale des jeux peut prononcer des sanctions à l’encontre d’une entreprise de jeux à objets
numériques monétisables dans les conditions prévues à l’article 43 de la loi no 2010-476 du 12 mai 2010 précitée.
B. – Sans préjudice des compétences de la Commission nationale des sanctions prévues à l’article L. 561-38 du
code monétaire et financier, le collège de l’Autorité nationale des jeux peut décider l’ouverture d’une procédure de
sanction à l’encontre d’une entreprise de jeu à objets numériques monétisables ayant manqué ou manquant à ses
obligations légales ou réglementaires ou ayant méconnu ou méconnaissant une prescription qui lui a été adressée. Il
notifie alors les griefs aux entreprises en cause et en saisit la commission des sanctions.
C. – Préalablement à cette notification, lorsqu’une entreprise de jeux à objets numériques monétisables manque
à ses obligations légales ou réglementaires ou méconnaît une prescription qui lui a été adressée, le président de
l’Autorité nationale des jeux peut la rappeler à ses obligations ou, si le manquement constaté est susceptible de
faire l’objet d’une mise en conformité, prononcer à son égard une mise en demeure de se mettre en conformité dans
un délai qu’il fixe. Ce délai peut être fixé à vingt-quatre heures en cas d’urgence. Le président prononce, le cas
échéant, la clôture de la procédure de mise en demeure. Le président peut demander au collège de l’Autorité
nationale des jeux de rendre publique la mise en demeure. Dans ce cas, la décision de clôture de la procédure de
mise en demeure fait l’objet de la même publicité.
D. – La commission des sanctions de l’Autorité nationale des jeux peut, avant de prononcer les sanctions
prévues au XXV du présent article, entendre toute personne dont l’audition lui paraît utile. Les conditions de
communication à un tiers d’une pièce mettant en jeu le secret des affaires sont définies par un décret en Conseil
d’Etat.
XXV. – A. – La commission des sanctions de l’Autorité nationale des jeux peut prononcer à l’encontre des
entreprises de jeux à objets numériques monétisables, en fonction de la gravité du manquement, une des sanctions
suivantes :
1o L’avertissement ;
2o La suspension à titre provisoire, pour une durée maximale de trois mois, de l’exploitation du jeu ;
3o L’interdiction, pour une durée maximale de trois ans, de l’exploitation du jeu ou de l’ensemble des jeux
concernés ;
4o L’interdiction, pour une durée maximale de trois ans, pour l’exploitant d’exercer une activité d’exploitation de
jeux à objets numériques monétisables.
B. – Le V de l’article 43 de la loi no 2010-476 du 12 mai 2010 précitée est applicable aux entreprises de jeux à
objets numériques monétisables et à leurs activités d’exploitation de ces jeux.
C. – Lorsqu’une entreprise de jeux à objets numériques monétisables communique des informations inexactes,
refuse de fournir les informations demandées ou fait obstacle au déroulement de l’enquête menée par les
fonctionnaires ou les agents habilités en application du XIX du présent article, la commission des sanctions peut
prononcer une sanction pécuniaire d’un montant qui ne peut excéder 100 000 euros.
D. – Le X de l’article 43 de la loi no 2010-476 du 12 mai 2010 précitée est applicable aux entreprises de jeux à
objets numériques monétisables faisant l’objet des sanctions mentionnées aux A et B du présent XXV.
XXVI. – L’article 44 de la loi no 2010-476 du 12 mai 2010 précitée est applicable aux sanctions susceptibles
d’être prononcées en application du XXV du présent article à l’encontre des entreprises de jeux à objets
numériques monétisables.
XXVII. – Les peines prévues au I de l’article 56 de la loi no 2010-476 du 12 mai 2010 précitée sont applicables
aux personnes physiques et morales ayant offert ou proposé au public une offre de jeux à objets numériques
monétisables sans avoir préalablement déposé la déclaration prévue au I du présent article.
Quiconque fait de la publicité, par quelque moyen que ce soit, en faveur d’un site proposant au public une offre
de jeux à objets numériques monétisables illégale est puni d’une amende de 100 000 euros. Le tribunal peut porter
le montant de l’amende au quadruple du montant des dépenses publicitaires consacrées à l’activité illégale.
XXVIII. – Le président de l’Autorité nationale des jeux adresse à l’entreprise dont l’offre de jeux à objets
numériques monétisables en ligne est accessible sur le territoire français et qui ne s’est pas déclarée ou à la
personne qui fait de la publicité en faveur d’une offre de jeux à objets numériques monétisables en ligne proposée
par une entreprise qui ne s’est pas déclarée une mise en demeure de cesser cette activité. Cette mise en demeure,
qui peut être notifiée par tout moyen propre à en établir la date de réception, rappelle les dispositions de la présente
loi et invite son destinataire à présenter ses observations dans un délai de cinq jours.
Le président de l’Autorité nationale des jeux adresse aux personnes mentionnées au 2 du I de l’article 6 de la
loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique une copie des mises en demeure
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adressées aux personnes mentionnées au premier alinéa du présent XXVIII. Il enjoint à ces mêmes personnes de
prendre toute mesure pour empêcher l’accès à ces contenus illicites et les invite à présenter leurs observations dans
un délai de cinq jours. La mise en demeure et l’injonction leur sont notifiées par tout moyen propre à en établir la
date de réception.
Lorsque tous les délais mentionnés aux deux premiers alinéas du présent XXVIII sont échus, le président de
l’Autorité nationale des jeux notifie aux personnes mentionnées au 1 du I de l’article 6 de la loi no 2004-575
du 21 juin 2004 précitée ainsi qu’à toute personne exploitant un moteur de recherche ou un annuaire les adresses
électroniques des interfaces en ligne dont les contenus sont illicites et leur ordonne de prendre toute mesure utile
destinée à en empêcher l’accès ou à faire cesser leur référencement, dans un délai qu’il détermine et qui ne peut
être inférieur à cinq jours.
Pour l’application du troisième alinéa du présent XXVIII, une interface en ligne s’entend de tout logiciel, y
compris un site internet, une partie de site internet ou une application, exploité par un professionnel ou pour son
compte et permettant aux utilisateurs finaux d’accéder aux biens ou aux services qu’il propose.
Le non-respect des mesures ordonnées en application du même troisième alinéa est puni des peines mentionnées
au B du V de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 précitée. Le président de l’Autorité nationale des jeux
peut également être saisi par le ministère public et par toute personne physique ou morale ayant intérêt à agir afin
qu’il mette en œuvre les pouvoirs qui lui sont confiés en application du présent article.
XXIX. – A compter du 30 décembre 2024, le XIV du présent article est ainsi rédigé :
« XIV. – Il est interdit à toute entreprise de jeux à objets numériques monétisables ainsi qu’à toute personne
physique ou morale agissant de concert avec elle de consentir aux joueurs des prêts en monnaie ayant cours légal
ou en crypto-actifs ou de mettre en place, directement ou indirectement, des dispositifs permettant aux joueurs de
s’accorder entre eux des prêts en monnaie ayant cours légal ou en crypto-actifs en vue de permettre l’achat d’objets
numériques monétisables ou des autres récompenses éventuellement attribuées et fixées par le décret en Conseil
d’Etat mentionné au I de l’article 40 de la présente loi.
« Pour l’application du présent XIV, sont entendus comme crypto-actifs ceux relevant du champ d’application
du règlement (UE) 2023/1114 du Parlement européen et du Conseil du 31 mai 2023 sur les marchés de crypto-
actifs, et modifiant les règlements (UE) no 1093/2010 et (UE) no 1095/2010 et les directives 2013/36/UE et
(UE) 2019/1937 et autres qu’un jeton se référant à un ou des actifs au sens du 7 du paragraphe 1 de l’article 3 du
même règlement ou qu’un jeton utilitaire au sens du 9 du même paragraphe 1. »
TITRE V
PERMETTRE À L’ÉTAT D’ANALYSER PLUS EFFICACEMENT
L’ÉVOLUTION DES MARCHÉS NUMÉRIQUES
Article 42
Le I de l’article 36 de la loi no 2021-1382 du 25 octobre 2021 relative à la régulation et à la protection de l’accès
aux œuvres culturelles à l’ère numérique est ainsi modifié :
1o Les quatre dernières phrases du cinquième alinéa sont supprimées ;
2o La première phrase de l’avant-dernier alinéa est complétée par les mots : « , notamment à des fins de
recherches contribuant à la détection, à la détermination et à la compréhension des risques systémiques dans
l’Union, au sens du paragraphe 1 de l’article 34 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil
du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE
(règlement sur les services numériques) » ;
3o Avant le dernier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Dans le cadre de ses activités d’expérimentation et de recherche publique mentionnées aux cinquième et
sixième alinéas, le service mentionné au premier alinéa intervient en tant que responsable de traitement, au sens de
la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. Ce service peut mettre en
œuvre auprès des opérateurs de plateforme mentionnés au même premier alinéa, des partenaires de ces plateformes
et de leurs sous-traitants, des fournisseurs de systèmes d’exploitation permettant le fonctionnement des éventuelles
applications de ces opérateurs et des fournisseurs de systèmes d’intelligence artificielle des méthodes de collecte
automatisée de données publiquement accessibles, y compris lorsque l’accès à ces données nécessite la connexion
à un compte, dans le respect des droits des bénéficiaires du service concerné et en préservant la sécurité des
services de ces opérateurs ainsi que l’accès aux données de ces opérateurs stockées ou traitées sur ses propres
terminaux. Cette mise en œuvre s’effectue nonobstant les conditions générales d’utilisation ou les licences des
services des opérateurs concernés ou de leurs applications mettant les données visées à la disposition du public. Ce
service met en œuvre des méthodes de collecte de données publiquement accessibles strictement nécessaires et
proportionnées, qui sont précisées par un décret en Conseil d’Etat pris après avis public motivé de la Commission
nationale de l’informatique et des libertés. Les données collectées dans le cadre des activités d’expérimentation
mentionnées au cinquième alinéa du présent article sont détruites à l’issue des travaux, et au plus tard neuf mois
après leur collecte. Les données collectées dans le cadre des activités de recherche publique mentionnées au
sixième alinéa sont détruites à l’issue des travaux, et au plus tard cinq ans après leur collecte. » ;
4o Au dernier alinéa, le mot : « avant-dernier » est remplacé par le mot : « sixième ».
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Article 43
TITRE VI
Article 44
Après l’article 7 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, il est inséré
un article 7-1 ainsi rédigé :
« Art. 7-1. – Dans l’exercice de ses missions, le coordinateur pour les services numériques mentionné au
paragraphe 2 de l’article 49 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022
relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques) peut, dans le cadre d’une convention, recourir à l’assistance technique du service administratif de
l’Etat mentionné à l’article 36 de la loi no 2021-1382 du 25 octobre 2021 relative à la régulation et à la protection de
l’accès aux œuvres culturelles à l’ère numérique, notamment pour toute question liée aux analyses de données, aux
codes sources, aux programmes informatiques, aux traitements algorithmiques ou à l’audit des algorithmes.
« Le service administratif mentionné au même article 36 peut, pour des travaux relevant de son domaine
d’expertise, proposer son assistance technique au coordinateur pour les services numériques pour la conduite des
missions de ce dernier.
« Le coordinateur pour les services numériques veille à associer le service administratif aux missions de
coopération relatives au développement de l’expertise et des capacités de l’Union européenne en matière
d’évaluation des questions systémiques et émergentes mentionnées à l’article 64 du règlement (UE) 2022/2065 du
Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité.
« Lorsqu’il est sollicité ou qu’il propose son assistance technique au titre du présent article, le service
administratif conduit ses travaux en toute indépendance. Il assure la confidentialité des informations recueillies
dans le cadre de l’exercice de ses missions et limite leur utilisation aux seules fins nécessaires à ses missions.
« La convention mentionnée au premier alinéa du présent article précise les modalités de la coopération entre le
coordinateur pour les services numériques et le service administratif ainsi que les conditions propres à garantir la
confidentialité des informations qu’ils se transmettent. »
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TITRE VII
CONTRÔLE DES OPÉRATIONS DE TRAITEMENT DE DONNÉES À CARACTÈRE PERSONNEL
EFFECTUÉES PAR LES JURIDICTIONS DANS L’EXERCICE DE LEUR FONCTION JURIDICTIONNELLE
Article 45
er er
Le titre I du livre I du code de justice administrative est complété par un chapitre V ainsi rédigé :
« CHAPITRE V
« CONTRÔLE DES OPÉRATIONS DE TRAITEMENT DE DONNÉES À CARACTÈRE PERSONNEL EFFECTUÉES
PAR LES JURIDICTIONS ADMINISTRATIVES DANS L’EXERCICE DE LEUR FONCTION JURIDICTIONNELLE
« Art. L. 115-1. – I. – Le Conseil d’Etat est chargé du contrôle des opérations de traitement des données à
caractère personnel effectuées dans l’exercice de leur fonction juridictionnelle :
« 1o Par les juridictions administratives, sous réserve de l’article L. 453-1 du code de l’organisation judiciaire
pour le Conseil supérieur de la magistrature et de l’article L. 111-18 du code des juridictions financières pour les
juridictions régies par ce même code ;
« 2o Par le Tribunal des conflits.
« II. – Ce contrôle est exercé, en toute indépendance, par une autorité constituée d’un membre du Conseil
d’Etat, élu par l’assemblée générale pour une durée de trois ans, renouvelable une fois.
« III. – L’autorité de contrôle veille à ce que les traitements de données à caractère personnel soient mis en
œuvre conformément au règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à
la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre
circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données)
ainsi qu’à la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.
« Elle est saisie des réclamations relatives aux opérations de traitement de données à caractère personnel
soumises à son contrôle.
« IV. – Pour l’exercice de ses missions, l’autorité de contrôle dispose des pouvoirs mentionnés à l’article 58 du
règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 précité et aux articles 20, 21 et 22
de la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 précitée, à l’exception de ceux relatifs au prononcé d’une astreinte ou d’une
amende. Pour l’application des mêmes articles 20, 21 et 22, l’autorité de contrôle exerce indistinctement les
compétences dévolues au président et à la formation restreinte de la commission mentionnée à l’article 8 de la
même loi. Le secret ne peut lui être opposé.
« Elle dispose des ressources humaines, matérielles et techniques nécessaires à l’exercice de ses fonctions,
fournies par le Conseil d’Etat.
« Les agents mis à la disposition de l’autorité de contrôle sont astreints au secret pour les faits, actes ou
renseignements dont ils ont eu connaissance en raison de leurs fonctions, sous peine des sanctions prévues aux
articles 226-13 et 413-10 du code pénal.
« V. – L’autorité de contrôle adresse au vice-président du Conseil d’Etat et transmet au Parlement un rapport
public annuel. Ce rapport établit un bilan de son activité. Il peut comporter des observations et des
recommandations relatives à son domaine d’intervention.
« VI. – Un décret en Conseil d’Etat précise les modalités d’application du présent article. »
Article 46
I. – Le titre V du livre IV du code de l’organisation judiciaire est complété par un chapitre III ainsi rédigé :
« CHAPITRE III
« CONTRÔLE DES OPÉRATIONS DE TRAITEMENT DES DONNÉES À CARACTÈRE PERSONNEL EFFECTUÉES
PAR LES JURIDICTIONS JUDICIAIRES ET LEUR MINISTÈRE PUBLIC DANS L’EXERCICE DE LEUR FONCTION
JURIDICTIONNELLE
« Art. L. 453-1. – I. – La Cour de cassation est chargée du contrôle des opérations de traitement des données à
caractère personnel effectuées, dans l’exercice de leur fonction juridictionnelle, par les juridictions judiciaires et
par leur ministère public ainsi que par le Conseil supérieur de la magistrature dans l’exercice de ses fonctions
disciplinaires.
« II. – Ce contrôle est exercé, en toute indépendance, par une autorité constituée d’un magistrat hors hiérarchie
de la Cour de cassation, élu par l’assemblée des magistrats hors hiérarchie de ladite Cour pour une durée de
trois ans, renouvelable une fois.
« III. – L’autorité de contrôle veille à ce que les traitements de données à caractère personnel soient mis en
œuvre conformément au règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à
la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre
circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données)
ainsi qu’à la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.
« Elle est saisie des réclamations relatives aux opérations de traitement de données à caractère personnel
soumises à son contrôle.
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« IV. – Pour l’exercice de ses missions, l’autorité de contrôle dispose des pouvoirs mentionnés à l’article 58 du
règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 précité et aux articles 20, 21 et 22
de la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 précitée, à l’exception de ceux relatifs au prononcé d’une astreinte ou d’une
amende. Pour l’application des mêmes articles 20, 21 et 22, l’autorité de contrôle exerce indistinctement les
compétences dévolues au président et à la formation restreinte de la commission mentionnée à l’article 8 de la
même loi. Le secret ne peut lui être opposé.
« Elle dispose des ressources humaines, matérielles et techniques nécessaires à l’exercice de ses fonctions,
fournies par la Cour de cassation.
« Les agents mis à la disposition de l’autorité de contrôle sont astreints au secret pour les faits, les actes ou les
renseignements dont ils ont eu connaissance en raison de leurs fonctions, sous peine des sanctions prévues aux
articles 226-13 et 413-10 du code pénal.
« V. – L’autorité de contrôle adresse au premier président et au procureur général près la Cour de cassation et
transmet au Parlement un rapport public annuel. Ce rapport établit un bilan de son activité. Il peut comporter des
observations et des recommandations relatives à son domaine d’intervention.
« VI. – Un décret en Conseil d’Etat précise les modalités d’application du présent article.
« Art. L. 453-2. – La Cour de cassation connaît des recours formés par toute personne physique ou morale
contre une décision de l’autorité de contrôle qui lui fait grief.
« La Cour de cassation connaît également des recours formés par toute personne concernée en cas d’abstention
de l’autorité de contrôle de traiter une réclamation ou d’informer son auteur, dans un délai de trois mois, de l’état
de l’instruction ou de l’issue de cette réclamation.
« Un décret en Conseil d’Etat précise les modalités d’application du présent article. »
II. – Le V de l’article 19 de la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés
est complété par les mots : « et leur ministère public ».
Article 47
Le chapitre Ier du titre Ier du livre Ier du code des juridictions financières est complété par une section 6 ainsi
rédigée :
« Section 6
« Contrôle des opérations de traitement des données à caractère personnel effectuées
par les juridictions régies par le présent code dans l’exercice de leur fonction juridictionnelle
« Art. L. 111-18. – I. – La Cour des comptes est chargée du contrôle des opérations de traitement de données à
caractère personnel effectuées, dans l’exercice de leur fonction juridictionnelle, par les juridictions régies par le
présent code et par leur ministère public.
« II. – Ce contrôle est exercé, en toute indépendance, par une autorité constituée d’un magistrat de la Cour des
comptes, élu par la chambre du conseil pour une durée de trois ans, renouvelable une fois.
« III. – L’autorité de contrôle veille à ce que les traitements de données à caractère personnel soient mis en
œuvre conformément au règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à
la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre
circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données)
ainsi qu’à la loi no 78-17 du 16 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.
« Elle est saisie des réclamations relatives aux opérations de traitement de données à caractère personnel
soumises à son contrôle.
« IV. – Pour l’exercice de ses missions, l’autorité de contrôle dispose des pouvoirs mentionnés à l’article 58 du
règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 précité et aux articles 20, 21 et 22
de la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 précitée, à l’exception de ceux relatifs au prononcé d’une astreinte ou d’une
amende. Pour l’application des mêmes articles 20, 21 et 22, l’autorité de contrôle exerce indistinctement les
compétences dévolues au président et à la formation restreinte de la commission mentionnée à l’article 8 de la
même loi. Le secret ne peut lui être opposé.
« Elle dispose des ressources humaines, matérielles et techniques nécessaires à l’exercice de ses fonctions,
fournies par la Cour des comptes.
« Les agents mis à la disposition de l’autorité de contrôle sont astreints au secret pour les faits, les actes ou les
renseignements dont ils ont eu connaissance en raison de leurs fonctions, sous peine des sanctions prévues aux
articles 226-13 et 413-10 du code pénal.
« V. – L’autorité de contrôle adresse au premier président de la Cour des comptes et transmet au Parlement un
rapport public annuel. Ce rapport établit un bilan de son activité. Il peut comporter des observations et des
recommandations relatives à son domaine d’intervention.
« VI. – Un décret en Conseil d’Etat précise les modalités d’application du présent article. »
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TITRE VIII
ADAPTATIONS DU DROIT NATIONAL
CHAPITRE Ier
MESURES D’ADAPTATION DE LA LOI No 2004-575 DU 21 JUIN 2004
POUR LA CONFIANCE DANS L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE
Article 48
I. – La loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique est ainsi modifiée :
1o Après l’article 1er, sont insérés des articles 1er-1 et 1er-2 ainsi rédigés :
« Art. 1er-1. – I. – Les personnes dont l’activité est d’éditer un service de communication au public en ligne
mettent à la disposition du public, dans un standard ouvert :
« 1o S’il s’agit de personnes physiques, leurs nom, prénoms, domicile et numéro de téléphone et, si elles sont
assujetties aux formalités d’inscription au registre du commerce et des sociétés ou au registre national des
entreprises en tant qu’entreprise du secteur des métiers et de l’artisanat, le numéro de leur inscription ;
« 2o S’il s’agit de personnes morales, leur dénomination ou leur raison sociale et leur siège social, leur numéro de
téléphone et, s’il s’agit d’entreprises assujetties aux formalités d’inscription au registre du commerce et des
sociétés ou au registre national des entreprises en tant qu’entreprise du secteur des métiers et de l’artisanat, le
numéro de leur inscription, leur capital social et l’adresse de leur siège social ;
« 3o Le nom du directeur ou du codirecteur de la publication, au sens de l’article 93-2 de la loi no 82-652
du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle et, le cas échéant, celui du responsable de la rédaction ;
« 4o Le nom, la dénomination ou la raison sociale, l’adresse et le numéro de téléphone du fournisseur de services
d’hébergement ;
« 5o Le cas échéant, le nom, la dénomination ou la raison sociale et l’adresse des personnes physiques ou morales
qui assurent, même à titre gratuit, le stockage de données traitées directement par elles dans le cadre de l’édition du
service.
« II. – Les personnes éditant à titre non professionnel un service de communication au public en ligne peuvent
ne tenir à la disposition du public, pour préserver leur anonymat, que le nom, la dénomination ou la raison sociale
et l’adresse du fournisseur de services d’hébergement, sous réserve d’avoir communiqué à ce fournisseur les
éléments d’identification personnelle mentionnés au I du présent article.
« Les fournisseurs de services d’hébergement sont assujettis au secret professionnel, dans les conditions prévues
aux articles 226-13 et 226-14 du code pénal, pour tout ce qui concerne la divulgation de ces éléments
d’identification personnelle ou de toute information permettant d’identifier la personne concernée. Ce secret
professionnel n’est pas opposable à l’autorité judiciaire.
« III. – Toute personne nommée ou désignée dans un service de communication au public en ligne dispose d’un
droit de réponse, sans préjudice des demandes de correction ou de suppression du message qu’elle peut adresser au
service.
« La demande d’exercice du droit de réponse est adressée au directeur de la publication ou, lorsque la personne
éditant à titre non professionnel a conservé l’anonymat, au fournisseur de services d’hébergement, qui la transmet
sans délai au directeur de la publication. Elle est présentée dans un délai de trois mois à compter de la mise à la
disposition du public du message justifiant cette demande.
« Le directeur de la publication est tenu d’insérer dans les trois jours de leur réception les réponses de toute
personne nommée ou désignée dans le service de communication au public en ligne, sous peine d’une amende
de 3 750 euros, sans préjudice des autres peines et dommages et intérêts auxquels le message pourrait donner lieu.
« Les conditions d’insertion de la réponse sont celles prévues à l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881 sur la
liberté de la presse. La réponse est gratuite.
« Un décret en Conseil d’Etat fixe les modalités d’application du présent III.
« IV. – Les associations mentionnées aux articles 48-1 à 48-6 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la
presse peuvent également exercer le droit de réponse prévu au III du présent article dans le cas où des imputations
susceptibles de porter atteinte à l’honneur ou à la réputation d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison
de leur sexe, de leur handicap, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, vraie ou supposée, de leur
appartenance ou de leur non-appartenance à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée
sont diffusées sur un service de communication au public en ligne.
« Si les imputations concernent des personnes considérées individuellement, l’association ne peut exercer le
droit de réponse que si elle justifie avoir reçu leur accord.
« Aucune association ne peut requérir la diffusion d’une réponse en application du présent IV lorsqu’a été
diffusée une réponse à la demande d’une des associations remplissant les conditions précitées.
« V. – Les chapitres IV et V de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse sont applicables aux services
de communication au public en ligne et la prescription est acquise dans les conditions prévues à l’article 65 de la
même loi.
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« Art. 1er-2. – Est puni d’un an d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende le fait, pour une personne
physique ou le dirigeant de droit ou de fait d’une personne morale dont l’activité est d’éditer un service de
communication au public en ligne, de ne pas respecter les I et II de l’article 1er-1.
« Les personnes morales peuvent être déclarées pénalement responsables des manquements aux mêmes I et II,
dans les conditions prévues à l’article 121-2 du code pénal. Elles encourent une peine d’amende, suivant les
modalités prévues à l’article 131-38 du même code, ainsi que les peines mentionnées aux 2o et 9o de l’article 131-39
dudit code. L’interdiction mentionnée au 2o du même article 131-39 est prononcée pour une durée de cinq ans au
plus et porte sur l’activité professionnelle dans l’exercice ou à l’occasion de laquelle l’infraction a été commise. » ;
2o L’intitulé du chapitre II du titre Ier est ainsi rédigé : « Les fournisseurs de services intermédiaires » ;
3o Au même chapitre II, est insérée une section 1 intitulée : « Définitions et obligations relatives aux fournisseurs
de services intermédiaires » et comprenant les articles 5 à 6 ;
4o Après l’article 5, il est inséré un article 5-1 ainsi rédigé :
« Art. 5-1. – I. – On entend par “services de la société de l’information” les services définis au b du
paragraphe 1 de l’article 1er de la directive (UE) 2015/1535 du Parlement européen et du Conseil du
9 septembre 2015 prévoyant une procédure d’information dans le domaine des réglementations techniques et des
règles relatives aux services de la société de l’information.
« II. – On entend par “services intermédiaires” les services de la société de l’information définis au paragraphe g
de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un
marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques). » ;
5o L’article 6 est ainsi rédigé :
« Art. 6. – I. – 1. On entend par fournisseur d’un “service d’accès à internet” toute personne fournissant un
service de simple transport, défini au i du paragraphe g de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement
européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la
directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques), dont l’activité consiste à offrir un accès à des
services de communication au public en ligne.
« 2. On entend par fournisseur de “services d’hébergement” toute personne fournissant les services définis au iii
du même paragraphe g.
« 3. On entend par “moteur de recherche en ligne” un service défini au paragraphe j du même article 3.
« 4. On entend par “plateforme en ligne” un service défini au paragraphe i dudit article 3.
« 5. On entend par “service de réseaux sociaux en ligne” un service défini au paragraphe 7 de l’article 2 du
règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du Conseil du 14 septembre 2022 relatif aux marchés
contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant les directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828
(règlement sur les marchés numériques).
« 6. On entend par “boutique d’applications logicielles” un service défini au paragraphe 14 du même article 2.
« 7. On entend par “application logicielle” tout produit ou service défini au paragraphe 15 dudit article 2.
« II. – Les personnes dont l’activité consiste à fournir un service intermédiaire au sens du paragraphe g de
l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité ne sont
pas des producteurs, au sens de l’article 93-3 de la loi no 82-652 du 29 juillet 1982 sur la communication
audiovisuelle.
« III. – A. – Les personnes dont l’activité consiste à fournir un service d’accès à internet informent leurs
abonnés de l’existence de moyens techniques permettant de restreindre l’accès à certains services ou de les
sélectionner et leur proposent au moins un de ces moyens sans surcoût. Un décret, pris après avis de la Commission
nationale de l’informatique et des libertés, précise les fonctionnalités minimales et les caractéristiques techniques
auxquelles ces moyens répondent, compte tenu de la nature de l’activité de ces personnes.
« Les personnes mentionnées au premier alinéa du présent A informent également leurs abonnés de l’existence
de moyens de sécurisation permettant de prévenir les manquements à l’obligation définie à l’article L. 336-3 du
code de la propriété intellectuelle.
« B. – Dans le respect de la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés,
les fournisseurs de services d’accès à internet informent également leurs abonnés de la quantité de données
consommées dans le cadre de la fourniture d’accès au réseau et indiquent l’équivalent des émissions de gaz à effet
de serre correspondant.
« Les équivalents d’émissions de gaz à effet de serre correspondant à la consommation de données sont établis
suivant une méthodologie mise à disposition par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.
« C. – Les fournisseurs de services d’accès à internet informent leurs abonnés de l’interdiction de procéder, en
France métropolitaine et dans les collectivités régies par l’article 73 de la Constitution, à des opérations de vente à
distance, d’acquisition, d’introduction en provenance d’un autre Etat membre de l’Union européenne ou
d’importation en provenance de pays tiers de produits du tabac manufacturé dans le cadre d’une vente à distance
ainsi que des sanctions légalement encourues pour de tels actes.
« Tout manquement à cette obligation est puni d’un an d’emprisonnement et de 250 000 euros d’amende.
« Les personnes morales peuvent être déclarées pénalement responsables de cette infraction dans les conditions
prévues à l’article 121-2 du code pénal. Elles encourent une peine d’amende, suivant les modalités prévues à
l’article 131-38 du même code, ainsi que les peines mentionnées aux 2o et 9o de l’article 131-39 dudit code.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 2 sur 132
L’interdiction mentionnée au 2o du même article 131-39 est prononcée pour une durée de cinq ans au plus et porte
sur l’activité professionnelle dans l’exercice ou à l’occasion de laquelle l’infraction a été commise.
« D. – Lorsque les fournisseurs de services d’accès à internet invoquent, à des fins publicitaires, la possibilité
qu’ils offrent de télécharger des fichiers dont ils ne sont pas les fournisseurs, ils font figurer dans cette publicité une
mention facilement identifiable et lisible rappelant que le piratage nuit à la création artistique.
« IV. – A. – Les personnes dont l’activité consiste à fournir des services d’hébergement concourent à la lutte
contre la diffusion de contenus constituant les infractions mentionnées aux articles 211-2, 222-33, 222-33-1-1, 222-
33-2 à 222-33-2-3, 222-39, 223-13, 225-4-13, 225-5, 225-6, 227-18 à 227-21, 227-22 à 227-24, 412-8, 413-13,
413-14, 421-2-5, 431-6, 433-3, 433-3-1, 521-1-2 et 521-1-3 et au deuxième alinéa de l’article 222-33-3 du code
pénal ainsi qu’aux cinquième, septième et huitième alinéas de l’article 24 et à l’article 24 bis de la loi du
29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.
« A ce titre, elles informent promptement les autorités compétentes de toutes les activités illicites mentionnées
au premier alinéa du présent A qui leur sont signalées et qu’exercent les destinataires de leurs services.
« Tout manquement à cette obligation d’information est puni d’un an d’emprisonnement et de 250 000 euros
d’amende.
« Les personnes morales peuvent être déclarées pénalement responsables de cette infraction, dans les conditions
prévues à l’article 121-2 du code pénal. Elles encourent une peine d’amende, suivant les modalités prévues à
l’article 131-38 du même code, ainsi que les peines mentionnées aux 2o et 9o de l’article 131-39 dudit code.
L’interdiction mentionnée au 2o du même article 131-39 est prononcée pour une durée de cinq ans au plus et porte
sur l’activité professionnelle dans l’exercice ou à l’occasion de laquelle l’infraction a été commise.
« B. – Les personnes qui fournissent des services d’hébergement procurent aux personnes qui éditent un service
de communication au public en ligne des moyens techniques permettant à celles-ci de satisfaire aux conditions
d’identification prévues au I de l’article 1er-1 de la présente loi.
« C. – La méconnaissance de l’obligation d’informer immédiatement les autorités compétentes prévue à
l’article 18 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité est
punie d’un an d’emprisonnement et de 250 000 euros d’amende.
« Lorsque l’infraction prévue au premier alinéa du présent C est commise de manière habituelle par une
personne morale, le montant de l’amende peut être porté à 6 % de son chiffre d’affaires mondial hors taxes pour
l’exercice précédant la sanction.
« V. – A. – Dans les conditions fixées aux II bis à III bis de l’article L. 34-1 du code des postes et des
communications électroniques, les personnes dont l’activité consiste à fournir des services d’accès à internet ou des
services d’hébergement détiennent et conservent les données de nature à permettre l’identification de quiconque a
contribué à la création du contenu ou de l’un des contenus des services dont elles sont prestataires.
« Un décret en Conseil d’Etat, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés,
définit les données mentionnées au premier alinéa du présent A et détermine la durée et les modalités de leur
conservation.
« B. – Tout manquement aux obligations mentionnées au A du présent V est puni d’un an d’emprisonnement et
de 250 000 euros d’amende. Le fait de ne pas déférer à la demande d’une autorité judiciaire d’obtenir
communication des éléments mentionnés au même A est puni des mêmes peines.
« Les personnes morales peuvent être déclarées pénalement responsables de ces infractions dans les conditions
prévues à l’article 121-2 du code pénal. Elles encourent une peine d’amende, suivant les modalités prévues à
l’article 131-38 du même code, ainsi que les peines mentionnées aux 2o et 9o de l’article 131-39 dudit code.
L’interdiction mentionnée au 2o du même article 131-39 est prononcée pour une durée de cinq ans au plus et porte
sur l’activité professionnelle dans l’exercice ou à l’occasion de laquelle l’infraction a été commise.
« VI. – Toute plateforme en ligne dont l’activité sur le territoire français dépasse un seuil de nombre de
connexions déterminé par décret, qu’elle soit ou non établie sur le territoire français, met en œuvre des procédures
et des moyens humains et technologiques proportionnés permettant, lorsqu’elle a une activité de stockage de
contenus, de conserver temporairement les contenus qui lui ont été signalés comme contraires aux dispositions
mentionnées au A du IV du présent article et qu’elle a retirés ou rendus inaccessibles, aux fins de les mettre à la
disposition de l’autorité judiciaire pour les besoins de la recherche, de la constatation et de la poursuite des
infractions pénales.
« La durée et les modalités de conservation de ces contenus sont définies par un décret en Conseil d’Etat, pris
après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.
« VII. – Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes dont l’activité consiste à fournir des services
d’hébergement un contenu ou une activité comme étant illicite dans le but d’en obtenir le retrait ou d’en faire cesser
la diffusion, alors qu’elle sait cette information inexacte, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros
d’amende. »
II. – Au 5o de l’article L. 222-16-1 du code de la consommation, les mots : « au I de » sont remplacés par le mot :
« à ».
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 2 sur 132
Article 49
La loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique est ainsi modifiée :
1o Au chapitre II du titre Ier, est insérée une section 2 intitulée : « Dispositions relatives à la lutte contre les
contenus terroristes et pédopornographiques » et comprenant les articles 6-1 à 6-2-2, tel qu’il résulte de l’article 4
de la présente loi ;
2o L’article 6-1 est ainsi modifié :
a) A la première phrase du premier alinéa, les mots : « mentionnée au III de l’article 6 de la présente loi » sont
remplacés par les mots : « dont l’activité est d’éditer un service de communication au public en ligne » et les mots :
« personnes mentionnées au 2 du I du même article 6 » sont remplacés par les mots : « fournisseurs de services
d’hébergement » ;
b) A la fin de la seconde phrase du même premier alinéa, les mots : « personnes mentionnées au 1 du I de
l’article 6 de la présente loi » sont remplacés par les mots : « fournisseurs de services d’accès à internet » ;
c) Le deuxième alinéa est ainsi modifié :
– à la première phrase, les mots : « personnes mentionnées au même 1 » sont remplacés par les mots :
« fournisseurs de services d’accès à internet » ;
– à la dernière phrase, les mots : « mentionnée au III du même article 6 des informations mentionnées à ce
même III » sont remplacés par les mots : « dont l’activité est d’éditer un service de communication au public
en ligne des informations mentionnées à l’article 1er-1 de la présente loi » ;
d) Au dernier alinéa, les mots : « au 1 du VI » sont remplacés par les mots : « au C du III » ;
3o Au second alinéa du II de l’article 6-1-3, le taux : « 4 % » est remplacé par le taux : « 6 % » ;
4o Le second alinéa des I et II de l’article 6-1-5 est complété par une phrase ainsi rédigée : « L’audience est
publique. »
Article 50
o
La loi n 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique est ainsi modifiée :
1o Au chapitre II du titre Ier, est insérée une section 3 intitulée : « Dispositions relatives à l’intervention de
l’autorité judiciaire » et comprenant les articles 6-3 à 6-5, tels qu’ils résultent du 2o du présent article et de
l’article 4 de la présente loi ;
2o Les articles 6-3 et 6-4 sont ainsi rédigés :
« Art. 6-3. – Le président du tribunal judiciaire, statuant selon la procédure accélérée au fond, peut prescrire à
toute personne susceptible d’y contribuer toutes les mesures propres à prévenir un dommage ou à faire cesser un
dommage occasionné par le contenu d’un service de communication au public en ligne.
« Il détermine les personnes ou les catégories de personnes auxquelles une demande peut être adressée par
l’autorité administrative dans les conditions prévues à l’article 6-4.
« Art. 6-4. – Lorsqu’une décision judiciaire exécutoire a ordonné une mesure propre à empêcher l’accès à un
service de communication au public en ligne dont le contenu relève des infractions mentionnées au A du IV de
l’article 6, l’autorité administrative, saisie le cas échéant par toute personne intéressée, peut demander aux
personnes dont l’activité est d’offrir un accès à des services de communication au public en ligne, aux fournisseurs
de services d’hébergement ou à toute personne ou catégorie de personnes visée par cette décision judiciaire, pour
une durée ne pouvant excéder celle restant à courir pour les mesures ordonnées par cette décision, d’empêcher
l’accès à tout service de communication au public en ligne qu’elle a préalablement identifié comme reprenant le
contenu du service mentionné par ladite décision, en totalité ou de manière substantielle.
« Dans les mêmes conditions et pour la même durée, l’autorité administrative peut demander à l’exploitant d’un
service reposant sur le classement ou le référencement, au moyen d’algorithmes informatiques, de contenus
proposés ou mis en ligne par des tiers de faire cesser le référencement des adresses électroniques donnant accès aux
services de communication au public en ligne mentionnés au premier alinéa du présent article.
« L’autorité administrative tient à jour une liste des services de communication au public en ligne mentionnés au
même premier alinéa qui ont fait l’objet d’une demande de blocage d’accès en application dudit premier alinéa
ainsi que des adresses électroniques donnant accès à ces services et met cette liste à la disposition des annonceurs,
de leurs mandataires et des services mentionnés au 2o du II de l’article 299 du code général des impôts. Ces services
de communication au public en ligne sont inscrits sur cette liste pour la durée restant à courir des mesures
ordonnées par l’autorité judiciaire. Pendant toute la durée de l’inscription sur ladite liste, les annonceurs, leurs
mandataires et les services mentionnés au même 2o qui entretiennent des relations commerciales, notamment pour
pratiquer des insertions publicitaires, avec les services de communication au public en ligne figurant sur cette liste
sont tenus de rendre publique sur leur site internet, au moins une fois par an, l’existence de ces relations et de les
mentionner dans leur rapport annuel, s’ils sont tenus d’en adopter un.
« Lorsqu’il n’est pas procédé au blocage ou au déréférencement desdits services, le président du tribunal
judiciaire, statuant selon la procédure accélérée au fond, peut prescrire toute mesure destinée à faire cesser l’accès
aux contenus de ces services. » ;
3o Au second alinéa de l’article 6-4-2, après le mot : « publique », sont insérés les mots : « , du code du sport ».
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Article 51
La loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique est ainsi modifiée :
1o Au chapitre II du titre Ier, est insérée une section 4 intitulée : « Coordinateur pour les services numériques et
coopération entre les autorités compétentes » et comprenant les articles 7 à 9-2, tels qu’ils résultent des 2o à 6o du
présent article ;
2o L’article 7 est ainsi rédigé :
« Art. 7. – Les autorités compétentes désignées en application de l’article 49 du règlement (UE) 2022/2065 du
Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et
modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques) sont :
« 1o L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique ;
« 2o L’autorité administrative chargée de la concurrence et de la consommation ;
« 3o La Commission nationale de l’informatique et des libertés.
« L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique est désignée coordinateur pour les
services numériques, au sens du même article 49, sans préjudice des compétences de chacune des autorités
administratives compétentes qui concourent à la mise en œuvre du même règlement. » ;
3o Après le même article 7, sont insérés des articles 7-2 à 7-4 ainsi rédigés :
« Art. 7-2. – Le coordinateur pour les services numériques veille à ce que les autorités mentionnées à l’article 7
de la présente loi coopèrent étroitement et se prêtent mutuellement assistance, dans le cadre de l’application du
règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des
services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques), de manière
cohérente et efficace.
« Ces autorités peuvent se communiquer librement les informations dont elles disposent et se consulter
mutuellement aux fins de l’accomplissement de leurs missions respectives au titre du même règlement, sans que ni
le secret des affaires, ni le secret de l’instruction, ni la protection des données personnelles y fassent obstacle.
« Lorsque, à l’occasion de l’exercice de ses compétences au titre de la présente section, l’une de ces autorités
constate des faits qui relèvent de la compétence d’une autre, elle l’en informe et lui transmet les informations
correspondantes.
« Les modalités de mise en œuvre du présent article sont précisées par voie de convention entre ces mêmes
autorités.
« Art. 7-3. – Le coordinateur pour les services numériques siège au comité européen des services numériques
mentionné à l’article 61 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022
relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques). Lorsque les questions examinées par le comité relèvent de la compétence d’une autre autorité que
celle désignée à l’article 7 de la présente loi en tant que coordinateur pour les services numériques, l’autorité
compétente concernée participe au comité aux côtés du coordinateur.
« Aux fins d’exercer les compétences prévues aux articles 63, 64 et 65 du règlement (UE) 2022/2065 du
Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité, le coordinateur pour les services numériques exerce
une mission de veille et d’analyse des risques systémiques mentionnés à l’article 34 du même règlement sur le
territoire national.
« Art. 7-4. – Il est créé un réseau national de coordination de la régulation des services numériques.
« Le réseau est composé de :
« 1o L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique ;
« 2o La Commission nationale de l’informatique et des libertés ;
« 3o L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse ;
« 4o L’Autorité de la concurrence ;
« 5o L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information ;
« 6o L’Autorité des relations sociales des plateformes d’emploi ;
« 7o Les services de l’Etat compétents.
« La liste des services de l’Etat membres du réseau national de coordination de la régulation des services
numériques est définie par décret.
« Le réseau national de coordination de la régulation des services numériques est chargé d’assurer les échanges
d’informations et d’encourager la coordination entre ses membres. Il veille aux synergies des travaux des instances
mentionnées au présent article en matière de régulation des services de la société de l’information, dans le respect
de leurs attributions respectives et, le cas échéant, de leur indépendance.
« Il promeut une vision globale de la régulation des services numériques qui intègre les enjeux d’équité, de
protection, d’innovation et de compétitivité. Il anime des réflexions et travaux d’analyses comparées sur les
pratiques de régulation des autres Etats membres de l’Union européenne.
« Ce réseau se réunit au moins trois fois par an. Il est présidé pour une durée de dix-huit mois et de façon
alternative par les ministres chargés du numérique et de la culture. Le premier exercice de la présidence est assuré
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par le ministre chargé du numérique. Le secrétariat du réseau est assuré par les services du ministère chargé du
numérique.
« L’ordre du jour des réunions est proposé par le secrétariat du réseau et peut être complété par ses membres.
« Les travaux du réseau font l’objet de comptes rendus proposés par son secrétariat et approuvés par ses
membres. Le réseau peut mettre en place des groupes de travail associant, sur une base volontaire, des
représentants de ses membres en vue de conduire le partage de réflexions sur des thématiques particulières.
« Le réseau peut solliciter l’observatoire de la haine en ligne mentionné à l’article 16 de la loi no 2020-766 du
24 juin 2020 visant à lutter contre les contenus haineux sur internet et le service administratif de l’Etat mentionné à
l’article 36 de la loi no 2021-1382 du 25 octobre 2021 relative à la régulation et à la protection de l’accès aux
œuvres culturelles à l’ère numérique, en vue de conduire toute analyse destinée à apporter un éclairage sur des
questions relevant de ses missions. » ;
4o Après l’article 8, sont insérés des articles 8-1 et 8-2 ainsi rédigés :
« Art. 8-1. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique veille, dans les
conditions prévues à la présente section, au respect :
« 1o Par les personnes dont l’activité consiste à fournir un service intermédiaire, des obligations prévues aux
paragraphes 1 et 5 de l’article 9, aux paragraphes 1 et 5 de l’article 10 et aux articles 11 à 15 du règlement
(UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services
numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques) ;
« 2o Par les personnes dont l’activité consiste à fournir un service d’hébergement, des obligations prévues aux
articles 16 et 17 du même règlement ;
« 3o Par les personnes dont l’activité consiste à fournir un service de plateforme en ligne, à l’exception des
microentreprises ou des petites entreprises au sens de l’article 19 dudit règlement, des obligations prévues :
« a) Aux articles 20 à 24 du même règlement ;
« b) A l’article 25 du même règlement, à l’exception des pratiques mentionnées au 1o de l’article L. 133-1 du
code de la consommation ;
« c) Aux a à c du paragraphe 1 et au paragraphe 2 de l’article 26, à l’article 27 et au paragraphe 1 de l’article 28
du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité.
« Art. 8-2. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique analyse les rapports de
transparence des fournisseurs de plateformes en ligne relevant de sa compétence, conformément à l’article 56 du
règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des
services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques), publiés en
application des articles 15 et 24 du même règlement. Cette analyse fait l’objet d’un rapport annuel remis au
Parlement. » ;
5o Après l’article 9, sont insérés des articles 9-1 et 9-2 ainsi rédigés :
« Art. 9-1. – I. – Pour l’accomplissement de ses missions, l’Autorité de régulation de la communication
audiovisuelle et numérique peut :
« 1o Exercer auprès des fournisseurs de services intermédiaires mentionnés à l’article 8-1 ou auprès de toute
autre personne mentionnée au paragraphe 1 de l’article 51 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et
du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive
2000/31/CE (règlement sur les services numériques) les pouvoirs d’enquête et d’exécution prévus au même
article 51, dans les conditions prévues à la présente section ;
« 2o Recueillir, auprès de tout fournisseur de services intermédiaires qui propose un service sur le territoire
national, les informations nécessaires à l’élaboration des demandes d’examen mentionnées aux articles 58 ou 65 du
même règlement.
« II. – Pour la recherche et la constatation des manquements aux obligations mentionnées à l’article 8-1 de la
présente loi ou pour l’application des articles 57, 60, 66 ou 69 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement
européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité, les agents habilités et assermentés de l’Autorité de régulation de
la communication audiovisuelle et numérique peuvent procéder, de 6 heures à 21 heures, à des inspections dans
tout lieu, local, enceinte, installation ou établissement utilisé par un fournisseur de services intermédiaires pour les
besoins de son activité commerciale, industrielle, artisanale ou libérale, afin d’examiner, de saisir, de prendre ou
d’obtenir des copies d’informations, sous quelque forme et sur quelque support de stockage que ce soit.
« Le procureur de la République territorialement compétent en est préalablement informé.
« Lorsqu’il y a lieu de soupçonner que les informations relatives à un manquement aux obligations prévues par
le même règlement sont conservées dans des lieux, des locaux, des enceintes, des installations ou des
établissements partiellement ou entièrement affectés au domicile privé, la visite ne peut se dérouler qu’avec
l’autorisation du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire dans le ressort duquel sont situés les
locaux à visiter, dans les conditions prévues au III du présent article.
« III. – Le responsable de ces lieux, de ces locaux, de ces enceintes, de ces installations ou de ces établissements
est informé de son droit d’opposition à la visite.
« Lorsqu’il exerce ce droit, la visite ne peut se dérouler qu’avec l’autorisation du juge des libertés et de la
détention du tribunal judiciaire dans le ressort duquel sont situés les locaux à visiter. Toutefois, lorsque l’urgence,
la gravité des faits à l’origine du contrôle ou le risque de destruction ou de dissimulation de documents le justifie, la
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visite peut avoir lieu sur autorisation préalable du juge des libertés et de la détention sans que le responsable
mentionné au premier alinéa du présent III en ait été informé. Dans ce cas, ce responsable ne peut s’opposer à la
visite. La visite s’effectue sous l’autorité et le contrôle du juge des libertés et de la détention qui l’a autorisée, en
présence de l’occupant des lieux ou de son représentant, qui peut se faire assister d’un conseil de son choix ou, à
défaut, en présence de deux témoins qui ne sont pas placés sous l’autorité des personnes chargées de procéder au
contrôle.
« L’ordonnance ayant autorisé la visite est exécutoire au seul vu de la minute. Elle mentionne que le juge ayant
autorisé la visite peut être saisi à tout moment d’une demande de suspension ou d’arrêt de cette visite. Elle indique
le délai et la voie de recours applicables. Elle peut faire l’objet, suivant les règles prévues par le code de procédure
civile, d’un appel devant le premier président de la cour d’appel.
« IV. – Il est dressé un procès-verbal des vérifications et des visites menées en application du présent article ; le
cas échéant, la liste des documents saisis lui est annexée. Ce procès-verbal est dressé contradictoirement lorsque les
vérifications et les visites sont effectuées sur place ou sur convocation.
« Les documents saisis en application du II sont restitués sur décision du procureur de la République, d’office ou
sur requête, dans un délai de six mois à compter de la visite.
« V. – A. – Pour l’application du présent article, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et
numérique peut :
« 1o Enjoindre au fournisseur concerné de mettre fin à un ou plusieurs manquements aux obligations
mentionnées à l’article 8-1 dans un délai déterminé et prononcer une astreinte dans les conditions prévues au III de
l’article 9-2 ;
« 2o Enjoindre au fournisseur concerné de prendre toute mesure corrective de nature structurelle ou
comportementale proportionnée au manquement et nécessaire pour faire cesser effectivement le manquement ;
« 3o Adopter des injonctions à caractère provisoire lorsque le manquement constaté paraît susceptible de créer un
dommage grave.
« Elle peut aussi saisir l’autorité judiciaire afin que cette dernière ordonne les mesures mentionnées aux 1o à 3o du
présent A.
« Elle peut également constater qu’il n’y a plus lieu de statuer.
« B. – Pour l’application du I, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut
accepter des engagements proposés par les fournisseurs de services intermédiaires de nature à mettre un terme au
manquement constaté.
« La proposition d’engagements des fournisseurs de services intermédiaires est suffisamment détaillée,
notamment en ce qui concerne le calendrier et la portée de leur mise en œuvre ainsi que leur durée, pour permettre
à l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique de procéder à son évaluation.
« L’autorité peut, de sa propre initiative ou sur demande du fournisseur concerné, modifier les engagements
qu’elle a acceptés ou y mettre fin si l’un des faits sur lesquels la décision d’engagements repose a subi un
changement important ou si cette décision repose sur des informations incomplètes, inexactes ou trompeuses
communiquées par le fournisseur ou par toute autre personne mentionnée au 1o du I.
« VI. – A. – Dans les conditions prévues au premier alinéa du paragraphe 3 de l’article 51 du règlement
(UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité, l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique peut enjoindre au fournisseur concerné, dans les meilleurs délais, de :
« 1o Soumettre un plan d’action établissant les mesures nécessaires pour mettre fin au manquement ;
« 2o Veiller à ce que ces mesures soient prises ;
« 3o Rendre un rapport sur les mesures prises.
« B. – Dans les conditions prévues aux troisième et quatrième alinéas du même paragraphe 3, elle peut saisir
l’autorité judiciaire afin que cette dernière ordonne une mesure de restriction temporaire de l’accès au service du
fournisseur concerné, mentionnée audit paragraphe 3.
« Un décret en Conseil d’Etat fixe les modalités d’application du présent article et précise les voies de recours
contre les mesures prononcées en application du V et du présent VI.
« Art. 9-2. – I. – A. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut mettre le
fournisseur concerné en demeure de se conformer, le cas échéant dans le délai qu’elle fixe, aux obligations
mentionnées à l’article 8-1.
« B. – Lorsque le fournisseur concerné ne défère pas aux demandes de l’autorité dans le cadre d’une enquête
conduite en application des I à III de l’article 9-1, ladite autorité peut prononcer une injonction de satisfaire à ces
mesures, qui peut être assortie d’une astreinte dans les conditions prévues au III du présent article.
« II. – Lorsque le fournisseur concerné ne se conforme pas à la mise en demeure ou à l’injonction qui lui est
adressée en application du I du présent article ou ne satisfait pas aux mesures prises en application des V et VI de
l’article 9-1, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut, dans les conditions
prévues à l’article 42-7 de la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, prononcer
une sanction pécuniaire.
« Le montant de la sanction pécuniaire ainsi que celui de l’astreinte dont est assortie éventuellement la mise en
demeure ou l’injonction prennent en considération :
« 1o La nature, la gravité et la durée du manquement ;
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Article 52
Le code de la consommation est ainsi modifié :
1o L’article liminaire est ainsi modifié :
a) Le 15o est ainsi rédigé :
« 15o Plateforme en ligne : une plateforme en ligne au sens du i de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du
Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché intérieur des services numériques et
modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques) ; »
b) Sont ajoutés des 17o et 18o ainsi rédigés :
« 17o Moteur de recherche en ligne : un moteur de recherche en ligne au sens du j de l’article 3 du règlement
(UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité ;
« 18o Comparateur en ligne : tout service de communication au public en ligne consistant en la fourniture
d’informations permettant la comparaison des prix et des caractéristiques de biens et de services proposés par des
professionnels ; »
2o L’article L. 111-7 est ainsi modifié :
a) Le I est abrogé ;
b) Le II est ainsi modifié :
– au premier alinéa, les mots : « opérateur de plateforme » sont remplacés par les mots : « fournisseur de place
de marché en ligne ou de comparateur » ;
– au 1o, les mots : « référencement, de classement » sont remplacés par les mots : « classement ainsi que,
s’agissant des comparateurs en ligne, de référencement » ;
– au cinquième alinéa, les mots : « opérateurs de plateforme » sont remplacés par les mots : « personnes
mentionnées au premier alinéa » ;
– à l’avant-dernier alinéa, les mots : « opérateur de plateforme en ligne dont l’activité consiste en la fourniture
d’informations permettant la comparaison des prix et des caractéristiques de biens et de services proposés par
des professionnels » sont remplacés par les mots : « fournisseur de comparateur en ligne » ;
– au dernier alinéa, les mots : « l’opérateur de plateforme en ligne » sont remplacés par les mots : « les
personnes mentionnées au premier alinéa » ;
3o L’article L. 111-7-1 est abrogé ;
4o Au premier alinéa de l’article L. 111-7-2, les mots : « aux articles L. 111-7 et L. 111-7-1 » sont remplacés par
les mots : « à l’article L. 111-7 » ;
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5o Au premier alinéa de l’article L. 111-7-3, les mots : « opérateurs de plateformes en ligne mentionnés à l’article
L. 111-7 du présent code » sont remplacés par les mots : « fournisseurs de plateformes en ligne, de moteurs de
recherche en ligne et de comparateurs en ligne » ;
6o A la première phrase du second alinéa de l’article L. 112-8, le mot : « plateforme » est remplacé par le mot :
« interface » ;
7o Le titre III du livre Ier est complété par un chapitre III ainsi rédigé :
« CHAPITRE III
« OBLIGATIONS DES FOURNISSEURS DE PLATEFORMES EN LIGNE
« Art. L. 133-1. – Est puni d’un emprisonnement de deux ans et d’une amende de 300 000 euros, dont le
montant peut être porté, de manière proportionnée aux avantages tirés du délit, à 6 % du chiffre d’affaires mondial
hors taxes réalisé au cours de l’exercice précédent pour une personne morale, le fait pour un fournisseur de places
de marché :
« 1o De méconnaître ses obligations relatives à la conception, à l’organisation ou à l’exploitation d’une interface
en ligne, en violation de l’article 25 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil
du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE
(règlement sur les services numériques) ;
« 2o De ne pas respecter :
« a) Les obligations de traçabilité des professionnels utilisant leurs plateformes en ligne prévues à l’article 30 du
même règlement ;
« b) Les obligations de conception de l’interface en ligne prévues à l’article 31 dudit règlement ;
« c) Les obligations relatives au droit à l’information des consommateurs prévues à l’article 32 du même
règlement.
« Art. L. 133-2. – En cas d’infraction aux dispositions de l’article L. 133-1, l’autorité administrative chargée de
la concurrence et de la consommation peut, après en avoir avisé le procureur de la République, demander à la
juridiction civile d’enjoindre à l’auteur des pratiques de se mettre en conformité. Le juge peut assortir son
injonction d’une astreinte journalière ne pouvant excéder un montant de 5 % du chiffre d’affaires mondial hors
taxes journalier moyen réalisé par le fournisseur de services concerné au cours du dernier exercice clos.
« Dans ce cas, l’injonction précise les modalités d’application de l’astreinte encourue, notamment sa date
d’applicabilité, sa durée et son montant. Le montant de l’astreinte est proportionné à la gravité des manquements
constatés et tient compte notamment de l’importance du trouble causé.
« L’astreinte journalière court à compter du jour suivant l’expiration du délai imparti au professionnel pour se
mettre en conformité avec la mesure notifiée.
« En cas d’inexécution, totale ou partielle, ou d’exécution tardive, le juge procède, après une procédure
contradictoire, à la liquidation de l’astreinte.
« Art. L. 133-3. – Les personnes physiques coupables des délits punis à l’article L. 133-1 encourent également,
à titre de peine complémentaire, l’interdiction, suivant les modalités prévues à l’article 131-27 du code pénal, soit
d’exercer une fonction publique ou d’exercer l’activité professionnelle ou sociale dans l’exercice ou à l’occasion de
l’exercice de laquelle l’infraction a été commise, soit d’exercer une profession commerciale ou industrielle, de
diriger, d’administrer, de gérer ou de contrôler à un titre quelconque, directement ou indirectement, pour leur
propre compte ou pour le compte d’autrui, une entreprise commerciale ou industrielle ou une société commerciale.
« Ces interdictions d’exercice ne peuvent excéder une durée de cinq ans. Elles peuvent être prononcées
cumulativement.
« Les personnes morales déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues à l’article 121-2 du
même code, des délits punis à l’article L. 133-1 du présent code encourent, outre l’amende suivant les modalités
prévues à l’article 131-38 du code pénal, les peines prévues aux 2o à 9o de l’article 131-39 du même code.
« L’interdiction mentionnée au 2o du même article 131-39 porte sur l’activité dans l’exercice ou à l’occasion de
l’exercice de laquelle l’infraction a été commise. Les peines prévues aux 2o à 7o dudit article 131-39 ne peuvent être
prononcées que pour une durée de cinq ans au plus. » ;
8o Au premier alinéa de l’article L. 224-42-4, les mots : « opérateur de plateforme en ligne, au sens de l’article
L. 111-7, proposant gratuitement aux utilisateurs finals un outil de comparaison et d’évaluation » sont remplacés
par les mots : « fournisseur de comparateur en ligne » ;
9o Après l’article L. 511-7, il est inséré un article L. 511-7-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 511-7-1. – Les agents sont habilités à rechercher et à constater les infractions des fournisseurs de
plateforme en ligne dont l’établissement principal est situé en France ou dont le représentant légal est établi en
France aux dispositions du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022
relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques) mentionnées à l’article L. 133-1 du présent code.
« Ils disposent, à cet effet, des pouvoirs définis à la section 1, aux sous-sections 1 à 5 de la section 2 ainsi qu’à la
section 3 du chapitre II du présent titre. » ;
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10o Le chapitre II du titre Ier du livre V est complété par une section 4 ainsi rédigée :
« Section 4
« Dispositions spécifiques aux plateformes en ligne
« Art. L. 512-66. – Pour la mise en œuvre des contrôles administratifs en vue de la recherche et de la
constatation des infractions aux dispositions du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil
du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE
(règlement sur les services numériques), les agents habilités agissent dans les conditions prévues par les
dispositions combinées du paragraphe 4 de l’article 49 et du paragraphe 2 de l’article 50 du même règlement.
« Art. L. 512-67. – Pour l’accès aux données des fournisseurs de plateformes en ligne mentionnées à
l’article 40 du règlement mentionné à l’article L. 512-66 du présent code, les agents habilités exercent leurs
pouvoirs dans les conditions prévues aux paragraphes 1 à 3 de l’article 40 du même règlement.
« Art. L. 512-68. – Les agents habilités peuvent coopérer, dans l’exercice de leurs missions, avec les agents du
coordinateur des services numériques mentionné à l’article 7-2 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la
confiance dans l’économie numérique. A ce titre, ils peuvent se communiquer les informations et les documents
détenus ou recueillis dans l’exercice de leurs missions respectives, sans que les dispositions de l’article 11 du code
de procédure pénale ou celles relatives au secret professionnel ne leur soient opposables. » ;
11o L’article L. 521-3-1 est ainsi modifié :
a) Au premier alinéa, après le mot : « produits », sont insérés les mots : « et des services » et, après la référence :
« L. 521-1 », sont insérés les mots : « ou à une mesure prise en application des articles L. 521-7, L. 521-16, L. 521-
17, L. 521-20 et L. 521-23 » ;
b) Au 1o, les mots : « opérateurs de plateformes en ligne au sens du I de l’article L. 111-7 » sont remplacés par les
mots : « fournisseurs de plateformes en ligne, de moteurs de recherche en ligne, de comparateurs en ligne ou
d’agrégateurs de contenus » ;
c) Au a du 2o, les mots : « personnes relevant du I de l’article L. 111-7 du présent code » sont remplacés par les
mots : « fournisseurs de plateformes en ligne, de moteurs de recherche en ligne ou de comparateurs en ligne » ;
d) Le dernier alinéa est ainsi rédigé :
« Une interface en ligne s’entend au sens de la définition qui en est donnée au paragraphe m de l’article 3 du
règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des
services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques). » ;
12o Au premier alinéa de l’article L. 524-3, les mots : « au 8 du I de l’article 6 » sont remplacés par les mots : « à
l’article 6-3 » ;
13o La section 2 du chapitre Ier du titre III du livre V est complétée par un article L. 531-7 ainsi rédigé :
« Art. L. 531-7. – Pour la mise en œuvre du règlement mentionné à l’article L. 512-66 dans les conditions
fixées au présent titre, toute fourniture d’informations inexactes, incomplètes ou trompeuses, toute absence de
réponse, toute non-rectification d’informations inexactes, incomplètes ou trompeuses ou tout manquement à
l’obligation de se soumettre, sous réserve des recours applicables, à une opération de visite et de saisie est puni de
la sanction prévue à l’article L. 531-1. Le montant de l’amende est toutefois plafonné à 1 % du chiffre d’affaires
mondial hors taxes au cours de l’exercice précédent la date des faits pour une personne morale. » ;
14o A l’article L. 532-5, les mots : « au 1 du VI » sont remplacés par les mots : « au C du IV ».
CHAPITRE III
MODIFICATION DU CODE DE COMMERCE
Article 53
Le livre IV du code de commerce est ainsi modifié :
1o La première phrase de l’article L. 420-7 est ainsi modifiée :
a) Après la référence : « L. 420-5 », sont insérés les mots : « , dans le règlement (UE) 2022/1925 du Parlement
européen et du Conseil du 14 septembre 2022 relatif aux marchés contestables et équitables dans le secteur
numérique et modifiant les directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828 (règlement sur les marchés
numériques) » ;
b) Les mots : « 81 et 82 du traité instituant la Communauté européenne » sont remplacés par les mots : « 101
et 102 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne » ;
2o Le titre V est complété par des articles L. 450-11 et L. 450-12 ainsi rédigés :
« Art. L. 450-11. – L’Autorité de la concurrence, le ministre chargé de l’économie et les fonctionnaires qu’il a
désignés ou habilités conformément à l’article L. 450-1 sont les autorités nationales chargées de faire appliquer les
règles mentionnées au paragraphe 6 de l’article 1er du règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du
Conseil du 14 septembre 2022 relatif aux marchés contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant
les directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828 (règlement sur les marchés numériques).
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 2 sur 132
« Art. L. 450-12. – Pour l’application des articles 101 à 103 du traité sur le fonctionnement de l’Union
européenne, le ministre chargé de l’économie, les fonctionnaires qu’il a désignés ou habilités conformément au
présent livre et l’Autorité de la concurrence disposent des pouvoirs respectifs qui leur sont reconnus au présent
livre et par le règlement (CE) no 139/2004 du Conseil du 20 janvier 2004 relatif au contrôle des concentrations
entre entreprises (“le règlement CE sur les concentrations”) et par le règlement (CE) no 1/2003 du Conseil
du 16 décembre 2002 relatif à la mise en œuvre des règles de concurrence prévues aux articles 81 et 82 du traité.
Les règles de procédure prévues par ces textes leur sont applicables.
« Pour l’application des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, le ministre
chargé de l’économie et les fonctionnaires qu’il a désignés ou habilités conformément à l’article L. 450-1 du
présent code disposent des pouvoirs qui leur sont reconnus au présent titre.
« Le ministre chargé de l’économie, les fonctionnaires qu’il a désignés ou habilités conformément au présent
livre et l’Autorité de la concurrence disposent des pouvoirs respectifs qui leur sont reconnus au présent livre pour la
mise en œuvre des dispositions suivantes du règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du Conseil
du 14 septembre 2022 relatif aux marchés contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant les
directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828 (règlement sur les marchés numériques) :
« 1o Le paragraphe 2 de l’article 22 ;
« 2o Les paragraphes 3, 4 et 7 à 10 de l’article 23 ;
« 3o Les paragraphes 6 et 7 de l’article 38. » ;
3o Le second alinéa du II de l’article L. 462-9 est ainsi modifié :
a) Au début, est ajoutée la mention : « III. – » ;
b) A la première phrase, les mots : « de ce règlement » sont remplacés par les mots : « du règlement
(CE) no 1/2003 du Conseil du 16 décembre 2022 mentionné au II » ;
4o Après l’article L. 462-9-1, il est inséré un article L. 462-9-2 ainsi rédigé :
« Art. L. 462-9-2. – L’Autorité de la concurrence ainsi que le ministre chargé de l’économie et les
fonctionnaires que ce dernier a désignés ou habilités conformément au présent livre sont les autorités nationales
compétentes pour la mise en œuvre de l’article 27 du règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du
Conseil du 14 septembre 2022 relatif aux marchés contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant
les directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828 (règlement sur les marchés numériques). » ;
5o L’article L. 490-9 est ainsi rédigé :
« Art. L. 490-9. – Le ministre chargé de l’économie ou son représentant est compétent pour adresser à la
Commission européenne une demande d’ouverture d’une enquête de marché en application de l’article 41 du
règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du Conseil du 14 septembre 2022 relatif aux marchés
contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant les directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828
(règlement sur les marchés numériques). »
CHAPITRE IV
MESURES D’ADAPTATION DE LA LOI No 86-1067 DU 30 SEPTEMBRE 1986
RELATIVE À LA LIBERTÉ DE COMMUNICATION
Article 54
o
I. – La loi n 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication est ainsi modifiée :
1o A la première phrase du cinquième alinéa de l’article 14, les mots : « opérateurs de plateforme en ligne, au
sens de l’article L. 111-7 du code de la consommation » sont remplacés par les mots : « fournisseurs de plateformes
en ligne, au sens du paragraphe i de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil
du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE
(règlement sur les services numériques), les moteurs de recherche en ligne, au sens du paragraphe j du même
article 3, et les plateformes de partage de vidéos, au sens des cinq derniers alinéas de l’article 2 de la présente loi » ;
2o Au 12o de l’article 18, les mots : « codes de bonne conduite ayant pour objet de réduire de manière
significative les communications sur les services de médias audiovisuels et sur les services édités par les opérateurs
de plateforme en ligne, au sens de l’article L. 111-7 du code de la consommation, ayant un impact négatif sur
l’environnement » sont remplacés par les mots : « “contrats climats” élaborés en application de l’article 14 » ;
3o A l’intitulé du chapitre Ier du titre IV, les mots : « mentionnées à l’article L. 163-1 du code électoral » sont
supprimés ;
4o L’article 58 est ainsi modifié :
a) A la fin de la première phrase du premier alinéa, les mots : « opérateurs de plateforme en ligne mentionnés au
premier alinéa de l’article L. 163-1 du code électoral » sont remplacés par les mots : « fournisseurs de plateformes
en ligne au sens du paragraphe i de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil
du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE
(règlement sur les services numériques), aux moteurs de recherche en ligne, au sens du paragraphe j du même
article 3, et aux fournisseurs de services de plateformes de partage de vidéos, au sens du 8 de l’article 2 du
règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du Conseil du 14 septembre 2022 relatif aux marchés
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contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant les directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828
(règlement sur les marchés numériques) » ;
b) Le deuxième alinéa est supprimé ;
c) Le dernier alinéa est ainsi rédigé :
« L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique publie un bilan périodique de
l’application des mesures prises par les très grandes plateformes et les très grands moteurs de recherche, au sens de
l’article 33 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité, en vue
de lutter contre la diffusion de fausses informations susceptibles de troubler l’ordre public ou d’altérer la sincérité
de l’un des scrutins mentionnés au premier alinéa de l’article 33-1-1 de la présente loi. Ce bilan est établi sur la
base des informations communiquées par la Commission européenne concernant les mesures adoptées par ces
acteurs pour évaluer et atténuer le risque systémique de désinformation en application des articles 34 et 35 du
règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité et pour se conformer à
leurs engagements en matière de désinformation pris pour l’application de l’article 45 du même règlement, des
audits indépendants prévus à l’article 37 dudit règlement ainsi que des informations rendues publiques par ces
acteurs en application de l’article 42 du même règlement ou recueillies auprès d’eux dans les conditions prévues à
l’article 19 de la présente loi ou à l’article 40 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil
du 19 octobre 2022 précité. » ;
5o L’article 60 est complété par un IV ainsi rédigé :
« IV. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique veille, dans les conditions
prévues à la section 4 du chapitre II du titre Ier de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans
l’économie numérique, au respect, par les services de plateforme de partage de vidéos dont l’établissement
principal est situé en France ou dont le représentant légal est établi en France, des obligations mentionnées à la
même section 4. »
II. – A la fin du A du III de l’article 42 de la loi no 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes
de la République, la date : « 31 décembre 2023 » est remplacée par la date : « 17 février 2024 ».
CHAPITRE V
MESURES D’ADAPTATION DE LA LOI RELATIVE À LA LUTTE
CONTRE LA MANIPULATION DE L’INFORMATION
Article 55
o
Les articles 11, 13 et 14 de la loi n 2018-1202 du 22 décembre 2018 relative à la lutte contre la manipulation de
l’information sont abrogés.
CHAPITRE VI
MESURES D’ADAPTATION DU CODE ÉLECTORAL
Article 56
L’article L. 163-1 du code électoral est ainsi modifié :
1o Le premier alinéa est ainsi rédigé :
« Pendant les trois mois précédant le premier jour du mois d’élections générales et jusqu’à la date du tour de
scrutin où celles-ci sont acquises, les très grandes plateformes en ligne et les très grands moteurs de recherche en
ligne, au sens de l’article 33 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022
relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques), sont tenus, au regard de l’intérêt général attaché à l’information éclairée des citoyens en période
électorale et à la sincérité du scrutin, de mettre à la disposition de l’utilisateur au sein du registre prévu à l’article 39
du même règlement : » ;
2o Au début des 1o et 2o, les mots : « De fournir à l’utilisateur » sont supprimés ;
3o Au début du 3o, les mots : « De rendre public » sont supprimés ;
4o L’avant-dernier alinéa est supprimé.
CHAPITRE VII
o
MESURES D’ADAPTATION DE LA LOI N 78-17 DU 6 JANVIER 1978
RELATIVE À L’INFORMATIQUE, AUX FICHIERS ET AUX LIBERTÉS
Article 57
o
La loi n 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés est ainsi modifiée :
1o L’article 8 est ainsi modifié :
a) Au début, il est ajouté un I A ainsi rédigé :
« I A. – La Commission nationale de l’informatique et des libertés est une autorité administrative
indépendante. » ;
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données et modifiant le règlement (UE) 2018/1724 (règlement sur la gouvernance des données), tient et met à jour
le registre public national des organisations altruistes en matière de données reconnues mentionné à l’article 17 du
même règlement.
« Art. 124-2. – En tant que responsable du registre mentionné à l’article 124-1, la Commission nationale de
l’informatique et des libertés traite, dans les conditions fixées à l’article 19 du règlement (UE) 2022/868 du
Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2022 précité, les demandes d’enregistrement formées par les
personnes qui remplissent les conditions fixées à l’article 18 du même règlement.
« Un décret en Conseil d’Etat précise les modalités de la procédure d’enregistrement.
« Art. 124-3. – Conformément à l’article 27 du règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil
du 30 mai 2022 précité, la Commission nationale de l’informatique et des libertés reçoit et instruit toute
réclamation formée par des personnes physiques et morales relevant du champ d’application du chapitre IV du
même règlement. Dans un délai raisonnable, elle informe la personne physique ou morale concernée de l’issue
réservée à la réclamation et de son droit de former un recours juridictionnel. »
Article 58
[Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par la décision du Conseil constitutionnel no 2024-
866 DC du 17 mai 2024.]
Article 59
I. – La loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés est ainsi modifiée :
1o Après le I de l’article 8, il est inséré un I ter ainsi rédigé :
« I ter. – Elle est l’une des autorités compétentes au sens de l’article 49 du règlement (UE) 2022/2065 du
Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et
modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques) et pour son application. Elle veille, à ce
titre, au respect des règles mentionnées au titre IV ter de la présente loi. Elle participe au comité européen des
services numériques mentionné à l’article 61 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil
du 19 octobre 2022 précité dans les conditions prévues à l’article 7-3 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la
confiance dans l’économie numérique. » ;
2o Après le titre IV, il est inséré un titre IV ter ainsi rédigé :
« TITRE IV TER
« DISPOSITIONS APPLICABLES AUX FOURNISSEURS DE PLATEFORMES EN LIGNE RELEVANT DU
RÈGLEMENT (UE) 2022/2065 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL DU 19 OCTOBRE 2022
RELATIF À UN MARCHÉ UNIQUE DES SERVICES NUMÉRIQUES ET MODIFIANT LA DIRECTIVE
2000/31/CE (RÈGLEMENT SUR LES SERVICES NUMÉRIQUES)
« Art. 124-4. – Le présent titre s’applique sans préjudice des autres dispositions de la présente loi et du
règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des
personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces
données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données).
« Art. 124-5. – La Commission nationale de l’informatique et des libertés, en tant qu’autorité compétente au
sens de l’article 49 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à
un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques), veille au respect par les fournisseurs de plateformes en ligne qui ont leur établissement principal en
France ou dont le représentant légal réside ou est établi en France des obligations énoncées :
« 1o Au d du 1 de l’article 26 du même règlement, relatives à l’information des destinataires du service
concernant la publicité présentée sur leurs interfaces en ligne ;
« 2o Au 3 du même article 26, relatives à l’interdiction de présentation de publicités fondées sur le profilage sur
la base de catégories de données à caractère personnel mentionnées au I de l’article 6 de la présente loi ;
« 3o Au 2 de l’article 28 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022
précité, relatives à l’interdiction de la présentation aux mineurs de publicités fondées sur le profilage.
« Elle dispose à ce titre, à l’égard de ces fournisseurs de plateformes en ligne et de toute autre personne agissant
pour les besoins de son activité et susceptible de disposer d’informations relatives à un éventuel manquement, des
pouvoirs prévus aux articles 19, 20, 22 et 22-1 de la présente loi. » ;
3o La section 2 du chapitre II du titre Ier est ainsi modifiée :
a) L’intitulé est ainsi rédigé : « Pouvoirs d’enquête » ;
b) Le III de l’article 19 est ainsi modifié :
– à la première phrase du premier alinéa, après l’année : « 2016 », sont insérés les mots : « , du règlement
(UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des
services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques) » ;
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– la même première phrase est complétée par les mots : « avant de procéder à la saisie de ceux se rapportant à un
manquement susceptible de faire l’objet d’une sanction ou d’une mesure correctrice en application de la
section 3 du présent chapitre » ;
– après ladite première phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Le procureur de la République ou, s’il a
autorisé la visite en application du présent article, le juge des libertés et de la détention est informé de la saisie
par tout moyen et peut s’y opposer. » ;
– au début de la deuxième phrase du même premier alinéa, le mot : « Ils » est remplacé par les mots : « Ces
membres et agents » ;
– avant la dernière phrase dudit premier alinéa, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Ils peuvent demander à
tout membre du personnel ou à tout représentant du responsable de traitement ou du fournisseur de
plateformes en ligne et à toute autre personne agissant pour les besoins de son activité de fournir des
explications sur toute information relative à une infraction présumée et enregistrer leurs réponses, avec leur
consentement, à l’aide de tout moyen technique. » ;
– le dernier alinéa est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés :
« Il est dressé procès-verbal des vérifications et des visites menées en application du présent article ; le cas
échéant, la liste des documents saisis lui est annexée. Ce procès-verbal est dressé contradictoirement lorsque les
vérifications et les visites sont effectuées sur place ou sur convocation.
« Les documents saisis en application du présent III sont restitués sur décision du procureur de la République,
d’office ou sur requête, dans un délai de six mois à compter de la visite ou, en cas d’engagement d’une procédure
visant au prononcé des mesures correctrices et des sanctions prévues à la section 3 du présent chapitre, dans un
délai de six mois à compter de la décision rendue par la formation restreinte ou par son président. Si des poursuites
sont engagées, la restitution est soumise à l’article 41-4 du code de procédure pénale. » ;
4o L’article 20 est ainsi modifié :
a) Le II devient le III, le III devient le IV et le IV devient le VI ;
b) Le II est ainsi rétabli :
« II. – Pour l’exercice des missions relevant de la Commission nationale de l’informatique et des libertés en
application du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un
marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques), son président peut accepter des engagements proposés par les fournisseurs de plateformes en ligne et
de nature à garantir la conformité du service avec les obligations prévues à l’article 124-5 de la présente loi.
« La proposition d’engagements des fournisseurs de plateforme en ligne est suffisamment détaillée, notamment
en ce qui concerne le calendrier et la portée de leur mise en œuvre ainsi que leur durée, pour permettre à la
Commission nationale de l’informatique et des libertés de procéder à son évaluation.
« Au terme de cette évaluation, le président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés peut
décider de rendre contraignants tout ou partie de ces engagements, pour une période donnée qui ne peut dépasser la
durée proposée par le fournisseur de plateformes en ligne.
« Un décret en Conseil d’Etat précise la procédure selon laquelle de tels engagements sont proposés au président
de la commission, puis acceptés ou rendus contraignants par celui-ci. » ;
c) Le III, tel qu’il résulte du a du présent 4o, est ainsi modifié :
– le premier alinéa est ainsi rédigé :
« III. – Lorsque le responsable de traitement ou son sous-traitant ne respecte pas les obligations résultant du
règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 précité ou de la présente loi ou
lorsque le fournisseur de plateformes en ligne ne respecte pas les obligations résultant de l’article 124-5 de la
présente loi ou ses engagements pris au titre du II du présent article, le président de la Commission nationale de
l’informatique et des libertés peut le rappeler à ses obligations légales ou, si le manquement constaté est susceptible
de faire l’objet d’une mise en conformité, prononcer à son égard une mise en demeure, dans le délai qu’il fixe. Le
responsable de traitement ou son sous-traitant ne respectant pas les obligations résultant du règlement
(UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 précité ou de la présente loi peut être
mis en demeure : » ;
– au sixième alinéa, la référence : « II » est remplacée par la référence : « III » ;
d) Au premier alinéa du IV, tel qu’il résulte du a du présent 4o, la référence : « II » est remplacée par la
référence : « III » ;
e) Après le IV, tel qu’il résulte du a du présent 4o, il est inséré un V ainsi rédigé :
« V. – Lorsque le fournisseur de plateformes en ligne ne respecte pas les obligations résultant de l’article 124-5
de la présente loi ou ses engagements pris au titre du II du présent article, le président de la Commission nationale
de l’informatique et des libertés peut également, le cas échéant après avoir prononcé à son encontre une ou
plusieurs des mesures correctrices prévues au III, saisir la formation restreinte de la commission en vue du
prononcé, après une procédure contradictoire, de l’une ou de plusieurs des mesures suivantes :
« 1o Un rappel à l’ordre ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 2 sur 132
« 2o Une injonction de mettre en conformité le service avec les obligations prévues au présent chapitre. Cette
injonction est assortie d’un délai d’exécution qui ne peut être inférieur à trois jours. Elle peut être assortie d’une
astreinte dont le montant journalier ne peut excéder 5 % des revenus ou du chiffre d’affaires mondial journalier
moyen du fournisseur de plateformes en ligne concerné au cours de l’exercice précédent et qui prend effet au terme
du délai d’exécution ;
« 3o Une amende administrative ne pouvant excéder 6 % du chiffre d’affaires mondial du fournisseur de
plateformes en ligne réalisé au cours de l’exercice précédent.
