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Mercredi 22 mai 2024 / N° 117

SOMMAIRE ANALYTIQUE

LOIS

1 LOI organique no 2024-448 du 21 mai 2024 modifiant la loi organique no 2010-837 du


23 juillet 2010 relative à l’application du cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution
2 LOI no 2024-449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l'espace numérique
3 LOI no 2024-450 du 21 mai 2024 relative à l’organisation de la gouvernance de la sûreté
nucléaire et de la radioprotection pour répondre au défi de la relance de la filière nucléaire

Conseil constitutionnel

4 Décision no 2024-866 DC du 17 mai 2024


5 Décision no 2024-867 DC du 17 mai 2024
6 Décision no 2024-868 DC du 17 mai 2024

Présidence de la République

Ordre national de la Légion d’honneur


7 Décret du 21 mai 2024 portant nomination dans l’ordre national de la Légion d’honneur
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Sommaire

Décrets, arrêtés, circulaires

textes généraux

ministère de l’économie, des finances


et de la souveraineté industrielle et numérique
8 Décret no 2024-451 du 21 mai 2024 modifiant le décret no 2021-1914 du 30 décembre 2021
portant diverses mesures d’application de l’ordonnance no 2021-1843 du 22 décembre 2021
portant partie législative du code des impositions sur les biens et services et transposant
diverses normes du droit de l’Union européenne
9 Arrêté du 23 avril 2024 fixant les modalités spéciales d’exercice du contrôle économique et
financier de l’Etat sur l’Union des groupements d’achats publics
10 Arrêté du 6 mai 2024 portant modification de plusieurs arrêtés relatifs au recensement de la
population
11 Arrêté du 15 mai 2024 portant application du décret no 2024-150 du 27 février 2024 portant
conditions d’établissement de la déclaration d’usage prévue à l’article 19-1 de la
loi no 96-542 du 19 juin 1996 relative au contrôle de la fabrication et du commerce de
certaines substances susceptibles d’être utilisées pour la fabrication illicite de stupéfiants ou
de substances psychotropes

ministère de l’intérieur et des outre-mer


12 Arrêté du 6 mai 2024 modifiant l’arrêté du 31 juillet 2023 relatif aux attributions et à
l’organisation du commandement du soutien opérationnel de la gendarmerie nationale du
Blanc (Indre)
13 Décision du 16 mai 2024 relative à une demande d’agrément

ministère du travail, de la santé et des solidarités


14 Arrêté du 6 mai 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques prises en charge en sus
des prestations d’hospitalisation mentionnée à l’article L. 162-22-7 du code de la sécurité
sociale
15 Arrêté du 13 mai 2024 fixant les conditions de réalisation des tests rapides d’orientation
diagnostique de l’infection par les virus de l’immunodéficience humaine (VIH 1 et 2), des
infections par les virus de l’hépatite C (VHC) et de l’hépatite B (VHB) et par la bactérie
Treponema pallidum (syphilis), en milieu médico-social ou associatif et autres centres et
établissements autorisés
16 Arrêté du 16 mai 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l’usage des
collectivités et divers services publics
17 Arrêté du 16 mai 2024 relatif aux conditions de prise en charge de spécialités pharmaceutiques
disposant d’une autorisation de mise sur le marché inscrites sur la liste visée à
l’article L. 5126-6 du code de la santé publique
18 Arrêté du 16 mai 2024 portant renouvellement et modification des conditions d’inscription du
conduit pulmonaire valvé d’origine bovine CONTEGRA de la société MEDTRONIC
France inscrit au titre III de la liste des produits et prestations remboursables prévue à
l’article L. 165-1 du code de la sécurité sociale
19 Arrêté du 17 mai 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux
assurés sociaux
20 Arrêté du 17 mai 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l’usage des
collectivités et divers services publics
21 Arrêté du 17 mai 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux
assurés sociaux
22 Arrêté du 17 mai 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l’usage des
collectivités et divers services publics
23 Arrêté du 17 mai 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux
assurés sociaux
24 Arrêté du 17 mai 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l’usage des
collectivités et divers services publics
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Sommaire

ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse

25 Arrêté du 22 avril 2024 modifiant l’arrêté du 26 décembre 2022 portant délégation de pouvoirs
des ministres chargés de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports aux recteurs
d’académie et aux vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie et de
Polynésie française en matière de recrutement et de gestion de certains personnels stagiaires
et titulaires relevant des ministres chargés de l’éducation nationale, de la jeunesse et des
sports

ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire

26 Arrêté du 14 mai 2024 relatif aux volumes substituables individuels pour certains vins
d’appellation d’origine contrôlée de la récolte 2023
27 Arrêté du 14 mai 2024 homologuant le cahier des charges de l’indication géographique
protégée « Côtes de la Charité »
28 Arrêté du 14 mai 2024 portant composition du comité de présélection ministériel pour
l’établissement de la liste des candidats présélectionnés pour être auditionnés par le comité
de sélection interministériel pour l’établissement de la liste d’aptitude d’accès au corps des
administrateurs de l’Etat

ministère de la culture

29 Arrêté du 30 avril 2024 modifiant l’arrêté du 11 mars 1993 portant création d’un comité
d’histoire du ministère de la culture
30 Arrêté du 7 mai 2024 portant approbation de la convention constitutive du groupement
d’intérêt public dénommé « Mission de préfiguration MansA-Maison des mondes
Africains »
31 Arrêté du 17 mai 2024 relatif à l’insaisissabilité de biens culturels

ministère des armées

32 Arrêté du 14 mai 2024 relatif à la protection des sources de rayonnements ionisants contre les
actes de malveillance pour le périmètre de responsabilité du ministre de la défense

ministère de l’Europe et des affaires étrangères

33 Arrêté du 13 mai 2024 modifiant l’arrêté du 5 février 2008 pris en application du décret
no 2002-22 du 4 janvier 2002 relatif à la situation administrative et financière des personnels
des établissements d’enseignement français à l’étranger

ministère de la transition écologique


et de la cohésion des territoires

34 Décret no 2024-452 du 21 mai 2024 relatif à l’expérimentation d’un certificat de projet dans les
friches
35 Arrêté du 3 mai 2024 fixant la liste des infrastructures ferroviaires locales ne revêtant pas une
importance stratégique pour le marché ferroviaire européen
36 Arrêté du 7 mai 2024 fixant le barème hors taxes des redevances prévues à l’article L. 554-2-1
du code de l’environnement pour l’année 2024
37 Arrêté du 21 mai 2024 modifiant l’arrêté du 14 décembre 2023 fixant la liste des versions de
voitures particulières électriques ayant atteint le score environnemental minimal
conditionnant l’éligibilité à certaines aides à l’achat ou à la location de véhicules peu
polluants
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Sommaire

ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche


38 Arrêté du 22 avril 2024 portant délégation de pouvoirs du ministre chargé de l’enseignement
supérieur aux recteurs d’académie et aux vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de
Nouvelle-Calédonie et de Polynésie française, en matière de recrutement et de gestion des
ingénieurs et des personnels techniques et administratifs de recherche et de formation et des
agents contractuels exerçant ces fonctions
39 Arrêté du 22 avril 2024 portant délégation de pouvoirs du ministre chargé de l’enseignement
supérieur et de la recherche aux présidents et directeurs des établissements publics
d’enseignement supérieur et au président de l’Etablissement public du palais de la
Découverte et de la Cité des sciences et de l’industrie en matière de recrutement et de
gestion de certains agents relevant du ministère de l’enseignement supérieur et de la
recherche

mesures nominatives

Premier ministre
40 Arrêté du 15 mai 2024 portant admission à la retraite (administrateurs de l’Etat)

ministère de l’économie, des finances


et de la souveraineté industrielle et numérique
41 Arrêté du 19 avril 2024 portant nomination dans l’emploi d’administrateur des douanes et
droits indirects
42 Arrêté du 29 avril 2024 portant admission à la retraite (professeurs de l’Institut Mines-Télécom
de classe exceptionnelle)
43 Arrêté du 14 mai 2024 portant nomination dans des emplois de direction de la direction
générale des finances publiques

ministère de l’intérieur et des outre-mer


44 Arrêté du 7 mai 2024 portant admission à la retraite (commissaires de police)

ministère du travail, de la santé et des solidarités


45 Décret du 21 mai 2024 portant nomination de la directrice générale de l’agence régionale de
santé Grand Est - Mme RATIGNIER-CARBONNEIL (Christelle)
46 Arrêté du 17 mai 2024 portant nomination sur l’emploi de directeur régional et
interdépartemental adjoint de la direction régionale et interdépartementale de l’économie,
de l’emploi, du travail et des solidarités d’Ile-de-France, chargé des fonctions de directeur
de cabinet

ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire


47 Arrêté du 2 mai 2024 portant admission à la retraite (ingénieurs des ponts, des eaux
et des forêts)
48 Arrêté du 15 mai 2024 modifiant l’arrêté du 15 juin 2022 portant nomination au Comité
national de gestion des risques en agriculture

ministère de la culture
49 Arrêté du 22 avril 2024 portant nomination à la Commission d’enrichissement de la langue
française
50 Arrêté du 24 avril 2024 portant nomination au Conseil national des œuvres dans l’espace
public dans le domaine des arts plastiques
51 Arrêté du 24 avril 2024 portant nomination d’un membre de la commission du réseau de la
diffusion de la presse
52 Arrêté du 30 avril 2024 portant nomination d’un haut fonctionnaire adjoint de défense et de
sécurité
53 Arrêté du 13 mai 2024 portant nomination (directions régionales des affaires culturelles)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Sommaire

ministère des armées


54 Arrêté du 18 mars 2024 portant admission à la retraite (ingénieurs civils de la défense)
55 Arrêté du 13 mai 2024 portant admission à la retraite (attachés d’administration de l’Etat)

ministère de la justice
56 Arrêté du 21 mai 2024 portant retrait d’un arrêté d’admission à la retraite (tribunaux
administratifs et cours administratives d’appel)

ministère de l’Europe et des affaires étrangères


57 Arrêté du 15 mai 2024 portant admission à la retraite (agents diplomatiques et consulaires)

ministère de la transformation et de la fonction publiques


58 Arrêté du 17 mai 2024 modifiant l’arrêté du 26 avril 2023 portant nomination au comité
interministériel consultatif d’action sociale des administrations de l’Etat

ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche


59 Arrêté du 14 mai 2024 portant nomination des membres du jury du concours national
d’agrégation pour le recrutement de professeurs des universités en droit public pour
l’année 2024

conventions collectives

ministère du travail, de la santé et des solidarités


60 Arrêté du 22 mars 2024 portant extension d’un avenant à un accord conclu dans le cadre de la
convention collective nationale des transports routiers et des activités auxiliaires du
transport (no 16)
61 Avis relatif à l’homologation d’un accord conclu dans le cadre du dialogue social entre les
plateformes et les travailleurs indépendants qui y recourent pour leur activité dans le secteur
des activités de conduite d’une voiture de transport avec chauffeur
62 Avis relatif à l’homologation d’un accord conclu dans le cadre du dialogue social entre les
plateformes et les travailleurs indépendants qui y recourent pour leur activité dans le secteur
des activités de conduite d’une voiture de transport avec chauffeur

ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire


63 Arrêté du 15 mai 2024 portant extension d’un avenant à la convention collective
interdépartementale du personnel des entreprises de travaux forestiers et des propriétaires
forestiers sylviculteurs des départements de Meurthe-et-Moselle, de la Meuse, de la Moselle
et des Vosges, conclu dans le cadre de la convention collective nationale des entreprises de
travaux et services agricoles, ruraux et forestiers (ETARF)
64 Arrêté du 15 mai 2024 portant extension d’un avenant à l’accord régional sur le régime
d’assurance complémentaire santé au bénéfice des salariés agricoles non cadres des
entreprises des travaux agricoles et ruraux du Nord - Pas-de-Calais
65 Arrêté du 15 mai 2024 portant extension d’un avenant à l’accord collectif de prévoyance relatif
à la garantie de ressources des salariés en cas de maladie ou d’accident dans les
exploitations de polyculture, de viticulture, d’élevage, de maraîchage, d’horticulture et des
pépinières, les entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers et les coopératives
d’utilisation de matériel agricole du Maine-et-Loire

Conseil constitutionnel
66 Décision no 2024-1088 QPC du 17 mai 2024
67 Décision no 2024-1089 QPC du 17 mai 2024
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Sommaire

Autorité de contrôle prudentiel et de résolution

68 Décision no 2024-C-15 du 30 avril 2024 relative à la composition des deux sous-collèges


sectoriels du collège de supervision de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique

69 Décision no 2024-AG-06 du 14 mars 2024 portant reconduction de l’autorisation délivrée à


Infoguyane SAS pour l’exploitation d’un service de radio de catégorie B par voie hertzienne
terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Péyi Guyane
70 Décision no 2024-AG-07 du 14 mars 2024 portant reconduction de l’autorisation délivrée à
l’association Groupe d’animation socio-éducative Antilles-Guyane pour l’exploitation d’un
service de radio de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence
dénommé Média Tropique FM
71 Décision no 2024-AG-08 du 14 mars 2024 portant reconduction de l’autorisation délivrée à
SARL Espace COM pour l’exploitation d’un service de radio de catégorie B par voie
hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Métis FM
72 Décision no 2024-AG-09 du 14 mars 2024 portant reconduction de l’autorisation délivrée à
l’association culturelle et éducative Gabriel (ACEG) pour l’exploitation d’un service de
radio de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé
Radio Saint-Gabriel
73 Décision no 2024-AG-11 du 14 mars 2024 portant reconduction de l’autorisation délivrée
à 2MFM pour l’exploitation d’un service de radio de catégorie B par voie hertzienne
terrestre en modulation de fréquence dénommé Chérie FM Guyane
74 Décision no 2024-AG-12 du 14 mars 2024 portant reconduction de l’autorisation délivrée à
SARL Ouest Communication pour l’exploitation d’un service de radio de catégorie B par
voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Hit Radio
75 Décision no 2024-AG-13 du 14 mars 2024 portant reconduction de l’autorisation délivrée à
l’association Karata pour l’exploitation d’un service de radio de catégorie A par voie
hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Karata-RLK FM
76 Décision no 2024-AG-14 du 14 mars 2024 portant reconduction de l’autorisation délivrée à la
SAS Radio Caraïbes International Guadeloupe pour l’exploitation d’un service de radio de
catégorie B par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé RCI
Guadeloupe
77 Décision no 2024-AG-15 du 14 mars 2024 autorisant l’Association cultuelle les Témoins de
Jéhovah de France à exploiter deux services de radio temporaire par voie hertzienne
terrestre en modulation de fréquence dénommés CSFRENCH et CSENGLISH
78 Décision no 2024-PO-04 du 10 avril 2024 modifiant la décision no 2017-PO-23 du
11 décembre 2017 portant reconduction de l’autorisation délivrée à l’association Radio
Chrétienne Francophone Touraine Saint-Martin pour l’exploitation d’un service de radio de
catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé RCF
Touraine Saint-Martin
79 Décision no 2024-PO-05 du 10 avril 2024 autorisant l’association Figures Libres à exploiter un
service de radio temporaire par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence
dénommé Exploradio 41
80 Décision no 2024-394 du 7 mai 2024 modifiant le nom du service Kit FM
81 Décision no 2024-411 du 7 mai 2024 autorisant l’association Hiti FM à exploiter un service de
radio de catégorie B par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Hiti
FM
82 Décision no 2024-412 du 7 mai 2024 autorisant l’association Hei Maohi à exploiter un service
de radio de catégorie B par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé
Maohi FM
83 Décision no 2024-413 du 7 mai 2024 autorisant l’association Radio Bora-Bora à exploiter un
service de radio de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence
dénommé Radio Bora-Bora
84 Décision no 2024-414 du 7 mai 2024 autorisant l’association Radio Maita’i à exploiter un
service de radio de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence
dénommé Radio Maita’i
85 Décision no 2024-415 du 7 mai 2024 autorisant l’association Radio Paofai à exploiter un
service de radio de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence
dénommé Radio Paofai
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Sommaire

86 Décision no 2024-416 du 7 mai 2024 autorisant l’association Te Reo O Tavania à exploiter un


service de radio de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence
dénommé Radio Taiarapu
87 Décision no 2024-417 du 7 mai 2024 autorisant l’association Te Oko Nui à exploiter un service
de radio de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé
Radio Te Oko Nui
88 Décision no 2024-418 du 7 mai 2024 autorisant la SNC Radio 3 à exploiter un service de radio
de catégorie B par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Star FM
89 Décision no 2024-422 du 21 mai 2024 en application du II de l’article 19 de la loi no 77-729
du 7 juillet 1977 modifiée relative à l’élection des représentants au Parlement européen
fixant la durée et le nombre des émissions de la campagne officielle en vue de l’élection des
représentants au Parlement européen les 8 et 9 juin 2024
90 Délibération du 7 mai 2024 modifiant la liste des paramètres RDS autorisés

Commission de régulation de l’énergie

91 Délibération no 2024-40 du 15 février 2024 portant décision sur le tarif péréqué d'utilisation des
réseaux publics de distribution de gaz naturel de GRDF
92 Délibération no 2024-41 du 15 février 2024 portant décision modifiant des délibérations de la
Commission de régulation de l’énergie du 27 janvier 2022 et du 28 avril 2022 relatives aux
tarifs péréqués d’utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel des
entreprises locales de distribution

Informations parlementaires

Assemblée nationale

93 CONFÉRENCE DES PRÉSIDENTS


94 COMMISSIONS ET ORGANES DE CONTRÔLE
95 DOCUMENTS ET PUBLICATIONS

Sénat

96 COMMISSIONS / ORGANES TEMPORAIRES


97 DOCUMENTS DÉPOSÉS
98 DOCUMENTS PUBLIÉS
99 RAPPORTS AU PARLEMENT
100 INFORMATIONS DIVERSES

Commissions mixtes paritaires

101 COMMISSIONS MIXTES PARITAIRES


22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Sommaire

Avis et communications

avis de concours et de vacance d'emplois

ministère du travail, de la santé et des solidarités


102 Avis de vacance d’emplois fonctionnels de coordonnateur en maïeutique de certains
établissements mentionnés à l’article L. 5 du code général de la fonction publique
103 Avis de vacance d’emplois de directeurs des soins de la fonction publique hospitalière

avis divers

ministère de l’économie, des finances


et de la souveraineté industrielle et numérique
104 Avis relatif à l’indice des prix à la consommation

ministère du travail, de la santé et des solidarités


105 Avis relatif aux prix de spécialités pharmaceutiques
106 Avis relatif à la décision de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie portant fixation
du taux de participation de l’assuré applicable à une spécialité pharmaceutique
107 Avis relatif aux prix de spécialités pharmaceutiques
108 Avis relatif aux décisions de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie portant fixation
des taux de participation de l’assuré applicables à des spécialités pharmaceutiques
109 Avis relatif aux prix de spécialités pharmaceutiques publiés en application des arti­
cles L. 162-16-5 et L. 162-16-6 code de la sécurité sociale

ministère de la transition écologique


et de la cohésion des territoires
110 Avis no 06 relatif à la fermeture de certains quotas et/ou sous-quotas de pêche pour l’année
2024

Annonces
111 Demandes de changement de nom (textes 111 à 132)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 1 sur 132

LOIS
LOI organique no 2024-448 du 21 mai 2024 modifiant la loi organique no 2010-837
du 23 juillet 2010 relative à l’application du cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution (1)
NOR : ECOP2333076L

L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,


Le Conseil constitutionnel a déclaré conforme à la Constitution,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Article 1er
Le tableau annexé à la loi organique no 2010-837 du 23 juillet 2010 relative à l’application du cinquième alinéa
de l’article 13 de la Constitution est ainsi modifié :
1o La première colonne de la vingtième ligne est complétée par les mots : « et de radioprotection » ;
2o La trente-huitième ligne est supprimée ;
3o La première colonne de la trente-neuvième ligne est ainsi rédigée : « Haute autorité de l’audit » ;
4o La quarante-cinquième ligne est supprimée ;
5o Après la cinquante-deuxième ligne, est insérée une ligne ainsi rédigée :
«

Société Orano Présidence du conseil d’administration

».
Article 2
Les 1 et 4 de l’article 1 entrent en vigueur le 1er janvier 2025.
o o er

Article 3
Le 5o de l’article 1er ne s’applique pas au mandat de président du conseil d’administration de la société Orano en
cours à la date de publication de la présente loi.
La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.
Fait à Paris, le 21 mai 2024.
EMMANUEL MACRON
Par le Président de la République :
Le Premier ministre,
GABRIEL ATTAL
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
BRUNO LE MAIRE
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
CATHERINE VAUTRIN
Le ministre de la transition écologique
et de la cohésion des territoires,
CHRISTOPHE BÉCHU

(1) Travaux préparatoires : loi no 2024-448.


Sénat :
Projet de loi organique no 230 (2023-2024) ;
Rapport de M. Pascal Martin, au nom de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, no 300
(2023-2024) ;
Avis de M. Patrick Chaize, au nom de la commission des affaires économiques, no 296 (2023-2024) ;
Texte de la commission no 302 (2023-2024) ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 1 sur 132

Discussion les 7 et 13 février 2024 et adoption, après engagement de la procédure accélérée, le 13 février 2024 (TA no 67,
2023-2024).
Assemblée nationale :
Projet de loi organique, adopté par le Sénat, no 2198 ;
Rapport de M. Sacha Houlié, au nom de la commission des lois, no 2300 ;
Discussion les 11 et 15 mars 2024 et adoption le 19 mars 2024 (TA no 263).
Assemblée nationale :
Rapport de M. Jean-Luc Fugit, au nom de la commission mixte paritaire, no 2438 ;
Discussion et adoption le 9 avril 2024 (TA no 284).
Sénat :
Rapport de MM. Pascal Martin et Patrick Chaize, au nom de la commission mixte paritaire, no 504 (2023-2024) ;
Texte de la commission no 506 (2023-2024) ;
Discussion et adoption le 9 avril 2024 (TA no 113, 2023-2024).
Conseil constitutionnel :
Décision no 2024-867 DC du 17 mai 2024 publiée au Journal officiel de ce jour.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 2 sur 132

LOIS
LOI no 2024-449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser
et à réguler l'espace numérique (1)
NOR : ECOI2309270L

L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,


Vu la décision du Conseil constitutionnel no 2024-866 DC du 17 mai 2024 ;
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

TITRE IER
PROTECTION DES MINEURS EN LIGNE
Section 1
Renforcement des pouvoirs de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle
et numérique en matière de protection en ligne des mineurs
Article 1er
I. – L’article 10 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique est ainsi
rédigé :
« Art. 10. – I. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique veille à ce que les
contenus pornographiques mis à la disposition du public par un éditeur de service de communication au public en
ligne, sous sa responsabilité éditoriale, ou fournis par un service de plateforme de partage de vidéos, au sens de
l’article 2 de la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, ne soient pas
accessibles aux mineurs.
« Elle établit et publie à cette fin, après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, un
référentiel déterminant les exigences techniques minimales applicables aux systèmes de vérification de l’âge. Ces
exigences portent sur la fiabilité du contrôle de l’âge des utilisateurs et sur le respect de leur vie privée. Ce
référentiel est actualisé en tant que de besoin dans les mêmes conditions. L’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique peut exiger des éditeurs et des fournisseurs de services mentionnés au
premier alinéa du présent I qu’ils conduisent un audit des systèmes de vérification de l’âge qu’ils mettent en œuvre
afin d’attester de la conformité de ces systèmes avec les exigences techniques définies par le référentiel. Ledit
référentiel précise les modalités de réalisation et de publicité de cet audit, qui est confié à un organisme
indépendant disposant d’une expérience avérée.
« L’éditeur de service de communication au public en ligne et le fournisseur d’un service de plateforme de
partage de vidéos mentionnés au même premier alinéa prévoient l’affichage d’un écran ne comportant aucun
contenu à caractère pornographique tant que l’âge de l’utilisateur n’a pas été vérifié.
« II. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut, le cas échéant après avis
du président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, mettre en demeure les personnes
mentionnées au premier alinéa du I qui permettent l’accès à un contenu pornographique de se conformer, dans un
délai d’un mois, au référentiel mentionné au deuxième alinéa du même I. Elle rend publiques ces mises en
demeure.
« Lorsque la personne ne se conforme pas à la mise en demeure à l’expiration de ce délai, l’Autorité de
régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut, après avis de la Commission nationale de
l’informatique et des libertés, prononcer une sanction pécuniaire dans les conditions prévues à l’article 42-7 de la
loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 précitée.
« Le montant de la sanction prend en compte la nature, la gravité et la durée du manquement, les avantages tirés
de ce manquement et les manquements commis précédemment.
« La sanction prononcée ne peut excéder 150 000 euros ou 2 % du chiffre d’affaires mondial hors taxes réalisé
au cours de l’exercice précédent, le plus élevé des deux montants étant retenu. Ce maximum est porté
à 300 000 euros ou à 4 % du chiffre d’affaires mondial hors taxes, le plus élevé des deux montants étant retenu, en
cas de réitération du manquement dans un délai de cinq ans à compter de la date à laquelle la première sanction est
devenue définitive.
« Les sanctions pécuniaires sont recouvrées comme les créances de l’Etat étrangères à l’impôt et au domaine. »
II. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique établit et publie le référentiel
mentionné au I de l’article 10 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique,
dans sa rédaction résultant de la présente loi, dans un délai de deux mois à compter de sa promulgation. Elle rend
compte, dans le rapport d’activité mentionné au IV de l’article 10-1 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 précitée,
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des actualisations du référentiel et des audits des systèmes de vérification de l’âge mis en œuvre par les services
concernés.
III. – Les personnes mentionnées au I de l’article 10 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 précitée dont le
service permet l’accès à des contenus pornographiques mettent en œuvre un système de vérification de l’âge
conforme aux caractéristiques techniques du référentiel mentionné au même I dans un délai de trois mois à compter
de la publication du référentiel par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique.

Article 2
o
I. – Après l’article 10 de la loi n 2004-575 du 21 juin 2004 précitée, sont insérés des articles 10-1 et 10-2 ainsi
rédigés :
« Art. 10-1. – I. – Lorsqu’une personne dont l’activité est de fournir un service de communication au public en
ligne sous sa responsabilité éditoriale ou de fournir un service de plateforme de partage de vidéos permet à des
mineurs d’avoir accès à un contenu pornographique en violation de l’article 227-24 du code pénal, l’Autorité de
régulation de la communication audiovisuelle et numérique lui fait part de ses observations motivées par une lettre,
remise par tout moyen propre à en établir la date de réception. A compter de la date de sa réception, le destinataire
de cette lettre dispose d’un délai de quinze jours pour présenter ses observations.
« A l’expiration de ce délai, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut
mettre en demeure la personne mentionnée au premier alinéa du présent I de prendre, dans un délai de quinze jours,
toute mesure de nature à empêcher l’accès des mineurs à ces contenus. L’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique rend publique cette mise en demeure.
« II. – Lorsque la personne mentionnée au I ne se conforme pas à la mise en demeure à l’expiration du délai de
quinze jours mentionné au second alinéa du même I, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et
numérique peut prononcer une sanction pécuniaire dans les conditions prévues à l’article 42-7 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication.
« Le montant de la sanction prend en compte la nature, la gravité et la durée du manquement, les avantages tirés
de ce manquement et les manquements commis précédemment.
« La sanction prononcée ne peut excéder 250 000 euros ou 4 % du chiffre d’affaires mondial hors taxes réalisé
au cours de l’exercice précédent, le plus élevé des deux montants étant retenu. Ce maximum est porté à 500 000
euros ou à 6 % du chiffre d’affaires mondial hors taxes, le plus élevé des deux montants étant retenu, en cas de
réitération du manquement dans un délai de cinq ans à compter de la date à laquelle la première sanction est
devenue définitive.
« Les sanctions pécuniaires sont recouvrées comme les créances de l’Etat étrangères à l’impôt et au domaine.
« III. – En cas d’inexécution de la mise en demeure prévue au I du présent article, l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique peut notifier aux fournisseurs de services d’accès à internet ou aux
fournisseurs de systèmes de résolution de noms de domaine mentionnés au II de l’article 12, par tout moyen propre
à en établir la date de réception, les adresses électroniques des services de communication au public en ligne ou des
services de plateforme de partage de vidéos ayant fait l’objet de la procédure prévue au I du présent article ainsi
que celles des services qui reprennent le même contenu, en totalité ou de manière substantielle, et qui présentent les
mêmes modalités d’accès. Ces fournisseurs doivent alors empêcher l’accès à ces adresses dans un délai de
quarante-huit heures. Toutefois, en l’absence de mise à disposition des informations mentionnées aux I et II de
l’article 1er-1, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut procéder à la
notification prévue au présent III sans avoir mis en œuvre la procédure prévue au I du présent article.
« Les utilisateurs des services de communication au public en ligne et des services de plateforme de partage de
vidéos auxquels l’accès est empêché sont avertis par une page d’information de l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique indiquant les motifs de la mesure de blocage.
« L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut également notifier les adresses
électroniques de ces services ainsi que celles des services qui reprennent le même contenu, en totalité ou de
manière substantielle, et qui présentent les mêmes modalités d’accès aux moteurs de recherche ou aux annuaires,
lesquels disposent d’un délai de quarante-huit heures afin de faire cesser le référencement des services concernés.
« Une copie des notifications adressées aux fournisseurs de services d’accès à internet, aux fournisseurs de
systèmes de résolution de noms de domaine et aux moteurs de recherche ou aux annuaires est adressée
simultanément à la personne dont l’activité est d’éditer le service de communication au public en ligne ou de
fournir un service de plateforme de partage de vidéos concernée.
« Les mesures prévues au présent III sont prononcées pour une durée maximale de deux ans. Leur nécessité est
réévaluée, d’office ou sur demande, au moins une fois par an. Lorsque les faits mentionnés au premier alinéa du I
ne sont plus constitués, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique avise sans délai
les destinataires des notifications prévues au présent III de la levée de ces mesures.
« IV. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique rend public chaque année un
rapport d’activité sur les conditions d’exercice et les résultats de son activité, qui précise notamment le nombre de
décisions d’injonction, les suites qui y ont été données, les éventuelles décisions de justice prises sur les recours
engagés contre ces décisions d’injonction et le nombre d’adresses électroniques qui ont fait l’objet d’une mesure de
blocage d’accès ou de déréférencement. Ce rapport est remis au Gouvernement et au Parlement.
« V. – Sans préjudice des articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, les personnes
mentionnées aux I à III du présent article peuvent demander au président du tribunal administratif ou au magistrat
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délégué par celui-ci l’annulation des mesures mentionnées aux mêmes I à III dans un délai de cinq jours à compter
de leur réception.
« Il est statué sur la légalité de la mesure de blocage ou de déréférencement dans un délai d’un mois à compter de
la saisine. L’audience est publique.
« Les jugements rendus en application des deux premiers alinéas du présent V sont susceptibles d’appel dans un
délai de dix jours à compter de leur notification. Dans ce cas, la juridiction d’appel statue dans un délai de
trois mois à compter de sa saisine.
« VI. – Pour tout manquement aux obligations définies au III du présent article, l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique peut prononcer une sanction pécuniaire dans les conditions prévues à
l’article 42-7 de la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 précitée.
« Toutefois, aucune sanction ne peut être prononcée lorsque, en raison de motifs de force majeure ou
d’impossibilité de fait qui ne lui sont pas imputables, la personne concernée est placée dans l’impossibilité de
respecter l’obligation qui lui a été faite ou, lorsque la procédure prévue au V du présent article a été engagée, tant
qu’elle n’a pas fait l’objet d’une décision devenue définitive.
« Le montant de la sanction prend en compte la nature, la gravité et la durée du manquement, les avantages tirés
de ce manquement et les manquements commis précédemment.
« Le montant de la sanction ne peut excéder la somme de 75 000 euros ou 1 % du chiffre d’affaires mondial hors
taxes réalisé au cours de l’exercice précédent, le plus élevé des deux montants étant retenu. Ce maximum est porté
à 150 000 euros ou à 2 % du chiffre d’affaires mondial hors taxes, le plus élevé des deux montants étant retenu, en
cas de réitération du manquement dans un délai de cinq ans à compter de la date à laquelle la première sanction est
devenue définitive.
« Les sanctions pécuniaires sont recouvrées comme les créances de l’Etat étrangères à l’impôt et au domaine.
« VII. – Les agents de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peuvent, s’ils
ont été spécialement habilités à cet effet par l’autorité et assermentés dans les conditions prévues au 2o du I de
l’article 19 de la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 précitée, constater par procès-verbal qu’un service de
communication au public en ligne ou un service de plateforme de partage de vidéos permettant l’accès à des
contenus pornographiques ne met pas en œuvre un système de vérification de l’âge conforme aux exigences
techniques minimales du référentiel mentionné à l’article 10 de la présente loi ou permet à des mineurs d’avoir
accès à un contenu pornographique en violation de l’article 227-24 du code pénal.
« VIII. – Les conditions d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’Etat.
« Art. 10-2. – I. – Les articles 10 et 10-1 s’appliquent aux éditeurs de service de communication au public en
ligne et aux fournisseurs de services de plateforme de partage de vidéos établis en France ou hors de l’Union
européenne.
« II. – Lorsque les conditions mentionnées au a du paragraphe 4 de l’article 3 de la directive 2000/31/CE du
Parlement européen et du Conseil du 8 juin 2000 relative à certains aspects juridiques des services de la société de
l’information, et notamment du commerce électronique, dans le marché intérieur (“directive sur le commerce
électronique”) sont remplies et au terme de la procédure prévue au b du paragraphe 4 ou, le cas échéant, au
paragraphe 5 du même article 3, les articles 10 et 10-1 de la présente loi s’appliquent également aux éditeurs de
service de communication au public en ligne et aux fournisseurs de services de plateforme de partage de vidéos
établis dans un autre Etat membre de l’Union européenne, trois mois après la publication de l’arrêté conjoint du
ministre chargé de la culture et de la communication et du ministre chargé du numérique les désignant. L’Autorité
de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut proposer aux ministres la désignation de ces
personnes et fournit à l’appui tous les éléments de nature à justifier sa proposition. L’arrêté est pris après avis de
l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, sauf lorsqu’il fait suite à une proposition
de l’Autorité portant sur chacun des fournisseurs désignés par cet arrêté. »
II. – L’article 23 de la loi no 2020-936 du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales
est abrogé.

Article 3
Après l’article 6-6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 précitée, il est inséré un article 6-8 ainsi rédigé :
« Art. 6-8. – I. – En cas d’inexécution de la mise en demeure prévue au II de l’article 6-7, l’Autorité de
régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut demander aux boutiques d’applications logicielles
d’empêcher le téléchargement de l’application logicielle en cause. Ces boutiques disposent d’un délai de quarante-
huit heures pour satisfaire cette demande.
« II. – En cas d’inexécution de la mise en demeure prévue au II de l’article 10 et au I de l’article 10-1 et dans
l’hypothèse où l’éditeur du service de communication au public en ligne ou le fournisseur du service de plateforme
de partage de vidéos concerné donne accès aux contenus pornographiques au moyen d’une application logicielle ou
édite des applications qui reprennent ces contenus, en totalité ou de manière substantielle et selon les mêmes
modalités d’accès, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut demander aux
boutiques d’applications logicielles d’empêcher le téléchargement des applications logicielles en cause. Ces
boutiques disposent d’un délai de quarante-huit heures pour satisfaire cette demande.
« III. – Les mesures prévues aux I et II du présent article sont demandées pour une durée maximale de deux ans.
Leur nécessité est réévaluée, d’office ou sur demande, au moins une fois par an. Lorsque les faits justifiant les
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demandes prévues aux mêmes I et II ne sont plus constitués, l’Autorité de régulation de la communication
audiovisuelle et numérique avise sans délai les destinataires de celles-ci de la levée des mesures.
« IV. – Le fait pour une boutique d’applications logicielles de ne pas satisfaire aux obligations prévues aux I
à III est puni d’une amende ne pouvant excéder 1 % du chiffre d’affaires mondial hors taxes réalisé au cours de
l’exercice précédent.
« V. – Un décret en Conseil d’Etat, pris après avis de l’Autorité de régulation de la communication
audiovisuelle et numérique, détermine les modalités d’application du présent article. »
Section 2
Pénalisation du défaut d’exécution en vingt-quatre heures d’une demande
de l’autorité administrative de retrait de contenu pédopornographique
Article 4
o
La loi n 2004-575 du 21 juin 2004 précitée est ainsi modifiée :
1o L’article 6-5 est abrogé ;
2o L’article 6-2 devient l’article 6-5 ;
3o L’article 6-2 est ainsi rétabli :
« Art. 6-2. – I. – Si un fournisseur de services d’hébergement n’a jamais fait l’objet d’une demande en
application de l’article 6-1 en vue de retirer une image ou une représentation de mineurs présentant un caractère
pornographique relevant de l’article 227-23 du code pénal, l’autorité administrative mentionnée à l’article 6-1 de la
présente loi communique à ladite personne des informations sur les procédures et les délais applicables, au moins
douze heures avant d’émettre la demande de retrait.
« II. – Si le fournisseur mentionné au I du présent article ne peut se conformer à une demande de retrait pour des
motifs tenant à la force majeure ou à une impossibilité de fait qui ne lui sont pas imputables, y compris pour des
raisons techniques ou opérationnelles objectivement justifiables, il informe de ces motifs, sans retard indu,
l’autorité administrative qui a émis la demande de retrait.
« Le délai indiqué au deuxième alinéa de l’article 6-1 commence à courir dès que les motifs mentionnés au
premier alinéa du présent II ont cessé d’exister.
« Si le fournisseur mentionné au I ne peut se conformer à une demande de retrait, au motif que cette dernière
contient des erreurs manifestes ou ne contient pas suffisamment d’informations pour en permettre l’exécution, il
informe de ces motifs, sans retard indu, l’autorité administrative qui a émis la demande de retrait et demande les
éclaircissements nécessaires.
« Le délai indiqué au deuxième alinéa de l’article 6-1 commence à courir dès que le fournisseur de services
d’hébergement a reçu ces éclaircissements.
« III. – Lorsqu’un fournisseur de services d’hébergement retire une image ou une représentation de mineurs
présentant un caractère pornographique et relevant de l’article 227-23 du code pénal, il en informe dans les
meilleurs délais le fournisseur de contenus, en précisant les motifs qui ont conduit au retrait de l’image ou de la
représentation, la possibilité de solliciter la transmission d’une copie de l’injonction de retrait et les droits dont il
dispose pour contester la demande de retrait devant la juridiction administrative compétente.
« Sur demande du fournisseur de contenus, le fournisseur de services d’hébergement transmet une copie de
l’injonction de retrait.
« Les obligations prévues aux deux premiers alinéas du présent III ne s’appliquent pas lorsque l’autorité
compétente qui a émis la demande de retrait décide qu’il est nécessaire et proportionné de ne pas divulguer
d’informations pour ne pas entraver le bon déroulement des actions de prévention, de détection, de recherche et de
poursuite des auteurs de l’infraction prévue à l’article 227-23 du code pénal.
« En pareil cas, l’autorité compétente informe le fournisseur de services d’hébergement de sa décision en
précisant sa durée d’application, qui ne peut excéder six semaines à compter de ladite décision, et le fournisseur de
services d’hébergement ne divulgue aucune information sur le retrait du contenu au fournisseur de ce dernier.
« Ladite autorité compétente peut prolonger cette période d’une nouvelle période de six semaines lorsque la non-
divulgation continue d’être justifiée. En pareil cas, elle en informe le fournisseur de services d’hébergement. » ;
4o Après le même article 6-2, sont insérés des articles 6-2-1 et 6-2-2 ainsi rédigés :
« Art. 6-2-1. – I. – Le fait, pour les fournisseurs de services d’hébergement, de ne pas retirer les images ou les
représentations de mineurs présentant un caractère pornographique relevant de l’article 227-23 du code pénal dans
un délai de vingt-quatre heures à compter de la réception de la demande de retrait prévue à l’article 6-1 de la
présente loi est puni d’un an d’emprisonnement et de 250 000 euros d’amende.
« Lorsque l’infraction définie au premier alinéa du présent I est commise de manière habituelle par une personne
morale, le montant de l’amende peut être porté à 4 % de son chiffre d’affaires mondial hors taxes réalisé au cours
de l’exercice précédent.
« II. – Les personnes morales déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues à l’article 121-2
du code pénal, des infractions définies au I du présent article encourent, outre l’amende suivant les modalités
prévues à l’article 131-38 du code pénal, les peines prévues aux 2o et 9o de l’article 131-39 du même code.
L’interdiction prévue au 2o du même article 131-39 est prononcée pour une durée maximale de cinq ans et porte sur
l’activité professionnelle dans l’exercice ou à l’occasion de laquelle l’infraction a été commise.
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« Art. 6-2-2. – I. – Sans préjudice des articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, les
fournisseurs de services d’hébergement et les fournisseurs de contenus concernés par une demande, faite en
application de l’article 6-1 de la présente loi, de retrait d’une image ou d’une représentation de mineurs présentant
un caractère pornographique relevant de l’article 227-23 du code pénal ainsi que la personnalité qualifiée
mentionnée à l’article 6-1 de la présente loi peuvent demander au président du tribunal administratif ou au
magistrat délégué par celui-ci l’annulation de cette demande, dans un délai de quarante-huit heures à compter soit
de sa réception, soit, s’agissant du fournisseur de contenus, du moment où il est informé par le fournisseur de
services d’hébergement du retrait du contenu.
« II. – Il est statué sur la légalité de l’injonction de retrait dans un délai de soixante-douze heures à compter de la
saisine. L’audience est publique.
« III. – Les jugements rendus en application du I du présent article sur la légalité de la décision sont susceptibles
d’appel dans un délai de dix jours à compter de leur notification. Dans ce cas, la juridiction d’appel statue dans un
délai d’un mois à compter de sa saisine.
« IV. – Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’Etat. »
Article 5
I. – A titre expérimental, pour une durée de deux ans à compter de l’entrée en vigueur du décret prévu au présent
article, l’autorité administrative peut, lorsque les nécessités de la lutte contre la diffusion des images de tortures ou
d’actes de barbarie relevant de l’article 222-1 du code pénal le justifient, demander à toute personne dont l’activité
est d’éditer un service de communication au public en ligne ou aux fournisseurs de services d’hébergement de
retirer les contenus qui contreviennent manifestement au même article 222-1. Elle en informe simultanément les
fournisseurs de services d’accès à internet.
En l’absence de retrait de ces contenus dans un délai de vingt-quatre heures, l’autorité administrative peut
notifier aux fournisseurs de services d’hébergement la liste des adresses électroniques des services de
communication au public en ligne contrevenant audit article 222-1. Ces personnes doivent alors empêcher sans
délai l’accès à ces adresses. Toutefois, en l’absence de mise à disposition par la personne dont l’activité est d’éditer
un service de communication au public en ligne des informations mentionnées au III de l’article 6 de la loi no 2004-
575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, l’autorité administrative peut procéder à la
notification prévue à la première phrase du présent alinéa sans avoir préalablement demandé le retrait des contenus
dans les conditions prévues à la première phrase du premier alinéa.
L’autorité administrative transmet les demandes de retrait et la liste mentionnées, respectivement, aux premier et
deuxième alinéas à une personnalité qualifiée, désignée en son sein par l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique pour la durée de son mandat au sein de cette autorité. La personnalité
qualifiée s’assure de la régularité des demandes de retrait et des conditions d’établissement, de mise à jour, de
communication et d’utilisation de la liste. Si elle constate une irrégularité, elle peut à tout moment recommander à
l’autorité administrative d’y mettre fin. Si l’autorité administrative ne suit pas cette recommandation, la
personnalité qualifiée peut saisir la juridiction administrative compétente, en référé ou sur requête.
L’autorité administrative peut également notifier les adresses électroniques dont les contenus contreviennent à
l’article 222-1 du code pénal aux moteurs de recherche ou aux annuaires, lesquels prennent toute mesure utile
destinée à faire cesser le référencement du service de communication au public en ligne. La procédure prévue au
troisième alinéa du présent I est applicable.
II. – A. – Si un fournisseur de services d’hébergement n’a jamais fait l’objet d’une demande en application du I
du présent article de retirer une image de tortures ou d’actes de barbarie relevant de l’article 222-1 du code pénal,
l’autorité administrative mentionnée au I du présent article communique à ladite personne des informations sur les
procédures et les délais applicables, au moins douze heures avant d’émettre la demande de retrait.
B. – Si le fournisseur mentionné au A du présent II ne peut se conformer à une demande de retrait pour des
motifs tenant à la force majeure ou à une impossibilité de fait qui ne sont lui pas imputables, y compris pour des
raisons techniques ou opérationnelles objectivement justifiables, il informe de ces motifs, sans retard indu,
l’autorité administrative qui a émis la demande de retrait. Après examen de ces motifs, l’autorité administrative
peut enjoindre au fournisseur mentionné au même A de se conformer à la demande de retrait.
Le délai indiqué au deuxième alinéa du I commence à courir dès que les motifs mentionnés au premier alinéa du
présent B ont cessé d’exister.
Si le fournisseur mentionné au A ne peut se conformer à une demande de retrait, au motif que cette dernière
contient des erreurs manifestes ou ne contient pas suffisamment d’informations pour en permettre l’exécution, il
informe de ces motifs, sans retard indu, l’autorité administrative qui a émis la demande de retrait et demande les
éclaircissements nécessaires.
Le délai indiqué au deuxième alinéa du I commence à courir dès que le fournisseur de services d’hébergement a
reçu ces éclaircissements.
C. – Lorsqu’un fournisseur de services d’hébergement retire une image de tortures ou d’actes de barbarie
relevant de l’article 222-1 du code pénal, il en informe, dans les meilleurs délais, le fournisseur de contenus, en
précisant les motifs qui ont conduit au retrait de l’image, la possibilité de solliciter la transmission d’une copie de
l’injonction de retrait et les droits dont il dispose pour contester la demande de retrait devant la juridiction
administrative compétente.
Sur demande du fournisseur de contenus, le fournisseur de services d’hébergement transmet une copie de
l’injonction de retrait.
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Les obligations prévues aux deux premiers alinéas du présent C ne s’appliquent pas lorsque l’autorité
compétente qui a émis la demande de retrait décide qu’il est nécessaire et proportionné de ne pas divulguer
d’informations pour ne pas entraver le bon déroulement des actions de prévention, de détection, de recherche et de
poursuite des auteurs de l’infraction prévue à l’article 222-1 du code pénal.
En pareil cas, l’autorité compétente informe le fournisseur de services d’hébergement de sa décision en précisant
sa durée d’application, qui ne peut excéder six semaines à compter de ladite décision, et le fournisseur de services
d’hébergement ne divulgue aucune information sur le retrait du contenu au fournisseur de ce dernier.
Ladite autorité compétente peut prolonger cette période d’une nouvelle période de six semaines lorsque la non-
divulgation continue d’être justifiée. En pareil cas, elle en informe le fournisseur de services d’hébergement.
III. – A. – Sans préjudice des articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, les fournisseurs de
services d’hébergement et les fournisseurs de contenus concernés par une demande, faite en application du I du
présent article, de retrait d’une image de tortures ou d’actes de barbarie relevant de l’article 222-1 du code pénal
ainsi que la personnalité qualifiée mentionnée au I du présent article peuvent demander au président du tribunal
administratif ou au magistrat délégué par celui-ci l’annulation de cette demande, dans un délai de quarante-
huit heures à compter soit de sa réception, soit, s’agissant du fournisseur de contenus, du moment où il est informé
par le fournisseur de services d’hébergement du retrait du contenu.
B. – Il est statué sur la légalité de l’injonction de retrait dans un délai de soixante-douze heures à compter de la
saisine. L’audience est publique.
C. – Les jugements rendus en application du A du II sur la légalité de la décision sont susceptibles d’appel dans
un délai de dix jours à compter de leur notification. Dans ce cas, la juridiction d’appel statue dans un délai d’un
mois à compter de sa saisine.
IV. – Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret.
V. – Au plus tard trois mois avant son terme, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation de
l’expérimentation afin de déterminer l’opportunité de son éventuelle pérennisation. Ce rapport porte notamment sur
le nombre de signalements effectués auprès de l’autorité administrative, le nombre de demandes de retrait, le
nombre de sollicitations du ministère public, le nombre de sanctions prononcées et les difficultés constatées,
notamment en matière de caractérisation des contenus en cause.
Article 6
Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement
un rapport sur l’extension des compétences de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de
l’information et de la communication, selon la procédure prévue à l’article 6-1 de la loi no 2004-575 du
21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, au retrait des contenus présentant des traitements
inhumains et dégradants, des viols et des situations d’inceste.
TITRE II
PROTECTION DES CITOYENS DANS L’ENVIRONNEMENT NUMÉRIQUE
Article 7
L’article L. 312-9 du code de l’éducation est ainsi modifié :
1o Après le mot : « numériques », la fin du dernier alinéa est ainsi rédigée : « et de l’intelligence artificielle, de
tous types de contenus générés par ceux-ci et des réseaux sociaux ainsi qu’aux dérives et aux risques liés à ces
outils et aux contenus générés par l’intelligence artificielle ainsi qu’à la lutte contre la désinformation. » ;
2o Sont ajoutés quatre alinéas ainsi rédigés :
« Cette attestation est obligatoire pour tous les élèves à l’issue de la première année de collège et doit être
renouvelée à l’issue de la dernière année de collège.
« Afin de renforcer et de valoriser la culture numérique professionnelle des membres du personnel enseignant et
d’éducation, les membres volontaires peuvent également bénéficier d’une attestation de leurs compétences
numériques professionnelles.
« Une information annuelle sur l’apprentissage de la citoyenneté numérique est dispensée au début de chaque
année scolaire aux représentants légaux des élèves par un membre de l’équipe pédagogique. Elle comprend
notamment des messages d’information relatifs au temps d’utilisation des écrans par les élèves et à l’âge des
utilisateurs, une sensibilisation à l’exposition des mineurs aux contenus illicites et à la lutte contre la diffusion de
contenus haineux en ligne, une sensibilisation contre la manipulation d’ordre commercial et les risques
d’escroquerie en ligne, une sensibilisation à l’usage des dispositifs de signalement des contenus illicites mis à
disposition par les plateformes, une sensibilisation à l’interdiction du harcèlement commis dans l’espace
numérique ainsi qu’un renvoi aux différentes plateformes et services publics susceptibles de les accompagner.
« Cette formation inclut une sensibilisation aux violences sexistes et sexuelles commises par l’utilisation d’un
service de communication au public en ligne ou par le biais d’un support numérique ou électronique. »
Article 8
Le deuxième alinéa de l’article L. 611-8 du code de l’éducation est complété par une phrase ainsi rédigée : « Elle
comporte également une sensibilisation à la citoyenneté numérique, aux droits et aux devoirs liés à l’utilisation
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 2 sur 132

d’internet et des réseaux sociaux, à la prévention des violences sexistes et sexuelles commises par l’utilisation d’un
service de communication au public en ligne ou par le biais d’un support numérique ou électronique et à l’usage
des dispositifs de signalement de contenus illicites mis à disposition par les plateformes. »
Article 9
Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, un
rapport sur les actions de prévention et de sensibilisation au harcèlement, y compris au cyberharcèlement, mises en
place dans les établissements scolaires.
Ce rapport évalue la possibilité de rendre obligatoire une session annuelle de sensibilisation aux enjeux de
harcèlement, dont le cyberharcèlement.
Il évalue également la façon dont la lutte contre le harcèlement, dont le cyberharcèlement, est incluse dans la
formation initiale et la formation continue de l’ensemble des personnels des établissements scolaires.
Article 10
[Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par la décision du Conseil constitutionnel no 2024-
866 DC du 17 mai 2024.]
Article 11
[Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par la décision du Conseil constitutionnel no 2024-
866 DC du 17 mai 2024.]
Article 12
Après l’article 1 de la loi n 2004-575 du 21 juin 2004 précitée, il est inséré un article 1er-3 ainsi rédigé :
er o

« Art. 1er-3. – Les producteurs mentionnés à l’article L. 132-23 du code de la propriété intellectuelle qui
produisent des contenus à caractère pornographique simulant la commission d’un crime ou d’un délit mentionné au
deuxième alinéa du présent article affichent un message avertissant l’utilisateur du caractère illégal des
comportements ainsi représentés. Ce message, visible avant tout accès par voie électronique audit contenu puis
pendant toute la durée de visionnage, est clair, lisible et compréhensible.
« Le premier alinéa du présent article est applicable aux infractions prévues aux paragraphes 1 et 3 de la
section 3 du chapitre II du titre II du livre II du code pénal.
« Le contenu et les modalités de présentation du message prévu au premier alinéa du présent article sont précisés
par un décret pris après avis de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique.
« Tout manquement à l’obligation prévue au présent article est puni d’un an d’emprisonnement et de 75 000
euros d’amende.
« Tout contenu qui ne fait pas l’objet du message prévu au présent article est illicite au sens du paragraphe h de
l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un
marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques). »
Article 13
o
Après l’article 6-1 de la loi n 2004-575 du 21 juin 2004 précitée, il est inséré un article 6-1-1 A ainsi rédigé :
« Art. 6-1-1 A. – Les fournisseurs de services d’hébergement définis au 2 du I de l’article 6 agissent
promptement pour retirer tout contenu pornographique signalé par une personne représentée dans ce contenu
comme étant diffusé en violation de l’accord de cession de droits ou pour rendre l’accès à celui-ci impossible,
lorsque ce signalement est notifié conformément à l’article 16 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement
européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la
directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques). »
Article 14
o
I. – La loi n 86-1067 du 30 septembre 1986 précitée est ainsi modifiée :
1o A la première phrase du premier alinéa du III de l’article 33-1, après la référence : « 43-5 », sont insérés les
mots : « ou mentionnés au second alinéa de l’article 43-2 » ;
2o L’article 33-3 est complété par un III ainsi rédigé :
« III. – Par dérogation aux I et II, les services de médias audiovisuels à la demande relevant de la compétence de
la France en application des articles 43-4 et 43-5 ou mentionnés au second alinéa de l’article 43-2 peuvent être
diffusés sans formalité préalable. » ;
3o Au premier alinéa de l’article 42, après le mot : « audiovisuelle », sont insérés les mots : « , les personnes dont
l’activité est d’offrir un accès à des services de communication au public en ligne » ;
4o Après le même premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Les éditeurs et les distributeurs de services de communication audiovisuelle, les opérateurs de réseaux
satellitaires et les prestataires techniques auxquels ces personnes recourent peuvent être mis en demeure de
respecter les obligations imposées par les dispositions prises sur le fondement de l’article 215 du traité sur le
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 2 sur 132

fonctionnement de l’Union européenne portant sur l’interdiction de diffusion de contenus de services de


communication audiovisuelle. » ;
5o Le premier alinéa de l’article 42-10 est ainsi modifié :
a) A la première phrase, après le mot : « loi », sont insérés les mots : « ou de la réglementation européenne prise
sur le fondement de l’article 215 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne portant sur l’interdiction de
diffusion de contenus de services de communication audiovisuelle » ;
b) A la seconde phrase, après le mot : « satellitaire », sont insérés les mots : « , une personne dont l’activité est
d’offrir un accès à des services de communication au public en ligne », après le mot : « télévision », sont insérés les
mots : « ou d’un service de médias audiovisuels à la demande » et, après le mot : « France », sont insérés les mots :
« ou mentionné au second alinéa de l’article 43-2 » ;
6o L’article 43-2 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Les articles 1er, 15, 42, 42-1, 42-7 et 42-10 sont applicables aux services de télévision et aux services de médias
audiovisuels à la demande diffusés en France et ne relevant pas de la compétence d’un autre Etat membre de
l’Union européenne, d’un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen ou d’un autre Etat partie à
la convention européenne sur la télévision transfrontière du 5 mai 1989. » ;
7o Au II de l’article 43-7, après le mot : « sens », sont insérés les mots : « du premier alinéa ».
II. – L’article 11 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 précitée est ainsi rédigé :
« Art. 11. – I. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut mettre en
demeure les personnes dont l’activité est d’éditer un service de communication au public en ligne mentionnées au I
de l’article 1er-1 et les fournisseurs de services d’hébergement définis au 2 du I de l’article 6 de retirer les contenus
ou de faire cesser la diffusion des contenus qui contreviennent aux dispositions prises sur le fondement de
l’article 215 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne portant sur l’interdiction de diffusion de
contenus provenant des personnes visées par les sanctions. La personne destinataire de la mise en demeure dispose
d’un délai de soixante-douze heures pour présenter ses observations.
« II. – A l’expiration de ce délai, si les contenus n’ont pas été retirés ou si leur diffusion n’a pas cessé, l’autorité
peut notifier aux fournisseurs de services d’accès à internet ou aux fournisseurs de systèmes de résolution de noms
de domaine définis au II de l’article 12 de la présente loi la liste des adresses électroniques des personnes ayant fait
l’objet d’une mise en demeure en application du I du présent article, afin qu’ils empêchent, dans un délai fixé par
l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, l’accès à ces adresses. Toutefois, en
l’absence d’éléments d’identification des personnes dont l’activité est d’éditer un service de communication au
public en ligne mentionnées au I de l’article 1er-1 et des fournisseurs de services d’hébergement définis au 2 du I de
l’article 6, l’autorité peut procéder à cette notification sans avoir préalablement demandé le retrait ou la cessation
de la diffusion des contenus dans les conditions prévues au I du présent article.
« L’autorité peut également notifier les adresses électroniques dont les contenus contreviennent au même I aux
moteurs de recherche ou aux annuaires, lesquels prennent toute mesure utile destinée à faire cesser leur
référencement.
« III. – L’autorité peut agir soit d’office, soit sur saisine du ministère public ou de toute personne physique ou
morale.
« IV. – En cas de méconnaissance de l’obligation de retirer les contenus ou de faire cesser la diffusion des
contenus mentionnés au I du présent article, l’autorité peut prononcer à l’encontre de l’auteur de ce manquement,
dans les conditions prévues à l’article 42-7 de la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de
communication, une sanction pécuniaire dont le montant, fixé en fonction de la gravité du manquement, ne peut
excéder 4 % du chiffre d’affaires mondial hors taxes réalisé au cours du dernier exercice clos calculé sur une
période de douze mois ou, en l’absence de chiffre d’affaires, 250 000 euros. Ce maximum est porté à 6 % du chiffre
d’affaires mondial hors taxes en cas de réitération du manquement dans un délai de cinq ans à compter de la date à
laquelle la première décision de sanction est devenue définitive ou, en l’absence de chiffre d’affaires, à 500 000
euros. La méconnaissance de l’obligation d’empêcher l’accès aux adresses notifiées ou de prendre toute mesure
utile destinée à faire cesser le référencement du service de communication au public en ligne en application du
second alinéa du II du présent article peut être sanctionnée dans les mêmes conditions. Dans ce dernier cas,
l’amende ne peut excéder 1 % du chiffre d’affaires hors taxes réalisé au cours du dernier exercice clos calculé sur
une période de douze mois ou, en l’absence de chiffre d’affaires, 75 000 euros. Ce maximum est porté à 2 % du
chiffre d’affaires mondial hors taxes en cas de réitération du manquement dans un délai de cinq ans à compter de la
date à laquelle la première décision de sanction est devenue définitive ou, en l’absence de chiffre d’affaires, à
150 000 euros.
« Lorsque sont prononcées, à l’encontre de la même personne, une amende administrative en application du
présent article et une amende pénale en application de l’article 459 du code des douanes en raison des mêmes faits,
le montant global des amendes prononcées ne dépasse pas le maximum légal le plus élevé des sanctions encourues.
« V. – Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’Etat. »
Article 15
L’article 226-8 du code pénal est ainsi modifié :
1o Le premier alinéa est ainsi modifié :
a) Le mot : « publier » est remplacé par les mots : « porter à la connaissance du public ou d’un tiers » ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 2 sur 132

b) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Est assimilé à l’infraction mentionnée au présent alinéa et puni des
mêmes peines le fait de porter à la connaissance du public ou d’un tiers, par quelque voie que ce soit, un contenu
visuel ou sonore généré par un traitement algorithmique et représentant l’image ou les paroles d’une personne, sans
son consentement, s’il n’apparaît pas à l’évidence qu’il s’agit d’un contenu généré algorithmiquement ou s’il n’en
est pas expressément fait mention. » ;
2o Après le même premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Ces peines sont portées à deux ans d’emprisonnement et à 45 000 euros d’amende lorsque les délits prévus au
présent article ont été réalisés en utilisant un service de communication au public en ligne. » ;
3o Au second alinéa, les mots : « le délit prévu par l’alinéa précédent est » sont remplacés par les mots : « les
délits prévus au présent article sont ».
Article 16
I. – Le code pénal est ainsi modifié :
1o L’article 131-35-1 est ainsi rétabli :
« Art. 131-35-1. – I. – Pour les délits mentionnés au II, le tribunal peut ordonner à titre de peine
complémentaire la suspension des comptes d’accès à des services en ligne ayant été utilisés pour commettre
l’infraction. Le présent alinéa s’applique aux comptes d’accès aux services de plateforme en ligne définis au 4 du I
de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique.
« La suspension est prononcée pour une durée maximale de six mois ; cette durée est portée à un an lorsque la
personne est en état de récidive légale.
« Pendant l’exécution de la peine, il est interdit à la personne condamnée d’utiliser les comptes d’accès aux
services de plateforme en ligne ayant fait l’objet de la suspension ainsi que de créer de nouveaux comptes d’accès à
ces mêmes services.
« La décision de condamnation mentionnée au premier alinéa du présent I est signifiée aux fournisseurs de
services concernés. A compter de cette signification et pour la durée d’exécution de la peine complémentaire, ces
derniers procèdent au blocage des comptes faisant l’objet d’une suspension et peuvent mettre en œuvre, dans le
respect de la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, des mesures
strictement nécessaires et proportionnées permettant de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur
service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la
même personne.
« Le fait, pour le fournisseur, de ne pas procéder au blocage des comptes faisant l’objet d’une suspension est
puni de 75 000 euros d’amende.
« Pour l’exécution de la peine complémentaire mentionnée au premier alinéa du présent I et par dérogation au
troisième alinéa de l’article 702-1 du code de procédure pénale, la première demande de relèvement de cette peine
peut être portée par la personne condamnée devant la juridiction compétente à l’expiration d’un délai de trois mois
à compter de la décision initiale de condamnation.
« II. – Les délits pour lesquels la peine complémentaire mentionnée au I du présent article est encourue sont :
« 1o Les délits prévus aux articles 222-33, 222-33-2, 222-33-2-1, 222-33-2-2 et 222-33-2-3 et au deuxième alinéa
de l’article 222-33-3 ;
« 2o Les délits prévus aux articles 225-4-13, 225-5 et 225-6 ;
« 3o Les délits prévus aux articles 226-1 à 226-2-1, 226-4-1, 226-8 et 226-8-1 ;
« 4o Les délits prévus aux articles 227-22 à 227-24 ;
« 5o Le délit prévu à l’article 223-1-1 ;
« 6o Les délits de provocation prévus aux articles 211-2, 223-13, 227-18 à 227-21 et 412-8 et au deuxième alinéa
de l’article 431-6 ;
« 7o Les délits prévus aux articles 413-13 et 413-14 ;
« 8o Le délit prévu à l’article 421-2-5 ;
« 9o Les délits prévus aux articles 431-1, 433-3 et 433-3-1 ;
« 10o Le délit prévu à l’article 223-15-2 ;
« 11o Les délits prévus aux articles 24 et 24 bis, aux deuxième et troisième alinéas de l’article 32 et aux troisième
et quatrième alinéas de l’article 33 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ;
« 12o Le délit prévu à l’article L. 2223-2 du code de la santé publique. » ;
2o L’article 131-6 est ainsi modifié :
a) Après le 12o, il est inséré un 12o bis ainsi rédigé :
« 12o bis L’interdiction, pour une durée maximale de six mois, d’utiliser les comptes d’accès à des services de
plateforme en ligne définis au 4 du I de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans
l’économie numérique ayant été utilisés pour commettre l’infraction, si la personne a été condamnée pour une
infraction mentionnée au II de l’article 131-35-1 du présent code ; »
b) Au dernier alinéa, après la référence : « 12o », est insérée la référence : « , 12o bis » ;
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3o Après le 13o de l’article 132-45, il est inséré un 13o bis ainsi rédigé :
« 13o bis S’abstenir, pour une durée maximale de six mois, d’utiliser les comptes d’accès à des services de
plateforme en ligne définis au 4 du I de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans
l’économie numérique ayant été utilisés pour commettre l’infraction, si la personne a été condamnée pour une
infraction mentionnée au II de l’article 131-35-1 du présent code ; »
4o Le premier alinéa de l’article 434-41 est complété par les mots : « ou d’interdiction d’utiliser les comptes
d’accès résultant de la peine complémentaire prévue à l’article 131-35-1 du présent code ».
II. – Le code de procédure pénale est ainsi modifié :
1o Après le 20o de l’article 41-2, il est inséré un 21o ainsi rédigé :
« 21o Ne pas utiliser, pour une durée maximale de six mois, les comptes d’accès à des services de plateforme en
ligne définis au 4 du I de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie
numérique ayant été utilisés pour commettre l’infraction. Le présent 21o s’applique aux infractions prévues au II de
l’article 131-35-1 du code pénal. » ;
2o A la quatrième phrase du vingt-neuvième alinéa du même article 41-2, les mots : « vingt-cinquième à vingt-
septième » sont remplacés par les mots : « vingt-sixième à vingt-huitième » ;
3o Après le 18o de l’article 138, il est inséré un 19o ainsi rédigé :
« 19o Pour les infractions mentionnées au II de l’article 131-35-1 du code pénal, ne pas utiliser les comptes
d’accès à des services de plateforme en ligne définis au 4 du I de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004
pour la confiance dans l’économie numérique ayant été utilisés pour commettre l’infraction. Cette interdiction est
prononcée pour une durée maximale de six mois. »
III. – Le code de la justice pénale des mineurs est ainsi modifié :
1o Après le 7o de l’article L. 112-2, il est inséré un 7o bis ainsi rédigé :
« 7o bis Une interdiction, pour une durée maximale de six mois, d’utiliser les comptes d’accès à des services de
plateforme en ligne définis au 4 du I de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans
l’économie numérique ayant été utilisés pour commettre une des infractions mentionnées au II de l’article 131-35-1
du code pénal. Le juge des enfants, le tribunal pour enfants, le juge d’instruction ou le juge des libertés et de la
détention adresse à la victime un avis l’informant de cette mesure ; si la victime est partie civile, cet avis est
également adressé à son avocat ; »
2o Au deuxième alinéa de l’article L. 323-1, la référence : « 7o » est remplacée par la référence : « 7o bis » ;
3o Après le 14o de l’article L. 331-2, il est inséré un 16o ainsi rédigé :
« 16o Pour les infractions mentionnées au II de l’article 131-35-1 du code pénal, ne pas utiliser les comptes
d’accès à des services de plateforme en ligne définis au 4 du I de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004
pour la confiance dans l’économie numérique ayant été utilisés pour commettre l’infraction. Cette interdiction est
prononcée pour une durée maximale de six mois. Le juge des enfants, le tribunal pour enfants, le juge d’instruction
ou le juge des libertés et de la détention adresse à la victime un avis l’informant de cette mesure ; si la victime est
partie civile, cet avis est également adressé à son avocat. » ;
4o A la seconde phrase du cinquième alinéa de l’article L. 422-4, le mot : « vingt-huitième » est remplacé par le
mot : « trentième ».
Article 17
L’article 312-10 du code pénal est complété par trois alinéas ainsi rédigés :
« La peine d’emprisonnement est portée à sept ans d’emprisonnement et à 100 000 euros d’amende lorsque le
chantage est exercé par un service de communication au public en ligne :
« 1o Au moyen d’images ou de vidéos à caractère sexuel ;
« 2o En vue d’obtenir des images ou des vidéos à caractère sexuel. »
Article 18
[Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par la décision du Conseil constitutionnel no 2024-
866 DC du 17 mai 2024.]
Article 19
[Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par la décision du Conseil constitutionnel no 2024-
866 DC du 17 mai 2024.]
Article 20
L’article 131-5-1 du code pénal est complété par un 9o ainsi rédigé :
« 9o Le stage de sensibilisation au respect des personnes dans l’espace numérique et à la prévention des
infractions commises en ligne, dont le cyberharcèlement. »
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 2 sur 132

Article 21
Après l’article 226-8 du code pénal, il est inséré un article 226-8-1 ainsi rédigé :
« Art. 226-8-1. – Est puni de deux ans d’emprisonnement et de 60 000 euros d’amende le fait de porter à la
connaissance du public ou d’un tiers, par quelque voie que ce soit, un montage à caractère sexuel réalisé avec les
paroles ou l’image d’une personne, sans son consentement. Est assimilé à l’infraction mentionnée au présent alinéa
et puni des mêmes peines le fait de porter à la connaissance du public ou d’un tiers, par quelque voie que ce soit, un
contenu visuel ou sonore à caractère sexuel généré par un traitement algorithmique et reproduisant l’image ou les
paroles d’une personne, sans son consentement.
« Lorsque le délit prévu au premier alinéa est commis par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les
dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination
des personnes responsables.
« Les peines prévues au même premier alinéa sont portées à trois ans d’emprisonnement et à 75 000 euros
d’amende lorsque la publication du montage ou du contenu généré par un traitement algorithmique a été réalisée en
utilisant un service de communication au public en ligne. »
Article 22
Le deuxième alinéa de l’article L. 611-8 du code de l’éducation est complété par une phrase ainsi rédigée : « Elle
comporte également une sensibilisation aux addictions comportementales au numérique. »
Article 23
I. – Le titre II du livre III du code des postes et des communications électroniques est complété par un article
L. 136 ainsi rétabli :
« Art. L. 136. – Il est institué une réserve citoyenne du numérique ayant pour objet de concourir à la
transmission des valeurs de la République, au respect de l’ordre public, à la lutte contre la haine dans l’espace
numérique et à des missions d’éducation, d’inclusion et d’amélioration de l’information en ligne.
« La réserve citoyenne du numérique fait partie de la réserve civique prévue par la loi no 2017-86 du
27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté. Elle est régie par le présent code et, pour autant qu’ils n’y
sont pas contraires, par les articles 1er à 5 de la loi no 2017-86 du 27 janvier 2017 précitée.
« Tout membre de la réserve citoyenne du numérique qui acquiert, dans l’exercice de sa mission, la connaissance
d’un délit ou qui constate l’existence d’un contenu illicite, au sens du paragraphe h de l’article 3 du règlement
(UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services
numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques), est tenu d’en aviser sans
délai le procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements qui y sont relatifs.
« L’autorité de gestion ainsi que les conditions d’admission et de fonctionnement de la réserve citoyenne du
numérique sont fixées par décret en Conseil d’Etat.
« Les périodes d’emploi au titre de la réserve citoyenne du numérique n’ouvrent droit à aucune indemnité ou
allocation. »
II. – Après le 6o de l’article 1er de la loi no 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté, dans
sa rédaction résultant de l’ordonnance no 2022-1336 du 19 octobre 2022 relative aux droits sociaux des personnes
détenues, il est inséré un 7o ainsi rédigé :
« 7o La réserve citoyenne du numérique prévue à l’article L. 136 du code des postes et des communications
électroniques. »
Article 24
L’article 12 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 précitée est ainsi rédigé :
« Art. 12. – I. – Lorsque l’un de ses agents spécialement désignés et habilités à cette fin constate qu’un service
de communication au public en ligne est manifestement conçu pour réaliser des opérations constituant une des
infractions mentionnées aux articles 226-4-1, 226-18 et 323-1 du code pénal et à l’article L. 163-4 du code
monétaire et financier ou l’escroquerie, au sens de l’article 313-1 du code pénal, et consistant à mettre en ligne ou à
diriger l’utilisateur vers une interface dont les caractéristiques sont de nature à créer la confusion avec l’interface
en ligne d’un service existant et à inciter ainsi l’utilisateur de cette interface, à son préjudice ou au préjudice d’un
tiers, à fournir des données à caractère personnel ou à verser une somme d’argent, l’autorité administrative met en
demeure la personne dont l’activité est d’éditer le service de communication au public en ligne en cause, sous
réserve qu’elle ait mis à disposition les informations mentionnées à l’article 1er-1 de la présente loi, de cesser les
opérations constituant l’infraction constatée. Elle l’informe également des mesures conservatoires mentionnées au
deuxième alinéa du présent I prises à son encontre et l’invite à lui adresser ses observations dans un délai de
cinq jours à compter de la notification de ces mesures.
« Simultanément, l’autorité administrative notifie l’adresse électronique du service concerné aux fournisseurs de
navigateurs internet, au sens du 11 de l’article 2 du règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du
Conseil du 14 septembre 2022 relatif aux marchés contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant
les directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828 (règlement sur les marchés numériques), aux fins de la mise en
œuvre de mesures conservatoires.
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« La personne destinataire d’une notification prend sans délai, à titre conservatoire, toute mesure utile consistant
à afficher un message avertissant l’utilisateur du risque de préjudice encouru en cas d’accès à cette adresse. Ce
message est clair, lisible, unique et compréhensible et permet aux utilisateurs d’accéder à un site internet officiel
défini par le décret mentionné au VI du présent article.
« Ces mesures conservatoires sont mises en œuvre pendant une durée de sept jours à compter de leur notification.
« Lorsque l’autorité administrative, le cas échéant après avoir pris connaissance des observations de la personne
dont l’activité est d’éditer le service de communication au public en ligne en cause, estime que le constat
mentionné au premier alinéa du présent I n’est plus valable, elle demande sans délai à la personne destinataire
d’une telle notification de mettre fin aussitôt aux mesures conservatoires.
« II. – Lorsque la personne dont l’activité est d’éditer le service de communication au public en ligne en cause
n’a pas mis à disposition les informations mentionnées à l’article 1er-1, lorsque celles-ci ne permettent pas de la
contacter ou lorsqu’au terme du délai mentionné au premier alinéa du I du présent article, le cas échéant après que
cette personne a fait valoir ses observations, il apparaît que le constat mentionné au même premier alinéa est
toujours valable, l’autorité administrative peut, par une décision motivée, enjoindre aux fournisseurs de services
d’accès à internet ou aux fournisseurs de systèmes de résolution de noms de domaine de prendre sans délai toute
mesure utile destinée à empêcher l’accès à l’adresse de ce service pour une durée maximale de trois mois. Dans les
mêmes conditions, elle peut enjoindre aux fournisseurs de navigateurs internet, au sens du 11 de l’article 2 du
règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du Conseil du 14 septembre 2022 précité, d’afficher sans
délai un message clair, lisible, unique et compréhensible avertissant les utilisateurs qui tentent d’accéder au service
concerné du préjudice encouru, subordonnant l’accès à ce service à une confirmation explicite de l’utilisateur et lui
permettant d’accéder au site internet officiel défini par le décret mentionné au VI du présent article, pour une durée
maximale de trois mois.
« Les utilisateurs des services de communication au public en ligne dont l’accès est empêché en application des
mesures mentionnées au premier alinéa du présent II sont dirigés vers une page d’information indiquant les motifs
de la décision de l’autorité administrative et mentionnant le site internet officiel défini par le décret mentionné
au VI.
« Au terme de la durée prescrite au premier alinéa du présent II, la mesure prise sur le fondement du même
premier alinéa peut être prolongée de six mois au plus. Une prolongation supplémentaire de six mois peut être
décidée.
« Pour l’application dudit premier alinéa, on entend par fournisseur de systèmes de résolution de noms de
domaine toute personne mettant à disposition un service permettant la traduction d’un nom de domaine en un
numéro unique identifiant un appareil connecté à internet.
« Les décisions prises en application des premier et troisième alinéas du présent II sont notifiées par l’autorité
administrative, sous la réserve mentionnée au premier alinéa du I, à la personne dont l’activité est d’éditer le
service de communication au public en ligne en cause.
« L’autorité administrative peut également notifier les adresses électroniques dont les contenus contreviennent
au même I aux moteurs de recherche ou aux annuaires, lesquels prennent toute mesure utile destinée à faire cesser
leur référencement.
« L’autorité administrative peut à tout instant demander aux fournisseurs mentionnés au premier alinéa du
présent II de mettre fin aux mesures mentionnées au même premier alinéa lorsque le constat sur lequel elles étaient
fondées n’est plus valable.
« III. – L’autorité administrative transmet sans délai les demandes mentionnées aux I et II ainsi que les adresses
électroniques des services de communication en ligne concernés à une personnalité qualifiée désignée en son sein
par la Commission nationale de l’informatique et des libertés pour la durée de son mandat au sein de cette
commission. La personnalité qualifiée s’assure du caractère justifié des mesures et des conditions d’établissement,
de mise à jour, de communication et d’utilisation de la liste des adresses électroniques concernées. Elle peut saisir
le collège de la Commission nationale de l’informatique et des libertés lorsque l’enjeu le justifie. Elle peut, à tout
moment, enjoindre à l’autorité administrative de mettre fin aux mesures qu’elle a prises sur le fondement des
mêmes I et II.
« Lorsque la personne dont l’activité est d’éditer le service de communication au public en ligne en cause saisit
la personnalité qualifiée d’un recours administratif dans les conditions fixées par le décret mentionné au VI, la
mesure prise sur le fondement des I ou II est suspendue pendant la durée de l’instruction de ce recours par la
personnalité qualifiée.
« La personnalité qualifiée rend public chaque année un rapport d’activité, annexé au rapport public prévu à
l’article 8 de la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, qui comporte
des éléments relatifs notamment :
« 1o Au nombre et aux motifs des mesures conservatoires demandées en application du I du présent article ;
« 2o Au nombre, aux motifs et à la nature des mesures demandées en application du II ;
« 3o Au nombre d’adresses de services de communication au public en ligne concernées ;
« 4o Au nombre et à la nature des recommandations formulées à l’égard de l’autorité administrative ;
« 5o Au nombre de recours administratifs dont elle a été saisie, aux délais moyens d’instruction de ces recours et
aux issues qui leur ont été réservées ;
« 6o Aux moyens nécessaires à l’amélioration de ses conditions d’exercice.
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« IV. – Les adresses électroniques des services de communication au public en ligne faisant l’objet des
demandes mentionnées aux I et II sont rendues publiques par l’autorité administrative dans un format ouvert
soixante-douze heures après l’envoi de la notification ou de l’injonction, dans une liste unique mise à jour
régulièrement.
« V. – Tout manquement aux obligations définies au présent article par la personne destinataire d’une
notification ou d’une injonction de l’autorité administrative est puni des peines prévues au C du III de l’article 6.
« VI. – Les modalités d’application du présent article, notamment la désignation de l’autorité administrative
compétente ainsi que le contenu et les modalités de présentation des messages d’avertissement mentionnés aux I
et II, sont précisées par un décret en Conseil d’Etat pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et
des libertés. »
Article 25
o
I. – Après l’article 15-1 de la loi n 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, il est
inséré un article 15-2 ainsi rédigé :
« Art. 15-2. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique veille à l’adoption, par
les services de très grandes plateformes en ligne, au sens du i de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du
Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et
modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques), des chartes prévues au II de l’article 25
de la loi no 2024-449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique.
« Elle publie un bilan périodique de l’application et de l’effectivité de ces chartes. A cette fin, elle recueille
auprès de ces services, dans les conditions fixées à l’article 19 de la présente loi, toutes les informations nécessaires
à l’élaboration de ce bilan. »
II. – Les services de très grandes plateformes en ligne, au sens du i de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065
du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022
relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques), adoptent des chartes de suivi et de soutien des modérateurs de contenus en ligne qui ont notamment
pour objet :
1o De fournir une formation complète aux modérateurs pour les préparer aux défis liés à leur travail de
modération de contenus en ligne ;
2o De sensibiliser les modérateurs aux risques pour leur santé mentale et de les informer des ressources de
soutien disponibles ;
3o De mettre en place un programme de soutien psychologique accessible à tous les modérateurs et de prévoir la
possibilité de séances individuelles avec des professionnels de la santé mentale pour discuter de leurs expériences
et des émotions liées à leur travail ;
4o De prévoir une rotation des tâches pour éviter de surcharger les modérateurs avec des contenus difficiles et
éprouvants ;
5o D’encourager la formation de groupes de soutien entre les modérateurs, où ils pourront partager leurs
expériences, s’entraider et se soutenir mutuellement ;
6o D’élaborer des politiques de bien-être au travail spécifiquement adaptées aux besoins des modérateurs, qui
visent à assurer un environnement de travail sain et favorable à leur santé mentale ;
7o De reconnaître publiquement et régulièrement le travail effectué par les modérateurs pour assurer la sécurité et
la qualité des contenus en ligne et récompenser leur contribution positive à la protection de tous les usagers des
plateformes de services en ligne ;
8o De respecter la confidentialité des échanges entre les modérateurs et les professionnels de soutien
psychologique, sauf en cas de signalement de situations critiques nécessitant une intervention appropriée ;
9o De procéder régulièrement à une évaluation de l’efficacité des programmes de suivi et de soutien en prenant
en compte les commentaires et les suggestions des modérateurs.

TITRE III
RENFORCER LA CONFIANCE ET LA CONCURRENCE DANS L’ÉCONOMIE DE LA DONNÉE
CHAPITRE Ier
PRATIQUES COMMERCIALES DÉLOYALES ENTRE ENTREPRISES
SUR LE MARCHÉ DE L’INFORMATIQUE EN NUAGE

Article 26
I. – La section 2 du chapitre II du titre IV du livre IV du code de commerce est complétée par un article L. 442-
12 ainsi rédigé :
« Art. L. 442-12. – I. – Pour l’application du présent article, on entend par :
« 1o “Service d’informatique en nuage” : un service numérique fourni à un client qui permet un accès par réseau
en tout lieu et à la demande à un ensemble partagé de ressources informatiques configurables, modulables et
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variables de nature centralisée, distribuée ou fortement distribuée, qui peuvent être rapidement mobilisées et
libérées avec un minimum d’efforts de gestion ou d’interaction avec le fournisseur de services ;
« 2o “Avoir d’informatique en nuage” : un avantage octroyé par un fournisseur de services d’informatique en
nuage à un client, défini au 3o du présent I, utilisable sur ses différents services, sous la forme d’un montant de
crédits offerts ou d’une quantité de services offerts ;
« 3o “Client” : une personne physique ou morale qui a noué une relation contractuelle avec un fournisseur de
services d’informatique en nuage dans le but d’utiliser un ou plusieurs de ses services d’informatique en nuage ;
« 4o “Autopréférence” : le fait, pour un fournisseur de services d’informatique en nuage qui fournit également
des logiciels, de fournir un logiciel à un client par le biais des services d’un fournisseur de services d’informatique
en nuage tiers dans des conditions tarifaires et fonctionnelles qui diffèrent sensiblement de celles dans lesquelles le
fournisseur fournit ce même logiciel par le biais de son propre service d’informatique en nuage, lorsque ces
différences de tarifs et de fonctionnalités ne sont pas justifiées.
« II. – Un fournisseur de services d’informatique en nuage ne peut octroyer un avoir d’informatique en nuage à
une personne exerçant des activités de production, de distribution ou de services que pour une durée limitée.
« L’octroi d’un avoir d’informatique en nuage ne peut être assorti d’une condition d’exclusivité, de quelque
nature que ce soit, du bénéficiaire vis-à-vis du fournisseur de cet avoir.
« Un décret en Conseil d’Etat précise les modalités d’application du présent II, notamment les différents types
d’avoirs d’informatique en nuage. Il définit pour chacun d’eux une durée de validité maximale, qui ne peut excéder
un an, y compris si l’octroi de cet avoir est renouvelé.
« III. – Toute conclusion d’un contrat en violation du II est punie d’une amende administrative, dont le montant
ne peut excéder 200 000 euros pour une personne physique et un million d’euros pour une personne morale. Le
maximum de l’amende encourue est porté à 400 000 euros pour une personne physique et deux millions d’euros
pour une personne morale en cas de réitération du manquement dans un délai de deux ans à compter de la date à
laquelle la première décision de sanction est devenue définitive.
« IV. – Il est interdit à toute personne de subordonner la vente d’un produit ou d’un service à la conclusion
concomitante d’un contrat de fourniture de services d’informatique en nuage dès lors que celle-ci constitue une
pratique commerciale déloyale au sens de l’article L. 121-1 du code de la consommation.
« V. – L’Autorité de la concurrence peut, soit d’office, soit à la demande du ministre chargé du numérique ou de
toute personne morale concernée, se saisir de tout signalement effectué vis-à-vis des pratiques d’autopréférence.
Elle les sanctionne ou adopte toute mesure nécessaire, le cas échéant, sur le fondement des titres II et VI du présent
livre. L’Autorité de la concurrence dispose, pour la mise en œuvre de ces dispositions, des pouvoirs qui lui sont
reconnus au titre V du présent livre. »
II. – Dans un délai de dix-huit mois à compter de la promulgation de la présente loi, l’Autorité de la concurrence
remet au Parlement et au Gouvernement un rapport présentant son activité au titre de la pratique d’autopréférence
et des améliorations procédurales ou législatives éventuelles.
Article 27
I. – Pour l’application du présent article et des chapitres II et IV du présent titre, on entend par :
1o « Service d’informatique en nuage » : le service défini au 1o du I de l’article L. 442-12 du code de commerce ;
2o « Frais de transfert de données » : les frais facturés par un fournisseur de services d’informatique en nuage à
un client pour l’extraction, par un réseau, des données de ce client depuis l’infrastructure du fournisseur de services
d’informatique en nuage vers les systèmes d’un autre fournisseur ou vers une infrastructure sur site ;
3o « Frais de changement de fournisseur » : les frais, autres que les frais de service standard ou les pénalités de
résiliation anticipée, imposés par un fournisseur de services d’informatique en nuage à un client pour les actions
réalisées pour changer de fournisseur en passant au système d’un fournisseur différent ou à une infrastructure sur
site, y compris les frais de transfert des données ;
4o « Client » : le client défini au 3o du I du même article L. 442-12.
II. – Il est interdit à tout fournisseur de services d’informatique en nuage de facturer, dans le cadre des contrats
qu’il conclut avec un client, des frais de transfert de données définis au I du présent article dans le cadre d’un
changement de fournisseur supérieurs aux coûts supportés par le fournisseur et directement liés à ce changement.
III. – Il est interdit à tout fournisseur de services d’informatique en nuage de facturer, dans le cadre des contrats
qu’il conclut avec un client, des frais de changement de fournisseur, autres que ceux mentionnés au 2o du I,
supérieurs aux coûts supportés par le fournisseur et directement liés à ce changement.
IV. – Il est interdit à tout fournisseur de services d’informatique en nuage de facturer, dans le cadre des contrats
qu’il conclut avec un client, des frais de transfert de données supérieurs aux coûts supportés par chaque fournisseur
et directement liés à ce transfert lorsque ce client recourt de manière simultanée à plusieurs fournisseurs de
services.
V. – Pour l’application des règles énoncées au II, les frais de transfert de données doivent être facturés dans le
respect d’un montant maximal de tarification fixé par arrêté du ministre chargé du numérique après proposition de
l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse.
VI. – Après consultation publique, l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de
la distribution de la presse adopte des lignes directrices portant sur les coûts susceptibles d’être pris en compte dans
la détermination des frais de changement de fournisseur de services d’informatique en nuage mentionnés au III et
des frais de transfert de données mentionnés au IV.
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VII. – Les fournisseurs de services d’informatique en nuage communiquent aux clients et aux potentiels clients
de façon claire et compréhensible, notamment avant la signature du contrat, des informations sur les frais de
transfert de données et de changement de fournisseur, y compris sur la nature et le montant de ces frais. Ils
informent leurs clients de toute évolution relative à ces informations pendant toute la durée du contrat.
Pour les contrats conclus à compter de la promulgation de la présente loi, la nature et le montant de ces frais
éventuels doivent être mentionnés dans le contrat.
Pour les contrats en cours à la date de la promulgation de la présente loi, les fournisseurs de services
d’informatique en nuage informent expressément leurs clients de la nature et du montant des frais de transfert de
données et de changement de fournisseur qui leur sont imputables dans le cadre du contrat.
VIII. – Les obligations définies au présent article ne s’appliquent pas aux services suivants :
1o Les services d’informatique en nuage dont la majorité des caractéristiques principales ont été conçues sur
mesure pour répondre aux besoins spécifiques d’un client particulier ou dont tous les composants ont été
développés pour les besoins d’un client spécifique et qui ne sont pas offerts à grande échelle sur le plan commercial
par l’intermédiaire du catalogue de services du fournisseur de services d’informatique en nuage ;
2o Les services d’informatique en nuage fournis en tant que version non destinée à la production à des fins
d’essai et d’évaluation et pour une durée limitée.
Avant la conclusion d’un contrat, le fournisseur de services indique au client potentiel si les services fournis
relèvent des 1o ou 2o du présent VIII.
CHAPITRE II
INTEROPÉRABILITÉ DES SERVICES D’INFORMATIQUE EN NUAGE

Article 28
I. – Pour l’application du présent chapitre, on entend par :
1o « Actifs numériques » : tous les éléments au format numérique, y compris les applications, sur lesquels le
client d’un service d’informatique en nuage a un droit d’utilisation, indépendamment de la relation contractuelle
que le client a avec le service d’informatique en nuage qu’il a l’intention de quitter ;
2o « Équivalence fonctionnelle » : le rétablissement, sur la base des données exportables et des actifs numériques
du client, d’un niveau minimal de fonctionnalité dans l’environnement d’un nouveau service d’informatique en
nuage du même type de service après le changement de fournisseur, lorsque le service de destination fournit des
résultats sensiblement comparables en réponse à la même entrée pour les fonctionnalités partagées fournies au
client en application d’un accord contractuel ;
3o « Données exportables » : les données d’entrée et de sortie, y compris les métadonnées, générées directement
ou indirectement ou cogénérées par le client par l’utilisation du service d’informatique en nuage, à l’exclusion de
tout actif ou des données du fournisseur de services d’informatique en nuage ou d’un tiers, lorsque cet actif ou ces
données sont protégés au titre de la propriété intellectuelle ou du secret des affaires.
II. – Les fournisseurs de services d’informatique en nuage assurent la conformité de leurs services aux
exigences essentielles :
1o D’interopérabilité, dans des conditions sécurisées, avec les services du client ou avec ceux fournis par d’autres
fournisseurs de services d’informatique en nuage pour le même type de service ;
2o De portabilité des actifs numériques et des données exportables, dans des conditions sécurisées, vers les
services du client ou vers ceux fournis par d’autres fournisseurs de services d’informatique en nuage couvrant le
même type de service ;
3o De mise à disposition gratuite aux clients et aux fournisseurs de services tiers désignés par ces utilisateurs à la
fois d’interfaces de programmation d’applications nécessaires à la mise en œuvre de l’interopérabilité et de la
portabilité mentionnées aux 1o et 2o du présent II et d’informations suffisamment détaillées sur le service
d’informatique en nuage concerné pour permettre aux clients ou aux services de fournisseurs tiers de communiquer
avec ce service, à l’exception des services qui relèvent des services mentionnés au III de l’article 29.
Article 29
I. – L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse
précise les règles et les modalités de mise en œuvre des exigences mentionnées au II de l’article 28, notamment par
l’édiction de spécifications d’interopérabilité et de portabilité. Elle peut, à cet effet, demander à un ou plusieurs
organismes de normalisation de lui faire des propositions.
Pour l’édiction de ces spécifications, l’autorité mentionnée au premier alinéa du présent I fait la distinction entre,
d’une part, les services correspondant à des ressources informatiques modulables et variables limitées à des
éléments d’infrastructure tels que les serveurs, les réseaux et les ressources virtuelles nécessaires à l’exploitation de
l’infrastructure, sans donner accès aux services, logiciels et applications d’exploitation qui sont stockés, traités ou
déployés sur ces éléments d’infrastructure, et, d’autre part, les autres services d’informatique en nuage. Elle veille
également à la bonne articulation de ces spécifications avec celles édictées par les autorités compétentes des autres
Etats membres de l’Union européenne ou figurant au sein des codes de conduite européens relatifs aux services
d’informatique en nuage.
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II. – Lorsque les exigences mentionnées au II de l’article 28 sont précisées dans les conditions définies au I du
présent article, les fournisseurs de services d’informatique en nuage assurent la conformité de leurs services à ces
exigences et à ces modalités.
Ils publient et mettent à jour régulièrement une offre de référence technique d’interopérabilité précisant les
conditions de mise en conformité de leurs services avec les exigences mentionnées au II de l’article 28, précisées,
le cas échéant, par les décisions de l’autorité mentionnée au I du présent article.
III. – Les fournisseurs de services d’informatique en nuage dont les services correspondent à des ressources
informatiques modulables et variables limitées à des éléments d’infrastructure tels que les serveurs, les réseaux et
les ressources virtuelles nécessaires à l’exploitation de l’infrastructure, sans donner accès ni aux services, ni aux
logiciels, ni aux applications d’exploitation qui sont stockés, traités ou déployés sur ces éléments d’infrastructure,
prennent les mesures raisonnables en leur pouvoir afin de faciliter une équivalence fonctionnelle dans l’utilisation
du service de destination, lorsqu’il couvre le même type de fonctionnalités.
IV. – Les obligations définies au premier alinéa du II et au III ne s’appliquent pas aux services d’informatique
en nuage dont la majorité des caractéristiques principales ont été conçues sur mesure pour répondre aux besoins
spécifiques d’un client particulier ou dont tous les composants ont été développés pour les besoins d’un client
spécifique et qui ne sont pas offerts à grande échelle sur le plan commercial par l’intermédiaire du catalogue de
services du fournisseur de services d’informatique en nuage.
Les obligations définies à l’article 28 et au présent article ne s’appliquent pas aux services d’informatique en
nuage fournis en tant que version non destinée à la production à des fins d’essai et d’évaluation pour une durée
limitée.
Avant la conclusion d’un contrat, le fournisseur de services indique au client potentiel si les exemptions aux
obligations prévues à l’article 28 et au présent article s’appliquent aux services fournis.
V. – Les conditions d’application du présent article et le délai de précision des règles et des modalités de mise
en œuvre des exigences mentionnées au II de l’article 28 sont précisés par un décret pris après avis de l’Autorité de
régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse.
Article 30
I. – L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse
peut, de manière proportionnée aux besoins liés à l’accomplissement de ses missions et sur la base d’une décision
motivée :
1o Recueillir auprès des personnes physiques ou morales fournissant des services d’informatique en nuage les
informations ou les documents nécessaires pour s’assurer du respect par ces personnes des obligations mentionnées
aux articles 27 à 29 ;
2o Procéder à des enquêtes auprès de ces mêmes personnes.
Ces enquêtes sont menées dans les conditions prévues aux II à IV de l’article L. 32-4 et à l’article L. 32-5 du
code des postes et des communications électroniques.
L’autorité veille à ce que les informations recueillies en application du présent article ne soient pas divulguées
lorsqu’elles sont protégées par l’un des secrets mentionnés aux articles L. 311-5 à L. 311-8 du code des relations
entre le public et l’administration.
II. – En cas de désaccord sur le respect par le fournisseur de services d’informatique en nuage des interdictions
et des obligations mentionnées aux II à IV et VII de l’article 27, au II de l’article 28 et aux II et III de l’article 29 de
la présente loi, l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la
presse peut être saisie du différend dans les conditions prévues à l’article L. 36-8 du code des postes et des
communications électroniques.
Sa décision est motivée et précise les conditions équitables, d’ordre technique et financier, de mise en œuvre des
interdictions et des obligations mentionnées aux II à IV et VII de l’article 27, au II de l’article 28 et aux II et III de
l’article 29 de la présente loi.
III. – L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse
peut, soit d’office, soit à la demande du ministre chargé du numérique, d’une organisation professionnelle, d’une
association agréée d’utilisateurs ou de toute personne physique ou morale concernée, sanctionner les manquements
aux obligations mentionnées aux articles 27 à 29 qu’elle constate de la part d’un fournisseur de services
d’informatique en nuage.
Ce pouvoir de sanction est exercé dans les conditions prévues à l’article L. 36-11 du code des postes et des
communications électroniques. Par dérogation aux quatrième à dixième alinéas du III du même article L. 36-11, la
formation restreinte de l’autorité mentionnée à l’article L. 130 du même code peut prononcer à l’encontre du
fournisseur de services d’informatique en nuage en cause une sanction pécuniaire dont le montant est proportionné
à la gravité du manquement et aux avantages qui en sont tirés, sans pouvoir excéder 3 % du chiffre d’affaires
mondial hors taxes réalisé au cours du dernier exercice clos. Ce taux est porté à 5 % en cas de réitération du
manquement dans un délai de cinq ans à compter de la date à laquelle la première décision de sanction est devenue
définitive.
IV. – Le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution
de la presse saisit l’Autorité de la concurrence des abus de position dominante et des pratiques entravant le libre
exercice de la concurrence dont il pourrait avoir connaissance dans le secteur de l’informatique en nuage. Cette
saisine s’effectue dans les conditions prévues à l’article L. 36-10 du code des postes et des communications
électroniques.
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CHAPITRE III
PROTECTION DES DONNÉES STRATÉGIQUES ET SENSIBLES
SUR LE MARCHÉ DE L’INFORMATIQUE EN NUAGE

Article 31
I. – Lorsque les administrations de l’Etat, ses opérateurs dont la liste est annexée au projet de loi de finances
ainsi que les groupements d’intérêt public comprenant les administrations ou les opérateurs mentionnés
précédemment et dont la liste est fixée par décret en Conseil d’Etat ont recours à un service d’informatique en
nuage fourni par un prestataire privé pour la mise en œuvre de systèmes ou d’applications informatiques, ils
respectent les dispositions du présent article.
Si le système ou l’application informatique concerné traite de données d’une sensibilité particulière, définies
au II, qu’elles soient à caractère personnel ou non, et si leur violation est susceptible d’engendrer une atteinte à
l’ordre public, à la sécurité publique, à la santé ou à la vie des personnes ou à la protection de la propriété
intellectuelle, l’administration de l’Etat, ses opérateurs et les groupements mentionnés au présent I veillent à ce que
le service d’informatique en nuage fourni par le prestataire privé mette en œuvre des critères de sécurité et de
protection des données garantissant notamment la protection des données traitées ou stockées contre tout accès par
des autorités publiques d’Etats tiers non autorisé par le droit de l’Union européenne ou d’un Etat membre.
II. – Sont qualifiées de données d’une sensibilité particulière au sens du I :
1o Les données qui relèvent de secrets protégés par la loi, notamment au titre des articles L. 311-5 et L. 311-6 du
code des relations entre le public et l’administration ;
2o Les données nécessaires à l’accomplissement des missions essentielles de l’Etat, notamment la sauvegarde de
la sécurité nationale, le maintien de l’ordre public et la protection de la santé et de la vie des personnes.
III. – Lorsque, à la date d’entrée en vigueur du présent article, l’administration de l’Etat, son opérateur ou le
groupement mentionné au I a déjà engagé un projet nécessitant le recours à un service d’informatique en nuage,
cette administration, cet opérateur ou ce groupement peut solliciter une dérogation au présent article.
IV. – Le I est applicable au groupement mentionné à l’article L. 1462-1 du code de la santé publique.
V. – Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un décret en Conseil d’Etat
précise les modalités d’application du présent article, notamment les critères de sécurité et de protection, y compris
en termes de détention du capital, des données mentionnés au I. Ce décret précise également les conditions dans
lesquelles une dérogation motivée et rendue publique peut être accordée sous la responsabilité du ministre dont
relève le projet déjà engagé et après validation par le Premier ministre, sans que cette dérogation puisse excéder
dix-huit mois à compter de la date à laquelle une offre de services d’informatique en nuage acceptable est
disponible en France, et fixe éventuellement les critères selon lesquels une telle offre peut être considérée comme
acceptable.
VI. – Dans un délai de dix-huit mois à compter la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au
Parlement un rapport évaluant les moyens supplémentaires pouvant être pris afin de rehausser le niveau de la
protection collective face aux risques et aux menaces que les législations extraterritoriales peuvent faire peser sur
les données qualifiées d’une sensibilité particulière par le présent article ainsi que sur les données de santé à
caractère personnel. Ce rapport évalue également l’opportunité et la faisabilité de soumettre les fournisseurs de
services d’informatique en nuage établis en dehors de l’Union européenne à un audit de chiffrement certifié par
l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information.

Article 32
I. – L’article L. 1111-8 du code de la santé publique est ainsi modifié :
1o Le II est ainsi modifié :
a) La seconde phrase du premier alinéa est supprimée ;
b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :
« Si l’hébergeur de données mentionnées au premier alinéa du I conserve des données dans le cadre d’un service
d’archivage électronique, il est soumis à l’obligation mentionnée au premier alinéa du présent II. » ;
2o Le IV est ainsi rédigé :
« IV. – La nature des prestations d’hébergement mentionnées aux II et III du présent article, les rôles et les
responsabilités de l’hébergeur et des personnes physiques ou morales pour le compte desquelles les données de
santé à caractère personnel sont conservées, les obligations de l’hébergeur en matière de stockage de ces données
sur le territoire d’un Etat membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen
ainsi que les stipulations devant figurer dans le contrat mentionné au I, y compris concernant les mesures prises
face aux risques de transfert de ces données ou d’accès non autorisé à celles-ci par des Etats tiers à l’Union
européenne ou à l’Espace économique européen, sont précisés par un décret en Conseil d’Etat, pris après avis de la
Commission nationale de l’informatique et des libertés et des conseils nationaux des ordres des professions de
santé. »
II. – Le b du 1o du I entre en vigueur à une date fixée par décret, qui ne peut être postérieure au 1er juillet 2025.
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CHAPITRE IV
TRANSPARENCE SUR LE MARCHÉ DE L’INFORMATIQUE EN NUAGE

Article 33
I. – Les fournisseurs de services d’informatique en nuage publient et tiennent à jour sur leur site internet les
informations suivantes :
1o Les informations relatives aux juridictions compétentes eu égard à l’infrastructure déployée pour le traitement
des données dans le cadre de leurs différents services ;
2o Une description générale des mesures techniques, organisationnelles et contractuelles mises en œuvre par le
fournisseur de services d’informatique en nuage afin d’empêcher tout accès non autorisé aux données à caractère
non personnel détenues dans l’Union européenne ou le transfert de ces données par des Etats tiers, dans les cas où
ce transfert ou cet accès est contraire au droit européen ou au droit national.
Les sites internet mentionnés au premier alinéa du présent I sont mentionnés dans les contrats de tous les
services d’informatique en nuage offerts par les fournisseurs de services d’informatique en nuage.
II. – Les fournisseurs de services d’informatique en nuage publient des informations sur l’empreinte
environnementale de leurs services, notamment en matière d’empreinte carbone, de consommation d’eau et de
consommation d’énergie.
III. – Un décret précise le contenu, les modalités d’application et les délais de mise en œuvre de l’obligation
mentionnée au II ainsi que les seuils d’activité en deçà desquels les fournisseurs de services d’informatique en
nuage n’y sont pas assujettis.
Article 34
Le code des postes et des communications électroniques est ainsi modifié :
1o L’article L. 32 est complété par un 34o ainsi rédigé :
« 34o Services d’informatique en nuage.
« On entend par service d’informatique en nuage un service numérique, fourni à un client, qui permet un accès
par réseau en tout lieu et à la demande à un ensemble partagé de ressources informatiques configurables,
modulables et variables partagées et de nature centralisée, distribuée ou fortement distribuée, qui peuvent être
rapidement mobilisées et libérées avec un minimum d’efforts de gestion ou d’interaction avec le fournisseur de
services. » ;
2o Au 2o ter du I de l’article L. 32-4, les mots : « et des fournisseurs de systèmes d’exploitation » sont remplacés
par les mots : « , des fournisseurs de systèmes d’exploitation et des fournisseurs de services d’informatique en
nuage » ;
3o Au 8o de l’article L. 36-6, les mots : « et des services de communications électroniques, » sont remplacés par
les mots : « des services de communications électroniques et des services d’informatique en nuage » ;
4o L’article L. 36-11 est ainsi modifié :
a) A la première phrase du premier alinéa, après le mot : « exploitation, », sont insérés les mots : « des
fournisseurs de services d’informatique en nuage, » ;
b) Le I est ainsi modifié :
– au premier alinéa, après le mot : « exploitation, », sont insérés les mots : « un fournisseur de services
d’informatique en nuage, » ;
– au sixième alinéa, après le mot : « réseaux, », sont insérés les mots : « le fournisseur de services
d’informatique en nuage, » ;
c) A la première phrase du II, après le mot : « exploitation, », sont insérés les mots : « un fournisseur de services
d’informatique en nuage, » ;
d) A la première phrase du dixième alinéa du III, les mots : « ou du fournisseur de système d’exploitation » sont
remplacés par les mots : « , du fournisseur de systèmes d’exploitation ou du fournisseur de services d’informatique
en nuage ».
Article 35
I. – Les I à III de l’article L. 442-12 du code de commerce, dans sa rédaction résultant de l’article 26, les
articles 27 à 30 et l’article 33 de la présente loi s’appliquent aux fournisseurs de services d’informatique en nuage
établis en France ou hors de l’Union européenne.
II. – Lorsque les conditions mentionnées au a du paragraphe 4 de l’article 3 de la directive 2000/31/CE du
Parlement européen et du Conseil du 8 juin 2000 relative à certains aspects juridiques des services de la société de
l’information, et notamment du commerce électronique, dans le marché intérieur (« directive sur le commerce
électronique ») sont remplies et au terme de la procédure prévue au b du paragraphe 4 ou, le cas échéant, au
paragraphe 5 du même article 3, les I à III de l’article L. 442-12 du code de commerce, dans sa rédaction résultant
de l’article 26, les articles 27 à 30 et l’article 33 de la présente loi s’appliquent également aux fournisseurs de
services d’informatique en nuage établis dans un autre Etat membre de l’Union européenne, dans un délai qui ne
peut être supérieur à un an à compter de la publication de l’arrêté du ministre chargé du numérique. L’Autorité de
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régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse peut proposer au ministre
la désignation de ces personnes et fournit à l’appui tous les éléments de nature à justifier sa proposition. L’arrêté est
pris après avis de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la
presse, sauf lorsqu’il fait suite à une proposition de l’Autorité portant sur chacun des fournisseurs désignés par cet
arrêté.

CHAPITRE V
RÉGULATION DES SERVICES D’INTERMÉDIATION DE DONNÉES

Article 36
L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse est
l’autorité compétente en matière de services d’intermédiation de données, en application de l’article 13 du
règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2022 portant sur la gouvernance
européenne des données et modifiant le règlement (UE) 2018/1724 (règlement sur la gouvernance des données).
L’autorité est consultée sur les projets de lois et de décrets relatifs aux services d’intermédiation de données. Elle
est associée, à la demande du ministre chargé du numérique, à la préparation de la position française dans les
négociations internationales dans le domaine des services d’intermédiation de données. Elle participe, à la demande
du même ministre, à la représentation française dans les organisations internationales et européennes compétentes
en ce domaine.
Afin de veiller à une application coordonnée et cohérente de la réglementation, l’autorité participe au comité
européen de l’innovation dans le domaine des données institué à l’article 29 du même règlement et coopère avec
les autorités compétentes des autres Etats membres de l’Union européenne et avec la Commission européenne.