« Dans le cadre de l’application de l’article 124-5, toute inexécution des demandes de la Commission nationale
de l’informatique et des libertés émises en application de l’article 19 ainsi que la transmission d’informations
inexactes, incomplètes ou trompeuses est susceptible de faire l’objet des mesures prévues aux 2o et 3o du présent V.
Toutefois, le montant maximal de l’amende administrative est ramené à 1 % du chiffre d’affaires mondial.
« Ces mesures sont précédées, lorsqu’elles ne visent pas le responsable de traitement ou le fournisseur de
plateformes en ligne lui-même, d’un rappel à l’ordre comportant les informations prévues au dernier alinéa du 2 de
l’article 51 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité. » ;
f) Après le premier alinéa du VI, tel qu’il résulte du a du présent 4o, sont insérés trois alinéas ainsi rédigés :
« Lorsque la formation restreinte a été saisie et que le manquement est susceptible d’engendrer un risque élevé
pour les droits et libertés des personnes physiques, son président peut également adopter, après une procédure
contradictoire et selon des modalités précisées par décret en Conseil d’Etat, une injonction à caractère provisoire.
Cette injonction peut porter sur toute mesure de nature à mettre fin au manquement et être assortie d’une astreinte
dont le montant, qui ne peut excéder 100 000 euros par jour de retard à compter de la date figurant dans
l’injonction, est fixé en tenant compte de la nature, de la gravité et de la durée du manquement allégué ainsi que des
avantages tirés de ce manquement et des manquements commis précédemment.
« L’injonction ainsi adoptée et, le cas échéant, l’astreinte dont elle est assortie prennent fin au plus tard à la date
à laquelle se prononce la formation restreinte ou son président sur le fondement du présent article et des
articles 21, 22 et 23 ou, dans le cas prévu à l’article 22-1, à la date à laquelle sont engagées des poursuites.
« Les astreintes sont liquidées par la formation restreinte, qui en fixe le montant définitif, et recouvrées comme
les créances de l’Etat étrangères à l’impôt et au domaine. » ;
5o Au premier alinéa de l’article 22, les mots : « au III » sont remplacés par les mots : « aux IV et V » ;
6o Le deuxième alinéa de l’article 22-1 est ainsi modifié :
a) Les mots : « 1o, 2o et 7o du III » sont remplacés par les mots : « 1o, 2o et 7o du IV et 1o et 2o du V » ;
b) Les mots : « même III » sont remplacés par les mots : « IV et au 3o du V du même article 20 » ;
c) Les mots : « au 2o dudit III » sont remplacés par les mots : « au 2o des IV et V dudit article 20 » ;
7o L’article 28 est ainsi modifié :
a) Au deuxième alinéa, la référence : « II » est remplacée par la référence : « III » ;
b) A la première phrase du dernier alinéa, la référence : « III » est remplacée par la référence : « IV ».
II. – Au second alinéa de l’article 226-16 du code pénal, la référence : « III » est remplacée par la référence :
« IV ».
Article 60
o
Le I de l’article 3 de la loi n 78-17 du 6 janvier 1978 précitée est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Les titres Ier et II de la présente loi s’appliquent notamment aux traitements de données à caractère personnel de
personnes qui se trouvent sur le territoire français par un responsable du traitement ou un sous-traitant qui n’est pas
établi dans l’Union européenne lorsque ces traitements sont liés au suivi du comportement de ces personnes au sein
de l’Union européenne, notamment par la collecte de leurs données à caractère personnel en vue de leur
rapprochement avec des données liées à leur activité en ligne. »
CHAPITRE VIII
o
MESURES D’ADAPTATION DE LA LOI N 47-585 DU 2 AVRIL 1947 RELATIVE AU STATUT DES ENTREPRISES
DE GROUPAGE ET DE DISTRIBUTION DES JOURNAUX ET PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
Article 61
Le II de l’article 15 de la loi no 47-585 du 2 avril 1947 relative au statut des entreprises de groupage et de
distribution des journaux et publications périodiques est ainsi modifié :
1o A la première phrase du premier alinéa, les mots : « opérateurs de plateformes en ligne mentionnés au I de
l’article L. 111-7 du code de la consommation qui proposent » sont remplacés par les mots : « personnes physiques
ou morales proposant, à titre professionnel, un service de communication au public en ligne reposant sur » ;
2o A la même première phrase, après les mots : « le référencement », sont insérés les mots : « , au moyen
d’algorithmes informatiques, » ;
3o A ladite première phrase, les mots : « au II du même article L. 111-7 » sont remplacés par les mots : « à
l’article L. 111-7 du code de la consommation » ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 2 sur 132
4o Le début de la seconde phrase du même premier alinéa est ainsi rédigé : « Elles établissent chaque année des
éléments statistiques, qu’elles rendent… (le reste sans changement). » ;
5o Le second alinéa est ainsi rédigé :
« Les agents mentionnés à l’article L. 511-3 du code de la consommation sont habilités à rechercher et à
constater les manquements au présent article dans les conditions prévues à l’article L. 511-7 du code de la
consommation et peuvent mettre en œuvre l’injonction prévue à l’article L. 521-1 du même code. »
CHAPITRE IX
MESURES D’ADAPTATION DE LA LOI No 2017-261 DU 1er MARS 2017 VISANT À PRÉSERVER L’ÉTHIQUE DU SPORT, À
RENFORCER LA RÉGULATION ET LA TRANSPARENCE DU SPORT PROFESSIONNEL ET À AMÉLIORER LA
COMPÉTITIVITÉ DES CLUBS, DU CODE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE, DE LA LOI No 2021-1382
DU 25 OCTOBRE 2021 RELATIVE À LA RÉGULATION ET À LA PROTECTION DE L’ACCÈS AUX ŒUVRES
CULTURELLES À L’ÈRE NUMÉRIQUE ET DU CODE PÉNAL
Article 62
I. – L’article 24 de la loi no 2017-261 du 1er mars 2017 visant à préserver l’éthique du sport, à renforcer la
régulation et la transparence du sport professionnel et à améliorer la compétitivité des clubs est ainsi modifié :
1o Les mots : « opérateurs de plateformes en ligne définis à l’article L. 111-7 du code de la consommation » sont
remplacés par les mots : « fournisseurs de plateformes en ligne, au sens du paragraphe i de l’article 3 du règlement
(UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services
numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques), les moteurs de
recherche, au sens du paragraphe j du même article 3, les plateformes de partage de vidéos, au sens des septième à
dernier alinéas de l’article 2 de la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication » ;
2o Les deux occurrences des mots : « éditeurs de services » sont remplacées par les mots : « personnes dont
l’activité consiste à éditer un service » ;
3o Les mots : « définis au III de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans
l’économie numérique » sont supprimés ;
4o Les mots : « du même article 6 » sont remplacés par les mots : « de l’article 6 de la loi no 2004-575
du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique » ;
5o La dernière occurrence du mot : « définis » est remplacée par le mot : « défini ».
II. – Au début du II des articles L. 137-2 et L. 219-2 du code de la propriété intellectuelle, les mots : « Les 2 et 3
du I de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique ne sont pas
applicables » sont remplacés par les mots : « Le paragraphe 1 de l’article 6 du règlement (UE) 2022/2065 du
Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et
modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques) n’est pas applicable ».
III. – A la seconde phrase du premier alinéa de l’article L. 131-4 du code de la propriété intellectuelle, les mots :
« la participation » sont remplacés par les mots : « une rémunération appropriée et ».
IV. – Au premier alinéa du I de l’article 36 de la loi no 2021-1382 du 25 octobre 2021 relative à la régulation et à
la protection de l’accès aux œuvres culturelles à l’ère numérique, les mots : « des opérateurs de plateforme en ligne
définis à l’article L. 111-7 du code de la consommation » sont remplacés par les mots : « de toute personne
physique ou morale proposant, à titre professionnel, de manière rémunérée ou non, un service de plateforme
essentiel, défini à l’article 2 du règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du Conseil du
14 septembre 2022 relatif aux marchés contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant les
directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828 (règlement sur les marchés numériques) ou un service de
communication au public en ligne reposant sur le traitement de contenus, de biens ou de services, au moyen
d’algorithmes informatiques ».
V. – L’article 323-3-2 du code pénal est ainsi modifié :
1o Le I est ainsi modifié :
a) Les mots : « un opérateur de plateforme en ligne mentionné à l’article L. 111-7 du code de la consommation »
sont remplacés par les mots : « une personne dont l’activité consiste à fournir un service de plateforme en ligne
mentionné au 4 du I de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie
numérique » ;
b) Les mots : « cette dernière » sont remplacés par les mots : « ce service » ;
c) Les mots : « VI de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie
numérique » sont remplacés par les mots : « V du même article 6 » ;
2o Au II, les mots : « de ces plateformes » sont remplacés par les mots : « d’un fournisseur de plateformes en
ligne ».
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 2 sur 132
CHAPITRE X
DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES
Article 63
I. – Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est autorisé à prendre par
voie d’ordonnance toutes mesures relevant du domaine de la loi afin :
1o De procéder, le cas échéant, aux adaptations nécessaires à l’application de la présente loi à Saint-Barthélemy,
Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon ;
2o D’étendre l’application des dispositions de la présente loi, avec les adaptations nécessaires, en Nouvelle-
Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna, pour celles de ces dispositions qui relèvent de la
compétence de l’Etat ;
3o De rendre applicables en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna, à Saint-
Barthélemy et à Saint-Pierre-et-Miquelon, avec les adaptations nécessaires, dans les matières relevant de la
compétence de l’Etat, les dispositions du règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil
du 30 mai 2022 portant sur la gouvernance européenne des données et modifiant le règlement (UE) 2018/1724
(règlement sur la gouvernance des données), du règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du Conseil
du 14 septembre 2022 relatif aux marchés contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant les
directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828 (règlement sur les marchés numériques) et du règlement
(UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services
numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques).
II. – L’ordonnance prévue au I est prise dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente
loi. Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de trois mois à compter de la
publication de l’ordonnance.
Article 64
I. – L’article 2 entre en vigueur le 1er janvier 2024. Toutefois, les procédures déjà engagées au 31 décembre 2023
restent régies par l’article 23 de la loi no 2020-936 du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences
conjugales dans sa rédaction antérieure à la présente loi.
II. – Le I de l’article 6-8 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique
entre en vigueur un an après la date d’entrée en vigueur mentionnée au I de l’article 7 de la loi no 2023-566
du 7 juillet 2023 visant à instaurer une majorité numérique et à lutter contre la haine en ligne.
III. – Le IV de l’article 12 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique,
dans sa rédaction résultant de l’article 24 de la présente loi, entre en vigueur le 1er janvier 2025.
IV. – Les articles 27 à 30 et le I de l’article 33 de la présente loi ne s’appliquent que jusqu’au 12 janvier 2027.
V. – Le 5o du I de l’article 48, les articles 49, 50, 51 à l’exception des 1o à 3o, l’article 52, l’article 54 à
l’exception du II et les articles 55, 56, 59 et 62 entrent en vigueur le 17 février 2024.
VI. – L’article 43 entre en vigueur à une date fixée par décret, et au plus tard un an après la promulgation de la
présente loi.
VII. – A compter de l’entrée en vigueur de l’article 3 de la loi organique no 2023-1058 du 20 novembre 2023
relative à l’ouverture, à la modernisation et à la responsabilité du corps judiciaire, le II de l’article L. 453-1 du code
de l’organisation judiciaire est ainsi rédigé :
« II. – Ce contrôle est exercé, en toute indépendance, par une autorité constituée d’un conseiller ou d’un
président de chambre à la Cour de cassation ou d’un avocat général ou d’un premier avocat général à la Cour de
cassation, élu par l’assemblée des magistrats du troisième grade de la cour, à l’exclusion des auditeurs, des
conseillers référendaires et des avocats généraux référendaires, pour une durée de trois ans, renouvelable une
fois. »
La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.
Fait à Paris, le 21 mai 2024.
EMMANUEL MACRON
Par le Président de la République :
Le Premier ministre,
GABRIEL ATTAL
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
BRUNO LE MAIRE
Le ministre de l’intérieur
et des outre-mer,
GÉRALD DARMANIN
La ministre de la culture,
RACHIDA DATI
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LOIS
LOI no 2024-450 du 21 mai 2024 relative à l’organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire
et de la radioprotection pour répondre au défi de la relance de la filière nucléaire (1)
NOR : ECOP2329611L
TITRE IER
L’AUTORITÉ DE SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE RADIOPROTECTION
CHAPITRE Ier
MISSIONS ET FONCTIONNEMENT DE L’AUTORITÉ DE SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE RADIOPROTECTION
Section 1
Dispositions modifiant le code de l’environnement
Article 1er
Le titre IX du livre V du code de l’environnement est ainsi modifié :
1o Le deuxième alinéa de l’article L. 591-1 est complété par les mots : « et, plus généralement, de protéger la
santé humaine ainsi que l’environnement » ;
2o A la fin de l’intitulé du chapitre II, les mots : « l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire » sont
remplacés par les mots : « de radioprotection » ;
3o L’intitulé de la section 1 du même chapitre II est ainsi rédigé : « Missions de l’Autorité de sûreté nucléaire et
de radioprotection » ;
4o Le second alinéa de l’article L. 592-1 est remplacé par sept alinéas ainsi rédigés :
« Elle assure une mission générale d’expertise, de recherche et de formation dans les domaines de la sûreté
nucléaire et de la radioprotection.
« En relation avec des organismes publics ou privés, français ou étrangers, elle contribue, par ses travaux
d’analyse, de mesurage et de dosage ainsi que par ses activités d’expertise, de recherche et de formation, au
maintien d’un haut niveau de compétences en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection et concourt à
l’amélioration constante des connaissances scientifiques et techniques dans ces domaines.
« Elle assure une veille permanente en matière de radioprotection sur le territoire national.
« Elle contribue à la surveillance radiologique de l’environnement et des personnes exposées aux rayonnements
ionisants ainsi qu’au recueil et à l’analyse de données dosimétriques concernant la population générale, les
travailleurs et les patients, y compris en cas d’accident nucléaire.
« Elle contribue aux travaux et à l’information du Parlement, dont l’Office parlementaire d’évaluation des choix
scientifiques et technologiques et les commissions permanentes compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat,
en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection.
« Elle participe, dans ses domaines de compétence, à l’information du public et à la mise en œuvre de la
transparence.
« Elle contribue au développement d’une culture de radioprotection chez les citoyens. » ;
5o L’intitulé de la section 2 du chapitre II est ainsi rédigé : « Collège de l’Autorité de sûreté nucléaire et de
radioprotection ».
Article 2
La section 3 du chapitre II du titre IX du livre V du code de l’environnement est ainsi modifiée :
1o L’intitulé est complété par les mots : « et de radioprotection » ;
2o L’article L. 592-13 est ainsi rédigé :
« Art. L. 592-13. – Les attributions de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection sont exercées par le
collège, hormis celles expressément confiées au président ou à la commission des sanctions.
« Le règlement intérieur de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection prévoit les conditions dans
lesquelles le collège peut donner délégation de pouvoirs à son président ou, en son absence, à un autre membre du
collège ou à un membre des services de l’autorité ainsi que celles dans lesquelles le président peut déléguer sa
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signature à des membres des services de l’autorité. Toutefois, ni les avis mentionnés à l’article L. 592-25 ni les
décisions à caractère réglementaire ne peuvent faire l’objet d’une délégation. » ;
3o Après le même article L. 592-13, sont insérés des articles L. 592-13-1 à L. 592-13-3 ainsi rédigés :
« Art. L. 592-13-1. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection définit, dans son règlement intérieur,
les règles nécessaires à la mise en œuvre des articles 12 à 14 de la loi no 2017-55 du 20 janvier 2017 portant statut
général des autorités administratives indépendantes et des autorités publiques indépendantes, y compris en ce qui
concerne les activités d’expertise et de recherche, afin de prévenir les conflits d’intérêts.
« Lorsque l’instruction recourt à une expertise réalisée par ses services, l’Autorité de sûreté nucléaire et de
radioprotection opère une distinction entre, d’une part, la personne responsable de l’expertise et, d’autre part, la
personne responsable de la décision ou de la proposition de décision soumise au collège. Le règlement intérieur
précise les modalités de distinction et d’interaction entre ces personnes.
« Lorsque l’instruction recourt à une expertise réalisée par les services de l’Autorité de sûreté nucléaire et de
radioprotection, le règlement intérieur définit les règles de distinction et d’interaction, pour une instruction donnée,
entre les personnels chargés des activités d’expertise et les personnels chargés de la décision ou de la proposition
de décision soumise au collège.
« Art. L. 592-13-2. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection met en place une commission
d’éthique et de déontologie qui est saisie, dans des conditions déterminées par le règlement intérieur, des questions
relevant des articles 13 et 14 de la loi no 2017-55 du 20 janvier 2017 portant statut général des autorités
administratives indépendantes et des autorités publiques indépendantes.
« Art. L. 592-13-3. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection s’appuie en tant que de besoin sur des
groupes permanents d’experts, nommés en raison de leurs compétences. Le règlement intérieur définit les
modalités de nomination de ces experts, les règles propres à assurer la diversité de l’expertise et à prévenir les
conflits d’intérêts ainsi que les règles déontologiques prévues à l’article 13 de la loi no 2017-55 du 20 janvier 2017
portant statut général des autorités administratives indépendantes et des autorités publiques indépendantes. » ;
4o L’article L. 592-14 est ainsi rédigé :
« Art. L. 592-14. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection publie les résultats des expertises
réalisées dans le cadre de ses instructions ainsi que les avis des groupes permanents d’experts prévus à
l’article L. 592-13-3. Le règlement intérieur définit les règles et les modalités de publication de ces résultats et de
ces avis. Ces résultats sont publiés de manière concomitante aux décisions auxquelles ils se rapportent, sauf pour
les décisions pour lesquelles l’autorité en décide autrement, notamment au regard de la nature des dossiers
concernés ou pour favoriser la participation du public, dans des conditions précisées par le règlement intérieur.
« Les avis rendus dans le cadre prévu à l’article L. 592-29 sont rendus publics dans des conditions définies par
l’autorité de saisine.
« L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection organise la publicité, sous réserve des secrets protégés par
la loi, des données scientifiques résultant des programmes de recherche dont elle prend l’initiative. » ;
5o L’article L. 592-16 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Il peut déléguer ce pouvoir à un membre des services de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection
dans les conditions définies par le règlement intérieur. »
Article 3
Le troisième alinéa de l’article L. 592-2 du code de l’environnement est ainsi rédigé :
« Pour le renouvellement des membres désignés par le président de l’Assemblée nationale et par le président du
Sénat, le membre succédant à une femme est un homme et celui succédant à un homme est une femme. Le
Président de la République désigne les membres de telle sorte que, parmi les membres du collège autres que le
président, il y ait le même nombre de femmes que d’hommes. »
Article 4
Le chapitre II du titre IX du livre V du code de l’environnement est ainsi modifié :
1o Après l’article L. 592-14, sont insérés des articles L. 592-14-1 à L. 592-14-3 ainsi rédigés :
« Art. L. 592-14-1. – Dans le cadre de ses attributions, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection est
autorisée à exercer des activités nucléaires, à l’exclusion de celles soumises au régime des installations nucléaires
de base défini à l’article L. 593-1.
« Art. L. 592-14-2. – I. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection peut :
« 1o Dispenser des formations, délivrer des attestations, des habilitations, des qualifications ou des certifications
professionnelles et exercer les missions dévolues aux organismes certificateurs mentionnés à l’article L. 6113-2 du
code du travail ;
« 2o Délivrer des agréments, des attestations, des habilitations ou des certificats justifiant la capacité de leurs
titulaires à exercer des activités dans un domaine d’intervention spécialisé relevant de ses domaines de
compétence ;
« 3o Exercer, dans ses domaines de compétence, des missions confiées à des organismes certifiés ou accrédités
ou à des organismes notifiés à la Commission européenne chargés de mettre en œuvre des procédures d’évaluation
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de la conformité ou de réaliser les opérations de contrôle de la conformité des équipements de travail et des
équipements de protection individuelle ;
« 4o Assurer la gestion, dans le cadre de l’exercice de ses missions, de traitements de données d’intérêt public
pouvant comprendre des données à caractère personnel et de santé ;
« 5o Mettre à disposition, dans ses domaines de compétence, des moyens techniques de recherche ou apporter
une assistance opérationnelle en radioprotection.
« II. – Les interventions des services de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection dans les activités
énumérées au I du présent article peuvent donner lieu à des rémunérations pour services rendus. L’autorité définit
dans son règlement intérieur les règles de déontologie qui leur sont applicables.
« Art. L. 592-14-3. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection peut bénéficier, pour la réalisation de
ses expertises, de l’appui technique des services de l’Etat et de ses établissements publics compétents. » ;
2o L’article L. 592-15 est ainsi rétabli :
« Art. L. 592-15. – Pour l’application du code de la recherche, l’Autorité de sûreté nucléaire et de
radioprotection est assimilée aux établissements publics mentionnés à l’article L. 112-6 du même code, dans la
mesure où les dispositions dudit code ne sont pas contraires à celles du présent chapitre.
« Les articles L. 412-3, L. 412-4 et L. 431-4 à L. 431-6 du code de la recherche sont applicables à l’Autorité de
sûreté nucléaire et de radioprotection. » ;
3o La section 4 est ainsi modifiée :
a) L’intitulé est complété par les mots : « et de radioprotection » ;
b) L’intitulé de la sous-section 1 est ainsi rédigé : « Attributions en matière de contrôle et d’expertise » ;
c) L’article L. 592-24 est ainsi rédigé :
« Art. L. 592-24. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection assure, en lien avec le ministère du
travail, la gestion et l’exploitation des données résultant des mesures de l’exposition des travailleurs aux
rayonnements ionisants. » ;
d) Après le même article L. 592-24, sont insérés des articles L. 592-24-1 à L. 592-24-4 ainsi rédigés :
« Art. L. 592-24-1. – Le personnel, les collaborateurs occasionnels et les cocontractants de l’Autorité de sûreté
nucléaire et de radioprotection sont tenus, sous peine des sanctions prévues à l’article 226-13 du code pénal, de ne
pas divulguer les informations nominatives liées aux données dosimétriques individuelles auxquelles ils ont accès.
« Art. L. 592-24-2. – Lorsque l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection exerce sa mission d’expertise
d’une situation d’exposition potentielle ou avérée aux rayonnements ionisants, ses personnels accèdent, dans des
conditions préservant la confidentialité des données à l’égard des tiers, aux informations détenues par les personnes
physiques ou morales qui leur sont strictement nécessaires, sans que puisse leur être opposé le secret médical ou le
secret des affaires.
« Ces personnels sont habilités à cet effet par l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
« Art. L. 592-24-3. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection gère l’inventaire des sources de
rayonnements ionisants et en assure l’accès aux agents de contrôle de l’inspection du travail mentionnés à
l’article L. 8112-1 du code du travail ainsi qu’aux inspecteurs de la radioprotection mentionnés à l’article L. 1333-29
du code de la santé publique.
« Art. L. 592-24-4. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection apporte son appui technique au
Gouvernement et aux autorités publiques dans ses domaines de compétence.
« Elle apporte son appui technique aux services de santé de prévention et de santé au travail et aux employeurs
concernés. » ;
e) L’intitulé de la sous-section 2 est ainsi rédigé : « Attributions consultatives » ;
f) Est insérée une sous-section 3 intitulée : « Attributions en matière de coopération internationale » et
comprenant les articles L. 592-28 et L. 592-28-1 ;
g) L’article L. 592-28 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Elle participe, notamment par ses activités de recherche, aux travaux internationaux dans ses domaines de
compétence. » ;
h) Après la sous-section 3, telle qu’elle résulte du f du présent 3o, est insérée une sous-section 4 ainsi rédigée :
« Sous-section 4
« Attributions en matière de recherche
« Art. L. 592-28-2. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection suit les travaux de recherche et de
développement menés, aux niveaux national et international, en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection.
« Elle formule des propositions et des recommandations sur les besoins de recherche pour la sûreté nucléaire et
la radioprotection. Ces propositions et ces recommandations sont communiquées aux ministres et aux organismes
publics exerçant les missions de recherche concernées, afin qu’elles soient prises en compte dans les orientations et
la définition des programmes de recherche et de développement d’intérêt pour la sûreté nucléaire ou la
radioprotection.
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« L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection définit des programmes de recherche menés en son sein ou
confiés à d’autres organismes de recherche, français ou étrangers, en vue de maintenir et de développer les
connaissances et les compétences nécessaires à l’accomplissement de ses missions dans ses domaines de
compétence. Elle contribue à la protection et à la valorisation des résultats de ses programmes de recherche.
« Elle présente chaque année ces programmes de recherche à l’Office parlementaire d’évaluation des choix
scientifiques et technologiques.
« Art. L. 592-28-3. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection met en place, dans des conditions
définies par son règlement intérieur, un conseil scientifique. Ce conseil est consulté sur la stratégie scientifique de
l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection ainsi que sur toute autre question relative à la recherche en
matière de sûreté nucléaire et de radioprotection. Il évalue la pertinence des programmes de recherche que définit
l’autorité, en effectue un suivi et évalue leurs résultats. Il peut formuler toute recommandation sur l’orientation des
activités de recherche de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
« Les membres de ce conseil sont nommés en raison de leurs compétences scientifiques et techniques. Le
règlement intérieur définit les modalités de leur nomination, notamment de façon à assurer la diversité de leurs
domaines de compétences et à prévenir les conflits d’intérêts.
« Les membres du conseil scientifique ne sont pas rémunérés. »
Article 5
La section 4 du chapitre II du titre IX du livre V du code de l’environnement est ainsi modifiée :
1o Est insérée une sous-section 5 intitulée : « Attributions en matière de transparence et d’information » et
comprenant les articles L. 592-29 à L. 592-31 ;
2o Après l’article L. 592-29, il est inséré un article L. 592-29-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 592-29-1. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection présente à l’Office parlementaire
d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, en lien avec les commissions permanentes compétentes de
l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi qu’au Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité
nucléaire, qui peut émettre un avis, les sujets sur lesquels une association du public est organisée ainsi que les
modalités de sa mise en œuvre et leur en rend compte.
« Elle communique la nature et les principaux résultats des programmes de recherche qu’elle mène aux autorités
concernées ainsi qu’à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, aux
commissions permanentes compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat, au Haut Comité pour la transparence
et l’information sur la sécurité nucléaire, au Haut Conseil de la santé publique et au Conseil d’orientation des
conditions de travail, selon leurs domaines de compétence respectifs.
« Le projet de décision d’adoption du règlement intérieur de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection
est présenté par cette dernière à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.
« Le projet de décision de modification du même règlement intérieur est transmis à l’Office parlementaire
d’évaluation des choix scientifiques et technologiques. »
Article 6
Le I de l’article L. 542-3 du code de l’environnement est ainsi modifié :
1o Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques peut demander à la commission
de lui présenter une expertise sur un sujet relevant de son domaine de compétence. » ;
2o Au début du 1o, le mot : « Six » est remplacé par le mot : « Huit ».
Article 7
A l’article L. 592-30 du code de l’environnement, le mot : « leur » est remplacé par le mot : « lui ».
Article 8
Le premier alinéa de l’article L. 592-31 du code de l’environnement est complété par les mots : « avant sa
publication ».
Section 2
Dispositions transitoires
Article 9
I. – Les biens, les droits et les obligations de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, à l’exception de
ceux mentionnés aux articles 11 et 12, sont transférés à l’Etat et au Commissariat à l’énergie atomique et aux
énergies alternatives ou à sa filiale mentionnée au II de l’article 11, en tenant compte de la répartition des
attributions prévue par la présente loi. Ce transfert est réalisé à titre gratuit et ne donne lieu au paiement d’aucune
indemnité, ni d’aucun droit, taxe ou contribution prévue à l’article 879 du code général des impôts. Un décret en
Conseil d’Etat en précise les modalités.
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II. – Le mandat de chaque membre du collège de l’Autorité de sûreté nucléaire n’est pas interrompu du fait de
l’entrée en vigueur de la présente loi. Les membres du collège de l’Autorité de sûreté nucléaire exercent jusqu’au
terme de leur mandat les fonctions de membre du collège de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
CHAPITRE II
RESSOURCES HUMAINES
Section 1
Dispositions modifiant le code de l’environnement
Article 10
Le code de l’environnement est ainsi modifié :
1o L’article L. 592-12 est ainsi rédigé :
« Art. L. 592-12. – Le personnel de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection comprend :
« 1o Des fonctionnaires ;
« 2o Des agents contractuels de droit public ;
« 3o Des salariés de droit privé.
« Le personnel de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection de nationalité étrangère ou apatride ne peut
être recruté pour pourvoir des emplois dont les attributions soit ne sont pas séparables de l’exercice de la
souveraineté, soit comportent une participation directe ou indirecte à l’exercice de prérogatives de puissance
publique.
« Les conditions d’emploi des salariés sont régies par le code du travail, sous réserve des dispositions de la
présente section et des adaptations prévues par décret en Conseil d’Etat. » ;
2o Après le même article L. 592-12, sont insérés des articles L. 592-12-1 à L. 592-12-3 ainsi rédigés :
« Art. L. 592-12-1. – I. – Un comité social d’administration, compétent pour l’ensemble du personnel de
l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, exerce les compétences des comités sociaux d’administration
prévues à la section 1 du chapitre III du titre V du livre II du code général de la fonction publique ainsi que les
compétences des comités sociaux et économiques prévues au chapitre II du titre Ier du livre III de la deuxième partie
du code du travail, sous réserve des adaptations prévues par décret en Conseil d’Etat.
« Le comité social d’administration est composé du président de l’Autorité de sûreté nucléaire et de
radioprotection ou de son représentant, qui le préside, de représentants de l’administration et de représentants du
personnel. Seuls les représentants du personnel sont appelés à prendre part aux votes lorsque le comité est consulté.
« Les représentants du personnel siégeant au comité social d’administration sont élus par les collèges des agents
publics et des salariés, au scrutin de liste à la représentation proportionnelle, selon des modalités fixées par décret
en Conseil d’Etat.
« Les candidatures sont présentées par les organisations syndicales qui remplissent les conditions suivantes :
« 1o Pour le collège des agents publics, celles prévues aux articles L. 211-1 et L. 211-2 du code général de la
fonction publique ;
« 2o Pour le collège des salariés, celles prévues à l’article L. 2314-5 du code du travail.
« La composition de la représentation du personnel au comité social d’administration est fixée par décret en
Conseil d’Etat de façon à permettre la représentation de chaque collège, en tenant compte des effectifs, d’une part,
des agents publics mentionnés aux 1o et 2o de l’article L. 592-12 du présent code et, d’autre part, des salariés
mentionnés au 3o du même article L. 592-12.
« II. – Au sein du comité social d’administration :
« 1o La commission des agents publics exerce les attributions mentionnées aux 3o à 5o de l’article L. 253-1 du
code général de la fonction publique lorsqu’elles concernent de manière exclusive les fonctionnaires et les agents
contractuels de droit public ;
« 2o La commission des salariés exerce les attributions mentionnées à l’article L. 2312-5 du code du travail, à
l’exception des troisième et avant-dernier alinéas du même article L. 2312-5, ainsi qu’aux articles L. 2315-49 et
L. 2315-56 du même code, lorsqu’elles concernent de manière exclusive les personnels de droit privé. Ces
attributions sont exercées par la commission des salariés au profit des personnes et dans les conditions mentionnées
à l’article L. 2312-6 dudit code ;
« 3o La formation plénière examine les questions relatives aux attributions mentionnées aux 1o et 2o du présent II
qui intéressent la situation de l’ensemble des personnels et exerce les autres compétences mentionnées au I, à
l’exception de celles qui sont mentionnées au III.
« La composition des commissions et de la formation plénière, les modalités de désignation des représentants du
personnel qui y siègent, leur fonctionnement et les moyens qui leur sont attribués sont définis par décret en Conseil
d’Etat.
« III. – Au sein du comité social d’administration, une formation spécialisée chargée des questions de santé, de
sécurité et des conditions de travail exerce, pour l’ensemble des personnels, les attributions mentionnées à
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l’article L. 253-2 du code général de la fonction publique ainsi qu’aux articles L. 2312-59 et L. 2312-60 et aux
livres Ier à V de la quatrième partie du code du travail.
« Les représentants du personnel siégeant au sein de cette formation spécialisée sont désignés dans les conditions
prévues à l’article L. 252-5 du code général de la fonction publique. Son fonctionnement et les moyens qui lui sont
attribués sont fixés par décret en Conseil d’Etat.
« Des formations locales en matière de santé, sécurité et conditions de travail compétentes pour l’ensemble des
personnels peuvent être instituées lorsque des risques professionnels particuliers le justifient. Les représentants du
personnel y sont désignés par les organisations syndicales représentées au sein du comité social d’administration.
Un décret en Conseil d’Etat fixe les conditions d’application du présent alinéa.
« IV. – Le premier alinéa de l’article L. 2315-23 du code du travail est applicable au comité social
d’administration. Il gère son budget de fonctionnement et le budget des activités sociales et culturelles de
l’ensemble du personnel.
« Le fonctionnement et les moyens du comité ainsi que les ressources destinées à financer les activités
mentionnées au premier alinéa du présent IV sont fixés par décret en Conseil d’Etat.
« Les dispositions du titre III du livre VII du code général de la fonction publique relatives à l’action sociale
interministérielle ne s’appliquent pas aux agents publics de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
« Art. L. 592-12-2. – I. – Le chapitre III du titre IV du livre Ier de la deuxième partie du code du travail est
applicable aux salariés de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
« Les délégués syndicaux sont désignés, au niveau central, par les organisations syndicales représentatives du
collège des salariés qui y constituent une section syndicale. Chaque syndicat qui constitue, conformément à
l’article L. 2142-1 du même code, une section syndicale peut, s’il n’est pas représentatif, désigner un représentant
de la section.
« Sont représentatives au sein du collège des salariés les organisations syndicales qui satisfont aux critères
mentionnés à l’article L. 2121-1 dudit code, à l’exception de celui mentionné au 5o du même article L. 2121-1, et
qui ont recueilli au moins 10 % des suffrages exprimés aux dernières élections du comité mentionné à
l’article L. 592-12-1 du présent code dans ce collège.
« La validité des accords collectifs prévus au livre II de la deuxième partie du code du travail est subordonnée à
leur signature, d’une part, par le président de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection ou son
représentant et, d’autre part, par une ou plusieurs organisations syndicales représentatives selon les conditions
définies à l’article L. 2232-12 du même code. Les taux de 30 % et de 50 % mentionnés au même article L. 2232-12
sont appréciés au sein du collège des salariés.
« Les salariés qui sont membres du comité ou des formations mentionnés à l’article L. 592-12-1 du présent code
et les délégués syndicaux ou représentants des sections syndicales bénéficient de la protection prévue au livre IV de
la deuxième partie du code du travail.
« II. – Pour les agents publics de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, les organisations
représentatives habilitées à négocier sont celles qui disposent d’au moins un siège au sein du comité social
d’administration, au titre du collège des agents publics.
« En application de l’article L. 223-1 du code général de la fonction publique, un accord conclu sur le fondement
des articles L. 221-2 ou L. 222-2 du même code est valide, pour les agents publics, s’il est signé par une ou
plusieurs des organisations habilitées à négocier pour le collège de ces personnels.
« III. – Dans les domaines mentionnés à l’article L. 222-3 du code général de la fonction publique, l’Autorité de
sûreté nucléaire et de radioprotection peut inviter les représentants des salariés et des agents publics à participer à
des négociations conjointes.
« Ces négociations donnent lieu, le cas échéant, à la conclusion d’accords distincts et applicables
spécifiquement :
« 1o Aux salariés de droit privé, selon les modalités prévues au I du présent article ;
« 2o Aux agents publics, selon les modalités prévues au II.
« Art. L. 592-12-3. – Le collège de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection peut, dans le respect des
dispositions légales applicables aux différentes catégories de personnels et en complément des dispositions
réglementaires ainsi que des conventions, des accords collectifs et des engagements unilatéraux qui leur sont
applicables, harmoniser entre ces catégories les montants et les conditions de versement des indemnités accessoires
liées à des sujétions communes ainsi que les modalités de remboursements des frais de toute nature. »
Section 2
Dispositions transitoires
Article 11
I. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection est substituée à l’Institut de radioprotection et de sûreté
nucléaire en qualité d’employeur des salariés de ce dernier, à l’exception des salariés mentionnés aux II et III. Les
contrats de travail de ces salariés lui sont transférés sans autre modification.
L’article L. 1224-3 du code du travail n’est pas applicable à ces transferts.
II. – Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives ou une de ses filiales désignée par décret
est substitué à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire en qualité d’employeur des salariés de ce dernier
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qui exercent des missions relatives à la fourniture et à l’exploitation de dosimètres à lecture différée. Les contrats
de travail des intéressés lui sont transférés sans autre modification. En cas de cession de la filiale mentionnée à la
première phrase, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives s’assure que la totalité de son
capital reste détenue directement ou indirectement par l’Etat ou l’un de ses établissements publics.
III. – Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives est substitué à l’Institut de
radioprotection et de sûreté nucléaire en qualité d’employeur des salariés de ce dernier qui apportent un appui
technique aux autorités de l’Etat dans les matières suivantes :
1o La sûreté nucléaire et la radioprotection, pour les installations et les activités nucléaires intéressant la défense
mentionnées à l’article L. 1333-15 du code de la défense, y compris en cas d’incident ou d’accident ;
2o La sécurité des installations et des transports des matières nucléaires ou des sources de rayonnements ionisants
mentionnées à l’article L. 1333-1 du même code ;
3o La non-prolifération, le contrôle et la comptabilité centralisée des matières nucléaires ;
4o L’interdiction des armes chimiques, pour l’application du chapitre II du titre IV du livre III de la deuxième
partie dudit code.
Les contrats de travail de ces salariés sont transférés au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies
alternatives sans autre modification.
Ces salariés sont, d’office, mis à disposition du ministre de la défense pour y exercer leur mission pendant une
durée de trois ans, renouvelable de plein droit à leur demande.
Ces mises à disposition sont régies par l’article L. 334-1 du code général de la fonction publique, sous réserve du
septième alinéa du présent III.
Au terme de sa mise à disposition, le salarié est affecté au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies
alternatives sur un poste correspondant à ses qualifications, sans perte de rémunération.
Une convention entre l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection et le ministre de la défense définit les
modalités d’information et d’appui réciproques pour l’exercice de leurs missions respectives. Le ministre de la
défense associe, à cet effet, les autres autorités mentionnées au présent III.
IV. – Les modalités des transferts, des mises à disposition et de l’appui technique apporté aux autorités de l’Etat
compétentes prévus au présent article sont précisées par décret en Conseil d’Etat.
Article 12
I. – Les effets des conventions et accords ainsi que des engagements unilatéraux applicables au sein de l’Institut
de radioprotection et de sûreté nucléaire au 31 décembre 2024 sont prolongés, pour les salariés de l’Autorité de
sûreté nucléaire et de radioprotection, jusqu’à l’entrée en vigueur des conventions, accords ou engagements
unilatéraux qui leur sont substitués ou, à défaut, jusqu’au 30 juin 2027.
A compter de la date d’entrée en vigueur du présent chapitre et jusqu’à la désignation des représentants du
personnel de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, cette autorité et les délégués syndicaux de
l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire mentionnés à l’article 14 de la présente loi engagent, à la
demande de l’une des parties intéressées, les négociations destinées soit à adapter les stipulations actuelles des
conventions et accords mentionnés au premier alinéa du présent I, soit à élaborer de nouvelles stipulations. Ces
négociations continuent avec les délégués syndicaux mentionnés au I de l’article L. 592-12-2 du code de
l’environnement à compter de leur désignation.
A compter du 1er juillet 2027, en l’absence de conventions et d’accords se substituant à ceux qui sont mentionnés
au premier alinéa du présent I, les salariés mentionnés au même premier alinéa bénéficient d’une garantie de
rémunération selon les modalités fixées aux deuxième à sixième alinéas de l’article L. 2261-14 du code du travail.
II. – La section 6 du chapitre Ier du titre VI du livre II de la deuxième partie du code du travail est applicable aux
salariés dont les contrats de travail sont transférés au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies
alternatives ou à l’une de ses filiales désignée par décret, en application des II et III de l’article 11 de la présente loi.
Article 13
Pendant une durée de six ans à compter de l’entrée en vigueur du présent chapitre, un accès aux corps de
fonctionnaires de l’Etat dont la liste est fixée par décret en Conseil d’Etat peut, par dérogation à l’article L. 325-1
du code général de la fonction publique, être organisé par la voie de recrutements réservés exceptionnels valorisant
les acquis de l’expérience professionnelle.
L’accès aux corps de fonctionnaires mentionnés au premier alinéa du présent article est réservé aux agents
contractuels de droit public et aux salariés de droit privé de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection qui,
à la date du 31 décembre de l’année précédant celle au titre de laquelle est ouvert le recrutement réservé
exceptionnel, sont en fonction ou bénéficient d’un des congés assimilables à du travail effectif au sens de
l’article L. 3121-1 du code du travail, et qui justifient, à cette date, d’une durée d’ancienneté de quatre années en
équivalent temps plein au sein de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, de l’Autorité de sûreté
nucléaire ou de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
Article 14
Jusqu’à la constitution du comité social d’administration de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection,
qui intervient au plus tard le 31 mars 2026, le comité social d’administration de l’Autorité de sûreté nucléaire et le
comité social et économique de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire sont maintenus en fonction et
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exercent les missions relatives respectivement aux agents publics et aux salariés, sous la présidence du représentant
de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
Les membres de ces instances représentatives du personnel poursuivent leur mandat jusqu’à la désignation des
représentants du personnel issus des élections permettant la constitution du comité social d’administration de
l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
Les comités, à leur demande ou à celle du président de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection,
peuvent siéger en formation conjointe, dans le respect de leurs attributions respectives, pour connaître des sujets
communs à l’ensemble du personnel. Dans ce cas, les conditions de vote s’apprécient au regard de l’ensemble des
membres présents de la formation conjointe. L’avis de la formation conjointe se substitue aux avis de chacune des
instances.
Le patrimoine du comité social et économique de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire est dévolu au
comité social d’administration de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection à la date de la désignation des
membres de celui-ci.
Par dérogation à l’article L. 2143-10 du code du travail, les mandats des délégués syndicaux désignés au sein de
l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire se poursuivent au sein de l’Autorité de sûreté nucléaire et de
radioprotection. Leur mandat prend fin au plus tard huit jours après la désignation des membres du comité social
d’administration de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection. Si l’un des délégués syndicaux issus de
l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire quitte ses fonctions avant l’élection du comité social
d’administration de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, il est procédé selon les modalités prévues
aux articles L. 2143-3 et L. 2143-7 du même code. Le seuil de 10 % des suffrages exprimés mentionné à
l’article L. 2143-3 dudit code est apprécié au regard des résultats des dernières élections professionnelles ayant eu
lieu à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.
Un décret en Conseil d’Etat précise les modalités d’application du présent article.
Article 15
I. – L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire et l’Autorité de sûreté nucléaire consacrent
respectivement 15 millions d’euros et 0,7 million d’euros à l’augmentation de leurs salariés et de leurs
contractuels de droit public en 2024.
II. – Avant le 1er juillet 2024, le Gouvernement remet au Parlement un rapport, élaboré avec le concours de
l’Autorité de sûreté nucléaire, de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire et du Commissariat à l’énergie
atomique et aux énergies alternatives, sur les moyens prévisionnels humains, techniques et financiers nécessaires à
l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection et au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies
alternatives en 2025 pour exercer leurs missions respectives prévues par la présente loi, dans le nouveau contexte
de relance nucléaire marqué par des aléas climatiques extrêmes et des événements incertains, ainsi que les mesures
indispensables pour assurer l’attractivité des conditions d’emploi de leurs personnels respectifs sur le marché du
travail dans le domaine du nucléaire. Ce rapport propose la mise en place d’un dispositif d’accompagnement à la
conduite du changement. Il évalue la faisabilité d’instituer un préfigurateur chargé de la mise en œuvre de la
création de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
III. – Au plus tard le 1er juillet 2025, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection évalue les moyens
prévisionnels humains, techniques et financiers qui lui sont nécessaires dans les cinq années suivant l’entrée en
vigueur du présent titre pour exercer ses missions dans le nouveau contexte nucléaire ainsi que les mesures
indispensables pour assurer l’attractivité des conditions d’emploi de ses personnels sur le marché du travail dans le
domaine du nucléaire et présente ses propositions au Gouvernement et à l’Office parlementaire d’évaluation des
choix scientifiques et technologiques, en lien avec les commissions permanentes compétentes de l’Assemblée
nationale et du Sénat.
Article 16
I. – Le collège de l’Autorité de sûreté nucléaire peut consulter le comité social d’administration de cette autorité
sur un projet de décision relative à l’organisation et au fonctionnement des services de l’Autorité de sûreté
nucléaire et de radioprotection ainsi que sur un projet de règlement intérieur pour cette même autorité. Le directeur
général de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, saisi par le collège de l’Autorité de sûreté nucléaire,
consulte dans les meilleurs délais, et dans un délai de quinze jours calendaires, le comité social et économique de
cet institut sur ces mêmes projets.
Ces comités disposent d’un délai de deux mois pour donner leur avis sur les projets qui leur sont adressés.
L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection peut adopter une décision relative à l’organisation et au
fonctionnement de ses services ainsi que son règlement intérieur sur la base des projets et, s’il y a lieu, des avis
mentionnés aux deux premiers alinéas du présent I.
Les consultations mentionnées au premier alinéa du présent I dispensent de toute autre obligation de consultation
d’organisations dans lesquelles s’exerce la participation des personnels sur les projets mentionnés au même
premier alinéa.
II. – Le règlement intérieur de l’Autorité de sûreté nucléaire applicable au 31 décembre 2024 vaut règlement
intérieur de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection jusqu’à l’adoption d’un règlement intérieur qui lui
est substitué.
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CHAPITRE III
LE HAUT-COMMISSAIRE À L’ÉNERGIE ATOMIQUE
Article 17
I. – Le chapitre Ier du titre IV du livre Ier du code de l’énergie est complété par une section 6 ainsi rédigée :
« Section 6
« Dispositions spécifiques à l’énergie nucléaire
« Art. L. 141-13. – I. – Un haut-commissaire à l’énergie atomique conseille le Gouvernement dans le domaine
de l’énergie nucléaire et de la sécurité nationale, en matière scientifique et technique. Il exerce des missions
d’expertise et de contrôle au profit du Gouvernement dans le domaine de la défense. Dans le domaine des activités
nucléaires civiles, il conseille le Gouvernement notamment sur les enjeux relatifs à la production d’électricité et au
cycle du combustible.
« Le haut-commissaire est placé sous l’autorité du Premier ministre.
« Il peut saisir le Comité de l’énergie atomique du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies
alternatives, mentionné à l’article L. 332-2 du code de la recherche, et toute autorité administrative compétente de
ses propositions concernant, dans le domaine des activités nucléaires civiles et militaires, l’orientation générale
scientifique et technique qui lui paraît souhaitable.
« II. – Le haut-commissaire peut être saisi par le Gouvernement pour rendre un avis, au regard de sa
compétence, sur un projet de loi, une proposition de loi, un projet de texte réglementaire, un projet d’acte de
l’Union européenne ou une question relatifs aux activités nucléaires civiles.
« Il peut être entendu par les commissions permanentes de l’Assemblée nationale et du Sénat compétentes en
matière d’énergie nucléaire ainsi que par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et
technologiques.
« III. – Le haut-commissaire est saisi pour avis, pour les dispositions qui relèvent de sa compétence, de :
« 1o La loi prise en application de l’article L. 100-1 A du présent code ;
« 2o La programmation pluriannuelle de l’énergie, mentionnée à l’article L. 141-1.
« IV. – Le haut-commissaire évalue chaque année l’état des activités nucléaires civiles, notamment de
production et de recherche, sur les plans technique et scientifique.
« V. – Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’Etat. »
II. – A. – Le président du conseil d’administration de la société Orano est nommé par décret après avis des
commissions permanentes compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat, dans les conditions prévues par la loi
organique no 2010-837 du 23 juillet 2010 relative à l’application du cinquième alinéa de l’article 13 de la
Constitution.
B. – Après la cinquante-deuxième ligne du tableau annexé à la loi no 2010-838 du 23 juillet 2010 relative à
l’application du cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution, est insérée une ligne ainsi rédigée :
«
»
C. – Les A et B du présent II ne s’appliquent pas au mandat de président du conseil d’administration de la
société Orano en cours à la date de publication de la présente loi.
III. – L’article L. 332-4 du code de la recherche est abrogé.
CHAPITRE IV
DISPOSITIONS DE COORDINATION ET FINALES
Article 18
o
I. – Le 1 de l’article L. 512-20 du code de la consommation est ainsi rédigé :
« 1o A l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection mentionnée à l’article L. 592-38 du code de
l’environnement ; ».
II. – Le code de l’environnement est ainsi modifié :
1o Le 7o du I de l’article L. 125-37 est ainsi rédigé :
« 7o Des représentants de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection et des autres services de l’Etat
concernés. » ;
2o L’article L. 592-31-1 est abrogé ;
3o La sous-section 3 de la section 4 du chapitre II du titre IX du livre V devient la sous-section 6 ;
4o L’article L. 592-34 est abrogé ;
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l’article L. 229-6, aux première et seconde phrases du troisième alinéa du III de l’article L. 229-7, à la première
phrase du quatrième alinéa du I de l’article L. 229-10, au II de l’article L. 501-1, au 10o du I de l’article L. 521-12, à
la seconde phrase du premier alinéa et à la première phrase du deuxième alinéa du II de l’article L. 542-3, aux
douzième, treizième, seizième et dix-septième alinéas et à la première phrase du dix-neuvième alinéa de
l’article L. 542-10-1, à la dernière phrase de l’avant-dernier alinéa de l’article L. 542-12, à la première phrase du
deuxième alinéa de l’article L. 542-13-2, au premier alinéa de l’article L. 591-5, à la première phrase de
l’article L. 591-6, au premier alinéa de l’article L. 591-7, à l’article L. 591-8, au premier alinéa de l’article L. 592-1,
au premier alinéa de l’article L. 592-2, aux articles L. 592-3, L. 592-8 et L. 592-9, à la première phrase de
l’article L. 592-10, au premier alinéa de l’article L. 592-11, aux articles L. 592-16 à L. 592-18, au premier alinéa
des articles L. 592-19 et L. 592-20, à l’article L. 592-21, au premier alinéa de l’article L. 592-22, à
l’article L. 592-23, à l’article L. 592-25, aux première et seconde phrases du premier alinéa et au second alinéa de
l’article L. 592-26, à l’article L. 592-27, au premier alinéa de l’article L. 592-28, au premier alinéa et à la première
phrase du second alinéa de l’article L. 592-28-1, au premier alinéa de l’article L. 592-29, à l’article L. 592-30, aux
premier et second alinéas de l’article L. 592-31, à la première phrase du premier alinéa de l’article L. 592-32, aux
articles L. 592-33 et L. 592-36, à la première phrase de l’article L. 592-38, au premier alinéa et aux neuvième et
avant-dernier alinéas de l’article L. 592-41, à la première phrase du premier alinéa de l’article L. 592-44, à la
dernière phrase du premier alinéa et au dernier alinéa de l’article L. 593-5, à la première phrase du premier alinéa
des articles L. 593-8 à L. 593-10, à la première phrase des articles L. 593-11 et L. 593-12, à la fin du premier alinéa
et à la première phrase du second alinéa de l’article L. 593-13, à la première phrase de l’article L. 593-15, au
premier alinéa, aux première et deuxième phrases et, deux fois, à la dernière phrase du troisième alinéa et à la
première phrase de l’avant-dernier alinéa de l’article L. 593-19, à la première phrase de l’article L. 593-20, à la
seconde phrase de l’article L. 593-21, aux articles L. 593-22 et L. 593-23, à la première phrase du premier alinéa et
aux deux derniers alinéas de l’article L. 593-24, à la fin de la première phrase du premier alinéa et au dernier alinéa
de l’article L. 593-26, à la deuxième phrase de l’article L. 593-27, au premier alinéa de l’article L. 593-28, à la
première phrase du premier alinéa de l’article L. 593-29, à l’article L. 593-30, à la fin du 3o de l’article L. 593-31,
aux premier, deuxième et dernier alinéas du IV de l’article L. 593-32, aux I et II et à la première phrase du III de
l’article L. 593-33, aux premier et second alinéas de l’article L. 593-35, à la fin de la dernière phrase du second
alinéa de l’article L. 593-37, au premier alinéa du II de l’article L. 595-1, à la fin du premier alinéa et au dernier
alinéa du II de l’article L. 595-2, au premier alinéa de l’article L. 596-1, à la première phrase de l’article L. 596-2, à
la première phrase de l’article L. 596-3, aux 1o, 4o et 5o de l’article L. 596-4, aux première et seconde phrases de
l’article L. 596-4-1, à la première phrase des deux premiers alinéas de l’article L. 596-7, à la première phrase du
premier alinéa et au troisième alinéa de l’article L. 596-8, à la première phrase de l’article L. 596-9, à la fin du
premier alinéa de l’article L. 596-10, à la fin du 1o de l’article L. 596-12, aux première et seconde phrases du
premier alinéa de l’article L. 596-13 et au second alinéa de l’article L. 596-14 du code de l’environnement ;
3o A la fin de l’intitulé de la section 6 du chapitre II du titre IX du livre V du même code ;
4o A la seconde phrase du troisième alinéa et au dernier alinéa du I, au premier alinéa et à la première phrase du
dernier alinéa du II, au III, au début de la première phrase du IV, à la première phrase du second alinéa du V et
au VII de L. 1333-8, à la première phrase du quatrième alinéa du III de l’article L. 1333-9, aux premier et second
alinéas de l’article L. 1333-10, à la fin des deuxième et troisième alinéas et à la première phrase du dernier alinéa
du I de l’article L. 1333-13, à la seconde phrase de l’article L. 1333-24, au premier alinéa du II de
l’article L. 1333-26, au début du premier alinéa des articles L. 1333-29 et L. 1333-30, aux trois derniers alinéas de
l’article L. 1333-31 et au second alinéa du 3o des articles L. 1523-6 et L. 1533-1 du code de la santé publique ;
5o Au premier alinéa de l’article L. 4526-1 du code du travail ;
6o Au 6o du I de l’article 11 de la loi no 2013-907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie
publique ;
7o A la première phrase du 5 du I de l’article 58 de la loi no 2013-1279 du 29 décembre 2013 de finances
rectificative pour 2013 ;
8o Au 9 de l’annexe à la loi no 2017-55 du 20 janvier 2017 portant statut général des autorités administratives
indépendantes et des autorités publiques indépendantes ;
9o Au III de l’article 11 de la loi no 2023-491 du 22 juin 2023 relative à l’accélération des procédures liées à la
construction de nouvelles installations nucléaires à proximité de sites nucléaires existants et au fonctionnement des
installations existantes.
II. – Au deuxième alinéa de l’article L. 221-6 du code de l’environnement, les mots : « Institut de
radioprotection et de sûreté nucléaire » sont remplacés par les mots : « Autorité de sûreté nucléaire et de
radioprotection ».
III. – Le tableau annexé à la loi no 2010-838 du 23 juillet 2010 relative à l’application du cinquième alinéa de
l’article 13 de la Constitution est ainsi modifié :
1o La première colonne de la dix-neuvième ligne est complétée par les mots : « et de radioprotection » ;
2o La deuxième colonne de la même dix-neuvième ligne est ainsi rédigée :
«
Commission compétente en matière de prévention des risques naturels et technologiques
»;
3o La trente-huitième ligne est supprimée ;
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Article 22
Les pouvoirs adjudicateurs mentionnés à l’article L. 1211-1 du code de la commande publique et les entités
adjudicatrices mentionnées à l’article L. 1212-1 du même code peuvent décider de ne pas allotir un marché de
travaux, de fournitures ou de services qui est relatif :
1o A la réalisation, au sens du I de l’article 7 de la loi no 2023-491 du 22 juin 2023 relative à l’accélération des
procédures liées à la construction de nouvelles installations nucléaires à proximité de sites nucléaires existants et au
fonctionnement des installations nucléaires existantes, d’un projet relevant des II ou III du même article 7 ;
2o A la réalisation d’une installation mentionnée aux 1o à 4o de l’article L. 593-2 du code de l’environnement, à
l’article L. 512-1 du même code ou à l’article L. 512-7 dudit code qui est destinée à assurer des activités de
recherche relatives aux utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire ou à la maîtrise de ses effets ;
3o A la réalisation d’une installation mentionnée aux 2o, 3o ou 5o de l’article L. 593-2 ou à l’article L. 512-1 du
même code qui est destinée à assurer :
a) Des activités de gestion de déchets radioactifs ou de combustibles usés issus d’installations nucléaires de base
énumérées à l’article L. 593-2 du même code ;
b) La fabrication ou la maintenance d’emballages de transport de substances radioactives issues d’installations
nucléaires de base énumérées au même article L. 593-2 ;
4o A la réalisation de travaux relatifs à une installation mentionnée à l’article L. 542-4 du même code ou
d’opérations de réhabilitation du site après l’arrêt définitif d’une telle installation ;
5o A la réalisation d’opérations de démantèlement d’une installation mentionnée à l’article L. 593-2 du même
code qui abrite ou a abrité des matières nucléaires dont la détention est soumise à autorisation ou à déclaration en
application de l’article L. 1333-2 du code de la défense ou d’opérations de démantèlement d’une installation
mentionnée au 1o de l’article L. 1333-15 du même code ;
6o A la réalisation d’opérations de réhabilitation du site après l’arrêt définitif d’une installation mentionnée à
l’article L. 511-1 du code de l’environnement qui abrite ou a abrité des matières nucléaires dont la détention est
soumise à autorisation ou à déclaration en application de l’article L. 1333-2 du code de la défense.
Les marchés mentionnés au premier alinéa du présent article comprennent ceux poursuivant plusieurs objets
mentionnés à l’article L. 1111-5 du code de la commande publique.
Au sens des 2o et 3o du présent article, la réalisation d’une installation regroupe notamment l’ensemble des
constructions, des aménagements, des équipements, des installations et des travaux liés à sa création, à sa mise en
service ou à son extension ainsi que les installations ou les aménagements directement liés à la préparation des
travaux en vue de sa réalisation.
Article 23
Lorsqu’ils mettent en œuvre l’exception à la durée maximale prévue au 1o de l’article L. 2125-1 du code de la
commande publique, les pouvoirs adjudicateurs mentionnés à l’article L. 1211-1 du même code et les entités
adjudicatrices mentionnées à l’article L. 1212-1 dudit code peuvent conclure des accords-cadres de travaux, de
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Article 24
Pour leur application aux marchés publics relatifs à un ou plusieurs projets mentionnés aux 1o à 6o de l’article 22
de la présente loi, les critères d’attribution des marchés publics, mentionnés à l’article L. 2152-7 du code de la
commande publique, peuvent comprendre la crédibilité des offres des soumissionnaires ou en tenir compte.
La crédibilité peut notamment s’apprécier, de manière non discriminatoire, en fonction de la faisabilité et de la
maturité des solutions techniques ou de l’adéquation des délais, des moyens ou des méthodes.
Article 25
Pour son application aux marchés publics relatifs à un ou plusieurs projets mentionnés aux 1o à 6o de l’article 22
de la présente loi, la nécessité des travaux, fournitures ou services supplémentaires, mentionnée au 2o de
l’article L. 2194-1 du code de la commande publique, peut notamment s’apprécier en fonction de l’évolution de la
conception du projet, sous réserve de l’absence de changement de la nature globale du marché, mentionnée au
dernier alinéa du même article L. 2194-1, et à la condition que le changement de titulaire soit impossible pour des
raisons économiques ou techniques tenant notamment à des exigences d’interchangeabilité ou d’interopérabilité
avec les équipements, services ou installations existants achetés dans le cadre du marché initial.
CHAPITRE II
MESURES DESTINÉES À RENFORCER LA PROTECTION DES INTÉRÊTS FONDAMENTAUX
DE LA NATION EN MATIÈRE NUCLÉAIRE
Article 26
I. – Les marchés publics relatifs à une ou plusieurs installations abritant ou ayant vocation à abriter des matières
nucléaires dont la détention est soumise à autorisation en application de l’article L. 1333-2 du code de la défense
relèvent du régime prévu au titre II du livre V de la deuxième partie du code de la commande publique lorsqu’ils
concernent :
1o La conception, la qualification, la fabrication, la modification, la maintenance ou le retrait des structures, des
équipements, des systèmes, des matériels, des composants ou des logiciels contribuant directement ou
indirectement à la protection contre les actes de malveillance, mentionnée au premier alinéa de l’article L. 1333-3
du code de la défense, ou à la sûreté nucléaire, au sens de l’article L. 591-1 du code de l’environnement ;
2o La conception, la construction, le fonctionnement ou le démantèlement des bâtiments destinés à recevoir des
matières nucléaires ou des matériels de sauvegarde ou à héberger des éléments mentionnés au 1o du présent I, y
compris leurs fondations et leurs structures.
II. – Les pouvoirs adjudicateurs mentionnés à l’article L. 1211-1 du code de la commande publique et les entités
adjudicatrices mentionnées à l’article L. 1212-1 du même code recourant aux dispositions du I du présent article en
informent l’Etat.
Sous réserve des secrets protégés par la loi, le Gouvernement rend compte du recours à ces dispositions au
Parlement dans un rapport remis au plus tard le 1er janvier 2026 puis tous les quatre ans.
La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.
Fait à Paris, le 21 mai 2024.
EMMANUEL MACRON
Par le Président de la République :
Le Premier ministre,
GABRIEL ATTAL
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
BRUNO LE MAIRE
Le ministre de l’intérieur
et des outre-mer,
GÉRALD DARMANIN
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
CATHERINE VAUTRIN
Le ministre des armées,
SÉBASTIEN LECORNU
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LOIS
CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11. Les dispositions contestées prévoient que, à cette fin, cette autorité établit et publie un référentiel relatif aux
systèmes de vérification de l’âge devant être mis en œuvre par certains éditeurs et fournisseurs de services en
ligne et qu’elle peut exiger de ceux-ci la conduite d’un audit de ces systèmes.
12. D’une part, ces dispositions ont pour seul objet de confier à cette autorité le soin d’établir un référentiel
fixant les exigences techniques minimales applicables aux systèmes de vérification de l’âge que doivent mettre
en œuvre les éditeurs et fournisseurs de services en ligne pour empêcher les mineurs d’accéder à des contenus
pornographiques et prévoyant les conditions de réalisation et de publicité des audits qu’elle peut imposer.
Elles ont ainsi un objet et un champ d’application précisément circonscrits.
13. D’autre part, le législateur a pu, sans méconnaître sa compétence, confier à une autorité administrative le
soin d’établir un référentiel déterminant des exigences techniques portant sur la fiabilité du contrôle de l’âge
des utilisateurs et sur le respect de leur vie privée, et précisant les modalités de réalisation et de publicité des
audits.
14. Dès lors, les dispositions contestées ne méconnaissent ni l’article 21 de la Constitution ni son article 34.
15. Par conséquent, le deuxième alinéa du paragraphe I de l’article 10 de la loi du 21 juin 2004, qui ne
méconnaît pas non plus le droit au respect de la vie privée ni aucune autre exigence constitutionnelle, est
conforme à la Constitution.
– Sur certaines dispositions de l’article 2 :
16. Le paragraphe I de l’article 2 insère notamment au sein de la loi du 21 juin 2004 un article 10-1 afin de
prévoir en particulier que, lorsqu’un service de communication au public en ligne ou un service de plateforme
de partage de vidéos permet à des mineurs d’avoir accès à des contenus pornographiques, l’Autorité de
régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut, sous certaines conditions, prononcer des
mesures de blocage ou de déréférencement.
17. Les députés auteurs de la seconde saisine reprochent à ces dispositions de permettre à cette autorité de
prononcer de telles mesures pour une durée excessive, alors que les contenus en cause ne présenteraient en
eux-mêmes aucun caractère illicite. Ils dénoncent en outre la brièveté du délai dans lequel est enserré le
recours spécifique en annulation contre cette décision. Il en résulterait une atteinte disproportionnée à la
liberté d’expression et de communication. Pour les mêmes motifs, ces dispositions méconnaîtraient également
le droit à un procès équitable et le principe de légalité des délits et des peines.
18. Aux termes de l’article 11 de la Déclaration de 1789 : « La libre communication des pensées et des opinions
est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf
à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ». En l’état actuel des moyens de
communication et eu égard au développement généralisé des services de communication au public en ligne
ainsi qu’à l’importance prise par ces services pour la participation à la vie démocratique et l’expression des
idées et des opinions, ce droit implique la liberté d’accéder à ces services et de s’y exprimer.
19. L’article 34 de la Constitution dispose : « La loi fixe les règles concernant … les droits civiques et les
garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques ». Sur ce fondement, il
est loisible au législateur d’édicter des règles concernant l’exercice du droit de libre communication et de la
liberté de parler, d’écrire et d’imprimer. Il lui est aussi loisible, à ce titre, d’instituer des dispositions destinées
à faire cesser des abus de l’exercice de la liberté d’expression et de communication qui portent atteinte à
l’ordre public et aux droits des tiers. Cependant, la liberté d’expression et de communication est d’autant plus
précieuse que son exercice est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres
droits et libertés. Il s’ensuit que les atteintes portées à l’exercice de cette liberté doivent être nécessaires,
adaptées et proportionnées à l’objectif poursuivi.
20. Selon le paragraphe I de l’article 10-1 de la loi du 21 juin 2004, dans sa rédaction issue de l’article 2 de la loi
déférée, lorsqu’une personne dont l’activité est de fournir un service de communication au public en ligne ou
un service de plateforme de partage de vidéos permet à des mineurs d’avoir accès à un contenu
pornographique en violation de l’article 227-24 du code pénal, l’Autorité de régulation de la communication
audiovisuelle et numérique peut la mettre en demeure de prendre toute mesure de nature à empêcher l’accès à
ce contenu.
21. En cas d’inexécution de la mise en demeure, le paragraphe III de l’article 10-1 permet à cette autorité de
demander aux fournisseurs de services d’accès à internet ou aux fournisseurs de systèmes de résolution des
noms de domaine d’empêcher l’accès aux adresses électroniques litigieuses, dans un délai de quarante-huit
heures, ainsi qu’aux moteurs de recherche ou aux annuaires de faire cesser, dans le même délai, le
référencement des services concernés.
22. Les dispositions contestées prévoient que ces mesures peuvent être prononcées pour une durée maximale de
deux ans et que les personnes intéressées peuvent en demander l’annulation au président du tribunal
administratif dans un délai de cinq jours à compter de leur réception.
23. En premier lieu, en permettant à l’autorité administrative d’ordonner des mesures de blocage et de
déréférencement, le législateur a souhaité renforcer la lutte contre l’accès des mineurs à des contenus à
caractère pornographique en ligne. Il a ainsi entendu mettre en œuvre l’exigence constitutionnelle de
protection de l’intérêt supérieur de l’enfant et poursuivi l’objectif de valeur constitutionnelle de prévention des
atteintes à l’ordre public.
24. En deuxième lieu, si ces mesures peuvent être prononcées pour une durée maximale de deux ans, elles ne
s’appliquent qu’à des sites internet permettant à des mineurs d’avoir accès à un contenu pornographique en
violation de l’article 227-24 du code pénal, qui incrimine le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser un
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message à caractère pornographique, soit de faire commerce d’un tel message, lorsque ce message est
susceptible d’être vu ou perçu par un mineur. En outre, l’autorité administrative compétente ne peut ordonner
de telles mesures qu’après avoir adressé à la personne exploitant le ou les sites litigieux des observations
motivées, à compter desquelles celle-ci dispose d’un délai de quinze jours pour présenter ses propres
observations, puis une mise en demeure, restée infructueuse, de prendre, dans un délai de quinze jours, toute
mesure de nature à empêcher cet accès.
25. Par ailleurs, il résulte des dispositions contestées que la nécessité de ces mesures doit être réévaluée lorsque
la personne intéressée en fait la demande et, y compris d’office, au moins une fois par an. L’autorité
administrative compétente est tenue d’en donner mainlevée lorsque les faits en considération desquels ces
mesures ont été ordonnées ne sont plus constitués.
26. Dès lors, la durée maximale des mesures de blocage et de déréférencement que peut prononcer l’autorité
administrative n’est pas disproportionnée au regard de l’objectif poursuivi par le législateur.
27. En dernier lieu, ces mesures, qui peuvent faire l’objet de recours en référé sur le fondement des
articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, sont également susceptibles, en application des
dispositions contestées, d’être critiquées par la voie d’un recours spécifique en annulation qui doit être formé
devant le président du tribunal administratif dans un délai de cinq jours. Celui-ci est alors tenu de statuer sur la
légalité de la mesure de blocage ou de déréférencement dans un délai d’un mois. En cas d’appel, la juridiction
d’appel est tenue de statuer dans un délai de trois mois.
28. Ainsi, ces dispositions permettent qu’il soit statué dans de brefs délais sur la légalité de ces mesures.
29. Il résulte de tout ce qui précède que le grief tiré de la méconnaissance de la liberté d’expression et de
communication doit être écarté.
30. Par ailleurs, les mesures de blocage et de déréférencement, qui visent à prévenir l’accès à des contenus
pornographiques par des mineurs, ne constituent pas des sanctions ayant le caractère d’une punition, mais des
mesures de police administrative. Le grief tiré de la méconnaissance du principe de légalité des délits et des
peines ne peut dès lors qu’être écarté.
31. Par conséquent, le dernier alinéa du paragraphe III de l’article 10-1 de la loi du 21 juin 2004 et le premier
alinéa de son paragraphe V, qui ne méconnaissent pas non plus le droit à un procès équitable ni aucune autre
exigence constitutionnelle, sont conformes à la Constitution.
– Sur certaines dispositions de l’article 4 :
32. Le 4° de l’article 4 insère notamment un nouvel article 6-2-2 au sein de la loi du 21 juin 2004 afin de prévoir
une voie de recours spécifique contre l’injonction administrative adressée à un éditeur d’un service de
communication au public en ligne ou à un fournisseur de services d’hébergement de retirer un contenu à
caractère pédopornographique.
33. Les députés auteurs de la seconde saisine dénoncent la brièveté du délai de recours ouvert aux fournisseurs
de services d’hébergement ou de contenus pour contester une telle mesure ainsi que du délai imparti au juge
pour statuer. Il en résulterait une méconnaissance du droit à un recours juridictionnel effectif ainsi que des
droits de la défense et du droit à un procès équitable. Pour les mêmes motifs, le législateur aurait en outre
privé de garanties légales la liberté d’expression et de communication.
34. Selon l’article 16 de la Déclaration de 1789 : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas
assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution ». Il résulte de cette disposition
qu’il ne doit pas être porté d’atteinte substantielle au droit des personnes intéressées d’exercer un recours
effectif devant une juridiction et que doit être assuré le respect des droits de la défense.
35. En application des articles 6-1 et 6-2-1 de la loi du 21 juin 2004, l’autorité administrative peut enjoindre,
sous peine de poursuites pénales, aux éditeurs d’un service de communication au public en ligne et aux
fournisseurs de services d’hébergement de retirer une image ou une représentation de mineurs qui présente un
caractère pornographique relevant de l’article 227-23 du code pénal.
36. Les dispositions contestées prévoient que, sans préjudice des articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice
administrative, l’injonction de retrait de contenus à caractère pédopornographique peut faire l’objet d’un
recours en annulation devant le président du tribunal administratif dans un délai de quarante-huit heures. Il est
statué sur la légalité de cette injonction dans un délai de soixante-douze heures à compter de la saisine du juge.
37. En premier lieu, en adoptant ces dispositions, le législateur a entendu garantir qu’il soit rapidement statué
sur la légalité des injonctions de retrait d’un contenu à caractère pédopornographique. Ce faisant, il a non
seulement poursuivi l’objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l’ordre public mais aussi cherché à
protéger la liberté d’expression et de communication.
38. En second lieu, d’une part, le délai de recours de quarante-huit heures court seulement à compter, s’agissant
des fournisseurs de services d’hébergement, de la réception de l’injonction et, s’agissant des fournisseurs de
contenus, du moment où ils sont informés par le fournisseur de services d’hébergement de l’exécution de cette
mesure. À cet égard, le paragraphe III de l’article 6-2 de la loi du 21 juin 2004 prévoit que le fournisseur de
contenus est, sauf exception, informé par le fournisseur de services d’hébergement des motifs de l’injonction
de retrait, de la possibilité d’en solliciter une copie et de son droit de former un recours en annulation.
39. D’autre part, le délai de soixante-douze heures imparti au juge administratif, qui permet qu’il soit statué
rapidement sur la légalité de l’injonction de retrait, ne fait pas obstacle à ce que les fournisseurs de services
d’hébergement ou de contenus puissent pendant ce délai présenter tous éléments à l’appui de leur requête. Au
surplus, en cas d’appel, la juridiction d’appel statue dans un délai d’un mois.
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40. Ainsi, en prévoyant de tels délais de recours et de jugement, les dispositions contestées n’opèrent pas une
conciliation déséquilibrée entre le droit à un recours juridictionnel effectif et les exigences constitutionnelles
précitées. Elles ne méconnaissent pas non plus les droits de la défense. Le grief tiré de la méconnaissance de
l’article 16 de la Déclaration de 1789 doit, dès lors, être écarté.
41. Par conséquent, les paragraphes I et II de l’article 6-2-2 de la loi du 21 juin 2004, qui ne méconnaissent pas
non plus la liberté d’expression et de communication ni aucune autre exigence constitutionnelle, sont
conformes à la Constitution.
– Sur certaines dispositions de l’article 5 :
42. Le paragraphe III de l’article 5 prévoit notamment une voie de recours spécifique contre l’injonction que
l’autorité administrative peut, à titre expérimental, adresser à un éditeur d’un service de communication au
public en ligne ou à un fournisseur de services d’hébergement pour exiger le retrait d’images de tortures ou
d’actes de barbarie.
43. Les députés auteurs de la seconde saisine dénoncent la brièveté du délai de recours ouvert aux fournisseurs
de services d’hébergement ou de contenus pour contester une telle mesure ainsi que du délai imparti au juge
pour statuer. Il en résulterait une méconnaissance du droit à un recours juridictionnel effectif ainsi que des
droits de la défense et du droit à un procès équitable. Pour les mêmes motifs, le législateur aurait en outre
privé de garanties légales la liberté d’expression et de communication.
44. Ils reprochent par ailleurs à ces dispositions de ne pas avoir déterminé les dispositions applicables aux
procédures et instances encore en cours au terme de l’expérimentation. Il en résulterait une méconnaissance de
l’article 34 de la Constitution et de l’objectif de valeur constitutionnelle d’accessibilité et d’intelligibilité de la
loi ainsi qu’une atteinte à la liberté d’expression et aux droits de la défense.
45. L’article 5 de la loi déférée prévoit que, à titre expérimental et pour une durée de deux ans, l’autorité
administrative peut enjoindre aux éditeurs d’un service de communication au public en ligne et aux
fournisseurs de services d’hébergement de retirer les contenus qui contreviennent manifestement à
l’article 222-1 du code pénal incriminant les tortures et les actes de barbarie.
46. Les dispositions contestées prévoient que, sans préjudice des articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice
administrative, l’injonction de retrait d’images de tortures ou d’actes de barbarie peut faire l’objet d’un
recours en annulation devant le président du tribunal administratif dans un délai de quarante-huit heures. Il est
statué sur la légalité de cette injonction dans un délai de soixante-douze heures à compter de la saisine du juge.
47. En premier lieu, en adoptant ces dispositions, le législateur a entendu garantir qu’il soit rapidement statué
sur la légalité des injonctions de retrait d’images de tortures ou d’actes de barbarie. Ce faisant, il a non
seulement poursuivi l’objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l’ordre public mais aussi cherché à
protéger la liberté d’expression et de communication.
48. En second lieu, d’une part, le délai de recours de quarante-huit heures court seulement à compter, s’agissant
des fournisseurs de services d’hébergement, de la réception de l’injonction et, s’agissant des fournisseurs de
contenus, du moment où ils sont informés par le fournisseur de services d’hébergement de l’exécution de cette
mesure. À cet égard, le C du paragraphe II de l’article 5 prévoit que le fournisseur de contenus est, sauf
exception, informé par le fournisseur de services d’hébergement des motifs de l’injonction de retrait, de la
possibilité d’en solliciter une copie et de son droit de former un recours en annulation.
49. D’autre part, le délai de soixante-douze heures imparti au juge administratif, qui permet qu’il soit statué
rapidement sur la légalité de l’injonction de retrait, ne fait pas obstacle à ce que les fournisseurs de services
d’hébergement ou de contenus puissent pendant ce délai présenter tous éléments à l’appui de leur requête. Au
surplus, en cas d’appel, la juridiction d’appel statue dans un délai d’un mois.
50. Ainsi, en prévoyant de tels délais de recours et de jugement, les dispositions contestées n’opèrent pas une
conciliation déséquilibrée entre le droit à un recours juridictionnel effectif et les exigences constitutionnelles
précitées. Elles ne méconnaissent pas non plus les droits de la défense. Le grief tiré de la méconnaissance des
exigences précitées de l’article 16 de la Déclaration de 1789 doit, dès lors, être écarté.
51. Par ailleurs, il ne saurait être reproché au législateur de ne pas avoir déterminé les dispositions susceptibles
de s’appliquer au terme de l’expérimentation, dans l’hypothèse où elle ne serait pas pérennisée, dès lors qu’en
l’absence de dispositions contraires, les règles de droit commun seraient alors applicables.
52. Il résulte de ce qui précède que les dispositions du A et B du paragraphe III de l’article 5, qui ne sont pas
entachées d’incompétence négative et qui ne méconnaissent pas non plus l’objectif de valeur constitutionnelle
d’accessibilité et d’intelligibilité de la loi, ni le droit à un procès équitable, ni la liberté d’expression et de
communication, ni aucune autre exigence constitutionnelle, sont conformes à la Constitution.
– Sur l’article 10 :
53. L’article 10 prévoit un objectif de généralisation de l’identité numérique pour les Français et la remise d’un
rapport au Parlement.
54. Les députés auteurs de la seconde saisine soutiennent que ces dispositions seraient dépourvues de portée
normative et, par suite, contraires à l’article 6 de la Déclaration de 1789. En permettant, selon eux, de
multiplier les vérifications d’identité sur internet, elles méconnaîtraient également le droit au respect de la vie
privée.
55. Aux termes de la dernière phrase du premier alinéa de l’article 45 de la Constitution : « Sans préjudice de
l’application des articles 40 et 41, tout amendement est recevable en première lecture dès lors qu’il présente
un lien, même indirect, avec le texte déposé ou transmis ». Il appartient au Conseil constitutionnel de déclarer
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contraires à la Constitution les dispositions qui sont introduites en méconnaissance de cette règle de
procédure. Selon une jurisprudence constante, il s’assure dans ce cadre de l’existence d’un lien entre l’objet de
l’amendement et celui de l’une au moins des dispositions du texte déposé sur le bureau de la première
assemblée saisie. Il ne déclare des dispositions contraires à l’article 45 de la Constitution que si un tel lien,
même indirect, ne peut être identifié. Il apprécie l’existence de ce lien après avoir décrit le texte initial puis,
pour chacune des dispositions déclarées inconstitutionnelles, les raisons pour lesquelles elle doit être regardée
comme dépourvue de lien même indirect avec celui-ci. Dans ce cas, le Conseil constitutionnel ne préjuge pas
de la conformité du contenu de ces dispositions aux autres exigences constitutionnelles.
56. La loi déférée, qui comporte soixante-quatre articles répartis en huit titres, a pour origine un projet de loi
déposé le 10 mai 2023 sur le bureau du Sénat, première assemblée saisie. Ce projet comportait trente-six
articles répartis en huit titres.
57. Son titre Ier comprenait des dispositions visant à confier à l’Autorité de régulation de la communication
audiovisuelle et numérique la mission d’élaborer un référentiel pour les systèmes de vérification de l’âge en
vue de l’accès à des contenus pornographiques, à renforcer les pouvoirs d’injonction et de sanction de cette
autorité à l’égard des éditeurs de service de communication au public en ligne, des fournisseurs d’accès à
internet et des moteurs de recherche en cas d’accès à de tels contenus par des mineurs et à sanctionner
pénalement la méconnaissance d’une injonction de retrait de contenus pédopornographiques. Son titre II
comportait des dispositions visant à étendre les compétences de l’Autorité de régulation de la communication
audiovisuelle et numérique pour la mise en œuvre des mesures restrictives européennes à l’égard de certains
opérateurs, à instaurer, en cas de condamnation pour certaines infractions, une peine complémentaire de
suspension du compte d’accès à une plateforme en ligne utilisé pour les commettre et à prévoir le déploiement
d’un filtre national de cybersécurité à destination du grand public. Son titre III comprenait des dispositions
visant à réguler certaines pratiques commerciales sur le marché des services d’informatique en nuage, à établir
pour les fournisseurs de tels services l’obligation d’assurer les conditions de la portabilité et de
l’interopérabilité de leurs services avec des services tiers, à renvoyer à l’Autorité de régulation des
communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse le soin de préciser les règles et
modalités de mise en œuvre des obligations faites à ces fournisseurs, à confier à cette autorité le rôle d’autorité
compétente en matière de régulation des services d’intermédiation de données, à lui attribuer de nouveaux
pouvoirs et à assurer l’articulation entre ses missions et celles relevant de la compétence de la Commission
nationale de l’informatique et des libertés. Son titre IV habilitait le Gouvernement à prendre par voie
d’ordonnance des mesures tendant à encadrer le développement des jeux à objets numériques monétisables.