Article 37
I. – L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse
peut, de manière proportionnée aux besoins liés à l’accomplissement de ses missions et sur la base d’une décision
motivée :
1o Recueillir auprès des personnes physiques ou morales fournissant des services d’intermédiation de données
les informations ou les documents nécessaires pour s’assurer du respect par ces personnes des exigences définies au
chapitre III du règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2022 portant sur la
gouvernance européenne des données et modifiant le règlement (UE) 2018/1724 (règlement sur la gouvernance des
données) ou dans les actes délégués pris pour son application ;
2o Procéder auprès des mêmes personnes à des enquêtes dans les conditions prévues aux II à IV de l’article
L. 32-4 et à l’article L. 32-5 du code des postes et des communications électroniques.
Elle veille à ce que les informations recueillies en application du présent article ne soient pas divulguées
lorsqu’elles sont protégées par l’un des secrets mentionnés aux articles L. 311-5 à L. 311-8 du code des relations
entre le public et l’administration.
II. – L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse
peut se saisir d’office ou être saisie par toute personne physique ou morale concernée, notamment par le ministre
chargé des communications électroniques, par une organisation professionnelle ou par une association agréée
d’utilisateurs, des manquements aux exigences énoncées au chapitre III du règlement (UE) 2022/868 du Parlement
européen et du Conseil du 30 mai 2022 précité de la part d’un prestataire de services d’intermédiation de données.
Elle exerce son pouvoir de sanction dans les conditions prévues à l’article L. 36-11 du code des postes et des
communications électroniques.
Par dérogation au sixième alinéa du I du même article L. 36-11, le prestataire de services d’intermédiation de
données qui a fait l’objet, de la part de l’autorité, d’une mise en demeure consécutive à un manquement aux
exigences mentionnées au chapitre III du règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil du
30 mai 2022 précité doit s’y conformer dans un délai maximal de trente jours.
Par dérogation aux quatrième à dixième alinéas du III de l’article L. 36-11 du code des postes et des
communications électroniques, la formation restreinte de l’autorité mentionnée à l’article L. 130 du même code
peut prononcer à l’encontre du prestataire de services d’intermédiation de données en cause l’une des sanctions
suivantes :
1o Une sanction pécuniaire dont le montant tient compte des critères fixés à l’article 34 du règlement
(UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2022 précité, sans pouvoir excéder 3 % du chiffre
d’affaires mondial hors taxes du dernier exercice clos, ce taux étant porté à 5 % en cas de nouvelle violation de la
même obligation. A défaut d’activité permettant de déterminer ce plafond, la sanction ne peut excéder un montant
de 150 000 euros, porté à 375 000 euros en cas de réitération du manquement dans un délai de cinq ans à compter
de la date à laquelle la première décision de sanction est devenue définitive ;
2o La suspension de la fourniture du service d’intermédiation de données ;
3o La cessation de la fourniture du service d’intermédiation de données, dans le cas où le prestataire n’aurait pas
remédié à des manquements graves ou répétés malgré l’envoi d’une mise en demeure en application du troisième
alinéa du présent II.
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Article 38
L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse saisit,
avant toute décision, la Commission nationale de l’informatique et des libertés des pratiques des prestataires de
services d’intermédiation de données de nature à soulever des questions liées à la protection des données à
caractère personnel et tient compte de ses observations éventuelles.
Dans des conditions fixées par décret, cette autorité tient compte, le cas échéant, des observations éventuelles du
président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés lorsqu’elle traite :
1o Des demandes formulées par les prestataires de services d’intermédiation de données en application du
paragraphe 9 de l’article 11 du règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2022
portant sur la gouvernance européenne des données et modifiant le règlement (UE) 2018/1724 (règlement sur la
gouvernance des données) ;
2o Des réclamations des personnes physiques ou morales ayant recours aux services d’intermédiation de données
relatives au champ d’application du même règlement.
L’autorité informe le président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés de toute procédure
ouverte en application de l’article 37 de la présente loi. Elle lui communique, dans des conditions fixées par décret,
toute information utile lui permettant de formuler ses observations éventuelles sur les questions liées à la protection
des données à caractère personnel dans un délai de quatre semaines à compter de sa saisine. Le cas échéant,
l’autorité tient la commission informée des suites données à la procédure.
La Commission nationale de l’informatique et des libertés communique à l’autorité les faits dont elle a
connaissance dans le cadre de sa mission de contrôle du respect des exigences en matière de protection des données
à caractère personnel et qui pourraient constituer des manquements des services d’intermédiation de données à
leurs obligations prévues au chapitre III du règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil du
30 mai 2022 précité.
Article 39
A la première phrase du cinquième alinéa de l’article L. 130 du code des postes et des communications
électroniques, la première occurrence du mot : « et » est remplacée par le signe : « , » et sont ajoutés les mots :
« ainsi que dans celles prévues au second alinéa du III de l’article 30 et aux quatre derniers alinéas du II de
l’article 37 de la loi no 2024-449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique ».
TITRE IV
ASSURER LE DÉVELOPPEMENT EN FRANCE DE L’ÉCONOMIE DES JEUX
À OBJETS NUMÉRIQUES MONÉTISABLES DANS UN CADRE PROTECTEUR
Article 40
I. – A titre expérimental et pour une durée de trois ans à compter de la promulgation de la présente loi, sont
autorisés les jeux proposés par l’intermédiaire d’un service de communication au public en ligne qui permettent
l’obtention, reposant sur un mécanisme faisant appel au hasard, par les joueurs majeurs ayant consenti un sacrifice
financier, d’objets numériques monétisables, à l’exclusion de l’obtention de tout gain monétaire, sous réserve que
ces objets ne puissent être cédés à titre onéreux, directement ou indirectement par l’intermédiaire de toute personne
physique ou morale, ni à l’entreprise de jeux qui les a émis, ni à une personne physique ou morale agissant de
concert avec elle.
Constituent des objets numériques monétisables, au sens du premier alinéa du présent I, les éléments de jeu qui
confèrent aux seuls joueurs un ou plusieurs droits associés au jeu et qui sont susceptibles d’être cédés, directement
ou indirectement, à titre onéreux à des tiers.
Un décret en Conseil d’Etat, pris après avis de l’Autorité nationale des jeux et après consultation des associations
représentatives des élus locaux et des filières du jeu d’argent et de hasard et du jeu vidéo, détermine les conditions
dans lesquelles, par dérogation au même premier alinéa, d’autres récompenses que les objets numériques
monétisables peuvent être attribuées à titre accessoire.
Ce décret détermine notamment la nature de ces récompenses, à l’exclusion de l’obtention de toute récompense
en monnaie ayant cours légal. Il définit également les critères de plafonnement applicables à l’attribution de ces
récompenses, y compris la proportion maximale de ces récompenses que l’entreprise de jeux à objets numériques
monétisables peut attribuer à l’ensemble des participants à un même jeu au cours d’une année civile. Cette
proportion maximale ne peut pas être supérieure à 25 % du chiffre d’affaires issu de l’activité de jeux à objets
numériques monétisables de cette entreprise pour ce jeu au cours de cette même année civile, dans la limite d’un
plafond annuel fixé par joueur.
Les entreprises de jeux à objets numériques monétisables s’assurent de l’intégrité, de la fiabilité et de la
transparence des opérations de jeu et de la protection des mineurs. Elles veillent à interdire le jeu aux mineurs et à
prévenir le jeu excessif ou pathologique, les activités frauduleuses ou criminelles ainsi que le blanchiment de
capitaux et le financement du terrorisme.
II. – La liste des catégories de jeux autorisées à titre expérimental dans les conditions prévues au présent article
est fixée par un décret en Conseil d’Etat pris après avis de l’Autorité nationale des jeux, dont les observations
tiennent compte notamment des risques de développement d’offres illégales de jeux en ligne, et après consultation
des associations représentatives des élus locaux et des filières du jeu d’argent et de hasard et du jeu vidéo.
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III. – Dans un délai de dix-huit mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au
Parlement, en lien avec l’Autorité nationale des jeux, un bilan d’étape de l’expérimentation prévue au I. Ce bilan
comprend des éléments relatifs notamment au développement du marché des jeux à objets numériques
monétisables, à l’évaluation de l’impact économique sur les différents types de jeux, notamment sur les filières du
jeu d’argent et de hasard et du jeu vidéo, à l’évaluation de l’impact sanitaire de cette expérimentation ainsi qu’à
l’évaluation de l’efficacité des mesures prises par les entreprises de jeux à objets numériques monétisables pour
protéger les joueurs et pour lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
IV. – Au plus tard six mois avant la fin de l’expérimentation, le Gouvernement remet au Parlement un rapport
d’évaluation des effets de cette expérimentation, proposant les suites à lui donner.
Article 41
I. – A. – Toute personne morale qui entend proposer au public une offre de jeux définie à l’article 40 la déclare
préalablement à l’Autorité nationale des jeux.
B. – Un décret en Conseil d’Etat, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés et
de l’Autorité nationale des jeux, fixe les informations que l’entreprise de jeux à objets numériques monétisables
doit déclarer à cette autorité pour que celle-ci puisse s’assurer que le jeu appartient à la catégorie des jeux à objets
numériques monétisables au sens de l’article 40 et que son exploitation est compatible avec le respect par
l’entreprise des obligations mentionnées au I du même article 40 et au présent article.
C. – L’Autorité nationale des jeux fixe les modalités de dépôt et le contenu du dossier de déclaration.
L’Autorité nationale des jeux est informée sans délai par l’entreprise de jeux à objets numériques monétisables
de toute modification substantielle concernant un élément du dossier de déclaration.
D. – L’offre de jeux ne peut être proposée au public que si le siège social de l’entreprise est établi soit dans un
Etat membre de l’Union européenne, soit dans un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen
ayant conclu avec la France une convention contenant une clause d’assistance administrative en vue de lutter
contre la fraude et l’évasion fiscales. L’entreprise désigne la ou les personnes, domiciliées en France, qui en sont
responsables.
II. – Les entreprises de jeux à objets numériques monétisables sont tenues d’empêcher la participation des
mineurs, même émancipés, à un jeu à titre onéreux. A cette fin, elles ont recours à un dispositif de vérification de
l’âge conforme au règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la
protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre
circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données)
ainsi qu’à la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. Elles mettent
également en place sur l’interface de jeu un message avertissant que ce jeu est interdit aux mineurs.
III. – La participation à un jeu à objets numériques monétisables à titre onéreux est subordonnée à la création, à
la demande expresse du joueur, d’un compte de joueur. Ce compte ne peut être ouvert sans vérification préalable de
la majorité et de l’identité du joueur. L’entreprise de jeux à objets numériques monétisables met en œuvre tout
moyen utile afin de procéder à cette vérification.
L’entreprise de jeux à objets numériques monétisables ne peut ouvrir qu’un seul compte par joueur.
Un décret en Conseil d’Etat, pris après avis de l’Autorité nationale des jeux, précise les modalités d’ouverture,
de gestion et de clôture des comptes des joueurs par l’entreprise de jeu.
IV. – Les objets numériques monétisables de jeu émis par une entreprise de jeux, définis à l’article 40, ne
peuvent être acquis à titre onéreux ni par cette entreprise, directement ou par personne interposée, ni par une
société qu’elle contrôle, au sens de l’article L. 233-16 du code de commerce.
V. – En vue de lui permettre d’exercer ses missions, les entreprises tiennent à la disposition de l’Autorité
nationale des jeux les données relatives aux joueurs, aux événements de jeu et aux opérations financières associées.
L’autorité peut utiliser ces données afin de rechercher et d’identifier tout fait commis par un joueur susceptible
de constituer une fraude ou de relever du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme.
Un décret en Conseil d’Etat, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés et de
l’Autorité nationale des jeux, précise la liste de ces données, leur format et les modalités de leur transmission ainsi
que les modalités des contrôles réalisés par l’Autorité nationale des jeux à partir de ces données.
VI. – Les jeux à objets numériques monétisables ayant pour support des compétitions ou des manifestations
sportives ne peuvent être proposés que sous réserve de respecter le droit d’exploitation prévu au premier alinéa de
l’article L. 333-1 du code du sport et qu’avec l’accord des organisateurs des compétitions ou des manifestations
sportives concernées.
VII. – Les fédérations délégataires au sens de l’article L. 131-14 du code du sport, le cas échéant en
coordination avec les ligues professionnelles qu’elles ont créées, édictent des règles ayant pour objet d’interdire
aux acteurs des compétitions ou manifestations sportives dont la liste est fixée par décret de :
1o Participer, directement ou par personne interposée, à des jeux à objets numériques monétisables ayant pour
support des compétitions ou des manifestations sportives de leur discipline ;
2o Céder, directement ou par personne interposée, des objets numériques monétisables représentant un élément
associé à l’une des compétitions ou des manifestations de leur discipline ;
3o Communiquer à des tiers des informations privilégiées, obtenues à l’occasion de leur profession ou de leurs
fonctions, qui sont inconnues du public et qui sont susceptibles d’être utilisées dans des jeux à objets numériques
monétisables ayant pour support des compétitions ou des manifestations sportives de leur discipline.
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VIII. – A. – Une entreprise de jeux à objets numériques monétisables ayant pour support des courses hippiques
réelles ne peut organiser de tels jeux que sur les courses figurant au calendrier prévu à l’article 5-1 de la loi
du 2 juin 1891 ayant pour objet de réglementer l’autorisation et le fonctionnement des courses de chevaux.
B. – Avant d’utiliser les données des courses hippiques mentionnées au A du présent VIII, l’entreprise conclut
un contrat avec la société organisatrice des courses française ou étrangère ou son mandataire. Ce contrat ne peut
comporter de clause d’exclusivité au profit d’une entreprise particulière.
Le contrat prévu au premier alinéa du présent B doit stipuler que l’utilisation des données des courses hippiques
par une entreprise de jeux à objets numériques monétisables respecte les valeurs découlant des obligations de
service public incombant aux sociétés mères prévues par décret.
C. – Les sociétés mères des courses de chevaux intègrent au sein du code des courses de leur spécialité des
dispositions ayant pour objet d’empêcher les jockeys et les entraîneurs de :
1o Participer, directement ou par personne interposée, à des jeux à objets numériques monétisables qui reposent
sur des courses hippiques auxquelles ils participent ;
2o Céder, directement ou par personne interposée, des objets numériques monétisables qui reposent sur des
courses hippiques auxquelles ils participent ;
3o Communiquer à des tiers des informations privilégiées, obtenues à l’occasion de leur profession ou de leurs
fonctions, qui sont inconnues du public et qui sont susceptibles d’être utilisées dans des jeux à objets numériques
monétisables ayant pour support des courses hippiques auxquelles ils participent.
IX. – Les interdictions et les restrictions prévues aux articles L. 320-12 et L. 320-14 du code de la sécurité
intérieure s’appliquent aux communications commerciales en faveur d’une entreprise de jeux à objets numériques
monétisables autorisée à titre expérimental sur le fondement de l’article 40 de la présente loi.
La méconnaissance des interdictions et des restrictions mentionnées au premier alinéa du présent IX est passible
des peines prévues à l’article L. 324-8-1 du code de la sécurité intérieure.
Les associations dont l’objet statutaire comporte la lutte contre les addictions et qui sont régulièrement déclarées
depuis au moins cinq ans à la date des faits peuvent exercer les droits reconnus à la partie civile pour les infractions
prévues au deuxième alinéa du présent IX. Peuvent exercer les mêmes droits les associations de consommateurs
mentionnées à l’article L. 621-1 du code de la consommation ainsi que les associations familiales mentionnées aux
articles L. 211-1 et L. 211-2 du code de l’action sociale et des familles.
X. – L’Autorité nationale des jeux peut, par une décision motivée, prescrire à une entreprise de jeux à objets
numériques monétisables le retrait de toute communication commerciale incitant, directement ou indirectement, au
jeu des mineurs ou comportant une incitation à des pratiques excessives du jeu.
XI. – L’entreprise de jeux à objets numériques monétisables prévient les comportements de jeu excessif ou
pathologique, notamment par la mise en place de mécanismes d’auto-exclusion et de dispositifs d’autolimitation
des dépenses et du temps de jeu, selon les modalités fixées par un décret en Conseil d’Etat pris après avis de
l’Autorité nationale des jeux.
Elle met également à la disposition du joueur, de manière permanente et aisément accessible, une synthèse des
données relatives à son activité de jeu en vue de permettre la maîtrise de celle-ci.
XII. – L’entreprise de jeux à objets numériques monétisables est tenue de n’adresser aucune communication
commerciale aux mineurs ou aux titulaires d’un compte bénéficiant d’une mesure d’auto-exclusion applicable aux
jeux qu’elle exploite.
XIII. – Les communications commerciales effectuées par une personne exerçant une activité d’influence
commerciale par voie électronique, définie à l’article 1er de la loi no 2023-451 du 9 juin 2023 visant à encadrer
l’influence commerciale et à lutter contre les dérives des influenceurs sur les réseaux sociaux, dont l’objet est de
promouvoir, de façon directe ou indirecte, l’offre d’une entreprise de jeux à objets numériques monétisables ou
cette entreprise elle-même ne sont autorisées que sur les plateformes en ligne offrant la possibilité technique
d’exclure de l’audience dudit contenu tous les utilisateurs âgés de moins de dix-huit ans, si ce mécanisme
d’exclusion est effectivement activé par lesdites personnes.
XIV. – Il est interdit à toute entreprise de jeux à objets numériques monétisables ainsi qu’à toute personne
physique ou morale agissant de concert avec elle de consentir aux joueurs des prêts en monnaie ayant cours légal
ou en actifs numériques, au sens de l’article L. 54-10-1 du code monétaire et financier, ou de mettre en place
directement ou indirectement des dispositifs permettant aux joueurs de s’accorder entre eux des prêts en monnaie
ayant cours légal ou en actifs numériques, au sens du même article L. 54-10-1, en vue de permettre l’achat d’objets
numériques monétisables ou des autres récompenses éventuellement attribuées et fixées par le décret en Conseil
d’Etat mentionné au I de l’article 40 de la présente loi.
Les services de communication au public en ligne sur lesquels les entreprises de jeux à objets numériques
monétisables proposent une offre de jeux à objets numériques monétisables ne peuvent contenir aucune publicité
en faveur d’une entreprise susceptible de consentir des prêts aux joueurs ou de permettre le prêt entre joueurs, ni
aucun lien vers un site proposant une telle offre de prêt.
XV. – L’entreprise de jeux à objets numériques monétisables informe les joueurs des risques liés au jeu excessif
ou pathologique par un message de mise en garde défini par un arrêté du ministre chargé de la santé pris après avis
de l’Autorité nationale des jeux. Les modalités techniques d’affichage du message sont fixées par l’Autorité
nationale des jeux.
XVI. – A. – Les entreprises de jeux à objets numériques monétisables sont assujetties aux obligations prévues
aux sections 2 à 7 du chapitre Ier et au chapitre II du titre VI du livre V du code monétaire et financier et par les
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dispositions européennes directement applicables en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le
financement du terrorisme, y compris les règlements européens portant mesures restrictives pris en application des
articles 75 ou 215 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ainsi que par les dispositions prises en
application du même article 215 à d’autres fins.
L’Autorité nationale des jeux contrôle le respect par les entreprises des obligations mentionnées au premier
alinéa du présent A.
L’Autorité nationale des jeux évalue les risques présentés par les entreprises ainsi que les résultats des actions
menées par ces entreprises en matière de lutte contre la fraude et contre le blanchiment de capitaux et le
financement du terrorisme. Elle peut leur adresser des prescriptions à ce sujet.
L’Autorité nationale des jeux adapte de manière proportionnée les modalités, l’intensité et la fréquence de ses
contrôles sur pièces et sur place en fonction des risques identifiés. Elle tient compte des caractéristiques techniques
du jeu à objets numériques monétisables.
Tout manquement par les entreprises de jeux à objets numériques monétisables aux obligations mentionnées au
premier alinéa du présent A peut donner lieu aux sanctions prévues à l’article L. 561-40 du code monétaire et
financier, à l’exception de celle prévue du 4o du I du même article L. 561-40.
La Commission nationale des sanctions prévue à l’article L. 561-38 du même code est saisie des manquements
constatés par l’Autorité nationale des jeux et prononce, le cas échéant, la sanction adéquate ou les sanctions
adéquates.
B. – Le présent XVI entre en vigueur dix-huit mois après la promulgation de la présente loi.
XVII. – L’Autorité nationale des jeux contrôle le respect par les entreprises de jeux à objets numériques
monétisables de leurs obligations légales et réglementaires. Elle lutte contre les offres illégales de tels jeux, sans
préjudice de son action de lutte contre les offres illégales de jeux d’argent et de hasard, telles que les offres de jeu
de casino en ligne. Elle tient compte des caractéristiques techniques des jeux à objets numériques monétisables.
Elle veille également au respect de l’objectif d’une exploitation équilibrée des différents types de jeux afin d’éviter
la déstabilisation économique des différentes filières. Elle peut s’appuyer, pour mener ses contrôles, le cas échéant,
sur tout signalement d’un manquement aux obligations légales et réglementaires qui s’imposent aux entreprises de
jeux à objets numériques monétisables.
XVIII. – Le collège de l’Autorité nationale des jeux prend les décisions relatives aux jeux à objets numériques
monétisables.
Dans les mêmes conditions que celles fixées à l’article 37 de la loi no 2010-476 du 12 mai 2010 relative à
l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne, le collège peut
donner délégation au président ou, en cas d’absence ou d’empêchement de celui-ci, à un autre de ses membres pour
prendre les décisions à caractère individuel relevant de sa compétence.
XIX. – Pour l’accomplissement des missions qui lui sont confiées, l’Autorité nationale des jeux peut recueillir
toute information et tout document nécessaire en la possession des entreprises de jeux à objets numériques
monétisables et entendre toute personne susceptible de contribuer à son information.
Les fonctionnaires et les agents de l’Autorité nationale des jeux mentionnés au II de l’article 42 de la loi no 2010-
476 du 12 mai 2010 précitée mènent les enquêtes administratives permettant le contrôle du respect par les
entreprises de leurs obligations. Dans ce cadre, ils peuvent demander aux entreprises de jeux à objets numériques
monétisables toute information ou tout document utile. Ils ont accès, en présence de la personne que l’entreprise
désigne à cet effet, aux locaux qu’elle utilise à des fins professionnelles, à l’exclusion de la partie de ces locaux
servant, le cas échéant, de domicile. Ils y procèdent à toute constatation et peuvent se faire remettre à cette occasion
copie de tout document utile.
Dans l’exercice de ces pouvoirs d’enquête, le secret professionnel ne peut leur être opposé par les entreprises de
jeux à objets numériques monétisables. Les enquêtes administratives donnent lieu à l’établissement d’un procès-
verbal.
Dans le but de constater qu’une offre de jeux à objets numériques monétisables est proposée par une personne
qui n’a pas procédé à la déclaration prévue au I du présent article ou qu’il est fait la promotion d’une telle offre, ces
fonctionnaires et ces agents peuvent également, sans en être pénalement responsables :
1o Participer sous une identité d’emprunt à des échanges électroniques sur un site de jeux à objets numériques
monétisables, notamment à une session de jeu en ligne. L’utilisation d’une identité d’emprunt est sans incidence
sur la régularité des constatations effectuées ;
2o Extraire, acquérir ou conserver par ce moyen les éléments de preuve et les données sur les personnes
susceptibles d’être les auteurs de ces infractions ainsi que sur les comptes bancaires utilisés ;
3o Extraire, transmettre en réponse à une demande expresse, acquérir ou conserver des contenus illicites.
A peine de nullité, ces actes ne peuvent avoir pour effet d’inciter autrui à commettre une infraction.
Les conditions dans lesquelles les fonctionnaires et les agents mentionnés au présent XIX procèdent aux
constatations prévues au 1o et aux actes prévus au 3o sont précisées par un décret en Conseil d’Etat pris après avis
de l’Autorité nationale des jeux.
XX. – L’Autorité nationale des jeux peut à tout moment, à l’issue d’une procédure contradictoire, lorsque
l’entreprise de jeux à objets numériques monétisables méconnaît ses obligations légales, notamment celles prévues
au dernier alinéa du I de l’article 40 ou au II du présent article, interdire la poursuite de cette exploitation ou
l’assortir de conditions qu’elle détermine.
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XXI. – Dans l’exercice de ses missions de contrôle des jeux à objets numériques monétisables, l’Autorité
nationale des jeux coopère avec les autorités mentionnées à l’article 39-1 de la loi no 2010-476 du 12 mai 2010
précitée, dans les conditions prévues au même article 39-1.
XXII. – En vue du contrôle du respect de leurs obligations par les entreprises de jeux à objets numériques
monétisables, le président de l’Autorité peut conclure, au nom de l’Etat, des conventions avec les autorités de
régulation des jeux d’autres Etats membres de l’Union européenne ou d’autres Etats parties à l’accord sur l’Espace
économique européen pour échanger les résultats des analyses et des contrôles réalisés par ces autorités et par elle-
même à l’égard des entreprises de jeux à objets numériques monétisables.
XXIII. – La commission des sanctions de l’Autorité nationale des jeux est chargée de prononcer les sanctions
mentionnées au XXV du présent article à l’encontre des entreprises de jeux à objets numériques monétisables.
XXIV. – A. – Sans préjudice de l’article L. 561-38 du code monétaire et financier, la commission des sanctions
de l’Autorité nationale des jeux peut prononcer des sanctions à l’encontre d’une entreprise de jeux à objets
numériques monétisables dans les conditions prévues à l’article 43 de la loi no 2010-476 du 12 mai 2010 précitée.
B. – Sans préjudice des compétences de la Commission nationale des sanctions prévues à l’article L. 561-38 du
code monétaire et financier, le collège de l’Autorité nationale des jeux peut décider l’ouverture d’une procédure de
sanction à l’encontre d’une entreprise de jeu à objets numériques monétisables ayant manqué ou manquant à ses
obligations légales ou réglementaires ou ayant méconnu ou méconnaissant une prescription qui lui a été adressée. Il
notifie alors les griefs aux entreprises en cause et en saisit la commission des sanctions.
C. – Préalablement à cette notification, lorsqu’une entreprise de jeux à objets numériques monétisables manque
à ses obligations légales ou réglementaires ou méconnaît une prescription qui lui a été adressée, le président de
l’Autorité nationale des jeux peut la rappeler à ses obligations ou, si le manquement constaté est susceptible de
faire l’objet d’une mise en conformité, prononcer à son égard une mise en demeure de se mettre en conformité dans
un délai qu’il fixe. Ce délai peut être fixé à vingt-quatre heures en cas d’urgence. Le président prononce, le cas
échéant, la clôture de la procédure de mise en demeure. Le président peut demander au collège de l’Autorité
nationale des jeux de rendre publique la mise en demeure. Dans ce cas, la décision de clôture de la procédure de
mise en demeure fait l’objet de la même publicité.
D. – La commission des sanctions de l’Autorité nationale des jeux peut, avant de prononcer les sanctions
prévues au XXV du présent article, entendre toute personne dont l’audition lui paraît utile. Les conditions de
communication à un tiers d’une pièce mettant en jeu le secret des affaires sont définies par un décret en Conseil
d’Etat.
XXV. – A. – La commission des sanctions de l’Autorité nationale des jeux peut prononcer à l’encontre des
entreprises de jeux à objets numériques monétisables, en fonction de la gravité du manquement, une des sanctions
suivantes :
1o L’avertissement ;
2o La suspension à titre provisoire, pour une durée maximale de trois mois, de l’exploitation du jeu ;
3o L’interdiction, pour une durée maximale de trois ans, de l’exploitation du jeu ou de l’ensemble des jeux
concernés ;
4o L’interdiction, pour une durée maximale de trois ans, pour l’exploitant d’exercer une activité d’exploitation de
jeux à objets numériques monétisables.
B. – Le V de l’article 43 de la loi no 2010-476 du 12 mai 2010 précitée est applicable aux entreprises de jeux à
objets numériques monétisables et à leurs activités d’exploitation de ces jeux.
C. – Lorsqu’une entreprise de jeux à objets numériques monétisables communique des informations inexactes,
refuse de fournir les informations demandées ou fait obstacle au déroulement de l’enquête menée par les
fonctionnaires ou les agents habilités en application du XIX du présent article, la commission des sanctions peut
prononcer une sanction pécuniaire d’un montant qui ne peut excéder 100 000 euros.
D. – Le X de l’article 43 de la loi no 2010-476 du 12 mai 2010 précitée est applicable aux entreprises de jeux à
objets numériques monétisables faisant l’objet des sanctions mentionnées aux A et B du présent XXV.
XXVI. – L’article 44 de la loi no 2010-476 du 12 mai 2010 précitée est applicable aux sanctions susceptibles
d’être prononcées en application du XXV du présent article à l’encontre des entreprises de jeux à objets
numériques monétisables.
XXVII. – Les peines prévues au I de l’article 56 de la loi no 2010-476 du 12 mai 2010 précitée sont applicables
aux personnes physiques et morales ayant offert ou proposé au public une offre de jeux à objets numériques
monétisables sans avoir préalablement déposé la déclaration prévue au I du présent article.
Quiconque fait de la publicité, par quelque moyen que ce soit, en faveur d’un site proposant au public une offre
de jeux à objets numériques monétisables illégale est puni d’une amende de 100 000 euros. Le tribunal peut porter
le montant de l’amende au quadruple du montant des dépenses publicitaires consacrées à l’activité illégale.
XXVIII. – Le président de l’Autorité nationale des jeux adresse à l’entreprise dont l’offre de jeux à objets
numériques monétisables en ligne est accessible sur le territoire français et qui ne s’est pas déclarée ou à la
personne qui fait de la publicité en faveur d’une offre de jeux à objets numériques monétisables en ligne proposée
par une entreprise qui ne s’est pas déclarée une mise en demeure de cesser cette activité. Cette mise en demeure,
qui peut être notifiée par tout moyen propre à en établir la date de réception, rappelle les dispositions de la présente
loi et invite son destinataire à présenter ses observations dans un délai de cinq jours.
Le président de l’Autorité nationale des jeux adresse aux personnes mentionnées au 2 du I de l’article 6 de la
loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique une copie des mises en demeure
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adressées aux personnes mentionnées au premier alinéa du présent XXVIII. Il enjoint à ces mêmes personnes de
prendre toute mesure pour empêcher l’accès à ces contenus illicites et les invite à présenter leurs observations dans
un délai de cinq jours. La mise en demeure et l’injonction leur sont notifiées par tout moyen propre à en établir la
date de réception.
Lorsque tous les délais mentionnés aux deux premiers alinéas du présent XXVIII sont échus, le président de
l’Autorité nationale des jeux notifie aux personnes mentionnées au 1 du I de l’article 6 de la loi no 2004-575
du 21 juin 2004 précitée ainsi qu’à toute personne exploitant un moteur de recherche ou un annuaire les adresses
électroniques des interfaces en ligne dont les contenus sont illicites et leur ordonne de prendre toute mesure utile
destinée à en empêcher l’accès ou à faire cesser leur référencement, dans un délai qu’il détermine et qui ne peut
être inférieur à cinq jours.
Pour l’application du troisième alinéa du présent XXVIII, une interface en ligne s’entend de tout logiciel, y
compris un site internet, une partie de site internet ou une application, exploité par un professionnel ou pour son
compte et permettant aux utilisateurs finaux d’accéder aux biens ou aux services qu’il propose.
Le non-respect des mesures ordonnées en application du même troisième alinéa est puni des peines mentionnées
au B du V de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 précitée. Le président de l’Autorité nationale des jeux
peut également être saisi par le ministère public et par toute personne physique ou morale ayant intérêt à agir afin
qu’il mette en œuvre les pouvoirs qui lui sont confiés en application du présent article.
XXIX. – A compter du 30 décembre 2024, le XIV du présent article est ainsi rédigé :
« XIV. – Il est interdit à toute entreprise de jeux à objets numériques monétisables ainsi qu’à toute personne
physique ou morale agissant de concert avec elle de consentir aux joueurs des prêts en monnaie ayant cours légal
ou en crypto-actifs ou de mettre en place, directement ou indirectement, des dispositifs permettant aux joueurs de
s’accorder entre eux des prêts en monnaie ayant cours légal ou en crypto-actifs en vue de permettre l’achat d’objets
numériques monétisables ou des autres récompenses éventuellement attribuées et fixées par le décret en Conseil
d’Etat mentionné au I de l’article 40 de la présente loi.
« Pour l’application du présent XIV, sont entendus comme crypto-actifs ceux relevant du champ d’application
du règlement (UE) 2023/1114 du Parlement européen et du Conseil du 31 mai 2023 sur les marchés de crypto-
actifs, et modifiant les règlements (UE) no 1093/2010 et (UE) no 1095/2010 et les directives 2013/36/UE et
(UE) 2019/1937 et autres qu’un jeton se référant à un ou des actifs au sens du 7 du paragraphe 1 de l’article 3 du
même règlement ou qu’un jeton utilitaire au sens du 9 du même paragraphe 1. »

TITRE V
PERMETTRE À L’ÉTAT D’ANALYSER PLUS EFFICACEMENT
L’ÉVOLUTION DES MARCHÉS NUMÉRIQUES

Article 42
Le I de l’article 36 de la loi no 2021-1382 du 25 octobre 2021 relative à la régulation et à la protection de l’accès
aux œuvres culturelles à l’ère numérique est ainsi modifié :
1o Les quatre dernières phrases du cinquième alinéa sont supprimées ;
2o La première phrase de l’avant-dernier alinéa est complétée par les mots : « , notamment à des fins de
recherches contribuant à la détection, à la détermination et à la compréhension des risques systémiques dans
l’Union, au sens du paragraphe 1 de l’article 34 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil
du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE
(règlement sur les services numériques) » ;
3o Avant le dernier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Dans le cadre de ses activités d’expérimentation et de recherche publique mentionnées aux cinquième et
sixième alinéas, le service mentionné au premier alinéa intervient en tant que responsable de traitement, au sens de
la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. Ce service peut mettre en
œuvre auprès des opérateurs de plateforme mentionnés au même premier alinéa, des partenaires de ces plateformes
et de leurs sous-traitants, des fournisseurs de systèmes d’exploitation permettant le fonctionnement des éventuelles
applications de ces opérateurs et des fournisseurs de systèmes d’intelligence artificielle des méthodes de collecte
automatisée de données publiquement accessibles, y compris lorsque l’accès à ces données nécessite la connexion
à un compte, dans le respect des droits des bénéficiaires du service concerné et en préservant la sécurité des
services de ces opérateurs ainsi que l’accès aux données de ces opérateurs stockées ou traitées sur ses propres
terminaux. Cette mise en œuvre s’effectue nonobstant les conditions générales d’utilisation ou les licences des
services des opérateurs concernés ou de leurs applications mettant les données visées à la disposition du public. Ce
service met en œuvre des méthodes de collecte de données publiquement accessibles strictement nécessaires et
proportionnées, qui sont précisées par un décret en Conseil d’Etat pris après avis public motivé de la Commission
nationale de l’informatique et des libertés. Les données collectées dans le cadre des activités d’expérimentation
mentionnées au cinquième alinéa du présent article sont détruites à l’issue des travaux, et au plus tard neuf mois
après leur collecte. Les données collectées dans le cadre des activités de recherche publique mentionnées au
sixième alinéa sont détruites à l’issue des travaux, et au plus tard cinq ans après leur collecte. » ;
4o Au dernier alinéa, le mot : « avant-dernier » est remplacé par le mot : « sixième ».
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Article 43

Le II de l’article L. 324-2-1 du code du tourisme est ainsi modifié :

1o Le premier alinéa est ainsi modifié :


a) Après le mot : « commune », la fin de la première phrase est ainsi rédigée : « ou l’établissement public de
coopération intercommunale qui le demande a accès, jusqu’au 31 décembre de l’année suivant celle au cours de
laquelle un meublé de tourisme a été mis en location, aux données d’activité définies par décret en Conseil d’Etat,
notamment celles de nature à lui permettre de contrôler le respect des obligations prévues au même article L. 324-
1-1 ou pouvant être utiles à la conduite d’une politique publique de tourisme et de logement. » ;
b) La deuxième phrase est ainsi rédigée : « Ces données sont mises à la disposition de la commune ou de
l’établissement public de coopération intercommunale par l’organisme public unique chargé de recueillir ces
données, qui lui sont transmises de manière électronique, sous un format standardisé, par les personnes
mentionnées au I du présent article. » ;
c) La dernière phrase est complétée par les mots : « et est informée par l’organisme public unique lorsqu’un
meublé déclaré comme résidence principale du loueur a été loué plus de cent vingt jours au cours d’une même
année civile » ;
d) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Les données gérées par l’organisme public unique sont agrégées et
rendues accessibles pour une durée maximale et dans des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat. » ;

2o Le dernier alinéa est ainsi modifié :


a) Les mots : « précise la fréquence et les modalités techniques de transmission des informations mentionnées au
premier alinéa du présent II » sont remplacés par les mots : « désigne l’organisme public unique mentionné au
premier alinéa du présent II et détermine la nature des données mentionnées au même premier alinéa, leur durée de
conservation, les délais de réponse ainsi que la fréquence et les modalités techniques de leur transmission » ;
b) A la fin, les mots : « de la personne mentionnée au I à répondre aux demandes des communes » sont remplacés
par les mots : « des personnes mentionnées au I à satisfaire à leur obligation de transmission de données à ce même
organisme unique ».

TITRE VI

RENFORCER LA GOUVERNANCE DE LA RÉGULATION DU NUMÉRIQUE

Article 44

Après l’article 7 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, il est inséré
un article 7-1 ainsi rédigé :

« Art. 7-1. – Dans l’exercice de ses missions, le coordinateur pour les services numériques mentionné au
paragraphe 2 de l’article 49 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022
relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques) peut, dans le cadre d’une convention, recourir à l’assistance technique du service administratif de
l’Etat mentionné à l’article 36 de la loi no 2021-1382 du 25 octobre 2021 relative à la régulation et à la protection de
l’accès aux œuvres culturelles à l’ère numérique, notamment pour toute question liée aux analyses de données, aux
codes sources, aux programmes informatiques, aux traitements algorithmiques ou à l’audit des algorithmes.
« Le service administratif mentionné au même article 36 peut, pour des travaux relevant de son domaine
d’expertise, proposer son assistance technique au coordinateur pour les services numériques pour la conduite des
missions de ce dernier.
« Le coordinateur pour les services numériques veille à associer le service administratif aux missions de
coopération relatives au développement de l’expertise et des capacités de l’Union européenne en matière
d’évaluation des questions systémiques et émergentes mentionnées à l’article 64 du règlement (UE) 2022/2065 du
Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité.
« Lorsqu’il est sollicité ou qu’il propose son assistance technique au titre du présent article, le service
administratif conduit ses travaux en toute indépendance. Il assure la confidentialité des informations recueillies
dans le cadre de l’exercice de ses missions et limite leur utilisation aux seules fins nécessaires à ses missions.
« La convention mentionnée au premier alinéa du présent article précise les modalités de la coopération entre le
coordinateur pour les services numériques et le service administratif ainsi que les conditions propres à garantir la
confidentialité des informations qu’ils se transmettent. »
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TITRE VII
CONTRÔLE DES OPÉRATIONS DE TRAITEMENT DE DONNÉES À CARACTÈRE PERSONNEL
EFFECTUÉES PAR LES JURIDICTIONS DANS L’EXERCICE DE LEUR FONCTION JURIDICTIONNELLE
Article 45
er er
Le titre I du livre I du code de justice administrative est complété par un chapitre V ainsi rédigé :
« CHAPITRE V
« CONTRÔLE DES OPÉRATIONS DE TRAITEMENT DE DONNÉES À CARACTÈRE PERSONNEL EFFECTUÉES
PAR LES JURIDICTIONS ADMINISTRATIVES DANS L’EXERCICE DE LEUR FONCTION JURIDICTIONNELLE
« Art. L. 115-1. – I. – Le Conseil d’Etat est chargé du contrôle des opérations de traitement des données à
caractère personnel effectuées dans l’exercice de leur fonction juridictionnelle :
« 1o Par les juridictions administratives, sous réserve de l’article L. 453-1 du code de l’organisation judiciaire
pour le Conseil supérieur de la magistrature et de l’article L. 111-18 du code des juridictions financières pour les
juridictions régies par ce même code ;
« 2o Par le Tribunal des conflits.
« II. – Ce contrôle est exercé, en toute indépendance, par une autorité constituée d’un membre du Conseil
d’Etat, élu par l’assemblée générale pour une durée de trois ans, renouvelable une fois.
« III. – L’autorité de contrôle veille à ce que les traitements de données à caractère personnel soient mis en
œuvre conformément au règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à
la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre
circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données)
ainsi qu’à la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.
« Elle est saisie des réclamations relatives aux opérations de traitement de données à caractère personnel
soumises à son contrôle.
« IV. – Pour l’exercice de ses missions, l’autorité de contrôle dispose des pouvoirs mentionnés à l’article 58 du
règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 précité et aux articles 20, 21 et 22
de la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 précitée, à l’exception de ceux relatifs au prononcé d’une astreinte ou d’une
amende. Pour l’application des mêmes articles 20, 21 et 22, l’autorité de contrôle exerce indistinctement les
compétences dévolues au président et à la formation restreinte de la commission mentionnée à l’article 8 de la
même loi. Le secret ne peut lui être opposé.
« Elle dispose des ressources humaines, matérielles et techniques nécessaires à l’exercice de ses fonctions,
fournies par le Conseil d’Etat.
« Les agents mis à la disposition de l’autorité de contrôle sont astreints au secret pour les faits, actes ou
renseignements dont ils ont eu connaissance en raison de leurs fonctions, sous peine des sanctions prévues aux
articles 226-13 et 413-10 du code pénal.
« V. – L’autorité de contrôle adresse au vice-président du Conseil d’Etat et transmet au Parlement un rapport
public annuel. Ce rapport établit un bilan de son activité. Il peut comporter des observations et des
recommandations relatives à son domaine d’intervention.
« VI. – Un décret en Conseil d’Etat précise les modalités d’application du présent article. »
Article 46
I. – Le titre V du livre IV du code de l’organisation judiciaire est complété par un chapitre III ainsi rédigé :
« CHAPITRE III
« CONTRÔLE DES OPÉRATIONS DE TRAITEMENT DES DONNÉES À CARACTÈRE PERSONNEL EFFECTUÉES
PAR LES JURIDICTIONS JUDICIAIRES ET LEUR MINISTÈRE PUBLIC DANS L’EXERCICE DE LEUR FONCTION
JURIDICTIONNELLE
« Art. L. 453-1. – I. – La Cour de cassation est chargée du contrôle des opérations de traitement des données à
caractère personnel effectuées, dans l’exercice de leur fonction juridictionnelle, par les juridictions judiciaires et
par leur ministère public ainsi que par le Conseil supérieur de la magistrature dans l’exercice de ses fonctions
disciplinaires.
« II. – Ce contrôle est exercé, en toute indépendance, par une autorité constituée d’un magistrat hors hiérarchie
de la Cour de cassation, élu par l’assemblée des magistrats hors hiérarchie de ladite Cour pour une durée de
trois ans, renouvelable une fois.
« III. – L’autorité de contrôle veille à ce que les traitements de données à caractère personnel soient mis en
œuvre conformément au règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à
la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre
circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données)
ainsi qu’à la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.
« Elle est saisie des réclamations relatives aux opérations de traitement de données à caractère personnel
soumises à son contrôle.
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« IV. – Pour l’exercice de ses missions, l’autorité de contrôle dispose des pouvoirs mentionnés à l’article 58 du
règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 précité et aux articles 20, 21 et 22
de la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 précitée, à l’exception de ceux relatifs au prononcé d’une astreinte ou d’une
amende. Pour l’application des mêmes articles 20, 21 et 22, l’autorité de contrôle exerce indistinctement les
compétences dévolues au président et à la formation restreinte de la commission mentionnée à l’article 8 de la
même loi. Le secret ne peut lui être opposé.
« Elle dispose des ressources humaines, matérielles et techniques nécessaires à l’exercice de ses fonctions,
fournies par la Cour de cassation.
« Les agents mis à la disposition de l’autorité de contrôle sont astreints au secret pour les faits, les actes ou les
renseignements dont ils ont eu connaissance en raison de leurs fonctions, sous peine des sanctions prévues aux
articles 226-13 et 413-10 du code pénal.
« V. – L’autorité de contrôle adresse au premier président et au procureur général près la Cour de cassation et
transmet au Parlement un rapport public annuel. Ce rapport établit un bilan de son activité. Il peut comporter des
observations et des recommandations relatives à son domaine d’intervention.
« VI. – Un décret en Conseil d’Etat précise les modalités d’application du présent article.
« Art. L. 453-2. – La Cour de cassation connaît des recours formés par toute personne physique ou morale
contre une décision de l’autorité de contrôle qui lui fait grief.
« La Cour de cassation connaît également des recours formés par toute personne concernée en cas d’abstention
de l’autorité de contrôle de traiter une réclamation ou d’informer son auteur, dans un délai de trois mois, de l’état
de l’instruction ou de l’issue de cette réclamation.
« Un décret en Conseil d’Etat précise les modalités d’application du présent article. »
II. – Le V de l’article 19 de la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés
est complété par les mots : « et leur ministère public ».

Article 47

Le chapitre Ier du titre Ier du livre Ier du code des juridictions financières est complété par une section 6 ainsi
rédigée :

« Section 6
« Contrôle des opérations de traitement des données à caractère personnel effectuées
par les juridictions régies par le présent code dans l’exercice de leur fonction juridictionnelle
« Art. L. 111-18. – I. – La Cour des comptes est chargée du contrôle des opérations de traitement de données à
caractère personnel effectuées, dans l’exercice de leur fonction juridictionnelle, par les juridictions régies par le
présent code et par leur ministère public.
« II. – Ce contrôle est exercé, en toute indépendance, par une autorité constituée d’un magistrat de la Cour des
comptes, élu par la chambre du conseil pour une durée de trois ans, renouvelable une fois.
« III. – L’autorité de contrôle veille à ce que les traitements de données à caractère personnel soient mis en
œuvre conformément au règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à
la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre
circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données)
ainsi qu’à la loi no 78-17 du 16 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.
« Elle est saisie des réclamations relatives aux opérations de traitement de données à caractère personnel
soumises à son contrôle.
« IV. – Pour l’exercice de ses missions, l’autorité de contrôle dispose des pouvoirs mentionnés à l’article 58 du
règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 précité et aux articles 20, 21 et 22
de la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 précitée, à l’exception de ceux relatifs au prononcé d’une astreinte ou d’une
amende. Pour l’application des mêmes articles 20, 21 et 22, l’autorité de contrôle exerce indistinctement les
compétences dévolues au président et à la formation restreinte de la commission mentionnée à l’article 8 de la
même loi. Le secret ne peut lui être opposé.
« Elle dispose des ressources humaines, matérielles et techniques nécessaires à l’exercice de ses fonctions,
fournies par la Cour des comptes.
« Les agents mis à la disposition de l’autorité de contrôle sont astreints au secret pour les faits, les actes ou les
renseignements dont ils ont eu connaissance en raison de leurs fonctions, sous peine des sanctions prévues aux
articles 226-13 et 413-10 du code pénal.
« V. – L’autorité de contrôle adresse au premier président de la Cour des comptes et transmet au Parlement un
rapport public annuel. Ce rapport établit un bilan de son activité. Il peut comporter des observations et des
recommandations relatives à son domaine d’intervention.
« VI. – Un décret en Conseil d’Etat précise les modalités d’application du présent article. »
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TITRE VIII
ADAPTATIONS DU DROIT NATIONAL

CHAPITRE Ier
MESURES D’ADAPTATION DE LA LOI No 2004-575 DU 21 JUIN 2004
POUR LA CONFIANCE DANS L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE

Article 48
I. – La loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique est ainsi modifiée :
1o Après l’article 1er, sont insérés des articles 1er-1 et 1er-2 ainsi rédigés :
« Art. 1er-1. – I. – Les personnes dont l’activité est d’éditer un service de communication au public en ligne
mettent à la disposition du public, dans un standard ouvert :
« 1o S’il s’agit de personnes physiques, leurs nom, prénoms, domicile et numéro de téléphone et, si elles sont
assujetties aux formalités d’inscription au registre du commerce et des sociétés ou au registre national des
entreprises en tant qu’entreprise du secteur des métiers et de l’artisanat, le numéro de leur inscription ;
« 2o S’il s’agit de personnes morales, leur dénomination ou leur raison sociale et leur siège social, leur numéro de
téléphone et, s’il s’agit d’entreprises assujetties aux formalités d’inscription au registre du commerce et des
sociétés ou au registre national des entreprises en tant qu’entreprise du secteur des métiers et de l’artisanat, le
numéro de leur inscription, leur capital social et l’adresse de leur siège social ;
« 3o Le nom du directeur ou du codirecteur de la publication, au sens de l’article 93-2 de la loi no 82-652
du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle et, le cas échéant, celui du responsable de la rédaction ;
« 4o Le nom, la dénomination ou la raison sociale, l’adresse et le numéro de téléphone du fournisseur de services
d’hébergement ;
« 5o Le cas échéant, le nom, la dénomination ou la raison sociale et l’adresse des personnes physiques ou morales
qui assurent, même à titre gratuit, le stockage de données traitées directement par elles dans le cadre de l’édition du
service.
« II. – Les personnes éditant à titre non professionnel un service de communication au public en ligne peuvent
ne tenir à la disposition du public, pour préserver leur anonymat, que le nom, la dénomination ou la raison sociale
et l’adresse du fournisseur de services d’hébergement, sous réserve d’avoir communiqué à ce fournisseur les
éléments d’identification personnelle mentionnés au I du présent article.
« Les fournisseurs de services d’hébergement sont assujettis au secret professionnel, dans les conditions prévues
aux articles 226-13 et 226-14 du code pénal, pour tout ce qui concerne la divulgation de ces éléments
d’identification personnelle ou de toute information permettant d’identifier la personne concernée. Ce secret
professionnel n’est pas opposable à l’autorité judiciaire.
« III. – Toute personne nommée ou désignée dans un service de communication au public en ligne dispose d’un
droit de réponse, sans préjudice des demandes de correction ou de suppression du message qu’elle peut adresser au
service.
« La demande d’exercice du droit de réponse est adressée au directeur de la publication ou, lorsque la personne
éditant à titre non professionnel a conservé l’anonymat, au fournisseur de services d’hébergement, qui la transmet
sans délai au directeur de la publication. Elle est présentée dans un délai de trois mois à compter de la mise à la
disposition du public du message justifiant cette demande.
« Le directeur de la publication est tenu d’insérer dans les trois jours de leur réception les réponses de toute
personne nommée ou désignée dans le service de communication au public en ligne, sous peine d’une amende
de 3 750 euros, sans préjudice des autres peines et dommages et intérêts auxquels le message pourrait donner lieu.
« Les conditions d’insertion de la réponse sont celles prévues à l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881 sur la
liberté de la presse. La réponse est gratuite.
« Un décret en Conseil d’Etat fixe les modalités d’application du présent III.
« IV. – Les associations mentionnées aux articles 48-1 à 48-6 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la
presse peuvent également exercer le droit de réponse prévu au III du présent article dans le cas où des imputations
susceptibles de porter atteinte à l’honneur ou à la réputation d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison
de leur sexe, de leur handicap, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, vraie ou supposée, de leur
appartenance ou de leur non-appartenance à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée
sont diffusées sur un service de communication au public en ligne.
« Si les imputations concernent des personnes considérées individuellement, l’association ne peut exercer le
droit de réponse que si elle justifie avoir reçu leur accord.
« Aucune association ne peut requérir la diffusion d’une réponse en application du présent IV lorsqu’a été
diffusée une réponse à la demande d’une des associations remplissant les conditions précitées.
« V. – Les chapitres IV et V de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse sont applicables aux services
de communication au public en ligne et la prescription est acquise dans les conditions prévues à l’article 65 de la
même loi.
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« Art. 1er-2. – Est puni d’un an d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende le fait, pour une personne
physique ou le dirigeant de droit ou de fait d’une personne morale dont l’activité est d’éditer un service de
communication au public en ligne, de ne pas respecter les I et II de l’article 1er-1.
« Les personnes morales peuvent être déclarées pénalement responsables des manquements aux mêmes I et II,
dans les conditions prévues à l’article 121-2 du code pénal. Elles encourent une peine d’amende, suivant les
modalités prévues à l’article 131-38 du même code, ainsi que les peines mentionnées aux 2o et 9o de l’article 131-39
dudit code. L’interdiction mentionnée au 2o du même article 131-39 est prononcée pour une durée de cinq ans au
plus et porte sur l’activité professionnelle dans l’exercice ou à l’occasion de laquelle l’infraction a été commise. » ;
2o L’intitulé du chapitre II du titre Ier est ainsi rédigé : « Les fournisseurs de services intermédiaires » ;
3o Au même chapitre II, est insérée une section 1 intitulée : « Définitions et obligations relatives aux fournisseurs
de services intermédiaires » et comprenant les articles 5 à 6 ;
4o Après l’article 5, il est inséré un article 5-1 ainsi rédigé :
« Art. 5-1. – I. – On entend par “services de la société de l’information” les services définis au b du
paragraphe 1 de l’article 1er de la directive (UE) 2015/1535 du Parlement européen et du Conseil du
9 septembre 2015 prévoyant une procédure d’information dans le domaine des réglementations techniques et des
règles relatives aux services de la société de l’information.
« II. – On entend par “services intermédiaires” les services de la société de l’information définis au paragraphe g
de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un
marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques). » ;
5o L’article 6 est ainsi rédigé :
« Art. 6. – I. – 1. On entend par fournisseur d’un “service d’accès à internet” toute personne fournissant un
service de simple transport, défini au i du paragraphe g de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement
européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la
directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques), dont l’activité consiste à offrir un accès à des
services de communication au public en ligne.
« 2. On entend par fournisseur de “services d’hébergement” toute personne fournissant les services définis au iii
du même paragraphe g.
« 3. On entend par “moteur de recherche en ligne” un service défini au paragraphe j du même article 3.
« 4. On entend par “plateforme en ligne” un service défini au paragraphe i dudit article 3.
« 5. On entend par “service de réseaux sociaux en ligne” un service défini au paragraphe 7 de l’article 2 du
règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du Conseil du 14 septembre 2022 relatif aux marchés
contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant les directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828
(règlement sur les marchés numériques).
« 6. On entend par “boutique d’applications logicielles” un service défini au paragraphe 14 du même article 2.
« 7. On entend par “application logicielle” tout produit ou service défini au paragraphe 15 dudit article 2.
« II. – Les personnes dont l’activité consiste à fournir un service intermédiaire au sens du paragraphe g de
l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité ne sont
pas des producteurs, au sens de l’article 93-3 de la loi no 82-652 du 29 juillet 1982 sur la communication
audiovisuelle.
« III. – A. – Les personnes dont l’activité consiste à fournir un service d’accès à internet informent leurs
abonnés de l’existence de moyens techniques permettant de restreindre l’accès à certains services ou de les
sélectionner et leur proposent au moins un de ces moyens sans surcoût. Un décret, pris après avis de la Commission
nationale de l’informatique et des libertés, précise les fonctionnalités minimales et les caractéristiques techniques
auxquelles ces moyens répondent, compte tenu de la nature de l’activité de ces personnes.
« Les personnes mentionnées au premier alinéa du présent A informent également leurs abonnés de l’existence
de moyens de sécurisation permettant de prévenir les manquements à l’obligation définie à l’article L. 336-3 du
code de la propriété intellectuelle.
« B. – Dans le respect de la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés,
les fournisseurs de services d’accès à internet informent également leurs abonnés de la quantité de données
consommées dans le cadre de la fourniture d’accès au réseau et indiquent l’équivalent des émissions de gaz à effet
de serre correspondant.
« Les équivalents d’émissions de gaz à effet de serre correspondant à la consommation de données sont établis
suivant une méthodologie mise à disposition par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.
« C. – Les fournisseurs de services d’accès à internet informent leurs abonnés de l’interdiction de procéder, en
France métropolitaine et dans les collectivités régies par l’article 73 de la Constitution, à des opérations de vente à
distance, d’acquisition, d’introduction en provenance d’un autre Etat membre de l’Union européenne ou
d’importation en provenance de pays tiers de produits du tabac manufacturé dans le cadre d’une vente à distance
ainsi que des sanctions légalement encourues pour de tels actes.
« Tout manquement à cette obligation est puni d’un an d’emprisonnement et de 250 000 euros d’amende.
« Les personnes morales peuvent être déclarées pénalement responsables de cette infraction dans les conditions
prévues à l’article 121-2 du code pénal. Elles encourent une peine d’amende, suivant les modalités prévues à
l’article 131-38 du même code, ainsi que les peines mentionnées aux 2o et 9o de l’article 131-39 dudit code.
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L’interdiction mentionnée au 2o du même article 131-39 est prononcée pour une durée de cinq ans au plus et porte
sur l’activité professionnelle dans l’exercice ou à l’occasion de laquelle l’infraction a été commise.
« D. – Lorsque les fournisseurs de services d’accès à internet invoquent, à des fins publicitaires, la possibilité
qu’ils offrent de télécharger des fichiers dont ils ne sont pas les fournisseurs, ils font figurer dans cette publicité une
mention facilement identifiable et lisible rappelant que le piratage nuit à la création artistique.
« IV. – A. – Les personnes dont l’activité consiste à fournir des services d’hébergement concourent à la lutte
contre la diffusion de contenus constituant les infractions mentionnées aux articles 211-2, 222-33, 222-33-1-1, 222-
33-2 à 222-33-2-3, 222-39, 223-13, 225-4-13, 225-5, 225-6, 227-18 à 227-21, 227-22 à 227-24, 412-8, 413-13,
413-14, 421-2-5, 431-6, 433-3, 433-3-1, 521-1-2 et 521-1-3 et au deuxième alinéa de l’article 222-33-3 du code
pénal ainsi qu’aux cinquième, septième et huitième alinéas de l’article 24 et à l’article 24 bis de la loi du
29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.
« A ce titre, elles informent promptement les autorités compétentes de toutes les activités illicites mentionnées
au premier alinéa du présent A qui leur sont signalées et qu’exercent les destinataires de leurs services.
« Tout manquement à cette obligation d’information est puni d’un an d’emprisonnement et de 250 000 euros
d’amende.
« Les personnes morales peuvent être déclarées pénalement responsables de cette infraction, dans les conditions
prévues à l’article 121-2 du code pénal. Elles encourent une peine d’amende, suivant les modalités prévues à
l’article 131-38 du même code, ainsi que les peines mentionnées aux 2o et 9o de l’article 131-39 dudit code.
L’interdiction mentionnée au 2o du même article 131-39 est prononcée pour une durée de cinq ans au plus et porte
sur l’activité professionnelle dans l’exercice ou à l’occasion de laquelle l’infraction a été commise.
« B. – Les personnes qui fournissent des services d’hébergement procurent aux personnes qui éditent un service
de communication au public en ligne des moyens techniques permettant à celles-ci de satisfaire aux conditions
d’identification prévues au I de l’article 1er-1 de la présente loi.
« C. – La méconnaissance de l’obligation d’informer immédiatement les autorités compétentes prévue à
l’article 18 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité est
punie d’un an d’emprisonnement et de 250 000 euros d’amende.
« Lorsque l’infraction prévue au premier alinéa du présent C est commise de manière habituelle par une
personne morale, le montant de l’amende peut être porté à 6 % de son chiffre d’affaires mondial hors taxes pour
l’exercice précédant la sanction.
« V. – A. – Dans les conditions fixées aux II bis à III bis de l’article L. 34-1 du code des postes et des
communications électroniques, les personnes dont l’activité consiste à fournir des services d’accès à internet ou des
services d’hébergement détiennent et conservent les données de nature à permettre l’identification de quiconque a
contribué à la création du contenu ou de l’un des contenus des services dont elles sont prestataires.
« Un décret en Conseil d’Etat, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés,
définit les données mentionnées au premier alinéa du présent A et détermine la durée et les modalités de leur
conservation.
« B. – Tout manquement aux obligations mentionnées au A du présent V est puni d’un an d’emprisonnement et
de 250 000 euros d’amende. Le fait de ne pas déférer à la demande d’une autorité judiciaire d’obtenir
communication des éléments mentionnés au même A est puni des mêmes peines.
« Les personnes morales peuvent être déclarées pénalement responsables de ces infractions dans les conditions
prévues à l’article 121-2 du code pénal. Elles encourent une peine d’amende, suivant les modalités prévues à
l’article 131-38 du même code, ainsi que les peines mentionnées aux 2o et 9o de l’article 131-39 dudit code.
L’interdiction mentionnée au 2o du même article 131-39 est prononcée pour une durée de cinq ans au plus et porte
sur l’activité professionnelle dans l’exercice ou à l’occasion de laquelle l’infraction a été commise.
« VI. – Toute plateforme en ligne dont l’activité sur le territoire français dépasse un seuil de nombre de
connexions déterminé par décret, qu’elle soit ou non établie sur le territoire français, met en œuvre des procédures
et des moyens humains et technologiques proportionnés permettant, lorsqu’elle a une activité de stockage de
contenus, de conserver temporairement les contenus qui lui ont été signalés comme contraires aux dispositions
mentionnées au A du IV du présent article et qu’elle a retirés ou rendus inaccessibles, aux fins de les mettre à la
disposition de l’autorité judiciaire pour les besoins de la recherche, de la constatation et de la poursuite des
infractions pénales.
« La durée et les modalités de conservation de ces contenus sont définies par un décret en Conseil d’Etat, pris
après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.
« VII. – Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes dont l’activité consiste à fournir des services
d’hébergement un contenu ou une activité comme étant illicite dans le but d’en obtenir le retrait ou d’en faire cesser
la diffusion, alors qu’elle sait cette information inexacte, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros
d’amende. »
II. – Au 5o de l’article L. 222-16-1 du code de la consommation, les mots : « au I de » sont remplacés par le mot :
« à ».
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Article 49
La loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique est ainsi modifiée :
1o Au chapitre II du titre Ier, est insérée une section 2 intitulée : « Dispositions relatives à la lutte contre les
contenus terroristes et pédopornographiques » et comprenant les articles 6-1 à 6-2-2, tel qu’il résulte de l’article 4
de la présente loi ;
2o L’article 6-1 est ainsi modifié :
a) A la première phrase du premier alinéa, les mots : « mentionnée au III de l’article 6 de la présente loi » sont
remplacés par les mots : « dont l’activité est d’éditer un service de communication au public en ligne » et les mots :
« personnes mentionnées au 2 du I du même article 6 » sont remplacés par les mots : « fournisseurs de services
d’hébergement » ;
b) A la fin de la seconde phrase du même premier alinéa, les mots : « personnes mentionnées au 1 du I de
l’article 6 de la présente loi » sont remplacés par les mots : « fournisseurs de services d’accès à internet » ;
c) Le deuxième alinéa est ainsi modifié :
– à la première phrase, les mots : « personnes mentionnées au même 1 » sont remplacés par les mots :
« fournisseurs de services d’accès à internet » ;
– à la dernière phrase, les mots : « mentionnée au III du même article 6 des informations mentionnées à ce
même III » sont remplacés par les mots : « dont l’activité est d’éditer un service de communication au public
en ligne des informations mentionnées à l’article 1er-1 de la présente loi » ;
d) Au dernier alinéa, les mots : « au 1 du VI » sont remplacés par les mots : « au C du III » ;
3o Au second alinéa du II de l’article 6-1-3, le taux : « 4 % » est remplacé par le taux : « 6 % » ;
4o Le second alinéa des I et II de l’article 6-1-5 est complété par une phrase ainsi rédigée : « L’audience est
publique. »
Article 50
o
La loi n 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique est ainsi modifiée :
1o Au chapitre II du titre Ier, est insérée une section 3 intitulée : « Dispositions relatives à l’intervention de
l’autorité judiciaire » et comprenant les articles 6-3 à 6-5, tels qu’ils résultent du 2o du présent article et de
l’article 4 de la présente loi ;
2o Les articles 6-3 et 6-4 sont ainsi rédigés :
« Art. 6-3. – Le président du tribunal judiciaire, statuant selon la procédure accélérée au fond, peut prescrire à
toute personne susceptible d’y contribuer toutes les mesures propres à prévenir un dommage ou à faire cesser un
dommage occasionné par le contenu d’un service de communication au public en ligne.
« Il détermine les personnes ou les catégories de personnes auxquelles une demande peut être adressée par
l’autorité administrative dans les conditions prévues à l’article 6-4.
« Art. 6-4. – Lorsqu’une décision judiciaire exécutoire a ordonné une mesure propre à empêcher l’accès à un
service de communication au public en ligne dont le contenu relève des infractions mentionnées au A du IV de
l’article 6, l’autorité administrative, saisie le cas échéant par toute personne intéressée, peut demander aux
personnes dont l’activité est d’offrir un accès à des services de communication au public en ligne, aux fournisseurs
de services d’hébergement ou à toute personne ou catégorie de personnes visée par cette décision judiciaire, pour
une durée ne pouvant excéder celle restant à courir pour les mesures ordonnées par cette décision, d’empêcher
l’accès à tout service de communication au public en ligne qu’elle a préalablement identifié comme reprenant le
contenu du service mentionné par ladite décision, en totalité ou de manière substantielle.
« Dans les mêmes conditions et pour la même durée, l’autorité administrative peut demander à l’exploitant d’un
service reposant sur le classement ou le référencement, au moyen d’algorithmes informatiques, de contenus
proposés ou mis en ligne par des tiers de faire cesser le référencement des adresses électroniques donnant accès aux
services de communication au public en ligne mentionnés au premier alinéa du présent article.
« L’autorité administrative tient à jour une liste des services de communication au public en ligne mentionnés au
même premier alinéa qui ont fait l’objet d’une demande de blocage d’accès en application dudit premier alinéa
ainsi que des adresses électroniques donnant accès à ces services et met cette liste à la disposition des annonceurs,
de leurs mandataires et des services mentionnés au 2o du II de l’article 299 du code général des impôts. Ces services
de communication au public en ligne sont inscrits sur cette liste pour la durée restant à courir des mesures
ordonnées par l’autorité judiciaire. Pendant toute la durée de l’inscription sur ladite liste, les annonceurs, leurs
mandataires et les services mentionnés au même 2o qui entretiennent des relations commerciales, notamment pour
pratiquer des insertions publicitaires, avec les services de communication au public en ligne figurant sur cette liste
sont tenus de rendre publique sur leur site internet, au moins une fois par an, l’existence de ces relations et de les
mentionner dans leur rapport annuel, s’ils sont tenus d’en adopter un.
« Lorsqu’il n’est pas procédé au blocage ou au déréférencement desdits services, le président du tribunal
judiciaire, statuant selon la procédure accélérée au fond, peut prescrire toute mesure destinée à faire cesser l’accès
aux contenus de ces services. » ;
3o Au second alinéa de l’article 6-4-2, après le mot : « publique », sont insérés les mots : « , du code du sport ».
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Article 51
La loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique est ainsi modifiée :
1o Au chapitre II du titre Ier, est insérée une section 4 intitulée : « Coordinateur pour les services numériques et
coopération entre les autorités compétentes » et comprenant les articles 7 à 9-2, tels qu’ils résultent des 2o à 6o du
présent article ;
2o L’article 7 est ainsi rédigé :
« Art. 7. – Les autorités compétentes désignées en application de l’article 49 du règlement (UE) 2022/2065 du
Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et
modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques) sont :
« 1o L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique ;
« 2o L’autorité administrative chargée de la concurrence et de la consommation ;
« 3o La Commission nationale de l’informatique et des libertés.
« L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique est désignée coordinateur pour les
services numériques, au sens du même article 49, sans préjudice des compétences de chacune des autorités
administratives compétentes qui concourent à la mise en œuvre du même règlement. » ;
3o Après le même article 7, sont insérés des articles 7-2 à 7-4 ainsi rédigés :
« Art. 7-2. – Le coordinateur pour les services numériques veille à ce que les autorités mentionnées à l’article 7
de la présente loi coopèrent étroitement et se prêtent mutuellement assistance, dans le cadre de l’application du
règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des
services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques), de manière
cohérente et efficace.
« Ces autorités peuvent se communiquer librement les informations dont elles disposent et se consulter
mutuellement aux fins de l’accomplissement de leurs missions respectives au titre du même règlement, sans que ni
le secret des affaires, ni le secret de l’instruction, ni la protection des données personnelles y fassent obstacle.
« Lorsque, à l’occasion de l’exercice de ses compétences au titre de la présente section, l’une de ces autorités
constate des faits qui relèvent de la compétence d’une autre, elle l’en informe et lui transmet les informations
correspondantes.
« Les modalités de mise en œuvre du présent article sont précisées par voie de convention entre ces mêmes
autorités.
« Art. 7-3. – Le coordinateur pour les services numériques siège au comité européen des services numériques
mentionné à l’article 61 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022
relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques). Lorsque les questions examinées par le comité relèvent de la compétence d’une autre autorité que
celle désignée à l’article 7 de la présente loi en tant que coordinateur pour les services numériques, l’autorité
compétente concernée participe au comité aux côtés du coordinateur.
« Aux fins d’exercer les compétences prévues aux articles 63, 64 et 65 du règlement (UE) 2022/2065 du
Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité, le coordinateur pour les services numériques exerce
une mission de veille et d’analyse des risques systémiques mentionnés à l’article 34 du même règlement sur le
territoire national.
« Art. 7-4. – Il est créé un réseau national de coordination de la régulation des services numériques.
« Le réseau est composé de :
« 1o L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique ;
« 2o La Commission nationale de l’informatique et des libertés ;
« 3o L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse ;
« 4o L’Autorité de la concurrence ;
« 5o L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information ;
« 6o L’Autorité des relations sociales des plateformes d’emploi ;
« 7o Les services de l’Etat compétents.
« La liste des services de l’Etat membres du réseau national de coordination de la régulation des services
numériques est définie par décret.
« Le réseau national de coordination de la régulation des services numériques est chargé d’assurer les échanges
d’informations et d’encourager la coordination entre ses membres. Il veille aux synergies des travaux des instances
mentionnées au présent article en matière de régulation des services de la société de l’information, dans le respect
de leurs attributions respectives et, le cas échéant, de leur indépendance.
« Il promeut une vision globale de la régulation des services numériques qui intègre les enjeux d’équité, de
protection, d’innovation et de compétitivité. Il anime des réflexions et travaux d’analyses comparées sur les
pratiques de régulation des autres Etats membres de l’Union européenne.
« Ce réseau se réunit au moins trois fois par an. Il est présidé pour une durée de dix-huit mois et de façon
alternative par les ministres chargés du numérique et de la culture. Le premier exercice de la présidence est assuré
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par le ministre chargé du numérique. Le secrétariat du réseau est assuré par les services du ministère chargé du
numérique.
« L’ordre du jour des réunions est proposé par le secrétariat du réseau et peut être complété par ses membres.
« Les travaux du réseau font l’objet de comptes rendus proposés par son secrétariat et approuvés par ses
membres. Le réseau peut mettre en place des groupes de travail associant, sur une base volontaire, des
représentants de ses membres en vue de conduire le partage de réflexions sur des thématiques particulières.
« Le réseau peut solliciter l’observatoire de la haine en ligne mentionné à l’article 16 de la loi no 2020-766 du
24 juin 2020 visant à lutter contre les contenus haineux sur internet et le service administratif de l’Etat mentionné à
l’article 36 de la loi no 2021-1382 du 25 octobre 2021 relative à la régulation et à la protection de l’accès aux
œuvres culturelles à l’ère numérique, en vue de conduire toute analyse destinée à apporter un éclairage sur des
questions relevant de ses missions. » ;
4o Après l’article 8, sont insérés des articles 8-1 et 8-2 ainsi rédigés :
« Art. 8-1. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique veille, dans les
conditions prévues à la présente section, au respect :
« 1o Par les personnes dont l’activité consiste à fournir un service intermédiaire, des obligations prévues aux
paragraphes 1 et 5 de l’article 9, aux paragraphes 1 et 5 de l’article 10 et aux articles 11 à 15 du règlement
(UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services
numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques) ;
« 2o Par les personnes dont l’activité consiste à fournir un service d’hébergement, des obligations prévues aux
articles 16 et 17 du même règlement ;
« 3o Par les personnes dont l’activité consiste à fournir un service de plateforme en ligne, à l’exception des
microentreprises ou des petites entreprises au sens de l’article 19 dudit règlement, des obligations prévues :
« a) Aux articles 20 à 24 du même règlement ;
« b) A l’article 25 du même règlement, à l’exception des pratiques mentionnées au 1o de l’article L. 133-1 du
code de la consommation ;
« c) Aux a à c du paragraphe 1 et au paragraphe 2 de l’article 26, à l’article 27 et au paragraphe 1 de l’article 28
du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité.
« Art. 8-2. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique analyse les rapports de
transparence des fournisseurs de plateformes en ligne relevant de sa compétence, conformément à l’article 56 du
règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des
services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques), publiés en
application des articles 15 et 24 du même règlement. Cette analyse fait l’objet d’un rapport annuel remis au
Parlement. » ;
5o Après l’article 9, sont insérés des articles 9-1 et 9-2 ainsi rédigés :
« Art. 9-1. – I. – Pour l’accomplissement de ses missions, l’Autorité de régulation de la communication
audiovisuelle et numérique peut :
« 1o Exercer auprès des fournisseurs de services intermédiaires mentionnés à l’article 8-1 ou auprès de toute
autre personne mentionnée au paragraphe 1 de l’article 51 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et
du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive
2000/31/CE (règlement sur les services numériques) les pouvoirs d’enquête et d’exécution prévus au même
article 51, dans les conditions prévues à la présente section ;
« 2o Recueillir, auprès de tout fournisseur de services intermédiaires qui propose un service sur le territoire
national, les informations nécessaires à l’élaboration des demandes d’examen mentionnées aux articles 58 ou 65 du
même règlement.
« II. – Pour la recherche et la constatation des manquements aux obligations mentionnées à l’article 8-1 de la
présente loi ou pour l’application des articles 57, 60, 66 ou 69 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement
européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité, les agents habilités et assermentés de l’Autorité de régulation de
la communication audiovisuelle et numérique peuvent procéder, de 6 heures à 21 heures, à des inspections dans
tout lieu, local, enceinte, installation ou établissement utilisé par un fournisseur de services intermédiaires pour les
besoins de son activité commerciale, industrielle, artisanale ou libérale, afin d’examiner, de saisir, de prendre ou
d’obtenir des copies d’informations, sous quelque forme et sur quelque support de stockage que ce soit.
« Le procureur de la République territorialement compétent en est préalablement informé.
« Lorsqu’il y a lieu de soupçonner que les informations relatives à un manquement aux obligations prévues par
le même règlement sont conservées dans des lieux, des locaux, des enceintes, des installations ou des
établissements partiellement ou entièrement affectés au domicile privé, la visite ne peut se dérouler qu’avec
l’autorisation du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire dans le ressort duquel sont situés les
locaux à visiter, dans les conditions prévues au III du présent article.
« III. – Le responsable de ces lieux, de ces locaux, de ces enceintes, de ces installations ou de ces établissements
est informé de son droit d’opposition à la visite.
« Lorsqu’il exerce ce droit, la visite ne peut se dérouler qu’avec l’autorisation du juge des libertés et de la
détention du tribunal judiciaire dans le ressort duquel sont situés les locaux à visiter. Toutefois, lorsque l’urgence,
la gravité des faits à l’origine du contrôle ou le risque de destruction ou de dissimulation de documents le justifie, la
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visite peut avoir lieu sur autorisation préalable du juge des libertés et de la détention sans que le responsable
mentionné au premier alinéa du présent III en ait été informé. Dans ce cas, ce responsable ne peut s’opposer à la
visite. La visite s’effectue sous l’autorité et le contrôle du juge des libertés et de la détention qui l’a autorisée, en
présence de l’occupant des lieux ou de son représentant, qui peut se faire assister d’un conseil de son choix ou, à
défaut, en présence de deux témoins qui ne sont pas placés sous l’autorité des personnes chargées de procéder au
contrôle.
« L’ordonnance ayant autorisé la visite est exécutoire au seul vu de la minute. Elle mentionne que le juge ayant
autorisé la visite peut être saisi à tout moment d’une demande de suspension ou d’arrêt de cette visite. Elle indique
le délai et la voie de recours applicables. Elle peut faire l’objet, suivant les règles prévues par le code de procédure
civile, d’un appel devant le premier président de la cour d’appel.
« IV. – Il est dressé un procès-verbal des vérifications et des visites menées en application du présent article ; le
cas échéant, la liste des documents saisis lui est annexée. Ce procès-verbal est dressé contradictoirement lorsque les
vérifications et les visites sont effectuées sur place ou sur convocation.
« Les documents saisis en application du II sont restitués sur décision du procureur de la République, d’office ou
sur requête, dans un délai de six mois à compter de la visite.
« V. – A. – Pour l’application du présent article, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et
numérique peut :
« 1o Enjoindre au fournisseur concerné de mettre fin à un ou plusieurs manquements aux obligations
mentionnées à l’article 8-1 dans un délai déterminé et prononcer une astreinte dans les conditions prévues au III de
l’article 9-2 ;
« 2o Enjoindre au fournisseur concerné de prendre toute mesure corrective de nature structurelle ou
comportementale proportionnée au manquement et nécessaire pour faire cesser effectivement le manquement ;
« 3o Adopter des injonctions à caractère provisoire lorsque le manquement constaté paraît susceptible de créer un
dommage grave.
« Elle peut aussi saisir l’autorité judiciaire afin que cette dernière ordonne les mesures mentionnées aux 1o à 3o du
présent A.
« Elle peut également constater qu’il n’y a plus lieu de statuer.
« B. – Pour l’application du I, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut
accepter des engagements proposés par les fournisseurs de services intermédiaires de nature à mettre un terme au
manquement constaté.
« La proposition d’engagements des fournisseurs de services intermédiaires est suffisamment détaillée,
notamment en ce qui concerne le calendrier et la portée de leur mise en œuvre ainsi que leur durée, pour permettre
à l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique de procéder à son évaluation.
« L’autorité peut, de sa propre initiative ou sur demande du fournisseur concerné, modifier les engagements
qu’elle a acceptés ou y mettre fin si l’un des faits sur lesquels la décision d’engagements repose a subi un
changement important ou si cette décision repose sur des informations incomplètes, inexactes ou trompeuses
communiquées par le fournisseur ou par toute autre personne mentionnée au 1o du I.
« VI. – A. – Dans les conditions prévues au premier alinéa du paragraphe 3 de l’article 51 du règlement
(UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité, l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique peut enjoindre au fournisseur concerné, dans les meilleurs délais, de :
« 1o Soumettre un plan d’action établissant les mesures nécessaires pour mettre fin au manquement ;
« 2o Veiller à ce que ces mesures soient prises ;
« 3o Rendre un rapport sur les mesures prises.
« B. – Dans les conditions prévues aux troisième et quatrième alinéas du même paragraphe 3, elle peut saisir
l’autorité judiciaire afin que cette dernière ordonne une mesure de restriction temporaire de l’accès au service du
fournisseur concerné, mentionnée audit paragraphe 3.
« Un décret en Conseil d’Etat fixe les modalités d’application du présent article et précise les voies de recours
contre les mesures prononcées en application du V et du présent VI.
« Art. 9-2. – I. – A. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut mettre le
fournisseur concerné en demeure de se conformer, le cas échéant dans le délai qu’elle fixe, aux obligations
mentionnées à l’article 8-1.
« B. – Lorsque le fournisseur concerné ne défère pas aux demandes de l’autorité dans le cadre d’une enquête
conduite en application des I à III de l’article 9-1, ladite autorité peut prononcer une injonction de satisfaire à ces
mesures, qui peut être assortie d’une astreinte dans les conditions prévues au III du présent article.
« II. – Lorsque le fournisseur concerné ne se conforme pas à la mise en demeure ou à l’injonction qui lui est
adressée en application du I du présent article ou ne satisfait pas aux mesures prises en application des V et VI de
l’article 9-1, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut, dans les conditions
prévues à l’article 42-7 de la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, prononcer
une sanction pécuniaire.
« Le montant de la sanction pécuniaire ainsi que celui de l’astreinte dont est assortie éventuellement la mise en
demeure ou l’injonction prennent en considération :
« 1o La nature, la gravité et la durée du manquement ;
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« 2o Le fait que le manquement a été commis de manière intentionnelle ou par négligence ;


« 3o Les manquements commis précédemment par le fournisseur ;
« 4o La situation financière du fournisseur ;
« 5o La coopération du fournisseur avec les autorités compétentes ;
« 6o La nature et la taille du fournisseur ;
« 7o Le degré de responsabilité du fournisseur, en tenant compte des mesures techniques et organisationnelles
prises par ce fournisseur pour se conformer au règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du
19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE
(règlement sur les services numériques).
« III. – La sanction pécuniaire prononcée en application du II du présent article ne peut excéder 6 % du chiffre
d’affaires mondial hors taxes de l’exercice précédant la sanction. Par dérogation, le montant de la sanction
prononcée en cas de refus de déférer aux demandes du régulateur dans le cadre d’une enquête conduite en
application des I à III de l’article 9-1 ne peut excéder 1 % du chiffre d’affaires mondial hors taxes de l’exercice
précédant la sanction.
« Le montant maximal de l’astreinte prévue au I du présent article ne peut excéder, par jour, 5 % du chiffre
d’affaires mondial hors taxes journalier moyen du fournisseur concerné sur l’exercice précédant l’astreinte, calculé
à compter de la date spécifiée dans la décision de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et
numérique.
« IV. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut rendre publiques les
mises en demeure, les injonctions et les sanctions qu’elle prononce. Elle détermine dans sa décision les modalités
de cette publication, qui tiennent compte de la gravité du manquement. Elle peut également ordonner l’insertion de
ces mises en demeure, injonctions et sanctions dans des publications, journaux et supports qu’elle désigne, aux
frais des fournisseurs faisant l’objet de la mise en demeure, de l’injonction ou de la sanction.
« Les sanctions pécuniaires sont recouvrées comme les créances de l’Etat étrangères à l’impôt et au domaine. »
CHAPITRE II
MODIFICATION DU CODE DE LA CONSOMMATION

Article 52
Le code de la consommation est ainsi modifié :
1o L’article liminaire est ainsi modifié :
a) Le 15o est ainsi rédigé :
« 15o Plateforme en ligne : une plateforme en ligne au sens du i de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du
Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché intérieur des services numériques et
modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques) ; »
b) Sont ajoutés des 17o et 18o ainsi rédigés :
« 17o Moteur de recherche en ligne : un moteur de recherche en ligne au sens du j de l’article 3 du règlement
(UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité ;
« 18o Comparateur en ligne : tout service de communication au public en ligne consistant en la fourniture
d’informations permettant la comparaison des prix et des caractéristiques de biens et de services proposés par des
professionnels ; »
2o L’article L. 111-7 est ainsi modifié :
a) Le I est abrogé ;
b) Le II est ainsi modifié :
– au premier alinéa, les mots : « opérateur de plateforme » sont remplacés par les mots : « fournisseur de place
de marché en ligne ou de comparateur » ;
– au 1o, les mots : « référencement, de classement » sont remplacés par les mots : « classement ainsi que,
s’agissant des comparateurs en ligne, de référencement » ;
– au cinquième alinéa, les mots : « opérateurs de plateforme » sont remplacés par les mots : « personnes
mentionnées au premier alinéa » ;
– à l’avant-dernier alinéa, les mots : « opérateur de plateforme en ligne dont l’activité consiste en la fourniture
d’informations permettant la comparaison des prix et des caractéristiques de biens et de services proposés par
des professionnels » sont remplacés par les mots : « fournisseur de comparateur en ligne » ;
– au dernier alinéa, les mots : « l’opérateur de plateforme en ligne » sont remplacés par les mots : « les
personnes mentionnées au premier alinéa » ;
3o L’article L. 111-7-1 est abrogé ;
4o Au premier alinéa de l’article L. 111-7-2, les mots : « aux articles L. 111-7 et L. 111-7-1 » sont remplacés par
les mots : « à l’article L. 111-7 » ;
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5o Au premier alinéa de l’article L. 111-7-3, les mots : « opérateurs de plateformes en ligne mentionnés à l’article
L. 111-7 du présent code » sont remplacés par les mots : « fournisseurs de plateformes en ligne, de moteurs de
recherche en ligne et de comparateurs en ligne » ;
6o A la première phrase du second alinéa de l’article L. 112-8, le mot : « plateforme » est remplacé par le mot :
« interface » ;
7o Le titre III du livre Ier est complété par un chapitre III ainsi rédigé :
« CHAPITRE III
« OBLIGATIONS DES FOURNISSEURS DE PLATEFORMES EN LIGNE
« Art. L. 133-1. – Est puni d’un emprisonnement de deux ans et d’une amende de 300 000 euros, dont le
montant peut être porté, de manière proportionnée aux avantages tirés du délit, à 6 % du chiffre d’affaires mondial
hors taxes réalisé au cours de l’exercice précédent pour une personne morale, le fait pour un fournisseur de places
de marché :
« 1o De méconnaître ses obligations relatives à la conception, à l’organisation ou à l’exploitation d’une interface
en ligne, en violation de l’article 25 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil
du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE
(règlement sur les services numériques) ;
« 2o De ne pas respecter :
« a) Les obligations de traçabilité des professionnels utilisant leurs plateformes en ligne prévues à l’article 30 du
même règlement ;
« b) Les obligations de conception de l’interface en ligne prévues à l’article 31 dudit règlement ;
« c) Les obligations relatives au droit à l’information des consommateurs prévues à l’article 32 du même
règlement.
« Art. L. 133-2. – En cas d’infraction aux dispositions de l’article L. 133-1, l’autorité administrative chargée de
la concurrence et de la consommation peut, après en avoir avisé le procureur de la République, demander à la
juridiction civile d’enjoindre à l’auteur des pratiques de se mettre en conformité. Le juge peut assortir son
injonction d’une astreinte journalière ne pouvant excéder un montant de 5 % du chiffre d’affaires mondial hors
taxes journalier moyen réalisé par le fournisseur de services concerné au cours du dernier exercice clos.
« Dans ce cas, l’injonction précise les modalités d’application de l’astreinte encourue, notamment sa date
d’applicabilité, sa durée et son montant. Le montant de l’astreinte est proportionné à la gravité des manquements
constatés et tient compte notamment de l’importance du trouble causé.
« L’astreinte journalière court à compter du jour suivant l’expiration du délai imparti au professionnel pour se
mettre en conformité avec la mesure notifiée.
« En cas d’inexécution, totale ou partielle, ou d’exécution tardive, le juge procède, après une procédure
contradictoire, à la liquidation de l’astreinte.
« Art. L. 133-3. – Les personnes physiques coupables des délits punis à l’article L. 133-1 encourent également,
à titre de peine complémentaire, l’interdiction, suivant les modalités prévues à l’article 131-27 du code pénal, soit
d’exercer une fonction publique ou d’exercer l’activité professionnelle ou sociale dans l’exercice ou à l’occasion de
l’exercice de laquelle l’infraction a été commise, soit d’exercer une profession commerciale ou industrielle, de
diriger, d’administrer, de gérer ou de contrôler à un titre quelconque, directement ou indirectement, pour leur
propre compte ou pour le compte d’autrui, une entreprise commerciale ou industrielle ou une société commerciale.
« Ces interdictions d’exercice ne peuvent excéder une durée de cinq ans. Elles peuvent être prononcées
cumulativement.
« Les personnes morales déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues à l’article 121-2 du
même code, des délits punis à l’article L. 133-1 du présent code encourent, outre l’amende suivant les modalités
prévues à l’article 131-38 du code pénal, les peines prévues aux 2o à 9o de l’article 131-39 du même code.
« L’interdiction mentionnée au 2o du même article 131-39 porte sur l’activité dans l’exercice ou à l’occasion de
l’exercice de laquelle l’infraction a été commise. Les peines prévues aux 2o à 7o dudit article 131-39 ne peuvent être
prononcées que pour une durée de cinq ans au plus. » ;
8o Au premier alinéa de l’article L. 224-42-4, les mots : « opérateur de plateforme en ligne, au sens de l’article
L. 111-7, proposant gratuitement aux utilisateurs finals un outil de comparaison et d’évaluation » sont remplacés
par les mots : « fournisseur de comparateur en ligne » ;
9o Après l’article L. 511-7, il est inséré un article L. 511-7-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 511-7-1. – Les agents sont habilités à rechercher et à constater les infractions des fournisseurs de
plateforme en ligne dont l’établissement principal est situé en France ou dont le représentant légal est établi en
France aux dispositions du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022
relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques) mentionnées à l’article L. 133-1 du présent code.
« Ils disposent, à cet effet, des pouvoirs définis à la section 1, aux sous-sections 1 à 5 de la section 2 ainsi qu’à la
section 3 du chapitre II du présent titre. » ;
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10o Le chapitre II du titre Ier du livre V est complété par une section 4 ainsi rédigée :
« Section 4
« Dispositions spécifiques aux plateformes en ligne
« Art. L. 512-66. – Pour la mise en œuvre des contrôles administratifs en vue de la recherche et de la
constatation des infractions aux dispositions du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil
du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE
(règlement sur les services numériques), les agents habilités agissent dans les conditions prévues par les
dispositions combinées du paragraphe 4 de l’article 49 et du paragraphe 2 de l’article 50 du même règlement.
« Art. L. 512-67. – Pour l’accès aux données des fournisseurs de plateformes en ligne mentionnées à
l’article 40 du règlement mentionné à l’article L. 512-66 du présent code, les agents habilités exercent leurs
pouvoirs dans les conditions prévues aux paragraphes 1 à 3 de l’article 40 du même règlement.
« Art. L. 512-68. – Les agents habilités peuvent coopérer, dans l’exercice de leurs missions, avec les agents du
coordinateur des services numériques mentionné à l’article 7-2 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la
confiance dans l’économie numérique. A ce titre, ils peuvent se communiquer les informations et les documents
détenus ou recueillis dans l’exercice de leurs missions respectives, sans que les dispositions de l’article 11 du code
de procédure pénale ou celles relatives au secret professionnel ne leur soient opposables. » ;
11o L’article L. 521-3-1 est ainsi modifié :
a) Au premier alinéa, après le mot : « produits », sont insérés les mots : « et des services » et, après la référence :
« L. 521-1 », sont insérés les mots : « ou à une mesure prise en application des articles L. 521-7, L. 521-16, L. 521-
17, L. 521-20 et L. 521-23 » ;
b) Au 1o, les mots : « opérateurs de plateformes en ligne au sens du I de l’article L. 111-7 » sont remplacés par les
mots : « fournisseurs de plateformes en ligne, de moteurs de recherche en ligne, de comparateurs en ligne ou
d’agrégateurs de contenus » ;
c) Au a du 2o, les mots : « personnes relevant du I de l’article L. 111-7 du présent code » sont remplacés par les
mots : « fournisseurs de plateformes en ligne, de moteurs de recherche en ligne ou de comparateurs en ligne » ;
d) Le dernier alinéa est ainsi rédigé :
« Une interface en ligne s’entend au sens de la définition qui en est donnée au paragraphe m de l’article 3 du
règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des
services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques). » ;
12o Au premier alinéa de l’article L. 524-3, les mots : « au 8 du I de l’article 6 » sont remplacés par les mots : « à
l’article 6-3 » ;
13o La section 2 du chapitre Ier du titre III du livre V est complétée par un article L. 531-7 ainsi rédigé :
« Art. L. 531-7. – Pour la mise en œuvre du règlement mentionné à l’article L. 512-66 dans les conditions
fixées au présent titre, toute fourniture d’informations inexactes, incomplètes ou trompeuses, toute absence de
réponse, toute non-rectification d’informations inexactes, incomplètes ou trompeuses ou tout manquement à
l’obligation de se soumettre, sous réserve des recours applicables, à une opération de visite et de saisie est puni de
la sanction prévue à l’article L. 531-1. Le montant de l’amende est toutefois plafonné à 1 % du chiffre d’affaires
mondial hors taxes au cours de l’exercice précédent la date des faits pour une personne morale. » ;
14o A l’article L. 532-5, les mots : « au 1 du VI » sont remplacés par les mots : « au C du IV ».
CHAPITRE III
MODIFICATION DU CODE DE COMMERCE

Article 53
Le livre IV du code de commerce est ainsi modifié :
1o La première phrase de l’article L. 420-7 est ainsi modifiée :
a) Après la référence : « L. 420-5 », sont insérés les mots : « , dans le règlement (UE) 2022/1925 du Parlement
européen et du Conseil du 14 septembre 2022 relatif aux marchés contestables et équitables dans le secteur
numérique et modifiant les directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828 (règlement sur les marchés
numériques) » ;
b) Les mots : « 81 et 82 du traité instituant la Communauté européenne » sont remplacés par les mots : « 101
et 102 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne » ;
2o Le titre V est complété par des articles L. 450-11 et L. 450-12 ainsi rédigés :
« Art. L. 450-11. – L’Autorité de la concurrence, le ministre chargé de l’économie et les fonctionnaires qu’il a
désignés ou habilités conformément à l’article L. 450-1 sont les autorités nationales chargées de faire appliquer les
règles mentionnées au paragraphe 6 de l’article 1er du règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du
Conseil du 14 septembre 2022 relatif aux marchés contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant
les directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828 (règlement sur les marchés numériques).
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 2 sur 132

« Art. L. 450-12. – Pour l’application des articles 101 à 103 du traité sur le fonctionnement de l’Union
européenne, le ministre chargé de l’économie, les fonctionnaires qu’il a désignés ou habilités conformément au
présent livre et l’Autorité de la concurrence disposent des pouvoirs respectifs qui leur sont reconnus au présent
livre et par le règlement (CE) no 139/2004 du Conseil du 20 janvier 2004 relatif au contrôle des concentrations
entre entreprises (“le règlement CE sur les concentrations”) et par le règlement (CE) no 1/2003 du Conseil
du 16 décembre 2002 relatif à la mise en œuvre des règles de concurrence prévues aux articles 81 et 82 du traité.
Les règles de procédure prévues par ces textes leur sont applicables.
« Pour l’application des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, le ministre
chargé de l’économie et les fonctionnaires qu’il a désignés ou habilités conformément à l’article L. 450-1 du
présent code disposent des pouvoirs qui leur sont reconnus au présent titre.
« Le ministre chargé de l’économie, les fonctionnaires qu’il a désignés ou habilités conformément au présent
livre et l’Autorité de la concurrence disposent des pouvoirs respectifs qui leur sont reconnus au présent livre pour la
mise en œuvre des dispositions suivantes du règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du Conseil
du 14 septembre 2022 relatif aux marchés contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant les
directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828 (règlement sur les marchés numériques) :
« 1o Le paragraphe 2 de l’article 22 ;
« 2o Les paragraphes 3, 4 et 7 à 10 de l’article 23 ;
« 3o Les paragraphes 6 et 7 de l’article 38. » ;
3o Le second alinéa du II de l’article L. 462-9 est ainsi modifié :
a) Au début, est ajoutée la mention : « III. – » ;
b) A la première phrase, les mots : « de ce règlement » sont remplacés par les mots : « du règlement
(CE) no 1/2003 du Conseil du 16 décembre 2022 mentionné au II » ;
4o Après l’article L. 462-9-1, il est inséré un article L. 462-9-2 ainsi rédigé :
« Art. L. 462-9-2. – L’Autorité de la concurrence ainsi que le ministre chargé de l’économie et les
fonctionnaires que ce dernier a désignés ou habilités conformément au présent livre sont les autorités nationales
compétentes pour la mise en œuvre de l’article 27 du règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du
Conseil du 14 septembre 2022 relatif aux marchés contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant
les directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828 (règlement sur les marchés numériques). » ;
5o L’article L. 490-9 est ainsi rédigé :
« Art. L. 490-9. – Le ministre chargé de l’économie ou son représentant est compétent pour adresser à la
Commission européenne une demande d’ouverture d’une enquête de marché en application de l’article 41 du
règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du Conseil du 14 septembre 2022 relatif aux marchés
contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant les directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828
(règlement sur les marchés numériques). »
CHAPITRE IV
MESURES D’ADAPTATION DE LA LOI No 86-1067 DU 30 SEPTEMBRE 1986
RELATIVE À LA LIBERTÉ DE COMMUNICATION

Article 54
o
I. – La loi n 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication est ainsi modifiée :
1o A la première phrase du cinquième alinéa de l’article 14, les mots : « opérateurs de plateforme en ligne, au
sens de l’article L. 111-7 du code de la consommation » sont remplacés par les mots : « fournisseurs de plateformes
en ligne, au sens du paragraphe i de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil
du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE
(règlement sur les services numériques), les moteurs de recherche en ligne, au sens du paragraphe j du même
article 3, et les plateformes de partage de vidéos, au sens des cinq derniers alinéas de l’article 2 de la présente loi » ;
2o Au 12o de l’article 18, les mots : « codes de bonne conduite ayant pour objet de réduire de manière
significative les communications sur les services de médias audiovisuels et sur les services édités par les opérateurs
de plateforme en ligne, au sens de l’article L. 111-7 du code de la consommation, ayant un impact négatif sur
l’environnement » sont remplacés par les mots : « “contrats climats” élaborés en application de l’article 14 » ;
3o A l’intitulé du chapitre Ier du titre IV, les mots : « mentionnées à l’article L. 163-1 du code électoral » sont
supprimés ;
4o L’article 58 est ainsi modifié :
a) A la fin de la première phrase du premier alinéa, les mots : « opérateurs de plateforme en ligne mentionnés au
premier alinéa de l’article L. 163-1 du code électoral » sont remplacés par les mots : « fournisseurs de plateformes
en ligne au sens du paragraphe i de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil
du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE
(règlement sur les services numériques), aux moteurs de recherche en ligne, au sens du paragraphe j du même
article 3, et aux fournisseurs de services de plateformes de partage de vidéos, au sens du 8 de l’article 2 du
règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du Conseil du 14 septembre 2022 relatif aux marchés
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contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant les directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828
(règlement sur les marchés numériques) » ;
b) Le deuxième alinéa est supprimé ;
c) Le dernier alinéa est ainsi rédigé :
« L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique publie un bilan périodique de
l’application des mesures prises par les très grandes plateformes et les très grands moteurs de recherche, au sens de
l’article 33 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité, en vue
de lutter contre la diffusion de fausses informations susceptibles de troubler l’ordre public ou d’altérer la sincérité
de l’un des scrutins mentionnés au premier alinéa de l’article 33-1-1 de la présente loi. Ce bilan est établi sur la
base des informations communiquées par la Commission européenne concernant les mesures adoptées par ces
acteurs pour évaluer et atténuer le risque systémique de désinformation en application des articles 34 et 35 du
règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité et pour se conformer à
leurs engagements en matière de désinformation pris pour l’application de l’article 45 du même règlement, des
audits indépendants prévus à l’article 37 dudit règlement ainsi que des informations rendues publiques par ces
acteurs en application de l’article 42 du même règlement ou recueillies auprès d’eux dans les conditions prévues à
l’article 19 de la présente loi ou à l’article 40 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil
du 19 octobre 2022 précité. » ;
5o L’article 60 est complété par un IV ainsi rédigé :
« IV. – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique veille, dans les conditions
prévues à la section 4 du chapitre II du titre Ier de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans
l’économie numérique, au respect, par les services de plateforme de partage de vidéos dont l’établissement
principal est situé en France ou dont le représentant légal est établi en France, des obligations mentionnées à la
même section 4. »
II. – A la fin du A du III de l’article 42 de la loi no 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes
de la République, la date : « 31 décembre 2023 » est remplacée par la date : « 17 février 2024 ».
CHAPITRE V
MESURES D’ADAPTATION DE LA LOI RELATIVE À LA LUTTE
CONTRE LA MANIPULATION DE L’INFORMATION

Article 55
o
Les articles 11, 13 et 14 de la loi n 2018-1202 du 22 décembre 2018 relative à la lutte contre la manipulation de
l’information sont abrogés.
CHAPITRE VI
MESURES D’ADAPTATION DU CODE ÉLECTORAL

Article 56
L’article L. 163-1 du code électoral est ainsi modifié :
1o Le premier alinéa est ainsi rédigé :
« Pendant les trois mois précédant le premier jour du mois d’élections générales et jusqu’à la date du tour de
scrutin où celles-ci sont acquises, les très grandes plateformes en ligne et les très grands moteurs de recherche en
ligne, au sens de l’article 33 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022
relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques), sont tenus, au regard de l’intérêt général attaché à l’information éclairée des citoyens en période
électorale et à la sincérité du scrutin, de mettre à la disposition de l’utilisateur au sein du registre prévu à l’article 39
du même règlement : » ;
2o Au début des 1o et 2o, les mots : « De fournir à l’utilisateur » sont supprimés ;
3o Au début du 3o, les mots : « De rendre public » sont supprimés ;
4o L’avant-dernier alinéa est supprimé.
CHAPITRE VII
o
MESURES D’ADAPTATION DE LA LOI N 78-17 DU 6 JANVIER 1978
RELATIVE À L’INFORMATIQUE, AUX FICHIERS ET AUX LIBERTÉS

Article 57
o
La loi n 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés est ainsi modifiée :
1o L’article 8 est ainsi modifié :
a) Au début, il est ajouté un I A ainsi rédigé :
« I A. – La Commission nationale de l’informatique et des libertés est une autorité administrative
indépendante. » ;
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b) La première phrase du premier alinéa du I est supprimée ;


c) Après le même I, il est inséré un I bis ainsi rédigé :
« I bis. – Elle est l’autorité compétente au sens de l’article 26 du règlement (UE) 2022/868 du Parlement
européen et du Conseil du 30 mai 2022 portant sur la gouvernance européenne des données et modifiant le
règlement (UE) 2018/1724 (règlement sur la gouvernance des données), pour l’application du chapitre IV du même
règlement. Elle veille, à ce titre, au respect des règles mentionnées au titre IV bis de la présente loi et dispose des
pouvoirs mentionnés à l’article 20-1. Ses membres et les agents de ses services habilités dans les conditions
définies au second alinéa de l’article 10 peuvent constater les manquements aux exigences énoncées au chapitre IV
du règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2022 précité. » ;
2o Le premier alinéa de l’article 16 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Elle est également compétente
pour prendre les mesures et prononcer les sanctions à l’encontre des organisations altruistes en matière de données
reconnues qui ne respectent pas les exigences énoncées au chapitre IV du règlement (UE) 2022/868 du Parlement
européen et du Conseil du 30 mai 2022 portant sur la gouvernance européenne des données et modifiant le
règlement (UE) 2018/1724 (règlement sur la gouvernance des données) ainsi qu’à l’encontre des plateformes en
ligne qui ne respectent pas les obligations issues du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du
Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive
2000/31/CE (règlement sur les services numériques) mentionnées à l’article 124-5 de la présente loi. » ;
3o Après l’article 20, il est inséré un article 20-1 ainsi rédigé :
« Art. 20-1. – I. – Pour l’exercice des missions relevant de la Commission nationale de l’informatique et des
libertés en application du règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2022 portant
sur la gouvernance européenne des données et modifiant le règlement (UE) 2018/1724 (règlement sur la
gouvernance des données), les membres et les agents habilités dans les conditions définies au second alinéa de
l’article 10 de la présente loi peuvent obtenir communication de tous les documents nécessaires à
l’accomplissement de leur mission, quel qu’en soit le support. Le secret ne peut leur être opposé. Ils peuvent, à
cette fin, adresser aux personnes de contact, au sens du g du 4 de l’article 19 du règlement (UE) 2022/868 du
Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2022 précité, une demande motivée pour obtenir, dans le délai fixé par
la demande et qui ne peut être inférieur à sept jours, les informations requises pour vérifier le respect des exigences
énoncées au chapitre IV du même règlement.
« II. – Lorsqu’il est constaté qu’une organisation altruiste en matière de données reconnue ne respecte pas les
exigences énoncées au chapitre IV du règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil du
30 mai 2022 précité, le président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés notifie ces
constatations à l’organisation concernée et lui donne la possibilité de répondre dans un délai de trente jours à
compter de la réception de la notification.
« III. – Si le manquement constaté est susceptible de faire l’objet d’une mise en conformité, le président de la
Commission nationale de l’informatique et des libertés peut, après avoir émis la notification prévue au II du présent
article, mettre en demeure une organisation altruiste en matière de données reconnue de se conformer, dans le délai
qu’il fixe, aux exigences énoncées au chapitre IV du règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du
Conseil du 30 mai 2022 précité.
« Le président peut demander qu’il soit justifié de la mise en conformité dans un délai qu’il fixe. Ce délai peut
être fixé à vingt-quatre heures en cas d’urgence. Le président prononce, le cas échéant, la clôture de la procédure de
mise en demeure.
« Le président peut demander au bureau de rendre publique la mise en demeure. Dans ce cas, la décision de
clôture de la procédure de mise en demeure fait l’objet de la même publicité.
« IV. – Lorsque l’organisation altruiste en matière de données reconnue ne respecte pas les obligations résultant
du chapitre IV du règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2022 précité, le
président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés peut également, le cas échéant après lui
avoir adressé la notification prévue au II du présent article ou après avoir prononcé à son encontre la mise en
demeure prévue au III, saisir la formation restreinte de la commission en vue du prononcé, après une procédure
contradictoire, de l’une ou de plusieurs des mesures suivantes :
« 1o L’une des sanctions énoncées au 5 de l’article 24 du règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du
Conseil du 30 mai 2022 précité ;
« 2o Une amende administrative dont le montant tient compte des critères fixés à l’article 34 du même règlement
et ne peut excéder les plafonds prévus au 4 de l’article 83 du règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et
du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à
caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général
sur la protection des données). » ;
4o Après le titre IV, il est inséré un titre IV bis ainsi rédigé :
« TITRE IV BIS
« DISPOSITIONS RELATIVES À L’ALTRUISME EN MATIÈRE DE DONNÉES
« Art. 124-1. – La Commission nationale de l’informatique et des libertés, en tant qu’autorité compétente pour
l’enregistrement des organisations altruistes en matière de données, au sens de l’article 23 du règlement
(UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2022 portant sur la gouvernance européenne des
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données et modifiant le règlement (UE) 2018/1724 (règlement sur la gouvernance des données), tient et met à jour
le registre public national des organisations altruistes en matière de données reconnues mentionné à l’article 17 du
même règlement.
« Art. 124-2. – En tant que responsable du registre mentionné à l’article 124-1, la Commission nationale de
l’informatique et des libertés traite, dans les conditions fixées à l’article 19 du règlement (UE) 2022/868 du
Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2022 précité, les demandes d’enregistrement formées par les
personnes qui remplissent les conditions fixées à l’article 18 du même règlement.
« Un décret en Conseil d’Etat précise les modalités de la procédure d’enregistrement.
« Art. 124-3. – Conformément à l’article 27 du règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil
du 30 mai 2022 précité, la Commission nationale de l’informatique et des libertés reçoit et instruit toute
réclamation formée par des personnes physiques et morales relevant du champ d’application du chapitre IV du
même règlement. Dans un délai raisonnable, elle informe la personne physique ou morale concernée de l’issue
réservée à la réclamation et de son droit de former un recours juridictionnel. »
Article 58
[Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par la décision du Conseil constitutionnel no 2024-
866 DC du 17 mai 2024.]
Article 59
I. – La loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés est ainsi modifiée :
1o Après le I de l’article 8, il est inséré un I ter ainsi rédigé :
« I ter. – Elle est l’une des autorités compétentes au sens de l’article 49 du règlement (UE) 2022/2065 du
Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et
modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques) et pour son application. Elle veille, à ce
titre, au respect des règles mentionnées au titre IV ter de la présente loi. Elle participe au comité européen des
services numériques mentionné à l’article 61 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil
du 19 octobre 2022 précité dans les conditions prévues à l’article 7-3 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la
confiance dans l’économie numérique. » ;
2o Après le titre IV, il est inséré un titre IV ter ainsi rédigé :

« TITRE IV TER
« DISPOSITIONS APPLICABLES AUX FOURNISSEURS DE PLATEFORMES EN LIGNE RELEVANT DU
RÈGLEMENT (UE) 2022/2065 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL DU 19 OCTOBRE 2022
RELATIF À UN MARCHÉ UNIQUE DES SERVICES NUMÉRIQUES ET MODIFIANT LA DIRECTIVE
2000/31/CE (RÈGLEMENT SUR LES SERVICES NUMÉRIQUES)
« Art. 124-4. – Le présent titre s’applique sans préjudice des autres dispositions de la présente loi et du
règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des
personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces
données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données).
« Art. 124-5. – La Commission nationale de l’informatique et des libertés, en tant qu’autorité compétente au
sens de l’article 49 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à
un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques), veille au respect par les fournisseurs de plateformes en ligne qui ont leur établissement principal en
France ou dont le représentant légal réside ou est établi en France des obligations énoncées :
« 1o Au d du 1 de l’article 26 du même règlement, relatives à l’information des destinataires du service
concernant la publicité présentée sur leurs interfaces en ligne ;
« 2o Au 3 du même article 26, relatives à l’interdiction de présentation de publicités fondées sur le profilage sur
la base de catégories de données à caractère personnel mentionnées au I de l’article 6 de la présente loi ;
« 3o Au 2 de l’article 28 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022
précité, relatives à l’interdiction de la présentation aux mineurs de publicités fondées sur le profilage.
« Elle dispose à ce titre, à l’égard de ces fournisseurs de plateformes en ligne et de toute autre personne agissant
pour les besoins de son activité et susceptible de disposer d’informations relatives à un éventuel manquement, des
pouvoirs prévus aux articles 19, 20, 22 et 22-1 de la présente loi. » ;
3o La section 2 du chapitre II du titre Ier est ainsi modifiée :
a) L’intitulé est ainsi rédigé : « Pouvoirs d’enquête » ;
b) Le III de l’article 19 est ainsi modifié :
– à la première phrase du premier alinéa, après l’année : « 2016 », sont insérés les mots : « , du règlement
(UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des
services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques) » ;
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– la même première phrase est complétée par les mots : « avant de procéder à la saisie de ceux se rapportant à un
manquement susceptible de faire l’objet d’une sanction ou d’une mesure correctrice en application de la
section 3 du présent chapitre » ;
– après ladite première phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Le procureur de la République ou, s’il a
autorisé la visite en application du présent article, le juge des libertés et de la détention est informé de la saisie
par tout moyen et peut s’y opposer. » ;
– au début de la deuxième phrase du même premier alinéa, le mot : « Ils » est remplacé par les mots : « Ces
membres et agents » ;
– avant la dernière phrase dudit premier alinéa, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Ils peuvent demander à
tout membre du personnel ou à tout représentant du responsable de traitement ou du fournisseur de
plateformes en ligne et à toute autre personne agissant pour les besoins de son activité de fournir des
explications sur toute information relative à une infraction présumée et enregistrer leurs réponses, avec leur
consentement, à l’aide de tout moyen technique. » ;
– le dernier alinéa est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés :
« Il est dressé procès-verbal des vérifications et des visites menées en application du présent article ; le cas
échéant, la liste des documents saisis lui est annexée. Ce procès-verbal est dressé contradictoirement lorsque les
vérifications et les visites sont effectuées sur place ou sur convocation.
« Les documents saisis en application du présent III sont restitués sur décision du procureur de la République,
d’office ou sur requête, dans un délai de six mois à compter de la visite ou, en cas d’engagement d’une procédure
visant au prononcé des mesures correctrices et des sanctions prévues à la section 3 du présent chapitre, dans un
délai de six mois à compter de la décision rendue par la formation restreinte ou par son président. Si des poursuites
sont engagées, la restitution est soumise à l’article 41-4 du code de procédure pénale. » ;
4o L’article 20 est ainsi modifié :
a) Le II devient le III, le III devient le IV et le IV devient le VI ;
b) Le II est ainsi rétabli :
« II. – Pour l’exercice des missions relevant de la Commission nationale de l’informatique et des libertés en
application du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un
marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques), son président peut accepter des engagements proposés par les fournisseurs de plateformes en ligne et
de nature à garantir la conformité du service avec les obligations prévues à l’article 124-5 de la présente loi.
« La proposition d’engagements des fournisseurs de plateforme en ligne est suffisamment détaillée, notamment
en ce qui concerne le calendrier et la portée de leur mise en œuvre ainsi que leur durée, pour permettre à la
Commission nationale de l’informatique et des libertés de procéder à son évaluation.
« Au terme de cette évaluation, le président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés peut
décider de rendre contraignants tout ou partie de ces engagements, pour une période donnée qui ne peut dépasser la
durée proposée par le fournisseur de plateformes en ligne.
« Un décret en Conseil d’Etat précise la procédure selon laquelle de tels engagements sont proposés au président
de la commission, puis acceptés ou rendus contraignants par celui-ci. » ;
c) Le III, tel qu’il résulte du a du présent 4o, est ainsi modifié :
– le premier alinéa est ainsi rédigé :
« III. – Lorsque le responsable de traitement ou son sous-traitant ne respecte pas les obligations résultant du
règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 précité ou de la présente loi ou
lorsque le fournisseur de plateformes en ligne ne respecte pas les obligations résultant de l’article 124-5 de la
présente loi ou ses engagements pris au titre du II du présent article, le président de la Commission nationale de
l’informatique et des libertés peut le rappeler à ses obligations légales ou, si le manquement constaté est susceptible
de faire l’objet d’une mise en conformité, prononcer à son égard une mise en demeure, dans le délai qu’il fixe. Le
responsable de traitement ou son sous-traitant ne respectant pas les obligations résultant du règlement
(UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 précité ou de la présente loi peut être
mis en demeure : » ;
– au sixième alinéa, la référence : « II » est remplacée par la référence : « III » ;
d) Au premier alinéa du IV, tel qu’il résulte du a du présent 4o, la référence : « II » est remplacée par la
référence : « III » ;
e) Après le IV, tel qu’il résulte du a du présent 4o, il est inséré un V ainsi rédigé :
« V. – Lorsque le fournisseur de plateformes en ligne ne respecte pas les obligations résultant de l’article 124-5
de la présente loi ou ses engagements pris au titre du II du présent article, le président de la Commission nationale
de l’informatique et des libertés peut également, le cas échéant après avoir prononcé à son encontre une ou
plusieurs des mesures correctrices prévues au III, saisir la formation restreinte de la commission en vue du
prononcé, après une procédure contradictoire, de l’une ou de plusieurs des mesures suivantes :
« 1o Un rappel à l’ordre ;
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« 2o Une injonction de mettre en conformité le service avec les obligations prévues au présent chapitre. Cette
injonction est assortie d’un délai d’exécution qui ne peut être inférieur à trois jours. Elle peut être assortie d’une
astreinte dont le montant journalier ne peut excéder 5 % des revenus ou du chiffre d’affaires mondial journalier
moyen du fournisseur de plateformes en ligne concerné au cours de l’exercice précédent et qui prend effet au terme
du délai d’exécution ;
« 3o Une amende administrative ne pouvant excéder 6 % du chiffre d’affaires mondial du fournisseur de
plateformes en ligne réalisé au cours de l’exercice précédent.
« Dans le cadre de l’application de l’article 124-5, toute inexécution des demandes de la Commission nationale
de l’informatique et des libertés émises en application de l’article 19 ainsi que la transmission d’informations
inexactes, incomplètes ou trompeuses est susceptible de faire l’objet des mesures prévues aux 2o et 3o du présent V.
Toutefois, le montant maximal de l’amende administrative est ramené à 1 % du chiffre d’affaires mondial.
« Ces mesures sont précédées, lorsqu’elles ne visent pas le responsable de traitement ou le fournisseur de
plateformes en ligne lui-même, d’un rappel à l’ordre comportant les informations prévues au dernier alinéa du 2 de
l’article 51 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 précité. » ;
f) Après le premier alinéa du VI, tel qu’il résulte du a du présent 4o, sont insérés trois alinéas ainsi rédigés :
« Lorsque la formation restreinte a été saisie et que le manquement est susceptible d’engendrer un risque élevé
pour les droits et libertés des personnes physiques, son président peut également adopter, après une procédure
contradictoire et selon des modalités précisées par décret en Conseil d’Etat, une injonction à caractère provisoire.
Cette injonction peut porter sur toute mesure de nature à mettre fin au manquement et être assortie d’une astreinte
dont le montant, qui ne peut excéder 100 000 euros par jour de retard à compter de la date figurant dans
l’injonction, est fixé en tenant compte de la nature, de la gravité et de la durée du manquement allégué ainsi que des
avantages tirés de ce manquement et des manquements commis précédemment.
« L’injonction ainsi adoptée et, le cas échéant, l’astreinte dont elle est assortie prennent fin au plus tard à la date
à laquelle se prononce la formation restreinte ou son président sur le fondement du présent article et des
articles 21, 22 et 23 ou, dans le cas prévu à l’article 22-1, à la date à laquelle sont engagées des poursuites.
« Les astreintes sont liquidées par la formation restreinte, qui en fixe le montant définitif, et recouvrées comme
les créances de l’Etat étrangères à l’impôt et au domaine. » ;
5o Au premier alinéa de l’article 22, les mots : « au III » sont remplacés par les mots : « aux IV et V » ;
6o Le deuxième alinéa de l’article 22-1 est ainsi modifié :
a) Les mots : « 1o, 2o et 7o du III » sont remplacés par les mots : « 1o, 2o et 7o du IV et 1o et 2o du V » ;
b) Les mots : « même III » sont remplacés par les mots : « IV et au 3o du V du même article 20 » ;
c) Les mots : « au 2o dudit III » sont remplacés par les mots : « au 2o des IV et V dudit article 20 » ;
7o L’article 28 est ainsi modifié :
a) Au deuxième alinéa, la référence : « II » est remplacée par la référence : « III » ;
b) A la première phrase du dernier alinéa, la référence : « III » est remplacée par la référence : « IV ».
II. – Au second alinéa de l’article 226-16 du code pénal, la référence : « III » est remplacée par la référence :
« IV ».
Article 60
o
Le I de l’article 3 de la loi n 78-17 du 6 janvier 1978 précitée est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Les titres Ier et II de la présente loi s’appliquent notamment aux traitements de données à caractère personnel de
personnes qui se trouvent sur le territoire français par un responsable du traitement ou un sous-traitant qui n’est pas
établi dans l’Union européenne lorsque ces traitements sont liés au suivi du comportement de ces personnes au sein
de l’Union européenne, notamment par la collecte de leurs données à caractère personnel en vue de leur
rapprochement avec des données liées à leur activité en ligne. »
CHAPITRE VIII
o
MESURES D’ADAPTATION DE LA LOI N 47-585 DU 2 AVRIL 1947 RELATIVE AU STATUT DES ENTREPRISES
DE GROUPAGE ET DE DISTRIBUTION DES JOURNAUX ET PUBLICATIONS PÉRIODIQUES

Article 61
Le II de l’article 15 de la loi no 47-585 du 2 avril 1947 relative au statut des entreprises de groupage et de
distribution des journaux et publications périodiques est ainsi modifié :
1o A la première phrase du premier alinéa, les mots : « opérateurs de plateformes en ligne mentionnés au I de
l’article L. 111-7 du code de la consommation qui proposent » sont remplacés par les mots : « personnes physiques
ou morales proposant, à titre professionnel, un service de communication au public en ligne reposant sur » ;
2o A la même première phrase, après les mots : « le référencement », sont insérés les mots : « , au moyen
d’algorithmes informatiques, » ;
3o A ladite première phrase, les mots : « au II du même article L. 111-7 » sont remplacés par les mots : « à
l’article L. 111-7 du code de la consommation » ;
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4o Le début de la seconde phrase du même premier alinéa est ainsi rédigé : « Elles établissent chaque année des
éléments statistiques, qu’elles rendent… (le reste sans changement). » ;
5o Le second alinéa est ainsi rédigé :
« Les agents mentionnés à l’article L. 511-3 du code de la consommation sont habilités à rechercher et à
constater les manquements au présent article dans les conditions prévues à l’article L. 511-7 du code de la
consommation et peuvent mettre en œuvre l’injonction prévue à l’article L. 521-1 du même code. »

CHAPITRE IX
MESURES D’ADAPTATION DE LA LOI No 2017-261 DU 1er MARS 2017 VISANT À PRÉSERVER L’ÉTHIQUE DU SPORT, À
RENFORCER LA RÉGULATION ET LA TRANSPARENCE DU SPORT PROFESSIONNEL ET À AMÉLIORER LA
COMPÉTITIVITÉ DES CLUBS, DU CODE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE, DE LA LOI No 2021-1382
DU 25 OCTOBRE 2021 RELATIVE À LA RÉGULATION ET À LA PROTECTION DE L’ACCÈS AUX ŒUVRES
CULTURELLES À L’ÈRE NUMÉRIQUE ET DU CODE PÉNAL

Article 62

I. – L’article 24 de la loi no 2017-261 du 1er mars 2017 visant à préserver l’éthique du sport, à renforcer la
régulation et la transparence du sport professionnel et à améliorer la compétitivité des clubs est ainsi modifié :
1o Les mots : « opérateurs de plateformes en ligne définis à l’article L. 111-7 du code de la consommation » sont
remplacés par les mots : « fournisseurs de plateformes en ligne, au sens du paragraphe i de l’article 3 du règlement
(UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services
numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques), les moteurs de
recherche, au sens du paragraphe j du même article 3, les plateformes de partage de vidéos, au sens des septième à
dernier alinéas de l’article 2 de la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication » ;
2o Les deux occurrences des mots : « éditeurs de services » sont remplacées par les mots : « personnes dont
l’activité consiste à éditer un service » ;
3o Les mots : « définis au III de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans
l’économie numérique » sont supprimés ;
4o Les mots : « du même article 6 » sont remplacés par les mots : « de l’article 6 de la loi no 2004-575
du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique » ;
5o La dernière occurrence du mot : « définis » est remplacée par le mot : « défini ».
II. – Au début du II des articles L. 137-2 et L. 219-2 du code de la propriété intellectuelle, les mots : « Les 2 et 3
du I de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique ne sont pas
applicables » sont remplacés par les mots : « Le paragraphe 1 de l’article 6 du règlement (UE) 2022/2065 du
Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et
modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques) n’est pas applicable ».
III. – A la seconde phrase du premier alinéa de l’article L. 131-4 du code de la propriété intellectuelle, les mots :
« la participation » sont remplacés par les mots : « une rémunération appropriée et ».
IV. – Au premier alinéa du I de l’article 36 de la loi no 2021-1382 du 25 octobre 2021 relative à la régulation et à
la protection de l’accès aux œuvres culturelles à l’ère numérique, les mots : « des opérateurs de plateforme en ligne
définis à l’article L. 111-7 du code de la consommation » sont remplacés par les mots : « de toute personne
physique ou morale proposant, à titre professionnel, de manière rémunérée ou non, un service de plateforme
essentiel, défini à l’article 2 du règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du Conseil du
14 septembre 2022 relatif aux marchés contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant les
directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828 (règlement sur les marchés numériques) ou un service de
communication au public en ligne reposant sur le traitement de contenus, de biens ou de services, au moyen
d’algorithmes informatiques ».
V. – L’article 323-3-2 du code pénal est ainsi modifié :
1o Le I est ainsi modifié :
a) Les mots : « un opérateur de plateforme en ligne mentionné à l’article L. 111-7 du code de la consommation »
sont remplacés par les mots : « une personne dont l’activité consiste à fournir un service de plateforme en ligne
mentionné au 4 du I de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie
numérique » ;
b) Les mots : « cette dernière » sont remplacés par les mots : « ce service » ;
c) Les mots : « VI de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie
numérique » sont remplacés par les mots : « V du même article 6 » ;
2o Au II, les mots : « de ces plateformes » sont remplacés par les mots : « d’un fournisseur de plateformes en
ligne ».
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CHAPITRE X
DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES

Article 63
I. – Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est autorisé à prendre par
voie d’ordonnance toutes mesures relevant du domaine de la loi afin :
1o De procéder, le cas échéant, aux adaptations nécessaires à l’application de la présente loi à Saint-Barthélemy,
Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon ;
2o D’étendre l’application des dispositions de la présente loi, avec les adaptations nécessaires, en Nouvelle-
Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna, pour celles de ces dispositions qui relèvent de la
compétence de l’Etat ;
3o De rendre applicables en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna, à Saint-
Barthélemy et à Saint-Pierre-et-Miquelon, avec les adaptations nécessaires, dans les matières relevant de la
compétence de l’Etat, les dispositions du règlement (UE) 2022/868 du Parlement européen et du Conseil
du 30 mai 2022 portant sur la gouvernance européenne des données et modifiant le règlement (UE) 2018/1724
(règlement sur la gouvernance des données), du règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du Conseil
du 14 septembre 2022 relatif aux marchés contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant les
directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828 (règlement sur les marchés numériques) et du règlement
(UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services
numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques).
II. – L’ordonnance prévue au I est prise dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente
loi. Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de trois mois à compter de la
publication de l’ordonnance.
Article 64
I. – L’article 2 entre en vigueur le 1er janvier 2024. Toutefois, les procédures déjà engagées au 31 décembre 2023
restent régies par l’article 23 de la loi no 2020-936 du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences
conjugales dans sa rédaction antérieure à la présente loi.
II. – Le I de l’article 6-8 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique
entre en vigueur un an après la date d’entrée en vigueur mentionnée au I de l’article 7 de la loi no 2023-566
du 7 juillet 2023 visant à instaurer une majorité numérique et à lutter contre la haine en ligne.
III. – Le IV de l’article 12 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique,
dans sa rédaction résultant de l’article 24 de la présente loi, entre en vigueur le 1er janvier 2025.
IV. – Les articles 27 à 30 et le I de l’article 33 de la présente loi ne s’appliquent que jusqu’au 12 janvier 2027.
V. – Le 5o du I de l’article 48, les articles 49, 50, 51 à l’exception des 1o à 3o, l’article 52, l’article 54 à
l’exception du II et les articles 55, 56, 59 et 62 entrent en vigueur le 17 février 2024.
VI. – L’article 43 entre en vigueur à une date fixée par décret, et au plus tard un an après la promulgation de la
présente loi.
VII. – A compter de l’entrée en vigueur de l’article 3 de la loi organique no 2023-1058 du 20 novembre 2023
relative à l’ouverture, à la modernisation et à la responsabilité du corps judiciaire, le II de l’article L. 453-1 du code
de l’organisation judiciaire est ainsi rédigé :
« II. – Ce contrôle est exercé, en toute indépendance, par une autorité constituée d’un conseiller ou d’un
président de chambre à la Cour de cassation ou d’un avocat général ou d’un premier avocat général à la Cour de
cassation, élu par l’assemblée des magistrats du troisième grade de la cour, à l’exclusion des auditeurs, des
conseillers référendaires et des avocats généraux référendaires, pour une durée de trois ans, renouvelable une
fois. »
La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.
Fait à Paris, le 21 mai 2024.
EMMANUEL MACRON
Par le Président de la République :
Le Premier ministre,
GABRIEL ATTAL
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
BRUNO LE MAIRE
Le ministre de l’intérieur
et des outre-mer,
GÉRALD DARMANIN
La ministre de la culture,
RACHIDA DATI
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Le garde des sceaux,


ministre de la justice,
ÉRIC DUPOND-MORETTI
La secrétaire d’État auprès du ministre
de l’économie, des finances et de la souveraineté
industrielle et numérique, chargée du numérique,
MARINA FERRARI

(1) Travaux préparatoires : loi no 2024-449.


Sénat :
Projet de loi no 593 (2022-2023) ;
Rapport de MM. Patrick Chaize et Loïc Hervé, au nom de la commission spéciale, no 777 (2022-2023) ;
Texte de la commission no 778 (2022-2023) ;
Discussion les 4 et 5 juillet 2023 et adoption, après engagement de la procédure accélérée, le 5 juillet 2023 (TA no 156, 2022-
2023).
Assemblée nationale :
Projet de loi, adopté par le Sénat, no 1514 rect. ;
Rapport de M. Paul Midy, Mme Louise Morel, Mme Anne Le Hénanff, Mme Mireille Clapot et M. Denis Masséglia, au nom
de la commission spéciale, no 1674 ;
Discussion les 4, 5, 9, 10, 11 et 13 octobre 2023 et adoption, après engagement de la procédure accélérée, le 17 octobre 2023
(TA no 175).
Sénat :
Projet de loi, modifié par l’Assemblée nationale, no 51 (2023-2024) ;
Rapport de MM. Patrick Chaize et Loïc Hervé, au nom de la commission mixte paritaire, no 469 (2023-2024) ;
Texte de la commission no 470 (2023-2024) ;
Discussion et adoption le 2 avril 2024 (TA no 103, 2023-2024).
Assemblée nationale :
Rapport de M. Paul Midy, Mme Louise Morel, M. Denis Masséglia et Mme Mireille Clapot, au nom de la commission mixte
paritaire, no 2404 ;
Discussion et adoption le 10 avril 2024 (TA no 286).
Conseil constitutionnel :
Décision no 2024-866 DC du 17 mai 2024 publiée au Journal officiel de ce jour.
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LOIS
LOI no 2024-450 du 21 mai 2024 relative à l’organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire
et de la radioprotection pour répondre au défi de la relance de la filière nucléaire (1)
NOR : ECOP2329611L

L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,


Vu la décision du Conseil constitutionnel no 2024-868 DC du 17 mai 2024 ;
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

TITRE IER
L’AUTORITÉ DE SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE RADIOPROTECTION
CHAPITRE Ier
MISSIONS ET FONCTIONNEMENT DE L’AUTORITÉ DE SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE RADIOPROTECTION

Section 1
Dispositions modifiant le code de l’environnement
Article 1er
Le titre IX du livre V du code de l’environnement est ainsi modifié :
1o Le deuxième alinéa de l’article L. 591-1 est complété par les mots : « et, plus généralement, de protéger la
santé humaine ainsi que l’environnement » ;
2o A la fin de l’intitulé du chapitre II, les mots : « l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire » sont
remplacés par les mots : « de radioprotection » ;
3o L’intitulé de la section 1 du même chapitre II est ainsi rédigé : « Missions de l’Autorité de sûreté nucléaire et
de radioprotection » ;
4o Le second alinéa de l’article L. 592-1 est remplacé par sept alinéas ainsi rédigés :
« Elle assure une mission générale d’expertise, de recherche et de formation dans les domaines de la sûreté
nucléaire et de la radioprotection.
« En relation avec des organismes publics ou privés, français ou étrangers, elle contribue, par ses travaux
d’analyse, de mesurage et de dosage ainsi que par ses activités d’expertise, de recherche et de formation, au
maintien d’un haut niveau de compétences en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection et concourt à
l’amélioration constante des connaissances scientifiques et techniques dans ces domaines.
« Elle assure une veille permanente en matière de radioprotection sur le territoire national.
« Elle contribue à la surveillance radiologique de l’environnement et des personnes exposées aux rayonnements
ionisants ainsi qu’au recueil et à l’analyse de données dosimétriques concernant la population générale, les
travailleurs et les patients, y compris en cas d’accident nucléaire.
« Elle contribue aux travaux et à l’information du Parlement, dont l’Office parlementaire d’évaluation des choix
scientifiques et technologiques et les commissions permanentes compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat,
en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection.
« Elle participe, dans ses domaines de compétence, à l’information du public et à la mise en œuvre de la
transparence.
« Elle contribue au développement d’une culture de radioprotection chez les citoyens. » ;
5o L’intitulé de la section 2 du chapitre II est ainsi rédigé : « Collège de l’Autorité de sûreté nucléaire et de
radioprotection ».
Article 2
La section 3 du chapitre II du titre IX du livre V du code de l’environnement est ainsi modifiée :
1o L’intitulé est complété par les mots : « et de radioprotection » ;
2o L’article L. 592-13 est ainsi rédigé :
« Art. L. 592-13. – Les attributions de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection sont exercées par le
collège, hormis celles expressément confiées au président ou à la commission des sanctions.
« Le règlement intérieur de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection prévoit les conditions dans
lesquelles le collège peut donner délégation de pouvoirs à son président ou, en son absence, à un autre membre du
collège ou à un membre des services de l’autorité ainsi que celles dans lesquelles le président peut déléguer sa
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signature à des membres des services de l’autorité. Toutefois, ni les avis mentionnés à l’article L. 592-25 ni les
décisions à caractère réglementaire ne peuvent faire l’objet d’une délégation. » ;
3o Après le même article L. 592-13, sont insérés des articles L. 592-13-1 à L. 592-13-3 ainsi rédigés :
« Art. L. 592-13-1. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection définit, dans son règlement intérieur,
les règles nécessaires à la mise en œuvre des articles 12 à 14 de la loi no 2017-55 du 20 janvier 2017 portant statut
général des autorités administratives indépendantes et des autorités publiques indépendantes, y compris en ce qui
concerne les activités d’expertise et de recherche, afin de prévenir les conflits d’intérêts.
« Lorsque l’instruction recourt à une expertise réalisée par ses services, l’Autorité de sûreté nucléaire et de
radioprotection opère une distinction entre, d’une part, la personne responsable de l’expertise et, d’autre part, la
personne responsable de la décision ou de la proposition de décision soumise au collège. Le règlement intérieur
précise les modalités de distinction et d’interaction entre ces personnes.
« Lorsque l’instruction recourt à une expertise réalisée par les services de l’Autorité de sûreté nucléaire et de
radioprotection, le règlement intérieur définit les règles de distinction et d’interaction, pour une instruction donnée,
entre les personnels chargés des activités d’expertise et les personnels chargés de la décision ou de la proposition
de décision soumise au collège.
« Art. L. 592-13-2. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection met en place une commission
d’éthique et de déontologie qui est saisie, dans des conditions déterminées par le règlement intérieur, des questions
relevant des articles 13 et 14 de la loi no 2017-55 du 20 janvier 2017 portant statut général des autorités
administratives indépendantes et des autorités publiques indépendantes.
« Art. L. 592-13-3. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection s’appuie en tant que de besoin sur des
groupes permanents d’experts, nommés en raison de leurs compétences. Le règlement intérieur définit les
modalités de nomination de ces experts, les règles propres à assurer la diversité de l’expertise et à prévenir les
conflits d’intérêts ainsi que les règles déontologiques prévues à l’article 13 de la loi no 2017-55 du 20 janvier 2017
portant statut général des autorités administratives indépendantes et des autorités publiques indépendantes. » ;
4o L’article L. 592-14 est ainsi rédigé :
« Art. L. 592-14. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection publie les résultats des expertises
réalisées dans le cadre de ses instructions ainsi que les avis des groupes permanents d’experts prévus à
l’article L. 592-13-3. Le règlement intérieur définit les règles et les modalités de publication de ces résultats et de
ces avis. Ces résultats sont publiés de manière concomitante aux décisions auxquelles ils se rapportent, sauf pour
les décisions pour lesquelles l’autorité en décide autrement, notamment au regard de la nature des dossiers
concernés ou pour favoriser la participation du public, dans des conditions précisées par le règlement intérieur.
« Les avis rendus dans le cadre prévu à l’article L. 592-29 sont rendus publics dans des conditions définies par
l’autorité de saisine.
« L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection organise la publicité, sous réserve des secrets protégés par
la loi, des données scientifiques résultant des programmes de recherche dont elle prend l’initiative. » ;
5o L’article L. 592-16 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Il peut déléguer ce pouvoir à un membre des services de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection
dans les conditions définies par le règlement intérieur. »
Article 3
Le troisième alinéa de l’article L. 592-2 du code de l’environnement est ainsi rédigé :
« Pour le renouvellement des membres désignés par le président de l’Assemblée nationale et par le président du
Sénat, le membre succédant à une femme est un homme et celui succédant à un homme est une femme. Le
Président de la République désigne les membres de telle sorte que, parmi les membres du collège autres que le
président, il y ait le même nombre de femmes que d’hommes. »
Article 4
Le chapitre II du titre IX du livre V du code de l’environnement est ainsi modifié :
1o Après l’article L. 592-14, sont insérés des articles L. 592-14-1 à L. 592-14-3 ainsi rédigés :
« Art. L. 592-14-1. – Dans le cadre de ses attributions, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection est
autorisée à exercer des activités nucléaires, à l’exclusion de celles soumises au régime des installations nucléaires
de base défini à l’article L. 593-1.
« Art. L. 592-14-2. – I. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection peut :
« 1o Dispenser des formations, délivrer des attestations, des habilitations, des qualifications ou des certifications
professionnelles et exercer les missions dévolues aux organismes certificateurs mentionnés à l’article L. 6113-2 du
code du travail ;
« 2o Délivrer des agréments, des attestations, des habilitations ou des certificats justifiant la capacité de leurs
titulaires à exercer des activités dans un domaine d’intervention spécialisé relevant de ses domaines de
compétence ;
« 3o Exercer, dans ses domaines de compétence, des missions confiées à des organismes certifiés ou accrédités
ou à des organismes notifiés à la Commission européenne chargés de mettre en œuvre des procédures d’évaluation
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de la conformité ou de réaliser les opérations de contrôle de la conformité des équipements de travail et des
équipements de protection individuelle ;
« 4o Assurer la gestion, dans le cadre de l’exercice de ses missions, de traitements de données d’intérêt public
pouvant comprendre des données à caractère personnel et de santé ;
« 5o Mettre à disposition, dans ses domaines de compétence, des moyens techniques de recherche ou apporter
une assistance opérationnelle en radioprotection.
« II. – Les interventions des services de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection dans les activités
énumérées au I du présent article peuvent donner lieu à des rémunérations pour services rendus. L’autorité définit
dans son règlement intérieur les règles de déontologie qui leur sont applicables.
« Art. L. 592-14-3. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection peut bénéficier, pour la réalisation de
ses expertises, de l’appui technique des services de l’Etat et de ses établissements publics compétents. » ;
2o L’article L. 592-15 est ainsi rétabli :
« Art. L. 592-15. – Pour l’application du code de la recherche, l’Autorité de sûreté nucléaire et de
radioprotection est assimilée aux établissements publics mentionnés à l’article L. 112-6 du même code, dans la
mesure où les dispositions dudit code ne sont pas contraires à celles du présent chapitre.
« Les articles L. 412-3, L. 412-4 et L. 431-4 à L. 431-6 du code de la recherche sont applicables à l’Autorité de
sûreté nucléaire et de radioprotection. » ;
3o La section 4 est ainsi modifiée :
a) L’intitulé est complété par les mots : « et de radioprotection » ;
b) L’intitulé de la sous-section 1 est ainsi rédigé : « Attributions en matière de contrôle et d’expertise » ;
c) L’article L. 592-24 est ainsi rédigé :
« Art. L. 592-24. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection assure, en lien avec le ministère du
travail, la gestion et l’exploitation des données résultant des mesures de l’exposition des travailleurs aux
rayonnements ionisants. » ;
d) Après le même article L. 592-24, sont insérés des articles L. 592-24-1 à L. 592-24-4 ainsi rédigés :
« Art. L. 592-24-1. – Le personnel, les collaborateurs occasionnels et les cocontractants de l’Autorité de sûreté
nucléaire et de radioprotection sont tenus, sous peine des sanctions prévues à l’article 226-13 du code pénal, de ne
pas divulguer les informations nominatives liées aux données dosimétriques individuelles auxquelles ils ont accès.
« Art. L. 592-24-2. – Lorsque l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection exerce sa mission d’expertise
d’une situation d’exposition potentielle ou avérée aux rayonnements ionisants, ses personnels accèdent, dans des
conditions préservant la confidentialité des données à l’égard des tiers, aux informations détenues par les personnes
physiques ou morales qui leur sont strictement nécessaires, sans que puisse leur être opposé le secret médical ou le
secret des affaires.
« Ces personnels sont habilités à cet effet par l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
« Art. L. 592-24-3. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection gère l’inventaire des sources de
rayonnements ionisants et en assure l’accès aux agents de contrôle de l’inspection du travail mentionnés à
l’article L. 8112-1 du code du travail ainsi qu’aux inspecteurs de la radioprotection mentionnés à l’article L. 1333-29
du code de la santé publique.
« Art. L. 592-24-4. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection apporte son appui technique au
Gouvernement et aux autorités publiques dans ses domaines de compétence.
« Elle apporte son appui technique aux services de santé de prévention et de santé au travail et aux employeurs
concernés. » ;
e) L’intitulé de la sous-section 2 est ainsi rédigé : « Attributions consultatives » ;
f) Est insérée une sous-section 3 intitulée : « Attributions en matière de coopération internationale » et
comprenant les articles L. 592-28 et L. 592-28-1 ;
g) L’article L. 592-28 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Elle participe, notamment par ses activités de recherche, aux travaux internationaux dans ses domaines de
compétence. » ;
h) Après la sous-section 3, telle qu’elle résulte du f du présent 3o, est insérée une sous-section 4 ainsi rédigée :
« Sous-section 4
« Attributions en matière de recherche
« Art. L. 592-28-2. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection suit les travaux de recherche et de
développement menés, aux niveaux national et international, en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection.
« Elle formule des propositions et des recommandations sur les besoins de recherche pour la sûreté nucléaire et
la radioprotection. Ces propositions et ces recommandations sont communiquées aux ministres et aux organismes
publics exerçant les missions de recherche concernées, afin qu’elles soient prises en compte dans les orientations et
la définition des programmes de recherche et de développement d’intérêt pour la sûreté nucléaire ou la
radioprotection.
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« L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection définit des programmes de recherche menés en son sein ou
confiés à d’autres organismes de recherche, français ou étrangers, en vue de maintenir et de développer les
connaissances et les compétences nécessaires à l’accomplissement de ses missions dans ses domaines de
compétence. Elle contribue à la protection et à la valorisation des résultats de ses programmes de recherche.
« Elle présente chaque année ces programmes de recherche à l’Office parlementaire d’évaluation des choix
scientifiques et technologiques.
« Art. L. 592-28-3. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection met en place, dans des conditions
définies par son règlement intérieur, un conseil scientifique. Ce conseil est consulté sur la stratégie scientifique de
l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection ainsi que sur toute autre question relative à la recherche en
matière de sûreté nucléaire et de radioprotection. Il évalue la pertinence des programmes de recherche que définit
l’autorité, en effectue un suivi et évalue leurs résultats. Il peut formuler toute recommandation sur l’orientation des
activités de recherche de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
« Les membres de ce conseil sont nommés en raison de leurs compétences scientifiques et techniques. Le
règlement intérieur définit les modalités de leur nomination, notamment de façon à assurer la diversité de leurs
domaines de compétences et à prévenir les conflits d’intérêts.
« Les membres du conseil scientifique ne sont pas rémunérés. »
Article 5
La section 4 du chapitre II du titre IX du livre V du code de l’environnement est ainsi modifiée :
1o Est insérée une sous-section 5 intitulée : « Attributions en matière de transparence et d’information » et
comprenant les articles L. 592-29 à L. 592-31 ;
2o Après l’article L. 592-29, il est inséré un article L. 592-29-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 592-29-1. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection présente à l’Office parlementaire
d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, en lien avec les commissions permanentes compétentes de
l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi qu’au Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité
nucléaire, qui peut émettre un avis, les sujets sur lesquels une association du public est organisée ainsi que les
modalités de sa mise en œuvre et leur en rend compte.
« Elle communique la nature et les principaux résultats des programmes de recherche qu’elle mène aux autorités
concernées ainsi qu’à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, aux
commissions permanentes compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat, au Haut Comité pour la transparence
et l’information sur la sécurité nucléaire, au Haut Conseil de la santé publique et au Conseil d’orientation des
conditions de travail, selon leurs domaines de compétence respectifs.
« Le projet de décision d’adoption du règlement intérieur de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection
est présenté par cette dernière à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.
« Le projet de décision de modification du même règlement intérieur est transmis à l’Office parlementaire
d’évaluation des choix scientifiques et technologiques. »
Article 6
Le I de l’article L. 542-3 du code de l’environnement est ainsi modifié :
1o Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques peut demander à la commission
de lui présenter une expertise sur un sujet relevant de son domaine de compétence. » ;
2o Au début du 1o, le mot : « Six » est remplacé par le mot : « Huit ».
Article 7
A l’article L. 592-30 du code de l’environnement, le mot : « leur » est remplacé par le mot : « lui ».
Article 8
Le premier alinéa de l’article L. 592-31 du code de l’environnement est complété par les mots : « avant sa
publication ».
Section 2
Dispositions transitoires
Article 9
I. – Les biens, les droits et les obligations de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, à l’exception de
ceux mentionnés aux articles 11 et 12, sont transférés à l’Etat et au Commissariat à l’énergie atomique et aux
énergies alternatives ou à sa filiale mentionnée au II de l’article 11, en tenant compte de la répartition des
attributions prévue par la présente loi. Ce transfert est réalisé à titre gratuit et ne donne lieu au paiement d’aucune
indemnité, ni d’aucun droit, taxe ou contribution prévue à l’article 879 du code général des impôts. Un décret en
Conseil d’Etat en précise les modalités.
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II. – Le mandat de chaque membre du collège de l’Autorité de sûreté nucléaire n’est pas interrompu du fait de
l’entrée en vigueur de la présente loi. Les membres du collège de l’Autorité de sûreté nucléaire exercent jusqu’au
terme de leur mandat les fonctions de membre du collège de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
CHAPITRE II
RESSOURCES HUMAINES

Section 1
Dispositions modifiant le code de l’environnement
Article 10
Le code de l’environnement est ainsi modifié :
1o L’article L. 592-12 est ainsi rédigé :
« Art. L. 592-12. – Le personnel de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection comprend :
« 1o Des fonctionnaires ;
« 2o Des agents contractuels de droit public ;
« 3o Des salariés de droit privé.
« Le personnel de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection de nationalité étrangère ou apatride ne peut
être recruté pour pourvoir des emplois dont les attributions soit ne sont pas séparables de l’exercice de la
souveraineté, soit comportent une participation directe ou indirecte à l’exercice de prérogatives de puissance
publique.
« Les conditions d’emploi des salariés sont régies par le code du travail, sous réserve des dispositions de la
présente section et des adaptations prévues par décret en Conseil d’Etat. » ;
2o Après le même article L. 592-12, sont insérés des articles L. 592-12-1 à L. 592-12-3 ainsi rédigés :
« Art. L. 592-12-1. – I. – Un comité social d’administration, compétent pour l’ensemble du personnel de
l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, exerce les compétences des comités sociaux d’administration
prévues à la section 1 du chapitre III du titre V du livre II du code général de la fonction publique ainsi que les
compétences des comités sociaux et économiques prévues au chapitre II du titre Ier du livre III de la deuxième partie
du code du travail, sous réserve des adaptations prévues par décret en Conseil d’Etat.
« Le comité social d’administration est composé du président de l’Autorité de sûreté nucléaire et de
radioprotection ou de son représentant, qui le préside, de représentants de l’administration et de représentants du
personnel. Seuls les représentants du personnel sont appelés à prendre part aux votes lorsque le comité est consulté.
« Les représentants du personnel siégeant au comité social d’administration sont élus par les collèges des agents
publics et des salariés, au scrutin de liste à la représentation proportionnelle, selon des modalités fixées par décret
en Conseil d’Etat.
« Les candidatures sont présentées par les organisations syndicales qui remplissent les conditions suivantes :
« 1o Pour le collège des agents publics, celles prévues aux articles L. 211-1 et L. 211-2 du code général de la
fonction publique ;
« 2o Pour le collège des salariés, celles prévues à l’article L. 2314-5 du code du travail.
« La composition de la représentation du personnel au comité social d’administration est fixée par décret en
Conseil d’Etat de façon à permettre la représentation de chaque collège, en tenant compte des effectifs, d’une part,
des agents publics mentionnés aux 1o et 2o de l’article L. 592-12 du présent code et, d’autre part, des salariés
mentionnés au 3o du même article L. 592-12.
« II. – Au sein du comité social d’administration :
« 1o La commission des agents publics exerce les attributions mentionnées aux 3o à 5o de l’article L. 253-1 du
code général de la fonction publique lorsqu’elles concernent de manière exclusive les fonctionnaires et les agents
contractuels de droit public ;
« 2o La commission des salariés exerce les attributions mentionnées à l’article L. 2312-5 du code du travail, à
l’exception des troisième et avant-dernier alinéas du même article L. 2312-5, ainsi qu’aux articles L. 2315-49 et
L. 2315-56 du même code, lorsqu’elles concernent de manière exclusive les personnels de droit privé. Ces
attributions sont exercées par la commission des salariés au profit des personnes et dans les conditions mentionnées
à l’article L. 2312-6 dudit code ;
« 3o La formation plénière examine les questions relatives aux attributions mentionnées aux 1o et 2o du présent II
qui intéressent la situation de l’ensemble des personnels et exerce les autres compétences mentionnées au I, à
l’exception de celles qui sont mentionnées au III.
« La composition des commissions et de la formation plénière, les modalités de désignation des représentants du
personnel qui y siègent, leur fonctionnement et les moyens qui leur sont attribués sont définis par décret en Conseil
d’Etat.
« III. – Au sein du comité social d’administration, une formation spécialisée chargée des questions de santé, de
sécurité et des conditions de travail exerce, pour l’ensemble des personnels, les attributions mentionnées à
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l’article L. 253-2 du code général de la fonction publique ainsi qu’aux articles L. 2312-59 et L. 2312-60 et aux
livres Ier à V de la quatrième partie du code du travail.
« Les représentants du personnel siégeant au sein de cette formation spécialisée sont désignés dans les conditions
prévues à l’article L. 252-5 du code général de la fonction publique. Son fonctionnement et les moyens qui lui sont
attribués sont fixés par décret en Conseil d’Etat.
« Des formations locales en matière de santé, sécurité et conditions de travail compétentes pour l’ensemble des
personnels peuvent être instituées lorsque des risques professionnels particuliers le justifient. Les représentants du
personnel y sont désignés par les organisations syndicales représentées au sein du comité social d’administration.
Un décret en Conseil d’Etat fixe les conditions d’application du présent alinéa.
« IV. – Le premier alinéa de l’article L. 2315-23 du code du travail est applicable au comité social
d’administration. Il gère son budget de fonctionnement et le budget des activités sociales et culturelles de
l’ensemble du personnel.
« Le fonctionnement et les moyens du comité ainsi que les ressources destinées à financer les activités
mentionnées au premier alinéa du présent IV sont fixés par décret en Conseil d’Etat.
« Les dispositions du titre III du livre VII du code général de la fonction publique relatives à l’action sociale
interministérielle ne s’appliquent pas aux agents publics de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
« Art. L. 592-12-2. – I. – Le chapitre III du titre IV du livre Ier de la deuxième partie du code du travail est
applicable aux salariés de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
« Les délégués syndicaux sont désignés, au niveau central, par les organisations syndicales représentatives du
collège des salariés qui y constituent une section syndicale. Chaque syndicat qui constitue, conformément à
l’article L. 2142-1 du même code, une section syndicale peut, s’il n’est pas représentatif, désigner un représentant
de la section.
« Sont représentatives au sein du collège des salariés les organisations syndicales qui satisfont aux critères
mentionnés à l’article L. 2121-1 dudit code, à l’exception de celui mentionné au 5o du même article L. 2121-1, et
qui ont recueilli au moins 10 % des suffrages exprimés aux dernières élections du comité mentionné à
l’article L. 592-12-1 du présent code dans ce collège.
« La validité des accords collectifs prévus au livre II de la deuxième partie du code du travail est subordonnée à
leur signature, d’une part, par le président de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection ou son
représentant et, d’autre part, par une ou plusieurs organisations syndicales représentatives selon les conditions
définies à l’article L. 2232-12 du même code. Les taux de 30 % et de 50 % mentionnés au même article L. 2232-12
sont appréciés au sein du collège des salariés.
« Les salariés qui sont membres du comité ou des formations mentionnés à l’article L. 592-12-1 du présent code
et les délégués syndicaux ou représentants des sections syndicales bénéficient de la protection prévue au livre IV de
la deuxième partie du code du travail.
« II. – Pour les agents publics de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, les organisations
représentatives habilitées à négocier sont celles qui disposent d’au moins un siège au sein du comité social
d’administration, au titre du collège des agents publics.
« En application de l’article L. 223-1 du code général de la fonction publique, un accord conclu sur le fondement
des articles L. 221-2 ou L. 222-2 du même code est valide, pour les agents publics, s’il est signé par une ou
plusieurs des organisations habilitées à négocier pour le collège de ces personnels.
« III. – Dans les domaines mentionnés à l’article L. 222-3 du code général de la fonction publique, l’Autorité de
sûreté nucléaire et de radioprotection peut inviter les représentants des salariés et des agents publics à participer à
des négociations conjointes.
« Ces négociations donnent lieu, le cas échéant, à la conclusion d’accords distincts et applicables
spécifiquement :
« 1o Aux salariés de droit privé, selon les modalités prévues au I du présent article ;
« 2o Aux agents publics, selon les modalités prévues au II.
« Art. L. 592-12-3. – Le collège de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection peut, dans le respect des
dispositions légales applicables aux différentes catégories de personnels et en complément des dispositions
réglementaires ainsi que des conventions, des accords collectifs et des engagements unilatéraux qui leur sont
applicables, harmoniser entre ces catégories les montants et les conditions de versement des indemnités accessoires
liées à des sujétions communes ainsi que les modalités de remboursements des frais de toute nature. »
Section 2
Dispositions transitoires
Article 11
I. – L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection est substituée à l’Institut de radioprotection et de sûreté
nucléaire en qualité d’employeur des salariés de ce dernier, à l’exception des salariés mentionnés aux II et III. Les
contrats de travail de ces salariés lui sont transférés sans autre modification.
L’article L. 1224-3 du code du travail n’est pas applicable à ces transferts.
II. – Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives ou une de ses filiales désignée par décret
est substitué à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire en qualité d’employeur des salariés de ce dernier
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qui exercent des missions relatives à la fourniture et à l’exploitation de dosimètres à lecture différée. Les contrats
de travail des intéressés lui sont transférés sans autre modification. En cas de cession de la filiale mentionnée à la
première phrase, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives s’assure que la totalité de son
capital reste détenue directement ou indirectement par l’Etat ou l’un de ses établissements publics.
III. – Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives est substitué à l’Institut de
radioprotection et de sûreté nucléaire en qualité d’employeur des salariés de ce dernier qui apportent un appui
technique aux autorités de l’Etat dans les matières suivantes :
1o La sûreté nucléaire et la radioprotection, pour les installations et les activités nucléaires intéressant la défense
mentionnées à l’article L. 1333-15 du code de la défense, y compris en cas d’incident ou d’accident ;
2o La sécurité des installations et des transports des matières nucléaires ou des sources de rayonnements ionisants
mentionnées à l’article L. 1333-1 du même code ;
3o La non-prolifération, le contrôle et la comptabilité centralisée des matières nucléaires ;
4o L’interdiction des armes chimiques, pour l’application du chapitre II du titre IV du livre III de la deuxième
partie dudit code.
Les contrats de travail de ces salariés sont transférés au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies
alternatives sans autre modification.
Ces salariés sont, d’office, mis à disposition du ministre de la défense pour y exercer leur mission pendant une
durée de trois ans, renouvelable de plein droit à leur demande.
Ces mises à disposition sont régies par l’article L. 334-1 du code général de la fonction publique, sous réserve du
septième alinéa du présent III.
Au terme de sa mise à disposition, le salarié est affecté au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies
alternatives sur un poste correspondant à ses qualifications, sans perte de rémunération.
Une convention entre l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection et le ministre de la défense définit les
modalités d’information et d’appui réciproques pour l’exercice de leurs missions respectives. Le ministre de la
défense associe, à cet effet, les autres autorités mentionnées au présent III.
IV. – Les modalités des transferts, des mises à disposition et de l’appui technique apporté aux autorités de l’Etat
compétentes prévus au présent article sont précisées par décret en Conseil d’Etat.
Article 12
I. – Les effets des conventions et accords ainsi que des engagements unilatéraux applicables au sein de l’Institut
de radioprotection et de sûreté nucléaire au 31 décembre 2024 sont prolongés, pour les salariés de l’Autorité de
sûreté nucléaire et de radioprotection, jusqu’à l’entrée en vigueur des conventions, accords ou engagements
unilatéraux qui leur sont substitués ou, à défaut, jusqu’au 30 juin 2027.
A compter de la date d’entrée en vigueur du présent chapitre et jusqu’à la désignation des représentants du
personnel de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, cette autorité et les délégués syndicaux de
l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire mentionnés à l’article 14 de la présente loi engagent, à la
demande de l’une des parties intéressées, les négociations destinées soit à adapter les stipulations actuelles des
conventions et accords mentionnés au premier alinéa du présent I, soit à élaborer de nouvelles stipulations. Ces
négociations continuent avec les délégués syndicaux mentionnés au I de l’article L. 592-12-2 du code de
l’environnement à compter de leur désignation.
A compter du 1er juillet 2027, en l’absence de conventions et d’accords se substituant à ceux qui sont mentionnés
au premier alinéa du présent I, les salariés mentionnés au même premier alinéa bénéficient d’une garantie de
rémunération selon les modalités fixées aux deuxième à sixième alinéas de l’article L. 2261-14 du code du travail.
II. – La section 6 du chapitre Ier du titre VI du livre II de la deuxième partie du code du travail est applicable aux
salariés dont les contrats de travail sont transférés au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies
alternatives ou à l’une de ses filiales désignée par décret, en application des II et III de l’article 11 de la présente loi.
Article 13
Pendant une durée de six ans à compter de l’entrée en vigueur du présent chapitre, un accès aux corps de
fonctionnaires de l’Etat dont la liste est fixée par décret en Conseil d’Etat peut, par dérogation à l’article L. 325-1
du code général de la fonction publique, être organisé par la voie de recrutements réservés exceptionnels valorisant
les acquis de l’expérience professionnelle.
L’accès aux corps de fonctionnaires mentionnés au premier alinéa du présent article est réservé aux agents
contractuels de droit public et aux salariés de droit privé de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection qui,
à la date du 31 décembre de l’année précédant celle au titre de laquelle est ouvert le recrutement réservé
exceptionnel, sont en fonction ou bénéficient d’un des congés assimilables à du travail effectif au sens de
l’article L. 3121-1 du code du travail, et qui justifient, à cette date, d’une durée d’ancienneté de quatre années en
équivalent temps plein au sein de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, de l’Autorité de sûreté
nucléaire ou de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
Article 14
Jusqu’à la constitution du comité social d’administration de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection,
qui intervient au plus tard le 31 mars 2026, le comité social d’administration de l’Autorité de sûreté nucléaire et le
comité social et économique de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire sont maintenus en fonction et
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exercent les missions relatives respectivement aux agents publics et aux salariés, sous la présidence du représentant
de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
Les membres de ces instances représentatives du personnel poursuivent leur mandat jusqu’à la désignation des
représentants du personnel issus des élections permettant la constitution du comité social d’administration de
l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
Les comités, à leur demande ou à celle du président de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection,
peuvent siéger en formation conjointe, dans le respect de leurs attributions respectives, pour connaître des sujets
communs à l’ensemble du personnel. Dans ce cas, les conditions de vote s’apprécient au regard de l’ensemble des
membres présents de la formation conjointe. L’avis de la formation conjointe se substitue aux avis de chacune des
instances.
Le patrimoine du comité social et économique de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire est dévolu au
comité social d’administration de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection à la date de la désignation des
membres de celui-ci.
Par dérogation à l’article L. 2143-10 du code du travail, les mandats des délégués syndicaux désignés au sein de
l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire se poursuivent au sein de l’Autorité de sûreté nucléaire et de
radioprotection. Leur mandat prend fin au plus tard huit jours après la désignation des membres du comité social
d’administration de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection. Si l’un des délégués syndicaux issus de
l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire quitte ses fonctions avant l’élection du comité social
d’administration de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, il est procédé selon les modalités prévues
aux articles L. 2143-3 et L. 2143-7 du même code. Le seuil de 10 % des suffrages exprimés mentionné à
l’article L. 2143-3 dudit code est apprécié au regard des résultats des dernières élections professionnelles ayant eu
lieu à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.
Un décret en Conseil d’Etat précise les modalités d’application du présent article.

Article 15
I. – L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire et l’Autorité de sûreté nucléaire consacrent
respectivement 15 millions d’euros et 0,7 million d’euros à l’augmentation de leurs salariés et de leurs
contractuels de droit public en 2024.
II. – Avant le 1er juillet 2024, le Gouvernement remet au Parlement un rapport, élaboré avec le concours de
l’Autorité de sûreté nucléaire, de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire et du Commissariat à l’énergie
atomique et aux énergies alternatives, sur les moyens prévisionnels humains, techniques et financiers nécessaires à
l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection et au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies
alternatives en 2025 pour exercer leurs missions respectives prévues par la présente loi, dans le nouveau contexte
de relance nucléaire marqué par des aléas climatiques extrêmes et des événements incertains, ainsi que les mesures
indispensables pour assurer l’attractivité des conditions d’emploi de leurs personnels respectifs sur le marché du
travail dans le domaine du nucléaire. Ce rapport propose la mise en place d’un dispositif d’accompagnement à la
conduite du changement. Il évalue la faisabilité d’instituer un préfigurateur chargé de la mise en œuvre de la
création de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
III. – Au plus tard le 1er juillet 2025, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection évalue les moyens
prévisionnels humains, techniques et financiers qui lui sont nécessaires dans les cinq années suivant l’entrée en
vigueur du présent titre pour exercer ses missions dans le nouveau contexte nucléaire ainsi que les mesures
indispensables pour assurer l’attractivité des conditions d’emploi de ses personnels sur le marché du travail dans le
domaine du nucléaire et présente ses propositions au Gouvernement et à l’Office parlementaire d’évaluation des
choix scientifiques et technologiques, en lien avec les commissions permanentes compétentes de l’Assemblée
nationale et du Sénat.

Article 16
I. – Le collège de l’Autorité de sûreté nucléaire peut consulter le comité social d’administration de cette autorité
sur un projet de décision relative à l’organisation et au fonctionnement des services de l’Autorité de sûreté
nucléaire et de radioprotection ainsi que sur un projet de règlement intérieur pour cette même autorité. Le directeur
général de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, saisi par le collège de l’Autorité de sûreté nucléaire,
consulte dans les meilleurs délais, et dans un délai de quinze jours calendaires, le comité social et économique de
cet institut sur ces mêmes projets.
Ces comités disposent d’un délai de deux mois pour donner leur avis sur les projets qui leur sont adressés.
L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection peut adopter une décision relative à l’organisation et au
fonctionnement de ses services ainsi que son règlement intérieur sur la base des projets et, s’il y a lieu, des avis
mentionnés aux deux premiers alinéas du présent I.
Les consultations mentionnées au premier alinéa du présent I dispensent de toute autre obligation de consultation
d’organisations dans lesquelles s’exerce la participation des personnels sur les projets mentionnés au même
premier alinéa.
II. – Le règlement intérieur de l’Autorité de sûreté nucléaire applicable au 31 décembre 2024 vaut règlement
intérieur de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection jusqu’à l’adoption d’un règlement intérieur qui lui
est substitué.
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CHAPITRE III
LE HAUT-COMMISSAIRE À L’ÉNERGIE ATOMIQUE

Article 17
I. – Le chapitre Ier du titre IV du livre Ier du code de l’énergie est complété par une section 6 ainsi rédigée :
« Section 6
« Dispositions spécifiques à l’énergie nucléaire
« Art. L. 141-13. – I. – Un haut-commissaire à l’énergie atomique conseille le Gouvernement dans le domaine
de l’énergie nucléaire et de la sécurité nationale, en matière scientifique et technique. Il exerce des missions
d’expertise et de contrôle au profit du Gouvernement dans le domaine de la défense. Dans le domaine des activités
nucléaires civiles, il conseille le Gouvernement notamment sur les enjeux relatifs à la production d’électricité et au
cycle du combustible.
« Le haut-commissaire est placé sous l’autorité du Premier ministre.
« Il peut saisir le Comité de l’énergie atomique du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies
alternatives, mentionné à l’article L. 332-2 du code de la recherche, et toute autorité administrative compétente de
ses propositions concernant, dans le domaine des activités nucléaires civiles et militaires, l’orientation générale
scientifique et technique qui lui paraît souhaitable.
« II. – Le haut-commissaire peut être saisi par le Gouvernement pour rendre un avis, au regard de sa
compétence, sur un projet de loi, une proposition de loi, un projet de texte réglementaire, un projet d’acte de
l’Union européenne ou une question relatifs aux activités nucléaires civiles.
« Il peut être entendu par les commissions permanentes de l’Assemblée nationale et du Sénat compétentes en
matière d’énergie nucléaire ainsi que par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et
technologiques.
« III. – Le haut-commissaire est saisi pour avis, pour les dispositions qui relèvent de sa compétence, de :
« 1o La loi prise en application de l’article L. 100-1 A du présent code ;
« 2o La programmation pluriannuelle de l’énergie, mentionnée à l’article L. 141-1.
« IV. – Le haut-commissaire évalue chaque année l’état des activités nucléaires civiles, notamment de
production et de recherche, sur les plans technique et scientifique.
« V. – Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’Etat. »
II. – A. – Le président du conseil d’administration de la société Orano est nommé par décret après avis des
commissions permanentes compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat, dans les conditions prévues par la loi
organique no 2010-837 du 23 juillet 2010 relative à l’application du cinquième alinéa de l’article 13 de la
Constitution.
B. – Après la cinquante-deuxième ligne du tableau annexé à la loi no 2010-838 du 23 juillet 2010 relative à
l’application du cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution, est insérée une ligne ainsi rédigée :
«

Présidence du conseil d’administration de la société Orano Commission compétente en matière d’énergie

»
C. – Les A et B du présent II ne s’appliquent pas au mandat de président du conseil d’administration de la
société Orano en cours à la date de publication de la présente loi.
III. – L’article L. 332-4 du code de la recherche est abrogé.
CHAPITRE IV
DISPOSITIONS DE COORDINATION ET FINALES

Article 18
o
I. – Le 1 de l’article L. 512-20 du code de la consommation est ainsi rédigé :
« 1o A l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection mentionnée à l’article L. 592-38 du code de
l’environnement ; ».
II. – Le code de l’environnement est ainsi modifié :
1o Le 7o du I de l’article L. 125-37 est ainsi rédigé :
« 7o Des représentants de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection et des autres services de l’Etat
concernés. » ;
2o L’article L. 592-31-1 est abrogé ;
3o La sous-section 3 de la section 4 du chapitre II du titre IX du livre V devient la sous-section 6 ;
4o L’article L. 592-34 est abrogé ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 3 sur 132

5o L’article L. 592-38 est ainsi modifié :


a) A la première phrase, le mot : « agents » est remplacé par le mot : « personnels » ;
b) A la seconde phrase, les mots : « , à des agents de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire » sont
supprimés ;
6o La section 7 du même chapitre II est ainsi rédigée :
« Section 7
« Dispositions d’application
« Art. L. 592-45. – Un décret en Conseil d’Etat précise les conditions d’application du présent chapitre,
notamment les conditions dans lesquelles les services de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection
peuvent exercer les activités énumérées à l’article L. 592-14-2 et les procédures d’homologation des décisions
prévues à l’article L. 592-20. » ;
7o A la première phrase de l’article L. 596-2, le mot : « agents » est remplacé par le mot : « personnels ».
III. – Le code de la recherche est ainsi modifié :
1o Le vingtième alinéa de l’article L. 114-3-1 est complété par les mots : « et, à la demande de l’Autorité de
sûreté nucléaire et de radioprotection, les activités de recherche de celle-ci » ;
2o Le dernier alinéa de l’article L. 145-1 est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés :
« L’article L. 114-3-1 est applicable dans les îles Wallis et Futuna dans sa rédaction résultant de la loi no 2024-
450 du 21 mai 2024 relative à l’organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour
répondre au défi de la relance de la filière nucléaire.
« L’article L. 114-5 est applicable dans les îles Wallis et Futuna dans sa rédaction résultant de l’ordonnance
no 2021-1747 du 22 décembre 2021 portant suppression de la carte des formations supérieures, mettant en
cohérence et abrogeant diverses dispositions relatives à la recherche et à l’enseignement supérieur et étendant
certaines dispositions relatives aux mêmes domaines à Wallis-et-Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-
Calédonie. » ;
3o Le III de l’article L. 146-1 est ainsi rédigé :
« III. – L’article L. 114-3-1 est applicable en Polynésie française dans sa rédaction résultant de la loi no 2024-
450 du 21 mai 2024 relative à l’organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour
répondre au défi de la relance de la filière nucléaire.
« L’article L. 114-5 est applicable en Polynésie française dans sa rédaction résultant de l’ordonnance
no 2021-1747 du 22 décembre 2021 portant suppression de la carte des formations supérieures, mettant en
cohérence et abrogeant diverses dispositions relatives à la recherche et à l’enseignement supérieur et étendant
certaines dispositions relatives aux mêmes domaines à Wallis-et-Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-
Calédonie. » ;
4o Le dernier alinéa de l’article L. 147-1 est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés :
« L’article L. 114-3-1 est applicable en Nouvelle-Calédonie dans sa rédaction résultant de la loi no 2024-450 du
21 mai 2024 relative à l’organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour
répondre au défi de la relance de la filière nucléaire.
« L’article L. 114-5 est applicable en Nouvelle-Calédonie dans sa rédaction résultant de l’ordonnance
no 2021-1747 du 22 décembre 2021 portant suppression de la carte des formations supérieures, mettant en
cohérence et abrogeant diverses dispositions relatives à la recherche et à l’enseignement supérieur et étendant
certaines dispositions relatives aux mêmes domaines à Wallis-et-Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-
Calédonie. » ;
5o Au premier alinéa des articles L. 365-1, L. 366-1 et L. 367-1, les mots : « L. 332-1 à L. 332-7 » sont remplacés
par les mots : « L. 332-1 à L. 332-3, L. 332-5 à L. 332-7 ».
IV. – Le code de la santé publique est ainsi modifié :
1o A la première phrase de l’article L. 1333-29, la première occurrence du mot : « agents » est remplacée par le
mot : « personnels » ;
2o A la fin du premier alinéa de l’article L. 1411-5-1, les mots : « ainsi qu’à l’article L. 592-45 du même code »
sont supprimés ;
3o Aux premier et avant-dernier alinéas du I de l’article L. 1451-1, les mots : « , à l’article L. 592-45 du code de
l’environnement » sont supprimés.
Article 19
I. – Les mots : « Autorité de sûreté nucléaire » sont remplacés par les mots : « Autorité de sûreté nucléaire et de
radioprotection » :
1o A la fin du troisième alinéa de l’article L. 1333-2 du code de la défense ;
2o Au 2o de l’article L. 125-10, au II de l’article L. 125-20, à la première phrase du second alinéa de
l’article L. 125-24, au premier alinéa de l’article L. 125-26, à l’article L. 125-27, à la première phrase du dernier
alinéa de l’article L. 125-35, à la fin du troisième alinéa de l’article L. 221-7, au quatrième alinéa de
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 3 sur 132

l’article L. 229-6, aux première et seconde phrases du troisième alinéa du III de l’article L. 229-7, à la première
phrase du quatrième alinéa du I de l’article L. 229-10, au II de l’article L. 501-1, au 10o du I de l’article L. 521-12, à
la seconde phrase du premier alinéa et à la première phrase du deuxième alinéa du II de l’article L. 542-3, aux
douzième, treizième, seizième et dix-septième alinéas et à la première phrase du dix-neuvième alinéa de
l’article L. 542-10-1, à la dernière phrase de l’avant-dernier alinéa de l’article L. 542-12, à la première phrase du
deuxième alinéa de l’article L. 542-13-2, au premier alinéa de l’article L. 591-5, à la première phrase de
l’article L. 591-6, au premier alinéa de l’article L. 591-7, à l’article L. 591-8, au premier alinéa de l’article L. 592-1,
au premier alinéa de l’article L. 592-2, aux articles L. 592-3, L. 592-8 et L. 592-9, à la première phrase de
l’article L. 592-10, au premier alinéa de l’article L. 592-11, aux articles L. 592-16 à L. 592-18, au premier alinéa
des articles L. 592-19 et L. 592-20, à l’article L. 592-21, au premier alinéa de l’article L. 592-22, à
l’article L. 592-23, à l’article L. 592-25, aux première et seconde phrases du premier alinéa et au second alinéa de
l’article L. 592-26, à l’article L. 592-27, au premier alinéa de l’article L. 592-28, au premier alinéa et à la première
phrase du second alinéa de l’article L. 592-28-1, au premier alinéa de l’article L. 592-29, à l’article L. 592-30, aux
premier et second alinéas de l’article L. 592-31, à la première phrase du premier alinéa de l’article L. 592-32, aux
articles L. 592-33 et L. 592-36, à la première phrase de l’article L. 592-38, au premier alinéa et aux neuvième et
avant-dernier alinéas de l’article L. 592-41, à la première phrase du premier alinéa de l’article L. 592-44, à la
dernière phrase du premier alinéa et au dernier alinéa de l’article L. 593-5, à la première phrase du premier alinéa
des articles L. 593-8 à L. 593-10, à la première phrase des articles L. 593-11 et L. 593-12, à la fin du premier alinéa
et à la première phrase du second alinéa de l’article L. 593-13, à la première phrase de l’article L. 593-15, au
premier alinéa, aux première et deuxième phrases et, deux fois, à la dernière phrase du troisième alinéa et à la
première phrase de l’avant-dernier alinéa de l’article L. 593-19, à la première phrase de l’article L. 593-20, à la
seconde phrase de l’article L. 593-21, aux articles L. 593-22 et L. 593-23, à la première phrase du premier alinéa et
aux deux derniers alinéas de l’article L. 593-24, à la fin de la première phrase du premier alinéa et au dernier alinéa
de l’article L. 593-26, à la deuxième phrase de l’article L. 593-27, au premier alinéa de l’article L. 593-28, à la
première phrase du premier alinéa de l’article L. 593-29, à l’article L. 593-30, à la fin du 3o de l’article L. 593-31,
aux premier, deuxième et dernier alinéas du IV de l’article L. 593-32, aux I et II et à la première phrase du III de
l’article L. 593-33, aux premier et second alinéas de l’article L. 593-35, à la fin de la dernière phrase du second
alinéa de l’article L. 593-37, au premier alinéa du II de l’article L. 595-1, à la fin du premier alinéa et au dernier
alinéa du II de l’article L. 595-2, au premier alinéa de l’article L. 596-1, à la première phrase de l’article L. 596-2, à
la première phrase de l’article L. 596-3, aux 1o, 4o et 5o de l’article L. 596-4, aux première et seconde phrases de
l’article L. 596-4-1, à la première phrase des deux premiers alinéas de l’article L. 596-7, à la première phrase du
premier alinéa et au troisième alinéa de l’article L. 596-8, à la première phrase de l’article L. 596-9, à la fin du
premier alinéa de l’article L. 596-10, à la fin du 1o de l’article L. 596-12, aux première et seconde phrases du
premier alinéa de l’article L. 596-13 et au second alinéa de l’article L. 596-14 du code de l’environnement ;
3o A la fin de l’intitulé de la section 6 du chapitre II du titre IX du livre V du même code ;
4o A la seconde phrase du troisième alinéa et au dernier alinéa du I, au premier alinéa et à la première phrase du
dernier alinéa du II, au III, au début de la première phrase du IV, à la première phrase du second alinéa du V et
au VII de L. 1333-8, à la première phrase du quatrième alinéa du III de l’article L. 1333-9, aux premier et second
alinéas de l’article L. 1333-10, à la fin des deuxième et troisième alinéas et à la première phrase du dernier alinéa
du I de l’article L. 1333-13, à la seconde phrase de l’article L. 1333-24, au premier alinéa du II de
l’article L. 1333-26, au début du premier alinéa des articles L. 1333-29 et L. 1333-30, aux trois derniers alinéas de
l’article L. 1333-31 et au second alinéa du 3o des articles L. 1523-6 et L. 1533-1 du code de la santé publique ;
5o Au premier alinéa de l’article L. 4526-1 du code du travail ;
6o Au 6o du I de l’article 11 de la loi no 2013-907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie
publique ;
7o A la première phrase du 5 du I de l’article 58 de la loi no 2013-1279 du 29 décembre 2013 de finances
rectificative pour 2013 ;
8o Au 9 de l’annexe à la loi no 2017-55 du 20 janvier 2017 portant statut général des autorités administratives
indépendantes et des autorités publiques indépendantes ;
9o Au III de l’article 11 de la loi no 2023-491 du 22 juin 2023 relative à l’accélération des procédures liées à la
construction de nouvelles installations nucléaires à proximité de sites nucléaires existants et au fonctionnement des
installations existantes.
II. – Au deuxième alinéa de l’article L. 221-6 du code de l’environnement, les mots : « Institut de
radioprotection et de sûreté nucléaire » sont remplacés par les mots : « Autorité de sûreté nucléaire et de
radioprotection ».
III. – Le tableau annexé à la loi no 2010-838 du 23 juillet 2010 relative à l’application du cinquième alinéa de
l’article 13 de la Constitution est ainsi modifié :
1o La première colonne de la dix-neuvième ligne est complétée par les mots : « et de radioprotection » ;
2o La deuxième colonne de la même dix-neuvième ligne est ainsi rédigée :
«
Commission compétente en matière de prévention des risques naturels et technologiques

»;
3o La trente-huitième ligne est supprimée ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 3 sur 132

4o La quarante-cinquième ligne est supprimée.


Article 20
er
Le présent titre entre en vigueur le 1 janvier 2025, à l’exception de l’article 3, des I et II de l’article 15, des
articles 16 et 17 et des 2o et 3o du III de l’article 19.
Par dérogation au premier alinéa du présent article, le dernier alinéa du IV de l’article L. 592-12-1 du code de
l’environnement entre en vigueur à la date à laquelle les agents publics de l’Autorité de sûreté nucléaire et de
radioprotection bénéficient de plein droit du dispositif d’activités sociales et culturelles géré par le comité social
d’administration de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, et au plus tard le 1er juillet 2027.
Article 21
er
Au plus tard le 1 juillet 2024, le Gouvernement remet à l’Office parlementaire d’évaluation des choix
scientifiques et technologiques un rapport faisant état de l’avancée des travaux préparatoires à la création de
l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
Au plus tard le 1er juillet 2025, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection remet à l’Office parlementaire
d’évaluation des choix scientifiques et technologiques un premier rapport dressant un bilan de sa création et de la
mise en œuvre de la réforme prévue par la présente loi. L’autorité lui remet un second rapport sur le même sujet au
plus tard le 1er juillet 2026.
TITRE II
ADAPTATION DES RÈGLES DE LA COMMANDE PUBLIQUE
AUX PROJETS NUCLÉAIRES
CHAPITRE Ier
SÉCURISATION DES PROCÉDURES RELATIVES À LA COMMANDE PUBLIQUE
POUR LES PROJETS NUCLÉAIRES

Article 22
Les pouvoirs adjudicateurs mentionnés à l’article L. 1211-1 du code de la commande publique et les entités
adjudicatrices mentionnées à l’article L. 1212-1 du même code peuvent décider de ne pas allotir un marché de
travaux, de fournitures ou de services qui est relatif :
1o A la réalisation, au sens du I de l’article 7 de la loi no 2023-491 du 22 juin 2023 relative à l’accélération des
procédures liées à la construction de nouvelles installations nucléaires à proximité de sites nucléaires existants et au
fonctionnement des installations nucléaires existantes, d’un projet relevant des II ou III du même article 7 ;
2o A la réalisation d’une installation mentionnée aux 1o à 4o de l’article L. 593-2 du code de l’environnement, à
l’article L. 512-1 du même code ou à l’article L. 512-7 dudit code qui est destinée à assurer des activités de
recherche relatives aux utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire ou à la maîtrise de ses effets ;
3o A la réalisation d’une installation mentionnée aux 2o, 3o ou 5o de l’article L. 593-2 ou à l’article L. 512-1 du
même code qui est destinée à assurer :
a) Des activités de gestion de déchets radioactifs ou de combustibles usés issus d’installations nucléaires de base
énumérées à l’article L. 593-2 du même code ;
b) La fabrication ou la maintenance d’emballages de transport de substances radioactives issues d’installations
nucléaires de base énumérées au même article L. 593-2 ;
4o A la réalisation de travaux relatifs à une installation mentionnée à l’article L. 542-4 du même code ou
d’opérations de réhabilitation du site après l’arrêt définitif d’une telle installation ;
5o A la réalisation d’opérations de démantèlement d’une installation mentionnée à l’article L. 593-2 du même
code qui abrite ou a abrité des matières nucléaires dont la détention est soumise à autorisation ou à déclaration en
application de l’article L. 1333-2 du code de la défense ou d’opérations de démantèlement d’une installation
mentionnée au 1o de l’article L. 1333-15 du même code ;
6o A la réalisation d’opérations de réhabilitation du site après l’arrêt définitif d’une installation mentionnée à
l’article L. 511-1 du code de l’environnement qui abrite ou a abrité des matières nucléaires dont la détention est
soumise à autorisation ou à déclaration en application de l’article L. 1333-2 du code de la défense.
Les marchés mentionnés au premier alinéa du présent article comprennent ceux poursuivant plusieurs objets
mentionnés à l’article L. 1111-5 du code de la commande publique.
Au sens des 2o et 3o du présent article, la réalisation d’une installation regroupe notamment l’ensemble des
constructions, des aménagements, des équipements, des installations et des travaux liés à sa création, à sa mise en
service ou à son extension ainsi que les installations ou les aménagements directement liés à la préparation des
travaux en vue de sa réalisation.
Article 23
Lorsqu’ils mettent en œuvre l’exception à la durée maximale prévue au 1o de l’article L. 2125-1 du code de la
commande publique, les pouvoirs adjudicateurs mentionnés à l’article L. 1211-1 du même code et les entités
adjudicatrices mentionnées à l’article L. 1212-1 dudit code peuvent conclure des accords-cadres de travaux, de
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 3 sur 132

fournitures ou de services qui concernent un ou plusieurs projets mentionnés aux 1o à 6o de l’article 22 de la


présente loi pour une durée qui peut aller jusqu’à celle du ou des projets concernés.
Cette durée est fixée en tenant compte des aléas inhérents à la réalisation du ou des projets concernés.

Article 24
Pour leur application aux marchés publics relatifs à un ou plusieurs projets mentionnés aux 1o à 6o de l’article 22
de la présente loi, les critères d’attribution des marchés publics, mentionnés à l’article L. 2152-7 du code de la
commande publique, peuvent comprendre la crédibilité des offres des soumissionnaires ou en tenir compte.
La crédibilité peut notamment s’apprécier, de manière non discriminatoire, en fonction de la faisabilité et de la
maturité des solutions techniques ou de l’adéquation des délais, des moyens ou des méthodes.

Article 25
Pour son application aux marchés publics relatifs à un ou plusieurs projets mentionnés aux 1o à 6o de l’article 22
de la présente loi, la nécessité des travaux, fournitures ou services supplémentaires, mentionnée au 2o de
l’article L. 2194-1 du code de la commande publique, peut notamment s’apprécier en fonction de l’évolution de la
conception du projet, sous réserve de l’absence de changement de la nature globale du marché, mentionnée au
dernier alinéa du même article L. 2194-1, et à la condition que le changement de titulaire soit impossible pour des
raisons économiques ou techniques tenant notamment à des exigences d’interchangeabilité ou d’interopérabilité
avec les équipements, services ou installations existants achetés dans le cadre du marché initial.
CHAPITRE II
MESURES DESTINÉES À RENFORCER LA PROTECTION DES INTÉRÊTS FONDAMENTAUX
DE LA NATION EN MATIÈRE NUCLÉAIRE

Article 26
I. – Les marchés publics relatifs à une ou plusieurs installations abritant ou ayant vocation à abriter des matières
nucléaires dont la détention est soumise à autorisation en application de l’article L. 1333-2 du code de la défense
relèvent du régime prévu au titre II du livre V de la deuxième partie du code de la commande publique lorsqu’ils
concernent :
1o La conception, la qualification, la fabrication, la modification, la maintenance ou le retrait des structures, des
équipements, des systèmes, des matériels, des composants ou des logiciels contribuant directement ou
indirectement à la protection contre les actes de malveillance, mentionnée au premier alinéa de l’article L. 1333-3
du code de la défense, ou à la sûreté nucléaire, au sens de l’article L. 591-1 du code de l’environnement ;
2o La conception, la construction, le fonctionnement ou le démantèlement des bâtiments destinés à recevoir des
matières nucléaires ou des matériels de sauvegarde ou à héberger des éléments mentionnés au 1o du présent I, y
compris leurs fondations et leurs structures.
II. – Les pouvoirs adjudicateurs mentionnés à l’article L. 1211-1 du code de la commande publique et les entités
adjudicatrices mentionnées à l’article L. 1212-1 du même code recourant aux dispositions du I du présent article en
informent l’Etat.
Sous réserve des secrets protégés par la loi, le Gouvernement rend compte du recours à ces dispositions au
Parlement dans un rapport remis au plus tard le 1er janvier 2026 puis tous les quatre ans.
La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.
Fait à Paris, le 21 mai 2024.
EMMANUEL MACRON
Par le Président de la République :
Le Premier ministre,
GABRIEL ATTAL
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
BRUNO LE MAIRE
Le ministre de l’intérieur
et des outre-mer,
GÉRALD DARMANIN
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
CATHERINE VAUTRIN
Le ministre des armées,
SÉBASTIEN LECORNU
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Le garde des sceaux,


ministre de la justice,
ÉRIC DUPOND-MORETTI
Le ministre de la transition écologique
et de la cohésion des territoires,
CHRISTOPHE BÉCHU
Le ministre de la transformation
et de la fonction publiques,
STANISLAS GUERINI
La ministre de l’enseignement supérieur
et de la recherche,
SYLVIE RETAILLEAU
Le ministre délégué auprès du ministre de l’économie,
des finances et de la souveraineté industrielle et numérique,
chargé de l’industrie et de l’énergie,
ROLAND LESCURE

(1) Travaux préparatoires : loi no 2024-450.


Sénat :
Projet de loi no 229 (2023-2024) ;
Rapport de M. Pascal Martin, au nom de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, no 300
(2023-2024) ;
Avis de M. Patrick Chaize, au nom de la commission des affaires économiques, no 296 (2023-2024) ;
Texte de la commission no 301 (2023-2024) ;
Discussion les 7 et 13 février 2024 et adoption, après engagement de la procédure accélérée, le 13 février 2024 (TA no 66,
2023-2024).
Assemblée nationale :
Projet de loi, adopté par le Sénat, no 2197 ;
Rapport de M. Jean-Luc Fugit, au nom de la commission du développement durable, no 2305 ;
Discussion les 11, 12, 13 et 15 mars 2024 et adoption le 19 mars 2024 (TA no 262) ;
Assemblée nationale :
Rapport de MM. Jean-Luc Fugit et Antoine Armand, au nom de la commission mixte paritaire, no 2437 ;
Discussion et adoption le 9 avril 2024 (TA no 283).
Sénat :
Rapport de MM. Pascal Martin et Patrick Chaize, au nom de la commission mixte paritaire, no 504 (2023-2024) ;
Texte de la commission no 505 (2023-2024) ;
Discussion et adoption le 9 avril 2024 (TA no 112, 2023-2024).
Conseil constitutionnel :
Décision no 2024-868 DC du 17 mai 2024 publiée au Journal officiel de ce jour.
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LOIS
CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Décision no 2024-866 DC du 17 mai 2024


NOR : CSCL2413647S

(LOI VISANT À SÉCURISER ET À RÉGULER L’ESPACE NUMÉRIQUE)


Le Conseil constitutionnel a été saisi, dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 61 de la
Constitution, de la loi visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique, sous le no 2024-866 DC, le 17 avril 2024,
par Mme Marine LE PEN, M. Franck ALLISIO, Mme Bénédicte AUZANOT, MM. Philippe BALLARD,
Christophe BARTHÈS, José BEAURAIN, Christophe BENTZ, Mmes Sophie BLANC, Pascale BORDES,
MM. Jorys BOVET, Jérôme BUISSON, Frédéric CABROLIER, Victor CATTEAU, Sébastien CHENU, Roger
CHUDEAU, Mmes Caroline COLOMBIER, Annick COUSIN, Nathalie DA CONCEICAO CARVALHO,
MM. Grégoire de FOURNAS, Hervé de LÉPINAU, Jocelyn DESSIGNY, Mmes Edwige DIAZ, Sandrine
DOGOR-SUCH, M. Nicolas DRAGON, Mme Christine ENGRAND, MM. Frédéric FALCON, Thibaut
FRANÇOIS, Mme Stéphanie GALZY, MM. Frank GILETTI, Yoann GILLET, Christian GIRARD, José
GONZALEZ, Mmes Florence GOULET, Géraldine GRANGIER, MM. Daniel GRENON, Michel GUINIOT,
Jordan GUITTON, Mme Marine HAMELET, MM. Timothée HOUSSIN, Laurent JACOBELLI, Mme Catherine
JAOUEN, M. Alexis JOLLY, Mmes Hélène LAPORTE, Laure LAVALETTE, Julie LECHANTEUX, Gisèle
LELOUIS, Christine LOIR, M. Aurélien LOPEZ-LIGUORI, Mme Marie-France LORHO, MM. Philippe
LOTTIAUX, Alexandre LOUBET, Matthieu MARCHIO, Mme Alexandra MASSON, MM. Bryan MASSON,
Kévin MAUVIEUX, Nicolas MEIZONNET, Mmes Joëlle MÉLIN, Yaël MENACHE, MM. Thomas MÉNAGÉ,
Serge MULLER, Mmes Mathilde PARIS, Caroline PARMENTIER, M. Kévin PFEFFER, Mme Lisette POLLET,
M. Stéphane RAMBAUD, Mme Angélique RANC, M. Julien RANCOULE, Mmes Laurence ROBERT-
DEHAULT, Béatrice ROULLAUD, Anaïs SABATINI, MM. Alexandre SABATOU, Emeric SALMON, Philippe
SCHRECK, Emmanuel TACHÉ de la PAGERIE, Jean-Philippe TANGUY, Michaël TAVERNE et Antoine
VILLEDIEU, députés.
Il a également été saisi le 19 avril 2024, par Mmes Mathilde PANOT, Nadège ABOMANGOLI, MM. Laurent
ALEXANDRE, Gabriel AMARD, Mmes Ségolène AMIOT, Farida AMRANI, M. Rodrigo ARENAS,
Mme Clémentine AUTAIN, MM. Ugo BERNALICIS, Christophe BEX, Carlos Martens BILONGO, Manuel
BOMPARD, Idir BOUMERTIT, Louis BOYARD, Aymeric CARON, Sylvain CARRIÈRE, Florian CHAUCHE,
Mme Sophia CHIKIROU, MM. Hadrien CLOUET, Éric COQUEREL, Alexis CORBIÈRE, Jean-François
COULOMME, Mme Catherine COUTURIER, MM. Hendrik DAVI, Sébastien DELOGU, Mmes Alma DUFOUR,
Karen ERODI, Martine ÉTIENNE, M. Emmanuel FERNANDES, Mmes Sylvie FERRER, Caroline FIAT,
M. Perceval GAILLARD, Mmes Raquel GARRIDO, Clémence GUETTÉ, M. David GUIRAUD, Mmes Mathilde
HIGNET, Rachel KEKE, MM. Andy KERBRAT, Bastien LACHAUD, Maxime LAISNEY, Arnaud LE GALL,
Antoine LÉAUMENT, Mmes Élise LEBOUCHER, Charlotte LEDUC, M. Jérôme LEGAVRE, Mmes Sarah
LEGRAIN, Murielle LEPVRAUD, Élisa MARTIN, Pascale MARTIN, MM. William MARTINET, Frédéric
MATHIEU, Damien MAUDET, Mmes Marianne MAXIMI, Manon MEUNIER, M. Jean-Philippe NILOR,
Mmes Danièle OBONO, Nathalie OZIOL, MM. René PILATO, François PIQUEMAL, Thomas PORTES, Loïc
PRUD’HOMME, Jean-Hugues RATENON, Sébastien ROME, François RUFFIN, Aurélien SAINTOUL, Michel
SALA, Mmes Danielle SIMONNET, Ersilia SOUDAIS, Anne STAMBACH-TERRENOIR, Andrée TAURINYA,
M. Matthias TAVEL, Mme Aurélie TROUVÉ, MM. Paul VANNIER, Léo WALTER, Mmes Cyrielle
CHATELAIN, Christine ARRIGHI, Lisa BELLUCO, MM. Karim BEN CHEIKH, Charles FOURNIER,
Mme Marie-Charlotte GARIN, M. Jérémie IORDANOFF, Mme Julie LAERNOES, MM. Benjamin LUCAS-
LUNDY, Sébastien PEYTAVIE, Mme Marie POCHON, M. Jean-Claude RAUX, Mmes Sandra REGOL, Sandrine
ROUSSEAU, Eva SAS, Sabrina SEBAIHI, M. Aurélien TACHÉ, Mme Sophie TAILLÉ-POLIAN et M. Nicolas
THIERRY, députés.
Au vu des textes suivants :
– la Constitution ;
– l’ordonnance no 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;
– le règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des
personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces
données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données) ;
– le code de justice administrative ;
– le code pénal ;
– le code des postes et des communications électroniques ;
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– le code des relations entre le public et l’administration ;


– le code de la sécurité intérieure ;
– la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ;
– la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés ;
– la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique ;
– la loi no 2021-1382 du 25 octobre 2021 relative à la régulation et à la protection de l’accès aux œuvres
culturelles à l’ère numérique ;
– le règlement du 11 mars 2022 sur la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour les déclarations
de conformité à la Constitution ;
Au vu des pièces suivantes :
– les observations produites par la présidente de la commission spéciale du Sénat chargée d’examiner le projet
de loi visant à sécuriser et réguler l’espace numérique et M. Loïc HERVÉ, sénateur, enregistrées le
23 avril 2024 ;
– les observations produites par M. Boris VALLAUD et plusieurs députés autres que les auteurs des saisines,
enregistrées le 24 avril 2024 ;
– les observations du Gouvernement, enregistrées le 13 mai 2024 ;
Après avoir entendu les députés représentant les auteurs de la seconde saisine ;
Et après avoir entendu les rapporteurs ;
Le Conseil constitutionnel s’est fondé sur ce qui suit :
1. Les députés requérants défèrent au Conseil constitutionnel la loi visant à sécuriser et à réguler l’espace
numérique. Ils contestent la conformité à la Constitution de son article 19. Les députés auteurs de la première
saisine critiquent également la procédure d’adoption de cet article. Les députés auteurs de la seconde saisine
critiquent en outre la procédure d’adoption de l’article 1er et la conformité à la Constitution de l’article 17 ainsi
que de certaines dispositions des articles 1er, 2, 4, 5, 10, 23, 40, 41 et 42.
– Sur certaines dispositions de l’article 1er :
2. Le paragraphe I de l’article 1er de la loi déférée réécrit l’article 10 de la loi du 21 juin 2004 mentionnée ci-
dessus afin de prévoir notamment que, pour garantir que les contenus pornographiques mis en ligne ne soient
pas accessibles aux mineurs, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, d’une
part, établit un référentiel relatif aux systèmes de vérification de l’âge devant être mis en œuvre par les
éditeurs de service de communication au public en ligne et les fournisseurs de service de plateforme de
partage de vidéos et, d’autre part, peut exiger de ceux-ci qu’ils fassent réaliser des audits de ces systèmes pour
s’assurer de leur conformité à ce référentiel.
3. Les députés auteurs de la seconde saisine soutiennent que, en renvoyant à une autorité administrative le soin
d’établir ce référentiel, sans préciser les modalités selon lesquelles l’âge des utilisateurs sera vérifié, et en lui
permettant d’exiger la conduite d’audits, sans garantir l’indépendance des organismes qui en seront chargés ni
fixer les conditions de leur réalisation, le législateur aurait méconnu l’étendue de sa compétence et privé de
garanties légales le droit au respect de la vie privée.
4. Ils font valoir en outre que le Gouvernement aurait induit en erreur les parlementaires sur la fiabilité et
l’applicabilité de certaines méthodes d’anonymisation des systèmes de vérification d’âge. Il en résulterait,
selon eux, une méconnaissance des exigences de clarté et de sincérité du débat parlementaire.
5. En premier lieu, aux termes de l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « La
loi est l’expression de la volonté générale ». Aux termes du premier alinéa de l’article 3 de la Constitution :
« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants ». Ces dispositions
imposent le respect des exigences de clarté et de sincérité du débat parlementaire.
6. La circonstance que certains ministres aient pu présenter, lors de leurs interventions à l’Assemblée nationale,
la méthode de double anonymisation comme fiable et prête à être mise en œuvre alors que d’autres méthodes
pourraient trouver à s’appliquer aux systèmes de vérification de l’âge est sans incidence sur la procédure
d’adoption de l’article 1er dès lors que ces différentes méthodes ont pu être débattues.
7. Dès lors, le grief tiré de l’irrégularité de la procédure d’adoption des dispositions contestées doit être écarté.
8. En deuxième lieu, l’article 34 de la Constitution dispose : « La loi fixe les règles concernant … les garanties
fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques ».
9. En vertu de l’article 21 de la Constitution et sous réserve de son article 13, le Premier ministre exerce le
pouvoir réglementaire à l’échelon national. Ces dispositions ne font pas obstacle à ce que le législateur confie
à une autorité de l’Etat autre que le Premier ministre le soin de fixer des normes permettant de mettre en œuvre
une loi dès lors que cette habilitation ne concerne que des mesures de portée limitée tant par leur champ
d’application que par leur contenu. Une telle attribution de compétence n’a pas pour effet de dispenser
l’autorité réglementaire du respect des exigences constitutionnelles.
10. Selon le paragraphe I de l’article 10 de la loi du 21 juin 2004, dans sa rédaction résultant de l’article 1er de la
loi déférée, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique veille à ce que les
contenus pornographiques mis à la disposition du public par un éditeur de service de communication au public
en ligne ou fournis par un service de plateforme de partage de vidéos ne soient pas accessibles aux mineurs.
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11. Les dispositions contestées prévoient que, à cette fin, cette autorité établit et publie un référentiel relatif aux
systèmes de vérification de l’âge devant être mis en œuvre par certains éditeurs et fournisseurs de services en
ligne et qu’elle peut exiger de ceux-ci la conduite d’un audit de ces systèmes.
12. D’une part, ces dispositions ont pour seul objet de confier à cette autorité le soin d’établir un référentiel
fixant les exigences techniques minimales applicables aux systèmes de vérification de l’âge que doivent mettre
en œuvre les éditeurs et fournisseurs de services en ligne pour empêcher les mineurs d’accéder à des contenus
pornographiques et prévoyant les conditions de réalisation et de publicité des audits qu’elle peut imposer.
Elles ont ainsi un objet et un champ d’application précisément circonscrits.
13. D’autre part, le législateur a pu, sans méconnaître sa compétence, confier à une autorité administrative le
soin d’établir un référentiel déterminant des exigences techniques portant sur la fiabilité du contrôle de l’âge
des utilisateurs et sur le respect de leur vie privée, et précisant les modalités de réalisation et de publicité des
audits.
14. Dès lors, les dispositions contestées ne méconnaissent ni l’article 21 de la Constitution ni son article 34.
15. Par conséquent, le deuxième alinéa du paragraphe I de l’article 10 de la loi du 21 juin 2004, qui ne
méconnaît pas non plus le droit au respect de la vie privée ni aucune autre exigence constitutionnelle, est
conforme à la Constitution.
– Sur certaines dispositions de l’article 2 :
16. Le paragraphe I de l’article 2 insère notamment au sein de la loi du 21 juin 2004 un article 10-1 afin de
prévoir en particulier que, lorsqu’un service de communication au public en ligne ou un service de plateforme
de partage de vidéos permet à des mineurs d’avoir accès à des contenus pornographiques, l’Autorité de
régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut, sous certaines conditions, prononcer des
mesures de blocage ou de déréférencement.
17. Les députés auteurs de la seconde saisine reprochent à ces dispositions de permettre à cette autorité de
prononcer de telles mesures pour une durée excessive, alors que les contenus en cause ne présenteraient en
eux-mêmes aucun caractère illicite. Ils dénoncent en outre la brièveté du délai dans lequel est enserré le
recours spécifique en annulation contre cette décision. Il en résulterait une atteinte disproportionnée à la
liberté d’expression et de communication. Pour les mêmes motifs, ces dispositions méconnaîtraient également
le droit à un procès équitable et le principe de légalité des délits et des peines.
18. Aux termes de l’article 11 de la Déclaration de 1789 : « La libre communication des pensées et des opinions
est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf
à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ». En l’état actuel des moyens de
communication et eu égard au développement généralisé des services de communication au public en ligne
ainsi qu’à l’importance prise par ces services pour la participation à la vie démocratique et l’expression des
idées et des opinions, ce droit implique la liberté d’accéder à ces services et de s’y exprimer.
19. L’article 34 de la Constitution dispose : « La loi fixe les règles concernant … les droits civiques et les
garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques ». Sur ce fondement, il
est loisible au législateur d’édicter des règles concernant l’exercice du droit de libre communication et de la
liberté de parler, d’écrire et d’imprimer. Il lui est aussi loisible, à ce titre, d’instituer des dispositions destinées
à faire cesser des abus de l’exercice de la liberté d’expression et de communication qui portent atteinte à
l’ordre public et aux droits des tiers. Cependant, la liberté d’expression et de communication est d’autant plus
précieuse que son exercice est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres
droits et libertés. Il s’ensuit que les atteintes portées à l’exercice de cette liberté doivent être nécessaires,
adaptées et proportionnées à l’objectif poursuivi.
20. Selon le paragraphe I de l’article 10-1 de la loi du 21 juin 2004, dans sa rédaction issue de l’article 2 de la loi
déférée, lorsqu’une personne dont l’activité est de fournir un service de communication au public en ligne ou
un service de plateforme de partage de vidéos permet à des mineurs d’avoir accès à un contenu
pornographique en violation de l’article 227-24 du code pénal, l’Autorité de régulation de la communication
audiovisuelle et numérique peut la mettre en demeure de prendre toute mesure de nature à empêcher l’accès à
ce contenu.
21. En cas d’inexécution de la mise en demeure, le paragraphe III de l’article 10-1 permet à cette autorité de
demander aux fournisseurs de services d’accès à internet ou aux fournisseurs de systèmes de résolution des
noms de domaine d’empêcher l’accès aux adresses électroniques litigieuses, dans un délai de quarante-huit
heures, ainsi qu’aux moteurs de recherche ou aux annuaires de faire cesser, dans le même délai, le
référencement des services concernés.
22. Les dispositions contestées prévoient que ces mesures peuvent être prononcées pour une durée maximale de
deux ans et que les personnes intéressées peuvent en demander l’annulation au président du tribunal
administratif dans un délai de cinq jours à compter de leur réception.
23. En premier lieu, en permettant à l’autorité administrative d’ordonner des mesures de blocage et de
déréférencement, le législateur a souhaité renforcer la lutte contre l’accès des mineurs à des contenus à
caractère pornographique en ligne. Il a ainsi entendu mettre en œuvre l’exigence constitutionnelle de
protection de l’intérêt supérieur de l’enfant et poursuivi l’objectif de valeur constitutionnelle de prévention des
atteintes à l’ordre public.
24. En deuxième lieu, si ces mesures peuvent être prononcées pour une durée maximale de deux ans, elles ne
s’appliquent qu’à des sites internet permettant à des mineurs d’avoir accès à un contenu pornographique en
violation de l’article 227-24 du code pénal, qui incrimine le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser un
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message à caractère pornographique, soit de faire commerce d’un tel message, lorsque ce message est
susceptible d’être vu ou perçu par un mineur. En outre, l’autorité administrative compétente ne peut ordonner
de telles mesures qu’après avoir adressé à la personne exploitant le ou les sites litigieux des observations
motivées, à compter desquelles celle-ci dispose d’un délai de quinze jours pour présenter ses propres
observations, puis une mise en demeure, restée infructueuse, de prendre, dans un délai de quinze jours, toute
mesure de nature à empêcher cet accès.
25. Par ailleurs, il résulte des dispositions contestées que la nécessité de ces mesures doit être réévaluée lorsque
la personne intéressée en fait la demande et, y compris d’office, au moins une fois par an. L’autorité
administrative compétente est tenue d’en donner mainlevée lorsque les faits en considération desquels ces
mesures ont été ordonnées ne sont plus constitués.
26. Dès lors, la durée maximale des mesures de blocage et de déréférencement que peut prononcer l’autorité
administrative n’est pas disproportionnée au regard de l’objectif poursuivi par le législateur.
27. En dernier lieu, ces mesures, qui peuvent faire l’objet de recours en référé sur le fondement des
articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, sont également susceptibles, en application des
dispositions contestées, d’être critiquées par la voie d’un recours spécifique en annulation qui doit être formé
devant le président du tribunal administratif dans un délai de cinq jours. Celui-ci est alors tenu de statuer sur la
légalité de la mesure de blocage ou de déréférencement dans un délai d’un mois. En cas d’appel, la juridiction
d’appel est tenue de statuer dans un délai de trois mois.
28. Ainsi, ces dispositions permettent qu’il soit statué dans de brefs délais sur la légalité de ces mesures.
29. Il résulte de tout ce qui précède que le grief tiré de la méconnaissance de la liberté d’expression et de
communication doit être écarté.
30. Par ailleurs, les mesures de blocage et de déréférencement, qui visent à prévenir l’accès à des contenus
pornographiques par des mineurs, ne constituent pas des sanctions ayant le caractère d’une punition, mais des
mesures de police administrative. Le grief tiré de la méconnaissance du principe de légalité des délits et des
peines ne peut dès lors qu’être écarté.
31. Par conséquent, le dernier alinéa du paragraphe III de l’article 10-1 de la loi du 21 juin 2004 et le premier
alinéa de son paragraphe V, qui ne méconnaissent pas non plus le droit à un procès équitable ni aucune autre
exigence constitutionnelle, sont conformes à la Constitution.
– Sur certaines dispositions de l’article 4 :
32. Le 4° de l’article 4 insère notamment un nouvel article 6-2-2 au sein de la loi du 21 juin 2004 afin de prévoir
une voie de recours spécifique contre l’injonction administrative adressée à un éditeur d’un service de
communication au public en ligne ou à un fournisseur de services d’hébergement de retirer un contenu à
caractère pédopornographique.
33. Les députés auteurs de la seconde saisine dénoncent la brièveté du délai de recours ouvert aux fournisseurs
de services d’hébergement ou de contenus pour contester une telle mesure ainsi que du délai imparti au juge
pour statuer. Il en résulterait une méconnaissance du droit à un recours juridictionnel effectif ainsi que des
droits de la défense et du droit à un procès équitable. Pour les mêmes motifs, le législateur aurait en outre
privé de garanties légales la liberté d’expression et de communication.
34. Selon l’article 16 de la Déclaration de 1789 : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas
assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution ». Il résulte de cette disposition
qu’il ne doit pas être porté d’atteinte substantielle au droit des personnes intéressées d’exercer un recours
effectif devant une juridiction et que doit être assuré le respect des droits de la défense.
35. En application des articles 6-1 et 6-2-1 de la loi du 21 juin 2004, l’autorité administrative peut enjoindre,
sous peine de poursuites pénales, aux éditeurs d’un service de communication au public en ligne et aux
fournisseurs de services d’hébergement de retirer une image ou une représentation de mineurs qui présente un
caractère pornographique relevant de l’article 227-23 du code pénal.
36. Les dispositions contestées prévoient que, sans préjudice des articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice
administrative, l’injonction de retrait de contenus à caractère pédopornographique peut faire l’objet d’un
recours en annulation devant le président du tribunal administratif dans un délai de quarante-huit heures. Il est
statué sur la légalité de cette injonction dans un délai de soixante-douze heures à compter de la saisine du juge.
37. En premier lieu, en adoptant ces dispositions, le législateur a entendu garantir qu’il soit rapidement statué
sur la légalité des injonctions de retrait d’un contenu à caractère pédopornographique. Ce faisant, il a non
seulement poursuivi l’objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l’ordre public mais aussi cherché à
protéger la liberté d’expression et de communication.
38. En second lieu, d’une part, le délai de recours de quarante-huit heures court seulement à compter, s’agissant
des fournisseurs de services d’hébergement, de la réception de l’injonction et, s’agissant des fournisseurs de
contenus, du moment où ils sont informés par le fournisseur de services d’hébergement de l’exécution de cette
mesure. À cet égard, le paragraphe III de l’article 6-2 de la loi du 21 juin 2004 prévoit que le fournisseur de
contenus est, sauf exception, informé par le fournisseur de services d’hébergement des motifs de l’injonction
de retrait, de la possibilité d’en solliciter une copie et de son droit de former un recours en annulation.
39. D’autre part, le délai de soixante-douze heures imparti au juge administratif, qui permet qu’il soit statué
rapidement sur la légalité de l’injonction de retrait, ne fait pas obstacle à ce que les fournisseurs de services
d’hébergement ou de contenus puissent pendant ce délai présenter tous éléments à l’appui de leur requête. Au
surplus, en cas d’appel, la juridiction d’appel statue dans un délai d’un mois.
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40. Ainsi, en prévoyant de tels délais de recours et de jugement, les dispositions contestées n’opèrent pas une
conciliation déséquilibrée entre le droit à un recours juridictionnel effectif et les exigences constitutionnelles
précitées. Elles ne méconnaissent pas non plus les droits de la défense. Le grief tiré de la méconnaissance de
l’article 16 de la Déclaration de 1789 doit, dès lors, être écarté.
41. Par conséquent, les paragraphes I et II de l’article 6-2-2 de la loi du 21 juin 2004, qui ne méconnaissent pas
non plus la liberté d’expression et de communication ni aucune autre exigence constitutionnelle, sont
conformes à la Constitution.
– Sur certaines dispositions de l’article 5 :
42. Le paragraphe III de l’article 5 prévoit notamment une voie de recours spécifique contre l’injonction que
l’autorité administrative peut, à titre expérimental, adresser à un éditeur d’un service de communication au
public en ligne ou à un fournisseur de services d’hébergement pour exiger le retrait d’images de tortures ou
d’actes de barbarie.
43. Les députés auteurs de la seconde saisine dénoncent la brièveté du délai de recours ouvert aux fournisseurs
de services d’hébergement ou de contenus pour contester une telle mesure ainsi que du délai imparti au juge
pour statuer. Il en résulterait une méconnaissance du droit à un recours juridictionnel effectif ainsi que des
droits de la défense et du droit à un procès équitable. Pour les mêmes motifs, le législateur aurait en outre
privé de garanties légales la liberté d’expression et de communication.
44. Ils reprochent par ailleurs à ces dispositions de ne pas avoir déterminé les dispositions applicables aux
procédures et instances encore en cours au terme de l’expérimentation. Il en résulterait une méconnaissance de
l’article 34 de la Constitution et de l’objectif de valeur constitutionnelle d’accessibilité et d’intelligibilité de la
loi ainsi qu’une atteinte à la liberté d’expression et aux droits de la défense.
45. L’article 5 de la loi déférée prévoit que, à titre expérimental et pour une durée de deux ans, l’autorité
administrative peut enjoindre aux éditeurs d’un service de communication au public en ligne et aux
fournisseurs de services d’hébergement de retirer les contenus qui contreviennent manifestement à
l’article 222-1 du code pénal incriminant les tortures et les actes de barbarie.
46. Les dispositions contestées prévoient que, sans préjudice des articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice
administrative, l’injonction de retrait d’images de tortures ou d’actes de barbarie peut faire l’objet d’un
recours en annulation devant le président du tribunal administratif dans un délai de quarante-huit heures. Il est
statué sur la légalité de cette injonction dans un délai de soixante-douze heures à compter de la saisine du juge.
47. En premier lieu, en adoptant ces dispositions, le législateur a entendu garantir qu’il soit rapidement statué
sur la légalité des injonctions de retrait d’images de tortures ou d’actes de barbarie. Ce faisant, il a non
seulement poursuivi l’objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l’ordre public mais aussi cherché à
protéger la liberté d’expression et de communication.
48. En second lieu, d’une part, le délai de recours de quarante-huit heures court seulement à compter, s’agissant
des fournisseurs de services d’hébergement, de la réception de l’injonction et, s’agissant des fournisseurs de
contenus, du moment où ils sont informés par le fournisseur de services d’hébergement de l’exécution de cette
mesure. À cet égard, le C du paragraphe II de l’article 5 prévoit que le fournisseur de contenus est, sauf
exception, informé par le fournisseur de services d’hébergement des motifs de l’injonction de retrait, de la
possibilité d’en solliciter une copie et de son droit de former un recours en annulation.
49. D’autre part, le délai de soixante-douze heures imparti au juge administratif, qui permet qu’il soit statué
rapidement sur la légalité de l’injonction de retrait, ne fait pas obstacle à ce que les fournisseurs de services
d’hébergement ou de contenus puissent pendant ce délai présenter tous éléments à l’appui de leur requête. Au
surplus, en cas d’appel, la juridiction d’appel statue dans un délai d’un mois.
50. Ainsi, en prévoyant de tels délais de recours et de jugement, les dispositions contestées n’opèrent pas une
conciliation déséquilibrée entre le droit à un recours juridictionnel effectif et les exigences constitutionnelles
précitées. Elles ne méconnaissent pas non plus les droits de la défense. Le grief tiré de la méconnaissance des
exigences précitées de l’article 16 de la Déclaration de 1789 doit, dès lors, être écarté.
51. Par ailleurs, il ne saurait être reproché au législateur de ne pas avoir déterminé les dispositions susceptibles
de s’appliquer au terme de l’expérimentation, dans l’hypothèse où elle ne serait pas pérennisée, dès lors qu’en
l’absence de dispositions contraires, les règles de droit commun seraient alors applicables.
52. Il résulte de ce qui précède que les dispositions du A et B du paragraphe III de l’article 5, qui ne sont pas
entachées d’incompétence négative et qui ne méconnaissent pas non plus l’objectif de valeur constitutionnelle
d’accessibilité et d’intelligibilité de la loi, ni le droit à un procès équitable, ni la liberté d’expression et de
communication, ni aucune autre exigence constitutionnelle, sont conformes à la Constitution.
– Sur l’article 10 :
53. L’article 10 prévoit un objectif de généralisation de l’identité numérique pour les Français et la remise d’un
rapport au Parlement.
54. Les députés auteurs de la seconde saisine soutiennent que ces dispositions seraient dépourvues de portée
normative et, par suite, contraires à l’article 6 de la Déclaration de 1789. En permettant, selon eux, de
multiplier les vérifications d’identité sur internet, elles méconnaîtraient également le droit au respect de la vie
privée.
55. Aux termes de la dernière phrase du premier alinéa de l’article 45 de la Constitution : « Sans préjudice de
l’application des articles 40 et 41, tout amendement est recevable en première lecture dès lors qu’il présente
un lien, même indirect, avec le texte déposé ou transmis ». Il appartient au Conseil constitutionnel de déclarer
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contraires à la Constitution les dispositions qui sont introduites en méconnaissance de cette règle de
procédure. Selon une jurisprudence constante, il s’assure dans ce cadre de l’existence d’un lien entre l’objet de
l’amendement et celui de l’une au moins des dispositions du texte déposé sur le bureau de la première
assemblée saisie. Il ne déclare des dispositions contraires à l’article 45 de la Constitution que si un tel lien,
même indirect, ne peut être identifié. Il apprécie l’existence de ce lien après avoir décrit le texte initial puis,
pour chacune des dispositions déclarées inconstitutionnelles, les raisons pour lesquelles elle doit être regardée
comme dépourvue de lien même indirect avec celui-ci. Dans ce cas, le Conseil constitutionnel ne préjuge pas
de la conformité du contenu de ces dispositions aux autres exigences constitutionnelles.
56. La loi déférée, qui comporte soixante-quatre articles répartis en huit titres, a pour origine un projet de loi
déposé le 10 mai 2023 sur le bureau du Sénat, première assemblée saisie. Ce projet comportait trente-six
articles répartis en huit titres.
57. Son titre Ier comprenait des dispositions visant à confier à l’Autorité de régulation de la communication
audiovisuelle et numérique la mission d’élaborer un référentiel pour les systèmes de vérification de l’âge en
vue de l’accès à des contenus pornographiques, à renforcer les pouvoirs d’injonction et de sanction de cette
autorité à l’égard des éditeurs de service de communication au public en ligne, des fournisseurs d’accès à
internet et des moteurs de recherche en cas d’accès à de tels contenus par des mineurs et à sanctionner
pénalement la méconnaissance d’une injonction de retrait de contenus pédopornographiques. Son titre II
comportait des dispositions visant à étendre les compétences de l’Autorité de régulation de la communication
audiovisuelle et numérique pour la mise en œuvre des mesures restrictives européennes à l’égard de certains
opérateurs, à instaurer, en cas de condamnation pour certaines infractions, une peine complémentaire de
suspension du compte d’accès à une plateforme en ligne utilisé pour les commettre et à prévoir le déploiement
d’un filtre national de cybersécurité à destination du grand public. Son titre III comprenait des dispositions
visant à réguler certaines pratiques commerciales sur le marché des services d’informatique en nuage, à établir
pour les fournisseurs de tels services l’obligation d’assurer les conditions de la portabilité et de
l’interopérabilité de leurs services avec des services tiers, à renvoyer à l’Autorité de régulation des
communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse le soin de préciser les règles et
modalités de mise en œuvre des obligations faites à ces fournisseurs, à confier à cette autorité le rôle d’autorité
compétente en matière de régulation des services d’intermédiation de données, à lui attribuer de nouveaux
pouvoirs et à assurer l’articulation entre ses missions et celles relevant de la compétence de la Commission
nationale de l’informatique et des libertés. Son titre IV habilitait le Gouvernement à prendre par voie
d’ordonnance des mesures tendant à encadrer le développement des jeux à objets numériques monétisables.
Son titre V comprenait des dispositions visant à renforcer les capacités de collecte des données des services de
l’Etat et à généraliser un dispositif de centralisation des données de location de meublés de tourisme devant
être transmises aux communes par les opérateurs de plateformes numériques. Son titre VI comportait des
dispositions permettant au coordinateur pour les services numériques de bénéficier de l’assistance technique
de certains services de l’Etat. Son titre VII comprenait des dispositions visant à créer une autorité de contrôle
de certaines opérations de traitement au sein, respectivement, du Conseil d’Etat, de la Cour de cassation et de
la Cour des comptes. Son titre VIII comportait des dispositions prévoyant diverses mesures d’adaptation du
droit national au nouveau cadre établi par les règlements européens sur les services et marchés numériques
ainsi que sur la gouvernance des données.
58. L’article 10 de la loi déférée prévoit, d’une part, que l’Etat se fixe l’objectif que, au 1er janvier 2027, 100 %
des Français puissent avoir accès à une identité numérique gratuite et, d’autre part, que, dans un délai de six
mois à compter de la promulgation de la loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les moyens
d’y parvenir.
59. Introduites en première lecture, ces dispositions ne présentent pas de lien, même indirect, avec celles de
l’article 6 du projet de loi initial qui prévoyaient le déploiement d’un filtre national de cybersécurité
permettant d’alerter les internautes du risque de préjudice encouru en cas d’accès à un site internet
manifestement conçu pour la commission de certaines infractions. Elles ne présentent pas non plus de lien,
même indirect, avec aucune autre des dispositions qui figuraient dans le projet de loi déposé sur le bureau du
Sénat.
60. Dès lors, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les griefs et sans que le Conseil constitutionnel ne
préjuge de la conformité du contenu de ces dispositions aux autres exigences constitutionnelles, il y a lieu de
constater que, adoptées selon une procédure contraire à la Constitution, elles lui sont donc contraires.
– Sur l’article 17 :
61. L’article 17 complète l’article 312-10 du code pénal afin d’aggraver les peines encourues en cas de chantage
à caractère sexuel exercé par le biais d’un service de communication au public en ligne.
62. Les députés auteurs de la seconde saisine reprochent au législateur de ne pas avoir différencié les peines
encourues pour la répression de ces faits de celles prévues par l’article 312-11 du code pénal lorsque l’auteur
du chantage a mis sa menace à exécution. Il en résulterait une méconnaissance du principe de proportionnalité
des peines.
63. L’article 8 de la Déclaration de 1789 dispose : « La loi ne doit établir que des peines strictement et
évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement
au délit, et légalement appliquée ». L’article 61 de la Constitution ne confère pas au Conseil constitutionnel
un pouvoir général d’appréciation et de décision de même nature que celui du Parlement. Si la nécessité des
peines attachées aux infractions relève du pouvoir d’appréciation du législateur, il incombe au Conseil
constitutionnel de s’assurer de l’absence de disproportion manifeste entre l’infraction et la peine encourue.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 4 sur 132

64. En application de l’article 312-10 du code pénal, le chantage est puni de cinq ans d’emprisonnement et de
75 000 euros d’amende.
65. Les dispositions contestées prévoient que les peines encourues au titre de ce délit sont portées à sept ans
d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende lorsque le chantage est exercé par le biais d’un service de
communication au public en ligne au moyen d’images ou de vidéos à caractère sexuel ou dans le but d’obtenir
de telles images ou vidéos.
66. Au regard de la nature des comportements réprimés, le législateur n’a pas institué des peines manifestement
disproportionnées. À cet égard, est indifférente la circonstance que les peines encourues en application des
dispositions contestées soient identiques à celles prévues par l’article 312-11 du code pénal lorsque l’auteur du
chantage a mis sa menace à exécution.
67. Le grief tiré de la méconnaissance du principe de proportionnalité des peines doit donc être écarté.
68. Par conséquent, les trois derniers alinéas de l’article 312-10 du code pénal, qui ne méconnaissent aucune
autre exigence constitutionnelle, sont conformes à la Constitution.
– Sur l’article 19 :
69. L’article 19 insère au sein du code pénal les articles 222-33-1-2 et 222-33-1-3 en vue de réprimer le délit
d’outrage en ligne et de prévoir l’application à ce délit de la procédure de l’amende forfaitaire.
70. Les députés auteurs de la première saisine font tout d’abord valoir que cet article aurait été introduit en
première lecture selon une procédure contraire à l’article 45 de la Constitution. Ils soutiennent ensuite, rejoints
par les députés auteurs de la seconde saisine, que le délit d’outrage en ligne qu’il crée porterait à la liberté
d’expression et de communication une atteinte qui ne serait pas nécessaire dans la mesure où les faits qu’il
punit sont déjà susceptibles d’être réprimés en application de nombreuses qualifications pénales existantes.
Selon eux, cette atteinte ne serait pas non plus adaptée ni proportionnée à l’objectif poursuivi par le
législateur, dès lors, d’une part, que le champ d’application de ce délit ne serait pas suffisamment circonscrit
et, d’autre part, que la nécessité d’apprécier l’infraction en considération du « ressenti » de la victime ferait
naître une incertitude sur la licéité des comportements incriminés. Ils critiquent en outre l’imprécision de la
circonstance aggravante du délit tenant à la commission des faits sur un mineur. Pour ces mêmes motifs, les
députés requérants reprochent à ces dispositions de méconnaître également le principe de légalité des délits et
des peines. Ils estiment enfin qu’en permettant d’appliquer la procédure de l’amende forfaitaire au délit
d’outrage en ligne, alors que les éléments constitutifs de ce délit ne peuvent être aisément constatés, ces
dispositions méconnaîtraient le principe d’égalité devant la justice.
71. Aux termes de l’article 11 de la Déclaration de 1789 : « La libre communication des pensées et des opinions
est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf
à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ». En l’état actuel des moyens de
communication et eu égard au développement généralisé des services de communication au public en ligne
ainsi qu’à l’importance prise par ces services pour la participation à la vie démocratique et l’expression des
idées et des opinions, ce droit implique la liberté d’accéder à ces services et de s’y exprimer.
72. L’article 34 de la Constitution dispose : « La loi fixe les règles concernant … les droits civiques et les
garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques ». Sur ce fondement, il
est loisible au législateur d’instituer des incriminations réprimant les abus de l’exercice de la liberté
d’expression et de communication qui portent atteinte à l’ordre public et aux droits des tiers. Cependant, la
liberté d’expression et de communication est d’autant plus précieuse que son exercice est une condition de la
démocratie et l’une des garanties du respect des autres droits et libertés. Il s’ensuit que les atteintes portées à
l’exercice de cette liberté doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées à l’objectif poursuivi.
73. L’article 222-33-1-2 du code pénal, dans sa rédaction issue de l’article 19 de la loi déférée, punit d’un an
d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende le fait de diffuser en ligne tout contenu qui soit porte atteinte à
la dignité d’une personne ou présente à son égard un caractère injurieux, dégradant ou humiliant, soit crée à
son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante.
74. Il résulte des travaux préparatoires que, en adoptant ces dispositions, le législateur a entendu lutter contre
des faits susceptibles de constituer des abus de l’exercice de la liberté d’expression et de communication qui
portent atteinte à l’ordre public et aux droits des tiers.
75. Toutefois, en premier lieu, la législation comprend déjà plusieurs infractions pénales permettant de réprimer
des faits susceptibles de constituer de tels abus, y compris lorsqu’ils sont commis par l’utilisation d’un service
de communication au public en ligne.
76. En particulier, l’article 32 de la loi du 29 juillet 1881 mentionnée ci-dessus réprime la diffamation, définie
comme toute allégation ou imputation d’un fait portant atteinte à l’honneur ou à la considération de la
personne auquel le fait est imputé, lorsqu’elle est commise publiquement. L’article 33 de la même loi réprime
l’injure, définie comme toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme
l’imputation d’aucun fait, lorsqu’elle est proférée publiquement. L’article 222-13 du code pénal réprime les
violences, y compris psychologiques, ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours
ou n’ayant entraîné aucune incapacité de travail lorsqu’elles sont commises dans certaines circonstances.
L’article 222-33 du même code réprime notamment le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des
propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de
leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou
offensante. L’article 222-33-2 réprime le fait de harceler une personne par des propos ou comportements
répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 4 sur 132

de sa santé physique ou mentale. L’article 222-33-1-1 réprime le fait d’imposer à une personne tout propos ou
comportement à connotation sexuelle ou sexiste qui porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère
dégradant ou humiliant, ou qui crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante, lorsque ce
fait est commis dans certaines circonstances. L’article 222-16 réprime notamment les envois réitérés de
messages malveillants émis par la voie des communications électroniques. L’article 226-1 réprime le fait, au
moyen d’un procédé quelconque, de porter atteinte à l’intimité de la vie privée d’une personne en captant,
fixant, enregistrant ou transmettant des paroles, des images ou la localisation de cette personne sans son
consentement.
77. Si le législateur a prévu que le délit d’outrage en ligne ne peut s’appliquer dans les cas où les faits sont
constitutifs des délits de menaces, d’atteintes sexuelles, de harcèlement moral et d’injures présentant un
caractère discriminatoire, les dispositions contestées permettent ainsi de réprimer des comportements
susceptibles d’entrer dans le champ des autres délits précités.
78. En second lieu, d’une part, en incriminant le simple fait de diffuser en ligne tout contenu transmis au moyen
d’un service de plateforme en ligne, d’un service de réseaux sociaux en ligne ou d’un service de plateformes
de partage de vidéo, au sens des dispositions auxquelles elles renvoient, les dispositions contestées n’exigent
pas que le comportement outrageant soit caractérisé par des faits matériels imputables à la personne dont la
responsabilité peut être engagée. D’autre part, en prévoyant que le délit est constitué dès lors que le contenu
diffusé soit porte atteinte à la dignité de la personne ou présente à son égard un caractère injurieux, dégradant
ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante, les dispositions
contestées font dépendre la caractérisation de l’infraction de l’appréciation d’éléments subjectifs tenant à la
perception de la victime. Elles font ainsi peser une incertitude sur la licéité des comportements réprimés.
79. Il résulte de ce qui précède que les dispositions contestées portent une atteinte à l’exercice de la liberté
d’expression et de communication qui n’est pas nécessaire, adaptée et proportionnée.
80. Dès lors, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres griefs, le quatrième alinéa de l’article 19 est contraire à
la Constitution. Il en est de même, par voie de conséquence, du reste de cet article, qui en est inséparable.
– Sur certaines dispositions de l’article 23 :
81. Le paragraphe I de l’article 23 rétablit l’article L. 136 du code des postes et des communications
électroniques afin d’instituer une réserve citoyenne du numérique. Le troisième alinéa de ce dernier article
prévoit que ses membres, lorsqu’ils ont connaissance d’un délit ou qu’ils constatent un contenu illicite, en
avisent sans délai le procureur de la République et lui transmettent tous les renseignements qui y sont relatifs.
82. Les députés auteurs de la seconde saisine reprochent à ces dispositions de charger des personnes qui ne sont
pas dépositaires de l’autorité publique de dénoncer des actes illicites relevant d’un champ excessivement
large. Il en résulterait selon eux une méconnaissance du « principe de sûreté » et du droit au respect de la vie
privée.
83. La liberté proclamée par l’article 2 de la Déclaration de 1789 implique le droit au respect de la vie privée.
84. Si le champ des délits et des contenus illicites visés par les dispositions contestées est étendu, ces dernières
se bornent à prévoir que les membres de la réserve citoyenne du numérique doivent aviser le procureur de la
République des faits dont ils ont connaissance dans l’exercice de leur mission et lui transmettent les
informations qui y sont relatives. Elles n’ont ainsi ni pour objet ni pour effet de leur confier des prérogatives
ou des moyens particuliers de collecte de données à caractère personnel, ni de déroger aux garanties prévues
en la matière par le règlement du 27 avril 2016 mentionné ci-dessus et la loi du 6 janvier 1978 mentionnée ci-
dessus.
85. Dès lors, le grief tiré de la méconnaissance du droit au respect de la vie privée doit être écarté.
86. Par conséquent, le troisième alinéa de l’article L. 136 du code des postes et des communications
électroniques, qui ne méconnaît pas non plus la liberté individuelle ni aucune autre exigence constitutionnelle,
est conforme à la Constitution.
– Sur certaines dispositions des articles 40 et 41 :
87. Le paragraphe I de l’article 40 prévoit notamment que, pour une durée de trois ans, peuvent être autorisés
certains jeux en ligne faisant appel au hasard et permettant l’obtention, contre un sacrifice financier, d’objets
numériques monétisables. L’article 41 prévoit les obligations applicables aux opérateurs qui proposent au
public de telles offres de jeux ainsi que les pouvoirs de l’Autorité nationale des jeux en la matière.
88. Les députés auteurs de la seconde saisine reprochent à ces dispositions d’instituer un régime dérogatoire
pour ces jeux alors qu’ils seraient similaires aux jeux d’argent et de hasard en ligne, régis par les
articles L. 320-1 et L. 320-5 du code de la sécurité intérieure, et devraient selon eux être soumis au même
régime afin notamment de protéger la santé et l’ordre public. Il en résulterait une méconnaissance du principe
d’égalité devant la loi.
89. Aux termes de l’article 6 de la Déclaration de 1789, la loi « doit être la même pour tous, soit qu’elle protège,
soit qu’elle punisse ». Le principe d’égalité ne s’oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des
situations différentes, ni à ce qu’il déroge à l’égalité pour des raisons d’intérêt général, pourvu que, dans l’un
et l’autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec l’objet de la loi qui l’établit.
90. L’article L. 320-1 du code de la sécurité intérieure pose le principe de l’interdiction des jeux d’argent et de
hasard, sous réserve de ceux pouvant, par dérogation, être autorisés en application de l’article L. 320-6 du
même code.
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91. Selon le premier alinéa du paragraphe I de l’article 40 de la loi déférée, sont autorisés, à titre temporaire et
sous certaines conditions, les jeux proposés par l’intermédiaire d’un service de communication au public en
ligne qui permettent l’obtention, reposant sur un mécanisme faisant appel au hasard, par les joueurs majeurs
ayant consenti un sacrifice financier, d’objets numériques monétisables, à l’exclusion de l’obtention de tout
gain monétaire.
92. Les dispositions contestées précisent que ces objets numériques monétisables sont des éléments de jeu qui
confèrent aux seuls joueurs un ou plusieurs droits associés au jeu et sont susceptibles d’être cédés, directement
ou indirectement, à titre onéreux à des tiers.
93. Ces dispositions instaurent une différence de traitement entre les opérateurs de jeu selon que l’offre de jeu
relève du régime institué pour les jeux à objets numériques monétisables ou de celui des jeux d’argent et de
hasard.
94. Il ressort des travaux préparatoires que, en adoptant les dispositions contestées, le législateur a entendu
autoriser temporairement, en les encadrant, certains jeux vidéo intégrant la vente aux joueurs d’éléments de
jeu dont l’obtention fait intervenir une part de hasard.
95. Si les jeux à objets numériques monétisables constituent une opération qui, comme les jeux d’argent et de
hasard, exige un sacrifice financier des participants et repose sur un mécanisme faisant appel au hasard, ils
s’en distinguent cependant par la spécificité du gain susceptible d’être obtenu qui n’est pas un gain monétaire
direct mais prend la forme d’un élément même du jeu pouvant ensuite être cédé à titre onéreux à des tiers.
96. Dès lors, la différence de traitement résultant des dispositions contestées, qui est fondée sur une différence
de situation, est en rapport avec l’objet de la loi. Le grief tiré de la méconnaissance du principe d’égalité
devant la loi doit donc être écarté.
97. Par conséquent, le deuxième alinéa du paragraphe I de l’article 40 de la loi déférée ainsi que les mots
« définie à l’article 40 » figurant au A du paragraphe I de l’article 41 de la même loi, qui ne méconnaissent
aucune autre exigence constitutionnelle, sont conformes à la Constitution.
– Sur certaines dispositions de l’article 42 :
98. L’article 42 modifie le paragraphe I de l’article 36 de la loi du 25 octobre 2021 mentionnée ci-dessus afin
d’élargir les prérogatives dont bénéficie le service de l’Etat mentionné à cet article pour collecter
automatiquement certaines données auprès des opérateurs de plateforme.
99. Les députés auteurs de la seconde saisine soutiennent que, en renvoyant au pouvoir réglementaire le soin de
préciser les modalités d’application de cette collecte, et en s’abstenant de la subordonner à l’accord des
personnes concernées, le législateur aurait méconnu l’étendue de sa compétence et privé de garanties légales
le droit au respect de la vie privée.
100. La liberté proclamée par l’article 2 de la Déclaration de 1789 implique le droit au respect de la vie privée.
Par suite, la collecte, l’enregistrement, la conservation, la consultation et la communication de données à
caractère personnel doivent être justifiés par un motif d’intérêt général et mis en œuvre de manière adéquate et
proportionnée à cet objectif.
101. En application de l’article 36 de la loi du 25 octobre 2021, un service de l’Etat désigné par décret en
Conseil d’Etat peut apporter son expertise et son appui aux autorités administratives indépendantes et aux
autorités publiques indépendantes qui interviennent dans la régulation des opérateurs de plateforme en ligne.
Dans ce cadre, ce service est doté de prérogatives lui permettant de procéder à des opérations de collecte
automatisée de données accessibles sur ces plateformes.
102. Les dispositions contestées de l’article 42 complètent ces dispositions pour préciser, d’une part, que la
finalité relative aux activités de recherche publique que peut conduire ce service de l’Etat inclut, notamment,
les recherches contribuant à la détection, à la détermination et à la compréhension des risques systémiques liés
aux activités des fournisseurs de très grandes plateformes en ligne et moteurs de recherche dans l’Union
européenne. D’autre part, elles prévoient que des opérations de collecte automatisée de données peuvent être
mises en œuvre non plus seulement dans le cadre des activités d’expérimentation de ce service, mais aussi,
désormais, dans le cadre de ses activités de recherche publique. Par ailleurs, elles prévoient que ces opérations
de collecte peuvent être réalisées auprès tant des opérateurs de plateforme en ligne que des partenaires de ces
plateformes et de leurs sous-traitants, des fournisseurs de systèmes d’exploitation permettant le
fonctionnement des éventuelles applications de ces opérateurs et des fournisseurs de systèmes d’intelligence
artificielle.
103. En premier lieu, en adoptant les dispositions contestées, le législateur a entendu renforcer les moyens des
autorités administratives indépendantes et des autorités publiques indépendantes qui interviennent dans la
régulation des opérateurs de plateforme en ligne. Ce faisant, il a poursuivi un objectif d’intérêt général.
104. En deuxième lieu, les opérations de collecte ne sont autorisées que pour des finalités limitativement
énumérées tenant à l’expérimentation d’outils techniques en relation avec la régulation des opérateurs de
plateforme en ligne et à la recherche publique.
105. En troisième lieu, les méthodes de collecte automatisée ne peuvent porter que sur des données
publiquement accessibles, dans le respect des droits des bénéficiaires du service concerné.
106. En quatrième lieu, d’une part, ce service ne peut mettre en œuvre que des méthodes de collecte strictement
nécessaires et proportionnées. À cet égard, le législateur a pu, sans méconnaître l’étendue de sa compétence,
renvoyer le soin de préciser ces méthodes à un décret en Conseil d’Etat pris après avis public motivé de la
Commission nationale de l’informatique et des libertés.
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107. D’autre part, le cinquième alinéa du paragraphe I de l’article 36 de la loi du 25 octobre 2021 prévoit que,
dans le cadre de ses activités d’expérimentation visant à développer des outils techniques pour la régulation
des opérateurs de plateforme, le service de l’Etat n’utilise aucun système de reconnaissance faciale des
contenus. Sauf à méconnaître le droit au respect de la vie privée des utilisateurs des plateformes, les
dispositions du septième alinéa du paragraphe I de ce même article, dans sa rédaction résultant de l’article 42
de la loi déférée, doivent également s’entendre comme excluant le recours à un tel système de reconnaissance
faciale dans le cadre des activités de recherche publique de ce service.
108. En cinquième lieu, les données collectées dans le cadre des activités d’expérimentation sont détruites à
l’issue des travaux, et au plus tard neuf mois après leur collecte, et celles collectées dans le cadre des activités
de recherche publique sont détruites à l’issue des travaux, et au plus tard cinq ans après leur collecte.
109. En dernier lieu, si les données recueillies par le service de l’Etat peuvent faire l’objet de traitements
automatisés de données à caractère personnel, le législateur n’a pas entendu déroger aux garanties apportées
par le règlement du 27 avril 2016 et la loi du 6 janvier 1978, relatives notamment aux pouvoirs de la
Commission nationale de l’informatique et des libertés, qui s’appliquent aux traitements en cause. Par suite, il
appartient aux autorités compétentes, dans le respect de ces garanties et sous le contrôle de la juridiction
compétente, de s’assurer que la collecte, l’enregistrement, la conservation, la consultation, la communication,
la contestation et la rectification des données de ce traitement seront mis en œuvre de manière adéquate et
proportionnée à l’objectif poursuivi.
110. Il résulte de tout ce qui précède que, sous la réserve énoncée au paragraphe 107, les dispositions contestées
ne portent pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée.
111. Par conséquent, les mots « notamment à des fins de recherches contribuant à la détection, à la
détermination et à la compréhension des risques systémiques dans l’Union, au sens du paragraphe 1 de
l’article 34 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à
un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services
numériques) » figurant à la première phrase du sixième alinéa du paragraphe I de l’article 36 de la loi du
25 octobre 2021 ainsi que, sous la réserve énoncée au paragraphe 107, le septième alinéa du paragraphe I de
l’article 36 de la loi du 25 octobre 2021, qui ne méconnaissent aucune autre exigence constitutionnelle, sont
conformes à la Constitution.
– Sur d’autres dispositions :
– En ce qui concerne la place de certaines dispositions dans la loi déférée :
112. L’article 11 prévoit la mise en place d’un service agrégeant, en vue de simplifier les démarches
administratives, l’accès à l’ensemble des services publics, notamment au moyen de l’identité numérique
régalienne, développée par le ministère de l’intérieur.
113. Introduites en première lecture, ces dispositions ne présentent pas de lien, même indirect, avec celles,
précitées, de l’article 6 du projet de loi initial.
114. L’article 18 prévoit, à titre expérimental, la mise en place de dispositifs conventionnels de médiation de
certains litiges de communication en ligne.
115. Introduites en première lecture, ces dispositions ne présentent pas de lien, même indirect, avec celles,
précitées, de l’article 1er du projet de loi initial, qui visaient à confier à l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique la mission d’élaborer un référentiel pour les systèmes de
vérification de l’âge en vue de l’accès à des contenus pornographiques, ni avec celles de son article 24,
relatives à l’intervention de l’autorité judiciaire pour faire cesser un dommage occasionné par le contenu d’un
service de communication au public en ligne.
116. L’article 58 modifie le deuxième alinéa de l’article L. 311-8 du code des relations entre le public et
l’administration afin de prévoir la saisine du comité du secret statistique lorsque l’administration envisage de
refuser de faire droit à certaines demandes de consultation de documents administratifs.
117. Introduites en première lecture, ces dispositions ne présentent pas de lien, même indirect, avec celles de
l’article 10 du projet de loi initial, qui renvoyaient à l’Autorité de régulation des communications
électroniques, des postes et de la distribution de la presse le soin de préciser les règles et modalités de mise en
œuvre de certaines obligations faites aux fournisseurs de services d’informatique en nuage, ni avec celles de
son article 16, qui élargissaient les prérogatives des services de l’Etat pour collecter automatiquement
certaines données auprès des opérateurs de plateforme.
118. Ces dispositions ne présentent pas non plus de lien, même indirect, avec aucune autre des dispositions qui
figuraient dans le projet de loi déposé sur le bureau du Sénat.
119. Sans que le Conseil constitutionnel ne préjuge de la conformité du contenu de ces dispositions aux autres
exigences constitutionnelles, il y a lieu de constater que, adoptées selon une procédure contraire à la
Constitution, elles lui sont donc contraires.
– En ce qui concerne certaines dispositions de l’article 64 :
120. Le paragraphe I de l’article 64 est relatif à l’entrée en vigueur de l’article 2.
121. Le principe de non-rétroactivité des peines et des sanctions garanti par l’article 8 de la Déclaration de 1789
fait obstacle à l’application rétroactive de dispositions permettant d’infliger des sanctions ayant le caractère
d’une punition.
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122. La première phrase du paragraphe I de l’article 64 de la loi déférée prévoit que son article 2 entre en
vigueur le 1er janvier 2024.
123. Or, les paragraphes II et VI de l’article 10-1 de la loi du 21 juin 2004, dans sa rédaction issue de l’article 2
de la loi déférée, permettent à l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique de
prononcer des sanctions pécuniaires à l’encontre des personnes dont l’activité est de fournir un service de
communication au public en ligne ou un service de plateforme de partage de vidéos, lorsqu’elles ne se
conforment pas à une mise en demeure de prendre toute mesure de nature à empêcher l’accès des mineurs à
des contenus pornographiques, ainsi qu’à l’encontre des fournisseurs d’accès à internet, des fournisseurs de
systèmes de résolution des noms de domaine, des moteurs de recherche et des annuaires, lorsque ces derniers
manquent à leur obligation de mettre en œuvre les mesures de blocage et de déréférencement prononcées par
cette autorité.
124. Ces sanctions ayant le caractère d’une punition, elles ne sauraient être prononcées à raison d’agissements
antérieurs à l’entrée en vigueur des dispositions nouvelles.
125. Sous la réserve énoncée au paragraphe précédent, la première phrase du paragraphe I de l’article 64, qui ne
méconnaît aucune autre exigence constitutionnelle, est conforme à la Constitution.
– Sur les autres dispositions :
126. Le Conseil constitutionnel n’a soulevé d’office aucune autre question de conformité à la Constitution et ne
s’est donc pas prononcé sur la constitutionnalité des autres dispositions que celles examinées dans la présente
décision.
Le Conseil constitutionnel décide :
Art. 1 . – Sont contraires à la Constitution les articles 10, 11, 18, 19 et 58 de la loi visant à sécuriser et à
er

réguler l’espace numérique.