Son titre V comprenait des dispositions visant à renforcer les capacités de collecte des données des services de
l’Etat et à généraliser un dispositif de centralisation des données de location de meublés de tourisme devant
être transmises aux communes par les opérateurs de plateformes numériques. Son titre VI comportait des
dispositions permettant au coordinateur pour les services numériques de bénéficier de l’assistance technique
de certains services de l’Etat. Son titre VII comprenait des dispositions visant à créer une autorité de contrôle
de certaines opérations de traitement au sein, respectivement, du Conseil d’Etat, de la Cour de cassation et de
la Cour des comptes. Son titre VIII comportait des dispositions prévoyant diverses mesures d’adaptation du
droit national au nouveau cadre établi par les règlements européens sur les services et marchés numériques
ainsi que sur la gouvernance des données.
58. L’article 10 de la loi déférée prévoit, d’une part, que l’Etat se fixe l’objectif que, au 1er janvier 2027, 100 %
des Français puissent avoir accès à une identité numérique gratuite et, d’autre part, que, dans un délai de six
mois à compter de la promulgation de la loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les moyens
d’y parvenir.
59. Introduites en première lecture, ces dispositions ne présentent pas de lien, même indirect, avec celles de
l’article 6 du projet de loi initial qui prévoyaient le déploiement d’un filtre national de cybersécurité
permettant d’alerter les internautes du risque de préjudice encouru en cas d’accès à un site internet
manifestement conçu pour la commission de certaines infractions. Elles ne présentent pas non plus de lien,
même indirect, avec aucune autre des dispositions qui figuraient dans le projet de loi déposé sur le bureau du
Sénat.
60. Dès lors, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les griefs et sans que le Conseil constitutionnel ne
préjuge de la conformité du contenu de ces dispositions aux autres exigences constitutionnelles, il y a lieu de
constater que, adoptées selon une procédure contraire à la Constitution, elles lui sont donc contraires.
– Sur l’article 17 :
61. L’article 17 complète l’article 312-10 du code pénal afin d’aggraver les peines encourues en cas de chantage
à caractère sexuel exercé par le biais d’un service de communication au public en ligne.
62. Les députés auteurs de la seconde saisine reprochent au législateur de ne pas avoir différencié les peines
encourues pour la répression de ces faits de celles prévues par l’article 312-11 du code pénal lorsque l’auteur
du chantage a mis sa menace à exécution. Il en résulterait une méconnaissance du principe de proportionnalité
des peines.
63. L’article 8 de la Déclaration de 1789 dispose : « La loi ne doit établir que des peines strictement et
évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement
au délit, et légalement appliquée ». L’article 61 de la Constitution ne confère pas au Conseil constitutionnel
un pouvoir général d’appréciation et de décision de même nature que celui du Parlement. Si la nécessité des
peines attachées aux infractions relève du pouvoir d’appréciation du législateur, il incombe au Conseil
constitutionnel de s’assurer de l’absence de disproportion manifeste entre l’infraction et la peine encourue.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 4 sur 132
64. En application de l’article 312-10 du code pénal, le chantage est puni de cinq ans d’emprisonnement et de
75 000 euros d’amende.
65. Les dispositions contestées prévoient que les peines encourues au titre de ce délit sont portées à sept ans
d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende lorsque le chantage est exercé par le biais d’un service de
communication au public en ligne au moyen d’images ou de vidéos à caractère sexuel ou dans le but d’obtenir
de telles images ou vidéos.
66. Au regard de la nature des comportements réprimés, le législateur n’a pas institué des peines manifestement
disproportionnées. À cet égard, est indifférente la circonstance que les peines encourues en application des
dispositions contestées soient identiques à celles prévues par l’article 312-11 du code pénal lorsque l’auteur du
chantage a mis sa menace à exécution.
67. Le grief tiré de la méconnaissance du principe de proportionnalité des peines doit donc être écarté.
68. Par conséquent, les trois derniers alinéas de l’article 312-10 du code pénal, qui ne méconnaissent aucune
autre exigence constitutionnelle, sont conformes à la Constitution.
– Sur l’article 19 :
69. L’article 19 insère au sein du code pénal les articles 222-33-1-2 et 222-33-1-3 en vue de réprimer le délit
d’outrage en ligne et de prévoir l’application à ce délit de la procédure de l’amende forfaitaire.
70. Les députés auteurs de la première saisine font tout d’abord valoir que cet article aurait été introduit en
première lecture selon une procédure contraire à l’article 45 de la Constitution. Ils soutiennent ensuite, rejoints
par les députés auteurs de la seconde saisine, que le délit d’outrage en ligne qu’il crée porterait à la liberté
d’expression et de communication une atteinte qui ne serait pas nécessaire dans la mesure où les faits qu’il
punit sont déjà susceptibles d’être réprimés en application de nombreuses qualifications pénales existantes.
Selon eux, cette atteinte ne serait pas non plus adaptée ni proportionnée à l’objectif poursuivi par le
législateur, dès lors, d’une part, que le champ d’application de ce délit ne serait pas suffisamment circonscrit
et, d’autre part, que la nécessité d’apprécier l’infraction en considération du « ressenti » de la victime ferait
naître une incertitude sur la licéité des comportements incriminés. Ils critiquent en outre l’imprécision de la
circonstance aggravante du délit tenant à la commission des faits sur un mineur. Pour ces mêmes motifs, les
députés requérants reprochent à ces dispositions de méconnaître également le principe de légalité des délits et
des peines. Ils estiment enfin qu’en permettant d’appliquer la procédure de l’amende forfaitaire au délit
d’outrage en ligne, alors que les éléments constitutifs de ce délit ne peuvent être aisément constatés, ces
dispositions méconnaîtraient le principe d’égalité devant la justice.
71. Aux termes de l’article 11 de la Déclaration de 1789 : « La libre communication des pensées et des opinions
est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf
à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ». En l’état actuel des moyens de
communication et eu égard au développement généralisé des services de communication au public en ligne
ainsi qu’à l’importance prise par ces services pour la participation à la vie démocratique et l’expression des
idées et des opinions, ce droit implique la liberté d’accéder à ces services et de s’y exprimer.
72. L’article 34 de la Constitution dispose : « La loi fixe les règles concernant … les droits civiques et les
garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques ». Sur ce fondement, il
est loisible au législateur d’instituer des incriminations réprimant les abus de l’exercice de la liberté
d’expression et de communication qui portent atteinte à l’ordre public et aux droits des tiers. Cependant, la
liberté d’expression et de communication est d’autant plus précieuse que son exercice est une condition de la
démocratie et l’une des garanties du respect des autres droits et libertés. Il s’ensuit que les atteintes portées à
l’exercice de cette liberté doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées à l’objectif poursuivi.
73. L’article 222-33-1-2 du code pénal, dans sa rédaction issue de l’article 19 de la loi déférée, punit d’un an
d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende le fait de diffuser en ligne tout contenu qui soit porte atteinte à
la dignité d’une personne ou présente à son égard un caractère injurieux, dégradant ou humiliant, soit crée à
son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante.
74. Il résulte des travaux préparatoires que, en adoptant ces dispositions, le législateur a entendu lutter contre
des faits susceptibles de constituer des abus de l’exercice de la liberté d’expression et de communication qui
portent atteinte à l’ordre public et aux droits des tiers.
75. Toutefois, en premier lieu, la législation comprend déjà plusieurs infractions pénales permettant de réprimer
des faits susceptibles de constituer de tels abus, y compris lorsqu’ils sont commis par l’utilisation d’un service
de communication au public en ligne.
76. En particulier, l’article 32 de la loi du 29 juillet 1881 mentionnée ci-dessus réprime la diffamation, définie
comme toute allégation ou imputation d’un fait portant atteinte à l’honneur ou à la considération de la
personne auquel le fait est imputé, lorsqu’elle est commise publiquement. L’article 33 de la même loi réprime
l’injure, définie comme toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme
l’imputation d’aucun fait, lorsqu’elle est proférée publiquement. L’article 222-13 du code pénal réprime les
violences, y compris psychologiques, ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours
ou n’ayant entraîné aucune incapacité de travail lorsqu’elles sont commises dans certaines circonstances.
L’article 222-33 du même code réprime notamment le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des
propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de
leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou
offensante. L’article 222-33-2 réprime le fait de harceler une personne par des propos ou comportements
répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 4 sur 132
de sa santé physique ou mentale. L’article 222-33-1-1 réprime le fait d’imposer à une personne tout propos ou
comportement à connotation sexuelle ou sexiste qui porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère
dégradant ou humiliant, ou qui crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante, lorsque ce
fait est commis dans certaines circonstances. L’article 222-16 réprime notamment les envois réitérés de
messages malveillants émis par la voie des communications électroniques. L’article 226-1 réprime le fait, au
moyen d’un procédé quelconque, de porter atteinte à l’intimité de la vie privée d’une personne en captant,
fixant, enregistrant ou transmettant des paroles, des images ou la localisation de cette personne sans son
consentement.
77. Si le législateur a prévu que le délit d’outrage en ligne ne peut s’appliquer dans les cas où les faits sont
constitutifs des délits de menaces, d’atteintes sexuelles, de harcèlement moral et d’injures présentant un
caractère discriminatoire, les dispositions contestées permettent ainsi de réprimer des comportements
susceptibles d’entrer dans le champ des autres délits précités.
78. En second lieu, d’une part, en incriminant le simple fait de diffuser en ligne tout contenu transmis au moyen
d’un service de plateforme en ligne, d’un service de réseaux sociaux en ligne ou d’un service de plateformes
de partage de vidéo, au sens des dispositions auxquelles elles renvoient, les dispositions contestées n’exigent
pas que le comportement outrageant soit caractérisé par des faits matériels imputables à la personne dont la
responsabilité peut être engagée. D’autre part, en prévoyant que le délit est constitué dès lors que le contenu
diffusé soit porte atteinte à la dignité de la personne ou présente à son égard un caractère injurieux, dégradant
ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante, les dispositions
contestées font dépendre la caractérisation de l’infraction de l’appréciation d’éléments subjectifs tenant à la
perception de la victime. Elles font ainsi peser une incertitude sur la licéité des comportements réprimés.
79. Il résulte de ce qui précède que les dispositions contestées portent une atteinte à l’exercice de la liberté
d’expression et de communication qui n’est pas nécessaire, adaptée et proportionnée.
80. Dès lors, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres griefs, le quatrième alinéa de l’article 19 est contraire à
la Constitution. Il en est de même, par voie de conséquence, du reste de cet article, qui en est inséparable.
– Sur certaines dispositions de l’article 23 :
81. Le paragraphe I de l’article 23 rétablit l’article L. 136 du code des postes et des communications
électroniques afin d’instituer une réserve citoyenne du numérique. Le troisième alinéa de ce dernier article
prévoit que ses membres, lorsqu’ils ont connaissance d’un délit ou qu’ils constatent un contenu illicite, en
avisent sans délai le procureur de la République et lui transmettent tous les renseignements qui y sont relatifs.
82. Les députés auteurs de la seconde saisine reprochent à ces dispositions de charger des personnes qui ne sont
pas dépositaires de l’autorité publique de dénoncer des actes illicites relevant d’un champ excessivement
large. Il en résulterait selon eux une méconnaissance du « principe de sûreté » et du droit au respect de la vie
privée.
83. La liberté proclamée par l’article 2 de la Déclaration de 1789 implique le droit au respect de la vie privée.
84. Si le champ des délits et des contenus illicites visés par les dispositions contestées est étendu, ces dernières
se bornent à prévoir que les membres de la réserve citoyenne du numérique doivent aviser le procureur de la
République des faits dont ils ont connaissance dans l’exercice de leur mission et lui transmettent les
informations qui y sont relatives. Elles n’ont ainsi ni pour objet ni pour effet de leur confier des prérogatives
ou des moyens particuliers de collecte de données à caractère personnel, ni de déroger aux garanties prévues
en la matière par le règlement du 27 avril 2016 mentionné ci-dessus et la loi du 6 janvier 1978 mentionnée ci-
dessus.
85. Dès lors, le grief tiré de la méconnaissance du droit au respect de la vie privée doit être écarté.
86. Par conséquent, le troisième alinéa de l’article L. 136 du code des postes et des communications
électroniques, qui ne méconnaît pas non plus la liberté individuelle ni aucune autre exigence constitutionnelle,
est conforme à la Constitution.
– Sur certaines dispositions des articles 40 et 41 :
87. Le paragraphe I de l’article 40 prévoit notamment que, pour une durée de trois ans, peuvent être autorisés
certains jeux en ligne faisant appel au hasard et permettant l’obtention, contre un sacrifice financier, d’objets
numériques monétisables. L’article 41 prévoit les obligations applicables aux opérateurs qui proposent au
public de telles offres de jeux ainsi que les pouvoirs de l’Autorité nationale des jeux en la matière.
88. Les députés auteurs de la seconde saisine reprochent à ces dispositions d’instituer un régime dérogatoire
pour ces jeux alors qu’ils seraient similaires aux jeux d’argent et de hasard en ligne, régis par les
articles L. 320-1 et L. 320-5 du code de la sécurité intérieure, et devraient selon eux être soumis au même
régime afin notamment de protéger la santé et l’ordre public. Il en résulterait une méconnaissance du principe
d’égalité devant la loi.
89. Aux termes de l’article 6 de la Déclaration de 1789, la loi « doit être la même pour tous, soit qu’elle protège,
soit qu’elle punisse ». Le principe d’égalité ne s’oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des
situations différentes, ni à ce qu’il déroge à l’égalité pour des raisons d’intérêt général, pourvu que, dans l’un
et l’autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec l’objet de la loi qui l’établit.
90. L’article L. 320-1 du code de la sécurité intérieure pose le principe de l’interdiction des jeux d’argent et de
hasard, sous réserve de ceux pouvant, par dérogation, être autorisés en application de l’article L. 320-6 du
même code.
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91. Selon le premier alinéa du paragraphe I de l’article 40 de la loi déférée, sont autorisés, à titre temporaire et
sous certaines conditions, les jeux proposés par l’intermédiaire d’un service de communication au public en
ligne qui permettent l’obtention, reposant sur un mécanisme faisant appel au hasard, par les joueurs majeurs
ayant consenti un sacrifice financier, d’objets numériques monétisables, à l’exclusion de l’obtention de tout
gain monétaire.
92. Les dispositions contestées précisent que ces objets numériques monétisables sont des éléments de jeu qui
confèrent aux seuls joueurs un ou plusieurs droits associés au jeu et sont susceptibles d’être cédés, directement
ou indirectement, à titre onéreux à des tiers.
93. Ces dispositions instaurent une différence de traitement entre les opérateurs de jeu selon que l’offre de jeu
relève du régime institué pour les jeux à objets numériques monétisables ou de celui des jeux d’argent et de
hasard.
94. Il ressort des travaux préparatoires que, en adoptant les dispositions contestées, le législateur a entendu
autoriser temporairement, en les encadrant, certains jeux vidéo intégrant la vente aux joueurs d’éléments de
jeu dont l’obtention fait intervenir une part de hasard.
95. Si les jeux à objets numériques monétisables constituent une opération qui, comme les jeux d’argent et de
hasard, exige un sacrifice financier des participants et repose sur un mécanisme faisant appel au hasard, ils
s’en distinguent cependant par la spécificité du gain susceptible d’être obtenu qui n’est pas un gain monétaire
direct mais prend la forme d’un élément même du jeu pouvant ensuite être cédé à titre onéreux à des tiers.
96. Dès lors, la différence de traitement résultant des dispositions contestées, qui est fondée sur une différence
de situation, est en rapport avec l’objet de la loi. Le grief tiré de la méconnaissance du principe d’égalité
devant la loi doit donc être écarté.
97. Par conséquent, le deuxième alinéa du paragraphe I de l’article 40 de la loi déférée ainsi que les mots
« définie à l’article 40 » figurant au A du paragraphe I de l’article 41 de la même loi, qui ne méconnaissent
aucune autre exigence constitutionnelle, sont conformes à la Constitution.
– Sur certaines dispositions de l’article 42 :
98. L’article 42 modifie le paragraphe I de l’article 36 de la loi du 25 octobre 2021 mentionnée ci-dessus afin
d’élargir les prérogatives dont bénéficie le service de l’Etat mentionné à cet article pour collecter
automatiquement certaines données auprès des opérateurs de plateforme.
99. Les députés auteurs de la seconde saisine soutiennent que, en renvoyant au pouvoir réglementaire le soin de
préciser les modalités d’application de cette collecte, et en s’abstenant de la subordonner à l’accord des
personnes concernées, le législateur aurait méconnu l’étendue de sa compétence et privé de garanties légales
le droit au respect de la vie privée.
100. La liberté proclamée par l’article 2 de la Déclaration de 1789 implique le droit au respect de la vie privée.
Par suite, la collecte, l’enregistrement, la conservation, la consultation et la communication de données à
caractère personnel doivent être justifiés par un motif d’intérêt général et mis en œuvre de manière adéquate et
proportionnée à cet objectif.
101. En application de l’article 36 de la loi du 25 octobre 2021, un service de l’Etat désigné par décret en
Conseil d’Etat peut apporter son expertise et son appui aux autorités administratives indépendantes et aux
autorités publiques indépendantes qui interviennent dans la régulation des opérateurs de plateforme en ligne.
Dans ce cadre, ce service est doté de prérogatives lui permettant de procéder à des opérations de collecte
automatisée de données accessibles sur ces plateformes.
102. Les dispositions contestées de l’article 42 complètent ces dispositions pour préciser, d’une part, que la
finalité relative aux activités de recherche publique que peut conduire ce service de l’Etat inclut, notamment,
les recherches contribuant à la détection, à la détermination et à la compréhension des risques systémiques liés
aux activités des fournisseurs de très grandes plateformes en ligne et moteurs de recherche dans l’Union
européenne. D’autre part, elles prévoient que des opérations de collecte automatisée de données peuvent être
mises en œuvre non plus seulement dans le cadre des activités d’expérimentation de ce service, mais aussi,
désormais, dans le cadre de ses activités de recherche publique. Par ailleurs, elles prévoient que ces opérations
de collecte peuvent être réalisées auprès tant des opérateurs de plateforme en ligne que des partenaires de ces
plateformes et de leurs sous-traitants, des fournisseurs de systèmes d’exploitation permettant le
fonctionnement des éventuelles applications de ces opérateurs et des fournisseurs de systèmes d’intelligence
artificielle.
103. En premier lieu, en adoptant les dispositions contestées, le législateur a entendu renforcer les moyens des
autorités administratives indépendantes et des autorités publiques indépendantes qui interviennent dans la
régulation des opérateurs de plateforme en ligne. Ce faisant, il a poursuivi un objectif d’intérêt général.
104. En deuxième lieu, les opérations de collecte ne sont autorisées que pour des finalités limitativement
énumérées tenant à l’expérimentation d’outils techniques en relation avec la régulation des opérateurs de
plateforme en ligne et à la recherche publique.
105. En troisième lieu, les méthodes de collecte automatisée ne peuvent porter que sur des données
publiquement accessibles, dans le respect des droits des bénéficiaires du service concerné.
106. En quatrième lieu, d’une part, ce service ne peut mettre en œuvre que des méthodes de collecte strictement
nécessaires et proportionnées. À cet égard, le législateur a pu, sans méconnaître l’étendue de sa compétence,
renvoyer le soin de préciser ces méthodes à un décret en Conseil d’Etat pris après avis public motivé de la
Commission nationale de l’informatique et des libertés.
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107. D’autre part, le cinquième alinéa du paragraphe I de l’article 36 de la loi du 25 octobre 2021 prévoit que,
dans le cadre de ses activités d’expérimentation visant à développer des outils techniques pour la régulation
des opérateurs de plateforme, le service de l’Etat n’utilise aucun système de reconnaissance faciale des
contenus. Sauf à méconnaître le droit au respect de la vie privée des utilisateurs des plateformes, les
dispositions du septième alinéa du paragraphe I de ce même article, dans sa rédaction résultant de l’article 42
de la loi déférée, doivent également s’entendre comme excluant le recours à un tel système de reconnaissance
faciale dans le cadre des activités de recherche publique de ce service.
108. En cinquième lieu, les données collectées dans le cadre des activités d’expérimentation sont détruites à
l’issue des travaux, et au plus tard neuf mois après leur collecte, et celles collectées dans le cadre des activités
de recherche publique sont détruites à l’issue des travaux, et au plus tard cinq ans après leur collecte.
109. En dernier lieu, si les données recueillies par le service de l’Etat peuvent faire l’objet de traitements
automatisés de données à caractère personnel, le législateur n’a pas entendu déroger aux garanties apportées
par le règlement du 27 avril 2016 et la loi du 6 janvier 1978, relatives notamment aux pouvoirs de la
Commission nationale de l’informatique et des libertés, qui s’appliquent aux traitements en cause. Par suite, il
appartient aux autorités compétentes, dans le respect de ces garanties et sous le contrôle de la juridiction
compétente, de s’assurer que la collecte, l’enregistrement, la conservation, la consultation, la communication,
la contestation et la rectification des données de ce traitement seront mis en œuvre de manière adéquate et
proportionnée à l’objectif poursuivi.
110. Il résulte de tout ce qui précède que, sous la réserve énoncée au paragraphe 107, les dispositions contestées
ne portent pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée.
111. Par conséquent, les mots « notamment à des fins de recherches contribuant à la détection, à la
détermination et à la compréhension des risques systémiques dans l’Union, au sens du paragraphe 1 de
l’article 34 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à
un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques) » figurant à la première phrase du sixième alinéa du paragraphe I de l’article 36 de la loi du
25 octobre 2021 ainsi que, sous la réserve énoncée au paragraphe 107, le septième alinéa du paragraphe I de
l’article 36 de la loi du 25 octobre 2021, qui ne méconnaissent aucune autre exigence constitutionnelle, sont
conformes à la Constitution.
– Sur d’autres dispositions :
– En ce qui concerne la place de certaines dispositions dans la loi déférée :
112. L’article 11 prévoit la mise en place d’un service agrégeant, en vue de simplifier les démarches
administratives, l’accès à l’ensemble des services publics, notamment au moyen de l’identité numérique
régalienne, développée par le ministère de l’intérieur.
113. Introduites en première lecture, ces dispositions ne présentent pas de lien, même indirect, avec celles,
précitées, de l’article 6 du projet de loi initial.
114. L’article 18 prévoit, à titre expérimental, la mise en place de dispositifs conventionnels de médiation de
certains litiges de communication en ligne.
115. Introduites en première lecture, ces dispositions ne présentent pas de lien, même indirect, avec celles,
précitées, de l’article 1er du projet de loi initial, qui visaient à confier à l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique la mission d’élaborer un référentiel pour les systèmes de
vérification de l’âge en vue de l’accès à des contenus pornographiques, ni avec celles de son article 24,
relatives à l’intervention de l’autorité judiciaire pour faire cesser un dommage occasionné par le contenu d’un
service de communication au public en ligne.
116. L’article 58 modifie le deuxième alinéa de l’article L. 311-8 du code des relations entre le public et
l’administration afin de prévoir la saisine du comité du secret statistique lorsque l’administration envisage de
refuser de faire droit à certaines demandes de consultation de documents administratifs.
117. Introduites en première lecture, ces dispositions ne présentent pas de lien, même indirect, avec celles de
l’article 10 du projet de loi initial, qui renvoyaient à l’Autorité de régulation des communications
électroniques, des postes et de la distribution de la presse le soin de préciser les règles et modalités de mise en
œuvre de certaines obligations faites aux fournisseurs de services d’informatique en nuage, ni avec celles de
son article 16, qui élargissaient les prérogatives des services de l’Etat pour collecter automatiquement
certaines données auprès des opérateurs de plateforme.
118. Ces dispositions ne présentent pas non plus de lien, même indirect, avec aucune autre des dispositions qui
figuraient dans le projet de loi déposé sur le bureau du Sénat.
119. Sans que le Conseil constitutionnel ne préjuge de la conformité du contenu de ces dispositions aux autres
exigences constitutionnelles, il y a lieu de constater que, adoptées selon une procédure contraire à la
Constitution, elles lui sont donc contraires.
– En ce qui concerne certaines dispositions de l’article 64 :
120. Le paragraphe I de l’article 64 est relatif à l’entrée en vigueur de l’article 2.
121. Le principe de non-rétroactivité des peines et des sanctions garanti par l’article 8 de la Déclaration de 1789
fait obstacle à l’application rétroactive de dispositions permettant d’infliger des sanctions ayant le caractère
d’une punition.
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122. La première phrase du paragraphe I de l’article 64 de la loi déférée prévoit que son article 2 entre en
vigueur le 1er janvier 2024.
123. Or, les paragraphes II et VI de l’article 10-1 de la loi du 21 juin 2004, dans sa rédaction issue de l’article 2
de la loi déférée, permettent à l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique de
prononcer des sanctions pécuniaires à l’encontre des personnes dont l’activité est de fournir un service de
communication au public en ligne ou un service de plateforme de partage de vidéos, lorsqu’elles ne se
conforment pas à une mise en demeure de prendre toute mesure de nature à empêcher l’accès des mineurs à
des contenus pornographiques, ainsi qu’à l’encontre des fournisseurs d’accès à internet, des fournisseurs de
systèmes de résolution des noms de domaine, des moteurs de recherche et des annuaires, lorsque ces derniers
manquent à leur obligation de mettre en œuvre les mesures de blocage et de déréférencement prononcées par
cette autorité.
124. Ces sanctions ayant le caractère d’une punition, elles ne sauraient être prononcées à raison d’agissements
antérieurs à l’entrée en vigueur des dispositions nouvelles.
125. Sous la réserve énoncée au paragraphe précédent, la première phrase du paragraphe I de l’article 64, qui ne
méconnaît aucune autre exigence constitutionnelle, est conforme à la Constitution.
– Sur les autres dispositions :
126. Le Conseil constitutionnel n’a soulevé d’office aucune autre question de conformité à la Constitution et ne
s’est donc pas prononcé sur la constitutionnalité des autres dispositions que celles examinées dans la présente
décision.
Le Conseil constitutionnel décide :
Art. 1 . – Sont contraires à la Constitution les articles 10, 11, 18, 19 et 58 de la loi visant à sécuriser et à
er
LOIS
CONSEIL CONSTITUTIONNEL
LOIS
CONSEIL CONSTITUTIONNEL
et aux attributions ainsi que les principes fondamentaux relatifs à l’organisation et au fonctionnement des
autorités administratives indépendantes et des autorités publiques indépendantes ».
19. Il incombe au législateur d’exercer pleinement la compétence que lui confie la Constitution et, en particulier,
son article 34.
20. Le premier alinéa de l’article L. 592-13-1 du code de l’environnement prévoit que l’Autorité de sûreté
nucléaire et de radioprotection définit dans son règlement intérieur les règles de déontologie applicables en
son sein afin de prévenir les conflits d’intérêts. Les dispositions contestées de ce même article prévoient que
lorsqu’il est recouru, pour une instruction, à une expertise réalisée par les services de cette autorité, le
règlement intérieur définit les modalités de distinction et d’interaction entre les personnes en charge des
activités d’expertise et celles en charge de la décision ou de la proposition de décision soumise au collège.
21. Selon le premier alinéa de l’article L. 592-14 du même code, cette autorité publie les résultats des expertises
réalisées dans le cadre de ses instructions, ainsi que les avis de groupes permanents d’experts. Les dispositions
contestées de cet article prévoient que son règlement intérieur définit les modalités de publication de ces
résultats et avis. Elles précisent que ces résultats sont publiés de manière concomitante aux décisions
auxquelles ils se rapportent, sauf lorsque l’autorité en décide autrement, dans des conditions précisées par son
règlement intérieur.
22. En renvoyant au règlement intérieur le soin de définir, d’une part, les modalités relatives à la distinction et
aux interactions entre les personnes en charge de l’expertise et celles en charge de la décision, et, d’autre part,
les modalités de publication des résultats de ces expertises et avis, le législateur n’a pas méconnu l’étendue de
la compétence qu’il tient de l’article 34 de la Constitution pour fixer les principes fondamentaux de la
préservation de l’environnement ainsi que les règles relatives à la composition et aux attributions des autorités
administratives indépendantes et des autorités publiques indépendantes et les principes fondamentaux relatifs
à l’organisation et au fonctionnement de ces autorités.
23. En second lieu, aux termes de l’article 7 de la Charte de l’environnement : « Toute personne a le droit, dans
les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement
détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une
incidence sur l’environnement ». Il incombe au législateur et, dans le cadre défini par la loi, aux autorités
administratives de déterminer, dans le respect des principes ainsi énoncés, les modalités de mise en œuvre de
ces dispositions.
24. Il résulte des dispositions contestées de l’article L. 592-14 du code de l’environnement que, si les résultats
des expertises réalisées par les services de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection sont publiés de
manière concomitante aux décisions auxquelles ils se rapportent, cette autorité peut décider de les publier
avant ou après la publication de la décision, notamment au regard de la nature des dossiers concernés ou pour
favoriser la participation du public.
25. Dès lors, le grief tiré de la méconnaissance de l’article 7 de la Charte de l’environnement doit être écarté.
26. Par conséquent, les deux derniers alinéas de l’article L. 592-13-1 du code de l’environnement et les deux
dernières phrases du premier alinéa de l’article L. 592-14 du même code, qui ne méconnaissent aucune autre
exigence constitutionnelle, sont conformes à la Constitution.
– Sur certaines dispositions de l’article 4 :
27. Le 1o de l’article 4 insère notamment au sein du code de l’environnement un nouvel article L. 592-14-2 afin
de prévoir que l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection exerce certaines activités susceptibles de
donner lieu à des rémunérations pour services rendus, pour lesquelles son règlement intérieur définit les règles
de déontologie applicables.
28. Son 3o insère notamment au sein du même code un nouvel article L. 592-28-3 qui prévoit, en particulier, que
ce règlement intérieur définit en outre les conditions de mise en place du conseil scientifique de cette autorité
ainsi que les modalités de nomination des membres de ce conseil.
29. Les députés requérants reprochent au législateur d’avoir méconnu l’étendue de sa compétence en renvoyant
au règlement intérieur de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection le soin de définir ces règles.
30. Selon le paragraphe II de l’article L. 592-14-2 du code de l’environnement, les interventions des services de
l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection dans les activités énumérées à son paragraphe I peuvent
donner lieu à des rémunérations pour services rendus. Les dispositions contestées prévoient que l’autorité
définit dans son règlement intérieur les règles de déontologie qui leur sont applicables.
31. L’article L. 592-28-3 du même code est relatif au conseil scientifique de cette autorité. Les dispositions
contestées prévoient que son règlement intérieur définit les conditions de mise en place de ce conseil ainsi que
les modalités de nomination de ses membres.
32. En renvoyant au règlement intérieur le soin de définir, d’une part, les règles de déontologie applicables à la
rémunération pour services rendus des agents de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection au titre
des activités énumérées au paragraphe I de l’article L. 592-28-2 et, d’autre part, les règles définissant les
conditions de mise en place de son conseil scientifique ainsi que les modalités de nomination de ses membres,
le législateur n’a pas méconnu l’étendue de sa compétence au regard des dispositions précitées de l’article 34
de la Constitution.
33. Par conséquent, la seconde phrase du paragraphe II de l’article L. 592-14-2 du code de l’environnement, la
première phrase du premier alinéa de l’article L. 592-28-3 du même code ainsi que la seconde phrase de son
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deuxième alinéa, qui ne méconnaissent aucune autre exigence constitutionnelle, sont conformes à la
Constitution.
– Sur certaines dispositions de l’article 16 :
34. Le paragraphe I de l’article 16 détermine les modalités d’adoption des décisions de l’Autorité de sûreté
nucléaire et de radioprotection relatives à l’organisation et au fonctionnement de ses services ainsi qu’à son
règlement intérieur.
35. Les députés requérants soutiennent que ces dispositions seraient entachées d’incompétence négative, dès
lors qu’il en résulterait « un transfert de compétences trop important à une autorité administrative ».
36. En application du paragraphe I de l’article 16, le comité social d’administration de l’Autorité de sûreté
nucléaire et le comité social et économique de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire peuvent être
consultés, à l’initiative du collège de l’Autorité de sûreté nucléaire, sur les projets de règlement intérieur et de
décision portant organisation et fonctionnement des services de l’Autorité de sûreté nucléaire et de
radioprotection. Les dispositions contestées de ce paragraphe prévoient que cette autorité peut ensuite adopter
cette décision et son règlement intérieur sur la base des projets et avis rendus par ces comités.
37. Ces dispositions se bornent à prévoir certaines modalités d’adoption de la décision de cette autorité relative
à l’organisation et au fonctionnement de ses services ainsi que de son règlement intérieur. Dès lors, le
législateur n’a pas méconnu l’étendue de sa compétence au regard des dispositions précitées de la loi
organique du 20 janvier 2017, prises sur le fondement du dernier alinéa de l’article 34 de la Constitution.
38. Par conséquent, le troisième alinéa du paragraphe I de l’article 16, qui ne méconnaît aucune autre exigence
constitutionnelle, est conforme à la Constitution.
– Sur les autres dispositions :
39. Le Conseil constitutionnel n’a soulevé d’office aucune question de conformité à la Constitution et ne s’est
donc pas prononcé sur la constitutionnalité des autres dispositions que celles examinées dans la présente
décision.
Le Conseil constitutionnel décide :
Art. 1 . – Sont conformes à la Constitution les dispositions suivantes de la loi relative à l’organisation de la
er
Présidence de la République
ORDRE NATIONAL DE LA LÉGION D’HONNEUR
Ministère de la justice
Par décret du Président de la République en date du 21 mai 2024, pris sur le rapport du Premier ministre et du
garde des sceaux, ministre de la justice, et visé pour son exécution par le grand chancelier de la Légion d’honneur,
vu la déclaration du conseil de l’ordre en date du 21 mai 2024, portant que les présentes nominations sont faites en
conformité des lois, décrets et règlements en vigueur, et notamment de l’article R. 26 du code de la Légion
d’honneur, de la Médaille militaire et de l’ordre national du Mérite, sont nommés :
Au grade de chevalier
Avec effet du 17 mai 2024
M. Garcia Arnaud, surveillant brigadier, agent d’escorte au pôle régional d’extraction judiciaire de Caen, 15 ans
de services, décédé dans l’exercice de ses fonctions.
M. Moello Fabrice, capitaine pénitentiaire, responsable du pôle d’extraction judiciaire de Caen, 29 ans de
services, décédé dans l’exercice de ses fonctions.
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TEXTES GÉNÉRAUX
Décret no 2024-451 du 21 mai 2024 modifiant le décret no 2021-1914 du 30 décembre 2021 portant
diverses mesures d’application de l’ordonnance no 2021-1843 du 22 décembre 2021 portant
partie législative du code des impositions sur les biens et services et transposant diverses
normes du droit de l’Union européenne
NOR : ECOE2405223D
Publics concernés : les redevables consommateurs et fournisseurs de l’accise sur les charbons, les gaz naturels
et l’électricité.
Objet : préciser la durée de validité de l’attestation de tarif minoré transmise par les consommateurs redevables
de l’accise sur les charbons, les gaz naturels et l’électricité aux fournisseurs et assurer l’uniformité des listes de
personnes, pour lesquelles l’accise a été constatée sur la base d’une attestation de tarif minoré, qui doit être
transmise par les fournisseurs.
Entrée en vigueur : le décret entre en vigueur le lendemain de sa publication.
Notice : le décret modifie les articles 30-1, 30-2 et 33-2 du décret no 2021-1914 du 30 décembre 2021 portant
diverses mesures d’application de l’ordonnance no 2021-1843 du 22 décembre 2021 portant partie législative du
code des impositions sur les biens et services et transposant diverses normes du droit de l’Union européenne. A des
fins de simplification et pour éviter la multiplication des attestations de tarifs minorés, établies par le redevable
consommateur, qui permettent au redevable fournisseur de fournir à ce dernier des charbons, des gaz naturels ou
de l’électricité à un tarif minoré, il supprime la limite de durée de validité de douze mois qui s’applique à ces
attestations. L’attestation demeure ainsi valable pendant toute la durée du contrat de fourniture, sauf modification
remettant en cause les éléments figurant dans l’attestation. Sous réserve de ne pas porter sur une date fixée à
l’avance ou sur une période inférieure à un an, les attestations transmises par le redevable consommateur à son
fournisseur depuis le 20 août 2023 restent applicables aux consommations dont l’exigibilité intervient à compter
de la date d’entrée en vigueur du décret. Les redevables consommateur disposent de la possibilité de demander à
leur fournisseur que ces attestations ne soient plus appliquées. Par ailleurs, le décret précise que la liste des
personnes, pour lesquelles l’accise a été constatée sur la base d’une attestation de tarif minoré, transmise par le
fournisseur doit être conforme au modèle établi par l’administration.
Références : le décret no 2021-1914 du 30 décembre 2021, tel que modifié par le décret, peut être consulté, dans
sa rédaction issue de cette modification, sur le site Légifrance ([Link]
Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique,
Vu le code des impositions sur les biens et services, notamment son article L. 151-2 ;
Vu le décret no 2021-1914 du 30 décembre 2021 modifié portant diverses mesures d’application de l’ordonnance
no 2021-1843 du 22 décembre 2021 portant partie législative du code des impositions sur les biens et services et
transposant diverses normes du droit de l’Union européenne, notamment ses articles 30-1, 30-2 et 33-2 ;
Vu l’avis du Conseil supérieur de l’énergie en date du 5 mars 2024,
Décrète :
Art. 1 . – Le décret du 30 décembre 2021 susvisé est ainsi modifié :
er
1o A l’article 30-1 :
a) Au premier alinéa, les mots : « , à une date fixée à l’avance ou pendant une durée d’au plus douze mois » sont
supprimés ;
b) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« L’attestation est valable, sous réserve des dispositions de l’article 30-5 et, le cas échéant, des limitations
apportées par le redevable, pendant toute la durée du contrat de fourniture. » ;
2o Au 5o de l’article 30-2, les mots : « la période de fourniture couverte » sont remplacés par les mots : « les
éventuelles limitations apportées par le redevable » ;
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3o Au second alinéa de l’article 33-2, après les mots : « par voie électronique », sont insérés les mots : « au
moyen de modèles établis par l’administration, ».
Art. 2. – Les attestations délivrées conformément à l’article 30-1 du décret du 30 décembre 2021 susvisé dans
sa rédaction antérieure au présent décret sont applicables aux consommations pour lesquelles l’accise devient
exigible à compter de l’entrée en vigueur du présent décret, y compris lorsqu’elles interviennent au-delà de la
période maximale de douze mois prévue par ce même article 30-1.
Le premier alinéa n’est pas applicable lorsque l’attestation porte explicitement sur une date fixée à l’avance ou
sur une période inférieure à douze mois ou lorsque le consommateur adresse une demande en ce sens au
fournisseur.
Art. 3. – Le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique est chargé de
l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 21 mai 2024.
GABRIEL ATTAL
Par le Premier ministre :
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
BRUNO LE MAIRE
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TEXTES GÉNÉRAUX
Arrêté du 23 avril 2024 fixant les modalités spéciales d’exercice du contrôle économique
et financier de l’Etat sur l’Union des groupements d’achats publics
NOR : ECOU2408687A
Arrêtent :
Art. 1 . – L’autorité chargée du contrôle économique et financier de l’Etat, ci-après dénommée « le
er
contrôleur », analyse les risques et évalue les performances de l’Union des groupements d’achat public, ci-après
dénommée « l’établissement », en veillant aux intérêts patrimoniaux et financiers de l’Etat.
Art. 2. – Le contrôleur a entrée avec voix consultative aux séances du conseil d’administration ainsi que de
tout comité, commission ou organe délibérant ou consultatif existant en son sein.
Il reçoit, dans les mêmes conditions que les membres des organes précités, convocations, ordres du jour et tous
les documents qui leur sont adressés avant chaque séance. Les procès-verbaux ou comptes rendus lui sont adressés
dès leur établissement.
Art. 3. – Selon les modalités fixées dans le document prévu à l’article 7, le contrôleur est informé des
perspectives économiques et financières pluriannuelles de l’établissement, ainsi que des orientations stratégiques
qui peuvent être envisagées.
Art. 4. – Il a accès à tous les documents se rapportant à l’activité et à la gestion de l’établissement, et, en tant
que de besoin, aux pièces relatives aux procédures de marchés. Il reçoit notamment, selon une périodicité et des
modalités fixées dans le document prévu à l’article 7 :
– les tableaux de bord relatifs à l’activité de l’établissement ;
– la situation de l’exécution du budget, en dépenses et en recettes ;
– l’actualisation des documents prévisionnels transmis à l’appui du projet de budget, élaboré sur la base de la
mise à jour, en cours d’année, des prévisions de commandes enregistrées, de chiffre d’affaires et de recettes
commerciales de l’UGAP ;
– la situation et les prévisions d’évolution de la trésorerie ;
– tout document relevant d’une comptabilité analytique ;
– tout document permettant d’apprécier la cartographie et le plan de maîtrise des risques de l’établissement, tant
en termes de contrôle interne que d’audit interne ;
– les documents permettant d’apprécier la politique immobilière, en particulier le schéma pluriannuel de
stratégie immobilière ;
– les informations relatives aux filiales incluses dans le périmètre de consolidation le cas échéant ;
– le calendrier des réunions, les ordres du jour et les comptes-rendus du comité social et économique de
l’établissement et des comités précisés dans le document prévu à l’article 7.
Art. 5. – Sont présentés au contrôleur, selon des modalités et un calendrier définis dans le document prévu à
l’article 7 :
– l’état d’avancement en cours d’année des objectifs définis dans le contrat d’objectifs et de performance en
vigueur ;
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– un bilan de la réalisation, l’année précédente, du plan d’actions prévu au titre de l’audit et du contrôle internes
ainsi qu’une présentation du plan d’actions prévu pour l’année en cours ; un état d’avancement à mi-année de
ce même plan d’actions ;
– la programmation initiale en début d’année des objectifs de réalisation des grands programmes informatiques,
ainsi que son actualisation en cours d’année ;
– les éléments d’évolution de la masse salariale ;
– le suivi des commandes enregistrées, du chiffre d’affaires et des recettes commerciales de l’UGAP.
Art. 6. – Sont soumis à l’avis préalable du contrôleur, selon des modalités définies par le document prévu à
l’article 7 :
– les actes relatifs au recrutement, à la rémunération et à l’avancement des agents relevant des catégories de
direction, telles que définies dans les règles de gestion de l’UGAP, ainsi que pour les agents titulaires des
fonctions publiques détachés ou mis à disposition de l’établissement ;
– les mesures générales liées à la rémunération ou aux avantages accordés au personnel ;
– les projets de transaction de plus de 50 000 € ;
– les appels d’offres comportant un ou plusieurs marchés, conclus en application de l’article L. 2113-2 du code
de la commande publique, quand leur montant estimé annuel dépasse un montant représentant 3 % du volume
des commandes enregistrées au titre de l’année précédente. L’exigence d’avis préalable ne s’applique pas aux
marchés subséquents et aux marchés spécifiques ;
– les marchés passés sans publicité ni mise en concurrence en raison d’une urgence impérieuse, sans condition
de montant ;
– les marchés conclus pour répondre aux besoins internes de l’établissement dont le montant estimé est égal ou
supérieur à 1 000 000 € hors taxe ;
– les avenants des marchés soumis à l’avis préalable du contrôleur ;
– tout acte prolongeant la durée des marchés précités.
Art. 7. – Après consultation du président-directeur général, le contrôleur établit un document fixant les
conditions d’application des articles 2 à 6 du présent arrêté.
Ce document est soumis à l’approbation du ministre chargé de l’économie et du ministre chargé du budget par le
contrôleur. Si aucune décision expresse n’a été notifiée dans un délai d’un mois à compter de sa réception par les
ministres, ce document est réputé approuvé à l’expiration de ce délai. Après approbation expresse ou tacite, ce
document est notifié au directeur général de l’établissement, à l’agent comptable et aux autorités de tutelle.
Art. 8. – Le contrôleur est informé :
– des prêts et subventions ;
– des décisions d’attribution de garantie ;
– des ruptures conventionnelles ;
– de la plateforme négociation annuelle obligatoire (NAO) ;
– des contentieux en cours.
Art. 9. – Le contrôleur fait connaître son avis dans un délai de dix jours ouvrés à compter de la réception des
projets d’acte ou de décision, accompagnés des pièces justificatives. Ce délai est interrompu par toute demande,
formulée par écrit par le contrôleur, d’informations ou de documents complémentaires, jusqu’à réception. En
l’absence de réponse de sa part à l’expiration de ce délai, un avis favorable est réputé rendu.
Si le président-directeur général ne se conforme pas à l’avis du contrôleur, il lui en fait connaître les raisons par
écrit.
Art. 10. – Le contrôleur peut mettre en place et communiquer à l’établissement un programme annuel de
contrôle a posteriori. Indépendamment de ce programme, il peut à tout moment procéder au contrôle a posteriori
d’un acte ou d’une procédure particulière.
L’établissement communique au contrôleur, à sa demande, tous les documents nécessaires à ces contrôles.
Art. 11. – S’il apparaît au contrôleur que la gestion de l’établissement remet en cause le caractère soutenable
de l’exécution au regard de la prévision, il en informe le président-directeur général par écrit. Celui-ci lui fait
connaître dans la même forme les mesures qu’il envisage de prendre pour redresser la situation. Le contrôleur rend
compte du résultat de ces échanges aux autorités de tutelle.
Art. 12. – L’arrêté du 8 juillet 1998 fixant les modalités spéciales d’exercice du contrôle économique et
financier de l’Etat sur l’Union des groupements d’achats publics est abrogé.
Art. 13. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 23 avril 2024.
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La cheffe du contrôle général
économique et financier,
V. NATIVELLE
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TEXTES GÉNÉRAUX
2o Après les mots : « pour les unités urbaines ou leurs regroupements », sont insérés les mots : « , pour les
établissements publics de coopération intercommunale ».
Art. 6. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 6 mai 2024.
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur général de l’Institut national
de la statistique et des études économiques,
J.-L. TAVERNIER
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TEXTES GÉNÉRAUX
Arrêté du 15 mai 2024 portant application du décret no 2024-150 du 27 février 2024 portant
conditions d’établissement de la déclaration d’usage prévue à l’article 19-1 de la loi no 96-542
du 19 juin 1996 relative au contrôle de la fabrication et du commerce de certaines substances
susceptibles d’être utilisées pour la fabrication illicite de stupéfiants ou de substances
psychotropes
NOR : ECOZ2413100A
ANNEXE
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TEXTES GÉNÉRAUX
Arrêté du 6 mai 2024 modifiant l’arrêté du 31 juillet 2023 relatif aux attributions et à l’organisation
du commandement du soutien opérationnel de la gendarmerie nationale du Blanc (Indre)
NOR : IOMJ2410174A
TEXTES GÉNÉRAUX
Par décision du ministre de l’intérieur et des outre-mer en date du 16 mai 2024, l’agrément en qualité
d’organisme d’interprétariat et de traduction au titre des dispositions des articles L. 141-3 et R. 141-12 du code de
l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est accordé, pour une durée de deux ans à la date de cette
décision, à la société Translated S.R.L dont le siège social est situé à Via Indonesia 23 00144 Rome.
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TEXTES GÉNÉRAUX
Arrêté du 6 mai 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques prises en charge en sus
des prestations d’hospitalisation mentionnée à l’article L. 162-22-7 du code de la sécurité
sociale
NOR : TSSS2412636A
Arrêtent :
Art. 1 . – La liste des spécialités pharmaceutiques facturables en sus des prestations d’hospitalisation visée à
er
l’article L. 162-22-7 du code de la sécurité sociale est modifiée conformément aux dispositions qui figurent en
annexe.
Art. 2. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 6 mai 2024.
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
Pour la ministre et par délégation :
La sous-directrice La cheffe du pôle
du financement Recherche et accès à l’innovation,
du système de soins, J. LAGRAVE
C. DELPECH
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice
du financement,
du système de soins,
C. DELPECH
ANNEXE
(3 inscriptions)
Les spécialités suivantes sont inscrites sur la liste des spécialités pharmaceutiques facturables en sus des
prestations d’hospitalisation visée à l’article L. 162-22-7 du code de la sécurité sociale.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge en sus par l’assurance maladie sont, pour
les spécialités visées ci-dessous :
– en association avec le facteur de croissance de la lignée granulocytaire (G-CSF) pour la mobilisation des
cellules souches hématopoïétiques dans le sang périphérique avant leur collecte en vue d’une autogreffe chez
les patients adultes atteints de lymphome ou de myélome multiple dont les cellules se mobilisent mal ;
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– en association avec le facteur de croissance de la lignée granulocytaire (G-CSF) pour la mobilisation des
cellules souches hématopoïétiques dans le sang périphérique avant leur collecte en vue d’une autogreffe chez
les enfants atteints de lymphomes ou de tumeurs malignes solides soit :
– de manière préemptive, lorsque le taux de cellules souches circulantes est supposé insuffisant, le jour prévu
de la collecte après une mobilisation adéquate par G-CSF (avec ou sans chimiothérapie), pour obtenir le
greffon de cellules souches hématopoïétiques désiré, ou si ;
– une collecte de cellules souches hématopoïétiques en nombre suffisant a échoué précédemment.
Dénomination Laboratoire exploitant ou
Commune Libellé de la spécialité Code UCD Libellé de l’UCD titulaire de l’autorisation
Internationale pharmaceutique de mise sur le marché
PLERIXAFOR SEACROSS
plerixafor 20 mg/mL, solution injectable 3400890031943 PLERIXAFOR SEA 20MG/ML INJ FL MEDIPHA SANTE
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TEXTES GÉNÉRAUX
Arrêté du 13 mai 2024 fixant les conditions de réalisation des tests rapides d’orientation
diagnostique de l’infection par les virus de l’immunodéficience humaine (VIH 1 et 2), des
infections par les virus de l’hépatite C (VHC) et de l’hépatite B (VHB) et par la bactérie
Treponema pallidum (syphilis), en milieu médico-social ou associatif et autres centres et
établissements autorisés
NOR : TSSP2412892A
– soit un ou plusieurs centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic des infections par les virus de
l’immunodéficience humaine, des hépatites virales et des infections sexuellement transmissibles (CeGIDD).
Art. 9. – L’arrêté du 16 juin 2021 fixant les conditions de réalisation des tests rapides d’orientation
diagnostique de l’infection par les virus de l’immunodéficience humaine (VIH 1 et 2) et des infections par les virus
de l’hépatite C (VHC) et de l’hépatite B (VHB), en milieu médico-social ou associatif et autres centres et
établissements autorisés est abrogé.
Art. 10. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 13 mai 2024.
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur général de la santé,
G. EMERY
ANNEXES
ANNEXE I
CAHIER DES CHARGES RELATIF À L’UTILISATION DES TESTS RAPIDES D’ORIENTATION DIAGNOSTIQUE
DE L’INFECTION PAR LES VIRUS DE L’IMMUNODÉFICIENCE HUMAINE (VIH 1 ET 2), PAR LE VIRUS DE
L’HÉPATITE C (VHC) OU PAR LE VIRUS DE L’HÉPATITE B (VHB) OU DE LA BACTÉRIE TREPONEMA
PALLIDUM (SYPHILIS), EN MILIEU MÉDICO-SOCIAL OU ASSOCIATIF ET AUTRES CENTRES ET
ÉTABLISSEMENTS AUTORISÉS
PRÉAMBULE
Le recours aux tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) de l’infection par les virus de
l’immunodéficience humaine (VIH 1 et 2), par le virus de l’hépatite C (VHC), par le virus de l’hépatite B
(VHB) ou par la bactérie Treponema pallidum (syphilis) doit contribuer à compléter l’offre conventionnelle
existante de dépistage de ces infections auprès des populations et des individus les plus exposés au risque de
transmission de ces infections, notamment les populations ayant des difficultés à recourir à des structures de soins
ou de prévention quelle qu’en soit la raison (géographique, sociale…) et les populations non ou insuffisamment
dépistées qui seraient plus facilement convaincues du fait d’un dépistage immédiat par un test rapide. L’usage
de TROD est subordonné au respect du cahier des charges détaillé ci-dessous.
2. Publics concernés
Les TROD ont vocation à bénéficier prioritairement aux populations et aux personnes les plus exposées aux
risques de transmission des infections listées à l’article 1 telles que définies dans les recommandations de la Haute
Autorité de santé ou du rapport d’experts réalisé sous l’égide du Conseil national du sida et des hépatites virales
chroniques et de l’ANRS - Maladies infectieuses émergentes.
La fréquence des dépistages répétés en fonction des populations ou des virus considérés est précisée dans les
recommandations en vigueur.
Chez les personnes mineures, le dépistage par TROD peut être pratiqué à la condition que l’un des titulaires de
l’autorité parentale en soit informé et y ait consenti au préalable.
Toutefois, lorsque ce dépistage s’impose pour sauvegarder la santé d’une personne mineure et dans le cas où la
personne mineure s’oppose expressément à la consultation du ou des titulaires de l’autorité parentale afin de garder
le secret sur son état de santé, le personnel ayant reçu une formation adaptée et relevant des structures habilitées ou
autorisées est autorisé à déroger au recueil du consentement du ou des titulaires de l’autorité parentale (1).
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Dans ces circonstances, le personnel doit dans un premier temps s’efforcer d’obtenir le consentement du mineur
à la consultation du ou des titulaires de l’autorité parentale. Si le mineur maintient son opposition, ces
professionnels de santé ou ces personnels peuvent mettre en œuvre le dépistage. Dans ce cas, le mineur se fait
accompagner d’une personne majeure de son choix.
Chez les personnes non francophones qui ne peuvent pas comprendre l’information donnée, le recours à
l’interprétariat doit être envisagé conformément aux référentiels publiés en octobre 2017 par la Haute Autorité de
santé (HAS) (2).
établissements mentionnés à l’article L. 2311-1 du code de la santé publique. La liste nominative de ces
personnes est tenue à disposition de l’agence régionale de santé (ARS). Le responsable de la structure
autorisée doit actualiser la liste lors de tout changement intervenant parmi le personnel formé.
4.4. Le responsable de la structure habilitée ou autorisée veille à la mise à jour des compétences de ce personnel
en assurant leur formation régulière, notamment au vu des évolutions des recommandations nationales dans le
champ des hépatites virales, du VIH et des autres IST.
4.5. Une convention de mise à disposition de personnel peut être conclue par les structures habilitées ou
autorisées avec d’autres structures (associatives ou institutionnelles) pour définir les conditions d’intervention des
personnels mis à disposition.
La convention de mise à disposition précise l’étendue des obligations de chacun des partenaires, la durée de la
mise à disposition, les modalités d’intervention des personnes formées et les conditions de responsabilité en cas de
dommage survenu à l’occasion de l’activité de TROD. La liste nominative des personnes intervenant pour la
structure habilitée ou autorisée doit intégrer le personnel mis à disposition si celui-ci pratique des TROD.
6. Confidentialité
6.1. La structure habilitée ou autorisée peut proposer un accueil anonyme. Dans tous les cas, les échanges avec
les intervenants sont strictement confidentiels.
6.2. Toute information à caractère personnel, a fortiori relative à l’état de santé de la personne testée, recueillie
dans ce cadre sur support papier ou informatique, doit être conservée et traitée dans des conditions garantissant la
confidentialité des informations et en conformité avec la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique,
aux fichiers et aux libertés.
8.2. L’offre de dépistage proposée par la structure habilitée ou autorisée doit s’inscrire dans le réseau des
professionnels de la prévention, du dépistage et du soin des infections concernées ainsi que des associations de
malades ou d’usagers du système de santé, tel que coordonné par l’ARS et les structures de coordination du
territoire d’implantation de la structure.
8.3. Dans le cadre de cette coordination, des actions de dépistage peuvent être conduites, dans et hors les murs,
par la structure habilitée ou autorisée en partenariat avec des CeGIDD ou des établissements de santé œuvrant sur
le même territoire de santé, pour aller au-devant des publics les plus concernés.
11. Bilan de l’activité de réalisation des TROD par la structure habilitée ou autorisée
Le responsable de la structure habilitée ou autorisée adresse au plus tard le 31 mars de chaque année, au
directeur général de l’agence régionale de santé territorialement compétente, un bilan de cette activité au cours de
l’année écoulée.
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Pour les services et établissements médico-sociaux définis par le 9o de l’article L. 312-1 du code de l’action
sociale et des familles et les centres et établissements mentionnés à l’article L. 2311-1 du code de la santé publique
ou pour les structures associatives, le bilan annuel d’activité présente notamment :
– le nombre de personnes dédiées à l’activité (professionnels de santé et non professionnels de santé) ;
– le nombre total de TROD de chaque catégorie réalisés et leur répartition selon les publics ;
– les antécédents de recours au dépistage chez les personnes testées ;
– les nombres de TROD positifs de chaque catégorie, dont les nombres de TROD positifs de chaque catégorie
confirmés par les examens de biologie classiques ;
– le nombre de personnes ayant un TROD positif de chaque catégorie et une prise en charge de leur infection
dans les 3 mois suivant la date du TROD positif.
ANNEXE II
LE DOSSIER DE DEMANDE D’HABILITATION OU D’HABILITATION
COMPLÉMENTAIRE POUR LES ASSOCIATIONS
Le dossier de demande d’habilitation doit contenir tous les éléments permettant de s’assurer que la structure
associative est en mesure de se conformer aux prescriptions du cahier des charges déterminées à l’annexe I de
l’arrêté fixant les conditions de réalisation des tests rapides d’orientation diagnostique de l’infection, en milieu
médico-social ou associatif et autres centres et établissements autorisés. Ce dossier comprend les informations
suivantes :
1. Informations générales
– habilitation demandée pour l’utilisation de tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) :
– de l’infection par le virus de l’hépatite B (VHB) ◻ ;
– de l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) ◻ ;
– de l’infection par les virus de l’immunodéficience humaine ◻ ;
– de l’infection par la bactérie Treponema pallidum (syphilis) ◻ ;
– coordonnées de la structure associative ;
– forme juridique et statuts de la structure ;
– coordonnées et qualité de la personne responsable de l’activité de réalisation des TROD ;
– activités autres de la structure.
– conditions garantissant la confidentialité des échanges avec la personne accueillie à l’intérieur des locaux fixes
ou mobiles servant de lieux d’intervention ;
– conditions d’orientation et d’accompagnement des personnes vers une ou plusieurs structures permettant la
réalisation d’examens de biologie médicale et une prise en charge thérapeutique ;
– modalités de conservation des données permettant de garantir la confidentialité des informations ;
– conventions formalisées avec un ou plusieurs centres d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD),
un ou plusieurs établissements susceptibles de prendre en charge des personnes infectées ;
– articulation avec le réseau des professionnels de la prévention, du dépistage et du soin ainsi que des
associations de malades ou d’usagers du système de santé, tel que coordonné par l’ARS et les structures de
coordination du territoire d’implantation de l’établissement.
7. Attestations à fournir
– attestations de suivi de formation du personnel dédié à la réalisation de chaque TROD pour l’utilisation
desquels la structure a été habilitée ;
– assurance responsabilité civile souscrite par la structure pour la réalisation des TROD de chaque TROD pour
l’utilisation desquels la structure a été habilitée.
ANNEXE III
LE DOSSIER DE DEMANDE D’AUTORISATION INITIALE OU COMPLÉMENTAIRE POUR LES ÉTABLISSE
MENTS ET SERVICES MÉDICO-SOCIAUX DEFINIS PAR LE 9o DE L’ARTICLE L. 312-1 DU CODE DE
L’ACTION SOCIALE ET DES FAMILLES ET LES LES CENTRES ET ÉTABLISSEMENTS MENTIONNÉS PAR
L’ARTICLE L. 2311-1 DU CODE DE LA SANTÉ PUBLIQUE
Le dossier de demande d’autorisation initiale ou complémentaire doit contenir tous les éléments permettant de
s’assurer que la structure est en mesure de se conformer aux prescriptions du cahier des charges déterminées à
l’annexe I de l’arrêté fixant les conditions de réalisation des tests rapides d’orientation diagnostique de l’infection,
en milieu médico-social ou associatif et autres centres et établissements autorisés. Ce dossier comprend les
informations suivantes :
1. Informations générales
– autorisation demandée pour l’utilisation de tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) :
– de l’infection par le virus de l’hépatite B (VHB) ◻ ;
– de l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) ◻ ;
– de l’infection par les virus de l’immunodéficience humaine (VIH 1 et 2) ◻ ;
– de l’infection par la bactérie Treponema pallidum (syphilis) ◻ ;
– coordonnées de de la structure ;
– coordonnées de la personne physique ou morale de droit public ou privé gestionnaire ;
– nom et qualité de la personne responsable de l’activité de réalisation des TROD.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 15 sur 132
7. Attestations à fournir
– attestations de suivi de formation du personnel dédié à la réalisation de chaque TROD dont l’utilisation par la
structure est autorisée ;
– assurance responsabilité civile souscrite par la structure pour la réalisation des TROD de chaque TROD dont
l’utilisation par la structure est autorisée.
ANNEXE IV
FORMATION DES PERSONNES SUSCEPTIBLES DE RÉALISER DES TESTS RAPIDES D’ORIENTATION
DIAGNOSTIQUE, EN VUE DE LEUR AUTORISATION OU DE LEUR HABILITATION
B. – Objectifs de la formation
Les objectifs pédagogiques de la formation sont les suivants :
– compléter les connaissances sur les risques et les modes de transmission du VIH et des autres IST et des
hépatites virales B et C associés aux différentes pratiques des populations et individus rencontrés ;
– renforcer les capacités à mener des communications brèves en prévention (1) et en réduction des risques
adaptés aux besoins des publics et au cadre particulier des entretiens pré- et post-tests, incluant les capacités à
mener un entretien d’annonce en cas de résultat positif d’un test ;
– acquérir les connaissances et compétences nécessaires à une utilisation de TROD de l’infection par le VHC
ou VHB ou à VIH 1 et 2 ou de l’infection par la bactérie Treponema pallidum (syphilis) ;
– développer les capacités d’écoute et d’analyse sans jugement à l’égard des personnes et de leurs pratiques
sexuelles ou de consommation de substances psychoactives.
Ces objectifs sont à adapter au niveau de compétences et d’expérience déjà acquis sur les hépatites virales B
et C, sur le VIH et sur l’infection par la bactérie Treponema pallidum (syphilis) par les personnes à former.
C. – Contenu de la formation
La formation est théorique et pratique ; elle doit coupler l’acquisition de connaissances à l’utilisation des TROD.
Afin de remplir l’ensemble des objectifs de la formation, sa durée ne peut être inférieure à l’équivalent de 2
journées pleines.
Quand les personnes ont déjà bénéficié d’une formation pour la réalisation de certains TROD, leur formation
complémentaire pour la réalisation de TROD d’autres infections ne peut être inférieure à une demi-journée. Cette
formation reprend les contenus théoriques et pratiques décrits ci-dessous avec les adaptations nécessaires pour
répondre aux objectifs applicables aux nouveaux TROD.
– les modes de transmissions associés à ces infections : transmission sexuelle et transmission liée à la
consommation de substances psychoactives (alcool, tabac, drogues illicites) ;
– les principes du dépistage conventionnel en laboratoire de biologie médicale et en particulier pour l’hépatite
virale B qui nécessite le recours à un dépistage des 3 marqueurs (antigène de surface HBs, anticorps anti-HBs,
anticorps anti-HBc) et de l’infection par la bactérie Treponema pallidum (syphilis) qui nécessite le recours à
un dépistage à deux marqueurs (tréponémiques et non tréponémiques) ;
– Les principes de la notification aux partenaires en cas de diagnostic d’une IST à l’issue de l’examen
biologique de confirmation en laboratoire de biologie médicale, suite à un TROD positif.
IV. – Les tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) de l’infection par le VIH 1 et 2, par le VHC, par
le VHB et par la bactérie Treponema pallidum (syphilis).
Cette partie permet d’acquérir les connaissances suivantes :
– les différents types de tests ;
– leur stockage ;
– leurs principes d’utilisation et de réalisation, dans le respect du mode opératoire mentionné dans la notice du
fabricant du test et des recommandations nationales en vigueur ;
– l’interprétation des résultats, et les limites du TROD AgHBs (un seul des 3 marqueurs nécessaire au dépistage
conventionnel) et du TROD syphilis en cas de cicatrice sérologique ;
– les règles d’asepsie et d’hygiène, notamment lors des prélèvements de liquides biologiques ;
– les règles d’élimination des déchets d’activité de soins à risques infectieux (DASRI), notamment le tri, le
choix du ou des conditionnement(s), la manipulation de ces derniers, leurs entreposages, ainsi que les
formalités relatives à leur élimination (convention avec la société de collecte et bordereau de suivi) ;
– le processus de signalement auprès de l’ANSM au titre de la réactovigilance de toute défaillance ou altération
d’un dispositif médical de diagnostic in vitro susceptible d’entraîner des effets néfastes pour la santé des
personnes (art. L. 5222-3 du code de la santé publique).
V. – Principes et bases de la relation aidant-aidé.
Cette partie permet d’acquérir les principes suivants :
– l’information-conseil ;
– l’intervention motivationnelle brève et/ou la communication brève liée à la sexualité ;
– l’entretien pré et post-test, avec rendu d’un test positif et négatif.
VI. – La conduite à tenir en cas d’accident d’exposition au sang.
– définition d’un accident d’exposition d’exposition au sang ;
– prise en charge et traitement disponibles en cas d’accident d’exposition au sang.
(1) OMS, Lignes directrices « Communication brève relative à la sexualité (CBS) », septembre 2015, [[Link]
int/fr/publications-detail/9789241549004].
Fait à ... , le ...
Tampon du responsable de la formation :
Signature :
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TEXTES GÉNÉRAUX
ANNEXE
(1 inscription)
La spécialité pharmaceutique suivante est inscrite sur la liste des médicaments agréés à l’usage des collectivités
et divers services publics :
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge par l’assurance maladie sont, pour la
spécialité visée ci-dessous, celles qui figurent à l’autorisation de mise sur le marché à la date de publication du
présent arrêté.
Code CIP Présentation
34009 302 706 6 0 PLERIXAFOR SEACROSS 20 mg/mL, solution injectable, 1,2 ml de solution en flacon (verre), (B/1) (laboratoires MEDIPHA SANTE)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 17 sur 132
TEXTES GÉNÉRAUX
Arrêté du 16 mai 2024 relatif aux conditions de prise en charge de spécialités pharmaceutiques
disposant d’une autorisation de mise sur le marché inscrites sur la liste visée à l’article L. 5126-6
du code de la santé publique
NOR : TSSS2412702A
prévue à l’article L. 5126-6 du code de la santé publique qui figure en annexe est prise en charge par l’assurance
maladie conformément à l’article L. 162-17, deuxième alinéa, du code de la sécurité sociale. Cette annexe précise
les seules indications thérapeutiques et, le cas échéant, les conditions de prescription ouvrant droit à la prise en
charge ou au remboursement de la spécialité et à la suppression de la participation de l’assuré en application de
l’article R. 160-8.
Art. 2. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 16 mai 2024.
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
Pour la ministre et par délégation :
La sous-directrice La sous-directrice de la politique
du financement des produits de santé et de la qualité
du système de soins, des pratiques et des soins,
C. DELPECH E. COHN
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice
du financement
du système de soins,
C. DELPECH
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 17 sur 132
ANNEXE
(1 inscription)
La spécialité pharmaceutique suivante, pour laquelle la participation de l’assuré est fixée par l’Union nationale
des caisses d’assurance maladie (UNCAM), est inscrite sur la liste visée à l’article L. 162-17, deuxième alinéa, du
code de la sécurité sociale. Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge ou au
remboursement par l’assurance maladie et à la suppression de la participation de l’assuré, pour la spécialité visée
ci-dessous, sont celles qui figurent à l’autorisation de mise sur le marché à la date du présent arrêté.
Code UCD Libellé Laboratoire exploitant
TEXTES GÉNÉRAUX
paragraphe 1 « Conduits valvés comportant un tissu ou un dérivé d’origine animale », dans la rubrique « Société
MEDTRONIC France SAS » :
a) La disposition suivante est ajoutée :
« IRM compatibilité
Selon la notice du marquage CE, le dispositif implantable CONTEGRA est IRM compatible sans conditions. » ;
b) Dans la nomenclature du code 3237487, la nouvelle date de fin de prise en charge est portée
au 1er octobre 2028.
Art. 2. – Le présent arrêté prend effet à compter du treizième jour suivant la date de sa publication au Journal
officiel de la République française.
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 16 mai 2024.
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
Pour la ministre et par délégation :
La sous-directrice L’adjoint à la sous-directrice de la politique
du financement des produits de santé et de la qualité
du système de soins, des pratiques et des soins,
C. DELPECH C.-E. BARTHELEMY
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice
du financement
du système de soins,
C. DELPECH
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 19 sur 132
TEXTES GÉNÉRAUX
de l’article L. 162-17 est modifiée conformément aux dispositions qui figurent en annexe.
Art. 2. – Le présent arrêté prend effet à compter du quatrième jour suivant la date de sa publication
au Journal officiel de la République française.
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 17 mai 2024.
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
Pour la ministre et par délégation :
La sous-directrice La sous-directrice de la politique
du financement des produits de santé et de la qualité
du système de soins, des pratiques et des soins,
C. DELPECH E. COHN
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice
du financement
du système de soins,
C. DELPECH
ANNEXE
(2 inscriptions)
1. Est inscrite sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux la spécialité suivante.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge ou au remboursement par l’assurance
maladie sont, pour la spécialité visée ci-dessous :
– le traitement local anti-inflammatoire et antibactérien de l’œil et de ses annexes dans les suites de la chirurgie
ophtalmologique ;
– le traitement local anti-inflammatoire et antibactérien de l’œil et de ses annexes dans les infections oculaires
avec composante inflammatoire à l’exclusion des conjonctivites infectieuses.
Code CIP Présentation
LACRYADEX (dexaméthasone, oxytétracycline) 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique, 10g en tube (B/1) (laboratoires HORUS
34009 302 637 2 3 PHARMA)
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2. Est inscrite sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux la spécialité suivante, pour
laquelle la participation de l’assuré est supprimée au titre du premier alinéa de l’article R. 160-8 du code de la
sécurité sociale.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge ou au remboursement par l’assurance
maladie sont, pour la spécialité visée ci-dessous, celles qui figurent à l’autorisation de mise sur le marché à la date
de publication du présent arrêté.
Code CIP Présentation
NIVESTIM 30 MU/0,5 ml (filgrastim), solution injectable ou pour perfusion, 0,5 ml en seringue pré-remplie (B/5) (laboratoires PHARMA
34009 495 016 2 5 LAB)
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TEXTES GÉNÉRAUX
ANNEXE
(2 inscriptions)
1. La spécialité pharmaceutique suivante est inscrite sur la liste des médicaments agréés à l’usage des
collectivités et divers services publics.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge par l’assurance maladie sont, pour la
spécialité visée ci-dessous :
– le traitement local anti-inflammatoire et antibactérien de l’œil et de ses annexes dans les suites de la chirurgie
ophtalmologique ;
– le traitement local anti-inflammatoire et antibactérien de l’œil et de ses annexes dans les infections oculaires
avec composante inflammatoire à l’exclusion des conjonctivites infectieuses.
Code CIP Présentation
34009 302 637 2 3 LACRYADEX (dexaméthasone, oxytétracycline) 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique, 10g en tube (B/1) (laboratoires HORUS
PHARMA)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 20 sur 132
2. La spécialité pharmaceutique suivante est inscrite sur la liste des médicaments agréés à l’usage des
collectivités et divers services publics.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge par l’assurance maladie sont, pour la
spécialité visée ci-dessous, celles qui figurent à l’autorisation de mise sur le marché à la date de publication du
présent arrêté.
Code CIP Présentation
34009 495 016 2 5 NIVESTIM 30 MU/0,5 ml (filgrastim), solution injectable ou pour perfusion, 0,5 ml en seringue pré-remplie (B/5) (laboratoires
PHARMA LAB)
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TEXTES GÉNÉRAUX
de l’article L. 162-17 est modifiée conformément aux dispositions qui figurent en annexe.
Art. 2. – Le présent arrêté prend effet à compter du quatrième jour suivant la date de sa publication au Journal
officiel de la République française.
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 17 mai 2024.
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
Pour la ministre et par délégation :
La sous-directrice La sous-directrice de la politique
du financement des produits de santé et de la qualité
du système de soins, des pratiques et des soins,
C. DELPECH E. COHN
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice
du financement
du système de soins,
C. DELPECH
ANNEXE
PREMIÈRE PARTIE
(23 inscriptions)
1. Sont inscrites sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux les spécialités suivantes, pour
lesquelles la participation de l’assuré est supprimée au titre du premier alinéa de l’article R. 160-8 du code de la
sécurité sociale.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge ou au remboursement par l’assurance
maladie sont, pour les spécialités visées ci-dessous, celles qui figurent à l’autorisation de mise sur le marché à la
date de publication du présent arrêté.
Code CIP Présentation
34009 302 892 0 4 BOSUTINIB BIOGARAN 100 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN)
34009 302 892 2 8 BOSUTINIB BIOGARAN 400 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN)
34009 302 892 3 5 BOSUTINIB BIOGARAN 500 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 21 sur 132
34009 302 878 8 0 BOSUTINIB EG 100 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES EUROGENERICS)
34009 302 879 0 3 BOSUTINIB EG 400 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES EUROGENERICS)
34009 302 879 1 0 BOSUTINIB EG 500 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES EUROGENERICS)
2. Sont inscrites sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux les spécialités suivantes.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge ou au remboursement par l’assurance
maladie sont, pour les spécialités visées ci-dessous :
– chez les adultes avec hypercholestérolémie (familiale hétérozygote, homozygote ou non familiale) ou une
dyslipidémie mixte non contrôlée par un traitement bien conduit par une statine en monothérapie lorsque
l’utilisation d’une association est appropriée ;
– chez les patients recevant déjà de l’atorvastatine et de l’ézétimibe aux mêmes doses, dans le cadre d’un
traitement de substitution.
Code CIP Présentation
34009 302 862 4 1 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/10 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE)
34009 302 862 8 9 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/10 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE)
34009 302 863 2 6 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/20 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE)
34009 302 863 5 7 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/20 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE)
34009 302 863 8 8 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/40 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE)
34009 302 864 1 8 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/40 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE)
34009 302 864 5 6 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/80 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE)
34009 302 864 9 4 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/80 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE)
3. Sont inscrites sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux les spécialités suivantes.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge ou au remboursement par l’assurance
maladie sont, pour les spécialités visées ci-dessous, celles qui figurent à l’autorisation de mise sur le marché à la
date de publication du présent arrêté.
Code CIP Présentation
34009 302 496 6 6 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 200 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1) (laboratoires BIOGARAN)
34009 302 674 7 9 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1) (laboratoires BIOGARAN)
34009 302 674 8 6 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/2) (laboratoires BIOGARAN)
34009 302 674 9 3 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/4) (laboratoires BIOGARAN)
34009 302 496 5 9 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 80 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1) (laboratoires BIOGARAN)
34009 302 920 8 2 PAROXETINE TEVA SANTE 20 mg, comprimés pelliculés sécables (B/14) (laboratoires TEVA SANTE)
34009 302 767 1 6 PHLOROGLUCINOL VENIPHARM 160 mg, comprimés orodispersibles (B/5) (laboratoires VENIPHARM)
34009 302 774 3 0 URAPIDIL ZENTIVA LP 30 mg, gélules à libération prolongée en flacon (PEHD) (B/30) (laboratoires ZENTIVA FRANCE)
34009 302 774 7 8 URAPIDIL ZENTIVA LP 60 mg, gélules à libération prolongée en flacon (PEHD) (B/30) (laboratoires ZENTIVA FRANCE)
DEUXIÈME PARTIE
(Extension d’indication)
La prise en charge des spécialités ci-dessous est étendue à l’indication suivante :
– prise en charge globale du Trouble Déficitaire de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH) chez l’adulte,
lorsque des mesures correctives seules s’avèrent insuffisantes.
Le traitement doit être instauré et supervisé par un médecin spécialisé dans le traitement du TDAH, tel un
psychiatre pour adulte.
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34009 302 709 9 8 METHYLPHENIDATE BIOGARAN LP 18 mg, comprimés à libération prolongée en flacon (B/28) (laboratoires BIOGARAN)
34009 302 710 1 8 METHYLPHENIDATE BIOGARAN LP 36 mg, comprimés à libération prolongée en flacon (B/28) (laboratoires BIOGARAN)
34009 302 710 2 5 METHYLPHENIDATE BIOGARAN LP 54 mg, comprimés à libération prolongée en flacon (B/28) (laboratoires BIOGARAN)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 22 sur 132
TEXTES GÉNÉRAUX
Arrêtent :
Art. 1 . – La liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l’usage des collectivités et divers services publics
er
ANNEXE
PREMIÈRE PARTIE
(23 inscriptions)
1. Les spécialités pharmaceutiques suivantes sont inscrites sur la liste des médicaments agréés à l’usage des
collectivités et divers services publics.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge par l’assurance maladie sont, pour les
spécialités visées ci-dessous :
– chez les adultes avec hypercholestérolémie (familiale hétérozygote, homozygote ou non familiale) ou une
dyslipidémie mixte non contrôlée par un traitement bien conduit par une statine en monothérapie lorsque
l’utilisation d’une association est appropriée ;
– chez les patients recevant déjà de l’atorvastatine et de l’ézétimibe aux mêmes doses, dans le cadre d’un
traitement de substitution.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 22 sur 132
34009 302 862 4 1 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/10 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE)
34009 302 862 8 9 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/10 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE)
34009 302 863 2 6 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/20 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE)
34009 302 863 5 7 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/20 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE)
34009 302 863 8 8 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/40 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE)
34009 302 864 1 8 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/40 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE)
34009 302 864 5 6 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/80 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE)
34009 302 864 9 4 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/80 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE)
2. Les spécialités pharmaceutiques suivantes sont inscrites sur la liste des médicaments agréés à l’usage des
collectivités et divers services publics.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge par l’assurance maladie sont, pour les
spécialités visées ci-dessous, celles qui figurent à l’autorisation de mise sur le marché à la date de publication du
présent arrêté.
Code CIP Présentation
34009 302 892 0 4 BOSUTINIB BIOGARAN 100 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN)
34009 302 892 2 8 BOSUTINIB BIOGARAN 400 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN)
34009 302 892 3 5 BOSUTINIB BIOGARAN 500 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN)
34009 302 878 8 0 BOSUTINIB EG 100 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES EUROGENERICS)
34009 302 879 0 3 BOSUTINIB EG 400 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES EUROGENERICS)
34009 302 879 1 0 BOSUTINIB EG 500 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES EUROGENERICS)
34009 302 496 6 6 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 200 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1) (laboratoires BIOGARAN)
34009 302 674 7 9 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1) (laboratoires BIOGARAN)
34009 302 674 8 6 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/2) (laboratoires BIOGARAN)
34009 302 674 9 3 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/4) (laboratoires BIOGARAN)
34009 302 496 5 9 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 80 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1) (laboratoires BIOGARAN)
34009 302 920 8 2 PAROXETINE TEVA SANTE 20 mg, comprimés pelliculés sécables (B/14) (laboratoires TEVA SANTE)
34009 302 767 1 6 PHLOROGLUCINOL VENIPHARM 160 mg, comprimés orodispersibles (B/5) (laboratoires VENIPHARM)
34009 302 774 3 0 URAPIDIL ZENTIVA LP 30 mg, gélules à libération prolongée en flacon (PEHD) (B/30) (laboratoires ZENTIVA FRANCE)
34009 302 774 7 8 URAPIDIL ZENTIVA LP 60 mg, gélules à libération prolongée en flacon (PEHD) (B/30) (laboratoires ZENTIVA FRANCE)
DEUXIÈME PARTIE
(Extension d’indication)
La prise en charge des spécialités ci-dessous est étendue à l’indication suivante :
– prise en charge globale du Trouble Déficitaire de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH) chez l’adulte,
lorsque des mesures correctives seules s’avèrent insuffisantes.
Le traitement doit être instauré et supervisé par un médecin spécialisé dans le traitement du TDAH, tel un
psychiatre pour adulte.
Code CIP Présentation
34009 302 709 9 8 METHYLPHENIDATE BIOGARAN LP 18 mg, comprimés à libération prolongée en flacon (B/28) (laboratoires BIOGARAN)
34009 302 710 1 8 METHYLPHENIDATE BIOGARAN LP 36 mg, comprimés à libération prolongée en flacon (B/28) (laboratoires BIOGARAN)
34009 302 710 2 5 METHYLPHENIDATE BIOGARAN LP 54 mg, comprimés à libération prolongée en flacon (B/28) (laboratoires BIOGARAN)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 23 sur 132
TEXTES GÉNÉRAUX
NOR : TSSS2412754A
Arrêtent :
Art. 1er. – La liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux prévue au premier alinéa
de l’article L. 162-17 est modifiée conformément aux dispositions qui figurent en annexe.
Art. 2. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
ANNEXE
(Extension d’indication)
La prise en charge des spécialités ci-dessous est étendue à l’indication suivante :
– traitement de l’hypophosphatémie liée à l’X avec signes radiographiques d’atteinte osseuse chez les enfants
âgés d’un an et plus et les adolescents en phase de croissance osseuse.
En outre, la prise en charge de ces spécialités, dans cette indication, est subordonnée à :
– la réalisation des deux premières injections en milieu hospitalier ;
– des décisions d’instauration et d’arrêts de traitement prises après proposition documentée issue de réunion de
concertation pluridisciplinaire au sein des centres de référence et de compétence des maladies rares du
métabolisme du calcium et du phosphore, ainsi que des maladies rénales rares.
Code CIP Présentation
34009 301 452 1 0 CRYSVITA 10 mg (burosumab), solution injectable, flacon (verre) de 1 ml (B/1) (laboratoires KYOWA KIRIN PHARMA)
34009 301 452 2 7 CRYSVITA 20 mg (burosumab), solution injectable, flacon (verre) de 1 ml (B/1) (laboratoires KYOWA KIRIN PHARMA)
34009 301 452 3 4 CRYSVITA 30 mg (burosumab), solution injectable, flacon (verre) de 1 ml (B/1) (laboratoires KYOWA KIRIN PHARMA)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 24 sur 132
TEXTES GÉNÉRAUX
NOR : TSSS2412755A
Arrêtent :
Art. 1er. – La liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l’usage des collectivités et divers services publics
est modifiée conformément aux dispositions qui figurent en annexe.
Art. 2. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 17 mai 2024.
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
Pour la ministre et par délégation :
La sous-directrice La sous-directrice de la politique
du financement des produits de santé et de la qualité
du système de soins, des pratiques et des soins,
C. DELPECH E. COHN
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 24 sur 132
ANNEXE
(Extension d’indication)
La prise en charge des spécialités ci-dessous est étendue à l’indication suivante :
– traitement de l’hypophosphatémie liée à l’X avec signes radiographiques d’atteinte osseuse chez les enfants
âgés d’un an et plus et les adolescents en phase de croissance osseuse.
En outre, la prise en charge de ces spécialités, dans cette indication, est subordonnée à :
– la réalisation des deux premières injections en milieu hospitalier ;
– des décisions d’instauration et d’arrêts de traitement prises après proposition documentée issue de réunion de
concertation pluridisciplinaire au sein des centres de référence et de compétence des maladies rares du
métabolisme du calcium et du phosphore, ainsi que des maladies rénales rares.
Code CIP Présentation
34009 301 452 1 0 CRYSVITA 10 mg (burosumab), solution injectable, flacon (verre) de 1 ml (B/1) (laboratoires KYOWA KIRIN PHARMA)
34009 301 452 2 7 CRYSVITA 20 mg (burosumab), solution injectable, flacon (verre) de 1 ml (B/1) (laboratoires KYOWA KIRIN PHARMA)
34009 301 452 3 4 CRYSVITA 30 mg (burosumab), solution injectable, flacon (verre) de 1 ml (B/1) (laboratoires KYOWA KIRIN PHARMA)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 25 sur 132
TEXTES GÉNÉRAUX
Arrêté du 22 avril 2024 modifiant l’arrêté du 26 décembre 2022 portant délégation de pouvoirs des
ministres chargés de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports aux recteurs
d’académie et aux vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie et de
Polynésie française en matière de recrutement et de gestion de certains personnels stagiaires
et titulaires relevant des ministres chargés de l’éducation nationale, de la jeunesse et des
sports
NOR : MENH2405717A
La ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse, la ministre des sports et des jeux Olympiques et
Paralympiques et la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche,
Vu le code de l’éducation ;
Vu le code général de la fonction publique ;
Vu le décret no 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de
l’Etat ;
Vu l’arrêté du 26 décembre 2022 portant délégation de pouvoirs des ministres chargés de l’éducation nationale,
de la jeunesse et des sports aux recteurs d’académie et aux vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de
Nouvelle-Calédonie et de Polynésie française en matière de recrutement et de gestion de certains personnels
stagiaires et titulaires relevant des ministres chargés de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports,
Arrêtent :
Art. 1 . – Dans le titre de l’arrêté du 26 décembre 2022 susvisé, les mots : « stagiaires et titulaires » sont
er
supprimés.
Art. 2. – Le 18o du II de l’article 2 du même arrêté est remplacé par les dispositions suivantes :
« 18o Maintien en fonctions jusqu’à l’âge de soixante-dix ans prévu à l’article L. 556-1 du code général de la
fonction publique. »
Art. 3. – Le 14o du II de l’article 3 du même arrêté est remplacé par les dispositions suivantes :
« 14o Maintien en fonctions jusqu’à l’âge de soixante-dix ans prévu à l’article L. 556-1 du code général de la
fonction publique. »
Art. 4. – Après l’article 9 du même arrêté, il est inséré deux articles 9-1 et 9-2 ainsi rédigés :
« Art. 9-1. – Les recteurs d’académie et les vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie et
de Polynésie française reçoivent délégation de pouvoirs des ministres chargés de l’éducation nationale, de la
jeunesse et des sports pour le recrutement des agents contractuels appelés à exercer les fonctions dévolues aux
fonctionnaires mentionnés à l’article 1er du présent arrêté, affectés dans leurs services.
« Art. 9-2. – Les recteurs d’académie et les vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie et
de Polynésie française reçoivent délégation de pouvoirs des ministres chargés de l’éducation nationale, de la
jeunesse et des sports pour l’ensemble des actes de gestion des agents contractuels mentionnés à l’article 9-1 du
présent arrêté, prévus par le décret no 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux
agents contractuels de l’Etat, sauf pour les cas où l’avis du conseil médical supérieur est requis. »
Art. 5. – L’arrêté du 11 septembre 2003 portant délégation de pouvoirs aux recteurs d’académie et aux
directeurs académiques des services de l’éducation nationale agissant sur délégation du recteur d’académie, en
matière de recrutement et de gestion de certains agents non titulaires des services déconcentrés et des
établissements publics relevant du ministère chargé de l’éducation nationale est abrogé.
Art. 6. – Les recteurs d’académie et les vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie et de
Polynésie française sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au
Journal officiel de la République française.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 25 sur 132
TEXTES GÉNÉRAUX
au présent arrêté, tout producteur peut, dans sa déclaration de récolte, déclarer en appellation d’origine contrôlée,
un volume substituable individuel supérieur au volume maximum autorisé pour l’année en cours, sans toutefois
dépasser les limites figurant dans ce même tableau.
Art. 2. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 14 mai 2024.
Le ministre de l’agriculture
et de la souveraineté alimentaire,
Pour le ministre et par délégation :
L’adjointe à la sous-directrice
des filières agroalimentaires,
A. GIREL-ZAJDENWEBER
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice des produits
et marchés agroalimentaires,
O. CLUZEL
Le ministre délégué auprès du ministre de l’économie,
des finances et de la souveraineté industrielle et numérique,
chargé des comptes publics,
Pour le ministre et par délégation :
Le chef de bureau des contributions indirectes
de la direction générale des douanes et droits indirects,
J. COUDRAY
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 26 sur 132
ANNEXE
Rendement
revendicable
Couleurs récolte 2023
APPELLATION D’ORIGINE CONTRÔLÉE R = rouge +
B = blanc Volume
RS = rosé Substituable Individuel
hl/ha
BEAUJOLAIS R 65
BEAUJOLAIS Rs 65
BEAUJOLAIS B 75
BEAUJOLAIS SUPERIEUR R 63
BEAUJOLAIS VILLAGES R 63
BEAUJOLAIS VILLAGES Rs 63
BEAUJOLAIS VILLAGES B 73
BROUILLY R 59
CHENAS R 61
CHIROUBLES R 61
COTE DE BROUILLY R 59
FLEURIE R 61
JULIENAS R 61
MORGON R 61
REGNIE R 61
SAINT AMOUR R 61
BOURGOGNE R 66
BOURGOGNE Passe-tout-grain R 66
COTEAUX BOURGUIGNONS R 66
MACON R 69
MACON Rs 69
COTE DE BEAUNE-VILLAGES R 58
Rendement
revendicable
Couleurs récolte 2023
APPELLATION D’ORIGINE CONTRÔLÉE R = rouge +
B = blanc Volume
RS = rosé Substituable Individuel
hl/ha
CHAMBOLLE MUSIGNY R 54
GEVREY-CHAMBERTIN R 58
MARSANNAY R 58
VOUGEOT R 54
VOUGEOT B 59
CABERNET D’ANJOU Rs 67
ROSE D’ANJOU Rs 73
ROSE DE LOIRE Rs 66
CHINON B 69
CHINON R 67
CHINON Rs 67
TOURAINE R 66
TOURAINE Rs 66
TOURAINE gamay R 66
BORDEAUX (sec) B 76
ENTRE-DEUX-MERS B 71
COTES DE BORDEAUX R 65
Rendement
revendicable
Couleurs récolte 2023
APPELLATION D’ORIGINE CONTRÔLÉE R = rouge +
B = blanc Volume
RS = rosé Substituable Individuel
hl/ha
GRAVES DE VAYRES R 64
MEDOC R 55
HAUT-MEDOC R 55
LISTRAC-MEDOC R 62
MOULIS OU MOULIS-EN-MEDOC R 63
PAUILLAC R 63
SAINT-ESTEPHE R 63
PESSAC-LEOGNAN R 60
PESSAC-LEOGNAN B 60
GRAVES R 65
GRAVES B 68
SAINT-EMILION R 65
LUSSAC SAINT-EMILION R 65
MONTAGNE-SAINT-EMILION R 65
PUISSEGUIN SAINT-EMILION R 65
SAINT-GEORGES-SAINT-EMILION R 65
POMEROL R 55
LALANDE-DE-POMEROL R 65
FRONSAC R 65
CANON FRONSAC R 65
CAHORS R 55
CÔTES DU RHÔNE B 60
CÔTES DU RHÔNE R 51
CÔTES DU RHÔNE Rs 51
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 26 sur 132
Rendement
revendicable
Couleurs récolte 2023
APPELLATION D’ORIGINE CONTRÔLÉE R = rouge +
B = blanc Volume
RS = rosé Substituable Individuel
hl/ha
TEXTES GÉNÉRAUX
Il est publié au Bulletin officiel du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire et peut être
consulté à l’adresse suivante : [Link]
4ba6-4d74-bb67-44bd764bb5f1.
Art. 2. – L’arrêté du 2 novembre 2011 modifié relatif à l’indication géographique protégée « Côtes de la
Charité » est abrogé.
Art. 3. – Le présent arrêté est publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 14 mai 2024.
Le ministre de l’agriculture
et de la souveraineté alimentaire,
Pour le ministre et par délégation :
L’adjointe à la sous-directrice
des filières agroalimentaires,
A. GIREL-ZAJDENWEBER
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice des produits
et marchés agroalimentaires,
O. CLUZEL
Le ministre délégué auprès du ministre de l’économie,
des finances et de la souveraineté industrielle et numérique,
chargé des comptes publics,
Pour le ministre et par délégation :
Le chef de bureau des contributions indirectes
de la direction générale des douanes et droits indirects,
J. COUDRAY
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 28 sur 132
TEXTES GÉNÉRAUX
sont nommés au sein du comité de présélection ministériel de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, pour
l’établissement de la liste d’aptitude interministérielle d’accès au corps des administrateurs de l’Etat :
– la secrétaire générale ou son représentant, en qualité de présidente ;
– le chef du service des ressources humaines ou son représentant ;
– M. Michel GOMEZ, inspecteur général d’appui aux personnes et aux structures ;
– M. Martial PINEAU, inspecteur général d’appui aux personnes et aux structures ;
– Mme Stéphanie FRUGERE, déléguée à l’encadrement supérieur ou son représentant ;
– Mme Anne CROZAT, présidente de section au Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des
espaces ruraux ;
– M. Cédric MONTESINOS, sous-directeur à la direction générale de l’enseignement et de la recherche ;
– M. Emmanuel BOUYER, conseiller référendaire à la Cour des comptes.
Art. 2. – L’arrêté du 19 juin 2023 portant composition du comité de présélection ministériel pour
l’établissement de la liste des candidats présélectionnés pour être auditionnés par le comité de sélection
interministériel pour l’établissement de la liste d’aptitude d’accès au corps des administrateurs de l’Etat
(NOR : AGRS2315974A) est abrogé.
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 14 mai 2024.
Pour le ministre et par délégation :
La secrétaire générale,
C. BIGOT-DEKEYZER
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 29 sur 132
TEXTES GÉNÉRAUX
MINISTÈRE DE LA CULTURE
La ministre de la culture,
Vu le décret no 2009-1393 du 11 novembre 2009 modifié relatif aux missions et à l’organisation de
l’administration centrale du ministère de la culture ;
Vu l’arrêté du 11 mars 1993 modifié portant création d’un comité d’histoire du ministère chargé de la culture,
Arrête :
Art. 1 . – Après l’article 6 de l’arrêté du 11 mars 1993 susvisé, il est inséré un article 6-1 ainsi rédigé :
er
« Art. 6-1. – Le secrétariat du comité est assuré par le secrétariat général du ministère de la culture. »
Art. 2. – Le secrétaire général est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de
la République française.
Fait le 30 avril 2024.
RACHIDA DATI
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 30 sur 132
TEXTES GÉNÉRAUX
MINISTÈRE DE LA CULTURE
ANNEXE
EXTRAITS DE LA CONVENTION CONSTITUTIVE DU GROUPEMENT D’INTÉRÊT PUBLIC
TITRE PREMIER
CONSTITUTION
Article 1er
Constitution et dénomination
Il est constitué entre les personnes désignées à l’article 5 un groupement d’intérêt public (GIP) régi par le
chapitre II de la loi no 2011-525 du 17 mai 2011 de simplification et d’amélioration de la qualité du droit, par ses
décrets d’application et par la présente convention.
La dénomination du groupement est : Mission de préfiguration de MansA-Maison des mondes Africains.
Article 2
Objet et compétence territoriale
2.1. Le groupement d’intérêt public a pour objet
la préfiguration de MansA-Maison des mondes Africains
Pour ce faire, il a notamment pour mission de :
– élaborer une proposition de projet pour MansA-Maison des mondes Africains ;
– identifier le futur lieu et mettre en œuvre toutes les actions nécessaires à l’installation du GIP sur ce lieu ;
– assumer les responsabilités inhérentes à l’occupation des futurs locaux (maîtrise d’ouvrage des travaux
d’aménagement nécessaires, exploitation technique, maintenance générale du lieu) ;
– élaborer le budget de la future structure ;
– concevoir une programmation pluridisciplinaire et déployer les activités temporaires dans des établissements
partenaires, qui seront constitués en réseau ;
– impulser des actions de mobilisations des jeunesses françaises et africaines pour faire de MansA le carrefour
de leurs rencontres et une plate-forme de projets ;
– assurer la communication et les relations publiques et institutionnelles ;
– porter une MansA-Maison des mondes Africains, virtuelle, dont il faudra concevoir le dimensionnement,
assurer le lancement et l’animation ;
– rechercher du mécénat ;
– développer toutes formes de partenariats (institutionnels, publics, privés, artistiques, économiques,
associatifs…) autour d’une démarche partagée.
2.2. Le champ d’intervention du GIP est principalement le territoire national tout en intégrant,
dans son plaidoyer comme dans ses actions, l’étranger
Article 3
Siège
Le siège du groupement est fixé au ministère de la culture, 182, rue Saint-Honoré, 75001 Paris.
Il peut être transféré en tout autre lieu par décision de l’assemblée générale.
Article 4
Durée
Le groupement est constitué pour une durée de 4 ans à compter de la publication de l’arrêté d’approbation au
Journal officiel de la République française. Il peut être prolongé par décision de l’assemblée générale. Cette
décision fera l’objet d’un avenant à la convention constitutive.
Le GIP jouit de la personnalité morale de droit public à compter de la publication de l’arrêté d’approbation au
Journal officiel de la République française.
Article 5
Membres du GIP
Le GIP distingue le collège des membres fondateurs du collège des membres adhérents.
Le GIP est constitué entre les membres fondateurs suivants regroupés en collèges :
– l’Etat, représenté par le ministre chargé de la culture ou son représentant, le ministre chargé de l’Europe et des
affaires étrangères ou son représentant, le ministre chargé de l’éducation et de la jeunesse ou son représentant
et le ministre chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche ou son représentant ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 30 sur 132
– le Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou (SIREN 180 046 021), établissement public à
caractère administratif représenté par la personne assurant sa présidence ;
– l’Institut français (SIREN 529 715 922), établissement public à caractère industriel et commercial, représenté
par la personne assurant sa présidence ;
– le collège des membres adhérents du GIP à la date de signature de la présente convention est constitué des
membres suivants :
– France Volontaires (SIREN 130 030 588), groupement d’intérêt public, 6, rue Truillot, 94200 Ivry-sur-
Seine ;
– Agence française de développement (SIREN 775 665 599), établissement public industriel et commer
cial, 5, rue Roland-Barthes, 75012 Paris ;
– BPI France (SIREN 320 252 489), société anonyme, 27-31, avenue du Général-Leclerc, 94710 Maisons-
Alfort Cedex.
Le GIP peut accueillir de nouveaux membres, dans les conditions prévues à l’article 8.
Article 6
Droits statutaires
Les membres du groupement participent aux décisions de l’assemblée générale en étant répartis au sein de l’un
des deux collèges :
Le collège des membres fondateurs qui détient 76 % des droits de vote dont :
– pour l’Etat : 51 % ;
– pour le Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou : 12,5 % ;
– pour l’Institut Français : 12,5 %.
Le collège des adhérents qui détient 24 % des droits de vote répartis à parts égales entre chaque membre du
collège.
Article 7
Obligations statutaires - Règles de responsabilité
des membres entre eux et à l’égard des tiers.
7.1. Contributions des membres
Le montant de la contribution statutaire des membres est arrêté chaque année par décision de l’Assemblée
générale.
Les contributions statutaires des membres du groupement peuvent être :
– des contributions financières ;
– des contributions non financières sous la forme notamment de mise à disposition sans contrepartie financières
de personnels, de locaux ou d’équipements. Elles font alors l’objet d’une évaluation établie entre le directeur
et le membre et validée par l’assemblée générale.
Les contributions financières, les mises à disposition sans contrepartie financières et les subventions de
fonctionnement ou d’investissement qu’un membre peut verser, le cas échéant, au groupement au-delà de sa
contribution statutaire ne sont pas regardées comme des contributions statutaires.
8.1. Adhésion
Au cours de son existence, le groupement peut accepter l’adhésion de nouveaux membres, par décision de
l’assemblée générale dans les conditions de majorité qualifiée.
Tout nouveau membre est réputé adhérer aux dispositions de la présente convention, ainsi qu’à toutes les
décisions déjà prises par les instances du groupement et qui s’appliquent à ses membres.
Les nouveaux membres intégreront le collège des adhérents prévu à l’article 5.
8.2. Retrait
En cours d’exécution de la convention, tout membre peut se retirer du groupement à l’expiration d’un exercice
budgétaire, sous réserve qu’il ait notifié sa volonté de se retirer du GIP trois (3) mois avant la fin de l’exercice. Le
retrait prend effet au dernier jour de l’exercice en cours, sous réserve de modification de la convention constitutive.
Tout membre qui se retire doit s’acquitter de ses obligations envers le groupement résultant des décisions
antérieures à son retrait, et notamment de toutes les sommes dues par lui au titre de l’exercice en cours. Il demeure
responsable envers les créanciers du groupement des obligations nées antérieurement à son départ et non
acquittées.
8.3. Exclusion
L’exclusion d’un membre peut être prononcée par l’assemblée générale, en cas d’inexécution de ses obligations
ou pour faute grave. Le membre concerné est entendu au préalable.
La décision d’exclusion est notifiée au membre concerné par lettre recommandée avec accusé de réception.
L’exclusion prend effet au jour de la réception par le membre exclu de la lettre recommandée.
Les modalités, notamment financières, de cette exclusion doivent avoir reçu l’accord de l’assemblée générale,
lors d’un vote à la majorité qualifiée.
TITRE II
FONCTIONNEMENT
Article 9
Capital
Le groupement est constitué sans capital.
L’activité du groupement ne donne pas lieu au partage des bénéfices. Les éventuels excédents annuels peuvent
faire l’objet d’une affectation en conformité avec les règles comptables en vigueur.
Article 10
Ressources du groupement
Les ressources du groupement comprennent :
– les contributions statutaires ;
– les subventions ;
– les produits des biens propres ou mis à leur disposition, la rémunération des prestations et les produits de la
propriété intellectuelle ;
– les ressources d’origine contractuelle à l’exception des emprunts ;
– les dons et legs.
Article 11
Régime applicable aux personnels du GIP et son directeur
Les personnels du groupement et son directeur sont soumis au régime défini par le décret no 2013-292
du 5 avril 2013 relatif au régime de droit public applicable aux personnels des groupements d’intérêt public.
Ces personnels peuvent être détachés par les membres du groupement sur contrat pour une durée maximale de
trois ans, renouvelable une fois par reconduction expresse, conformément à leur statut et aux règles générales de la
fonction publique.
Les modalités de rémunération des personnels sont fixées par l’assemblée générale sur proposition du directeur.
Article 12
Propriété des équipements, des logiciels et des locaux
Les biens acquis ou développés en commun par les membres dans le cadre des activités du GIP appartiennent au
groupement. En cas de dissolution du groupement, ils sont dévolus à d’autres personnes conformément aux règles
établies à l’article 20.
Les biens mis à disposition du GIP par les membres ou par d’autres personnes demeurent leur propriété. En cas
de dissolution du GIP, ils sont remis à leur disposition.
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Article 13
Gestion budgétaire et comptable
Le GIP est soumis aux règles de la comptabilité publique. Les dispositions des titres I et III du décret
no 2012-1246 du 7 novembre 2012, y compris celles relatives à la comptabilité budgétaire, sont applicables au
groupement, à l’exclusion des articles relatifs au contrôle budgétaire (articles 220 à 228), en vertu de l’article 229
de ce même décret.
Le budget initial et le, cas échéant, les budgets rectificatifs, sont présentés par le directeur du groupement et
approuvé par l’assemblée générale dans les conditions prévues au titre III du décret précité.
L’exercice budgétaire commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre de l’année civile.
Un règlement financier, adopté par l’assemblée générale, précise les autres règles relatives à la préparation, à
l’adoption et à la présentation du budget initial et des budgets rectificatifs.
Les achats de fournitures, services et travaux du groupement sont soumis au code de la commande publique.
TITRE III
ORGANISATION, ADMINISTRATION ET REPRÉSENTATION DU GIP
Article 14
Assemblée générale
14.1. L’assemblée générale est composée de l’ensemble des membres du groupement
Les représentants des membres du groupement à l’assemblée générale et leurs suppléants sont désignés par les
autorités compétentes ou par les assemblées délibérantes de ces membres dans le respect des règles et statuts qui
leur sont propres.
L’assemblée générale élit en son sein un président et un vice-président ou des coprésidents.
Le nombre de voix de chaque membre est proportionnel à ses droits statutaires, tels que définis à l’article 6.
L’assemblée générale est réunie au moins une fois par an sur convocation de la personne ou des personnes qui en
exercent la présidence. La réunion de l’assemblée générale est de droit si elle est demandée par au moins un quart
des membres ou par un ou plusieurs membres détenant conjointement au moins 25 % des droits statutaires.
L’assemblée générale peut être réunie en visioconférence ou en audioconférence.
L’assemblée générale est convoquée vingt jours au moins à l’avance. Ce délai est réduit à cinq jours en cas
d’urgence. La convocation indique l’ordre du jour et le lieu de réunion.
Le vote par procuration est autorisé, dans la limite de deux pouvoirs par personne.
L’assemblée générale délibère valablement si les membres présents ou représentés détiennent au moins
conjointement deux tiers des droits statutaires tels que définis à l’article 6 de la présente convention. Si la réunion
ne peut se tenir valablement, les membres sont convoqués pour une nouvelle réunion dans un délai qui ne peut être
supérieur à un mois. Les délibérations sont alors valables quels que soient les droits détenus par les membres
présents ou représentés.
Les décisions de l’assemblée générale sont adoptées à la majorité simple, sauf stipulations contraires de la
présente convention. La majorité qualifiée exige deux tiers des voix au moins.
Les délibérations de l’assemblée générale font l’objet de procès-verbaux, qui sont signés par son président ou ses
coprésidents, ou le cas échéant son vice-président, et adressés à l’ensemble des membres.
Le directeur du groupement, son adjoint et l’agent comptable assistent, avec voix consultative, aux séances de
l’assemblée générale.
14o L’adoption du programme annuel prévisionnel d’activités et du budget correspondant, y compris, le cas
échéant, les prévisions d’engagement de personnel ;
15o L’adoption du budget et de ses modifications ;
16o L’approbation des comptes de chaque exercice et l’affectation des résultats ;
17o L’adoption du règlement intérieur et du règlement financier du groupement ;
18o La nomination du directeur du groupement ;
19o Les modalités de rémunérations du directeur, ainsi que les modalités, proposées par le directeur, de
rémunération des autres personnels du groupement ;
20o L’autorisation des transactions ;
21o Les principales décisions d’ordre bâtimentaire, notamment les acquisitions, les prises à bail et les décisions
relatives à la maîtrise d’ouvrage et à la passation des marchés relatifs aux études ou aux travaux ;
22o La nomination du liquidateur, la détermination des règles relatives à sa rémunération, ses attributions et
l’étendue de ses pouvoirs ;
23o La fixation des orientations du GIP en ce compris les objectifs scientifiques et culturels.
Dans les matières énumérées aux 1o, 2o, 3o, 4o, 5o, 6o, 7o, 8o, 9o, 10o, 11o, 12o, 14o, 15o et 17o du présent article, les
décisions de l’assemblée générale ne peuvent être prises qu’à la majorité qualifiée.
Article 15
Directeur du groupement
Le directeur du GIP est nommé par l’assemblée générale pour une durée de quatre ans, renouvelable.
Ses modalités de rémunération sont arrêtées par l’assemblée générale, sur proposition de son président ou de ses
coprésidents, et dans le respect du régime applicable au personnel du GIP prévu à l’article 11 de la présente
convention.
Le directeur assure le fonctionnement du groupement sous l’autorité de l’assemblée générale et dans les
conditions fixées par celui-ci.
A cet effet,
– il convoque l’assemblée générale, fixe l’ordre du jour et les résolutions ;
– il structure l’activité et le fonctionnement du GIP et a autorité sur les personnels du groupement ;
– il est ordonnateur des recettes et des dépenses du groupement ;
– il veille aux équilibres budgétaires et financiers du groupement ;
– il propose à l’assemblée générale les modalités de rémunération des personnels ;
– il signe tous les contrats de travail et toutes les conventions ;
– il signe les transactions après autorisation de l’assemblée générale ;
– il représente le GIP en justice et dans les actes de la vie civile ;
– une fois par an, il soumet à l’assemblée générale un rapport d’activité du groupement.
En fonction des choix stratégiques :
– il met en œuvre les décisions de l’assemblée générale en sa qualité de responsable exécutif du GIP ;
– il élabore le projet de budget nécessaire à leur mise en œuvre ;
– il rend compte au président ou aux coprésidents de l’assemblée générale et aux organes délibérants de
l’activité du GIP, notamment à partir d’indicateurs prédéterminés.
Dans les rapports avec les tiers, le directeur du groupement engage le groupement par tout acte entrant dans son
objet.
Il peut déléguer sa signature aux agents placés sous son autorité dans le respect de ses attributions.
En cas de vacance, l’assemblée générale procède à une nouvelle désignation, selon les règles énoncées au
premier alinéa du présent article et dans les meilleurs délais.
Durant cette période de vacance, un membre du personnel du GIP est désigné à la majorité simple par
l’assemblée générale pour assurer l’intérim de la direction.
Article 16
Comité scientifique
Le groupement est doté d’un conseil scientifique et culturel composé de 15 à 20 personnalités qualifiées,
françaises ou étrangères, nommées par l’assemblée générale. Les membres du comité sont nommés pour une durée
de 2 ans par l’assemblée générale. Leurs fonctions sont renouvelables une fois.
Le comité élit parmi ses membres, à la majorité simple, un président, pour deux ans renouvelables une fois.
Le président du comité travaille en lien étroit avec le président ou les coprésidents de l’assemblée générale et le
directeur du groupement. Il assiste avec voix consultative aux réunions de l’assemblée générale. Il arrête l’ordre du
jour et convoque le comité au moins une fois par an en réunion plénière. Le président du comité pourra, le cas
échéant, désigner un membre du comité pour le remplacer en cas d’empêchement.
Le comité est consulté sur les objectifs scientifiques et culturels, le projet scientifique et culturel, la
programmation culturelle, les actions de préfiguration avant soumission à l’assemblée générale. Ses avis et
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TITRE IV
DISPOSITIONS DIVERSES
Article 17
Productions du GIP
Les productions du GIP sont protégées par la propriété intellectuelle, plus particulièrement par les règles
applicables aux droits d’auteur et aux marques, telles que prévues par le code de la propriété intellectuelle.
TITRE V
LIQUIDATION DU GIP
Article 18
Dissolution
Le groupement est dissous par :
1o Décision des deux tiers des membres de l’assemblée générale ;
2o Décision de l’autorité administrative qui a approuvé la convention constitutive, notamment en cas d’extinction
de l’objet ;
3o Par l’arrivée du terme de la convention constitutive si elle n’est pas renouvelée.
La dissolution du groupement entraîne sa liquidation, mais la personnalité morale du groupement subsiste pour
les besoins de celle-ci.
Les membres du groupement restent tenus par leurs obligations jusqu’à l’extinction du dernier contrat.
Article 19
Liquidation
L’assemblée générale nomme un liquidateur et détermine les règles relatives à leur rémunération. Les
attributions et l’étendue des pouvoirs du liquidateur sont fixées par l’assemblée générale.
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Article 20
Dévolution des actifs
Après paiement des dettes et, le cas échéant, remboursement du capital ou reprise des apports, l’excédent d’actif
est attribué à un ou plusieurs bénéficiaires conformément aux décisions prises par l’assemblée générale du
groupement, à l’exception des éventuels éléments de propriété intellectuelle qui seront rétrocédés aux membres du
groupement les ayant apportés.
Article 21
Condition suspensive
La présente convention est conclue sous réserve de son approbation et de sa publication par les autorités
compétentes dans les conditions prévues par le décret no 2012-91 du 26 janvier 2012 relatif aux groupements
d’intérêt public.
Article 22
Conciliation et compétence juridictionnelle
En cas de désaccord quant à l’interprétation ou l’exécution de la présente convention, les membres s’engagent à
recourir préalablement avant tout recours contentieux à une procédure de conciliation amiable. Le futur règlement
intérieur et financier en précisera les modalités.
En cas d’échec de cette procédure amiable, la partie la plus diligente pourra saisir le tribunal administratif de
Paris d’un recours dans les formes prévues par le code de justice administrative.
Fait à Paris, le 28 février 2024, en neuf exemplaires.
Pour l’Etat : Pour les autres membres :
Pour le ministre de l’Europe Pour le Centre national d’art
et des affaires étrangères : et de culture Georges-Pompidou :
Le directeur général de la mondialisation, Le président,
A. LECHEVALLIER L. LE BON
Pour la ministre de la culture : Pour l’Institut français :
Le secrétaire général, La présidente,
L. ALLAIRE E. NGUYEN BINH
Pour la ministre de l’éducation nationale Pour l’Agence française de développement :
et de la jeunesse Le directeur général,
et pour la ministre de l’enseignement supérieur R. RIOUX
et de la recherche : Pour le GIP France Volontaires :
Le secrétaire général, Le directeur général,
T. LE GOFF Y. DELAUNAY
Pour BPI France :
Le directeur général,
N. DUFOURCQ
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TEXTES GÉNÉRAUX
MINISTÈRE DE LA CULTURE
Par arrêté de la ministre de la culture et du ministre de l’Europe et des affaires étrangères en date du 17 mai 2024,
les biens culturels suivants :
– Mosaïque pariétale représentant un navire dans un port (fac-simile moderne d’une mosaïque romaine,
l’originale est conservée aux musées Capitolins), 1936, plâtre, 206 × 194 × 10 cm, inv. : MCR 983 ;
– Bas-relief représentant une scène de déchargement d’un navire (fac-simile moderne d’un bas-relief romain
appartenant à la collection Torlonia), vers 1930, plâtre, 36 × 46 × 6 cm, inv. : MCR 3666,
appartenant au musée Museo della Civiltà Romana, Rome, Italie,
prêtés à l’exposition « ESCALE EN MÉDITERRANÉE ROMAINE, LES PORTS ANTIQUES DE
NARBONNE » organisée et présentée au musée Narbo Via, Narbonne, du 13 juin 2024 au 5 janvier 2025, sont
insaisissables pendant la période de leur prêt à la France du 24 mai 2024 au 8 janvier 2025, en application des
dispositions de l’article 61 de la loi no 94-679 du 8 août 1994 modifiée, portant diverses dispositions d’ordre
économique et financier.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 32 sur 132
TEXTES GÉNÉRAUX
sources de rayonnements ionisants et lots de sources radioactives contre les actes de malveillance que doit prendre
le responsable d’une activité nucléaire mentionnée à l’article L. 1333-1 du code de la santé publique, pour le champ
d’application défini à l’article 2.
Un acte de malveillance entendu au sens de l’annexe 13-7 du code de la santé publique est défini comme un vol,
un détournement, une détérioration volontaire d’une source de rayonnements ionisants ou tout autre acte visant à
causer intentionnellement des risques ou inconvénients pour les intérêts mentionnés à l’article L. 1333-7 du code
de la santé publique.
Pour la justification du niveau de protection devant figurer dans la demande mentionnée à l’article 7, l’acteur
malveillant sera considéré comme amateur, non armé, dont le but est de :
– faciliter ou viser le vol ou le détournement de sources de rayonnements ionisants ;
– faciliter ou viser à produire des dommages.
Il pourra, le cas échéant, agir par malveillance interne en disposant de droits d’accès légitimes.
II. – Les dispositions du présent arrêté concernent les sources de rayonnements ionisants et lots de sources
radioactives de catégories A, B, C et D tels que définis à l’annexe 13-7 du code de la santé publique. Pour les
sources de catégorie D, seules les exigences fixées au chapitre Ier, aux articles 7, 15 et 16 et au chapitre VI du
présent arrêté sont applicables.
Pour les sources scellées et matériels contenant des peintures radioluminescentes, ces dispositions s’appliquent
que le matériel soit en service, en attente de reprise ou d’évacuation.
Les dispositions du présent arrêté ne s’appliquent pas :
– aux sources de rayonnements ionisants dont l’activité ou l’activité massique est inférieure aux valeurs limites
d’exemption fixées respectivement aux deuxième et troisième colonnes du tableau 2 de l’annexe 13-8 à la
première partie du code de la santé publique ;
– aux sources de rayonnements ionisants qui sont des matières nucléaires au sens de l’article L. 1333-1 du code
de la défense.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 32 sur 132
III. – La catégorie d’une source de rayonnements ionisants ou d’un lot de sources radioactives est établie
conformément à l’article R. 1333-14 du code de la santé publique. Si un doute existe quant au caractère scellé ou
non scellé de la source radioactive, les dispositions à mettre en œuvre sont celles qui s’appliqueraient en
considérant que cette source est scellée.
Art. 2. – En application des IV et VI de l’article L. 1333-9 du code de la santé publique, le présent arrêté
s’applique aux activités nucléaires exercées :
– dans les emprises placées sous l’autorité du ministre de la défense ;
– dans les installations et activités nucléaires intéressant la défense mentionnées à l’article L. 1333-15 du code
de la défense ;
– pour les transports de substances radioactives placés sous l’autorité du ministre de la défense à destination ou
en provenance de ces emprises ou installations.
Art. 3. – N’entrent pas dans le champ d’application du chapitre III du présent arrêté, les sources de
rayonnements ionisants ou lots de sources détenus ou mis en œuvre :
– dans les installations mentionnées à l’article L. 1411-1 du code de la défense ;
– pour les transports relevant du régime du contrôle gouvernemental de l’intégrité des moyens nécessaires à la
mise en œuvre de la politique de dissuasion ;
– dans les emprises ou installations désignées par le ministre de la défense comme points d’importance vitale du
sous-secteur « activités militaires de l’Etat » ;
– dans les installations militaires de sensibilité haute justifiant d’un niveau de protection équivalent à celui d’un
point d’importance vitale du sous-secteur « activités militaires de l’Etat » ;
– pour les transports relevant du régime de la protection et du contrôle des matières nucléaires dans les
installations et lors de leur transport.
Art. 4. – Les termes : « catégorie d’une source de rayonnements ionisants », « cession d’une source de
rayonnement ionisants », « détention de sources de rayonnements ionisants », « lot de sources radioactives »,
« source radioactive », « source radioactive scellée », « source scellée de haute activité » et « utilisation » ont le
sens fixé à l’annexe 13-7 de la première partie du code de la santé publique.
Aux fins du présent arrêté, on entend par :
– « accéder à une source », le fait, pour une personne, de franchir la barrière ou les barrières physiques requises
par la protection d’une source de rayonnements ionisants ou d’un lot de sources radioactives, pour quelque
motif que ce soit ;
– « barrière physique », tout dispositif physique pouvant empêcher ou ralentir un accès non autorisé à une
source de rayonnements ionisants ou à un lot de sources radioactives ;
– « convoyage », le fait de réaliser ou de participer au changement de localisation d’une source de
rayonnements ionisants, y compris sans véhicule ou au sein d’une même emprise ou installation. Le
changement de localisation inclut les opérations de chargement et de déchargement, de surveillance, de
transfert depuis la remise de la source au convoyeur au point de départ jusqu’à sa remise au destinataire ;
– « chef d’organisme », le commandant d’une formation administrative au sens de l’article R. 3231-10 du code
de la défense ;
– « contrôle interne », processus que doivent mettre en place les organismes ou établissements pour s’assurer de
l’efficacité des dispositifs de protection des installations et des activités dont ils sont responsables en matière
de protection des sources de rayonnements ionisants et, le cas échéant, pour prendre les mesures correctives
nécessaires ;
– « contrôle externe », processus mesurant l’écart entre le dispositif de protection mis en œuvre sur un site et les
normes ministérielles en vigueur ;
– « dispositif mobile ou portable », dispositif destiné à l’utilisation de la source radioactive qu’il contient,
déplaçable par une personne seule sans moyen de manutention auxiliaire ;
– « émetteur », l’entité autorisée, enregistrée ou déclarée qui met à disposition une source de rayonnements
ionisants ou un lot de sources radioactives pour qu’ils soient transportés ou qui les transporte elle-même ;
– « établissement », installations et activités nucléaires intéressant la défense qui ne sont pas situées dans une
emprise sous l’autorité du ministre de la défense au sens du VI de l’article L. 1333-9 du code de la santé
publique ;
– « événement de malveillance » :
• tout écart détecté à l’occasion de la vérification prévue à l’article 16 ;
• tout fait anormal laissant suspecter un acte malveillant à l’encontre d’une source de rayonnements ionisants
ou d’un lot de sources radioactives, y compris s’il est détecté par le système de protection contre la
malveillance ;
• toute intrusion, suspicion ou tentative d’intrusion, acte ou tentative d’acte de malveillance visant une source
de rayonnements ionisants ou un lot de sources radioactives ;
• toute compromission des informations sensibles, tout accès ou tentative d’accès non autorisé aux
informations sensibles ;
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• toute autre situation ayant conduit à une défaillance partielle ou totale du système de protection contre la
malveillance ;
– « informations sensibles », informations portant sur les moyens ou mesures mis en œuvre pour protéger les
sources de rayonnements ionisants ou lots de sources radioactives contre les actes de malveillance, qui bien
que non classifiées ni protégées au sens de l’instruction générale interministérielle 1300, nécessitent la mise en
place de mesures de protection particulières ;
– « matériel utilisé par le combattant », équipements et matériels individuels et/ou collectifs utilisés par le
combattant dans le cadre de la préparation opérationnelle, de l’entraînement et de sa projection en opération
extérieure ;
– « organismes », les états-majors, directions et services du ministère de la défense ;
– « stratégie de protection contre la malveillance », les orientations générales relatives à la protection des
sources de rayonnements ionisants et lots de sources radioactives contre les actes de malveillance validées par
le chef d’organisme ou le chef d’établissement, qui oriente et contrôle l’exercice de l’activité nucléaire ;
– « récepteur », l’entité autorisée, enregistrée ou déclarée qui prend en charge une source de rayonnements
ionisants ou un lot de sources radioactives à l’issue d’un transport ;
– « système de protection contre la malveillance », l’ensemble des dispositions techniques, organisationnelles et
humaines déployées par le responsable de l’activité nucléaire ou dont il dispose pour assurer la protection des
sources de rayonnements ionisants ou lots de sources radioactives contre les actes de malveillance, dans les
emprises ou installations, pendant les transports et sur chantier. Ces dispositions incluent notamment des
mesures de dissuasion, de prévention, de détection, y compris toutes les dispositions utiles pour s’assurer de la
réalité d’un événement détecté, de retardement, d’alerte et de préparation à l’intervention des forces de
sécurité intérieure. Elles portent également sur la protection des informations sensibles ;
– « transport », l’activité nucléaire consistant en tout convoyage sur la voie publique d’une source de
rayonnements ionisants ou d’un lot de sources radioactives, y compris les arrêts, stationnements et
entreposage en transit entre l’émetteur et le récepteur.
CHAPITRE II
PARTAGE DES RESPONSABILITÉS - AMÉNAGEMENTS
Art. 5. – La direction de la protection des installations, moyens et activités de la défense propose au ministre de
la défense les mesures de protection contre la malveillance des sources de rayonnements ionisants ou lots de
sources radioactives à prendre par les responsables d’activité nucléaire, pour le champ d’application défini à
l’article 2.
La mise en œuvre de ces dispositions ne fait pas l’objet d’une demande d’instruction préalable à une autorité
administrative mais est vérifiée par les autorités de contrôle définies à l’article 6.
Art. 6. – I. – Le délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant
la défense assure, pour le compte du ministre de la défense, le contrôle externe des mesures de protection des
sources de rayonnements ionisants ou lots de sources radioactives dans les installations et activités nucléaires
intéressant la défense mentionnées à l’article L. 1333-15 du code de la défense.
II. – Le contrôle général des armées assure le contrôle externe des mesures de protection des sources de
rayonnements ionisants ou lots de sources radioactives dans les emprises placées sous l’autorité du ministre de la
défense et pour les transports à destination ou en provenance de ces emprises, à l’exception des installations et
activités nucléaires intéressant la défense.
III. – Le contrôle interne des mesures de protection des sources de rayonnements ionisants ou lots de sources
radioactives est assuré par les organismes ou établissements conformément aux dispositions ministérielles prises
pour la défense-sécurité des installations, moyens et activités relevant du ministre de la défense.
Art. 7. – La direction de la protection des installations, moyens et activités de la défense peut, sur présentation
d’une demande dûment argumentée du responsable d’activité nucléaire, aménager l’application des dispositions du
présent arrêté, pour prendre en compte les spécificités d’une activité nucléaire.
Le responsable de l’activité nucléaire autorisée, enregistrée ou déclarée à la date de publication du présent arrêté
qui souhaite bénéficier d’aménagements des dispositions du présent arrêté adresse à la direction de la protection
des installations, moyens et activités de la défense, une demande comportant :
– les prescriptions concernées ;
– la justification de l’impossibilité de satisfaire à ces prescriptions dans des conditions économiquement
acceptables, compte tenu de la situation de son installation ou transport et de l’état des connaissances et des
pratiques ;
– les dispositions alternatives prévues et la justification du niveau de protection au moins équivalent offert par
rapport aux prescriptions concernées. Cette justification devra permettre de respecter l’inéquation de
protection définie dans les dispositions ministérielles prises pour la défense-sécurité des activités, moyens et
installations relevant du ministre de la défense.
Le responsable de l’activité nucléaire adresse cette demande à l’autorité dès qu’il a identifié une impossibilité de
satisfaire aux prescriptions du présent arrêté.
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CHAPITRE III
SYSTÈME DE PROTECTION CONTRE LA MALVEILLANCE
A. – Dispositions communes
Art. 8. – I. – Le responsable de l’activité nucléaire met en place un système de protection contre la
malveillance répondant aux exigences du présent arrêté. Ce système est conçu en tenant compte de la catégorie des
sources de rayonnements ionisants, des modalités habituelles d’exercice de l’activité nucléaire ainsi que des aléas
raisonnablement prévisibles.
II. – Sous réserve du IV ci-dessous :
– une barrière physique au moins est interposée entre la source de rayonnements ionisants ou le lot de sources
radioactives et les personnes non autorisées à y accéder ;
– les points de franchissement des barrières physiques sont verrouillés en permanence.
III. – Pour les sources de rayonnements ionisants ou lots de sources mis en œuvre dans des articles marqués avec
de la peinture radioluminescente, seules les dispositions de protection décrites au II ci-dessus sont requises.
IV. – Lorsque la mise en place ou le verrouillage d’une barrière physique est incompatible avec l’utilisation ou le
transport de sources de rayonnements ionisants ou lots de sources radioactives, les sources ou lots sont placés sous
la surveillance permanente d’une personne autorisée selon les dispositions des articles R. 1333-148 à R. 1333-151
du code de la santé publique.
V. – La gestion du contrôle d’accès des personnes aux lieux où les sources de rayonnements ionisants ou lots de
sources sont détenus ou utilisés est décrite dans le plan de protection contre la malveillance prévu à l’article 25. Les
modalités de délivrance, de retrait ou désactivation des droits d’accès, de verrouillage et déverrouillage des
ouvrants des barrières et d’activation et désactivation des dispositifs de détection et d’alarme y sont en particulier
précisées.
VI. – Les dispositions de protection des sources de rayonnements ionisants ou lots de sources mis en œuvre dans
le matériel utilisé par le combattant en opération et dans le cadre de la préparation opérationnelle et de
l’entraînement pourront être adaptées afin d’assurer un niveau de protection équivalent au II mentionné ci-dessus.
Art. 9. – I. – Les moyens matériels du système de protection contre la malveillance sont choisis et installés de
manière à répondre aux caractéristiques retenues dans le système de protection contre la malveillance.
Ils font l’objet d’un programme de maintenance préventive établi par le responsable de l’activité nucléaire. Ce
programme tient compte notamment des recommandations des fabricants ou fournisseurs et installateurs des
dispositifs concernés.
Le responsable de l’activité nucléaire conserve, tant que ces moyens participent au système de protection contre
la malveillance, l’ensemble des éléments lui ayant permis d’établir ce programme.
II. – Les systèmes d’information destinés au traitement, au stockage ou à la transmission des informations
sensibles font l’objet de mesures de protection prévues par les dispositions interministérielles prises pour la
protection des systèmes d’information sensibles.
Art. 10. – Le responsable de l’activité nucléaire prend toute mesure appropriée pour compenser, dans les
meilleurs délais et aussi longtemps qu’elles subsistent, les défaillances, dégradations ou indisponibilités,
programmées ou non, des moyens matériels ou humains prévus dans le système de protection contre la
malveillance. Pour les indisponibilités programmées et les défaillances ou dégradations raisonnablement
prévisibles, ces mesures compensatoires sont définies dans le plan de protection contre la malveillance prévu à
l’article 25.
Les actions nécessaires au retour en mode nominal du système de protection contre la malveillance sont décidées
et réalisées avec pour objectif de réduire autant que possible la durée pendant laquelle les défaillances,
dégradations ou indisponibilités existent. La mise en œuvre de mesures compensatoires ne peut constituer le seul
motif pour différer le retour en mode nominal.
Art. 21. – Lorsqu’une ou des sources radioactives sont contenues dans un dispositif et que la mise en œuvre de
ce dispositif implique l’usage d’une commande à distance, le responsable de l’activité prend des dispositions pour
que seules les personnes qu’il a autorisées en application des articles R. 1333-148 à R. 1333-151 du code de la
santé publique et formées à cet effet puissent utiliser la commande à distance.
Art. 22. – En application du dernier alinéa du I de l’article R. 1333-148 du code de la santé publique, lorsque,
pour accéder à une source de rayonnements ionisants ou lot de sources radioactives, une personne autorisée à cet
effet accompagne une personne non autorisée, sont enregistrés :
– les nom, prénom et éventuel chef d’organisme ou chef d’établissement de la personne accompagnée ;
– le motif de l’accès ou de la participation au transport ;
– les dates et heures de début et de fin d’accès ou de début et de fin de transport ;
– les nom et prénom de l’accompagnant, ainsi que sa signature ;
– les commentaires éventuels de l’accompagnant.
Art. 23. – I. – Tout événement de malveillance est enregistré et fait l’objet d’une analyse dans des délais
adaptés aux enjeux, qui ne dépassent pas deux mois. Le responsable de l’activité nucléaire s’assure que cet
enregistrement et cette analyse sont réalisés et permettent :
– de décrire les circonstances détaillées de l’événement ;
– d’évaluer les conséquences réelles et potentielles de l’événement sur les intérêts mentionnés à
l’article L. 1333-7 du code de la santé publique ;
– d’identifier les causes de l’événement, qu’elles soient de nature technique, organisationnelle ou humaine et les
dispositions qui pourraient atténuer les conséquences réelles de l’événement ;
– de déterminer les dispositions à mettre en œuvre pour prévenir le renouvellement d’un tel événement ou d’un
événement similaire ;
– de définir un calendrier pour la mise en œuvre, dans des délais adaptés aux enjeux et à la facilité de cette mise
en œuvre, des dispositions identifiées.
L’analyse est documentée et les actions mises en œuvre à la suite d’un événement de malveillance sont
enregistrées, avec leur date de mise en œuvre effective.
II. – Pour l’application de l’article R. 1333-22 du code de la santé publique, le responsable de l’activité nucléaire
fournit toutes les informations utiles à une action rapide des services de l’Etat, notamment des forces de sécurité
intérieure, en particulier :
– la date et le lieu de la découverte de l’acte, tentative d’acte ou de la perte ;
– la date et le lieu, le cas échéant supposé, de l’acte, tentative d’acte ou de la perte ;
– la nature, la catégorie et l’activité de la source ou du lot de sources concerné ;
– tout élément pouvant permettre d’identifier les personnes à l’origine de l’acte ou de la tentative d’acte ;
– tout élément pouvant faciliter l’identification de la source ou du lot de sources ;
– tout élément pouvant faciliter la récupération de la source ou du lot de sources ;
– le point de contact pour les autorités, ses coordonnées et son numéro de téléphone ;
– toute autre information qui serait jugée pertinente.
L’autorité compétente chargée du contrôle en matière de protection contre les actes de malveillance devant
recevoir la déclaration prévue au 3o de l’article R. 1333-22 est celle définie à l’article 6 du présent arrêté.
Le responsable de l’activité nucléaire transmet également cette déclaration à la direction de la protection des
installations, moyens et activités de la défense. Pour les organismes, cette déclaration devra se faire via le
traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « FL@SHEVENT » autorisé par décret
du 17 février 2021 susvisé.
Art. 24. – Le responsable de l’activité nucléaire établit un plan de gestion des événements de malveillance qui
décrit les actions à mettre en œuvre lors d’un événement de malveillance et identifie, le cas échéant de manière
nominative, les personnes chargées de les mener.
Dans le cadre de l’élaboration de ce plan, le responsable de l’activité nucléaire prend en compte, le cas échéant,
le plan d’urgence interne défini au II de l’article L. 1333-13 du code de la santé publique et les autres plans ou
consignes d’urgence applicables dans l’emprise ou installation, ou durant le transport.
Art. 25. – Le responsable de l’activité nucléaire formalise et regroupe dans un plan de protection contre la
malveillance :
1o La stratégie de protection contre la malveillance mentionnée aux articles 4 et 17 ;
2o Une description, le cas échéant :
a) Des principales caractéristiques de l’emprise ou installation, de son fonctionnement général, de ses conditions
d’accès, de sa fréquentation, de son environnement et notamment de la localisation des éléments d’intervention les
plus proches ;
b) Des principales caractéristiques des transports impliquant des sources de rayonnements ionisants ou lots de
sources radioactives ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 32 sur 132
3o une description des sources de rayonnements ionisants ou lots de sources radioactives et, selon le cas, de leurs
conditions d’entreposage, d’utilisation ou de transport ;
4o La liste des personnes intervenant ou exerçant une fonction de protection contre la malveillance, en précisant
leurs rôles et responsabilités ;
5o Une description précise du système de protection contre la malveillance et la justification des dispositions
techniques et organisationnelles retenues au regard de la réglementation, en particulier du présent arrêté ;
6o La gestion du contrôle d’accès des personnes aux lieux où les sources de rayonnements ionisants ou lots de
sources sont détenus ou utilisés ainsi que les modalités de délivrance, de retrait ou désactivation des droits d’accès,
de verrouillage et déverrouillage des ouvrants des barrières et d’activation et désactivation des dispositifs de
détection et d’alarme ;
7o Les modalités retenues pour assurer le suivi des sources de rayonnements ionisants ou des lots de sources
radioactives prévu aux articles 15 et 16 du présent arrêté.
Ce plan est une information sensible traitée comme une information à diffusion restreinte et respecte les
dispositions de l’article 28.
Art. 26. – Une vérification de bon fonctionnement est réalisée immédiatement après toute opération de
maintenance ou modification d’un élément du système de protection ou toute suspicion de dégradation, défaillance
ou indisponibilité non programmée. Ces vérifications de bon fonctionnement sont enregistrées selon les modalités
prévues à l’article 29.
Art. 27. – Le responsable de l’activité nucléaire s’assure, par des exercices réalisés périodiquement, de
l’efficacité du plan de gestion des événements de malveillance établi en application de l’article 24. Ces exercices
font l’objet d’un rapport analysant leur déroulement et présentant les enseignements tirés ainsi que les éventuelles
actions correctives et d’amélioration identifiées.
Ces exercices sont réalisés :
– au moins une fois par an pour les sources de rayonnements ionisants ou lots de sources radioactives de
catégorie A ;
– au moins une fois tous les deux ans pour ceux de catégorie B ;
– au moins une fois tous les trois ans pour ceux de catégorie C.
Art. 28. – I. – Le responsable de l’activité nucléaire s’assure de la protection des informations sensibles et de
leur diffusion uniquement à des personnes ayant le besoin d’en connaître.
II. – Ces informations sensibles, sous forme papier ou numérique, sont placées dans des meubles ou locaux
verrouillés.
Art. 29. – Les registres, programmes, enregistrements des mesures compensatoires, résultats des contrôles,
plans, rapports, enregistrements, listes, vérifications et enregistrements du suivi des actions correctives, prévus par
le présent arrêté sont conservés et tenus à disposition des agents chargés du contrôle de l’application des
dispositions du présent arrêté pendant une durée minimum de cinq ans.
Art. 30. – I. – Le responsable de l’activité nucléaire organise et met en œuvre une revue annuelle des exigences
réglementaires pour ce qui concerne la protection des sources contre les actes de malveillance.
Cette revue porte également sur la mise à jour du plan de gestion des événements de malveillance prévu à
l’article 24 et du plan de protection contre la malveillance prévu à l’article 25.
II. – Cette revue est enregistrée avec mention de :
– leur date ;
– leur nature ;
– les noms et qualités de la ou des personnes les ayant effectués ;
– les résultats obtenus et les éventuelles non-conformités relevées.
III. – Toute non-conformité mise en évidence fait l’objet d’un traitement formalisé destiné à la corriger dans des
délais adaptés aux enjeux et, dans l’intervalle, à assurer la protection des sources de rayonnements ionisants ou lots
de sources radioactive. A cette fin, les mesures conservatoires ou compensatoires à mettre immédiatement en
œuvre sont identifiées puis mises en place, les actions correctives à mettre en œuvre, les échéances et modalités
associées sont définies, puis leur mise en place effective est vérifiée.
CHAPITRE VI
MESURES D’APPLICATION
Art. 31. – Le présent arrêté sera, à l’exception des annexes, publié au Journal officiel de la République
française.
Ces annexes peuvent être obtenues auprès de la direction de la protection des installations, moyens et activités de
la défense par toute personne qui en fait la demande et justifie du besoin d’en connaître.
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TEXTES GÉNÉRAUX
Arrêté du 13 mai 2024 modifiant l’arrêté du 5 février 2008 pris en application du décret no 2002-22
du 4 janvier 2002 relatif à la situation administrative et financière des personnels des
établissements d’enseignement français à l’étranger
NOR : EAEA2410159A
Le ministre de l’Europe et des affaires étrangères et le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des
finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics,
Vu le décret no 2002-22 du 4 janvier 2002 modifié relatif à la situation administrative et financière des personnels
des établissements d’enseignement français à l’étranger ;
Vu l’arrêté du 5 février 2008 modifié pris en application du décret no 2002-22 du 4 janvier 2002 relatif à la
situation administrative et financière des personnels des établissements d’enseignement français à l’étranger,
Arrêtent :
Art. 1 . – L’annexe 2 de l’arrêté du 5 février 2008 susvisé est ainsi modifiée :
er
1o Les mots : « Au 1er avril 2023 » sont remplacés par les mots : « Au 1er avril 2024 » ;
2o Le tableau 1 et le tableau 2 sont respectivement remplacés par le tableau 1 et le tableau 2 de l’annexe du
présent arrêté.
Art. 2. – La directrice générale de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger et la directrice du budget
au ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sont chargées, chacune en
ce qui la concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui prendra effet le 1er avril 2024 et qui sera publié au Journal
officiel de la République française.
Fait le 13 mai 2024.
Le ministre de l’Europe
et des affaires étrangères,
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur des affaires financières,
A. MOROIS
Le ministre délégué auprès du ministre de l’économie,
des finances et de la souveraineté industrielle et numérique,
chargé des comptes publics,
Pour le ministre et par délégation :
Le sous-directeur
chargé de la 7e sous-direction
de la direction du budget,
L. PASQUIER DE FRANCLIEU
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 33 sur 132
ANNEXE
Tableau 1
Frais de scolarité
Pays de résidence (rythme sud) Enfants de moins Enfants de plus
frais de scolarité (montant annuel) de 10 ans Enfants de 10 à 15 ans de 15 ans
Tableau 2
Droits de première inscription
Pays de résidence (rythme sud) Enfants de moins Enfants de plus
Droit de première inscription (montant annuel) de 10 ans Enfants de 10 à 15 ans de 15 ans
TEXTES GÉNÉRAUX
Publics concernés : services de l’Etat, professionnels, maîtres d’ouvrage, associations, bureaux d’études.
Objet : expérimentation d’un certificat projet dans les friches.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le 1er juin 2024.
Notice : l’article 212 de la loi no 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et
renforcement de la résilience face à ses effets a institué, à titre expérimental et pour une durée de trois ans, un
certificat de projet dans les friches.
Le décret précise les modalités de dépôt de la demande de certificat de projet dans les friches et le contenu de
celle-ci. Il définit également les modalités d’instruction et de délivrance du certificat, qui sera délivré par un
guichet unique. Il prévoit enfin l’articulation de ce dispositif avec les dispositions relatives à l’évaluation
environnementale, à l’archéologie préventive, ainsi qu’avec la délivrance du certificat d’urbanisme prévu par le
code de l’urbanisme.
Références : le décret est pris pour l’application de l’article 212 de la loi no 2021-1104 du 22 août 2021 portant
lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets. Il peut être consulté sur le
site Légifrance ([Link]
Le Président de la République,
Sur le rapport du Premier ministre et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires,
Vu le code de l’environnement, notamment ses articles L. 122-1, L. 122-1-2, R. 122-2, R. 122-3-1 et R. 122-4 ;
Vu le code du patrimoine, notamment ses articles L. 522-5 et R. 523-1 à R. 523-14 ;
Vu le code des relations entre le public et l’administration, notamment ses articles L. 112-11,
L. 231-5 et R. 112-12-1 ;
Vu le code de l’urbanisme, notamment ses articles L. 111-26, L. 410-1, R*. 410-1 à R*. 410-20 et R. 423-18 ;
Vu la loi no 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la
résilience face à ses effets, notamment son article 212 ;
Vu l’avis du Conseil national d’évaluation des normes en date du 7 mars 2024 ;
Le Conseil d’Etat (section des travaux publics) entendu ;
Le conseil des ministres entendu,
Décrète :
Art. 1 . – I. – La demande d’un certificat de projet dans les friches au sens de l’article L. 111-26 du code de
er
l’urbanisme prévue à l’article 212 de la loi du 22 août 2021 susvisée est adressée au préfet du département dans
lequel est situé le projet. Lorsque le projet est situé sur le territoire de plusieurs départements, la demande est
adressée au préfet du département où doit être réalisée la plus grande partie du projet.
La demande est soit adressée par pli recommandé avec demande d’avis de réception, soit déposée en préfecture,
soit envoyée par voie électronique. Lorsqu’elle est présentée en format papier, elle est produite en quatre
exemplaires.
Elle comporte :
1o L’identité du demandeur ;
2o La localisation, la nature et les caractéristiques principales du projet ;
3o Une description succincte de l’état initial des espaces concernés par le projet et ses effets potentiels sur
l’environnement.
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TEXTES GÉNÉRAUX
Le ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé des
transports,
Vu la directive 2012/34/UE du parlement européen et du Conseil du 21 novembre 2012 établissant un espace
ferroviaire unique européen (refonte), notamment son article 2 ;
Vu la décision d’exécution de la Commission européenne du 13 mars 2023 relative à l’importance stratégique de
certaines infrastructures ferroviaires en France conformément à l’article 2, paragraphe 4, de la directive
2012/34/UE du Parlement européen et du Conseil ;
Vu la décision d’exécution de la Commission européenne du 31 août 2023 concernant l’infrastructure ferroviaire
locale « Jarville-Mirecourt-Vittel » en France à considérer comme étant dépourvue d’importance stratégique au
sens de l’article 2, paragraphe 4, de la directive 2012/34/UE du Parlement européen et du Conseil ;
Vu la décision d’exécution de la Commission européenne du 30 novembre 2023 concernant l’infrastructure
ferroviaire locale en France sur la ligne « Molsheim – Saint-Dié-des-Vosges et Saint-Dié-des-Vosges – Arches » à
considérer comme étant dépourvue d’importance stratégique au sens de l’article 2, paragraphe 4, de la directive
2012/34/UE du Parlement européen et du Conseil ;
Vu le code des transports, notamment son article L. 2122-2 ;
Vu l’avis du Conseil national d’évaluation des normes en date du 8 février 2024 ;
Vu l’avis de l’Autorité de régulation des transports en date du 14 mars 2024,
Arrête :
Art. 1 . – Compte tenu de leur absence d’importance stratégique pour le marché ferroviaire européen constatée
er
par les décisions d’exécution susvisées, les infrastructures ferroviaires du réseau ferré national listées ci-après
bénéficient des exemptions prévues par le II de l’article L. 2122-2 du code des transports :
– ligne no 485 000 entre Guingamp et Carhaix ;
– ligne no 486 000 entre Guingamp et Paimpol ;
– ligne no 668 000 entre Montréjeau (exclu) et Bagnères-de-Luchon ;
– ligne no 805 000 entre Alès et Robiac ;
– ligne no 808 000 entre Robiac et Bessèges ;
– ligne no 040 000 entre Jarville-la-Malgrange et Mirecourt ;
– ligne no 030 000 entre Mirecourt et Hymont ;
– ligne no 035 000 entre Hymont et Vittel ;
– ligne no 110 000 entre Molsheim (exclu) et Saint-Dié-des-Vosges (exclu) ;
– ligne no 062 000 entre Saint-Dié-des-Vosges (exclu) et Arches (exclu).
Art. 2. – S’agissant des sections visées à l’article 1er de la ligne no 040 000, reliant Jarville-la-Malgrange à
Xeuilley, et de la ligne no 805 000, reliant Alès à Salindres :
– l’accès aux installations terminales embranchées situées à Neuves-Maisons, à Xeuilley et à Salindres doit être
garanti dans la mesure où les activités économiques desservies par ces connexions requièrent un service de
transport ferroviaire ;
– la tarification des sillons fret doit respecter les principes de la directive du 21 novembre 2012 susvisée et ne
doit pas dépasser les niveaux de la tarification des sillons fret sur le réseau national ;
– l’Autorité de régulation des transports mentionnée au L. 2132-1 du code des transports conserve ses
compétences de supervision, telles que définies à l’article 56 de la directive susvisée, et sera, le cas échéant,
l’autorité compétente en matière de règlement de différends, tel que prévu à l’article L. 1263-1 du même code.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 35 sur 132
Les gestionnaires d’infrastructure des sections de ligne visées par le présent article veilleront à informer
l’Autorité de régulation des transports de toutes demandes d’accès à l’infrastructure émanant d’une entreprise
ferroviaire réalisant des services de transport de fret.
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 3 mai 2024.
Pour le ministre et par délégation :
La directrice des transports ferroviaires
et fluviaux et des ports,
F. TORCHIN
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 36 sur 132
TEXTES GÉNÉRAUX
Publics concernés : les exploitants des réseaux aériens, enterrés ou subaquatiques de toutes catégories
(notamment les réseaux électriques, de gaz, de communications électroniques, d’eau potable, d’assainissement, de
matières dangereuses, de chaleur, ferroviaires ou guidés), ainsi que les prestataires de service auxquels les
maîtres d’ouvrage et les exécutants de travaux peuvent avoir recours pour l’élaboration et le suivi des déclarations
obligatoires préalables aux travaux menés à proximité de ces réseaux.
Objet : fixation pour l’année 2024 du barème hors taxes des redevances instituées par l’article L. 554-2-1 du
code de l’environnement pour financer le téléservice [Link] référençant les réseaux
de transport et de distribution en vue de prévenir leurs endommagements lors de travaux tiers.
Entrée en vigueur : l’arrêté entre en vigueur le lendemain du jour de sa publication au Journal officiel de la
République française.
Notice : l’arrêté précise, pour l’année 2024, les valeurs des termes I1, A, B, D et E utilisés dans les assiettes de
calcul hors taxes des redevances mentionnées aux articles R. 554-10 et R. 554-15 du code de l’environnement.
Références : le présent arrêté peut être consulté sur le site Légifrance ([Link]
Le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires,
Vu le code de l’environnement, notamment son article L. 554-2-1 et la sous-section 2 de la section 1 du
chapitre IV du titre V de son livre V,
Arrête :
Art. 1 . – Les valeurs des termes I1, A et B mentionnés à l’article R. 554-10 du code de l’environnement sont
er
fixées comme suit pour l’année 2024 pour un calcul de redevance hors taxes :
– I1 = 15 000 ;
– A = 0,025 ;
– B = 2/3.
Art. 2. – Les valeurs des termes D et E mentionnés à l’article R. 554-15 du code de l’environnement sont fixées
comme suit pour l’année 2024 pour un calcul de redevance hors taxes :
– D = 5 600 ;
– E = 800.
Art. 3. – La redevance due pour l’année 2024 par un exploitant pour son compte et celui de ses filiales pour
l’ensemble des ouvrages sur le territoire national n’est pas mise en recouvrement lorsque son montant est inférieur
à 30 euros, conformément aux dispositions du dernier alinéa du I de l’article R. 554-10 du code de
l’environnement.
Art. 4. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 7 mai 2024.
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur général
de la prévention des risques,
C. BOURILLET
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TEXTES GÉNÉRAUX
Arrêté du 21 mai 2024 modifiant l’arrêté du 14 décembre 2023 fixant la liste des versions de
voitures particulières électriques ayant atteint le score environnemental minimal conditionnant
l’éligibilité à certaines aides à l’achat ou à la location de véhicules peu polluants
NOR : TRER2413113A
».
Art. 2. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 21 mai 2024.
Le ministre de la transition écologique
et de la cohésion des territoires,
Pour le ministre et par délégation :
La directrice du climat,
de l’efficacité énergétique et de l’air,
D. SIMIU
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur général des entreprises,
T. COURBE
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TEXTES GÉNÉRAUX
Polynésie française reçoivent, dans les limites fixées aux articles 2 à 7 ci-dessous, délégation de pouvoirs du
ministre chargé de l’enseignement supérieur pour le recrutement et la gestion des personnels titulaires et stagiaires
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 38 sur 132
de recherche et de formation régis par le décret du 31 décembre 1985 susvisé des services déconcentrés du
ministère de l’éducation nationale et des établissements publics et institutions mentionnés aux articles 2 et 6,
relevant du ressort de leur académie ou de leur vice-rectorat.
Les délégations de pouvoirs accordées en application du présent arrêté s’appliquent sous réserve :
– des dispositions des conventions conclues entre l’Etat et la Polynésie française en application des articles 61,
169 et 170 de la loi organique no 2004-192 du 27 février 2004, s’agissant des personnels mis à disposition de
la Polynésie française sur ce fondement ;
– des dispositions de la convention conclue entre l’Etat et la Nouvelle-Calédonie en application de l’article 59-1
de la loi organique no 99-209 du 19 février 1999, s’agissant des personnels mis à disposition de la Nouvelle-
Calédonie sur ce fondement.
Art. 2. – Les établissements publics et institutions mentionnés aux articles 3, 4 et 5 du présent arrêté sont les
suivants :
Académie nationale de médecine ;
Académie des sciences d’outre-mer ;
Agence bibliographique de l’enseignement supérieur ;
Centre d’études et de recherches sur les qualifications ;
Centres de ressources, d’expertise et de performance sportives ;
Centre informatique national de l’enseignement supérieur ;
Centre national d’enseignement à distance ;
Centre national des œuvres universitaires et scolaires ;
Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires ;
Centre technique du livre de l’enseignement supérieur ;
Ecole nationale de voile et des sports nautiques ;
Ecole nationale des sports de montagne ;
Etablissement public d’aménagement universitaire de la région Ile-de-France ;
Etablissement public du musée du quai Branly-Jacques Chirac ;
Fondation Maison des sciences de l’homme ;
France Education international ;
Institut de France ;
Institut français du cheval et de l’équitation ;
Institut national du sport et de l’éducation physique ;
Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire ;
Musée national du sport ;
Office national d’information sur les enseignements et les professions ;
Réseau Canopé.
Art. 3. – Les recteurs d’académie et les vice-recteurs reçoivent délégation de pouvoirs pour le recrutement des
adjoints techniques de recherche et de formation et des techniciens de recherche et de formation relevant des
services déconcentrés du ministère de l’éducation nationale et des établissements publics et institutions mentionnés
à l’article 2.
Art. 4. – Les pouvoirs délégués aux recteurs d’académie et aux vice-recteurs pour la gestion des personnels
appartenant aux corps mentionnés à l’article 1er, relevant des services déconcentrés du ministère de l’éducation
nationale et des établissements publics et institutions mentionnés à l’article 2 sont les suivants :
1o Autorisation de cumul d’activités prévue par le décret du 30 janvier 2020 susvisé ;
2o Octroi des congés prévus aux articles L. 214-1, L. 215-1, L. 422-1 et L. 515-1, aux titres II, III et IV du
livre VI et aux sections 1 à 4 du chapitre II du titre II du livre VIII du code général de la fonction publique, sauf
pour les cas où l’avis du conseil médical supérieur est requis ;
3o Octroi du bénéfice d’un temps partiel conformément aux dispositions du code général de la fonction publique
et du décret du 20 juillet 1982 susvisé ;
4o Octroi du congé bonifié prévu par le décret du 20 mars 1978 susvisé et par le décret du 27 juin 2014 susvisé ;
5o Octroi du congé administratif prévu par le décret du 26 novembre 1996 susvisé ;
6o Octroi des congés prévus aux articles 17 à 24 du décret du 7 octobre 1994 susvisé, sauf pour les cas où l’avis
du conseil médical supérieur est requis ;
7o Gestion des congés prévus par le décret du 22 septembre 1998 susvisé ;
8o Octroi du temps partiel pour raison thérapeutique prévu à l’article L. 823-1 du code général de la fonction
publique, sauf pour les cas où l’avis du conseil médical supérieur est requis ;
9o Ouverture du droit à la prise en charge des frais de changement de résidence en application des dispositions
des décrets du 12 avril 1989, du 28 mai 1990 et du 22 septembre 1998 susvisés ;
10o Ouverture du droit à l’attribution de l’indemnité d’éloignement en application des dispositions du décret
du 27 novembre 1996 susvisé ;
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2o Prolongation de stage et nomination en qualité de titulaire des adjoints techniques et des adjoints techniques
principaux de 2e classe ;
3o Etablissement du tableau d’avancement pour l’accès au grade supérieur ;
4o Nomination au grade supérieur ;
5o Classement dans le corps ;
6o Classement dans le grade ;
7o Mise en position de détachement en application des 1o, 2o, 3o, 4o, 5o, 6o, 7o, 9o, 13o et 14o de l’article 14 du décret
du 16 septembre 1985 susvisé ;
8o Opérations de mutations interacadémiques et intra-académiques ;
9o Octroi de la protection prévue à l’article L. 134-1 du code général de la fonction publique ;
10o Sanctions disciplinaires des deuxième, troisième et quatrième groupes définies à l’article L. 533-1 du code
général de la fonction publique ;
11o Sanctions disciplinaires définies aux 3o, 4o et 5o de l’article 10 du décret du 7 octobre 1994 susvisé ;
12o Acceptation des démissions ;
13o Licenciement ;
14o Radiation des cadres en cas de perte de la nationalité française, de déchéance des droits civiques,
d’interdiction par décision de justice d’exercer un emploi public et de non-réintégration à l’issue d’une période de
disponibilité.
Concernant les adjoints techniques de recherche et de formation des établissements publics mentionnés à
l’article 6 relevant de son ressort, le vice-recteur des îles Wallis et Futuna reçoit délégation des pouvoirs énumérés
ci-dessus, à l’exception de l’établissement du tableau d’avancement pour l’accès au grade supérieur qui est délégué
au recteur de l’académie de Paris en application de l’article R. 975-1 du code de l’éducation.
Art. 8. – Les recteurs d’académie et les vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie et de
Polynésie française reçoivent délégation de pouvoirs du ministre chargé de l’enseignement supérieur pour le
recrutement des agents contractuels appelés à exercer les fonctions dévolues aux fonctionnaires mentionnés à
l’article 1er du présent arrêté, affectés dans leurs services.
Art. 9. – Les recteurs d’académie et les vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie et de
Polynésie française reçoivent délégation de pouvoirs du ministre chargé de l’enseignement supérieur pour
l’ensemble des actes de gestion des agents contractuels mentionnés à l’article 8 du présent arrêté, prévus par le
décret du 17 janvier 1986 susvisé, sauf pour les cas où l’avis du conseil médical supérieur est requis.
Art. 10. – L’arrêté du 26 décembre 2022 portant délégation de pouvoirs du ministre chargé de l’enseignement
supérieur aux recteurs d’académie et aux vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie et de
Polynésie française en matière de recrutement et de gestion des ingénieurs et des personnels techniques et
administratifs de recherche et de formation relevant du ministre chargé de l’enseignement supérieur affectés dans
les services déconcentrés du ministère de l’éducation nationale et au sein de certains établissements publics et
institutions relevant des ministres chargés de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la jeunesse et
des sports est abrogé.
Art. 11. – Les recteurs d’académie et les vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie et de
Polynésie française sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au
Journal officiel de la République française.
Fait le 22 avril 2024.
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur général des ressources humaines,
B. MELMOUX-EUDE
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 39 sur 132
TEXTES GÉNÉRAUX
d’outre-mer, entre la métropole et un territoire d’outre-mer, entre deux territoires d’outre-mer et entre un territoire
d’outre-mer et un département d’outre-mer, Mayotte ou la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon ;
Vu le décret no 2001-1225 du 20 décembre 2001 modifié portant création d’une prime spécifique d’installation ;
Vu le décret no 2011-1140 du 21 septembre 2011 modifié portant statut particulier du corps des bibliothécaires
assistants spécialisés ;
Vu le décret no 2011-1229 du 30 septembre 2011 relatif à la déconcentration de certaines opérations de gestion
des personnels de recherche et de formation relevant du ministre chargé de l’enseignement supérieur et de la
recherche en fonction dans l’Etablissement public du palais de la Découverte et de la Cité des sciences et de
l’industrie ;
Vu le décret no 2013-314 du 15 avril 2013 modifié portant création d’une indemnité de sujétion géographique ;
Vu le décret no 2020-69 du 30 janvier 2020 relatif aux contrôles déontologiques dans la fonction publique,
Arrête :
CHAPITRE Ier
DISPOSITIONS PORTANT DÉLÉGATION DE POUVOIRS AUX PRÉSIDENTS ET DIRECTEURS
DES ÉTABLISSEMENTS PUBLICS D’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Art. 1 . – Les établissements publics mentionnés au présent chapitre sont les suivants :
er
10o Ouverture du droit à l’attribution de l’indemnité d’éloignement en application des dispositions des décrets
du 22 décembre 1953 et du 27 novembre 1996 susvisés ;
11o Ouverture du droit à l’attribution de la prime spécifique d’installation en application des dispositions du
décret du 20 décembre 2001 susvisé ;
12o Ouverture du droit à l’attribution de l’indemnité de sujétion géographique en application des dispositions du
décret du 15 avril 2013 susvisé ;
13o Ouverture et gestion d’un compte épargne-temps ;
14o Mise en position de disponibilité sauf pour les cas où l’avis du conseil médical supérieur est requis ;
15o Mise en position de détachement en application des 8o, 10o, 11o et 12o de l’article 14 du décret
du 16 septembre 1985 susvisé ;
16o Sanctions disciplinaires du premier groupe définies à l’article L. 533-1 du code général de la fonction
publique ;
17o Sanctions disciplinaires définies aux 1o et 2o de l’article 10 du décret du 7 octobre 1994 susvisé ;
18o Décision de rupture conventionnelle ;
19o Radiation des cadres en cas d’abandon de poste ;
20o Maintien en fonctions jusqu’à l’âge de soixante-dix ans prévu à l’article L. 556-1 du code général de la
fonction publique ;
21o Admission à la retraite.
S’agissant des personnels appartenant au corps des adjoints techniques de recherche et de formation affectés
dans leur établissement, les présidents et directeurs des établissements publics d’enseignement supérieur reçoivent
également délégation de pouvoirs pour l’avancement d’échelon et le classement dans le corps.
Section 2
Agents contractuels
Art. 5. – Les présidents et directeurs des établissements publics d’enseignement supérieur qui ne bénéficient
pas des responsabilités et compétences élargies en matière budgétaire et de gestion des ressources humaines
prévues aux articles L. 712-10 et L. 954-1 à L. 954-3 du code de l’éducation, reçoivent délégation de pouvoirs du
ministre chargé de l’enseignement supérieur pour le recrutement des agents contractuels appelés à exercer les
fonctions dévolues aux fonctionnaires mentionnés à l’article 2, affectés dans leur établissement.
Art. 6. – Les présidents et directeurs des établissements publics d’enseignement supérieur qui ne bénéficient
pas des responsabilités et compétences élargies en matière budgétaire et de gestion des ressources humaines
prévues aux articles L. 712-10 et L. 954-1 à L. 954-3 du code de l’éducation, reçoivent délégation de pouvoirs du
ministre chargé de l’enseignement supérieur pour l’ensemble des actes de gestion des agents contractuels
mentionnés à l’article 5 du présent arrêté, prévus par le décret du 17 janvier 1986 susvisé, sauf pour les cas où
l’avis du conseil médical supérieur est requis.
Art. 7. – Lorsque les effectifs d’agents contractuels d’un établissement public d’enseignement supérieur sont
insuffisants pour permettre la constitution d’une commission consultative paritaire en son sein, la situation des
personnels concernés est examinée par une commission consultative paritaire commune créée par décision
conjointe des présidents ou directeurs des établissements intéressés ou par une commission consultative paritaire
placée auprès de l’un des présidents ou directeurs des établissements intéressés.
CHAPITRE II
DISPOSITIONS PORTANT DÉLÉGATION DE POUVOIRS AU PRÉSIDENT DE L’ETABLISSEMENT PUBLIC
DU PALAIS DE LA DÉCOUVERTE ET DE LA CITÉ DES SCIENCES ET DE L’INDUSTRIE
MESURES NOMINATIVES
PREMIER MINISTRE
Par arrêté du Premier ministre en date du 15 mai 2024, Mme BOUQUET Brigitte, administratrice de l’Etat du
grade transitoire, affectée au ministère du travail, de la santé et des solidarités, est admise à faire valoir ses droits à
la retraite, après maintien en fonctions au-delà de la limite d’âge, à compter du 1er septembre 2024.
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MESURES NOMINATIVES
Par arrêté du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en date
du 19 avril 2024, M. Ronan JAOUEN, administrateur hors classe de la Ville de Paris, à Montreuil (direction
interrégionale des douanes d’Ile-de-France) est nommé, à compter du 1er mai 2024, dans l’emploi d’administrateur
des douanes et droits indirects à Roissy (direction interrégionale des douanes de Paris-Aéroports) pour exercer les
fonctions d’adjoint au directeur interrégional des douanes de Paris-Aéroports, en remplacement de Mme Evelyne
SARTI.