Art. 2. – Sous les réserves énoncées ci-dessous, sont conformes à la Constitution les dispositions suivantes :
– sous la réserve énoncée au paragraphe 107, le septième alinéa du paragraphe I de l’article 36 de la loi
no 2021-1382 du 25 octobre 2021 relative à la régulation et à la protection de l’accès aux œuvres culturelles à
l’ère numérique, dans sa rédaction résultant de l’article 42 de la loi déférée ;
– sous la réserve énoncée au paragraphe 124, la première phrase du paragraphe I de l’article 64 de la loi déférée.
Art. 3. – Sont conformes à la Constitution :
– le deuxième alinéa du paragraphe I de l’article 10 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans
l’économie numérique, dans sa rédaction résultant de l’article 1er de la loi déférée ;
– le dernier alinéa du paragraphe III et le premier alinéa du paragraphe V de l’article 10-1 de la loi du
21 juin 2004, dans sa rédaction issue de l’article 2 de la loi déférée ;
– les paragraphes I et II de l’article 6-2-2 de la loi du 21 juin 2004, dans sa rédaction issue de l’article 4 de la loi
déférée ;
– les A et B du paragraphe III de l’article 5 de la loi déférée ;
– les trois derniers alinéas de l’article 312-10 du code pénal, dans sa rédaction résultant de l’article 17 de la loi
déférée ;
– le troisième alinéa de l’article L. 136 du code des postes et des communications électroniques, dans sa
rédaction résultant de l’article 23 de la loi déférée ;
– le deuxième alinéa du paragraphe I de l’article 40 de la loi déférée ainsi que les mots « définie à l’article 40 »
figurant au A du paragraphe I de l’article 41 de la même loi ;
– les mots « notamment à des fins de recherches contribuant à la détection, à la détermination et à la
compréhension des risques systémiques dans l’Union, au sens du paragraphe 1 de l’article 34 du règlement
(UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des
services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques) » figurant à
la première phrase du sixième alinéa du paragraphe I de l’article 36 de la loi no 2021-1382 du 25 octobre 2021
relative à la régulation et à la protection de l’accès aux œuvres culturelles à l’ère numérique, dans sa rédaction
résultant de l’article 42 de la loi déférée.
Art. 4. – Cette décision sera publiée au Journal officiel de la République française.
Jugé par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 17 mai 2024, où siégeaient : M. Laurent FABIUS,
Président, Mme Jacqueline GOURAULT, M. Alain JUPPÉ, Mmes Corinne LUQUIENS, Véronique MALBEC,
MM. Jacques MÉZARD, François PILLET, Michel PINAULT et François SÉNERS.
Rendu public le 17 mai 2024.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 5 sur 132

LOIS
CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Décision no 2024-867 DC du 17 mai 2024


NOR : CSCL2413648S

(LOI ORGANIQUE MODIFIANT LA LOI ORGANIQUE No 2010-837 DU 23 JUILLET 2010


RELATIVE À L’APPLICATION DU CINQUIÈME ALINÉA DE L’ARTICLE 13 DE LA CONSTITUTION)
Le Conseil constitutionnel a été saisi, le 17 avril 2024, par le Premier ministre, sous le no 2024-867 DC,
conformément au cinquième alinéa de l’article 46 et au premier alinéa de l’article 61 de la Constitution, de la loi
organique modifiant la loi organique no 2010-837 du 23 juillet 2010 relative à l’application du cinquième alinéa de
l’article 13 de la Constitution.
Au vu des textes suivants :
– la Constitution ;
– l’ordonnance no 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;
– la loi organique no 2010-837 du 23 juillet 2010 relative à l’application du cinquième alinéa de l’article 13 de la
Constitution ;
– la loi relative à l’organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour répondre
au défi de la relance de la filière nucléaire, définitivement adoptée par le Parlement le 9 avril 2024, ensemble
la décision du Conseil constitutionnel no 2024-868 DC du 17 mai 2024 ;
– le règlement du 11 mars 2022 sur la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour les déclarations
de conformité à la Constitution ;
Au vu des observations du Gouvernement, enregistrées le 3 mai 2024 ;
Et après avoir entendu le rapporteur ;
Le Conseil constitutionnel s’est fondé sur ce qui suit :
1. La loi organique soumise à l’examen du Conseil constitutionnel a été prise sur le fondement de l’article 13 de
la Constitution. Elle a été adoptée dans le respect des règles de procédure prévues par les trois premiers alinéas
de l’article 46 de la Constitution.
2. Aux termes du cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution : « Une loi organique détermine les emplois
ou fonctions, autres que ceux mentionnés au troisième alinéa, pour lesquels, en raison de leur importance
pour la garantie des droits et libertés ou la vie économique et sociale de la Nation, le pouvoir de nomination
du Président de la République s’exerce après avis public de la commission permanente compétente de chaque
assemblée. Le Président de la République ne peut procéder à une nomination lorsque l’addition des votes
négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des
deux commissions. La loi détermine les commissions permanentes compétentes selon les emplois ou fonctions
concernés ». Le tableau annexé à la loi organique du 23 juillet 2010 mentionnée ci-dessus fixe la liste des
emplois et fonctions pour lesquels le pouvoir de nomination du Président de la République s’exerce dans les
conditions prévues par ce cinquième alinéa.
3. Le 1o de l’article 1er modifie ce tableau afin de tirer les conséquences du changement de dénomination de
l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection prévu par la loi relative à l’organisation de la gouvernance
de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour répondre au défi de la relance de la filière nucléaire,
mentionnée ci-dessus. Son 4o supprime de ce tableau les fonctions de directeur général de l’Institut de
radioprotection et de sûreté nucléaire, établissement public dont les missions sont confiées à cette autorité
indépendante par la même loi.
4. Son 5o modifie ce même tableau en y ajoutant la fonction de président du conseil d’administration de la
société Orano. Le législateur a pu estimer, eu égard à son importance pour la vie économique et sociale de la
Nation, que cette fonction entre dans le champ d’application du cinquième alinéa de l’article 13 de la
Constitution.
5. Le surplus de l’article 1er procède à des modifications de coordination au sein de ce tableau. Cet article est
donc conforme à la Constitution.
6. Il en va de même des articles 2 et 3 de la loi organique, relatifs à l’entrée en vigueur de certaines de ses
dispositions.
7. Il s’ensuit que le texte soumis au Conseil constitutionnel est conforme à la Constitution.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 5 sur 132

Le Conseil constitutionnel décide :


Art. 1 . – La loi organique modifiant la loi organique no 2010-837 du 23 juillet 2010 relative à l’application du
er

cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution est conforme à la Constitution.


Art. 2. – Cette décision sera publiée au Journal officiel de la République française.
Jugé par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 17 mai 2024, où siégeaient : M. Laurent FABIUS,
Président, Mme Jacqueline GOURAULT, M. Alain JUPPÉ, Mmes Corinne LUQUIENS, Véronique MALBEC,
MM. Jacques MÉZARD, François PILLET, Michel PINAULT et François SÉNERS.
Rendu public le 17 mai 2024.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 6 sur 132

LOIS
CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Décision no 2024-868 DC du 17 mai 2024


NOR : CSCL2413649S

(LOI RELATIVE À L’ORGANISATION DE LA GOUVERNANCE DE LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE


ET DE LA RADIOPROTECTION POUR RÉPONDRE AU DÉFI DE LA RELANCE DE LA FILIÈRE NUCLÉAIRE)
Le Conseil constitutionnel a été saisi, dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 61 de la
Constitution, de la loi relative à l’organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour
répondre au défi de la relance de la filière nucléaire, sous le no 2024-868 DC, le 18 avril 2024, par Mmes Mathilde
PANOT, Nadège ABOMANGOLI, MM. Laurent ALEXANDRE, Gabriel AMARD, Mmes Ségolène AMIOT,
Farida AMRANI, M. Rodrigo ARENAS, Mme Clémentine AUTAIN, MM. Ugo BERNALICIS, Christophe BEX,
Carlos Martens BILONGO, Manuel BOMPARD, Idir BOUMERTIT, Louis BOYARD, Aymeric CARON, Sylvain
CARRIÈRE, Florian CHAUCHE, Mme Sophia CHIKIROU, MM. Hadrien CLOUET, Éric COQUEREL, Alexis
CORBIÈRE, Jean-François COULOMME, Mme Catherine COUTURIER, MM. Hendrik DAVI, Sébastien
DELOGU, Mmes Alma DUFOUR, Karen ERODI, Martine ETIENNE, M. Emmanuel FERNANDES,
Mmes Sylvie FERRER, Caroline FIAT, M. Perceval GAILLARD, Mmes Raquel GARRIDO, Clémence
GUETTÉ, M. David GUIRAUD, Mmes Mathilde HIGNET, Rachel KEKE, MM. Andy KERBRAT, Bastien
LACHAUD, Maxime LAISNEY, Arnaud LE GALL, Antoine LÉAUMENT, Mmes Élise LEBOUCHER,
Charlotte LEDUC, M. Jérôme LEGAVRE, Mmes Sarah LEGRAIN, Murielle LEPVRAUD, Pascale MARTIN,
Élisa MARTIN, MM. William MARTINET, Frédéric MATHIEU, Damien MAUDET, Mmes Marianne MAXIMI,
Manon MEUNIER, M. Jean-Philippe NILOR, Mmes Danièle OBONO, Nathalie OZIOL, MM. François
PIQUEMAL, Thomas PORTES, Loïc PRUD’HOMME, Jean-Hugues RATENON, Sébastien ROME, François
RUFFIN, Aurélien SAINTOUL, Michel SALA, Mmes Danielle SIMONNET, Ersilia SOUDAIS, Anne
STAMBACH-TERRENOIR, Andrée TAURINYA, M. Matthias TAVEL, Mme Aurélie TROUVÉ, MM. Paul
VANNIER, Léo WALTER, René PILATO, Boris VALLAUD, Joël AVIRAGNET, Christian BAPTISTE,
Mme Marie-Noëlle BATTISTEL, MM. Mickaël BOULOUX, Philippe BRUN, Elie CALIFER, Alain DAVID,
Arthur DELAPORTE, Stéphane DELAUTRETTE, Inaki ECHANIZ, Olivier FAURE, Guillaume GAROT, Jérôme
GUEDJ, Johnny HAJJAR, Mmes Chantal JOURDAN, Marietta KARAMANLI, Fatiha KELOUA HACHI,
MM. Gérard LESEUL, Philippe NAILLET, Bertrand PETIT, Mmes Anna PIC, Christine PIRES BEAUNE,
M. Dominique POTIER, Mmes Valérie RABAULT, Claudia ROUAUX, Isabelle SANTIAGO, M. Hervé
SAULIGNAC, Mmes Mélanie THOMIN, Cécile UNTERMAIER, MM. Roger VICOT, André CHASSAIGNE,
Edouard BÉNARD, Mme Soumya BOUROUAHA, MM. Jean-Victor CASTOR, Steve CHAILLOUX, Pierre
DHARRÉVILLE, Mme Elsa FAUCILLON, M. Sébastien JUMEL, Mme Émeline K BIDI, M. Tematai LE
GAYIC, Mme Karine LEBON, MM. Jean-Paul LECOQ, Frédéric MAILLOT, Yannick MONNET, Marcellin
NADEAU, Stéphane PEU, Mme Mereana REID ARBELOT, MM. Davy RIMANE, Fabien ROUSSEL, Nicolas
SANSU, Jean-Marc TELLIER, Jiovanny WILLIAM, Mmes Cyrielle CHATELAIN, Christine ARRIGHI,
Delphine BATHO, Lisa BELLUCO, MM. Karim BEN CHEIKH, Charles FOURNIER, Mme Marie-Charlotte
GARIN, M. Jérémie IORDANOFF, Mme Julie LAERNOES, M. Benjamin LUCAS-LUNDY, Mme Francesca
PASQUINI, M. Sébastien PEYTAVIE, Mme Marie POCHON, M. Jean-Claude RAUX, Mmes Sandra REGOL,
Sandrine ROUSSEAU, Eva SAS, Sabrina SEBAIHI, M. Aurélien TACHÉ, Mme Sophie TAILLÉ-POLIAN,
MM. Nicolas THIERRY, Bertrand PANCHER, Jean-Louis BRICOUT, Charles de COURSON, Mme Martine
FROGER, MM. Stéphane LENORMAND, Max MATHIASIN, Paul MOLAC, Pierre MOREL-À-L’HUISSIER,
Laurent PANIFOUS, Benjamin SAINT-HUILE, David TAUPIAC et Mme Estelle YOUSSOUFFA, députés.
Au vu des textes suivants :
– la Constitution ;
– l’ordonnance no 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;
– la loi organique no 2017-54 du 20 janvier 2017 relative aux autorités administratives indépendantes et autorités
publiques indépendantes ;
– le code de l’environnement ;
– la loi no 2017-55 du 20 janvier 2017 portant statut général des autorités administratives indépendantes et des
autorités publiques indépendantes ;
– le règlement du 11 mars 2022 sur la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour les déclarations
de conformité à la Constitution ;
Au vu des observations du Gouvernement, enregistrées le 3 mai 2024 ;
Après avoir entendu les députés représentant les auteurs de la saisine ;
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Et après avoir entendu le rapporteur ;


Le Conseil constitutionnel s’est fondé sur ce qui suit :
1. Les députés requérants défèrent au Conseil constitutionnel la loi relative à l’organisation de la gouvernance
de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour répondre au défi de la relance de la filière nucléaire. Ils
contestent la conformité à la Constitution de certaines dispositions de ses articles 1er, 2, 4 et 16.
– Sur certaines dispositions de l’article 1er :
2. Le 4o de l’article 1er de la loi déférée modifie l’article L. 592-1 du code de l’environnement afin de confier à
l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection certaines missions auparavant exercées par l’Autorité de
sûreté nucléaire et par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.
3. Les députés requérants reprochent à ces dispositions, qui seraient inséparables des autres dispositions de la
loi, de confier à une même autorité administrative, pour le contrôle de la sûreté nucléaire, les fonctions
d’expertise et de décision. Un tel cumul constituant, selon eux, un recul injustifié pour la prévention des
risques nucléaires, ces dispositions priveraient de garanties légales les exigences constitutionnelles résultant
de la Charte de l’environnement et méconnaîtraient les objectifs de valeur constitutionnelle de protection de
l’environnement et de protection de la santé.
4. Selon l’article 1er de la Charte de l’environnement : « Chacun a le droit de vivre dans un environnement
équilibré et respectueux de la santé ». Son article 3 dispose : « Toute personne doit, dans les conditions
définies par la loi, prévenir les atteintes qu’elle est susceptible de porter à l’environnement ou, à défaut, en
limiter les conséquences ». Il incombe au législateur et, dans le cadre défini par la loi, aux autorités
administratives de déterminer, dans le respect des principes ainsi énoncés par cet article, les modalités de la
mise en œuvre de ces dispositions.
5. Il est à tout moment loisible au législateur, statuant dans le domaine de sa compétence, d’adopter des
dispositions nouvelles dont il lui appartient d’apprécier l’opportunité et de modifier des textes antérieurs ou
d’abroger ceux-ci en leur substituant, le cas échéant, d’autres dispositions, dès lors que, dans l’exercice de ce
pouvoir, il ne prive pas de garanties légales des exigences de caractère constitutionnel.
6. Selon le premier alinéa de l’article L. 592-1 du code de l’environnement, dans sa rédaction résultant de la loi
déférée, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection participe au contrôle de la sûreté nucléaire, de la
radioprotection et des activités nucléaires.
7. Les dispositions contestées prévoient que cette autorité assure désormais certaines missions auparavant
exercées par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, en particulier sa mission d’expertise dans les
domaines de la sûreté nucléaire et de la radioprotection.
8. Ces dispositions visent à confier des missions antérieurement exercées par un établissement public à
l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, qui est une autorité administrative indépendante soumise
aux dispositions de la loi organique du 20 janvier 2017 ainsi que de la loi du même jour mentionnées ci-
dessus.
9. Elles n’ont ni pour objet ni pour effet de modifier les obligations auxquelles sont soumises les activités
nucléaires civiles dont cette autorité est chargée de contrôler le respect.
10. Par ailleurs et en tout état de cause, en application de l’article L. 592-13-1 du code de l’environnement dans
sa rédaction issue de l’article 2 de la loi déférée, lorsque, pour le contrôle de la sûreté nucléaire, de la
radioprotection et des activités nucléaires, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection recourt, dans le
cadre d’une instruction, à une expertise réalisée par ses services, une distinction doit être opérée entre les
fonctions d’expertise et de décision.
11. Dès lors, les dispositions contestées ne méconnaissent pas les articles 1er et 3 de la Charte de
l’environnement.
12. Par conséquent, les sept derniers alinéas de l’article L. 592-1 du code de l’environnement, qui ne
méconnaissent aucune autre exigence constitutionnelle, sont conformes à la Constitution.
– Sur certaines dispositions de l’article 2 :
13. Le 3o de l’article 2 insère notamment un nouvel article L. 592-13-1 au sein du code de l’environnement qui
prévoit, en particulier, que les modalités de distinction et d’interaction entre les fonctions d’expertise et celles
de décision sont précisées par le règlement intérieur de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
14. Son 4o réécrit, quant à lui, l’article L. 592-14 du même code afin notamment de renvoyer au règlement
intérieur de cette autorité la détermination des modalités de publication des résultats de ses expertises, ainsi
que des avis de groupes permanents d’experts.
15. Les députés requérants soutiennent que, en renvoyant à ce règlement intérieur le soin de définir ces règles, le
législateur aurait méconnu l’étendue de sa compétence.
16. Ils reprochent par ailleurs aux dispositions de l’article L. 592-14 de prévoir que les résultats des expertises
sont publiés de manière concomitante aux décisions auxquelles ils se rapportent, et non avant la publication de
ces dernières. Il en résulterait une méconnaissance du droit d’accéder aux informations relatives à
l’environnement détenues par les autorités publiques, garanti par l’article 7 de la Charte de l’environnement.
17. En premier lieu, aux termes de l’article 34 de la Constitution, la loi fixe les principes fondamentaux « de la
préservation de l’environnement ».
18. Selon le second alinéa de l’article 1er de la loi organique du 20 janvier 2017 mentionnée ci-dessus, pris sur le
fondement du dernier alinéa de l’article 34 de la Constitution, la loi « fixe les règles relatives à la composition
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 6 sur 132

et aux attributions ainsi que les principes fondamentaux relatifs à l’organisation et au fonctionnement des
autorités administratives indépendantes et des autorités publiques indépendantes ».
19. Il incombe au législateur d’exercer pleinement la compétence que lui confie la Constitution et, en particulier,
son article 34.
20. Le premier alinéa de l’article L. 592-13-1 du code de l’environnement prévoit que l’Autorité de sûreté
nucléaire et de radioprotection définit dans son règlement intérieur les règles de déontologie applicables en
son sein afin de prévenir les conflits d’intérêts. Les dispositions contestées de ce même article prévoient que
lorsqu’il est recouru, pour une instruction, à une expertise réalisée par les services de cette autorité, le
règlement intérieur définit les modalités de distinction et d’interaction entre les personnes en charge des
activités d’expertise et celles en charge de la décision ou de la proposition de décision soumise au collège.
21. Selon le premier alinéa de l’article L. 592-14 du même code, cette autorité publie les résultats des expertises
réalisées dans le cadre de ses instructions, ainsi que les avis de groupes permanents d’experts. Les dispositions
contestées de cet article prévoient que son règlement intérieur définit les modalités de publication de ces
résultats et avis. Elles précisent que ces résultats sont publiés de manière concomitante aux décisions
auxquelles ils se rapportent, sauf lorsque l’autorité en décide autrement, dans des conditions précisées par son
règlement intérieur.
22. En renvoyant au règlement intérieur le soin de définir, d’une part, les modalités relatives à la distinction et
aux interactions entre les personnes en charge de l’expertise et celles en charge de la décision, et, d’autre part,
les modalités de publication des résultats de ces expertises et avis, le législateur n’a pas méconnu l’étendue de
la compétence qu’il tient de l’article 34 de la Constitution pour fixer les principes fondamentaux de la
préservation de l’environnement ainsi que les règles relatives à la composition et aux attributions des autorités
administratives indépendantes et des autorités publiques indépendantes et les principes fondamentaux relatifs
à l’organisation et au fonctionnement de ces autorités.
23. En second lieu, aux termes de l’article 7 de la Charte de l’environnement : « Toute personne a le droit, dans
les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement
détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une
incidence sur l’environnement ». Il incombe au législateur et, dans le cadre défini par la loi, aux autorités
administratives de déterminer, dans le respect des principes ainsi énoncés, les modalités de mise en œuvre de
ces dispositions.
24. Il résulte des dispositions contestées de l’article L. 592-14 du code de l’environnement que, si les résultats
des expertises réalisées par les services de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection sont publiés de
manière concomitante aux décisions auxquelles ils se rapportent, cette autorité peut décider de les publier
avant ou après la publication de la décision, notamment au regard de la nature des dossiers concernés ou pour
favoriser la participation du public.
25. Dès lors, le grief tiré de la méconnaissance de l’article 7 de la Charte de l’environnement doit être écarté.
26. Par conséquent, les deux derniers alinéas de l’article L. 592-13-1 du code de l’environnement et les deux
dernières phrases du premier alinéa de l’article L. 592-14 du même code, qui ne méconnaissent aucune autre
exigence constitutionnelle, sont conformes à la Constitution.
– Sur certaines dispositions de l’article 4 :
27. Le 1o de l’article 4 insère notamment au sein du code de l’environnement un nouvel article L. 592-14-2 afin
de prévoir que l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection exerce certaines activités susceptibles de
donner lieu à des rémunérations pour services rendus, pour lesquelles son règlement intérieur définit les règles
de déontologie applicables.
28. Son 3o insère notamment au sein du même code un nouvel article L. 592-28-3 qui prévoit, en particulier, que
ce règlement intérieur définit en outre les conditions de mise en place du conseil scientifique de cette autorité
ainsi que les modalités de nomination des membres de ce conseil.
29. Les députés requérants reprochent au législateur d’avoir méconnu l’étendue de sa compétence en renvoyant
au règlement intérieur de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection le soin de définir ces règles.
30. Selon le paragraphe II de l’article L. 592-14-2 du code de l’environnement, les interventions des services de
l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection dans les activités énumérées à son paragraphe I peuvent
donner lieu à des rémunérations pour services rendus. Les dispositions contestées prévoient que l’autorité
définit dans son règlement intérieur les règles de déontologie qui leur sont applicables.
31. L’article L. 592-28-3 du même code est relatif au conseil scientifique de cette autorité. Les dispositions
contestées prévoient que son règlement intérieur définit les conditions de mise en place de ce conseil ainsi que
les modalités de nomination de ses membres.
32. En renvoyant au règlement intérieur le soin de définir, d’une part, les règles de déontologie applicables à la
rémunération pour services rendus des agents de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection au titre
des activités énumérées au paragraphe I de l’article L. 592-28-2 et, d’autre part, les règles définissant les
conditions de mise en place de son conseil scientifique ainsi que les modalités de nomination de ses membres,
le législateur n’a pas méconnu l’étendue de sa compétence au regard des dispositions précitées de l’article 34
de la Constitution.
33. Par conséquent, la seconde phrase du paragraphe II de l’article L. 592-14-2 du code de l’environnement, la
première phrase du premier alinéa de l’article L. 592-28-3 du même code ainsi que la seconde phrase de son
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 6 sur 132

deuxième alinéa, qui ne méconnaissent aucune autre exigence constitutionnelle, sont conformes à la
Constitution.
– Sur certaines dispositions de l’article 16 :
34. Le paragraphe I de l’article 16 détermine les modalités d’adoption des décisions de l’Autorité de sûreté
nucléaire et de radioprotection relatives à l’organisation et au fonctionnement de ses services ainsi qu’à son
règlement intérieur.
35. Les députés requérants soutiennent que ces dispositions seraient entachées d’incompétence négative, dès
lors qu’il en résulterait « un transfert de compétences trop important à une autorité administrative ».
36. En application du paragraphe I de l’article 16, le comité social d’administration de l’Autorité de sûreté
nucléaire et le comité social et économique de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire peuvent être
consultés, à l’initiative du collège de l’Autorité de sûreté nucléaire, sur les projets de règlement intérieur et de
décision portant organisation et fonctionnement des services de l’Autorité de sûreté nucléaire et de
radioprotection. Les dispositions contestées de ce paragraphe prévoient que cette autorité peut ensuite adopter
cette décision et son règlement intérieur sur la base des projets et avis rendus par ces comités.
37. Ces dispositions se bornent à prévoir certaines modalités d’adoption de la décision de cette autorité relative
à l’organisation et au fonctionnement de ses services ainsi que de son règlement intérieur. Dès lors, le
législateur n’a pas méconnu l’étendue de sa compétence au regard des dispositions précitées de la loi
organique du 20 janvier 2017, prises sur le fondement du dernier alinéa de l’article 34 de la Constitution.
38. Par conséquent, le troisième alinéa du paragraphe I de l’article 16, qui ne méconnaît aucune autre exigence
constitutionnelle, est conforme à la Constitution.
– Sur les autres dispositions :
39. Le Conseil constitutionnel n’a soulevé d’office aucune question de conformité à la Constitution et ne s’est
donc pas prononcé sur la constitutionnalité des autres dispositions que celles examinées dans la présente
décision.
Le Conseil constitutionnel décide :
Art. 1 . – Sont conformes à la Constitution les dispositions suivantes de la loi relative à l’organisation de la
er

gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour répondre au défi de la relance de la filière


nucléaire :
– les sept derniers alinéas de l’article L. 592-1 du code de l’environnement, dans sa rédaction résultant de
l’article 1er de la loi déférée ;
– les deux derniers alinéas de l’article L. 592-13-1 du code de l’environnement et les deux dernières phrases du
premier alinéa de l’article L. 592-14 du même code, dans leur rédaction résultant de l’article 2 de la loi
déférée ;
– la seconde phrase du paragraphe II de l’article L. 592-14-2 du code de l’environnement, la première phrase du
premier alinéa de l’article L. 592-28-3 du même code ainsi que la seconde phrase de son deuxième alinéa,
dans leur rédaction résultant de l’article 4 de la loi déférée ;
– le troisième alinéa du paragraphe I de l’article 16 de la loi déférée.
Art. 2. – Cette décision sera publiée au Journal officiel de la République française.
Jugé par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 17 mai 2024, où siégeaient : M. Laurent FABIUS,
Président, Mme Jacqueline GOURAULT, M. Alain JUPPÉ, Mmes Corinne LUQUIENS, Véronique MALBEC,
MM. Jacques MÉZARD, François PILLET, Michel PINAULT et François SÉNERS.
Rendu public le 17 mai 2024.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 7 sur 132

Présidence de la République
ORDRE NATIONAL DE LA LÉGION D’HONNEUR

Décret du 21 mai 2024 portant nomination


dans l’ordre national de la Légion d’honneur
NOR : JUSA2413635D

Ministère de la justice
Par décret du Président de la République en date du 21 mai 2024, pris sur le rapport du Premier ministre et du
garde des sceaux, ministre de la justice, et visé pour son exécution par le grand chancelier de la Légion d’honneur,
vu la déclaration du conseil de l’ordre en date du 21 mai 2024, portant que les présentes nominations sont faites en
conformité des lois, décrets et règlements en vigueur, et notamment de l’article R. 26 du code de la Légion
d’honneur, de la Médaille militaire et de l’ordre national du Mérite, sont nommés :

Au grade de chevalier
Avec effet du 17 mai 2024
M. Garcia Arnaud, surveillant brigadier, agent d’escorte au pôle régional d’extraction judiciaire de Caen, 15 ans
de services, décédé dans l’exercice de ses fonctions.
M. Moello Fabrice, capitaine pénitentiaire, responsable du pôle d’extraction judiciaire de Caen, 29 ans de
services, décédé dans l’exercice de ses fonctions.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 8 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES


ET DE LA SOUVERAINETÉ INDUSTRIELLE ET NUMÉRIQUE

Décret no 2024-451 du 21 mai 2024 modifiant le décret no 2021-1914 du 30 décembre 2021 portant
diverses mesures d’application de l’ordonnance no 2021-1843 du 22 décembre 2021 portant
partie législative du code des impositions sur les biens et services et transposant diverses
normes du droit de l’Union européenne
NOR : ECOE2405223D

Publics concernés : les redevables consommateurs et fournisseurs de l’accise sur les charbons, les gaz naturels
et l’électricité.
Objet : préciser la durée de validité de l’attestation de tarif minoré transmise par les consommateurs redevables
de l’accise sur les charbons, les gaz naturels et l’électricité aux fournisseurs et assurer l’uniformité des listes de
personnes, pour lesquelles l’accise a été constatée sur la base d’une attestation de tarif minoré, qui doit être
transmise par les fournisseurs.
Entrée en vigueur : le décret entre en vigueur le lendemain de sa publication.
Notice : le décret modifie les articles 30-1, 30-2 et 33-2 du décret no 2021-1914 du 30 décembre 2021 portant
diverses mesures d’application de l’ordonnance no 2021-1843 du 22 décembre 2021 portant partie législative du
code des impositions sur les biens et services et transposant diverses normes du droit de l’Union européenne. A des
fins de simplification et pour éviter la multiplication des attestations de tarifs minorés, établies par le redevable
consommateur, qui permettent au redevable fournisseur de fournir à ce dernier des charbons, des gaz naturels ou
de l’électricité à un tarif minoré, il supprime la limite de durée de validité de douze mois qui s’applique à ces
attestations. L’attestation demeure ainsi valable pendant toute la durée du contrat de fourniture, sauf modification
remettant en cause les éléments figurant dans l’attestation. Sous réserve de ne pas porter sur une date fixée à
l’avance ou sur une période inférieure à un an, les attestations transmises par le redevable consommateur à son
fournisseur depuis le 20 août 2023 restent applicables aux consommations dont l’exigibilité intervient à compter
de la date d’entrée en vigueur du décret. Les redevables consommateur disposent de la possibilité de demander à
leur fournisseur que ces attestations ne soient plus appliquées. Par ailleurs, le décret précise que la liste des
personnes, pour lesquelles l’accise a été constatée sur la base d’une attestation de tarif minoré, transmise par le
fournisseur doit être conforme au modèle établi par l’administration.
Références : le décret no 2021-1914 du 30 décembre 2021, tel que modifié par le décret, peut être consulté, dans
sa rédaction issue de cette modification, sur le site Légifrance ([Link]
Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique,
Vu le code des impositions sur les biens et services, notamment son article L. 151-2 ;
Vu le décret no 2021-1914 du 30 décembre 2021 modifié portant diverses mesures d’application de l’ordonnance
no 2021-1843 du 22 décembre 2021 portant partie législative du code des impositions sur les biens et services et
transposant diverses normes du droit de l’Union européenne, notamment ses articles 30-1, 30-2 et 33-2 ;
Vu l’avis du Conseil supérieur de l’énergie en date du 5 mars 2024,
Décrète :
Art. 1 . – Le décret du 30 décembre 2021 susvisé est ainsi modifié :
er

1o A l’article 30-1 :
a) Au premier alinéa, les mots : « , à une date fixée à l’avance ou pendant une durée d’au plus douze mois » sont
supprimés ;
b) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« L’attestation est valable, sous réserve des dispositions de l’article 30-5 et, le cas échéant, des limitations
apportées par le redevable, pendant toute la durée du contrat de fourniture. » ;
2o Au 5o de l’article 30-2, les mots : « la période de fourniture couverte » sont remplacés par les mots : « les
éventuelles limitations apportées par le redevable » ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 8 sur 132

3o Au second alinéa de l’article 33-2, après les mots : « par voie électronique », sont insérés les mots : « au
moyen de modèles établis par l’administration, ».
Art. 2. – Les attestations délivrées conformément à l’article 30-1 du décret du 30 décembre 2021 susvisé dans
sa rédaction antérieure au présent décret sont applicables aux consommations pour lesquelles l’accise devient
exigible à compter de l’entrée en vigueur du présent décret, y compris lorsqu’elles interviennent au-delà de la
période maximale de douze mois prévue par ce même article 30-1.
Le premier alinéa n’est pas applicable lorsque l’attestation porte explicitement sur une date fixée à l’avance ou
sur une période inférieure à douze mois ou lorsque le consommateur adresse une demande en ce sens au
fournisseur.
Art. 3. – Le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique est chargé de
l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 21 mai 2024.
GABRIEL ATTAL
Par le Premier ministre :
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
BRUNO LE MAIRE
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 9 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES


ET DE LA SOUVERAINETÉ INDUSTRIELLE ET NUMÉRIQUE

Arrêté du 23 avril 2024 fixant les modalités spéciales d’exercice du contrôle économique
et financier de l’Etat sur l’Union des groupements d’achats publics
NOR : ECOU2408687A

Le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et le ministre délégué


auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes
publics,
Vu le décret no 55-733 du 26 mai 1955 modifié relatif au contrôle économique et financier de l’Etat, notamment
son article 9 ;
Vu le décret no 85-801 du 30 juillet 1985 modifié relatif au statut et au fonctionnement de l’Union des
groupements d’achats publics (UGAP),

Arrêtent :
Art. 1 . – L’autorité chargée du contrôle économique et financier de l’Etat, ci-après dénommée « le
er

contrôleur », analyse les risques et évalue les performances de l’Union des groupements d’achat public, ci-après
dénommée « l’établissement », en veillant aux intérêts patrimoniaux et financiers de l’Etat.
Art. 2. – Le contrôleur a entrée avec voix consultative aux séances du conseil d’administration ainsi que de
tout comité, commission ou organe délibérant ou consultatif existant en son sein.
Il reçoit, dans les mêmes conditions que les membres des organes précités, convocations, ordres du jour et tous
les documents qui leur sont adressés avant chaque séance. Les procès-verbaux ou comptes rendus lui sont adressés
dès leur établissement.
Art. 3. – Selon les modalités fixées dans le document prévu à l’article 7, le contrôleur est informé des
perspectives économiques et financières pluriannuelles de l’établissement, ainsi que des orientations stratégiques
qui peuvent être envisagées.
Art. 4. – Il a accès à tous les documents se rapportant à l’activité et à la gestion de l’établissement, et, en tant
que de besoin, aux pièces relatives aux procédures de marchés. Il reçoit notamment, selon une périodicité et des
modalités fixées dans le document prévu à l’article 7 :
– les tableaux de bord relatifs à l’activité de l’établissement ;
– la situation de l’exécution du budget, en dépenses et en recettes ;
– l’actualisation des documents prévisionnels transmis à l’appui du projet de budget, élaboré sur la base de la
mise à jour, en cours d’année, des prévisions de commandes enregistrées, de chiffre d’affaires et de recettes
commerciales de l’UGAP ;
– la situation et les prévisions d’évolution de la trésorerie ;
– tout document relevant d’une comptabilité analytique ;
– tout document permettant d’apprécier la cartographie et le plan de maîtrise des risques de l’établissement, tant
en termes de contrôle interne que d’audit interne ;
– les documents permettant d’apprécier la politique immobilière, en particulier le schéma pluriannuel de
stratégie immobilière ;
– les informations relatives aux filiales incluses dans le périmètre de consolidation le cas échéant ;
– le calendrier des réunions, les ordres du jour et les comptes-rendus du comité social et économique de
l’établissement et des comités précisés dans le document prévu à l’article 7.
Art. 5. – Sont présentés au contrôleur, selon des modalités et un calendrier définis dans le document prévu à
l’article 7 :
– l’état d’avancement en cours d’année des objectifs définis dans le contrat d’objectifs et de performance en
vigueur ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 9 sur 132

– un bilan de la réalisation, l’année précédente, du plan d’actions prévu au titre de l’audit et du contrôle internes
ainsi qu’une présentation du plan d’actions prévu pour l’année en cours ; un état d’avancement à mi-année de
ce même plan d’actions ;
– la programmation initiale en début d’année des objectifs de réalisation des grands programmes informatiques,
ainsi que son actualisation en cours d’année ;
– les éléments d’évolution de la masse salariale ;
– le suivi des commandes enregistrées, du chiffre d’affaires et des recettes commerciales de l’UGAP.
Art. 6. – Sont soumis à l’avis préalable du contrôleur, selon des modalités définies par le document prévu à
l’article 7 :
– les actes relatifs au recrutement, à la rémunération et à l’avancement des agents relevant des catégories de
direction, telles que définies dans les règles de gestion de l’UGAP, ainsi que pour les agents titulaires des
fonctions publiques détachés ou mis à disposition de l’établissement ;
– les mesures générales liées à la rémunération ou aux avantages accordés au personnel ;
– les projets de transaction de plus de 50 000 € ;
– les appels d’offres comportant un ou plusieurs marchés, conclus en application de l’article L. 2113-2 du code
de la commande publique, quand leur montant estimé annuel dépasse un montant représentant 3 % du volume
des commandes enregistrées au titre de l’année précédente. L’exigence d’avis préalable ne s’applique pas aux
marchés subséquents et aux marchés spécifiques ;
– les marchés passés sans publicité ni mise en concurrence en raison d’une urgence impérieuse, sans condition
de montant ;
– les marchés conclus pour répondre aux besoins internes de l’établissement dont le montant estimé est égal ou
supérieur à 1 000 000 € hors taxe ;
– les avenants des marchés soumis à l’avis préalable du contrôleur ;
– tout acte prolongeant la durée des marchés précités.
Art. 7. – Après consultation du président-directeur général, le contrôleur établit un document fixant les
conditions d’application des articles 2 à 6 du présent arrêté.
Ce document est soumis à l’approbation du ministre chargé de l’économie et du ministre chargé du budget par le
contrôleur. Si aucune décision expresse n’a été notifiée dans un délai d’un mois à compter de sa réception par les
ministres, ce document est réputé approuvé à l’expiration de ce délai. Après approbation expresse ou tacite, ce
document est notifié au directeur général de l’établissement, à l’agent comptable et aux autorités de tutelle.
Art. 8. – Le contrôleur est informé :
– des prêts et subventions ;
– des décisions d’attribution de garantie ;
– des ruptures conventionnelles ;
– de la plateforme négociation annuelle obligatoire (NAO) ;
– des contentieux en cours.
Art. 9. – Le contrôleur fait connaître son avis dans un délai de dix jours ouvrés à compter de la réception des
projets d’acte ou de décision, accompagnés des pièces justificatives. Ce délai est interrompu par toute demande,
formulée par écrit par le contrôleur, d’informations ou de documents complémentaires, jusqu’à réception. En
l’absence de réponse de sa part à l’expiration de ce délai, un avis favorable est réputé rendu.
Si le président-directeur général ne se conforme pas à l’avis du contrôleur, il lui en fait connaître les raisons par
écrit.
Art. 10. – Le contrôleur peut mettre en place et communiquer à l’établissement un programme annuel de
contrôle a posteriori. Indépendamment de ce programme, il peut à tout moment procéder au contrôle a posteriori
d’un acte ou d’une procédure particulière.
L’établissement communique au contrôleur, à sa demande, tous les documents nécessaires à ces contrôles.
Art. 11. – S’il apparaît au contrôleur que la gestion de l’établissement remet en cause le caractère soutenable
de l’exécution au regard de la prévision, il en informe le président-directeur général par écrit. Celui-ci lui fait
connaître dans la même forme les mesures qu’il envisage de prendre pour redresser la situation. Le contrôleur rend
compte du résultat de ces échanges aux autorités de tutelle.
Art. 12. – L’arrêté du 8 juillet 1998 fixant les modalités spéciales d’exercice du contrôle économique et
financier de l’Etat sur l’Union des groupements d’achats publics est abrogé.
Art. 13. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 23 avril 2024.
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La cheffe du contrôle général
économique et financier,
V. NATIVELLE
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 9 sur 132

Le ministre délégué auprès du ministre de l’économie,


des finances et de la souveraineté industrielle et numérique,
chargé des comptes publics,
Pour le ministre et par délégation :
Le chef de service à la direction du budget,
J.-M. OLERON
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 10 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES


ET DE LA SOUVERAINETÉ INDUSTRIELLE ET NUMÉRIQUE

Arrêté du 6 mai 2024 portant modification


de plusieurs arrêtés relatifs au recensement de la population
NOR : ECOO2412083A

Le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique,


Vu l’arrêté du 26 juin 2003 autorisant la mise en œuvre d’une collecte d’informations auprès des personnes
résidant dans les communautés ;
Vu l’arrêté du 5 août 2003 portant application des articles 23 et 24 du décret no 2003-485 du 5 juin 2003 relatif
au recensement de la population ;
Vu l’arrêté du 19 juillet 2007 relatif à la diffusion des résultats du recensement de la population ;
Vu l’arrêté du 28 mars 2024 portant modification de plusieurs arrêtés relatifs au recensement de la population,
Arrête :
Art. 1 . – L’article 2, le deuxième alinéa du 7 de l’article 3 et le dernier alinéa du 1 de l’article 4 de l’arrêté
er

du 28 mars 2024 susvisé sont abrogés.


Art. 2. – Au 2 de l’article 2 de l’arrêté du 26 juin 2003 susvisé, après le mot : « prénom », la ponctuation : « , »
est ajoutée.
Art. 3. – L’arrêté du 5 août 2003 susvisé est ainsi modifié :
1o Au III de l’article 1er, avant les mots : « le représentant du Gouvernement », sont insérés les mots : « ainsi
que » et les mots : « ainsi que la Commission nationale de l’informatique et des libertés » sont supprimés ;
2o A l’article 2 :
– toutes les occurrences du mot : « adresses » sont remplacées par le mot : « immeubles » ;
– au II, après les mots : « Dans les départements d’outre-mer », sont insérés les mots : « , à Saint-Martin et
Saint-Barthélemy », les mots : « 25 octobre » sont remplacés par les mots : « 25 septembre » et les mots :
« 30 novembre » sont remplacés par les mots : « 31 octobre » ;
3o A l’article 3 :
– au premier alinéa, les mots : « La liste des adresses auxquelles » sont remplacées par les mots : « La liste des
immeubles dans lesquels » et les mots : « Chaque adresse » sont remplacés par les mots : « Chaque
immeuble » ;
– au deuxième alinéa, les mots : « aux adresses mentionnées » sont remplacés par les mots : « aux immeubles
mentionnés » et les mots : « à chaque adresse » sont remplacés par les mots : « dans chaque immeuble » ;
4o A l’article 4 :
– au premier alinéa du I, les mots : « 250 logements » sont remplacés par les mots : « 300 logements » et au
deuxième alinéa de ce même I, les mots : « deux semaines » sont remplacés par les mots : « quatre
semaines ». Au troisième alinéa de ce même I, les mots : « la liste des adresses de cette zone, le nombre estimé
des logements qui se trouvent à chaque adresse » sont remplacés par les mots : « la liste localisée des
immeubles de cette zone, le nombre estimé des logements qui se trouvent dans chaque immeuble » ;
– au II, toutes les occurrences du mot : « adresses » sont remplacées par le mot : « immeubles » ;
5o Au 3 de l’article 7, les mots : « dans les quinze jours » sont remplacés par les mots : « dans les trente jours ».
Art. 4. – L’article 7 de l’arrêté du 19 juillet 2007 susvisé est ainsi modifié :
1o Au I, les mots : « au viii » sont remplacés par les mots : « au vii » ;
2o Au II, les mots : « au vii » sont remplacés par les mots : « au viii et au x ».
Art. 5. – Le premier alinéa de l’article 8 du même arrêté est ainsi modifié :
1o Les mots : « aires urbaines » sont remplacés par les mots : « aires d’attraction des villes » ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 10 sur 132

2o Après les mots : « pour les unités urbaines ou leurs regroupements », sont insérés les mots : « , pour les
établissements publics de coopération intercommunale ».
Art. 6. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 6 mai 2024.
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur général de l’Institut national
de la statistique et des études économiques,
J.-L. TAVERNIER
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TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES


ET DE LA SOUVERAINETÉ INDUSTRIELLE ET NUMÉRIQUE

Arrêté du 15 mai 2024 portant application du décret no 2024-150 du 27 février 2024 portant
conditions d’établissement de la déclaration d’usage prévue à l’article 19-1 de la loi no 96-542
du 19 juin 1996 relative au contrôle de la fabrication et du commerce de certaines substances
susceptibles d’être utilisées pour la fabrication illicite de stupéfiants ou de substances
psychotropes
NOR : ECOZ2413100A

Le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et


numérique, chargé des comptes publics,
Vu le décret no 2024-150 du 27 février 2024 portant conditions d’établissement de la déclaration d’usage prévue
à l’article 19-1 de la loi no 96-542 du 19 juin 1996 relative au contrôle de la fabrication et du commerce de certaines
substances susceptibles d’être utilisées pour la fabrication illicite de stupéfiants ou de substances psychotropes,
Arrête :
Art. 1 . – La déclaration d’usage prévue au décret du 27 février 2024 susvisé est effectuée selon le formulaire
er

CERFA no 16340*01 figurant en annexe du présent arrêté.


Art. 2. – Le formulaire peut être obtenu sur le site [Link]
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 15 mai 2024.
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur général
des douanes et droits indirects,
F. COLAS
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ANNEXE
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TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR ET DES OUTRE-MER

Arrêté du 6 mai 2024 modifiant l’arrêté du 31 juillet 2023 relatif aux attributions et à l’organisation
du commandement du soutien opérationnel de la gendarmerie nationale du Blanc (Indre)
NOR : IOMJ2410174A

Le ministre de l’intérieur et des outre-mer,


Vu le code de la défense, notamment son article R. 3225-4 ;
Vu le code de la sécurité intérieure, notamment son article L. 421-2 ;
Vu l’arrêté du 31 juillet 2023 relatif aux attributions et à l’organisation du commandement du soutien
opérationnel de la gendarmerie nationale du Blanc (Indre) ;
Vu l’avis du comité social d’administration du personnel civil de la gendarmerie nationale en date
du 18 mars 2024,
Arrête :
Art. 1er. – Au seizième alinéa de l’article 4 de l’arrêté du 31 juillet 2023 susvisé, les mots : « de Rosny-sous-
Bois et de Beynes » sont remplacés par les mots : « et de Rosny-sous-Bois ».
Art. 2. – Le présent arrêté entre en vigueur le 1er juin 2024.
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 6 mai 2024.
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur général
de la gendarmerie nationale,
C. RODRIGUEZ
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TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR ET DES OUTRE-MER

Décision du 16 mai 2024


relative à une demande d’agrément
NOR : IOMV2413501S

Par décision du ministre de l’intérieur et des outre-mer en date du 16 mai 2024, l’agrément en qualité
d’organisme d’interprétariat et de traduction au titre des dispositions des articles L. 141-3 et R. 141-12 du code de
l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est accordé, pour une durée de deux ans à la date de cette
décision, à la société Translated S.R.L dont le siège social est situé à Via Indonesia 23 00144 Rome.
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TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Arrêté du 6 mai 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques prises en charge en sus
des prestations d’hospitalisation mentionnée à l’article L. 162-22-7 du code de la sécurité
sociale
NOR : TSSS2412636A

Le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et la ministre du travail,


de la santé et des solidarités,
Vu le code de la santé publique ;
Vu le code de la sécurité sociale, notamment ses articles L. 162-22-7, R. 162-37-2 et R. 162-37-3 ;
Vu l’arrêté du 4 avril 2005 modifié pris en application de l’article L. 162-22-7 du code de la sécurité sociale et
fixant la liste des spécialités pharmaceutiques prises en charge par l’assurance maladie en sus des prestations
d’hospitalisation,

Arrêtent :
Art. 1 . – La liste des spécialités pharmaceutiques facturables en sus des prestations d’hospitalisation visée à
er

l’article L. 162-22-7 du code de la sécurité sociale est modifiée conformément aux dispositions qui figurent en
annexe.
Art. 2. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 6 mai 2024.
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
Pour la ministre et par délégation :
La sous-directrice La cheffe du pôle
du financement Recherche et accès à l’innovation,
du système de soins, J. LAGRAVE
C. DELPECH
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice
du financement,
du système de soins,
C. DELPECH

ANNEXE

(3 inscriptions)
Les spécialités suivantes sont inscrites sur la liste des spécialités pharmaceutiques facturables en sus des
prestations d’hospitalisation visée à l’article L. 162-22-7 du code de la sécurité sociale.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge en sus par l’assurance maladie sont, pour
les spécialités visées ci-dessous :
– en association avec le facteur de croissance de la lignée granulocytaire (G-CSF) pour la mobilisation des
cellules souches hématopoïétiques dans le sang périphérique avant leur collecte en vue d’une autogreffe chez
les patients adultes atteints de lymphome ou de myélome multiple dont les cellules se mobilisent mal ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 14 sur 132

– en association avec le facteur de croissance de la lignée granulocytaire (G-CSF) pour la mobilisation des
cellules souches hématopoïétiques dans le sang périphérique avant leur collecte en vue d’une autogreffe chez
les enfants atteints de lymphomes ou de tumeurs malignes solides soit :
– de manière préemptive, lorsque le taux de cellules souches circulantes est supposé insuffisant, le jour prévu
de la collecte après une mobilisation adéquate par G-CSF (avec ou sans chimiothérapie), pour obtenir le
greffon de cellules souches hématopoïétiques désiré, ou si ;
– une collecte de cellules souches hématopoïétiques en nombre suffisant a échoué précédemment.
Dénomination Laboratoire exploitant ou
Commune Libellé de la spécialité Code UCD Libellé de l’UCD titulaire de l’autorisation
Internationale pharmaceutique de mise sur le marché

PLERIXAFOR SEACROSS
plerixafor 20 mg/mL, solution injectable 3400890031943 PLERIXAFOR SEA 20MG/ML INJ FL MEDIPHA SANTE
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 15 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Arrêté du 13 mai 2024 fixant les conditions de réalisation des tests rapides d’orientation
diagnostique de l’infection par les virus de l’immunodéficience humaine (VIH 1 et 2), des
infections par les virus de l’hépatite C (VHC) et de l’hépatite B (VHB) et par la bactérie
Treponema pallidum (syphilis), en milieu médico-social ou associatif et autres centres et
établissements autorisés
NOR : TSSP2412892A

La ministre du travail, de la santé et des solidarités,


Vu le code de l’action sociale et des familles, notamment ses articles L. 312-1, L. 313-1 et L. 313-1-1 ;
Vu le code des relations entre le public et l’administration, notamment son article L. 231-1 ;
Vu le code de la santé publique, notamment ses articles L. 6211-3, L. 6211-3-1 et L. 2311-1 et suivants ;
Vu l’avis du Haut Conseil des professions paramédicales en date du 30 janvier 2024 ;
Vu l’avis de la Commission nationale de biologie médicale en date du 14 février 2024 ;
Vu l’avis de la directrice générale de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé en
date du 4 janvier 2024,
Arrête :
Art. 1 . – Les tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) dont les conditions de réalisation sont définies
er

au présent arrêté concernent :


– l’infection par les virus de l’immunodéficience humaine (VIH 1 et 2) ;
– l’infection par la bactérie Treponema pallidum (la syphilis) ;
– l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) ;
– l’infection par le virus de l’hépatite B (VHB).
Art. 2. – Les tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) sont réalisés dans le respect des recommanda­
tions nationales en vigueur.
Les tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) sont réalisés dans l’intérêt et pour le seul bénéfice de la
personne testée, après l’avoir informée des avantages et des limites respectives de chacun de ces tests et après avoir
recueilli son consentement libre et éclairé.
Art. 3. – Les tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) sont revêtus du marquage CE mentionné à
l’article R. 5221-10 du code de la santé publique. Leur utilisation et leur conservation respectent les conditions
décrites par le fabricant dans la notice d’utilisation.
Art. 4. – I. – Les tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) peuvent être réalisés par un personnel,
salarié ou bénévole, exerçant ou intervenant :
1o Dans une structure associative, habilitée conformément à l’article 5 ;
2o Dans un établissement ou services médicosociaux défini au 9o de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale
et des familles, disposant de l’autorisation complémentaire prévue à l’article 6 ;
3o Dans un centre ou établissement cité à l’article L. 2311-1 du code de la santé publique, disposant de
l’autorisation prévue à l’article 6.
II. – Une formation préalable à l’utilisation de chaque test rapide d’orientation diagnostique, pour l’utilisation
desquels la structure est habilitée ou autorisée, est exigée des personnels non médicaux exerçant dans une structure
prévue par les articles 5 et 6. Elle est dispensée et validée dans les conditions fixées à l’annexe IV.
Art. 5. – I. – Les structures associatives impliquées dans la prévention sanitaire ou la réduction des risques et
des dommages associés à la consommation de substances psychoactives peuvent pratiquer un, plusieurs ou
l’intégralité des tests rapides d’orientation diagnostique, sous réserve qu’une convention d’habilitation soit établie
entre le directeur général de l’agence régionale de santé territorialement compétente et le responsable de la
structure associative, pour une durée de cinq ans. La conclusion de la convention d’habilitation est subordonnée au
respect par la structure associative du cahier des charges, figurant à l’annexe I.
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II. – La convention d’habilitation précise notamment :


– l’objectif régional de cette offre de dépistage ;
– les publics concernés ;
– les catégories de lieux d’intervention ;
– les obligations et les conditions à respecter pour leur réalisation par tests rapides d’orientation diagnostique.
Elle comporte en annexe la liste nominative et la qualité des personnes pouvant réaliser les tests au sein de la
structure.
III. – Toute modification des objectifs, des infections dépistées par des tests rapides d’orientation diagnostique
ou des publics concernés par l’offre de dépistage proposée par la structure associative habilitée fait l’objet d’un
avenant à la convention d’habilitation. Toute autre modification fait l’objet d’une déclaration de la structure
associative habilitée auprès du directeur général de l’agence régionale de santé territorialement compétente.
IV. – Les structures associatives qui, à la date d’entrée en vigueur, sont déjà habilitées à pratiquer des tests
rapides d’orientation diagnostique sont réputées habilitées à pratiquer ces tests jusqu’au terme de leur convention
d’habilitation.
V. – En cas de non-respect du cahier des charges figurant à l’annexe I par la structure associative habilitée, le
directeur général de l’agence régionale de santé territorialement compétente peut résilier la convention
d’habilitation, après avoir adressé au responsable de la structure une mise en demeure de s’y conformer, restée
sans effet à l’expiration d’un délai de deux mois à compter de sa notification par tout moyen permettant d’en
conférer date certaine.
VI. – La convention d’habilitation est caduque si, au terme d’un délai d’un an suivant sa conclusion, la structure
associative n’a pas mis en œuvre l’offre de dépistage par tests rapides d’orientation diagnostique.
VII. – La demande de renouvellement de l’habilitation est adressée par le responsable de la structure associative
au directeur général de l’agence régionale de santé territorialement compétente au plus tard deux mois avant
l’échéance de la convention d’habilitation en vigueur.
Le renouvellement de la convention d’habilitation est subordonné au respect du cahier des charges figurant à
l’annexe I, aux résultats des bilans annuels d’activité et à l’évaluation par l’agence régionale de santé
territorialement compétente de l’offre de dépistage proposée par la structure associative.
VIII. – La convention d’habilitation ne vaut pas acceptation de financement de la mise en œuvre des tests rapides
d’orientation diagnostique par l’agence régionale de santé.
Art. 6. – I. – Les établissements ou services médico-sociaux définis par le 9o de l’article L. 312-1 du code de
l’action sociale et des familles ainsi que les centres et établissements mentionnés par l’article L. 2311-1 du code de
la santé publique peuvent réaliser un, plusieurs ou l’intégralité des tests rapides d’orientation diagnostique, sous
réserve d’une autorisation délivrée par le directeur général de l’agence régionale de santé territorialement
compétente.
Cette autorisation comporte en annexe le nombre et la qualité des personnes pouvant réaliser ces tests rapides
d’orientation diagnostique au sein de la structure. Sa délivrance est subordonnée au respect par la structure du
cahier des charges, figurant à l’annexe I.
II. – Une autorisation complémentaire est délivrée par le directeur général de l’agence régionale de santé
territorialement compétente, en cas de modification des infections dépistées par tests rapides d’orientation
diagnostique proposée par l’établissement, le centre ou le service médico-social.
III. – Il appartient à la personne responsable de ces établissements, centres ou services médico-sociaux de
s’assurer de la formation du personnel aux conditions de réalisation des tests rapides d’orientation diagnostique
pour l’utilisation desquels la structure est autorisée.
IV. – En cas de non-respect du cahier des charges figurant à l’annexe I par la structure autorisée, le directeur
général de l’agence régionale de santé territorialement compétente peut retirer l’autorisation de réaliser les tests
rapides d’orientation diagnostique, après avoir adressé au responsable de la structure une mise en demeure de s’y
conformer, restée sans effet à l’expiration d’un délai de deux mois à compter de sa notification par tout moyen
permettant d’en conférer date certaine.
Art. 7. – Les personnes exerçant ou intervenant dans les structures autorisées ou habilitées mentionnées au
présent arrêté sont soumises au respect du secret professionnel dont la révélation est punie dans les conditions
définies à l’article 226-13 du code pénal.
Les personnes et les structures mentionnées au premier alinéa sont tenus de souscrire une assurance garantissant
leur responsabilité civile lors de la réalisation des tests rapides d’orientation diagnostique.
Art. 8. – I. – En cas de test rapide d’orientation diagnostique négatif, la personne testée est informée des limites
inhérentes à l’interprétation du résultat du test et de la possibilité de réaliser un examen de biologie médicale.
II. – En cas de test rapide d’orientation diagnostique positif, la personne testée est systématiquement orientée et,
le cas échéant, accompagnée vers une ou plusieurs structures lui permettant la réalisation d’examens de biologie
médicale et une prise en charge thérapeutique.
III. – Afin de pouvoir orienter les personnes, le responsable de la structure habilitée ou autorisée conclut des
conventions avec :
– soit un ou plusieurs établissements de santé en capacité de prendre en charge des personnes infectées ;
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– soit un ou plusieurs centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic des infections par les virus de
l’immunodéficience humaine, des hépatites virales et des infections sexuellement transmissibles (CeGIDD).
Art. 9. – L’arrêté du 16 juin 2021 fixant les conditions de réalisation des tests rapides d’orientation
diagnostique de l’infection par les virus de l’immunodéficience humaine (VIH 1 et 2) et des infections par les virus
de l’hépatite C (VHC) et de l’hépatite B (VHB), en milieu médico-social ou associatif et autres centres et
établissements autorisés est abrogé.
Art. 10. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 13 mai 2024.
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur général de la santé,
G. EMERY

ANNEXES
ANNEXE I
CAHIER DES CHARGES RELATIF À L’UTILISATION DES TESTS RAPIDES D’ORIENTATION DIAGNOSTIQUE
DE L’INFECTION PAR LES VIRUS DE L’IMMUNODÉFICIENCE HUMAINE (VIH 1 ET 2), PAR LE VIRUS DE
L’HÉPATITE C (VHC) OU PAR LE VIRUS DE L’HÉPATITE B (VHB) OU DE LA BACTÉRIE TREPONEMA
PALLIDUM (SYPHILIS), EN MILIEU MÉDICO-SOCIAL OU ASSOCIATIF ET AUTRES CENTRES ET
ÉTABLISSEMENTS AUTORISÉS

PRÉAMBULE
Le recours aux tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) de l’infection par les virus de
l’immunodéficience humaine (VIH 1 et 2), par le virus de l’hépatite C (VHC), par le virus de l’hépatite B
(VHB) ou par la bactérie Treponema pallidum (syphilis) doit contribuer à compléter l’offre conventionnelle
existante de dépistage de ces infections auprès des populations et des individus les plus exposés au risque de
transmission de ces infections, notamment les populations ayant des difficultés à recourir à des structures de soins
ou de prévention quelle qu’en soit la raison (géographique, sociale…) et les populations non ou insuffisamment
dépistées qui seraient plus facilement convaincues du fait d’un dépistage immédiat par un test rapide. L’usage
de TROD est subordonné au respect du cahier des charges détaillé ci-dessous.

CAHIER DES CHARGES

1. Objectifs de l’offre de dépistage par tests rapides d’orientation diagnostique


1.1. Les offres de dépistage par TROD ont pour objectif de permettre aux personnes les plus exposées au risque
de transmission de ces infections, ou les plus isolées du système de soins :
– un accès facilité et renouvelé à la connaissance de leur statut sérologique ;
– une adaptation de leur stratégie préventive en fonction de la connaissance actualisée de leur statut sérologique
et de celle de leurs partenaires ou de leur entourage ;
– l’entrée et l’accompagnement dans une démarche de soins la plus précoce possible pour les personnes
infectées.
1.2. La facilité d’utilisation du TROD permet son usage « hors les murs », en vue d’aller au-devant des
populations les plus éloignées d’une offre traditionnelle de dépistage ou de celles qui n’y ont pas recours. Il s’agit
de proposer à ces populations un dépistage par TROD, intégré dans une offre complète de prévention (information,
conseils, distribution de documents et de matériel de prévention ou de réduction des risques, orientation vers
d’autres dépistages, prophylaxie pré-exposition (PrEP), traitement comme prévention (TasP), notification au
partenaire…

2. Publics concernés
Les TROD ont vocation à bénéficier prioritairement aux populations et aux personnes les plus exposées aux
risques de transmission des infections listées à l’article 1 telles que définies dans les recommandations de la Haute
Autorité de santé ou du rapport d’experts réalisé sous l’égide du Conseil national du sida et des hépatites virales
chroniques et de l’ANRS - Maladies infectieuses émergentes.
La fréquence des dépistages répétés en fonction des populations ou des virus considérés est précisée dans les
recommandations en vigueur.
Chez les personnes mineures, le dépistage par TROD peut être pratiqué à la condition que l’un des titulaires de
l’autorité parentale en soit informé et y ait consenti au préalable.
Toutefois, lorsque ce dépistage s’impose pour sauvegarder la santé d’une personne mineure et dans le cas où la
personne mineure s’oppose expressément à la consultation du ou des titulaires de l’autorité parentale afin de garder
le secret sur son état de santé, le personnel ayant reçu une formation adaptée et relevant des structures habilitées ou
autorisées est autorisé à déroger au recueil du consentement du ou des titulaires de l’autorité parentale (1).
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Dans ces circonstances, le personnel doit dans un premier temps s’efforcer d’obtenir le consentement du mineur
à la consultation du ou des titulaires de l’autorité parentale. Si le mineur maintient son opposition, ces
professionnels de santé ou ces personnels peuvent mettre en œuvre le dépistage. Dans ce cas, le mineur se fait
accompagner d’une personne majeure de son choix.
Chez les personnes non francophones qui ne peuvent pas comprendre l’information donnée, le recours à
l’interprétariat doit être envisagé conformément aux référentiels publiés en octobre 2017 par la Haute Autorité de
santé (HAS) (2).

3. Les structures habilitées ou autorisées à réaliser le dépistage par TROD de l’infection


par les VIH 1 et 2 ou par le VHC ou par le VHB ou par la bactérie Treponema pallidum (syphilis)
3.1. Etablissements ou services médico-sociaux autorisés :
Il s’agit d’établissements ou services médico-sociaux, impliqués dans la prévention sanitaire ou la réduction des
risques et des dommages associés à la consommation de substances psychoactives, ayant déposé une demande
d’autorisation auprès du directeur général de l’agence régionale de santé territorialement compétente pour mettre
en œuvre l’offre de dépistage par TROD.
Ces structures doivent correspondre à la définition du 9o de l’article L.312-1 du Code de l’action sociale et des
familles et assurer l’accueil et l’accompagnement de personnes confrontées à des difficultés spécifiques en vue de
favoriser l’adaptation à la vie active et l’aide à l’insertion sociale et professionnelle ou d’assurer des prestations de
soins et de suivi médical. Il peut s’agir notamment de centres de soins, d’accompagnement et de prévention en
addictologie, de centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogue, de
structures dénommées « lits halte soins santé » avec hébergement, de jour ou mobiles, de structures dénommées
« lits d’accueil médicalisés », d’appartements de coordination thérapeutique avec hébergement ou hors les murs, de
structures dénommées « Un Chez-soi d’abord » généraliste, jeunes et rural, d’équipes spécialisées de soins
infirmiers précarité, d’équipe mobile santé précarité.La demande d’autorisation doit se faire selon les modalités
prévues à l’annexe III.
Seuls les établissements ou services médico-sociaux disposant de cette autorisation peuvent recourir à
l’utilisation de ces TROD chez les personnes auprès desquelles ils interviennent.
3.2. Centres et établissements autorisés :
Il s’agit de centres de santé sexuelle (CSS) ou d’établissements d’information, de consultation ou de conseil
familial (EICCF), ayant déposé une demande d’autorisation auprès du directeur général de l’agence régionale de
santé territorialement compétente pour mettre en œuvre l’offre de dépistage par TROD.
La demande d’autorisation doit se faire selon les modalités prévues à l’annexe III.
Seuls les centres ou établissements disposant de cette autorisation peuvent recourir à l’utilisation de ces TROD
chez les personnes auprès desquelles ils interviennent.
3.3. Structures associatives habilitées :
Il s’agit de structures associatives impliquées dans la prévention sanitaire ou la réduction des risques et des
dommages associés à la consommation de substances psychoactives conformément à leur objet statutaire ou social.
L’association doit être régulièrement déclarée en préfecture selon la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat
d’association.
Une demande d’habilitation doit être déposée auprès du directeur général de l’agence régionale de santé
territorialement compétente selon les modalités prévues par l’annexe II.
L’habilitation est délivrée à la personne morale ou à la personne physique responsable de la structure associative.

4. Personnel exerçant ou intervenant dans ces structures


4.1. Dans les structures autorisées ou habilitées, le personnel doit être en nombre suffisant (au moins deux) pour
répondre à l’organisation de l’offre de dépistage proposée par la structure, à sa capacité envisagée d’accueil et de
réalisation de TROD.
4.2. Dans ces structures, les personnes pouvant réaliser un dépistage par TROD sont :
– les professionnels de santé médicaux (salariés ou bénévoles) ;
– les professionnels de santé non médicaux (salariés ou bénévoles) ayant suivi la formation à l’utilisation de ces
tests rapides et disposant de l’attestation de suivi de cette formation définie à l’annexe IV ;
– les personnels non professionnels de santé (salariés ou bénévoles) ayant suivi la formation à l’utilisation de
ces tests rapides et disposant de l’attestation de suivi de cette formation définie à l’annexe IV.
4.3. Le nombre et la qualité des personnes formées pouvant réaliser ces tests rapides au sein des structures
figurent :
– en annexe de la convention d’habilitation pour les structures associatives habilitées. La liste nominative
précisant la qualité des personnes formées pouvant réaliser ces tests est annexée à la convention d’habilitation.
Le responsable de la structure est tenu d’informer l’ARS territorialement compétente de tout changement
intervenant dans cette liste ;
– en annexe de la demande d’autorisation à la réalisation des TROD pour les établissements et services médico-
sociaux définis par le 9o de l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles ou pour les centres et
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établissements mentionnés à l’article L. 2311-1 du code de la santé publique. La liste nominative de ces
personnes est tenue à disposition de l’agence régionale de santé (ARS). Le responsable de la structure
autorisée doit actualiser la liste lors de tout changement intervenant parmi le personnel formé.
4.4. Le responsable de la structure habilitée ou autorisée veille à la mise à jour des compétences de ce personnel
en assurant leur formation régulière, notamment au vu des évolutions des recommandations nationales dans le
champ des hépatites virales, du VIH et des autres IST.
4.5. Une convention de mise à disposition de personnel peut être conclue par les structures habilitées ou
autorisées avec d’autres structures (associatives ou institutionnelles) pour définir les conditions d’intervention des
personnels mis à disposition.
La convention de mise à disposition précise l’étendue des obligations de chacun des partenaires, la durée de la
mise à disposition, les modalités d’intervention des personnes formées et les conditions de responsabilité en cas de
dommage survenu à l’occasion de l’activité de TROD. La liste nominative des personnes intervenant pour la
structure habilitée ou autorisée doit intégrer le personnel mis à disposition si celui-ci pratique des TROD.

5. Locaux et lieux d’intervention


Les locaux et lieux d’intervention des personnes pouvant réaliser des TROD conformément aux dispositions
peuvent être fixes (établissement ou service médico-social, local associatif, centre de santé sexuelle, établissement
d’information, de consultation ou de conseil familial, établissement pénitentiaire, lieux de vie (3) et de convivialité
des populations ciblées…) ou mobiles (bus, tente, stand itinérant…) mais doivent toujours être organisés, selon
leur configuration, de manière à préserver un accueil individualisé et une remise du résultat du TROD dans des
conditions garantissant la confidentialité. Ils doivent aussi permettre le respect des règles d’hygiène et d’asepsie
nécessaires à la réalisation des tests (cf. paragraphe 9 infra).
Quand les interventions dans des lieux mobiles sont réalisées par un médecin, une autorisation doit être
demandée au conseil départemental de l’ordre des médecins, conformément à l’article R. 4127-74 du code de la
santé publique.
L’implantation de la structure habilitée ou autorisée peut faire l’objet d’une communication, voire d’une
signalisation dont l’ARS territorialement compétente est préalablement informée.

6. Confidentialité
6.1. La structure habilitée ou autorisée peut proposer un accueil anonyme. Dans tous les cas, les échanges avec
les intervenants sont strictement confidentiels.
6.2. Toute information à caractère personnel, a fortiori relative à l’état de santé de la personne testée, recueillie
dans ce cadre sur support papier ou informatique, doit être conservée et traitée dans des conditions garantissant la
confidentialité des informations et en conformité avec la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique,
aux fichiers et aux libertés.

7. Règles d’utilisation des dispositifs médicaux de diagnostic in vitro


servant au test rapide d’orientation diagnostique
7.1. Seul est autorisé l’usage de TROD revêtus du marquage CE, utilisés et conservés conformément aux
instructions des fabricants (notice d’utilisation).
7.2. Les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro font l’objet d’une traçabilité permettant de conserver, sur un
document unique, le nom de l’intervenant, le code d’identification unique du dispositif dit « IUD » si disponible,
ou, le nom du fabricant, la référence et le numéro de lot ou de série du dispositif utilisé, la date de péremption du
test, les coordonnées de la personne pour laquelle il a été utilisé (code identifiant si anonyme, ou prénom, nom
patronymique et date de naissance) et le résultat du test.
7.3. Dans le cadre de la réactovigilance, toute défaillance ou altération du TROD susceptible d’entrainer des
effets néfastes pour la santé des personnes doit être déclarée sans délai à l’Agence nationale de sécurité du
médicament et des produits de santé (4).

8. L’articulation avec le réseau de prise en charge et les partenariats


8.1. En cas de TROD positif, la personne concernée est systématiquement orientée et, le cas échéant,
accompagnée vers un médecin, un établissement de santé ou un service de santé en vue de la réalisation d’un
examen de biologie médicale de l’infection par un laboratoire de biologie médicale et, si besoin, d’une prise en
charge médicale.
Le responsable de la structure autorisé ou habilitée conclut des conventions notamment avec :
– soit un ou plusieurs établissements de santé en capacité de prendre en charge des personnes séropositives pour
le VIH ou le VHC ou le VHB ou la bactérie Treponema pallidum. Cela inclut notamment les permanences
d’accès aux soins de santé (PASS) ;
– soit un ou plusieurs centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic des infections par les virus de
l’immunodéficience humaine, des hépatites virales et des IST (CeGIDD).
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8.2. L’offre de dépistage proposée par la structure habilitée ou autorisée doit s’inscrire dans le réseau des
professionnels de la prévention, du dépistage et du soin des infections concernées ainsi que des associations de
malades ou d’usagers du système de santé, tel que coordonné par l’ARS et les structures de coordination du
territoire d’implantation de la structure.
8.3. Dans le cadre de cette coordination, des actions de dépistage peuvent être conduites, dans et hors les murs,
par la structure habilitée ou autorisée en partenariat avec des CeGIDD ou des établissements de santé œuvrant sur
le même territoire de santé, pour aller au-devant des publics les plus concernés.

9. Règles d’hygiène et d’élimination des déchets


[Link] structure habilitée ou autorisée garantit à chaque personne accueillie les conditions d’hygiène et d’asepsie
indispensables au respect de l’environnement et des personnes, notamment un point d’eau et un système
d’élimination des déchets.
9.2. Les déchets issus de l’activité de dépistage par TROD sont considérés comme des déchets d’activités de
soins à risques infectieux (DASRI) et notamment des DASRI objets piquants, coupants et tranchants (OPCT) au
sens des dispositions de l’article R. 1335-1 du code de la santé publique (CSP).
9.3. Les structures habilitées ou autorisées sont des producteurs de DASRI au sens de l’article R. 1335-2 du CSP
et sont tenus à ce titre de les gérer conformément aux dispositions des articles R. 1335-3 à R. 1335-8 du CSP et
article L. 541-10 du code de l’environnement, qu’il s’agisse du tri, de l’emballage, de l’entreposage, du transport
des déchets et leur élimination.
Les structures habilitées ou autorisées doivent établir une convention avec une société de collecte ou avec un
établissement de santé qui prend en charge l’élimination des DASRI qu’ils produisent. Les dispositions relatives à
leur contrôle sont fixées aux articles R. 1335-13 à R. 1335-14 du CSP.

10. Procédure d’assurance qualité


Le responsable de la structure habilitée ou autorisée, formalise, dans un document écrit, la procédure d’assurance
qualité mise en œuvre pour la réalisation du dépistage par TROD.
Ce document consigne conformément aux recommandations nationales en vigueur :
– les modalités de proposition des tests dans des conditions permettant de recueillir un consentement éclairé de
la personne concernée, avec recours à l’interprétariat professionnel si nécessaire ;
– les modalités de remise individuelle des résultats à la personne concernée, dans des conditions garantissant la
confidentialité ;
– les types et les spécifications techniques des TROD retenus pour réaliser le dépistage, ainsi que leurs
modalités de conservation ;
– les modalités de traçabilité des tests réalisés et des résultats remis aux personnes dépistées ;
– les modalités de prise en charge en cas d’accident d’exposition au sang ;
– la liste des personnes salariées et bénévoles formées en application de l’annexe IV et désignées par le
responsable de la structure habilitée ou autorisée comme pouvant pratiquer des TROD, interpréter et remettre
leurs résultats ;
– les attestations de suivi de formation de ces personnes ;
– les modalités de formation interne ou externe et de mise à jour régulière des compétences du personnel
pouvant réaliser ces TROD ;
– les dispositions prévues et les accords partenariaux conclus pour faciliter l’accès à la confirmation des TROD
positifs et à la prise en charge des personnes concernées par des services spécialisés des infections
concernées ;
– le document permettant le respect des règles d’hygiène et d’asepsie et d’élimination des déchets d’activités de
soins à risques infectieux, notamment la convention avec la société de collecte de DASRI ou avec
l’établissement de santé qui prend en charge leur élimination ;
– les copies des bordereaux de suivi de l’élimination des DASRI mentionnés dans l’arrêté du 7 septembre 1999
relatif au contrôle des filières d’élimination des déchets d’activités de soins à risques infectieux et assimilés et
des pièces anatomiques en cas de production supérieure à 5 kilogrammes par mois ;
– l’attestation de souscription d’une assurance en responsabilité pour la réalisation des TROD ;
– les modalités de traitement des incidents de réactovigilance.

11. Bilan de l’activité de réalisation des TROD par la structure habilitée ou autorisée
Le responsable de la structure habilitée ou autorisée adresse au plus tard le 31 mars de chaque année, au
directeur général de l’agence régionale de santé territorialement compétente, un bilan de cette activité au cours de
l’année écoulée.
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Pour les services et établissements médico-sociaux définis par le 9o de l’article L. 312-1 du code de l’action
sociale et des familles et les centres et établissements mentionnés à l’article L. 2311-1 du code de la santé publique
ou pour les structures associatives, le bilan annuel d’activité présente notamment :
– le nombre de personnes dédiées à l’activité (professionnels de santé et non professionnels de santé) ;
– le nombre total de TROD de chaque catégorie réalisés et leur répartition selon les publics ;
– les antécédents de recours au dépistage chez les personnes testées ;
– les nombres de TROD positifs de chaque catégorie, dont les nombres de TROD positifs de chaque catégorie
confirmés par les examens de biologie classiques ;
– le nombre de personnes ayant un TROD positif de chaque catégorie et une prise en charge de leur infection
dans les 3 mois suivant la date du TROD positif.

(1) Article L. 6211-3-1 du code de la santé publique.


(2) Haute Autorité de santé, Recommandation en santé publique, octobre 2017, [[Link]
fr/jcms/c_2746031/fr/interpretariat-linguistique-dans-le-domaine-de-la-sante].
(3) Ex : les centres d’accueil de demandeurs d’asile (CADA).
(4) La déclaration à l’ANSM doit se faire par le site internet permettant de signaler des évènements sanitaires indésirables
mentionné à l’article D. 1413-58 du code de la santé publique.

ANNEXE II
LE DOSSIER DE DEMANDE D’HABILITATION OU D’HABILITATION
COMPLÉMENTAIRE POUR LES ASSOCIATIONS
Le dossier de demande d’habilitation doit contenir tous les éléments permettant de s’assurer que la structure
associative est en mesure de se conformer aux prescriptions du cahier des charges déterminées à l’annexe I de
l’arrêté fixant les conditions de réalisation des tests rapides d’orientation diagnostique de l’infection, en milieu
médico-social ou associatif et autres centres et établissements autorisés. Ce dossier comprend les informations
suivantes :

1. Informations générales
– habilitation demandée pour l’utilisation de tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) :
– de l’infection par le virus de l’hépatite B (VHB) ◻ ;
– de l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) ◻ ;
– de l’infection par les virus de l’immunodéficience humaine ◻ ;
– de l’infection par la bactérie Treponema pallidum (syphilis) ◻ ;
– coordonnées de la structure associative ;
– forme juridique et statuts de la structure ;
– coordonnées et qualité de la personne responsable de l’activité de réalisation des TROD ;
– activités autres de la structure.

2. Objectifs et public ciblé par l’offre de dépistage


– résultats attendus de l’offre de dépistage proposée ;
– insertion de l’offre dans le contexte locorégional d’offre de dépistage (cf. paragraphe 10 du cahier des
charges) ;
– public ciblé par cette offre.

3. Informations relatives au personnel


– liste nominative et qualité des personnes dédiées à l’activité ;
– répartition prévisionnelle de leurs rôles ;
– procédures de formation (interne ou externe) et de mise à jour des compétences du personnel réalisant
les TROD.

4. Informations relatives aux lieux et matériel d’intervention


– mention des locaux fixes ou mobiles et lieux d’intervention ;
– type/marque de TROD et matrices utilisés ;
– modalités de conservation de ces tests rapides d’orientation diagnostique ;
– modalités de gestion des DASRI produits (convention avec le prestataire de collecte et d’élimination).

5. Conditions générales de fonctionnement


– organisation prévue pour la réalisation des tests : procédures encadrant l’accueil et l’information du public
ciblé, le recueil du consentement de la personne concernée, la réalisation technique et la remise des résultats ;
documents donnés à la personne ;
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– conditions garantissant la confidentialité des échanges avec la personne accueillie à l’intérieur des locaux fixes
ou mobiles servant de lieux d’intervention ;
– conditions d’orientation et d’accompagnement des personnes vers une ou plusieurs structures permettant la
réalisation d’examens de biologie médicale et une prise en charge thérapeutique ;
– modalités de conservation des données permettant de garantir la confidentialité des informations ;
– conventions formalisées avec un ou plusieurs centres d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD),
un ou plusieurs établissements susceptibles de prendre en charge des personnes infectées ;
– articulation avec le réseau des professionnels de la prévention, du dépistage et du soin ainsi que des
associations de malades ou d’usagers du système de santé, tel que coordonné par l’ARS et les structures de
coordination du territoire d’implantation de l’établissement.

6. Procédure d’assurance qualité


Fournir le document décrivant la procédure d’assurance qualité telle que définie au paragraphe 10 de l’annexe I
de l’arrêté fixant les conditions de réalisation des tests rapides d’orientation diagnostique de l’infection, en milieu
médico-social ou associatif et autres centres et établissements autorisés.

7. Attestations à fournir
– attestations de suivi de formation du personnel dédié à la réalisation de chaque TROD pour l’utilisation
desquels la structure a été habilitée ;
– assurance responsabilité civile souscrite par la structure pour la réalisation des TROD de chaque TROD pour
l’utilisation desquels la structure a été habilitée.

8. Demande d’habilitation complémentaire à une habilitation existante


Lorsque la structure associative dispose déjà d’une habilitation pour l’utilisation de TROD et qu’elle souhaite
disposer d’une habilitation complémentaire pour utiliser des TROD pour dépister d’autres infections, le dossier de
demande complémentaire doit comprendre les informations ou documents suivants :
– une lettre de demande d’habilitation complémentaire pour l’utilisation de TROD autres que ceux pour lesquels
la structure est habilitée ;
– toute modification des informations contenues dans le précédent dossier d’habilitation concernant les
informations générales sur la structure associative, les modalités de conservation de ces TROD, les modalités
de gestion des DASRI produits, les conditions générales de fonctionnement, la procédure d’assurance qualité ;
– les objectifs et le descriptif du public ciblé par la nouvelle offre de TROD ;
– la liste nominative et la qualité des personnes formées à l’utilisation des TROD demandés ;
– les procédures de formation et de mise à jour des compétences du personnel réalisant les TROD ;
– la mention des locaux fixes ou mobiles et de lieux d’intervention prévus ;
– les types et marques et les matrices utilisées, pour les TROD demandés ;
– les attestations de suivi de formation complémentaire du personnel dédié à la réalisation des TROD
demandés ;
– les assurances responsabilité civile souscrites par la structure pour la réalisation des TROD demandés.

ANNEXE III
LE DOSSIER DE DEMANDE D’AUTORISATION INITIALE OU COMPLÉMENTAIRE POUR LES ÉTABLISSE­
MENTS ET SERVICES MÉDICO-SOCIAUX DEFINIS PAR LE 9o DE L’ARTICLE L. 312-1 DU CODE DE
L’ACTION SOCIALE ET DES FAMILLES ET LES LES CENTRES ET ÉTABLISSEMENTS MENTIONNÉS PAR
L’ARTICLE L. 2311-1 DU CODE DE LA SANTÉ PUBLIQUE
Le dossier de demande d’autorisation initiale ou complémentaire doit contenir tous les éléments permettant de
s’assurer que la structure est en mesure de se conformer aux prescriptions du cahier des charges déterminées à
l’annexe I de l’arrêté fixant les conditions de réalisation des tests rapides d’orientation diagnostique de l’infection,
en milieu médico-social ou associatif et autres centres et établissements autorisés. Ce dossier comprend les
informations suivantes :

1. Informations générales
– autorisation demandée pour l’utilisation de tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) :
– de l’infection par le virus de l’hépatite B (VHB) ◻ ;
– de l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) ◻ ;
– de l’infection par les virus de l’immunodéficience humaine (VIH 1 et 2) ◻ ;
– de l’infection par la bactérie Treponema pallidum (syphilis) ◻ ;
– coordonnées de de la structure ;
– coordonnées de la personne physique ou morale de droit public ou privé gestionnaire ;
– nom et qualité de la personne responsable de l’activité de réalisation des TROD.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 15 sur 132

2. Objectifs et public ciblé par l’offre de dépistage


– objectifs et résultats attendus de l’offre de dépistage proposée ;
– insertion de l’offre dans le contexte locorégional d’offre de dépistage ;
– description du public ciblé par cette offre.

3. Informations relatives au personnel comportant


– nombre et qualité des personnes dédiées à l’activité ;
– répartition prévisionnelle des personnes et de leurs rôles ;
– procédures de formation (interne ou externe) et de mise à jour des compétences du personnel réalisant
les TROD.

4. Informations relatives aux lieux et matériel d’intervention


– mention des locaux fixes ou mobiles et des lieux d’intervention ;
– types/marques des TROD et matrices utilisées ;
– modalités de conservation de ces tests rapides d’orientation diagnostique ;
– modalités de gestion des DASRI produits (convention avec le prestataire de collecte et d’élimination).

5. Conditions générales de fonctionnement


– organisation prévue pour la réalisation des tests conforme aux recommandations nationales en vigueur :
procédures encadrant l’accueil et l’information du public ciblé, recueil du consentement de la personne
concernée, réalisation technique et remise des résultats ; documents donnés à la personne ;
– conditions garantissant la confidentialité des échanges avec la personne accueillie à l’intérieur des locaux fixes
ou mobiles servant de lieux d’intervention ;
– conditions d’orientation et d’accompagnement des personnes vers une ou plusieurs structures lui permettant la
réalisation d’examen de biologie médicale et une prise en charge thérapeutique ;
– modalités de conservation des données permettant de garantir la confidentialité des informations ;
– conventions formalisées avec un ou plusieurs centres d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD),
un ou plusieurs établissements susceptibles de prendre en charge des personnes infectées ;
– articulation avec le réseau des professionnels de la prévention, du dépistage et du soin des infections
concernées ainsi que des associations de malades ou d’usagers du système de santé, tel que coordonné par
l’ARS et les structures de coordination du territoire d’implantation de l’établissement.

6. Procédure d’assurance qualité


Fournir le document décrivant la procédure d’assurance qualité telle que définie au paragraphe 10 de l’annexe I
fixant les conditions de réalisation des tests rapides d’orientation diagnostique de l’infection, en milieu médico-
social ou associatif et autres centres et établissements autorisés.

7. Attestations à fournir
– attestations de suivi de formation du personnel dédié à la réalisation de chaque TROD dont l’utilisation par la
structure est autorisée ;
– assurance responsabilité civile souscrite par la structure pour la réalisation des TROD de chaque TROD dont
l’utilisation par la structure est autorisée.

8. Demande d’habilitation complémentaire à une habilitation existante


Lorsque la structure dispose déjà d’une autorisation pour l’utilisation de TROD et qu’elle souhaite disposer
d’une autorisation complémentaire pour dépister par TROD d’autres infections, le dossier d’autorisation
complémentaire doit comprendre les informations ou documents suivants :
– une lettre de demande d’autorisation complémentaire pour l’utilisation de TROD autres que ceux pour
lesquels la structure est habilitée ;
– toute modification des informations contenues dans le précédent dossier d’autorisation concernant les
informations générales sur la structure associative, les modalités de conservation de ces TROD, les modalités
de gestion des DASRI produits, les conditions générales de fonctionnement, la procédure d’assurance qualité ;
– les objectifs et le descriptif du public ciblé par la nouvelle offre de TROD ;
– la liste nominative et la qualité des personnes formées à l’utilisation des TROD demandés ;
– les procédures de formation et de mise à jour des compétences du personnel réalisant les TROD ;
– la mention des locaux fixes ou mobiles et de lieux d’intervention prévus ;
– les types et marques et les matrices utilisées, pour les TROD demandés ;
– les attestations de suivi de formation complémentaire du personnel dédié à la réalisation des TROD
demandés ;
– les assurances responsabilité civile souscrites par la structure pour la réalisation des TROD demandés.
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ANNEXE IV
FORMATION DES PERSONNES SUSCEPTIBLES DE RÉALISER DES TESTS RAPIDES D’ORIENTATION
DIAGNOSTIQUE, EN VUE DE LEUR AUTORISATION OU DE LEUR HABILITATION

A. – Organismes pouvant réaliser ces formations dans le cadre


de la formation professionnelle continue
Il convient de se référer au droit existant en matière d’activité de formation professionnelle, activité encadrée par
le droit du travail.
Seuls les organismes déclarés auprès des directions régionales de l’économie, de l’emploi, du travail et des
solidarités (DREETS) sont autorisés à dispenser une formation professionnelle. En effet, toute personne physique
ou morale qui réalise des prestations de formation professionnelle continue doit déclarer son activité auprès du
service régional de contrôle de la DREETS en vertu des dispositions de l’article L. 6351.1 du code du travail.
Pour les modalités de cette déclaration, il convient de se reporter au site internet de la DREETS de votre région.
Ainsi, peuvent être organismes prestataires de la formation à la réalisation de tests rapides d’orientation
diagnostique (TROD) VHC ou VHB ou VIH ou syphilis toute structure régulièrement déclarée à la DREETS.

B. – Objectifs de la formation
Les objectifs pédagogiques de la formation sont les suivants :
– compléter les connaissances sur les risques et les modes de transmission du VIH et des autres IST et des
hépatites virales B et C associés aux différentes pratiques des populations et individus rencontrés ;
– renforcer les capacités à mener des communications brèves en prévention (1) et en réduction des risques
adaptés aux besoins des publics et au cadre particulier des entretiens pré- et post-tests, incluant les capacités à
mener un entretien d’annonce en cas de résultat positif d’un test ;
– acquérir les connaissances et compétences nécessaires à une utilisation de TROD de l’infection par le VHC
ou VHB ou à VIH 1 et 2 ou de l’infection par la bactérie Treponema pallidum (syphilis) ;
– développer les capacités d’écoute et d’analyse sans jugement à l’égard des personnes et de leurs pratiques
sexuelles ou de consommation de substances psychoactives.
Ces objectifs sont à adapter au niveau de compétences et d’expérience déjà acquis sur les hépatites virales B
et C, sur le VIH et sur l’infection par la bactérie Treponema pallidum (syphilis) par les personnes à former.

C. – Contenu de la formation
La formation est théorique et pratique ; elle doit coupler l’acquisition de connaissances à l’utilisation des TROD.
Afin de remplir l’ensemble des objectifs de la formation, sa durée ne peut être inférieure à l’équivalent de 2
journées pleines.
Quand les personnes ont déjà bénéficié d’une formation pour la réalisation de certains TROD, leur formation
complémentaire pour la réalisation de TROD d’autres infections ne peut être inférieure à une demi-journée. Cette
formation reprend les contenus théoriques et pratiques décrits ci-dessous avec les adaptations nécessaires pour
répondre aux objectifs applicables aux nouveaux TROD.

1. Contenu de l’enseignement théorique


I. – Principes juridiques et éthiques applicables en matière de dépistage.
Cette partie permet d’acquérir des connaissances relatives aux :
– règles relatives à l’obligation d’information de la personne dépistée et au recueil de son consentement éclairé ;
– implications du secret médical et professionnel vis-à-vis des personnes dépistées, de leur entourage et de leurs
partenaires éventuels ;
– règles de conservation et de protection des données à caractère personnel.
II – Organisation de l’offre de soins.
Cette partie permet d’acquérir des connaissances relatives à :
– l’orientation d’aval après le dépistage ;
– l’offre de soins et de la prise en charge médico-sociale pour les patients infectés par le VIH, par les virus de
l’hépatite B ou C ou par la bactérie Treponema pallidum (syphilis) ;
– l’offre de soins pour les publics spécifiques comme les personnes sans droits ouverts à l’assurance maladie.
III. – Infections sexuellement transmissibles, dont le VIH, la syphilis et les hépatites virales.
Cette partie permet d’acquérir les connaissances suivantes :
– la définition et les symptômes de ces infections ;
– l’épidémiologie de ces infections ;
– la prévention de ces infections ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 15 sur 132

– les modes de transmissions associés à ces infections : transmission sexuelle et transmission liée à la
consommation de substances psychoactives (alcool, tabac, drogues illicites) ;
– les principes du dépistage conventionnel en laboratoire de biologie médicale et en particulier pour l’hépatite
virale B qui nécessite le recours à un dépistage des 3 marqueurs (antigène de surface HBs, anticorps anti-HBs,
anticorps anti-HBc) et de l’infection par la bactérie Treponema pallidum (syphilis) qui nécessite le recours à
un dépistage à deux marqueurs (tréponémiques et non tréponémiques) ;
– Les principes de la notification aux partenaires en cas de diagnostic d’une IST à l’issue de l’examen
biologique de confirmation en laboratoire de biologie médicale, suite à un TROD positif.
IV. – Les tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) de l’infection par le VIH 1 et 2, par le VHC, par
le VHB et par la bactérie Treponema pallidum (syphilis).
Cette partie permet d’acquérir les connaissances suivantes :
– les différents types de tests ;
– leur stockage ;
– leurs principes d’utilisation et de réalisation, dans le respect du mode opératoire mentionné dans la notice du
fabricant du test et des recommandations nationales en vigueur ;
– l’interprétation des résultats, et les limites du TROD AgHBs (un seul des 3 marqueurs nécessaire au dépistage
conventionnel) et du TROD syphilis en cas de cicatrice sérologique ;
– les règles d’asepsie et d’hygiène, notamment lors des prélèvements de liquides biologiques ;
– les règles d’élimination des déchets d’activité de soins à risques infectieux (DASRI), notamment le tri, le
choix du ou des conditionnement(s), la manipulation de ces derniers, leurs entreposages, ainsi que les
formalités relatives à leur élimination (convention avec la société de collecte et bordereau de suivi) ;
– le processus de signalement auprès de l’ANSM au titre de la réactovigilance de toute défaillance ou altération
d’un dispositif médical de diagnostic in vitro susceptible d’entraîner des effets néfastes pour la santé des
personnes (art. L. 5222-3 du code de la santé publique).
V. – Principes et bases de la relation aidant-aidé.
Cette partie permet d’acquérir les principes suivants :
– l’information-conseil ;
– l’intervention motivationnelle brève et/ou la communication brève liée à la sexualité ;
– l’entretien pré et post-test, avec rendu d’un test positif et négatif.
VI. – La conduite à tenir en cas d’accident d’exposition au sang.
– définition d’un accident d’exposition d’exposition au sang ;
– prise en charge et traitement disponibles en cas d’accident d’exposition au sang.

2. Contenu de l’enseignement pratique


La formation pratique comprend :
– un temps de réflexion en groupe sur l’analyse de ses propres attitudes vis-à-vis des comportements sexuels ou
de consommation de substances psychoactives d’autrui ;
– une mise en situation de chaque participant sur l’information-conseil pré-test et post-test, mettant en pratique
les bases de l’entretien motivationnel et comprenant au minimum un jeu de rôle comme usager et comme
professionnel réalisant un test rapide, incluant l’annonce d’un résultat positif ;
– la réalisation de 3 tests au minimum par infection hors condition d’intervention, sous le contrôle d’un
formateur référent, lui-même préalablement formé à la réalisation de ces tests. Cette formation pratique
comprend les gestes de tri des DASRI et la manipulation des collecteurs. Les tests ainsi réalisés doivent
permettre de visualiser au moins un résultat positif.

D. – Attestation de suivi de formation


L’article L. 6353-1 du code du travail prévoit l’obligation pour le prestataire de formation de délivrer au stagiaire
une attestation de fin de formation qui mentionne les objectifs, la nature et la durée de l’action et les résultats de
l’évaluation des acquis de la formation.
A l’issue de la formation, une attestation est ainsi délivrée à la personne l’ayant suivie, par le responsable de la
formation, selon le modèle fixé ci-dessous :

MODÈLE TYPE D’ATTESTATION DE SUIVI DE FORMATION


Je soussigné(e) ... , en qualité de ... , certifie que M. ... , Mme ... a suivi la formation à la réalisation des tests
rapides d’orientation diagnostique détectant :
– l’infection par les virus de l’immunodéficience humaine □ ;
– l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) □ ;
– l’infection par le virus de l’hépatite B (VHB : AgHBs) □ ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 15 sur 132

– l’infection par la bactérie Treponema pallidum (syphilis) □.


Organisée sur XXX demi-journées, du jour / mois / année au jour/ mois / année, telle que prévue par l’arrêté du
fixant les conditions de réalisation des tests rapides d’orientation diagnostique en milieu médico-social ou
associatif et autres centres et établissements autorisés.
M. , Mme a réalisé et interprété au moins trois tests rapides d’orientation diagnostique de :
– l’infection par les VIH 1 et 2, dont un positif ◻ ;
– l’infection par le VHC, dont un positif ◻ ;
– l’infection par le VHB, dont un positif ◻ ;
– l’infection par la bactérie Treponema pallidum (syphilis), dont un positif ◻.
Références des TROD et matrices utilisées :
M. , Mme a été évalué(e) sur ses acquis à l’issue de la formation pour ce qui concerne :
– l’infection par le VIH ◻ ;
– l’infection par le VHC ◻ ;
– l’infection par le VHB ◻ ;
– l’infection par la bactérie Treponema pallidum (syphilis) ◻.

(1) OMS, Lignes directrices « Communication brève relative à la sexualité (CBS) », septembre 2015, [[Link]
int/fr/publications-detail/9789241549004].
Fait à ... , le ...
Tampon du responsable de la formation :
Signature :
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 16 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Arrêté du 16 mai 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques agréées


à l’usage des collectivités et divers services publics
NOR : TSSS2412699A

Le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et la ministre du travail,


de la santé et des solidarités,
Vu le code de la santé publique, notamment ses articles L. 5123-2, L. 5123-3 et D. 5123-4 ;
Vu le code de la sécurité sociale ;
Vu le code général des impôts, notamment l’article 281 octies ;
Vu l’avis de la commission de la transparence,
Arrêtent :
Art. 1 . – La liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l’usage des collectivités et divers services publics
er

est modifiée conformément aux dispositions qui figurent en annexe.


Art. 2. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 16 mai 2024.
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
Pour la ministre et par délégation :
La sous-directrice La sous-directrice de la politique
du financement des produits de santé et de la qualité
du système de soins, des pratiques et des soins,
C. DELPECH E. COHN
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice
du financement
du système de soins,
C. DELPECH

ANNEXE
(1 inscription)
La spécialité pharmaceutique suivante est inscrite sur la liste des médicaments agréés à l’usage des collectivités
et divers services publics :
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge par l’assurance maladie sont, pour la
spécialité visée ci-dessous, celles qui figurent à l’autorisation de mise sur le marché à la date de publication du
présent arrêté.
Code CIP Présentation

34009 302 706 6 0 PLERIXAFOR SEACROSS 20 mg/mL, solution injectable, 1,2 ml de solution en flacon (verre), (B/1) (laboratoires MEDIPHA SANTE)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 17 sur 132

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TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Arrêté du 16 mai 2024 relatif aux conditions de prise en charge de spécialités pharmaceutiques
disposant d’une autorisation de mise sur le marché inscrites sur la liste visée à l’article L. 5126-6
du code de la santé publique
NOR : TSSS2412702A

Le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et la ministre du travail,


de la santé et des solidarités,
Vu le code de la sécurité sociale, notamment ses articles L. 162-16-5 et L. 162-17 ;
Vu le code de la santé publique, notamment ses articles L. 5123-2, L. 5126-6 et R. 5126-110 ;
Vu la décision en date du 4 avril 2023 de la directrice générale de l’Agence nationale de sécurité du médicament
et des produits de santé modifiant la liste mentionnée au 1o de l’article L. 5126-6 du code de la santé publique ;
Vu l’arrêté du 16 mai 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l’usage des collectivités
et divers services publics,
Arrêtent :
Art. 1 . – La spécialité pharmaceutique disposant d’une autorisation de mise sur le marché, inscrite sur la liste
er

prévue à l’article L. 5126-6 du code de la santé publique qui figure en annexe est prise en charge par l’assurance
maladie conformément à l’article L. 162-17, deuxième alinéa, du code de la sécurité sociale. Cette annexe précise
les seules indications thérapeutiques et, le cas échéant, les conditions de prescription ouvrant droit à la prise en
charge ou au remboursement de la spécialité et à la suppression de la participation de l’assuré en application de
l’article R. 160-8.
Art. 2. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 16 mai 2024.
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
Pour la ministre et par délégation :
La sous-directrice La sous-directrice de la politique
du financement des produits de santé et de la qualité
du système de soins, des pratiques et des soins,
C. DELPECH E. COHN
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice
du financement
du système de soins,
C. DELPECH
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 17 sur 132

ANNEXE
(1 inscription)
La spécialité pharmaceutique suivante, pour laquelle la participation de l’assuré est fixée par l’Union nationale
des caisses d’assurance maladie (UNCAM), est inscrite sur la liste visée à l’article L. 162-17, deuxième alinéa, du
code de la sécurité sociale. Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge ou au
remboursement par l’assurance maladie et à la suppression de la participation de l’assuré, pour la spécialité visée
ci-dessous, sont celles qui figurent à l’autorisation de mise sur le marché à la date du présent arrêté.
Code UCD Libellé Laboratoire exploitant

3400890031943 PLERIXAFOR SEA 20MG/ML INJ FL1 MEDIPHA SANTE


22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 18 sur 132

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TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Arrêté du 16 mai 2024 portant renouvellement et modification des conditions d’inscription du


conduit pulmonaire valvé d’origine bovine CONTEGRA de la société MEDTRONIC France inscrit
au titre III de la liste des produits et prestations remboursables prévue à l’article L. 165-1 du
code de la sécurité sociale
NOR : TSSS2413466A

Le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et la ministre du travail,


de la santé et des solidarités,
Vu le code de la santé publique ;
Vu le code de la sécurité sociale, notamment ses articles L. 165-1 à L. 165-5 et R. 165-1 à R. 165-28 ;
Vu l’avis de la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé
du 18 avril 2023,
Arrêtent :
Art. 1 . – Au titre III de la liste des produits et prestations remboursables, chapitre 2, section 1, sous-section 1,
er

paragraphe 1 « Conduits valvés comportant un tissu ou un dérivé d’origine animale », dans la rubrique « Société
MEDTRONIC France SAS » :
a) La disposition suivante est ajoutée :
« IRM compatibilité
Selon la notice du marquage CE, le dispositif implantable CONTEGRA est IRM compatible sans conditions. » ;
b) Dans la nomenclature du code 3237487, la nouvelle date de fin de prise en charge est portée
au 1er octobre 2028.
Art. 2. – Le présent arrêté prend effet à compter du treizième jour suivant la date de sa publication au Journal
officiel de la République française.
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 16 mai 2024.
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
Pour la ministre et par délégation :
La sous-directrice L’adjoint à la sous-directrice de la politique
du financement des produits de santé et de la qualité
du système de soins, des pratiques et des soins,
C. DELPECH C.-E. BARTHELEMY
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice
du financement
du système de soins,
C. DELPECH
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 19 sur 132

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TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Arrêté du 17 mai 2024 modifiant la liste des spécialités


pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux
NOR : TSSS2410262A

Le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et la ministre du travail,


de la santé et des solidarités,
Vu le code de la santé publique ;
Vu le code de la sécurité sociale, notamment ses articles L. 162-17, R. 163-2 à R. 163-14 et R. 160-8 ;
Vu les avis de la commission de la transparence,
Arrêtent :
Art. 1 . – La liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux prévue au premier alinéa
er

de l’article L. 162-17 est modifiée conformément aux dispositions qui figurent en annexe.
Art. 2. – Le présent arrêté prend effet à compter du quatrième jour suivant la date de sa publication
au Journal officiel de la République française.
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 17 mai 2024.
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
Pour la ministre et par délégation :
La sous-directrice La sous-directrice de la politique
du financement des produits de santé et de la qualité
du système de soins, des pratiques et des soins,
C. DELPECH E. COHN
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice
du financement
du système de soins,
C. DELPECH

ANNEXE
(2 inscriptions)
1. Est inscrite sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux la spécialité suivante.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge ou au remboursement par l’assurance
maladie sont, pour la spécialité visée ci-dessous :
– le traitement local anti-inflammatoire et antibactérien de l’œil et de ses annexes dans les suites de la chirurgie
ophtalmologique ;
– le traitement local anti-inflammatoire et antibactérien de l’œil et de ses annexes dans les infections oculaires
avec composante inflammatoire à l’exclusion des conjonctivites infectieuses.
Code CIP Présentation

LACRYADEX (dexaméthasone, oxytétracycline) 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique, 10g en tube (B/1) (laboratoires HORUS
34009 302 637 2 3 PHARMA)
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2. Est inscrite sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux la spécialité suivante, pour
laquelle la participation de l’assuré est supprimée au titre du premier alinéa de l’article R. 160-8 du code de la
sécurité sociale.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge ou au remboursement par l’assurance
maladie sont, pour la spécialité visée ci-dessous, celles qui figurent à l’autorisation de mise sur le marché à la date
de publication du présent arrêté.
Code CIP Présentation

NIVESTIM 30 MU/0,5 ml (filgrastim), solution injectable ou pour perfusion, 0,5 ml en seringue pré-remplie (B/5) (laboratoires PHARMA
34009 495 016 2 5 LAB)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 20 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Arrêté du 17 mai 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques


agréées à l’usage des collectivités et divers services publics
NOR : TSSS2410263A

Le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et la ministre du travail,


de la santé et des solidarités,
Vu le code de la santé publique, notamment ses articles L. 5123-2, L. 5123-3 et D. 5123-4 ;
Vu le code de la sécurité sociale ;
Vu le code général des impôts, notamment l’article 281 octies ;
Vu les avis de la commission de la transparence,
Arrêtent :
Art. 1er. – La liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l’usage des collectivités et divers services publics
est modifiée conformément aux dispositions qui figurent en annexe.
Art. 2. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 17 mai 2024.
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
Pour la ministre et par délégation :
La sous-directrice La sous-directrice de la politique
du financement des produits de santé et de la qualité
du système de soins, des pratiques et des soins,
C. DELPECH E. COHN
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice
du financement
du système de soins,
C. DELPECH

ANNEXE
(2 inscriptions)
1. La spécialité pharmaceutique suivante est inscrite sur la liste des médicaments agréés à l’usage des
collectivités et divers services publics.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge par l’assurance maladie sont, pour la
spécialité visée ci-dessous :
– le traitement local anti-inflammatoire et antibactérien de l’œil et de ses annexes dans les suites de la chirurgie
ophtalmologique ;
– le traitement local anti-inflammatoire et antibactérien de l’œil et de ses annexes dans les infections oculaires
avec composante inflammatoire à l’exclusion des conjonctivites infectieuses.
Code CIP Présentation

34009 302 637 2 3 LACRYADEX (dexaméthasone, oxytétracycline) 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique, 10g en tube (B/1) (laboratoires HORUS
PHARMA)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 20 sur 132

2. La spécialité pharmaceutique suivante est inscrite sur la liste des médicaments agréés à l’usage des
collectivités et divers services publics.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge par l’assurance maladie sont, pour la
spécialité visée ci-dessous, celles qui figurent à l’autorisation de mise sur le marché à la date de publication du
présent arrêté.
Code CIP Présentation

34009 495 016 2 5 NIVESTIM 30 MU/0,5 ml (filgrastim), solution injectable ou pour perfusion, 0,5 ml en seringue pré-remplie (B/5) (laboratoires
PHARMA LAB)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 21 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Arrêté du 17 mai 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques


remboursables aux assurés sociaux
NOR : TSSS2411254A

Le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et la ministre du travail,


de la santé et des solidarités,
Vu le code de la santé publique ;
Vu le code de la sécurité sociale, notamment ses articles L. 162-17, R. 163-2 à R. 163-14 et R.160-8,
Arrêtent :
Art. 1 . – La liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux prévue au premier alinéa
er

de l’article L. 162-17 est modifiée conformément aux dispositions qui figurent en annexe.
Art. 2. – Le présent arrêté prend effet à compter du quatrième jour suivant la date de sa publication au Journal
officiel de la République française.
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 17 mai 2024.
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
Pour la ministre et par délégation :
La sous-directrice La sous-directrice de la politique
du financement des produits de santé et de la qualité
du système de soins, des pratiques et des soins,
C. DELPECH E. COHN
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice
du financement
du système de soins,
C. DELPECH

ANNEXE
PREMIÈRE PARTIE
(23 inscriptions)
1. Sont inscrites sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux les spécialités suivantes, pour
lesquelles la participation de l’assuré est supprimée au titre du premier alinéa de l’article R. 160-8 du code de la
sécurité sociale.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge ou au remboursement par l’assurance
maladie sont, pour les spécialités visées ci-dessous, celles qui figurent à l’autorisation de mise sur le marché à la
date de publication du présent arrêté.
Code CIP Présentation

34009 302 892 0 4 BOSUTINIB BIOGARAN 100 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN)

34009 302 892 2 8 BOSUTINIB BIOGARAN 400 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN)

34009 302 892 3 5 BOSUTINIB BIOGARAN 500 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 21 sur 132

Code CIP Présentation

34009 302 878 8 0 BOSUTINIB EG 100 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES EUROGENERICS)

34009 302 879 0 3 BOSUTINIB EG 400 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES EUROGENERICS)

34009 302 879 1 0 BOSUTINIB EG 500 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES EUROGENERICS)

2. Sont inscrites sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux les spécialités suivantes.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge ou au remboursement par l’assurance
maladie sont, pour les spécialités visées ci-dessous :
– chez les adultes avec hypercholestérolémie (familiale hétérozygote, homozygote ou non familiale) ou une
dyslipidémie mixte non contrôlée par un traitement bien conduit par une statine en monothérapie lorsque
l’utilisation d’une association est appropriée ;
– chez les patients recevant déjà de l’atorvastatine et de l’ézétimibe aux mêmes doses, dans le cadre d’un
traitement de substitution.
Code CIP Présentation

34009 302 862 4 1 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/10 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE)

34009 302 862 8 9 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/10 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE)

34009 302 863 2 6 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/20 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE)

34009 302 863 5 7 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/20 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE)

34009 302 863 8 8 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/40 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE)

34009 302 864 1 8 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/40 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE)

34009 302 864 5 6 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/80 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE)

34009 302 864 9 4 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/80 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE)

3. Sont inscrites sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux les spécialités suivantes.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge ou au remboursement par l’assurance
maladie sont, pour les spécialités visées ci-dessous, celles qui figurent à l’autorisation de mise sur le marché à la
date de publication du présent arrêté.
Code CIP Présentation

34009 302 496 6 6 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 200 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1) (laboratoires BIOGARAN)

34009 302 674 7 9 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1) (laboratoires BIOGARAN)

34009 302 674 8 6 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/2) (laboratoires BIOGARAN)

34009 302 674 9 3 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/4) (laboratoires BIOGARAN)

34009 302 496 5 9 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 80 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1) (laboratoires BIOGARAN)

34009 302 920 8 2 PAROXETINE TEVA SANTE 20 mg, comprimés pelliculés sécables (B/14) (laboratoires TEVA SANTE)

34009 302 767 1 6 PHLOROGLUCINOL VENIPHARM 160 mg, comprimés orodispersibles (B/5) (laboratoires VENIPHARM)

34009 302 774 3 0 URAPIDIL ZENTIVA LP 30 mg, gélules à libération prolongée en flacon (PEHD) (B/30) (laboratoires ZENTIVA FRANCE)

34009 302 774 7 8 URAPIDIL ZENTIVA LP 60 mg, gélules à libération prolongée en flacon (PEHD) (B/30) (laboratoires ZENTIVA FRANCE)

DEUXIÈME PARTIE
(Extension d’indication)
La prise en charge des spécialités ci-dessous est étendue à l’indication suivante :
– prise en charge globale du Trouble Déficitaire de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH) chez l’adulte,
lorsque des mesures correctives seules s’avèrent insuffisantes.
Le traitement doit être instauré et supervisé par un médecin spécialisé dans le traitement du TDAH, tel un
psychiatre pour adulte.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 21 sur 132

Code CIP Présentation

34009 302 709 9 8 METHYLPHENIDATE BIOGARAN LP 18 mg, comprimés à libération prolongée en flacon (B/28) (laboratoires BIOGARAN)

34009 302 710 1 8 METHYLPHENIDATE BIOGARAN LP 36 mg, comprimés à libération prolongée en flacon (B/28) (laboratoires BIOGARAN)

34009 302 710 2 5 METHYLPHENIDATE BIOGARAN LP 54 mg, comprimés à libération prolongée en flacon (B/28) (laboratoires BIOGARAN)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 22 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Arrêté du 17 mai 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques


agréées à l’usage des collectivités et divers services publics
NOR : TSSS2411255A

Le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et la ministre du travail,


de la santé et des solidarités,
Vu le code de la santé publique, notamment ses articles L. 5123-2, L. 5123-3 et D. 5123-4 ;
Vu le code de la sécurité sociale ;
Vu le code général des impôts, notamment son article 281 octies,

Arrêtent :
Art. 1 . – La liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l’usage des collectivités et divers services publics
er

est modifiée conformément aux dispositions qui figurent en annexe.