Il est nommé dans cet emploi pour une durée maximale de quatre ans, renouvelable dans la limite d’une durée
totale d’occupation du même emploi de six ans.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 42 sur 132
MESURES NOMINATIVES
Par arrêté du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en date
du 29 avril 2024, M. Philippe Collot, professeur de l’Institut Mines-Télécom de classe exceptionnelle, est réintégré
dans les cadres de l’administration centrale du ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté
industrielle et numérique et est, sur sa demande, radié des cadres et admis à faire valoir ses droits à la retraite,
à compter du 1er septembre 2024.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 43 sur 132
MESURES NOMINATIVES
Par arrêté du ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et
numérique, chargé des comptes publics, en date du 14 mai 2024 :
M. Eric RAIMBAULT, précédemment nommé dans l’emploi de directeur de pôle à la direction départementale
des finances publiques d’Indre-et-Loire, est nommé dans l’emploi de responsable du pôle partenaires et animation
du réseau (niveau 3 - groupe VI) à la direction départementale des finances publiques du Val-de-Marne pour une
durée de trois ans, avec une période probatoire de six mois, à compter du 1er juillet 2024.
M. Davy ROLLET, précédemment affecté en qualité de directeur adjoint de pôle à la direction départementale
des finances publiques des Yvelines, est nommé dans l’emploi de directeur adjoint à la direction départementale
des finances publiques de Loir-et-Cher (niveau 4 – groupe VII) pour une durée de trois ans, avec une période
probatoire de six mois, à compter du 15 juillet 2024.
Mme Nathalie BERT, précédemment affectée en qualité de directrice adjointe de pôle à la direction régionale
des finances publiques d’Auvergne-Rhône-Alpes et du département du Rhône, est nommée dans l’emploi de
responsable de pôle (niveau 3 - groupe VI) à la direction régionale des finances publiques région Grand Est et du
département du Bas-Rhin pour une durée de trois ans, avec une période probatoire de six mois, à compter
du 1er juillet 2024.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 44 sur 132
MESURES NOMINATIVES
Par arrêté du ministre de l’intérieur et des outre-mer en date du 7 mai 2024, M. Thierry LE FLOCH,
commissaire de police, est admis à faire valoir ses droits à la retraite par limite d’âge, à compter
du 1er septembre 2024.
L’intéressé est radié des cadres à cette même date.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 45 sur 132
MESURES NOMINATIVES
Le Président de la République,
Sur le rapport du Premier ministre et de la ministre du travail, de la santé et des solidarités,
Vu la Constitution, notamment son article 13 ;
Vu la loi no 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux
territoires ;
Vu la loi no 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé ;
Le conseil des ministres entendu,
Décrète :
Art. 1er. – Mme Christelle RATIGNIER-CARBONNEIL est nommée directrice générale de l’agence régionale
de santé Grand Est, à compter du 15 juin 2024.
Art. 2. – Le Premier ministre et la ministre du travail, de la santé et des solidarités sont responsables, chacun en
ce qui le concerne, de l’application du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 21 mai 2024.
EMMANUEL MACRON
Par le Président de la République :
Le Premier ministre,
GABRIEL ATTAL
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
CATHERINE VAUTRIN
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 46 sur 132
MESURES NOMINATIVES
Arrêté du 17 mai 2024 portant nomination sur l’emploi de directeur régional et interdéparte
mental adjoint de la direction régionale et interdépartementale de l’économie, de l’emploi,
du travail et des solidarités d’Ile-de-France, chargé des fonctions de directeur de cabinet
NOR : TSSZ2411853A
Par arrêté du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et de la ministre
du travail, de la santé et des solidarités en date du 17 mai 2024, Mme Mélanie CACHET, agente contractuelle, est
nommée directrice régionale et interdépartementale adjointe de la direction régionale et interdépartementale de
l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités d’Ile-de-France, chargée des fonctions de directrice du cabinet,
à compter du 27 mai 2024, pour une durée de quatre ans, avec une période probatoire de quatre mois.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 47 sur 132
MESURES NOMINATIVES
MESURES NOMINATIVES
Par arrêté du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et du ministre
de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire en date du 15 mai 2024, le premier alinéa de l’arrêté
du 15 juin 2022 portant nomination au Comité national de gestion des risques en agriculture est remplacé par les
dispositions suivantes :
« Mme Eve DARRAGON, conseillère maître à la Cour des comptes, est nommée vice-présidente du Comité
national de gestion des risques en agriculture. »
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 49 sur 132
MESURES NOMINATIVES
MINISTÈRE DE LA CULTURE
Par arrêté de la ministre de la culture en date du 22 avril 2024, sont nommés membres de la commission
d’enrichissement de la langue française au titre des personnalités qualifiées :
1o Sur proposition des ministres :
Mme ISIDORO (Cécile), conseillère d’Etat, sur proposition du ministre de la justice ;
Mme JARRY (Isabelle), romancière et essayiste, sur proposition du ministre de l’Europe et des affaires
étrangères ;
M. GAUSSOT (Jean-Michel), ministre plénipotentiaire, sur proposition du ministre de l’Europe et des affaires
étrangères ;
Mme BURBAN (Anne), inspectrice générale honoraire de l’éducation, du sport et de la recherche, sur
proposition de la ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse ;
M. SAINT-RAYMOND (Philippe), ingénieur général des mines, sur proposition du ministre de l’économie, des
finances et de la souveraineté industrielle et numérique ;
M. RODARIE (Hubert), président de l’Association française des investisseurs institutionnels, sur proposition du
ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique ;
Mme DOURY (Marianne), professeure des universités, sur proposition de la ministre de l’enseignement
supérieur et de la recherche ;
M. RAVETTA (François), directeur du Laboratoire ATMosphères et Observations Spatiales (LATMOS), sur
proposition de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche ;
M. DE BEAUMARCHAIS (Jean-Pierre), maître de conférences, sur proposition de la ministre de la culture ;
Mme ROUSSEAU-OGER (Martine), correctrice-réviseuse, sur proposition de la ministre de la culture ;
2o Sur proposition du délégué général à la langue française et aux langues de France :
Mme ANTOINE (Michèle), directrice des expositions de l’Etablissement public du palais de la Découverte et de
la Cité des sciences et de l’industrie ;
M. DE LAHARPE (Etienne), expert en stratégie de communication.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 50 sur 132
MESURES NOMINATIVES
MINISTÈRE DE LA CULTURE
Par arrêté de la ministre de la culture en date du 24 avril 2024, M. Vincent Mauger est nommé membre du
conseil national des œuvres d’art dans l’espace public dans le domaine des arts plastiques, au titre des personnalités
qualifiées, en remplacement de M. Hicham Berrada pour le mandat restant à couvrir.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 51 sur 132
MESURES NOMINATIVES
MINISTÈRE DE LA CULTURE
Par arrêté de la ministre de la culture en date du 24 avril 2024, M. Germain PERINET (Syndicat des éditeurs de
la presse magazine) est nommé membre de la commission du réseau de la diffusion de la presse, en qualité de
représentant des éditeurs de publications périodiques, en remplacement de M. Daniel GILLON.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 52 sur 132
MESURES NOMINATIVES
MINISTÈRE DE LA CULTURE
Par arrêté de la ministre de la culture en date du 30 avril 2024, M. Jean-Emmanuel MAURY, administrateur de
l’Etat du deuxième grade, est nommé haut fonctionnaire adjoint de défense et de sécurité pour le ministère de la
culture.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 53 sur 132
MESURES NOMINATIVES
MINISTÈRE DE LA CULTURE
Par arrêté de la ministre de la culture en date du 13 mai 2024, M. Jean-Michel KNOP, architecte et urbaniste
général de l’Etat, est nommé dans l’emploi de directeur régional des affaires culturelles de la région Normandie
(groupe II), pour une durée de quatre ans, avec une période probatoire de six mois, à compter du 10 juin 2024.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 54 sur 132
MESURES NOMINATIVES
Par arrêté du directeur du centre ministériel de gestion de Toulon en date du 18 mars 2024, M. Didier FILONI,
ingénieur civil de la défense hors classe, est admis à faire valoir ses droits à la retraite, sur sa demande, à compter
du 1er août 2024.
A cette même date, l’intéressé est radié des cadres du ministère des armées.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 55 sur 132
MESURES NOMINATIVES
Par arrêté de la directrice du centre ministériel de gestion de Saint-Germain-en-Laye en date du 16 mai 2024,
Mme Michele MILLET, attachée d’administration de l’Etat, est admise à faire valoir ses droits à la retraite, sur sa
demande, à compter du 1er aout 2024.
A cette même date, l’intéressée est radiée des cadres du ministère des armées.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 56 sur 132
MESURES NOMINATIVES
MINISTÈRE DE LA JUSTICE
Par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, en date du 21 mai 2024, l’arrêté du 26 mars 2024 portant
admission à la retraite de Mme Anne DEVAUCHELLE, première conseillère du corps des magistrats des tribunaux
administratifs et des cours administratives d’appel, à compter du 22 mai 2024, est retiré.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 57 sur 132
MESURES NOMINATIVES
Par arrêté du ministre de l’Europe et des affaires étrangères en date du 15 mai 2024, M. MROZEK (Stanislas),
secrétaire des affaires étrangères, est admis à faire valoir ses droits à la retraite, sur sa demande, à compter
du 1er septembre 2024.
A compter de cette même date, l’intéressé est radié du corps des secrétaires des affaires étrangères.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 58 sur 132
MESURES NOMINATIVES
Par arrêté du ministre de la transformation et de la fonction publiques en date du 17 mai 2024, le tableau du I de
l’arrêté du 26 avril 2023 portant nomination au comité interministériel consultatif d’action sociale des
administrations de l’Etat (NOR : TFPF2308980A) est remplacé par le tableau suivant :
«
Organisations syndicales
de fonctionnaires Membres titulaires Membres suppléants
M. Fabrice FOURNIER
Mme Amélie REGNIER
M. Darwin-Thomas DAMBREVILLE
M. Samuel DEHONDT
FGF-FO Mme Nathalie DEMONT
Mme Anne FLORENTIN
M. Pascal WEST
Mme Arya BOCQUET
Mme Nathalie CAHLIK
M. Joël JACOB
Mme Agnès VAN LUCHENE M. Guy BOURGEOIS
FSU
Mme Yolaine ROUAULT Mme Sylvie GACHENARD
M. Jérôme GILBERT
M. Sébastien BONNARD
Mme Thérèse HECQ-RIVIERE Mme Catherine MEROUR
UFSE-CGT
M. Thierry TAME Mme Carole RICOUS
M. Christophe GOURMELEN
M. Michel PAILLARD
CFE-CGC Mme Véronique JURGA
M. Eric TEUFEL
».
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 59 sur 132
MESURES NOMINATIVES
Arrêté du 14 mai 2024 portant nomination des membres du jury du concours national
d’agrégation pour le recrutement de professeurs des universités en droit public pour
l’année 2024
NOR : ESRH2411966A
Par arrêté de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche en date du 14 mai 2024, sont nommés
membres du jury du concours national d’agrégation pour le recrutement de professeurs des universités dans la
discipline droit public, ouvert par l’arrêté du 5 décembre 2023 fixant les modalités d’inscription en vue de pourvoir
des emplois de professeur des universités dans la discipline droit public pour le concours national d’agrégation
pour l’année 2024 :
Mme Hélène RUIZ FABRI, professeure à l’université Paris-I, présidente du jury.
Mme Jordane ARLETTAZ, professeure à l’université de Montpellier.
M. Grégoire BIGOT, professeur à l’université de Nantes.
M. Marc BLANQUET, professeur à l’université Toulouse Capitole.
Mme Camille BROYELLE, professeure à l’université Paris-Panthéon-Assas.
M. Philippe MARTIN, président de section honoraire au Conseil d’Etat.
M. Edoardo STOPPIONI, professeur à l’université de Strasbourg.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 60 sur 132
CONVENTIONS COLLECTIVES
Arrêté du 22 mars 2024 portant extension d’un avenant à un accord conclu dans le cadre de la
convention collective nationale des transports routiers et des activités auxiliaires du transport
(no 16)
NOR : TSST2406490A
La ministre du travail, de la santé et des solidarités et le ministre de la transition écologique et de la cohésion des
territoires,
Vu le code du travail, notamment son article L. 2261-15 ;
Vu la convention collective nationale des transports routiers et des activités auxiliaires du transport
du 21 décembre 1950 ;
Vu l’arrêté du 1er février 1955 et les arrêtés successifs portant extension de la convention collective nationale des
transports routiers et des activités auxiliaires du transport du 21 décembre 1950 et des textes qui l’ont complétée ou
modifiée ;
Vu l’avenant du 4 décembre 2023 à l’accord du 12 avril 2017 relatif à la formation professionnelle tout au long
de la vie, à la professionnalisation et la sécurisation des parcours professionnels et à l’emploi dans les transports
routiers et les activités auxiliaires du transport, conclu dans le cadre de la convention collective nationale des
transports routiers et des activités auxiliaires du transport du 21 décembre 1950 ;
Vu la demande d’extension présentée par les organisations signataires ;
Vu l’avis publié au Journal officiel de la République française du 13 janvier 2024 (NOR : MTRT2400589V) ;
Vu les avis recueillis au cours de l’enquête ;
Vu l’avis motivé de la Commission nationale de la négociation collective, de l’emploi et de la formation
professionnelle (sous-commission des conventions et accords) rendu lors de la séance du 21 mars 2024,
Arrêtent :
Art. 1 . – Sont rendues obligatoires, pour tous les employeurs et tous les salariés compris dans le champ
er
d’application de la convention collective nationale des transports routiers et des activités auxiliaires du transport
du 21 décembre 1950, les stipulations de l’avenant du 4 décembre 2023 à l’accord du 12 avril 2017 relatif à la
formation professionnelle tout au long de la vie, à la professionnalisation et la sécurisation des parcours
professionnels et à l’emploi dans les transports routiers et les activités auxiliaires du transport, conclu dans le cadre
de la convention collective susvisée.
Art. 2. – L’extension des effets et sanctions de l’avenant susvisé prend effet à compter de la date de publication
du présent arrêté pour la durée restant à courir et aux conditions prévues par ledit avenant.
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 22 mars 2024.
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur général du travail,
P. RAMAIN
Le ministre de la transition écologique
et de la cohésion des territoires,
Pour le ministre et par délégation :
Le sous-directeur du droit social
des transports terrestres,
L. GRAU
Nota. – Le texte de l’avenant susvisé a été publié au Bulletin officiel du ministère, fascicule conventions collectives no 2024/1,
disponible sur le site [Link]/liste/bocc.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 61 sur 132
CONVENTIONS COLLECTIVES
Avis relatif à l’homologation d’un accord conclu dans le cadre du dialogue social entre les
plateformes et les travailleurs indépendants qui y recourent pour leur activité dans le secteur
des activités de conduite d’une voiture de transport avec chauffeur
NOR : TSSY2413520V
En application de l’article L. 7343-49 du code du travail, l’Autorité des relations sociales des plateformes
d’emploi (ARPE) envisage de prendre une décision d’homologation tendant à rendre obligatoires, pour toutes les
plateformes et les travailleurs indépendants qui leur sont liés, compris dans son champ d’application, les
stipulations de l’accord ci-après indiqué.
Cet accord pourra être consulté dans les locaux de l’ARPE, 38, rue Eugène-Oudiné, 75013 Paris, ou par voie
électronique via le lien suivant : [Link]
vtc/.
Dans un délai de quinze jours, les organisations et toute personne intéressée sont priées de faire connaître leurs
observations et avis au sujet de la généralisation envisagée.
Leurs communications devront être adressées à l’ARPE, 38, rue Eugène-Oudiné, 75013 Paris, ou par message
électronique à arpe@[Link].
Dans un délai d’un mois, les organisations professionnelles de plateformes reconnues représentatives au niveau
du secteur peuvent s’opposer à l’homologation de cet accord. L’opposition écrite et motivée est notifiée et déposée
dans les conditions prévues par les articles L. 7343-33 et L. 7343-35 du code du travail.
Texte dont l’homologation est envisagée :
Avenant du 2 avril 2024
Dépôt :
Autorité des relations sociales des plateformes d’emploi.
Objet :
Avenant du 2 avril 2024 à l’accord du 18 janvier 2023 créant un revenu minimal par course dans le secteur des
plateformes VTC
Signataires :
L’Association des plateformes d’indépendants (API).
La Fédération française du transport de personnes sur réservation (FFTPR).
L’Association des VTC de France (AVF).
La Fédération nationale des auto-entrepreneurs et micro-entrepreneurs (FNAE).
La Confédération Française des travailleurs chrétiens (CFTC).
L’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA).
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 62 sur 132
CONVENTIONS COLLECTIVES
Avis relatif à l’homologation d’un accord conclu dans le cadre du dialogue social entre les
plateformes et les travailleurs indépendants qui y recourent pour leur activité dans le secteur
des activités de conduite d’une voiture de transport avec chauffeur
NOR : TSSY2413524V
En application de l’article L. 7343-49 du code du travail, l’Autorité des relations sociales des plateformes
d’emploi (ARPE) envisage de prendre une décision d’homologation tendant à rendre obligatoires, pour toutes les
plateformes et les travailleurs indépendants qui leur sont liés, compris dans son champ d’application, les
stipulations de l’accord ci-après indiqué.
Cet accord pourra être consulté dans les locaux de l’ARPE, 38, rue Eugène-Oudiné, 75013 Paris, ou par voie
électronique via le lien suivant : [Link]
vtc/.
Dans un délai de quinze jours, les organisations et toute personne intéressée sont priées de faire connaître leurs
observations et avis au sujet de la généralisation envisagée.
Leurs communications devront être adressées à l’ARPE, 38, rue Eugène-Oudiné, 75013 Paris, ou par message
électronique à arpe@[Link].
Dans un délai d’un mois, les organisations professionnelles de plateformes reconnues représentatives au niveau
du secteur peuvent s’opposer à l’homologation de cet accord. L’opposition écrite et motivée est notifiée et déposée
dans les conditions prévues par les articles L. 7343-33 et L. 7343-35 du code du travail.
Texte dont l’homologation est envisagée :
Avenant du 2 avril 2024
Dépôt :
Autorité des relations sociales des plateformes d’emploi.
Objet :
Avenant du 2 avril 2024 à l’accord du 19 décembre 2023 sur l’amélioration des revenus des chauffeurs VTC
indépendants ayant recours à une plateforme de mise en relation
Signataires :
L’Association des plateformes d’indépendants (API).
La Fédération française du transport de personnes sur réservation (FFTPR).
L’Association des VTC de France (AVF).
La Confédération Française des travailleurs chrétiens (CFTC).
L’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA).
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 63 sur 132
CONVENTIONS COLLECTIVES
Arrêté du 15 mai 2024 portant extension d’un avenant à la convention collective interdéparte
mentale du personnel des entreprises de travaux forestiers et des propriétaires forestiers
sylviculteurs des départements de Meurthe-et-Moselle, de la Meuse, de la Moselle et des
Vosges, conclu dans le cadre de la convention collective nationale des entreprises de travaux et
services agricoles, ruraux et forestiers (ETARF)
NOR : AGRS2412366A
du 11 mars 2016 du personnel des entreprises de travaux forestiers et des propriétaires forestiers sylviculteurs des
départements de Meurthe-et-Moselle, de la Meuse, de la Moselle et des Vosges sont rendues obligatoires pour tous
les employeurs et tous les salariés compris dans le champ d’application professionnel et territorial de ladite
convention sous la réserve suivante : l’article 9 modifié de la convention collective interdépartementale est étendu
sous réserve du respect des dispositions des articles D. 4153-15 et suivants du code du travail et des
articles R. 4153-38 et suivants du code du travail.
Art. 2. – L’extension des effets et sanctions de l’avenant visé à l’article 1er est applicable à compter de la date
de publication du présent arrêté pour la durée restant à courir et aux conditions prévues par ledit avenant.
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 15 mai 2024.
Pour le ministre et par délégation :
L’adjoint au sous-directeur du travail
et de la protection sociale,
J.-L. LETONTURIER
Nota. – Le texte de l’avenant susvisé a été publié au Bulletin officiel des conventions collectives (agriculture) no 2024/16,
disponible sur le site [Link]
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 64 sur 132
CONVENTIONS COLLECTIVES
Arrêté du 15 mai 2024 portant extension d’un avenant à l’accord régional sur le régime
d’assurance complémentaire santé au bénéfice des salariés agricoles non cadres des
entreprises des travaux agricoles et ruraux du Nord - Pas-de-Calais
NOR : AGRS2412420A
CONVENTIONS COLLECTIVES
Arrêté du 15 mai 2024 portant extension d’un avenant à l’accord collectif de prévoyance relatif à
la garantie de ressources des salariés en cas de maladie ou d’accident dans les exploitations de
polyculture, de viticulture, d’élevage, de maraîchage, d’horticulture et des pépinières, les
entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers et les coopératives d’utilisation de
matériel agricole du Maine-et-Loire
NOR : AGRS2412424A
du 19 juin 2002 relatif à la garantie de ressources des salariés en cas de maladie ou d’accident dans les exploitations
de polyculture, de viticulture, d’élevage, de maraîchage, d’horticulture et des pépinières, les entreprises de travaux
agricoles, ruraux et forestiers et les coopératives d’utilisation de matériel agricole du Maine-et-Loire sont rendues
obligatoires pour tous les employeurs et tous les salariés compris dans le champ d’application professionnel et
territorial dudit accord.
Art. 2. – L’extension des effets et sanctions de l’avenant visé à l’article 1er est applicable à compter de la date
de publication du présent arrêté pour la durée restant à courir et aux conditions prévues par ledit avenant.
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 15 mai 2024.
Pour le ministre et par délégation :
L’adjoint au sous-directeur du travail
et de la protection sociale,
J.-L. LETONTURIER
Nota. – Le texte de l’avenant susvisé a été publié au Bulletin officiel des conventions collectives (agriculture) no 2024/16
disponible sur le site [Link]
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 66 sur 132
Conseil constitutionnel
Décision no 2024-1088 QPC du 17 mai 2024
NOR : CSCX2413650S
2. L’article 65-3 de la loi du 29 juillet 1881 mentionnée ci-dessus, dans la même rédaction, prévoit :
« Pour les délits prévus par l’article 24, l’article 24 bis, les deuxième et troisième alinéas de l’article 32 et les
troisième et quatrième alinéas de l’article 33, le délai de prescription prévu par l’article 65 est porté à un an.
« Pour ces délits, le deuxième alinéa de l’article 65 n’est pas applicable ».
3. En premier lieu, la requérante, rejointe par les parties intervenantes, reproche aux dispositions du second
alinéa de l’article 397-6 du code de procédure pénale d’étendre à certains délits de presse la possibilité de
recourir à la procédure de comparution immédiate, alors que les conditions de mise en œuvre de cette
procédure seraient incompatibles avec le jugement d’infractions de cette nature. Il en résulterait une
méconnaissance d’un principe fondamental reconnu par les lois de la République, qu’elles demandent au
Conseil constitutionnel de reconnaître, imposant l’application d’une procédure spéciale en matière de délits de
presse. Par ailleurs, ces dispositions institueraient, en méconnaissance du principe d’égalité devant la justice,
une différence de traitement injustifiée entre les personnes poursuivies pour une même infraction, selon
qu’elles sont ou non jugées suivant la procédure de comparution immédiate, ainsi qu’entre les personnes
poursuivies pour des infractions distinctes, selon que celles-ci entrent ou non dans le champ des dispositions
renvoyées. Elles soutiennent enfin qu’en permettant de recourir à une procédure d’urgence pour faire cesser le
trouble causé par de telles infractions, ces dispositions porteraient une atteinte qui ne serait ni nécessaire, ni
adaptée, ni proportionnée à la liberté d’expression et de communication.
4. En second lieu, la requérante, rejointe par les parties intervenantes, reproche aux dispositions de l’article 65-3
de la loi du 29 juillet 1881 de supprimer, pour certains délits de presse, l’exigence d’articulation et de
qualification des faits dans les réquisitions aux fins d’enquête. Elles méconnaîtraient ainsi le principe
fondamental reconnu par les lois de la République imposant l’application d’une procédure spéciale en matière
de délits de presse, qu’elles demandent au Conseil constitutionnel de reconnaître, ainsi que les droits de la
défense et la liberté d’expression et de communication.
5. Par conséquent, la question prioritaire de constitutionnalité porte sur le second alinéa de l’article 397-6 du
code de procédure pénale et sur le renvoi opéré par le second alinéa de l’article 65-3 de la loi du
29 juillet 1881 à la seconde phrase du deuxième alinéa de l’article 65 de la même loi.
6. L’une des parties intervenantes fait par ailleurs valoir que les dispositions contestées de l’article 65-3 de la loi
du 29 juillet 1881 seraient contraires au principe d’égalité devant la justice.
– Sur la reconnaissance d’un principe fondamental reconnu par les lois de la République :
7. Selon une jurisprudence constante, une tradition républicaine ne saurait être utilement invoquée pour soutenir
qu’un texte législatif qui la contredit serait contraire à la Constitution qu’autant qu’elle aurait donné naissance
à un principe fondamental reconnu par les lois de la République au sens du premier alinéa du Préambule de la
Constitution de 1946.
8. Si rien ne s’oppose à ce que des règles de procédure soient reconnues comme constituant un tel principe, les
règles spéciales de procédure instituées par la loi du 29 juillet 1881 pour la poursuite et la répression de
certaines infractions de presse, pour importantes qu’elles soient, ne constituent que l’une des formes possibles
de garantie légale de la liberté d’expression et de communication proclamée par l’article 11 de la Déclaration
des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Dès lors, elles ne peuvent en elles-mêmes être regardées comme
figurant au nombre des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République mentionnés par le
premier alinéa du Préambule de la Constitution de 1946.
9. Par conséquent, le grief tiré de la méconnaissance d’un principe fondamental reconnu par les lois de la
République imposant l’application d’une procédure spéciale en matière de délits de presse ne peut qu’être
écarté.
– Sur les dispositions contestées de l’article 397-6 du code de procédure pénale :
– En ce qui concerne le grief tiré de la méconnaissance de la liberté d’expression et de communication :
10. Aux termes de l’article 11 de la Déclaration de 1789 : « La libre communication des pensées et des opinions
est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf
à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ». La liberté d’expression et de
communication, dont découle le droit d’expression collective des idées et des opinions, est d’autant plus
précieuse que son exercice est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres
droits et libertés. Il s’ensuit que les atteintes portées à l’exercice de cette liberté et de ce droit doivent être
nécessaires, adaptées et proportionnées à l’objectif poursuivi.
11. Le premier alinéa de l’article 397-6 du code de procédure pénale exclut l’application des procédures de
convocation par procès-verbal, de comparution immédiate et de comparution à délai différé, prévues aux
articles 393 à 397-5 du même code, pour le jugement des délits de presse.
12. Par dérogation, les dispositions contestées de l’article 397-6 permettent de recourir à ces procédures pour
certains délits de provocation, d’apologie de crimes, de contestation de crimes ou d’injure prévus par la loi du
29 juillet 1881.
13. En premier lieu, en adoptant ces dispositions, le législateur a entendu faciliter la poursuite et la
condamnation des auteurs de propos ou écrits ayant un caractère haineux, violent ou discriminatoire, en
particulier sur internet. Il a ainsi poursuivi l’objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l’ordre
public.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 66 sur 132
14. En deuxième lieu, ces procédures accélérées ne sont pas applicables lorsque le délit résulte du contenu d’un
message placé sous le contrôle d’un directeur de la publication en application de l’article 6 de la loi du
29 juillet 1881 ou de l’article 93-2 de la loi du 29 juillet 1982 mentionnée ci-dessus. Dès lors, seuls sont
susceptibles d’être poursuivis selon l’une de ces procédures les auteurs de discours, cris ou menaces proférés
dans des lieux ou réunions publics ainsi que les auteurs de messages adressés à un service de communication
au public en ligne et mis par ce service à la disposition du public dans un espace de contributions personnelles
identifié comme tel.
15. En troisième lieu, seuls sont susceptibles de faire l’objet d’une procédure accélérée de jugement les délits de
presse passibles d’une peine d’emprisonnement énumérés aux articles 24 et 24 bis de la loi du 29 juillet 1881
et aux troisième et quatrième alinéas de l’article 33 de la même loi. Ainsi, le recours à une telle procédure
n’est prévu que pour la répression d’abus de la liberté d’expression d’une particulière gravité et demeure exclu
en matière de diffamation.
16. En dernier lieu, d’une part, la personne poursuivie selon une procédure accélérée bénéficie du droit d’être
assistée par un avocat de son choix ou commis d’office et, le cas échéant, par un interprète, ainsi que de
l’accès au dossier de la procédure. En cas de recours à la procédure de comparution immédiate, cette
personne, qui est obligatoirement assistée par un avocat, a la faculté de refuser d’être jugée le jour même afin
de disposer d’un délai supplémentaire pour préparer sa défense. D’autre part, en application de l’article 397-2
du code de procédure pénale, le tribunal peut, à la demande des parties ou d’office, ordonner un supplément
d’information ou, s’il estime que la complexité de l’affaire nécessite des investigations supplémentaires
approfondies, renvoyer le dossier au procureur de la République.
17. Il résulte de ce qui précède que l’atteinte portée à la liberté d’expression et de communication par le second
alinéa de l’article 397-6 du code de procédure pénale est nécessaire, adaptée et proportionnée à l’objectif
poursuivi. Le grief tiré de la méconnaissance de cette liberté doit donc être écarté.
– En ce qui concerne le grief tiré de la méconnaissance du principe d’égalité devant la justice :
18. Aux termes de l’article 6 de la Déclaration de 1789, la loi « doit être la même pour tous, soit qu’elle protège,
soit qu’elle punisse ». Son article 16 dispose : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas
assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution ». Si le législateur peut prévoir
des règles de procédure différentes selon les faits, les situations et les personnes auxquelles elles s’appliquent,
c’est à la condition que ces différences ne procèdent pas de distinctions injustifiées et que soient assurées aux
justiciables des garanties égales, notamment quant au respect du principe des droits de la défense.
19. En premier lieu, d’une part, si les auteurs des délits de presse visés par les dispositions contestées sont
susceptibles de ne pas être soumis à la même procédure de jugement selon que ces délits résultent ou non d’un
message placé sous le contrôle d’un directeur de la publication, cette différence de traitement est justifiée par
une différence de situation tenant à l’obligation d’identification du directeur de la publication et au régime de
responsabilité spécifique qui résulte des articles 42 de la loi du 29 juillet 1881 et 93-3 de la loi du
29 juillet 1982. D’autre part, les personnes jugées selon une procédure accélérée à raison de ces délits de
presse sont, eu égard à la nature et à la gravité des faits qui leur sont reprochés, dans une situation différente
de celle des personnes jugées pour les autres délits de presse.
20. En second lieu, ainsi qu’il a été dit au paragraphe 16, les personnes poursuivies selon une procédure
accélérée bénéficient de garanties spécifiques. Ainsi sont assurées aux personnes poursuivies en matière de
délits de presse des garanties équivalentes, qu’elles soient jugées selon une procédure accélérée ou selon la
procédure prévue pour ces délits.
21. Dès lors, le grief tiré de la méconnaissance du principe d’égalité devant la justice doit être écarté.
22. Il résulte de tout ce qui précède que le second alinéa de l’article 397-6 du code de procédure pénale, qui ne
méconnaît aucun autre droit ou liberté que la Constitution garantit, doit être déclaré conforme à la
Constitution.
– Sur les dispositions contestées de l’article 65-3 de la loi du 29 juillet 1881 :
– En ce qui concerne le grief tiré de la méconnaissance de la liberté d’expression et de communication :
23. Le deuxième alinéa de l’article 65 de la loi du 29 juillet 1881 prévoit que, avant l’engagement des
poursuites, seules les réquisitions aux fins d’enquête sont interruptives de prescription et qu’elles doivent, à
peine de nullité, articuler et qualifier les faits à raison desquels l’enquête est ordonnée.
24. Les dispositions contestées suppriment l’exigence d’articulation et de qualification des faits dans les
réquisitions aux fins d’enquête pour certains délits de provocation, d’apologie de crimes, de contestation de
crimes, de diffamation ou d’injure prévus par la loi du 29 juillet 1881.
25. En premier lieu, il ressort des travaux préparatoires de la loi du 27 janvier 2017 mentionnée ci-dessus, dont
sont issues ces dispositions, que, en les adoptant, le législateur a entendu faciliter la poursuite et la
condamnation des auteurs des infractions prévues par la loi du 29 juillet 1881 pour lesquelles le délai de
prescription a été porté de trois mois à un an. Il a ainsi poursuivi l’objectif de valeur constitutionnelle de
sauvegarde de l’ordre public.
26. En deuxième lieu, d’une part, lorsque des poursuites sont engagées, l’acte introductif d’instance doit, à peine
de nullité, articuler et qualifier les faits incriminés en application des articles 50 et 53 de la loi du
29 juillet 1881. D’autre part, les dispositions contestées n’ont pas pour objet et ne sauraient avoir pour effet de
déroger aux dispositions des articles 61-1 et 63-1 du code de procédure pénale selon lesquelles toute personne
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 66 sur 132
entendue librement ou placée en garde à vue doit immédiatement être informée de de la date et du lieu
présumés et de la qualification de l’infraction qu’elle est soupçonnée d’avoir commise ou tenté de commettre.
27. En dernier lieu, l’exigence d’articulation et de qualification des faits n’est supprimée que pour les
réquisitions aux fins d’enquête relatives aux délits de presse passibles d’une peine d’emprisonnement
énumérés aux articles 24 et 24 bis de la loi du 29 juillet 1881 ainsi qu’aux deuxième et troisième alinéa de
l’article 32 et aux troisième et quatrième alinéas de l’article 33 de la même loi. La suppression de cette
exigence n’est donc prévue que pour la répression d’abus de la liberté d’expression d’une particulière gravité.
28. Par conséquent, sous la réserve énoncée au paragraphe 26, le grief tiré de la méconnaissance de la liberté
d’expression et de communication doit être écarté.
– En ce qui concerne le grief tiré de la méconnaissance du principe d’égalité devant la justice :
29. D’une part, eu égard à la nature et à la gravité des faits qui leur sont reprochés, les personnes mises en cause
pour l’un des délits entrant dans le champ d’application des dispositions contestées sont dans une situation
différente de celle des personnes mises en cause pour les autres délits relevant de la loi du 29 juillet 1881.
30. D’autre part, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au paragraphe 26 et sous la même réserve que celle
énoncée à ce paragraphe, sont assurées aux personnes mises en cause des garanties équivalentes.
31. Dès lors, le grief tiré de la méconnaissance du principe d’égalité devant la justice doit être écarté.
32. Il résulte de tout ce qui précède que, sous la réserve énoncée au paragraphe 26, le renvoi opéré par le second
alinéa de l’article 65-3 de la loi du 29 juillet 1881 à la seconde phrase du deuxième alinéa de l’article 65 de la
même loi, qui ne méconnaît pas non plus les droits de la défense ni aucun autre droit ou liberté que la
Constitution garantit, doit être déclaré conforme à la Constitution.
Le Conseil constitutionnel décide :
Art. 1 . – Sous la réserve énoncée au paragraphe 26, le renvoi opéré par le second alinéa de l’article 65-3 de la
er
loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, dans sa rédaction résultant de la loi no 2021-1109 du 24 août 2021
confortant le respect des principes de la République, à la seconde phrase du deuxième alinéa de l’article 65 de la loi
du 29 juillet 1881, est conforme à la Constitution.
Art. 2. – Le second alinéa de l’article 397-6 du code de procédure pénale, dans sa rédaction résultant de la loi
no 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, est conforme à la Constitution.
Art. 3. – Cette décision sera publiée au Journal officiel de la République française et notifiée dans les
conditions prévues à l’article 23-11 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 susvisée.
Jugé par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 17 mai 2024, où siégeaient : M. Laurent FABIUS,
Président, Mme Corinne LUQUIENS, MM. Jacques MÉZARD, François PILLET, Michel PINAULT et François
SÉNERS.
Rendu public le 17 mai 2024.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 67 sur 132
Conseil constitutionnel
Décision no 2024-1089 QPC du 17 mai 2024
NOR : CSCX2413651S
(M. CHRISTOPHE M. )
Le Conseil constitutionnel a été saisi le 19 février 2024 par la Cour de cassation (chambre criminelle, arrêt no 313
du 13 février 2024), dans les conditions prévues à l’article 61-1 de la Constitution, d’une question prioritaire de
constitutionnalité. Cette question a été posée pour M. Christophe M. par Me Tom Bonnifay, avocat au barreau de
Marseille. Elle a été enregistrée au secrétariat général du Conseil constitutionnel sous le no 2024-1089 QPC. Elle
est relative à la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit de l’article 51-1 de la loi du
29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, dans sa rédaction issue de la loi no 2019-222 du 23 mars 2019 de
programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice.
Au vu des textes suivants :
– la Constitution ;
– l’ordonnance no 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;
– la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ;
– la loi no 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice ;
– le règlement du 4 février 2010 sur la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour les questions
prioritaires de constitutionnalité ;
Au vu des pièces suivantes :
– les observations en intervention présentées pour M. Eddy A. par Mes Emmanuel Mercinier-Pantalacci, avocat
au barreau de Paris, et François Saint-Pierre, avocat au barreau de Lyon, enregistrées le 6 mars 2024 ;
– les observations présentées par le Premier ministre, enregistrées le 8 mars 2024 ;
– les observations en intervention présentées pour M. Franck M. par Me Didier Girard, avocat au barreau de
Paris, enregistrées le même jour ;
– les secondes observations en intervention présentées pour M. Franck M. par Me Girard, enregistrées le
18 mars 2024 ;
– les secondes observations en intervention présentées pour M. Eddy A. par Mes Mercinier-Pantalacci et Saint-
Pierre, enregistrées le 22 mars 2024 ;
– les autres pièces produites et jointes au dossier ;
Après avoir entendu Me Bonnifay, pour le requérant, Me Mercinier-Pantalacci, pour M. Eddy A., Me Rémi-
Pierre Drai, avocat au barreau de Paris, pour M. Franck M., et M. Benoît Camguilhem, désigné par le Premier
ministre, à l’audience publique du 7 mai 2024 ;
Et après avoir entendu le rapporteur :
Le Conseil constitutionnel s’est fondé sur ce qui suit :
1. L’article 51-1 de la loi du 29 juillet 1881 mentionnée ci-dessus, dans sa rédaction issue de la loi du
23 mars 2019 mentionnée ci-dessus, prévoit :
« Par dérogation aux articles 80-1 et 116 du code de procédure pénale, le juge d’instruction qui envisage de
mettre en examen une personne pour le délit de diffamation ou d’injure procède conformément aux dispositions du
présent article.
« Il informe la personne de son intention de la mettre en examen par lettre recommandée avec demande d’avis
de réception en précisant chacun des faits qui lui sont reprochés ainsi que leur qualification juridique et en
l’avisant de son droit de faire connaître des observations écrites dans un délai d’un mois. Sous réserve des
dispositions du troisième alinéa, il peut aussi, par le même avis, interroger la personne par écrit afin de solliciter,
dans le même délai, sa réponse à différentes questions écrites. En ce cas, la personne est informée qu’elle peut
choisir de répondre auxdites questions directement en demandant à être entendue par le juge d’instruction.
« Le juge d’instruction ne peut instruire sur les preuves éventuelles de la vérité des faits diffamatoires, ni sur
celles de la bonne foi en matière de diffamation, ni non plus instruire sur l’éventuelle excuse de provocation en
matière d’injure.
« Lors de l’envoi de l’avis prévu au deuxième alinéa du présent article, la personne est informée de son droit de
désigner un avocat. En ce cas, la procédure est mise à la disposition de l’avocat désigné durant les jours
ouvrables, sous réserve des exigences du bon fonctionnement du cabinet d’instruction. Les avocats peuvent
également se faire délivrer copie de tout ou partie des pièces et actes du dossier dans les conditions mentionnées à
l’article 114 du code de procédure pénale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 67 sur 132
« A l’issue d’un délai d’un mois à compter de la réception de l’avis mentionné au deuxième alinéa du présent
article, le juge d’instruction peut procéder à la mise en examen en adressant à la personne et à son avocat une
lettre recommandée avec demande d’avis de réception selon les modalités prévues aux deuxième et troisième
alinéas de l’article 113-8 du code de procédure pénale. Il informe à cette occasion la personne que, si elle
demande à être entendue par le juge d’instruction, celui-ci est tenu de procéder à son interrogatoire ».
2. Le requérant, rejoint par l’une des parties intervenantes, reproche à ces dispositions de ne pas prévoir que la
personne dont la mise en examen est envisagée par le juge d’instruction pour un délit de diffamation ou
d’injure publiques est informée de son droit de se taire lorsque ce dernier l’avise, par lettre recommandée,
qu’elle peut produire des observations ou qu’il l’invite à répondre à des questions écrites. Il en résulterait,
selon eux, une méconnaissance des exigences de l’article 9 de la Déclaration des droits de l’homme et du
citoyen de 1789.
3. Par conséquent, la question prioritaire de constitutionnalité porte sur les mots « et en l’avisant de son droit de
faire connaître des observations écrites dans un délai d’un mois » figurant à la première phrase du deuxième
alinéa de l’article 51-1 de la loi du 29 juillet 1881, ainsi que sur la deuxième phrase de ce même alinéa.
4. M. Franck M. est fondé à intervenir dans la procédure de la présente question prioritaire de constitutionnalité
dans la seule mesure où son intervention porte sur ces mêmes mots. Il soutient également que les dispositions
contestées méconnaîtraient les exigences de l’article 9 de la Déclaration de 1789. Il estime en outre qu’elles
méconnaîtraient les droits de la défense.
– Sur le fond :
5. Aux termes de l’article 9 de la Déclaration de 1789 : « Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il
ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire
pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi ». Il en résulte le principe selon lequel
nul n’est tenu de s’accuser, dont découle le droit de se taire.
6. L’article 51-1 de la loi du 29 juillet 1881 prévoit les règles dérogatoires applicables à l’instruction des délits
de diffamation ou d’injure. Il résulte de son deuxième alinéa que, lorsque le juge d’instruction a l’intention de
mettre en examen une personne pour l’un de ces délits, il l’en informe par lettre recommandée avec demande
d’avis de réception en précisant chacun des faits qui lui sont reprochés ainsi que leur qualification juridique.
7. Selon les dispositions contestées, le juge d’instruction avise également cette personne de son droit de faire
connaître des observations écrites dans un délai d’un mois et peut, par le même avis, l’interroger afin de
solliciter, dans le même délai, sa réponse à différentes questions écrites.
8. D’une part, lorsqu’il est saisi en matière de diffamation ou d’injure publiques, le juge d’instruction doit
notamment établir l’imputabilité des propos à la personne pouvant être poursuivie et, si nécessaire, instruire
sur leur tenue effective, sur leur caractère public ainsi que sur l’identité et l’adresse de cette personne. Pour
procéder à sa mise en examen, il lui revient de s’assurer qu’il existe des indices graves ou concordants rendant
vraisemblable qu’elle ait pu participer, comme auteur ou comme complice, à la commission des infractions
dont il est saisi. Ainsi, l’office confié au juge d’instruction peut le conduire à porter une appréciation sur les
faits retenus à titre de charges contre la personne dont il envisage la mise en examen.
9. D’autre part, lorsqu’elle est invitée à faire connaître ses observations ou à répondre à des questions, la
personne dont la mise en examen est envisagée peut être amenée à reconnaître les faits qui lui sont reprochés.
En outre, le fait même que le juge d’instruction l’invite à présenter des observations et, le cas échéant, à
répondre à ses questions, peut être de nature à lui laisser croire qu’elle ne dispose pas du droit de se taire.
10. Or, les observations ou les réponses de la personne dont la mise en examen est envisagée sont susceptibles
d’être portées à la connaissance de la juridiction de jugement.
11. Dès lors, en ne prévoyant pas que cette personne doit être informée de son droit de se taire, les dispositions
contestées méconnaissent les exigences de l’article 9 de la Déclaration de 1789. Par conséquent, et sans qu’il
soit besoin d’examiner l’autre grief, elles doivent être déclarées contraires à la Constitution.
– Sur les effets de la déclaration d’inconstitutionnalité :
12. Selon le deuxième alinéa de l’article 62 de la Constitution : « Une disposition déclarée inconstitutionnelle
sur le fondement de l’article 61-1 est abrogée à compter de la publication de la décision du Conseil
constitutionnel ou d’une date ultérieure fixée par cette décision. Le Conseil constitutionnel détermine les
conditions et limites dans lesquelles les effets que la disposition a produits sont susceptibles d’être remis en
cause ». En principe, la déclaration d’inconstitutionnalité doit bénéficier à l’auteur de la question prioritaire de
constitutionnalité et la disposition déclarée contraire à la Constitution ne peut être appliquée dans les instances
en cours à la date de la publication de la décision du Conseil constitutionnel. Cependant, les dispositions de
l’article 62 de la Constitution réservent à ce dernier le pouvoir tant de fixer la date de l’abrogation et de
reporter dans le temps ses effets que de prévoir la remise en cause des effets que la disposition a produits avant
l’intervention de cette déclaration. Ces mêmes dispositions réservent également au Conseil constitutionnel le
pouvoir de s’opposer à l’engagement de la responsabilité de l’Etat du fait des dispositions déclarées
inconstitutionnelles ou d’en déterminer les conditions ou limites particulières.
13. En l’espèce, d’une part, l’abrogation immédiate des dispositions déclarées inconstitutionnelles aurait pour
effet de priver le juge d’instruction de la faculté de poser des questions écrites aux personnes dont la mise en
examen est envisagée et ces dernières de la possibilité de lui faire connaître leurs observations et réponses.
Elle entraînerait ainsi des conséquences manifestement excessives. Par suite, il y a lieu de reporter au
1er juin 2025 la date de l’abrogation de ces dispositions.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 67 sur 132
14. D’autre part, les mesures prises avant la publication de la présente décision ne peuvent être contestées sur le
fondement de cette inconstitutionnalité.
15. En revanche, afin de faire cesser l’inconstitutionnalité constatée à compter de la publication de la présente
décision, il y a lieu de juger que, jusqu’à l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi ou jusqu’à la date de
l’abrogation des dispositions déclarées inconstitutionnelles, le juge d’instruction, lorsqu’il informe la
personne de son intention de la mettre en examen en application de l’article 51-1 de la loi du 29 juillet 1881,
doit lui notifier son droit de se taire.
Le Conseil constitutionnel décide :
Art. 1 . – Les mots « et en l’avisant de son droit de faire connaître des observations écrites dans un délai d’un
er
mois » figurant à la première phrase du deuxième alinéa de l’article 51-1 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de
la presse, dans sa rédaction issue de la loi no 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme
pour la justice, et la deuxième phrase de ce même alinéa, sont contraires à la Constitution.
Art. 2. – La déclaration d’inconstitutionnalité de l’article 1er prend effet dans les conditions fixées aux
paragraphes 13 à 15 de cette décision.
Art. 3. – Cette décision sera publiée au Journal officiel de la République française et notifiée dans les
conditions prévues à l’article 23-11 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 susvisée.
Jugé par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 17 mai 2024, où siégeaient : M. Laurent FABIUS,
Président, Mmes Jacqueline GOURAULT, Corinne LUQUIENS, Véronique MALBEC, MM. Jacques MÉZARD,
François PILLET, Michel PINAULT et François SÉNERS.
Rendu public le 17 mai 2024.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 68 sur 132
service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Péyi Guyane est à
nouveau reconduite pour une durée de cinq ans, à compter du 5 novembre 2024.
Art. 2. – Infoguyane SAS est autorisée à utiliser la fréquence mentionnée en annexe, conformément à la
convention et aux annexes de la présente décision.
Art. 3. – I. – Sur demande expresse de l’Autorité, le titulaire de la présente autorisation est tenu de lui
communiquer dans un délai d’un mois après la réception de la demande les informations suivantes, dont il atteste
l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du dépassement de 75 kHz sur une
durée minimale de 15 min).
II. – Si l’Autorité constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente autorisation
est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la conformité de
son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à l’Autorité les
résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 69 sur 132
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisé e par l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à Infoguyane SAS et publiée au Journal officiel de la République
française.
Fait au Lamentin, le 14 mars 2024.
Pour le comité territorial
de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane :
Le président,
J.-M. LASO
ANNEXE I (*)
Nom du service : Radio Peyi Guyane.
Zone géographique mise en appel : Cayenne.
Fréquence : 101,1 MHz.
Adresse du site : lieudit montagne du Tigre, Remire-Montjoly (973).
Altitude du site (NGF) : 142 mètres.
Hauteur d’antenne : 43 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 2 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 5 90 0 180 1 270 6
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
ANNEXE II (*)
Nom du service : Radio Peyi Guyane.
Zone géographique mise en appel : Kourou.
Fréquence : 101,3 MHz.
Adresse du site : montagne Café, Kourou (973)
Altitude du site (NGF) : 61 mètres.
Hauteur d’antenne : 64 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 000 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 1 90 6 180 5 270 0
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
0 0 90 5 180 5 270 0
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
ANNEXE IV (*)
Nom du service : Radio Peyi Guyane.
Zone géographique mise en appel : Saint-Laurent-du-Maroni.
Fréquence : 106,3 MHz.
Adresse du site : 6, rue Jean-Vilo, Saint-Laurent-du-Maroni (973)
Altitude du site (NGF) : 30 mètres.
Hauteur d’antenne : 30 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 6 90 1 180 0 270 2
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
ANNEXE V (*)
Nom du service : Radio Peyi Guyane.
Zone géographique mise en appel : Sinnamary.
Fréquence : 105,3 MHz.
Adresse du site : château d’eau, Sinnamary (973)
Altitude du site (NGF) : 5 mètres.
Hauteur d’antenne : 64 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 000 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 27 90 15 180 1 270 5
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 70 sur 132
service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Média Tropique FM est à
nouveau reconduite pour une durée de cinq ans, à compter du 5 novembre 2024.
Art. 2. – L’association Groupe d’animation socio-éducative Antilles-Guyane est autorisée à utiliser la
fréquence mentionnée en annexe, conformément à la convention et aux annexes de la présente décision.
Art. 3. – I. – Sur demande expresse de l’Autorité, le titulaire de la présente autorisation est tenu de lui
communiquer dans un délai d’un mois après la réception de la demande les informations suivantes, dont il atteste
l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du dépassement de 75 kHz sur une
durée minimale de 15 min).
II. – Si l’Autorité constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente autorisation
est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la conformité de
son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à l’Autorité les
résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 70 sur 132
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à l’association Groupe d’animation socio-éducative Antilles-
Guyane et publiée au Journal officiel de la République française.
Fait au Lamentin, le 14 mars 2024.
Pour le comité territorial de l’audiovisuel
d’Antilles-Guyane :
Le président,
J.-M. LASO
ANNEXE (*)
Nom du service : Média Tropique FM.
Zone géographique mise en appel : Kourou.
Fréquence : 107,8 MHz.
Adresse du site : no 127, chemin La Carapa, 97310 Kourou (973).
Altitude du site (NGF) : 4 mètres.
Hauteur d’antenne : 75 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 000 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 6 90 4 180 0 270 0
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 71 sur 132
service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Métis FM est à nouveau
reconduite pour une durée de cinq ans, à compter du 5 novembre 2024.
Art. 2. – SARL Espace COM est autorisée à utiliser la fréquence mentionnée en annexe, conformément à la
convention et aux annexes de la présente décision.
Art. 3. – I. – Sur demande expresse de l’Autorité, le titulaire de la présente autorisation est tenu de lui
communiquer dans un délai d’un mois après la réception de la demande les informations suivantes, dont il atteste
l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du dépassement de 75 kHz sur une
durée minimale de 15 min).
II. – Si l’Autorité constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente autorisation
est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la conformité de
son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à l’Autorité les
résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 71 sur 132
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à SARL Espace COM et publiée au Journal officiel de la
République française.
Fait à Le Lamentin, le 14 mars 2024.
Pour le comité territorial de l’audiovisuel
d’Antilles-Guyane :
Le président,
J.-M. LASO
ANNEXE (*)
Nom du service : Métis FM.
Zone géographique mise en appel : Saint-Laurent-du-Maroni.
Fréquence : 105,8 MHz.
Adresse du site : 6, rue Jean-Vilo, Saint-Laurent-du-Maroni (973).
Altitude du site (NGF) : 30 mètres.
Hauteur d’antenne : 30 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 6 90 1 180 0 270 2
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 72 sur 132
service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Saint-Gabriel est à
nouveau reconduite pour une durée de cinq ans, à compter du 5 novembre 2024.
Art. 2. – L’association Culturelle et éducative Gabriel (ACEG) est autorisée à utiliser la fréquence mentionnée
en annexe, conformément à la convention et aux annexes de la présente décision.
Art. 3. – I. – Sur demande expresse de l’Autorité, le titulaire de la présente autorisation est tenu de lui
communiquer dans un délai d’un mois après la réception de la demande les informations suivantes, dont il atteste
l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du dépassement de 75 kHz sur une
durée minimale de 15 min).
II. – Si l’Autorité constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente autorisation
est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la conformité de
son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à l’Autorité les
résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 72 sur 132
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à l’association Culturelle et éducative Gabriel (ACEG) et publiée au
Journal officiel de la République française.
Fait au Lamentin, le 14 mars 2024.
Pour le comité territorial de l’audiovisuel
d’Antilles-Guyane :
Le président,
J.-M. LASO
ANNEXE I (*)
Nom du service : Radio Saint-Gabriel.
Zone géographique mise en appel : Grand-Santi.
Fréquence : 93,1MHz.
Adresse du site : presbytère de Grand-Santi-Grand-Santi (973).
Altitude du site (NGF) : 60 mètres.
Hauteur d’antenne : 20 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 300 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 6 90 3 180 0 270 3
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
ANNEXE II (*)
Nom du service : Radio Saint-Gabriel.
Zone géographique mise en appel : Mana.
Fréquence : 95,4MHz.
Adresse du site : presbytère de Mana – Mana (973).
Altitude du site (NGF) : 5 mètres.
Hauteur d’antenne : 20 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 6 90 3 180 0 270 3
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
0 0 90 6 180 6 270 0
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 73 sur 132
service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Chérie FM Guyane est à
nouveau reconduite pour une durée de cinq ans, à compter du 5 novembre 2024.
Art. 2. – 2MFM est autorisée à utiliser la fréquence mentionnée en annexe, conformément à la convention et
aux annexes de la présente décision.
Art. 3. – I. – Sur demande expresse de l’Autorité, le titulaire de la présente autorisation est tenu de lui
communiquer dans un délai d’un mois après la réception de la demande les informations suivantes, dont il atteste
l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du dépassement de 75 kHz sur une
durée minimale de 15 min).
II. – Si l’Autorité constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente autorisation
est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la conformité de
son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à l’Autorité les
résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 73 sur 132
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à 2MFM et publiée au Journal officiel de la République française.
Fait au Lamentin, le 14 mars 2024.
Pour le comité territorial de l’audiovisuel
d’Antilles-Guyane :
Le président,
J.-M. LASO
ANNEXE (*)
Nom du service : Chérie FM Guyane.
Zone géographique mise en appel : Saint-Laurent-du-Maroni.
Fréquence : 107,8 MHz.
Adresse du site : 6, rue Jean-Vilo, Saint-Laurent-du-Maroni (973).
Altitude du site (NGF) : 30 mètres.
Hauteur d’antenne : 6 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 5 90 2 180 0 270 3
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 74 sur 132
service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Hit Radio est à nouveau
reconduite pour une durée de cinq ans, à compter du 5 novembre 2024.
Art. 2. – SARL Ouest Communication est autorisée à utiliser la fréquence mentionnée en annexe,
conformément à la convention et aux annexes de la présente décision.
Art. 3. – I. – Sur demande expresse de l’Autorité, le titulaire de la présente autorisation est tenu de lui
communiquer dans un délai d’un mois après la réception de la demande les informations suivantes, dont il atteste
l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du dépassement de 75 kHz sur une
durée minimale de 15 min).
II. – Si l’Autorité constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente autorisation
est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la conformité de
son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à l’Autorité les
résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 74 sur 132
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à SARL Ouest Communication et publiée au Journal officiel de la
République française.
Fait au Lamentin, le 14 mars 2024.
Pour le comité territorial de l’audiovisuel
d’Antilles-Guyane :
Le président,
J.-M. LASO
ANNEXE (*)
Nom du service : Hit Radio.
Zone géographique mise en appel : Saint-Laurent-du-Maroni.
Fréquence : 107,1 MHz.
Adresse du site : 6, rue Jean-Vilo, Saint-Laurent-du-Maroni (973).
Altitude du site (NGF) : 30 mètres.
Hauteur d’antenne : 30 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 6 90 1 180 0 270 2
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 75 sur 132
service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Karata – RLK FM est à
nouveau reconduite pour une durée de cinq ans, à compter du 26 novembre 2024.
Art. 2. – L’association Karata est autorisée à utiliser la fréquence mentionnée en annexe, conformément à la
convention et aux annexes de la présente décision.
Art. 3. – I. – Sur demande expresse de l’Autorité, le titulaire de la présente autorisation est tenu de lui
communiquer dans un délai d’un mois après la réception de la demande les informations suivantes, dont il atteste
l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du dépassement de 75 kHz sur une
durée minimale de 15 min).
II. – Si l’Autorité constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente autorisation
est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la conformité de
son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à l’Autorité les
résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 75 sur 132
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à l’association Karata et publiée au Journal officiel de la République
française.
Fait au Lamentin, le 14 mars 2024.
Pour le comité territorial
de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane :
Le président,
J.-M. LASO
ANNEXE (*)
Nom du service : Radio Karata - RLK FM
Zone géographique mise en appel : Basse-Terre.
Fréquence : 91,0 MHz.
Adresse du site : Lieudit Morne Claire Fontaine, Vieux-Habitants (971)
Altitude du site (NGF) : 480 mètres.
Hauteur d’antenne : 21 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 4 90 17 180 0 270 5
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 76 sur 132
service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé RCI Guadeloupe est à nouveau
reconduite pour une durée de cinq ans, à compter du 26 novembre 2024.
Art. 2. – La SAS Radio Caraïbes International Guadeloupe est autorisée à utiliser la fréquence mentionnée en
annexe, conformément à la convention et aux annexes de la présente décision.
Art. 3. – I. – Sur demande expresse de l’Autorité, le titulaire de la présente autorisation est tenu de lui
communiquer dans un délai d’un mois après la réception de la demande les informations suivantes, dont il atteste
l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du dépassement de 75 kHz sur une
durée minimale de 15 min).
II. – Si l’Autorité constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente autorisation
est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la conformité de
son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à l’Autorité les
résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 76 sur 132
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à la SAS Radio Caraïbes International Guadeloupe et publiée au
Journal officiel de la République française.
Fait au Lamentin, 14 mars 2024.
Pour le comité territorial
de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane,
Le président,
J.-M. LASO
ANNEXE (*)
Nom du service : RCI Guadeloupe.
Zone géographique mise en appel : Terre-de-Haut.
Fréquence : 100,4 MHz.
Adresse du site : réservoir le Chameau, Terre-de-Haut (971).
Altitude du site (NGF) : 140 mètres.
Hauteur d’antenne : 20 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 200 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 0 90 4 180 13 270 4
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 77 sur 132
NOR : RCAR2413345S
Décide :
Art. 1er. – L’Association cultuelle les Témoins de Jéhovah de France est autorisée à utiliser les fréquences
mentionnée en annexe, conformément à la convention conclue avec le comité territorial d’Antilles-Guyane et dans
le respect des conditions fixées à l’annexe de la présente décision, en vue de l’exploitation de services de radio
temporaire par voie hertzienne terrestre dénommés SC French et SC English en modulation de fréquence.
Art. 2. – Cette autorisation est délivrée à compter du 7 juin 2024 et jusqu’au 9 juin 2024. (L’ARCOM pourra
prononcer la caducité de la présente autorisation si l’exploitation effective n’a pas débuté un mois après la date
d’entrée en vigueur de l’autorisation).
Art. 3. – I. – Le titulaire de la présente autorisation est tenu de communiquer à l’ARCOM les informations
suivantes, dont il atteste l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– dès qu’elle est disponible, la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du
dépassement de 75 kHz sur une durée minimale de 15 minutes).
Ces informations sont ensuite exigibles à tout moment sur demande expresse de l’ARCOM.
II. – Si l’ARCOM constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente
autorisation est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la
conformité de son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe de la présente autorisation. Il transmet à
l’ARCOM les résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par le comité territorial de l’audiovisuel
d’Antilles-Guyane.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à l’Association cultuelle les Témoins de Jéhovah de France et
publiée au Journal officiel de la République française.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 77 sur 132
ANNEXE I (*)
Nom du service : CSFRENCH
Site : Vélodrome Amédée-Detraux, Baie-Mahault, 971
Puissance : 1 W
Fréquence : 90.00 MHz
Diffusion : FM
Porteuse RDS :
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
ANNEXE II (*)
Nom du service : CSENGLISH
Site : Vélodrome Amédée-Detraux, Baie-Mahault, 971
Puissance : 1 W
Fréquence : 90.6 MHz
Diffusion : FM
Porteuse RDS :
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 78 sur 132
suivante :
0 6 90 6 180 0 270 0
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale. »
Art. 2. – La présente décision sera notifiée à l’association Radio Chrétienne Francophone Touraine
Saint-Martin et publiée au Journal officiel de la République française.
Fait à Poitiers, le 10 avril 2024.
Pour le comité territorial
de l’audiovisuel de Poitiers :
Le président,
D. LEMOINE
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 79 sur 132
conformément à la convention conclue avec le comité territorial de Poitiers et dans le respect des conditions
fixées à l’annexe de la présente décision, en vue de l’exploitation d’un service de radio temporaire par voie
hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Exploradio 41.
Art. 2. – Cette autorisation est délivrée du 28 octobre au 5 novembre 2024.
Art. 3. – I. – Le titulaire de la présente autorisation est tenu de communiquer à l’ARCOM les informations
suivantes, dont il atteste l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– dès qu’elle est disponible, la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du
dépassement de 75 kHz sur une durée minimale de 15 minutes).
Ces informations sont ensuite exigibles à tout moment sur demande expresse de l’ARCOM.
II. – Si l’ARCOM constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente
autorisation est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la
conformité de son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe de la présente autorisation. Il transmet à
l’ARCOM les résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par le comité territorial de l’audiovisuel de
Poitiers.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à l’association Figures Libres et publiée au Journal officiel de la
République française.
Fait à Poitiers, le 10 avril 2024.
Pour le comité territorial
de l’audiovisuel de Poitiers :
Le président,
D. LEMOINE
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 79 sur 132
ANNEXE (*)
Site : Parc du Château, rue du Château, 41100 Vendôme.
Puissance : 100 W.
Fréquence : 89,2.
Diffusion : FM.
Porteuse RDS :
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 80 sur 132
la convention et aux annexes de la présente décision, en vue de l’exploitation d’un service de radio de catégorie B
par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Hiti FM.
Art. 2. – Cette autorisation est délivrée pour une durée de cinq ans à compter du 1er juin 2024. L’ARCOM
pourra prononcer la caducité de la présente autorisation si l’exploitation effective n’a pas débuté trois mois après la
date d’entrée en vigueur de l’autorisation.
Art. 3. – I. – Le titulaire de la présente autorisation est tenu de communiquer à l’ARCOM les informations
suivantes, dont il atteste l’exactitude :
– dans un délai de deux mois après la mise en service, le descriptif effectif technique de l’installation (type et
puissance nominale de l’émetteur, système d’antennes…) ;
– dès qu’elle est disponible, la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du
dépassement de 75 kHz sur une durée minimale de 15 min).
Ces informations sont ensuite exigibles à tout moment sur demande expresse de l’ARCOM.
II. – Si l’ARCOM constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente
autorisation est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 81 sur 132
conformité de son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à
l’ARCOM les résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’ARCOM.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à l’association Hiti FM et publiée au Journal officiel de la
République française et au Journal officiel de la Polynésie française.
Fait à Paris, le 7 mai 2024.
Pour l’Autorité de régulation
de la communication audiovisuelle et numérique :
Le président,
R.-O. MAISTRE
ANNEXE I (*)
Nom du service : Hiti FM.
Zone géographique mise en appel : Ile de Raiatea, Uturoa.
Fréquence : 100,3 MHz.
Adresse du site : Mont Tapioi, Uturoa (987).
Altitude du site (NGF) : 286 mètres.
Hauteur d’antenne : 24 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 500 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 0 90 3 180 6 270 1
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
ANNEXE II (*)
Nom du service : Hiti FM.
Zone géographique mise en appel : Ile de Tahiti, Afaahiti-Taravao-Papeari.
Fréquence : 106,2 MHz.
Adresse du site : Afaahiti, Pueu (987).
Altitude du site (NGF) : 623 mètres.
Hauteur d’antenne : 37 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 500 W.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 81 sur 132
0 0 90 5 180 5 270 0
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
0 0 90 3 180 6 270 1
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
ANNEXE IV (*)
Nom du service : Hiti FM.
Zone géographique mise en appel : Ile de Tahiti, Punaauia-Paea.
Fréquence : 93,2 MHz.
Adresse du site : Maatea, Afareaitu, Moorea-Maiao (987).
Altitude du site (NGF) : 200 mètres.
Hauteur d’antenne : 35 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1,5 kW.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 81 sur 132
0 2 90 0 180 1 270 7
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 82 sur 132
conformément à la convention et aux annexes de la présente décision, en vue de l’exploitation d’un service de
radio de catégorie B par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Maohi FM.
Art. 2. – Cette autorisation est délivrée pour une durée de cinq ans à compter du 1er juin 2024. L’ARCOM
pourra prononcer la caducité de la présente autorisation si l’exploitation effective n’a pas débuté trois mois après la
date d’entrée en vigueur de l’autorisation.
Art. 3. – I. – Le titulaire de la présente autorisation est tenu de communiquer à l’ARCOM les informations
suivantes, dont il atteste l’exactitude :
– dans un délai de deux mois après la mise en service, le descriptif effectif technique de l’installation (type et
puissance nominale de l’émetteur, système d’antennes…) ;
– dès qu’elle est disponible, la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du
dépassement de 75 kHz sur une durée minimale de 15 min).
Ces informations sont ensuite exigibles à tout moment sur demande expresse de l’ARCOM.
II. – Si l’ARCOM constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente
autorisation est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 82 sur 132
conformité de son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à
l’ARCOM les résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’ARCOM.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à l’association Hei Maohi et publiée au Journal officiel de la
République française et au Journal officiel de la Polynésie française.
Fait à Paris, le 7 mai 2024.
Pour l’Autorité de régulation
de la communication audiovisuelle et numérique :
Le président,
R.-O. MAISTRE
ANNEXE I (*)
Nom du service : Maohi FM.
Zone géographique mise en appel : île de Tahiti, Afaahiti-Taravao-Papeari.
Fréquence : 94,8 MHz.
Adresse du site : PK11 RT4, Vairao (987).
Altitude du site (NGF) : 3 mètres.
Hauteur d’antenne : 16 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 500 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 0 90 3 180 6 270 1
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
ANNEXE II (*)
Nom du service : Maohi FM.
Zone géographique mise en appel : île de Tahiti, Papeete.
Fréquence : 96,8 MHz.
Adresse du site : rue Colette, immeuble Wohler, Papeete (987).
Altitude du site (NGF) : 2 mètres.
Hauteur d’antenne : 16 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 kW.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 82 sur 132
0 6 90 5 180 0 270 0
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
0 2 90 0 180 1 270 7
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 83 sur 132
conformément à la convention et aux annexes de la présente décision, en vue de l’exploitation d’un service de radio
de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Bora-Bora.
Art. 2. – Cette autorisation est délivrée pour une durée de cinq ans à compter du 1er juin 2024. L’ARCOM
pourra prononcer la caducité de la présente autorisation si l’exploitation effective n’a pas débuté trois mois après la
date d’entrée en vigueur de l’autorisation.
Art. 3. – I. – Le titulaire de la présente autorisation est tenu de communiquer à l’ARCOM les informations
suivantes, dont il atteste l’exactitude :
– dans un délai de deux mois après la mise en service, le descriptif effectif technique de l’installation (type et
puissance nominale de l’émetteur, système d’antennes…) ;
– dès qu’elle est disponible, la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du
dépassement de 75 kHz sur une durée minimale de 15 min).
Ces informations sont ensuite exigibles à tout moment sur demande expresse de l’ARCOM.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 83 sur 132
ANNEXE I (*)
Nom du service : Radio Bora-Bora.
Zone géographique mise en appel : Ile de Bora-Bora.
Fréquence : 95,4 MHz.
Adresse du site : Colline de Pahon, Vaitape, Bora-bora (987).
Altitude du site (NGF) : 104 mètres.
Hauteur d’antenne : 18 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 250 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 0 90 5 180 15 270 1
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
ANNEXE II (*)
Nom du service : Radio Bora-Bora.
Zone géographique mise en appel : Ile de Raiatea, Uturoa.
Fréquence : 88,8 MHz.
Adresse du site : Mont Tapioi, Uturoa (987).
Altitude du site (NGF) : 286 mètres.
Hauteur d’antenne : 24 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 250 W.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 83 sur 132
0 0 90 3 180 6 270 1
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 84 sur 132
ANNEXE (*)
Nom du service : Radio Maita’i.
Zone géographique mise en appel : Ile de Raiatea, Uturoa.
Fréquence : 101,7 MHz.
Adresse du site : Mont Tapioi, Uturoa (987).
Altitude du site (NGF) : 286 mètres.
Hauteur d’antenne : 18 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 250 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 0 90 3 180 6 270 1
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 85 sur 132
conformément à la convention et aux annexes de la présente décision, en vue de l’exploitation d’un service de
radio de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Paofai.
Art. 2. – Cette autorisation est délivrée pour une durée de cinq ans à compter du 1er juin 2024. L’ARCOM
pourra prononcer la caducité de la présente autorisation si l’exploitation effective n’a pas débuté trois mois après la
date d’entrée en vigueur de l’autorisation.
Art. 3. – I. – Le titulaire de la présente autorisation est tenu de communiquer à l’ARCOM les informations
suivantes, dont il atteste l’exactitude :
– dans un délai de deux mois après la mise en service, le descriptif effectif technique de l’installation (type et
puissance nominale de l’émetteur, système d’antennes…) ;
– dès qu’elle est disponible, la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du
dépassement de 75 kHz sur une durée minimale de 15 min).
Ces informations sont ensuite exigibles à tout moment sur demande expresse de l’ARCOM.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 85 sur 132
ANNEXE I (*)
Nom du service : Radio Paofai.
Zone géographique mise en appel : Ile de Tahiti, Afaahiti-Taravao-Papeari.
Fréquence : 97,0 MHz.
Adresse du site : Route du Plateau de Taravao, Taiarapu-Est (987).
Altitude du site (NGF) : 220 mètres.
Hauteur d’antenne : 18 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 500 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 1 90 6 180 3 270 0
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
ANNEXE II (*)
Nom du service : Radio Paofai.
Zone géographique mise en appel : Ile de Tahiti, Papeete.
Fréquence : 89,9 MHz.
Adresse du site : Front de mer Paofai - foyers de jeunes filles, Papeete (987).
Altitude du site (NGF) : 3 mètres.
Hauteur d’antenne : 18 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 250 W.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 85 sur 132
0 1 90 0 180 3 270 6
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
0 5 90 0 180 0 270 6
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 86 sur 132
conformément à la convention et à l’annexe de la présente décision, en vue de l’exploitation d’un service de radio
de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Taiarapu.
Art. 2. – Cette autorisation est délivrée pour une durée de cinq ans à compter du 1er juin 2024. L’ARCOM
pourra prononcer la caducité de la présente autorisation si l’exploitation effective n’a pas débuté trois mois après la
date d’entrée en vigueur de l’autorisation.
Art. 3. – I. – Le titulaire de la présente autorisation est tenu de communiquer à l’ARCOM les informations
suivantes, dont il atteste l’exactitude :
– dans un délai de deux mois après la mise en service, le descriptif effectif technique de l’installation (type et
puissance nominale de l’émetteur, système d’antennes…) ;
– dès qu’elle est disponible, la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du
dépassement de 75 kHz sur une durée minimale de 15 min).
Ces informations sont ensuite exigibles à tout moment sur demande expresse de l’ARCOM.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 86 sur 132
ANNEXE (*)
Nom du service : Radio Taiarapu.
Zone géographique mise en appel : Ile de Tahiti, Vairao.
Fréquence : 106,6 MHz.
Adresse du site : Mairie de Vairao, Taiarapu-Ouest (987).
Altitude du site (NGF) : 4 mètres.
Hauteur d’antenne : 7 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 500 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 8 90 1 180 0 270 2
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 87 sur 132
conformément à la convention et aux annexes de la présente décision, en vue de l’exploitation d’un service de
radio de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Te Oko Nui.
Art. 2. – Cette autorisation est délivrée pour une durée de cinq ans à compter du 1er juin 2024. L’ARCOM
pourra prononcer la caducité de la présente autorisation si l’exploitation effective n’a pas débuté trois mois après la
date d’entrée en vigueur de l’autorisation.
Art. 3. – I. – Le titulaire de la présente autorisation est tenu de communiquer à l’ARCOM les informations
suivantes, dont il atteste l’exactitude :
– dans un délai de deux mois après la mise en service, le descriptif effectif technique de l’installation (type et
puissance nominale de l’émetteur, système d’antennes…) ;
– dès qu’elle est disponible, la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du
dépassement de 75 kHz sur une durée minimale de 15 min).
Ces informations sont ensuite exigibles à tout moment sur demande expresse de l’ARCOM.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 87 sur 132
ANNEXE I (*)
Nom du service : Radio Te Oko Nui.
Zone géographique mise en appel : Ile de Hiva Oa.
Fréquence : 92,0 MHz.
Adresse du site : Lieudit Tapeata, Hiva-oa (987).
Altitude du site (NGF) : 787 mètres.
Hauteur d’antenne : 18 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 6 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 6 90 0 180 0 270 5
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
ANNEXE II (*)
Nom du service : Radio Te Oko Nui.
Zone géographique mise en appel : Ile Nuku Hiva, Taiohae.
Fréquence : 92,5 MHz.
Adresse du site : Evêché de Taioahe, Nuku-hiva (987).
Altitude du site (NGF) : 3 mètres.
Hauteur d’antenne : 12 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 300 W.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 87 sur 132
0 0 90 3 180 6 270 1
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
0 5 90 0 180 0 270 6
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 88 sur 132
convention et aux annexes de la présente décision, en vue de l’exploitation d’un service de radio de catégorie B par
voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Star FM.
Art. 2. – Cette autorisation est délivrée pour une durée de cinq ans à compter du 1er juin 2024. L’ARCOM
pourra prononcer la caducité de la présente autorisation si l’exploitation effective n’a pas débuté trois mois après la
date d’entrée en vigueur de l’autorisation.
Art. 3. – I. – Le titulaire de la présente autorisation est tenu de communiquer à l’ARCOM les informations
suivantes, dont il atteste l’exactitude :
– dans un délai de deux mois après la mise en service, le descriptif effectif technique de l’installation (type et
puissance nominale de l’émetteur, système d’antennes…) ;
– dès qu’elle est disponible, la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du
dépassement de 75 kHz sur une durée minimale de 15 min).
Ces informations sont ensuite exigibles à tout moment sur demande expresse de l’ARCOM.
II. – Si l’ARCOM constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente
autorisation est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la
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conformité de son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à
l’ARCOM les résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’ARCOM.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à la SNC Radio 3 et publiée au Journal officiel de la République
française et au Journal officiel de la Polynésie française.
Fait à Paris, le 7 mai 2024.
Pour l’Autorité de régulation
de la communication audiovisuelle et numérique :
Le président,
R.-O. MAISTRE
ANNEXE I (*)
Nom du service : Star FM.
Zone géographique mise en appel : Ile de Raiatea, Uturoa.
Fréquence : 88,0 MHz.
Adresse du site : Mont Tapioi, Uturoa (987).
Altitude du site (NGF) : 286 mètres.
Hauteur d’antenne : 18 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 500 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 0 90 3 180 6 270 1
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
ANNEXE II (*)
Nom du service : Star FM.
Zone géographique mise en appel : Ile de Tahiti, Afaahiti-Taravao-Papeari.
Fréquence : 93,9 MHz.
Adresse du site : Afaahiti, Pueu (987).
Altitude du site (NGF) : 623 mètres.
Hauteur d’antenne : 37 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 500 W.
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0 0 90 5 180 5 270 0
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
0 0 90 3 180 6 270 1
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
ANNEXE IV (*)
Nom du service : Star FM.
Zone géographique mise en appel : Ile de Tahiti, Papeete.
Fréquence : 87,8 MHz.
Adresse du site : Zone industrielle Fare Ute, Papeete (987).
Altitude du site (NGF) : 1 mètres.
Hauteur d’antenne : 20 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 kW.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 88 sur 132
0 7 90 2 180 0 270 1
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
ANNEXE V (*)
Nom du service : Star FM.
Zone géographique mise en appel : Ile de Tahiti, Punaauia-Paea.
Fréquence : 106,4 MHz.
Adresse du site : Maatea, Afareaitu, Moorea-Maiao (987).
Altitude du site (NGF) : 200 mètres.
Hauteur d’antenne : 25 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 3 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)
0 16 90 0 180 16 270 19
(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
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mentionnées par l’arrêté du 17 mai 2024 susvisé bénéficie d’une durée d’émission de trois minutes sur chacun des
services mentionnés dans la décision du 25 avril 2024 susvisée, relative aux conditions de production, de
programmation et de diffusion des émissions relatives à la campagne officielle. Cette durée est répartie, pour
chacune des listes, en deux émissions d’une minute trente secondes.
Art. 2. – La durée d’une des deux émissions mentionnées à l’article précédent pourra le cas échéant être
majorée si la répartition des durées d’émission prévues aux III et IV de l’article 19 de la loi du 7 juillet 1977
susvisée devait conduire à attribuer une durée supplémentaire insuffisante pour réaliser une émission distincte.
Art. 3. – La présente décision sera publiée au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 21 mai 2024.
Pour l’Autorité de régulation
de la communication audiovisuelle et numérique :
Le président,
R-O. MAISTRE
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 90 sur 132
Par délibération en date du 7 mai 2024, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique
a décidé de modifier, à compter du 1er juillet 2024, l’annexe de la délibération du Conseil supérieur de l’audiovisuel
du 4 mars 2008 relative à l’attribution des codes RDS avec les paramètres définis aux annexes 1 et 2.
ANNEXE 1
SUPPRESSION DE LA LISTE DES PARAMÈTRES RDS AUTORISÉS
CODE PI RADICAL DU CODE PS Territoire concerné
NOM DU SERVICE (Identification du programme) (Nom du programme) (*) ou radio spécifique
ANNEXE 2
AJOUT LA LISTE DES PARAMÈTRES RDS AUTORISÉS
CODE PI RADICAL DU CODE PS Territoire concerné
NOM DU SERVICE (Identification du programme) (Nom du programme) (*) ou radio spécifique
Participaient à la séance :
Emmanuelle WARGON, présidente, Anthony CELLIER, Ivan FAUCHEUX, Valérie PLAGNOL et Lova
RINEL, commissaires.
Les dispositions des articles L. 452-2 et L. 452-3 du code de l’énergie donnent compétence à la Commission de
régulation de l’énergie (CRE) pour fixer la méthodologie d’établissement des tarifs d’utilisation des réseaux de
distribution de gaz naturel. Selon les dispositions de l’article L. 452-3 du code de l’énergie, la CRE peut procéder
« aux modifications de niveau et de structure des tarifs qu'elle estime justifiées au vu notamment de l'analyse de la
comptabilité des opérateurs et de l'évolution prévisible des charges de fonctionnement et d'investissement ».
La CRE adopte la présente délibération après une large consultation des acteurs. La CRE a organisé entre février
et septembre 2023 cinq ateliers de travail thématiques ouverts au public, puis une consultation publique sur le
prochain tarif ATRD7 (1) du 12 octobre 2023 au 20 novembre 2023. 106 réponses ont été reçues et les réponses
non confidentielles sont publiées sur le site de la CRE. A la suite de cette consultation, la CRE a organisé trois
tables rondes avec les fournisseurs et leurs associations, les associations de consommateurs, les autorités
concédantes et collectivités locales portant sur les orientations de la CRE sur les tarifs de distribution, de transport
et de stockage de gaz. Enfin, la CRE a auditionné GRDF à plusieurs reprises, ainsi que son actionnaire Engie.
La présente décision se fonde notamment sur les plans d’affaires transmis par GRDF ainsi que sur les échanges
avec ce dernier, sur les analyses internes de la CRE, sur des rapports d’auditeurs externes (2) et sur les avis
exprimés par les acteurs en réponse à la consultation publique, lors des tables rondes, des ateliers ou des auditions.
Enfin, la CRE a pris en compte dans sa décision, en application des dispositions de l’article L. 452-3 du code de
l’énergie, les orientations de politique énergétique transmises par la ministre de la transition énergétique par
courrier du 2 novembre 2023. Ces orientations sont publiées sur le site de la CRE en même temps que la présente
délibération.
Le CMPC réel retenu pour le tarif ATRD7 est en baisse de 0,1 point par rapport à celui du tarif ATRD6. Il prend
en compte :
– à travers sa composante fondée sur des paramètres de long terme, les coûts de financement des actifs existants,
avec des taux d’intérêt sur les marchés qui sont restés bas sur une longue période ;
– à travers sa composante fondée sur des données économiques récentes, la remontée des taux d’intérêt
constatée depuis 2022 et ses conséquences sur les coûts de financement des nouveaux actifs ;
– une baisse du bêta des actifs de 0,48 à 0,45, pour refléter la résilience des activités régulées en comparaison
des autres secteurs de l’économie durant les crises récentes (Covid-19, crise gazière). En outre, le cadre de
régulation du tarif ATRD7 est plus protecteur pour GRDF que celui du tarif ATRD6. Cependant, les risques
sur l’avenir des infrastructures gazières persistent, ce qui justifie de retenir un bêta plus élevé que celui des
tarifs de réseaux d’électricité.