Art. 2. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 17 mai 2024.
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
Pour la ministre et par délégation :
La sous-directrice La sous-directrice de la politique
du financement des produits de santé et de la qualité
du système de soins, des pratiques et des soins,
C. DELPECH E. COHN
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice
du financement
du système de soins,
C. DELPECH

ANNEXE

PREMIÈRE PARTIE

(23 inscriptions)
1. Les spécialités pharmaceutiques suivantes sont inscrites sur la liste des médicaments agréés à l’usage des
collectivités et divers services publics.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge par l’assurance maladie sont, pour les
spécialités visées ci-dessous :
– chez les adultes avec hypercholestérolémie (familiale hétérozygote, homozygote ou non familiale) ou une
dyslipidémie mixte non contrôlée par un traitement bien conduit par une statine en monothérapie lorsque
l’utilisation d’une association est appropriée ;
– chez les patients recevant déjà de l’atorvastatine et de l’ézétimibe aux mêmes doses, dans le cadre d’un
traitement de substitution.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 22 sur 132

Code CIP Présentation

34009 302 862 4 1 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/10 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE)

34009 302 862 8 9 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/10 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE)

34009 302 863 2 6 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/20 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE)

34009 302 863 5 7 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/20 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE)

34009 302 863 8 8 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/40 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE)

34009 302 864 1 8 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/40 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE)

34009 302 864 5 6 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/80 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE)

34009 302 864 9 4 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/80 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE)

2. Les spécialités pharmaceutiques suivantes sont inscrites sur la liste des médicaments agréés à l’usage des
collectivités et divers services publics.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge par l’assurance maladie sont, pour les
spécialités visées ci-dessous, celles qui figurent à l’autorisation de mise sur le marché à la date de publication du
présent arrêté.
Code CIP Présentation

34009 302 892 0 4 BOSUTINIB BIOGARAN 100 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN)

34009 302 892 2 8 BOSUTINIB BIOGARAN 400 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN)

34009 302 892 3 5 BOSUTINIB BIOGARAN 500 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN)

34009 302 878 8 0 BOSUTINIB EG 100 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES EUROGENERICS)

34009 302 879 0 3 BOSUTINIB EG 400 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES EUROGENERICS)

34009 302 879 1 0 BOSUTINIB EG 500 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES EUROGENERICS)

34009 302 496 6 6 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 200 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1) (laboratoires BIOGARAN)

34009 302 674 7 9 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1) (laboratoires BIOGARAN)

34009 302 674 8 6 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/2) (laboratoires BIOGARAN)

34009 302 674 9 3 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/4) (laboratoires BIOGARAN)

34009 302 496 5 9 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 80 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1) (laboratoires BIOGARAN)

34009 302 920 8 2 PAROXETINE TEVA SANTE 20 mg, comprimés pelliculés sécables (B/14) (laboratoires TEVA SANTE)

34009 302 767 1 6 PHLOROGLUCINOL VENIPHARM 160 mg, comprimés orodispersibles (B/5) (laboratoires VENIPHARM)

34009 302 774 3 0 URAPIDIL ZENTIVA LP 30 mg, gélules à libération prolongée en flacon (PEHD) (B/30) (laboratoires ZENTIVA FRANCE)

34009 302 774 7 8 URAPIDIL ZENTIVA LP 60 mg, gélules à libération prolongée en flacon (PEHD) (B/30) (laboratoires ZENTIVA FRANCE)

DEUXIÈME PARTIE
(Extension d’indication)
La prise en charge des spécialités ci-dessous est étendue à l’indication suivante :
– prise en charge globale du Trouble Déficitaire de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH) chez l’adulte,
lorsque des mesures correctives seules s’avèrent insuffisantes.
Le traitement doit être instauré et supervisé par un médecin spécialisé dans le traitement du TDAH, tel un
psychiatre pour adulte.
Code CIP Présentation

34009 302 709 9 8 METHYLPHENIDATE BIOGARAN LP 18 mg, comprimés à libération prolongée en flacon (B/28) (laboratoires BIOGARAN)

34009 302 710 1 8 METHYLPHENIDATE BIOGARAN LP 36 mg, comprimés à libération prolongée en flacon (B/28) (laboratoires BIOGARAN)

34009 302 710 2 5 METHYLPHENIDATE BIOGARAN LP 54 mg, comprimés à libération prolongée en flacon (B/28) (laboratoires BIOGARAN)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 23 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Arrêté du 17 mai 2024 modifiant la liste des spécialités


pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux

NOR : TSSS2412754A

Le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et la ministre du travail,


de la santé et des solidarités,
Vu le code de la santé publique ;
Vu le code de la sécurité sociale, notamment ses articles L. 162-17 et R. 163-2 à R. 163-14 ;
Vu l’avis de la commission de la transparence du 10 janvier 2024 relatif à la spécialité CRYSVITA®, avis
communiqué au laboratoire concerné en application de l’article R. 163-16 du code de la sécurité sociale (CSS) et
consultable sur le site de la Haute Autorité de santé ;
Considérant qu’en application de l’article L. 162-17 du code de la sécurité sociale, l’inscription d’un
médicament sur la liste des spécialités remboursables aux assurés sociaux prévue au premier alinéa du même
article L. 162-17 « peut, au vu des exigences de qualité et de sécurité des soins mettant en œuvre ce médicament,
énoncées le cas échéant par la commission prévue à l’article L. 5123-3 du code de la santé publique [commission
de la transparence], être assortie de conditions concernant la qualification ou la compétence des prescripteurs,
l’environnement technique ou l’organisation de ces soins et d’un dispositif de suivi des patients traités » ;
Considérant que, dans son avis du 10 janvier 2024 susvisé, la commission de la transparence, en raison
notamment la complexité de la prise en charge de cette maladie rare ; recommande que les deux premières
injections de CRYSVITA® (burosumab) soient réalisées en milieu hospitalier et que les décisions d’instauration et
d’arrêts de traitement par CRYSVITA® (burosumab) soient prises après proposition documentée issue de réunion
de concertation pluridisciplinaire au sein des centres de référence et de compétence des maladies rares du
métabolisme du calcium et du phosphore, ainsi que des maladies rénales rares ;
Considérant que les ministres compétents ont décidé de suivre ces recommandations de la commission de la
transparence et donc de prévoir, pour les motifs susvisés retenus par la commission et sur le fondement des
dispositions précitées de l’article L. 162-17 du code de la sécurité sociale, que l’inscription de l’indication
concernée de la spécialité CRYSVITA® (burosumab) dans son indication « Traitement de l’hypophosphatémie liée
à l’X avec signes radiographiques d’atteinte osseuse chez les enfants âgés d’un an et plus et les adolescents en
phase de croissance osseuse » sur la liste des spécialités remboursables aux assurés sociaux soit assortie des
conditions de prescription susmentionnées et par ailleurs rappelées dans l’annexe au présent arrêté,

Arrêtent :
Art. 1er. – La liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux prévue au premier alinéa
de l’article L. 162-17 est modifiée conformément aux dispositions qui figurent en annexe.
Art. 2. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 17 mai 2024.


La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
Pour la ministre et par délégation :
La sous-directrice La sous-directrice de la politique
du financement des produits de santé et de la qualité
du système de soins, des pratiques et des soins,
C. DELPECH E. COHN
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 23 sur 132

Le ministre de l’économie, des finances


et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice
du financement
du système de soins,
C. DELPECH

ANNEXE
(Extension d’indication)
La prise en charge des spécialités ci-dessous est étendue à l’indication suivante :
– traitement de l’hypophosphatémie liée à l’X avec signes radiographiques d’atteinte osseuse chez les enfants
âgés d’un an et plus et les adolescents en phase de croissance osseuse.
En outre, la prise en charge de ces spécialités, dans cette indication, est subordonnée à :
– la réalisation des deux premières injections en milieu hospitalier ;
– des décisions d’instauration et d’arrêts de traitement prises après proposition documentée issue de réunion de
concertation pluridisciplinaire au sein des centres de référence et de compétence des maladies rares du
métabolisme du calcium et du phosphore, ainsi que des maladies rénales rares.
Code CIP Présentation

34009 301 452 1 0 CRYSVITA 10 mg (burosumab), solution injectable, flacon (verre) de 1 ml (B/1) (laboratoires KYOWA KIRIN PHARMA)

34009 301 452 2 7 CRYSVITA 20 mg (burosumab), solution injectable, flacon (verre) de 1 ml (B/1) (laboratoires KYOWA KIRIN PHARMA)

34009 301 452 3 4 CRYSVITA 30 mg (burosumab), solution injectable, flacon (verre) de 1 ml (B/1) (laboratoires KYOWA KIRIN PHARMA)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 24 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Arrêté du 17 mai 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques


agréées à l’usage des collectivités et divers services publics

NOR : TSSS2412755A

Le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et la ministre du travail,


de la santé et des solidarités,
Vu le code de la santé publique, notamment ses articles L. 5123-2, L. 5123-3 et D. 5123-4 ;
Vu le code de la sécurité sociale ;
Vu le code général des impôts, notamment l’article 281 octies ;
Vu l’avis de la commission de la transparence du 10 janvier 2024 relatif à la spécialité CRYSVITA®, avis
communiqué au laboratoire concerné en application de l’article R. 163-16 du code de la sécurité sociale (CSS) et
consultable sur le site de la Haute Autorité de santé ;
Considérant qu’en application de l’article L. 5123-2 du code de la santé publique, l’inscription d’un médicament
sur la liste des spécialités agréées à l’usage des collectivités et divers services publics mentionnée au même
article L. 5123-2 « peut, au vu des exigences de qualité et de sécurité des soins mettant en œuvre ce médicament,
énoncées le cas échéant par la commission prévue à l’article L. 5123-3 [commission de la transparence], être
assortie de conditions concernant la qualification ou la compétence des prescripteurs, l’environnement technique ou
l’organisation de ces soins et d’un dispositif de suivi des patients traités » ;
Considérant que, dans son avis du 10 janvier 2024 susvisé, la commission de la transparence, en raison
notamment la complexité de la prise en charge de cette maladie rare ; recommande que les deux premières
injections de CRYSVITA® (burosumab) soient réalisées en milieu hospitalier et que les décisions d’instauration et
d’arrêts de traitement par CRYSVITA® (burosumab) soient prises après proposition documentée issue de réunion
de concertation pluridisciplinaire au sein des centres de référence et de compétence des maladies rares du
métabolisme du calcium et du phosphore, ainsi que des maladies rénales rares ;
Considérant que les ministres compétents ont décidé de suivre ces recommandations de la commission de la
transparence et donc de prévoir, pour les motifs susvisés retenus par la commission et sur le fondement des
dispositions précitées de l’article L. 5123-2 du code de la santé publique, que l’inscription de l’indication
concernée de la spécialité CRYSVITA® (burosumab) dans son indication « Traitement de l’hypophosphatémie liée
à l’X avec signes radiographiques d’atteinte osseuse chez les enfants âgés d’un an et plus et les adolescents en
phase de croissance osseuse » sur la liste des spécialités agréées à l’usage des collectivités et divers services
publics soit assortie des conditions de prescription susmentionnées et par ailleurs rappelées dans l’annexe au
présent arrêté,

Arrêtent :
Art. 1er. – La liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l’usage des collectivités et divers services publics
est modifiée conformément aux dispositions qui figurent en annexe.
Art. 2. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 17 mai 2024.
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
Pour la ministre et par délégation :
La sous-directrice La sous-directrice de la politique
du financement des produits de santé et de la qualité
du système de soins, des pratiques et des soins,
C. DELPECH E. COHN
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 24 sur 132

Le ministre de l’économie, des finances


et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice
du financement
du système de soins,
C. DELPECH

ANNEXE
(Extension d’indication)
La prise en charge des spécialités ci-dessous est étendue à l’indication suivante :
– traitement de l’hypophosphatémie liée à l’X avec signes radiographiques d’atteinte osseuse chez les enfants
âgés d’un an et plus et les adolescents en phase de croissance osseuse.
En outre, la prise en charge de ces spécialités, dans cette indication, est subordonnée à :
– la réalisation des deux premières injections en milieu hospitalier ;
– des décisions d’instauration et d’arrêts de traitement prises après proposition documentée issue de réunion de
concertation pluridisciplinaire au sein des centres de référence et de compétence des maladies rares du
métabolisme du calcium et du phosphore, ainsi que des maladies rénales rares.
Code CIP Présentation

34009 301 452 1 0 CRYSVITA 10 mg (burosumab), solution injectable, flacon (verre) de 1 ml (B/1) (laboratoires KYOWA KIRIN PHARMA)

34009 301 452 2 7 CRYSVITA 20 mg (burosumab), solution injectable, flacon (verre) de 1 ml (B/1) (laboratoires KYOWA KIRIN PHARMA)

34009 301 452 3 4 CRYSVITA 30 mg (burosumab), solution injectable, flacon (verre) de 1 ml (B/1) (laboratoires KYOWA KIRIN PHARMA)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 25 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE LA JEUNESSE

Arrêté du 22 avril 2024 modifiant l’arrêté du 26 décembre 2022 portant délégation de pouvoirs des
ministres chargés de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports aux recteurs
d’académie et aux vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie et de
Polynésie française en matière de recrutement et de gestion de certains personnels stagiaires
et titulaires relevant des ministres chargés de l’éducation nationale, de la jeunesse et des
sports
NOR : MENH2405717A

La ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse, la ministre des sports et des jeux Olympiques et
Paralympiques et la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche,
Vu le code de l’éducation ;
Vu le code général de la fonction publique ;
Vu le décret no 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de
l’Etat ;
Vu l’arrêté du 26 décembre 2022 portant délégation de pouvoirs des ministres chargés de l’éducation nationale,
de la jeunesse et des sports aux recteurs d’académie et aux vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de
Nouvelle-Calédonie et de Polynésie française en matière de recrutement et de gestion de certains personnels
stagiaires et titulaires relevant des ministres chargés de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports,

Arrêtent :
Art. 1 . – Dans le titre de l’arrêté du 26 décembre 2022 susvisé, les mots : « stagiaires et titulaires » sont
er

supprimés.
Art. 2. – Le 18o du II de l’article 2 du même arrêté est remplacé par les dispositions suivantes :
« 18o Maintien en fonctions jusqu’à l’âge de soixante-dix ans prévu à l’article L. 556-1 du code général de la
fonction publique. »
Art. 3. – Le 14o du II de l’article 3 du même arrêté est remplacé par les dispositions suivantes :
« 14o Maintien en fonctions jusqu’à l’âge de soixante-dix ans prévu à l’article L. 556-1 du code général de la
fonction publique. »
Art. 4. – Après l’article 9 du même arrêté, il est inséré deux articles 9-1 et 9-2 ainsi rédigés :
« Art. 9-1. – Les recteurs d’académie et les vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie et
de Polynésie française reçoivent délégation de pouvoirs des ministres chargés de l’éducation nationale, de la
jeunesse et des sports pour le recrutement des agents contractuels appelés à exercer les fonctions dévolues aux
fonctionnaires mentionnés à l’article 1er du présent arrêté, affectés dans leurs services.
« Art. 9-2. – Les recteurs d’académie et les vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie et
de Polynésie française reçoivent délégation de pouvoirs des ministres chargés de l’éducation nationale, de la
jeunesse et des sports pour l’ensemble des actes de gestion des agents contractuels mentionnés à l’article 9-1 du
présent arrêté, prévus par le décret no 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux
agents contractuels de l’Etat, sauf pour les cas où l’avis du conseil médical supérieur est requis. »
Art. 5. – L’arrêté du 11 septembre 2003 portant délégation de pouvoirs aux recteurs d’académie et aux
directeurs académiques des services de l’éducation nationale agissant sur délégation du recteur d’académie, en
matière de recrutement et de gestion de certains agents non titulaires des services déconcentrés et des
établissements publics relevant du ministère chargé de l’éducation nationale est abrogé.
Art. 6. – Les recteurs d’académie et les vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie et de
Polynésie française sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au
Journal officiel de la République française.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 25 sur 132

Fait le 22 avril 2024.


La ministre de l’éducation nationale
et de la jeunesse,
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur général des ressources humaines,
B. MELMOUX-EUDE
La ministre des sports
et des jeux Olympiques et Paralympiques,
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur général des ressources humaines,
B. MELMOUX-EUDE
La ministre de l’enseignement supérieur
et de la recherche,
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur général des ressources humaines,
B. MELMOUX-EUDE
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 26 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET DE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE

Arrêté du 14 mai 2024 relatif aux volumes substituables individuels


pour certains vins d’appellation d’origine contrôlée de la récolte 2023
NOR : AGRT2403428A

Le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, le ministre de


l’agriculture et de la souveraineté alimentaire et le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics,
Vu le code de la consommation ;
Vu le code général des impôts ;
Vu le code rural et de la pêche maritime, notamment ses articles D. 645-7 et D. 645-15 ;
Vu la proposition du comité national des appellations d’origine relatives aux vins et aux boissons alcoolisées, et
des boissons spiritueuses de l’Institut national de l’origine et de la qualité du 30 novembre 2023,
Arrêtent :
Art. 1 . – Au titre de la récolte 2023, pour les appellations d’origine contrôlées figurant dans le tableau annexé
er

au présent arrêté, tout producteur peut, dans sa déclaration de récolte, déclarer en appellation d’origine contrôlée,
un volume substituable individuel supérieur au volume maximum autorisé pour l’année en cours, sans toutefois
dépasser les limites figurant dans ce même tableau.
Art. 2. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 14 mai 2024.
Le ministre de l’agriculture
et de la souveraineté alimentaire,
Pour le ministre et par délégation :
L’adjointe à la sous-directrice
des filières agroalimentaires,
A. GIREL-ZAJDENWEBER
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice des produits
et marchés agroalimentaires,
O. CLUZEL
Le ministre délégué auprès du ministre de l’économie,
des finances et de la souveraineté industrielle et numérique,
chargé des comptes publics,
Pour le ministre et par délégation :
Le chef de bureau des contributions indirectes
de la direction générale des douanes et droits indirects,
J. COUDRAY
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 26 sur 132

ANNEXE
Rendement
revendicable
Couleurs récolte 2023
APPELLATION D’ORIGINE CONTRÔLÉE R = rouge +
B = blanc Volume
RS = rosé Substituable Individuel
hl/ha

COMITÉ RÉGIONAL BOURGOGNE BEAUJOLAIS SAVOIE JURA

BEAUJOLAIS R 65

BEAUJOLAIS Rs 65

BEAUJOLAIS B 75

BEAUJOLAIS avec nom de commune R 63

BEAUJOLAIS avec nom de commune Rs 63

BEAUJOLAIS avec nom de commune B 73

BEAUJOLAIS SUPERIEUR R 63

BEAUJOLAIS VILLAGES R 63

BEAUJOLAIS VILLAGES Rs 63

BEAUJOLAIS VILLAGES B 73

BROUILLY R 59

CHENAS R 61

CHIROUBLES R 61

COTE DE BROUILLY R 59

FLEURIE R 61

JULIENAS R 61

MORGON R 61

REGNIE R 61

SAINT AMOUR R 61

BOURGOGNE R 66

BOURGOGNE suivi d’une dénomination géographique Hautes Côtes de Beaune R 66

BOURGOGNE suivi d’une dénomination géographique Hautes Côtes de Beaune Rs 66

BOURGOGNE suivi d’une dénomination géographique Hautes Côtes de Nuits R 66

BOURGOGNE suivi d’une dénomination géographique Hautes Côtes de Nuits Rs 66

BOURGOGNE suivi d’une dénomination géographique R 64

BOURGOGNE Passe-tout-grain R 66

COTEAUX BOURGUIGNONS R 66

MACON R 69

MACON Rs 69

MACON suivi d’une dénomination géographique R 65

MACON suivi d’une dénomination géographique Rs 65

COTE DE BEAUNE-VILLAGES R 58

CHOREY LES BEAUNE R 58


22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 26 sur 132

Rendement
revendicable
Couleurs récolte 2023
APPELLATION D’ORIGINE CONTRÔLÉE R = rouge +
B = blanc Volume
RS = rosé Substituable Individuel
hl/ha

CHAMBOLLE MUSIGNY R 54

CHAMBOLLE MUSIGNY avec mention premier cru R 52

GEVREY-CHAMBERTIN R 58

MARSANNAY R 58

VOUGEOT R 54

VOUGEOT B 59

VOUGEOT avec mention premier cru R 52

VOUGEOT avec mention premier cru B 57

COMITÉ RÉGIONAL VAL DE LOIRE CENTRE

CABERNET D’ANJOU Rs 67

ROSE D’ANJOU Rs 73

ROSE DE LOIRE Rs 66

CHINON B 69

CHINON R 67

CHINON Rs 67

TOURAINE R 66

TOURAINE Rs 66

TOURAINE gamay R 66

TOURAINE suivi de la dénomination géographique Chenonceaux B 65

COMITÉ RÉGIONAL AQUITAINE

BORDEAUX (sec) B 76

BORDEAUX (avec sucres résiduels) B 76

BORDEAUX suivi de la mention clairet Rs 70

BORDEAUX suivi de la mention rosé Rs 70

BORDEAUX suivi de la dénomination Haut-Benauge (sec) B 60

BORDEAUX suivi de la dénomination Haut-Benauge (avec reste de sucre) B 60

ENTRE-DEUX-MERS B 71

ENTRE-DEUX-MERS suivi de la dénomination Haut-Benauge B 71

COTES DE BORDEAUX R 65

COTES DE BORDEAUX suivi de la dénomination « Blaye » R 62

COTES DE BORDEAUX suivi de la dénomination « Blaye » B 65

COTES DE BORDEAUX suivi de la dénomination « Cadillac » R 62

COTES DE BORDEAUX suivi de la dénomination « Castillon » R 62

COTES DE BORDEAUX suivi de la dénomination « Francs » R 62


22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 26 sur 132

Rendement
revendicable
Couleurs récolte 2023
APPELLATION D’ORIGINE CONTRÔLÉE R = rouge +
B = blanc Volume
RS = rosé Substituable Individuel
hl/ha

COTES DE BORDEAUX suivi de la dénomination « Francs » (sec) B 67

COTES DE BORDEAUX suivi de la dénomination « Ste-Foy » R 62

COTES DE BORDEAUX suivi de la dénomination « Ste-Foy » (sec) B 67

COTES DE BORDEAUX-SAINT-MACAIRE (sec) B 60

COTES DE BOURG, BOURG OU BOURGEAIS R 64

COTES DE BOURG, BOURG OU BOURGEAIS B 70

GRAVES DE VAYRES R 64

GRAVES DE VAYRES (sec) B 72

MEDOC R 55

HAUT-MEDOC R 55

LISTRAC-MEDOC R 62

MOULIS OU MOULIS-EN-MEDOC R 63

PAUILLAC R 63

SAINT-ESTEPHE R 63

PESSAC-LEOGNAN R 60

PESSAC-LEOGNAN B 60

GRAVES R 65

GRAVES B 68

SAINT-EMILION R 65

SAINT-EMILION GRAND CRU R 55

LUSSAC SAINT-EMILION R 65

MONTAGNE-SAINT-EMILION R 65

PUISSEGUIN SAINT-EMILION R 65

SAINT-GEORGES-SAINT-EMILION R 65

POMEROL R 55

LALANDE-DE-POMEROL R 65

FRONSAC R 65

CANON FRONSAC R 65

COMITÉ RÉGIONAL SUD-OUEST

CAHORS R 55

COMITÉ RÉGIONAL VALLÉE DU RHONE

CÔTES DU RHÔNE B 60

CÔTES DU RHÔNE R 51

CÔTES DU RHÔNE Rs 51
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 26 sur 132

Rendement
revendicable
Couleurs récolte 2023
APPELLATION D’ORIGINE CONTRÔLÉE R = rouge +
B = blanc Volume
RS = rosé Substituable Individuel
hl/ha

CÔTES DU RHÔNE VILLAGES B 50

CÔTES DU RHÔNE VILLAGES R 46

CÔTES DU RHÔNE VILLAGES Rs 46

CÔTES DU RHÔNE VILLAGES suivi d’une dénomination B 45

CÔTES DU RHÔNE VILLAGES suivi d’une dénomination R 45

CÔTES DU RHÔNE VILLAGES suivi d’une dénomination Rs 45


22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 27 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET DE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE

Arrêté du 14 mai 2024 homologuant le cahier des charges


de l’indication géographique protégée « Côtes de la Charité »
NOR : AGRT2409934A

Le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, le ministre de


l’agriculture et de la souveraineté alimentaire et le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics,
Vu le règlement (UE) no 1308/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 portant
organisation commune des marchés des produits ;
Vu le code de la consommation ;
Vu le code général des impôts ;
Vu le code rural et de la pêche maritime, notamment le titre IV de son livre VI ;
Vu la proposition du comité national des indications géographiques protégées relatives aux vins et aux cidres de
l’Institut national de l’origine et de la qualité prise en séance du 6 décembre 2023,
Arrêtent :
Art. 1 . – Le cahier des charges de l’indication géographique protégée « Côtes de la Charité » est homologué.
er

Il est publié au Bulletin officiel du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire et peut être
consulté à l’adresse suivante : [Link]
4ba6-4d74-bb67-44bd764bb5f1.
Art. 2. – L’arrêté du 2 novembre 2011 modifié relatif à l’indication géographique protégée « Côtes de la
Charité » est abrogé.
Art. 3. – Le présent arrêté est publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 14 mai 2024.
Le ministre de l’agriculture
et de la souveraineté alimentaire,
Pour le ministre et par délégation :
L’adjointe à la sous-directrice
des filières agroalimentaires,
A. GIREL-ZAJDENWEBER
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice des produits
et marchés agroalimentaires,
O. CLUZEL
Le ministre délégué auprès du ministre de l’économie,
des finances et de la souveraineté industrielle et numérique,
chargé des comptes publics,
Pour le ministre et par délégation :
Le chef de bureau des contributions indirectes
de la direction générale des douanes et droits indirects,
J. COUDRAY
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 28 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET DE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE

Arrêté du 14 mai 2024 portant composition du comité de présélection ministériel pour


l’établissement de la liste des candidats présélectionnés pour être auditionnés par le comité
de sélection interministériel pour l’établissement de la liste d’aptitude d’accès au corps des
administrateurs de l’Etat
NOR : AGRS2411314A

Le ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire,


Vu le décret no 2021-1550 du 1er décembre 2021 portant statut particulier du corps des administrateurs de l’Etat,
notamment son article 4 ;
Vu l’arrêté du 18 octobre 2022 fixant les modalités de l’examen des titres professionnels et de l’établissement de
la liste d’aptitude d’accès au corps des administrateurs de l’Etat,
Arrête :
Art. 1 . – En application des dispositions de l’article 4 de l’arrêté du 18 octobre 2022 susvisé, six membres
er

sont nommés au sein du comité de présélection ministériel de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, pour
l’établissement de la liste d’aptitude interministérielle d’accès au corps des administrateurs de l’Etat :
– la secrétaire générale ou son représentant, en qualité de présidente ;
– le chef du service des ressources humaines ou son représentant ;
– M. Michel GOMEZ, inspecteur général d’appui aux personnes et aux structures ;
– M. Martial PINEAU, inspecteur général d’appui aux personnes et aux structures ;
– Mme Stéphanie FRUGERE, déléguée à l’encadrement supérieur ou son représentant ;
– Mme Anne CROZAT, présidente de section au Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des
espaces ruraux ;
– M. Cédric MONTESINOS, sous-directeur à la direction générale de l’enseignement et de la recherche ;
– M. Emmanuel BOUYER, conseiller référendaire à la Cour des comptes.
Art. 2. – L’arrêté du 19 juin 2023 portant composition du comité de présélection ministériel pour
l’établissement de la liste des candidats présélectionnés pour être auditionnés par le comité de sélection
interministériel pour l’établissement de la liste d’aptitude d’accès au corps des administrateurs de l’Etat
(NOR : AGRS2315974A) est abrogé.
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 14 mai 2024.
Pour le ministre et par délégation :
La secrétaire générale,
C. BIGOT-DEKEYZER
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 29 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE LA CULTURE

Arrêté du 30 avril 2024 modifiant l’arrêté du 11 mars 1993


portant création d’un comité d’histoire du ministère de la culture
NOR : MICB2411391A

La ministre de la culture,
Vu le décret no 2009-1393 du 11 novembre 2009 modifié relatif aux missions et à l’organisation de
l’administration centrale du ministère de la culture ;
Vu l’arrêté du 11 mars 1993 modifié portant création d’un comité d’histoire du ministère chargé de la culture,
Arrête :
Art. 1 . – Après l’article 6 de l’arrêté du 11 mars 1993 susvisé, il est inséré un article 6-1 ainsi rédigé :
er

« Art. 6-1. – Le secrétariat du comité est assuré par le secrétariat général du ministère de la culture. »
Art. 2. – Le secrétaire général est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de
la République française.
Fait le 30 avril 2024.
RACHIDA DATI
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 30 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE LA CULTURE

Arrêté du 7 mai 2024 portant approbation de la convention constitutive du groupement


d’intérêt public dénommé « Mission de préfiguration MansA-Maison des mondes Africains »
NOR : MICB2406074A

La ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse, la ministre de la culture, le ministre de l’Europe et des


affaires étrangères, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche et le ministre délégué auprès du
ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics,
Vu la loi no 2011-525 du 17 mai 2011 modifiée de simplification et d’amélioration de la qualité du droit,
notamment son chapitre II ;
Vu le décret no 2012-91 du 26 janvier 2012 modifié relatif aux groupements d’intérêt public ;
Vu l’arrêté du 23 mars 2012 pris en application de l’article 3 du décret no 2012-91 du 26 janvier 2012 relatif aux
groupements d’intérêt public ;
Vu la convention constitutive du groupement d’intérêt public « Mission de préfiguration MansA-Maison des
mondes Africains » en date du 28 février 2024,
Arrêtent :
Art. 1 . – La convention constitutive du groupement d’intérêt public « Mission de préfiguration MansA-
er

Maison des mondes Africains » est approuvée.


Art. 2. – La convention constitutive, dont les extraits sont publiés en annexe du présent arrêté, peut être
consultée au ministère de la culture ou au ministère des affaires étrangères.
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 7 mai 2024.
La ministre de la culture,
RACHIDA DATI
La ministre de l’éducation nationale
et de la jeunesse,
NICOLE BELLOUBET
Le ministre de l’Europe
et des affaires étrangères,
STÉPHANE SÉJOURNÉ
La ministre de l’enseignement supérieur
et de la recherche,
SYLVIE RETAILLEAU
Le ministre délégué auprès du ministre de l’économie,
des finances et de la souveraineté industrielle et numérique,
chargé des comptes publics,
THOMAS CAZENAVE
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 30 sur 132

ANNEXE
EXTRAITS DE LA CONVENTION CONSTITUTIVE DU GROUPEMENT D’INTÉRÊT PUBLIC

TITRE PREMIER
CONSTITUTION
Article 1er
Constitution et dénomination
Il est constitué entre les personnes désignées à l’article 5 un groupement d’intérêt public (GIP) régi par le
chapitre II de la loi no 2011-525 du 17 mai 2011 de simplification et d’amélioration de la qualité du droit, par ses
décrets d’application et par la présente convention.
La dénomination du groupement est : Mission de préfiguration de MansA-Maison des mondes Africains.
Article 2
Objet et compétence territoriale
2.1. Le groupement d’intérêt public a pour objet
la préfiguration de MansA-Maison des mondes Africains
Pour ce faire, il a notamment pour mission de :
– élaborer une proposition de projet pour MansA-Maison des mondes Africains ;
– identifier le futur lieu et mettre en œuvre toutes les actions nécessaires à l’installation du GIP sur ce lieu ;
– assumer les responsabilités inhérentes à l’occupation des futurs locaux (maîtrise d’ouvrage des travaux
d’aménagement nécessaires, exploitation technique, maintenance générale du lieu) ;
– élaborer le budget de la future structure ;
– concevoir une programmation pluridisciplinaire et déployer les activités temporaires dans des établissements
partenaires, qui seront constitués en réseau ;
– impulser des actions de mobilisations des jeunesses françaises et africaines pour faire de MansA le carrefour
de leurs rencontres et une plate-forme de projets ;
– assurer la communication et les relations publiques et institutionnelles ;
– porter une MansA-Maison des mondes Africains, virtuelle, dont il faudra concevoir le dimensionnement,
assurer le lancement et l’animation ;
– rechercher du mécénat ;
– développer toutes formes de partenariats (institutionnels, publics, privés, artistiques, économiques,
associatifs…) autour d’une démarche partagée.

2.2. Le champ d’intervention du GIP est principalement le territoire national tout en intégrant,
dans son plaidoyer comme dans ses actions, l’étranger
Article 3
Siège
Le siège du groupement est fixé au ministère de la culture, 182, rue Saint-Honoré, 75001 Paris.
Il peut être transféré en tout autre lieu par décision de l’assemblée générale.
Article 4
Durée
Le groupement est constitué pour une durée de 4 ans à compter de la publication de l’arrêté d’approbation au
Journal officiel de la République française. Il peut être prolongé par décision de l’assemblée générale. Cette
décision fera l’objet d’un avenant à la convention constitutive.
Le GIP jouit de la personnalité morale de droit public à compter de la publication de l’arrêté d’approbation au
Journal officiel de la République française.
Article 5
Membres du GIP
Le GIP distingue le collège des membres fondateurs du collège des membres adhérents.
Le GIP est constitué entre les membres fondateurs suivants regroupés en collèges :
– l’Etat, représenté par le ministre chargé de la culture ou son représentant, le ministre chargé de l’Europe et des
affaires étrangères ou son représentant, le ministre chargé de l’éducation et de la jeunesse ou son représentant
et le ministre chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche ou son représentant ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 30 sur 132

– le Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou (SIREN 180 046 021), établissement public à
caractère administratif représenté par la personne assurant sa présidence ;
– l’Institut français (SIREN 529 715 922), établissement public à caractère industriel et commercial, représenté
par la personne assurant sa présidence ;
– le collège des membres adhérents du GIP à la date de signature de la présente convention est constitué des
membres suivants :
– France Volontaires (SIREN 130 030 588), groupement d’intérêt public, 6, rue Truillot, 94200 Ivry-sur-
Seine ;
– Agence française de développement (SIREN 775 665 599), établissement public industriel et commer­
cial, 5, rue Roland-Barthes, 75012 Paris ;
– BPI France (SIREN 320 252 489), société anonyme, 27-31, avenue du Général-Leclerc, 94710 Maisons-
Alfort Cedex.
Le GIP peut accueillir de nouveaux membres, dans les conditions prévues à l’article 8.
Article 6
Droits statutaires
Les membres du groupement participent aux décisions de l’assemblée générale en étant répartis au sein de l’un
des deux collèges :
Le collège des membres fondateurs qui détient 76 % des droits de vote dont :
– pour l’Etat : 51 % ;
– pour le Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou : 12,5 % ;
– pour l’Institut Français : 12,5 %.
Le collège des adhérents qui détient 24 % des droits de vote répartis à parts égales entre chaque membre du
collège.
Article 7
Obligations statutaires - Règles de responsabilité
des membres entre eux et à l’égard des tiers.
7.1. Contributions des membres
Le montant de la contribution statutaire des membres est arrêté chaque année par décision de l’Assemblée
générale.
Les contributions statutaires des membres du groupement peuvent être :
– des contributions financières ;
– des contributions non financières sous la forme notamment de mise à disposition sans contrepartie financières
de personnels, de locaux ou d’équipements. Elles font alors l’objet d’une évaluation établie entre le directeur
et le membre et validée par l’assemblée générale.
Les contributions financières, les mises à disposition sans contrepartie financières et les subventions de
fonctionnement ou d’investissement qu’un membre peut verser, le cas échéant, au groupement au-delà de sa
contribution statutaire ne sont pas regardées comme des contributions statutaires.

7.2. Obligations des membres à l’égard des tiers et entre eux


Sauf convention particulière, les membres ne sont pas tenus envers les tiers des engagements du groupement. Ils
ne sont pas solidaires à l’égard des tiers.
La contribution des membres aux dettes du groupement est déterminée à raison de leurs contributions statutaires
aux charges du groupement. Le nouveau membre n’est tenu que des dettes échues à compter de son admission, au
prorata de sa contribution aux charges du groupement.
En cas de retrait ou d’exclusion, et sauf décision contraire de l’assemblée générale, prise à la majorité qualifiée,
moins le membre concerné, un membre est responsable des dettes du groupement, échues à la date à du retrait ou
de l’exclusion, à raison de ses contributions statutaires aux charges.
Dans leur rapport entre eux, les membres sont tenus des obligations du groupement à proportion de leurs droits
statutaires.
Article 8
Adhésion, retrait, exclusion
Toute modification de la liste des membres du GIP entraîne une modification de la convention constitutive par
voie d’avenant soumise à l’approbation de l’Etat.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 30 sur 132

8.1. Adhésion
Au cours de son existence, le groupement peut accepter l’adhésion de nouveaux membres, par décision de
l’assemblée générale dans les conditions de majorité qualifiée.
Tout nouveau membre est réputé adhérer aux dispositions de la présente convention, ainsi qu’à toutes les
décisions déjà prises par les instances du groupement et qui s’appliquent à ses membres.
Les nouveaux membres intégreront le collège des adhérents prévu à l’article 5.

8.2. Retrait
En cours d’exécution de la convention, tout membre peut se retirer du groupement à l’expiration d’un exercice
budgétaire, sous réserve qu’il ait notifié sa volonté de se retirer du GIP trois (3) mois avant la fin de l’exercice. Le
retrait prend effet au dernier jour de l’exercice en cours, sous réserve de modification de la convention constitutive.
Tout membre qui se retire doit s’acquitter de ses obligations envers le groupement résultant des décisions
antérieures à son retrait, et notamment de toutes les sommes dues par lui au titre de l’exercice en cours. Il demeure
responsable envers les créanciers du groupement des obligations nées antérieurement à son départ et non
acquittées.

8.3. Exclusion
L’exclusion d’un membre peut être prononcée par l’assemblée générale, en cas d’inexécution de ses obligations
ou pour faute grave. Le membre concerné est entendu au préalable.
La décision d’exclusion est notifiée au membre concerné par lettre recommandée avec accusé de réception.
L’exclusion prend effet au jour de la réception par le membre exclu de la lettre recommandée.
Les modalités, notamment financières, de cette exclusion doivent avoir reçu l’accord de l’assemblée générale,
lors d’un vote à la majorité qualifiée.
TITRE II
FONCTIONNEMENT
Article 9
Capital
Le groupement est constitué sans capital.
L’activité du groupement ne donne pas lieu au partage des bénéfices. Les éventuels excédents annuels peuvent
faire l’objet d’une affectation en conformité avec les règles comptables en vigueur.
Article 10
Ressources du groupement
Les ressources du groupement comprennent :
– les contributions statutaires ;
– les subventions ;
– les produits des biens propres ou mis à leur disposition, la rémunération des prestations et les produits de la
propriété intellectuelle ;
– les ressources d’origine contractuelle à l’exception des emprunts ;
– les dons et legs.
Article 11
Régime applicable aux personnels du GIP et son directeur
Les personnels du groupement et son directeur sont soumis au régime défini par le décret no 2013-292
du 5 avril 2013 relatif au régime de droit public applicable aux personnels des groupements d’intérêt public.
Ces personnels peuvent être détachés par les membres du groupement sur contrat pour une durée maximale de
trois ans, renouvelable une fois par reconduction expresse, conformément à leur statut et aux règles générales de la
fonction publique.
Les modalités de rémunération des personnels sont fixées par l’assemblée générale sur proposition du directeur.
Article 12
Propriété des équipements, des logiciels et des locaux
Les biens acquis ou développés en commun par les membres dans le cadre des activités du GIP appartiennent au
groupement. En cas de dissolution du groupement, ils sont dévolus à d’autres personnes conformément aux règles
établies à l’article 20.
Les biens mis à disposition du GIP par les membres ou par d’autres personnes demeurent leur propriété. En cas
de dissolution du GIP, ils sont remis à leur disposition.
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Article 13
Gestion budgétaire et comptable
Le GIP est soumis aux règles de la comptabilité publique. Les dispositions des titres I et III du décret
no 2012-1246 du 7 novembre 2012, y compris celles relatives à la comptabilité budgétaire, sont applicables au
groupement, à l’exclusion des articles relatifs au contrôle budgétaire (articles 220 à 228), en vertu de l’article 229
de ce même décret.
Le budget initial et le, cas échéant, les budgets rectificatifs, sont présentés par le directeur du groupement et
approuvé par l’assemblée générale dans les conditions prévues au titre III du décret précité.
L’exercice budgétaire commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre de l’année civile.
Un règlement financier, adopté par l’assemblée générale, précise les autres règles relatives à la préparation, à
l’adoption et à la présentation du budget initial et des budgets rectificatifs.
Les achats de fournitures, services et travaux du groupement sont soumis au code de la commande publique.

TITRE III
ORGANISATION, ADMINISTRATION ET REPRÉSENTATION DU GIP
Article 14
Assemblée générale
14.1. L’assemblée générale est composée de l’ensemble des membres du groupement
Les représentants des membres du groupement à l’assemblée générale et leurs suppléants sont désignés par les
autorités compétentes ou par les assemblées délibérantes de ces membres dans le respect des règles et statuts qui
leur sont propres.
L’assemblée générale élit en son sein un président et un vice-président ou des coprésidents.
Le nombre de voix de chaque membre est proportionnel à ses droits statutaires, tels que définis à l’article 6.
L’assemblée générale est réunie au moins une fois par an sur convocation de la personne ou des personnes qui en
exercent la présidence. La réunion de l’assemblée générale est de droit si elle est demandée par au moins un quart
des membres ou par un ou plusieurs membres détenant conjointement au moins 25 % des droits statutaires.
L’assemblée générale peut être réunie en visioconférence ou en audioconférence.
L’assemblée générale est convoquée vingt jours au moins à l’avance. Ce délai est réduit à cinq jours en cas
d’urgence. La convocation indique l’ordre du jour et le lieu de réunion.
Le vote par procuration est autorisé, dans la limite de deux pouvoirs par personne.
L’assemblée générale délibère valablement si les membres présents ou représentés détiennent au moins
conjointement deux tiers des droits statutaires tels que définis à l’article 6 de la présente convention. Si la réunion
ne peut se tenir valablement, les membres sont convoqués pour une nouvelle réunion dans un délai qui ne peut être
supérieur à un mois. Les délibérations sont alors valables quels que soient les droits détenus par les membres
présents ou représentés.
Les décisions de l’assemblée générale sont adoptées à la majorité simple, sauf stipulations contraires de la
présente convention. La majorité qualifiée exige deux tiers des voix au moins.
Les délibérations de l’assemblée générale font l’objet de procès-verbaux, qui sont signés par son président ou ses
coprésidents, ou le cas échéant son vice-président, et adressés à l’ensemble des membres.
Le directeur du groupement, son adjoint et l’agent comptable assistent, avec voix consultative, aux séances de
l’assemblée générale.

14.2. Sont de la compétence de l’assemblée générale


o
1 Toute modification de la convention constitutive ;
2o Le renouvellement de la convention ;
3o La dissolution anticipée du groupement et ses modalités, notamment financières ;
4o Les mesures nécessaires à sa liquidation ;
5o La transformation du groupement en une autre structure ;
6o L’admission de nouveaux membres, y compris des membres du comité scientifique ;
7o L’exclusion d’un membre et ses modalités financières ;
8o La fixation des modalités, notamment financières, du retrait d’un membre du groupement ;
9o L’autorisation des prises de participation ;
10o L’association du GIP à d’autres structures ;
11o Les règles relatives au fonctionnement du groupement ;
12o La fixation des contributions des membres ;
13o L’élaboration du projet pour MansA- Maison des mondes Africains pour lequel l’assemblée générale
conserve un pouvoir d’orientation ;
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14o L’adoption du programme annuel prévisionnel d’activités et du budget correspondant, y compris, le cas
échéant, les prévisions d’engagement de personnel ;
15o L’adoption du budget et de ses modifications ;
16o L’approbation des comptes de chaque exercice et l’affectation des résultats ;
17o L’adoption du règlement intérieur et du règlement financier du groupement ;
18o La nomination du directeur du groupement ;
19o Les modalités de rémunérations du directeur, ainsi que les modalités, proposées par le directeur, de
rémunération des autres personnels du groupement ;
20o L’autorisation des transactions ;
21o Les principales décisions d’ordre bâtimentaire, notamment les acquisitions, les prises à bail et les décisions
relatives à la maîtrise d’ouvrage et à la passation des marchés relatifs aux études ou aux travaux ;
22o La nomination du liquidateur, la détermination des règles relatives à sa rémunération, ses attributions et
l’étendue de ses pouvoirs ;
23o La fixation des orientations du GIP en ce compris les objectifs scientifiques et culturels.
Dans les matières énumérées aux 1o, 2o, 3o, 4o, 5o, 6o, 7o, 8o, 9o, 10o, 11o, 12o, 14o, 15o et 17o du présent article, les
décisions de l’assemblée générale ne peuvent être prises qu’à la majorité qualifiée.
Article 15
Directeur du groupement
Le directeur du GIP est nommé par l’assemblée générale pour une durée de quatre ans, renouvelable.
Ses modalités de rémunération sont arrêtées par l’assemblée générale, sur proposition de son président ou de ses
coprésidents, et dans le respect du régime applicable au personnel du GIP prévu à l’article 11 de la présente
convention.
Le directeur assure le fonctionnement du groupement sous l’autorité de l’assemblée générale et dans les
conditions fixées par celui-ci.
A cet effet,
– il convoque l’assemblée générale, fixe l’ordre du jour et les résolutions ;
– il structure l’activité et le fonctionnement du GIP et a autorité sur les personnels du groupement ;
– il est ordonnateur des recettes et des dépenses du groupement ;
– il veille aux équilibres budgétaires et financiers du groupement ;
– il propose à l’assemblée générale les modalités de rémunération des personnels ;
– il signe tous les contrats de travail et toutes les conventions ;
– il signe les transactions après autorisation de l’assemblée générale ;
– il représente le GIP en justice et dans les actes de la vie civile ;
– une fois par an, il soumet à l’assemblée générale un rapport d’activité du groupement.
En fonction des choix stratégiques :
– il met en œuvre les décisions de l’assemblée générale en sa qualité de responsable exécutif du GIP ;
– il élabore le projet de budget nécessaire à leur mise en œuvre ;
– il rend compte au président ou aux coprésidents de l’assemblée générale et aux organes délibérants de
l’activité du GIP, notamment à partir d’indicateurs prédéterminés.
Dans les rapports avec les tiers, le directeur du groupement engage le groupement par tout acte entrant dans son
objet.
Il peut déléguer sa signature aux agents placés sous son autorité dans le respect de ses attributions.
En cas de vacance, l’assemblée générale procède à une nouvelle désignation, selon les règles énoncées au
premier alinéa du présent article et dans les meilleurs délais.
Durant cette période de vacance, un membre du personnel du GIP est désigné à la majorité simple par
l’assemblée générale pour assurer l’intérim de la direction.
Article 16
Comité scientifique
Le groupement est doté d’un conseil scientifique et culturel composé de 15 à 20 personnalités qualifiées,
françaises ou étrangères, nommées par l’assemblée générale. Les membres du comité sont nommés pour une durée
de 2 ans par l’assemblée générale. Leurs fonctions sont renouvelables une fois.
Le comité élit parmi ses membres, à la majorité simple, un président, pour deux ans renouvelables une fois.
Le président du comité travaille en lien étroit avec le président ou les coprésidents de l’assemblée générale et le
directeur du groupement. Il assiste avec voix consultative aux réunions de l’assemblée générale. Il arrête l’ordre du
jour et convoque le comité au moins une fois par an en réunion plénière. Le président du comité pourra, le cas
échéant, désigner un membre du comité pour le remplacer en cas d’empêchement.
Le comité est consulté sur les objectifs scientifiques et culturels, le projet scientifique et culturel, la
programmation culturelle, les actions de préfiguration avant soumission à l’assemblée générale. Ses avis et
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recommandations sont communiqués à l’assemblée générale, au directeur du groupement. Il aide également le


groupement à tisser des liens avec la communauté scientifique et le monde de la culture, au niveau national et
international.
Il pourra, en tant que de besoin, se réunir en sous-comités.
Les membres du comité agissant à titre bénévole, ils ne pourront prétendre à aucune rémunération. Les frais
résultant de leur mission pourront toutefois être remboursés sur justificatifs, après autorisation du directeur du
groupement.
Les membres du comité s’engagent à respecter les principes d’impartialité, d’indépendance et d’intégrité.
Ils ne devront pas user de leur autorité, de leur position ou de leur fonction pour en retirer un avantage personnel.
Plus particulièrement, il s’agit de ne pas solliciter ou accepter quoi que ce soit ayant une valeur matérielle, sous
quelque forme que ce soit, ou d’en tirer avantage, de quelque manière que ce soit, soit en personne, soit
indirectement par l’intermédiaire de proches parents ou associés.
Les membres du comité s’engagent à signaler tout conflit d’intérêt susceptible d’entacher l’impartialité de leur
action et, si tel est le cas, à s’abstenir de participer aux délibérations concernées.

TITRE IV
DISPOSITIONS DIVERSES

Article 17
Productions du GIP
Les productions du GIP sont protégées par la propriété intellectuelle, plus particulièrement par les règles
applicables aux droits d’auteur et aux marques, telles que prévues par le code de la propriété intellectuelle.

17.1. Publication et droits d’accès


Chacun des membres s’engage à communiquer aux autres membres toutes les informations nécessaires à
l’exécution des travaux en commun ainsi que celles qu’il détient ou viendrait à obtenir au cours des dits travaux.
Les membres du Groupement s’interdisent de diffuser ou de communiquer à des tiers les informations désignées
comme confidentielles et de donner des accès aux ressources numériques dont l’usage leur est réservé.

17.2. Cessions de droits


Sauf convention particulière, les créations, qu’il s’agisse de logiciels, savoir-faire, dossiers techniques, etc.
provenant d’études ou de réalisations effectuées dans le cadre du Groupement demeurent la propriété exclusive de
ce dernier. A cet effet, les auteurs de l’un ou l’autre des éléments ci-dessus cèderont expressément par contrat au
Groupement les droits d’exploitation sur leurs créations conformément aux règles prévues par le code de la
propriété intellectuelle.
Aucun membre du Groupement ne peut conférer à quiconque un droit d’accès, d’usage, d’exploitation, de
diffusion ou de référencement des ressources sans l’accord exprès de ses instances.

TITRE V
LIQUIDATION DU GIP

Article 18
Dissolution
Le groupement est dissous par :
1o Décision des deux tiers des membres de l’assemblée générale ;
2o Décision de l’autorité administrative qui a approuvé la convention constitutive, notamment en cas d’extinction
de l’objet ;
3o Par l’arrivée du terme de la convention constitutive si elle n’est pas renouvelée.
La dissolution du groupement entraîne sa liquidation, mais la personnalité morale du groupement subsiste pour
les besoins de celle-ci.
Les membres du groupement restent tenus par leurs obligations jusqu’à l’extinction du dernier contrat.

Article 19
Liquidation
L’assemblée générale nomme un liquidateur et détermine les règles relatives à leur rémunération. Les
attributions et l’étendue des pouvoirs du liquidateur sont fixées par l’assemblée générale.
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Article 20
Dévolution des actifs
Après paiement des dettes et, le cas échéant, remboursement du capital ou reprise des apports, l’excédent d’actif
est attribué à un ou plusieurs bénéficiaires conformément aux décisions prises par l’assemblée générale du
groupement, à l’exception des éventuels éléments de propriété intellectuelle qui seront rétrocédés aux membres du
groupement les ayant apportés.
Article 21
Condition suspensive
La présente convention est conclue sous réserve de son approbation et de sa publication par les autorités
compétentes dans les conditions prévues par le décret no 2012-91 du 26 janvier 2012 relatif aux groupements
d’intérêt public.
Article 22
Conciliation et compétence juridictionnelle
En cas de désaccord quant à l’interprétation ou l’exécution de la présente convention, les membres s’engagent à
recourir préalablement avant tout recours contentieux à une procédure de conciliation amiable. Le futur règlement
intérieur et financier en précisera les modalités.
En cas d’échec de cette procédure amiable, la partie la plus diligente pourra saisir le tribunal administratif de
Paris d’un recours dans les formes prévues par le code de justice administrative.
Fait à Paris, le 28 février 2024, en neuf exemplaires.
Pour l’Etat : Pour les autres membres :
Pour le ministre de l’Europe Pour le Centre national d’art
et des affaires étrangères : et de culture Georges-Pompidou :
Le directeur général de la mondialisation, Le président,
A. LECHEVALLIER L. LE BON
Pour la ministre de la culture : Pour l’Institut français :
Le secrétaire général, La présidente,
L. ALLAIRE E. NGUYEN BINH
Pour la ministre de l’éducation nationale Pour l’Agence française de développement :
et de la jeunesse Le directeur général,
et pour la ministre de l’enseignement supérieur R. RIOUX
et de la recherche : Pour le GIP France Volontaires :
Le secrétaire général, Le directeur général,
T. LE GOFF Y. DELAUNAY
Pour BPI France :
Le directeur général,
N. DUFOURCQ
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Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE LA CULTURE

Arrêté du 17 mai 2024


relatif à l’insaisissabilité de biens culturels
NOR : MICC2413255A

Par arrêté de la ministre de la culture et du ministre de l’Europe et des affaires étrangères en date du 17 mai 2024,
les biens culturels suivants :
– Mosaïque pariétale représentant un navire dans un port (fac-simile moderne d’une mosaïque romaine,
l’originale est conservée aux musées Capitolins), 1936, plâtre, 206 × 194 × 10 cm, inv. : MCR 983 ;
– Bas-relief représentant une scène de déchargement d’un navire (fac-simile moderne d’un bas-relief romain
appartenant à la collection Torlonia), vers 1930, plâtre, 36 × 46 × 6 cm, inv. : MCR 3666,
appartenant au musée Museo della Civiltà Romana, Rome, Italie,
prêtés à l’exposition « ESCALE EN MÉDITERRANÉE ROMAINE, LES PORTS ANTIQUES DE
NARBONNE » organisée et présentée au musée Narbo Via, Narbonne, du 13 juin 2024 au 5 janvier 2025, sont
insaisissables pendant la période de leur prêt à la France du 24 mai 2024 au 8 janvier 2025, en application des
dispositions de l’article 61 de la loi no 94-679 du 8 août 1994 modifiée, portant diverses dispositions d’ordre
économique et financier.
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Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DES ARMÉES

Arrêté du 14 mai 2024 relatif à la protection des sources de rayonnements ionisants


contre les actes de malveillance pour le périmètre de responsabilité du ministre de la défense
NOR : ARMM2413225A

Le ministre des armées,


Vu le code de la santé publique, notamment le chapitre III du titre III du livre III de sa première partie ;
Vu le code de la défense, notamment ses articles L. 1333-2, L. 1333-3, R. 1332-4 et R.* 1411-11-11 ;
Vu le décret no 2021-170 du 17 février 2021 portant autorisation d’un traitement automatisé de données à
caractère personnel dénommé « FL@SH EVENT » ;
Vu l’arrêté du 29 novembre 2019 relatif à la protection des sources de rayonnements ionisants et lots de sources
radioactives de catégories A, B, C et D contre les actes de malveillance ;
Vu l’arrêté du 19 avril 2021 fixant les dispositions applicables en matière de prévention des risques d’exposition
aux rayonnements ionisants au ministère de la défense ;
Vu l’arrêté du 9 août 2021 portant approbation de l’instruction générale interministérielle no 1300 sur la
protection du secret de la défense nationale ;
Vu l’avis no 2023-AV-0435 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 12 décembre 2023 sur le projet d’arrêté relatif à
la protection des sources de rayonnements ionisants contre les actes de malveillance pour le périmètre de
responsabilité du ministre des armées,
Arrête :
CHAPITRE Ier
DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Art. 1 . – I. – Le présent arrêté définit les dispositions techniques et organisationnelles de protection des
er

sources de rayonnements ionisants et lots de sources radioactives contre les actes de malveillance que doit prendre
le responsable d’une activité nucléaire mentionnée à l’article L. 1333-1 du code de la santé publique, pour le champ
d’application défini à l’article 2.
Un acte de malveillance entendu au sens de l’annexe 13-7 du code de la santé publique est défini comme un vol,
un détournement, une détérioration volontaire d’une source de rayonnements ionisants ou tout autre acte visant à
causer intentionnellement des risques ou inconvénients pour les intérêts mentionnés à l’article L. 1333-7 du code
de la santé publique.
Pour la justification du niveau de protection devant figurer dans la demande mentionnée à l’article 7, l’acteur
malveillant sera considéré comme amateur, non armé, dont le but est de :
– faciliter ou viser le vol ou le détournement de sources de rayonnements ionisants ;
– faciliter ou viser à produire des dommages.
Il pourra, le cas échéant, agir par malveillance interne en disposant de droits d’accès légitimes.
II. – Les dispositions du présent arrêté concernent les sources de rayonnements ionisants et lots de sources
radioactives de catégories A, B, C et D tels que définis à l’annexe 13-7 du code de la santé publique. Pour les
sources de catégorie D, seules les exigences fixées au chapitre Ier, aux articles 7, 15 et 16 et au chapitre VI du
présent arrêté sont applicables.
Pour les sources scellées et matériels contenant des peintures radioluminescentes, ces dispositions s’appliquent
que le matériel soit en service, en attente de reprise ou d’évacuation.
Les dispositions du présent arrêté ne s’appliquent pas :
– aux sources de rayonnements ionisants dont l’activité ou l’activité massique est inférieure aux valeurs limites
d’exemption fixées respectivement aux deuxième et troisième colonnes du tableau 2 de l’annexe 13-8 à la
première partie du code de la santé publique ;
– aux sources de rayonnements ionisants qui sont des matières nucléaires au sens de l’article L. 1333-1 du code
de la défense.
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III. – La catégorie d’une source de rayonnements ionisants ou d’un lot de sources radioactives est établie
conformément à l’article R. 1333-14 du code de la santé publique. Si un doute existe quant au caractère scellé ou
non scellé de la source radioactive, les dispositions à mettre en œuvre sont celles qui s’appliqueraient en
considérant que cette source est scellée.
Art. 2. – En application des IV et VI de l’article L. 1333-9 du code de la santé publique, le présent arrêté
s’applique aux activités nucléaires exercées :
– dans les emprises placées sous l’autorité du ministre de la défense ;
– dans les installations et activités nucléaires intéressant la défense mentionnées à l’article L. 1333-15 du code
de la défense ;
– pour les transports de substances radioactives placés sous l’autorité du ministre de la défense à destination ou
en provenance de ces emprises ou installations.
Art. 3. – N’entrent pas dans le champ d’application du chapitre III du présent arrêté, les sources de
rayonnements ionisants ou lots de sources détenus ou mis en œuvre :
– dans les installations mentionnées à l’article L. 1411-1 du code de la défense ;
– pour les transports relevant du régime du contrôle gouvernemental de l’intégrité des moyens nécessaires à la
mise en œuvre de la politique de dissuasion ;
– dans les emprises ou installations désignées par le ministre de la défense comme points d’importance vitale du
sous-secteur « activités militaires de l’Etat » ;
– dans les installations militaires de sensibilité haute justifiant d’un niveau de protection équivalent à celui d’un
point d’importance vitale du sous-secteur « activités militaires de l’Etat » ;
– pour les transports relevant du régime de la protection et du contrôle des matières nucléaires dans les
installations et lors de leur transport.
Art. 4. – Les termes : « catégorie d’une source de rayonnements ionisants », « cession d’une source de
rayonnement ionisants », « détention de sources de rayonnements ionisants », « lot de sources radioactives »,
« source radioactive », « source radioactive scellée », « source scellée de haute activité » et « utilisation » ont le
sens fixé à l’annexe 13-7 de la première partie du code de la santé publique.
Aux fins du présent arrêté, on entend par :
– « accéder à une source », le fait, pour une personne, de franchir la barrière ou les barrières physiques requises
par la protection d’une source de rayonnements ionisants ou d’un lot de sources radioactives, pour quelque
motif que ce soit ;
– « barrière physique », tout dispositif physique pouvant empêcher ou ralentir un accès non autorisé à une
source de rayonnements ionisants ou à un lot de sources radioactives ;
– « convoyage », le fait de réaliser ou de participer au changement de localisation d’une source de
rayonnements ionisants, y compris sans véhicule ou au sein d’une même emprise ou installation. Le
changement de localisation inclut les opérations de chargement et de déchargement, de surveillance, de
transfert depuis la remise de la source au convoyeur au point de départ jusqu’à sa remise au destinataire ;
– « chef d’organisme », le commandant d’une formation administrative au sens de l’article R. 3231-10 du code
de la défense ;
– « contrôle interne », processus que doivent mettre en place les organismes ou établissements pour s’assurer de
l’efficacité des dispositifs de protection des installations et des activités dont ils sont responsables en matière
de protection des sources de rayonnements ionisants et, le cas échéant, pour prendre les mesures correctives
nécessaires ;
– « contrôle externe », processus mesurant l’écart entre le dispositif de protection mis en œuvre sur un site et les
normes ministérielles en vigueur ;
– « dispositif mobile ou portable », dispositif destiné à l’utilisation de la source radioactive qu’il contient,
déplaçable par une personne seule sans moyen de manutention auxiliaire ;
– « émetteur », l’entité autorisée, enregistrée ou déclarée qui met à disposition une source de rayonnements
ionisants ou un lot de sources radioactives pour qu’ils soient transportés ou qui les transporte elle-même ;
– « établissement », installations et activités nucléaires intéressant la défense qui ne sont pas situées dans une
emprise sous l’autorité du ministre de la défense au sens du VI de l’article L. 1333-9 du code de la santé
publique ;
– « événement de malveillance » :
• tout écart détecté à l’occasion de la vérification prévue à l’article 16 ;
• tout fait anormal laissant suspecter un acte malveillant à l’encontre d’une source de rayonnements ionisants
ou d’un lot de sources radioactives, y compris s’il est détecté par le système de protection contre la
malveillance ;
• toute intrusion, suspicion ou tentative d’intrusion, acte ou tentative d’acte de malveillance visant une source
de rayonnements ionisants ou un lot de sources radioactives ;
• toute compromission des informations sensibles, tout accès ou tentative d’accès non autorisé aux
informations sensibles ;
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• toute autre situation ayant conduit à une défaillance partielle ou totale du système de protection contre la
malveillance ;
– « informations sensibles », informations portant sur les moyens ou mesures mis en œuvre pour protéger les
sources de rayonnements ionisants ou lots de sources radioactives contre les actes de malveillance, qui bien
que non classifiées ni protégées au sens de l’instruction générale interministérielle 1300, nécessitent la mise en
place de mesures de protection particulières ;
– « matériel utilisé par le combattant », équipements et matériels individuels et/ou collectifs utilisés par le
combattant dans le cadre de la préparation opérationnelle, de l’entraînement et de sa projection en opération
extérieure ;
– « organismes », les états-majors, directions et services du ministère de la défense ;
– « stratégie de protection contre la malveillance », les orientations générales relatives à la protection des
sources de rayonnements ionisants et lots de sources radioactives contre les actes de malveillance validées par
le chef d’organisme ou le chef d’établissement, qui oriente et contrôle l’exercice de l’activité nucléaire ;
– « récepteur », l’entité autorisée, enregistrée ou déclarée qui prend en charge une source de rayonnements
ionisants ou un lot de sources radioactives à l’issue d’un transport ;
– « système de protection contre la malveillance », l’ensemble des dispositions techniques, organisationnelles et
humaines déployées par le responsable de l’activité nucléaire ou dont il dispose pour assurer la protection des
sources de rayonnements ionisants ou lots de sources radioactives contre les actes de malveillance, dans les
emprises ou installations, pendant les transports et sur chantier. Ces dispositions incluent notamment des
mesures de dissuasion, de prévention, de détection, y compris toutes les dispositions utiles pour s’assurer de la
réalité d’un événement détecté, de retardement, d’alerte et de préparation à l’intervention des forces de
sécurité intérieure. Elles portent également sur la protection des informations sensibles ;
– « transport », l’activité nucléaire consistant en tout convoyage sur la voie publique d’une source de
rayonnements ionisants ou d’un lot de sources radioactives, y compris les arrêts, stationnements et
entreposage en transit entre l’émetteur et le récepteur.

CHAPITRE II
PARTAGE DES RESPONSABILITÉS - AMÉNAGEMENTS

Art. 5. – La direction de la protection des installations, moyens et activités de la défense propose au ministre de
la défense les mesures de protection contre la malveillance des sources de rayonnements ionisants ou lots de
sources radioactives à prendre par les responsables d’activité nucléaire, pour le champ d’application défini à
l’article 2.
La mise en œuvre de ces dispositions ne fait pas l’objet d’une demande d’instruction préalable à une autorité
administrative mais est vérifiée par les autorités de contrôle définies à l’article 6.
Art. 6. – I. – Le délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant
la défense assure, pour le compte du ministre de la défense, le contrôle externe des mesures de protection des
sources de rayonnements ionisants ou lots de sources radioactives dans les installations et activités nucléaires
intéressant la défense mentionnées à l’article L. 1333-15 du code de la défense.
II. – Le contrôle général des armées assure le contrôle externe des mesures de protection des sources de
rayonnements ionisants ou lots de sources radioactives dans les emprises placées sous l’autorité du ministre de la
défense et pour les transports à destination ou en provenance de ces emprises, à l’exception des installations et
activités nucléaires intéressant la défense.
III. – Le contrôle interne des mesures de protection des sources de rayonnements ionisants ou lots de sources
radioactives est assuré par les organismes ou établissements conformément aux dispositions ministérielles prises
pour la défense-sécurité des installations, moyens et activités relevant du ministre de la défense.
Art. 7. – La direction de la protection des installations, moyens et activités de la défense peut, sur présentation
d’une demande dûment argumentée du responsable d’activité nucléaire, aménager l’application des dispositions du
présent arrêté, pour prendre en compte les spécificités d’une activité nucléaire.
Le responsable de l’activité nucléaire autorisée, enregistrée ou déclarée à la date de publication du présent arrêté
qui souhaite bénéficier d’aménagements des dispositions du présent arrêté adresse à la direction de la protection
des installations, moyens et activités de la défense, une demande comportant :
– les prescriptions concernées ;
– la justification de l’impossibilité de satisfaire à ces prescriptions dans des conditions économiquement
acceptables, compte tenu de la situation de son installation ou transport et de l’état des connaissances et des
pratiques ;
– les dispositions alternatives prévues et la justification du niveau de protection au moins équivalent offert par
rapport aux prescriptions concernées. Cette justification devra permettre de respecter l’inéquation de
protection définie dans les dispositions ministérielles prises pour la défense-sécurité des activités, moyens et
installations relevant du ministre de la défense.
Le responsable de l’activité nucléaire adresse cette demande à l’autorité dès qu’il a identifié une impossibilité de
satisfaire aux prescriptions du présent arrêté.
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CHAPITRE III
SYSTÈME DE PROTECTION CONTRE LA MALVEILLANCE

A. – Dispositions communes
Art. 8. – I. – Le responsable de l’activité nucléaire met en place un système de protection contre la
malveillance répondant aux exigences du présent arrêté. Ce système est conçu en tenant compte de la catégorie des
sources de rayonnements ionisants, des modalités habituelles d’exercice de l’activité nucléaire ainsi que des aléas
raisonnablement prévisibles.
II. – Sous réserve du IV ci-dessous :
– une barrière physique au moins est interposée entre la source de rayonnements ionisants ou le lot de sources
radioactives et les personnes non autorisées à y accéder ;
– les points de franchissement des barrières physiques sont verrouillés en permanence.
III. – Pour les sources de rayonnements ionisants ou lots de sources mis en œuvre dans des articles marqués avec
de la peinture radioluminescente, seules les dispositions de protection décrites au II ci-dessus sont requises.
IV. – Lorsque la mise en place ou le verrouillage d’une barrière physique est incompatible avec l’utilisation ou le
transport de sources de rayonnements ionisants ou lots de sources radioactives, les sources ou lots sont placés sous
la surveillance permanente d’une personne autorisée selon les dispositions des articles R. 1333-148 à R. 1333-151
du code de la santé publique.
V. – La gestion du contrôle d’accès des personnes aux lieux où les sources de rayonnements ionisants ou lots de
sources sont détenus ou utilisés est décrite dans le plan de protection contre la malveillance prévu à l’article 25. Les
modalités de délivrance, de retrait ou désactivation des droits d’accès, de verrouillage et déverrouillage des
ouvrants des barrières et d’activation et désactivation des dispositifs de détection et d’alarme y sont en particulier
précisées.
VI. – Les dispositions de protection des sources de rayonnements ionisants ou lots de sources mis en œuvre dans
le matériel utilisé par le combattant en opération et dans le cadre de la préparation opérationnelle et de
l’entraînement pourront être adaptées afin d’assurer un niveau de protection équivalent au II mentionné ci-dessus.
Art. 9. – I. – Les moyens matériels du système de protection contre la malveillance sont choisis et installés de
manière à répondre aux caractéristiques retenues dans le système de protection contre la malveillance.
Ils font l’objet d’un programme de maintenance préventive établi par le responsable de l’activité nucléaire. Ce
programme tient compte notamment des recommandations des fabricants ou fournisseurs et installateurs des
dispositifs concernés.
Le responsable de l’activité nucléaire conserve, tant que ces moyens participent au système de protection contre
la malveillance, l’ensemble des éléments lui ayant permis d’établir ce programme.
II. – Les systèmes d’information destinés au traitement, au stockage ou à la transmission des informations
sensibles font l’objet de mesures de protection prévues par les dispositions interministérielles prises pour la
protection des systèmes d’information sensibles.
Art. 10. – Le responsable de l’activité nucléaire prend toute mesure appropriée pour compenser, dans les
meilleurs délais et aussi longtemps qu’elles subsistent, les défaillances, dégradations ou indisponibilités,
programmées ou non, des moyens matériels ou humains prévus dans le système de protection contre la
malveillance. Pour les indisponibilités programmées et les défaillances ou dégradations raisonnablement
prévisibles, ces mesures compensatoires sont définies dans le plan de protection contre la malveillance prévu à
l’article 25.
Les actions nécessaires au retour en mode nominal du système de protection contre la malveillance sont décidées
et réalisées avec pour objectif de réduire autant que possible la durée pendant laquelle les défaillances,
dégradations ou indisponibilités existent. La mise en œuvre de mesures compensatoires ne peut constituer le seul
motif pour différer le retour en mode nominal.

B. – Dispositions spécifiques aux emprises ou installations


Art. 11. – Le responsable de l’activité nucléaire met en place un système de protection contre la malveillance
qui répond en tout temps aux dispositions :
– de l’annexe 1 ;
– de l’annexe 2 pour la détention ou l’utilisation d’une source de rayonnements ionisants ou lot de sources
radioactives de catégorie C ;
– de l’annexe 3 pour la détention ou l’utilisation d’une source de rayonnements ionisants ou lot de sources
radioactives de catégorie B ;
– de l’annexe 4 pour la détention ou l’utilisation d’une source de rayonnements ionisants ou lot de sources
radioactives de catégorie A.
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C. – Dispositions spécifiques aux transports


Art. 12. – Le transporteur qui effectue un convoyage met en place un système de protection contre la
malveillance qui répond aux dispositions ministérielles prises pour l’organisation et la sûreté des acheminements
au sein du ministère de la défense.
Pour le transport de sources de rayonnements ionisants ou lots de sources radioactives de catégorie A, B ou C,
ces dispositions de protection comprennent a minima les mesures de sûreté suivantes :
– la réalisation d’une enquête administrative préalable sur la ou les personne(s) chargée(s) du transport ;
– une demande d’accès à l’emprise ou installation ;
– l’application, par le transporteur, de clauses de confidentialité portant sur la réalisation du transport (mesures
de discrétion portant sur la date, le créneau horaire, les itinéraires, les haltes, les lieux de stationnement, les
escales) dans le contrat qui le lie à l’émetteur et au récepteur ;
– l’organisation et la préparation de la mission par le transporteur, en accord avec l’émetteur et le récepteur :
date, créneau horaire, choix des itinéraires, haltes, lieux de stationnement, escales ;
– la préparation du chargement, incluant, le cas échéant, le positionnement judicieux du colis contenant la
source de rayonnements ionisants ou du lot de sources radioactives parmi un chargement mixte ;
– le scellement des colis par l’émetteur avec : inscription des numéros de scellé sur les documents à conserver
dans le dossier de transport, inscription des numéros de plomb sur les documents de transport ; la vérification,
par le transporteur et le récepteur, de l’intégrité du colis, des barrières physiques et du moyen de transport lors
des chargements/déchargements ou transferts, ou après toute suspicion de vol ou tentative de vol, ainsi
qu’après tout stationnement ;
– la fermeture (verrouillage ou condamnation) du colis, de la remorque ou semi-remorque utilisée ainsi que du
système d’attelage, et du moyen de transport, à l’arrêt ou en mouvement. La vérification de ces fermetures doit
être effectuée après chaque halte, escale ou stationnement ;
– la diffusion de l’alerte prévue par l’article R. 1333-22 du code de la santé publique, par la ou les personne(s)
chargée(s) du transport, via un moyen de communication à bord du moyen de transport, ainsi qu’un compte-
rendu téléphonique à l’émetteur et au récepteur.
Art. 13. – Pour le transport de sources de rayonnements ionisants ou lots de sources radioactives de
catégorie A ou B, les dispositions de protection citées dans l’article précédent sont complétées par des mesures
additionnelles, comprenant a minima un convoyage armé et l’existence d’une procédure d’intervention au sein des
emprises ou installations.
CHAPITRE IV
SUIVI DES SOURCES DE RAYONNEMENTS IONISANTS
Art. 14. – I. – Sous réserve du II ci-dessous, en application des dispositions du 1o du I de l’article R. 1333-153
du code de la santé publique, le responsable de l’activité nucléaire ne confie, y compris temporairement, une source
de rayonnements ionisants ou un lot de sources radioactives à un tiers qu’après avoir vérifié que celui-ci :
– dispose d’un récépissé de déclaration, d’un enregistrement ou d’une autorisation lui permettant de détenir ou
transporter la source de rayonnements ionisants ou le lot de sources radioactives délivré en application des
articles L. 1333-8 ou L. 1333-9 du code de la santé publique ; ou
– en est exempté en application des articles R. 1333-106 ou R. 1333-146 du code de la santé publique.
Cette vérification par le responsable d’activité nucléaire émetteur est réalisée indépendamment de
l’enregistrement préalable par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire au titre des articles R. 1333-154,
R. 1333-156 ou R. 1333-157 du code de la santé publique.
Le responsable d’activité nucléaire émetteur conserve une trace de la vérification correspondante et informe par
écrit le transporteur de cette vérification.
II. – La vérification prévue au I n’est pas requise :
– lorsque la source ou le lot est retourné à son fournisseur d’origine ou à l’Agence nationale de gestion des
déchets radioactifs (ANDRA) ;
– pour le transporteur remettant une source de rayonnements ionisants ou un lot de sources radioactives à un
récepteur lorsque l’émetteur l’a informé par écrit de la vérification mentionnée au I.
III. – Sauf pour les exclusions et exemptions prévues au I de l’article R. 1333-152 du code de la santé publique,
le responsable de l’activité nucléaire auquel une source de rayonnements ionisants ou un lot de sources radioactives
a été confié, à toute autre fin que son transport, intègre lesdites sources dans l’inventaire prévu par
l’article R. 1333-158 de ce code
Art. 15. – I. – Sous réserve du II ci-dessous, en application de l’article R. 1333-158 du code de la santé
publique, lorsque la source de rayonnements ionisants n’est pas installée ou utilisée à poste fixe, le responsable de
l’activité nucléaire s’assure que chaque déplacement de la source hors de son lieu habituel d’entreposage ou
d’utilisation est consigné dans un registre mentionnant :
– la date et l’heure réelles de prise en charge de la source ;
– le lieu où elle va être détenue, utilisée ou transportée ;
– l’identité de la personne qui l’a prise en charge ;
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– la durée prévue de déplacement ;


– la date et l’heure réelles de retour ;
– l’identité de la personne qui l’a restituée.
II. – Les dispositions du I ci-dessus ne sont toutefois pas applicables :
– aux sources radioactives dont l’activité ou l’activité massique est inférieure aux valeurs limites d’exemption
fixées respectivement aux deuxième et troisième colonnes du tableau 2 de l’annexe 13-8 à la première partie
du code de la santé publique ;
– aux appareils électriques émettant des rayonnements ionisants qui ne répondent pas aux critères mentionnés à
l’article R. 1333-106 du code de la santé publique lorsque le déplacement s’effectue au sein de l’organisme ou
de l’établissement.
Art. 16. – I. – Le responsable de l’activité nucléaire réalise, au moins une fois par an, une vérification de la
présence des sources de rayonnements ionisants et compare ses résultats aux informations figurant dans l’inventaire
prévu à l’article R. 1333-158 du code de la santé publique.
La vérification et les résultats de la comparaison font l’objet de rapports écrits, mentionnant la date, les noms et
qualités de la ou des personnes les ayant effectués ainsi que les éventuels écarts relevés.
Tout écart non justifié, notamment par le registre des entrées sorties, fait l’objet :
– de la déclaration prévue au I de l’article L. 1333-13 du code de la santé publique et, le cas échéant, à
l’article R. 1333-22 du même code ;
– de l’enregistrement et de l’analyse prévus au I de l’article L. 1333-13 du code de la santé publique et, le cas
échéant, à l’article 23 du présent arrêté.
II. – Le responsable d’une activité nucléaire exercée dans une emprise placée sous l’autorité du ministre de la
défense transmet l’inventaire de ses sources de rayonnements ionisants, y compris celles qui sont en attente de
reprise ou d’évacuation, au service de protection radiologique des armées.
Cette transmission est réalisée chaque année selon les modalités définies par le service de protection
radiologique des armées.
CHAPITRE V
MANAGEMENT DU SYSTÈME DE PROTECTION CONTRE LA MALVEILLANCE
Art. 17. – Le chef d’organisme ou le chef d’établissement arrête une stratégie de protection contre la
malveillance et un système de management de la qualité intégrant les dispositions du présent chapitre, dans les
plans de sécurité répondant aux dispositions ministérielles prises pour la défense-sécurité des activités, moyens et
installations relevant du ministre de la défense. Cette stratégie est mise en œuvre par le responsable de l’activité
nucléaire auquel sont déléguées l’autorité et les ressources nécessaires.
Art. 18. – Le responsable de l’activité nucléaire informe par écrit le personnel affecté à l’organisme ou à
l’établissement, ou à la réalisation d’un transport :
– de la nécessité de signaler dans les meilleurs délais tout fait qui pourrait laisser suspecter un acte de
malveillance ;
– des modalités de signalement associées.
Art. 19. – Le responsable de l’activité nucléaire vérifie que les personnes auxquelles il envisage de délivrer
l’autorisation d’accès aux sources de rayonnements ionisants et aux informations afférentes, mentionnée à
l’article R. 1333-148 du code de la santé publique, disposent des compétences et des informations en matière de
prévention et de lutte contre la malveillance, adaptées à leurs fonction et responsabilités et limitées à leurs besoins
d’en connaître, notamment :
– les moyens et mesures de protection contre la malveillance qu’elles devront mettre en œuvre et respecter
pendant leurs activités ;
– leurs responsabilités dans le système de protection contre la malveillance, le suivi des sources de
rayonnements ionisants ou le management de la protection contre la malveillance ;
– la chaîne d’alerte et la conduite à tenir lors d’un événement de malveillance ;
– les dispositions retenues en matière de protection de l’information ;
– les consignes à suivre lors de l’accompagnement d’une personne dans les conditions prévues à l’article 22.
Le responsable de l’activité nucléaire s’assure, aussi souvent que nécessaire et au moins une fois tous les trois
ans, que les personnes auxquelles il a délivré cette autorisation disposent des compétences et informations précitées
à jour.
Art. 20. – Le responsable de l’activité nucléaire limite aux besoins strictement nécessaires le nombre de
personnes dont il autorise l’accès aux sources de rayonnements ionisants ou lots de sources radioactives de
catégorie A, B ou C et leur convoyage, ou l’accès aux informations portant sur les moyens ou mesures mis en
œuvre pour les protéger contre les actes de malveillance, en application de l’article R. 1333-148 du code de la santé
publique.
Il tient à jour la liste nominative de ces personnes et, pour chacune d’elles, des sources de rayonnements
ionisants ou informations auxquelles elle est autorisée à accéder.
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Art. 21. – Lorsqu’une ou des sources radioactives sont contenues dans un dispositif et que la mise en œuvre de
ce dispositif implique l’usage d’une commande à distance, le responsable de l’activité prend des dispositions pour
que seules les personnes qu’il a autorisées en application des articles R. 1333-148 à R. 1333-151 du code de la
santé publique et formées à cet effet puissent utiliser la commande à distance.
Art. 22. – En application du dernier alinéa du I de l’article R. 1333-148 du code de la santé publique, lorsque,
pour accéder à une source de rayonnements ionisants ou lot de sources radioactives, une personne autorisée à cet
effet accompagne une personne non autorisée, sont enregistrés :
– les nom, prénom et éventuel chef d’organisme ou chef d’établissement de la personne accompagnée ;
– le motif de l’accès ou de la participation au transport ;
– les dates et heures de début et de fin d’accès ou de début et de fin de transport ;
– les nom et prénom de l’accompagnant, ainsi que sa signature ;
– les commentaires éventuels de l’accompagnant.
Art. 23. – I. – Tout événement de malveillance est enregistré et fait l’objet d’une analyse dans des délais
adaptés aux enjeux, qui ne dépassent pas deux mois. Le responsable de l’activité nucléaire s’assure que cet
enregistrement et cette analyse sont réalisés et permettent :
– de décrire les circonstances détaillées de l’événement ;
– d’évaluer les conséquences réelles et potentielles de l’événement sur les intérêts mentionnés à
l’article L. 1333-7 du code de la santé publique ;
– d’identifier les causes de l’événement, qu’elles soient de nature technique, organisationnelle ou humaine et les
dispositions qui pourraient atténuer les conséquences réelles de l’événement ;
– de déterminer les dispositions à mettre en œuvre pour prévenir le renouvellement d’un tel événement ou d’un
événement similaire ;
– de définir un calendrier pour la mise en œuvre, dans des délais adaptés aux enjeux et à la facilité de cette mise
en œuvre, des dispositions identifiées.
L’analyse est documentée et les actions mises en œuvre à la suite d’un événement de malveillance sont
enregistrées, avec leur date de mise en œuvre effective.
II. – Pour l’application de l’article R. 1333-22 du code de la santé publique, le responsable de l’activité nucléaire
fournit toutes les informations utiles à une action rapide des services de l’Etat, notamment des forces de sécurité
intérieure, en particulier :
– la date et le lieu de la découverte de l’acte, tentative d’acte ou de la perte ;
– la date et le lieu, le cas échéant supposé, de l’acte, tentative d’acte ou de la perte ;
– la nature, la catégorie et l’activité de la source ou du lot de sources concerné ;
– tout élément pouvant permettre d’identifier les personnes à l’origine de l’acte ou de la tentative d’acte ;
– tout élément pouvant faciliter l’identification de la source ou du lot de sources ;
– tout élément pouvant faciliter la récupération de la source ou du lot de sources ;
– le point de contact pour les autorités, ses coordonnées et son numéro de téléphone ;
– toute autre information qui serait jugée pertinente.
L’autorité compétente chargée du contrôle en matière de protection contre les actes de malveillance devant
recevoir la déclaration prévue au 3o de l’article R. 1333-22 est celle définie à l’article 6 du présent arrêté.
Le responsable de l’activité nucléaire transmet également cette déclaration à la direction de la protection des
installations, moyens et activités de la défense. Pour les organismes, cette déclaration devra se faire via le
traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « FL@SHEVENT » autorisé par décret
du 17 février 2021 susvisé.
Art. 24. – Le responsable de l’activité nucléaire établit un plan de gestion des événements de malveillance qui
décrit les actions à mettre en œuvre lors d’un événement de malveillance et identifie, le cas échéant de manière
nominative, les personnes chargées de les mener.
Dans le cadre de l’élaboration de ce plan, le responsable de l’activité nucléaire prend en compte, le cas échéant,
le plan d’urgence interne défini au II de l’article L. 1333-13 du code de la santé publique et les autres plans ou
consignes d’urgence applicables dans l’emprise ou installation, ou durant le transport.
Art. 25. – Le responsable de l’activité nucléaire formalise et regroupe dans un plan de protection contre la
malveillance :
1o La stratégie de protection contre la malveillance mentionnée aux articles 4 et 17 ;
2o Une description, le cas échéant :
a) Des principales caractéristiques de l’emprise ou installation, de son fonctionnement général, de ses conditions
d’accès, de sa fréquentation, de son environnement et notamment de la localisation des éléments d’intervention les
plus proches ;
b) Des principales caractéristiques des transports impliquant des sources de rayonnements ionisants ou lots de
sources radioactives ;
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3o une description des sources de rayonnements ionisants ou lots de sources radioactives et, selon le cas, de leurs
conditions d’entreposage, d’utilisation ou de transport ;
4o La liste des personnes intervenant ou exerçant une fonction de protection contre la malveillance, en précisant
leurs rôles et responsabilités ;
5o Une description précise du système de protection contre la malveillance et la justification des dispositions
techniques et organisationnelles retenues au regard de la réglementation, en particulier du présent arrêté ;
6o La gestion du contrôle d’accès des personnes aux lieux où les sources de rayonnements ionisants ou lots de
sources sont détenus ou utilisés ainsi que les modalités de délivrance, de retrait ou désactivation des droits d’accès,
de verrouillage et déverrouillage des ouvrants des barrières et d’activation et désactivation des dispositifs de
détection et d’alarme ;
7o Les modalités retenues pour assurer le suivi des sources de rayonnements ionisants ou des lots de sources
radioactives prévu aux articles 15 et 16 du présent arrêté.
Ce plan est une information sensible traitée comme une information à diffusion restreinte et respecte les
dispositions de l’article 28.
Art. 26. – Une vérification de bon fonctionnement est réalisée immédiatement après toute opération de
maintenance ou modification d’un élément du système de protection ou toute suspicion de dégradation, défaillance
ou indisponibilité non programmée. Ces vérifications de bon fonctionnement sont enregistrées selon les modalités
prévues à l’article 29.
Art. 27. – Le responsable de l’activité nucléaire s’assure, par des exercices réalisés périodiquement, de
l’efficacité du plan de gestion des événements de malveillance établi en application de l’article 24. Ces exercices
font l’objet d’un rapport analysant leur déroulement et présentant les enseignements tirés ainsi que les éventuelles
actions correctives et d’amélioration identifiées.
Ces exercices sont réalisés :
– au moins une fois par an pour les sources de rayonnements ionisants ou lots de sources radioactives de
catégorie A ;
– au moins une fois tous les deux ans pour ceux de catégorie B ;
– au moins une fois tous les trois ans pour ceux de catégorie C.
Art. 28. – I. – Le responsable de l’activité nucléaire s’assure de la protection des informations sensibles et de
leur diffusion uniquement à des personnes ayant le besoin d’en connaître.
II. – Ces informations sensibles, sous forme papier ou numérique, sont placées dans des meubles ou locaux
verrouillés.
Art. 29. – Les registres, programmes, enregistrements des mesures compensatoires, résultats des contrôles,
plans, rapports, enregistrements, listes, vérifications et enregistrements du suivi des actions correctives, prévus par
le présent arrêté sont conservés et tenus à disposition des agents chargés du contrôle de l’application des
dispositions du présent arrêté pendant une durée minimum de cinq ans.
Art. 30. – I. – Le responsable de l’activité nucléaire organise et met en œuvre une revue annuelle des exigences
réglementaires pour ce qui concerne la protection des sources contre les actes de malveillance.
Cette revue porte également sur la mise à jour du plan de gestion des événements de malveillance prévu à
l’article 24 et du plan de protection contre la malveillance prévu à l’article 25.
II. – Cette revue est enregistrée avec mention de :
– leur date ;
– leur nature ;
– les noms et qualités de la ou des personnes les ayant effectués ;
– les résultats obtenus et les éventuelles non-conformités relevées.
III. – Toute non-conformité mise en évidence fait l’objet d’un traitement formalisé destiné à la corriger dans des
délais adaptés aux enjeux et, dans l’intervalle, à assurer la protection des sources de rayonnements ionisants ou lots
de sources radioactive. A cette fin, les mesures conservatoires ou compensatoires à mettre immédiatement en
œuvre sont identifiées puis mises en place, les actions correctives à mettre en œuvre, les échéances et modalités
associées sont définies, puis leur mise en place effective est vérifiée.

CHAPITRE VI
MESURES D’APPLICATION

Art. 31. – Le présent arrêté sera, à l’exception des annexes, publié au Journal officiel de la République
française.
Ces annexes peuvent être obtenues auprès de la direction de la protection des installations, moyens et activités de
la défense par toute personne qui en fait la demande et justifie du besoin d’en connaître.
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Fait le 14 mai 2024.


Pour le ministre et par délégation :
Le haut fonctionnaire correspondant
de défense et de sécurité,
V. GIRAUD
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Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE L’EUROPE ET DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

Arrêté du 13 mai 2024 modifiant l’arrêté du 5 février 2008 pris en application du décret no 2002-22
du 4 janvier 2002 relatif à la situation administrative et financière des personnels des
établissements d’enseignement français à l’étranger
NOR : EAEA2410159A

Le ministre de l’Europe et des affaires étrangères et le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des
finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics,
Vu le décret no 2002-22 du 4 janvier 2002 modifié relatif à la situation administrative et financière des personnels
des établissements d’enseignement français à l’étranger ;
Vu l’arrêté du 5 février 2008 modifié pris en application du décret no 2002-22 du 4 janvier 2002 relatif à la
situation administrative et financière des personnels des établissements d’enseignement français à l’étranger,
Arrêtent :
Art. 1 . – L’annexe 2 de l’arrêté du 5 février 2008 susvisé est ainsi modifiée :
er

1o Les mots : « Au 1er avril 2023 » sont remplacés par les mots : « Au 1er avril 2024 » ;
2o Le tableau 1 et le tableau 2 sont respectivement remplacés par le tableau 1 et le tableau 2 de l’annexe du
présent arrêté.
Art. 2. – La directrice générale de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger et la directrice du budget
au ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sont chargées, chacune en
ce qui la concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui prendra effet le 1er avril 2024 et qui sera publié au Journal
officiel de la République française.
Fait le 13 mai 2024.
Le ministre de l’Europe
et des affaires étrangères,
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur des affaires financières,
A. MOROIS
Le ministre délégué auprès du ministre de l’économie,
des finances et de la souveraineté industrielle et numérique,
chargé des comptes publics,
Pour le ministre et par délégation :
Le sous-directeur
chargé de la 7e sous-direction
de la direction du budget,
L. PASQUIER DE FRANCLIEU
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ANNEXE
Tableau 1
Frais de scolarité
Pays de résidence (rythme sud) Enfants de moins Enfants de plus
frais de scolarité (montant annuel) de 10 ans Enfants de 10 à 15 ans de 15 ans

ARGENTINE 5 868 6 192 6 756

BOLIVIE 5 856 6 744 7 056

BRESIL (Rio) 10 692 11 124 11 124

BRESIL (Sao Paulo) 9 612 10 464 10 464

CHILI 6 684 6 684 6 684

COSTA RICA 5 724 5 724 5 724

PEROU 6 924 6 924 6 924

URUGUAY 9 384 10 176 10 644

VANUATU 4 800 5 448 6 024

Tableau 2
Droits de première inscription
Pays de résidence (rythme sud) Enfants de moins Enfants de plus
Droit de première inscription (montant annuel) de 10 ans Enfants de 10 à 15 ans de 15 ans

ARGENTINE 301 301 301

BOLIVIE 2 241 2 241 2 241

BRESIL (Rio) 831 867 867

CHILI 3 477 3 477 3 477

PEROU 1 934 558 558

VANUATU 617 617 617


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Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE


ET DE LA COHÉSION DES TERRITOIRES

Décret no 2024-452 du 21 mai 2024


relatif à l’expérimentation d’un certificat de projet dans les friches
NOR : TRED2301274D

Publics concernés : services de l’Etat, professionnels, maîtres d’ouvrage, associations, bureaux d’études.
Objet : expérimentation d’un certificat projet dans les friches.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le 1er juin 2024.
Notice : l’article 212 de la loi no 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et
renforcement de la résilience face à ses effets a institué, à titre expérimental et pour une durée de trois ans, un
certificat de projet dans les friches.
Le décret précise les modalités de dépôt de la demande de certificat de projet dans les friches et le contenu de
celle-ci. Il définit également les modalités d’instruction et de délivrance du certificat, qui sera délivré par un
guichet unique. Il prévoit enfin l’articulation de ce dispositif avec les dispositions relatives à l’évaluation
environnementale, à l’archéologie préventive, ainsi qu’avec la délivrance du certificat d’urbanisme prévu par le
code de l’urbanisme.
Références : le décret est pris pour l’application de l’article 212 de la loi no 2021-1104 du 22 août 2021 portant
lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets. Il peut être consulté sur le
site Légifrance ([Link]
Le Président de la République,
Sur le rapport du Premier ministre et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires,
Vu le code de l’environnement, notamment ses articles L. 122-1, L. 122-1-2, R. 122-2, R. 122-3-1 et R. 122-4 ;
Vu le code du patrimoine, notamment ses articles L. 522-5 et R. 523-1 à R. 523-14 ;
Vu le code des relations entre le public et l’administration, notamment ses articles L. 112-11,
L. 231-5 et R. 112-12-1 ;
Vu le code de l’urbanisme, notamment ses articles L. 111-26, L. 410-1, R*. 410-1 à R*. 410-20 et R. 423-18 ;
Vu la loi no 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la
résilience face à ses effets, notamment son article 212 ;
Vu l’avis du Conseil national d’évaluation des normes en date du 7 mars 2024 ;
Le Conseil d’Etat (section des travaux publics) entendu ;
Le conseil des ministres entendu,

Décrète :
Art. 1 . – I. – La demande d’un certificat de projet dans les friches au sens de l’article L. 111-26 du code de
er

l’urbanisme prévue à l’article 212 de la loi du 22 août 2021 susvisée est adressée au préfet du département dans
lequel est situé le projet. Lorsque le projet est situé sur le territoire de plusieurs départements, la demande est
adressée au préfet du département où doit être réalisée la plus grande partie du projet.
La demande est soit adressée par pli recommandé avec demande d’avis de réception, soit déposée en préfecture,
soit envoyée par voie électronique. Lorsqu’elle est présentée en format papier, elle est produite en quatre
exemplaires.
Elle comporte :
1o L’identité du demandeur ;
2o La localisation, la nature et les caractéristiques principales du projet ;
3o Une description succincte de l’état initial des espaces concernés par le projet et ses effets potentiels sur
l’environnement.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 34 sur 132

II. – La demande de certificat peut être accompagnée, le cas échéant :


1o Du formulaire de demande d’examen au cas par cas mentionné à l’article R. 122-3-1 du code de
l’environnement ;
2o De la demande d’avis sur le champ et le degré de précision des informations à fournir dans l’étude d’impact
mentionnée à l’article R. 122-4 du code de l’environnement ;
3o De la demande de certificat d’urbanisme mentionnée à l’article R*. 410-1 du code de l’urbanisme.
Les décisions prises sur ces demandes demeurent régies par leur réglementation particulière, sous réserve des
dispositions des articles 2 à 6 du présent décret.
Art. 2. – I. – Le préfet de département saisi d’une demande de certificat de projet en accuse réception dans les
conditions fixées par les articles L. 112-11 et R. 112-11-1 du code des relations entre le public et l’administration.
Lorsque la demande ne porte pas sur une friche au sens de l’article L. 111-26 du code de l’urbanisme, le préfet la
déclare irrecevable et en informe sans délai le demandeur par courrier.
II. – Lorsque le projet est situé sur le territoire de plusieurs départements, le certificat de projet est délivré
conjointement par les préfets intéressés. Le préfet du département où doit être réalisée la plus grande partie du
projet conduit la procédure.
III. – Le service chargé de l’instruction du certificat de projet est le service de l’Etat chargé de l’urbanisme dans
le département.
IV. – Le certificat de projet délivré au demandeur comporte :
1o L’indication, au regard des informations fournies par le demandeur, des régimes, décisions et procédures
applicables au projet à la date de cette demande, y compris des obligations de participation du public, des
conditions de recevabilité et de régularité du dossier et des autorités compétentes pour prendre les décisions ou
délivrer les autorisations nécessaires ;
2o Le rappel des délais réglementairement prévus pour l’intervention de ces décisions ou la fourniture d’un
calendrier d’instruction de ces décisions qui se substitue aux délais réglementairement prévus ;
3o L’indication, de manière facultative, des difficultés de nature technique ou juridique identifiées qui seraient
susceptibles de faire obstacle à la réalisation du projet ;
4o En annexe, lorsque cela a été demandé par le demandeur, la décision suite à l’examen au cas par cas prévu au
IV de l’article L. 122-1 du code de l’environnement, l’avis de cadrage prévu à l’article L. 122-1-2 du même code
ou le certificat d’urbanisme prévu à l’article L. 410-1 du code de l’urbanisme.
V. – Pour l’application du 2o du II de l’article 212 de la loi du 22 août 2021 susvisée :
1o Les délais réglementairement rappelés dans le certificat de projet pour l’intervention des décisions portant sur
des demandes d’autorisation d’urbanisme sont les délais d’instruction de droit commun de l’article R. 423-18 du
code de l’urbanisme ;
2o A l’exception de celles mentionnées aux articles 3, 4, 5 et 6, les autorités compétentes qui n’ont pas fait
parvenir au préfet de département leur réponse dans le délai de deux mois à compter de la réception de la demande
d’accord sont réputées avoir donné leur accord. En cas de désaccord, la réponse de l’autorité compétente est
motivée et indique les délais à mentionner dans le certificat de projet.
VI. – Le certificat de projet est établi et notifié au demandeur dans un délai de quatre mois suivant la date à
laquelle il a été accusé réception du dossier complet de la demande. Ce délai peut être prolongé d’un mois par le
préfet de département, qui en informe le demandeur en motivant cette prolongation.
Une copie du certificat de projet et des avis ou décisions jointes est adressée aux autorités consultées.
Le défaut de notification du certificat de projet dans le délai mentionné au premier alinéa du présent VI vaut
décision implicite de rejet.
Art. 3. – Lorsqu’une demande d’examen au cas par cas mentionnée à l’article R. 122-3-1 du code de
l’environnement est jointe à la demande de certificat de projet, le préfet de département en transmet sans délai le
formulaire à l’autorité chargée de l’examen au cas par cas, qui en accuse réception.
Lorsque l’autorité chargée de l’examen au cas par cas statue par décision motivée sur la nécessité ou non de
réaliser une évaluation environnementale dans le délai prévu au IV de l’article R. 122-3-1, elle adresse sa décision
au préfet de département, qui l’annexe au certificat de projet. Dans le cas contraire, le certificat indique la date à
laquelle une décision tacite soumettant le projet envisagé à évaluation environnementale est née ou est susceptible
de se former.
Art. 4. – Lorsqu’une demande d’avis sur le champ et le degré de précision des informations à fournir dans
l’étude d’impact prévu à l’article R. 122-4 du code de l’environnement est jointe à la demande de certificat de
projet, celui-ci comporte les éléments de réponse à cette demande, établis conformément aux dispositions de cet
article, dans les délais mentionnés à l’article 2 du présent décret.
Art. 5. – Le préfet du département transmet la demande de certificat de projet dès sa réception au préfet de
région afin que celui-ci détermine, dans un délai de deux mois, la situation du projet envisagé au regard des
dispositions relatives à l’archéologie préventive, compte tenu des informations archéologiques disponibles sur le
territoire concerné.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 34 sur 132

En conséquence, le certificat de projet indique si le projet :


1o Est situé dans une zone où, en application des articles L. 522-5 et R. 523-6 du code du patrimoine, les projets
d’aménagement sont présumés faire l’objet de prescriptions archéologiques préalablement à leur réalisation ;
2o Relève de l’une des catégories d’opérations énumérées par l’article R. 523-4 du même code qui ne peuvent
être entreprises que dans le respect des mesures prescrites par le préfet de région en application des dispositions des
articles R. 523-1 et R. 522-1 dudit code ;
3o Est susceptible d’affecter des éléments du patrimoine archéologique et donnera lieu à des prescriptions
archéologiques et, en ce cas, rappelle la possibilité d’en faire la demande anticipée prévue par l’article R. 523-14 du
même code.
L’indication selon laquelle le projet ne donnera pas lieu à des prescriptions archéologiques, ou le silence gardé
par le préfet de région sur la demande de certificat de projet à l’expiration du délai prévu pour sa réponse vaut
renonciation de l’administration à prescrire un diagnostic d’archéologie préventive pendant une durée de cinq ans,
sauf si le projet envisagé est situé dans une zone où les projets d’aménagement sont présumés faire l’objet de
prescriptions archéologiques préalablement à leur réalisation.
Cette renonciation n’est toutefois pas opposable si le projet dont il a été saisi est modifié de manière
substantielle, au sens de l’article R. 523-13 du même code, ou si l’évolution des connaissances archéologiques fait
apparaître la nécessité de réaliser ce diagnostic.
Art. 6. – I. – Lorsqu’une demande de certificat d’urbanisme est jointe à la demande de certificat de projet, elle
est déposée conformément aux dispositions des articles R*. 410-1 et R*. 410-2 du code de l’urbanisme.
II. – Le préfet du département transmet sans délai la demande de certificat au maire de la commune dans laquelle
le terrain est situé, afin que ce dernier procède à l’enregistrement prévu au deuxième alinéa de l’article R*. 410-3
du même code.
III. – Lorsque le certificat d’urbanisme est délivré au nom de l’Etat, le maire communique son avis au chef du
service de l’Etat dans le département chargé de l’urbanisme dans les conditions du deuxième alinéa de
l’article R*. 410-6 du même code. Le délai pour émettre cet avis court à compter de la réception de la demande en
mairie.
IV. – Lorsque le certificat d’urbanisme est délivré au nom de la commune ou d’un établissement public de
coopération intercommunale, le certificat d’urbanisme est délivré dans les conditions prévues par l’article R*. 410-4
du même code.
Le cas échéant, le maire adresse au président de l’établissement public de coopération intercommunale ses
observations sur le projet dans les délais et les conditions prévues à l’article R. 410-7 du même code. Ces délais
courent à compter de la réception de la demande en mairie.
Le certificat d’urbanisme exprès est notifié au préfet du département, qui le joint au certificat de projet.
Lorsqu’un certificat d’urbanisme est tacitement obtenu en application de l’article R*. 410-12 du même code, le
certificat de projet le mentionne et indique les effets du caractère tacite du certificat d’urbanisme.
Art. 7. – La réalisation du rapport d’évaluation mentionné à l’article 212 de la loi du 22 août 2021 susvisée est
confiée à un comité d’évaluation, qui comprend des représentants de l’administration et des représentants des
maîtres d’ouvrage ayant participé à l’expérimentation, désignés par arrêté du ministre chargé de l’urbanisme.
Art. 8. – Pour l’application du présent décret en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion et à
Mayotte, les références au préfet de département et au préfet de région sont remplacées :
– en Guadeloupe, par la référence au préfet de la région Guadeloupe, préfet de la Guadeloupe ;
– en Guyane, par la référence au préfet de la région Guyane, préfet de la Guyane ;
– à La Réunion, par la référence au préfet de la région Réunion, préfet de La Réunion ;
– en Martinique, par la référence au préfet de la région Martinique, préfet de la Martinique ;
– à Mayotte, par la référence au préfet de Mayotte.
Art. 9. – Les dispositions du présent décret entrent en vigueur le 1er juin 2024.
Les demandes de certificats de projets ainsi que, le cas échéant, les demandes jointes prévues au II de
l’article 1er peuvent être présentées sur le fondement du présent décret jusqu’au 31 mai 2027.
Art. 10. – Le présent décret peut être modifié par décret en Conseil d’Etat, à l’exception des premier et dernier
alinéas du VI de son article 2.
Art. 11. – Le Premier ministre, le ministre de l’intérieur et des outre-mer, la ministre de la culture, le ministre
de la transition écologique et de la cohésion des territoires, la ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur et
des outre-mer, chargée des outre-mer, et le ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la
cohésion des territoires, chargé du logement, sont responsables, chacun en ce qui le concerne, de l’application du
présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 21 mai 2024.
EMMANUEL MACRON
Par le Président de la République :
Le Premier ministre,
GABRIEL ATTAL
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 34 sur 132

Le ministre de la transition écologique


et de la cohésion des territoires,
CHRISTOPHE BÉCHU
Le ministre de l’intérieur
et des outre-mer,
GÉRALD DARMANIN
La ministre de la culture,
RACHIDA DATI
La ministre déléguée auprès du ministre
de l’intérieur et des outre-mer,
chargée des outre-mer,
MARIE GUÉVENOUX
Le ministre délégué auprès du ministre
de la transition écologique et de la cohésion
des territoires, chargé du logement,
GUILLAUME KASBARIAN
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Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE


ET DE LA COHÉSION DES TERRITOIRES

Arrêté du 3 mai 2024 fixant la liste des infrastructures ferroviaires locales


ne revêtant pas une importance stratégique pour le marché ferroviaire européen
NOR : TRET2318427A

Le ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé des
transports,
Vu la directive 2012/34/UE du parlement européen et du Conseil du 21 novembre 2012 établissant un espace
ferroviaire unique européen (refonte), notamment son article 2 ;
Vu la décision d’exécution de la Commission européenne du 13 mars 2023 relative à l’importance stratégique de
certaines infrastructures ferroviaires en France conformément à l’article 2, paragraphe 4, de la directive
2012/34/UE du Parlement européen et du Conseil ;
Vu la décision d’exécution de la Commission européenne du 31 août 2023 concernant l’infrastructure ferroviaire
locale « Jarville-Mirecourt-Vittel » en France à considérer comme étant dépourvue d’importance stratégique au
sens de l’article 2, paragraphe 4, de la directive 2012/34/UE du Parlement européen et du Conseil ;
Vu la décision d’exécution de la Commission européenne du 30 novembre 2023 concernant l’infrastructure
ferroviaire locale en France sur la ligne « Molsheim – Saint-Dié-des-Vosges et Saint-Dié-des-Vosges – Arches » à
considérer comme étant dépourvue d’importance stratégique au sens de l’article 2, paragraphe 4, de la directive
2012/34/UE du Parlement européen et du Conseil ;
Vu le code des transports, notamment son article L. 2122-2 ;
Vu l’avis du Conseil national d’évaluation des normes en date du 8 février 2024 ;
Vu l’avis de l’Autorité de régulation des transports en date du 14 mars 2024,
Arrête :
Art. 1 . – Compte tenu de leur absence d’importance stratégique pour le marché ferroviaire européen constatée
er

par les décisions d’exécution susvisées, les infrastructures ferroviaires du réseau ferré national listées ci-après
bénéficient des exemptions prévues par le II de l’article L. 2122-2 du code des transports :
– ligne no 485 000 entre Guingamp et Carhaix ;
– ligne no 486 000 entre Guingamp et Paimpol ;
– ligne no 668 000 entre Montréjeau (exclu) et Bagnères-de-Luchon ;
– ligne no 805 000 entre Alès et Robiac ;
– ligne no 808 000 entre Robiac et Bessèges ;
– ligne no 040 000 entre Jarville-la-Malgrange et Mirecourt ;
– ligne no 030 000 entre Mirecourt et Hymont ;
– ligne no 035 000 entre Hymont et Vittel ;
– ligne no 110 000 entre Molsheim (exclu) et Saint-Dié-des-Vosges (exclu) ;
– ligne no 062 000 entre Saint-Dié-des-Vosges (exclu) et Arches (exclu).
Art. 2. – S’agissant des sections visées à l’article 1er de la ligne no 040 000, reliant Jarville-la-Malgrange à
Xeuilley, et de la ligne no 805 000, reliant Alès à Salindres :
– l’accès aux installations terminales embranchées situées à Neuves-Maisons, à Xeuilley et à Salindres doit être
garanti dans la mesure où les activités économiques desservies par ces connexions requièrent un service de
transport ferroviaire ;
– la tarification des sillons fret doit respecter les principes de la directive du 21 novembre 2012 susvisée et ne
doit pas dépasser les niveaux de la tarification des sillons fret sur le réseau national ;
– l’Autorité de régulation des transports mentionnée au L. 2132-1 du code des transports conserve ses
compétences de supervision, telles que définies à l’article 56 de la directive susvisée, et sera, le cas échéant,
l’autorité compétente en matière de règlement de différends, tel que prévu à l’article L. 1263-1 du même code.
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Les gestionnaires d’infrastructure des sections de ligne visées par le présent article veilleront à informer
l’Autorité de régulation des transports de toutes demandes d’accès à l’infrastructure émanant d’une entreprise
ferroviaire réalisant des services de transport de fret.
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 3 mai 2024.
Pour le ministre et par délégation :
La directrice des transports ferroviaires
et fluviaux et des ports,
F. TORCHIN
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 36 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE


ET DE LA COHÉSION DES TERRITOIRES

Arrêté du 7 mai 2024 fixant le barème hors taxes des redevances


prévues à l’article L. 554-2-1 du code de l’environnement pour l’année 2024
NOR : TREP2411861A

Publics concernés : les exploitants des réseaux aériens, enterrés ou subaquatiques de toutes catégories
(notamment les réseaux électriques, de gaz, de communications électroniques, d’eau potable, d’assainissement, de
matières dangereuses, de chaleur, ferroviaires ou guidés), ainsi que les prestataires de service auxquels les
maîtres d’ouvrage et les exécutants de travaux peuvent avoir recours pour l’élaboration et le suivi des déclarations
obligatoires préalables aux travaux menés à proximité de ces réseaux.
Objet : fixation pour l’année 2024 du barème hors taxes des redevances instituées par l’article L. 554-2-1 du
code de l’environnement pour financer le téléservice [Link] référençant les réseaux
de transport et de distribution en vue de prévenir leurs endommagements lors de travaux tiers.
Entrée en vigueur : l’arrêté entre en vigueur le lendemain du jour de sa publication au Journal officiel de la
République française.
Notice : l’arrêté précise, pour l’année 2024, les valeurs des termes I1, A, B, D et E utilisés dans les assiettes de
calcul hors taxes des redevances mentionnées aux articles R. 554-10 et R. 554-15 du code de l’environnement.
Références : le présent arrêté peut être consulté sur le site Légifrance ([Link]
Le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires,
Vu le code de l’environnement, notamment son article L. 554-2-1 et la sous-section 2 de la section 1 du
chapitre IV du titre V de son livre V,
Arrête :
Art. 1 . – Les valeurs des termes I1, A et B mentionnés à l’article R. 554-10 du code de l’environnement sont
er

fixées comme suit pour l’année 2024 pour un calcul de redevance hors taxes :
– I1 = 15 000 ;
– A = 0,025 ;
– B = 2/3.
Art. 2. – Les valeurs des termes D et E mentionnés à l’article R. 554-15 du code de l’environnement sont fixées
comme suit pour l’année 2024 pour un calcul de redevance hors taxes :
– D = 5 600 ;
– E = 800.
Art. 3. – La redevance due pour l’année 2024 par un exploitant pour son compte et celui de ses filiales pour
l’ensemble des ouvrages sur le territoire national n’est pas mise en recouvrement lorsque son montant est inférieur
à 30 euros, conformément aux dispositions du dernier alinéa du I de l’article R. 554-10 du code de
l’environnement.
Art. 4. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 7 mai 2024.
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur général
de la prévention des risques,
C. BOURILLET
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Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE


ET DE LA COHÉSION DES TERRITOIRES

Arrêté du 21 mai 2024 modifiant l’arrêté du 14 décembre 2023 fixant la liste des versions de
voitures particulières électriques ayant atteint le score environnemental minimal conditionnant
l’éligibilité à certaines aides à l’achat ou à la location de véhicules peu polluants
NOR : TRER2413113A

Publics concernés : acquéreurs et locataires de véhicules ; professionnels de l’automobile.