Le tarif ATRD7 prépare l’avenir en modifiant le cadre applicable aux nouveaux actifs.
Dans son étude sur l’avenir des infrastructures gazières, la CRE fait le constat que le réseau de distribution de
gaz existant restera en majeure partie nécessaire à l’horizon 2050, même dans des scénarios de décroissance
importante de la consommation. Ce constat amène à fixer un cadre tarifaire différent pour les nouveaux actifs afin
d’accélérer leur amortissement.
En conséquence, pour les actifs qui entreront dans la base d’actifs régulés (BAR) à partir de 2024, la
comptabilisation dans la BAR des nouveaux actifs se fera à la valeur comptable à laquelle s’appliquera le taux de
CMPC nominal (i.e. contenant l’inflation) fixé par la CRE à 5,3 %, comme c’est le cas par exemple pour les actifs
dans le cadre du tarif de transport d’électricité.
Le cadre de régulation des actifs entrés dans la BAR avant 2024 n’est pas modifié.
Le tarif ATRD7 introduit une incitation à la maîtrise et à la priorisation des investissements.
Par ailleurs, dans un contexte de décroissance de la consommation de gaz, le tarif ATRD7 prévoit une incitation
pour GRDF à la maîtrise et à la priorisation de ses investissements, sous la forme d’une enveloppe
d’investissements sur la période tarifaire au-delà de laquelle GRDF supporte un malus. Elle pourra être adaptée
en cours de période pour tenir compte de la réalité de la dynamique des raccordements de sites de production de
biométhane, et des éventuelles évolutions règlementaires.
Le mode d’évolution annuelle du tarif ATRD7 évolue.
Le coefficient k, qui permet de prendre en compte chaque année le niveau du CRCP constaté, sera désormais
borné à + ou – 3 %, au lieu de + ou – 2 % précédemment. En outre, l’évolution annuelle du tarif intègrera la
différence entre l’inflation réalisée de l’année précédente et l’inflation prévue.
Ces évolutions visent à assurer une meilleure adéquation entre les charges constatées et le niveau du tarif,
notamment dans des périodes de volatilité des prix de l’énergie ou de l’inflation. La CRE considère que le tarif
ATRD7 maintient une visibilité satisfaisante pour les utilisateurs des réseaux de distribution de gaz.
La régulation incitative de la qualité de service du tarif ATRD7 évolue pour s’adapter aux priorités des
utilisateurs.
Les objectifs et les incitations évoluent afin de maintenir globalement le niveau de qualité de service satisfaisant
que GRDF a atteint ces dernières années, tout en mettant fin à la dégradation de certains indicateurs sur la période
ATRD6. Les incitations sur les délais d’intervention et le traitement des réclamations sont notamment renforcées.
Par ailleurs, le tarif ATRD7 introduit des nouveaux indicateurs et incitations liés à la qualité de service de GRDF
auprès des producteurs de biométhane, notamment concernant le volume de production écrêtée.
Le tarif ATRD7 met fin à l’incitation sur le nombre de clients raccordés aux réseaux de distribution de
gaz.
Le tarif ATRD7 prévoit la couverture au CRCP des recettes d’acheminement associées au nombre de
consommateurs de gaz, qui faisait jusqu’alors l’objet d’une incitation financière pour GRDF. GRDF est ainsi
protégé des effets d’érosion de son portefeuille de clients.
Niveau tarifaire
Charges à couvrir :
Dans sa demande tarifaire pour la période 2024-2027, GRDF indique faire face à la hausse générale des coûts
(inflation), notamment des prix de l’énergie, ainsi qu’à des obligations croissantes en matière de maintenance et de
sécurité.
La prise en compte des éléments du dossier tarifaire adressé à la CRE par GRDF aurait conduit à une hausse très
importante des charges à couvrir, qui correspondent à la somme des charges nettes d’exploitation et des charges de
capital normatives. Celles-ci se seraient élevées à 3 939 M€/an sur la période ATRD7 (hors apurement du CRCP
ATRD6), à comparer à 3 320 M € en 2022, soit + 18 %.
Cette demande présentait ainsi une hausse des charges nettes d’exploitation supérieure à l’inflation, alors que la
consommation de gaz et le nombre de clients raccordés sont orientés durablement à la baisse.
Au terme de ses analyses et des échanges complémentaires qu’elle a eus avec GRDF depuis la consultation
publique du 12 octobre 2023, la CRE retient une hausse des charges à couvrir moins importante que celle
demandée par GRDF. Elle prévoit notamment de limiter la hausse des charges nettes d’exploitation de GRDF, tout
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en lui laissant les marges de manœuvre financières nécessaires pour maintenir un niveau de sécurité élevé et
contribuer activement à la transition énergétique. En ce qui concerne les charges de capital, la CRE ne modifie pas
la trajectoire d’investissements présentée par GRDF mais ne retient pas le niveau de CMPC demandé par
l’opérateur.
En conséquence, le niveau des charges à couvrir (5) prévisionnelles durant la période ATRD7 s’élève en
moyenne à 3 656 M € par an, à comparer au niveau des charges constaté en 2022 de 3 320 M €, soit une
augmentation de 10 %.
Charges d’exploitation :
Au terme de ses analyses, la CRE retient pour GRDF une trajectoire de charges d’exploitation inférieure à la
demande de l’opérateur mais lui permettant :
– de disposer des moyens nécessaires à la réalisation de l’ensemble de ses missions, et en particulier de garantir
la sécurité industrielle de ses ouvrages, avec une augmentation significative des montants alloués à
la maintenance du réseau de GRDF par rapport au niveau de dépenses réalisé dans la dernière période
tarifaire ;
– de disposer des ressources nécessaires pour poursuivre l’intégration du biométhane dans son réseau, en
cohérence avec les orientations de politique énergétique ;
– de maintenir à niveau ses systèmes d’information, notamment en ce qui concerne la cybersécurité et la chaîne
de communication du comptage évolué ;
– de mener des travaux de R&D portant sur le renforcement de la sécurité, l’intégrité et la performance du
réseau, l’intégration des gaz renouvelables et la préparation du réseau aux évolutions structurelles liées à la
transition énergétique ;
– de mener à bien la réalisation du projet « Changement de gaz » (6), qui connaît une phase de croissance avec
l’avancement du projet et la conversion de grandes villes, dont Lille, sur la période ATRD7.
La trajectoire de charges nettes d’exploitation de GRDF retenue par la CRE prend en compte la baisse d’un
certain nombre de postes par rapport au niveau des dépenses de 2022 mises à jour de l’inflation. Ces baisses
relèvent d’une part, d’effets conjoncturels favorables, comme la baisse de la fiscalité et des coûts échoués
prévisionnels, et d’autre part, de demandes en baisse de GRDF sur l’immobilier et les systèmes d’information. En
outre, la CRE a ajusté la demande de GRDF concernant les actions de communication relatives à la promotion du
gaz.
A l’inverse, d’autres postes de dépenses sont retenus à la hausse, au-delà de l’inflation prévisionnelle,
notamment les achats, les travaux et les charges de personnel.
Au global sur la période ATRD7, la trajectoire des charges nettes d’exploitation de GRDF s’élève à 1 714 M €
par an en moyenne, à comparer à un niveau constaté en 2022 de 1 574 M €, soit + 9 %. Ce niveau est légèrement
inférieur aux dépenses constatées en 2022 mises à jour de l’inflation passée et prévisionnelle.
La trajectoire de charges nettes d’exploitation du tarif ATRD7 correspond à une enveloppe globale. GRDF est
libre de répartir cette enveloppe entre les différentes natures de charges, en fonction de ses choix de gestion.
Le tarif ATRD7 prévoit par ailleurs une clause de rendez-vous permettant d’intégrer les charges éventuelles qui
seraient liées à la mise en œuvre du règlement européen visant à réduire les émissions de méthane une fois celui-ci
adopté, ainsi qu’une clause de rendez-vous générale liée à des événements externes qui entraîneraient une
augmentation des charges d’exploitation de plus de 1 %.
Charges de capital :
La CRE retient un CMPC de 4,0 % réel, avant impôts (soit 5,3 % nominal avant impôts), par rapport à un CMPC
de 4,1 % en ATRD6.
La CRE n’a pas modifié la trajectoire d’investissements présentée par GRDF. Dans le contexte de la baisse
structurelle de la consommation de gaz, GRDF devra maitriser ses dépenses d’investissements.
Le niveau moyen des charges de capital à couvrir pour la période ATRD7 s’élève à 1 941 M € par an.
Enfin, il est rappelé que les investissements « infrastructures » de GRDF sont couverts par le tarif en fonction des
réalisations constatées à 100 % au moyen du compte de régularisation des charges et produits et que GRDF est
protégé de l’évolution de l’inflation par le tarif.
Solde du CRCP en fin de période ATRD6 :
Le revenu autorisé de GRDF intègre, en complément des charges à couvrir, l’apurement du solde de CRCP
estimé en fin de période ATRD6. Le solde pris en compte dans le revenu autorisé s’élève à 905 M €, soit un
apurement annuel de 243 M € sur la période ATRD7.
Ce solde exceptionnellement élevé est dû aux phénomènes de grande ampleur survenus en fin de période
tarifaire ATRD6 : recettes perçues par GRDF inférieures au revenu autorisé du fait de la forte baisse des
consommations de gaz en 2022 et 2023 et hausse du coût de l’énergie achetée par GRDF pour couvrir les pertes.
Parallèlement, le tarif ATRD6 a peu augmenté sur la période.
Consommations prévisionnelles :
Le nombre de consommateurs et la consommation de gaz sont restés stables sur la période 2020-2021. A partir
de 2022, la consommation de gaz a très significativement baissé par rapport aux prévisions tarifaires, sous l’effet
du contexte de prix de marché élevés et d’efforts de sobriété réalisés pendant l’hiver 2022-2023 (– 6,61 % par an
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sur la période 2022-2023). Le nombre de consommateurs a également baissé, dans une moindre mesure (– 0,69 %
sur la période 2022-2023).
Sur la période 2024-2027, la CRE tient compte pour ses hypothèses des objectifs de décroissance tendancielle de
la consommation de gaz et d’un contexte de prix de marché plus stables. Elle retient des hypothèses de
consommations de gaz proches de la demande de GRDF, à – 2,02 % par an, et retient une hypothèse d’évolution du
nombre de consommateurs de – 1,54 % par an en moyenne.
Structure tarifaire
Le tarif ATRD7 introduit, à compter du 1er juillet 2026, un nouveau terme tarifaire, le « terme de débit
normalisé », fonction du débit du compteur et de la pression de livraison. Ce terme sera applicable aux
consommateurs équipés des plus gros compteurs (soit environ 125 000 consommateurs concernés). Il vise à mieux
refléter les coûts de dimensionnement de réseau, en particulier pour les clients de type appoint-secours, qui
représentent des besoins de dimensionnement et de maintenance élevés pour le réseau alors qu’ils ne l’utilisent que
ponctuellement. Compte tenu des évolutions prévisionnelles de la grille tarifaire, le niveau de ce terme sera au
1er juillet 2026 de 5,52 €/an/Nm3/h. Le délai de deux ans permettra à GRDF de mener une action de sensibilisation
auprès des consommateurs concernés, qui pourront changer leur compteur si celui-ci n'est pas adapté, et aux
acteurs d’adapter leurs systèmes d’information.
La CRE ne retient pas l’abaissement du seuil entre les options tarifaires T2 et T3 de 300 à 100 MWh/an demandé
par GRDF, sur lequel elle était réservée dans sa consultation publique.
Le tarif ATRD7 prévoit également l’introduction, dès le 1er juillet 2024, d’un nouveau terme tarifaire de capacité
applicable aux producteurs de gaz renouvelables et bas-carbone. Il s’ajoutera, pour l’ensemble des producteurs de
gaz renouvelables et bas-carbone, au terme variable appliqué aux volumes injectés, et vise à mieux contribuer aux
coûts liés à l’injection sur le réseau.
Transparence
La CRE publie sur son site internet, en complément de la présente délibération :
– le courrier d’orientations de politique énergétique transmis par la ministre de la transition énergétique ;
– l’audit externe de la demande de charges d’exploitation de GRDF pour la période 2024-2027 ;
– l’audit externe de la demande de taux de rémunération des actifs régulés de GRDF ;
– les réponses non confidentielles à la consultation publique du 12 octobre 2023.
Le Conseil supérieur de l’énergie, consulté par la CRE sur le projet de décision, a rendu son avis le
13 février 2024.
– + 5,9 % dus à la baisse des consommations et du nombre de consommateurs de gaz à l’entrée dans la
période tarifaire ATRD7. Cette baisse des consommations et du nombre de clients de GRDF se poursuivra
au cours du tarif avec un impact d’environ + 1,9 % par an.
Les termes tarifaires évolueront ensuite chaque année le 1er juillet selon l’addition des trois termes suivants :
– l’inflation hors tabac et l’écart d’inflation au titre de l’année précédente ;
– le terme correctif k, plafonné à + /– 3 % ;
– un coefficient fixé à + 1,91 %, qui correspond à la hausse tarifaire moyenne annuelle qu’entraîne la
décroissance progressive prévisionnelle de la consommation de gaz et du nombre de clients entre 2024 et
2027.
Chiffres clés
Chiffres clés 2024-2027 (en € courants)
2022
ATRD7
réalisé
dont taux court terme 7,5 % N/A 2024 2025 2026 2027
Investissements (M €/an) 1 091,8 1 116,8 Hypothèses d’inflation (8) 2,5 % 2,0 % 2,0 % 1,8 %
La grille tarifaire applicable du 1er juillet 2024 au 30 juin 2025 est la suivante :
– options tarifaires principales :
Terme de souscription annuelle
de capacité journalière (en €/MWh/j)
Option tarifaire Abonnement annuel Prix proportionnel
y.c. Rf (en €) (en €/MWh) Part de la souscription Part de la souscription
de capacité inférieure de capacité supérieure
à 500 MWh/j à 500 MWh/j
T1 51,96 42,37
T2 175,92 11,39
T3 1 231,08 8,19
Niveau 3 0,7 50
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Timbre variable du terme tarifaire d’injection Timbre capacitaire du terme tarifaire d’injection
Niveau (€/MWh injecté) (€/MWh/j/an installé)
Niveau 2 0,4
Niveau 1 0
Sommaire
1. Compétences de la CRE et processus d’élaboration tarifaire
1.1. Compétences de la CRE
1.2. Processus d’élaboration tarifaire
1.2.1. Consultation des parties prenantes
1.2.2. Orientations de politique énergétique
1.2.3. Transparence
2. Cadre de régulation tarifaire
2.1. Bilan et enjeux du cadre de régulation
2.2. Grands principes du cadre tarifaire
2.2.1. Détermination du revenu autorisé
2.2.2. Coût du capital et couverture des investissements
2.2.3. Compte de régulation des charges et produits
2.3. Calendrier tarifaire
2.3.1. Une période tarifaire de quatre ans
2.3.2. Clauses de rendez-vous
2.3.3. Modalités d’évolution annuelle du tarif
2.3.4. Calcul du solde de CRCP au 1er janvier de l’année N
2.3.5. Calcul du coefficient k en vue de l’apurement du solde de CRCP
2.4. Régulation incitative à la maîtrise des coûts
2.4.1. Régulation incitative des charges d’exploitation
2.4.2. Couverture au CRCP de certains postes de charges et recettes
2.4.3. Régulation incitative des investissements
2.5. Régulation incitative de la qualité de service
2.5.1. Rappel et bilan
2.5.2. Adaptation de la régulation incitative de GRDF
2.6. Régulation incitative de la R&D et de l’innovation
2.6.1. Régulation incitative de la R&D
2.6.2. Régulation incitative de l’innovation : favoriser l’innovation à l’externe
2.7. Régulation incitative relative aux pertes et différences diverses
2.7.1. Description du dispositif
2.7.2. Taux de pertes théoriques retenus
2.8. Régulation incitative des charges relatives au projet « Changement de gaz »
2.8.1. Cadre de la régulation incitative des charges relatives au projet « Changement de gaz » pour la
période ATRD6
2.8.2. Adaptation du cadre pour la période ATRD7
3. Niveau des charges à couvrir et trajectoire d’évolution du tarif d’utilisation du réseau de distribution de
gaz naturel de GRDF
3.1. Niveau des charges à couvrir
3.1.1. Demande tarifaire de GRDF et principaux enjeux de l’opérateur
3.1.2. Retour de la consultation publique
3.1.3. Charges nettes d’exploitation
3.1.4. Calcul des charges de capital normatives
3.1.5. CRCP au 31 décembre 2023
3.2. Hypothèses de quantités de gaz distribuées et du nombre de consommateurs desservis
3.2.1. Evolutions observées sur la période couverte par le tarif ATRD6
3.2.2. Demande de GRDF
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l'évolution des tarifs ainsi que des mesures incitatives appropriées à court ou long terme pour encourager les
opérateurs à améliorer leurs performances liées, notamment, à la qualité du service rendu, à l'intégration du
marché intérieur du gaz, à la sécurité d'approvisionnement et à la recherche d'efforts de productivité ».
L’article L. 452-3 dispose également que la CRE « procède, selon des modalités qu'elle détermine, à la
consultation des acteurs du marché de l'énergie ».
Par la présente délibération, la CRE définit la méthodologie d’établissement du tarif d’utilisation des réseaux de
distribution de gaz naturel de GRDF, et fixe le tarif dit « ATRD7 ».
ne réévaluant pas à l’inflation les nouveaux actifs mis en service, qui se voient appliquer un coût moyen pondéré du
capital (CMPC) nominal.
1.2.3. Transparence
La CRE est attachée à assurer la transparence des travaux d’élaboration des tarifs de réseau pour toutes les
parties intéressées.
Dans cette démarche, la CRE a publié sur son site internet l’ensemble des études externes sur lesquelles elle s’est
appuyée. Ces études portent sur les sujets suivants :
– un audit de la demande de GRDF relative à ses charges d’exploitation pour la période 2024-2027 ;
– un audit de la demande de GRDF sur le taux de rémunération de ses actifs régulés.
Ce revenu autorisé prévisionnel se compose des charges nettes d’exploitation (CNE) prévisionnelles, des charges
de capital normatives (CCN) prévisionnelles, de l’apurement du solde du compte de régularisation des charges et
des produits (CRCP) et du terme de lissage (LIS) :
– réduire la durée d’amortissement de certains actifs, dans les cas où cela est pertinent avec leur durée
d’utilisation réelle attendue.
Même si le risque de ciseau tarifaire est bien identifié, la plupart des répondants ne partageaient pas ou pas
complètement les orientations proposées par la CRE. De nombreux répondants craignaient une mise en œuvre trop
brutale à un moment où le tarif est déjà en forte hausse. D’autres considéraient cette évolution impossible à
déployer dans des délais si courts et s’inquiétaient de leur neutralité économique. Enfin, une mise en œuvre
progressive a été évoquée par divers répondants.
La CRE prend acte de l’opposition à une mise en œuvre trop rapide de ces mesures. La CRE considère
notamment que le niveau de hausse tarifaire est déjà particulièrement important et ne permet pas d‘envisager des
mesures d’envergure qui toucheraient l’ensemble des actifs.
Concernant la piste d’une réduction de la durée d’amortissement de certains actifs, comme la CRE l’a indiqué
dans sa consultation publique, elle considère que les situations pertinentes d’application de cette solution ont déjà
fait l’objet des adaptations nécessaires, en particulier concernant les branchements et conduites d’immeubles dans
le tarif ATRD6 de GRDF, et que la plupart des autres investissements dans les canalisations sont liés à l’exutoire
direct du biométhane et devraient donc perdurer davantage. La majorité des acteurs partage cette analyse.
En conséquence, la CRE décide de retenir de manière partielle une des mesures présentées en les appliquant
seulement aux nouveaux actifs qui entreront dans la BAR à partir du 1er juillet 2024 : les nouveaux actifs ne seront
plus réévalués à l’inflation et se verront, en contrepartie, appliquer un CMPC nominal (c’est-à-dire incluant
l’inflation).
Cette mesure a un effet inférieur à 1 % sur la hausse tarifaire.
Compression 20 ans
Constructions 30 ans
Les coûts à couvrir, le cas échéant, par les tarifs, sont pris en compte à hauteur de leur valeur comptable
déduction faite des éventuels produits de cession.
La CRE estime que le cadre de régulation actuel est bien adapté. Celui-ci permet en effet à la fois d’assurer la
couverture des coûts échoués récurrents de GRDF via une trajectoire incitée, et de traiter au cas par cas la
couverture des coûts échoués exceptionnels, selon le caractère efficace des coûts présentés par l’opérateur.
Par ailleurs, GRDF ne demande pas d’évolution de ce cadre de régulation.
La CRE n’apporte donc pas de modification au cadre de régulation relatif aux coûts échoués pour la période
ATRD7.
outre, le solde du CRCP constaté en fin de période tarifaire est pris en compte lors de l’établissement du revenu
autorisé de la période suivante.
Neutralité financière du dispositif :
Afin d’assurer la neutralité financière du dispositif, le solde du CRCP au 1er janvier de l’année N + 1 est obtenu
en actualisant le solde du CRCP au 31 décembre de l’année N. Depuis l’introduction du mécanisme du CRCP en
ATRD3, en ATS1 et en ATRT3, ce taux d’actualisation a été défini comme le taux sans risque.
En raison d’un solde de CRCP prévisionnel de fin de période important, plusieurs opérateurs ont demandé une
évolution de ce paramètre. GRDF a demandé que le taux d’actualisation corresponde au CMPC nominal avant
impôts ou au coût nominal de la dette, car il considère devoir supporter des coûts de financement dans l’attente de
l’apurement du CRCP. Teréga a demandé un taux d’actualisation de 3,30 %, intégrant un taux sans risque et une
« prime de confort », qui est un ajustement spécifique du rendement des obligations d’Etat.
La CRE rappelle que la restitution du solde du CRCP est toujours garantie, indépendamment de son niveau. En
outre, le solde de CRCP est apuré, dans un sens ou dans l’autre, à relativement court terme. Ainsi, le niveau de
risque long terme inclus dans le niveau du CMPC ou du coût de la dette n’est pas pertinent pour actualiser le solde
du CRCP. La CRE estime donc que le taux sans risque reste le paramètre pertinent pour l’actualisation du solde du
CRCP.
La CRE a proposé dans sa consultation publique de retenir le taux sans risque appliqué aux nouveaux actifs pour
actualiser le solde du CRCP, en cohérence avec le nouveau cadre de la rémunération des actifs (voir partie [Link])
et le rythme d’apurement du CRCP. La nouvelle méthode de détermination du CMPC prend en effet en compte un
taux sans risque fondé sur des paramètres historiques et un taux sans risque sur des données de court terme qui
s’appliquent respectivement aux actifs historiques et aux nouveaux actifs.
Une partie des répondants à la consultation publique, dont des fournisseurs et des opérateurs d’infrastructures,
sont favorables à la proposition de la CRE dans la consultation publique, c’est-à-dire l’actualisation du CRCP au
taux sans risque court terme.
Certains acteurs (principalement des opérateurs d’infrastructures) sont favorables à la rémunération du CRCP au
CMPC, afin de compenser les coûts de financement dans l’attente de l’apurement du solde du CRCP.
D’autres contributeurs demandent de retenir une rémunération du CRCP au coût de la dette, afin de compenser le
coût d’endettement pour les gestionnaires de réseaux qui peuvent recourir à ce levier financier dans l’attente de
l’apurement du solde du CRCP.
La CRE maintient ses analyses présentées dans la consultation publique et rappelées ci-dessus, et décide
d’actualiser le solde du CRCP au taux sans risque appliqué aux nouveaux actifs durant la période tarifaire ATRD7,
soit un taux de 3,8 %.
présentera un dossier dûment étayé à la CRE. Le cas échéant, la CRE pourra par ailleurs prévoir des dispositifs de
régulation incitative dédiés à ces mesures.
Z = IPC + X + k
où :
– Z est la variation de la grille tarifaire au 1er juillet de l’année N exprimée en pourcentage et arrondie à 0,01 %
près ;
– IPC est, pour un ajustement de la grille tarifaire au 1er juillet de l’année N, le taux d’inflation prévisionnel pour
l’année N pris en compte dans le projet de loi de finances de l’année N ;
– X est le facteur d’évolution annuel sur la grille tarifaire fixée par la CRE dans la présente délibération tarifaire,
égal à – 1,9 % ;
– k est l’évolution de la grille tarifaire, exprimée en pourcentage, résultant de l’apurement du solde du CRCP ; k
est compris entre + 2 % et – 2 %.
Compte tenu des réponses à la consultation publique et pour répondre aux demandes de GRDF d’améliorer le
rythme d’apurement du CRCP dans un contexte économique plus incertain, la CRE retient deux évolutions pour le
tarif ATRD7 :
– pour mieux prendre en compte l’effet de l'inflation, la mise à jour tarifaire annuelle pour l’année N prendra en
compte la correction de l’écart d’inflation au titre de l’année N – 1 entre la prévision du projet de loi de
finances (PLF) de l’année N et le niveau réalisé tel que calculé par l’INSEE ;
– le plafonnement des facteurs d’apurement k est fixé à + /– 3 % contre + /– 2 % durant la période tarifaire
ATRD6 comme indiqué dans la partie 2.3.4.
En conséquence, le tarif ATRD7 de GRDF évoluera annuellement, à compter de 2025, le 1er juillet de chaque
année, selon les principes suivants :
a) Le niveau des grilles tarifaires (hors terme Rf) de la composante tarifaire de relève résiduelle et des termes
tarifaires d’injection de gaz renouvelable et bas-carbone évolue au 1er juillet de chaque année N du pourcentage de
variation suivant, par rapport au niveau du tarif en vigueur au 30 juin de l’année N :
Z = IPC + X + k
où :
– Z est la variation de la grille tarifaire au 1er juillet de l’année N exprimée en pourcentage et arrondie à 0,01 %
près ;
– IPC : le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N pris en compte dans le projet de loi de finances
de l’année N auquel est ajouté l’écart entre l’inflation réalisée de l’année N – 1 telle que calculée par
l’INSEE (12) et le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N – 1 pris en compte dans le projet de
loi de finances pour l’année N – 1 ;
– X est le facteur d’évolution annuelle sur la grille tarifaire fixée par la CRE dans la présente délibération
tarifaire, égal à + 1,91 %. Il correspond à l’attrition prévisionnelle progressive de la base de consommation de
gaz pendant le tarif ATRD7, et permet de limiter le risque d’écart croissant entre les recettes et les charges à
couvrir en fin de période tarifaire (voir partie 3.3.1) ;
– k est l’évolution de la grille tarifaire, exprimée en pourcentage, résultant principalement de l’apurement du
solde du CRCP ; k est compris entre + 3 % et – 3 % ;
b) Le terme Rf, défini selon les modalités prévues par la délibération de la CRE no2017-238 du
26 octobre 2017 (13), évolue chaque année selon l’inflation.
En outre, la CRE pourra prendre en compte, lors des évolutions annuelles du tarif ATRD7 de GRDF, des
évolutions de la régulation incitative de la qualité de service de GRDF et des coûts unitaires d’investissements
(ajout, modification ou suppression des indicateurs, objectifs ou incitations financières).
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
La CRE considère que l’intégration d’un poste au CRCP doit être appréhendée notamment à l’aune des deux
axes suivants :
– la prévisibilité : un poste prévisible est un poste pour lequel il est possible, pour l’opérateur et pour la CRE, de
prévoir, avec une confiance raisonnable, le niveau des coûts supportés et des recettes perçues par l’opérateur
sur une période tarifaire ;
– la maîtrise : un poste maîtrisable est un poste pour lequel l’opérateur est en mesure de contrôler le niveau de
dépenses/recettes au cours d’une année, ou bien dispose d’un pouvoir de négociation ou d’influence quant à
son niveau, si celui-ci découle d’une tierce partie.
Ces principes sont en vigueur depuis plusieurs périodes tarifaires et sont largement soutenus par les acteurs ayant
répondu à la consultation publique. Par ailleurs, le traitement tarifaire ne peut se résumer à une alternative unique
s’agissant de la couverture du poste, entre 100 % et 0 % au CRCP. Ainsi, pour certains postes faiblement
maîtrisables et/ou prévisibles, la CRE considère qu’il est pertinent d’inciter partiellement les opérateurs.
Dans sa consultation publique, la CRE envisageait plusieurs évolutions par rapport à la période ATRD6
concernant la couverture des charges et produits de GRDF par le CRCP :
Charges d’avantage en nature énergie (ANE) :
Les salariés de la branche des industries électriques et gazières (IEG) et les retraités ayant travaillé au moins
quinze ans dans cette branche, dont font partie GRTgaz, Storengy et GRDF, bénéficient d’un tarif préférentiel pour
le gaz et l’électricité (dit « tarif agent »). Chaque entreprise de la branche des IEG et qui emploie des salariés au
statut IEG verse, en contrepartie à EDF et Engie, chaque année un montant visant à couvrir l’écart entre le tarif
agent et le coût que ces deux entreprises indiquent supporter au titre de l’approvisionnement des agents en énergie.
Dans le cadre du tarif ATRD6, ces charges étaient entièrement incitées, comme la majorité des charges
d’exploitation. GRTgaz et Storengy ont demandé qu’elles soient désormais couvertes à 100 % au CRCP pour la
période tarifaire ATRT8, en raison des incertitudes pesant sur les prix de l’électricité et du gaz. GRDF a demandé
que les écarts dus aux effets prix, c’est-à-dire les écarts entre les tarifs de référence en électricité et en gaz choisis
par EDF et ENGIE et les tarifs d’électricité et de gaz fixés pour les agents IEG, soient couverts au CRCP pour la
période tarifaire ATRD7.
Le montant des reversements des gestionnaires d’infrastructures de gaz à EDF et Engie étant fixé dans le cadre
d’un contrat négocié entre les différentes entreprises concernées, la CRE a proposé dans sa consultation publique
de maintenir un cadre de régulation incitatif pour cette compensation. La CRE envisageait également dans la
consultation de maintenir une incitation portant sur les volumes d’énergie consommés, en cohérence avec les
objectifs de sobriété fixés par le Gouvernement.
Un grand nombre d’acteurs évoquent le caractère imprévisible et non maîtrisable des prix de l’énergie pour
justifier une couverture des charges d’ANE au CRCP. Néanmoins, certains acteurs partagent l’analyse de la CRE et
soutiennent que le maintien de cette incitation est justifié dans la perspective de la politique de sobriété énergétique.
La CRE décide de maintenir l’incitation sur la partie « volume » des charges d’ANE, considérant qu’elle est en
partie maîtrisable et prévisible par GRDF en ce que le gestionnaire de réseau de distribution (GRD) peut,
notamment, mener des actions pour inciter les bénéficiaires du tarif agent à adapter leur consommation d’énergie et
que les efforts nationaux de sobriété de consommation promus par les pouvoirs publics s’appliquent également à
ces derniers.
S’agissant des effets prix, la CRE décide de couvrir à 100 % au CRCP les effets liés à l’évolution des prix de
marché de l’énergie et des taxes. Ainsi, elle retient pour la période tarifaire, une référence de prix de l’électricité et
du gaz fondée sur des publications récurrentes et objectives :
– pour l’électricité, les tarifs règlementés de vente de l’électricité (hors effets de bouclier tarifaire) ;
– pour le gaz, le prix repère de vente du gaz, adapté à la consommation moyenne des bénéficiaires du tarif agent
(hors effets de bouclier tarifaire).
L’écart de prix entre la trajectoire prévisionnelle et cette référence, constaté chaque année ex post, sera couvert
au CRCP à 100 %. En revanche, des écarts qui proviendraient du choix d’une référence de prix pour le calcul de
l’ANE différente de celle retenue par la CRE ne seront pas couverts. Les modalités de calcul sont décrites dans
l’annexe 6 confidentielle de la présente délibération.
Recettes tarifaires
Dans sa demande tarifaire, GRDF a demandé que les recettes liées aux termes tarifaires « abonnement » soient
couvertes au moins partiellement au CRCP, compte tenu de leur caractère non maîtrisable.
Dans les tarifs précédents, ATRD6 inclus, seuls les revenus perçus par GRDF sur les termes tarifaires
proportionnels aux quantités de gaz acheminées (et aux souscriptions de capacités depuis l’ATRD6) étaient pris en
compte à 100 % au CRCP. GRDF n’était donc pas exposé au risque de variation de la consommation totale à
assiette de consommateurs constante, mais était incité sur le nombre de consommateurs raccordés à son réseau.
Le contexte de transition énergétique impose de diminuer fortement la consommation de gaz fossile, et les gaz
« verts » ne pourront compenser qu’en partie cette baisse. Dans la consultation publique, la CRE a considéré qu’il
convenait de ne plus inciter GRDF sur le nombre de clients raccordés et a envisagé de prendre en compte à 100 %
au CRCP l’écart entre les recettes prévisionnelles et réalisées relatives aux termes d’abonnement, y compris le
terme de débit normalisé introduit pour le tarif ATRD7.
La majorité des acteurs ayant répondu à la consultation a accueilli favorablement cette proposition.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
La CRE décide de couvrir à 100 % au CRCP les recettes tarifaires de GRDF (hors recettes de relève résiduelle).
Recettes extratarifaires issues des prestations annexes relatives à l’injection de gaz renouvelable et bas-carbone :
Dans sa demande tarifaire, GRDF a demandé que les recettes liées aux prestations annexes relatives à l’injection
de gaz renouvelable et bas-carbone soient entièrement couvertes au CRCP. Les prestations en question
correspondent à la réalisation d’études (dont la prestation « Etude détaillée »), l’analyse de qualité du gaz ainsi
qu’au « service d’injection ». GRDF considère d’une part que ces prestations sont équivalentes aux prestations
récurrentes de location de poste à destination des consommateurs de gaz, et d’autre part qu’il existe une incertitude
sur la trajectoire de la filière.
Compte tenu d’une part de la nature de ces prestations, qui répondent à une disposition réglementaire (par
exemple la prestation « Etude détaillée »), ou revêtent un caractère récurrent (location du bloc d’injection) faisant
déjà l’objet d’une couverture au CRCP pour les prestations à destination des consommateurs, et d’autre part de leur
faible prévisibilité sur la période ATRD7, la CRE a envisagé lors de la consultation publique de couvrir ces charges
à 100 % au CRCP.
La majorité des acteurs consultés a répondu favorablement à cette proposition. La CRE décide de couvrir
à 100 % au CRCP les recettes extratarifaires issues des prestations annexes relatives à l’injection de gaz
renouvelable et bas-carbone de GRDF.
En conséquence, les postes inclus au périmètre du CRCP pour le tarif ATRD7 sont les suivants :
Postes couverts en totalité au CRCP :
L’écart entre l’inflation prévisionnelle prise en compte par la CRE pour les charges nettes d’exploitation et
l’inflation réellement constatée est couvert en totalité au CRCP.
Les charges en totalité couvertes au CRCP sont les suivantes :
– les charges de capital supportées par GRDF, prises en compte à 100 %, à l’exception de celles qui font l’objet
du mécanisme de régulation incitative des charges de capital « hors réseaux » et pour lesquelles seul l’écart
d’inflation est pris en compte ;
– les charges relatives à la contrepartie versée par GRDF aux fournisseurs pour la gestion des clients en contrat
unique selon les modalités prévues par la délibération de la CRE no 2017-238 du 26 octobre 2017
susmentionnée, prises en compte à 100 % ;
– les charges générées par les impayés des consommateurs sur leur part acheminement qui sont portées in fine
par GRDF dans leur totalité à compter de l’année 2016, et pour les consommateurs en offre de marché sur la
période antérieure au 31 décembre 2015, prises en compte à 100 % ;
– le reversement effectué par GRDF aux gestionnaires des réseaux de transport (GRT) au titre de la part du
terme d’injection collecté auprès des producteurs raccordés au réseau de distribution destinée à couvrir les
OPEX associés aux rebours, aux canalisations et aux charges indirectes des GRT (voir paragraphe 4.2.3), pris
en compte à 100 % au CRCP ;
– les coûts échoués ou les moins-values de cession traités au cas par cas dont la CRE approuverait la couverture,
couverts à 100 % au CRCP ;
– les charges d’exploitation liées à l’application du règlement européen concernant la réduction d’émission de
méthane, dont la trajectoire sera fixée par la CRE une fois que le règlement sera adopté.
Les produits en totalité couverts au CRCP sont les suivants :
– les revenus tarifaires perçus par GRDF pris en compte à 100 %, à l’exception des recettes associées au terme
de relève résiduelle ;
– les revenus perçus par GRDF sur les participations de tiers, et les recettes générées par les autres prestations
récurrentes facturées (par exemple, les locations de compteur) notamment celles issues des prestations
annexes relatives à l’injection de gaz renouvelable et bas-carbone, pris en compte à 100 %. En effet, les
revenus correspondants sont d’un montant significatif, les volumes de réalisation sont difficilement prévisibles
et une part importante des coûts correspondants est générée par des dépenses d’investissement couvertes à
travers le CRCP ;
– les pénalités perçues par GRDF pour les dépassements de capacités souscrites pour les consommateurs
bénéficiant des options T4 et TP, reversées à 100 %, de façon à assurer la neutralité financière pour GRDF du
système de pénalités ;
– les revenus perçus par GRDF sur les autres prestations annexes en cas d’évolution des tarifs de ces prestations
en cours de période tarifaire, pour neutraliser l’effet du changement de tarif sur le revenu de GRDF, lorsque
cette évolution est différente de celle issue des formules d’indexation annuelle des tarifs des prestations, y
compris les recettes extratarifaires issues des prestations annexes relatives à l’injection de gaz renouvelable et
bas-carbone.
– le reversement effectué par les GRT à GRDF au titre du terme « capacitaire » du timbre d’injection, collecté
auprès des producteurs raccordés aux réseaux de transport, au titre des charges indirectes de GRDF (voir
paragraphe 4.2.3), pris en compte à 100 % au CRCP.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
Dans sa consultation publique, la CRE a présenté un bilan du dispositif de régulation incitative des coûts
unitaires d’investissements pour la période ATRD6. Au regard de ce retour d’expérience, la CRE a proposé de
reconduire le dispositif en le faisant légèrement évoluer. La grande majorité des contributeurs à la consultation
publique s’est montrée favorable au maintien du dispositif et aux évolutions proposées par la CRE, considérant
qu’il incitait GRDF à optimiser ses investissements dans les réseaux, sans en réduire le volume, au bénéfice des
consommateurs finals.
Adaptations du dispositif pour la période ATRD7 :
La CRE reconduit pour la période ATRD7, le dispositif de régulation incitative des coûts unitaires
d’investissements dans les réseaux, et procède aux adaptations décrites dans les paragraphes suivants.
Niveau de référence 2020-2022 :
GRDF demandait que les coûts unitaires de référence pour la période tarifaire ATRD7 reposent sur la base des
coûts définitifs de 2022 et 2023 (qui seront connus fin 2025 ou début 2026), considérant que les années 2020 et
2021 sont trop atypiques en raison de la crise du Covid-19.
Dans la consultation publique, la CRE a exprimé ses réserves quant à cette demande, considérant qu’elle
reviendrait à fixer les objectifs a posteriori et de manière rétroactive pour les années 2024 et 2025. La CRE a de
plus rappelé que l’impact de la crise sanitaire sur les coûts unitaires 2020 et 2021 a été modéré (1,5 %) et a donc
proposé de maintenir les modalités en vigueur de détermination de la référence des coûts unitaires, c’est-à-dire sur
les coûts définitifs observés en 2020, 2021 et 2022.
Certains acteurs se sont exprimés en défaveur de la proposition de la CRE, considérant que ces années de
référence n’étaient pas représentatives du contexte inflationniste survenu à partir de mi-2022 et des hausses de
coûts à venir. Un acteur s’est toutefois exprimé en faveur de cette référence, considérant que les années 2020 et
2021 n’étaient pas suffisamment atypiques pour modifier les règles actuelles.
La CRE considère que la référence 2020-2022 n’est pas défavorable à GRDF, dans la mesure où elle prend en
compte les conséquences économiques de la crise sanitaire observées en 2021 et en 2022, et certains effets
conjoncturels que GRDF considère comme directement liés à la dégradation de sa performance en 2022 (en
particulier la densification des travaux en milieu urbain, liés notamment aux jeux Olympiques et au Grand Paris
Express).
Pour la période tarifaire ATRD7, la CRE retient pour recaler les coûts associés à chaque catégorie incitée les
années 2020 à 2022. La CRE introduit toutefois la possibilité d’actualiser, à son initiative, le niveau de référence à
mi-période ATRD7, en fonction de l’évolution constatée de l’environnement des coûts dans la régulation incitative
sur 2023 et 2024.
Les valeurs des paramètres ainsi que les coefficients annuels d’évolution moyenne des coûts unitaires sont
définis dans une annexe confidentielle à la présente délibération.
Segments d’investissements incités :
GRDF demandait également de fusionner plusieurs catégories d’investissements, considérant qu’ils présentaient
des similarités très fortes en termes de nature d’actes ou d’inducteurs de coûts.
La CRE considère que deux de ces catégories peuvent être effectivement fusionnées (« Renouvellement
branchements (et réseaux associés) » et « Renouvellement réseaux (et branchements associés) ») en une unique
catégorie « Renouvellement réseaux et branchements », car elles présentent des coûts unitaires proches et
recouvrent des opérations techniques et des matériaux semblables.
Elle considère toutefois que la fusion des quatre autres catégories (« Raccordement des lotissements », à
fusionner avec « ZI ZAC ZA » ; et « Raccordement – 6 et 10 m3/h – avec extension > 35m » à fusionner avec
« Raccordement – 16 m3/h et plus – avec extension ») serait de nature à faire perdre de la visibilité sur la
performance de GRDF. En particulier, les secteurs d’activité associés à ces catégories (respectivement le
résidentiel et le tertiaire) connaîtront des dynamiques différentes pendant la prochaine période tarifaire, comme le
met en évidence la trajectoire prévisionnelle de clients et de quantités de gaz acheminé (voir partie 3.2).
Les acteurs s’étant exprimés sur ce point sont favorables à la fusion de catégories d’investissement présentant de
fortes similitudes. La CRE retient, dans la régulation incitative et pour la période ATRD7, la fusion des catégories
« Renouvellement branchements (et réseaux associés) » et « Renouvellement réseaux (et branchements associés) »
et maintient la distinction pour les quatre autres catégories d’investissements susmentionnées, pour lesquelles elle
considère que les divergences observées le justifient.
Un contributeur à la consultation publique a également considéré qu’il serait pertinent de faire figurer plus
explicitement les investissements liés au développement des gaz verts. La CRE introduit pour la période ATRD7 le
suivi sans incitation financière d’une nouvelle catégorie d’investissement « Maillage », en addition à la catégorie
« Raccordement de site de production de biométhane » introduite également sans incitation financière dans le tarif
ATRD6. Cela permettra d’étudier la mise en place d’une incitation financière lors du tarif ATRD8 pour ces deux
catégories d’investissement liées au biométhane.
[Link]. Incitation à la maîtrise des coûts pour les investissements « hors réseaux »
Les opérateurs d’infrastructures de distribution et de transport de gaz sont incités à maîtriser leurs charges de
capital normatives au même titre que leurs charges d’exploitation sur un périmètre de charges dites « hors
réseaux » comprenant des actifs tels que l’immobilier, les véhicules et les systèmes d’information (SI). S’agissant
de GRDF, ce cadre de régulation a été introduit dans le tarif ATRD5 et reconduit pour le tarif ATRD6.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
Ces postes de charges sont par nature susceptibles de donner lieu à des arbitrages entre investissements et
charges d’exploitation. Ce mécanisme incite les opérateurs à optimiser globalement l’ensemble de leurs charges sur
ces trois postes de coûts. Il consiste à définir, pour la période tarifaire, la trajectoire d’évolution des charges de
capital, qui sont exclues du périmètre du CRCP à l’inflation près (16). Les gains ou les pertes réalisés sont donc
conservés à 100 % par l’opérateur pendant la période tarifaire. En fin de période tarifaire, la valeur effective des
immobilisations est prise en compte dans la BAR, ce qui permet, pour les périodes tarifaires suivantes, un partage
des gains ou des surcoûts avec les utilisateurs des infrastructures.
Dans sa consultation publique, la CRE a proposé de reconduire le mécanisme de régulation incitative à la
maîtrise des investissements « hors réseaux », considérant que le retour d’expérience sur les dernières périodes
tarifaires a montré que ce mécanisme de régulation incitait de manière efficace les opérateurs à maîtriser leurs
charges. La CRE envisageait toutefois de le faire évoluer en intégrant le projet « SAP S/4HANA » dans le
périmètre du « socle » de la régulation incitative, ayant constaté que sa mise en œuvre avait commencé en 2023, et
qu’une part significative des ressources avait déjà été engagée (près de 20 M €), de telle manière que la situation ne
justifiait plus une exclusion du projet du périmètre du cadre de régulation incitative pour la période ATRD7.
Par ailleurs, la CRE a identifié deux projets ayant subi un décalage partiel de la période ATRD6 sur la période
ATRD7, et pour lesquels GRDF demandait à nouveau une trajectoire de coûts prévisionnelle (télé-exploitation et
OSCAN). Ces projets devant se réaliser ou se poursuivre sur la période ATRD7, la CRE envisageait de retraiter les
charges de capital normatives associées aux deux projets ayant subi un décalage partiel de la période ATRD6 aux
montants de la trajectoire prévisionnelle de GRDF pour la période ATRD7.
Une majorité de répondants s’est exprimée en faveur de la reconduction du mécanisme pour la période ATRD7.
Certains acteurs se sont toutefois interrogés sur la pertinence d’inclure certains projets informatiques, au regard
notamment des enjeux de digitalisation du réseau et de l’ampleur économique et opérationnelle de certains projets.
GRDF a notamment considéré que les risques de calendrier associés au projet SAP S/4HANA justifiaient
le maintien « hors socle » du projet pour la période ATRD7. Certains fournisseurs, en revanche, ont considéré qu’il
n’était pas pertinent d’exclure certains projets du socle.
La CRE considère que les dépenses SI dans leur ensemble, y compris celles liées au projet SAP S/4HANA et les
dépenses de cybersécurité, doivent rester incitées au même titre que les autres dépenses hors réseaux, en raison de
la possibilité d’arbitrage entre investissements et charges d’exploitation.
Par conséquent, la CRE reconduit pour le tarif ATRD7 le mécanisme de régulation incitative à la maîtrise des
investissements « hors réseaux » de GRDF et réintègre au sein du périmètre du mécanisme tous les projets qui en
étaient exclus pendant le tarif ATRD6.
La CRE retraite également les charges de capital normatives prévisionnelles à hauteur des sommes non
dépensées au cours de la période ATRD6 concernant les deux projets ayant subi un décalage partiel sur la période
ATRD7, pour un montant total de 3,9 M €.
Pendant la période ATRD7, les charges de capital pour les actifs dits « hors réseaux » incités seront calculées à
partir des valeurs prévisionnelles définies dans la partie [Link] de la présente délibération. En fin de période
tarifaire, la CRE mènera une analyse des trajectoires de mise en service des investissements concernés afin de
s’assurer que les gains éventuels réalisés au cours de la période tarifaire n’ont pas pour contrepartie des charges
plus élevées pour les périodes tarifaires suivantes, du fait par exemple de retards de certains projets.
Le montant estimé des investissements « hors réseaux » soumis à cette régulation incitative pour GRDF s’élève
à 662,9 M € sur la période ATRD7 (165,7 M € par an en moyenne, environ 15 % du total des investissements
prévus dans la trajectoire de l’opérateur pour le tarif ATRD7).
Certains acteurs considèrent toutefois que dans le contexte de transition énergétique, il est indispensable que les
contrats de concession soient cohérents avec les politiques publiques et que les investissements soient limités à ce
qui est strictement nécessaire pour assurer la sécurité du réseau et accélérer le raccordement du biométhane. Enfin,
un acteur a indiqué que si ce mécanisme était instauré, une clause de réévaluation en cours de période tarifaire
pourrait permettre de prendre en compte d’éventuelles évolutions réglementaires et le développement réel des gaz
verts.
La CRE rappelle que l’objectif de ce dispositif n’est pas de valider les investissements de GRDF, mais qu’il
s’agit uniquement d’un mécanisme de régulation incitative visant à accompagner GRDF dans un objectif de
maîtrise de la trajectoire globale des coûts, rendu particulièrement important par le contexte de réduction de la
consommation. GRDF peut, dans les faits, dépasser cette enveloppe pluriannuelle, ses investissements seront
intégralement intégrés dans la BAR. Par ailleurs, le niveau de l’enveloppe envisagée par la CRE, correspondant à la
demande du GRD, ne remet pas en question les engagements de GRDF vis-à-vis des autorités concédantes tels que
connus et définis dans les contrats de concession ni ne saurait faire obstacle à l’intégration des gaz verts.
Au vu des enjeux forts du contexte de transition énergétique, la CRE introduit, pour la période ATRD7, le
mécanisme envisagé dans la consultation publique. L’enveloppe d’investissements est déterminée au niveau de la
demande de GRDF pour la période ATRD7, soit 4 367,1 M € courants pour la période. Le niveau total de
l’enveloppe sera corrigé annuellement en fonction du volume de gaz bas-carbone et renouvelable effectivement
installé. Les dépenses prévisionnelles de raccordements et de renforcement des réseaux seront corrigées
respectivement des dépenses réalisées et des dépenses validées par la CRE dans le cadre de sa compétence de
validation. Les investissements réalisés par GRDF au-delà de cette enveloppe feront l’objet d’un partage à la fin de
la période ATRD7, GRDF supportera alors un malus égal à 20 % de l’écart entre la trajectoire et les dépenses
réalisées. Les investissements effectivement réalisés intègreront toutefois la BAR dans leur totalité, pour autant
qu’ils correspondent à des investissements efficaces.
La CRE introduit également une clause de rendez-vous, activable par la CRE au bout de deux ans si elle estime
que de nouvelles dispositions législatives, réglementaires, ou des décisions juridictionnelles ou quasi-
juridictionnelles peuvent entraîner des conséquences sur les investissements prévisionnels de GRDF. Le cas
échéant, la CRE pourra procéder à un réexamen de la trajectoire d’investissements de GRDF pour les deux
dernières années de la période tarifaire.
Au terme de la période tarifaire, la CRE mènera un retour d’expérience détaillé sur la mise en œuvre de ce
nouveau dispositif introduit dans le tarif ATRD7.
Sur la période ATRD6, la performance de GRDF est globalement en demi-teinte. Si la performance du système
de comptage de Gazpar a dépassé les objectifs fixés par la CRE, la CRE observe des performances en deçà des
objectifs pour les indicateurs associés à l’activité d’acheminement. La CRE note en particulier :
– s’agissant des indicateurs relatifs à l’acheminement :
– une performance en deçà des objectifs qu’elle a fixés ou en dégradation sur les indicateurs relatifs au
respect du délai de réalisation des mises en service ainsi que sur la gestion des flux de données (publication
des index notamment) transmis aux fournisseurs ;
– une tendance à l’augmentation des amplitudes du compte d’écart distribution (CED) par fournisseur et par
fréquence de relève (voir partie 2.7) ;
– le maintien à un haut niveau de performance de la disponibilité du portail fournisseur ;
– s’agissant des indicateurs spécifiques au système de comptage Gazpar :
– pour les indicateurs relatifs à la mesure et la publication des index : une tendance à la baisse de la
performance entre 2017 et 2020, en lien avec l’accroissement du nombre de compteurs Gazpar posés, puis
une amélioration continue à partir de 2021 pour finir au-dessus de l’objectif fixé ;
– pour les indicateurs relatifs à la disponibilité du portail client ainsi que les données associées : une
amélioration continue de la performance et l’atteinte durable d’un niveau proche de 100 % ;
– pour l’indicateur relatif à la part des compteurs silencieux (depuis 3 mois ou plus) : une difficulté à atteindre
l’objectif de 0,5 % fixé par la CRE à partir de la deuxième phase du projet.
Ces performances se traduisent dans les montants des bonus/malus attribués à GRDF depuis le début de la
période ATRD6 en 2020. Ainsi, en matière d’incitation financière, sur l’ensemble des indicateurs, GRDF s’est
acquitté d’un malus de – 714 k € sur la période 2020-2022. Ce montant se décompose en (i) une pénalité de
– 3,4 M € sur la qualité de service liée à l’activité d’acheminement de GRDF (hors Gazpar) et (ii) un bonus de
+ 2,7 M € sur la performance Gazpar.
facturation des consommateurs grâce à la relève à distance des index de consommation (télérelève). A ce titre, la
performance de la chaîne communicante du système de comptage associant, d’une part, les compteurs aux
infrastructures informatiques de GRDF et, d’autre part, les infrastructures SI de GRDF aux acteurs du marché
(consommateurs, fournisseurs, tiers), doit poursuivre son amélioration.
Enfin, l’enjeu majeur de la croissance des gaz renouvelables dans les réseaux conduit la CRE à envisager le
renforcement du cadre de régulation de la qualité de service sur cette thématique.
A cet effet, la CRE a proposé dans sa consultation publique des évolutions du dispositif de régulation incitative
de la qualité de service. Elles visent principalement à renforcer le dispositif en adaptant le niveau d’incitation dans
certaines thématiques et à modifier le périmètre de régulation afin de tenir compte de l’évolution des activités et de
la performance de GRDF et des attentes et besoins des utilisateurs de réseaux.
financière associée, le suivi d’indicateurs plus fins (par exemple, selon la provenance ou la nature de la
réclamation).
La CRE considère que la multiplication du suivi d’indicateurs peut altérer la lisibilité du cadre de régulation
incitative. La CRE encourage les acteurs à échanger sur le suivi d’indicateurs dans le cadre de concertation GTG.
Enfin, dans un contexte de fin de déploiement massif du compteur évolué Gazpar, GRDF demande de supprimer
les indicateurs actuellement suivis sans incitation financière et relatifs au volume et au taux de réclamations liées au
déploiement des compteurs évolués.
La CRE estime que, dans la mesure où GRDF fournit déjà les volumes mensuels de réclamations qu’il reçoit par
le biais d’autres indicateurs suivis (selon la provenance et la nature, dont les réclamations liées à Gazpar), ces
indicateurs apportent peu d’informations utiles et peuvent être supprimés.
Au regard de ces éléments, pour la période ATRD7, la CRE :
– introduit un indicateur « Taux de réponses aux réclamations dans les 15 jours calendaires » et supprime les
deux indicateurs « Taux de réponses aux réclamations des fournisseurs dans les 15 jours calendaires » et
« Taux de réponses aux réclamations des consommateurs dans les 30 jours calendaires » ;
– introduit un indicateur « Taux de réclamations multiples » ;
– supprime les indicateurs suivis « Nombre de réclamations de clients finals ou de fournisseurs liées au
déploiement des compteurs communicants, par nature » et « Taux de réclamations de clients finals ou de
fournisseurs liées au déploiement des compteurs communicants ».
Amplitude des comptes d’écart distribution :
Dans sa consultation publique, la CRE a proposé de modifier les modalités de calcul et d’incitation des deux
indicateurs relatifs à l’amplitude des comptes d’écart distribution, à savoir :
– modifier le calcul de l’indicateur relatif aux amplitudes de CED (selon le volume annuel des CED plutôt que
selon la somme des amplitudes mensuelles) ;
– faire évoluer l’objectif de l’indicateur « Amplitudes des CED par fréquence de relève et fournisseur ».
La majorité des acteurs ayant contribué est favorable aux évolutions proposées par la CRE.
La CRE retient ces propositions pour la période ATRD7 et modifie le libellé de l’indicateur « Amplitude des
comptes d’écart distribution (CED) » par « Volume annuel des comptes d’écart distribution (CED) ».
Performance du système de comptage Gazpar – Accès aux données journalières de consommation :
Dans sa consultation publique, et dans le contexte de fin du déploiement massif du projet Gazpar, la CRE a
proposé :
– de réhausser le niveau de l’objectif de l’indicateur relatif à la mesure des index cycliques sur le périmètre des
compteurs communicants pour tenir compte de la performance observée sur la période ATRD6 ;
– de renforcer l’incitation (doublement des bonus et pénalités) sur le « Taux d’index cycliques calculés 3 fois et
plus » sur le périmètre des compteurs communicants ;
– s’agissant de l’accès aux données de consommation, de substituer l’indicateur incité financièrement « Taux de
mise à disposition des données aux clients finals » par l’indicateur relatif à la transmission des données
journalières de consommation » avec un objectif de 99 %.
La quasi-totalité des acteurs est favorable aux propositions de la CRE. S’agissant de l’indicateur relatif à la
transmission des données journalières de consommations, bien que favorables, certains fournisseurs ont alerté sur
un décalage entre la qualité des données reçues et le résultat de l’indicateur concerné, en particulier s’agissant de la
complétude de ses données. Ainsi, ils préconisent le suivi d’autres indicateurs pour compléter le dispositif sans
pour autant faire de propositions concrètes. Concernant l’objectif associé à l’indicateur relatif à la transmission des
données de consommation, GRDF demande de l’adapter en se fondant sur la performance passée.
La CRE considère que l’accès à une donnée de consommation journalière fiable, complète et reçue dans les
délais constitue un enjeu majeur dans la réussite du projet Gazpar. Le retour des acteurs sur cette thématique met en
évidence que la régulation incitative telle que proposée ne permet pas de capter la performance complète du GRD
dans ce domaine.
En conséquence, à l’instar des travaux menés en électricité, la CRE demande à GRDF d’inscrire ce sujet au
programme des travaux des instances de concertations du GTG afin de construire un indicateur consolidé avec les
utilisateurs d’ici la fin de l’année 2025.
Concernant l’objectif de l’indicateur, la CRE estime que GRDF doit atteindre, à terme, une performance de 99 %
au pas hebdomadaire. La CRE décide d’ajuster à la marge le niveau de l’objectif cible afin de le rendre plus
progressif et cohérent avec la performance observée en 2022. Cet indicateur remplace un indicateur existant
mesurant la performance du système de comptage Gazpar. A ce titre, la CRE décide de le plafonner selon les
modalités précisées dans l’annexe 3 de la présente délibération.
Par ailleurs, la poursuite des travaux portant sur les projets de comptage évolué des entreprises locales de
distribution (ELD) a permis de constater une bonne performance des GRD s’agissant de la publication des index
mensuels. En particulier, la CRE constate que la performance de GRDF pour cet indicateur est au global au-dessus
de l’objectif fixé par la CRE (99,5 %). A cet égard, la CRE considère pertinent d’adapter l’objectif associé à
l’indicateur « Taux de publication des index aux fournisseurs sur le périmètre des compteurs communicants » et
décide de fixer un objectif plus ambitieux de 99,7 %.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
– un indicateur relatif au respect des délais de mise en service des renforcements associés au développement
des gaz renouvelables et bas-carbone ;
– un indicateur relatif aux volumes de gaz renouvelables et bas-carbone écrêtés.
Concernant l’indicateur relatif aux volumes de gaz renouvelables et bas-carbone écrêtés, compte tenu des
développements SI induits par l’introduction d’un tel indicateur, la CRE diffère son introduction au 1er juillet 2025.
Lors des précédents tarifs, la CRE a généralement introduit de nouveaux indicateurs pour suivi sans incitation
financière dans un premier temps, afin de permettre la collecte, la remontée et l’analyse des données de
performance avant d’établir le niveau d’incitation associé. Dans un premier temps, les trois nouveaux indicateurs
ne seront pas incités financièrement, afin de tenir compte des retours d’expérience permis lors de la période tarifaire
ATRD7. Ces indicateurs sont décrits dans l’annexe 2 de la présente délibération.
Synthèse des indicateurs de la qualité de service incités financièrement pour la période ATRD7 :
Taux de mises hors service (MHS) réalisées dans les délais demandés
Amplitude des comptes d’écart distribution (CED) par fréquence de relève et par fournisseurs
Délai de réponse aux études détaillées pour les porteurs de projet de gaz renouvelables et bas-carbone
Taux de publication des index aux fournisseurs sur le périmètre des compteurs communicants
Taux d'index mesurés sur demandes contractuelles sur le périmètre des compteurs communicants
Taux d'index cycliques calculés 3 fois et plus sur le périmètre des compteurs communicants
– le versement d’une pénalité en cas de non-réalisation de ces actions prioritaires dans les délais impartis, en ce
qu’elle constitue un frein à un accès efficace aux réseaux et au bon fonctionnement du marché entraîne le
versement d’une pénalité. Calculé de manière mensuelle, le montant de cette pénalité est progressif, afin de
pénaliser plus fortement les retards importants. Les montants sont les suivants :
– pour une action mise en œuvre dans les 6 mois suivant la date retenue par la CRE, une pénalité de 25
000 €/mois de retard est appliquée ;
– pour une action mise en œuvre dans les 6 à 12 mois suivant la date retenue par la CRE, la pénalité est portée
à 50 000 €/mois de retard pour les mois au-delà du 6e mois ;
– pour une action mise en œuvre au-delà de 12 mois suivant la date retenue par la CRE, la pénalité est portée
100 000 €/mois de retard pour les mois au-delà du 12e mois ;
– le montant global de l’ensemble des pénalités versées par GRDF sera plafonné à 250 000 € par an.
Aucune action n’est intégrée à ce stade dans ce mécanisme pour la période ATRD7. Des actions pourront être
intégrées au mécanisme en cours de période en suivant le processus décrit précédemment.
Pour la période ATRD7, GRDF propose un taux de référence de 0,45 % constant sur toute la période. Ce taux
correspond au taux de pertes théorique de l’année 2023, qui intégrait les gains générés par les compteurs Gazpar
mis en service à cette date : en effet, parmi les bénéfices attendus du déploiement des compteurs Gazpar figure la
réduction des pertes non techniques liées notamment aux consommations clients sans contrat de fourniture.
La CRE estime que les écarts observés entre les taux de pertes de référence sur la période ATRD6 et les taux de
pertes réalisés sur la période sont en partie liés à des erreurs et décalages d’estimation de consommation, et que
l’année 2022 est particulièrement atypique. De plus, GRDF estime qu’il peut exister un effet de report de pertes sur
les années consécutives à 2022. Par conséquent, la CRE a envisagé, lors de la consultation publique, de retenir
comme base le taux de pertes de référence de 2023 en appliquant les gains Gazpar attendus sur la période ATRD7,
avec le déploiement diffus de compteurs additionnels. Ces taux de pertes ont été accueillis favorablement par tous
les répondants à la consultation publique.
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La CRE retient donc pour la période ATRD7 les taux de pertes théoriques suivants :
(en % des quantités distribuées) 2024 2025 2026 2027
Dans sa demande initiale, GRDF estime les charges d’exploitation du projet de changement de gaz à 353 M € sur
la période ATRD7. Ces charges sont de trois natures :
– des charges de « SI-communication-pilotage », dédiées, notamment, à la communication mise en place par
GRDF, au développement du SI lié au projet de conversion et au pilotage du projet. La plupart de ces charges
sont indépendantes du nombre de conversions réalisées ;
– des charges d’ « intervention chez les consommateurs », hors charges de remplacement des appareils
incompatibles, qui dépendent directement du nombre de consommateurs à convertir durant la période, en lien
avec l’ensemble des prestations que GRDF doit réaliser sur les appareils des consommateurs ;
– des charges de « remplacement des appareils incompatibles », qui correspondent au coût associé au
remplacement du matériel pour les appareils pour lesquels aucun réglage ni adaptation ne permet le
fonctionnement au gaz H.
Au terme de ses analyses, et tenant compte du décret du 21 décembre 2023 relatif aux aides financières pour le
remplacement des appareils incompatibles (26), la CRE retient les coûts unitaires et trajectoires de référence
suivants pour la couverture des différents coûts associés au projet de conversion de GRDF pour la période
ATRD7 :
– le coût unitaire d’intervention chez le consommateur retenu est de 210,25 €2022/an/client ;
– le coût unitaire de remplacement des appareils incompatibles retenu est de 4 037,71 €2022/appareil ;
– la trajectoire de coûts de SI et pilotage (correspondant à l’ensemble des charges hors intervention chez le
client et remplacement des appareils dans le graphique plus bas) est présentée dans le tableau ci-dessous :
M €2022 2024 2025 2026 2027
Comme pour la période 2020-2022, et afin que les coûts associés soient couverts par le tarif ATRD, y compris
éventuellement après 2029, la CRE retient une couverture complète via le CRCP des coûts associés à la conversion
des clients inactifs.
Le revenu autorisé (27) correspondant à la demande mise à jour de GRDF augmenterait de 21 % en 2024 par
rapport au niveau du revenu autorisé 2023 mis à jour.
Figure 3. Demande initiale de CNE de GRDF pour la période ATRD7 (en M € courants)
La demande de GRDF marque une forte hausse des charges nettes d’exploitation (y compris les charges
d’énergie) entre 2022 et 2024, de 321 M € (soit + 20 %). Les charges nettes d’exploitation diminuent ensuite
d’environ 0,3 % par an entre 2024 et 2027. Hors énergie, la hausse entre le réalisé 2022 et la demande pour 2024
est de 18 % et les charges nettes d’exploitation augmentent ensuite de 0,3 % en moyenne par an. Les principaux
postes présentant une évolution entre 2022 et 2024 dans la demande de GRDF sont les suivants :
– les consommations externes (hausse de + 73 M €, soit + 10 %) : GRDF explique cette hausse principalement
par les dépenses attendues sur les postes « Achats matières et fournitures » et « Travaux et entretien », en
raison à la fois de l’impact des obligations réglementaires entrées en vigueur au cours de la période ATRD6,
d’un programme de modernisation des ouvrages, et de nombreux chantiers sur le territoire de desserte de
GRDF (grands programmes d’aménagement, déplacements d’ouvrages à la demande de tiers) ;
– les charges de statut et œuvres sociales (+ 66 M €, soit + 49 %), dont la hausse s’explique principalement par
les effets de la hausse des prix de l’électricité en 2023 et d’une hypothèse de leur maintien à un haut niveau
sur le début de la période ATRD7 sur les montants de l’avantage en nature énergie ;
– les charges d’énergie (hausse de + 48 M €, soit + 195 %) : cette hausse s’explique principalement par un
niveau de référence 2022 exceptionnellement bas (le volume de pertes et différences diverses réalisé en 2022 a
été inférieur de 77 % au volume prévisionnel), sous l’effet d’un volume du compte écart distribution négatif
qui devrait être compensé en 2023, et par l’anticipation de prix de l’électricité élevés sur la prochaine période
tarifaire ;
– les charges relatives au projet « Changement de gaz », dont les charges nettes d’exploitation prévisionnelles
représentent 88,2 M € en 2024, 106,4 M € en 2025, 89,5 M € en 2026 et 66,5 M € en 2027 (soit 87,6 M € par
an en moyenne), en lien avec la montée en charge de la conversion du gaz B au gaz H dans le nord de la
France. Le niveau réalisé en 2022 a été de 51,6 M €.
Depuis la consultation publique, GRDF a mis à jour sa demande de charges nettes d’exploitation en tenant
compte des nouvelles hypothèses d’inflation, des évolutions des prix de l’énergie et des évolutions des règles de
fiscalité prévues par le projet de loi de finances pour l’année 2024.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
Les charges nettes d’exploitation prévisionnelles demandées par GRDF mises à jour de ces éléments sont les
suivantes :
2022
Réalisé 2024 2025 2026 2027
Charges nettes d’exploitation mises à jour 1 573,7 1 906,7 1 910,2 1 891,8 1 887,8
[Link]. Synthèse des résultats de l’audit et ajustements complémentaires de la CRE sur certains postes
Le périmètre des coûts audité par le consultant inclut les charges nettes d’exploitation hormis les postes « Achats
d’énergie » et « R&D » audités par la CRE.
En M € courants 2022 réalisé 2024 2025 2026 2027
*Dans ce chiffre les postes « Achats d’énergie » et « R&D » sont pris au niveau de la demande de GRDF
Les principaux ajustements préconisés par l’auditeur portent sur les postes « Charges de personnel », « Charges
de statut et œuvres sociales », et au sein des consommations externes, sur les postes « Achats matières et
fournitures », « Travaux et entretien » et « Autres consommations externes ».
Charges de personnel
Dans sa demande initiale, GRDF a présenté une trajectoire de charges de personnel en hausse de 14 % entre
2022 et 2024, sur la base d’une trajectoire d’effectifs en légère décroissance (– 0,1 %/an sur la période),
d’évolutions actées au niveau de la branche pour 2023, et de plusieurs hypothèses de coûts du travail, notamment
relatives au salaire national de base (SNB) et au glissement vieillissement technicité (GVT), pour la période
ATRD7.
L’auditeur a ajusté la trajectoire prévisionnelle de – 252 M € en cumulé sur la période (63 M € par an en
moyenne, soit – 6 %). Cet ajustement résulte de l’application d’une trajectoire de productivité sur la trajectoire
d’effectifs de GRDF par rapport au nombre d’effectifs constaté en 2022, supérieure à celle figurant dans la
demande de GRDF. Cet ajustement, commun à tous les opérateurs d’infrastructures (ATRT8 et ATS3), est rendu
possible notamment par de nombreux départs en retraite, et s’inscrit dans une trajectoire d’effectifs
tendanciellement en baisse chez GRDF depuis 2008. L’auditeur retient également des hypothèses de SNB et de
GVT harmonisées avec celles des autres opérateurs d’infrastructures (ATRT8 et ATS3) et inférieures à celles de
GRDF. Enfin, pour le calcul des charges sociales, l’auditeur retient le dernier taux connu, à savoir celui de 2022.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
Analyse de la CRE
La CRE partage l’analyse générale de l’auditeur, mais a procédé à plusieurs adaptations à la hausse à la suite de
ses échanges avec GRDF. La CRE retient en effet une trajectoire d’effectifs alternative à celle de l’auditeur, plus
élevée, fondée sur une analyse poste à poste des besoins identifiés par GRDF sur la période tarifaire ATRD7. Elle
fait également évoluer plusieurs hypothèses concernant les rémunérations principales, le GVT solde, le taux de
rémunérations variables et certains taux de charges sociales afin de prendre en compte les accords internes
définitifs sur les évolutions salariales du second semestre 2023.
Charges de statut et œuvres sociales
Dans sa demande initiale, GRDF a présenté une trajectoire de charges de statut et œuvres sociales prévisionnelle
en hausse de 66 M € entre 2022 et 2024, soit + 49 %, fondée sur la hausse des prix de l’électricité en 2023 et sur
une hypothèse de leur maintien à un haut niveau au début de la période ATRD7.
L’auditeur a proposé une correction de – 91,8 M € sur la période (– 22,7 M € par an en moyenne, soit – 15 %)
par rapport à la demande de GRDF, qui provient principalement d’une estimation de l’avantage en nature énergie
révisée, sur la base d’une baisse des prix de l’énergie sur la période ATRD7 et d’une hypothèse de sobriété en gaz
et en électricité, se traduisant par une baisse du volume prévisionnel d’énergie consommée de 10,5 % en gaz et de
10 % en électricité sur la période par rapport à l’année 2022.
Analyse de la CRE
La CRE met à jour les hypothèses de prix de l’énergie et retient une consommation prévisionnelle d’électricité
supérieure à celle de l’auditeur. Néanmoins, la trajectoire de consommation retenue intègre une mise en œuvre par
les salariés d’efforts de sobriété, de la même manière que le reste des ménages français, ceci afin d’inciter les
opérateurs régulés à promouvoir la sobriété au sein des IEG.
Consommations externes
La demande de GRDF sur les consommations externes prévoit une hausse de 76 M € entre 2022 et 2024, soit
+ 10 %). GRDF explique cette hausse principalement par les dépenses attendues sur les postes « Achats matières et
fournitures » et « Travaux et entretien », en raison à la fois de l’impact des obligations réglementaires entrées en
vigueur au cours de la période ATRD6, d’un programme de modernisation des ouvrages, et de nombreux chantiers
sur le territoire de desserte de GRDF (grands programmes d’aménagement, déplacements d’ouvrages à la demande
de tiers). D’autres sous-postes sont également en hausse, comme « Transports et frais de déplacement » et
« Diagnostics gaz, contributions financières transition énergétique ».
Sur les sous-postes « Achats matières et fournitures » et « Travaux et entretien », l’auditeur préconise un
ajustement de respectivement 51 M € (– 16 %) et 43 M € (– 8 %). Les principaux ajustements de l’auditeur
proviennent des coûts « Réseaux et intervention » (ci-après « R&I »), pour partie liés à la mise en œuvre des
obligations réglementaires de GRDF. L’auditeur a pris en compte les prévisions de volumes d’opérations liées à
des obligations réglementaires sur la période ATRD7, en retenant les coûts observés en 2022 pour certaines
opérations dont les coûts unitaires futurs estimés n’étaient pas suffisamment justifiés par GRDF. Concernant les
opérations R&I non liées à des obligations réglementaires, l’auditeur a retenu la valeur 2022 inflatée sur la période
ATRD7, considérant que les hausses demandées par GRDF n’étaient pas suffisamment justifiées.
Par ailleurs, l’auditeur a procédé à des ajustements sur les coûts liés aux projets « Gaz verts », pour lesquels il
retient le niveau des charges observées en 2022 ou en moyenne 2020-2022 inflaté, la trajectoire prévisionnelle
ATRD7 n’ayant pas été suffisamment justifiée par GRDF.
Au sein du sous-poste « Achats matières et fournitures », les coûts de carburants et de fluides immobiliers ont
également été ajustés. L’auditeur a retenu des hypothèses de prix différentes pour l’établissement des trajectoires
sur la période ATRD7. Pour les carburants, il a appliqué et inflaté le coût observé en 2022 sur le parc de véhicules
thermiques de GRDF sur la période ATRD7 (hors location de longue durée). Pour les fluides immobiliers,
l’auditeur a retenu la moyenne des coûts de fluides observée entre 2020 et 2022, considérant la hausse des coûts
observée en 2022 comme exceptionnelle.
Analyse de la CRE
Concernant les sous-postes « Achats matières et fournitures » et « Travaux et entretien » et plus particulièrement
les coûts R&I, la CRE réintègre la demande de GRDF, afin de lui permettre de garantir la sécurité industrielle de
ses ouvrages, avec une augmentation significative des montants alloués à la maintenance du réseau de GRDF par
rapport au niveau de dépenses réalisé dans la dernière période tarifaire, et de tenir ses engagements réglementaires,
notamment liés au rajeunissement des régulateurs et à la sécurisation des branchements improductifs.
Concernant les coûts associés aux gaz verts, la CRE retient une approche méthodologique cohérente entre les
deux sous-postes pour l’estimation des coûts prévisionnels, en s’appuyant sur la méthode appliquée par l’auditeur
sur le sous-poste « Travaux et entretien », à savoir un coût unitaire par site en exploitation observé en moyenne
entre 2020 et 2022, appliqué au nombre de sites prévisionnels et indexé à l’inflation.
Concernant les coûts associés aux fluides immobiliers, la CRE retient l’ajustement de l’auditeur, considérant les
justifications additionnelles apportées par GRDF comme insuffisantes. En revanche, concernant les coûts de
carburant, GRDF a démontré que sa flotte de véhicules n’était pas électrifiée, et fait une contre-proposition fondée
sur les coûts observés en 2022 et inflatés. La CRE retient cette contre-proposition.
Au sein des consommations externes, la CRE a également réintégré d’autres coûts suffisamment justifiés par
GRDF postérieurement à la consultation publique, notamment sur les sous-postes « Informatique », « Immobilier »
et « Transports et déplacements ».
« Diagnostics gaz, contributions financières transition énergétique »
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
Concernant le poste « Diagnostics gaz, contributions financières transition énergétique », au sein des
consommations externes, la CRE a retenu un ajustement additionnel à celui de l’auditeur sur le sous-poste
« Communication Transition énergétique, gaz vert et place du gaz ». En particulier, elle a ajusté les budgets relatifs
à la communication de promotion du gaz.
La CRE a toutefois retenu les budgets d’animation de filière, destinés par exemple à la réalisation de webinaires
techniques et réglementaires à destination des professionnels, à la sensibilisation et la formation des filières
technique et agricole sur la sécurité et la qualité du gaz, ou encore à l’accompagnement de la gestion des
saturations du réseau dans un contexte d’intégration des gaz verts dans les réseaux.
Cet ajustement additionnel permet à GRDF de communiquer sur ses activités de gestionnaire de réseau, et
d’informer et de former les acteurs de la filière aux différents enjeux associés, comme en matière de sécurité, de
qualité et de conformité réglementaire. Cet ajustement est conforté par le courrier d’orientations de la ministre
chargée de l’énergie, par lequel elle considérait qu’il convient de « proscrire des communications qui iraient à
l’encontre de cette nécessaire réduction de la consommation de gaz méthane » et demandait un encadrement plus
strict des actions de communication des GRD.
R&D
La demande de GRDF concernant le poste R&D est en hausse significative par rapport à la période ATRD6,
avec un budget de 21 M € par an en moyenne (soit 84 M € sur la période), contre 15,7 M € par an entre 2020 et
2022 (47 M € au total, intégralement dépensés), soit une hausse des dépenses annuelles de 33 %.
GRDF répartit sa demande de R&D en quatre axes de recherche :
– sécurité et performance opérationnelle (4,9 M € par an en moyenne, 19,7 M € sur la période) ;
– « smart gas grids » (3,5 M € par an en moyenne, 13,9 M € sur la période) ;
– domaine aval, sécurité et flexibilité (4,7 M € par an en moyenne, 18,7 M € sur la période) ;
– gaz verts (7,9 M € par an en moyenne, 31,7 M € sur la période).
De manière générale, la demande de GRDF en matière de R&D met en évidence le recul des projets relatifs au
périmètre historique, notamment liés à la sécurité et à la performance opérationnelle, au profit de projets dont
certains paraissent à ce stade en dehors du domaine d’activité régulé de GRDF. En effet, la thématique « Domaine
aval, sécurité et flexibilité » constitue une extension du périmètre d’activité de R&D de GRDF déjà identifiée sur la
période ATRD6, et inclut des projets qui paraissent relever du domaine « aval compteur ». De même, l’axe « Gaz
verts » comprend des budgets dédiés à la recherche sur la distribution d’hydrogène dans des réseaux dédiés et à
l’optimisation des volumes de production de biométhane. Ces deux types de projets dépasseraient à ce titre le cadre
actuel des activités régulées de GRDF.
Dans sa consultation publique, la CRE a proposé de retenir plusieurs ajustements pour définir la trajectoire de
R&D de GRDF, notamment sur les projets qui dépasseraient le périmètre régulé de GRDF et relèveraient
potentiellement d’activités concurrentielles. Ainsi, la CRE a proposé d’exclure les projets relatifs à l’optimisation
de la production de biométhane, et à l’exploitation de réseaux de distribution 100 % hydrogène, et les projets
paraissant avoir dépassé le stade de la R&D car présentant des niveaux de maturité technologique avancés,
permettant leur développement opérationnel dans un environnement réel.
La majorité des répondants s’est exprimée en défaveur de la trajectoire proposée par la CRE dans sa consultation
publique. Plusieurs acteurs ont souligné le rôle d’accompagnement et de soutien joué par GRDF au sein de la filière
des gaz verts. Certains acteurs, parmi lesquels des associations professionnelles et des entreprises ayant bénéficié
de financements de GRDF via le tarif ATRD, ont en particulier évoqué l’importance du soutien à des filières de
production de gaz verts moins matures que la méthanisation, dans une perspective de décarbonation.
Toutefois, plusieurs acteurs sont favorables à la trajectoire proposée par la CRE, considérant que les dépenses de
R&D devaient se limiter au domaine régulé et que d’autres acteurs de marché et sources de financement pouvaient
supporter les coûts de tels projets.
Analyse de la CRE
La CRE considère qu’il est important de retenir les projets contribuant à renforcer la sécurité, la durabilité et
l'efficacité du réseau de distribution. Par conséquent, elle favorise la couverture des initiatives portant sur
l'intégrité, la sécurité d'exploitation et de maintenance du réseau, ainsi que sur la prévention des accidents. La CRE
considère également crucial que GRDF puisse assurer ses missions tout en optimisant les infrastructures afin de
réduire les coûts d'injection des gaz renouvelables ou bas-carbone et en maîtrisant les impacts des gaz verts sur le
réseau.
Par rapport à la consultation publique, la CRE réintègre donc intégralement le budget associé à l’optimisation de
l’injection du biométhane conformément au registre de capacités (29), ainsi que le budget associé au
développement de solutions pour organiser la complémentarité des énergies, car ils s’apparentent directement à
l’amélioration de l’injection de gaz bas-carbone et renouvelable dans les réseaux et au développement d’une
exploitation dynamique des réseaux de distribution.
En revanche, la CRE ne retient pas les dépenses liées au soutien à la production de gaz verts et aux projets
d’hydrogène pur, considérant que ces activités dépassent le périmètre d’activité régulé d’un gestionnaire de
réseaux. Par ailleurs, certaines dépenses non justifiées ou dont l’avancement a dépassé le stade de la R&D ne sont
pas incluses dans la trajectoire tarifaire.