Objet : actualisation de la liste des versions de voitures particulières électriques ayant atteint le score
environnemental minimal mentionné à l’article D. 251-1 du code de l’énergie, fixée par l’arrêté
du 14 décembre 2023, dès lors éligibles au bonus écologique pour les voitures particulières neuves au titre de
ce critère.
Entrée en vigueur : le présent arrêté entre en vigueur le lendemain de sa publication.
Notice : le présent arrêté actualise la liste des versions de voitures particulières électriques ayant atteint le
score environnemental minimal mentionné à l’article D. 251-1 du code de l’énergie, fixé par l’arrêté
du 14 décembre 2023, après instruction, par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, d’un
dossier déposé par leur constructeur. Il s’agit d’une des conditions d’éligibilité au bonus écologique pour les
voitures particulières neuves, lié à l’impact environnemental et climatique de la production et de l’acheminement
du véhicule. Cette liste détaille :
– le type variante version (TVV) associé à la version ayant atteint le score environnemental minimal ;
– la marque de la version de véhicule considérée ;
– le modèle de la version de véhicule considérée.
Références : le présent arrêté, pris en application des articles D. 251-1 et D. 251-1-A du code de l’énergie, peut
être consulté sur le site Légifrance ([Link]
Le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et le ministre de la
transition écologique et de la cohésion des territoires,
Vu la directive (UE) 2015/1535 du Parlement européen et du Conseil du 9 septembre 2015 prévoyant une
procédure d’information dans le domaine des réglementations techniques et des règles relatives aux services de la
société de l’information ;
Vu le code de l’énergie, notamment ses articles D. 251-1 à D. 251-13 ;
Vu l’arrêté du 14 décembre 2023 modifié fixant la liste des versions de voitures particulières électriques ayant
atteint le score environnemental minimal conditionnant l’éligibilité à certaines aides à l’achat ou à la location de
véhicules peu polluants ;
Vu la notification no 2024/0271/FR adressée le 21 mai 2024 à la Commission européenne,
Arrêtent :
Art. 1er. – L’article 1er de l’arrêté du 14 décembre 2023 susvisé est complété par les dispositions suivantes :
« A compter du 23 mai 2024 :
«
Marque Modèle Type Variante Version (TVV)

FIAT 500 FA10AEA0000A01D2B000B

RENAULT Renault 5 P01RBEA1BEA1A50000

RENAULT Kangoo RFKRKJJA0AT00410B0

RENAULT Kangoo RFKRKJJA0AU00410B0

RENAULT Kangoo RFKRKJJA0AY007G0B0


22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 37 sur 132

Marque Modèle Type Variante Version (TVV)

RENAULT Kangoo RFKRKJJA0AY00830B0

TESLA Model Y LR RWD (120kW) 003Y5LRBJB3S5T3X

TESLA Model Y LR RWD (125kW) 003Y5LRBKB3S5T3X

TESLA Model Y LR RWD (127kW) 003Y5LRBLB3S5T3X

TESLA Model Y RWD (88kW) 003Y6LRBFB3S5T3X

TESLA Model Y (125kW) 003Y6LRBKB3S5T3X

TESLA Model Y SP (88kW) 005Y7CRBFB3S5T3X

TESLA Model Y SP (127kW) 005Y7CRBKB3S5T3X

TESLA Model Y SP (100kW) 005Y7CRPGB3S5T3X

TESLA Model Y SP (120kW) 005Y7CRPJB3S5T3X

VOLKSWAGEN ID.7 PRO 210KW EDABEDFAD7PX2 PPE1MP001A

VOLKSWAGEN ID.7 TOURER PRO 210 KW EDACEDFAD7PX2PPE1MP001A

VOLVO EC40 XKEBUL0 ?

VOLVO EX40 XZEBUL0 ?

».
Art. 2. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 21 mai 2024.
Le ministre de la transition écologique
et de la cohésion des territoires,
Pour le ministre et par délégation :
La directrice du climat,
de l’efficacité énergétique et de l’air,
D. SIMIU
Le ministre de l’économie, des finances
et de la souveraineté industrielle et numérique,
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur général des entreprises,
T. COURBE
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 38 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE

Arrêté du 22 avril 2024 portant délégation de pouvoirs du ministre chargé de l’enseignement


supérieur aux recteurs d’académie et aux vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de
Nouvelle-Calédonie et de Polynésie française, en matière de recrutement et de gestion des
ingénieurs et des personnels techniques et administratifs de recherche et de formation et des
agents contractuels exerçant ces fonctions
NOR : ESRH2405808A

La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche,


Vu le code de l’éducation ;
Vu le code général de la fonction publique ;
Vu le décret no 78-399 du 20 mars 1978 modifié relatif à la prise en charge pour les départements d’outre-mer
des frais de voyage de congés bonifiés accordés aux magistrats et fonctionnaires civils de l’Etat ;
Vu le décret no 82-624 du 20 juillet 1982 modifié fixant les modalités d’application pour les fonctionnaires de
l’ordonnance no 82-296 du 31 mars 1982 relative à l’exercice des fonctions à temps partiel ;
Vu le décret no 85-986 du 16 septembre 1985 modifié relatif au régime particulier de certaines positions des
fonctionnaires de l’Etat, à la mise à disposition, à l’intégration et à la cessation définitive de fonctions ;
Vu le décret no 85-1534 du 31 décembre 1985 modifié fixant les dispositions statutaires applicables aux
ingénieurs et aux personnels techniques et administratifs de recherche et de formation du ministère chargé de
l’enseignement supérieur ;
Vu le décret no 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de
l’Etat ;
Vu le décret no 89-271 du 12 avril 1989 modifié fixant les conditions et les modalités de règlement des frais de
changements de résidence des personnels civils à l’intérieur des départements d’outre-mer, entre la métropole et
ces départements, et pour se rendre d’un département d’outre-mer à un autre ;
Vu le décret no 90-437 du 28 mai 1990 modifié fixant les conditions et les modalités de règlement des frais
occasionnés par les changements de résidence des personnels civils sur le territoire métropolitain de la France
lorsqu’ils sont à la charge des budgets de l’Etat, des établissements publics nationaux à caractère administratif et de
certains organismes subventionnés ;
Vu le décret no 94-874 du 7 octobre 1994 modifié fixant les dispositions communes applicables aux stagiaires de
l’Etat et de ses établissements publics ;
Vu le décret no 96-1026 du 26 novembre 1996 modifié relatif à la situation des fonctionnaires de l’Etat et de
certains magistrats dans les territoires d’outre-mer de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française et de Wallis-
et-Futuna ;
Vu le décret no 96-1028 du 27 novembre 1996 modifié relatif à l’attribution de l’indemnité d’éloignement aux
magistrats et aux fonctionnaires titulaires et stagiaires de l’Etat en service à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, en
Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna ;
Vu le décret no 98-844 du 22 septembre 1998 modifié fixant les conditions et les modalités de règlement des frais
occasionnés par les changements de résidence des personnels civils de l’Etat à l’intérieur d’un territoire
d’outre-mer, entre la métropole et un territoire d’outre-mer, entre deux territoires d’outre-mer et entre un territoire
d’outre-mer et un département d’outre-mer, Mayotte ou la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon ;
Vu le décret no 2013-314 du 15 avril 2013 modifié portant création d’une indemnité de sujétion géographique ;
Vu le décret no 2014-729 du 27 juin 2014 modifié portant application à Mayotte des dispositions relatives aux
congés bonifiés pour les magistrats et fonctionnaires ;
Vu le décret no 2020-69 du 30 janvier 2020 relatif aux contrôles déontologiques dans la fonction publique,
Arrête :
Art. 1 . – Les recteurs d’académie et les vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie et de
er

Polynésie française reçoivent, dans les limites fixées aux articles 2 à 7 ci-dessous, délégation de pouvoirs du
ministre chargé de l’enseignement supérieur pour le recrutement et la gestion des personnels titulaires et stagiaires
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de recherche et de formation régis par le décret du 31 décembre 1985 susvisé des services déconcentrés du
ministère de l’éducation nationale et des établissements publics et institutions mentionnés aux articles 2 et 6,
relevant du ressort de leur académie ou de leur vice-rectorat.
Les délégations de pouvoirs accordées en application du présent arrêté s’appliquent sous réserve :
– des dispositions des conventions conclues entre l’Etat et la Polynésie française en application des articles 61,
169 et 170 de la loi organique no 2004-192 du 27 février 2004, s’agissant des personnels mis à disposition de
la Polynésie française sur ce fondement ;
– des dispositions de la convention conclue entre l’Etat et la Nouvelle-Calédonie en application de l’article 59-1
de la loi organique no 99-209 du 19 février 1999, s’agissant des personnels mis à disposition de la Nouvelle-
Calédonie sur ce fondement.
Art. 2. – Les établissements publics et institutions mentionnés aux articles 3, 4 et 5 du présent arrêté sont les
suivants :
Académie nationale de médecine ;
Académie des sciences d’outre-mer ;
Agence bibliographique de l’enseignement supérieur ;
Centre d’études et de recherches sur les qualifications ;
Centres de ressources, d’expertise et de performance sportives ;
Centre informatique national de l’enseignement supérieur ;
Centre national d’enseignement à distance ;
Centre national des œuvres universitaires et scolaires ;
Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires ;
Centre technique du livre de l’enseignement supérieur ;
Ecole nationale de voile et des sports nautiques ;
Ecole nationale des sports de montagne ;
Etablissement public d’aménagement universitaire de la région Ile-de-France ;
Etablissement public du musée du quai Branly-Jacques Chirac ;
Fondation Maison des sciences de l’homme ;
France Education international ;
Institut de France ;
Institut français du cheval et de l’équitation ;
Institut national du sport et de l’éducation physique ;
Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire ;
Musée national du sport ;
Office national d’information sur les enseignements et les professions ;
Réseau Canopé.
Art. 3. – Les recteurs d’académie et les vice-recteurs reçoivent délégation de pouvoirs pour le recrutement des
adjoints techniques de recherche et de formation et des techniciens de recherche et de formation relevant des
services déconcentrés du ministère de l’éducation nationale et des établissements publics et institutions mentionnés
à l’article 2.
Art. 4. – Les pouvoirs délégués aux recteurs d’académie et aux vice-recteurs pour la gestion des personnels
appartenant aux corps mentionnés à l’article 1er, relevant des services déconcentrés du ministère de l’éducation
nationale et des établissements publics et institutions mentionnés à l’article 2 sont les suivants :
1o Autorisation de cumul d’activités prévue par le décret du 30 janvier 2020 susvisé ;
2o Octroi des congés prévus aux articles L. 214-1, L. 215-1, L. 422-1 et L. 515-1, aux titres II, III et IV du
livre VI et aux sections 1 à 4 du chapitre II du titre II du livre VIII du code général de la fonction publique, sauf
pour les cas où l’avis du conseil médical supérieur est requis ;
3o Octroi du bénéfice d’un temps partiel conformément aux dispositions du code général de la fonction publique
et du décret du 20 juillet 1982 susvisé ;
4o Octroi du congé bonifié prévu par le décret du 20 mars 1978 susvisé et par le décret du 27 juin 2014 susvisé ;
5o Octroi du congé administratif prévu par le décret du 26 novembre 1996 susvisé ;
6o Octroi des congés prévus aux articles 17 à 24 du décret du 7 octobre 1994 susvisé, sauf pour les cas où l’avis
du conseil médical supérieur est requis ;
7o Gestion des congés prévus par le décret du 22 septembre 1998 susvisé ;
8o Octroi du temps partiel pour raison thérapeutique prévu à l’article L. 823-1 du code général de la fonction
publique, sauf pour les cas où l’avis du conseil médical supérieur est requis ;
9o Ouverture du droit à la prise en charge des frais de changement de résidence en application des dispositions
des décrets du 12 avril 1989, du 28 mai 1990 et du 22 septembre 1998 susvisés ;
10o Ouverture du droit à l’attribution de l’indemnité d’éloignement en application des dispositions du décret
du 27 novembre 1996 susvisé ;
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11o Reconnaissance de l’état d’invalidité temporaire et ouverture du droit au versement de l’allocation


d’invalidité temporaire et, le cas échéant, de la majoration pour tierce personne ;
12o Ouverture et gestion d’un compte épargne-temps ;
13o Octroi de la protection prévue à l’article L. 134-1 du code général de la fonction publique ;
14o Ouverture du droit à l’attribution de l’indemnité de sujétion géographique en application des dispositions du
décret du 15 avril 2013 susvisé ;
15o Mise en position de disponibilité dans les cas prévus au titre V du décret du 16 septembre 1985 susvisé, sauf
pour les cas où l’avis du conseil médical supérieur est requis ;
16o Mise en position de détachement en application des 8o, 10o, 11o et 12o de l’article 14 du décret
du 16 septembre 1985 susvisé ;
17o Sanctions disciplinaires du premier groupe définies à l’article L. 533-1 du code général de la fonction
publique ;
18o Sanctions disciplinaires définies aux 1o et 2o de l’article 10 du décret du 7 octobre 1994 susvisé ;
19o Décision de rupture conventionnelle ;
20o Radiation des cadres en cas d’abandon de poste ;
21o Maintien en fonctions jusqu’à l’âge de soixante-dix ans prévu à l’article L. 556-1 du code général de la
fonction publique ;
22o Admission à la retraite.
Art. 5. – S’agissant des adjoints techniques de recherche et de formation relevant des services déconcentrés du
ministère de l’éducation nationale et des établissements publics et institutions mentionnés à l’article 2, les pouvoirs
énumérés ci-dessous sont également délégués aux recteurs d’académie et aux vice-recteurs de Nouvelle-Calédonie
et de Polynésie française :
1o Nomination en qualité de stagiaire et prorogation de stage des adjoints techniques et des adjoints techniques
principaux de 2e classe ;
2o Prolongation de stage et nomination en qualité de titulaire des adjoints techniques et des adjoints techniques
principaux de 2e classe ;
3o Etablissement du tableau d’avancement pour l’accès au grade supérieur ;
4o Nomination au grade supérieur ;
5o Classement dans le corps ;
6o Classement dans le grade ;
7o Avancement d’échelon ;
8o Mise en position de détachement en application des 1o, 2o, 3o, 4o, 5o, 6o, 7o, 9o, 13o et 14o de l’article 14 du décret
du 16 septembre 1985 susvisé ;
9o Opérations de mutations interacadémiques et intra-académiques ;
10o Sanctions disciplinaires des deuxième, troisième et quatrième groupes définies à l’article L. 533-1 du code
général de la fonction publique ;
11o Sanctions disciplinaires définies aux 3o, 4o et 5o de l’article 10 du décret du 7 octobre 1994 susvisé ;
12o Acceptation des démissions ;
13o Licenciement ;
14o Radiation des cadres en cas de perte de la nationalité française, de déchéance des droits civiques,
d’interdiction par décision de justice d’exercer un emploi public et de non-réintégration à l’issue d’une période de
disponibilité.
Concernant les adjoints techniques de recherche et de formation des services déconcentrés du ministère de
l’éducation nationale et des établissements publics et institutions mentionnés à l’article 2 relevant de son ressort, le
vice-recteur des îles Wallis et Futuna reçoit également délégation des pouvoirs énumérés ci-dessus, à l’exception
de l’établissement du tableau d’avancement pour l’accès au grade supérieur qui est délégué au recteur de
l’académie de Paris en application de l’article R. 975-1 du code de l’éducation.
Art. 6. – Les établissements publics mentionnés à l’article 7 du présent arrêté sont les suivants :
1o Etablissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel relevant du ministre chargé de
l’enseignement supérieur ;
2o Ecoles nationales supérieures d’ingénieurs mentionnées à l’article D. 741-5 du code de l’éducation ;
3o Ecoles nationales d’ingénieurs mentionnées à l’article D. 741-7 du code de l’éducation ;
4o Instituts d’études politiques mentionnés à l’article D. 741-9 du code de l’éducation ;
5o Etablissements mentionnés du 3o au 8o et au 17o de l’article D. 741-12 du code de l’éducation ;
6o Etablissement public du palais de la Découverte et de la Cité des sciences et de l’industrie.
Art. 7. – S’agissant des adjoints techniques de recherche et de formation relevant des établissements publics
mentionnés à l’article 6, les pouvoirs énumérés ci-dessous sont délégués aux recteurs d’académie et aux
vice-recteurs de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie française :
1o Nomination en qualité de stagiaire et prorogation de stage des adjoints techniques et des adjoints techniques
principaux de 2e classe ;
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2o Prolongation de stage et nomination en qualité de titulaire des adjoints techniques et des adjoints techniques
principaux de 2e classe ;
3o Etablissement du tableau d’avancement pour l’accès au grade supérieur ;
4o Nomination au grade supérieur ;
5o Classement dans le corps ;
6o Classement dans le grade ;
7o Mise en position de détachement en application des 1o, 2o, 3o, 4o, 5o, 6o, 7o, 9o, 13o et 14o de l’article 14 du décret
du 16 septembre 1985 susvisé ;
8o Opérations de mutations interacadémiques et intra-académiques ;
9o Octroi de la protection prévue à l’article L. 134-1 du code général de la fonction publique ;
10o Sanctions disciplinaires des deuxième, troisième et quatrième groupes définies à l’article L. 533-1 du code
général de la fonction publique ;
11o Sanctions disciplinaires définies aux 3o, 4o et 5o de l’article 10 du décret du 7 octobre 1994 susvisé ;
12o Acceptation des démissions ;
13o Licenciement ;
14o Radiation des cadres en cas de perte de la nationalité française, de déchéance des droits civiques,
d’interdiction par décision de justice d’exercer un emploi public et de non-réintégration à l’issue d’une période de
disponibilité.
Concernant les adjoints techniques de recherche et de formation des établissements publics mentionnés à
l’article 6 relevant de son ressort, le vice-recteur des îles Wallis et Futuna reçoit délégation des pouvoirs énumérés
ci-dessus, à l’exception de l’établissement du tableau d’avancement pour l’accès au grade supérieur qui est délégué
au recteur de l’académie de Paris en application de l’article R. 975-1 du code de l’éducation.
Art. 8. – Les recteurs d’académie et les vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie et de
Polynésie française reçoivent délégation de pouvoirs du ministre chargé de l’enseignement supérieur pour le
recrutement des agents contractuels appelés à exercer les fonctions dévolues aux fonctionnaires mentionnés à
l’article 1er du présent arrêté, affectés dans leurs services.
Art. 9. – Les recteurs d’académie et les vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie et de
Polynésie française reçoivent délégation de pouvoirs du ministre chargé de l’enseignement supérieur pour
l’ensemble des actes de gestion des agents contractuels mentionnés à l’article 8 du présent arrêté, prévus par le
décret du 17 janvier 1986 susvisé, sauf pour les cas où l’avis du conseil médical supérieur est requis.
Art. 10. – L’arrêté du 26 décembre 2022 portant délégation de pouvoirs du ministre chargé de l’enseignement
supérieur aux recteurs d’académie et aux vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie et de
Polynésie française en matière de recrutement et de gestion des ingénieurs et des personnels techniques et
administratifs de recherche et de formation relevant du ministre chargé de l’enseignement supérieur affectés dans
les services déconcentrés du ministère de l’éducation nationale et au sein de certains établissements publics et
institutions relevant des ministres chargés de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la jeunesse et
des sports est abrogé.
Art. 11. – Les recteurs d’académie et les vice-recteurs des îles Wallis et Futuna, de Nouvelle-Calédonie et de
Polynésie française sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au
Journal officiel de la République française.
Fait le 22 avril 2024.
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur général des ressources humaines,
B. MELMOUX-EUDE
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Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE

Arrêté du 22 avril 2024 portant délégation de pouvoirs du ministre chargé de l’enseignement


supérieur et de la recherche aux présidents et directeurs des établissements publics
d’enseignement supérieur et au président de l’Etablissement public du palais de la Découverte
et de la Cité des sciences et de l’industrie en matière de recrutement et de gestion de certains
agents relevant du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche
NOR : ESRH2405809A

La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche,


Vu le code de l’éducation ;
Vu le code général de la fonction publique ;
Vu le décret no 53-1266 du 22 décembre 1953 modifié portant aménagement du régime de rémunération des
fonctionnaires de l’Etat en service dans les départements d’outre-mer ;
Vu le décret no 53-1276 du 24 décembre 1953 modifié fixant le statut des agents contractuels des bibliothèques
de France et de la lecture publique ;
Vu le décret no 68-986 du 14 novembre 1968 modifié relatif au statut des personnels techniques contractuels en
fonction dans les établissements relevant de la direction des enseignements supérieurs ;
Vu le décret no 78-399 du 20 mars 1978 modifié relatif pour les départements d’outre-mer, à la prise en charge
des frais de voyage de congés bonifiés accordés aux magistrats et fonctionnaires civils de l’Etat ;
Vu le décret no 82-624 du 20 juillet 1982 modifié fixant les modalités d’application pour les fonctionnaires de
l’ordonnance no 82-296 du 31 mars 1982 relative à l’exercice des fonctions à temps partiel ;
Vu le décret no 85-986 du 16 septembre 1985 modifié relatif au régime particulier de certaines positions des
fonctionnaires de l’Etat, à la mise à disposition, à l’intégration et à la cessation définitive de fonctions ;
Vu le décret no 85-1534 du 31 décembre 1985 modifié fixant les dispositions statutaires applicables aux
ingénieurs et aux personnels techniques et administratifs de recherche et de formation du ministère chargé de
l’enseignement supérieur ;
Vu le décret no 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de
l’Etat ;
Vu le décret no 88-646 du 6 mai 1988 modifié relatif aux dispositions statutaires applicables au corps des
magasiniers des bibliothèques ;
Vu le décret no 89-271 du 12 avril 1989 modifié fixant les conditions et les modalités de règlement des frais de
changement de résidence des personnels civils à l’intérieur des départements d’outre-mer, entre la métropole et ces
départements, et pour se rendre d’un département d’outre-mer à un autre ;
Vu le décret no 90-437 du 28 mai 1990 modifié fixant les conditions et les modalités de règlement des frais
occasionnés par les changements de résidence des personnels civils sur le territoire métropolitain de la France
lorsqu’ils sont à la charge des budgets de l’Etat, des établissements publics nationaux à caractère administratif et de
certains organismes subventionnés ;
Vu le décret no 92-26 du 9 janvier 1992 modifié portant statut particulier du corps des conservateurs des
bibliothèques et du corps des conservateurs généraux des bibliothèques ;
Vu le décret no 92-29 du 9 janvier 1992 modifié portant statut particulier du corps des bibliothécaires ;
Vu le décret no 94-874 du 7 octobre 1994 modifié fixant les dispositions communes applicables aux stagiaires de
l’Etat et de ses établissements publics ;
Vu le décret no 96-1026 du 26 novembre 1996 modifié relatif à la situation des fonctionnaires de l’Etat et de
certains magistrats dans les territoires d’outre-mer de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française et de Wallis-
et-Futuna ;
Vu le décret no 96-1028 du 27 novembre 1996 modifié relatif à l’attribution de l’indemnité d’éloignement aux
magistrats et aux fonctionnaires titulaires et stagiaires de l’Etat en service à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, en
Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna ;
Vu le décret no 98-844 du 22 septembre 1998 modifié fixant les conditions et les modalités de règlement des frais
occasionnés par les changements de résidence des personnels civils de l’Etat à l’intérieur d’un territoire
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d’outre-mer, entre la métropole et un territoire d’outre-mer, entre deux territoires d’outre-mer et entre un territoire
d’outre-mer et un département d’outre-mer, Mayotte ou la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon ;
Vu le décret no 2001-1225 du 20 décembre 2001 modifié portant création d’une prime spécifique d’installation ;
Vu le décret no 2011-1140 du 21 septembre 2011 modifié portant statut particulier du corps des bibliothécaires
assistants spécialisés ;
Vu le décret no 2011-1229 du 30 septembre 2011 relatif à la déconcentration de certaines opérations de gestion
des personnels de recherche et de formation relevant du ministre chargé de l’enseignement supérieur et de la
recherche en fonction dans l’Etablissement public du palais de la Découverte et de la Cité des sciences et de
l’industrie ;
Vu le décret no 2013-314 du 15 avril 2013 modifié portant création d’une indemnité de sujétion géographique ;
Vu le décret no 2020-69 du 30 janvier 2020 relatif aux contrôles déontologiques dans la fonction publique,
Arrête :
CHAPITRE Ier
DISPOSITIONS PORTANT DÉLÉGATION DE POUVOIRS AUX PRÉSIDENTS ET DIRECTEURS
DES ÉTABLISSEMENTS PUBLICS D’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Art. 1 . – Les établissements publics mentionnés au présent chapitre sont les suivants :
er

1o Etablissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel relevant du ministre chargé de


l’enseignement supérieur ;
2o Ecoles nationales supérieures d’ingénieurs mentionnées à l’article D. 741-5 du code de l’éducation ;
3o Ecoles nationales d’ingénieurs mentionnées à l’article D. 741-7 du code de l’éducation ;
4o Instituts d’études politiques mentionnés à l’article D. 741-9 du code de l’éducation ;
5o Etablissements mentionnés du 3o au 8o et au 17o de l’article D. 741-12 du code de l’éducation.
Section 1
Fonctionnaires
Art. 2. – Les présidents et directeurs des établissements publics d’enseignement supérieur reçoivent, dans les
limites fixées à l’article 4 du présent arrêté, délégation de pouvoirs du ministre chargé de l’enseignement supérieur
pour la gestion des personnels titulaires et stagiaires suivants, affectés dans leur établissement :
– conservateurs généraux des bibliothèques et conservateurs des bibliothèques régis par le décret no 92-26
du 9 janvier 1992 susvisé ;
– bibliothécaires régis par le décret no 92-29 du 9 janvier 1992 susvisé ;
– bibliothécaires assistants spécialisés régis par le décret du 21 septembre 2011 susvisé ;
– magasiniers des bibliothèques régis par le décret du 6 mai 1988 susvisé ;
– ingénieurs et personnels techniques et administratifs de recherche et de formation, régis par le décret
du 31 décembre 1985 susvisé.
Art. 3. – Les présidents et directeurs des établissements publics d’enseignement supérieur reçoivent également
délégation de pouvoirs pour le recrutement des personnels suivants, affectés dans leur établissement et relevant :
– du grade de magasinier des bibliothèques ;
– du corps des adjoints techniques de recherche et de formation ;
– du corps des techniciens de recherche et de formation.
Art. 4. – Les pouvoirs délégués aux présidents et directeurs des établissements publics d’enseignement
supérieur pour la gestion des personnels mentionnés à l’article 2 sont les suivants :
1o Octroi des congés prévus aux articles L. 214-1, L. 215-1, L. 422-1 et L. 515-1, aux titres II, III et IV du
livre VI et aux sections 1 à 4 du chapitre II du titre II du livre VIII du code général de la fonction publique, sauf
pour les cas où l’avis du conseil médical supérieur est requis ;
2o Octroi des congés prévus aux articles 17 à 24 bis du décret du 7 octobre 1994 susvisé, sauf pour les cas où
l’avis du conseil médical supérieur est requis ;
3o Octroi du temps partiel pour raison thérapeutique prévu à l’article L. 823-1 du code général de la fonction
publique, sauf pour les cas où l’avis du conseil médical supérieur est requis ;
4o Octroi du congé bonifié prévu par le décret du 20 mars 1978 susvisé ;
5o Octroi du congé administratif prévu par le décret du 26 novembre 1996 susvisé ;
6o Ouverture du droit à la prise en charge des frais de changement de résidence en application des dispositions
des décrets du 12 avril 1989, du 28 mai 1990 et du 22 septembre 1998 susvisés ;
7o Reconnaissance de l’état d’invalidité temporaire et ouverture du droit au versement de l’allocation d’invalidité
temporaire et, le cas échéant, à la majoration pour tierce personne ;
8o Autorisation de cumul d’activités prévue par le décret du 30 janvier 2020 susvisé ;
9o Octroi du bénéfice d’un temps partiel conformément aux dispositions du code général de la fonction publique
et du décret du 20 juillet 1982 susvisé ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 39 sur 132

10o Ouverture du droit à l’attribution de l’indemnité d’éloignement en application des dispositions des décrets
du 22 décembre 1953 et du 27 novembre 1996 susvisés ;
11o Ouverture du droit à l’attribution de la prime spécifique d’installation en application des dispositions du
décret du 20 décembre 2001 susvisé ;
12o Ouverture du droit à l’attribution de l’indemnité de sujétion géographique en application des dispositions du
décret du 15 avril 2013 susvisé ;
13o Ouverture et gestion d’un compte épargne-temps ;
14o Mise en position de disponibilité sauf pour les cas où l’avis du conseil médical supérieur est requis ;
15o Mise en position de détachement en application des 8o, 10o, 11o et 12o de l’article 14 du décret
du 16 septembre 1985 susvisé ;
16o Sanctions disciplinaires du premier groupe définies à l’article L. 533-1 du code général de la fonction
publique ;
17o Sanctions disciplinaires définies aux 1o et 2o de l’article 10 du décret du 7 octobre 1994 susvisé ;
18o Décision de rupture conventionnelle ;
19o Radiation des cadres en cas d’abandon de poste ;
20o Maintien en fonctions jusqu’à l’âge de soixante-dix ans prévu à l’article L. 556-1 du code général de la
fonction publique ;
21o Admission à la retraite.
S’agissant des personnels appartenant au corps des adjoints techniques de recherche et de formation affectés
dans leur établissement, les présidents et directeurs des établissements publics d’enseignement supérieur reçoivent
également délégation de pouvoirs pour l’avancement d’échelon et le classement dans le corps.
Section 2
Agents contractuels
Art. 5. – Les présidents et directeurs des établissements publics d’enseignement supérieur qui ne bénéficient
pas des responsabilités et compétences élargies en matière budgétaire et de gestion des ressources humaines
prévues aux articles L. 712-10 et L. 954-1 à L. 954-3 du code de l’éducation, reçoivent délégation de pouvoirs du
ministre chargé de l’enseignement supérieur pour le recrutement des agents contractuels appelés à exercer les
fonctions dévolues aux fonctionnaires mentionnés à l’article 2, affectés dans leur établissement.
Art. 6. – Les présidents et directeurs des établissements publics d’enseignement supérieur qui ne bénéficient
pas des responsabilités et compétences élargies en matière budgétaire et de gestion des ressources humaines
prévues aux articles L. 712-10 et L. 954-1 à L. 954-3 du code de l’éducation, reçoivent délégation de pouvoirs du
ministre chargé de l’enseignement supérieur pour l’ensemble des actes de gestion des agents contractuels
mentionnés à l’article 5 du présent arrêté, prévus par le décret du 17 janvier 1986 susvisé, sauf pour les cas où
l’avis du conseil médical supérieur est requis.
Art. 7. – Lorsque les effectifs d’agents contractuels d’un établissement public d’enseignement supérieur sont
insuffisants pour permettre la constitution d’une commission consultative paritaire en son sein, la situation des
personnels concernés est examinée par une commission consultative paritaire commune créée par décision
conjointe des présidents ou directeurs des établissements intéressés ou par une commission consultative paritaire
placée auprès de l’un des présidents ou directeurs des établissements intéressés.
CHAPITRE II
DISPOSITIONS PORTANT DÉLÉGATION DE POUVOIRS AU PRÉSIDENT DE L’ETABLISSEMENT PUBLIC
DU PALAIS DE LA DÉCOUVERTE ET DE LA CITÉ DES SCIENCES ET DE L’INDUSTRIE

Art. 8. – Le président de l’Etablissement public du palais de la Découverte et de la Cité des sciences et de


l’industrie reçoit, dans les limites fixées à l’article 9 du présent arrêté, délégation de pouvoirs du ministre chargé de
l’enseignement supérieur et de la recherche pour la gestion des personnels titulaires et stagiaires appartenant aux
corps des ingénieurs et personnels techniques et administratifs de recherche et de formation régis par le décret
du 31 décembre 1985 susvisé, affectés dans l’établissement.
Art. 9. – Les pouvoirs délégués au président de l’Etablissement public du palais de la Découverte et de la Cité
des sciences et de l’industrie pour la gestion des personnels mentionnés à l’article 8 sont les suivants :
1o Octroi des congés prévus aux articles L. 214-1, L. 215-1, L. 422-1 et L. 515-1, aux titres II, III et IV du
livre VI et aux sections 1 à 4 du chapitre II du titre II du livre VIII du code général de la fonction publique, sauf
pour les cas où l’avis du conseil médical supérieur est requis ;
2o Octroi des congés prévus aux articles 17 à 24 bis du décret du 7 octobre 1994 susvisé, sauf pour les cas où
l’avis du conseil médical supérieur est requis ;
3o Octroi du temps partiel pour raison thérapeutique prévu à l’article L. 823-1 du code général de la fonction
publique, sauf pour les cas où l’avis du conseil médical supérieur est requis ;
4o Octroi du congé bonifié prévu par le décret du 20 mars 1978 susvisé ;
5o Ouverture du droit à la prise en charge des frais de changement de résidence en application des dispositions
des décrets du 12 avril 1989, du 28 mai 1990 et du 22 septembre 1998 susvisés ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 39 sur 132

6o Reconnaissance de l’état d’invalidité temporaire et ouverture du droit au versement de l’allocation d’invalidité


temporaire et, le cas échéant, à la majoration pour tierce personne ;
7o Autorisation de cumul d’activités prévue par le décret du 30 janvier 2020 susvisé ;
8o Octroi du bénéfice d’un temps partiel conformément aux dispositions du code général de la fonction publique
et du décret du 20 juillet 1982 susvisé ;
9o Ouverture et gestion d’un compte épargne-temps ;
10o Mise en position de disponibilité sauf pour les cas où l’avis du conseil médical supérieur est requis ;
11o Mise en position de détachement en application des 8o, 10o, 11o et 12o de l’article 14 du décret
du 16 septembre 1985 susvisé ;
12o Sanctions disciplinaires du premier groupe définies à l’article L. 533-1 du code général de la fonction
publique ;
13o Sanctions disciplinaires définies aux 1o et 2o de l’article 10 du décret du 7 octobre 1994 susvisé ;
14o Décision de rupture conventionnelle ;
15o Radiation des cadres en cas d’abandon de poste ;
16o Maintien en fonctions jusqu’à l’âge de soixante-dix ans prévu à l’article L. 556-1 du code général de la
fonction publique ;
17o Admission à la retraite.
S’agissant des personnels appartenant au corps des adjoints techniques de recherche et de formation affectés
dans l’établissement, le président de l’Etablissement public du palais de la Découverte et de la Cité des sciences et
de l’industrie reçoit également délégation de pouvoirs pour l’avancement d’échelon et le classement dans le corps.
CHAPITRE III
DISPOSITIONS FINALES
Art. 10. – L’arrêté du 3 octobre 2011 portant délégation de pouvoirs du ministre chargé de l’enseignement
supérieur et de la recherche au président de l’Etablissement public du palais de la Découverte et de la Cité des
sciences et de l’industrie pour certaines opérations de gestion des personnels de recherche et de formation et
l’arrêté du 24 juillet 2017 portant délégation de pouvoirs aux présidents et directeurs des établissements publics
d’enseignement supérieur relevant du ministre chargé de l’enseignement supérieur en matière de recrutement et de
gestion de certains agents du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sont
abrogés.
Art. 11. – Les présidents et directeurs des établissements publics d’enseignement supérieur relevant du
ministre chargé de l’enseignement supérieur et le président de l’Etablissement public du palais de la Découverte et
de la Cité des sciences et de l’industrie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté,
qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 22 avril 2024.
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur général des ressources humaines,
B. MELMOUX-EUDE
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 40 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

PREMIER MINISTRE

Arrêté du 15 mai 2024 portant admission à la retraite


(administrateurs de l’Etat)
NOR : PRMG2412990A

Par arrêté du Premier ministre en date du 15 mai 2024, Mme BOUQUET Brigitte, administratrice de l’Etat du
grade transitoire, affectée au ministère du travail, de la santé et des solidarités, est admise à faire valoir ses droits à
la retraite, après maintien en fonctions au-delà de la limite d’âge, à compter du 1er septembre 2024.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 41 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES


ET DE LA SOUVERAINETÉ INDUSTRIELLE ET NUMÉRIQUE

Arrêté du 19 avril 2024 portant nomination


dans l’emploi d’administrateur des douanes et droits indirects
NOR : ECOD2411042A

Par arrêté du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en date
du 19 avril 2024, M. Ronan JAOUEN, administrateur hors classe de la Ville de Paris, à Montreuil (direction
interrégionale des douanes d’Ile-de-France) est nommé, à compter du 1er mai 2024, dans l’emploi d’administrateur
des douanes et droits indirects à Roissy (direction interrégionale des douanes de Paris-Aéroports) pour exercer les
fonctions d’adjoint au directeur interrégional des douanes de Paris-Aéroports, en remplacement de Mme Evelyne
SARTI.
Il est nommé dans cet emploi pour une durée maximale de quatre ans, renouvelable dans la limite d’une durée
totale d’occupation du même emploi de six ans.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 42 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES


ET DE LA SOUVERAINETÉ INDUSTRIELLE ET NUMÉRIQUE

Arrêté du 29 avril 2024 portant admission à la retraite


(professeurs de l’Institut Mines-Télécom de classe exceptionnelle)
NOR : ECOP2411208A

Par arrêté du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en date
du 29 avril 2024, M. Philippe Collot, professeur de l’Institut Mines-Télécom de classe exceptionnelle, est réintégré
dans les cadres de l’administration centrale du ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté
industrielle et numérique et est, sur sa demande, radié des cadres et admis à faire valoir ses droits à la retraite,
à compter du 1er septembre 2024.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 43 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES


ET DE LA SOUVERAINETÉ INDUSTRIELLE ET NUMÉRIQUE

Arrêté du 14 mai 2024 portant nomination dans des emplois de direction


de la direction générale des finances publiques
NOR : ECOE2412429A

Par arrêté du ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et
numérique, chargé des comptes publics, en date du 14 mai 2024 :
M. Eric RAIMBAULT, précédemment nommé dans l’emploi de directeur de pôle à la direction départementale
des finances publiques d’Indre-et-Loire, est nommé dans l’emploi de responsable du pôle partenaires et animation
du réseau (niveau 3 - groupe VI) à la direction départementale des finances publiques du Val-de-Marne pour une
durée de trois ans, avec une période probatoire de six mois, à compter du 1er juillet 2024.
M. Davy ROLLET, précédemment affecté en qualité de directeur adjoint de pôle à la direction départementale
des finances publiques des Yvelines, est nommé dans l’emploi de directeur adjoint à la direction départementale
des finances publiques de Loir-et-Cher (niveau 4 – groupe VII) pour une durée de trois ans, avec une période
probatoire de six mois, à compter du 15 juillet 2024.
Mme Nathalie BERT, précédemment affectée en qualité de directrice adjointe de pôle à la direction régionale
des finances publiques d’Auvergne-Rhône-Alpes et du département du Rhône, est nommée dans l’emploi de
responsable de pôle (niveau 3 - groupe VI) à la direction régionale des finances publiques région Grand Est et du
département du Bas-Rhin pour une durée de trois ans, avec une période probatoire de six mois, à compter
du 1er juillet 2024.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 44 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR ET DES OUTRE-MER

Arrêté du 7 mai 2024 portant admission à la retraite


(commissaires de police)
NOR : IOMC2413303A

Par arrêté du ministre de l’intérieur et des outre-mer en date du 7 mai 2024, M. Thierry LE FLOCH,
commissaire de police, est admis à faire valoir ses droits à la retraite par limite d’âge, à compter
du 1er septembre 2024.
L’intéressé est radié des cadres à cette même date.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 45 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Décret du 21 mai 2024 portant nomination de la directrice générale


de l’agence régionale de santé Grand Est - Mme RATIGNIER-CARBONNEIL (Christelle)
NOR : TSSZ2408703D

Le Président de la République,
Sur le rapport du Premier ministre et de la ministre du travail, de la santé et des solidarités,
Vu la Constitution, notamment son article 13 ;
Vu la loi no 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux
territoires ;
Vu la loi no 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé ;
Le conseil des ministres entendu,
Décrète :
Art. 1er. – Mme Christelle RATIGNIER-CARBONNEIL est nommée directrice générale de l’agence régionale
de santé Grand Est, à compter du 15 juin 2024.
Art. 2. – Le Premier ministre et la ministre du travail, de la santé et des solidarités sont responsables, chacun en
ce qui le concerne, de l’application du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 21 mai 2024.
EMMANUEL MACRON
Par le Président de la République :
Le Premier ministre,
GABRIEL ATTAL
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
CATHERINE VAUTRIN
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 46 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Arrêté du 17 mai 2024 portant nomination sur l’emploi de directeur régional et interdéparte­
mental adjoint de la direction régionale et interdépartementale de l’économie, de l’emploi,
du travail et des solidarités d’Ile-de-France, chargé des fonctions de directeur de cabinet
NOR : TSSZ2411853A

Par arrêté du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et de la ministre
du travail, de la santé et des solidarités en date du 17 mai 2024, Mme Mélanie CACHET, agente contractuelle, est
nommée directrice régionale et interdépartementale adjointe de la direction régionale et interdépartementale de
l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités d’Ile-de-France, chargée des fonctions de directrice du cabinet,
à compter du 27 mai 2024, pour une durée de quatre ans, avec une période probatoire de quatre mois.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 47 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET DE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE

Arrêté du 2 mai 2024 portant admission à la retraite


(ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts)
NOR : AGRS2412352A

Par arrêté du ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire et du ministre de la transition écologique


et de la cohésion des territoires en date du 2 mai 2024, M. Jean-Pierre CHOMIENNE, ingénieur général des ponts,
des eaux et des forêts de classe normale, est admis, sur sa demande, à faire valoir ses droits à la retraite, à compter
du 1er septembre 2024.
L’intéressé est radié des cadres à cette même date.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 48 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET DE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE

Arrêté du 15 mai 2024 modifiant l’arrêté du 15 juin 2022 portant nomination


au Comité national de gestion des risques en agriculture
NOR : AGRT2409619A

Par arrêté du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et du ministre
de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire en date du 15 mai 2024, le premier alinéa de l’arrêté
du 15 juin 2022 portant nomination au Comité national de gestion des risques en agriculture est remplacé par les
dispositions suivantes :
« Mme Eve DARRAGON, conseillère maître à la Cour des comptes, est nommée vice-présidente du Comité
national de gestion des risques en agriculture. »
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 49 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DE LA CULTURE

Arrêté du 22 avril 2024 portant nomination


à la Commission d’enrichissement de la langue française
NOR : MICB2409585A

Par arrêté de la ministre de la culture en date du 22 avril 2024, sont nommés membres de la commission
d’enrichissement de la langue française au titre des personnalités qualifiées :
1o Sur proposition des ministres :
Mme ISIDORO (Cécile), conseillère d’Etat, sur proposition du ministre de la justice ;
Mme JARRY (Isabelle), romancière et essayiste, sur proposition du ministre de l’Europe et des affaires
étrangères ;
M. GAUSSOT (Jean-Michel), ministre plénipotentiaire, sur proposition du ministre de l’Europe et des affaires
étrangères ;
Mme BURBAN (Anne), inspectrice générale honoraire de l’éducation, du sport et de la recherche, sur
proposition de la ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse ;
M. SAINT-RAYMOND (Philippe), ingénieur général des mines, sur proposition du ministre de l’économie, des
finances et de la souveraineté industrielle et numérique ;
M. RODARIE (Hubert), président de l’Association française des investisseurs institutionnels, sur proposition du
ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique ;
Mme DOURY (Marianne), professeure des universités, sur proposition de la ministre de l’enseignement
supérieur et de la recherche ;
M. RAVETTA (François), directeur du Laboratoire ATMosphères et Observations Spatiales (LATMOS), sur
proposition de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche ;
M. DE BEAUMARCHAIS (Jean-Pierre), maître de conférences, sur proposition de la ministre de la culture ;
Mme ROUSSEAU-OGER (Martine), correctrice-réviseuse, sur proposition de la ministre de la culture ;
2o Sur proposition du délégué général à la langue française et aux langues de France :
Mme ANTOINE (Michèle), directrice des expositions de l’Etablissement public du palais de la Découverte et de
la Cité des sciences et de l’industrie ;
M. DE LAHARPE (Etienne), expert en stratégie de communication.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 50 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DE LA CULTURE

Arrêté du 24 avril 2024 portant nomination au Conseil national des œuvres


dans l’espace public dans le domaine des arts plastiques
NOR : MICD2410935A

Par arrêté de la ministre de la culture en date du 24 avril 2024, M. Vincent Mauger est nommé membre du
conseil national des œuvres d’art dans l’espace public dans le domaine des arts plastiques, au titre des personnalités
qualifiées, en remplacement de M. Hicham Berrada pour le mandat restant à couvrir.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 51 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DE LA CULTURE

Arrêté du 24 avril 2024 portant nomination


d’un membre de la commission du réseau de la diffusion de la presse
NOR : MICE2411108A

Par arrêté de la ministre de la culture en date du 24 avril 2024, M. Germain PERINET (Syndicat des éditeurs de
la presse magazine) est nommé membre de la commission du réseau de la diffusion de la presse, en qualité de
représentant des éditeurs de publications périodiques, en remplacement de M. Daniel GILLON.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 52 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DE LA CULTURE

Arrêté du 30 avril 2024 portant nomination


d’un haut fonctionnaire adjoint de défense et de sécurité
NOR : MICB2411347A

Par arrêté de la ministre de la culture en date du 30 avril 2024, M. Jean-Emmanuel MAURY, administrateur de
l’Etat du deuxième grade, est nommé haut fonctionnaire adjoint de défense et de sécurité pour le ministère de la
culture.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 53 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DE LA CULTURE

Arrêté du 13 mai 2024 portant nomination


(directions régionales des affaires culturelles)
NOR : MICB2411579A

Par arrêté de la ministre de la culture en date du 13 mai 2024, M. Jean-Michel KNOP, architecte et urbaniste
général de l’Etat, est nommé dans l’emploi de directeur régional des affaires culturelles de la région Normandie
(groupe II), pour une durée de quatre ans, avec une période probatoire de six mois, à compter du 10 juin 2024.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 54 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DES ARMÉES

Arrêté du 18 mars 2024 portant admission à la retraite


(ingénieurs civils de la défense)
NOR : ARMH2413364A

Par arrêté du directeur du centre ministériel de gestion de Toulon en date du 18 mars 2024, M. Didier FILONI,
ingénieur civil de la défense hors classe, est admis à faire valoir ses droits à la retraite, sur sa demande, à compter
du 1er août 2024.
A cette même date, l’intéressé est radié des cadres du ministère des armées.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 55 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DES ARMÉES

Arrêté du 13 mai 2024 portant admission à la retraite


(attachés d’administration de l’Etat)
NOR : ARMH2413514A

Par arrêté de la directrice du centre ministériel de gestion de Saint-Germain-en-Laye en date du 16 mai 2024,
Mme Michele MILLET, attachée d’administration de l’Etat, est admise à faire valoir ses droits à la retraite, sur sa
demande, à compter du 1er aout 2024.
A cette même date, l’intéressée est radiée des cadres du ministère des armées.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 56 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DE LA JUSTICE

Arrêté du 21 mai 2024 portant retrait d’un arrêté d’admission à la retraite


(tribunaux administratifs et cours administratives d’appel)
NOR : JUSE2413174A

Par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, en date du 21 mai 2024, l’arrêté du 26 mars 2024 portant
admission à la retraite de Mme Anne DEVAUCHELLE, première conseillère du corps des magistrats des tribunaux
administratifs et des cours administratives d’appel, à compter du 22 mai 2024, est retiré.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 57 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DE L’EUROPE ET DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

Arrêté du 15 mai 2024 portant admission à la retraite


(agents diplomatiques et consulaires)
NOR : EAEA2413194A

Par arrêté du ministre de l’Europe et des affaires étrangères en date du 15 mai 2024, M. MROZEK (Stanislas),
secrétaire des affaires étrangères, est admis à faire valoir ses droits à la retraite, sur sa demande, à compter
du 1er septembre 2024.
A compter de cette même date, l’intéressé est radié du corps des secrétaires des affaires étrangères.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 58 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DE LA TRANSFORMATION ET DE LA FONCTION PUBLIQUES

Arrêté du 17 mai 2024 modifiant l’arrêté du 26 avril 2023 portant nomination


au comité interministériel consultatif d’action sociale des administrations de l’Etat
NOR : TFPF2409247A

Par arrêté du ministre de la transformation et de la fonction publiques en date du 17 mai 2024, le tableau du I de
l’arrêté du 26 avril 2023 portant nomination au comité interministériel consultatif d’action sociale des
administrations de l’Etat (NOR : TFPF2308980A) est remplacé par le tableau suivant :
«
Organisations syndicales
de fonctionnaires Membres titulaires Membres suppléants

M. Fabrice FOURNIER
Mme Amélie REGNIER
M. Darwin-Thomas DAMBREVILLE
M. Samuel DEHONDT
FGF-FO Mme Nathalie DEMONT
Mme Anne FLORENTIN
M. Pascal WEST
Mme Arya BOCQUET
Mme Nathalie CAHLIK

M. Joël JACOB
Mme Agnès VAN LUCHENE M. Guy BOURGEOIS
FSU
Mme Yolaine ROUAULT Mme Sylvie GACHENARD
M. Jérôme GILBERT

Mme Alexandra OLIERIC


M. Stéphane DAVAL M. Bernard LAYES
UNSA FP
M. Frédéric GALLIÈRE M. Frédéric LE BRUCHEC
Mme Karine AVVENENTI

M. José RODRIGUES DE OLIVEIRA


M. Lionel JOSSERAND Mme Céline PINEAU
UFFA-CFDT
Mme Marielle SAINT-LO Mme Valérie MOINE
Mme Catherine KAPPLER

M. Sébastien BONNARD
Mme Thérèse HECQ-RIVIERE Mme Catherine MEROUR
UFSE-CGT
M. Thierry TAME Mme Carole RICOUS
M. Christophe GOURMELEN

M. Michel PAILLARD
CFE-CGC Mme Véronique JURGA
M. Eric TEUFEL

Solidaires FP Mme Valérie REDON Mme Emmanuelle CATHELINAUD

».
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Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE

Arrêté du 14 mai 2024 portant nomination des membres du jury du concours national
d’agrégation pour le recrutement de professeurs des universités en droit public pour
l’année 2024
NOR : ESRH2411966A

Par arrêté de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche en date du 14 mai 2024, sont nommés
membres du jury du concours national d’agrégation pour le recrutement de professeurs des universités dans la
discipline droit public, ouvert par l’arrêté du 5 décembre 2023 fixant les modalités d’inscription en vue de pourvoir
des emplois de professeur des universités dans la discipline droit public pour le concours national d’agrégation
pour l’année 2024 :
Mme Hélène RUIZ FABRI, professeure à l’université Paris-I, présidente du jury.
Mme Jordane ARLETTAZ, professeure à l’université de Montpellier.
M. Grégoire BIGOT, professeur à l’université de Nantes.
M. Marc BLANQUET, professeur à l’université Toulouse Capitole.
Mme Camille BROYELLE, professeure à l’université Paris-Panthéon-Assas.
M. Philippe MARTIN, président de section honoraire au Conseil d’Etat.
M. Edoardo STOPPIONI, professeur à l’université de Strasbourg.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 60 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

CONVENTIONS COLLECTIVES

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Arrêté du 22 mars 2024 portant extension d’un avenant à un accord conclu dans le cadre de la
convention collective nationale des transports routiers et des activités auxiliaires du transport
(no 16)
NOR : TSST2406490A

La ministre du travail, de la santé et des solidarités et le ministre de la transition écologique et de la cohésion des
territoires,
Vu le code du travail, notamment son article L. 2261-15 ;
Vu la convention collective nationale des transports routiers et des activités auxiliaires du transport
du 21 décembre 1950 ;
Vu l’arrêté du 1er février 1955 et les arrêtés successifs portant extension de la convention collective nationale des
transports routiers et des activités auxiliaires du transport du 21 décembre 1950 et des textes qui l’ont complétée ou
modifiée ;
Vu l’avenant du 4 décembre 2023 à l’accord du 12 avril 2017 relatif à la formation professionnelle tout au long
de la vie, à la professionnalisation et la sécurisation des parcours professionnels et à l’emploi dans les transports
routiers et les activités auxiliaires du transport, conclu dans le cadre de la convention collective nationale des
transports routiers et des activités auxiliaires du transport du 21 décembre 1950 ;
Vu la demande d’extension présentée par les organisations signataires ;
Vu l’avis publié au Journal officiel de la République française du 13 janvier 2024 (NOR : MTRT2400589V) ;
Vu les avis recueillis au cours de l’enquête ;
Vu l’avis motivé de la Commission nationale de la négociation collective, de l’emploi et de la formation
professionnelle (sous-commission des conventions et accords) rendu lors de la séance du 21 mars 2024,
Arrêtent :
Art. 1 . – Sont rendues obligatoires, pour tous les employeurs et tous les salariés compris dans le champ
er

d’application de la convention collective nationale des transports routiers et des activités auxiliaires du transport
du 21 décembre 1950, les stipulations de l’avenant du 4 décembre 2023 à l’accord du 12 avril 2017 relatif à la
formation professionnelle tout au long de la vie, à la professionnalisation et la sécurisation des parcours
professionnels et à l’emploi dans les transports routiers et les activités auxiliaires du transport, conclu dans le cadre
de la convention collective susvisée.
Art. 2. – L’extension des effets et sanctions de l’avenant susvisé prend effet à compter de la date de publication
du présent arrêté pour la durée restant à courir et aux conditions prévues par ledit avenant.
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 22 mars 2024.
La ministre du travail,
de la santé et des solidarités,
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur général du travail,
P. RAMAIN
Le ministre de la transition écologique
et de la cohésion des territoires,
Pour le ministre et par délégation :
Le sous-directeur du droit social
des transports terrestres,
L. GRAU
Nota. – Le texte de l’avenant susvisé a été publié au Bulletin officiel du ministère, fascicule conventions collectives no 2024/1,
disponible sur le site [Link]/liste/bocc.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 61 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

CONVENTIONS COLLECTIVES

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Avis relatif à l’homologation d’un accord conclu dans le cadre du dialogue social entre les
plateformes et les travailleurs indépendants qui y recourent pour leur activité dans le secteur
des activités de conduite d’une voiture de transport avec chauffeur
NOR : TSSY2413520V

En application de l’article L. 7343-49 du code du travail, l’Autorité des relations sociales des plateformes
d’emploi (ARPE) envisage de prendre une décision d’homologation tendant à rendre obligatoires, pour toutes les
plateformes et les travailleurs indépendants qui leur sont liés, compris dans son champ d’application, les
stipulations de l’accord ci-après indiqué.
Cet accord pourra être consulté dans les locaux de l’ARPE, 38, rue Eugène-Oudiné, 75013 Paris, ou par voie
électronique via le lien suivant : [Link]
vtc/.
Dans un délai de quinze jours, les organisations et toute personne intéressée sont priées de faire connaître leurs
observations et avis au sujet de la généralisation envisagée.
Leurs communications devront être adressées à l’ARPE, 38, rue Eugène-Oudiné, 75013 Paris, ou par message
électronique à arpe@[Link].
Dans un délai d’un mois, les organisations professionnelles de plateformes reconnues représentatives au niveau
du secteur peuvent s’opposer à l’homologation de cet accord. L’opposition écrite et motivée est notifiée et déposée
dans les conditions prévues par les articles L. 7343-33 et L. 7343-35 du code du travail.
Texte dont l’homologation est envisagée :
Avenant du 2 avril 2024
Dépôt :
Autorité des relations sociales des plateformes d’emploi.
Objet :
Avenant du 2 avril 2024 à l’accord du 18 janvier 2023 créant un revenu minimal par course dans le secteur des
plateformes VTC
Signataires :
L’Association des plateformes d’indépendants (API).
La Fédération française du transport de personnes sur réservation (FFTPR).
L’Association des VTC de France (AVF).
La Fédération nationale des auto-entrepreneurs et micro-entrepreneurs (FNAE).
La Confédération Française des travailleurs chrétiens (CFTC).
L’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA).
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 62 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

CONVENTIONS COLLECTIVES

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Avis relatif à l’homologation d’un accord conclu dans le cadre du dialogue social entre les
plateformes et les travailleurs indépendants qui y recourent pour leur activité dans le secteur
des activités de conduite d’une voiture de transport avec chauffeur
NOR : TSSY2413524V

En application de l’article L. 7343-49 du code du travail, l’Autorité des relations sociales des plateformes
d’emploi (ARPE) envisage de prendre une décision d’homologation tendant à rendre obligatoires, pour toutes les
plateformes et les travailleurs indépendants qui leur sont liés, compris dans son champ d’application, les
stipulations de l’accord ci-après indiqué.
Cet accord pourra être consulté dans les locaux de l’ARPE, 38, rue Eugène-Oudiné, 75013 Paris, ou par voie
électronique via le lien suivant : [Link]
vtc/.
Dans un délai de quinze jours, les organisations et toute personne intéressée sont priées de faire connaître leurs
observations et avis au sujet de la généralisation envisagée.
Leurs communications devront être adressées à l’ARPE, 38, rue Eugène-Oudiné, 75013 Paris, ou par message
électronique à arpe@[Link].
Dans un délai d’un mois, les organisations professionnelles de plateformes reconnues représentatives au niveau
du secteur peuvent s’opposer à l’homologation de cet accord. L’opposition écrite et motivée est notifiée et déposée
dans les conditions prévues par les articles L. 7343-33 et L. 7343-35 du code du travail.
Texte dont l’homologation est envisagée :
Avenant du 2 avril 2024
Dépôt :
Autorité des relations sociales des plateformes d’emploi.
Objet :
Avenant du 2 avril 2024 à l’accord du 19 décembre 2023 sur l’amélioration des revenus des chauffeurs VTC
indépendants ayant recours à une plateforme de mise en relation
Signataires :
L’Association des plateformes d’indépendants (API).
La Fédération française du transport de personnes sur réservation (FFTPR).
L’Association des VTC de France (AVF).
La Confédération Française des travailleurs chrétiens (CFTC).
L’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA).
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 63 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

CONVENTIONS COLLECTIVES

MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET DE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE

Arrêté du 15 mai 2024 portant extension d’un avenant à la convention collective interdéparte­
mentale du personnel des entreprises de travaux forestiers et des propriétaires forestiers
sylviculteurs des départements de Meurthe-et-Moselle, de la Meuse, de la Moselle et des
Vosges, conclu dans le cadre de la convention collective nationale des entreprises de travaux et
services agricoles, ruraux et forestiers (ETARF)
NOR : AGRS2412366A

Le ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire,


Vu le code du travail, notamment ses articles L. 2261-15 et suivants et R. 2231-1 ;
Vu la convention collective nationale de travail du 8 octobre 2020 concernant les entreprises de travaux et
services agricoles, les entreprises de travaux et services ruraux et les entreprises de travaux et services forestiers
(ETARF) ;
Vu la convention collective interdépartementale du 11 mars 2016 du personnel des entreprises de travaux
forestiers et des propriétaires forestiers sylviculteurs des départements de Meurthe-et-Moselle, de la Meuse, de la
Moselle et des Vosges ;
Vu l’arrêté du 27 mars 2017 portant extension de la convention collective interdépartementale du 11 mars 2016
du personnel des entreprises de travaux forestiers et des propriétaires forestiers sylviculteurs des départements de
Meurthe-et-Moselle, de la Meuse, de la Moselle et des Vosges et les arrêtés successifs portant extension des
avenants à ladite convention ;
Vu l’arrêté du 18 décembre 2020 portant extension de la convention collective nationale de travail
du 8 octobre 2020 concernant les entreprises de travaux et services agricoles, les entreprises de travaux et services
ruraux et les entreprises de travaux et services forestiers (ETARF) et les arrêtés successifs portant extension des
avenants à ladite convention ;
Vu l’avenant no 3 du 18 octobre 2023 à la convention collective interdépartementale susvisée ;
Vu la demande d’extension présentée par les organisations signataires ;
Vu l’avis relatif à l’extension publié au Journal officiel de la République française du 13 mars 2024 ;
Vu l’avis motivé de la sous-commission agricole des conventions et accords de la Commission nationale de la
négociation collective de l’emploi et de la formation professionnelle en date du 18 avril 2024 ;
Vu l’accord donné par la ministre du travail, de la santé et des solidarités,
Arrête :
Art. 1 . – Les dispositions de l’avenant no 3 du 18 octobre 2023 à la convention collective interdépartementale
er

du 11 mars 2016 du personnel des entreprises de travaux forestiers et des propriétaires forestiers sylviculteurs des
départements de Meurthe-et-Moselle, de la Meuse, de la Moselle et des Vosges sont rendues obligatoires pour tous
les employeurs et tous les salariés compris dans le champ d’application professionnel et territorial de ladite
convention sous la réserve suivante : l’article 9 modifié de la convention collective interdépartementale est étendu
sous réserve du respect des dispositions des articles D. 4153-15 et suivants du code du travail et des
articles R. 4153-38 et suivants du code du travail.
Art. 2. – L’extension des effets et sanctions de l’avenant visé à l’article 1er est applicable à compter de la date
de publication du présent arrêté pour la durée restant à courir et aux conditions prévues par ledit avenant.
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 15 mai 2024.
Pour le ministre et par délégation :
L’adjoint au sous-directeur du travail
et de la protection sociale,
J.-L. LETONTURIER
Nota. – Le texte de l’avenant susvisé a été publié au Bulletin officiel des conventions collectives (agriculture) no 2024/16,
disponible sur le site [Link]
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 64 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

CONVENTIONS COLLECTIVES

MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET DE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE

Arrêté du 15 mai 2024 portant extension d’un avenant à l’accord régional sur le régime
d’assurance complémentaire santé au bénéfice des salariés agricoles non cadres des
entreprises des travaux agricoles et ruraux du Nord - Pas-de-Calais
NOR : AGRS2412420A

Le ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire,


Vu le code du travail, notamment ses articles L. 2261-15 et suivants et R. 2231-1 ;
Vu l’accord régional du 2 juillet 2009 sur le régime d’assurance complémentaire santé au bénéfice des salariés
agricoles non cadres des entreprises des travaux agricoles et ruraux du Nord - Pas-de-Calais ;
Vu l’arrêté du 13 janvier 2010 portant extension de l’accord régional du 2 juillet 2009 sur le régime d’assurance
complémentaire santé au bénéfice des salariés agricoles non cadres des entreprises des travaux agricoles et ruraux
du Nord - Pas-de-Calais et les arrêtés successifs portant extension des avenants au dit accord ;
Vu l’avenant no 6 du 14 décembre 2023 à l’accord régional du 2 juillet 2009 sur le régime d’assurance
complémentaire santé au bénéfice des salariés agricoles non cadres des entreprises des travaux agricoles et ruraux
du Nord - Pas-de-Calais ;
Vu la demande d’extension présentée par les organisations signataires ;
Vu l’avis relatif à l’extension publié au Journal officiel de la République française du 13 mars 2024 ;
Vu l’avis motivé de la sous-commission agricole des conventions et accords de la Commission nationale de la
négociation collective de l’emploi et de la formation professionnelle en date du 18 avril 2024 ;
Vu l’accord donné par la ministre du travail, de la santé et des solidarités,
Arrête :
Art. 1er. – Les dispositions de l’avenant no 6 du 14 décembre 2023 à l’accord régional du 2 juillet 2009 sur le
régime d’assurance complémentaire santé au bénéfice des salariés agricoles non cadres des entreprises des travaux
agricoles et ruraux du Nord - Pas-de-Calais sont rendues obligatoires pour tous les employeurs et tous les salariés
compris dans le champ d’application professionnel et territorial dudit accord.
Art. 2. – L’extension des effets et sanctions de l’avenant visé à l’article 1er est applicable à compter de la date
de publication du présent arrêté pour la durée restant à courir et aux conditions prévues par ledit avenant.
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 15 mai 2024.
Pour le ministre et par délégation :
L’adjoint au sous-directeur du travail
et de la protection sociale,
J.-L. LETONTURIER
Nota. – Le texte de l’avenant susvisé a été publié au Bulletin officiel des conventions collectives (agriculture) no 2024/16
disponible sur le site [Link]
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 65 sur 132

Décrets, arrêtés, circulaires

CONVENTIONS COLLECTIVES

MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET DE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE

Arrêté du 15 mai 2024 portant extension d’un avenant à l’accord collectif de prévoyance relatif à
la garantie de ressources des salariés en cas de maladie ou d’accident dans les exploitations de
polyculture, de viticulture, d’élevage, de maraîchage, d’horticulture et des pépinières, les
entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers et les coopératives d’utilisation de
matériel agricole du Maine-et-Loire
NOR : AGRS2412424A

Le ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire,


Vu le code du travail, notamment ses articles L. 2261-15 et suivants et R. 2231-1 ;
Vu l’accord collectif de prévoyance du 19 juin 2002 relatif à la garantie de ressources des salariés en cas de
maladie ou d’accident dans les exploitations de polyculture, de viticulture, d’élevage, de maraîchage, d’horticulture
et des pépinières, les entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers et les coopératives d’utilisation de
matériel agricole du Maine-et-Loire ;
Vu l’arrêté du 26 février 2003 portant extension de l’accord collectif de prévoyance du 19 juin 2002 relatif à la
garantie de ressources des salariés en cas de maladie ou d’accident dans les exploitations de polyculture, de
viticulture, d’élevage, de maraîchage, d’horticulture et des pépinières, les entreprises de travaux agricoles, ruraux
et forestiers et les coopératives d’utilisation de matériel agricole du Maine-et-Loire et les arrêtés successifs portant
extension des avenants au dit accord ;
Vu l’avenant no 7 du 10 octobre 2023 à l’accord collectif de prévoyance du 19 juin 2002 relatif à la garantie de
ressources des salariés en cas de maladie ou d’accident dans les exploitations de polyculture, de viticulture,
d’élevage, de maraîchage, d’horticulture et des pépinières, les entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers
et les coopératives d’utilisation de matériel agricole du Maine-et-Loire ;
Vu la demande d’extension présentée par les organisations signataires ;
Vu l’avis relatif à l’extension publié au Journal officiel de la République française du 13 mars 2024 ;
Vu l’avis motivé de la sous-commission agricole des conventions et accords de la Commission nationale de la
négociation collective de l’emploi et de la formation professionnelle en date du 18 avril 2024 ;
Vu l’accord donné par la ministre du travail, de la santé et des solidarités,
Arrête :
Art. 1 . – Les dispositions de l’avenant no 7 du 10 octobre 2023 à l’accord collectif de prévoyance
er

du 19 juin 2002 relatif à la garantie de ressources des salariés en cas de maladie ou d’accident dans les exploitations
de polyculture, de viticulture, d’élevage, de maraîchage, d’horticulture et des pépinières, les entreprises de travaux
agricoles, ruraux et forestiers et les coopératives d’utilisation de matériel agricole du Maine-et-Loire sont rendues
obligatoires pour tous les employeurs et tous les salariés compris dans le champ d’application professionnel et
territorial dudit accord.
Art. 2. – L’extension des effets et sanctions de l’avenant visé à l’article 1er est applicable à compter de la date
de publication du présent arrêté pour la durée restant à courir et aux conditions prévues par ledit avenant.
Art. 3. – Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 15 mai 2024.
Pour le ministre et par délégation :
L’adjoint au sous-directeur du travail
et de la protection sociale,
J.-L. LETONTURIER
Nota. – Le texte de l’avenant susvisé a été publié au Bulletin officiel des conventions collectives (agriculture) no 2024/16
disponible sur le site [Link]
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 66 sur 132

Conseil constitutionnel
Décision no 2024-1088 QPC du 17 mai 2024
NOR : CSCX2413650S

(MME JULIETTE P.)


Le Conseil constitutionnel a été saisi le 19 février 2024 par la Cour de cassation (chambre criminelle, arrêt no 310
du 13 février 2024), dans les conditions prévues à l’article 61-1 de la Constitution, d’une question prioritaire de
constitutionnalité. Cette question a été posée pour Mme Juliette P. par Mes Raphaël Kempf et Christophe Bigot,
avocats au barreau de Paris. Elle a été enregistrée au secrétariat général du Conseil constitutionnel sous le
no 2024-1088 QPC. Elle est relative à la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit du second
alinéa de l’article 397-6 du code de procédure pénale, dans sa rédaction résultant de la loi no 2021-1109 du
24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, et de l’article 65-3 de la loi du 29 juillet 1881 sur
la liberté de la presse, dans sa rédaction résultant de la même loi.
Au vu des textes suivants :
– la Constitution ;
– l’ordonnance no 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;
– le code de procédure pénale ;
– la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ;
– la loi no 82-652 du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle ;
– la loi no 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté ;
– la loi no 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République ;
– le règlement du 4 février 2010 sur la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour les questions
prioritaires de constitutionnalité ;
Au vu des pièces suivantes :
– les observations présentées pour la requérante par Mes Kempf et Bigot, enregistrées le 8 mars 2024 ;
– les observations présentées par le Premier ministre, enregistrées le même jour ;
– les observations en intervention présentées pour l’association Ligue des droits de l’homme et l’association des
avocats pénalistes par la SCP Spinosi, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, enregistrées le même
jour ;
– les observations en intervention présentées pour l’association de la presse judiciaire par la SCP Spinosi,
enregistrées le même jour ;
– les observations en intervention présentées pour le syndicat des avocats de France par la SCP Anne Sevaux et
Paul Mathonnet, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, enregistrées le même jour ;
– les secondes observations présentées pour la requérante par Mes Kempf et Bigot, enregistrées le 22 mars 2024 ;
– les secondes observations en intervention présentées pour l’association Ligue des droits de l’homme et
l’association des avocats pénalistes par la SCP Spinosi, enregistrées le même jour ;
– les secondes observations en intervention présentées pour l’association de la presse judiciaire par la SCP
Spinosi, enregistrées le même jour ;
– les autres pièces produites et jointes au dossier ;
Mmes Jacqueline Gourault et Véronique Malbec ayant estimé devoir s’abstenir de siéger ;
Après avoir entendu Mes Kempf et Bigot, pour la requérante, Me Patrice Spinosi, avocat au Conseil d’Etat et à la
Cour de cassation, pour l’association Ligue des droits de l’homme, l’association des avocats pénalistes et
l’association de la presse judiciaire, Me Paul Mathonnet, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, pour le
syndicat des avocats de France, et M. Benoît Camguilhem, désigné par le Premier ministre, à l’audience publique
du 7 mai 2024 ;
Et après avoir entendu le rapporteur ;
Le Conseil constitutionnel s’est fondé sur ce qui suit :
1. Le second alinéa de l’article 397-6 du code de procédure pénale, dans sa rédaction résultant de la loi du
24 août 2021 mentionnée ci-dessus, prévoit :
« Par dérogation au premier alinéa du présent article, les articles 393 à 397-5 sont applicables aux délits
prévus aux articles 24 et 24 bis ainsi qu’aux troisième et quatrième alinéas de l’article 33 de la loi du
29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, sauf si ces délits résultent du contenu d’un message placé sous le
contrôle d’un directeur de la publication en application de l’article 6 de la même loi ou de l’article 93-2 de la
loi no 82-652 du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle ».
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 66 sur 132

2. L’article 65-3 de la loi du 29 juillet 1881 mentionnée ci-dessus, dans la même rédaction, prévoit :
« Pour les délits prévus par l’article 24, l’article 24 bis, les deuxième et troisième alinéas de l’article 32 et les
troisième et quatrième alinéas de l’article 33, le délai de prescription prévu par l’article 65 est porté à un an.
« Pour ces délits, le deuxième alinéa de l’article 65 n’est pas applicable ».
3. En premier lieu, la requérante, rejointe par les parties intervenantes, reproche aux dispositions du second
alinéa de l’article 397-6 du code de procédure pénale d’étendre à certains délits de presse la possibilité de
recourir à la procédure de comparution immédiate, alors que les conditions de mise en œuvre de cette
procédure seraient incompatibles avec le jugement d’infractions de cette nature. Il en résulterait une
méconnaissance d’un principe fondamental reconnu par les lois de la République, qu’elles demandent au
Conseil constitutionnel de reconnaître, imposant l’application d’une procédure spéciale en matière de délits de
presse. Par ailleurs, ces dispositions institueraient, en méconnaissance du principe d’égalité devant la justice,
une différence de traitement injustifiée entre les personnes poursuivies pour une même infraction, selon
qu’elles sont ou non jugées suivant la procédure de comparution immédiate, ainsi qu’entre les personnes
poursuivies pour des infractions distinctes, selon que celles-ci entrent ou non dans le champ des dispositions
renvoyées. Elles soutiennent enfin qu’en permettant de recourir à une procédure d’urgence pour faire cesser le
trouble causé par de telles infractions, ces dispositions porteraient une atteinte qui ne serait ni nécessaire, ni
adaptée, ni proportionnée à la liberté d’expression et de communication.
4. En second lieu, la requérante, rejointe par les parties intervenantes, reproche aux dispositions de l’article 65-3
de la loi du 29 juillet 1881 de supprimer, pour certains délits de presse, l’exigence d’articulation et de
qualification des faits dans les réquisitions aux fins d’enquête. Elles méconnaîtraient ainsi le principe
fondamental reconnu par les lois de la République imposant l’application d’une procédure spéciale en matière
de délits de presse, qu’elles demandent au Conseil constitutionnel de reconnaître, ainsi que les droits de la
défense et la liberté d’expression et de communication.
5. Par conséquent, la question prioritaire de constitutionnalité porte sur le second alinéa de l’article 397-6 du
code de procédure pénale et sur le renvoi opéré par le second alinéa de l’article 65-3 de la loi du
29 juillet 1881 à la seconde phrase du deuxième alinéa de l’article 65 de la même loi.
6. L’une des parties intervenantes fait par ailleurs valoir que les dispositions contestées de l’article 65-3 de la loi
du 29 juillet 1881 seraient contraires au principe d’égalité devant la justice.
– Sur la reconnaissance d’un principe fondamental reconnu par les lois de la République :
7. Selon une jurisprudence constante, une tradition républicaine ne saurait être utilement invoquée pour soutenir
qu’un texte législatif qui la contredit serait contraire à la Constitution qu’autant qu’elle aurait donné naissance
à un principe fondamental reconnu par les lois de la République au sens du premier alinéa du Préambule de la
Constitution de 1946.
8. Si rien ne s’oppose à ce que des règles de procédure soient reconnues comme constituant un tel principe, les
règles spéciales de procédure instituées par la loi du 29 juillet 1881 pour la poursuite et la répression de
certaines infractions de presse, pour importantes qu’elles soient, ne constituent que l’une des formes possibles
de garantie légale de la liberté d’expression et de communication proclamée par l’article 11 de la Déclaration
des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Dès lors, elles ne peuvent en elles-mêmes être regardées comme
figurant au nombre des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République mentionnés par le
premier alinéa du Préambule de la Constitution de 1946.
9. Par conséquent, le grief tiré de la méconnaissance d’un principe fondamental reconnu par les lois de la
République imposant l’application d’une procédure spéciale en matière de délits de presse ne peut qu’être
écarté.
– Sur les dispositions contestées de l’article 397-6 du code de procédure pénale :
– En ce qui concerne le grief tiré de la méconnaissance de la liberté d’expression et de communication :
10. Aux termes de l’article 11 de la Déclaration de 1789 : « La libre communication des pensées et des opinions
est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf
à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ». La liberté d’expression et de
communication, dont découle le droit d’expression collective des idées et des opinions, est d’autant plus
précieuse que son exercice est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres
droits et libertés. Il s’ensuit que les atteintes portées à l’exercice de cette liberté et de ce droit doivent être
nécessaires, adaptées et proportionnées à l’objectif poursuivi.
11. Le premier alinéa de l’article 397-6 du code de procédure pénale exclut l’application des procédures de
convocation par procès-verbal, de comparution immédiate et de comparution à délai différé, prévues aux
articles 393 à 397-5 du même code, pour le jugement des délits de presse.
12. Par dérogation, les dispositions contestées de l’article 397-6 permettent de recourir à ces procédures pour
certains délits de provocation, d’apologie de crimes, de contestation de crimes ou d’injure prévus par la loi du
29 juillet 1881.
13. En premier lieu, en adoptant ces dispositions, le législateur a entendu faciliter la poursuite et la
condamnation des auteurs de propos ou écrits ayant un caractère haineux, violent ou discriminatoire, en
particulier sur internet. Il a ainsi poursuivi l’objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l’ordre
public.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 66 sur 132

14. En deuxième lieu, ces procédures accélérées ne sont pas applicables lorsque le délit résulte du contenu d’un
message placé sous le contrôle d’un directeur de la publication en application de l’article 6 de la loi du
29 juillet 1881 ou de l’article 93-2 de la loi du 29 juillet 1982 mentionnée ci-dessus. Dès lors, seuls sont
susceptibles d’être poursuivis selon l’une de ces procédures les auteurs de discours, cris ou menaces proférés
dans des lieux ou réunions publics ainsi que les auteurs de messages adressés à un service de communication
au public en ligne et mis par ce service à la disposition du public dans un espace de contributions personnelles
identifié comme tel.
15. En troisième lieu, seuls sont susceptibles de faire l’objet d’une procédure accélérée de jugement les délits de
presse passibles d’une peine d’emprisonnement énumérés aux articles 24 et 24 bis de la loi du 29 juillet 1881
et aux troisième et quatrième alinéas de l’article 33 de la même loi. Ainsi, le recours à une telle procédure
n’est prévu que pour la répression d’abus de la liberté d’expression d’une particulière gravité et demeure exclu
en matière de diffamation.
16. En dernier lieu, d’une part, la personne poursuivie selon une procédure accélérée bénéficie du droit d’être
assistée par un avocat de son choix ou commis d’office et, le cas échéant, par un interprète, ainsi que de
l’accès au dossier de la procédure. En cas de recours à la procédure de comparution immédiate, cette
personne, qui est obligatoirement assistée par un avocat, a la faculté de refuser d’être jugée le jour même afin
de disposer d’un délai supplémentaire pour préparer sa défense. D’autre part, en application de l’article 397-2
du code de procédure pénale, le tribunal peut, à la demande des parties ou d’office, ordonner un supplément
d’information ou, s’il estime que la complexité de l’affaire nécessite des investigations supplémentaires
approfondies, renvoyer le dossier au procureur de la République.
17. Il résulte de ce qui précède que l’atteinte portée à la liberté d’expression et de communication par le second
alinéa de l’article 397-6 du code de procédure pénale est nécessaire, adaptée et proportionnée à l’objectif
poursuivi. Le grief tiré de la méconnaissance de cette liberté doit donc être écarté.
– En ce qui concerne le grief tiré de la méconnaissance du principe d’égalité devant la justice :
18. Aux termes de l’article 6 de la Déclaration de 1789, la loi « doit être la même pour tous, soit qu’elle protège,
soit qu’elle punisse ». Son article 16 dispose : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas
assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution ». Si le législateur peut prévoir
des règles de procédure différentes selon les faits, les situations et les personnes auxquelles elles s’appliquent,
c’est à la condition que ces différences ne procèdent pas de distinctions injustifiées et que soient assurées aux
justiciables des garanties égales, notamment quant au respect du principe des droits de la défense.
19. En premier lieu, d’une part, si les auteurs des délits de presse visés par les dispositions contestées sont
susceptibles de ne pas être soumis à la même procédure de jugement selon que ces délits résultent ou non d’un
message placé sous le contrôle d’un directeur de la publication, cette différence de traitement est justifiée par
une différence de situation tenant à l’obligation d’identification du directeur de la publication et au régime de
responsabilité spécifique qui résulte des articles 42 de la loi du 29 juillet 1881 et 93-3 de la loi du
29 juillet 1982. D’autre part, les personnes jugées selon une procédure accélérée à raison de ces délits de
presse sont, eu égard à la nature et à la gravité des faits qui leur sont reprochés, dans une situation différente
de celle des personnes jugées pour les autres délits de presse.
20. En second lieu, ainsi qu’il a été dit au paragraphe 16, les personnes poursuivies selon une procédure
accélérée bénéficient de garanties spécifiques. Ainsi sont assurées aux personnes poursuivies en matière de
délits de presse des garanties équivalentes, qu’elles soient jugées selon une procédure accélérée ou selon la
procédure prévue pour ces délits.
21. Dès lors, le grief tiré de la méconnaissance du principe d’égalité devant la justice doit être écarté.
22. Il résulte de tout ce qui précède que le second alinéa de l’article 397-6 du code de procédure pénale, qui ne
méconnaît aucun autre droit ou liberté que la Constitution garantit, doit être déclaré conforme à la
Constitution.
– Sur les dispositions contestées de l’article 65-3 de la loi du 29 juillet 1881 :
– En ce qui concerne le grief tiré de la méconnaissance de la liberté d’expression et de communication :
23. Le deuxième alinéa de l’article 65 de la loi du 29 juillet 1881 prévoit que, avant l’engagement des
poursuites, seules les réquisitions aux fins d’enquête sont interruptives de prescription et qu’elles doivent, à
peine de nullité, articuler et qualifier les faits à raison desquels l’enquête est ordonnée.
24. Les dispositions contestées suppriment l’exigence d’articulation et de qualification des faits dans les
réquisitions aux fins d’enquête pour certains délits de provocation, d’apologie de crimes, de contestation de
crimes, de diffamation ou d’injure prévus par la loi du 29 juillet 1881.
25. En premier lieu, il ressort des travaux préparatoires de la loi du 27 janvier 2017 mentionnée ci-dessus, dont
sont issues ces dispositions, que, en les adoptant, le législateur a entendu faciliter la poursuite et la
condamnation des auteurs des infractions prévues par la loi du 29 juillet 1881 pour lesquelles le délai de
prescription a été porté de trois mois à un an. Il a ainsi poursuivi l’objectif de valeur constitutionnelle de
sauvegarde de l’ordre public.
26. En deuxième lieu, d’une part, lorsque des poursuites sont engagées, l’acte introductif d’instance doit, à peine
de nullité, articuler et qualifier les faits incriminés en application des articles 50 et 53 de la loi du
29 juillet 1881. D’autre part, les dispositions contestées n’ont pas pour objet et ne sauraient avoir pour effet de
déroger aux dispositions des articles 61-1 et 63-1 du code de procédure pénale selon lesquelles toute personne
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 66 sur 132

entendue librement ou placée en garde à vue doit immédiatement être informée de de la date et du lieu
présumés et de la qualification de l’infraction qu’elle est soupçonnée d’avoir commise ou tenté de commettre.
27. En dernier lieu, l’exigence d’articulation et de qualification des faits n’est supprimée que pour les
réquisitions aux fins d’enquête relatives aux délits de presse passibles d’une peine d’emprisonnement
énumérés aux articles 24 et 24 bis de la loi du 29 juillet 1881 ainsi qu’aux deuxième et troisième alinéa de
l’article 32 et aux troisième et quatrième alinéas de l’article 33 de la même loi. La suppression de cette
exigence n’est donc prévue que pour la répression d’abus de la liberté d’expression d’une particulière gravité.
28. Par conséquent, sous la réserve énoncée au paragraphe 26, le grief tiré de la méconnaissance de la liberté
d’expression et de communication doit être écarté.
– En ce qui concerne le grief tiré de la méconnaissance du principe d’égalité devant la justice :
29. D’une part, eu égard à la nature et à la gravité des faits qui leur sont reprochés, les personnes mises en cause
pour l’un des délits entrant dans le champ d’application des dispositions contestées sont dans une situation
différente de celle des personnes mises en cause pour les autres délits relevant de la loi du 29 juillet 1881.
30. D’autre part, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au paragraphe 26 et sous la même réserve que celle
énoncée à ce paragraphe, sont assurées aux personnes mises en cause des garanties équivalentes.
31. Dès lors, le grief tiré de la méconnaissance du principe d’égalité devant la justice doit être écarté.
32. Il résulte de tout ce qui précède que, sous la réserve énoncée au paragraphe 26, le renvoi opéré par le second
alinéa de l’article 65-3 de la loi du 29 juillet 1881 à la seconde phrase du deuxième alinéa de l’article 65 de la
même loi, qui ne méconnaît pas non plus les droits de la défense ni aucun autre droit ou liberté que la
Constitution garantit, doit être déclaré conforme à la Constitution.
Le Conseil constitutionnel décide :
Art. 1 . – Sous la réserve énoncée au paragraphe 26, le renvoi opéré par le second alinéa de l’article 65-3 de la
er

loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, dans sa rédaction résultant de la loi no 2021-1109 du 24 août 2021
confortant le respect des principes de la République, à la seconde phrase du deuxième alinéa de l’article 65 de la loi
du 29 juillet 1881, est conforme à la Constitution.
Art. 2. – Le second alinéa de l’article 397-6 du code de procédure pénale, dans sa rédaction résultant de la loi
no 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, est conforme à la Constitution.
Art. 3. – Cette décision sera publiée au Journal officiel de la République française et notifiée dans les
conditions prévues à l’article 23-11 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 susvisée.
Jugé par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 17 mai 2024, où siégeaient : M. Laurent FABIUS,
Président, Mme Corinne LUQUIENS, MM. Jacques MÉZARD, François PILLET, Michel PINAULT et François
SÉNERS.
Rendu public le 17 mai 2024.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 67 sur 132

Conseil constitutionnel
Décision no 2024-1089 QPC du 17 mai 2024
NOR : CSCX2413651S

(M. CHRISTOPHE M. )
Le Conseil constitutionnel a été saisi le 19 février 2024 par la Cour de cassation (chambre criminelle, arrêt no 313
du 13 février 2024), dans les conditions prévues à l’article 61-1 de la Constitution, d’une question prioritaire de
constitutionnalité. Cette question a été posée pour M. Christophe M. par Me Tom Bonnifay, avocat au barreau de
Marseille. Elle a été enregistrée au secrétariat général du Conseil constitutionnel sous le no 2024-1089 QPC. Elle
est relative à la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit de l’article 51-1 de la loi du
29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, dans sa rédaction issue de la loi no 2019-222 du 23 mars 2019 de
programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice.
Au vu des textes suivants :
– la Constitution ;
– l’ordonnance no 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;
– la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ;
– la loi no 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice ;
– le règlement du 4 février 2010 sur la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour les questions
prioritaires de constitutionnalité ;
Au vu des pièces suivantes :
– les observations en intervention présentées pour M. Eddy A. par Mes Emmanuel Mercinier-Pantalacci, avocat
au barreau de Paris, et François Saint-Pierre, avocat au barreau de Lyon, enregistrées le 6 mars 2024 ;
– les observations présentées par le Premier ministre, enregistrées le 8 mars 2024 ;
– les observations en intervention présentées pour M. Franck M. par Me Didier Girard, avocat au barreau de
Paris, enregistrées le même jour ;
– les secondes observations en intervention présentées pour M. Franck M. par Me Girard, enregistrées le
18 mars 2024 ;
– les secondes observations en intervention présentées pour M. Eddy A. par Mes Mercinier-Pantalacci et Saint-
Pierre, enregistrées le 22 mars 2024 ;
– les autres pièces produites et jointes au dossier ;
Après avoir entendu Me Bonnifay, pour le requérant, Me Mercinier-Pantalacci, pour M. Eddy A., Me Rémi-
Pierre Drai, avocat au barreau de Paris, pour M. Franck M., et M. Benoît Camguilhem, désigné par le Premier
ministre, à l’audience publique du 7 mai 2024 ;
Et après avoir entendu le rapporteur :
Le Conseil constitutionnel s’est fondé sur ce qui suit :
1. L’article 51-1 de la loi du 29 juillet 1881 mentionnée ci-dessus, dans sa rédaction issue de la loi du
23 mars 2019 mentionnée ci-dessus, prévoit :
« Par dérogation aux articles 80-1 et 116 du code de procédure pénale, le juge d’instruction qui envisage de
mettre en examen une personne pour le délit de diffamation ou d’injure procède conformément aux dispositions du
présent article.
« Il informe la personne de son intention de la mettre en examen par lettre recommandée avec demande d’avis
de réception en précisant chacun des faits qui lui sont reprochés ainsi que leur qualification juridique et en
l’avisant de son droit de faire connaître des observations écrites dans un délai d’un mois. Sous réserve des
dispositions du troisième alinéa, il peut aussi, par le même avis, interroger la personne par écrit afin de solliciter,
dans le même délai, sa réponse à différentes questions écrites. En ce cas, la personne est informée qu’elle peut
choisir de répondre auxdites questions directement en demandant à être entendue par le juge d’instruction.
« Le juge d’instruction ne peut instruire sur les preuves éventuelles de la vérité des faits diffamatoires, ni sur
celles de la bonne foi en matière de diffamation, ni non plus instruire sur l’éventuelle excuse de provocation en
matière d’injure.
« Lors de l’envoi de l’avis prévu au deuxième alinéa du présent article, la personne est informée de son droit de
désigner un avocat. En ce cas, la procédure est mise à la disposition de l’avocat désigné durant les jours
ouvrables, sous réserve des exigences du bon fonctionnement du cabinet d’instruction. Les avocats peuvent
également se faire délivrer copie de tout ou partie des pièces et actes du dossier dans les conditions mentionnées à
l’article 114 du code de procédure pénale.
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« A l’issue d’un délai d’un mois à compter de la réception de l’avis mentionné au deuxième alinéa du présent
article, le juge d’instruction peut procéder à la mise en examen en adressant à la personne et à son avocat une
lettre recommandée avec demande d’avis de réception selon les modalités prévues aux deuxième et troisième
alinéas de l’article 113-8 du code de procédure pénale. Il informe à cette occasion la personne que, si elle
demande à être entendue par le juge d’instruction, celui-ci est tenu de procéder à son interrogatoire ».
2. Le requérant, rejoint par l’une des parties intervenantes, reproche à ces dispositions de ne pas prévoir que la
personne dont la mise en examen est envisagée par le juge d’instruction pour un délit de diffamation ou
d’injure publiques est informée de son droit de se taire lorsque ce dernier l’avise, par lettre recommandée,
qu’elle peut produire des observations ou qu’il l’invite à répondre à des questions écrites. Il en résulterait,
selon eux, une méconnaissance des exigences de l’article 9 de la Déclaration des droits de l’homme et du
citoyen de 1789.
3. Par conséquent, la question prioritaire de constitutionnalité porte sur les mots « et en l’avisant de son droit de
faire connaître des observations écrites dans un délai d’un mois » figurant à la première phrase du deuxième
alinéa de l’article 51-1 de la loi du 29 juillet 1881, ainsi que sur la deuxième phrase de ce même alinéa.
4. M. Franck M. est fondé à intervenir dans la procédure de la présente question prioritaire de constitutionnalité
dans la seule mesure où son intervention porte sur ces mêmes mots. Il soutient également que les dispositions
contestées méconnaîtraient les exigences de l’article 9 de la Déclaration de 1789. Il estime en outre qu’elles
méconnaîtraient les droits de la défense.
– Sur le fond :
5. Aux termes de l’article 9 de la Déclaration de 1789 : « Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il
ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire
pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi ». Il en résulte le principe selon lequel
nul n’est tenu de s’accuser, dont découle le droit de se taire.
6. L’article 51-1 de la loi du 29 juillet 1881 prévoit les règles dérogatoires applicables à l’instruction des délits
de diffamation ou d’injure. Il résulte de son deuxième alinéa que, lorsque le juge d’instruction a l’intention de
mettre en examen une personne pour l’un de ces délits, il l’en informe par lettre recommandée avec demande
d’avis de réception en précisant chacun des faits qui lui sont reprochés ainsi que leur qualification juridique.
7. Selon les dispositions contestées, le juge d’instruction avise également cette personne de son droit de faire
connaître des observations écrites dans un délai d’un mois et peut, par le même avis, l’interroger afin de
solliciter, dans le même délai, sa réponse à différentes questions écrites.
8. D’une part, lorsqu’il est saisi en matière de diffamation ou d’injure publiques, le juge d’instruction doit
notamment établir l’imputabilité des propos à la personne pouvant être poursuivie et, si nécessaire, instruire
sur leur tenue effective, sur leur caractère public ainsi que sur l’identité et l’adresse de cette personne. Pour
procéder à sa mise en examen, il lui revient de s’assurer qu’il existe des indices graves ou concordants rendant
vraisemblable qu’elle ait pu participer, comme auteur ou comme complice, à la commission des infractions
dont il est saisi. Ainsi, l’office confié au juge d’instruction peut le conduire à porter une appréciation sur les
faits retenus à titre de charges contre la personne dont il envisage la mise en examen.
9. D’autre part, lorsqu’elle est invitée à faire connaître ses observations ou à répondre à des questions, la
personne dont la mise en examen est envisagée peut être amenée à reconnaître les faits qui lui sont reprochés.
En outre, le fait même que le juge d’instruction l’invite à présenter des observations et, le cas échéant, à
répondre à ses questions, peut être de nature à lui laisser croire qu’elle ne dispose pas du droit de se taire.
10. Or, les observations ou les réponses de la personne dont la mise en examen est envisagée sont susceptibles
d’être portées à la connaissance de la juridiction de jugement.
11. Dès lors, en ne prévoyant pas que cette personne doit être informée de son droit de se taire, les dispositions
contestées méconnaissent les exigences de l’article 9 de la Déclaration de 1789. Par conséquent, et sans qu’il
soit besoin d’examiner l’autre grief, elles doivent être déclarées contraires à la Constitution.
– Sur les effets de la déclaration d’inconstitutionnalité :
12. Selon le deuxième alinéa de l’article 62 de la Constitution : « Une disposition déclarée inconstitutionnelle
sur le fondement de l’article 61-1 est abrogée à compter de la publication de la décision du Conseil
constitutionnel ou d’une date ultérieure fixée par cette décision. Le Conseil constitutionnel détermine les
conditions et limites dans lesquelles les effets que la disposition a produits sont susceptibles d’être remis en
cause ». En principe, la déclaration d’inconstitutionnalité doit bénéficier à l’auteur de la question prioritaire de
constitutionnalité et la disposition déclarée contraire à la Constitution ne peut être appliquée dans les instances
en cours à la date de la publication de la décision du Conseil constitutionnel. Cependant, les dispositions de
l’article 62 de la Constitution réservent à ce dernier le pouvoir tant de fixer la date de l’abrogation et de
reporter dans le temps ses effets que de prévoir la remise en cause des effets que la disposition a produits avant
l’intervention de cette déclaration. Ces mêmes dispositions réservent également au Conseil constitutionnel le
pouvoir de s’opposer à l’engagement de la responsabilité de l’Etat du fait des dispositions déclarées
inconstitutionnelles ou d’en déterminer les conditions ou limites particulières.
13. En l’espèce, d’une part, l’abrogation immédiate des dispositions déclarées inconstitutionnelles aurait pour
effet de priver le juge d’instruction de la faculté de poser des questions écrites aux personnes dont la mise en
examen est envisagée et ces dernières de la possibilité de lui faire connaître leurs observations et réponses.
Elle entraînerait ainsi des conséquences manifestement excessives. Par suite, il y a lieu de reporter au
1er juin 2025 la date de l’abrogation de ces dispositions.
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14. D’autre part, les mesures prises avant la publication de la présente décision ne peuvent être contestées sur le
fondement de cette inconstitutionnalité.
15. En revanche, afin de faire cesser l’inconstitutionnalité constatée à compter de la publication de la présente
décision, il y a lieu de juger que, jusqu’à l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi ou jusqu’à la date de
l’abrogation des dispositions déclarées inconstitutionnelles, le juge d’instruction, lorsqu’il informe la
personne de son intention de la mettre en examen en application de l’article 51-1 de la loi du 29 juillet 1881,
doit lui notifier son droit de se taire.
Le Conseil constitutionnel décide :
Art. 1 . – Les mots « et en l’avisant de son droit de faire connaître des observations écrites dans un délai d’un
er

mois » figurant à la première phrase du deuxième alinéa de l’article 51-1 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de
la presse, dans sa rédaction issue de la loi no 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme
pour la justice, et la deuxième phrase de ce même alinéa, sont contraires à la Constitution.
Art. 2. – La déclaration d’inconstitutionnalité de l’article 1er prend effet dans les conditions fixées aux
paragraphes 13 à 15 de cette décision.
Art. 3. – Cette décision sera publiée au Journal officiel de la République française et notifiée dans les
conditions prévues à l’article 23-11 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 susvisée.
Jugé par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 17 mai 2024, où siégeaient : M. Laurent FABIUS,
Président, Mmes Jacqueline GOURAULT, Corinne LUQUIENS, Véronique MALBEC, MM. Jacques MÉZARD,
François PILLET, Michel PINAULT et François SÉNERS.
Rendu public le 17 mai 2024.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 68 sur 132

Autorité de contrôle prudentiel et de résolution


Décision no 2024-C-15 du 30 avril 2024 relative à la composition des deux sous-collèges sectoriels
du collège de supervision de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution
NOR : ACPP2412790S

Le collège en formation plénière,


Vu le code monétaire et financier, notamment son article L. 612-7 ;
Vu l’arrêté du 13 mars 2020 portant nomination au collège de supervision de l’Autorité de contrôle prudentiel et
de résolution ;
Vu l’arrêté du 22 avril 2024 portant nomination au collège de supervision de l’Autorité de contrôle prudentiel et
de résolution,
Décide :
Art. 1er. – Le sous-collège sectoriel de l’assurance est composé comme suit :
Le vice-président de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, président du sous-collège sectoriel de
l’assurance ;
Le gouverneur de la Banque de France ou le sous-gouverneur désigné pour le représenter ;
Mmes Cécile GÉRARD et Anne LARPIN-POURDIEU et MM. Jean-Luc GUILLOTIN et Olivier MESNARD,
membres choisis en raison de leurs compétences en matière d’assurance, de mutualité, de prévoyance ou de
réassurance ;
M. David NOGUERO, membre choisi en fonction de ses compétences en matière de protection des clientèles ou
de techniques quantitatives et actuarielles ou dans d’autres matières utiles à l’exercice par l’Autorité de ses
missions ;
M. Raoul BRIET, magistrat de la Cour des comptes.
Art. 2. – Le sous-collège sectoriel de la banque est composé comme suit :
Le gouverneur de la Banque de France ou le sous-gouverneur désigné pour le représenter, président ;
Le vice-président ;
Mmes Isabelle LEFEBVRE et Catherine THÉRY et MM. Pascal DURAND et Christian LAJOIE, membres
choisis en raison de leurs compétences en matière d’opérations de banque, d’émission et de gestion de monnaie
électronique, de services de paiement ou de services d’investissement ;
Mme Marie-Laure BELAVAL, membre de la Cour de Cassation ;
M. Henri TOUTÉE, membre du Conseil d’Etat.
Art. 3. – La décision no 2020-C-11 du 18 mars 2020 relative à la composition des deux sous-collèges sectoriels
de l’Autorité de contrôle prudentiel est abrogée.
Art. 4. – La présente décision sera publiée au Journal officiel de la République française.
Le président,
F. VILLEROY DE GALHAU
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Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-AG-06 du 14 mars 2024 portant reconduction de l’autorisation délivrée à
Infoguyane SAS pour l’exploitation d’un service de radio de catégorie B par voie hertzienne
terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Péyi Guyane
NOR : RCAR2413308S

Le comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane,


Vu le code de la santé publique, notamment son article R. 3323-1 ;
Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment ses
articles 27, 28, 28-1 et 29-3 ;
Vu le décret no 87-239 du 6 avril 1987 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et fixant, pour les services privés de radiodiffusion
sonore diffusés par voie hertzienne terrestre ou par satellite, le régime applicable à la publicité et au parrainage ;
Vu le décret no 94-972 du 9 novembre 1994 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et définissant les obligations relatives à l’accès à la
publicité locale et au parrainage local des services de radio diffusés par voie hertzienne terrestre en application des
articles 29, 29-1 et 30-7 de la même loi ;
Vu le décret no 2011-732 du 24 juin 2011 relatif aux comités techniques prévus à l’article 29-3 de la loi
o
n 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la Commission nationale de la communication et des libertés,
modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990 du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les
conditions techniques d’usage des fréquences pour la diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation
de fréquence ;
Vu la décision no 2014-536 du 24 septembre 2014 du Conseil reconduite par la décision no 2019-AG-18
du 17 avril 2019 portant autorisation d’un service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence
dénommé Radio Péyi Guyane ;
Vu la décision no 2015-315 du 28 juillet 2015 du Conseil supérieur de l’audiovisuel fixant le règlement intérieur
des comités territoriaux de l’audiovisuel et leurs règles générales d’organisation et de fonctionnement ;
Vu la décision no 2023-AG-04 du comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane en date
du 26 septembre 2023 publiée au Journal officiel le 9 novembre 2023 ;
Vu la délibération no 2011-31 du 12 juillet 2011 modifiée du Conseil fixant les conditions d’application de
l’article 29-3 de la loi du 30 septembre 1986 relatif aux comités territoriaux de l’audiovisuel ;
Vu la convention conclue entre le comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane et Infoguyane SAS ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – L’autorisation accordée par la décision n no 2014-536 du 24 septembre 2014 pour l’exploitation d’un
er

service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Péyi Guyane est à
nouveau reconduite pour une durée de cinq ans, à compter du 5 novembre 2024.
Art. 2. – Infoguyane SAS est autorisée à utiliser la fréquence mentionnée en annexe, conformément à la
convention et aux annexes de la présente décision.
Art. 3. – I. – Sur demande expresse de l’Autorité, le titulaire de la présente autorisation est tenu de lui
communiquer dans un délai d’un mois après la réception de la demande les informations suivantes, dont il atteste
l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du dépassement de 75 kHz sur une
durée minimale de 15 min).
II. – Si l’Autorité constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente autorisation
est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la conformité de
son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à l’Autorité les
résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 69 sur 132

Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisé e par l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à Infoguyane SAS et publiée au Journal officiel de la République
française.
Fait au Lamentin, le 14 mars 2024.
Pour le comité territorial
de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane :
Le président,
J.-M. LASO

ANNEXE I (*)
Nom du service : Radio Peyi Guyane.
Zone géographique mise en appel : Cayenne.
Fréquence : 101,1 MHz.
Adresse du site : lieudit montagne du Tigre, Remire-Montjoly (973).
Altitude du site (NGF) : 142 mètres.
Hauteur d’antenne : 43 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 2 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 5 90 0 180 1 270 6

10 4 100 0 190 1 280 6

20 3 110 0 200 1 290 6

30 3 120 0 210 2 300 6

40 2 130 0 220 3 310 6

50 1 140 0 230 3 320 6

60 1 150 0 240 4 330 6

70 1 160 0 250 5 340 6

80 0 170 0 260 5 350 5

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE II (*)
Nom du service : Radio Peyi Guyane.
Zone géographique mise en appel : Kourou.
Fréquence : 101,3 MHz.
Adresse du site : montagne Café, Kourou (973)
Altitude du site (NGF) : 61 mètres.
Hauteur d’antenne : 64 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 000 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 1 90 6 180 5 270 0

10 1 100 6 190 4 280 0

20 2 110 6 200 3 290 0

30 2 120 6 210 2 300 0

40 3 130 6 220 2 310 0


22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 69 sur 132

AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION


(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

50 4 140 6 230 1 320 0

60 5 150 6 240 1 330 0

70 5 160 6 250 0 340 0

80 6 170 5 260 0 350 0

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE III (*)


Nom du service : Radio Peyi Guyane.
Zone géographique mise en appel : Saint-Georges.
Fréquence : 93,0 MHz.
Adresse du site : chemin des Abattis, réservoir communal, Saint-Georges (973)
Altitude du site (NGF) : 40 mètres.
Hauteur d’antenne : 54 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 300 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 0 90 5 180 5 270 0

10 0 100 5 190 4 280 0

20 1 110 6 200 4 290 0

30 1 120 6 210 3 300 0

40 2 130 6 220 2 310 0

50 2 140 6 230 2 320 0

60 3 150 6 240 1 330 0

70 4 160 6 250 1 340 0

80 4 170 5 260 0 350 0

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE IV (*)
Nom du service : Radio Peyi Guyane.
Zone géographique mise en appel : Saint-Laurent-du-Maroni.
Fréquence : 106,3 MHz.
Adresse du site : 6, rue Jean-Vilo, Saint-Laurent-du-Maroni (973)
Altitude du site (NGF) : 30 mètres.
Hauteur d’antenne : 30 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 6 90 1 180 0 270 2

10 6 100 1 190 0 280 3

20 5 110 0 200 0 290 3

30 5 120 0 210 0 300 4


22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 69 sur 132

AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION


(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

40 4 130 0 220 0 310 5

50 3 140 0 230 0 320 5

60 3 150 0 240 1 330 6

70 2 160 0 250 1 340 6

80 1 170 0 260 1 350 6

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE V (*)
Nom du service : Radio Peyi Guyane.
Zone géographique mise en appel : Sinnamary.
Fréquence : 105,3 MHz.
Adresse du site : château d’eau, Sinnamary (973)
Altitude du site (NGF) : 5 mètres.
Hauteur d’antenne : 64 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 000 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 27 90 15 180 1 270 5

10 22 100 10 190 3 280 5

20 18 110 7 200 4 290 6

30 17 120 4 210 5 300 7

40 17 130 2 220 6 310 9

50 18 140 1 230 7 320 12

60 22 150 0 240 8 330 16

70 30 160 0 250 7 340 20

80 23 170 0 260 6 350 26

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 70 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-AG-07 du 14 mars 2024 portant reconduction de l’autorisation délivrée à
l’association Groupe d’animation socio-éducative Antilles-Guyane pour l’exploitation d’un
service de radio de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence
dénommé Média Tropique FM
NOR : RCAR2413309S

Le comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane,


Vu le code de la santé publique, notamment son article R. 3323-1 ;
Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment ses
articles 27, 28, 28-1 et 29-3 ;
Vu le décret no 87-239 du 6 avril 1987 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et fixant, pour les services privés de radiodiffusion
sonore diffusés par voie hertzienne terrestre ou par satellite, le régime applicable à la publicité et au parrainage ;
Vu le décret no 94-972 du 9 novembre 1994 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et définissant les obligations relatives à l’accès à la
publicité locale et au parrainage local des services de radio diffusés par voie hertzienne terrestre en application des
articles 29, 29-1 et 30-7 de la même loi ;
Vu le décret no 2011-732 du 24 juin 2011 relatif aux comités techniques prévus à l’article 29-3 de la loi
o
n 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la Commission nationale de la communication et des libertés,
modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990 du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les
conditions techniques d’usage des fréquences pour la diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation
de fréquence ;
Vu la décision no 2014-522 du 24 septembre 2014 du Conseil reconduite par la décision no 2019-AG-10
du 17 avril 2019 portant autorisation d’un service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence
dénommé Média Tropique FM ;
Vu la décision no 2015-315 du 28 juillet 2015 du Conseil supérieur de l’audiovisuel fixant le règlement intérieur
des comités territoriaux de l’audiovisuel et leurs règles générales d’organisation et de fonctionnement ;
Vu la décision no 2023-AG-05 du comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane en date
du 26 septembre 2023 publiée au Journal officiel de la République française le 8 novembre 2023 ;
Vu la délibération no 2011-31 du 12 juillet 2011 modifiée du Conseil fixant les conditions d’application de
l’article 29-3 de la loi du 30 septembre 1986 relatif aux comités territoriaux de l’audiovisuel ;
Vu la convention conclue entre le comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane et l’association Groupe
d’animation socio-éducative Antilles-Guyane ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – L’autorisation accordée par la décision no 2014-522 du 24 septembre 2014 pour l’exploitation d’un
er

service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Média Tropique FM est à
nouveau reconduite pour une durée de cinq ans, à compter du 5 novembre 2024.
Art. 2. – L’association Groupe d’animation socio-éducative Antilles-Guyane est autorisée à utiliser la
fréquence mentionnée en annexe, conformément à la convention et aux annexes de la présente décision.
Art. 3. – I. – Sur demande expresse de l’Autorité, le titulaire de la présente autorisation est tenu de lui
communiquer dans un délai d’un mois après la réception de la demande les informations suivantes, dont il atteste
l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du dépassement de 75 kHz sur une
durée minimale de 15 min).
II. – Si l’Autorité constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente autorisation
est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la conformité de
son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à l’Autorité les
résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 70 sur 132

du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à l’association Groupe d’animation socio-éducative Antilles-
Guyane et publiée au Journal officiel de la République française.
Fait au Lamentin, le 14 mars 2024.
Pour le comité territorial de l’audiovisuel
d’Antilles-Guyane :
Le président,
J.-M. LASO

ANNEXE (*)
Nom du service : Média Tropique FM.
Zone géographique mise en appel : Kourou.
Fréquence : 107,8 MHz.
Adresse du site : no 127, chemin La Carapa, 97310 Kourou (973).
Altitude du site (NGF) : 4 mètres.
Hauteur d’antenne : 75 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 000 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 6 90 4 180 0 270 0

10 6 100 3 190 0 280 1

20 6 110 2 200 0 290 1

30 6 120 2 210 0 300 2

40 6 130 1 220 0 310 2

50 6 140 1 230 0 320 3

60 6 150 0 240 0 330 4

70 6 160 0 250 0 340 5

80 5 170 0 260 0 350 6

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 71 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-AG-08 du 14 mars 2024 portant reconduction de l’autorisation délivrée à SARL
Espace COM pour l’exploitation d’un service de radio de catégorie B par voie hertzienne
terrestre en modulation de fréquence dénommé Métis FM
NOR : RCAR2413312S

Le comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane,


Vu le code de la santé publique, notamment son article R. 3323-1 ;
Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment ses
articles 27, 28, 28-1 et 29-3 ;
Vu le décret no 87-239 du 6 avril 1987 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et fixant, pour les services privés de radiodiffusion
sonore diffusés par voie hertzienne terrestre ou par satellite, le régime applicable à la publicité et au parrainage ;
Vu le décret no 94-972 du 9 novembre 1994 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et définissant les obligations relatives à l’accès à la
publicité locale et au parrainage local des services de radio diffusés par voie hertzienne terrestre en application des
articles 29, 29-1 et 30-7 de la même loi ;
Vu le décret no 2011-732 du 24 juin 2011 relatif aux comités techniques prévus à l’article 29-3 de la loi
o
n 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la Commission nationale de la communication et des libertés,
modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990 du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les
conditions techniques d’usage des fréquences pour la diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation
de fréquence ;
Vu la décision no 2014-533 du 24 septembre 2014 du Conseil reconduite par la décision no 2019-AG-17
du 17 avril 2019 portant autorisation d’un service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence
dénommé Métis FM ;
Vu la décision no 2015-315 du 28 juillet 2015 du Conseil supérieur de l’audiovisuel fixant le règlement intérieur
des comités territoriaux de l’audiovisuel et leurs règles générales d’organisation et de fonctionnement ;
Vu la délibération no 2011-31 du 12 juillet 2011 modifiée du Conseil fixant les conditions d’application de
l’article 29-3 de la loi du 30 septembre 1986 relatif aux comités territoriaux de l’audiovisuel ;
Vu la décision 2023-AG-05 du 26 septembre 2023 du comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane en
date du 14 mars 2024 publiée au Journal officiel de la République française le 8 novembre 2023 ;
Vu la convention conclue entre le comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane et la SARL Espace
COM ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – L’autorisation accordée par la décision no 2014-553 du 24 septembre 2014 pour l’exploitation d’un
er

service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Métis FM est à nouveau
reconduite pour une durée de cinq ans, à compter du 5 novembre 2024.
Art. 2. – SARL Espace COM est autorisée à utiliser la fréquence mentionnée en annexe, conformément à la
convention et aux annexes de la présente décision.
Art. 3. – I. – Sur demande expresse de l’Autorité, le titulaire de la présente autorisation est tenu de lui
communiquer dans un délai d’un mois après la réception de la demande les informations suivantes, dont il atteste
l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du dépassement de 75 kHz sur une
durée minimale de 15 min).
II. – Si l’Autorité constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente autorisation
est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la conformité de
son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à l’Autorité les
résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 71 sur 132

du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à SARL Espace COM et publiée au Journal officiel de la
République française.
Fait à Le Lamentin, le 14 mars 2024.
Pour le comité territorial de l’audiovisuel
d’Antilles-Guyane :
Le président,
J.-M. LASO

ANNEXE (*)
Nom du service : Métis FM.
Zone géographique mise en appel : Saint-Laurent-du-Maroni.
Fréquence : 105,8 MHz.
Adresse du site : 6, rue Jean-Vilo, Saint-Laurent-du-Maroni (973).
Altitude du site (NGF) : 30 mètres.
Hauteur d’antenne : 30 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 6 90 1 180 0 270 2

10 6 100 1 190 0 280 3

20 5 110 0 200 0 290 3

30 5 120 0 210 0 300 4

40 4 130 0 220 0 310 5

50 3 140 0 230 0 320 5

60 3 150 0 240 1 330 6

70 2 160 0 250 1 340 6

80 1 170 0 260 1 350 6

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 72 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-AG-09 du 14 mars 2024 portant reconduction de l’autorisation délivrée à
l’association culturelle et éducative Gabriel (ACEG) pour l’exploitation d’un service de radio de
catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Saint-
Gabriel
NOR : RCAR2413313S

Le comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane,


Vu le code de la santé publique, notamment son article R. 3323-1 ;
Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment ses
articles 27, 28, 28-1 et 29-3 ;
Vu le décret no 87-239 du 6 avril 1987 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et fixant, pour les services privés de radiodiffusion
sonore diffusés par voie hertzienne terrestre ou par satellite, le régime applicable à la publicité et au parrainage ;
Vu le décret no 94-972 du 9 novembre 1994 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et définissant les obligations relatives à l’accès à la
publicité locale et au parrainage local des services de radio diffusés par voie hertzienne terrestre en application des
articles 29, 29-1 et 30-7 de la même loi ;
Vu le décret no 2011-732 du 24 juin 2011 relatif aux comités techniques prévus à l’article 29-3 de la loi
o
n 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la Commission nationale de la communication et des libertés,
modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990 du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les
conditions techniques d’usage des fréquences pour la diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation
de fréquence ;
Vu la décision no 2014-527 du 24 septembre 2014 du Conseil reconduite par la décision no 2019-AG-10
du 17 avril 2019 portant autorisation d’un service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence
dénommé Radio Saint-Gabriel ;
Vu la décision no 2015-315 du 28 juillet 2015 du Conseil supérieur de l’audiovisuel fixant le règlement intérieur
des comités territoriaux de l’audiovisuel et leurs règles générales d’organisation et de fonctionnement ;
Vu la décision no 2023-AG-05 du comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane en date
du 26 septembre 2023 publiée au Journal officiel de la République française le 8 novembre 2023 ;
Vu la délibération no 2011-31 du 12 juillet 2011 modifiée du Conseil fixant les conditions d’application de
l’article 29-3 de la loi du 30 septembre 1986 relatif aux comités territoriaux de l’audiovisuel ;
Vu la convention conclue entre le comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane et l’association
Culturelle et éducative Gabriel (ACEG) ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – L’autorisation accordée par la décision no 2014-527 du 24 septembre 2014 pour l’exploitation d’un
er

service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Saint-Gabriel est à
nouveau reconduite pour une durée de cinq ans, à compter du 5 novembre 2024.
Art. 2. – L’association Culturelle et éducative Gabriel (ACEG) est autorisée à utiliser la fréquence mentionnée
en annexe, conformément à la convention et aux annexes de la présente décision.
Art. 3. – I. – Sur demande expresse de l’Autorité, le titulaire de la présente autorisation est tenu de lui
communiquer dans un délai d’un mois après la réception de la demande les informations suivantes, dont il atteste
l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du dépassement de 75 kHz sur une
durée minimale de 15 min).
II. – Si l’Autorité constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente autorisation
est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la conformité de
son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à l’Autorité les
résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 72 sur 132

du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à l’association Culturelle et éducative Gabriel (ACEG) et publiée au
Journal officiel de la République française.
Fait au Lamentin, le 14 mars 2024.
Pour le comité territorial de l’audiovisuel
d’Antilles-Guyane :
Le président,
J.-M. LASO

ANNEXE I (*)
Nom du service : Radio Saint-Gabriel.
Zone géographique mise en appel : Grand-Santi.
Fréquence : 93,1MHz.
Adresse du site : presbytère de Grand-Santi-Grand-Santi (973).
Altitude du site (NGF) : 60 mètres.
Hauteur d’antenne : 20 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 300 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 6 90 3 180 0 270 3

10 6 100 2 190 0 280 4

20 6 110 1 200 0 290 5

30 6 120 1 210 0 300 5

40 6 130 0 220 0 310 6

50 6 140 0 230 0 320 6

60 5 150 0 240 1 330 6

70 5 160 0 250 1 340 6

80 4 170 0 260 2 350 6

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE II (*)
Nom du service : Radio Saint-Gabriel.
Zone géographique mise en appel : Mana.
Fréquence : 95,4MHz.
Adresse du site : presbytère de Mana – Mana (973).
Altitude du site (NGF) : 5 mètres.
Hauteur d’antenne : 20 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 6 90 3 180 0 270 3

10 6 100 2 190 0 280 4

20 6 110 1 200 0 290 5


22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 72 sur 132

AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION


(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

30 6 120 1 210 0 300 5

40 6 130 0 220 0 310 6

50 6 140 0 230 0 320 6

60 5 150 0 240 1 330 6

70 5 160 0 250 1 340 6

80 4 170 0 260 2 350 6

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE III (*)


Nom du service : Radio Saint-Gabriel.
Zone géographique mise en appel : Maripasoula
Fréquence : 88,6 MHz.
Adresse du site : presbytère de Maripasoula – Maripasoula (973).
Altitude du site (NGF) : 117 mètres.
Hauteur d’antenne : 20 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 000 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 0 90 6 180 6 270 0

10 1 100 6 190 5 280 0

20 1 110 6 200 5 290 0

30 2 120 6 210 4 300 0

40 3 130 6 220 3 310 0

50 4 140 6 230 2 320 0

60 5 150 6 240 1 330 0

70 5 160 6 250 1 340 0

80 6 170 6 260 0 350 0

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 73 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-AG-11 du 14 mars 2024 portant reconduction de l’autorisation délivrée à 2MFM
pour l’exploitation d’un service de radio de catégorie B par voie hertzienne terrestre en
modulation de fréquence dénommé Chérie FM Guyane
NOR : RCAR2413330S

Le comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane,


Vu le code de la santé publique, notamment son article R. 3323-1 ;
Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment ses
articles 27, 28, 28-1 et 29-3 ;
Vu le décret no 87-239 du 6 avril 1987 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et fixant, pour les services privés de radiodiffusion
sonore diffusés par voie hertzienne terrestre ou par satellite, le régime applicable à la publicité et au parrainage ;
Vu le décret no 94-972 du 9 novembre 1994 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et définissant les obligations relatives à l’accès à la
publicité locale et au parrainage local des services de radio diffusés par voie hertzienne terrestre en application des
articles 29, 29-1 et 30-7 de la même loi ;
Vu le décret no 2011-732 du 24 juin 2011 relatif aux comités techniques prévus à l’article 29-3 de la loi
o
n 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la Commission nationale de la communication et des libertés,
modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990 du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les
conditions techniques d’usage des fréquences pour la diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation
de fréquence ;
Vu la décision no 2014-535 du 24 septembre 2014 du Conseil reconduite par la décision no 2019-AG-15
du 17 avril 2019 portant autorisation d’un service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence
dénommé Chérie FM Guyane ;
Vu la décision no 2015-315 du 28 juillet 2015 du Conseil supérieur de l’audiovisuel fixant le règlement intérieur
des comités territoriaux de l’audiovisuel et leurs règles générales d’organisation et de fonctionnement ;
Vu la décision no 2023-AG-05 du comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane en date
du 26 septembre 2023 publiée au Journal officiel le 8 novembre 2023 ;
Vu la délibération no 2011-31 du 12 juillet 2011 modifiée du Conseil fixant les conditions d’application de
l’article 29-3 de la loi du 30 septembre 1986 relatif aux comités territoriaux de l’audiovisuel ;
Vu la convention conclue entre le comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane et la 2MFM ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – L’autorisation accordée par la décision no 2014-535 du 24 septembre 2014 pour l’exploitation d’un
er

service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Chérie FM Guyane est à
nouveau reconduite pour une durée de cinq ans, à compter du 5 novembre 2024.
Art. 2. – 2MFM est autorisée à utiliser la fréquence mentionnée en annexe, conformément à la convention et
aux annexes de la présente décision.
Art. 3. – I. – Sur demande expresse de l’Autorité, le titulaire de la présente autorisation est tenu de lui
communiquer dans un délai d’un mois après la réception de la demande les informations suivantes, dont il atteste
l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du dépassement de 75 kHz sur une
durée minimale de 15 min).
II. – Si l’Autorité constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente autorisation
est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la conformité de
son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à l’Autorité les
résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 73 sur 132

Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à 2MFM et publiée au Journal officiel de la République française.
Fait au Lamentin, le 14 mars 2024.
Pour le comité territorial de l’audiovisuel
d’Antilles-Guyane :
Le président,
J.-M. LASO

ANNEXE (*)
Nom du service : Chérie FM Guyane.
Zone géographique mise en appel : Saint-Laurent-du-Maroni.
Fréquence : 107,8 MHz.
Adresse du site : 6, rue Jean-Vilo, Saint-Laurent-du-Maroni (973).
Altitude du site (NGF) : 30 mètres.
Hauteur d’antenne : 6 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 5 90 2 180 0 270 3

10 5 100 1 190 0 280 4

20 5 110 1 200 0 290 4

30 5 120 1 210 0 300 5

40 5 130 0 220 1 310 5

50 4 140 0 230 1 320 5

60 4 150 0 240 1 330 5

70 3 160 0 250 2 340 5

80 3 170 0 260 3 350 5

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 74 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-AG-12 du 14 mars 2024 portant reconduction de l’autorisation délivrée à SARL
Ouest Communication pour l’exploitation d’un service de radio de catégorie B par voie
hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Hit Radio
NOR : RCAR2413332S

Le comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane,


Vu le code de la santé publique, notamment son article R. 3323-1 ;
Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment ses
articles 27, 28, 28-1 et 29-3 ;
Vu le décret no 87-239 du 6 avril 1987 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et fixant, pour les services privés de radiodiffusion
sonore diffusés par voie hertzienne terrestre ou par satellite, le régime applicable à la publicité et au parrainage ;
Vu le décret no 94-972 du 9 novembre 1994 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et définissant les obligations relatives à l’accès à la
publicité locale et au parrainage local des services de radio diffusés par voie hertzienne terrestre en application des
articles 29, 29-1 et 30-7 de la même loi ;
Vu le décret no 2011-732 du 24 juin 2011 relatif aux comités techniques prévus à l’article 29-3 de la loi
o
n 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la Commission nationale de la communication et des libertés,
modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990 du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les
conditions techniques d’usage des fréquences pour la diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation
de fréquence ;
Vu la décision no 2014-524 du 24 septembre 2014 du Conseil reconduite par la décision no 2019-AG-16
du 17 avril 2019 portant autorisation d’un service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence
dénommé Hit Radio ;
Vu la décision no 2015-315 du 28 juillet 2015 du Conseil supérieur de l’audiovisuel fixant le règlement intérieur
des comités territoriaux de l’audiovisuel et leurs règles générales d’organisation et de fonctionnement ;
Vu la décision no 2023-AG-05 du comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane en date
du 26 septembre 2023 publiée au Journal officiel de la République française le 3 novembre 2023 ;
Vu la délibération no 2011-31 du 12 juillet 2011 modifiée du Conseil fixant les conditions d’application de
l’article 29-3 de la loi du 30 septembre 1986 relatif aux comités territoriaux de l’audiovisuel ;
Vu la convention conclue entre le comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane et la SARL Ouest
Communication ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – L’autorisation accordée par la décision no 2024-AG-12 du 14 mars 2024 pour l’exploitation d’un
er

service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Hit Radio est à nouveau
reconduite pour une durée de cinq ans, à compter du 5 novembre 2024.
Art. 2. – SARL Ouest Communication est autorisée à utiliser la fréquence mentionnée en annexe,
conformément à la convention et aux annexes de la présente décision.
Art. 3. – I. – Sur demande expresse de l’Autorité, le titulaire de la présente autorisation est tenu de lui
communiquer dans un délai d’un mois après la réception de la demande les informations suivantes, dont il atteste
l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du dépassement de 75 kHz sur une
durée minimale de 15 min).
II. – Si l’Autorité constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente autorisation
est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la conformité de
son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à l’Autorité les
résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 74 sur 132

du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à SARL Ouest Communication et publiée au Journal officiel de la
République française.
Fait au Lamentin, le 14 mars 2024.
Pour le comité territorial de l’audiovisuel
d’Antilles-Guyane :
Le président,
J.-M. LASO

ANNEXE (*)
Nom du service : Hit Radio.
Zone géographique mise en appel : Saint-Laurent-du-Maroni.
Fréquence : 107,1 MHz.
Adresse du site : 6, rue Jean-Vilo, Saint-Laurent-du-Maroni (973).
Altitude du site (NGF) : 30 mètres.
Hauteur d’antenne : 30 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 6 90 1 180 0 270 2

10 6 100 1 190 0 280 3

20 5 110 0 200 0 290 3

30 5 120 0 210 0 300 4

40 4 130 0 220 0 310 5

50 3 140 0 230 0 320 5

60 3 150 0 240 1 330 6

70 2 160 0 250 1 340 6

80 1 170 0 260 1 350 6

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 75 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-AG-13 du 14 mars 2024 portant reconduction de l’autorisation délivrée à
l’association Karata pour l’exploitation d’un service de radio de catégorie A par voie hertzienne
terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Karata-RLK FM
NOR : RCAR2413343S

Le comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane,


Vu le code de la santé publique, notamment son article R. 3323-1 ;
Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment ses
articles 27, 28, 28-1 et 29-3 ;
Vu le décret no 87-239 du 6 avril 1987 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et fixant, pour les services privés de radiodiffusion
sonore diffusés par voie hertzienne terrestre ou par satellite, le régime applicable à la publicité et au parrainage ;
Vu le décret no 94-972 du 9 novembre 1994 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et définissant les obligations relatives à l’accès à la
publicité locale et au parrainage local des services de radio diffusés par voie hertzienne terrestre en application des
articles 29, 29-1 et 30-7 de la même loi ;
Vu le décret no 2011-732 du 24 juin 2011 relatif aux comités techniques prévus à l’article 29-3 de la loi
o
n 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la Commission nationale de la communication et des libertés,
modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990 du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les
conditions techniques d’usage des fréquences pour la diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation
de fréquence ;
Vu la décision no 2014-548 du 22 octobre 2014 du Conseil, reconduite par la décision no 2019-AG-19
du 17 avril 2019 (modifiée par la décision no 2019-AG-05 du 17 avril 2019) portant autorisation d’un service de
radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Karata – RLK FM.
Vu la décision no 2015-315 du 28 juillet 2015 du Conseil supérieur de l’audiovisuel fixant le règlement intérieur
des comités territoriaux de l’audiovisuel et leurs règles générales d’organisation et de fonctionnement ;
Vu la décision no 2023-AG-07 du comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane en date
du 26 septembre 2023 publiée au Journal officiel de la République française le 10 novembre 2023 ;
Vu la délibération no 2011-31 du 12 juillet 2011 modifiée du Conseil fixant les conditions d’application de
l’article 29-3 de la loi du 30 septembre 1986 relatif aux comités territoriaux de l’audiovisuel ;
Vu la convention conclue entre le comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane et l’association Karata ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – L’autorisation accordée par la décision no 2024-AG-14 du 14 mars 2024 pour l’exploitation d’un
er

service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Karata – RLK FM est à
nouveau reconduite pour une durée de cinq ans, à compter du 26 novembre 2024.
Art. 2. – L’association Karata est autorisée à utiliser la fréquence mentionnée en annexe, conformément à la
convention et aux annexes de la présente décision.
Art. 3. – I. – Sur demande expresse de l’Autorité, le titulaire de la présente autorisation est tenu de lui
communiquer dans un délai d’un mois après la réception de la demande les informations suivantes, dont il atteste
l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du dépassement de 75 kHz sur une
durée minimale de 15 min).
II. – Si l’Autorité constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente autorisation
est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la conformité de
son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à l’Autorité les
résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 75 sur 132

Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à l’association Karata et publiée au Journal officiel de la République
française.
Fait au Lamentin, le 14 mars 2024.
Pour le comité territorial
de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane :
Le président,
J.-M. LASO

ANNEXE (*)
Nom du service : Radio Karata - RLK FM
Zone géographique mise en appel : Basse-Terre.
Fréquence : 91,0 MHz.
Adresse du site : Lieudit Morne Claire Fontaine, Vieux-Habitants (971)
Altitude du site (NGF) : 480 mètres.
Hauteur d’antenne : 21 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 4 90 17 180 0 270 5

10 7 100 15 190 0 280 3

20 10 110 10 200 1 290 2

30 15 120 7 210 2 300 1

40 17 130 3 220 3 310 0

50 18 140 0 230 5 320 0

60 18 150 0 240 4 330 0

70 18 160 0 250 4 340 0

80 17 170 0 260 5 350 1

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 76 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-AG-14 du 14 mars 2024 portant reconduction de l’autorisation délivrée à la SAS
Radio Caraïbes International Guadeloupe pour l’exploitation d’un service de radio de
catégorie B par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé RCI
Guadeloupe
NOR : RCAR2413344S

Le comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane,


Vu le code de la santé publique, notamment son article R. 3323-1 ;
Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment ses
articles 27, 28, 28-1 et 29-3 ;
Vu le décret no 87-239 du 6 avril 1987 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et fixant, pour les services privés de radiodiffusion
sonore diffusés par voie hertzienne terrestre ou par satellite, le régime applicable à la publicité et au parrainage ;
Vu le décret no 94-972 du 9 novembre 1994 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et définissant les obligations relatives à l’accès à la
publicité locale et au parrainage local des services de radio diffusés par voie hertzienne terrestre en application des
articles 29, 29-1 et 30-7 de la même loi ;
Vu le décret no 2011-732 du 24 juin 2011 relatif aux comités techniques prévus à l’article 29-3 de la loi
o
n 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la Commission nationale de la communication et des libertés,
modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990 du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les
conditions techniques d’usage des fréquences pour la diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation
de fréquence ;
Vu la décision no 2014-549 du 22 octobre 2014 du Conseil reconduite par la décision no 2019-AG-20
du 17 avril 2019 portant autorisation d’un service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence
dénommé RCI Guadeloupe ;
Vu la décision no 2015-315 du 28 juillet 2015 du Conseil supérieur de l’audiovisuel fixant le règlement intérieur
des comités territoriaux de l’audiovisuel et leurs règles générales d’organisation et de fonctionnement ;
Vu la décision no 2023-AG-07 du comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane en date
du 26 septembre 2023 publiée au Journal officiel de la République française le 10 novembre 2023 ;
Vu la délibération no 2011-31 du 12 juillet 2011 modifiée du Conseil fixant les conditions d’application de
l’article 29-3 de la loi du 30 septembre 1986 relatif aux comités territoriaux de l’audiovisuel ;
Vu la convention conclue entre le comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane et la SAS Radio Caraïbes
International Guadeloupe ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – L’autorisation accordée par la décision no 2014-549 du 22 octobre 2014 pour l’exploitation d’un
er

service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé RCI Guadeloupe est à nouveau
reconduite pour une durée de cinq ans, à compter du 26 novembre 2024.
Art. 2. – La SAS Radio Caraïbes International Guadeloupe est autorisée à utiliser la fréquence mentionnée en
annexe, conformément à la convention et aux annexes de la présente décision.
Art. 3. – I. – Sur demande expresse de l’Autorité, le titulaire de la présente autorisation est tenu de lui
communiquer dans un délai d’un mois après la réception de la demande les informations suivantes, dont il atteste
l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du dépassement de 75 kHz sur une
durée minimale de 15 min).
II. – Si l’Autorité constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente autorisation
est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la conformité de
son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à l’Autorité les
résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 76 sur 132

du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à la SAS Radio Caraïbes International Guadeloupe et publiée au
Journal officiel de la République française.
Fait au Lamentin, 14 mars 2024.
Pour le comité territorial
de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane,
Le président,
J.-M. LASO

ANNEXE (*)
Nom du service : RCI Guadeloupe.
Zone géographique mise en appel : Terre-de-Haut.
Fréquence : 100,4 MHz.
Adresse du site : réservoir le Chameau, Terre-de-Haut (971).
Altitude du site (NGF) : 140 mètres.
Hauteur d’antenne : 20 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 200 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 0 90 4 180 13 270 4

10 0 100 6 190 13 280 3

20 0 110 8 200 14 290 3

30 0 120 10 210 14 300 2

40 1 130 11 220 12 310 1

50 1 140 12 230 11 320 1

60 2 150 14 240 10 330 0

70 3 160 14 250 8 340 0

80 3 170 13 260 6 350 0

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 77 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-AG-15 du 14 mars 2024 autorisant l’Association cultuelle les Témoins de
Jéhovah de France à exploiter deux services de radio temporaire par voie hertzienne terrestre
en modulation de fréquence dénommés CSFRENCH et CSENGLISH

NOR : RCAR2413345S

Le comité territorial de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane,


Vu l’article R. 3323-1 du code de la santé publique ;
Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment son
article 28-3 ;
Vu le décret no 87-239 du 6 avril 1987 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et fixant, pour les services privés de radiodiffusion
sonore diffusés par voie hertzienne terrestre ou par satellite, le régime applicable à la publicité et au parrainage ;
Vu le décret no 2011-732 du 24 juin 2011 relatif aux comités techniques prévus à l’article 29-3 de la loi
no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la Commission nationale de la communication et des libertés,
modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990 du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les
conditions techniques d’usage des fréquences pour la diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation
de fréquence ;
Vu la décision no 2015-315 du 28 juillet 2015 du Conseil supérieur de l’audiovisuel fixant le règlement intérieur
des comités territoriaux de l’audiovisuel et leurs règles générales d’organisation et de fonctionnement ;
Vu la convention conclue entre l’Association cultuelle les Témoins de Jéhovah de France et le comité territorial
de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane,
Après en avoir délibéré,

Décide :
Art. 1er. – L’Association cultuelle les Témoins de Jéhovah de France est autorisée à utiliser les fréquences
mentionnée en annexe, conformément à la convention conclue avec le comité territorial d’Antilles-Guyane et dans
le respect des conditions fixées à l’annexe de la présente décision, en vue de l’exploitation de services de radio
temporaire par voie hertzienne terrestre dénommés SC French et SC English en modulation de fréquence.
Art. 2. – Cette autorisation est délivrée à compter du 7 juin 2024 et jusqu’au 9 juin 2024. (L’ARCOM pourra
prononcer la caducité de la présente autorisation si l’exploitation effective n’a pas débuté un mois après la date
d’entrée en vigueur de l’autorisation).
Art. 3. – I. – Le titulaire de la présente autorisation est tenu de communiquer à l’ARCOM les informations
suivantes, dont il atteste l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– dès qu’elle est disponible, la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du
dépassement de 75 kHz sur une durée minimale de 15 minutes).
Ces informations sont ensuite exigibles à tout moment sur demande expresse de l’ARCOM.
II. – Si l’ARCOM constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente
autorisation est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la
conformité de son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe de la présente autorisation. Il transmet à
l’ARCOM les résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par le comité territorial de l’audiovisuel
d’Antilles-Guyane.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à l’Association cultuelle les Témoins de Jéhovah de France et
publiée au Journal officiel de la République française.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 77 sur 132

Fait au Lamentin, le 14 mars 2024.


Pour le comité territorial
de l’audiovisuel d’Antilles-Guyane :
Le président,
J.-M. LASO

ANNEXE I (*)
Nom du service : CSFRENCH
Site : Vélodrome Amédée-Detraux, Baie-Mahault, 971
Puissance : 1 W
Fréquence : 90.00 MHz
Diffusion : FM
Porteuse RDS :

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE II (*)
Nom du service : CSENGLISH
Site : Vélodrome Amédée-Detraux, Baie-Mahault, 971
Puissance : 1 W
Fréquence : 90.6 MHz
Diffusion : FM
Porteuse RDS :

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 78 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-PO-04 du 10 avril 2024 modifiant la décision no 2017-PO-23 du 11 décembre 2017
portant reconduction de l’autorisation délivrée à l’association Radio Chrétienne Francophone
Touraine Saint-Martin pour l’exploitation d’un service de radio de catégorie A par voie
hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé RCF Touraine Saint-Martin
NOR : RCAR2413307S

Le comité territorial de l’audiovisuel de Poitiers,


Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu le décret no 2011-732 du 24 juin 2011 relatif aux comités techniques prévus à l’article 29-3 de la loi
no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu la délibération no 2011-31 du 12 juillet 2011, modifiée par la délibération no 2015-25 du 28 juillet 2015, du
Conseil supérieur de l’audiovisuel fixant les conditions d’application de l’article 29-3 de la loi du 30 septembre 1986
relatif aux comités territoriaux de l’audiovisuel ;
Vu la décision no 2017-PO-23 du 11 décembre 2017, portant reconduction de l’autorisation délivrée à
l’association Radio Chrétienne Francophone Touraine Saint-Martin pour l’exploitation d’un service de radio de
catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé RCF Touraine Saint-Martin ;
Vu la décision no 2022-625 du 12 octobre 2022 prorogeant la décision 2017-PO-23 du 11 décembre 2017 ;
Vu la demande de modification technique présentée par l’association Radio Chrétienne Francophone Touraine
Saint-Martin ;
Vu l’avis de l’agence nationale des fréquences ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – L’annexe III de la décision no 2017-PO-23 du 11 décembre 2017 est remplacée par l’annexe
er

suivante :

« ANNEXE III (*)


Nom du service : RCF Touraine Saint-Martin.
Zone géographique mise en appel : Tours.
Fréquence : 100,4 MHz.
Adresse du site : 14, chemin du Télégraphe, Les Rochettes, Tours (37).
Altitude du site (NGF) : 87 mètres.
Hauteur d’antenne : 41 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 2 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 6 90 6 180 0 270 0

10 7 100 5 190 0 280 0

20 8 110 4 200 0 290 0

30 8 120 3 210 0 300 1

40 8 130 2 220 0 310 1

50 8 140 1 230 0 320 2

60 8 150 1 240 0 330 3

70 8 160 0 250 0 340 4

80 7 170 0 260 0 350 5

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.


22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 78 sur 132

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale. »
Art. 2. – La présente décision sera notifiée à l’association Radio Chrétienne Francophone Touraine
Saint-Martin et publiée au Journal officiel de la République française.
Fait à Poitiers, le 10 avril 2024.
Pour le comité territorial
de l’audiovisuel de Poitiers :
Le président,
D. LEMOINE
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 79 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-PO-05 du 10 avril 2024 autorisant l’association Figures Libres à exploiter un
service de radio temporaire par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence
dénommé Exploradio 41
NOR : RCAR2413331S

Le comité territorial de l’audiovisuel de Poitiers,


Vu l’article R. 3323-1 du code de la santé publique ;
Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment son
article 28-3 ;
Vu le décret no 87-239 du 6 avril 1987 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et fixant, pour les services privés de radiodiffusion
sonore diffusés par voie hertzienne terrestre ou par satellite, le régime applicable à la publicité et au parrainage ;
Vu le décret no 2011-732 du 24 juin 2011 relatif aux comités techniques prévus à l’article 29-3 de la loi
o
n 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la Commission nationale de la communication et des libertés,
modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990 du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les
conditions techniques d’usage des fréquences pour la diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation
de fréquence ;
Vu la décision no 2015-315 du 28 juillet 2015 du Conseil supérieur de l’audiovisuel fixant le règlement intérieur
des comités territoriaux de l’audiovisuel et leurs règles générales d’organisation et de fonctionnement ;
Vu la convention conclue entre l’association Figures Libres et le comité territorial de l’audiovisuel de Poitiers ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – L’association Figure Libres est autorisée à utiliser la fréquence mentionnée en annexe,
er

conformément à la convention conclue avec le comité territorial de Poitiers et dans le respect des conditions
fixées à l’annexe de la présente décision, en vue de l’exploitation d’un service de radio temporaire par voie
hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Exploradio 41.
Art. 2. – Cette autorisation est délivrée du 28 octobre au 5 novembre 2024.
Art. 3. – I. – Le titulaire de la présente autorisation est tenu de communiquer à l’ARCOM les informations
suivantes, dont il atteste l’exactitude :
– le descriptif effectif technique de l’installation (type et puissance nominale de l’émetteur, système
d’antennes…) ;
– dès qu’elle est disponible, la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du
dépassement de 75 kHz sur une durée minimale de 15 minutes).
Ces informations sont ensuite exigibles à tout moment sur demande expresse de l’ARCOM.
II. – Si l’ARCOM constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente
autorisation est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la
conformité de son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe de la présente autorisation. Il transmet à
l’ARCOM les résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par le comité territorial de l’audiovisuel de
Poitiers.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à l’association Figures Libres et publiée au Journal officiel de la
République française.
Fait à Poitiers, le 10 avril 2024.
Pour le comité territorial
de l’audiovisuel de Poitiers :
Le président,
D. LEMOINE
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 79 sur 132

ANNEXE (*)
Site : Parc du Château, rue du Château, 41100 Vendôme.
Puissance : 100 W.
Fréquence : 89,2.
Diffusion : FM.
Porteuse RDS :

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 80 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-394 du 7 mai 2024
modifiant le nom du service Kit FM
NOR : RCAC2413030S

L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique,


Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment son
article 42-3 ;
Vu la décision no 2011-469 du 19 juillet 2011 du Conseil supérieur de l’audiovisuel, reconduite par les décisions
no 2015-NA-46 du 7 décembre 2015 et no 2020-NA-39 du 7 décembre 2020, autorisant l’association Pôle européen
communication et culture à exploiter le service de radio de catégorie B par voie hertzienne terrestre en modulation
de fréquence dénommé Kit FM ;
Vu la convention en vigueur conclue entre le comité territorial de l’audiovisuel de Nancy et l’association Pôle
européen communication et culture ;
Vu la demande de modification des engagements conventionnels de l’association Pôle européen communication
et culture en matière de programmes et de dénomination du service de radio adressée à l’Autorité de régulation de
la communication audiovisuelle et numérique par le groupe La Voix du Nord par courriel du 8 janvier 2024 ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – Dans la décision visée ci-dessus, le nom du service « Kit FM » est remplacé par « Direct FM
er

Meuse » à compter du 1er juillet 2024.


Art. 2. – La présente décision sera notifiée à l’association Pôle européen communication et culture et publiée
au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 7 mai 2024.
Pour l’Autorité de régulation
de la communication audiovisuelle et numérique :
Le président,
R.-O. MAISTRE
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 81 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-411 du 7 mai 2024 autorisant l’association Hiti FM à exploiter un service de radio
de catégorie B par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Hiti FM
NOR : RCAC2413350S

L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM),


Vu le code de la santé publique, notamment son article R. 3323-1 ;
Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment ses
articles 28, 29 et 29-3 ;
Vu le décret no 87-239 du 6 avril 1987 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et fixant, pour les services privés de radiodiffusion
sonore diffusés par voie hertzienne terrestre ou par satellite, le régime applicable à la publicité et au parrainage ;
Vu le décret no 94-972 du 9 novembre 1994 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et définissant les obligations relatives à l’accès à la
publicité locale et au parrainage local des services de radio diffusés par voie hertzienne terrestre en application des
articles 29, 29-1 et 30-7 de la même loi ;
Vu le décret no 2011-732 du 24 juin 2011 relatif aux comités techniques prévus à l’article 29-3 de la loi
o
n 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la Commission nationale de la communication et des libertés,
modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990 du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les
conditions techniques d’usage des fréquences pour la diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation
de fréquence ;
Vu la décision no 2015-315 du 28 juillet 2015 du Conseil supérieur de l’audiovisuel fixant le règlement intérieur
des comités territoriaux de l’audiovisuel et leurs règles générales d’organisation et de fonctionnement ;
Vu la décision no 2022-702 du 16 novembre 2022 de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle
et numérique relative à un appel aux candidatures pour l’exploitation de services de radio par voie hertzienne
terrestre en modulation de fréquence à temps complet dans le ressort du comité territorial de l’audiovisuel de
Polynésie française ;
Vu la décision no 2023-429 du 26 avril 2023 de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et
numérique fixant la liste des candidats dont le dossier est recevable dans le cadre de l’appel aux candidatures lancé
dans le ressort du comité territorial de l’audiovisuel de Polynésie française ;
Vu la demande d’autorisation enregistrée sous le numéro 2022-PF-B002 présentée par l’association Hiti FM ;
Vu la demande d’avis au Gouvernement de la Polynésie française en date du 29 février 2024 ;
Vu l’avis du comité territorial de l’audiovisuel de Polynésie française ;
Vu la convention conclue entre l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique et
l’association Hiti FM ;
Vu l’avis de l’Agence nationale des fréquences ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – L’association Hiti FM est autorisée à utiliser les fréquences mentionnées en annexe, conformément à
er

la convention et aux annexes de la présente décision, en vue de l’exploitation d’un service de radio de catégorie B
par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Hiti FM.
Art. 2. – Cette autorisation est délivrée pour une durée de cinq ans à compter du 1er juin 2024. L’ARCOM
pourra prononcer la caducité de la présente autorisation si l’exploitation effective n’a pas débuté trois mois après la
date d’entrée en vigueur de l’autorisation.
Art. 3. – I. – Le titulaire de la présente autorisation est tenu de communiquer à l’ARCOM les informations
suivantes, dont il atteste l’exactitude :
– dans un délai de deux mois après la mise en service, le descriptif effectif technique de l’installation (type et
puissance nominale de l’émetteur, système d’antennes…) ;
– dès qu’elle est disponible, la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du
dépassement de 75 kHz sur une durée minimale de 15 min).
Ces informations sont ensuite exigibles à tout moment sur demande expresse de l’ARCOM.
II. – Si l’ARCOM constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente
autorisation est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 81 sur 132

conformité de son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à
l’ARCOM les résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’ARCOM.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à l’association Hiti FM et publiée au Journal officiel de la
République française et au Journal officiel de la Polynésie française.
Fait à Paris, le 7 mai 2024.
Pour l’Autorité de régulation
de la communication audiovisuelle et numérique :
Le président,
R.-O. MAISTRE

ANNEXE I (*)
Nom du service : Hiti FM.
Zone géographique mise en appel : Ile de Raiatea, Uturoa.
Fréquence : 100,3 MHz.
Adresse du site : Mont Tapioi, Uturoa (987).
Altitude du site (NGF) : 286 mètres.
Hauteur d’antenne : 24 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 500 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 0 90 3 180 6 270 1

10 0 100 4 190 6 280 1

20 0 110 5 200 6 290 0

30 0 120 5 210 5 300 0

40 0 130 6 220 5 310 0

50 1 140 6 230 4 320 0

60 1 150 6 240 3 330 0

70 1 160 7 250 2 340 0

80 2 170 7 260 1 350 0

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE II (*)
Nom du service : Hiti FM.
Zone géographique mise en appel : Ile de Tahiti, Afaahiti-Taravao-Papeari.
Fréquence : 106,2 MHz.
Adresse du site : Afaahiti, Pueu (987).
Altitude du site (NGF) : 623 mètres.
Hauteur d’antenne : 37 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 500 W.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 81 sur 132

Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :


AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 0 90 5 180 5 270 0

10 0 100 6 190 5 280 0

20 1 110 6 200 4 290 0

30 1 120 6 210 3 300 0

40 1 130 7 220 2 310 0

50 2 140 7 230 1 320 0

60 3 150 6 240 1 330 0

70 4 160 6 250 1 340 0

80 5 170 6 260 0 350 0

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE III (*)


Nom du service : Hiti FM.
Zone géographique mise en appel : Ile de Tahiti, Mont Marau.
Fréquence : 103,4 MHz.
Adresse du site : Mont Marau, Faaa (987).
Altitude du site (NGF) : 1437 mètres.
Hauteur d’antenne : 42 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 0 90 3 180 6 270 1

10 0 100 4 190 6 280 1

20 0 110 5 200 6 290 0

30 0 120 5 210 5 300 0

40 0 130 6 220 5 310 0

50 1 140 6 230 4 320 0

60 1 150 6 240 3 330 0

70 1 160 7 250 2 340 0

80 2 170 7 260 1 350 0

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE IV (*)
Nom du service : Hiti FM.
Zone géographique mise en appel : Ile de Tahiti, Punaauia-Paea.
Fréquence : 93,2 MHz.
Adresse du site : Maatea, Afareaitu, Moorea-Maiao (987).
Altitude du site (NGF) : 200 mètres.
Hauteur d’antenne : 35 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1,5 kW.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 81 sur 132

Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :


AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 2 90 0 180 1 270 7

10 1 100 0 190 2 280 7

20 1 110 0 200 3 290 6

30 1 120 0 210 4 300 6

40 0 130 0 220 5 310 6

50 0 140 0 230 5 320 5

60 0 150 0 240 6 330 5

70 0 160 1 250 6 340 4

80 0 170 1 260 6 350 3

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 82 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-412 du 7 mai 2024 autorisant l’association Hei Maohi à exploiter un service de
radio de catégorie B par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé
Maohi FM
NOR : RCAC2413351S

L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM),


Vu le code de la santé publique, notamment son article R. 3323-1 ;
Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment ses
articles 28, 29 et 29-3 ;
Vu le décret no 87-239 du 6 avril 1987 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et fixant, pour les services privés de radiodiffusion
sonore diffusés par voie hertzienne terrestre ou par satellite, le régime applicable à la publicité et au parrainage ;
Vu le décret no 94-972 du 9 novembre 1994 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et définissant les obligations relatives à l’accès à la
publicité locale et au parrainage local des services de radio diffusés par voie hertzienne terrestre en application des
articles 29, 29-1 et 30-7 de la même loi ;
Vu le décret no 2011-732 du 24 juin 2011 relatif aux comités techniques prévus à l’article 29-3 de la loi
o
n 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la Commission nationale de la communication et des libertés,
modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990 du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les
conditions techniques d’usage des fréquences pour la diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation
de fréquence ;
Vu la décision no 2015-315 du 28 juillet 2015 du Conseil supérieur de l’audiovisuel fixant le règlement intérieur
des comités territoriaux de l’audiovisuel et leurs règles générales d’organisation et de fonctionnement ;
Vu la décision no 2022-702 du 16 novembre 2022 de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle
et numérique relative à un appel aux candidatures pour l’exploitation de services de radio par voie hertzienne
terrestre en modulation de fréquence à temps complet dans le ressort du comité territorial de l’audiovisuel de
Polynésie française ;
Vu la décision no 2023-429 du 26 avril 2023 de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et
numérique fixant la liste des candidats dont le dossier est recevable dans le cadre de l’appel aux candidatures lancé
dans le ressort du comité territorial de l’audiovisuel de Polynésie française ;
Vu la demande d’autorisation enregistrée sous le numéro 2023-PF-B003 présentée par l’association Hei Maohi ;
Vu la demande d’avis au Gouvernement de la Polynésie française en date du 29 février 2024 ;
Vu l’avis du comité territorial de l’audiovisuel de Polynésie grançaise ;
Vu la convention conclue entre l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique et
l’association Hei Maohi ;
Vu l’avis de l’Agence nationale des fréquences ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – L’association Hei Maohi est autorisée à utiliser les fréquences mentionnées en annexe,
er

conformément à la convention et aux annexes de la présente décision, en vue de l’exploitation d’un service de
radio de catégorie B par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Maohi FM.
Art. 2. – Cette autorisation est délivrée pour une durée de cinq ans à compter du 1er juin 2024. L’ARCOM
pourra prononcer la caducité de la présente autorisation si l’exploitation effective n’a pas débuté trois mois après la
date d’entrée en vigueur de l’autorisation.
Art. 3. – I. – Le titulaire de la présente autorisation est tenu de communiquer à l’ARCOM les informations
suivantes, dont il atteste l’exactitude :
– dans un délai de deux mois après la mise en service, le descriptif effectif technique de l’installation (type et
puissance nominale de l’émetteur, système d’antennes…) ;
– dès qu’elle est disponible, la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du
dépassement de 75 kHz sur une durée minimale de 15 min).
Ces informations sont ensuite exigibles à tout moment sur demande expresse de l’ARCOM.
II. – Si l’ARCOM constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente
autorisation est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 82 sur 132

conformité de son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à
l’ARCOM les résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’ARCOM.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à l’association Hei Maohi et publiée au Journal officiel de la
République française et au Journal officiel de la Polynésie française.
Fait à Paris, le 7 mai 2024.
Pour l’Autorité de régulation
de la communication audiovisuelle et numérique :
Le président,
R.-O. MAISTRE

ANNEXE I (*)
Nom du service : Maohi FM.
Zone géographique mise en appel : île de Tahiti, Afaahiti-Taravao-Papeari.
Fréquence : 94,8 MHz.
Adresse du site : PK11 RT4, Vairao (987).
Altitude du site (NGF) : 3 mètres.
Hauteur d’antenne : 16 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 500 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 0 90 3 180 6 270 1

10 0 100 4 190 6 280 1

20 0 110 5 200 6 290 0

30 0 120 5 210 5 300 0

40 0 130 6 220 5 310 0

50 1 140 6 230 4 320 0

60 1 150 6 240 3 330 0

70 1 160 7 250 2 340 0

80 2 170 7 260 1 350 0

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE II (*)
Nom du service : Maohi FM.
Zone géographique mise en appel : île de Tahiti, Papeete.
Fréquence : 96,8 MHz.
Adresse du site : rue Colette, immeuble Wohler, Papeete (987).
Altitude du site (NGF) : 2 mètres.
Hauteur d’antenne : 16 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 kW.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 82 sur 132

Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :


AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 6 90 5 180 0 270 0

10 6 100 4 190 0 280 0

20 6 110 3 200 0 290 1

30 7 120 3 210 0 300 1

40 7 130 2 220 0 310 2

50 7 140 1 230 0 320 3

60 6 150 1 240 0 330 3

70 6 160 0 250 0 340 4

80 6 170 0 260 0 350 5

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE III (*)


Nom du service : Maohi FM.
Zone géographique mise en appel : île de Tahiti, Punaauia-Paea.
Fréquence : 92,3 MHz.
Adresse du site : Afareaitu, Moorea-Maiao (987).
Altitude du site (NGF) : 170 mètres.
Hauteur d’antenne : 26 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 3 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 2 90 0 180 1 270 7

10 1 100 0 190 2 280 7

20 1 110 0 200 3 290 6

30 1 120 0 210 4 300 6

40 0 130 0 220 5 310 6

50 0 140 0 230 5 320 5

60 0 150 0 240 6 330 5

70 0 160 1 250 6 340 4

80 0 170 1 260 6 350 3

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 83 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-413 du 7 mai 2024 autorisant l’association Radio Bora-Bora à exploiter un service
de radio de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé
Radio Bora-Bora
NOR : RCAC2413352S

L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM),


Vu le code de la santé publique, notamment son article R. 3323-1 ;
Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment ses
articles 28, 29 et 29-3 ;
Vu le décret no 87-239 du 6 avril 1987 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et fixant, pour les services privés de radiodiffusion
sonore diffusés par voie hertzienne terrestre ou par satellite, le régime applicable à la publicité et au parrainage ;
Vu le décret no 94-972 du 9 novembre 1994 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et définissant les obligations relatives à l’accès à la
publicité locale et au parrainage local des services de radio diffusés par voie hertzienne terrestre en application des
articles 29, 29-1 et 30-7 de la même loi ;
Vu le décret no 2011-732 du 24 juin 2011 relatif aux comités techniques prévus à l’article 29-3 de la loi
o
n 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la Commission nationale de la communication et des libertés,
modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990 du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les
conditions techniques d’usage des fréquences pour la diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation
de fréquence ;
Vu la décision no 2015-315 du 28 juillet 2015 du Conseil supérieur de l’audiovisuel fixant le règlement intérieur
des comités territoriaux de l’audiovisuel et leurs règles générales d’organisation et de fonctionnement ;
Vu la décision no 2022-702 du 16 novembre 2022 de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle
et numérique relative à un appel aux candidatures pour l’exploitation de services de radio par voie hertzienne
terrestre en modulation de fréquence à temps complet dans le ressort du comité territorial de l’audiovisuel de
Polynésie française ;
Vu la décision no 2023-429 du 26 avril 2023 de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et
numérique fixant la liste des candidats dont le dossier est recevable dans le cadre de l’appel aux candidatures lancé
dans le ressort du comité territorial de l’audiovisuel de Polynésie française ;
Vu la demande d’autorisation enregistrée sous le numéro 2022-PF-A003 présentée par l’association Radio Bora-
Bora ;
Vu la demande d’avis au Gouvernement de la Polynésie française en date du 29 février 2024 ;
Vu l’avis du comité territorial de l’audiovisuel de Polynésie française ;
Vu la convention conclue entre l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique et
l’association Radio Bora-Bora ;
Vu l’avis de l’Agence nationale des fréquences ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – L’association Radio Bora-Bora est autorisée à utiliser les fréquences mentionnées en annexe,
er

conformément à la convention et aux annexes de la présente décision, en vue de l’exploitation d’un service de radio
de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Bora-Bora.
Art. 2. – Cette autorisation est délivrée pour une durée de cinq ans à compter du 1er juin 2024. L’ARCOM
pourra prononcer la caducité de la présente autorisation si l’exploitation effective n’a pas débuté trois mois après la
date d’entrée en vigueur de l’autorisation.
Art. 3. – I. – Le titulaire de la présente autorisation est tenu de communiquer à l’ARCOM les informations
suivantes, dont il atteste l’exactitude :
– dans un délai de deux mois après la mise en service, le descriptif effectif technique de l’installation (type et
puissance nominale de l’émetteur, système d’antennes…) ;
– dès qu’elle est disponible, la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du
dépassement de 75 kHz sur une durée minimale de 15 min).
Ces informations sont ensuite exigibles à tout moment sur demande expresse de l’ARCOM.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 83 sur 132

II. – Si l’ARCOM constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente


autorisation est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la
conformité de son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à
l’ARCOM les résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’ARCOM.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à l’association Radio Bora-Bora et publiée au Journal officiel de la
République française et au Journal officiel de la Polynésie française.
Fait à Paris, le 7 mai 2024.
Pour l’Autorité de régulation
de la communication audiovisuelle et numérique :
Le président,
R.-O. MAISTRE

ANNEXE I (*)
Nom du service : Radio Bora-Bora.
Zone géographique mise en appel : Ile de Bora-Bora.
Fréquence : 95,4 MHz.
Adresse du site : Colline de Pahon, Vaitape, Bora-bora (987).
Altitude du site (NGF) : 104 mètres.
Hauteur d’antenne : 18 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 250 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 0 90 5 180 15 270 1

10 0 100 7 190 15 280 1

20 0 110 9 200 12 290 0

30 0 120 12 210 9 300 0

40 1 130 15 220 7 310 0

50 1 140 15 230 5 320 0

60 2 150 15 240 4 330 0

70 3 160 14 250 3 340 0

80 4 170 15 260 2 350 0

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE II (*)
Nom du service : Radio Bora-Bora.
Zone géographique mise en appel : Ile de Raiatea, Uturoa.
Fréquence : 88,8 MHz.
Adresse du site : Mont Tapioi, Uturoa (987).
Altitude du site (NGF) : 286 mètres.
Hauteur d’antenne : 24 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 250 W.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 83 sur 132

Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :


AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 0 90 3 180 6 270 1

10 0 100 4 190 6 280 1

20 0 110 5 200 6 290 0

30 0 120 5 210 5 300 0

40 0 130 6 220 5 310 0

50 1 140 6 230 4 320 0

60 1 150 6 240 3 330 0

70 1 160 7 250 2 340 0

80 2 170 7 260 1 350 0

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 84 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-414 du 7 mai 2024 autorisant l’association Radio Maita’i à exploiter un service de
radio de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio
Maita’i
NOR : RCAC2413353S

L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM),


Vu le code de la santé publique, notamment son article R. 3323-1 ;
Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment ses
articles 28, 29 et 29-3 ;
Vu le décret no 87-239 du 6 avril 1987 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et fixant, pour les services privés de radiodiffusion
sonore diffusés par voie hertzienne terrestre ou par satellite, le régime applicable à la publicité et au parrainage ;
Vu le décret no 94-972 du 9 novembre 1994 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et définissant les obligations relatives à l’accès à la
publicité locale et au parrainage local des services de radio diffusés par voie hertzienne terrestre en application des
articles 29, 29-1 et 30-7 de la même loi ;
Vu le décret no 2011-732 du 24 juin 2011 relatif aux comités techniques prévus à l’article 29-3 de la loi
o
n 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la Commission nationale de la communication et des libertés,
modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990 du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les
conditions techniques d’usage des fréquences pour la diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation
de fréquence ;
Vu la décision no 2015-315 du 28 juillet 2015 du Conseil supérieur de l’audiovisuel fixant le règlement intérieur
des comités territoriaux de l’audiovisuel et leurs règles générales d’organisation et de fonctionnement ;
Vu la décision no 2022-702 du 16 novembre 2022 de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle
et numérique relative à un appel aux candidatures pour l’exploitation de services de radio par voie hertzienne
terrestre en modulation de fréquence à temps complet dans le ressort du comité territorial de l’audiovisuel de
Polynésie française ;
Vu la décision no 2023-429 du 26 avril 2023 de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et
numérique fixant la liste des candidats dont le dossier est recevable dans le cadre de l’appel aux candidatures lancé
dans le ressort du comité territorial de l’audiovisuel de Polynésie française ;
Vu la demande d’autorisation enregistrée sous le numéro 2022-PF-A005 présentée par l’association Radio
Maita’i ;
Vu la demande d’avis au Gouvernement de la Polynésie française en date du 29 février 2024 ;
Vu l’avis du comité territorial de l’audiovisuel de Polynésie française ;
Vu la convention conclue entre l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique et
l’association Radio Maita’i ;
Vu l’avis de l’Agence nationale des fréquences ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – L’association Radio Maita’i est autorisée à utiliser la fréquence mentionnée en annexe,
er

conformément à la convention et à l’annexe de la présente décision, en vue de l’exploitation d’un service de


radio de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Maita’i.
Art. 2. – Cette autorisation est délivrée pour une durée de cinq ans à compter du 1er juin 2024. L’ARCOM
pourra prononcer la caducité de la présente autorisation si l’exploitation effective n’a pas débuté trois mois après la
date d’entrée en vigueur de l’autorisation.
Art. 3. – I. – Le titulaire de la présente autorisation est tenu de communiquer à l’ARCOM les informations
suivantes, dont il atteste l’exactitude :
– dans un délai de deux mois après la mise en service, le descriptif effectif technique de l’installation (type et
puissance nominale de l’émetteur, système d’antennes…) ;
– dès qu’elle est disponible, la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du
dépassement de 75 kHz sur une durée minimale de 15 min).
Ces informations sont ensuite exigibles à tout moment sur demande expresse de l’ARCOM.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 84 sur 132

II. – Si l’ARCOM constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente


autorisation est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la
conformité de son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à
l’ARCOM les résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’ARCOM.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à l’association Radio Maita’i et publiée au Journal officiel de la
République française et au Journal officiel de la Polynésie française.
Fait à Paris, le 7 mai 2024.
Pour l’Autorité de régulation
de la communication audiovisuelle et numérique :
Le président,
R.-O. MAISTRE

ANNEXE (*)
Nom du service : Radio Maita’i.
Zone géographique mise en appel : Ile de Raiatea, Uturoa.
Fréquence : 101,7 MHz.
Adresse du site : Mont Tapioi, Uturoa (987).
Altitude du site (NGF) : 286 mètres.
Hauteur d’antenne : 18 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 250 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 0 90 3 180 6 270 1

10 0 100 4 190 6 280 1

20 0 110 5 200 6 290 0

30 0 120 5 210 5 300 0

40 0 130 6 220 5 310 0

50 1 140 6 230 4 320 0

60 1 150 6 240 3 330 0

70 1 160 7 250 2 340 0

80 2 170 7 260 1 350 0

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 85 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-415 du 7 mai 2024 autorisant l’association Radio Paofai à exploiter un service de
radio de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio
Paofai
NOR : RCAC2413356S

L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM),


Vu le code de la santé publique, notamment son article R. 3323-1 ;
Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment ses
articles 28, 29 et 29-3 ;
Vu le décret no 87-239 du 6 avril 1987 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et fixant, pour les services privés de radiodiffusion
sonore diffusés par voie hertzienne terrestre ou par satellite, le régime applicable à la publicité et au parrainage ;
Vu le décret no 94-972 du 9 novembre 1994 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et définissant les obligations relatives à l’accès à la
publicité locale et au parrainage local des services de radio diffusés par voie hertzienne terrestre en application des
articles 29, 29-1 et 30-7 de la même loi ;
Vu le décret no 2011-732 du 24 juin 2011 relatif aux comités techniques prévus à l’article 29-3 de la loi
o
n 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la Commission nationale de la communication et des libertés,
modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990 du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les
conditions techniques d’usage des fréquences pour la diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation
de fréquence ;
Vu la décision no 2015-315 du 28 juillet 2015 du Conseil supérieur de l’audiovisuel fixant le règlement intérieur
des comités territoriaux de l’audiovisuel et leurs règles générales d’organisation et de fonctionnement ;
Vu la décision no 2022-702 du 16 novembre 2022 de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle
et numérique relative à un appel aux candidatures pour l’exploitation de services de radio par voie hertzienne
terrestre en modulation de fréquence à temps complet dans le ressort du comité territorial de l’audiovisuel de
Polynésie française ;
Vu la décision no 2023-429 du 26 avril 2023 de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et
numérique fixant la liste des candidats dont le dossier est recevable dans le cadre de l’appel aux candidatures lancé
dans le ressort du comité territorial de l’audiovisuel de Polynésie française ;
Vu la demande d’autorisation enregistrée sous le numéro 2022-PF-A002 présentée par l’association Radio
Paofai ;
Vu la demande d’avis au Gouvernement de la Polynésie française en date du 29 février 2024 ;
Vu l’avis du comité territorial de l’audiovisuel de Polynésie française ;
Vu la convention conclue entre l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique et
l’association Radio Paofai ;
Vu l’avis de l’Agence nationale des fréquences ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – L’association Radio Paofai est autorisée à utiliser les fréquences mentionnées en annexe,
er

conformément à la convention et aux annexes de la présente décision, en vue de l’exploitation d’un service de
radio de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Paofai.
Art. 2. – Cette autorisation est délivrée pour une durée de cinq ans à compter du 1er juin 2024. L’ARCOM
pourra prononcer la caducité de la présente autorisation si l’exploitation effective n’a pas débuté trois mois après la
date d’entrée en vigueur de l’autorisation.
Art. 3. – I. – Le titulaire de la présente autorisation est tenu de communiquer à l’ARCOM les informations
suivantes, dont il atteste l’exactitude :
– dans un délai de deux mois après la mise en service, le descriptif effectif technique de l’installation (type et
puissance nominale de l’émetteur, système d’antennes…) ;
– dès qu’elle est disponible, la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du
dépassement de 75 kHz sur une durée minimale de 15 min).
Ces informations sont ensuite exigibles à tout moment sur demande expresse de l’ARCOM.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 85 sur 132

II. – Si l’ARCOM constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente


autorisation est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la
conformité de son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à
l’ARCOM les résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’ARCOM.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à l’association Radio Paofai et publiée au Journal officiel de la
République française et au Journal officiel de la Polynésie française.
Fait à Paris, le 7 mai 2024.
Pour l’Autorité de régulation
de la communication audiovisuelle et numérique :
Le président,
R.-O. MAISTRE

ANNEXE I (*)
Nom du service : Radio Paofai.
Zone géographique mise en appel : Ile de Tahiti, Afaahiti-Taravao-Papeari.
Fréquence : 97,0 MHz.
Adresse du site : Route du Plateau de Taravao, Taiarapu-Est (987).
Altitude du site (NGF) : 220 mètres.
Hauteur d’antenne : 18 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 500 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 1 90 6 180 3 270 0

10 1 100 7 190 2 280 0

20 2 110 7 200 1 290 0

30 3 120 6 210 1 300 0

40 4 130 6 220 1 310 0

50 5 140 6 230 0 320 0

60 5 150 5 240 0 330 0

70 6 160 5 250 0 340 0

80 6 170 4 260 0 350 1

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE II (*)
Nom du service : Radio Paofai.
Zone géographique mise en appel : Ile de Tahiti, Papeete.
Fréquence : 89,9 MHz.
Adresse du site : Front de mer Paofai - foyers de jeunes filles, Papeete (987).
Altitude du site (NGF) : 3 mètres.
Hauteur d’antenne : 18 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 250 W.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 85 sur 132

Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :


AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 1 90 0 180 3 270 6

10 1 100 0 190 4 280 6

20 0 110 0 200 5 290 6

30 0 120 0 210 5 300 5

40 0 130 0 220 6 310 5

50 0 140 1 230 6 320 4

60 0 150 1 240 6 330 3

70 0 160 1 250 7 340 2

80 0 170 2 260 7 350 1

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE III (*)


Nom du service : Radio Paofai.
Zone géographique mise en appel : Île de Tahiti, Punaauia-Paea.
Fréquence : 104,7 MHz.
Adresse du site : Vaiare, Moorea-Maiao (987).
Altitude du site (NGF) : 160 mètres.
Hauteur d’antenne : 12 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 3 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 5 90 0 180 0 270 6

10 4 100 0 190 1 280 6

20 3 110 0 200 1 290 6

30 2 120 0 210 1 300 7

40 1 130 0 220 2 310 7

50 1 140 0 230 3 320 6

60 1 150 0 240 4 330 6

70 0 160 0 250 5 340 6

80 0 170 0 260 5 350 5

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 86 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-416 du 7 mai 2024 autorisant l’association Te Reo O Tavania à exploiter un
service de radio de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence
dénommé Radio Taiarapu
NOR : RCAC2413357S

L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM),


Vu le code de la santé publique, notamment son article R. 3323-1 ;
Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment ses
articles 28, 29 et 29-3 ;
Vu le décret no 87-239 du 6 avril 1987 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067 du
30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et fixant, pour les services privés de radiodiffusion
sonore diffusés par voie hertzienne terrestre ou par satellite, le régime applicable à la publicité et au parrainage ;
Vu le décret no 94-972 du 9 novembre 1994 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067 du
30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et définissant les obligations relatives à l’accès à la
publicité locale et au parrainage local des services de radio diffusés par voie hertzienne terrestre en application des
articles 29, 29-1 et 30-7 de la même loi ;
Vu le décret no 2011-732 du 24 juin 2011 relatif aux comités techniques prévus à l’article 29-3 de la loi
o
n 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la Commission nationale de la communication et des libertés,
modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990 du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les
conditions techniques d’usage des fréquences pour la diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation
de fréquence ;
Vu la décision no 2015-315 du 28 juillet 2015 du Conseil supérieur de l’audiovisuel fixant le règlement intérieur
des comités territoriaux de l’audiovisuel et leurs règles générales d’organisation et de fonctionnement ;
Vu la décision no 2022-702 du 16 novembre 2022 de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle
et numérique relative à un appel aux candidatures pour l’exploitation de services de radio par voie hertzienne
terrestre en modulation de fréquence à temps complet dans le ressort du comité territorial de l’audiovisuel de
Polynésie française ;
Vu la décision no 2023-429 du 26 avril 2023 de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et
numérique fixant la liste des candidats dont le dossier est recevable dans le cadre de l’appel aux candidatures lancé
dans le ressort du comité territorial de l’audiovisuel de Polynésie française ;
Vu la demande d’autorisation enregistrée sous le numéro 2022-PF-A001 présentée par l’association Te Reo O
Tavania ;
Vu la demande d’avis au Gouvernement de la Polynésie française en date du 29 février 2024 ;
Vu l’avis du comité territorial de l’audiovisuel de Polynésie française ;
Vu la convention conclue entre l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique et
l’association Te Reo O Tavania ;
Vu l’avis de l’Agence nationale des fréquences ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – L’association Te Reo O Tavania est autorisée à utiliser la fréquence mentionnée en annexe,
er

conformément à la convention et à l’annexe de la présente décision, en vue de l’exploitation d’un service de radio
de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Taiarapu.
Art. 2. – Cette autorisation est délivrée pour une durée de cinq ans à compter du 1er juin 2024. L’ARCOM
pourra prononcer la caducité de la présente autorisation si l’exploitation effective n’a pas débuté trois mois après la
date d’entrée en vigueur de l’autorisation.
Art. 3. – I. – Le titulaire de la présente autorisation est tenu de communiquer à l’ARCOM les informations
suivantes, dont il atteste l’exactitude :
– dans un délai de deux mois après la mise en service, le descriptif effectif technique de l’installation (type et
puissance nominale de l’émetteur, système d’antennes…) ;
– dès qu’elle est disponible, la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du
dépassement de 75 kHz sur une durée minimale de 15 min).
Ces informations sont ensuite exigibles à tout moment sur demande expresse de l’ARCOM.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 86 sur 132

II. – Si l’ARCOM constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente


autorisation est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la
conformité de son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à
l’ARCOM les résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’ARCOM.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à l’association Te Reo O Tavania et publiée au Journal officiel de la
République française et au Journal officiel de la Polynésie française.
Fait à Paris, le 7 mai 2024.
Pour l’Autorité de régulation
de la communication audiovisuelle et numérique :
Le président,
R.-O. MAISTRE

ANNEXE (*)
Nom du service : Radio Taiarapu.
Zone géographique mise en appel : Ile de Tahiti, Vairao.
Fréquence : 106,6 MHz.
Adresse du site : Mairie de Vairao, Taiarapu-Ouest (987).
Altitude du site (NGF) : 4 mètres.
Hauteur d’antenne : 7 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 500 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 8 90 1 180 0 270 2

10 8 100 1 190 0 280 3

20 8 110 0 200 0 290 4

30 7 120 0 210 0 300 5

40 6 130 0 220 0 310 6

50 5 140 0 230 0 320 7

60 4 150 0 240 0 330 8

70 3 160 0 250 1 340 8

80 2 170 0 260 1 350 8

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 87 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-417 du 7 mai 2024 autorisant l’association Te Oko Nui à exploiter un service de
radio de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio
Te Oko Nui
NOR : RCAC2413358S

L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM),


Vu le code de la santé publique, notamment son article R. 3323-1 ;
Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment ses
articles 28, 29 et 29-3 ;
Vu le décret no 87-239 du 6 avril 1987 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et fixant, pour les services privés de radiodiffusion
sonore diffusés par voie hertzienne terrestre ou par satellite, le régime applicable à la publicité et au parrainage ;
Vu le décret no 94-972 du 9 novembre 1994 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et définissant les obligations relatives à l’accès à la
publicité locale et au parrainage local des services de radio diffusés par voie hertzienne terrestre en application des
articles 29, 29-1 et 30-7 de la même loi ;
Vu le décret no 2011-732 du 24 juin 2011 relatif aux comités techniques prévus à l’article 29-3 de la loi
o
n 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la Commission nationale de la communication et des libertés,
modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990 du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les
conditions techniques d’usage des fréquences pour la diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation
de fréquence ;
Vu la décision no 2015-315 du 28 juillet 2015 du Conseil supérieur de l’audiovisuel fixant le règlement intérieur
des comités territoriaux de l’audiovisuel et leurs règles générales d’organisation et de fonctionnement ;
Vu la décision no 2022-702 du 16 novembre 2022 de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle
et numérique relative à un appel aux candidatures pour l’exploitation de services de radio par voie hertzienne
terrestre en modulation de fréquence à temps complet dans le ressort du comité territorial de l’audiovisuel de
Polynésie française ;
Vu la décision no 2023-429 du 26 avril 2023 de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et
numérique fixant la liste des candidats dont le dossier est recevable dans le cadre de l’appel aux candidatures lancé
dans le ressort du comité territorial de l’audiovisuel de Polynésie française ;
Vu la demande d’autorisation enregistrée sous le numéro 2022-PF-A004 présentée par l’association Te Oko
Nui ;
Vu l’avis du comité territorial de l’audiovisuel de Polynésie française ;
Vu la demande d’avis au Gouvernement de la Polynésie française en date du 29 février 2024 ;
Vu la convention conclue entre l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique et
l’association Te Oko Nui ;
Vu l’avis de l’Agence nationale des fréquences ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – L’association Te Oko Nui est autorisée à utiliser les fréquences mentionnées en annexe,
er

conformément à la convention et aux annexes de la présente décision, en vue de l’exploitation d’un service de
radio de catégorie A par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Radio Te Oko Nui.
Art. 2. – Cette autorisation est délivrée pour une durée de cinq ans à compter du 1er juin 2024. L’ARCOM
pourra prononcer la caducité de la présente autorisation si l’exploitation effective n’a pas débuté trois mois après la
date d’entrée en vigueur de l’autorisation.
Art. 3. – I. – Le titulaire de la présente autorisation est tenu de communiquer à l’ARCOM les informations
suivantes, dont il atteste l’exactitude :
– dans un délai de deux mois après la mise en service, le descriptif effectif technique de l’installation (type et
puissance nominale de l’émetteur, système d’antennes…) ;
– dès qu’elle est disponible, la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du
dépassement de 75 kHz sur une durée minimale de 15 min).
Ces informations sont ensuite exigibles à tout moment sur demande expresse de l’ARCOM.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 87 sur 132

II. – Si l’ARCOM constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente


autorisation est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la
conformité de son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à
l’ARCOM les résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’ARCOM.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à l’association Te Oko Nui et publiée au Journal officiel de la
République française et au Journal officiel de la Polynésie française.
Fait à Paris, le 7 mai 2024.
Pour l’Autorité de régulation
de la communication audiovisuelle et numérique :
Le président,
R.-O. MAISTRE

ANNEXE I (*)
Nom du service : Radio Te Oko Nui.
Zone géographique mise en appel : Ile de Hiva Oa.
Fréquence : 92,0 MHz.
Adresse du site : Lieudit Tapeata, Hiva-oa (987).
Altitude du site (NGF) : 787 mètres.
Hauteur d’antenne : 18 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 6 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 6 90 0 180 0 270 5

10 5 100 0 190 0 280 5

20 5 110 0 200 0 290 6

30 4 120 0 210 1 300 6

40 3 130 0 220 1 310 6

50 2 140 0 230 1 320 7

60 1 150 0 240 2 330 7

70 1 160 0 250 3 340 6

80 1 170 0 260 4 350 6

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE II (*)
Nom du service : Radio Te Oko Nui.
Zone géographique mise en appel : Ile Nuku Hiva, Taiohae.
Fréquence : 92,5 MHz.
Adresse du site : Evêché de Taioahe, Nuku-hiva (987).
Altitude du site (NGF) : 3 mètres.
Hauteur d’antenne : 12 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 300 W.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 87 sur 132

Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :


AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 0 90 3 180 6 270 1

10 0 100 4 190 6 280 1

20 0 110 5 200 6 290 0

30 0 120 5 210 5 300 0

40 0 130 6 220 5 310 0

50 1 140 6 230 4 320 0

60 1 150 6 240 3 330 0

70 1 160 7 250 2 340 0

80 2 170 7 260 1 350 0

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE III (*)


Nom du service : Radio Te Oko Nui.
Zone géographique mise en appel : Iles Nuku Hiva et Ua-Pou.
Fréquence : 94,5 MHz.
Adresse du site : Mont Muake, Nuku-hiva (987).
Altitude du site (NGF) : 860 mètres.
Hauteur d’antenne : 14 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 6 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 5 90 0 180 0 270 6

10 4 100 0 190 1 280 6

20 3 110 0 200 1 290 6

30 2 120 0 210 1 300 7

40 1 130 0 220 2 310 7

50 1 140 0 230 3 320 6

60 1 150 0 240 4 330 6

70 0 160 0 250 5 340 6

80 0 170 0 260 5 350 5

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 88 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-418 du 7 mai 2024 autorisant la SNC Radio 3 à exploiter un service de radio
de catégorie B par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Star FM
NOR : RCAC2413359S

L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM),


Vu le code de la santé publique, notamment son article R. 3323-1 ;
Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment ses
articles 28, 29 et 29-3 ;
Vu le décret no 87-239 du 6 avril 1987 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et fixant, pour les services privés de radiodiffusion
sonore diffusés par voie hertzienne terrestre ou par satellite, le régime applicable à la publicité et au parrainage ;
Vu le décret no 94-972 du 9 novembre 1994 pris pour l’application du 1o de l’article 27 de la loi no 86-1067
du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et définissant les obligations relatives à l’accès à la
publicité locale et au parrainage local des services de radio diffusés par voie hertzienne terrestre en application des
articles 29, 29-1 et 30-7 de la même loi ;
Vu le décret no 2011-732 du 24 juin 2011 relatif aux comités techniques prévus à l’article 29-3 de la loi
o
n 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication ;
Vu la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la Commission nationale de la communication et des libertés,
modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990 du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les
conditions techniques d’usage des fréquences pour la diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation
de fréquence ;
Vu la décision no 2015-315 du 28 juillet 2015 du Conseil supérieur de l’audiovisuel fixant le règlement intérieur
des comités territoriaux de l’audiovisuel et leurs règles générales d’organisation et de fonctionnement ;
Vu la décision no 2022-702 du 16 novembre 2022 de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle
et numérique relative à un appel aux candidatures pour l’exploitation de services de radio par voie hertzienne
terrestre en modulation de fréquence à temps complet dans le ressort du comité territorial de l’audiovisuel de
Polynésie française ;
Vu la décision no 2023-429 du 26 avril 2023 de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et
numérique fixant la liste des candidats dont le dossier est recevable dans le cadre de l’appel aux candidatures lancé
dans le ressort du comité territorial de l’audiovisuel de Polynésie française ;
Vu la demande d’autorisation enregistrée sous le numéro 2022-PF-B001 présentée par la SNC Radio 3 ;
Vu la demande d’avis au Gouvernement de la Polynésie française en date du 29 février 2024 ;
Vu l’avis du comité territorial de l’audiovisuel de Polynésie française ;
Vu la convention conclue entre l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique et la
SNC Radio 3 ;
Vu l’avis de l’Agence nationale des fréquences ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – La SNC Radio 3 est autorisée à utiliser les fréquences mentionnées en annexe, conformément à la
er

convention et aux annexes de la présente décision, en vue de l’exploitation d’un service de radio de catégorie B par
voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé Star FM.
Art. 2. – Cette autorisation est délivrée pour une durée de cinq ans à compter du 1er juin 2024. L’ARCOM
pourra prononcer la caducité de la présente autorisation si l’exploitation effective n’a pas débuté trois mois après la
date d’entrée en vigueur de l’autorisation.
Art. 3. – I. – Le titulaire de la présente autorisation est tenu de communiquer à l’ARCOM les informations
suivantes, dont il atteste l’exactitude :
– dans un délai de deux mois après la mise en service, le descriptif effectif technique de l’installation (type et
puissance nominale de l’émetteur, système d’antennes…) ;
– dès qu’elle est disponible, la mesure de l’excursion de fréquence effective (pourcentage statistique du
dépassement de 75 kHz sur une durée minimale de 15 min).
Ces informations sont ensuite exigibles à tout moment sur demande expresse de l’ARCOM.
II. – Si l’ARCOM constate la méconnaissance des conditions techniques au vu desquelles la présente
autorisation est délivrée, le titulaire est tenu de faire procéder, par un organisme agréé, à une vérification de la
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 88 sur 132

conformité de son installation aux prescriptions figurant dans l’annexe technique de l’autorisation. Il transmet à
l’ARCOM les résultats de cette vérification.
Art. 4. – Le titulaire de la présente autorisation s’engage à respecter la décision no 87-23 du 6 mars 1987 de la
Commission nationale de la communication et des libertés, modifiée par la décision no 90-829 du 7 décembre 1990
du Conseil supérieur de l’audiovisuel, définissant les conditions techniques d’usage des fréquences pour la
diffusion de signaux de radiodiffusion sonore en modulation de fréquence.
Art. 5. – Toute utilisation d’une sous-porteuse doit être autorisée par l’ARCOM.
Art. 6. – La présente décision sera notifiée à la SNC Radio 3 et publiée au Journal officiel de la République
française et au Journal officiel de la Polynésie française.
Fait à Paris, le 7 mai 2024.
Pour l’Autorité de régulation
de la communication audiovisuelle et numérique :
Le président,
R.-O. MAISTRE

ANNEXE I (*)
Nom du service : Star FM.
Zone géographique mise en appel : Ile de Raiatea, Uturoa.
Fréquence : 88,0 MHz.
Adresse du site : Mont Tapioi, Uturoa (987).
Altitude du site (NGF) : 286 mètres.
Hauteur d’antenne : 18 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 500 W.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 0 90 3 180 6 270 1

10 0 100 4 190 6 280 1

20 0 110 5 200 6 290 0

30 0 120 5 210 5 300 0

40 0 130 6 220 5 310 0

50 1 140 6 230 4 320 0

60 1 150 6 240 3 330 0

70 1 160 7 250 2 340 0

80 2 170 7 260 1 350 0

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE II (*)
Nom du service : Star FM.
Zone géographique mise en appel : Ile de Tahiti, Afaahiti-Taravao-Papeari.
Fréquence : 93,9 MHz.
Adresse du site : Afaahiti, Pueu (987).
Altitude du site (NGF) : 623 mètres.
Hauteur d’antenne : 37 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 500 W.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 88 sur 132

Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :


AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 0 90 5 180 5 270 0

10 0 100 6 190 5 280 0

20 1 110 6 200 4 290 0

30 1 120 6 210 3 300 0

40 1 130 7 220 2 310 0

50 2 140 7 230 1 320 0

60 3 150 6 240 1 330 0

70 4 160 6 250 1 340 0

80 5 170 6 260 0 350 0

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE III (*)


Nom du service : Star FM.
Zone géographique mise en appel : Ile de Tahiti, Mont Marau.
Fréquence : 88,2 MHz.
Adresse du site : Mont Marau, Faaa (987).
Altitude du site (NGF) : 1437 mètres.
Hauteur d’antenne : 30 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 0 90 3 180 6 270 1

10 0 100 4 190 6 280 1

20 0 110 5 200 6 290 0

30 0 120 5 210 5 300 0

40 0 130 6 220 5 310 0

50 1 140 6 230 4 320 0

60 1 150 6 240 3 330 0

70 1 160 7 250 2 340 0

80 2 170 7 260 1 350 0

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE IV (*)
Nom du service : Star FM.
Zone géographique mise en appel : Ile de Tahiti, Papeete.
Fréquence : 87,8 MHz.
Adresse du site : Zone industrielle Fare Ute, Papeete (987).
Altitude du site (NGF) : 1 mètres.
Hauteur d’antenne : 20 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 1 kW.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 88 sur 132

Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :


AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 7 90 2 180 0 270 1

10 7 100 1 190 0 280 2

20 6 110 1 200 0 290 3

30 6 120 1 210 0 300 4

40 6 130 0 220 0 310 5

50 5 140 0 230 0 320 5

60 5 150 0 240 0 330 6

70 4 160 0 250 1 340 6

80 3 170 0 260 1 350 6

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.

ANNEXE V (*)
Nom du service : Star FM.
Zone géographique mise en appel : Ile de Tahiti, Punaauia-Paea.
Fréquence : 106,4 MHz.
Adresse du site : Maatea, Afareaitu, Moorea-Maiao (987).
Altitude du site (NGF) : 200 mètres.
Hauteur d’antenne : 25 mètres/sol.
Puissance apparente rayonnée (PAR max.) : 3 kW.
Limitation du rayonnement dans le plan horizontal :
AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION AZIMUT ATTÉNUATION
(degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1) (degrés) (dB) (1)

0 16 90 0 180 16 270 19

10 16 100 0 190 15 280 19

20 17 110 0 200 16 290 20

30 18 120 1 210 16 300 26

40 14 130 3 220 18 310 29

50 9 140 6 230 21 320 23

60 6 150 9 240 28 330 19

70 3 160 14 250 29 340 17

80 1 170 17 260 22 350 16

(1) Atténuation par rapport à la PAR maximale.

(*) Sous réserve d’un aboutissement favorable des procédures de coordination internationale.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 89 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Décision no 2024-422 du 21 mai 2024 en application du II de l’article 19 de la loi no 77-729
du 7 juillet 1977 modifiée relative à l’élection des représentants au Parlement européen fixant la
durée et le nombre des émissions de la campagne officielle en vue de l’élection des
représentants au Parlement européen les 8 et 9 juin 2024
NOR : RCAC2413785S

L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique,


Vu le code électoral ;
Vu la loi no 77-729 du 7 juillet 1977 modifiée relative à l’élection des représentants au Parlement européen,
notamment son article 19 ;
Vu la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment son
article 16 ;
Vu le décret no 79-160 du 28 février 1979 modifié portant application de la loi no 77-729 du 7 juillet 1977 relative
à l’élection des représentants au Parlement européen ;
Vu le décret no 2024-226 du 12 mars 2024 portant convocation des électeurs pour l’élection des représentants au
Parlement européen ;
Vu l’arrêté du 17 mai 2024 fixant les listes candidates à l’élection des représentants au Parlement européen des 8
et 9 juin 2024 ;
Vu la décision no 2024-292 du 25 avril 2024 relative aux conditions de production, de programmation et de
diffusion des émissions de la campagne électorale en vue des élections européennes les 8 et 9 juin 2024 ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Art. 1 . – En application du II de l’article 19 de la loi du 7 juillet 1977 susvisée, chacune des listes
er

mentionnées par l’arrêté du 17 mai 2024 susvisé bénéficie d’une durée d’émission de trois minutes sur chacun des
services mentionnés dans la décision du 25 avril 2024 susvisée, relative aux conditions de production, de
programmation et de diffusion des émissions relatives à la campagne officielle. Cette durée est répartie, pour
chacune des listes, en deux émissions d’une minute trente secondes.
Art. 2. – La durée d’une des deux émissions mentionnées à l’article précédent pourra le cas échéant être
majorée si la répartition des durées d’émission prévues aux III et IV de l’article 19 de la loi du 7 juillet 1977
susvisée devait conduire à attribuer une durée supplémentaire insuffisante pour réaliser une émission distincte.
Art. 3. – La présente décision sera publiée au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 21 mai 2024.
Pour l’Autorité de régulation
de la communication audiovisuelle et numérique :
Le président,
R-O. MAISTRE
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 90 sur 132

Autorité de régulation de la communication audiovisuelle


et numérique
Délibération du 7 mai 2024
modifiant la liste des paramètres RDS autorisés
NOR : RCAC2413035X

Par délibération en date du 7 mai 2024, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique
a décidé de modifier, à compter du 1er juillet 2024, l’annexe de la délibération du Conseil supérieur de l’audiovisuel
du 4 mars 2008 relative à l’attribution des codes RDS avec les paramètres définis aux annexes 1 et 2.

ANNEXE 1
SUPPRESSION DE LA LISTE DES PARAMÈTRES RDS AUTORISÉS
CODE PI RADICAL DU CODE PS Territoire concerné
NOM DU SERVICE (Identification du programme) (Nom du programme) (*) ou radio spécifique

Kit FM F735 Kit FM Nancy

ANNEXE 2
AJOUT LA LISTE DES PARAMÈTRES RDS AUTORISÉS
CODE PI RADICAL DU CODE PS Territoire concerné
NOM DU SERVICE (Identification du programme) (Nom du programme) (*) ou radio spécifique

Direct FM Meuse F743 DIRECT55 Nancy

(*) Le caractère « _ » indique un espace.


Fait à Paris, le 7 mai 2024.
Pour l’Autorité de régulation
de la communication audiovisuelle et numérique :
Le président,
R.-O. MAISTRE
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

Commission de régulation de l’énergie


Délibération no 2024-40 du 15 février 2024 portant décision sur le tarif péréqué
d'utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel de GRDF
NOR : CREE2410987S

Participaient à la séance :
Emmanuelle WARGON, présidente, Anthony CELLIER, Ivan FAUCHEUX, Valérie PLAGNOL et Lova
RINEL, commissaires.
Les dispositions des articles L. 452-2 et L. 452-3 du code de l’énergie donnent compétence à la Commission de
régulation de l’énergie (CRE) pour fixer la méthodologie d’établissement des tarifs d’utilisation des réseaux de
distribution de gaz naturel. Selon les dispositions de l’article L. 452-3 du code de l’énergie, la CRE peut procéder
« aux modifications de niveau et de structure des tarifs qu'elle estime justifiées au vu notamment de l'analyse de la
comptabilité des opérateurs et de l'évolution prévisible des charges de fonctionnement et d'investissement ».
La CRE adopte la présente délibération après une large consultation des acteurs. La CRE a organisé entre février
et septembre 2023 cinq ateliers de travail thématiques ouverts au public, puis une consultation publique sur le
prochain tarif ATRD7 (1) du 12 octobre 2023 au 20 novembre 2023. 106 réponses ont été reçues et les réponses
non confidentielles sont publiées sur le site de la CRE. A la suite de cette consultation, la CRE a organisé trois
tables rondes avec les fournisseurs et leurs associations, les associations de consommateurs, les autorités
concédantes et collectivités locales portant sur les orientations de la CRE sur les tarifs de distribution, de transport
et de stockage de gaz. Enfin, la CRE a auditionné GRDF à plusieurs reprises, ainsi que son actionnaire Engie.
La présente décision se fonde notamment sur les plans d’affaires transmis par GRDF ainsi que sur les échanges
avec ce dernier, sur les analyses internes de la CRE, sur des rapports d’auditeurs externes (2) et sur les avis
exprimés par les acteurs en réponse à la consultation publique, lors des tables rondes, des ateliers ou des auditions.
Enfin, la CRE a pris en compte dans sa décision, en application des dispositions de l’article L. 452-3 du code de
l’énergie, les orientations de politique énergétique transmises par la ministre de la transition énergétique par
courrier du 2 novembre 2023. Ces orientations sont publiées sur le site de la CRE en même temps que la présente
délibération.

Principaux enjeux du tarif de distribution de gaz (tarif ATRD7)


En plus des objectifs de simplicité, de prévisibilité et de continuité poursuivis par la CRE de manière générale
dans ses décisions tarifaires, le tarif ATRD7 répond aux enjeux court terme de la période tarifaire à venir (2024-
2027), mais prépare également les réseaux de distribution de gaz aux enjeux de plus long terme du système gazier.
Maîtrise des coûts de GRDF :
La période tarifaire à venir sera marquée par la poursuite de la baisse tendancielle de la consommation de gaz
naturel déjà observée depuis plusieurs années et constituant un objectif de la programmation pluriannuelle de
l’énergie (PPE). Cette baisse de la consommation s’est accélérée en 2022 sous l’effet des prix du gaz élevés, des
efforts de sobriété des consommateurs de gaz et se conjugue avec une baisse du nombre de consommateurs. Cette
baisse accélérée et non prévue entraîne, d’une part, un report sur le tarif ATRD7 des recettes manquantes du tarif
ATRD6 pour les années 2022 et 2023, et d’autre part, une réduction mécanique de l’assiette sur laquelle GRDF
collecte son revenu autorisé, et donc une hausse des termes tarifaires.
Au cours des périodes tarifaires suivantes, la baisse de la consommation de gaz devrait se poursuivre. L’étude
sur l’avenir des infrastructures gazières aux horizons 2030 et 2050 publiée par la CRE le 4 avril 2023 (3) montre
que le dimensionnement des infrastructures nécessaires ne devrait en revanche que faiblement décroître, et que
seules des parties limitées du réseau pourront être abandonnées. Des coûts fixes stables ou ne décroissant que
légèrement seront donc supportés par une plus faible base d’utilisateurs qu’aujourd’hui, ce qui entraînera de
nouvelles hausses des termes tarifaires. Le cadre de régulation tarifaire du tarif ATRD7 évolue pour garantir à long
terme la soutenabilité économique du système gazier.
Dans ce contexte, la maîtrise des charges de GRDF est un enjeu essentiel, d’autant plus que le tarif de
distribution de gaz représente une part importante de la facture des consommateurs de gaz raccordés au réseau de
distribution. Les trajectoires de charges retenues par la CRE pour établir le tarif ATRD7 répondent à cet enjeu.
Enfin, les investissements de GRDF devront répondre aux objectifs prioritaires de sécurité, d’intégrité des
réseaux et d’intégration du biométhane. Afin d’atteindre ces objectifs, le tarif ATRD7 prend en compte la remontée
des taux observée récemment sur les marchés, afin de préserver la capacité de financement des opérateurs, et donne
à GRDF les moyens nécessaires avec une augmentation significative des montants alloués à la maintenance du
réseau par rapport au niveau de dépenses réalisé dans la dernière période tarifaire.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

Evolution du rôle du réseau de distribution de gaz :


GRDF prévoit que le rôle du réseau devienne plus fréquemment assurantiel, avec le développement d’usages
d’appoint ou de secours pour certains consommateurs. Ces utilisateurs conservent un usage coûteux pour le
réseau, mais ne consomment que quelques jours dans l’année.
Le tarif ATRD7 introduit un terme tarifaire dépendant du débit normalisé des plus gros compteurs visant à tarifer
au juste niveau ce type d’usage afin d’assurer une meilleure couverture des coûts qu’ils génèrent.
Injection du biométhane et développement des gaz renouvelables et bas-carbone :
La programmation pluriannuelle de l’énergie en vigueur prévoit à la fois une trajectoire de consommation de gaz
en diminution et un fort développement du gaz d’origine renouvelable. La PPE a fixé un objectif de 14 à 22 TWh
par an de biogaz injectés dans les réseaux d’ici 2028. Le développement constaté ces dernières années, avec
12 TWh d’injection de gaz renouvelable atteints fin 2023, est amené à se poursuivre et GRDF devra adapter son
réseau en conséquence, ce qui nécessitera des investissements spécifiques.
Le tarif ATRD7 donne des moyens à GRDF pour contribuer à la transition énergétique, notamment en retenant
une hausse des budgets de maintenance et des effectifs associés à l’accueil du biométhane dans les réseaux.
Un déploiement massif du compteur Gazpar achevé :
La phase de déploiement massif par GRDF du compteur Gazpar est achevée, avec 11,1 millions de
consommateurs équipés. Le budget et le calendrier de ce projet ont été respectés.
Le tarif ATRD7 prend en compte les gains de charges d’exploitation identifiés lors de la validation du projet.

Cadre de régulation tarifaire


Le bilan des périodes tarifaires précédentes, le retour des ateliers et de la consultation publique ont montré que le
cadre de régulation incitative fonctionne bien et ne requiert que les améliorations nécessaires pour prendre en
compte les évolutions du système gazier. En conséquence, la CRE reconduit, pour le tarif ATRD7, les principaux
mécanismes de régulation incitative en vigueur dans le tarif ATRD6, notamment la régulation incitative à la
maîtrise des charges d’exploitation et des dépenses d’investissements, la régulation incitative de la qualité de
service et de la recherche et développement, et la couverture a posteriori de certains écarts via le compte de
régularisation des charges et des produits (CRCP).
La période tarifaire qui s’achève a notamment montré que le cadre tarifaire a protégé les gestionnaires de
réseaux de la crise sanitaire et de la crise des prix de l’énergie tout en limitant sur la période ATRD6 l’impact sur
les factures des clients. Toutefois, ce plafonnement des évolutions annuelles a conduit à reporter un déficit
important de recettes tarifaires sur les charges à couvrir dans le tarif ATRD7.
Par ailleurs, le cadre de régulation doit s’adapter aux évolutions du contexte économique et aux enjeux
prioritaires pour les consommateurs de gaz.
En conséquence, pour la période ATRD7, la CRE apporte plusieurs modifications au cadre de régulation
tarifaire.
La CRE fait évoluer la méthode de calcul du coût moyen pondéré du capital (CMPC) pour prendre en
compte la remontée des taux observée récemment.
La méthode de détermination par la CRE du coût moyen pondéré du capital est fondée sur un CMPC à structure
normative assurant une rémunération appropriée des capitaux investis. Jusqu’à présent, elle s’appuyait sur la
moyenne des taux observée sur les dix dernières années, reflétant la durée de vie longue des infrastructures de
réseau de gaz. Cette méthode, qui a très peu évolué depuis trois périodes tarifaires, a permis de maintenir
l’attractivité des infrastructures d’énergie en France, tout en prenant en compte la tendance d’évolution des taux,
observée à la baisse depuis 10 ans.
Après cette longue période de baisse, les taux d’intérêt sont repartis rapidement à la hausse depuis environ un an.
Face à cette situation nouvelle, la CRE fait évoluer la méthode de calcul du CMPC pour mieux prendre en compte
la dynamique de court terme des taux d’intérêt.
Pour déterminer le CMPC applicable pendant le tarif ATRD7, la CRE retient :
– un taux déterminé selon la méthode utilisée pour le tarif ATRD6 et les tarifs précédents, fondée sur l’analyse
de paramètres de long terme, qui s’établit à 3,6 % réel avant impôts (soit 4,8 % en nominal avant impôts, dont
est retraitée l’inflation moyenne de 1,2 % constatée ces dix dernières années) ;
– un taux fondé sur la prise en compte de données économiques plus récentes qui s’établit à 5,4 % réel avant
impôts (soit 7,5 % en nominal avant impôts, dont est retraitée l’inflation prévisionnelle moyenne de 2,0 % (4)
sur la période tarifaire ATRD7).
Ces taux sont combinés dans un taux pondéré qui s’appliquera pendant la période ATRD7. Cette pondération
repose sur une répartition normative de la part respective des anciens actifs et des nouveaux actifs dans la période
tarifaire à venir pour un opérateur gazier, soit 80 % d'actifs historiques et 20 % de nouveaux actifs.
Le CMPC pondéré s’établit dès lors à 4,0 % réel avant impôts, soit 5,3 % en nominal avant impôts dont est
retraitée l’inflation.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

Le CMPC réel retenu pour le tarif ATRD7 est en baisse de 0,1 point par rapport à celui du tarif ATRD6. Il prend
en compte :
– à travers sa composante fondée sur des paramètres de long terme, les coûts de financement des actifs existants,
avec des taux d’intérêt sur les marchés qui sont restés bas sur une longue période ;
– à travers sa composante fondée sur des données économiques récentes, la remontée des taux d’intérêt
constatée depuis 2022 et ses conséquences sur les coûts de financement des nouveaux actifs ;
– une baisse du bêta des actifs de 0,48 à 0,45, pour refléter la résilience des activités régulées en comparaison
des autres secteurs de l’économie durant les crises récentes (Covid-19, crise gazière). En outre, le cadre de
régulation du tarif ATRD7 est plus protecteur pour GRDF que celui du tarif ATRD6. Cependant, les risques
sur l’avenir des infrastructures gazières persistent, ce qui justifie de retenir un bêta plus élevé que celui des
tarifs de réseaux d’électricité.
Le tarif ATRD7 prépare l’avenir en modifiant le cadre applicable aux nouveaux actifs.
Dans son étude sur l’avenir des infrastructures gazières, la CRE fait le constat que le réseau de distribution de
gaz existant restera en majeure partie nécessaire à l’horizon 2050, même dans des scénarios de décroissance
importante de la consommation. Ce constat amène à fixer un cadre tarifaire différent pour les nouveaux actifs afin
d’accélérer leur amortissement.
En conséquence, pour les actifs qui entreront dans la base d’actifs régulés (BAR) à partir de 2024, la
comptabilisation dans la BAR des nouveaux actifs se fera à la valeur comptable à laquelle s’appliquera le taux de
CMPC nominal (i.e. contenant l’inflation) fixé par la CRE à 5,3 %, comme c’est le cas par exemple pour les actifs
dans le cadre du tarif de transport d’électricité.
Le cadre de régulation des actifs entrés dans la BAR avant 2024 n’est pas modifié.
Le tarif ATRD7 introduit une incitation à la maîtrise et à la priorisation des investissements.
Par ailleurs, dans un contexte de décroissance de la consommation de gaz, le tarif ATRD7 prévoit une incitation
pour GRDF à la maîtrise et à la priorisation de ses investissements, sous la forme d’une enveloppe
d’investissements sur la période tarifaire au-delà de laquelle GRDF supporte un malus. Elle pourra être adaptée
en cours de période pour tenir compte de la réalité de la dynamique des raccordements de sites de production de
biométhane, et des éventuelles évolutions règlementaires.
Le mode d’évolution annuelle du tarif ATRD7 évolue.
Le coefficient k, qui permet de prendre en compte chaque année le niveau du CRCP constaté, sera désormais
borné à + ou – 3 %, au lieu de + ou – 2 % précédemment. En outre, l’évolution annuelle du tarif intègrera la
différence entre l’inflation réalisée de l’année précédente et l’inflation prévue.
Ces évolutions visent à assurer une meilleure adéquation entre les charges constatées et le niveau du tarif,
notamment dans des périodes de volatilité des prix de l’énergie ou de l’inflation. La CRE considère que le tarif
ATRD7 maintient une visibilité satisfaisante pour les utilisateurs des réseaux de distribution de gaz.
La régulation incitative de la qualité de service du tarif ATRD7 évolue pour s’adapter aux priorités des
utilisateurs.
Les objectifs et les incitations évoluent afin de maintenir globalement le niveau de qualité de service satisfaisant
que GRDF a atteint ces dernières années, tout en mettant fin à la dégradation de certains indicateurs sur la période
ATRD6. Les incitations sur les délais d’intervention et le traitement des réclamations sont notamment renforcées.
Par ailleurs, le tarif ATRD7 introduit des nouveaux indicateurs et incitations liés à la qualité de service de GRDF
auprès des producteurs de biométhane, notamment concernant le volume de production écrêtée.
Le tarif ATRD7 met fin à l’incitation sur le nombre de clients raccordés aux réseaux de distribution de
gaz.
Le tarif ATRD7 prévoit la couverture au CRCP des recettes d’acheminement associées au nombre de
consommateurs de gaz, qui faisait jusqu’alors l’objet d’une incitation financière pour GRDF. GRDF est ainsi
protégé des effets d’érosion de son portefeuille de clients.

Niveau tarifaire
Charges à couvrir :
Dans sa demande tarifaire pour la période 2024-2027, GRDF indique faire face à la hausse générale des coûts
(inflation), notamment des prix de l’énergie, ainsi qu’à des obligations croissantes en matière de maintenance et de
sécurité.
La prise en compte des éléments du dossier tarifaire adressé à la CRE par GRDF aurait conduit à une hausse très
importante des charges à couvrir, qui correspondent à la somme des charges nettes d’exploitation et des charges de
capital normatives. Celles-ci se seraient élevées à 3 939 M€/an sur la période ATRD7 (hors apurement du CRCP
ATRD6), à comparer à 3 320 M € en 2022, soit + 18 %.
Cette demande présentait ainsi une hausse des charges nettes d’exploitation supérieure à l’inflation, alors que la
consommation de gaz et le nombre de clients raccordés sont orientés durablement à la baisse.
Au terme de ses analyses et des échanges complémentaires qu’elle a eus avec GRDF depuis la consultation
publique du 12 octobre 2023, la CRE retient une hausse des charges à couvrir moins importante que celle
demandée par GRDF. Elle prévoit notamment de limiter la hausse des charges nettes d’exploitation de GRDF, tout
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en lui laissant les marges de manœuvre financières nécessaires pour maintenir un niveau de sécurité élevé et
contribuer activement à la transition énergétique. En ce qui concerne les charges de capital, la CRE ne modifie pas
la trajectoire d’investissements présentée par GRDF mais ne retient pas le niveau de CMPC demandé par
l’opérateur.
En conséquence, le niveau des charges à couvrir (5) prévisionnelles durant la période ATRD7 s’élève en
moyenne à 3 656 M € par an, à comparer au niveau des charges constaté en 2022 de 3 320 M €, soit une
augmentation de 10 %.
Charges d’exploitation :
Au terme de ses analyses, la CRE retient pour GRDF une trajectoire de charges d’exploitation inférieure à la
demande de l’opérateur mais lui permettant :
– de disposer des moyens nécessaires à la réalisation de l’ensemble de ses missions, et en particulier de garantir
la sécurité industrielle de ses ouvrages, avec une augmentation significative des montants alloués à
la maintenance du réseau de GRDF par rapport au niveau de dépenses réalisé dans la dernière période
tarifaire ;
– de disposer des ressources nécessaires pour poursuivre l’intégration du biométhane dans son réseau, en
cohérence avec les orientations de politique énergétique ;
– de maintenir à niveau ses systèmes d’information, notamment en ce qui concerne la cybersécurité et la chaîne
de communication du comptage évolué ;
– de mener des travaux de R&D portant sur le renforcement de la sécurité, l’intégrité et la performance du
réseau, l’intégration des gaz renouvelables et la préparation du réseau aux évolutions structurelles liées à la
transition énergétique ;
– de mener à bien la réalisation du projet « Changement de gaz » (6), qui connaît une phase de croissance avec
l’avancement du projet et la conversion de grandes villes, dont Lille, sur la période ATRD7.
La trajectoire de charges nettes d’exploitation de GRDF retenue par la CRE prend en compte la baisse d’un
certain nombre de postes par rapport au niveau des dépenses de 2022 mises à jour de l’inflation. Ces baisses
relèvent d’une part, d’effets conjoncturels favorables, comme la baisse de la fiscalité et des coûts échoués
prévisionnels, et d’autre part, de demandes en baisse de GRDF sur l’immobilier et les systèmes d’information. En
outre, la CRE a ajusté la demande de GRDF concernant les actions de communication relatives à la promotion du
gaz.
A l’inverse, d’autres postes de dépenses sont retenus à la hausse, au-delà de l’inflation prévisionnelle,
notamment les achats, les travaux et les charges de personnel.
Au global sur la période ATRD7, la trajectoire des charges nettes d’exploitation de GRDF s’élève à 1 714 M €
par an en moyenne, à comparer à un niveau constaté en 2022 de 1 574 M €, soit + 9 %. Ce niveau est légèrement
inférieur aux dépenses constatées en 2022 mises à jour de l’inflation passée et prévisionnelle.
La trajectoire de charges nettes d’exploitation du tarif ATRD7 correspond à une enveloppe globale. GRDF est
libre de répartir cette enveloppe entre les différentes natures de charges, en fonction de ses choix de gestion.
Le tarif ATRD7 prévoit par ailleurs une clause de rendez-vous permettant d’intégrer les charges éventuelles qui
seraient liées à la mise en œuvre du règlement européen visant à réduire les émissions de méthane une fois celui-ci
adopté, ainsi qu’une clause de rendez-vous générale liée à des événements externes qui entraîneraient une
augmentation des charges d’exploitation de plus de 1 %.
Charges de capital :
La CRE retient un CMPC de 4,0 % réel, avant impôts (soit 5,3 % nominal avant impôts), par rapport à un CMPC
de 4,1 % en ATRD6.
La CRE n’a pas modifié la trajectoire d’investissements présentée par GRDF. Dans le contexte de la baisse
structurelle de la consommation de gaz, GRDF devra maitriser ses dépenses d’investissements.
Le niveau moyen des charges de capital à couvrir pour la période ATRD7 s’élève à 1 941 M € par an.
Enfin, il est rappelé que les investissements « infrastructures » de GRDF sont couverts par le tarif en fonction des
réalisations constatées à 100 % au moyen du compte de régularisation des charges et produits et que GRDF est
protégé de l’évolution de l’inflation par le tarif.
Solde du CRCP en fin de période ATRD6 :
Le revenu autorisé de GRDF intègre, en complément des charges à couvrir, l’apurement du solde de CRCP
estimé en fin de période ATRD6. Le solde pris en compte dans le revenu autorisé s’élève à 905 M €, soit un
apurement annuel de 243 M € sur la période ATRD7.
Ce solde exceptionnellement élevé est dû aux phénomènes de grande ampleur survenus en fin de période
tarifaire ATRD6 : recettes perçues par GRDF inférieures au revenu autorisé du fait de la forte baisse des
consommations de gaz en 2022 et 2023 et hausse du coût de l’énergie achetée par GRDF pour couvrir les pertes.
Parallèlement, le tarif ATRD6 a peu augmenté sur la période.
Consommations prévisionnelles :
Le nombre de consommateurs et la consommation de gaz sont restés stables sur la période 2020-2021. A partir
de 2022, la consommation de gaz a très significativement baissé par rapport aux prévisions tarifaires, sous l’effet
du contexte de prix de marché élevés et d’efforts de sobriété réalisés pendant l’hiver 2022-2023 (– 6,61 % par an
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sur la période 2022-2023). Le nombre de consommateurs a également baissé, dans une moindre mesure (– 0,69 %
sur la période 2022-2023).
Sur la période 2024-2027, la CRE tient compte pour ses hypothèses des objectifs de décroissance tendancielle de
la consommation de gaz et d’un contexte de prix de marché plus stables. Elle retient des hypothèses de
consommations de gaz proches de la demande de GRDF, à – 2,02 % par an, et retient une hypothèse d’évolution du
nombre de consommateurs de – 1,54 % par an en moyenne.

Structure tarifaire
Le tarif ATRD7 introduit, à compter du 1er juillet 2026, un nouveau terme tarifaire, le « terme de débit
normalisé », fonction du débit du compteur et de la pression de livraison. Ce terme sera applicable aux
consommateurs équipés des plus gros compteurs (soit environ 125 000 consommateurs concernés). Il vise à mieux
refléter les coûts de dimensionnement de réseau, en particulier pour les clients de type appoint-secours, qui
représentent des besoins de dimensionnement et de maintenance élevés pour le réseau alors qu’ils ne l’utilisent que
ponctuellement. Compte tenu des évolutions prévisionnelles de la grille tarifaire, le niveau de ce terme sera au
1er juillet 2026 de 5,52 €/an/Nm3/h. Le délai de deux ans permettra à GRDF de mener une action de sensibilisation
auprès des consommateurs concernés, qui pourront changer leur compteur si celui-ci n'est pas adapté, et aux
acteurs d’adapter leurs systèmes d’information.
La CRE ne retient pas l’abaissement du seuil entre les options tarifaires T2 et T3 de 300 à 100 MWh/an demandé
par GRDF, sur lequel elle était réservée dans sa consultation publique.
Le tarif ATRD7 prévoit également l’introduction, dès le 1er juillet 2024, d’un nouveau terme tarifaire de capacité
applicable aux producteurs de gaz renouvelables et bas-carbone. Il s’ajoutera, pour l’ensemble des producteurs de
gaz renouvelables et bas-carbone, au terme variable appliqué aux volumes injectés, et vise à mieux contribuer aux
coûts liés à l’injection sur le réseau.

Tarification de la relève résiduelle des compteurs


La CRE dresse un bilan positif du déploiement massif du compteur Gazpar, qui s’est achevé dans les délais
prévus et avec un coût proche du budget initial. GRDF devra poursuivre sa mission de relève pour la facturation
des consommateurs non encore équipés d’un compteur Gazpar qui ne transmettraient pas leurs index de
consommation.
Le tarif ATRD7 introduit un terme de relève résiduelle, visant à couvrir les surcoûts engendrés par les
consommateurs muets (ne communiquant pas leur index de consommation pendant plus de 12 mois à compter du
1er janvier 2024) non équipés de compteur Gazpar. Ce terme tarifaire est fixé à 3,65 € HT par mois.

Transparence
La CRE publie sur son site internet, en complément de la présente délibération :
– le courrier d’orientations de politique énergétique transmis par la ministre de la transition énergétique ;
– l’audit externe de la demande de charges d’exploitation de GRDF pour la période 2024-2027 ;
– l’audit externe de la demande de taux de rémunération des actifs régulés de GRDF ;
– les réponses non confidentielles à la consultation publique du 12 octobre 2023.
Le Conseil supérieur de l’énergie, consulté par la CRE sur le projet de décision, a rendu son avis le
13 février 2024.

Revenu autorisé et évolution des termes tarifaires


Le revenu autorisé de GRDF (qui correspond à la somme des charges à couvrir et de l’apurement du CRCP)
s’établit à 3 899 M € par an en moyenne sur la période 2024-2027.
Du fait de l’effet cumulé de l’augmentation du revenu autorisé et de la baisse des consommations, la hausse
moyenne des différents termes tarifaires au 1er juillet 2024 s’établit à + 27,5 % par rapport au tarif en vigueur.
Cette forte hausse résulte des effets suivants :
– le report d’effets hérités de la période tarifaire ATRD6, à hauteur de + 20,0 % se répartissant entre :
– + 9,7 % dus au CRCP de fin du tarif ATRD6 fortement négatif, du fait principalement de recettes plus
faibles que prévu, à hauteur de 905 M € (7) ;
– + 10,3 % dus au fait que le tarif ATRD6 a été maintenu quasiment stable pendant 4 ans, et restera stable
jusqu’au 1er juillet 2024 : les termes tarifaires sont plus faibles qu’ils ne l’auraient été en l’absence d’un
plafonnement de l’évolution annuelle, et doivent rattraper leur niveau théorique à l’entrée de la période
tarifaire ATRD7 ;
– d’effets propres à la dynamique du tarif ATRD7 :
– + 1,6 % liés à l’évolution des charges à couvrir pour la période ATRD7. La marche initiale sera suivie
d’évolutions supplémentaires au cours de la période en fonction de l’inflation ;
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– + 5,9 % dus à la baisse des consommations et du nombre de consommateurs de gaz à l’entrée dans la
période tarifaire ATRD7. Cette baisse des consommations et du nombre de clients de GRDF se poursuivra
au cours du tarif avec un impact d’environ + 1,9 % par an.
Les termes tarifaires évolueront ensuite chaque année le 1er juillet selon l’addition des trois termes suivants :
– l’inflation hors tabac et l’écart d’inflation au titre de l’année précédente ;
– le terme correctif k, plafonné à + /– 3 % ;
– un coefficient fixé à + 1,91 %, qui correspond à la hausse tarifaire moyenne annuelle qu’entraîne la
décroissance progressive prévisionnelle de la consommation de gaz et du nombre de clients entre 2024 et
2027.

Chiffres clés
Chiffres clés 2024-2027 (en € courants)

2022
ATRD7
réalisé

Charges d'exploitation (M €/an) 1 714 1 574

Charges de capital (M €/an) 1 941 1 746

Charges à couvrir (M €/an) 3 656 3 320

CRCP (M €/an) 243 3

Revenu autorisé (M €/an) 3 899 3 323

CMPC (réel avant impôts) 4,0 % 4,1 %

dont taux historique 3,6 % N/A

dont taux court terme 5,4 % N/A

CMPC (nominal avant impôts) 5,3 % 5,5 %

dont taux historique 4,8 % N/A

dont taux court terme 7,5 % N/A 2024 2025 2026 2027

Investissements (M €/an) 1 091,8 1 116,8 Hypothèses d’inflation (8) 2,5 % 2,0 % 2,0 % 1,8 %

La grille tarifaire applicable du 1er juillet 2024 au 30 juin 2025 est la suivante :
– options tarifaires principales :
Terme de souscription annuelle
de capacité journalière (en €/MWh/j)
Option tarifaire Abonnement annuel Prix proportionnel
y.c. Rf (en €) (en €/MWh) Part de la souscription Part de la souscription
de capacité inférieure de capacité supérieure
à 500 MWh/j à 500 MWh/j

T1 51,96 42,37

T2 175,92 11,39

T3 1 231,08 8,19

T4 20 469,60 1,11 271,56 135,72

– option « tarif de proximité » (TP) :

Abonnement annuel Terme de souscription annuelle Terme annuel à la distance


Option tarifaire y.c. Rf (en €) de capacité journalière (en €/mètre)
(en €/MWh/j)

TP 48 770,64 135,48 88,92

– producteurs de gaz renouvelables et bas-carbone :


Timbre variable du terme tarifaire d’injection Timbre capacitaire du terme tarifaire d’injection
Niveau (€/MWh injecté) (€/MWh/j/an installé)

Niveau 3 0,7 50
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Timbre variable du terme tarifaire d’injection Timbre capacitaire du terme tarifaire d’injection
Niveau (€/MWh injecté) (€/MWh/j/an installé)

Niveau 2 0,4

Niveau 1 0

Sommaire
1. Compétences de la CRE et processus d’élaboration tarifaire
1.1. Compétences de la CRE
1.2. Processus d’élaboration tarifaire
1.2.1. Consultation des parties prenantes
1.2.2. Orientations de politique énergétique
1.2.3. Transparence
2. Cadre de régulation tarifaire
2.1. Bilan et enjeux du cadre de régulation
2.2. Grands principes du cadre tarifaire
2.2.1. Détermination du revenu autorisé
2.2.2. Coût du capital et couverture des investissements
2.2.3. Compte de régulation des charges et produits
2.3. Calendrier tarifaire
2.3.1. Une période tarifaire de quatre ans
2.3.2. Clauses de rendez-vous
2.3.3. Modalités d’évolution annuelle du tarif
2.3.4. Calcul du solde de CRCP au 1er janvier de l’année N
2.3.5. Calcul du coefficient k en vue de l’apurement du solde de CRCP
2.4. Régulation incitative à la maîtrise des coûts
2.4.1. Régulation incitative des charges d’exploitation
2.4.2. Couverture au CRCP de certains postes de charges et recettes
2.4.3. Régulation incitative des investissements
2.5. Régulation incitative de la qualité de service
2.5.1. Rappel et bilan
2.5.2. Adaptation de la régulation incitative de GRDF
2.6. Régulation incitative de la R&D et de l’innovation
2.6.1. Régulation incitative de la R&D
2.6.2. Régulation incitative de l’innovation : favoriser l’innovation à l’externe
2.7. Régulation incitative relative aux pertes et différences diverses
2.7.1. Description du dispositif
2.7.2. Taux de pertes théoriques retenus
2.8. Régulation incitative des charges relatives au projet « Changement de gaz »
2.8.1. Cadre de la régulation incitative des charges relatives au projet « Changement de gaz » pour la
période ATRD6
2.8.2. Adaptation du cadre pour la période ATRD7
3. Niveau des charges à couvrir et trajectoire d’évolution du tarif d’utilisation du réseau de distribution de
gaz naturel de GRDF
3.1. Niveau des charges à couvrir
3.1.1. Demande tarifaire de GRDF et principaux enjeux de l’opérateur
3.1.2. Retour de la consultation publique
3.1.3. Charges nettes d’exploitation
3.1.4. Calcul des charges de capital normatives
3.1.5. CRCP au 31 décembre 2023
3.2. Hypothèses de quantités de gaz distribuées et du nombre de consommateurs desservis
3.2.1. Evolutions observées sur la période couverte par le tarif ATRD6
3.2.2. Demande de GRDF
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3.2.3. Analyse de la CRE


3.3. Trajectoire d’évolution du revenu autorisé de GRDF
3.3.1. Revenu autorisé non lissé sur la période tarifaire ATRD7
3.3.2. Revenu autorisé lissé sur la période tarifaire 2024-2027
4. Structure tarifaire
4.1. Fonctionnement de la structure tarifaire du réseau de distribution
4.2. Evolution de la structure pour le tarif ATRD7
4.2.1. Enjeux
4.2.2. Introduction d’un terme de débit normalisé
4.2.3. Evolution de la tarification applicable aux producteurs de gaz renouvelables et bas-carbone
4.2.4. Calendrier et feuille de route
4.2.5. Traitement de la relève résiduelle
5. Tarif d’utilisation des réseaux de distribution de gaz naturel de GRDF, applicable au 1er juillet 2024
5.1. Règles tarifaires
5.1.1. Définitions
5.1.2. Prestations couvertes par le tarif d’utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel de
GRDF
5.1.3. Structure et choix des options tarifaires
5.1.4. Mode de relève d’un point de livraison
5.1.5. Souscriptions mensuelles ou quotidiennes de capacité journalière
5.1.6. Modification du niveau de souscription annuelle pour un point de livraison
5.1.7. Pénalités pour dépassement de capacité journalière souscrite
5.1.8. Regroupement de points de livraison
5.1.9. Alimentation d’un point de livraison par plusieurs fournisseurs
5.2. Grille tarifaire d’utilisation des réseaux de distribution de gaz naturel de GRDF
5.2.1. Grille au 1er juillet 2024
5.2.2. Grilles tarifaires applicables à compter du 1er juillet 2025
Décision de la CRE
Annexe 1 : Références pour la mise à jour annuelle du tarif d’utilisation des réseaux de distribution de gaz
naturel de GRDF à compter du 1er juillet 2025
Annexe 2 : Régulation incitative de la qualité de service pour la période 2024-2027
Annexe 3 : Régulation incitative du projet de comptage évolué Gazpar pour la période 2024-2027
Annexe 4 : Bilan de la phase de déploiement massif des compteurs Gazpar
Annexe 5 : Régulation incitative des charges relatives aux pertes et différences diverses (annexe confidentielle)
Annexe 6 : Régulation incitative des charges relatives à l’avantage en nature énergie (annexe confidentielle)
Annexe 7 : Régulation incitative des coûts unitaires des investissements dans les réseaux (annexe confidentielle)
Annexe 8 : Valeurs de référence pour le tarif de proximité (annexe confidentielle)

1. Compétences de la CRE et processus d’élaboration tarifaire


1.1. Compétences de la CRE
Les dispositions de l’article L. 134-2 (4o) du code de l’énergie donnent compétence à la CRE pour préciser « les
conditions d'utilisation des réseaux de transport et de distribution de gaz naturel […] y compris la méthodologie
d'établissement des tarifs d'utilisation de ces réseaux […] et les évolutions tarifaires ».
Les dispositions des articles L. 452-1-1 à L. 452-3 du code de l’énergie encadrent les compétences tarifaires de
la CRE.
En particulier, les dispositions de l’article L. 452-1-1 prévoient notamment que ces tarifs « sont établis de
manière transparente et non discriminatoire afin de couvrir l’ensemble des coûts supportés par ces gestionnaires,
dans la mesure où ces coûts correspondent à ceux d’un gestionnaire de réseau ou d’installations efficace. Ces
coûts tiennent compte des caractéristiques du service rendu et des coûts liés à ce service, y compris des obligations
fixées par la loi et les règlements ainsi que des coûts résultant de l’exécution des missions de service public et des
contrats mentionnés au I de l’article L. 121-46 ».
Les dispositions de l’article L. 452-2 prévoient que la CRE fixe les méthodes utilisées pour établir les tarifs
d’utilisation des réseaux de gaz naturel.
Par ailleurs, l’article L. 452-3 du code de l’énergie dispose que la CRE délibère sur les évolutions tarifaires
« avec, le cas échéant, les modifications de niveau et de structure des tarifs qu'elle estime justifiées au vu
notamment de l'analyse de la comptabilité des opérateurs et de l'évolution prévisible des charges de
fonctionnement et d'investissement ». La délibération de la CRE peut prévoir « un encadrement pluriannuel de
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l'évolution des tarifs ainsi que des mesures incitatives appropriées à court ou long terme pour encourager les
opérateurs à améliorer leurs performances liées, notamment, à la qualité du service rendu, à l'intégration du
marché intérieur du gaz, à la sécurité d'approvisionnement et à la recherche d'efforts de productivité ».
L’article L. 452-3 dispose également que la CRE « procède, selon des modalités qu'elle détermine, à la
consultation des acteurs du marché de l'énergie ».
Par la présente délibération, la CRE définit la méthodologie d’établissement du tarif d’utilisation des réseaux de
distribution de gaz naturel de GRDF, et fixe le tarif dit « ATRD7 ».

1.2. Processus d’élaboration tarifaire


1.2.1. Consultation des parties prenantes
Compte tenu du besoin de visibilité des parties intéressées et de la complexité des sujets, la CRE a organisé
entre février et septembre 2023 cinq ateliers thématiques ouverts au public :
– le premier, en date du 22 février 2023, portait sur la structure tarifaire des tarifs de distribution de gaz. Cet
atelier a notamment permis de présenter les évolutions envisagées par la CRE concernant l’introduction d’un
terme tarifaire facturé en fonction du débit des compteurs des utilisateurs visant à prendre en compte le
développement des usages appoint-secours en distribution. Cet atelier a regroupé 75 participants ;
– le deuxième, en date du 4 mai 2023, portait sur la structure tarifaire des tarifs de transport de gaz. Cet atelier a
notamment permis de présenter les évolutions envisagées par la CRE concernant la structure du tarif du réseau
de grand transport, en particulier les tarifs applicables aux interconnexions. Cet atelier a regroupé 70
participants ;
– le troisième, en date du 10 mai 2023, portait sur les gaz verts. Cet atelier a notamment permis de présenter les
évolutions envisagées par la CRE concernant la tarification applicable à l’injection des gaz renouvelables et
bas-carbone dans les réseaux. Cet atelier a regroupé 85 participants ;
– le quatrième, en date du 20 juin 2023, portait sur l’avenir des infrastructures de gaz françaises et les
adaptations possibles du cadre de régulation tarifaire pour prendre en compte la décroissance des
consommations de gaz naturel. Cet atelier a notamment permis de présenter les évolutions envisagées par la
CRE concernant la chronique d’amortissement de la Base d’Actifs Régulés (BAR), la prise en compte de
l’inflation dans la base d’actifs régulés et les incitations possibles à la maitrise des investissements. Cet atelier
a regroupé 86 participants ;
– enfin, le cinquième atelier, en date du 13 septembre 2023, était consacré à la qualité de service de GRDF et a
permis de présenter les évolutions envisagées par la CRE sur différents indicateurs de qualité de service,
parmi lesquels les délais de mise en service, la qualité du comptage ou encore les délais de traitement des
réclamations. Cet atelier a regroupé 61 participants.
A l’issue de ces ateliers, la CRE a organisé une consultation publique publiée en français qui s’est déroulée du
12 octobre 2023 au 20 novembre 2023, et a recueilli 106 réponses.
Les réponses non confidentielles à cette consultation sont publiées sur le site de la CRE.
A la suite de cette consultation publique, la CRE a organisé trois tables rondes avec respectivement, des
fournisseurs, des associations de consommateurs et des autorités concédantes et collectivités locales afin de
recueillir leurs remarques sur les orientations présentées dans les consultations publiques des tarifs de distribution,
de transport et de stockage et sur l'impact de ces orientations sur les utilisateurs.
Enfin, la CRE a auditionné GRDF à plusieurs reprises, ainsi que son actionnaire.

1.2.2. Orientations de politique énergétique


En application des dispositions de l’article L. 452-3 du code de l’énergie, la CRE a pris en compte les
orientations de politique énergétique transmises par la ministre de la transition énergétique par courrier du
2 novembre 2023. Ces orientations portent notamment sur :
– la nécessaire maîtrise des coûts dans un contexte de baisse de la consommation de gaz, en renforçant la
sélectivité des investissements futurs, qui devront porter en priorité sur la sécurité et l’intégration des gaz
renouvelables et bas-carbone ;
– la structure des tarifs d’utilisation des réseaux de distribution de gaz naturel, afin de prendre en compte
l’accélération de la baisse de la consommation de gaz méthane, ou de réduction du nombre de consommateurs
raccordés ;
– la limitation des communications de GRDF qui iraient à l’encontre de la nécessaire réduction de la
consommation de gaz méthane ;
– l’intégration des gaz renouvelables et bas-carbone, notamment pour le raccordement et renforcement du
biométhane, et l’injection de résidus d’hydrogène dans les réseaux.
La CRE n’a pas reçu d’orientations de politique énergétique de la part du ministre chargé de l’économie.
Pour répondre à ces enjeux, le tarif ATRD7 prévoit notamment des évolutions de la structure tarifaire, des
évolutions de la régulation incitative des investissements, ainsi que des ressources pour l'intégration de gaz
renouvelables et bas-carbone dans les réseaux. La CRE ajuste également le budget de communication de GRDF en
ce qui concerne la promotion de la consommation et de la production de gaz. Elle introduit également pour la
période ATRD7 une évolution du cadre tarifaire, pour maîtriser l'évolution des coûts unitaires sur le long terme en
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

ne réévaluant pas à l’inflation les nouveaux actifs mis en service, qui se voient appliquer un coût moyen pondéré du
capital (CMPC) nominal.