La CRE retient un budget de R&D de 52,1 M € pour la période ATRD7, avec une possibilité de révision à mi-
période. Ce budget permettra notamment à GRDF de conduire des travaux de R&D visant à améliorer la sécurité,
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
l’intégrité et la performance du réseau, d’améliorer l’injection des gaz verts sur le réseau et d’en maîtriser les
impacts, et d’adapter plus généralement le réseau aux évolutions du système énergétique.
La trajectoire retenue par la CRE pour la période ATRD7 est la suivante :
En M € courants 2022 réalisé 2024 2025 2026 2027 ATRD7
Trajectoire retenue par la CRE 17,1 12,7 12,9 13,2 13,4 52,1
Charges d’énergie 20,7 96,6 24,5 72,2 58,5 42,8 37,6 211,1
Taux de pertes (%) 0,56 % 0,51 % 0,11 % 0,45 % 0,45 % 0,45 % 0,45 % 0,45 %
La CRE a mis à jour les prix du gaz en se fondant sur les niveaux observés sur le marché français au cours de la
première quinzaine du mois de novembre. La CRE retient également un taux de pertes de 0,44 % (qui s’applique à
la consommation totale pour déterminer les volumes d’énergie à acheter), afin de prendre en compte les gains
permis par le déploiement des compteurs Gazpar (voir partie [Link]).
Ces ajustements conduisent à la trajectoire suivante :
Trajectoire de la CRE (M € courants) 2022 réalisé 2024 2025 2026 2027 ATRD7
Les charges d’énergie font l’objet d’une régulation incitative spécifique décrite en partie 2.7.
Projet « Changement de gaz »
Concernant les coûts associés aux régulateurs, la CRE retient l’ajustement de l’auditeur, considérant les
justifications additionnelles apportées par GRDF comme insuffisantes.
Par rapport à la consultation publique, la CRE a mis à jour la trajectoire de coûts de remplacement des appareils
incompatibles en cohérence avec les nouveaux montants d’aides financières figurant dans le décret relatif aux aides
financières paru le 21 décembre 2023 susmentionné.
Concernant les autres postes des sous-postes « Travaux Préparatoires Réseau / Réglages / Sécurité » et
« Adaptation des clients résidentiels et tertiaires sans process », la CRE réintègre la demande de GRDF sur les
dépenses d’achats et des coûts d’accompagnement pour le remplacement des appareils incompatibles.
GRDF, En M € courants – projet « Changement de gaz » 2022 réalisé 2024 2025 2026 2027
Synthèse de l’analyse de la CRE hors charges d’énergie et hors projet « Changement de gaz »
A titre de synthèse, le tableau suivant présente la trajectoire des charges nettes d’exploitation, résultant des
ajustements retenus par la CRE pour le tarif ATRD7 hors charges d’énergie et hors projet « Changement de gaz ».
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
*Cet ajustement est majoritairement dû à la baisse des prix de marché depuis la demande tarifaire de GRDF.
Figure 5. Charges nettes d’exploitation de GRDF, hors charges d’énergie et hors projet
« Changement de gaz » (en M € par an)
La trajectoire de CNE hors charges d’énergie et hors projet « Changement de gaz » pour la période ATRD7
s’établit à 6 392,3 M €, soit 1 598,1 M € par an en moyenne. Cette trajectoire est ajustée de – 640,4 M € par rapport
à la demande de GRDF mise à jour (– 9 %). Elle est inférieure aux CNE réalisées en 2022 indexées à l’inflation, à
hauteur de 3,7 % (soit 58,7 M € par an en moyenne), pour plusieurs raisons :
– la demande de GRDF intégrait déjà plusieurs effets significativement inférieurs au réalisé en 2022 inflaté,
plusieurs postes intégrant déjà une trajectoire en baisse par rapport au tarif ATRD6 (notamment les postes
« Immobilier », « Informatique », « Transport et frais de déplacement » et « Honoraires ») ;
– le réalisé 2022 ne rend pas compte de certaines évolutions, comme la baisse de la fiscalité des entreprises à
partir de 2023, et un niveau de coûts échoués élevé en 2022 ;
– à l’issue de l’audit, GRDF n’a pas contesté un certain nombre d’ajustements réalisés par l’auditeur (comme
sur les produits d’exploitation et les autres consommations externes) ou par la CRE (comme sur la R&D), et a
fait une contre-proposition à la baisse par rapport à sa demande initiale.
Charges nettes d’exploitation
Les charges nettes d’exploitation de GRDF pour la période tarifaire ATRD7 s’élèvent au total à 6 857,5 M €, soit
1 714,4 M € par an en moyenne.
GRDF, En M € courants 2022 réalisé 2024 2025 2026 2027
Ainsi, la trajectoire totale de charges nettes d’exploitation fixée par la CRE prévoit une hausse de 9,5 % des
charges nettes d’exploitation de GRDF entre 2022 et 2024 (+ 8,5 % hors charges d’énergie). Les charges nettes
d’exploitation évoluent ensuite de – 0,4 % par an en moyenne sur la période 2024-2027 (– 0,2 % par an hors
énergie).
La trajectoire retenue par la CRE donne notamment les moyens à GRDF :
– de disposer des moyens nécessaires à la réalisation de l’ensemble de ses missions, et en particulier de garantir
la sécurité industrielle de ses ouvrages, avec une augmentation significative des montants alloués à
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
la maintenance du réseau de GRDF par rapport au niveau de dépenses réalisé dans la dernière période
tarifaire ;
– de disposer des ressources nécessaires pour poursuivre l’intégration du biométhane dans son réseau, en
cohérence avec les orientations de politique énergétique ;
– de maintenir à niveau ses systèmes d’information, notamment en ce qui concerne la cybersécurité et la chaîne
de communication du comptage évolué ;
– de mener des travaux de R&D portant sur la sécurité, l’intégrité et la performance du réseau, l’intégration des
gaz renouvelables et la préparation du réseau aux évolutions structurelles liées à la transition énergétique ;
– de mener à bien la réalisation du projet « Changement de gaz » (30), qui connaît une phase de croissance avec
l’avancement du projet et la conversion de grandes villes, dont Lille, sur la période ATRD7.
Le tarif ATRD7 prévoit par ailleurs une clause de rendez-vous permettant d’intégrer les charges liées à la mise
en œuvre du règlement européen visant à réduire les émissions de méthane (voir partie 2.3.2).
Pour rappel, le CMPC est calculé par application des formules suivantes :
CMPC nominal avant IS = [(TSR + spread de dette) × (1 – déductibilité des charges financières x IS) / (1 - IS)] x g
+ (TSR + β x PRM) / (1 - IS) × (1 - g)
CMPC réel avant IS = (1 + CMPC nominal avant IS) / (1 + inflation) – 1
Pour le tarif ATRD7, la CRE retient la valeur de 4,0 % (réel avant impôts) comme CMPC pour rémunérer les
actifs dits « historiques » de la BAR de GRDF. Pour les actifs dits « nouveaux actifs », la CRE retient un CMPC de
5,3 % (nominal avant impôts).
Les valeurs arrondies retenues par la CRE pour chacun des paramètres figurent dans le tableau ci-dessous :
Paramètres du CMPC ATRD7 (valeurs arrondies)
Coût des fonds propres (nom., après IS) 5,4 % 7,9 % 5,9 %
Par rapport aux valeurs prises en compte pour définir le CMPC du tarif ATRD6, les principales modifications, en
cohérence avec l’évolution des données macro-économiques et financières, portent notamment sur l’évolution du
taux sans risque, du bêta des actifs et de la fiscalité.
Le taux sans risque s’établit à 1,8 % et est déterminé sur l’observation des rendements des obligations de l’Etat
français (OAT), considérées comme les placements les moins risqués. Ce taux est déterminé comme la pondération
entre la moyenne sur 10 ans de l’OAT de maturité 15 ans et la moyenne des quatre taux à terme implicites des
années 2024 à 2027 d’une OAT de maturité 15 ans. La pondération retenue est de 80/20 pour la période tarifaire
considérée comme exposé ci-dessus. Pour la détermination du taux sans risque, la CRE a retenu l’observation des
rendements des OAT non plus d’une maturité de 10 ans comme cela était le cas jusqu’à présent, mais d’une
maturité de 15 ans.
Le spread de dette s’établit à 1,0 % et est déterminé sur l’observation des rendements obligataires moyens iBoxx
EUR NF 10+ BBB’ ; pour les données de long terme sur une moyenne sur 10 ans et pour les données de court
terme sur une moyenne de 1 an. La pondération retenue entre ces deux valeurs est également de 80/20 pour la
période tarifaire considérée comme exposé ci-dessus.
Par rapport à la période tarifaire précédente, le bêta de l’actif est abaissé de 0,48 à 0,45. La CRE appuie sa
décision sur les observations de marché et les bêtas de l’activité des opérateurs gaziers en Europe. Cette baisse est
également justifiée par le niveau de protection apporté par le cadre de régulation du tarif ATRD7, qui protège
davantage les opérateurs notamment contre les variations des prix de l’énergie. Par ailleurs, le cadre de régulation a
montré sa forte résilience pendant les crises successives du Covid et de l’énergie. Dans l’ensemble, la CRE
considère que le cadre de régulation est cohérent avec une baisse mesurée du bêta de l’actif à 0,45. En effet, les
risques sur l’avenir des infrastructures gazières persistent, ce qui justifie de retenir un bêta plus élevé que celui des
réseaux d’électricité.
La CRE prend également en compte la baisse de taux normal d’imposition sur les sociétés à 25,0 %, combinée à
la contribution sociale correspondant à 3,3 % du montant de l’IS, soit un taux d’imposition de 25,83 %.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
[Link]. Investissements
La trajectoire de dépenses d’investissements prévue par GRDF sur la période ATRD7 est stable par rapport à la
période ATRD6. Hors projet Gazpar (31), dont la phase de déploiement massif s’est achevée en 2023, les
investissements de GRDF augmentent de 20 % en moyenne entre la trajectoire réalisée entre 2020 et 2022 et la
période ATRD7, passant de 880 M € par an en moyenne à 1 091,8 M € par an en moyenne. Cette hausse est
notamment due à la hausse prévisionnelle des investissements liés au développement des gaz verts et aux
investissements de modification et modernisation des ouvrages.
En particulier, GRDF prévoit :
– la hausse des investissements liés à l’insertion de la production de biométhane dans les réseaux (+ 210 M € sur
la période, soit + 50 %), du fait du développement de la filière des gaz verts et de l’accroissement du nombre
de sites en exploitation ;
– la hausse des dépenses liées à la modification et modernisation des ouvrages (+ 595 M € sur la période, soit
+ 38 %) en raison :
• de la mise en œuvre d’évolutions réglementaires (rajeunissement des régulateurs (32), résorption des
conduites en tôle bitumée, en fonte ductile et cuivre (33)…) introduites pendant la période ATRD6 ;
• d’investissements liés au passage vers une exploitation dynamique du réseau, via le déploiement de
dispositifs de téléconduite par exemple ;
• des travaux de modernisation, via des renouvellements préventifs ou correctifs, dans une perspective de
supervision globale des ouvrages et de gestion des risques sur le réseau de distribution ;
• de grands programmes requérant des déplacements d’ouvrages à la demande de tiers, notamment en Ile-de-
France, avec les travaux en amont des jeux Olympiques et les chantiers associés au Grand Paris Express ;
– la poursuite des investissements sur le projet « Changement de gaz » (26,9 M € sur la période), conformément
à la planification du projet.
Ces hausses sont compensées par une baisse des dépenses prévisionnelles sur :
– le ralentissement des investissements liés au programme Gazpar : le déploiement massif s’est achevé en 2023
(688 M € sur l’ensemble de la période ATRD6), et entre dans sa phase de déploiement diffus, avec des
investissements de 112,9 M € sur la période, soit 28,2 M € par an en moyenne (inclus dans la catégorie
« Compteurs et postes livraison clients ») ;
– les raccordements de consommateurs (– 273 M € sur la période, soit – 30 %), du fait d’une baisse constante du
nombre de nouveaux clients tous secteurs confondus, à l’exception des stations GNV/bioGNV.
Analyse de la CRE
La perspective de baisse de la consommation de gaz renforce l’importance de la sélectivité et de la priorisation
des investissements autour d’objectifs précis, comme la sécurité du réseau et l’intégration des gaz verts.
La CRE observe que la trajectoire demandée par GRDF (hors Gazpar) est en hausse par rapport à la période
ATRD6. La hausse est supérieure à l’inflation entre les deux périodes tarifaires, principalement en raison de
l’augmentation prévisionnelle des dépenses liées au biométhane, en hausse de 50 %, et des dépenses de
modifications et modernisations des ouvrages, en hausse de 38 %. Les dépenses hors réseaux sont stables par
rapport à la période précédente, et représentent 165,7 M € par an en moyenne, soit 15 % des dépenses sur la
période. Elles font l’objet d’une régulation incitative spécifique (voir partie [Link]).
La CRE considère que la trajectoire demandée par GRDF est cohérente avec les perspectives de développement
des gaz verts et avec les exigences réglementaires connues pour la prochaine période, comme le rajeunissement des
régulateurs et le remplacement des conduites en tôle bitumée, en fonte ductile et en cuivre. La CRE n’apporte donc
pas de modification à la trajectoire d’investissements prévue par GRDF. Elle considère cependant que dans le
contexte de la baisse structurelle de la consommation de gaz et du risque de hausse du coût unitaire
d’acheminement associé, les dépenses d’investissement des opérateurs doivent être maîtrisées au mieux. Les
investissements de GRDF devront donc être compatibles avec les perspectives de baisse de la consommation de
gaz.
En conséquence, la CRE retient la trajectoire de dépenses d’investissements suivante pour GRDF pour la période
ATRD7 :
Moyenne
En M € courants 2024 2025 2026 2027 Moyenne annuelle
annuelle ATRD7 ATRD6*
Modernisation et modification
des ouvrages (MMO) 512,8 525,5 543,3 578,3 540,0 391,2
Moyenne
En M € courants 2024 2025 2026 2027 Moyenne annuelle
annuelle ATRD7 ATRD6*
Compteurs et postes livraison clients 71,1 55,3 44,4 46,9 54,4 29,0
Logistique (Immobilier, SI Télécom, Autres) 71,9 54,7 47,8 53,0 56,9 50,8
*Moyenne des programmes d’investissements réalisés 2020, 2021, 2022 et estimé 2023
Amortissement des actifs en service 961,2 1 118,9 1 158,0 1 180,0 1 195,2 1 163,0
Rémunération des actifs en service 668,8 746,2 771,2 790,7 809,6 779,4
Total des charges de capital normatives 1 630,1 1 861,2 1 929,2 1 970,8 2 004,8 1 941,5
Dont CCN « hors réseaux » 122,7 169,3 180,0 180,8 176,0 176,5
Le tableau ci-dessous détaille la trajectoire spécifique de BAR et de CCN au titre des actifs « hors réseaux » de
GRDF de 2024 à 2027 :
Moyenne
GRDF, en M € courants 2020-22 2024 2025 2026 2027 annuelle ATRD7
Amortissement des actifs en service 100,8 140,4 147,1 145,3 138,6 142,8
Rémunération des actifs en service 21,9 28,9 32,9 35,5 37,4 33,7
Total des CCN « hors réseaux » 122,7 169,3 180,0 180,8 176,0 176,5
Les actifs « hors réseaux » font l’objet d’une régulation spécifique définie au [Link] de la délibération.
Prév. ATRD6 Réalisé Prév. ATRD6 Réalisé Prév. ATRD6 Réalisé Prév. ATRD6 Estimé
Nombre de consomma
teurs 11 168 861 11 159 403 11 181 048 11 165 557 11 178 841 11 109 251 11 164 042 11 011 276
à climat
moyen 276 248 276 753 258 201
Conso.
(GWh) 281 801 279 780 279 172 278 401 241 380
à climat 256 915 287 490 240 833
réel
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
La période ATRD6 a été marquée par plusieurs événements ayant eu un effet sur les trajectoires de
consommation et de consommateurs :
– la crise sanitaire de 2020, qui s’est principalement traduite par une baisse ponctuelle des consommations de
gaz au cours du premier semestre de 2020 (environ - 6 TWh sur les consommations corrigées du climat) ;
– l’entrée en vigueur de la réglementation environnementale 2020 (« RE 2020 ») au 1er janvier 2022, avec des
seuils maximums d’émissions des installations défavorables au raccordement de nouveaux clients au gaz
naturel. Elle concerne dans un premier temps les maisons individuelles, pour tous les nouveaux permis de
construire à compter du 1er janvier 2022, avant de s’étendre aux chaufferies collectives sur la période ATRD7.
Bien que le secteur de la construction neuve présente un effet d’inertie important, les effets de cette nouvelle
réglementation deviennent perceptibles à la fin de la période ATRD6 ;
– concernant les professionnels, la mise en œuvre du décret tertiaire (41) exige des efforts d’efficacité
énergétique importants pour les clients raccordés au gaz, les incitant dans certains cas à l’électrification des
usages lorsque c’est possible. Des mécanismes incitatifs d’aides à la conversion concernent également les
clients industriels. Ces dispositifs réglementaires et financiers commencent à se traduire sur le solde de clients
professionnels depuis l’année 2022 ;
– depuis début 2022, la crise gazière a un impact majeur sur les consommations de gaz. D’une part, les
professionnels et les industriels sont directement touchés par la hausse des prix du gaz, les conduisant à
réduire autant que possible leurs consommations, voire dans certains cas à suspendre leurs process industriels.
A cela s’ajoutent de plus en plus de cas de bascules d’industriels raccordés au réseau de gaz vers une autre
énergie, dans une logique d’arbitrage économique, lorsque leur process est compatible. D’autre part, bien que
protégés par le bouclier tarifaire, les clients résidentiels ont été largement incités par les pouvoirs publics à
engager des efforts de sobriété afin de réduire leurs consommations d’énergie.
GRDF a constaté une poursuite de ces effets en 2023.
Nombre de consommateurs 10 830 218 10 657 322 10 465 862 10 254 863
Consommation (GWh) 247 168 241 044 236 032 229 925
Ces prévisions de consommation tiennent compte du changement du modèle de correction climatique, lié à la
mise à jour de la référence climatique réalisée par Météo France en 2021, qui a un impact de - 6 TWh/an sur la
consommation prévisionnelle pendant le tarif ATRD7.
GRDF décompose les principaux effets de variation du nombre de consommateurs par secteur (résidentiel,
tertiaire, industrie, gaz naturel véhicule (GNV)) sur la base d’hypothèses concernant les nouveaux raccordements,
l’abandon du gaz, les gains d’efficacité énergétique et l’effet du prix de l’énergie.
GRDF prévoit une baisse très forte entre 2022 et 2027 du nombre de nouveaux raccordements dans le résidentiel
(– 65 %) et dans le tertiaire (– 48 %) en conséquence de l‘application de la RE 2020 et du décret tertiaire. GRDF
prévoit également un prolongement de la tendance du nombre d’abandons du gaz dans le résidentiel, qui s’est
accélérée ces dernières années (113 000 clients en 2020, 212 000 clients en 2022, 241 000 clients estimés en 2027).
GRDF considère que l’abandon du gaz dans le secteur tertiaire va également s’accélérer dans les locaux qui ne
pourront pas respecter le critère de réduction des consommations d’énergie finale en 2030 prévu par le décret sans
investissement important.
GRDF a également estimé des gains d’efficacité énergétique et l’effet des prix de l’énergie pour les secteurs
résidentiel, tertiaire et industriel :
– sur les hypothèses de consommation unitaire par secteur, GRDF procède à l’estimation de différents effets :
• différents degrés de rénovation énergétique du bâti et croissance du nombre d’opérations annuelles de
rénovation énergétique dans le secteur résidentiel (dont l’effet cumulé s’élève entre - 0,3 TWh/an et - 0,5
TWh/an au cours de la période ATRD7) ;
• rénovation énergétique et pénétration croissante de la PAC hybride dans le secteur tertiaire (dont l’effet total
est estimé à – 0,7 TWh/an sur la période ATRD7) ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
• électrification du secteur industriel : dans ce secteur, selon GRDF, la consommation annuelle pourrait
baisser de 1,5 TWh/an du fait des efforts d’efficacité énergétique et de l’évolution de la production
industrielle en France à l’horizon 2027 ;
– sur les hypothèses de prix de l’énergie, GRDF estime que dans l’hypothèse d’un retour à un prix du gaz autour
de 20 €/MWh, c’est-à-dire le retour à un marché fluide pré-crise de l’énergie, la consommation résidentielle
pourrait rebondir de 3 %. Dans le tertiaire, cet effet rebond atteindrait 4 % et 6 % dans le secteur industriel.
Nombre de consommateurs 10 839 147 10 683 303 10 519 324 10 344 768
Consommation (GWh) 247 511 242 041 237 944 232 831
Sur la période 2024-2027, cette trajectoire correspond à une évolution moyenne de la consommation de – 2,02 %
par an et à une évolution moyenne du nombre de consommateurs de – 1,54 % par an. Ce scénario se situe entre le
scénario S3 de l’ADEME (baisse de consommation de – 2,69 % par an) et le scénario des gestionnaires de réseaux
(baisse de consommation de – 1,67 % par an) utilisés dans l’étude sur l’avenir des infrastructures gazières de la
CRE.
Par rapport à la trajectoire proposée par GRDF, l’écart est en moyenne de 1 % sur les recettes tarifaires sur
l’ensemble de la période tarifaire.
Hors effets de lissage, les charges à couvrir retenues par la CRE pour GRDF entraînent une hausse de + 11,6 %
du revenu autorisé entre 2023 et 2024, puis une hausse de + 1,0 % en moyenne par an sur la période ATRD7.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
Evolution prévisionnelle au 1er juillet de l’année N (hors apurement du solde du CRCP) 27,52 % 3,91 % 3,91 % 3,71 %
Le revenu autorisé de GRDF pour la période 2024-2027 est défini comme la somme des éléments suivants :
– le revenu autorisé non lissé (voir partie 3.3.1) ;
– le terme de lissage permettant une évolution tarifaire correspondant aux modalités définies ci-dessus.
Ainsi, pour la période du tarif ATRD7, le revenu autorisé prévisionnel lissé se décompose de la manière
suivante :
en M € courants 2023 2024 2025 2026 2027 VAN (43)
Revenu autorisé lissé / Recettes prévisionnelles 3 429,0 3 502,7 3 959,4 4 045,5 4 116,5 14 752,6
4. Structure tarifaire
4.1. Fonctionnement de la structure tarifaire du réseau de distribution
Environ 11,6 millions de consommateurs sont raccordés aux réseaux de distribution de gaz naturel. Ils sont
alimentés par 24 gestionnaires de réseaux de distribution de gaz naturel, de tailles très inégales. Avec 200 000
kilomètres de réseaux, GRDF distribue 96 % des quantités de gaz naturel distribuées et achemine le gaz naturel sur
la majorité du territoire français.
Ce réseau est majoritairement alimenté en moyenne pression, allant jusqu’à 4 bar de pression.
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Seuil de consommation < 4 MWh Entre 4 et 300 MWh Entre 300 et 5 000 MWh Supérieure à 5 000 sans objet
annuelle théorique MWh
Option tarifaire T1 T2 T3 T4 TP
Profil de consommation
théorique P011 P012 P013 à P019
Option tarifaire Abonnement hors Rf Terme de souscription capa. J Terme annuel à la distance
(en €/an) (€/MWh/j) (en €/mètre/an)
Niveau 3 0,7
Niveau 2 0,4
Niveau 1 0
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A ce jour, GRDF a recensé dans son parc environ 3 200 clients de type appoint-secours, selon un critère de débit
de compteur supérieur à 160 Nm³/h et d’une consommation annuelle concentrée sur moins de 10 jours. La notion
d’appoint-secours n’étant pas strictement définie, d’autres consommateurs avec des débits plus faibles ou une
concentration de la consommation légèrement inférieure peuvent également s’apparenter à cet usage.
Dans la structure du tarif ATRD6, ces utilisateurs paient un terme d’abonnement par site, et une part variable :
cette structure est adaptée pour des consommateurs dont la consommation est régulière. En revanche, dans le cas
d’une consommation ponctuelle, le consommateur acquittera une part abonnement et une part variable sur des
volumes faibles. Cette structure ne permet pas de refléter les coûts de dimensionnement et de maintenance du
réseau de clients appoint-secours, qui subsistent indépendamment de l’usage.
La croissance attendue du nombre de ces utilisateurs pose donc deux questions, énoncées par la CRE lors de sa
consultation publique, qui sont le reflet des coûts de réseau par l’utilisateur qui les génère et l’incitation à
dimensionner le réseau au plus proche de son besoin.
La majorité des acteurs s’est exprimée sur ces enjeux lors de la réponse à la consultation publique et partage ces
enjeux. En particulier, les gestionnaires de réseaux et les autorités organisatrices de la distribution d’énergie
(AODE) et leurs représentants sont favorables au fait de faire supporter aux utilisateurs les coûts qu’ils génèrent.
Néanmoins, certains acteurs, en majorité des fournisseurs, s’interrogent sur la pertinence économique de mener
une évolution pour traiter un nombre de cas limité. La CRE rappelle, d’une part, que la catégorisation stricte d’un
usage appoint secours n’est pas strictement définie et que les critères définis par GRDF pour illustrer cet usage ne
sont pas limitatifs, et d’autre part, que cette catégorie d’utilisateurs va potentiellement augmenter au vu du contexte
de réduction de la consommation de gaz, et engendrer ainsi des coûts croissants de maintenance du réseau.
La CRE considère qu’il est nécessaire et pertinent de répondre à cette problématique.
CRE induirait des hausses très élevées pour certains consommateurs, notamment dans le secteur agro-alimentaire,
et ont demandé la mise en place d’un terme de débit différencié pour ces usages.
Analyse de la CRE
La CRE considère que le dimensionnement du réseau relève des missions de GRDF, et qu’à ce titre la
tarification de cette activité doit être prévue dans le tarif ATRD, et non dans le catalogue des prestations de
l’opérateur.
La CRE rappelle, comme indiqué dans sa consultation publique, que l’introduction d’un terme capacitaire basé
sur la Consommation Journalière Normalisée (CJN) ou la bascule des clients appoint-secours vers l’option tarifaire
T4 ne permettraient de traiter que partiellement la problématique car cet usage n’est pas forcément corrélé à la
consommation hivernale d’un consommateur, contrairement à la CJN et la souscription de capacité.
De plus, elle considère que la bascule obligatoire en T4 de clients identifiés a posteriori comme « appoint-
secours » aurait des implications lourdes pour les consommateurs concernés, qui devaient prévoir des souscriptions
de capacités, et pour leurs fournisseurs qui devraient accompagner ces bascules.
La CRE a examiné la possibilité d’exclure des options tarifaires T1 et T2 les consommateurs disposant de
compteurs ayant un débit égal ou supérieur à 40 Nm³/h. Il en ressort que cette solution n’apporterait pas la
simplification recherchée car elle impliquerait une phase d’identification des clients, dont le nombre est évalué à
environ 20 000, puis une éventuelle régularisation des compteurs de certains clients, avant que les fournisseurs ne
placent les clients restants en option T3. De ce fait, la CRE considère qu’il est préférable de maintenir une
application de ce terme de débit normalisé pour les trois options T1, T2 et T3.
S’agissant du niveau, la CRE considère que le niveau de 4 €2023/an/Nm³/h est adapté, et qu’un niveau plus élevé
pourrait entraîner de très fortes hausses de factures pour certains consommateurs. Ce niveau semble pertinent au
regard d’une analyse coût / bénéfices, en ce qu’il permettra de collecter environ 50 M €/an de recettes, sur un
revenu autorisé total d’environ 3,4 Mds en 2023.
La CRE décide donc d’introduire dans le tarif ATRD7 un terme de débit, d’un niveau de 4 €2023/an/Nm³/h,
applicable aux consommateurs en option T1, T2 et T3 ayant un débit normalisé égal ou supérieur à 40 Nm³/h.
Au regard des adaptations SI et de l’exercice de sensibilisation à mener autour de l’introduction de ce nouveau
terme, la CRE retient une entrée en vigueur au 1er juillet 2026, et demande à GRDF de mener une phase de
sensibilisation et d’accompagnement des utilisateurs concernés (voir partie 4.2.4).
Compte tenu de l’évolution de + 27,52 % des termes de la grille tarifaire au 1er juillet 2024, à laquelle
s’ajouteront les évolutions au 1er juillet 2025 et au 1er juillet 2026, estimées à date à + 3,9 % au 1er juillet 2025 et
+ 3,9 % au 1er juillet 2026 (ces évolutions tiendront compte de l’apurement effectif du CRCP et de l’inflation), le
niveau estimé de ce terme est de 5,52 €/an/Nm³/h au 1er juillet 2026.
2. l’élargissement du périmètre des coûts couverts par le timbre d’injection en intégrant des charges
d’exploitation indirectes associées à la production de gaz renouvelables et bas-carbone dans l’assiette de coûts à
couvrir par les producteurs desdits gaz.
En cas d’extension du périmètre de charges à couvrir par le timbre d’injection aux charges indirectes, la CRE
envisageait de retenir un niveau cohérent avec celui d’un terme d’entrée sur le réseau de GRTgaz ou de Teréga,
estimé à 130 €/MWh/j/an en moyenne sur la période dans la mesure où l’injection dans les réseaux s’apparente à un
point d’entrée sur la place de marché unique, sur laquelle le gaz est acheminé et peut être échangé, et représente
donc le même service pour son utilisateur.
Une large majorité d’acteurs estime que les niveaux proposés par la CRE sont trop élevés. En particulier, un
certain nombre d’acteurs de la filière biométhane considèrent qu’une augmentation trop importante du niveau de
timbre d’injection irait à l’encontre des orientations de politique énergétique.
De nombreux producteurs de gaz renouvelables et bas-carbone ont également indiqué à la CRE que l’ajout de
charges supplémentaires aurait un impact significatif sur leur rentabilité.
La hausse du niveau de timbre est cependant soutenue par certains acteurs qui considèrent que la filière
biométhane doit supporter les coûts de structuration et d’exploitation opérationnelle qu’elle génère pour les
gestionnaires de réseaux.
Enfin, un certain nombre d’acteurs qui se sont opposés à la hausse proposée par la CRE se sont tout de même
exprimés en faveur d’un terme unique pour tarifer l’injection de gaz renouvelable et bas-carbone, considérant qu’à
terme, plus de 80 % des zones nécessiteront la présence d’un rebours, ce qui justifierait la fin de la différenciation
du niveau de timbre par zone.
Au vu de l’ensemble de ces éléments, et pour ne pas introduire de rupture significative dans l’économie de la
filière des gaz renouvelables et bas-carbone, et considérant qu’un terme capacitaire permet d’envoyer une incitation
au bon dimensionnement des installations, la CRE décide d’adapter le timbre d’injection de la manière suivante :
– elle conserve le terme « volume » (lié aux volumes injectés de gaz renouvelables et bas-carbone) différencié
en fonction des zones, mais sans évolution de son montant par rapport à la grille en vigueur pour maintenir un
signal tarifaire à l’optimisation des capacités installées et à leur localisation. En effet, bien qu’une majorité des
zonages du territoire seront équipés d’un rebours à terme, cela est encore loin d’être le cas, avec à date, 14
rebours en service et 20 en cours de réalisation ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
– elle introduit un terme additionnel « capacitaire » (lié à la capacité maximale de production de gaz
renouvelable et bas-carbone de chaque site) associé aux charges indirectes des opérateurs, qui sera applicable
à l’ensemble des phases des sites (voir définition en partie 5.1.1), en service et futures, dont le niveau est fixé à
50 €/MWh/j/an.
La grille en résultant, ainsi que sa décomposition, est la suivante :
dont OPEX maillages
Terme Grille retenue dont OPEX dont OPEX et raccordements Grille dont OPEX dont OPEX
d’injection (€/MWh injectés) rebours raccordements distribution retenue distribution transport
(€/MWh) transport (€/MWh) (€/MWh) (€/MWh/j/an) (€/MWh/j/an) (€/MWh/j/an)
Par ailleurs, ces termes évolueront en fonction des modalités d’évolutions annuelles définies au 2.3.3 de la
présente délibération.
fait de manière annuelle, en fonction du volume de recettes effectivement perçu au cours de l’année, pour
l’ensemble des producteurs raccordés en distribution.
La CRE fixe la part des recettes perçues au titre du terme « capacitaire » du timbre d’injection par GRDF au titre
des charges indirectes des GRT à 12 €/MWh/j/an. Elle fixe la part des recettes perçues au titre du terme
« capacitaire » du timbre d’injection par les GRT, au titre des charges indirectes de GRDF, à 38 €/MWh/j/an.
Montants reversés Montants reversés
Terme d’injection Grille retenue par GRDF Montants reversés Grille retenue Montants reversés par les GRT
(€/MWh injectés) aux GRT par les GRT à GRDF (€/MWh/j/an) par GRDF aux GRT à GRDF
Les volumes associés à ces transferts entre opérateurs sont pris en compte au CRCP à 100 %.
Les évolutions relatives aux termes « volume » et « capacitaire » d’injection décidées dans la présente
délibération s’appliquent également aux GRT pour la période ATRT8 (54).
ne seraient pas équipés de Gazpar à la fin du déploiement lorsque cette situation résulte d’une volonté manifeste du
consommateur de ne pas être équipé du compteur Gazpar.
Ces principes ont notamment été retenus par la CRE dans le cas de la relève résiduelle pour les consommateurs
d’électricité non équipés de compteurs Linky sur le territoire de desserte d’Enedis (57). Une phase transitoire a été
définie, reposant sur le principe d’autorelevés pour les utilisateurs non équipés de compteurs Linky communicants
ainsi que sur une politique d’interactions ciblées de la part du GRD afin de faciliter et encourager la pose d’un
compteur évolué.
A cet effet, considérant que la situation de GRDF est similaire à celle observée sur le territoire de desserte
d’Enedis à la fin du déploiement massif de ses compteurs évolués, la CRE a proposé, dans sa consultation publique
de répliquer le dispositif appliqué à Enedis pour GRDF sur la période ATRD7. Ainsi, la CRE a proposé
d’introduire une composante spécifique au traitement de la relève résiduelle qui serait facturée aux consommateurs
respectant les deux conditions cumulatives suivantes :
– le consommateur n’est pas équipé d’un compteur évolué Gazpar ;
– le consommateur n’a pas mis à disposition de GRDF, à partir du 1er janvier 2024, son index de consommation
durant plus de 12 mois (utilisateur « muet » - caractérisé par l’envoi d’un courrier « Loi de Transition
Energétique » dit « LTE » (58)).
En pratique, la facturation d’un utilisateur « muet » ne pourra donc avoir lieu qu’à partir du 1er janvier 2025.
Sur la base des estimations de coûts de GRDF, la CRE a proposé dans sa consultation publique un montant de
cette composante de 44 € HT/an. Ce coût s’explique par :
– les coûts relatifs au parcours utilisateur :
• les multiples contacts (mail, SMS, courriers, appels entrants et sortants) afin d’inviter le client à mettre à
disposition un index autorelevé et/ou à programmer un rendez-vous pour la pose d’un compteur évolué ou
l’envoi du courrier LTE avec accusé de réception ;
• les surcoûts liés au traitement des réclamations ;
• les déplacements sur le terrain ;
– les coûts relatifs aux systèmes d’information.
Enfin, la CRE a indiqué dans sa consultation publique que ce dispositif cohabiterait avec la procédure existante
issue de la concertation dans le cadre du groupe de travail gaz (59), qui permet aux GRD de gaz de contacter le
client qui n’a pas mis à disposition son index de consommation (lors des relevés cycliques ou index autorelevés),
de le mettre en demeure d’accéder au compteur et d’interrompre sa livraison de gaz sans action de sa part.
Dans ce cadre, en cas d’activation de la procédure par GRDF, la CRE a indiqué qu’elle s’assura de la bonne
cohabitation de ces deux dispositifs en veillant à la bonne allocation des coûts à travers les deux dispositifs ainsi
qu’à l’arrêt de la facturation en cas d’interruption de livraison de gaz réalisée dans le cadre de la procédure.
GRDF). La facturation doit également être suspendue dans le cas où la problématique technique du fait de GRDF a
été constatée lors d’un rendez-vous à l’initiative de GRDF (lors d’une intervention contractuelle ou d’une pose de
compteur à l’initiative du GRD) et tant que le client permet l’accès à l’installation.
A cet égard, la CRE demande à GRDF de mettre à disposition des outils permettant un accès facilité à la
demande de pose d’un compteur évolué ou à la transmission d’un index de facturation.
Modalités de facturation
L’activité de relève faisant partie des missions de service public de GRDF au titre de l’article L. 432-8 7o du code
de l’énergie, la CRE estime que l’introduction de cette composante additionnelle dans le catalogue de prestations
annexes de GRDF n’est pas adaptée.
Néanmoins, afin que cette composante puisse être lisible pour le consommateur final et dans une approche
d’économie des coûts relatifs aux SI, la CRE est favorable à ce que cette composante puisse être facturée sous la
forme d’un frais (i.e. selon les mêmes modalités que la facturation d’une prestation annexe), comme c’est le cas
pour la facturation de la relève résiduelle en électricité sur le territoire de desserte d’Enedis.
Concernant la fréquence de facturation, la CRE considère qu’une facturation annuelle n’envoie pas un bon signal
au consommateur afin de l’encourager à demander la pose d’un compteur évolué. Toutefois, la CRE estime que le
volume résiduel de PCE non équipé de Gazpar ne justifie pas la mise en œuvre d’adaptations coûteuses pour la
collectivité des systèmes d’information. Par conséquent, une facturation mensuelle, plus adaptée aux opérations de
GRDF, est pertinente.
– les quantités acheminées sur les 2 mois de plus forte consommation de l’année sont supérieures à 50 % de la
consommation annuelle constatée. Ce ratio est calculé sur la période annuelle comprise entre le 1er avril
et 31 mars.
Un consommateur ne pourra voir sa fréquence standard de relevé repasser à une fréquence mensuelle s’il a été
considéré comme ayant une forte modulation intra-mensuelle au cours de l’une des trois dernières années.
4. Les consommateurs ayant souscrit aux options tarifaires T4 et TP ont une fréquence de relevé quotidienne,
indépendamment de leur CAR.
Une fréquence de relevé plus élevée que la fréquence standard de relevé définie par les règles ci-dessus peut être
choisie par le fournisseur, pour le client concerné et pour chaque point de livraison. Le tarif appliqué figure dans le
catalogue de prestation du GRD.
Lorsque le bon fonctionnement du réseau le permet, des souscriptions quotidiennes de capacité journalière sont
commercialisées par GRDF, pour satisfaire un besoin ponctuel et exceptionnel d’un consommateur final.
Le terme applicable à la souscription quotidienne de capacité journalière est égal à 1/20e du terme applicable à la
souscription mensuelle correspondante.
5.2. Grille tarifaire d’utilisation des réseaux de distribution de gaz naturel de GRDF
Le tarif d’utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel de GRDF est péréqué à l’intérieur de la
zone de desserte de GRDF, à l’exception des nouveaux réseaux publics de distribution mentionnés à l’article
L. 432-6 du code de l’énergie.
Le tarif défini ci-dessous est conçu pour s’appliquer pour une durée d’environ quatre ans à compter du
1er juillet 2024, avec un ajustement mécanique au 1er juillet de chaque année.
Pour les consommateurs, le tarif s’applique par point de livraison. Les montants dus pour chaque point de
livraison, pour les clients d’un fournisseur, s’additionnent dans la facture mensuelle transmise à ce fournisseur.
Pour les producteurs, le terme tarifaire d’injection s’applique par poste d’injection.
Option Abonnement annuel hors Rf Terme de souscription annuelle Terme annuel à la distance
tarifaire (en €) Abonnement annuel (en €) de capacité journalière (en €/mètre)
(en €/MWh/j)
Niveau 3 0,7
Niveau 2 0,4 50
Niveau 1 0
YN = YN–1 × (1 + ZN)
Avec :
– YN est le coefficient d’évolution en vigueur du 1er juillet de l’année N au 30 juin de l’année N + 1, arrondi à
0,0001 près, avec Y2024 = 1 ;
– ZN est la variation du coefficient de niveau du tarif au 1er juillet de l’année N, exprimée en pourcentage et
arrondi à 0,01 % près, calculé de la manière suivante :
ZN = IPCN + X + kN
Avec :
– IPCN : le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N pris en compte dans le projet de loi de
finances de l’année N auquel est ajouté l’écart entre l’inflation réalisée de l’année N – 1 telle que calculée par
l’INSEE (65) et le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N – 1 pris en compte dans le projet de
loi de finances pour l’année N – 1 ;
– X est le facteur d’évolution annuel sur la grille tarifaire fixée par la CRE dans la présente délibération tarifaire,
égal à + 1,91 %. Il correspond à l’attrition prévisionnelle de la base de consommation de gaz pendant le tarif
ATRD7 ;
– kN est l’évolution de la grille tarifaire, en pourcentage, plafonnée à + /- 3 %, correspondant à l’apurement du
solde du compte de régularisation des charges et des produits à la date du 1er janvier de l’année N (calculé
selon les modalités décrites au paragraphe 2.2.3).
Parmi les termes tarifaires ainsi obtenus, les termes annuels d’abonnements hors Rf, les termes proportionnels à
la capacité journalière souscrite et les termes proportionnels à la distance sont arrondis afin d’être divisibles par 12
au centime près. Ces termes annuels peuvent ainsi être fractionnés mensuellement au centime près.
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T1 42,72 42,37
T2 166,68 11,39
T3 1 560,96 6,74
Terme de débit normalisé (en €/an/Nm3/h) – applicable aux consommateurs des options tarifaires T1, T2 et T3 avec un débit normalisé supérieur à 40 Nm3/h
5,10
3,65
Niveau 3 0,7
Niveau 2 0,4 50
Niveau 1 0
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Décision de la CRE
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) fixe le tarif d’utilisation des réseaux de distribution de gaz
naturel de GRDF à compter du 1er juillet 2024, selon la méthodologie et les paramètres exposés dans la présente
délibération.
La CRE fixe notamment :
– le cadre de régulation tarifaire et les paramètres de la régulation incitative applicables à GRDF pour une durée
d’environ 4 ans (partie 2) ;
– la trajectoire de charges d’exploitation, le coût moyen pondéré du capital et l’évolution prévisionnelle du tarif
(partie 3) ;
– la structure du tarif (partie 4) ;
– les termes tarifaires applicables à partir du 1er juillet 2024 (partie 5).
Le Conseil supérieur de l’énergie, consulté par la CRE sur le projet de décision, a rendu son avis le
13 février 2024.
La présente délibération sera publiée au Journal officiel de la République française et sur le site internet de la
CRE. Elle sera transmise au ministre chargé de l'énergie ainsi qu'au ministre de l'économie, des finances et de la
souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré à Paris, le 15 février 2024.
Pour la Commission de régulation de l’énergie :
La présidente,
E. WARGON
ANNEXE 1
RÉFÉRENCES POUR LA MISE À JOUR ANNUELLE DU TARIF D’UTILISATION DES RÉSEAUX
DE DISTRIBUTION DE GAZ NATUREL DE GRDF À COMPTER DU 1er JUILLET 2025
1.1. Postes de charges pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif
a) Charges nettes d’exploitation incitées prévisionnelles
Les charges nettes d’exploitation incitées prévisionnelles correspondent aux charges nettes d’exploitation prises
en compte pour le tarif ATRD7, à l’exception des charges relatives aux impayés, des charges relatives au projet
changement de gaz, et des charges relatives aux pertes et différences diverses, qui font l’objet d’une régulation
incitative spécifique, et des recettes extratarifaires non incitées.
Les valeurs de référence des charges nettes d’exploitation incitées prévisionnelles sont les suivantes :
M € courants 2024 2025 2026 2027
Le montant pris en compte dans le calcul du revenu autorisé définitif prend en compte la différence entre
l’inflation prévisionnelle et l’inflation réalisée.
Ce montant est égal à la valeur de référence pour l’année N :
– divisée par l’inflation prévisionnelle entre l’année 2022 et l’année N ;
2023 2024 2025 2026 2027
Inflation prévisionnelle entre l’année 2022 et l’année N 4,80 % 7,42 % 9,57 % 11,76 % 13,77 %
– multipliée par l’inflation réalisée entre l’année 2022 et l’année N. L’inflation réalisée est définie comme
l’évolution de la valeur moyenne de l’indice des prix à la consommation hors tabac, tel que calculé par
l’INSEE pour l’ensemble des ménages France entière (référencé INSEE 1763852), constaté sur l’année civile
N, par rapport à la valeur moyenne du même indice constatée sur l’année civile 2022.
b) Charges de capital normatives incitées « hors réseaux » prévisionnelles
Le montant de référence pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif est égal aux charges de capital
normatives relatives aux groupes d’actifs « G4B », « G7 » et « G8 ». Ces groupes d’actifs comprennent des actifs
« Immobilier », « Mobilier », « Matériel », « Véhicules », « Informatique » et « Micro-informatique ». Ces charges
de capital normatives sont calculées en se fondant sur la base comptable prévisionnelle prise en compte dans
l’élaboration du tarif ATRD7 et sur l’inflation réalisée (67).
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Les valeurs prévisionnelles pour les charges de capital normatives incitées « hors réseaux » sont les suivantes :
M € courants 2024 2025 2026 2027
Valeur de référence pour les charges de capital normatives incitées « hors réseaux »
pour la période ATRD7 169,3 180,0 180,8 176,0
Valeur de référence pour les charges de capital normatives non incitées 1 695,9 1 749,2 1 790,0 1 828,8
PDDN = VN × PN + CTN
Où :
– VN est le volume annuel de référence ;
– PN est le prix annuel de référence ;
– CTN est le coût de transport annuel de référence.
Pour le calcul du revenu autorisé définitif, le montant pris en compte pour les pertes et différences diverses est
égal à la somme :
– du montant annuel de référence PDDN ;
– de 80 % de l’écart entre les charges réelles relatives aux pertes et différences diverses supportées par GRDF
pour l’année N et ce montant annuel de référence PDDN.
Les paramètres utilisés pour le calcul du montant annuel de référence PDDN sont définis comme suit.
– Volume annuel de référence
Le volume annuel de référence des pertes et différences diverses est obtenu en appliquant le taux de pertes
théorique aux quantités annuelles réellement distribuées, soit :
Valeur de référence pour les charges relatives aux impayés 46,8 47,4 49,4 53,6
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
f) Charges nettes relatives à la contrepartie versée aux fournisseurs pour la gestion des clients en contrat unique
Le montant retenu pour le calcul du revenu autorisé définitif est égal à la différence entre la somme des
contreparties versées aux fournisseurs par GRDF au titre de la gestion des clients en contrat unique et la somme des
recettes perçues par GRDF au titre du terme Rf.
Pour la contrepartie versée aux fournisseurs par GRDF au titre d’une année N, le montant pris en compte
correspond aux contreparties versées l’année N dans la limite des montants maximaux pour chaque point de
livraison prévues dans la délibération no 2018-12 du 18 janvier 2018 en vigueur (69), auxquels s’ajoutent, le cas
échéant, les charges d’intérêts.
g) Charges relatives au projet « Changement de gaz »
Le montant de référence pour les charges relatives au projet « Changement de gaz » de l’année N correspond à la
somme :
– des charges d’exploitation SI-communication-pilotage de référence de l’année N révisées de l’inflation
réalisée ;
– du produit des coûts unitaires d’intervention et de remplacement des appareils incompatibles révisés de
l’inflation réalisée et des volumes réalisés (en année N) d’interventions et de remplacement des appareils
incompatibles.
Pour le calcul du revenu autorisé définitif, le montant pris en compte pour les charges relatives au projet
« Changement de gaz » est égal à la somme :
– du montant annuel de référence ;
– de 80 % de l’écart entre les charges réelles relatives aux charges relatives au projet « Changement de
gaz »supportées par GRDF pour l’année N et ce montant annuel de référence.
– des coûts associés à la conversion des clients inactifs, couverts à 100 % au CRCP.
Les paramètres utilisés pour le calcul du montant annuel de référence sont définis comme suit.
– la trajectoire de coûts de SI et pilotage
M €2022 2024 2025 2026 2027
Montant prévisionnel pour les charges relatives aux coûts échoués 14,5 14,5 14,5 14,5
et aux moins-values de cession
j) Ecarts de charges d’avantage en nature énergie liés exclusivement aux écarts de prix par rapport à la référence
de prix de l’électricité et du gaz retenue par la CRE
Comme indiqué dans la partie 2.4.2 de la délibération ATRD7, les charges d’avantages en nature énergie (ANE)
sont incitées à 100 % sur les volumes et couvertes à 100 % pour les « effets prix » dans les conditions fixées dans
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
l’annexe confidentielle 1. La référence de prix de l’électricité et du gaz est fondée sur des publications récurrentes
et objectives :
– pour l’électricité, les tarifs règlementés de vente de l’électricité (hors effets de bouclier tarifaire [70]) ;
– pour le gaz, le prix repère de vente du gaz, adapté à la consommation moyenne des bénéficiaires du tarif agent
(hors effets de bouclier tarifaire).
L’écart de prix entre la trajectoire prévisionnelle et cette référence, constatée chaque année ex post, sera couvert
au CRCP à 100 %. Les modalités de calcul sont décrites dans l’annexe confidentielle 6 de la présente délibération.
k) Ecarts annuels entre recettes prévisionnelles et revenu autorisé prévisionnel
Les écarts annuels entre recettes prévisionnelles et revenu autorisé prévisionnel sont ceux résultant de l’équilibre
sur la période 2024-2027 entre les recettes prévisionnelles et le revenu autorisé prévisionnel pris en compte pour
l’élaboration du tarif ATRD7.
L’année N, l’écart annuel pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif est le suivant :
M € courants 2024 2025 2026 2027
Ecarts annuels entre recettes prévisionnelles et revenu autorisé - 324,8 + 67,7 + 117,7 + 168,1
1.2. Postes de recettes pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif
a) Recettes extratarifaires non incitées
Le montant de référence pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif est égal aux recettes
extratarifaires effectivement perçues par GRDF pour l’année N au titre des participations de tiers et des recettes
générées par les prestations annexes récurrentes facturées aux fournisseurs (par exemple, les locations de
compteur) et les prestations annexes relatives à l’injection de gaz renouvelable et bas-carbone (71).
Les montants prévisionnels pris en compte dans le tarif ATRD7 sont les suivants :
M € courants 2024 2025 2026 2027
Montant prévisionnel des recettes extratarifaires non incitées 181,4 193,2 205,3 220,6
b) Ecarts de recettes liés à des évolutions non prévues de tarifs des prestations annexes
Le montant de référence pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif est égal à la différence entre :
– les recettes effectivement perçues par GRDF pour l’année N pour des prestations annexes dont l’évolution du
tarif est différente de celle résultant de l’application des formules d’indexation annuelle aux tarifs en vigueur
au 1er janvier 2024 (72), à l’exception des prestations annexes récurrentes facturées aux fournisseurs ;
– les recettes qu’aurait perçues GRDF pour l’année N pour ces mêmes prestations si le tarif appliqué avait été
celui résultant de l’application des formules d’indexation annuelle aux tarifs en vigueur au 1er janvier 2024.
c) Recettes au titre des plus-values réalisées dans le cadre de cession d’actifs immobiliers ou de terrains
Le montant de référence pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif correspond à 80 % du produit
de cession net de la valeur nette comptable de l’actif cédé.
d) Recettes du terme capacitaire du timbre d’injection collectées par les GRT au titre des charges indirectes de
GRDF
Le montant de référence pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif est égal aux recettes du terme
capacitaire du timbre d’injection effectivement collectées par les GRT et reversées à GRDF au titre des charges
indirectes de GRDF. Le montant unitaire du 1er juillet 2024 au 30 juin 2025 pris en compte est de 38 €/MWh/j/an
puis évolue selon les modalités présentées au paragraphe [Link].1à partir du 1er juillet 2025.
e) Recettes au titre des pénalités perçues pour les dépassements de capacité souscrite par les consommateurs
bénéficiant des options tarifaires T4 et TP
Le montant de référence pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif est égal au montant des
pénalités effectivement perçues par GRDF pour les dépassements de capacités souscrites pour les consommateurs
bénéficiant des options T4 et TP.
Les investissements concernés correspondent aux treize catégories suivantes définies par la nature des ouvrages
concernés :
Segments Catégories d’ouvrages Inducteur 1 Inducteur 2
Segment 3 Raccordement - 6 et 10 m3/h - avec extension > 35 m (B0, G0, I0) Mètre N/A
Segment 5 Branchement (sans extension) - 16 m3/h et plus (D0, H1) Pièce N/A
Segment 7 Zone industrielle (ZI) - Zone d’aménagement concerté (ZAC) - Zone d’activité (ZA) - (F0) Mètre N/A
Segment 9 Travaux de structure hors remplacement de robinets secs (M0, J0, K0, L0) Mètre Branchement
Segment 11 Renouvellement de réseaux et branchements (P1 à P4, Y0, Y4, Y6, Y2, S4, S6, S7, P6, S8, Y8)) Mètre Branchement
Segment 12 Renouvellements d'ouvrages en immeubles (S0, S2, S3, S5, Q0, Q1, P5, Y7) Pièce (CI/CM) N/A
Au sein de chacune de ces douze catégories, le coût de chaque investissement est modélisé par :
– une ou deux parts variables en fonction (i) de la longueur de la canalisation concernée ou du nombre de pièces
(Ai), et éventuellement (ii) du nombre de branchements réalisés (Bi) ; ces parts variables ne dépendent pas de
l’année de mise en service ;
– une part fixe, qui ne dépend pas de l’année de mise en service (Ci) ;
– un coefficient annuel d’évolution moyenne des coûts unitaires, identique pour toutes les catégories d’ouvrages
(CUN).
Les valeurs de ces paramètres sont déterminées, notamment, à partir des coûts des investissements mis en
service entre 2020 et 2022. Ces valeurs ainsi que les coefficients annuels cibles d’évolution moyenne des coûts
unitaires sur la période 2024-2027 sont définis dans une annexe confidentielle à ce document.
Pour une année N donnée, le coût total modélisé des investissements est calculé à partir du volume
d’investissements effectivement réalisé, et l’incitation annuelle correspond à 20 % de la différence entre le coût
total effectif des ouvrages mis en service et le coût total modélisé de ces mêmes ouvrages. Cette incitation est
plafonnée à + /– 9 M € par an.
Le montant de référence pris en compte au titre du calcul du revenu autorisé définitif pour l’année N est égal au
montant de l’incitation annuelle au titre de l’année N-2, calculée sur la base des données définitives.
Compte tenu du mode de calcul de l’incitation sur les coûts unitaires des investissements dans les réseaux (basé
sur les investissements des années N-2), le calcul de l’incitation au titre des exercices 2024 et 2025 sera basé, en
partie, sur les investissements réalisés en 2022 et 2023. Pour ces deux années, les calculs des incitations sur les
coûts unitaires des investissements qui leur sont attachés seront effectués sur la base des paramètres décrits dans la
délibération ATRD6.
Comme indiqué dans la partie 2.3.X, la CRE introduit la possibilité d’actualiser, à son initiative, le niveau de
référence à mi-période ATRD7, en fonction de l’évolution constatée de l’environnement des coûts dans la
régulation incitative sur 2023 et 2024.
b) Régulation incitative spécifique au projet de comptage évolué Gazpar
Le montant de référence pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif est égal à la somme, pour
l’année considérée, des incitations financières relatives au projet de comptage évolué « Gazpar », telles que définies
par la délibération de la CRE no2017-286 du 21 décembre 2017 portant décision sur la mise en œuvre du cadre de
régulation incitative du système de comptage évolué de GRDF ainsi que dans la présente délibération (annexe 3).
c) Régulation incitative des dépenses de recherche et développement (R&D)
Les montants de référence pour les dépenses de R&D (y compris dépenses relatives aux projets smart grids) pris
en compte pour l’élaboration du tarif ATRD7 sont les suivants :
M € courants 2024 2025 2026 2027
Montant prévisionnel pour les dépenses de R&D soumises à la régulation incitative 12,7 12,9 13,2 13,4
Si le montant total des dépenses de R&D (y compris dépenses relatives aux projets smart grids) réalisées sur la
période 2024-2027 est inférieur aux montants de référence cumulés pris en compte pour l’élaboration du tarif
ATRD7, la différence sera prise en compte dans le solde du CRCP de fin de période tarifaire.
La transparence et le contrôle de l’efficacité des dépenses associées à la R&D&I sont assurés, entre autres, par la
transmission annuelle à la CRE d’informations techniques et financières pour l’ensemble des projets en cours et
terminés.
Ce suivi pourra être soumis à tout audit que la CRE jugera utile.
d) Régulation incitative de la qualité de service
Un suivi de la qualité de service est mis en place pour GRDF sur les domaines clés de l’activité de l’opérateur.
Ce suivi est constitué d’indicateurs transmis régulièrement par GRDF à la CRE et rendus publics sur ses sites
internet Fournisseurs et Grand Public.
Certains indicateurs, concernant les domaines les plus importants pour le bon fonctionnement du marché, sont
soumis à un système d’incitation financière.
Les indicateurs de suivi de la qualité de service transmis par GRDF à la CRE doivent être certifiés par un
organisme extérieur. En outre, le mécanisme de suivi de la qualité de service de GRDF pourra être soumis à tout
audit que la CRE jugera utile.
La liste des indicateurs de qualité de service de GRDF définis pour le tarif ATRD7 figure en annexe du présent
document. Les valeurs des indicateurs sont calculées et remontées à la CRE avec deux décimales.
Le montant de référence pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif, au titre de la régulation
incitative de la qualité de service, est égal à la somme des incitations financières définies en annexe.
e) Régulation incitative relative à la priorisation des investissements
Une enveloppe d’investissements est introduite pour la période ATRD7 déterminée au niveau de la demande de
GRDF, soit 4 367,1 M € courants pour la période. Le niveau total de l’enveloppe sera corrigé annuellement en
fonction du volume de gaz bas-carbone et renouvelable effectivement installé.
M € courants 2024 2025 2026 2027
Les investissements réalisés par GRDF au-delà de cette enveloppe feront l’objet d’un partage à la fin de la
période ATRD7, GRDF supportera alors un malus égal à 20 % de l’écart entre la trajectoire corrigée de l’inflation
réalisée (74) et les dépenses réalisées.
Le montant de référence de la régulation incitative relative à la priorisation des investissements est calculé en fin
de période tarifaire.
Les recettes prévisionnelles et les évolutions tarifaires prévues dans la présente délibération sont présentées dans
le tableau suivant :
2024 2025 2026 2027
Les recettes perçues par GRDF sont définies comme la somme des recettes effectivement perçues par GRDF sur
la part proportionnelle aux quantités acheminées, les souscriptions de capacité, le terme proportionnel à la distance,
les abonnements hors terme Rf. Les recettes liées à la relève résiduelle ne sont pas couvertes au CRCP.
Le solde du CRCP au 1er janvier de l’année N + 1 est obtenu en actualisant le solde définitif du CRCP au
31 décembre de l’année N au taux sans risque de court terme en vigueur, soit 3,8 %.
Le solde du CRCP de fin de période tarifaire prend également en compte des montants au titre de la régulation
incitative des dépenses de recherche et développement (R&D).
L’évolution de la grille tarifaire au 1er juillet de l’année N prend en compte un coefficient kN, qui vise à apurer,
d’ici le 30 juin de l’année N + 1, le solde du CRCP au 1er janvier de l’année N.
Le coefficient kN est plafonné à + /– 3 %.
T1 7 923 433 7 729 273 7 585 385 7 429 457 7 306 546
T2 115 971 581 112 582 860 109 621 880 106 116 409 102 848 289
T3 71 766 749 70 716 018 70 080 690 69 106 505 68 346 683
T4 47 239 179 46 386 245 45 987 661 45 499 665 45 346 492
T1 3 062 862 2 989 235 2 920 615 2 856 560 2 796 873
T2 7 671 280 7 589 652 7 494 825 7 384 939 7 264 444
T4 321 000 313 000 307 000 303 000 300 000
part ≤ 500 MWh/j 296 000 289 000 284 000 279 000 277 000
– prévisions de distance pondérées par les coefficients de densité des communes pour le tarif de proximité
(en m) :
Option tarifaire 2024 2025 2026 2027 2028
Pour le passage de prévisions annuelles à des prévisions semestrielles, la ventilation semestrielle pour une année
N des quantités de gaz acheminées par option tarifaire est la suivante :
Option tarifaire 1er semestre 2nd semestre
T1 53 % 47 %
T2 57 % 43 %
T3 58 % 42 %
T4 59 % 41 %
De même, pour la ventilation semestrielle pour une année N du nombre de consommateurs raccordés par option
tarifaire :
– le nombre de consommateurs moyen raccordés du 1er semestre est calculé comme suit :
Les recettes annuelles des termes « volume » et « capacitaire » du timbre d’injection sont calculées à partir des
trajectoires prévisionnelles de volumes de gaz renouvelables et bas-carbone injectés et installés, auxquelles sont
appliqués les montants de référence des termes « volume » et « capacitaire » du timbre d’injection.
Montants couverts 2024 2025 2026 2027
Recettes prévisionnelles des termes du timbre d’injection pour 2 694 3 468 4 537 6 361
GRDF
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ANNEXE 2
RÉGULATION INCITATIVE DE LA QUALITÉ DE SERVICE POUR LA PÉRIODE 2024-2027
Les dispositions de la présente annexe ne s’opposent pas à la transmission par GRDF à la CRE d’autres
indicateurs qui ne seraient pas explicitement indiqués ci-après.
Pour les indicateurs correspondants à des taux (faisant ou non l’objet d’une incitation financière), la CRE
demande à GRDF de lui transmettre dans ses envois le détail du calcul (numérateur et dénominateur).
Objectif 100 % des rendez-vous non tenus automatiquement détectés par l’opérateur sont indemnisés
1.2. Taux de mises en service (MES) réalisées dans les délais demandés
Remontée le 1er du mois M+ 2 de la valeur :
(Nombre de MES clôturées durant le mois M dans le délai demandé (si ce délai est supérieur au délai catalogue) ou dans un délai ≤ au
délai catalogue (si le délai demandé est inférieur au délai catalogue)) / (Nombre total de MES clôturées durant le mois M)
(soit cinq valeurs suivies :
Calcul - tous consommateurs confondus
- consommateurs 1M
- consommateurs 6M
- consommateurs MM
- consommateurs JJ/JM)
- toutes MES avec déplacement (avec/sans pose compteur), hors MES express
Périmètre - tous fournisseurs confondus
- consommateurs 1M, consommateurs 6M, consommateurs MM et consommateurs JJ/JM suivis distinctement
- l’incitation financière porte sur la valeur globale du taux (tous consommateurs confondus) calculé sur une base annuelle
Objectif
- objectif de référence : 93 % par année calendaire
1.3. Taux de mises hors service (MHS) réalisées dans les délais demandés
Remontée le 1er du mois M+ 2 de la valeur :
(Nombre de MHS clôturées durant le mois M dans le délai demandé (si ce délai est supérieur au délai catalogue) ou dans un délai ≤ au
délai catalogue (si le délai demandé est inférieur au délai catalogue)) / (Nombre total de MHS clôturées durant le mois M)
(soit cinq valeurs suivies :
Calcul - tous consommateurs confondus
- consommateurs 1M
- consommateurs 6M
- consommateurs MM
- consommateurs JJ/JM)
- MHS à la suite d’une résiliation du contrat (exceptées les MHS pour impayé), à l’initiative du consommateur
Périmètre - tous fournisseurs confondus
- consommateurs 1M, consommateurs 6M, consommateurs MM et consommateurs JJ/JM suivis distinctement
- l’incitation financière porte sur la valeur globale du taux (tous consommateurs confondus) calculé sur une base annuelle
Objectif
- objectif de référence : 96,5 % par année calendaire
- tous raccordements
Périmètre
- raccordements du marché grand public d’une part et raccordements du marché d’affaires d’autre part suivis distinctement
- l’incitation financière porte sur la valeur globale du taux (tous consommateurs confondus) calculé sur une base annuelle
Objectif
- objectif de référence : 89 % par année calendaire
- portail OMEGA uniquement, toutes fonctionnalités accessibles des fournisseurs, hors Webservices
Périmètre - causes d'indisponibilités : tout fait empêchant, gênant ou ralentissant de façon importante l'utilisation du portail par les fournisseurs,
programmé ou non
- l’incitation financière porte sur la valeur du taux calculé sur une base annuelle
Objectif
- objectif de référence : 99,5 % par année calendaire
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
- toutes réclamations dont la réponse doit être faite par le GRD au fournisseur ou au consommateur
- tous canaux de transmission de la réclamation
Périmètre - tous fournisseurs, tous types de consommateurs (T1/T2/T3/T4/TP) confondus
- réclamation clôturée : réclamation pour laquelle une réponse « consistante » (pas d'accusé de réception) a été envoyée par le GRD au
fournisseur ou au consommateur
- objectif de référence :
• du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2024 : 93 %
Objectif • du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2025 : 94 %
• du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2026 : 95 %
• du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2027 : 96 %
- toutes les réclamations reçues par le GRD (dont la réponse doit être faite par le GRD au fournisseur ou au consommateur)
Périmètre - tous canaux de transmission de la réclamation
- tous fournisseurs, tous types de consommateurs (T1/T2/T3/T4/TP) confondus
- l’incitation financière porte sur la valeur du taux calculé sur une base annuelle
- objectif de référence :
Objectif • du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2024 : 12,00 %
• du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2025 : 12,00 %
• du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2026 : 10,00 %
• du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2027 : 10,00 %
- l’incitation financière porte sur la valeur du taux calculé sur une base annuelle
Objectif
- objectif de référence : 99,94 % par année calendaire
- l’incitation financière porte sur la valeur du taux calculé sur une base annuelle
Objectif
- objectif de référence : 99,93 % par année calendaire
- l’incitation financière porte sur la valeur du taux calculé sur une base annuelle
Objectif - objectif de référence :
• du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2024 : 99,70 %
• du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2025 : 99,70 %
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- l’incitation financière porte sur la valeur du taux calculé sur une base annuelle
Objectif
- objectif de référence : 0,04 % par année calendaire
- l’incitation financière porte sur la valeur du taux calculé sur une base annuelle
Objectif
- objectif de référence : 99,8 % par année calendaire
1.14. Amplitude des comptes d’écart distribution (CED) par fréquence de relève et par fournisseurs
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1.15. Délai de réponse aux études détaillées pour les porteurs de projet gaz renouvelables et bas-carbone
Remontée le 1er du mois M+ 2 de la valeur :
Délai moyen entre la date de réception de la demande et la date de remise au demandeur d’études détaillées adressées à GRDF dans le
Calcul cadre du raccordement d’une installation d’injection de gaz renouvelables et bas-carbone, retraité du délai moyen de validation des
zonages de raccordement par la Commission de Régulation de l’Energie observé en année N – 1
(soit 1 valeur suivie)
- demandes adressées par un porteur de projet gaz renouvelables et bas-carbone à GRDF selon les modalités définies dans la procédure de
Périmètre gestion du registre de capacité (jalon D1)
- demandes initialement adressées à un GRT et transférées à GRDF
- l’incitation financière porte sur la valeur du délai calculé sur une base annuelle
Objectif
- objectif de référence : 120 jours
- toutes réclamations dont la réponse doit être faite par GRDF à un producteur de gaz renouvelables et bas-carbone
- tous médias de transmission de la réclamation, écrit ou oral
Périmètre
- réclamation clôturée : réclamation pour laquelle une réponse « consistante » (pas d'accusé de réception) a été envoyée par GRDF au
producteur
Objectif Aucune réclamation consécutive au raccordement d’une installation de gaz renouvelables et bas-carbone dans le mois
2.5. Indicateurs relatifs aux données échangées avec les gestionnaires de réseaux de transport (GRT)
Fréquence de
remontée à la Date de mise en
Libellé de l’indicateur Calcul de l’indicateur Périmètre de l’indicateur CRE et de œuvre
publication
ANNEXE 3
Régulation incitative du projet de comptage évolué Gazpar pour la période 2024-2027
Les dispositions de la présente annexe ne s’opposent pas à la transmission par GRDF à la CRE d’autres
indicateurs qui ne seraient pas explicitement indiqués ci-après.
Pour les indicateurs correspondants à des taux (faisant ou non l’objet d’une incitation financière), la CRE
demande à GRDF de lui transmettre dans ses envois le détail du calcul (numérateur et dénominateur).
S’agissant des indicateurs faisant l’objet d’une incitation financière, ceux-ci sont plafonnés conformément au
mécanisme de plafonnement global des incitations associés au cadre de régulation incitative du système de
comptage évolué de GRDF prévu dans la partie 4 de la délibération du 17 juillet 2014 (87).
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
1.2. Taux d’index cycliques mesurés sur le périmètre des compteurs communicants
Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :
(Nombre d’index cycliques mesurés sur les PCE T1/T2 au statut télérelevé reçus (89) par OMEGA durant le mois M) / (Nombre d’index
Calcul cycliques de PCE T1/T2 au statut télérelevé et rattachés à un Contrat d’Acheminement Distribution (CAD), durant le mois M)
(soit une valeur suivie)
1.3. Taux d’index mesurés sur demandes contractuelles sur le périmètre des compteurs communicants
Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :
(Nombre d’index contractuels mesurés sur les PCE T1/T2 au statut télérelevé reçus par OMEGA durant le mois M) / (Nombre d’index
Calcul contractuels de PCE T1/T2 au statut télérelevé et rattachés à un CAD, durant le mois M)
(soit une valeur suivie)
1.4. Taux d’index cycliques calculés 3 fois et plus sur le périmètre des compteurs communicants
Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :
(Nombre de PCE T1/T2 au statut télérelevé dont un index cyclique calculé pour la 3ème fois consécutive ou plus a été reçu par OMEGA
Calcul durant le mois M) / (Nombre d’index cycliques de PCE T1/T2 au statut télérelevé et rattachés à un CAD, durant le mois M)
(soit une valeur suivie)
Date de mise en - suivi à compter du début du déploiement industriel (1er mai 2017)
œuvre - mise en œuvre des incitations 6 mois après le début du déploiement industriel (1er novembre 2017)
Périmètre - Tout utilisateur ayant souscrit à la prestation de transmission journalière des données de consommation (TJDC)
- objectif de référence :
– du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2024 : 98,8 %
Objectif – du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2025 : 98,9 %
– du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2026 : 99,0 %
– du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2027 : 99,0 %
ANNEXE 4
Bilan de la phase de déploiement massif des compteurs Gazpar
Le projet de comptage évolué de GRDF, dit « projet Gazpar », a été initié dès 2007. Ces compteurs évolués
permettent notamment la relève à distance et la transmission des index réels de consommation aux fournisseurs sur
un pas de temps mensuel ou lors d’événements contractuels. Après plusieurs expérimentations, la phase de
déploiement massif a débuté le 1er mai 2017 pour une durée de 6 ans, et a pris fin à l’été 2023. Elle visait à équiper
95 % du parc total de compteurs (les 5 % restants étant déployés lors de la phase de déploiement diffus). GRDF
estime qu’à cette date, près de 11,1 millions de compteurs Gazpar sont posés sur un parc total de 11,6 millions.
Le projet de déploiement des compteurs Gazpar revêt un caractère exceptionnel pour GRDF, à la fois en termes
financiers et en termes d’enjeux techniques et organisationnels. Compte tenu de l’ampleur du projet et de la
nécessité de se prémunir contre toute dérive des coûts et des délais prévisionnels, la délibération de la CRE du
17 juillet 2014 a fixé le cadre de régulation incitative du projet Gazpar pour la période de déploiement massif (90).
Ce cadre est organisé autour de trois enjeux majeurs du projet :
– le respect du calendrier de déploiement ;
– la maîtrise des coûts ;
– la performance de la chaîne communicante.
La CRE considère que la phase de déploiement massif s’est bien déroulée et que les objectifs fixés à GRDF ont
été atteints. Les délais de déploiement ont été respectés, malgré la crise sanitaire et les tensions sur
l’approvisionnement de certains matériels. Les coûts d’investissement sont inférieurs d’environ 6 % par rapport au
plan d’affaire initial. Enfin, les résultats de performance de la chaîne communicante sont à la hauteur des attentes.
Le tarif ATRD7 s’inscrit donc dans un contexte de taux d’équipement du parc élevé et d’un ralentissement du
rythme des poses.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
Dans le cadre de l’élaboration du tarif ATRD7 de GRDF, la CRE s’est assurée que les gains attendus en
exploitation se sont effectivement matérialisés dans la trajectoire de charges d’exploitation de GRDF. Elle définit
par ailleurs une nouvelle régulation incitative pour la phase d’exploitation du projet Gazpar, afin de répondre à
deux enjeux principaux : assurer un haut niveau de performance de la chaîne communicante et faciliter les gains à
l’échelle de la collectivité (cf. présente Annexe 4, paragraphe 2.2).
Enfin, la fin de la phase de déploiement massif ne signifie pas la fin du déploiement de Gazpar. Un déploiement
diffus va se poursuivre pendant plusieurs années, pour les 5 % environ de clients encore non équipés d’un compteur
Gazpar. La présente délibération introduit également une nouvelle composante tarifaire portant sur la relève
résiduelle, pour les consommateurs qui ne sont pas encore équipés d’un compteur évolué Gazpar.
Le déploiement massif des compteurs évolués est suivi d’une phase de déploiement diffus, caractérisée par un
volume de pose réduit (environ 100 000 poses par an) et la ré-internalisation de la pose par GRDF. Cette phase doit
permettre le déploiement de compteurs Gazpar sur le reste du parc de consommateurs d’ici la fin de la période
ATRD7.
Tous les deux ans, la CRE a constaté le respect du calendrier de déploiement prévu et GRDF n’a donc pas
supporté de malus au titre de la régulation incitative sur les délais.
GRDF aura en revanche posé 100 000 compteurs de moins qu’initialement prévu dans son modèle d’affaires, en
raison d’une surestimation du nombre de compteurs lors de la prévision initiale, et de la non-prise en compte de la
baisse tendancielle du parc de clients (10,8 millions de compteurs Gazpar en juin 2023 sur un parc total de 11
millions de compteurs, contre 10,9 millions prévus initialement sur un parc total prévu à 12 millions). Le cadre de
régulation incitative tenant compte du taux de compteurs Gazpar communicants par rapport au parc réel de
compteurs, cet écart n’a pas d’incidence sur le respect du taux de déploiement.
Le coût de fonctionnement sur la phase de déploiement massif était initialement évalué à 316 M € jusqu’en
2023, réparti comme suit :
– coûts de supervision des systèmes d’informations (49 %) ;
– pilotage du projet et pilotage déploiement (35 %) ;
– loyer des concentrateurs (7 %) ;
– maintenance des concentrateurs, compteurs et supervision (5 %) ;
– coûts télécoms (2 %) ;
– coûts des chantiers préparatoires au déploiement (2 %).
Figure 10. Trajectoire des coûts de fonctionnement de Gazpar pour la phase de déploiement massif
Sur la période 2017-2023, les charges d’exploitation ont été globalement maîtrisées avec une économie de
4,3 M € (– 1 %) sur les 312 M € dépensés. GRDF a réalisé des économies sur l’ensemble des postes, à l’exception
des coûts de maintenance de concentrateurs et de supervision système, qui sont en surcoût de 44,6 M € sur cette
période. Ces surcoûts sont liés à un taux de défaillance plus élevé qu’attendu des concentrateurs et à la mise en
place d’équipes de supervision non prévues initialement, dédiées à l’amélioration de la publication des données.
GRDF a communiqué son estimation des coûts pour la prochaine période tarifaire : pour la période ATRD7, les
charges d’exploitation prévisionnelles s’établissent à environ 10,4 M €/an (inférieures de 4,5 M € par rapport au
modèle d’affaires), réparties comme suit.
− 4,7 M €/an pour la maintenance des équipements et la supervision des systèmes techniques. L’écart de
+ 2,7 M €/an par rapport au modèle d’affaires provient de la mise en place d’équipes de supervision non prévues
initialement, de ressources dédiées à l’amélioration de la publication des données ou encore de coûts
de maintenance corrective des concentrateurs plus importants ;
− 3,3 M €/an pour les coûts d’hébergement des concentrateurs et les coûts télécoms, soit une économie de
3,5 M €/an liée à la baisse des loyers et à l’optimisation du nombre de concentrateurs ;
− 2,3 M € /an pour la supervision des SI et le pilotage du déploiement, soit une économie de 3,8M €/an due à un
changement de SI.
GRDF a mutualisé la phase de déploiement avec d’autres interventions pour optimiser les coûts
En plus des gains prévus initialement dans le modèle d’affaires, GRDF a identifié de nouveaux gains en cours de
déploiement liés à une mutualisation des coûts :
– projet SAT3LLITE : ce projet vise à moderniser le système de télérelève et de calcul de l’énergie de clients du
haut de portefeuille GRDF. La solution Gazpar a été retenue pour équiper la majorité des PCE en fréquence
MM/JJ (respectivement relevés une fois par mois et 3 fois par jour) précédemment équipés de dispositif
TECHNOLOG. Cette optimisation a concerné 92 000 PCE pour une économie totale de 32 M € (courant) sur
la période de déploiement massif.
– intervention clientèle couplée à la pose : lorsque cela a été possible, GRDF a profité des interventions
clientèles pour poser des compteurs Gazpar de manière conjointe. Environ 710 000 PCE sont concernés, pour
une économie d’environ 10,5 M €.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
– projet « Traçabilité des régulateurs » (TDR) : depuis 2021, GRDF contrôle les 7,5 millions de régulateurs ou
détendeurs sur le réseau MPB. GRDF a optimisé ces opérations en couplant le remplacement de détendeurs
avec la pose du compteur Gazpar. 682 000 compteurs ont été concernés pour une économie estimée à 8,6 M €.
Ces mutualisations des coûts ont permis d’éviter des dépenses à GRDF s’élevant à 51 M € sur la période de
déploiement massif.
2.1. Des gains pour GRDF qui se répercutent dans les tarifs de réseaux
Si les investissements évités constituent des gains certains, GRDF ne devant pas engager de coûts
supplémentaires pour équiper les logements neufs ou remplacer les compteurs en fin de vie, la CRE doit s’assurer
que les gains d’exploitation sont bien au rendez-vous et qu’ils sont répercutés aux utilisateurs des réseaux.
Les gains d’exploitation prévus au périmètre de l’activité de distribution de GRDF sont liés à :
– la diminution des coûts de relève, liée à la substitution de la relève à pied par la télérelève ;
– la réduction des pertes et différences diverses (PDD) en lien avec une réduction des pertes non-techniques,
portées par les clients n’ayant pas souscrit de contrat de fourniture (PCE inactifs) ;
– la diminution du coût des relèves spéciales, liée à la fiabilisation du comptage et au coût évité du
déplacement ;
– la diminution des coûts de gestion des redressements, liée à la diminution du nombre de redressements
manuels de facturation ;
– enfin, une diminution des coûts du repérage des organes de coupure individuels (dit « robinets 13.2 »), qui ont
été mutualisés avec le déploiement des compteurs communicants.
ANNEXE 5
Régulation incitative des charges relatives aux pertes et différences diverses (annexe confidentielle)
Cette annexe est confidentielle.
ANNEXE 6
Régulation incitative des charges relatives à l’avantage en nature énergie (annexe confidentielle)
Cette annexe est confidentielle.
ANNEXE 7
Régulation incitative des coûts unitaires des investissements dans les réseaux (annexe confidentielle)
Cette annexe est confidentielle.
ANNEXE 8
Valeurs de référence pour le tarif de proximité (annexe confidentielle)
Cette annexe est confidentielle.
(1) Consultation publique no 2023-08 de la Commission de régulation de l’énergie du 12 octobre 2023 relative au prochain
tarif d'utilisation des réseaux de distribution de gaz naturel de GRDF.
(2) Un audit de la demande en termes de charges d’exploitation de GRDF pour la période 2024-2027 ainsi qu’un audit de la
demande de taux de rémunération des actifs régulés de GRDF, tous deux publiés sur le site internet de la CRE.
(3) CRE, « Avenir des infrastructures gazières aux horizons 2030 et 2050, dans un contexte d’atteinte de la neutralité
carbone », 2023.
(4) Le retraitement de l’inflation s’obtient par la formule CMPC réel avant IS = (1 + CMPC nominal avant IS) / (1 + inflation)
– 1.
(5) Hors CRCP et effet de lissage.
(6) Le projet « Changement de gaz » correspond à la conversion d’une partie de la région Hauts-de-France alimentée en gaz B
(bas pouvoir calorifique) pour les alimenter en gaz H (haut pouvoir calorifique).
(7) Apuré sur 3,5 ans (du 1er juillet 2024 au 31 décembre 2027).
(8) Hors tabac.
(9) Délibération no 2021-105 de la Commission de régulation de l’énergie du 25 mars 2021 portant communication sur les
effets pour l’année 2020 de la crise COVID-19 pour les opérateurs de réseaux.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132
(10) CRE, « Avenir des infrastructures gazières aux horizons 2030 et 2050, dans un contexte d’atteinte de la neutralité
carbone », 2023.
(11) Pour les branchements et conduites d’immeubles – conduites montantes dont l’année de mise en service est égale ou
postérieure à 2005.
(12) L’inflation réalisée de l’année N – 1 est définie comme l’évolution de la valeur moyenne de l’Indice des prix à la
consommation hors tabac pour l’ensemble des ménages France entière (référence INSEE 1763852) constatée sur l’année civile
N – 1, par rapport à la valeur moyenne du même indice constatée sur l’année civile N – 2.
(13) Délibération no 2017-238 de la Commission de régulation de l’énergie du 26 octobre 2017 portant modification des
délibérations de la CRE du 25 avril 2013, du 22 mai 2014 et du 10 mars 2016 portant décision sur les tarifs péréqués d'utilisation
des réseaux publics de distribution de gaz naturel.
(14) Délibération no 2020-010 de la Commission de régulation de l’énergie du 23 janvier 2020 portant décision sur le tarif
péréqué d’utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel de GRDF.
(15) Délibération no 2021-41 de la Commission de régulation de l’énergie du 11 février 2021 portant projet de décision sur le
cadre de régulation applicable à la phase industrielle du projet de conversion du réseau de gaz B de GRDF.
(16) Cadre appliqué au seul périmètre des postes relatifs aux véhicules et à l’immobilier pour Teréga.
(17) Documents disponibles ici : [Link]
(18) Incitations hors indemnités versées directement aux utilisateurs du réseau en cas de rendez-vous planifiés non respectés
par GRDF.
(19) Délibération no 2021-13 de la Commission de régulation de l’énergie du 21 janvier 2021 portant décision sur le tarif
d’utilisation des réseaux publics de distribution d’électricité (TURPE 6 HTA-BT).
(20) Délibération no 2021-12 de la Commission de régulation de l’énergie du 21 janvier 2021 portant décision sur le tarif
d’utilisation des réseaux publics de transport d’électricité (TURPE 6 HTB).
(21) Délibération no 2022-28 de la Commission de régulation de l’énergie du 27 janvier 2022 portant décision sur les tarifs
péréqués d'utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel des entreprises locales de distribution.
(22) Article 183 de la loi no 2018-1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019.
(23) Décret no 2019-114 du 20 février 2019 relatif aux aides financières mentionnées au II de l'article 183 de la loi no 2018-
1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019.
(24) Arrêté du 25 février 2021 relatif aux modalités de déploiement de l'opération de conversion du réseau de gaz B.
(25) Délibération no 2021-57 de la Commission de régulation de l’énergie du 11 mars 2021 portant décision sur le cadre de
régulation applicable à la phase industrielle du projet de conversion du réseau de gaz B de GRDF.
(26) Décret no 2023-1237 du 21 décembre 2023 modifiant le décret no 2019-114 du 20 février 2019 relatif aux aides financières
mentionnées au II de l'article 183 de la loi no 2018-1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019.
(27) Le revenu autorisé intègre les CCN, les CNE, l’apurement du CRCP et un terme de lissage.
(28) L’inflation prévisionnelle pour 2024 correspond à l’hypothèse du PLF 2024. Les inflations prévisionnelles pour les
années 2025 à 2027 correspondent aux hypothèses du FMI (octobre 2023).
(29) Le registre de capacités recense le nombre de sites et les capacités maximales des projets d’injection de biométhane, de
gaz renouvelables et de gaz de récupération.
(30) Le projet « Changement de gaz » correspond à la conversion d’une partie de la région Hauts-de-France alimentée en gaz
B (bas pouvoir calorifique) pour les alimenter en gaz H (haut pouvoir calorifique).
(31) Les investissements spécifiques au programme Gazpar, ainsi que les investissements liés au déploiement des compteurs
communicants post-déploiement massif référencés par GRDF dans la catégorie « Compteurs et postes livraison clients », sont
retraités.
(32) Arrêté du 4 mars 2021 portant modification de l'arrêté du 23 février 2018 relatif aux règles techniques et de sécurité
applicables aux installations de gaz combustible des bâtiments d'habitation individuelle ou collective, y compris les parties
communes.
(33) Arrêté du 6 décembre 2021 portant modification de l'arrêté du 13 juillet 2000 portant règlement de sécurité de la
distribution de gaz combustible par canalisations.
(34) Avec une hypothèse d’inflation en 2028 de 1,8 %, issue des prévisions du FMI.
(35) Ce retraitement correspond aux charges de capital déjà allouées pour la période ATRD6 dans le cadre du mécanisme de
régulation incitative des investissements « hors réseaux » et reportées sur la période ATRD7 : ce retraitement permet d’éviter une
double comptabilisation.
(36) Par convention, en ce qui concerne le CRCP, un signe « - » correspond à un montant à restituer aux utilisateurs, et un
signe « + » à un montant à restituer à l’opérateur.
(37) Ce solde de CRCP est dû notamment au plafonnement de l’évolution tarifaire. Le solde définitif du CRCP au
31 décembre 2022 n’avait pas été fixé par la CRE au moment de l’établissement du dossier tarifaire de GRDF ce qui explique
qu’il puisse exister une différence avec le solde de 393,6 M € pris par la CRE.
(38) Délibération no 2023-123 de la Commission de régulation de l’énergie du 10 mai 2023 portant décision sur l’évolution de
la grille tarifaire du tarif péréqué d’utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel de GRDF au 1er juillet 2023.
(39) Indice des prix à la consommation hors tabac, tel que calculé par l’INSEE pour l’ensemble des ménages France entière
(référencé INSEE 1763852).
(40) Le calcul des évolutions par rapport à l’année 2020 ne tient pas compte du retraitement de l’année 2020 qui est bissextile.
(41) Décret no 2019-771 du 23 juillet 2019 relatif aux obligations d'actions de réduction de la consommation d'énergie finale
dans des bâtiments à usage tertiaire.
(42) Le calcul des évolutions par rapport à l’année 2024 ne tient pas compte du retraitement de l’année 2024 qui est bissextile.
(43) Le revenu autorisé non lissé et les recettes prévisionnelles sont égales en valeur nette actualisée avec le taux
d’actualisation du CRCP (3,80 %).
(44) PCE : point de comptage et d’estimation.
(45) P013 si PH ≤ 39 % ; P014 si 39 % < PH ≤ 50 % ; P015 si 50 % < PH ≤ 58 % ; P016 si 58 % < PH ≤ 69 % ; P017 si 69 % <
PH ≤ 75 % ; P018 si 75 % < PH ≤ 81 % ; P019 si PH > 81 %.
(46) Loi no 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et
une alimentation saine, durable et accessible à tous.
(47) Loi no 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables.
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(48) Décret no 2019-665 du 28 juin 2019 relatif aux renforcements des réseaux de transport et de distribution de gaz naturel
nécessaires pour permettre l’injection du biogaz produit.
(49) Arrêté du 28 juin 2019 définissant les modalités d'application de la section 6 du chapitre III du titre V du livre IV du code
de l'énergie.
(50) Pour les réseaux qui ne sont pas concédés en application de l’article L. 432-6 du code de l’énergie.
(51) Compte tenu du faible montant associé au niveau 1, la CRE fixe ce dernier à 0 €/MWh/injecté.
(52) Les producteurs raccordés aux réseaux de transport se voyant affecter un terme « volume » de niveau 3 du timbre
d’injection sont ceux bénéficiant d’un rebours « Transport/Transport », aussi la CRE n’introduit pas de montant à reverser par les
GRT à GRDF au titre de ce terme.
(53) Par défaut, les producteurs raccordés aux réseaux de transport ne peuvent se voir affecter de terme « volume » de niveau
2 du timbre d’injection, aussi la CRE n’introduit pas de montant à reverser par les GRT à GRDF au titre de ce terme.
(54) Délibération no 2024-22 de la Commission de régulation de l’énergie du 30 janvier 2024 portant décision sur le tarif
d’utilisation des réseaux de transport de gaz naturel de GRTgaz et Teréga.
(55) Point de connexion équipé d’un compteur auquel un contrat de fourniture de gaz est rattaché.
(56) Consultation publique no 2021-05 de la Commission de régulation de l’énergie du 29 avril 2021 relative à l’actualisation
de la régulation incitative de la qualité de service du projet Gazpar de GRDF.
(57) Délibération no 2022-82 de la Commission de régulation de l’énergie du 17 mars 2022 portant décision sur le cadre de
régulation incitative du système de comptage évolué d’Enedis dans le domaine de tension BT ≤ 36 kVA (Linky) pour la période
2022-2024 et modifiant la délibération no 2021-13 portant décision sur le tarif d’utilisation des réseaux publics de distribution
d’électricité (TURPE 6 HTA-BT).
(58) Courrier faisant suite à l’article L. 224-11 du code de la consommation qui dispose que « Le fournisseur d'électricité ou
de gaz naturel facture, au moins une fois par an, en fonction de l'énergie consommée. Aucune consommation d'électricité ou de
gaz naturel antérieure de plus de quatorze mois au dernier relevé ou autorelevé ne peut être facturée, sauf en cas de défaut d'accès
au compteur, d'absence de transmission par le consommateur d'un index relatif à sa consommation réelle, après un courrier
adressé au client par le gestionnaire de réseau par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, ou de fraude ».
(59) Procédure en cas d’absences successives multiples du client 6M aux relevés et d’absence d’autorelevé consécutif aux
relevés (Document public sur le site [Link] – Consultable directement ici).
(60) Soit, après application d’un taux de TVA réduite à 5,5 %, 46,21 €/an (3,85 €/mois).
(61) Installation de compression permettant un flux de gaz naturel d'une section préexistante d'un réseau de transport ou de
distribution de gaz naturel vers une section préexistante d'un réseau de transport ou de distribution de gaz naturel de pression
supérieure.
(62) Deux mailles de distribution de pression équivalente sont raccordées physiquement.
(63) Prolongement d'un réseau de gaz permettant de raccorder de nouveaux sites, mutualisée entre plusieurs sites.
(64) Résultat de l’étude, faite en concertation par les gestionnaires de réseaux, déterminant la configuration de réseau optimale
sur la base du critère technico-économique de zonage.
(65) L’inflation réalisée de l’année N – 1 est définie comme l’évolution de la valeur moyenne de l’Indice des prix à la
consommation hors tabac pour l’ensemble des ménages France entière (référence INSEE 1763852) constatée sur l’année civile
N – 1, par rapport à la valeur moyenne du même indice constatée sur l’année civile N – 2.
(66) Cette grille, qui intègre un nouveau terme proportionnel au débit normalisé, est égale en niveau à la grille de référence
au 1er juillet 2025. Le terme de débit normalisé est ainsi égal à 4 €/Nm3/h, auquel est venu s’ajouter l’évolution de 27,5 %
au 1er juillet 2024, soit 5,10 €/Nm3/h. Ce terme de débit normalisé évoluera ensuite en fonction des modalités décrites au
[Link].1 de la présente délibération.
(67) Pour le calcul des charges de capital normatives, l’inflation réalisée est calculée sur la période de juillet N – 1 à juillet N.
L’indice utilisé est l’indice INSEE 001763852 des prix à la consommation hors tabac pour la France entière.
(68) Ce retraitement correspond aux charges de capital déjà allouées pour la période ATRD6 dans le cadre du mécanisme de
régulation incitative des investissements « hors réseaux » et reportées sur la période ATRD7 : ce retraitement permet d’éviter une
double comptabilisation.
(69) Délibération no 2018-012 de la Commission de régulation de l’énergie du 18 janvier 2018 portant décision sur la
composante d’accès aux réseaux publics de distribution de gaz naturel pour la gestion de clients en contrat unique, modifiée par
la délibération no 2020-139 de la Commission de régulation de l’énergie du 18 janvier 2018.
(70) Tant que le périmètre du bouclier tarifaire ne comprend pas le tarif agent.
(71) Les prestations annexes couvertes au CRCP correspondent aux codes frais suivants : 400, 401, 402, 403, 404, 405, 406,
407, 408, 409, 410, 411, 412, 413, 414, 415, 416, 417, 420, 421, 422, 423, 431, 436, 437, 438, 439, 440, 441, 442, 443, 444, 445,
446, 447, 448, 449, 450, 451, 452, 453, 454, 455, 456, 457, 458, 459, 460, 461, 462, 463, 464, 465, 466,467,468, 469, 470, 471,
472, 473, 474, 475, 476, 477, 478, 479, 480, 481, 482, 483, 484, 485, 486, 487, 488, 489, 490,492, 493, 494, 495, 496,497,498,
499, 500, 501, 502, 503, 504, 505, 506, 507, 508, 509, 510, 511, 512, 513, 514, 515, 516, 517, 519, 520, 521, 522, 523, 524, 525,
526, 527, 528, 701, 702, 703, 704, 705, 706, 707, 740, 741, 742, 743, 744, 761, 762, 763, 764, 765, 766, 767, 781, 782, 783, 784,
785, 786, 787, F01.
(72) Les formules d’indexation annuelle sont définies par la délibération de la CRE no 2023-144 du 7 juin 2023 portant
décision sur les prestations réalisées à titre exclusif par les gestionnaires de réseaux de distribution de gaz naturel.
(73) Les ouvrages relatifs à la catégorie « Pose de robinets secs » comprennent la pose de canalisations (en mètres) et la pose
de robinets (en pièces). Par convention, afin de calculer les quantités annuelles d’ouvrages réalisés pour la catégorie « Pose de
robinets secs », la pose d’une pièce de robinet sera prise en compte à hauteur d’un mètre.
(74) L’inflation réalisée est définie comme l’évolution de la valeur moyenne de l’indice des prix à la consommation hors
tabac, tel que calculé par l’INSEE pour l’ensemble des ménages France entière (référencé INSEE 1763852).
(75) Les producteurs raccordés aux réseaux de transport se voyant affecter un terme « volume » de niveau 3 du timbre
d’injection sont ceux bénéficiant d’un rebours « Transport/Transport », aussi la CRE n’introduit pas de montant à reverser par les
GRT à GRDF au titre de ce terme.
(76) Par défaut, les producteurs raccordés aux réseaux de transport ne peuvent se voir affecter de terme « volume » de niveau
2 du timbre d’injection, aussi la CRE n’introduit pas de montant à reverser par les GRT à GRDF au titre de ce terme.
(77) Ce montant correspond au produit de la part distribution du terme « capacitaire » du timbre d’injection par la capacité
totale installée prévisionnelle sur les réseaux de GRDF et des GRT.
(78) La mesure d’énergie livrée est semestrielle et l’index contenant cette mesure est relevé semestriellement par le GRD.
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(79) L’index contenant la mesure d’énergie livrée est relevé mensuellement par le GRD pour les consommateurs équipés d’un
compteur Gazpar.
(80) La mesure d’énergie livrée est quotidienne et l’index contenant cette mesure est relevé par le GRD tous les jours.
(81) La mesure d’énergie livrée est quotidienne et l’index contenant ces mesures est relevé mensuellement par le GRD en fin
de mois pour tous les jours du mois.
(82) La mesure d’énergie livrée est mensuelle et l’index contenant cette mesure est relevé mensuellement par le GRD.
(83) La mesure d’énergie livrée est mensuelle et l’index contenant cette mesure est relevé mensuellement par le GRD. Cette
désignation est utilisée pour les PCE équipés d’un compteur Gazpar.
(84) ZET : zone d’équilibrage transport.
(85) GRT : gestionnaire de réseau de transport de gaz naturel.
(86) GRD : gestionnaire de réseau de distribution de gaz naturel.
(87)
(88) Délibération de la Commission de régulation de l’énergie du 17 juillet 2014 portant décision sur le cadre de régulation
incitative du système de comptage évolué de GRDF.
(89) Les compteurs au « statut télérelevé » sont des compteurs équipés (compteurs intégrés ou compteurs classiques équipés
d’un module) et déclarés communicants dans OMEGA/TICC.
(90) Reçus depuis l’application TICC (traitement des index et calcul des consommations), qui reçoit les données du SI
d’acquisition et les transmet à OMEGA.
(91) Délibération de la CRE du 17 juillet 2014 portant décision sur le cadre de régulation incitative du système de comptage
évolué de GRDF.
(92) Les compteurs posés sont déclarés communicants s’ils sont capables de communiquer les index de consommations via
télé-relève.
(93) Délibération de la Commission de régulation de l’énergie du 21 décembre 2017 portant décision sur la mise en œuvre du
cadre de régulation incitative du système de comptage évolué de GRDF.
En ajoutant les compteurs non encore déclarés communicants, le taux de déploiement atteint environ 95 %.
(94) De plus, du fait du décalage du début de la période de déploiement massif, le projet s’étend du 1er mai 2017 au
31 avril 2023, et le modèle d’affaire a donc été recalé sur cette période. Depuis la consultation publique, les coûts attribuables à
la phase de déploiement massif de l’année 2023 ont été précisés.
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Participaient à la séance :
Emmanuelle WARGON, présidente, Anthony CELLIER, Ivan FAUCHEUX, Valérie PLAGNOL et Lova
RINEL, commissaires.
L’article L. 134-2 (4°) du code de l’énergie donne compétence à la Commission de régulation de l’énergie (CRE)
pour préciser « les conditions d’utilisation des réseaux de transport et de distribution de gaz naturel […] y
compris la méthodologie d’établissement des tarifs d’utilisation de ces réseaux […] et les évolutions tarifaires ».
Les articles L. 452-1-1 à L. 452-3 du code de l’énergie encadrent les compétences tarifaires de la CRE.
L’article L. 452-1-1 du code de l’énergie prévoit notamment que ces tarifs « sont établis de manière
transparente et non discriminatoire afin de couvrir l’ensemble des coûts supportés par ces gestionnaires, dans la
mesure où ces coûts correspondent à ceux d’un gestionnaire de réseau ou d’installations efficace. Ces coûts
tiennent compte des caractéristiques du service rendu et des coûts liés à ce service, y compris des obligations fixées
par la loi et les règlements ainsi que des coûts résultant de l’exécution des missions de service public et des
contrats mentionnés au I de l’article L. 121-46 ».
L’article L. 452-2 du code de l’énergie prévoit que la CRE fixe les méthodes utilisées pour établir les tarifs
d’utilisation des réseaux de gaz naturel.
Par ailleurs, l’article L. 452-3 du code de l’énergie dispose que la CRE délibère sur les évolutions tarifaires
« avec, le cas échéant, les modifications de niveau et de structure des tarifs qu’elle estime justifiées au vu
notamment de l’analyse de la comptabilité des opérateurs et de l’évolution prévisible des charges de
fonctionnement et d’investissement ». La délibération de la CRE peut prévoir « un encadrement pluriannuel de
l’évolution des tarifs ainsi que des mesures incitatives appropriées à court ou long terme pour encourager les
opérateurs à améliorer leurs performances liées, notamment, à la qualité du service rendu, à l’intégration du
marché intérieur du gaz, à la sécurité d’approvisionnement et à la recherche d’efforts de productivité ».
L’article L. 452-3 du code de l’énergie dispose également que la CRE « procède, selon des modalités qu’elle
détermine, à la consultation des acteurs du marché de l’énergie ».
La présente délibération a été précédée de la consultation publique de la CRE du 12 octobre 2023 relative au
prochain tarif d’utilisation des réseaux de distribution de GRDF (tarif ATRD7) (1), dont la question 11 est dédiée à
l’évolution annuelle des entreprises locales de distribution (ELD), et de la consultation publique du
23 novembre 2023 (2) dédiée à la mise à jour du cadre de régulation de la qualité de service du comptage
évolué de Régaz-Bordeaux.
La présente délibération de la CRE modifie, la délibération portant décision sur les tarifs d’utilisation des
réseaux de distribution de gaz naturel des ELD (tarif ATRD6 des ELD) (3) et la délibération portant décision du
tarif de réseaux de distribution de Caléo et des ELD disposant d’un tarif commun (4).
La présente délibération traite :
– des modalités d’évolution des tarifs ATRD de l’ensemble des ELD, d’une part,
– et de la régulation incitative de Régaz-Bordeaux s’agissant de son système de comptage évolué et de sa relève
sur index réels, d’autre part.
Le Conseil supérieur de l’énergie, consulté par la CRE sur le projet de décision, a rendu son avis le
13 février 2024.
(1) Consultation publique no 2023-08 de la Commission de régulation de l’énergie du 12 octobre 2023 relative au prochain
tarif d’utilisation des réseaux de distribution de gaz naturel de GRDF.
(2) Consultation publique no 2023-12 de la Commission de régulation de l’énergie du 23 novembre 2023 relative à
l’actualisation de la régulation incitative de la performance du système de comptage du projet de déploiement de comptage
évolué de Régaz-Bordeaux.
(3) Délibération no 2022-28 de la Commission de régulation de l’énergie du 27 janvier 2022 portant décision sur les tarifs
péréqués d’utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel des entreprises locales de distribution.
(4) Délibération no 2022-120 de la Commission de régulation de l’énergie du 28 avril 2022 portant décision sur les tarifs
péréqués d’utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel de Caléo et des entreprises locales de distribution de gaz
naturel disposant d’un tarif commun.
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1. Modification des modalités d’évolution annuelle des tarifs ATRD des ELD
Dans le cadre d’échanges préliminaires à la consultation publique ATRD7 de GRDF, Gaz et Territoires (ex-
SPEGNN [5]) a demandé à la CRE d’étudier des modalités d’évolution annuelle permettant d’apurer de manière
plus rapide le solde du compte de régularisation des charges et des produits (CRCP) des gestionnaires de réseaux
en cours de période. En effet, du fait notamment de la hausse des prix de l’énergie et de la forte baisse de la
consommation observée depuis l’hiver 2022/2023, la majorité des ELD connaissent un CRCP très élevé, dont
l’apurement est plafonné (le coefficient k d’évolution de la grille tarifaire résultant de l’apurement du solde du
CRCP), et qui risque de rester à des niveaux similaires chaque année du tarif ATRD6 des ELD (2022-2026).
La CRE a considéré opportun d’étudier des modalités permettant de réduire le solde de CRCP des ELD en fin de
période tarifaire, tout en limitant les variations tarifaires qui pourraient en résulter. Ainsi, lors de la consultation
publique du 12 octobre 2023, la CRE a proposé de modifier le tarif ATRD6 des ELD à partir du 1er juillet 2024, soit
à mi-période du tarif en vigueur, en appliquant la méthode d’évolution annuelle envisagée pour le tarif de GRDF :
elle a ainsi proposé, afin de mieux prendre en compte l’effet de l’inflation, que la mise à jour tarifaire annuelle pour
l’année N du coefficient NIV prenne en compte la correction de l’écart d’inflation au titre de l’année N-1 entre la
prévision du projet de loi de finances (PLF) et le niveau réalisé tel que calculé par l’INSEE.
La CRE a également proposé que l’écart d’inflation au titre de l’année 2022 constaté entre la prévision du PLF et
le niveau réalisé (soit 3,84 %) soit pris en compte lors de l’évolution du 1er juillet 2024, dans la mesure où il s’agit
d’un effet pérenne sur la période tarifaire. En revanche, la CRE proposait de maintenir le niveau du coefficient k,
qui permet d’apurer le solde de CRCP, à son niveau actuel, soit +/- 2 %.
Les acteurs du marché sont favorables à la proposition de la CRE d’introduire la correction de l’écart d’inflation
à partir de l’évolution du 1er juillet 2024. Certains acteurs du marché considèrent que cette correction n’est pas
suffisante pour répondre à l’enjeu d’apurement du CRCP sur la période 2024-2026 et qu’il serait opportun de
mettre en place les mêmes modalités d’évolution pour le tarif des ELD que celles du tarif ATRD7 de GRDF dès
l’évolution du 1er juillet 2024. Certains acteurs demandent ainsi que le plafonnement du coefficient k soit augmenté
à +/- 3 %.
La CRE considère qu’au vu des soldes de CRCP importants constatés pour les ELD sur la première partie de la
période ATRD6, il est nécessaire d’accélérer le rythme d’apurement du CRCP compte tenu des incertitudes pesant
sur le contexte économique, en termes de charges à couvrir, et sur l’évolution des consommations de gaz ainsi que
du nombre de consommateurs. En cohérence avec le tarif ATRD7 de GRDF tel qu’il résulte de la délibération de la
CRE relative au projet de décision de ce tarif (6), la CRE retient ainsi les deux évolutions suivantes, pour
l’ensemble des ELD :
– la mise à jour tarifaire annuelle pour l’année N prendra en compte la correction de l’écart d’inflation au titre de
l’année N-1 entre la prévision du PLF et le niveau réalisé tel que calculé par l’INSEE ;
– le plafonnement des facteurs d’apurement k est fixé à +/- 3 % contre +/- 2 %.
Ainsi, , l’évolution en niveau du tarif péréqué de l’ELD au tarif spécifique au 1er juillet de l’année N,
exprimée en pourcentage et arrondie à 0,01 % près, est calculée de la manière suivante à partir du 1er juillet 2024 :
Où :
– IPCN est le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N pris en compte dans le projet de loi de
finances de l’année N auquel est ajouté l’écart entre l’inflation réalisée de l’année N-1 telle que calculée par
l’INSEE (7) et le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N-1 pris en compte dans le projet de loi
de finances pour l’année N-1 ;
– X est le facteur d’évolution annuel sur la grille tarifaire fixée par la CRE dans la délibération ATRD6 ELD et
la délibération du 28 avril 2022 relative au tarif de Caléo et des ELD au tarif commun ;
– kN est le facteur d’évolution de la grille tarifaire résultant de l’apurement du solde du CRCP ; il est compris
entre + 3 % et - 3 %.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 92 sur 132
De plus, l’écart d’inflation au titre de l’année 2022 entre la prévision du PLF et le niveau réalisé (soit 3,84 %)
sera également pris en compte lors de l’évolution du 1er juillet 2024 dans le terme « IPC ».
Les facteurs d’évolution des ELD sont rappelés dans le tableau suivant :
Facteur d’évolution annuel (X)
Régaz-Bordeaux - 1,3 %
R-GDS - 1,3 %
GreenAlp + 7,3 %
Vialis - 1,3 %
Caléo + 0,0 %
Gedia + 0,0 %
Sorégies - 1,3 %
Objectif de référence
Indicateurs incités Performance 2022 Objectif 2022 proposé
Taux de publication des index aux fournisseurs sur le périmètre des compteurs
communicants 99,71 % 98,5 % 99,7 %
Taux d’index cycliques mesurés sur le périmètre des compteurs communicants 98,15 % 96 % 98,5 %
Taux d’index cycliques calculés 3 fois et plus sur le périmètre des compteurs
communicants 0,49 % 2,00 % 0,5 %
Taux d’index rectifiés sur le périmètre des compteurs communicants 0,00 % 0,80 % Suppression incitation
Le détail des performances de chaque indicateur incité financièrement est présenté dans l’annexe 2. Les
modalités des indicateurs incités financièrement pour la période 2024-2025 sont présentées dans l’annexe 3.
(8) Délibération no 2020-039 de la Commission de régulation de l’énergie du 27 février 2020 portant décision sur le cadre de
régulation du système de comptage évolué de gaz naturel du gestionnaire de réseaux de distribution Régaz-Bordeaux.
Décision de la CRE
o
L’article L. 134-2 (4 ) du code de l’énergie donne compétence à la Commission de régulation de l’énergie (CRE)
pour préciser « les conditions d’utilisation des réseaux de transport et de distribution de gaz naturel […] y compris
la méthodologie d’établissement des tarifs d’utilisation de ces réseaux […] et les évolutions tarifaires ».
L’article L. 452-1-1 du code de l’énergie prévoit notamment que ces tarifs « sont établis de manière
transparente et non discriminatoire afin de couvrir l’ensemble des coûts supportés par ces gestionnaires, dans la
mesure où ces coûts correspondent à ceux d’un gestionnaire de réseau ou d’installations efficace. Ces coûts
tiennent compte des caractéristiques du service rendu et des coûts liés à ce service, y compris des obligations fixées
par la loi et les règlements ainsi que des coûts résultant de l’exécution des missions de service public et des
contrats mentionnés au I de l’article L. 121-46 ».
L’article L. 452-2 du code de l’énergie prévoit que la CRE fixe les méthodes utilisées pour établir les tarifs
d’utilisation des réseaux de gaz naturel.
Par ailleurs, l’article L. 452-3 du code de l’énergie dispose que la CRE délibère sur les évolutions tarifaires
« avec, le cas échéant, les modifications de niveau et de structure des tarifs qu’elle estime justifiées au vu
notamment de l’analyse de la comptabilité des opérateurs et de l’évolution prévisible des charges de
fonctionnement et d’investissement ». La délibération de la CRE peut prévoir « un encadrement pluriannuel de
l’évolution des tarifs ainsi que des mesures incitatives appropriées à court ou long terme pour encourager les
opérateurs à améliorer leurs performances liées, notamment, à la qualité du service rendu, à l’intégration du
marché intérieur du gaz, à la sécurité d’approvisionnement et à la recherche d’efforts de productivité ».
naturel des entreprises locales de distribution (ATRD6 des ELD) et la délibération no 2022-120 du 28 avril 2022
portant décision sur les tarifs péréqués d’utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel de Caléo et
des entreprises locales de distribution de gaz naturel disposant d’un tarif commun.
La CRE retient ainsi les deux évolutions suivantes de la formule d’évolution annuelle « IPC + X + k », pour
l’ensemble des ELD :
– la mise à jour tarifaire annuelle pour l’année N prendra en compte la correction de l’écart d’inflation au titre de
l’année N-1 entre la prévision du projet de loi de finances et le niveau réalisé tel que calculé par l’INSEE ;
– le plafonnement des facteurs d’apurement k est fixé à +/- 3 % contre +/- 2 %.
De plus, l’écart d’inflation au titre de l’année 2022 entre la prévision du PLF et le niveau réalisé (soit 3,84 %)
sera également pris en compte lors de l’évolution du 1er juillet 2024 dans le terme « IPC ».
Le détail des modifications concernant le cadre de régulation fixé par les délibérations ATRD6 des ELD
susmentionnées est présenté en annexe 1 de la présente délibération.
ANNEXES
ANNEXE 1
DÉTAIL DES MODIFICATIONS APPORTÉES AUX DÉLIBÉRATIONS No 2022-108 ET No 2022-120
La délibération no 2022-28 du 27 janvier 2022 portant décision sur les tarifs péréqués d’utilisation des réseaux
publics de distribution de gaz naturel des entreprises locales de distribution est modifiée comme suit :
Au paragraphe 2.1.3, la phrase « Le solde du CRCP est calculé au dernier jour de chaque année. Il est apuré du
1er juillet de l’année N au 30 juin de l’année N+1 dans la limite d’une évolution tarifaire annuelle associée à cet
apurement de +/- 2 %. » est remplacée par la phrase « Le solde du CRCP est calculé au dernier jour de chaque
année. Il est apuré du 1er juillet de l’année N au 30 juin de l’année N+1 dans la limite d’une évolution tarifaire
annuelle associée à cet apurement de +/- 3 %. »
Au paragraphe 2.2.2, le texte ci-dessous est supprimé :
« Par conséquent, le coefficient de niveau NIV de chaque ELD disposant d’un tarif spécifique évoluera chaque
année mécaniquement de l’inverse de l’évolution du tarif péréqué de GRDF au 1er juillet N, et d’une évolution
spécifique à chaque ELD, selon la formule suivante :
Avec :
– NIV01/07/N est le coefficient de niveau de l’ELD au tarif spécifique au 1er juillet de l’année N, arrondi à 0,000 1
près ;
– NIV30/06/N est le coefficient de niveau de l’ELD au tarif spécifique au 30 juin de l’année N, arrondi à 0,000 1
près ;
– est l’évolution en niveau du tarif péréqué de GRDF au 1er juillet de l’année N ;
– est l’évolution en niveau du tarif péréqué de l’ELD au tarif spécifique au 1er juillet de l’année N,
exprimée en pourcentage et arrondie à 0,01 % près, calculée de la manière suivante :
Où :
– IPCN est, pour un ajustement de la grille tarifaire au 1er juillet de l’année N, le taux d’inflation prévisionnel
pour l’année N pris en compte dans le projet de loi de finances de l’année N ;
– X est le facteur d’évolution annuel sur la grille tarifaire fixée par la CRE dans la présente délibération
(cf. § 3.3) ;
– kN est le facteur d’évolution de la grille tarifaire résultant de l’apurement du solde du CRCP ; il est compris
entre + 2 % et - 2 %.
Pour les ELD disposant du tarif commun, le coefficient NIV appliqué à la grille tarifaire de GRDF correspond à
la moyenne du coefficient NIV de chaque ELD disposant d’un tarif spécifique. »
A sa place le texte suivant est inséré :
« Par conséquent, le coefficient de niveau NIV de chaque ELD disposant d’un tarif spécifique évoluera chaque
année mécaniquement de l’inverse de l’évolution du tarif péréqué de GRDF au 1er juillet N, et d’une évolution
spécifique à chaque ELD, selon la formule suivante :
Avec :
– NIV01/07/N est le coefficient de niveau de l’ELD au tarif spécifique au 1er juillet de l’année N, arrondi à 0,000 1
près ;
– NIV30/06/N est le coefficient de niveau de l’ELD au tarif spécifique au 30 juin de l’année N, arrondi à 0,000 1
près ;
– est l’évolution en niveau du tarif péréqué de GRDF au 1er juillet de l’année N ;
– est l’évolution en niveau du tarif péréqué de l’ELD au tarif spécifique au 1er juillet de l’année N,
exprimée en pourcentage et arrondie à 0,01 % près, calculée de la manière suivante :
Où :
– IPCN est le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N pris en compte dans le projet de loi de
finances de l’année N auquel est ajouté l’écart entre l’inflation réalisée de l’année N-1 telle que calculée par
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 92 sur 132
l’INSEE (9) et le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N-1 pris en compte dans le projet de loi
de finances pour l’année N-1 ;
– X est le facteur d’évolution annuel sur la grille tarifaire fixée par la CRE dans la présente délibération ;
– kN est le facteur d’évolution de la grille tarifaire résultant de l’apurement du solde du CRCP ; il est compris
entre + 3 % et - 3 %.
Exceptionnellement, l’écart d’inflation au titre de l’année 2022 entre la prévision du PLF et le niveau réalisé
(soit 3,84 %) sera également pris en compte lors de l’évolution du 1er juillet 2024. »
Au paragraphe 2.2.4, la phrase « Le coefficient k est plafonné à +/- 2 %. » est remplacée par la phrase « Le
coefficient k est plafonné à +/- 3 %. »
Dans l’annexe 2, la phrase « Le coefficient kN est plafonné à +/- 2 %. » est remplacée par la phrase « Le
coefficient kN est plafonné à +/- 3 %. »
Au point 1.4 de l’annexe 3 intitulé « Taux de relevés semestriels (6M) sur index réels (relevés ou autorelevés) »,
le tableau est supprimé et remplacé par le tableau suivant :
ELD Toutes les ELD disposant d’un tarif spécifique
– l’incitation financière ou le suivi porte sur la valeur globale du taux calculé sur une base annuelle
Objectif
– objectif de référence : 96,5 % par an
De plus, la délibération no 2022-120 du 28 avril 2022 portant décision sur les tarifs péréqués d’utilisation des
réseaux publics de distribution de gaz naturel de Caléo et des entreprises locales de distribution de gaz naturel
disposant d’un tarif commun est modifiée comme suit :
Au paragraphe 3.2.1, le texte ci-dessous est supprimé :
« Pour rappel, le coefficient de niveau NIV de chaque ELD disposant d’un tarif spécifique évoluera chaque
année mécaniquement de l’inverse de l’évolution du tarif péréqué de GRDF au 1er juillet N, et d’une évolution
spécifique à chaque ELD, selon la formule suivante :
Avec :
– NIV01/07/N est le coefficient de niveau de l’ELD au tarif spécifique au 1er juillet de l’année N, arrondi à 0,0001
près ;
– NIV30/06/N est le coefficient de niveau de l’ELD au tarif spécifique au 30 juin de l’année N, arrondi à 0,0001
près ;
– est l’évolution en niveau du tarif péréqué de GRDF au 1er juillet de l’année N ;
– est l’évolution en niveau du tarif péréqué de l’ELD au tarif spécifique au 1er juillet de l’année N,
exprimée en pourcentage et arrondie à 0,01 % près, calculée de la manière suivante :
Où :
– IPCN est, pour un ajustement de la grille tarifaire au 1er juillet de l’année N, le taux d’inflation prévisionnel
pour l’année N pris en compte dans le projet de loi de finances de l’année N ;
– X est le facteur d’évolution annuel sur la grille tarifaire fixée par la CRE dans la présente délibération
(cf. § 3.3) ;
– kN est le facteur d’évolution de la grille tarifaire résultant de l’apurement du solde du CRCP ; il est compris
entre + 2 % et - 2 %. »
A sa place le texte suivant est inséré :
« Pour rappel, le coefficient de niveau NIV de chaque ELD disposant d’un tarif spécifique évoluera chaque
année mécaniquement de l’inverse de l’évolution du tarif péréqué de GRDF au 1er juillet N, et d’une évolution
spécifique à chaque ELD, selon la formule suivante :
Avec :
– NIV01/07/N est le coefficient de niveau de l’ELD au tarif spécifique au 1er juillet de l’année N, arrondi à 0,000 1
près ;
– NIV30/06/N est le coefficient de niveau de l’ELD au tarif spécifique au 30 juin de l’année N, arrondi à 0,000 1
près ;
– est l’évolution en niveau du tarif péréqué de GRDF au 1er juillet de l’année N ;
– est l’évolution en niveau du tarif péréqué de l’ELD au tarif spécifique au 1er juillet de l’année N,
exprimée en pourcentage et arrondie à 0,01 % près, calculée de la manière suivante :
Où :
– IPCN est le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N pris en compte dans le projet de loi de
finances de l’année N auquel est ajouté l’écart entre l’inflation réalisée de l’année N-1 telle que calculée par
l’INSEE (10) et le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N-1 pris en compte dans le projet de
loi de finances pour l’année N-1 ;
– X est le facteur d’évolution annuel sur la grille tarifaire fixée par la CRE dans la présente délibération
(cf. § 3.3) ;
– kN est le facteur d’évolution de la grille tarifaire résultant de l’apurement du solde du CRCP ; il est compris
entre + 3 % et - 3 %. »
Dans l’annexe 2, la phrase « Le coefficient kN est plafonné à +/- 2 %. » est remplacée par la phrase « Le
coefficient kN est plafonné à +/- 3 %. »
(9) Indice des prix à la consommation hors tabac : référence INSEE 1763852.
(10) Indice des prix à la consommation hors tabac : référence INSEE 1763852.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 92 sur 132
ANNEXE 2
BILAN DE LA RÉGULATION INCITATIVE DE LA QUALITÉ DE SERVICE DU PROJET DATAGAZ
ET PERFORMANCE DES INDICATEURS INCITÉS FINANCIÈREMENT SUR LA PÉRIODE 2020-2023
Pour la période allant du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2023, la CRE a mis en place 4 indicateurs afin
d’assurer la bonne performance du système de comptage de Régaz-Bordeaux, tous incités financièrement. Les
indicateurs incités portent exclusivement sur l’efficacité du système de comptage communicant et sont les
suivants :
– taux de publication des index aux fournisseurs sur le périmètre des compteurs communicants ;
– taux d’index cycliques mesurés sur le périmètre des compteurs communicants ;
– taux d’index cycliques calculés 3 fois et plus sur le périmètre des compteurs communicants ;
– taux d’index rectifiés sur le périmètre des compteurs communicants.
Sur la période 2020-2022, Régaz-Bordeaux a systématiquement battu les trajectoires de référence fixées par la
CRE, offrant une qualité de service aux utilisateurs satisfaisante à ce stade de déploiement. Cette bonne
performance cache néanmoins quelques incidents techniques (notamment à l’été 2022) dégradant ponctuellement
certains actes du GRD comme la publication des index aux fournisseurs. Ces évènements ont été expliqués et
corrigés par l’opérateur.
Par ailleurs, la CRE observe un taux relativement faible de réclamations liées au déploiement des compteurs
(environ 0,4 % depuis 2020).
Au vu de ces résultats, la CRE considère à ce stade que la performance du système de comptage évolué de
Régaz-Bordeaux est bonne. Sur les 4 indicateurs incités relatifs à cette performance, Régaz-Bordeaux a obtenu un
bonus global de 143 k€.
Indicateurs 2020 2021 2022 2023
Taux de publication men Objectif cible 91 % /mois 93 % /mois 98,5 % /mois 99,0 % /mois
suelle des index aux
fournisseurs sur le péri
mètre des compteurs Moyenne annuelle 99,69 % /mois 99,98 % /mois 99,71 % /mois NA
évolués
Taux d’index cycliques Objectif 94,0 % /mois 95,5% /mois 96,0 % /mois 97,0 % /mois
mesurés sur le périmètre
des compteurs évolués Moyenne annuelle 98,33 % /mois 98,84 % /mois 98,15 % /mois NA
Taux d’index cycliques Objectif 4,0 % /semestre 3,0 % /mois 2,0 % /mois 1,5 % /mois
calculés 3 fois et plus sur
le périmètre des
compteurs communi Moyenne annuelle 0,25 % /mois 0,27 % /mois 0,49 % /mois NA
cants
Taux d’index rectifiés sur Objectif 1,9 % /semestre 1,2 % /mois 0,8 % /mois 0,5 % /mois
le périmètre des
compteurs communi
cants Moyenne annuelle 0,00 % /mois 0,00 % /mois 0,00 % /mois NA
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Taux de publication mensuelle des index aux fournisseurs sur le périmètre des compteurs évolués
Taux d’index cycliques calculés 3 fois et plus sur le périmètre des compteurs communicants
ANNEXE 3
INDICATEURS DE SUIVI DE LA PERFORMANCE
DU SYSTÈME DE COMPTAGE ÉVOLUÉ DE RÉGAZ-BORDEAUX
1. « Taux de publication mensuelle des index aux fournisseurs sur le périmètre des compteurs évolués »
Date de mise en
œuvre – suivi et mise en œuvre des incitations : 1er janvier 2020
– l’incitation financière porte sur les valeurs du ratio calculé sur une base annuelle
Objectif
– objectif de référence : 99,7 %
(11) Les compteurs au « statut télérelevé » sont des compteurs équipés (compteurs intégrés ou compteurs classiques équipés
d’un module) et communicants.
Date de mise en
œuvre – suivi et mise en œuvre des incitations : 1er janvier 2020
3. « Taux d’index cycliques calculés 3 fois et plus sur le périmètre des compteurs évolués »
Calcul le 1er du mois M+2 du ratio :
(Nombre de PCE T1/T2 au statut télérelevé dont un index cyclique calculé pour la 3ème fois consécutive ou plus a été reçu durant le mois M) /
Calcul (Nombre d’index cycliques de PCE T1/T2 au statut télérelevé et rattachés à un CAD, durant le mois M)
(soit une valeur suivie)
Date de mise en
œuvre – suivi et mise en œuvre des incitations : 1er janvier 2020
4. Taux de publication des données journalières de consommation (suivi sans incitation financière)
Remontée le 1er du mois M+2, du ratio :
(Nombre de données de consommation TJDC publiées chaque jour de la semaine S) / (Nombre de PCE abonnés à la transmission journalière
Calcul des données de consommation pour chaque jour de la semaine S)
(soit une valeur suivie)
Périmètre – Tout utilisateur ayant souscrit à la prestation de transmission journalière des données de consommation (TJDC)
Date de mise en
œuvre – 1er janvier 2024
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 93 sur 132
Informations parlementaires
ASSEMBLÉE NATIONALE
Session ordinaire de 2023-2024
NOR : INPA2413792X
À 15 heures : À 21 h 30 :
Semaine du Gouvernement - Questions au Gouvernement. - Suite odj de l’après-midi.
- Suite Pt orientation pour la souve
MAI raineté en matière agricole et le
MARDI 21 renouvellement des générations en
agriculture (2436, 2600).
À 14 heures : À 21 h 30 :
- Questions au Premier ministre. - Suite odj de l’après-midi.
MERCREDI 22
À 15 heures :
- Suite odj de la veille.
À 9 heures : À 15 heures : À 21 h 30 :
- CMP Pn visant à assurer une justice - Suite odj du matin. - Suite odj de l’après-midi.
patrimoniale au sein de la famille
(2620).
JEUDI 23
- Suite odj de la veille.
- Pn Sénat réforme de l’audiovisuel
public et souveraineté audiovisuelle
(1350, 2621).
À 9 heures : À 15 heures : À 21 h 30 :
VENDREDI 24
- Suite odj de la veille. - Suite odj du matin. - Suite odj de l’après-midi.
À 9 heures : À 15 heures : À 21 h 30 :
- Questions orales sans débat. - Questions au Gouvernement. - Suite odj de l’après-midi.
- Votes solennels :
– Pt orientation pour la souveraineté
MARDI 28 en matière agricole et le renouvel
lement des générations en agricul
ture.
– Pn Sénat réforme de l’audiovisuel
public et souveraineté audiovisuelle.
- Suite odj de la veille.
À 14 heures : À 21 h 30 :
- Questions au Premier ministre. - Suite odj de l’après-midi.
À 15 heures :
MERCREDI 29 - Pt ratification accord Convention des
Nations unies sur le droit de la mer
(2628).
- Suite odj de la veille.
À 9 heures : À 15 heures : À 21 h 30 :
VENDREDI 31 - Suite Pt accompagnement des mala - Suite odj du matin. - Suite odj de l’après-midi.
des et de la fin de vie.
À 15 heures : À 21 h 30 :
MARDI 4 - Questions au Gouvernement. - Suite odj de l’après-midi.
- Suite odj de la veille.
À 14 heures : À 21 h 30 :
- Questions au Gouvernement. - Suite odj de l’après-midi.
À 15 heures :
- Évent., CMP Pn accroître le finance
ment des entreprises et l’attractivité
de la France.
- CMP Pn allongement de la durée de
l’ordonnance de protection et créa
MERCREDI 5 tion de l’ordonnance provisoire de
protection immédiate (2635).
- Évent., CMP Pn prévenir les ingéren
ces étrangères en France.
- Pn Sénat poursuivre la dématériali
sation de l’état civil du ministère de
l’Europe et des affaires étrangères
(2618).
- Suite odj de la veille.
À 9 heures : À 15 heures : À 21 h 30 :
JEUDI 6 - Suite Pt accompagnement des mala - Suite odj du matin. - Suite odj de l’après-midi.
des et de la fin de vie.
À 9 heures : À 15 heures : À 21 h 30 :
VENDREDI 7
- Suite odj de la veille. - Suite odj du matin. - Suite odj de l’après-midi.
À 9 heures : À 15 heures : À 21 h 30 :
- Questions orales sans débat. - Questions au Gouvernement. - Suite odj de l’après-midi.
Semaine de contrôle
- Pt résultats gestion et approbation
JUIN des comptes de l’année 2023 (2520).
MARDI 11 - Sous réserve de son dépôt, Pt appro
bation comptes sécurité sociale
pour 2023.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 93 sur 132
À 14 heures : À 21 h 30 :
- Questions au Gouvernement. - Suite odj de l’après-midi.
À 15 heures :
- Débat sur le « printemps de l’éva
luation ».
- Sous réserve de son dépôt, Pn résol.
(art. 34-1 de la Constitution) soutien
public accru aux acteurs économi
ques de la forêt.
- Sous réserve de son dépôt, Pn résol.
MERCREDI 12 (art. 34-1 de la Constitution) politi
ques de santé environnementale
dans les Antilles françaises au tra
vers de la lutte contre les pollutions
chlordécone et sargasses.
- Pn résol. (art. 34-1 de la Constitution)
transition numérique du ministère
de la justice (2599).
- Pn résol. europ. étendre les compé
tences du Parquet européen aux
infractions à l’environnement (2395,
2413).
Informations parlementaires
ASSEMBLÉE NATIONALE
Session ordinaire de 2023-2024
NOR : INPA2413793X
1. Composition
Modifications à la composition des commissions
DÉMISSIONS
M. Philippe Dunoyer
M. Raphaël Gérard
M. Jiovanny William
M. Pierre Dharréville
M. Jérôme Guedj
M. Yannick Monnet
M. Laurent Panifous
M. Olivier Serva
M. Steve Chailloux
M. Fabien Roussel
M. Édouard Bénard
M. David Valence
M. Philippe Brun
M. Romain Daubié
Finances
M. Guillaume Gouffier Valente
M. Damien Maudet
M. Éric Poulliat
M. Arthur Delaporte
M. Mansour Kamardine
M. Paul Molac
M. Robin Reda
M. Lionel Royer-Perreaut
M. Mikaele Seo
M. Guillaume Vuilletet
M. Jean-Luc Warsmann
NOMINATIONS
M. Raphaël Gérard
Affaires étrangères
Mme Laetitia Saint-Paul
M. Lionel Royer-Perreaut
Défense
M. Mikaele Seo
M. Philippe Dunoyer
M. Sylvain Maillard
M. Éric Poulliat
M. David Valence
M. Jérôme Guedj
Lois
Mme Anna Pic
M. Édouard Bénard
Affaires sociales
M. Fabien Roussel
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 94 sur 132
M. Laurent Panifous
Affaires culturelles
M. Olivier Serva
M. Paul Molac
Développement durable
M. Jean-Luc Warsmann
M. André Chassaigne
NOMINATIONS
M. Jean-Marc Zulesi
2. Réunions
Mercredi 22 mai 2024
Commission des affaires culturelles,
A 9 h 30 (Salle 6242 – Palais Bourbon, 2e sous-sol) :
– examen de la proposition de loi pour une meilleure réussite scolaire des jeunes ultramarins grâce à
l’apprentissage des langues régionales (no 2517) ;
– désignation d’un rapporteur sur une proposition de résolution tendant à la création d’une commission
d’enquête relative au respect des valeurs de la République et du pluralisme dans l’enseignement supérieur
(no 2615 rect.) ;
– examen, en application de l’article 88 du Règlement, des nouveaux amendements déposés sur la proposition
de loi, adoptée par le Sénat, relative à la réforme de l’audiovisuel public et à la souveraineté audiovisuelle
(no 1350) (Mme Fabienne Colboc et M. Jean-Jacques Gaultier, rapporteurs).
Commission des affaires économiques,
A 9 h 30 (Salle 6241 – Palais Bourbon, 2e sous-sol) :
– examen de la proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur l’indécence du
logement social dans les départements et régions d’outre-mer (no 2456) (Mme Karine Lebon, rapporteure).
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 94 sur 132
Commission d’enquête relative aux violences commises dans les secteurs du cinéma, de l’audiovisuel, du
spectacle vivant, de la mode et de la publicité,
A 15 h 30 (Salle 6242 – Palais Bourbon, 2e sous-sol) :
– audition, ouverte à la presse, de Mme Marie Coquille-Chambel et Mme Séphora Haymann, membres du
collectif #MeTooThéâtre, accompagnées de Me Anne Lassalle ;
– audition, ouverte à la presse, de Mme Iris Brey ;
– audition, ouverte à la presse, de Mme Emmanuelle Dancourt, présidente de MeTooMédia et M. Florent
Pommier, trésorier.
Délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation,
A 15 heures (Salle 6237 – Palais Bourbon, 2e sous-sol) :
– communication de MM. Xavier Batut et Jocelyn Dessigny, rapporteurs, en conclusion des travaux de la
mission « flash » sur le financement des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS).
M. Andy Kerbrat, M. Antoine Léaument, Mme Marie-France Lorho, Mme Aude Luquet, Mme Emmanuelle
Ménard, M. Ludovic Mendes, M. Paul Molac, M. Didier Paris, M. Jean-Pierre Pont, Mme Marie-Agnès Poussier-
Winsback, M. Stéphane Rambaud, M. Rémy Rebeyrotte, Mme Sandra Regol, M. Davy Rimane, M. Thomas
Rudigoz, M. Hervé Saulignac, M. Raphaël Schellenberger, M. Jean Terlier, Mme Cécile Untermaier, M. Guillaume
Vuilletet
Excusés. - M. Éric Ciotti, Mme Emeline K/Bidi, M. Mansour Kamardine, M. Laurent Marcangeli, Mme Naïma
Moutchou, Mme Danièle Obono, M. Philippe Pradal
Assistaient également à la réunion. - Mme Nadège Abomangoli, M. Jean-Victor Castor, M. Guillaume Gouffier
Valente, M. Jérôme Guedj, M. Bastien Lachaud, M. Sylvain Maillard
Délégation aux droits des enfants
Réunion du mardi 21 mai 2024 à 16 heures
Présents. - M. Erwan Balanant, M. Philippe Fait, Mme Elsa Faucillon, Mme Perrine Goulet, Mme Virginie
Lanlo, Mme Lysiane Métayer, Mme Francesca Pasquini, Mme Michèle Peyron, M. Alexandre Portier, M. Léo
Walter
Excusés. - Mme Anne-Laure Blin, Mme Ingrid Dordain, Mme Nicole Dubré-Chirat, Mme Stéphanie Kochert
Mission d’information sur le rôle local et l’ancrage territorial des parlementaires
Réunion du mardi 21 mai 2024 à 13 h 30
Présents. - M. Damien Abad, Mme Sophie Blanc, M. Frédéric Boccaletti, M. Xavier Breton, Mme Anne
Brugnera, Mme Céline Calvez, Mme Élodie Jacquier-Laforge, Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback, M. Jean-
Claude Raux, Mme Cécile Untermaier
Excusé. - M. Stéphane Peu
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 95 sur 132
Informations parlementaires
ASSEMBLÉE NATIONALE
Session ordinaire de 2023-2024
DOCUMENTS ET PUBLICATIONS
NOR : INPA2413791X
Documents parlementaires
Dépôt du mardi 21 mai 2024
Retrait d’une proposition de loi organique
Mme la Présidente de l’Assemblée nationale a reçu une lettre par laquelle M. Thibault Bazin et plusieurs de ses
collègues déclarent retirer leur proposition de loi visant à autoriser le cumul des mandats (no 2534), déposée le
29 avril 2024.
Acte est donné de ce retrait.
Rapport d’information
o
N 2601. – Rapport d’information de Mme Aurélie Trouvé déposé par la commission des affaires européennes
portant observations sur le projet de loi d’orientation pour la souveraineté en matière agricole et le
renouvellement des générations en agriculture.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 95 sur 132
Informations parlementaires
SÉNAT
Session ordinaire de 2023-2024
NOR : INPS2413787X
Réunions
Mercredi 22 mai 2024
Commission des Affaires économiques à 9 h 30 (Salle A263 - 2e étage Ouest)
Captation
1o Audition de M. Arthur Mensch, cofondateur de l’entreprise Mistral AI ;
2o Questions diverses.
Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées à partir de 9 h 30 (Salle René
Monory)
A 9 h 30
1o Audition de M. Thierry Francou, président-directeur général d’Eurenco.
A 11 heures
2o Audition de M. Nicolas Kassianides, Consul général de France à Jérusalem (En téléconférence).
3o Questions diverses.
Commission des Affaires sociales à 10 heures (Salle A213 - 2e étage Est)
1o Examen du rapport et du texte de la commission sur la proposition de loi, présentée par M. Xavier Iacovelli,
ouvrant la possibilité de concilier une activité professionnelle avec la fonction d’assistant familial (no 522,
2023-2024) ; (rapporteure : Mme Solanges Nadille)
2o Examen du rapport et du texte de la commission sur la proposition de loi, présentée par Mme Jacqueline
Eustache-Brinio et plusieurs de ses collègues, visant à encadrer les pratiques médicales mises en oeuvre dans la
prise en charge des mineurs en questionnement de genre (no 435, 2023-2024) ; (rapporteur : M. Alain Milon)
3o Questions diverses.
Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable à 9 h 30 et 16 h 30
A 9 h 30 (Salle Clemenceau)
1o Examen du rapport et élaboration du texte de la commission sur la proposition de loi no 514 (2023-2024),
adoptée par l’Assemblée nationale en première lecture, visant à protéger la population des risques liés aux
substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (M. Bernard Pillefer, rapporteur)
2o Demande de saisine pour avis et désignation d’un rapporteur pour avis sur la proposition de loi no 555
(2023-2024), présentée par M. Daniel Gremillet, Mme Dominique Estrosi Sassone et M. Bruno Retailleau, portant
programmation nationale et simplification normative dans le secteur économique de l’énergie
3o Questions diverses
A 16 h 30 (Salle Clemenceau)
Captation
1o Table ronde relative à la « Politique européenne des transports : enjeux et défis de la prochaine mandature »,
conjointement avec la commission des affaires européennes, avec :
Mme Marie-Ange Debon, Présidente de l’Union française des Transports Publics et ferroviaires (UTP)
M. Pierre Leflaive, responsable transports de Réseau Action Climat - France
M. Florent Moretti, conseiller transports à la Représentation permanente de la France auprès de l’Union
européenne (sous réserve)
M. Denis Saada, Président de la verticale Nouvelles Mobilités au sein de l’Alliance des mobilités
2o Questions diverses
Commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport à 9 h 30 et 16 h 30
A 9 h 30
(Salle A245 - 2e étage Ouest)
Captation
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 96 sur 132
1o Audition de M. Laurent Buisson, directeur général de l’Institut national des sciences et industries du vivant et
de l’environnement (AgroParisTech), M. Michel Dantin, président du Conseil National de l’Enseignement
Agricole Privé et M. Roland Grimault, directeur de l’Union Nationale des Maisons Familiales et Rurales, sur les
articles relatifs à l’enseignement agricole du projet de loi d’orientation pour la souveraineté en matière agricole et
de renouvellement des générations en agriculture
2o Questions diverses
A 16 h 30
(Salle René Monory)
Captation
1o Audition de M. Jaume Rourès, fondateur et ancien président de Mediapro, dans le cadre de la mission
d’information sur l’intervention des fonds d’investissement dans le football professionnel français
2o Questions diverses
Commission des Finances à 9 heures (Salle de la commission)
1o Examen du rapport de Mme Christine Lavarde, rapporteur, et élaboration du texte de la commission sur la
proposition de loi no 513 (2022-2023), adoptée par l’Assemblée nationale, visant à mieux indemniser les dégâts sur
les biens immobiliers causés par le retrait-gonflement de l’argile
2o Audition de M. Éric Lombard, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations
3o Contrôle budgétaire - communication de M. Olivier Paccaud, rapporteur spécial, sur les personnels
administratifs du ministère de l’Éducation nationale
4o Désignation des candidats pour faire partie de la commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur
les dispositions restant en discussion sur la proposition de loi visant à accroître le financement des entreprises et
l’attractivité de la France
5o Questions diverses.
Commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et
d’administration générale à 9 h 30 (Salle A216 – 2e étage aile Est)
1o Désignation des candidats pour faire partie de l’éventuelle commission mixte paritaire chargée de proposer un
texte sur les dispositions restant en discussion de la proposition de loi visant à prévenir les ingérences étrangères en
France ;
2o Désignation d’un rapporteur sur la proposition de loi no 556 (2023-2024) visant à assouplir la gestion des
compétences « eau » et « assainissement », présentée par M. Jean-Michel Arnaud ;
3o Examen des amendements éventuels au texte no 596 (2023-2024) de la commission sur la proposition de loi
o
n 479 (2023-2024), adoptée par l’Assemblée nationale après engagement de la procédure accélérée, visant à
prévenir les ingérences étrangères en France (rapporteur : Mme Agnès Canayer) ;
4o Examen, en deuxième lecture, du rapport de Mme Cécile Cukierman et du texte proposé par la commission
sur la proposition de loi no 310 (2023-2024), modifiée par l’Assemblée nationale en première lecture, encadrant
l’intervention des cabinets de conseil privés dans les politiques publiques ;
5o Questions diverses.
Commission spéciale sur le projet de loi de simplification de la vie économique à 14 heures (Salle
Clemenceau)
Captation
Audition, sous forme de table ronde, de :
MM. Julien Gondard, directeur général, et Samuel Deguara, directeur des affaires publiques et des relations
institutionnelles, de CMA France ;
Mme Bénédicte Caron, vice-présidente chargée des affaires économiques, M. Lionel Vignaud, directeur des
affaires économiques, juristes et fiscales, et Mme Léa Bouchet, juriste à la direction des affaires économiques,
juristes et fiscales, de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CMPE) ;
MM. Michel Picon, président, Pierre Burban, secrétaire général, et Mme Thérèse Note, chargée des relations
avec le Parlement, de l’Union des entreprises de proximité (U2P).
Mission d’information sur le thème : « Architectes des bâtiments de France : périmètre et compétences »
à 13 h 30 (Salle 245)
Captation
Audition de Christophe Leribault, président de l’établissement public du château, du musée et du domaine
national de Versailles
Mission d’information sur le thème : « L’avenir de la santé périnatale et son organisation territoriale » à
13 h 30 (Salle 213 de la commission des affaires sociales)
Captation
1o Audition de Mme Véronique Hamayon, présidente de la sixième chambre de la Cour des comptes, sur le
rapport de la Cour des comptes sur la politique de périnatalité ;
2o Questions diverses.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 96 sur 132
Informations parlementaires
SÉNAT
Session ordinaire de 2023-2024
DOCUMENTS DÉPOSÉS
NOR : INPS2413776X
Documents parlementaires
Documents enregistrés à la Présidence du Sénat
le mardi 21 mai 2024
Dépôt de propositions de loi et de résolution
o
N 608 (2023-2024) Proposition de résolution européenne présentée par M. Cyril PELLEVAT, en application de
l’article 73 quinquies du Règlement, visant à reconnaître la spécificité de l’engagement des sapeurs-
pompiers volontaires et à renforcer le dispositif européen de protection civile, envoyée à la commission des
affaires européennes.
Informations parlementaires
SÉNAT
Session ordinaire de 2023-2024
DOCUMENTS PUBLIÉS
NOR : INPS2413777X
Informations parlementaires
SÉNAT
Session ordinaire de 2023-2024
RAPPORTS AU PARLEMENT
NOR : INPS2413761X
Informations parlementaires
SÉNAT
Session ordinaire de 2023-2024
INFORMATIONS DIVERSES
NOR : INPS2413783X
Informations parlementaires
COMMISSIONS MIXTES PARITAIRES
NOR : INPX2413784X
1. Composition
BUREAU
Commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion de la
proposition de loi renforçant l’ordonnance de protection et créant l’ordonnance provisoire de protection
immédiate
Dans sa séance du mardi 21 mai 2024, la commission mixte paritaire a nommé son bureau ainsi composé :
Président : M. Sacha Houlié
Députés
Titulaires. - M. Erwan Balanant, Mme Pascale Bordes, Mme Émilie Chandler, M. Sacha Houlié, Mme Alexandra
Martin (Alpes-Maritimes), Mme Pascale Martin, Mme Caroline Yadan
Suppléant. - Mme Cécile Untermaier
Sénateurs
Titulaires. - M. Hussein Bourgi, M. François-Noël Buffet, Mme Agnès Canayer, Mme Muriel Jourda,
Mme Laurence Rossignol, Mme Dominique Vérien
Suppléants. - Mme Olivia Richard, Mme Mélanie Vogel, M. Dany Wattebled
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 102 sur 132
Avis et communications
Est vacant en vue d’être pourvu en application du décret no 2014-1586 du 23 décembre 2014 relatif aux
conditions de nomination et d’avancement dans les emplois fonctionnels de coordonnateurs en maïeutique de
certains établissements mentionnés à l’article L. 5 du code général de la fonction publique l’emploi fonctionnel de
coordonnateur en maïeutique ci-après :
Emploi fonctionnel de coordonnateur en maïeutique mentionné au 1o de l’article 2 de l’arrêté du 27 mai 2015
fixant la liste des emplois fonctionnels de coordonnateur en maïeutique de certains établissements mentionnés à
l’article L. 5 du code général de la fonction publique :
– maternité du centre hospitalier Saint-Jean de Perpignan, à Perpignan (Pyrénées-Orientales).
Peuvent faire acte de candidature :
1o Les sages-femmes des hôpitaux appartenant au corps régi par le décret no 2014-1585 du 23 décembre 2014
modifié portant statut particulier des sages-femmes des hôpitaux de la fonction publique hospitalière, ayant atteint
au moins le 5e échelon du second grade, comptant au moins trois ans d’ancienneté dans ce grade et titulaires du
diplôme de cadre sage-femme, ou d’un diplôme de niveau I en gestion et pédagogie dans le domaine de la
périnatalité figurant sur une liste établie par le ministre chargé de la santé ;
2o Les fonctionnaires et les militaires autres que ceux mentionnés au 1o, titulaires d’un des diplômes ou titres
mentionnés à l’article L. 4151-5 du code de la santé publique, ou d’une autorisation d’exercer la profession de
sage-femme délivrée par le ministre chargé de la santé en application des dispositions des articles L. 4111-1
à L. 4111-4 de ce code, ayant atteint au moins l’indice brut correspondant à l’échelon mentionné au 1o, titulaires
d’un grade d’avancement dans leur corps ou cadre d’emplois d’origine dont l’indice brut terminal est au moins égal
à celui du corps des sages-femmes des hôpitaux et justifiant des qualifications mentionnées au 1o.
Les candidats ou les candidates doivent adresser au directeur de l’établissement concerné, pour chaque emploi,
dans un délai de trois semaines à compter de la date de publication du présent avis au Journal officiel de la
République française (le cachet de la poste faisant foi) :
– un exemplaire du dossier par la voie hiérarchique ;
– la fiche de candidature établie selon le modèle ci-après annexé.
Le dossier de candidature se compose :
Pour les personnels appartenant au corps des sages-femmes hospitalières :
– une lettre de motivation ;
– une fiche de candidature établie selon le modèle ci-après annexé ;
– un curriculum vitae ;
– les trois dernières fiches de notation.
Pour les fonctionnaires n’appartenant pas au corps des sages-femmes hospitalières :
– une lettre de motivation ;
– une fiche de candidature établie selon le modèle ci-après annexé ;
– les trois dernières fiches de notation ;
– un curriculum vitae ;
– une copie de la dernière décision indiciaire ;
– la grille indiciaire du corps d’origine faisant apparaître le grade d’avancement ;
– l’avis motivé de l’autorité investie du pouvoir de nomination sur leur aptitude à occuper un emploi fonctionnel
de coordonnateur en maïeutique.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 102 sur 132
ANNEXE
FICHE DE CANDIDATURE
(deux pages maximum)
Poste demandé : ........................................................................................................................................................
A. – INFORMATIONS PERSONNELLES
Nom : ........................................................................................................................................................................
Prénom(s) : ...............................................................................................................................................................
Age : .........................................................................................................................................................................
Situation familiale : ..................................................................................................................................................
Adresse personnelle complète : ...............................................................................................................................
Téléphone personnel : ............................................................. Portable : ..............................................................
Courriel : ...................................................................................................................................................................
Diplômes universitaires et professionnels : .............................................................................................................
Actions de formation continue suivies (au cours des cinq dernières années) : .....................................................
....................................................................................................................................................................................
B. – SITUATION PROFESSIONNELLE
(pour les personnes n’ayant pas la qualité de fonctionnaire remplir à partir du 2o)
1o Corps ou cadre d’emploi d’origine/grade : .........................................................................................................
2o Etablissement ou administration d’affectation ou employeur actuel : ...............................................................
....................................................................................................................................................................................
3o Poste et fonctions occupés actuellement : ...........................................................................................................
Déroulement de carrière (préciser les postes, les fonctions) : ................................................................................
....................................................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................................................
Autres actions menées (intérim, missions spécifiques, formations données…) : ..................................................
....................................................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................................................
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 103 sur 132
Avis et communications
Emplois de directeurs des soins proposés aux directeurs des soins en vue d’être pourvus par voie de mutation ou
détachement en application des articles 22 et 23 du décret no 2002-550 du 19 avril 2002 modifié portant statut
particulier du corps de directeurs des soins de la fonction publique hospitalière :
– centre hospitalier intercommunal Compiègne-Noyon et EHPAD de Beaulieu les Fontaines, de Cuts et
d’Attichy-Tracy-le-Mont (Oise), un emploi de directeur des soins.
Peuvent faire acte de candidature :
1. Les directeurs ou directrices des soins régis par les dispositions du décret no 2002-550 du 19 avril 2002
modifié ;
2. Les fonctionnaires de catégorie A appartenant à un corps ou un cadre d’emplois d’un niveau comparable au
sens des dispositions de la loi no 2009-972 du 3 août 2009 relative à la mobilité et aux parcours professionnels
dans la fonction publique, et justifiant des diplômes et titres exigés pour être recrutés dans le corps de
directeur des soins. Le dossier se compose de :
– la photocopie de la carte d’identité ou du livret de famille ;
– la copie de la décision prononçant la nomination dans le corps ou cadre d’emplois actuel ;
– l’arrêté fixant l’échelonnement indiciaire de ce corps ;
– la copie de la dernière décision indiciaire.
Toute demande de communication de fiche de poste devra être effectuée par l’intéressé auprès de l’établissement
de santé concerné.
Les candidats doivent adresser leur candidature, dans un délai de trois semaines à compter de la date de
publication du présent avis, aux destinataires suivants :
– le chef des établissements de santé où ils sont candidats (curriculum vitae, lettre de motivation, trois dernières
fiches d’évaluation) ;
– le Centre national de gestion par courriel à l’adresse suivante : cng-mobilite-dirsoins@[Link]
(curriculum vitae, lettre de motivation).
Un accusé de réception leur sera adressé.
Aucune candidature ne pourra être prise en compte sans l’avis du chef d’établissement d’origine.
Les candidatures, si elles sont multiples, seront regroupées sur une seule lettre revêtue du visa du supérieur
hiérarchique, et accompagnée d’un curriculum vitae.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 104 sur 132
Avis et communications
AVIS DIVERS
L’indice mensuel des prix à la consommation de l’ensemble des ménages s’établit à 120,07 en avril 2024
(117,50 en avril 2023 sur la base 100 en 2015).
L’indice mensuel des prix à la consommation, hors tabac, de l’ensemble des ménages s’établit à 119,01 en
avril 2023 (116,61 en avril 2023 sur la base 100 en 2015).
L’indice mensuel des prix à la consommation, hors tabac, des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou
employé s’établit à 118,20 en avril 2024 (115,94 en avril 2023 sur la base 100 en 2015).
L’indice mensuel des prix à la consommation, hors tabac, des ménages du premier quintile de la distribution des
niveaux de vie s’établit à 119,01 en avril 2024 (116,76 en avril 2023 sur la base 100 en 2015).
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 105 sur 132
Avis et communications
AVIS DIVERS
En application des conventions entre le comité économique des produits de santé et les sociétés HORUS
PHARMA, PHARMA LAB, les prix de la spécialité pharmaceutique visée ci-dessous sont fixés comme suit :
No CIP Présentation PFHT PPTTC
34009 302 637 2 3 LACRYADEX (dexaméthasone, oxytétracycline) 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique, 10g en tube
(B/1) (laboratoires HORUS PHARMA) 2,94 € 3,58 €
34009 495 016 2 5 NIVESTIM 30 MU/0,5 ml (filgrastim), solution injectable ou pour perfusion, 0,5 ml en seringue pré-
remplie (B/5) (laboratoires PHARMA LAB) 239,79 € 275,85 €
Cette décision entre en vigueur à compter du quatrième jour suivant la publication au Journal officiel de la
République française.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 106 sur 132
Avis et communications
AVIS DIVERS
Par décision du directeur général de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie en date du 28 août 2023,
le taux de participation de l’assuré applicable à la spécialité citée ci-dessous est fixé comme suit :
Taux
Code CIP Présentation de participation
34009 302 637 2 3 LACRYADEX (dexaméthasone, oxytétracycline) 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique, 10g en tube (B/1)
(laboratoires HORUS PHARMA) 70 %
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 107 sur 132
Avis et communications
AVIS DIVERS
En application des conventions entre le comité économique des produits de santé et les sociétés EG LABO
LABORATOIRES EUROGENERICS, LES LABORATOIRES SERVIER, TEVA SANTE, VENIPHARM,
ZENTIVA FRANCE, les prix des spécialités pharmaceutiques visées ci-dessous sont fixés comme suit :
No CIP Présentation PFHT PPTTC
34009 302 892 0 4 BOSUTINIB BIOGARAN 100 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN) 193,17 € 236,72 €
34009 302 892 2 8 BOSUTINIB BIOGARAN 400 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN) 772,67 € 921,78 €
34009 302 892 3 5 BOSUTINIB BIOGARAN 500 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN) 965,84 € 1119,01 €
34009 302 878 8 0 BOSUTINIB EG 100 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES
EUROGENERICS) 193,17 € 236,72 €
34009 302 879 0 3 BOSUTINIB EG 400 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES
EUROGENERICS) 772,67 € 921,78 €
34009 302 879 1 0 BOSUTINIB EG 500 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES
EUROGENERICS) 965,84 € 1119,01 €
34009 302 496 6 6 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 200 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1)
(laboratoires BIOGARAN) 0,70 € 1,11 €
34009 302 674 7 9 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1)
(laboratoires BIOGARAN) 0,70 € 1,11 €
34009 302 674 8 6 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/2)
(laboratoires BIOGARAN) 1,40 € 1,91 €
34009 302 674 9 3 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/4)
(laboratoires BIOGARAN) 2,80 € 3,46 €
34009 302 496 5 9 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 80 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1)
(laboratoires BIOGARAN) 0,70 € 1,11 €
34009 302 862 4 1 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/10 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires
TEVA SANTE) 8,40 € 10,73 €
34009 302 862 8 9 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/10 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires
TEVA SANTE) 25,20 € 31,46 €
34009 302 863 2 6 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/20 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires
TEVA SANTE) 8,40 € 10,73 €
34009 302 863 5 7 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/20 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires
TEVA SANTE) 25,20 € 31,46 €
34009 302 863 8 8 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/40 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires
TEVA SANTE) 8,40 € 10,73 €
34009 302 864 1 8 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/40 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires
TEVA SANTE) 25,20 € 31,46 €
34009 302 864 5 6 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/80 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires
TEVA SANTE) 8,40 € 10,73 €
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 107 sur 132
34009 302 864 9 4 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/80 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires
TEVA SANTE) 25,20 € 31,46 €
34009 302 920 8 2 PAROXETINE TEVA SANTE 20 mg, comprimés pelliculés sécables (B/14) (laboratoires TEVA
SANTE) 1,67 € 2,20 €
34009 302 774 3 0 URAPIDIL ZENTIVA LP 30 mg, gélules à libération prolongée en flacon (PEHD) (B/30)
(laboratoires ZENTIVA FRANCE) 2,53 € 3,16 €
34009 302 774 7 8 URAPIDIL ZENTIVA LP 60 mg, gélules à libération prolongée en flacon (PEHD) (B/30)
(laboratoires ZENTIVA FRANCE) 5,05 € 5,99 €
34009 302 767 1 6 PHLOROGLUCINOL VENIPHARM 160 mg, comprimés orodispersibles (B/5)
(laboratoires VENIPHARM) 1,00 € 1,43 € 1,43 €
Cette décision entre en vigueur à compter du quatrième jour suivant la publication au Journal officiel de la
République française.
Les prix des spécialités pharmaceutiques visées ci-dessous sont les suivants à compter du 1er juin 2024 :
No CIP Présentation PFHT PPTTC
34009 302 892 0 4 BOSUTINIB BIOGARAN 100 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN) 193,17 € 231,79 €
34009 302 892 2 8 BOSUTINIB BIOGARAN 400 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN) 772,67 € 902,14 €
34009 302 878 8 0 BOSUTINIB EG 100 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES
EUROGENERICS) 193,17 € 231,79 €
34009 302 879 0 3 BOSUTINIB EG 400 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES
EUROGENERICS) 772,67 € 902,14 €
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 108 sur 132
Avis et communications
AVIS DIVERS
Avis relatif aux décisions de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie portant fixation
des taux de participation de l’assuré applicables à des spécialités pharmaceutiques
NOR : TSSS2411257V
Par décisions du directeur général de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie en date des 19 mars,
9 avril et 22 avril 2024, les taux de participation de l’assuré applicables aux spécialités citées ci-dessous sont fixés
comme suit :
Taux
Code CIP Présentation de participation
34009 302 496 6 6 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 200 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1) (laboratoires
BIOGARAN) 35 %
34009 302 674 7 9 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1) (laboratoires
BIOGARAN) 35 %
34009 302 674 8 6 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/2) (laboratoires
BIOGARAN) 35 %
34009 302 674 9 3 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/4) (laboratoires
BIOGARAN) 35 %
34009 302 496 5 9 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 80 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1) (laboratoires
BIOGARAN) 35 %
34009 302 862 4 1 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/10 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE) 35 %
34009 302 862 8 9 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/10 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE) 35 %
34009 302 863 2 6 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/20 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE) 35 %
34009 302 863 5 7 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/20 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE) 35 %
34009 302 863 8 8 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/40 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE) 35 %
34009 302 864 1 8 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/40 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE) 35 %
34009 302 864 5 6 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/80 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE) 35 %
34009 302 864 9 4 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/80 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE) 35 %
34009 302 920 8 2 PAROXETINE TEVA SANTE 20 mg, comprimés pelliculés sécables (B/14) (laboratoires TEVA SANTE) 35 %
34009 302 774 3 0 URAPIDIL ZENTIVA LP 30 mg, gélules à libération prolongée en flacon (PEHD) (B/30) (laboratoires ZENTIVA
FRANCE) 35 %
34009 302 774 7 8 URAPIDIL ZENTIVA LP 60 mg, gélules à libération prolongée en flacon (PEHD) (B/30) (laboratoires ZENTIVA
FRANCE) 35 %
34009 302 767 1 6 PHLOROGLUCINOL VENIPHARM 160 mg, comprimés orodispersibles (B/5) (laboratoires VENIPHARM) 85 %
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 109 sur 132
Avis et communications
AVIS DIVERS
En application de la convention entre le comité économique des produits de santé et la société EVER PHARMA
FRANCE et en application du premier alinéa de l’article L. 162-16-5 du code de la sécurité sociale, le prix de
cession hors taxes aux établissements de santé pour la spécialité ci-après est :
Prix de vente HT par UCD
Code UCD Libellé Laboratoire exploitant aux établissements
de santé (en €)
34008 900 319 4 3 PLERIXAFOR SEA 20MG/ML INJ FL EVER PHARMA FRANCE 3 289,200
En application de la convention entre le comité économique des produits de santé et la société EVER PHARMA
FRANCE et du I de l’article L. 162-16-6 du code de la sécurité sociale, le tarif de responsabilité et le prix limite de
vente de la spécialité ci-après sont :
Prix limite de vente
Tarif de HT par UCD
Code UCD Libellé Laboratoire exploitant responsabilité aux établissements
HT par UCD (en €) de santé (en €)
34008 900 319 4 3 PLERIXAFOR SEA 20MG/ML INJ FL EVER PHARMA FRANCE 3 289,200 3 289,200
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 110 sur 132
Avis et communications
AVIS DIVERS
1) Le quota de hareng (Clupea harengus) attribué dans les zones CIEM Vb, VIa Nord, VIb aux navires battant
pavillon français, est réputé épuisé pour l’année 2024.
La pêche de hareng est donc interdite dans les eaux de l’Union, les eaux du Royaume-Uni et les eaux
internationales des zones Vb, VIa Nord, VIb pour les navires battant pavillon français.
Conformément à l’article 15 du règlement (UE) no 1380/2013 du 11 décembre 2013, les captures inévitables de
hareng, pêché après cette interdiction dans les zones CIEM Vb, VIa Nord, VIb par les navires battant pavillon
français, doivent être intégralement enregistrées, débarquées et déclarées.
Néanmoins, par dérogation au paragraphe 1 de cet article 15, les quantités liées aux exemptions définies dans le
règlement délégué (UE) 2023/2623 complétant le règlement (UE) 2019/472 du Parlement européen et du Conseil
en précisant les modalités de l’obligation de débarquement pour certaines pêcheries dans les eaux occidentales pour
la période 2024-2027, peuvent être rejetées.
En application de l’article L. 945-4-15 du code rural et de la pêche maritime, la commercialisation de hareng,
pêché après cette interdiction dans les zones CIEM Vb, VIa Nord, VIb par les navires battant pavillon français, est
interdite.
2) Le quota de lingue franche (Molva molva), attribué aux navires adhérents à l’organisation de producteurs
FROM Nord dans les eaux norvégiennes de la zone CIEM IV est réputé épuisé pour l’année 2024.
La pêche de la lingue franche est donc interdite dans les eaux norvégiennes de la zone CIEM IV pour les navires
adhérents à l’organisation de producteurs FROM Nord.
Conformément à l’article 15 du règlement (UE) no 1380/2013-5 du 11 décembre 2013, les captures inévitables
de lingue franche, pêchée après cette interdiction dans les eaux norvégiennes de la zone CIEM IV par les navires
adhérents à l’organisation de producteurs FROM Nord, doivent être intégralement enregistrées, débarquées et
déclarées.
En application de l’article L. 945-4-15 du code rural et de la pêche maritime, la commercialisation de lingue
franche, pêchée après cette interdiction dans les eaux norvégiennes de la zone CIEM IV par les navires adhérents à
l’organisation de producteurs FROM Nord, est interdite.
3) Le sous-quota de raies (Rajiformes), attribué dans les zones CIEM II, IV aux navires non-adhérents à une
organisation de producteurs, est réputé épuisé pour l’année 2024.
La pêche de raies est donc interdite en zones II, IV pour les navires non-adhérents à une organisation de
producteurs.
La conservation à bord, le transbordement et le débarquement de raies, pêchées après cette interdiction dans les
zones II, IV par les navires non-adhérents à une organisation de producteurs, sont également interdits.
Conformément à l’article 15 du règlement (UE) no 1380/2013-5 du 11 décembre 2013, les rejets de raies pêchées
de manière inévitable après cette interdiction dans les zones II, IV, doivent être intégralement enregistrés et
déclarés.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 111 sur 132
ANNONCES
Les annonces sont reçues à la direction de l’information légale et administrative
Demandes de changement de nom : téléprocédure sécurisée
Fiche pratique disponible sur [Link]