1.2.3. Transparence
La CRE est attachée à assurer la transparence des travaux d’élaboration des tarifs de réseau pour toutes les
parties intéressées.
Dans cette démarche, la CRE a publié sur son site internet l’ensemble des études externes sur lesquelles elle s’est
appuyée. Ces études portent sur les sujets suivants :
– un audit de la demande de GRDF relative à ses charges d’exploitation pour la période 2024-2027 ;
– un audit de la demande de GRDF sur le taux de rémunération de ses actifs régulés.

2. Cadre de régulation tarifaire

2.1. Bilan et enjeux du cadre de régulation


Stable dans ses grands principes depuis plus de 10 ans, le cadre tarifaire des réseaux et infrastructures de gaz et
d’électricité poursuit trois objectifs principaux :
– inciter les gestionnaires d’infrastructures à maîtriser leurs coûts pour limiter l’impact des tarifs
d’infrastructures sur le consommateur final ;
– permettre aux opérateurs de financer les investissements nécessaires dans les infrastructures ;
– viser un haut niveau de qualité de service, de sécurité et de continuité d’acheminement.
Pour cela, il s’appuie sur des mécanismes financiers visant à inciter les gestionnaires de réseaux et les opérateurs
d’infrastructures à rechercher l’efficacité dans la durée. Ainsi, une période tarifaire de quatre ans et le principe
d’incitations financières pluriannuelles sur les coûts et la qualité de service ont été introduits. Le cadre de
régulation laisse une large liberté dans la gestion de chacun des gestionnaires de réseaux et opérateurs
d’infrastructures, permettant à chacun de rechercher les améliorations de performance les plus pertinentes.
La CRE dresse un bilan positif de ce cadre, qui a permis de maîtriser les coûts dans la durée tout en améliorant la
qualité de service. Ce cadre s’est par ailleurs montré très résilient face aux deux crises majeures traversées ces
dernières années, crise sanitaire (9) et crise des prix de l’énergie, en donnant les moyens aux opérateurs d’assurer
une continuité de l’activité dans de bonnes conditions.
La plupart des répondants à la consultation publique partagent les conclusions de la CRE sur le bilan positif du
cadre de régulation pour la période ATRD6, qui a permis de maîtriser efficacement les coûts au bénéfice du client
final, de réaliser les investissements nécessaires et d’exploiter dans de bonnes conditions les infrastructures
gazières dans un contexte inédit de crise d’approvisionnement. Les gestionnaires de réseaux ont demandé à être
davantage protégés des évolutions des conditions économiques au vu des évènements récents (notamment en ce qui
concerne les prix de l’énergie).
Compte tenu de ce bilan (voir bilan détaillé publié en annexe 1 de la consultation publique), la CRE décide de
reconduire pour le tarif ATRD7 l’essentiel du cadre de régulation prévu par le tarif ATRD6, en faisant néanmoins
évoluer quelques mécanismes.

2.2. Grands principes du cadre tarifaire


L’élaboration du tarif ATRD7 repose sur la définition, pour la période tarifaire à venir, d’une trajectoire de
revenu autorisé pour GRDF et d’une trajectoire prévisionnelle du nombre de consommateurs et des quantités de
gaz distribuées.
Le tarif ATRD7 fixe également un cadre de régulation qui vise, d’une part, à limiter le risque financier de GRDF
et/ou des utilisateurs pour certains postes de charges ou de produits prédéfinis, à travers un compte de
régularisation des charges et des produits (CRCP) et, d’autre part, à encourager GRDF à améliorer ses
performances grâce à des mécanismes incitatifs.
La prise en compte de l’ensemble de ces éléments permet d’établir le tarif applicable au 1er juillet 2024 ainsi que
ses modalités d’évolution annuelle.

2.2.1. Détermination du revenu autorisé


Dans la présente délibération, sur la base du dossier tarifaire transmis par GRDF et de ses propres analyses, la
CRE fixe le revenu autorisé prévisionnel de GRDF sur la période 2024-2027. Le revenu autorisé couvre les coûts
de GRDF sur une base calendaire dans la mesure où ceux-ci correspondent à ceux d’un opérateur efficace.
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Ce revenu autorisé prévisionnel se compose des charges nettes d’exploitation (CNE) prévisionnelles, des charges
de capital normatives (CCN) prévisionnelles, de l’apurement du solde du compte de régularisation des charges et
des produits (CRCP) et du terme de lissage (LIS) :

RA = CNE + CCN + CRCP + LIS


avec :
– RA : revenu autorisé prévisionnel sur la période ;
– CNE : charges nettes d’exploitation prévisionnelles sur la période ;
– CCN : charges de capital normatives prévisionnelles sur la période ;
– CRCP : apurement du solde du CRCP ;
– LIS : terme de lissage résultant des modalités d’évolution tarifaire définies dans la partie 3.3.2.
Le cadre tarifaire permet de garantir la perception du revenu autorisé.

[Link]. Charges nettes d’exploitation


Les charges nettes d’exploitation se définissent comme les charges brutes d’exploitation desquelles sont déduits
les produits d’exploitation (la production immobilisée et les recettes extratarifaires notamment).
Les charges brutes d’exploitation se composent principalement des charges d’énergie pour les pertes et
différences diverses, des consommations externes, des charges de personnel, des charges de statut et œuvres
sociales et des impôts et taxes.
Le niveau des charges nettes d’exploitation retenu est déterminé à partir de l’ensemble des coûts nécessaires à
l’activité de GRDF dans la mesure où, en application de l’article L. 452-1 du code de l’énergie, ces coûts
correspondent à ceux d’un gestionnaire de réseau efficace.

[Link]. Charges de capital normatives


Les charges de capital normatives prévisionnelles comprennent la rémunération et l’amortissement de la base
d’actifs régulés. La BAR est déterminée sur la base de la valeur nette réévaluée des actifs immobilisés, déduction
faite des subventions et participations reçues de tiers.
La rémunération de la BAR correspond au produit de la valeur de la BAR par le CMPC.

CCN = Amortissement annuel de la BAR + BAR x CMPC


2.2.2. Coût du capital et couverture des investissements
[Link]. Limiter le risque d’une hausse trop importante du coût unitaire
d’acheminement pour les utilisateurs futurs du réseau
Dans son étude sur l’avenir des infrastructures gazières (10), la CRE montre que malgré la baisse de la
consommation, le dimensionnement des infrastructures gazières françaises ne devrait pas évoluer de manière
significative d’ici 2050 :
– les réseaux de transport de gaz comme de distribution resteront en grande partie nécessaires. Des actifs seront
néanmoins libérables, dans des proportions qui resteront limitées ;
– une part significative des capacités de stockage sera encore nécessaire pour répondre au besoin de modulation
saisonnière de la consommation ;
– le réseau de distribution de gaz a été largement renouvelé ces dernières années. Dans l’ensemble des
scénarios, il restera, dans une vision nationale, nécessaire et essentiellement dimensionné pour la production
de gaz vert. Localement néanmoins, en fonction des configurations, certains actifs pourraient être abandonnés,
dans une proportion qui devrait rester très limitée.
Les réseaux pourraient par ailleurs continuer à se développer pour accompagner le développement des gaz verts,
et devront s’adapter à l’apparition d’un usage secours. Ainsi, les charges des opérateurs gaziers ne devraient pas
diminuer dans les mêmes proportions ni à la même vitesse que la consommation de gaz à l’horizon 2050,
entraînant ainsi une hausse du coût unitaire d’acheminement (effet « ciseau »).
Le levier identifié pour limiter l’effet « ciseau » est d’adapter la répartition des charges de capital dans le temps,
avec l’objectif de les augmenter à plus court terme afin de les réduire à plus long terme, en cohérence avec
l’évolution anticipée de la consommation de gaz. Cela permet d’éviter de faire porter au consommateur de demain
les charges d’aujourd’hui.
Dans sa consultation publique, la CRE a présenté trois pistes permettant cette réallocation de charges de capital
dans le temps :
– mettre fin à l’indexation à l’inflation de la BAR en passant à une rémunération de la BAR à un CMPC nominal
et non plus réel ;
– adapter le rythme des amortissements (passage à des amortissements dégressifs, plus élevés au début et
amoindris ensuite), pour que les charges d’amortissement soient plus cohérentes avec la décroissance de la
consommation de gaz ;
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– réduire la durée d’amortissement de certains actifs, dans les cas où cela est pertinent avec leur durée
d’utilisation réelle attendue.
Même si le risque de ciseau tarifaire est bien identifié, la plupart des répondants ne partageaient pas ou pas
complètement les orientations proposées par la CRE. De nombreux répondants craignaient une mise en œuvre trop
brutale à un moment où le tarif est déjà en forte hausse. D’autres considéraient cette évolution impossible à
déployer dans des délais si courts et s’inquiétaient de leur neutralité économique. Enfin, une mise en œuvre
progressive a été évoquée par divers répondants.
La CRE prend acte de l’opposition à une mise en œuvre trop rapide de ces mesures. La CRE considère
notamment que le niveau de hausse tarifaire est déjà particulièrement important et ne permet pas d‘envisager des
mesures d’envergure qui toucheraient l’ensemble des actifs.
Concernant la piste d’une réduction de la durée d’amortissement de certains actifs, comme la CRE l’a indiqué
dans sa consultation publique, elle considère que les situations pertinentes d’application de cette solution ont déjà
fait l’objet des adaptations nécessaires, en particulier concernant les branchements et conduites d’immeubles dans
le tarif ATRD6 de GRDF, et que la plupart des autres investissements dans les canalisations sont liés à l’exutoire
direct du biométhane et devraient donc perdurer davantage. La majorité des acteurs partage cette analyse.
En conséquence, la CRE décide de retenir de manière partielle une des mesures présentées en les appliquant
seulement aux nouveaux actifs qui entreront dans la BAR à partir du 1er juillet 2024 : les nouveaux actifs ne seront
plus réévalués à l’inflation et se verront, en contrepartie, appliquer un CMPC nominal (c’est-à-dire incluant
l’inflation).
Cette mesure a un effet inférieur à 1 % sur la hausse tarifaire.

[Link]. Modalités de calcul de la base d’actifs régulés


La base d’actifs régulés représente la somme des actifs corporels et incorporels immobilisés à l’actif de
l’opérateur (évaluée au 1er janvier de chaque année) :
– la BAR augmente lorsqu’un actif est mis en service ;
– la BAR diminue avec l’amortissement des actifs, ou si un actif est mis au rebut ou cédé.
Valeur d’entrée dans la BAR et réévaluation :
Pour les actifs « dits historiques » entrés dans la BAR jusqu’au 1er juillet 2023 inclus :
La CRE reconduit pour le tarif ATRD7 les modalités de calcul de la BAR en vigueur pour le tarif ATRD6. Le
traitement des actifs pour la définition de la BAR prévisionnelle est différent selon qu’ils ont été mis en service
avant le 1er janvier 2003 ou à partir de cette date.
La date conventionnelle d’entrée des actifs dans l’inventaire est fixée au 1er juillet de chaque année et la date de
sortie des actifs au 30 juin.
Valeur initiale de la BAR au 31 décembre 2002 (actifs entrés en service avant le 1er janvier 2003) :
Les actifs mis en service avant le 31 décembre 2002 sont valorisés à travers l’indexation des coûts historiques
sur l’inflation, selon la méthode suivante :
– les valeurs brutes historiques des actifs sont retraitées des écarts de réévaluation autorisés en 1976, des
subventions reçues au titre de la réalisation de ces investissements, et des participations reçues des
bénéficiaires de ces investissements ;
– ces valeurs brutes retraitées sont réévaluées au 31 décembre 2002 par application de l'indice des prix « PIB
marchand ».
Pour les actifs entrés dans la BAR entre le 1er janvier 2003 et le 1er juillet 2023 inclus :
Les actifs entrés dans la BAR entre le 1er janvier 2003 et le 1er juillet 2023 inclus sont intégrés dans la BAR à leur
valeur brute.
Une fois intégrés dans la BAR, les actifs entrés dans la BAR jusqu’au 1er juillet 2023 inclus sont réévalués au
er
1 janvier de chaque année de l’inflation en glissement de juillet à juillet. Pour cette raison, la CRE utilise un
CMPC réel n’incluant pas l’inflation. L’indice de réévaluation utilisé est l’indice 1763852 des prix à la
consommation hors tabac, pour l’ensemble des ménages résidant en France.
Pour les actifs dits « nouveaux actifs » entrés dans la BAR à partir du 1er juillet 2024 inclus :
La valeur de la BAR est calculée à partir de la valeur nette comptable des actifs en service. La date
conventionnelle d’entrée des actifs dans l’inventaire est fixée au 1er juillet de chaque année de leur mise en service
et la date de sortie des actifs au 30 juin. La CRE applique un CMPC nominal pour les actifs entrant dans la BAR à
partir du 1er juillet 2024.
Pour tous les actifs, indépendamment de la date d’entrée en service, les montants financés par les tiers sont
traités de la même façon qu’en comptabilité :
– lorsque les participations de tiers sont comptabilisées au passif par l'opérateur, en contrepartie de la valeur des
ouvrages enregistrée à l'actif, elles viennent en diminution des valeurs d'actifs intégrées dans la BAR ;
– lorsque les participations de tiers sont comptabilisées par l'opérateur en produits d'exploitation, les actifs sont
intégrés dans la BAR à leur valeur totale et le montant des participations de tiers vient en diminution des
charges d'exploitation à couvrir par le tarif.
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Amortissement des actifs :


Les actifs sont amortis linéairement sur la base de leur durée de vie économique. Les terrains sont pris en compte
à leur valeur historique réévaluée non amortie.
Les durées de vie retenues par la CRE pour les principales catégories d’actifs sont les suivantes :
Catégorie d’actif Durée de vie normative

Canalisations et branchements Entre 30 (11) et 45 ans

Postes de livraison, détente et comptage 40 ans

Compression 20 ans

Autres installations annexes 10 ans

Constructions 30 ans

Actifs sortis de l’inventaire :


Les actifs mis au rebut ou cédés avant la fin de leur durée de vie économique sortent de la BAR et ne donnent
lieu ni à amortissement, ni à rémunération. Le traitement tarifaire des actifs sortis de l’inventaire est détaillé en
partie [Link].

[Link]. Modalités de calcul du coût moyen pondéré du capital


La méthode retenue pour fixer le taux de rémunération des actifs est fondée sur le CMPC à structure financière
normative. En effet, le niveau de rémunération de GRDF doit, d’une part, lui permettre de financer les charges
d’intérêts sur sa dette et, d’autre part, apporter à ses actionnaires une rentabilité des fonds propres comparable à
celle qu’ils pourraient obtenir pour des investissements comportant des niveaux de risque comparables. Ce coût des
fonds propres est estimé sur la base de la méthodologie dite du « modèle d’évaluation des actifs financiers »
(MEDAF).
Dans sa consultation publique, la CRE a proposé de faire évoluer la méthode de calcul du CMPC pour prendre
en compte la forte remontée des taux observée récemment.
Pour déterminer le CMPC applicable pendant le tarif ATRD7, la CRE a proposé de retenir :
– un taux déterminé selon la méthode utilisée pour le tarif ATRD6 et les tarifs précédents, fondée sur l’analyse
de paramètres constatés de long terme (par ex : moyenne 10 ans des taux sans risques) ;
– un taux fondé sur la prise en compte de données économiques plus récentes.
La CRE a précisé dans sa consultation publique que ces taux pourraient être appliqués respectivement aux
anciens et nouveaux actifs ou combinés dans un taux pondéré.
Sur la détermination du niveau du CMPC, les gestionnaires de réseaux et leurs actionnaires sont globalement
favorables à une évolution de la méthode de détermination du CMPC afin de prendre davantage en compte la
hausse récente des taux d’intérêt, tandis que les fournisseurs et associations de consommateurs y sont défavorables,
argumentant que la stabilité de la méthode devrait prévaloir.
Par ailleurs, la plupart des répondants sont défavorables à la mise en place d’un double taux et soutiennent un
taux pondéré.
A la suite de la consultation publique et eut égard à ce qui précède, la CRE décide pour la période tarifaire
ATRD7 de faire évoluer la méthode de calcul du coût moyen pondéré du capital en pondérant deux taux, l’un fondé
sur une analyse de paramètres de long terme (comme dans le tarif ATRD6) et l’autre tenant compte de données
économiques plus récentes.
Cette pondération repose sur une répartition normative de la part respective des anciens actifs et des nouveaux
actifs dans la période tarifaire à venir pour un opérateur gazier.

[Link]. Traitement des actifs sortis de l’inventaire


[Link].1. Traitement des coûts échoués
Par « coûts échoués », la CRE entend la valeur nette comptable des actifs retirés de l’inventaire avant la fin de
leur durée de vie économique, ainsi que les charges relatives aux études techniques et démarches amont qui ne
pourraient pas être immobilisées si les projets ne se réalisaient pas.
Dans le cadre du tarif ATRD6, les coûts échoués étaient traités comme suit, sur présentation des dossiers par les
opérateurs :
– les coûts échoués récurrents ou prévisibles font l’objet d’une trajectoire tarifaire sur la base d’une enveloppe
annuelle ;
– la couverture des autres coûts échoués est examinée par la CRE au cas par cas, sur la base de dossiers
argumentés présentés par GRDF.
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Les coûts à couvrir, le cas échéant, par les tarifs, sont pris en compte à hauteur de leur valeur comptable
déduction faite des éventuels produits de cession.
La CRE estime que le cadre de régulation actuel est bien adapté. Celui-ci permet en effet à la fois d’assurer la
couverture des coûts échoués récurrents de GRDF via une trajectoire incitée, et de traiter au cas par cas la
couverture des coûts échoués exceptionnels, selon le caractère efficace des coûts présentés par l’opérateur.
Par ailleurs, GRDF ne demande pas d’évolution de ce cadre de régulation.
La CRE n’apporte donc pas de modification au cadre de régulation relatif aux coûts échoués pour la période
ATRD7.

[Link].2. Traitement des actifs cédés


Lorsqu’un actif est cédé par un opérateur, il quitte son patrimoine, sort de la BAR et cesse, de fait, de générer des
charges de capital (amortissement et rémunération). Cette cession peut, le cas échéant, générer une plus-value pour
l’opérateur, égale à la différence entre le produit de cession et la valeur nette comptable.
Cas des actifs immobiliers ou de terrains :
Dans le cadre tarifaire prévu dans le tarif ATRD6, dans le cas d’une cession d’actifs immobiliers ou de terrains :
– si la cession donne lieu à une plus-value comptable, le produit de cession net de la valeur nette comptable de
l’actif cédé est intégré à 80 % au CRCP de façon à faire bénéficier les utilisateurs de réseau de la majeure
partie des gains tirés de la revente de ces actifs, dans la mesure où ces utilisateurs en ont supporté les coûts
d’acquisition (le revenu autorisé des opérateurs couvrant l’amortissement annuel et la rémunération des actifs
de la BAR), tout en préservant une incitation pour l’opérateur à maximiser ce gain. Celui-ci conserve en effet
les 20 % du gain restant ;
– une cession donnant lieu à une moins-value comptable fera l’objet d’un examen de la CRE, sur la base d’un
dossier argumenté présenté par l’opérateur.
La CRE envisageait dans sa consultation publique de reconduire le cadre de régulation pour les actifs
immobiliers et terrains cédés prévu dans le tarif ATRD6. La prise en compte dans le tarif des plus-values de
cession est en effet justifiée, considérant que le tarif a participé au financement des actifs concernés. La majorité
des acteurs est favorable à cette reconduction.
En conséquence, la CRE décide de reconduire ce cadre de régulation pour les actifs immobiliers et terrains cédés
pour la période ATRD7.

2.2.3. Compte de régulation des charges et produits


Calcul et apurement :
Le niveau du tarif ATRD est fixé par la CRE à partir d’hypothèses sur le niveau prévisionnel des charges et des
recettes de chaque opérateur. Un mécanisme de régularisation a posteriori, le compte de régularisation des charges
et produits, a été introduit afin de prendre tout ou partie des écarts entre les charges et les produits réellement
constatés et les charges et les produits prévisionnels, sur des postes prédéfinis. Le CRCP protège en conséquence
les opérateurs de la variation de certains postes de coûts ou de recettes en compensant certains déficits, et protège
également le consommateur en permettant la rétrocession de certains surplus. Il est également utilisé pour le
versement des incitations financières résultant de l’application des mécanismes de régulation incitative, calculé sur
la base des résultats constatés.
Calculé au 31 décembre de chaque année N, le CRCP est apuré, dans la limite d’une évolution tarifaire annuelle
associée à cet apurement de + /– 2 % pour la période ATRD6. Dans le cas où cette limite est atteinte et ne permet
pas l’apurement intégral du solde du CRCP dans l’évolution tarifaire de l’année N + 1, le solde non apuré au cours
de l’année N + 1 est reporté à l’année N + 2. En outre, le solde du CRCP constaté en fin de période tarifaire est pris
en compte lors de l’établissement du revenu autorisé de la période suivante. Le solde du CRCP est ainsi remis à
zéro en début de chaque période tarifaire.
Le plafond de + /– 2 % est utilisé depuis plusieurs périodes dans la plupart des tarifs de réseaux d’électricité et de
gaz car il donne une bonne visibilité aux acteurs de marché sur la trajectoire des tarifs pendant la période tarifaire
de quatre ans. Il a fonctionné sans difficulté pendant plus de 10 ans.
Toutefois, la crise gazière en fin de période tarifaire a conduit à un CRCP très élevé pour GRDF, notamment lié à
la hausse des prix de l’énergie, à l’inflation et à la baisse de la consommation de gaz. Ce constat a conduit les
opérateurs, en particulier GRDF, à solliciter une révision des modalités d’apurement lors des évolutions annuelles.
Une majorité de répondants à la consultation publique, dont les opérateurs d’infrastructures, est favorable à
l’ajustement du plafond d’apurement du CRCP à + /– 3 % du fait de la forte incertitude sur certains postes de
charge couverts au CRCP (notamment liée aux charges énergie et aux hypothèses de consommation de gaz, dans
un contexte de décroissance de la demande). La CRE considère qu’un plafond à + /– 3 % permet de concilier les
objectifs de maintien d’une stabilité tarifaire satisfaisante au cours de la période tarifaire et d’un meilleur
apurement du CRCP. Au vu de ces éléments, la CRE décide de relever à + /– 3 % la limite d’une évolution tarifaire
annuelle associée à l’apurement du CRCP.
Dans le cas où cette limite d’apurement est atteinte et ne permet pas l’apurement intégral du solde du CRCP dans
l’évolution tarifaire de l’année N + 1, le solde non apuré au cours de l’année N + 1 est reporté à l’année N + 2. En
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outre, le solde du CRCP constaté en fin de période tarifaire est pris en compte lors de l’établissement du revenu
autorisé de la période suivante.
Neutralité financière du dispositif :
Afin d’assurer la neutralité financière du dispositif, le solde du CRCP au 1er janvier de l’année N + 1 est obtenu
en actualisant le solde du CRCP au 31 décembre de l’année N. Depuis l’introduction du mécanisme du CRCP en
ATRD3, en ATS1 et en ATRT3, ce taux d’actualisation a été défini comme le taux sans risque.
En raison d’un solde de CRCP prévisionnel de fin de période important, plusieurs opérateurs ont demandé une
évolution de ce paramètre. GRDF a demandé que le taux d’actualisation corresponde au CMPC nominal avant
impôts ou au coût nominal de la dette, car il considère devoir supporter des coûts de financement dans l’attente de
l’apurement du CRCP. Teréga a demandé un taux d’actualisation de 3,30 %, intégrant un taux sans risque et une
« prime de confort », qui est un ajustement spécifique du rendement des obligations d’Etat.
La CRE rappelle que la restitution du solde du CRCP est toujours garantie, indépendamment de son niveau. En
outre, le solde de CRCP est apuré, dans un sens ou dans l’autre, à relativement court terme. Ainsi, le niveau de
risque long terme inclus dans le niveau du CMPC ou du coût de la dette n’est pas pertinent pour actualiser le solde
du CRCP. La CRE estime donc que le taux sans risque reste le paramètre pertinent pour l’actualisation du solde du
CRCP.
La CRE a proposé dans sa consultation publique de retenir le taux sans risque appliqué aux nouveaux actifs pour
actualiser le solde du CRCP, en cohérence avec le nouveau cadre de la rémunération des actifs (voir partie [Link])
et le rythme d’apurement du CRCP. La nouvelle méthode de détermination du CMPC prend en effet en compte un
taux sans risque fondé sur des paramètres historiques et un taux sans risque sur des données de court terme qui
s’appliquent respectivement aux actifs historiques et aux nouveaux actifs.
Une partie des répondants à la consultation publique, dont des fournisseurs et des opérateurs d’infrastructures,
sont favorables à la proposition de la CRE dans la consultation publique, c’est-à-dire l’actualisation du CRCP au
taux sans risque court terme.
Certains acteurs (principalement des opérateurs d’infrastructures) sont favorables à la rémunération du CRCP au
CMPC, afin de compenser les coûts de financement dans l’attente de l’apurement du solde du CRCP.
D’autres contributeurs demandent de retenir une rémunération du CRCP au coût de la dette, afin de compenser le
coût d’endettement pour les gestionnaires de réseaux qui peuvent recourir à ce levier financier dans l’attente de
l’apurement du solde du CRCP.
La CRE maintient ses analyses présentées dans la consultation publique et rappelées ci-dessus, et décide
d’actualiser le solde du CRCP au taux sans risque appliqué aux nouveaux actifs durant la période tarifaire ATRD7,
soit un taux de 3,8 %.

2.3. Calendrier tarifaire


2.3.1. Une période tarifaire de quatre ans
Le tarif ATRD6 a été fixé pour une durée d’environ quatre ans. Dans la consultation publique, la CRE
envisageait de maintenir cette durée pour le tarif ATRD7.
Dans leurs réponses à la consultation du 12 octobre 2023, les acteurs de marché se sont déclarés favorables
au maintien de cette durée d’environ quatre ans, considérant, comme la CRE, qu’elle offre au marché de la
visibilité sur l’évolution des tarifs d’infrastructures et qu’elle donne aux opérateurs le temps nécessaire pour
engager des efforts de productivité.
Le tarif ATRD7 s’applique donc pour une durée d’environ quatre ans, à compter du 1er juillet 2024. Il vise à
couvrir les charges des années calendaires 2024 à 2027. Il évolue annuellement, au 1er juillet de chaque année, selon
les modalités décrites au 2.3.3 de la présente délibération.

2.3.2. Clauses de rendez-vous


Clause de rendez-vous à mi-période tarifaire :
Le tarif ATRD7 prévoit, comme c’était le cas dans le tarif précédent, une clause de rendez-vous, activable par
GRDF au bout de deux ans.
Ainsi, les conséquences éventuelles de nouvelles dispositions législatives ou réglementaires ou d’une décision
juridictionnelle ou quasi-juridictionnelle pourront donner lieu à un réexamen de la trajectoire tarifaire pour les deux
dernières années de la période tarifaire (2026 et 2027) si le niveau des charges nettes d’exploitation retenues dans
le tarif ATRD7 se trouve modifié d’au moins 1 %.
Clause de rendez-vous concernant l’impact du futur règlement sur la réduction des émissions de méthane dans le
secteur de l’énergie :
Le tarif ATRD7 prévoit également une clause de rendez-vous pour prendre en compte les charges
supplémentaires qui pourraient être induites par le futur règlement européen sur la réduction des émissions de
méthane dans le secteur de l’énergie. Au vu des incertitudes qui demeurent sur la nature des mesures qui
s’imposeront à GRDF et aux autres opérateurs d’infrastructures gazières et sur les coûts qui en résulteront, la CRE
décide de ne pas fixer de trajectoire de charges a priori sur ce poste. GRDF pourra, une fois le règlement sur la
réduction des émissions de méthane en vigueur, demander le réexamen de sa trajectoire de charges nettes
d’exploitation pour prendre en compte les nouveaux coûts qui seraient directement induits par ce règlement. GRDF
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présentera un dossier dûment étayé à la CRE. Le cas échéant, la CRE pourra par ailleurs prévoir des dispositifs de
régulation incitative dédiés à ces mesures.

2.3.3. Modalités d’évolution annuelle du tarif


Calendrier d’évolution des termes tarifaires :
Depuis le tarif ATRD3, entré en vigueur en 2009, le tarif de distribution de gaz de GRDF évolue au 1er juillet de
chaque année.
Evolution annuelle du niveau des termes tarifaires :
Les charges nettes d’exploitation, les charges de capital normatives, le nombre de clients, les quantités de gaz
distribuées et les souscriptions de capacités peuvent connaître des évolutions prévisionnelles parfois significatives
d’une année sur l’autre. Pour éviter des évolutions trop imprévisibles des tarifs d’utilisation des réseaux, la CRE a
retenu pour le tarif ATRD6 une évolution annuelle mécanique :

Z = IPC + X + k
où :
– Z est la variation de la grille tarifaire au 1er juillet de l’année N exprimée en pourcentage et arrondie à 0,01 %
près ;
– IPC est, pour un ajustement de la grille tarifaire au 1er juillet de l’année N, le taux d’inflation prévisionnel pour
l’année N pris en compte dans le projet de loi de finances de l’année N ;
– X est le facteur d’évolution annuel sur la grille tarifaire fixée par la CRE dans la présente délibération tarifaire,
égal à – 1,9 % ;
– k est l’évolution de la grille tarifaire, exprimée en pourcentage, résultant de l’apurement du solde du CRCP ; k
est compris entre + 2 % et – 2 %.
Compte tenu des réponses à la consultation publique et pour répondre aux demandes de GRDF d’améliorer le
rythme d’apurement du CRCP dans un contexte économique plus incertain, la CRE retient deux évolutions pour le
tarif ATRD7 :
– pour mieux prendre en compte l’effet de l'inflation, la mise à jour tarifaire annuelle pour l’année N prendra en
compte la correction de l’écart d’inflation au titre de l’année N – 1 entre la prévision du projet de loi de
finances (PLF) de l’année N et le niveau réalisé tel que calculé par l’INSEE ;
– le plafonnement des facteurs d’apurement k est fixé à + /– 3 % contre + /– 2 % durant la période tarifaire
ATRD6 comme indiqué dans la partie 2.3.4.
En conséquence, le tarif ATRD7 de GRDF évoluera annuellement, à compter de 2025, le 1er juillet de chaque
année, selon les principes suivants :
a) Le niveau des grilles tarifaires (hors terme Rf) de la composante tarifaire de relève résiduelle et des termes
tarifaires d’injection de gaz renouvelable et bas-carbone évolue au 1er juillet de chaque année N du pourcentage de
variation suivant, par rapport au niveau du tarif en vigueur au 30 juin de l’année N :

Z = IPC + X + k
où :
– Z est la variation de la grille tarifaire au 1er juillet de l’année N exprimée en pourcentage et arrondie à 0,01 %
près ;
– IPC : le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N pris en compte dans le projet de loi de finances
de l’année N auquel est ajouté l’écart entre l’inflation réalisée de l’année N – 1 telle que calculée par
l’INSEE (12) et le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N – 1 pris en compte dans le projet de
loi de finances pour l’année N – 1 ;
– X est le facteur d’évolution annuelle sur la grille tarifaire fixée par la CRE dans la présente délibération
tarifaire, égal à + 1,91 %. Il correspond à l’attrition prévisionnelle progressive de la base de consommation de
gaz pendant le tarif ATRD7, et permet de limiter le risque d’écart croissant entre les recettes et les charges à
couvrir en fin de période tarifaire (voir partie 3.3.1) ;
– k est l’évolution de la grille tarifaire, exprimée en pourcentage, résultant principalement de l’apurement du
solde du CRCP ; k est compris entre + 3 % et – 3 % ;
b) Le terme Rf, défini selon les modalités prévues par la délibération de la CRE no2017-238 du
26 octobre 2017 (13), évolue chaque année selon l’inflation.
En outre, la CRE pourra prendre en compte, lors des évolutions annuelles du tarif ATRD7 de GRDF, des
évolutions de la régulation incitative de la qualité de service de GRDF et des coûts unitaires d’investissements
(ajout, modification ou suppression des indicateurs, objectifs ou incitations financières).
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2.3.4. Calcul du solde de CRCP au 1er janvier de l’année N


Le solde global du CRCP est calculé après la clôture définitive des comptes annuels de GRDF. Il est égal au
montant à verser ou à déduire du CRCP au titre de l’année écoulée (année N – 1) auquel s’ajoute le solde du CRCP
non apuré au titre des années antérieures.
Le montant à verser ou à déduire au CRCP est calculé par la CRE, au 31 décembre de chaque année, en fonction
de l’écart du réalisé, pour chaque poste concerné, par rapport aux montants de référence définis en annexe 1. Tout
ou partie de l’écart est versé au CRCP, la quote-part est déterminée en fonction du taux de couverture prévu par la
présente délibération.
Les postes de charges et de recettes couverts pour tout ou partie au CRCP pour la période ATRD7 sont fixés au
paragraphe 2.4.2 de la présente délibération. Les données comptables présentées par GRDF seront utilisées comme
base des charges et produits réalisés pris en compte à travers le CRCP, quand cela est possible. Le cas échéant, la
prise en compte des différents postes à travers le CRCP sera assortie de contrôles sur le caractère efficace et
prudent des charges engagées. Ces contrôles pourront porter, en particulier, sur les investissements engagés par
GRDF et sur les charges relatives aux pertes et différences diverses. Les conséquences financières des audits
conduits par la CRE seront prises en compte à travers le CRCP.
Le solde prévisionnel du CRCP au 31 décembre 2023 est pris en compte pour l’élaboration des revenus
prévisionnels du tarif ATRD7 et sera apuré sur les 4 ans du tarif. Le solde du CRCP au 1er janvier 2024 est égal à la
différence entre le solde du CRCP définitif (qui sera fixé après la clôture des comptes 2023 de GRDF) et le solde
prévisionnel pris en compte dans le tarif ATRD7. Cet écart sera pris en compte dans l’évolution tarifaire
au 1er juillet 2025. Les montants de référence et les taux de couverture permettant de calculer ce solde définitif sont
définis dans la délibération relative au tarif ATRD6 de GRDF du 20 janvier 2020 (14).

2.3.5. Calcul du coefficient k en vue de l’apurement du solde de CRCP


Calcul du solde de CRCP prévisionnel au 1er juillet de l’année N :
Lors de la mise à jour tarifaire annuelle pour l’année N, le solde de CRCP est calculé au 1er janvier N en se basant
notamment sur les données issues des comptes de GRDF, alors que l’évolution annuelle a lieu le 1er juillet de
l’année N. Pendant les six mois qui séparent ces deux dates, il peut exister des différences entre les recettes
prévisionnelles prévues dans la délibération tarifaire et celles revues des évolutions tarifaires réalisées qui
viendraient modifier le solde de CRCP constaté initialement au 1er janvier (dues à l’apurement prévu dans
l’évolution annuelle précédente). Pour prendre en compte ces différences, la CRE calcule un solde de CRCP
prévisionnel au 1er juillet N en calculant l’apurement prévisionnel permis par le niveau de recettes entre le
1er janvier et le 1er juillet N.
Calcul du coefficient k :
L’évolution du niveau tarifaire annuel, au 1er juillet de l’année N, prend en compte un coefficient k qui vise à
apurer, au 30 juin de l’année N + 1, le solde du CRCP prévisionnel au 1er juillet de l’année N. Le coefficient k est
plafonné à + /– 3 %, comme défini en partie 2.3.3.
Le coefficient k est déterminé de manière ce que l’évolution tarifaire effectivement mise en œuvre permette de
couvrir, dans la limite du plafonnement du coefficient k, la somme des coûts à couvrir suivants :
– le revenu autorisé prévisionnel lissé pour l’année N défini par la présente délibération ;
– l’apurement prévisionnel du solde CRCP, sur l’année N.
Les recettes prévisionnelles résultant de l’application des grilles tarifaires effectivement mises en œuvre sur cette
période sont fondées sur les quantités de gaz distribuées et injectées et le nombre de consommateurs desservis et de
producteurs raccordés prévisionnels de la présente délibération.

2.4. Régulation incitative à la maîtrise des coûts


2.4.1. Régulation incitative des charges d’exploitation
Le tarif ATRD6 prévoyait que les charges nettes d’exploitation, à l’exception de certains postes prédéfinis
difficiles à prévoir ou à maîtriser pour GRDF, font l’objet d’une incitation à 100 %.
Au vu du bilan positif des précédentes périodes tarifaires et de l’appréciation favorable des acteurs formulée
dans le cadre de la consultation publique du 12 octobre 2023, la CRE reconduit ce principe pour le tarif ATRD7.
Ainsi, à l’exception des natures de charges et recettes couvertes en tout ou partie au CRCP, présentées au 2.4.2
de la présente délibération, les écarts par rapport à la trajectoire fixée pour la période ATRD7 seront à la charge ou
au bénéfice de l’opérateur.

2.4.2. Couverture au CRCP de certains postes de charges et recettes


Les tarifs de réseau sont calculés à partir d’hypothèses sur les charges et les recettes qui permettent de définir des
trajectoires d’évolution pour les différents postes. Comme indiqué dans la partie 2.2.3 de la présente délibération,
un mécanisme de régularisation a posteriori, le CRCP, permet de prendre en compte les écarts entre les charges et
les produits réellement constatés, et les charges et les produits prévisionnels sur certains postes préalablement
identifiés, peu prévisibles et peu maîtrisables par GRDF.
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La CRE considère que l’intégration d’un poste au CRCP doit être appréhendée notamment à l’aune des deux
axes suivants :
– la prévisibilité : un poste prévisible est un poste pour lequel il est possible, pour l’opérateur et pour la CRE, de
prévoir, avec une confiance raisonnable, le niveau des coûts supportés et des recettes perçues par l’opérateur
sur une période tarifaire ;
– la maîtrise : un poste maîtrisable est un poste pour lequel l’opérateur est en mesure de contrôler le niveau de
dépenses/recettes au cours d’une année, ou bien dispose d’un pouvoir de négociation ou d’influence quant à
son niveau, si celui-ci découle d’une tierce partie.
Ces principes sont en vigueur depuis plusieurs périodes tarifaires et sont largement soutenus par les acteurs ayant
répondu à la consultation publique. Par ailleurs, le traitement tarifaire ne peut se résumer à une alternative unique
s’agissant de la couverture du poste, entre 100 % et 0 % au CRCP. Ainsi, pour certains postes faiblement
maîtrisables et/ou prévisibles, la CRE considère qu’il est pertinent d’inciter partiellement les opérateurs.
Dans sa consultation publique, la CRE envisageait plusieurs évolutions par rapport à la période ATRD6
concernant la couverture des charges et produits de GRDF par le CRCP :
Charges d’avantage en nature énergie (ANE) :
Les salariés de la branche des industries électriques et gazières (IEG) et les retraités ayant travaillé au moins
quinze ans dans cette branche, dont font partie GRTgaz, Storengy et GRDF, bénéficient d’un tarif préférentiel pour
le gaz et l’électricité (dit « tarif agent »). Chaque entreprise de la branche des IEG et qui emploie des salariés au
statut IEG verse, en contrepartie à EDF et Engie, chaque année un montant visant à couvrir l’écart entre le tarif
agent et le coût que ces deux entreprises indiquent supporter au titre de l’approvisionnement des agents en énergie.
Dans le cadre du tarif ATRD6, ces charges étaient entièrement incitées, comme la majorité des charges
d’exploitation. GRTgaz et Storengy ont demandé qu’elles soient désormais couvertes à 100 % au CRCP pour la
période tarifaire ATRT8, en raison des incertitudes pesant sur les prix de l’électricité et du gaz. GRDF a demandé
que les écarts dus aux effets prix, c’est-à-dire les écarts entre les tarifs de référence en électricité et en gaz choisis
par EDF et ENGIE et les tarifs d’électricité et de gaz fixés pour les agents IEG, soient couverts au CRCP pour la
période tarifaire ATRD7.
Le montant des reversements des gestionnaires d’infrastructures de gaz à EDF et Engie étant fixé dans le cadre
d’un contrat négocié entre les différentes entreprises concernées, la CRE a proposé dans sa consultation publique
de maintenir un cadre de régulation incitatif pour cette compensation. La CRE envisageait également dans la
consultation de maintenir une incitation portant sur les volumes d’énergie consommés, en cohérence avec les
objectifs de sobriété fixés par le Gouvernement.
Un grand nombre d’acteurs évoquent le caractère imprévisible et non maîtrisable des prix de l’énergie pour
justifier une couverture des charges d’ANE au CRCP. Néanmoins, certains acteurs partagent l’analyse de la CRE et
soutiennent que le maintien de cette incitation est justifié dans la perspective de la politique de sobriété énergétique.
La CRE décide de maintenir l’incitation sur la partie « volume » des charges d’ANE, considérant qu’elle est en
partie maîtrisable et prévisible par GRDF en ce que le gestionnaire de réseau de distribution (GRD) peut,
notamment, mener des actions pour inciter les bénéficiaires du tarif agent à adapter leur consommation d’énergie et
que les efforts nationaux de sobriété de consommation promus par les pouvoirs publics s’appliquent également à
ces derniers.
S’agissant des effets prix, la CRE décide de couvrir à 100 % au CRCP les effets liés à l’évolution des prix de
marché de l’énergie et des taxes. Ainsi, elle retient pour la période tarifaire, une référence de prix de l’électricité et
du gaz fondée sur des publications récurrentes et objectives :
– pour l’électricité, les tarifs règlementés de vente de l’électricité (hors effets de bouclier tarifaire) ;
– pour le gaz, le prix repère de vente du gaz, adapté à la consommation moyenne des bénéficiaires du tarif agent
(hors effets de bouclier tarifaire).
L’écart de prix entre la trajectoire prévisionnelle et cette référence, constaté chaque année ex post, sera couvert
au CRCP à 100 %. En revanche, des écarts qui proviendraient du choix d’une référence de prix pour le calcul de
l’ANE différente de celle retenue par la CRE ne seront pas couverts. Les modalités de calcul sont décrites dans
l’annexe 6 confidentielle de la présente délibération.
Recettes tarifaires
Dans sa demande tarifaire, GRDF a demandé que les recettes liées aux termes tarifaires « abonnement » soient
couvertes au moins partiellement au CRCP, compte tenu de leur caractère non maîtrisable.
Dans les tarifs précédents, ATRD6 inclus, seuls les revenus perçus par GRDF sur les termes tarifaires
proportionnels aux quantités de gaz acheminées (et aux souscriptions de capacités depuis l’ATRD6) étaient pris en
compte à 100 % au CRCP. GRDF n’était donc pas exposé au risque de variation de la consommation totale à
assiette de consommateurs constante, mais était incité sur le nombre de consommateurs raccordés à son réseau.
Le contexte de transition énergétique impose de diminuer fortement la consommation de gaz fossile, et les gaz
« verts » ne pourront compenser qu’en partie cette baisse. Dans la consultation publique, la CRE a considéré qu’il
convenait de ne plus inciter GRDF sur le nombre de clients raccordés et a envisagé de prendre en compte à 100 %
au CRCP l’écart entre les recettes prévisionnelles et réalisées relatives aux termes d’abonnement, y compris le
terme de débit normalisé introduit pour le tarif ATRD7.
La majorité des acteurs ayant répondu à la consultation a accueilli favorablement cette proposition.
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La CRE décide de couvrir à 100 % au CRCP les recettes tarifaires de GRDF (hors recettes de relève résiduelle).
Recettes extratarifaires issues des prestations annexes relatives à l’injection de gaz renouvelable et bas-carbone :
Dans sa demande tarifaire, GRDF a demandé que les recettes liées aux prestations annexes relatives à l’injection
de gaz renouvelable et bas-carbone soient entièrement couvertes au CRCP. Les prestations en question
correspondent à la réalisation d’études (dont la prestation « Etude détaillée »), l’analyse de qualité du gaz ainsi
qu’au « service d’injection ». GRDF considère d’une part que ces prestations sont équivalentes aux prestations
récurrentes de location de poste à destination des consommateurs de gaz, et d’autre part qu’il existe une incertitude
sur la trajectoire de la filière.
Compte tenu d’une part de la nature de ces prestations, qui répondent à une disposition réglementaire (par
exemple la prestation « Etude détaillée »), ou revêtent un caractère récurrent (location du bloc d’injection) faisant
déjà l’objet d’une couverture au CRCP pour les prestations à destination des consommateurs, et d’autre part de leur
faible prévisibilité sur la période ATRD7, la CRE a envisagé lors de la consultation publique de couvrir ces charges
à 100 % au CRCP.
La majorité des acteurs consultés a répondu favorablement à cette proposition. La CRE décide de couvrir
à 100 % au CRCP les recettes extratarifaires issues des prestations annexes relatives à l’injection de gaz
renouvelable et bas-carbone de GRDF.
En conséquence, les postes inclus au périmètre du CRCP pour le tarif ATRD7 sont les suivants :
Postes couverts en totalité au CRCP :
L’écart entre l’inflation prévisionnelle prise en compte par la CRE pour les charges nettes d’exploitation et
l’inflation réellement constatée est couvert en totalité au CRCP.
Les charges en totalité couvertes au CRCP sont les suivantes :
– les charges de capital supportées par GRDF, prises en compte à 100 %, à l’exception de celles qui font l’objet
du mécanisme de régulation incitative des charges de capital « hors réseaux » et pour lesquelles seul l’écart
d’inflation est pris en compte ;
– les charges relatives à la contrepartie versée par GRDF aux fournisseurs pour la gestion des clients en contrat
unique selon les modalités prévues par la délibération de la CRE no 2017-238 du 26 octobre 2017
susmentionnée, prises en compte à 100 % ;
– les charges générées par les impayés des consommateurs sur leur part acheminement qui sont portées in fine
par GRDF dans leur totalité à compter de l’année 2016, et pour les consommateurs en offre de marché sur la
période antérieure au 31 décembre 2015, prises en compte à 100 % ;
– le reversement effectué par GRDF aux gestionnaires des réseaux de transport (GRT) au titre de la part du
terme d’injection collecté auprès des producteurs raccordés au réseau de distribution destinée à couvrir les
OPEX associés aux rebours, aux canalisations et aux charges indirectes des GRT (voir paragraphe 4.2.3), pris
en compte à 100 % au CRCP ;
– les coûts échoués ou les moins-values de cession traités au cas par cas dont la CRE approuverait la couverture,
couverts à 100 % au CRCP ;
– les charges d’exploitation liées à l’application du règlement européen concernant la réduction d’émission de
méthane, dont la trajectoire sera fixée par la CRE une fois que le règlement sera adopté.
Les produits en totalité couverts au CRCP sont les suivants :
– les revenus tarifaires perçus par GRDF pris en compte à 100 %, à l’exception des recettes associées au terme
de relève résiduelle ;
– les revenus perçus par GRDF sur les participations de tiers, et les recettes générées par les autres prestations
récurrentes facturées (par exemple, les locations de compteur) notamment celles issues des prestations
annexes relatives à l’injection de gaz renouvelable et bas-carbone, pris en compte à 100 %. En effet, les
revenus correspondants sont d’un montant significatif, les volumes de réalisation sont difficilement prévisibles
et une part importante des coûts correspondants est générée par des dépenses d’investissement couvertes à
travers le CRCP ;
– les pénalités perçues par GRDF pour les dépassements de capacités souscrites pour les consommateurs
bénéficiant des options T4 et TP, reversées à 100 %, de façon à assurer la neutralité financière pour GRDF du
système de pénalités ;
– les revenus perçus par GRDF sur les autres prestations annexes en cas d’évolution des tarifs de ces prestations
en cours de période tarifaire, pour neutraliser l’effet du changement de tarif sur le revenu de GRDF, lorsque
cette évolution est différente de celle issue des formules d’indexation annuelle des tarifs des prestations, y
compris les recettes extratarifaires issues des prestations annexes relatives à l’injection de gaz renouvelable et
bas-carbone.
– le reversement effectué par les GRT à GRDF au titre du terme « capacitaire » du timbre d’injection, collecté
auprès des producteurs raccordés aux réseaux de transport, au titre des charges indirectes de GRDF (voir
paragraphe 4.2.3), pris en compte à 100 % au CRCP.
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Postes couverts en partie au CRCP :


– les charges d'énergie : la trajectoire annuelle de référence est révisée une fois le volume de consommation
connu. Pour inciter GRDF à la maîtrise de ces charges, les écarts entre ce nouveau montant de référence et les
charges réelles de GRDF sont couverts à 80 % par le CRCP ;
– les plus-values réalisées dans le cadre de la cession d’actifs immobiliers ou de terrains, prises en compte à
80 % au CRCP ;
– les écarts de charges d’avantage en nature énergie de GRDF liés exclusivement aux écarts de prix par rapport
à la référence de prix de l’électricité et du gaz retenue par la CRE sont couverts à 100 % au CRCP (voir
annexe 6 confidentielle) ; le reste de ces écarts de charges n’est pas couvert au CRCP ;
– les coûts relatifs au projet « Changement de gaz » (15) :
– les coûts de « SI-communication-pilotage » sont pris en compte à 80 % au CRCP ;
– les coûts d’« intervention chez les consommateurs », et les coûts de remplacement des appareils
incompatibles sont pris en compte à 80 % au CRCP pour les écarts de coûts unitaires, et à 100 % pour les
écarts de volume de conversion ;
– les coûts associés à la conversion des clients inactifs sont pris en compte à 100 % au CRCP.
En outre, les bonus et pénalités résultant des différents mécanismes de régulation incitative décrits dans les
parties suivantes (régulation incitative des investissements au 2.4.3, régulation incitative de la qualité de service au
2.5, et régulation incitative de la recherche et développement (R&D) et de l’innovation au 2.6 de la délibération)
sont versés ou retirés à GRDF via le CRCP.

2.4.3. Régulation incitative des investissements


La CRE reconduit, pour le tarif ATRD7, un principe général de couverture à 100 % à travers le CRCP des écarts
de charges de capital entre les trajectoires prévisionnelles et les trajectoires réalisées et de mécanismes d’incitation
à l’efficacité des dépenses d’investissement de GRDF.
La CRE reconduit, en les adaptant à la marge, les deux mécanismes en vigueur dans le tarif ATRD6 (coûts
unitaires d’investissements dans les réseaux, et dépenses d’investissements « hors réseaux »), et introduit un
principe d’enveloppe pluriannuelle d’investissements, pour inciter GRDF à maîtriser et prioriser ses
investissements dans un contexte de décroissance de la consommation de gaz.

[Link]. Coûts unitaires d’investissements dans les réseaux


Le tarif ATRD6 prévoyait un mécanisme de régulation incitative des coûts unitaires des investissements dans les
réseaux afin d’assurer l’optimisation des coûts des investissements de GRDF dans les réseaux réalisés sous sa
maîtrise d’ouvrage, en tant que gestionnaire de réseau efficace, sans compromettre le choix et la réalisation des
ouvrages nécessaires pour l’exploitation et la sécurité de son réseau.
Le mécanisme s’appuie sur la définition d’un modèle de coûts de référence des ouvrages mis en service par
GRDF, prenant en compte leurs caractéristiques techniques ainsi qu’une évolution tendancielle des coûts au cours
du temps.
Pour chaque année de la période ATRD6, la CRE a évalué la différence entre le coût total des ouvrages mis en
service et le coût total théorique de ces mêmes ouvrages, calculé à partir du modèle de coûts unitaires de référence
appliqué au volume d’investissement effectivement réalisé.
Cette différence, positive ou négative, reflète l’efficacité de l’opérateur pour le volume d’investissement
effectivement réalisé. Elle fait l’objet d’un partage entre l’opérateur et les utilisateurs du réseau :
– les investissements concernés sont intégrés dans la base d’actifs régulés de GRDF à hauteur de leur valeur
réelle, sous réserve des contrôles que la CRE pourrait mener sur le caractère efficace et prudent des coûts
engagés. Les charges de capital liées à ces investissements restent donc couvertes sur la base des dépenses
effectives. Ainsi, le consommateur final bénéficie ou couvre sur l’ensemble de la durée de vie de l’actif la
performance de l’opérateur via des CCN moindres ou supérieures ;
– il est ensuite appliqué, via le CRCP, un bonus ou un malus équivalent à 20 % de l’écart entre le coût total
théorique correspondant au volume réalisé des ouvrages et le coût réel total constaté. Ce mécanisme a donc
pour effet d’inciter GRDF à maîtriser ses coûts unitaires d’investissement, sans remettre en cause le volume
des investissements réalisés. Cette incitation annuelle est plafonnée à + /– 9 M €.
Au sein de chacune de ces 13 catégories, le coût de chaque investissement est modélisé par :
– une part fixe (qui ne dépend pas de l’année de mise en service) ;
– une part variable en fonction de la longueur de la canalisation concernée et/ou du nombre d’unités (qui ne
dépendent pas de l’année de mise en service) ;
– un coefficient annuel d’évolution moyenne des coûts unitaires (identique pour toutes les catégories
d’ouvrages, et évoluant chaque année).
Sur la période ATRD6, ce mécanisme portait sur la plus grande partie des investissements de réseaux de GRDF.
Les investissements de GRDF concernés par ce mécanisme sont répartis en 13 catégories et représentaient un total
de 411 M € en 2020, sur un total de 715 M € hors projet Gazpar, soit environ 57 %.
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Dans sa consultation publique, la CRE a présenté un bilan du dispositif de régulation incitative des coûts
unitaires d’investissements pour la période ATRD6. Au regard de ce retour d’expérience, la CRE a proposé de
reconduire le dispositif en le faisant légèrement évoluer. La grande majorité des contributeurs à la consultation
publique s’est montrée favorable au maintien du dispositif et aux évolutions proposées par la CRE, considérant
qu’il incitait GRDF à optimiser ses investissements dans les réseaux, sans en réduire le volume, au bénéfice des
consommateurs finals.
Adaptations du dispositif pour la période ATRD7 :
La CRE reconduit pour la période ATRD7, le dispositif de régulation incitative des coûts unitaires
d’investissements dans les réseaux, et procède aux adaptations décrites dans les paragraphes suivants.
Niveau de référence 2020-2022 :
GRDF demandait que les coûts unitaires de référence pour la période tarifaire ATRD7 reposent sur la base des
coûts définitifs de 2022 et 2023 (qui seront connus fin 2025 ou début 2026), considérant que les années 2020 et
2021 sont trop atypiques en raison de la crise du Covid-19.
Dans la consultation publique, la CRE a exprimé ses réserves quant à cette demande, considérant qu’elle
reviendrait à fixer les objectifs a posteriori et de manière rétroactive pour les années 2024 et 2025. La CRE a de
plus rappelé que l’impact de la crise sanitaire sur les coûts unitaires 2020 et 2021 a été modéré (1,5 %) et a donc
proposé de maintenir les modalités en vigueur de détermination de la référence des coûts unitaires, c’est-à-dire sur
les coûts définitifs observés en 2020, 2021 et 2022.
Certains acteurs se sont exprimés en défaveur de la proposition de la CRE, considérant que ces années de
référence n’étaient pas représentatives du contexte inflationniste survenu à partir de mi-2022 et des hausses de
coûts à venir. Un acteur s’est toutefois exprimé en faveur de cette référence, considérant que les années 2020 et
2021 n’étaient pas suffisamment atypiques pour modifier les règles actuelles.
La CRE considère que la référence 2020-2022 n’est pas défavorable à GRDF, dans la mesure où elle prend en
compte les conséquences économiques de la crise sanitaire observées en 2021 et en 2022, et certains effets
conjoncturels que GRDF considère comme directement liés à la dégradation de sa performance en 2022 (en
particulier la densification des travaux en milieu urbain, liés notamment aux jeux Olympiques et au Grand Paris
Express).
Pour la période tarifaire ATRD7, la CRE retient pour recaler les coûts associés à chaque catégorie incitée les
années 2020 à 2022. La CRE introduit toutefois la possibilité d’actualiser, à son initiative, le niveau de référence à
mi-période ATRD7, en fonction de l’évolution constatée de l’environnement des coûts dans la régulation incitative
sur 2023 et 2024.
Les valeurs des paramètres ainsi que les coefficients annuels d’évolution moyenne des coûts unitaires sont
définis dans une annexe confidentielle à la présente délibération.
Segments d’investissements incités :
GRDF demandait également de fusionner plusieurs catégories d’investissements, considérant qu’ils présentaient
des similarités très fortes en termes de nature d’actes ou d’inducteurs de coûts.
La CRE considère que deux de ces catégories peuvent être effectivement fusionnées (« Renouvellement
branchements (et réseaux associés) » et « Renouvellement réseaux (et branchements associés) ») en une unique
catégorie « Renouvellement réseaux et branchements », car elles présentent des coûts unitaires proches et
recouvrent des opérations techniques et des matériaux semblables.
Elle considère toutefois que la fusion des quatre autres catégories (« Raccordement des lotissements », à
fusionner avec « ZI ZAC ZA » ; et « Raccordement – 6 et 10 m3/h – avec extension > 35m » à fusionner avec
« Raccordement – 16 m3/h et plus – avec extension ») serait de nature à faire perdre de la visibilité sur la
performance de GRDF. En particulier, les secteurs d’activité associés à ces catégories (respectivement le
résidentiel et le tertiaire) connaîtront des dynamiques différentes pendant la prochaine période tarifaire, comme le
met en évidence la trajectoire prévisionnelle de clients et de quantités de gaz acheminé (voir partie 3.2).
Les acteurs s’étant exprimés sur ce point sont favorables à la fusion de catégories d’investissement présentant de
fortes similitudes. La CRE retient, dans la régulation incitative et pour la période ATRD7, la fusion des catégories
« Renouvellement branchements (et réseaux associés) » et « Renouvellement réseaux (et branchements associés) »
et maintient la distinction pour les quatre autres catégories d’investissements susmentionnées, pour lesquelles elle
considère que les divergences observées le justifient.
Un contributeur à la consultation publique a également considéré qu’il serait pertinent de faire figurer plus
explicitement les investissements liés au développement des gaz verts. La CRE introduit pour la période ATRD7 le
suivi sans incitation financière d’une nouvelle catégorie d’investissement « Maillage », en addition à la catégorie
« Raccordement de site de production de biométhane » introduite également sans incitation financière dans le tarif
ATRD6. Cela permettra d’étudier la mise en place d’une incitation financière lors du tarif ATRD8 pour ces deux
catégories d’investissement liées au biométhane.

[Link]. Incitation à la maîtrise des coûts pour les investissements « hors réseaux »
Les opérateurs d’infrastructures de distribution et de transport de gaz sont incités à maîtriser leurs charges de
capital normatives au même titre que leurs charges d’exploitation sur un périmètre de charges dites « hors
réseaux » comprenant des actifs tels que l’immobilier, les véhicules et les systèmes d’information (SI). S’agissant
de GRDF, ce cadre de régulation a été introduit dans le tarif ATRD5 et reconduit pour le tarif ATRD6.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

Ces postes de charges sont par nature susceptibles de donner lieu à des arbitrages entre investissements et
charges d’exploitation. Ce mécanisme incite les opérateurs à optimiser globalement l’ensemble de leurs charges sur
ces trois postes de coûts. Il consiste à définir, pour la période tarifaire, la trajectoire d’évolution des charges de
capital, qui sont exclues du périmètre du CRCP à l’inflation près (16). Les gains ou les pertes réalisés sont donc
conservés à 100 % par l’opérateur pendant la période tarifaire. En fin de période tarifaire, la valeur effective des
immobilisations est prise en compte dans la BAR, ce qui permet, pour les périodes tarifaires suivantes, un partage
des gains ou des surcoûts avec les utilisateurs des infrastructures.
Dans sa consultation publique, la CRE a proposé de reconduire le mécanisme de régulation incitative à la
maîtrise des investissements « hors réseaux », considérant que le retour d’expérience sur les dernières périodes
tarifaires a montré que ce mécanisme de régulation incitait de manière efficace les opérateurs à maîtriser leurs
charges. La CRE envisageait toutefois de le faire évoluer en intégrant le projet « SAP S/4HANA » dans le
périmètre du « socle » de la régulation incitative, ayant constaté que sa mise en œuvre avait commencé en 2023, et
qu’une part significative des ressources avait déjà été engagée (près de 20 M €), de telle manière que la situation ne
justifiait plus une exclusion du projet du périmètre du cadre de régulation incitative pour la période ATRD7.
Par ailleurs, la CRE a identifié deux projets ayant subi un décalage partiel de la période ATRD6 sur la période
ATRD7, et pour lesquels GRDF demandait à nouveau une trajectoire de coûts prévisionnelle (télé-exploitation et
OSCAN). Ces projets devant se réaliser ou se poursuivre sur la période ATRD7, la CRE envisageait de retraiter les
charges de capital normatives associées aux deux projets ayant subi un décalage partiel de la période ATRD6 aux
montants de la trajectoire prévisionnelle de GRDF pour la période ATRD7.
Une majorité de répondants s’est exprimée en faveur de la reconduction du mécanisme pour la période ATRD7.
Certains acteurs se sont toutefois interrogés sur la pertinence d’inclure certains projets informatiques, au regard
notamment des enjeux de digitalisation du réseau et de l’ampleur économique et opérationnelle de certains projets.
GRDF a notamment considéré que les risques de calendrier associés au projet SAP S/4HANA justifiaient
le maintien « hors socle » du projet pour la période ATRD7. Certains fournisseurs, en revanche, ont considéré qu’il
n’était pas pertinent d’exclure certains projets du socle.
La CRE considère que les dépenses SI dans leur ensemble, y compris celles liées au projet SAP S/4HANA et les
dépenses de cybersécurité, doivent rester incitées au même titre que les autres dépenses hors réseaux, en raison de
la possibilité d’arbitrage entre investissements et charges d’exploitation.
Par conséquent, la CRE reconduit pour le tarif ATRD7 le mécanisme de régulation incitative à la maîtrise des
investissements « hors réseaux » de GRDF et réintègre au sein du périmètre du mécanisme tous les projets qui en
étaient exclus pendant le tarif ATRD6.
La CRE retraite également les charges de capital normatives prévisionnelles à hauteur des sommes non
dépensées au cours de la période ATRD6 concernant les deux projets ayant subi un décalage partiel sur la période
ATRD7, pour un montant total de 3,9 M €.
Pendant la période ATRD7, les charges de capital pour les actifs dits « hors réseaux » incités seront calculées à
partir des valeurs prévisionnelles définies dans la partie [Link] de la présente délibération. En fin de période
tarifaire, la CRE mènera une analyse des trajectoires de mise en service des investissements concernés afin de
s’assurer que les gains éventuels réalisés au cours de la période tarifaire n’ont pas pour contrepartie des charges
plus élevées pour les périodes tarifaires suivantes, du fait par exemple de retards de certains projets.
Le montant estimé des investissements « hors réseaux » soumis à cette régulation incitative pour GRDF s’élève
à 662,9 M € sur la période ATRD7 (165,7 M € par an en moyenne, environ 15 % du total des investissements
prévus dans la trajectoire de l’opérateur pour le tarif ATRD7).

[Link]. Régulation incitative relative à la priorisation des investissements


Dans le contexte de la transition énergétique, la baisse tendancielle de la consommation de gaz, plus rapide que
celle des coûts, pourrait conduire à un effet ciseau sur le tarif unitaire. La CRE considère que ce contexte appelle à
la maîtrise des charges et des investissements des gestionnaires de réseaux. Mis à part les investissements liés à
l’intégration des gaz verts, les gestionnaires de réseaux devraient optimiser la gestion de leurs actifs et prioriser
leurs investissements sur les dépenses nécessaires pour assurer l’exploitation et la sécurité du réseau.
A ce titre, dans sa consultation publique, la CRE envisageait d’instaurer dans le tarif ATRD7 un mécanisme
incitant GRDF à maîtriser et à prioriser son volume d’investissements.
La CRE envisageait de fixer une enveloppe d’investissements sur la période tarifaire, au niveau de la demande
de GRDF. Les investissements au-delà de cette enveloppe, mis à part ceux liés aux gaz verts, donneraient lieu à une
rémunération réduite de l’opérateur au moyen d’un partage de l’écart par rapport à l’enveloppe. Ainsi 20 % de cet
écart serait mis à la charge de GRDF, mais les investissements effectivement réalisés intègreraient néanmoins la
BAR dans leur totalité.
Une majorité de contributeurs à la consultation publique s’est exprimée en défaveur de cette proposition.
Certains acteurs, notamment GRDF et plusieurs autorités organisatrices de la distribution de gaz (AODG) ont en
effet mis en avant que ce mécanisme pourrait constituer une contrainte sur les investissements de GRDF, dans la
mesure où les contrats de concession entre GRDF et les autorisés concédantes comprennent des engagements
relatifs à la réalisation d’investissements sur leur périmètre de concession. Certains acteurs ont également répondu
que la majorité des investissements de GRDF relèvent d’obligations réglementaires ou de mise en œuvre de la
transition énergétique, via le raccordement de producteurs de biométhane et le renforcement des réseaux de
distribution. Enfin, certains répondants considèrent que ce mécanisme dépasse les compétences de la CRE et remet
en question celles des autorités concédantes dans leur gestion de leurs actifs de réseau.
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Certains acteurs considèrent toutefois que dans le contexte de transition énergétique, il est indispensable que les
contrats de concession soient cohérents avec les politiques publiques et que les investissements soient limités à ce
qui est strictement nécessaire pour assurer la sécurité du réseau et accélérer le raccordement du biométhane. Enfin,
un acteur a indiqué que si ce mécanisme était instauré, une clause de réévaluation en cours de période tarifaire
pourrait permettre de prendre en compte d’éventuelles évolutions réglementaires et le développement réel des gaz
verts.
La CRE rappelle que l’objectif de ce dispositif n’est pas de valider les investissements de GRDF, mais qu’il
s’agit uniquement d’un mécanisme de régulation incitative visant à accompagner GRDF dans un objectif de
maîtrise de la trajectoire globale des coûts, rendu particulièrement important par le contexte de réduction de la
consommation. GRDF peut, dans les faits, dépasser cette enveloppe pluriannuelle, ses investissements seront
intégralement intégrés dans la BAR. Par ailleurs, le niveau de l’enveloppe envisagée par la CRE, correspondant à la
demande du GRD, ne remet pas en question les engagements de GRDF vis-à-vis des autorités concédantes tels que
connus et définis dans les contrats de concession ni ne saurait faire obstacle à l’intégration des gaz verts.
Au vu des enjeux forts du contexte de transition énergétique, la CRE introduit, pour la période ATRD7, le
mécanisme envisagé dans la consultation publique. L’enveloppe d’investissements est déterminée au niveau de la
demande de GRDF pour la période ATRD7, soit 4 367,1 M € courants pour la période. Le niveau total de
l’enveloppe sera corrigé annuellement en fonction du volume de gaz bas-carbone et renouvelable effectivement
installé. Les dépenses prévisionnelles de raccordements et de renforcement des réseaux seront corrigées
respectivement des dépenses réalisées et des dépenses validées par la CRE dans le cadre de sa compétence de
validation. Les investissements réalisés par GRDF au-delà de cette enveloppe feront l’objet d’un partage à la fin de
la période ATRD7, GRDF supportera alors un malus égal à 20 % de l’écart entre la trajectoire et les dépenses
réalisées. Les investissements effectivement réalisés intègreront toutefois la BAR dans leur totalité, pour autant
qu’ils correspondent à des investissements efficaces.
La CRE introduit également une clause de rendez-vous, activable par la CRE au bout de deux ans si elle estime
que de nouvelles dispositions législatives, réglementaires, ou des décisions juridictionnelles ou quasi-
juridictionnelles peuvent entraîner des conséquences sur les investissements prévisionnels de GRDF. Le cas
échéant, la CRE pourra procéder à un réexamen de la trajectoire d’investissements de GRDF pour les deux
dernières années de la période tarifaire.
Au terme de la période tarifaire, la CRE mènera un retour d’expérience détaillé sur la mise en œuvre de ce
nouveau dispositif introduit dans le tarif ATRD7.

2.5. Régulation incitative de la qualité de service


La régulation incitative de la qualité de service de GRDF a pour objectif d’améliorer la qualité du service rendu
aux utilisateurs des réseaux de distribution dans les domaines considérés comme particulièrement importants pour
le bon fonctionnement du marché du gaz.
Lors de deux ateliers publics organisés le 20 mai et le 13 septembre 2023, les services de la CRE ont présenté
des orientations préliminaires sur la qualité de service du biométhane, des activités d’acheminement et de
comptage. La CRE a, par la suite, présenté dans sa consultation publique un bilan du dispositif de régulation
incitative de la qualité de service depuis 2008 ainsi que des propositions d’évolution. Dans cette consultation, la
CRE relevait notamment que la qualité de service de GRDF a significativement progressé pour atteindre un niveau
de qualité de service globalement satisfaisant.
Dans leurs réponses, les acteurs de marché ont partagé ce bilan positif et approuvé la démarche de la CRE
concernant la poursuite d’objectifs ambitieux en matière de qualité de service.
Les indicateurs de qualité de service ainsi que les objectifs fixés et les incitations financières associées sont
détaillés dans les annexes 2 et 3 de la présente délibération.

2.5.1. Rappel et bilan


Pour la période tarifaire ATRD6, la qualité de service de GRDF est suivie au moyen de 48 indicateurs, dont 21
sont incités financièrement. Un certain nombre d’indicateurs sont dédiés à la qualité de service spécifique du projet
de comptage évolué Gazpar (15 indicateurs dont 6 sont incités financièrement). Ces indicateurs ont été fixés par la
CRE après une large consultation des acteurs de marché, dans l’objectif d’améliorer la qualité de service et de
favoriser le bon fonctionnement du marché au vu des enjeux de la période.
Les incitations financières reposent sur l’établissement d’un objectif de référence. La performance de GRDF, en
fonction de l’atteinte ou non de cet objectif, génère des bonus ou malus. Ces derniers sont par ailleurs plafonnés.
Depuis 2016, GRDF élabore et publie sur son site internet un rapport annuel d’analyse qualitative de sa
performance (17).
Depuis l’introduction d’une régulation de la qualité de service en 2008, les résultats de GRDF ont
significativement progressé et GRDF a atteint un niveau de qualité de service globalement satisfaisant, démontrant
ainsi l’efficacité du mécanisme.
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Sur la période ATRD6, la performance de GRDF est globalement en demi-teinte. Si la performance du système
de comptage de Gazpar a dépassé les objectifs fixés par la CRE, la CRE observe des performances en deçà des
objectifs pour les indicateurs associés à l’activité d’acheminement. La CRE note en particulier :
– s’agissant des indicateurs relatifs à l’acheminement :
– une performance en deçà des objectifs qu’elle a fixés ou en dégradation sur les indicateurs relatifs au
respect du délai de réalisation des mises en service ainsi que sur la gestion des flux de données (publication
des index notamment) transmis aux fournisseurs ;
– une tendance à l’augmentation des amplitudes du compte d’écart distribution (CED) par fournisseur et par
fréquence de relève (voir partie 2.7) ;
– le maintien à un haut niveau de performance de la disponibilité du portail fournisseur ;
– s’agissant des indicateurs spécifiques au système de comptage Gazpar :
– pour les indicateurs relatifs à la mesure et la publication des index : une tendance à la baisse de la
performance entre 2017 et 2020, en lien avec l’accroissement du nombre de compteurs Gazpar posés, puis
une amélioration continue à partir de 2021 pour finir au-dessus de l’objectif fixé ;
– pour les indicateurs relatifs à la disponibilité du portail client ainsi que les données associées : une
amélioration continue de la performance et l’atteinte durable d’un niveau proche de 100 % ;
– pour l’indicateur relatif à la part des compteurs silencieux (depuis 3 mois ou plus) : une difficulté à atteindre
l’objectif de 0,5 % fixé par la CRE à partir de la deuxième phase du projet.
Ces performances se traduisent dans les montants des bonus/malus attribués à GRDF depuis le début de la
période ATRD6 en 2020. Ainsi, en matière d’incitation financière, sur l’ensemble des indicateurs, GRDF s’est
acquitté d’un malus de – 714 k € sur la période 2020-2022. Ce montant se décompose en (i) une pénalité de
– 3,4 M € sur la qualité de service liée à l’activité d’acheminement de GRDF (hors Gazpar) et (ii) un bonus de
+ 2,7 M € sur la performance Gazpar.

Figure 1. – Niveau des incitations financières depuis 2010 (18)


2.5.2. Adaptation de la régulation incitative de GRDF
En 15 ans d’application, le cadre de régulation incitative de la qualité de service de GRDF a démontré son
efficacité et a atteint un haut niveau d’exigence sur les dernières périodes tarifaires. Par ailleurs, malgré la légère
dégradation observée durant la période ATRD6, les derniers résultats de GRDF ne semblent pas montrer de défaut
sur les niveaux des objectifs associés à chaque indicateur. Toutefois, pour rester efficaces, les indicateurs et les
incitations associées doivent évoluer de manière régulière, en fonction des résultats obtenus et des enjeux nouveaux
qui apparaissent.
En outre, la CRE considère que la décroissance de la consommation de gaz et du nombre de clients ne doit pas
s’accompagner d’une dégradation de la qualité de service. A cet égard, s’agissant des indicateurs relatifs à l’activité
d’acheminement de GRDF (i.e. hors comptage évolué), la CRE a identifié trois priorités :
– le respect des délais de réalisation des prestations de mise en et hors service ;
– la relation avec le fournisseur, à travers la transmission des données nécessaires au bon fonctionnement du
marché (index de consommation issus ou non des compteurs évolués et autres flux) ;
– le traitement des réclamations, qui fait actuellement l’objet d’insatisfaction de la part des acteurs, et qui
n’atteint pas les objectifs fixés.
Par ailleurs, le déploiement massif du compteur Gazpar sur le territoire de GRDF a pris fin en 2023. Avec la pose
de plus de 11 millions de compteurs évolués, ce compteur permettra notamment d’améliorer la fiabilité de la
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facturation des consommateurs grâce à la relève à distance des index de consommation (télérelève). A ce titre, la
performance de la chaîne communicante du système de comptage associant, d’une part, les compteurs aux
infrastructures informatiques de GRDF et, d’autre part, les infrastructures SI de GRDF aux acteurs du marché
(consommateurs, fournisseurs, tiers), doit poursuivre son amélioration.
Enfin, l’enjeu majeur de la croissance des gaz renouvelables dans les réseaux conduit la CRE à envisager le
renforcement du cadre de régulation de la qualité de service sur cette thématique.
A cet effet, la CRE a proposé dans sa consultation publique des évolutions du dispositif de régulation incitative
de la qualité de service. Elles visent principalement à renforcer le dispositif en adaptant le niveau d’incitation dans
certaines thématiques et à modifier le périmètre de régulation afin de tenir compte de l’évolution des activités et de
la performance de GRDF et des attentes et besoins des utilisateurs de réseaux.

[Link]. Indicateurs relatifs à l’activité d’acheminement de gaz de GRDF


Adaptation du niveau d’incitation de certains indicateurs :
Dans sa consultation publique, la CRE a proposé d’adapter les niveaux d’incitation de certains indicateurs
portant sur les thématiques suivantes :
– le respect des délais d’intervention lors de la réalisation des prestations relatives à la mise en/hors service des
points de comptage et d’estimation (PCE) et le traitement en M + 1 des rejets de flux (pour des raisons
fonctionnelles ou techniques à la suite d’un contrôle automatique dans le système d’information de GRDF) du
mois M transmis aux fournisseurs : la CRE a proposé de renforcer le dispositif en doublant les incitations pour
mettre fin à la dégradation de la performance observée sur la période ATRD6 ;
– la « Relation avec le fournisseur » avec la mise en place d’une incitation asymétrique sur l’indicateur relatif à
la disponibilité du portail fournisseur avec la suppression du bonus. Cette modification s’explique par une
performance durablement au-dessus de l’objectif de référence fixé par la CRE.
La majorité des acteurs de marché s’est montrée favorable à ces orientations. En revanche, certains gestionnaires
de réseaux sont opposés au principe d’une incitation asymétrique qu’ils considèrent comme une régulation
« punitive » pour l’opérateur.
La CRE considère qu’étant donné l’historique de l’indicateur relatif à la disponibilité du portail fournisseur
(performance de près de 99,95 % sur la période ATRD6), l’évolution vers une incitation asymétrique est pertinente.
En effet, les incitations asymétriques permettent de maintenir au niveau atteint, lorsqu’il est jugé satisfaisant,
l’incitation à la performance de l’opérateur tout en évitant les effets d’aubaine.
En conséquence, pour la période ATRD7, la CRE :
– double les niveaux d’incitation des indicateurs « Taux de mises en service (MES) réalisées dans les délais
demandés », « Taux de mises hors service (MHS) réalisées dans les délais demandés » et « Taux de traitement
des rejets du mois M en M + 1 » ;
– introduit une régulation asymétrique pour l’indicateur « Taux de disponibilité du portail Fournisseur ».
Traitement des réclamations :
Dans sa consultation publique, la CRE a proposé de renforcer l’incitation de GRDF à améliorer le traitement de
ses réclamations. La CRE a proposé, pour la période ATRD7 :
– d’inciter GRDF sur le traitement des réclamations dans un unique délai de 15 jours calendaires pour
l’ensemble des réclamations : GRDF étant le seul gestionnaire de réseaux national dont l’incitation sur le délai
de traitement des réclamations est différenciée selon sa provenance ;
– pour cet indicateur, de renforcer le niveau de l’incitation en cohérence avec celui d’Enedis ainsi que fixer un
niveau d’objectif de 96 % (objectif actuel sur l’indicateur mesurant le traitement, sous 15 jours calendaires,
des réclamations provenant des fournisseurs) ;
– d’inciter financièrement l’indicateur « Taux de réclamations multiples ». Dans le cadre du groupe de travail
gaz (GTG), certains acteurs ont alerté la CRE sur l’augmentation des « rebonds » à la suite du traitement des
réclamations. Cet indicateur vise à inciter GRDF sur la qualité des premières réponses apportées lors du
traitement des réclamations.
Concernant l’incitation de GRDF à traiter l’ensemble de ses réclamations dans un délai unique de 15 jours
calendaires, la majorité des acteurs du marché est favorable à la proposition de la CRE. GRDF y est en revanche
opposé et estime qu’une telle réforme contraindrait fortement son organisation, considérant que l’objectif proposé
en consultation publique (96 %) n’est pas adapté à son organisation actuelle.
La CRE estime que sur la période tarifaire ATRD7, GRDF sera en mesure de traiter l’ensemble de ses
réclamations sous 15 jours à l’instar d’autres gestionnaires de réseaux. En particulier, la CRE considère que la fin
du déploiement massif du compteur évolué Gazpar va entraîner une baisse des réclamations clients notamment
liées à la mesure des index. Toutefois, la CRE partage l’analyse de GRDF selon laquelle la recherche d’un objectif
cible ambitieux dès 2024 pourrait générer des surcoûts. A ce titre, la CRE adapte la trajectoire d’objectifs en
introduisant une trajectoire plus progressive (un objectif de 93 % en 2024 pour atteindre l’objectif cible de 96 % en
2027).
S’agissant de l’indicateur relatif aux rebonds de réclamations, la totalité des acteurs est favorable à la
proposition. Certains acteurs demandent d’étendre le suivi de cette thématique en introduisant, sans incitation
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financière associée, le suivi d’indicateurs plus fins (par exemple, selon la provenance ou la nature de la
réclamation).
La CRE considère que la multiplication du suivi d’indicateurs peut altérer la lisibilité du cadre de régulation
incitative. La CRE encourage les acteurs à échanger sur le suivi d’indicateurs dans le cadre de concertation GTG.
Enfin, dans un contexte de fin de déploiement massif du compteur évolué Gazpar, GRDF demande de supprimer
les indicateurs actuellement suivis sans incitation financière et relatifs au volume et au taux de réclamations liées au
déploiement des compteurs évolués.
La CRE estime que, dans la mesure où GRDF fournit déjà les volumes mensuels de réclamations qu’il reçoit par
le biais d’autres indicateurs suivis (selon la provenance et la nature, dont les réclamations liées à Gazpar), ces
indicateurs apportent peu d’informations utiles et peuvent être supprimés.
Au regard de ces éléments, pour la période ATRD7, la CRE :
– introduit un indicateur « Taux de réponses aux réclamations dans les 15 jours calendaires » et supprime les
deux indicateurs « Taux de réponses aux réclamations des fournisseurs dans les 15 jours calendaires » et
« Taux de réponses aux réclamations des consommateurs dans les 30 jours calendaires » ;
– introduit un indicateur « Taux de réclamations multiples » ;
– supprime les indicateurs suivis « Nombre de réclamations de clients finals ou de fournisseurs liées au
déploiement des compteurs communicants, par nature » et « Taux de réclamations de clients finals ou de
fournisseurs liées au déploiement des compteurs communicants ».
Amplitude des comptes d’écart distribution :
Dans sa consultation publique, la CRE a proposé de modifier les modalités de calcul et d’incitation des deux
indicateurs relatifs à l’amplitude des comptes d’écart distribution, à savoir :
– modifier le calcul de l’indicateur relatif aux amplitudes de CED (selon le volume annuel des CED plutôt que
selon la somme des amplitudes mensuelles) ;
– faire évoluer l’objectif de l’indicateur « Amplitudes des CED par fréquence de relève et fournisseur ».
La majorité des acteurs ayant contribué est favorable aux évolutions proposées par la CRE.
La CRE retient ces propositions pour la période ATRD7 et modifie le libellé de l’indicateur « Amplitude des
comptes d’écart distribution (CED) » par « Volume annuel des comptes d’écart distribution (CED) ».
Performance du système de comptage Gazpar – Accès aux données journalières de consommation :
Dans sa consultation publique, et dans le contexte de fin du déploiement massif du projet Gazpar, la CRE a
proposé :
– de réhausser le niveau de l’objectif de l’indicateur relatif à la mesure des index cycliques sur le périmètre des
compteurs communicants pour tenir compte de la performance observée sur la période ATRD6 ;
– de renforcer l’incitation (doublement des bonus et pénalités) sur le « Taux d’index cycliques calculés 3 fois et
plus » sur le périmètre des compteurs communicants ;
– s’agissant de l’accès aux données de consommation, de substituer l’indicateur incité financièrement « Taux de
mise à disposition des données aux clients finals » par l’indicateur relatif à la transmission des données
journalières de consommation » avec un objectif de 99 %.
La quasi-totalité des acteurs est favorable aux propositions de la CRE. S’agissant de l’indicateur relatif à la
transmission des données journalières de consommations, bien que favorables, certains fournisseurs ont alerté sur
un décalage entre la qualité des données reçues et le résultat de l’indicateur concerné, en particulier s’agissant de la
complétude de ses données. Ainsi, ils préconisent le suivi d’autres indicateurs pour compléter le dispositif sans
pour autant faire de propositions concrètes. Concernant l’objectif associé à l’indicateur relatif à la transmission des
données de consommation, GRDF demande de l’adapter en se fondant sur la performance passée.
La CRE considère que l’accès à une donnée de consommation journalière fiable, complète et reçue dans les
délais constitue un enjeu majeur dans la réussite du projet Gazpar. Le retour des acteurs sur cette thématique met en
évidence que la régulation incitative telle que proposée ne permet pas de capter la performance complète du GRD
dans ce domaine.
En conséquence, à l’instar des travaux menés en électricité, la CRE demande à GRDF d’inscrire ce sujet au
programme des travaux des instances de concertations du GTG afin de construire un indicateur consolidé avec les
utilisateurs d’ici la fin de l’année 2025.
Concernant l’objectif de l’indicateur, la CRE estime que GRDF doit atteindre, à terme, une performance de 99 %
au pas hebdomadaire. La CRE décide d’ajuster à la marge le niveau de l’objectif cible afin de le rendre plus
progressif et cohérent avec la performance observée en 2022. Cet indicateur remplace un indicateur existant
mesurant la performance du système de comptage Gazpar. A ce titre, la CRE décide de le plafonner selon les
modalités précisées dans l’annexe 3 de la présente délibération.
Par ailleurs, la poursuite des travaux portant sur les projets de comptage évolué des entreprises locales de
distribution (ELD) a permis de constater une bonne performance des GRD s’agissant de la publication des index
mensuels. En particulier, la CRE constate que la performance de GRDF pour cet indicateur est au global au-dessus
de l’objectif fixé par la CRE (99,5 %). A cet égard, la CRE considère pertinent d’adapter l’objectif associé à
l’indicateur « Taux de publication des index aux fournisseurs sur le périmètre des compteurs communicants » et
décide de fixer un objectif plus ambitieux de 99,7 %.
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Au regard de ces éléments, la CRE décide, pour la période ATRD7 :


– d’adapter le niveau de l’objectif de l’indicateur « Taux de publication des index aux fournisseurs sur le
périmètre des compteurs communicants » ;
– de doubler l’incitation (bonus et pénalités) associée à l’indicateur « Taux d’index cycliques calculés 3 fois et
plus sur le périmètre des compteurs communicants » ;
– d’introduire l’indicateur incité financièrement « Taux de publication des données journalières de
consommation » et de supprimer l’indicateur « Taux de mise à disposition des données aux clients finals ».
Autres adaptations :
Dans sa consultation publique, la CRE a également proposé de faire évoluer l’objectif de l’indicateur relatif à la
publication des index par OMEGA pour les relèves 6M (i.e. relève semestrielle – consommateur non équipé d’un
compteur évolué Gazpar) afin de tenir compte de la réduction des utilisateurs non équipés de compteur Gazpar.
Aucun acteur ne s’est opposé à cette évolution. La CRE retient cette proposition pour la période ATRD7.
Enfin, sur la base de la performance passée, la CRE décide de rehausser l’objectif cible de l’indicateur « Taux de
mise hors service (MHS) réalisées dans les délais demandés » à 96,5 % contre 95,5 % sur la période ATRD6.

[Link]. Indicateurs relatifs à l’injection de gaz renouvelable et bas-carbone


La CRE a introduit dans le tarif ATRD6 de GRDF et des ELD le suivi des indicateurs suivants (non incités
financièrement) :
– délai de réponse aux études détaillées pour les porteurs de projet biométhane ;
– nombre de réclamations à la suite du raccordement des installations de biométhane.
Compte tenu de l’augmentation du nombre de sites de production de biométhane raccordés sur les réseaux
gaziers, la CRE considère que le maintien de conditions optimales pour ces sites est un enjeu majeur pour GRDF et
les gestionnaires de réseaux de manière générale.
La CRE a ainsi, à l’occasion d’un atelier organisé le 10 mai 2023 sur la montée en puissance des gaz
renouvelables et bas-carbone, interrogé les acteurs concernés sur les indicateurs pertinents à prendre en compte
pour contrôler la qualité de service des opérateurs.
Au cours de cet atelier, les participants ont confirmé l’importance des problématiques identifiées par la CRE
concernant la baisse tendancielle de la consommation de gaz qui entretient des incertitudes sur l’exutoire de la
production de gaz renouvelable et bas-carbone. Les participants ont également partagé une volonté d’accélération
du raccordement des installations et de développement de solutions de flexibilités.
Au vu des enjeux identifiés et des retours de l’atelier susmentionné, la CRE a proposé d’introduire et de modifier
plusieurs indicateurs de qualité de service dédiés aux sites de production de gaz renouvelables et bas-carbone.
Dans sa consultation publique, la CRE envisageait tout d’abord d’étendre les indicateurs existants à l’ensemble
des gaz renouvelables et bas-carbone, et d’inciter financièrement les deux indicateurs existants dans le tarif ATRD6
(« Délai de réponse aux études détaillées pour les porteurs de projet de biométhane » et « Nombre de réclamations
consécutives au raccordement d’une installation de biométhane »).
La CRE envisageait également d’introduire pour suivi (sans incitation financière) de nouveaux indicateurs de
qualité de service afin de suivre plus précisément la performance de GRDF sur l’injection de gaz renouvelable et
bas-carbone sur son réseau. Ce suivi est par ailleurs cohérent compte tenu de l’existence d’un suivi de GRDF sur
les délais de raccordement des consommateurs finals (« Respect des délais de raccordement des sites de production
de gaz renouvelables et bas-carbone » et « Respect des délais de mise en service des renforcements associés au
développement des gaz renouvelables et bas-carbone »).
Enfin, la CRE envisageait dans sa consultation publique la création d’un indicateur relatif aux volumes de gaz
renouvelables et bas-carbone écrêtés. En effet, la CRE a pu remarquer des incertitudes sur l’exutoire de la
production de gaz renouvelables et bas-carbone, du fait d’une consommation de gaz tendanciellement en baisse.
L’indicateur envisagé par la CRE vise à suivre l’évolution du nombre de zones et de producteurs concernés par
l’écrêtement de leur production. L’objectif serait d’analyser les circonstances d’écrêtements locaux (modulation
saisonnière ou intra-mensuelle, évolution temporelle et géographique du phénomène…), dans l’attente de la
réalisation d’investissements de renforcement du réseau validés par la CRE.
La majorité des répondants partage les enjeux présentés par la CRE et est favorable aux évolutions envisagées.
Un fournisseur a demandé l’incitation dès le tarif ATRD7 des nouveaux indicateurs biométhane dont la CRE
envisage l’introduction.
Compte tenu des réponses à la consultation publique, la CRE décide, pour le tarif ATRD7 de GRDF :
– d’inciter financièrement deux indicateurs actuellement suivis, à savoir :
– l’indicateur relatif au délai de réponse aux études détaillées pour les porteurs de projet ;
– l’indicateur relatif au nombre de réclamations à la suite du raccordement des installations ;
– d’introduire, pour suivi et sans incitation financière, trois nouveaux indicateurs :
– un indicateur relatif au respect des délais de raccordement des sites de production de gaz renouvelables et
bas-carbone ;
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– un indicateur relatif au respect des délais de mise en service des renforcements associés au développement
des gaz renouvelables et bas-carbone ;
– un indicateur relatif aux volumes de gaz renouvelables et bas-carbone écrêtés.
Concernant l’indicateur relatif aux volumes de gaz renouvelables et bas-carbone écrêtés, compte tenu des
développements SI induits par l’introduction d’un tel indicateur, la CRE diffère son introduction au 1er juillet 2025.
Lors des précédents tarifs, la CRE a généralement introduit de nouveaux indicateurs pour suivi sans incitation
financière dans un premier temps, afin de permettre la collecte, la remontée et l’analyse des données de
performance avant d’établir le niveau d’incitation associé. Dans un premier temps, les trois nouveaux indicateurs
ne seront pas incités financièrement, afin de tenir compte des retours d’expérience permis lors de la période tarifaire
ATRD7. Ces indicateurs sont décrits dans l’annexe 2 de la présente délibération.
Synthèse des indicateurs de la qualité de service incités financièrement pour la période ATRD7 :

Indicateurs relatifs à l’activité d’acheminement

Nombre de rendez-vous planifiés non respectés par GRDF

Taux de mises en service (MES) réalisées dans les délais demandés

Taux de mises hors service (MHS) réalisées dans les délais demandés

Taux de raccordements réalisés dans les délais convenus

Taux de réponses aux réclamations dans les 15 jours calendaires

Taux de réclamations multiples

Taux de disponibilité du portail Fournisseur

Volume annuel des comptes d’écart distribution (CED)

Amplitude des comptes d’écart distribution (CED) par fréquence de relève et par fournisseurs

Taux de publication par OMEGA pour les relèves JJ/JM

Taux de publication par OMEGA pour les relèves MM

Taux de publication par OMEGA pour les relèves 6M

Taux d’écart de périmètre contractuel des fournisseurs alternatifs

Taux de traitement des rejets du mois M en M + 1

Indicateurs relatifs à l’injection de gaz renouvelable et bas-carbone

Nombre de réclamations consécutives au raccordement d’une installation de gaz renouvelables et bas-carbone

Délai de réponse aux études détaillées pour les porteurs de projet de gaz renouvelables et bas-carbone

Indicateurs relatifs au système de comptage évolué

Taux de publication des index aux fournisseurs sur le périmètre des compteurs communicants

Taux d'index cycliques mesurés sur le périmètre des compteurs communicants

Taux d'index mesurés sur demandes contractuelles sur le périmètre des compteurs communicants

Taux d'index cycliques calculés 3 fois et plus sur le périmètre des compteurs communicants

Taux de publication des données journalières de consommation

Taux de disponibilité du portail client

[Link]. Indicateurs relatifs à l’environnement


Le tarif ATRD6 comportait deux indicateurs relatifs à l’environnement, non incités financièrement, de suivi des
émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère (en équivalent CO2) rapportées au volume de gaz acheminé et
de suivi des fuites de méthane émises dans l’atmosphère.
Compte tenu des incertitudes associées sur le règlement européen sur les émissions de méthane, en cours
d’élaboration durant les travaux ATRD7, la CRE n’a pas envisagé d’évolution des indicateurs en vigueur.
Néanmoins, elle pourra adapter le cadre de régulation associé à ces émissions une fois que le règlement européen
sera adopté (voir partie 2.3.2). Les objectifs et incitations liées aux émissions de gaz à effet de serre pourront être
mis en place dans le même temps.
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2.6. Régulation incitative de la R&D et de l’innovation


2.6.1. Régulation incitative de la R&D
Dans un contexte d’évolution rapide du paysage énergétique, les gestionnaires de réseaux doivent disposer des
ressources nécessaires pour mener à bien leurs projets de recherche et développement et d’innovation (R&D&I),
essentiels pour fournir un service efficace et de qualité aux utilisateurs et faire évoluer leurs outils d’exploitation de
leurs réseaux. Les gestionnaires de réseaux se doivent, quant à eux, d’utiliser efficacement et de manière
transparente ces ressources.
Afin de satisfaire ces deux exigences, la régulation incitative de la R&D&I s’appuie actuellement, pour
l’ensemble des opérateurs, sur :
– une trajectoire de coûts de R&D&I incitée de manière asymétrique, qui peut être révisée à mi-parcours : en fin
de période tarifaire, les montants non dépensés sur la période sont rendus aux consommateurs tandis que les
dépassements de trajectoires restent à la charge des opérateurs ;
– la transmission annuelle à la CRE d’informations techniques et financières pour l’ensemble des projets en
cours et terminés et la publication d’un rapport public bisannuel.
La CRE a proposé dans sa consultation publique de maintenir les modalités d’incitation du tarif ATRD6, qui
permettent de ne pas inciter les opérateurs à arbitrer entre des économies sur leurs dépenses de R&D&I et la
préparation de l’avenir. Par ailleurs, la mise à jour de la révision de la trajectoire à mi-parcours permet d’offrir plus
de souplesse aux opérateurs de réseaux dans l’adaptation de leur programme de R&D&I.
Enfin, le dispositif de guichet smart grids pour les opérateurs d’infrastructures de gaz, mis en place pour la
période tarifaire ATRD6, n’a pas été utilisé. La CRE a proposé dans sa consultation publique de ne pas le
reconduire pour la période tarifaire ATRD7.
La majorité des répondants ne s’est pas exprimée sur le cadre de régulation de la R&D&I, mais davantage sur le
niveau de charges de cette thématique (voir partie 3.1.3). Les acteurs s’étant exprimés sur ce sujet y sont
favorables, considérant que le fait que ces charges soient suivies à part des autres charges permet d’inciter les
opérateurs à réaliser les actions de R&D nécessaires à la préparation de l’avenir selon une logique de maîtrise
budgétaire.
Un acteur considère par ailleurs qu’il pourrait être pertinent de conserver le guichet smart grids, quand bien
même il n’a pas été utilisé lors de la période tarifaire précédente.
La CRE décide de reconduire le cadre de régulation incitative de l’innovation et de la R&D&I pour la prochaine
période tarifaire et de supprimer le dispositif de guichet smart grids de mi-période.

2.6.2. Régulation incitative de l’innovation : favoriser l’innovation à l’externe


Lors de ses différentes délibérations ou rapports thématiques, la CRE a formulé un certain nombre de demandes
aux gestionnaires d’infrastructures de gaz pour faciliter les usages innovants sur leurs réseaux. Or, les délais de
mise en œuvre par les gestionnaires de réseaux de certaines des nouvelles actions requises par les textes ou
demandées par la CRE ne sont pas toujours satisfaisants et parfois incompatibles avec le besoin d’innovation du
secteur. La CRE considère que la mise en œuvre de ces actions dans les délais impartis est essentielle, dans un
contexte marqué par des transformations rapides du système gazier.
Dans sa consultation publique, la CRE a proposé d’introduire, pour le tarif ATRD7 et dans le cadre de régulation
de GRDF, le dispositif de régulation incitative sur les délais de mise en œuvre des actions prioritaires qu’elle a mis
en place dans le cadre du TURPE 6 HTA-BT (19), du TURPE 6 HTB (20) et du tarif ATRD6 des ELD de gaz (21).
Ce dispositif incite les gestionnaires de réseaux à respecter les délais de mise en œuvre d’un nombre limité
d’actions identifiées par la CRE comme « prioritaires ». Il associe un délai d’exécution à chacune de ces actions et
le versement de pénalités en cas de non-réalisation de ces actions prioritaires dans les délais impartis.
Afin que GRDF dispose de la réactivité nécessaire à l’innovation, la CRE a précisé que cette liste d’actions
prioritaires ne serait pas figée en début de période tarifaire et pourrait être alimentée pendant toute la période du
tarif ATRD7 de GRDF en cohérence avec des évolutions législatives et réglementaires, les chantiers prioritaires
identifiés par la CRE et après consultation des acteurs de marché.
La plupart des acteurs s’étant prononcés sur ce point sont favorables à l’introduction de ce dispositif. Certains
acteurs soulignent toutefois que les travaux de R&D s’établissent souvent sur le temps long et que la mise en œuvre
de certaines actions ne peut pas toujours faire l’objet d’un calendrier précis.
La présente délibération introduit donc, pour la période ATRD7, un dispositif de régulation incitative au respect
des délais d’exécution par GRDF d’actions identifiées par la CRE comme prioritaires et qui repose sur :
– une liste réduite d’actions prioritaires ayant vocation à intégrer le dispositif : afin de disposer de la réactivité
nécessaire à l’innovation, cette liste d’actions prioritaires ne sera pas figée en début de période tarifaire et
pourra être alimentée pendant toute la période du tarif ATRD7 de GRDF en cohérence avec des évolutions
législatives et réglementaires, les chantiers prioritaires identifiés par la CRE et après consultation des acteurs
de marché ;
– un délai d’exécution associé à chacune des actions, en fonction des textes de nature législative et
réglementaire lorsque l’action est requise par ces textes, ou établi en concertation avec GRDF et les acteurs de
marché lorsqu’il s’agit d’actions en lien avec des chantiers jugés prioritaires par la CRE ;
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– le versement d’une pénalité en cas de non-réalisation de ces actions prioritaires dans les délais impartis, en ce
qu’elle constitue un frein à un accès efficace aux réseaux et au bon fonctionnement du marché entraîne le
versement d’une pénalité. Calculé de manière mensuelle, le montant de cette pénalité est progressif, afin de
pénaliser plus fortement les retards importants. Les montants sont les suivants :
– pour une action mise en œuvre dans les 6 mois suivant la date retenue par la CRE, une pénalité de 25
000 €/mois de retard est appliquée ;
– pour une action mise en œuvre dans les 6 à 12 mois suivant la date retenue par la CRE, la pénalité est portée
à 50 000 €/mois de retard pour les mois au-delà du 6e mois ;
– pour une action mise en œuvre au-delà de 12 mois suivant la date retenue par la CRE, la pénalité est portée
100 000 €/mois de retard pour les mois au-delà du 12e mois ;
– le montant global de l’ensemble des pénalités versées par GRDF sera plafonné à 250 000 € par an.
Aucune action n’est intégrée à ce stade dans ce mécanisme pour la période ATRD7. Des actions pourront être
intégrées au mécanisme en cours de période en suivant le processus décrit précédemment.

2.7. Régulation incitative relative aux pertes et différences diverses


Les pertes et différences diverses correspondent à la différence entre les quantités livrées par les GRT en entrée
du réseau de distribution, les quantités de biométhane injectées sur le réseau de distribution et les quantités
effectivement facturées aux consommateurs sur ce réseau. Elles proviennent :
– de la marge d’imprécision du comptage du gaz au niveau des postes transport à l’interface avec le réseau de
distribution et au niveau des postes clients (biais de comptage), ainsi que d’autres incertitudes liées
notamment à la conversion des volumes lus sur les compteurs en énergie. En effet, la conversion du volume de
gaz (en m3) en quantité d’énergie (en kWh), fondée sur la composition chimique du gaz, entraîne des
différences entre les quantités de gaz mesurées aux points d’interface transport distribution (PITD) et les
quantités prises en compte lors de la relève des compteurs des consommateurs finals ;
– des pertes non techniques telles que les fraudes, les écarts entre l'index enregistré au départ d'un
consommateur et celui enregistré à l'arrivée de son successeur, les erreurs de relevé, les erreurs dans les
fichiers de facturation, etc. ;
– des pertes techniques liées au remplissage des réseaux neufs, aux purges des ouvrages avant intervention et
aux agressions des ouvrages en service lors de travaux ou à d’éventuelles fuites.

2.7.1. Description du dispositif


Pour compenser les pertes et différences diverses, GRDF achète en amont des quantités de gaz sur le marché de
gros, correspondant à un taux de pertes théorique. Ces achats intègrent le poste « pertes et différences diverses »
(PDD) qui se compose des catégories suivantes :
– les charges d’achats d’énergie qui sont calculées de manière prévisionnelle pour la période tarifaire au même
titre que l’ensemble des charges d’exploitation. Les volumes prévisionnels sont valorisés aux prix de gros à
terme au moment de l’élaboration du tarif. Ces charges intègrent également le coût de transport du gaz de la
place de marché (PEG) aux PITD ;
– le compte inter-opérateurs (CIO) entre GRDF et les gestionnaires des réseaux de transport qui permet de
régulariser les écarts de comptage aux PITD. Il est nul en prévisionnel ;
– le compte d’écarts distribution avec les fournisseurs, qui permet de s’assurer a posteriori, sur la base des
relevés des consommateurs finals, que chaque fournisseur paie bien le gaz effectivement consommé par ses
clients (le gaz compensé étant valorisé à un prix de marché).
Le compte écart distribution permet de comptabiliser les écarts entre les quantités livrées aux clients et les
quantités allouées par GRDF.
Au moment des relevés, on constate que les quantités livrées aux clients diffèrent des quantités allouées : les
écarts sont liés notamment aux erreurs de comptage et de profilage. Il faut alors régulariser la situation auprès des
fournisseurs (remboursement des quantités de gaz acheminées en excès ou facturation des quantités manquantes au
prix spot) : c’est le rôle du compte d’écart distribution. Il existe un CED par fournisseur et par fréquence de relève.
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Figure 2. Décomposition du Compte d’écart distribution (source GRDF)


Les PDD réelles, qui sont la différence entre les enlèvements GRT et les relevés fournisseurs, correspondent
donc à la somme des PDD achetées par GRDF et des CED.
GRDF n’est pas incité directement sur le niveau des charges d’énergie prévisionnelles fixées dans le tarif : en
effet, des facteurs (prix du gaz et volumes distribués), sur lesquels GRDF n’a pas de maîtrise, peuvent avoir un
impact sur ce montant. Pour cette raison, les charges réalisées sont couvertes intégralement au CRCP. En revanche,
afin d’inciter GRDF à maîtriser ces charges, le tarif définit une trajectoire de référence, fondée sur un volume de
référence (produit des quantités réellement distribuées et un taux de perte théorique) et un prix de référence
(calculé sur la base des prix de gros constatés pour un panier de produits de référence prédéfini). L’écart entre les
charges réelles et la trajectoire de référence était incité à 20 % dans le tarif ATRD6.
Dans sa consultation publique, la CRE a envisagé de maintenir le principe de la régulation incitative des PDD en
conservant la force de l’incitation au niveau de celle du tarif ATRD6.
Aucun acteur ne s’est montré défavorable au maintien des principes et du niveau d’incitation de la régulation
incitative des PDD.
La CRE reconduit les principes de régulation incitative des PDD pour le tarif ATRD7. Les taux de pertes
proposés par la CRE en consultation publique ont été accueillis favorablement par tous les répondants.
Le calcul du montant de référence ex post reste donc le suivant :
– le volume de référence est calculé comme le produit des quantités réellement distribuées et un taux de perte
théorique défini au paragraphe 2.7.2 ;
– le prix de référence est calculé sur la base des prix de marché constatés pour un panier de produits de référence
prédéfini (défini dans l’annexe 5 confidentielle).
L’écart entre ce montant de référence et les charges réalisées de GRDF est incité à hauteur de 20 %.
Toutefois, la CRE a pu constater dans son bilan de la période ATRD6, qu’elle a présenté en consultation
publique, que GRDF maîtrise insuffisamment les volumes des CED, du fait notamment de l’absence de révision en
cours de période tarifaire de ses prévisions d’achats et de mauvaises prévisions de l’affectation des consommations
aux clients en échec successif de relève. A ce titre, la CRE considère qu’il est important que GRDF maîtrise mieux
le volume des CED, et par conséquent la prévision des volumes de gaz à acheter sur le marché. La CRE propose
d’introduire des indicateurs de qualité de service dédiés (voir partie 2.5.2).

2.7.2. Taux de pertes théoriques retenus


Le taux de pertes théoriques est réévalué par la CRE pour chaque période tarifaire, en fonction notamment des
performances réalisées de l’opérateur.
Les taux de pertes de référence pour la période ATRD6 sont présentés dans le tableau suivant, ainsi que les taux
de pertes constatés.
(en % des quantités distribuées) 2020 2021 2022 2023

Taux de pertes théoriques délibération ATRD6 0,50 % 0,48 % 0,46 % 0,45 %

Taux de pertes réalisé 0,56 % 0,51 % 0,11 % -

Pour la période ATRD7, GRDF propose un taux de référence de 0,45 % constant sur toute la période. Ce taux
correspond au taux de pertes théorique de l’année 2023, qui intégrait les gains générés par les compteurs Gazpar
mis en service à cette date : en effet, parmi les bénéfices attendus du déploiement des compteurs Gazpar figure la
réduction des pertes non techniques liées notamment aux consommations clients sans contrat de fourniture.
La CRE estime que les écarts observés entre les taux de pertes de référence sur la période ATRD6 et les taux de
pertes réalisés sur la période sont en partie liés à des erreurs et décalages d’estimation de consommation, et que
l’année 2022 est particulièrement atypique. De plus, GRDF estime qu’il peut exister un effet de report de pertes sur
les années consécutives à 2022. Par conséquent, la CRE a envisagé, lors de la consultation publique, de retenir
comme base le taux de pertes de référence de 2023 en appliquant les gains Gazpar attendus sur la période ATRD7,
avec le déploiement diffus de compteurs additionnels. Ces taux de pertes ont été accueillis favorablement par tous
les répondants à la consultation publique.
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La CRE retient donc pour la période ATRD7 les taux de pertes théoriques suivants :
(en % des quantités distribuées) 2024 2025 2026 2027

Taux de pertes théoriques 0,44 % 0,44 % 0,44 % 0,44 %

2.8. Régulation incitative des charges relatives au projet « Changement de gaz »


Une partie de la région des Hauts-de-France est actuellement alimentée par du gaz naturel à bas pouvoir
calorifique (ci-après « gaz B »), issu principalement du gisement de Groningue aux Pays-Bas. La déplétion
progressive du gisement (dont l’arrêt de la production a en outre été décidé par le gouvernement des Pays-Bas) ne
permet pas d’envisager la prolongation du contrat d’approvisionnement entre les Pays-Bas et la France au-delà de
son terme actuel en 2029. Afin d’assurer la continuité d’approvisionnement du 1,3 million de consommateurs de
cette région, il est nécessaire de convertir le réseau de gaz naturel pour lui permettre d’accepter le gaz à haut
pouvoir calorifique (ci-après « gaz H ») qui alimente le reste du territoire français. Ce projet implique notamment
pour GRDF, outre des travaux d’adaptation de son réseau et la création d’un SI dédié à l’opération, de réaliser des
interventions de contrôle, d’adaptation et de réglage des équipements des consommateurs raccordés à son réseau. Il
représente environ 500 M € de charges d’exploitation et 50 M € d’investissements pour GRDF entre 2021 et 2029.
Par ailleurs, la loi de finances pour 2019 (22) a introduit l’obligation pour GRDF de faciliter le remplacement
des appareils ne pouvant être adaptés, dans le cadre du projet de conversion, notamment au moyen d’une prise en
charge financière par le tarif ATRD des coûts de remplacement de ces appareils, dans la limite de montants
plafonds définis par décret (23) et d’un périmètre des bénéficiaires précisé par arrêté (24).

2.8.1. Cadre de la régulation incitative des charges relatives


au projet « Changement de gaz » pour la période ATRD6
Sur la base du retour d’expérience de la phase pilote (2016-2020), la CRE a défini, dans sa délibération du
11 mars 2021 (25), les modalités de couverture des charges d’exploitation pour la phase de déploiement industriel
pour la période ATRD6 (2021-2023).
Le cadre de régulation défini à cette occasion consiste à inciter GRDF à maîtriser l’ensemble des coûts
d’exploitation, à savoir les coûts d’intervention chez le client, les coûts de remplacement des appareils et les coûts
SI-communication-pilotage, à travers une couverture partielle des écarts entre la trajectoire réalisée et la trajectoire
de référence avec une prise en compte de 80 % de cet écart via le CRCP.
En revanche, compte tenu des incertitudes sur certains modes opératoires et sur les volumes d’appareils à adapter
chez les consommateurs, le cadre retenu prévoit une couverture totale des risques associés au nombre total de
consommateurs à convertir et au volume d’appareils à remplacer, sur lesquels GRDF dispose d’une marge de
manœuvre très limitée.
Le montant de référence de l’année N, dont l’écart avec la trajectoire réalisée est pris en compte à 80 % via le
CRCP, correspond ainsi à la somme :
– des charges d’exploitation SI-communication-pilotage de référence de l’année N révisées de l’inflation
réalisée ;
– du produit des coûts unitaires d’intervention et de remplacement des appareils incompatibles révisés de
l’inflation réalisée et des volumes réalisés (en année N) d’interventions et de remplacement des appareils
incompatibles.
La CRE considère que, durant la période ATRD6, l’opération de changement de gaz s’est bien déroulée. Depuis
2022, le projet monte en charge et GRDF a su maintenir le rythme de conversion. GRDF, qui intervient au-delà de
son périmètre de responsabilité habituel, a été performant tant en termes de coûts qu’en termes de relation avec les
clients. Les enquêtes de satisfaction montrent des taux de satisfaction supérieurs à 95 % pour les phases
d’inventaire et de réglage sur les années 2021-2022. La CRE considère que GRDF respecte ses engagements et
opère de façon satisfaisante pour l’ensemble des parties prenantes.

2.8.2. Adaptation du cadre pour la période ATRD7


Au vu des résultats satisfaisants de la période ATRD6, la CRE a proposé dans sa consultation publique de
reconduire la régulation incitative du projet « Changement de gaz », tout en actualisant le niveau des coûts unitaires
de référence sur la base de la trajectoire de charges d’exploitation retenue par la CRE pour ce projet pour la période
ATRD7. La majorité des acteurs a émis un avis favorable à cette proposition. Néanmoins, certains acteurs y sont
opposés, craignant un impact négatif pour les usagers du fait d’une limitation des dépenses.
La CRE considère que le cadre de régulation a été efficace sur la période ATRD6, dans la mesure où GRDF a été
incité à maîtriser ses coûts tout en assurant la satisfaction des parties prenantes et décide donc sa reconduction sur
la période ATRD7.
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Dans sa demande initiale, GRDF estime les charges d’exploitation du projet de changement de gaz à 353 M € sur
la période ATRD7. Ces charges sont de trois natures :
– des charges de « SI-communication-pilotage », dédiées, notamment, à la communication mise en place par
GRDF, au développement du SI lié au projet de conversion et au pilotage du projet. La plupart de ces charges
sont indépendantes du nombre de conversions réalisées ;
– des charges d’ « intervention chez les consommateurs », hors charges de remplacement des appareils
incompatibles, qui dépendent directement du nombre de consommateurs à convertir durant la période, en lien
avec l’ensemble des prestations que GRDF doit réaliser sur les appareils des consommateurs ;
– des charges de « remplacement des appareils incompatibles », qui correspondent au coût associé au
remplacement du matériel pour les appareils pour lesquels aucun réglage ni adaptation ne permet le
fonctionnement au gaz H.
Au terme de ses analyses, et tenant compte du décret du 21 décembre 2023 relatif aux aides financières pour le
remplacement des appareils incompatibles (26), la CRE retient les coûts unitaires et trajectoires de référence
suivants pour la couverture des différents coûts associés au projet de conversion de GRDF pour la période
ATRD7 :
– le coût unitaire d’intervention chez le consommateur retenu est de 210,25 €2022/an/client ;
– le coût unitaire de remplacement des appareils incompatibles retenu est de 4 037,71 €2022/appareil ;
– la trajectoire de coûts de SI et pilotage (correspondant à l’ensemble des charges hors intervention chez le
client et remplacement des appareils dans le graphique plus bas) est présentée dans le tableau ci-dessous :
M €2022 2024 2025 2026 2027

Charges d’exploitation SI-communication-pilotage – période ATRD7 22,6 25,0 20,0 13,3

Comme pour la période 2020-2022, et afin que les coûts associés soient couverts par le tarif ATRD, y compris
éventuellement après 2029, la CRE retient une couverture complète via le CRCP des coûts associés à la conversion
des clients inactifs.

3. Niveau des charges à couvrir et trajectoire d’évolution du tarif d’utilisation


du réseau de distribution de gaz naturel de GRDF
3.1. Niveau des charges à couvrir
3.1.1. Demande tarifaire de GRDF et principaux enjeux de l’opérateur
Dans sa demande tarifaire, GRDF anticipe que la période 2024-2027 sera à nouveau marquée par des niveaux
élevés de prix de l’énergie et d’inflation en raison du contexte géopolitique en Europe. GRDF considère également
que le contexte réglementaire récent, défavorable au gaz naturel notamment dans le logement et le bâtiment
tertiaire (RE2020, décret tertiaire, classement des réseaux de chaleur urbains) contribuera à accélérer la baisse de la
consommation de gaz et du nombre de clients, déjà constatée dans le tarif ATRD6.
Par ailleurs, GRDF anticipe la poursuite du soutien public à la filière du biométhane et des gaz renouvelables et
bas-carbone et à son essor en France, avec un objectif affiché dans sa demande tarifaire de 50 TWh de capacité
d’injection de biométhane atteint à l’horizon 2030.
Dans ce contexte, GRDF indique que sa demande tarifaire vise à répondre aux enjeux suivants :
– le maintien d’un outil industriel performant et sûr, en respectant les nouvelles obligations réglementaires, et
l’adaptation de ses systèmes d’information à de nouvelles exigences, notamment de cybersécurité ;
– la contribution aux objectifs européens de transition énergétique et l’accompagnement de plusieurs filières
professionnelles (mobilité, bâtiment, production de gaz) et des collectivités locales (via le déploiement du
nouveau modèle de contrat de concession) dans leur transition énergétique ;
– la poursuite d’un programme de R&D dans les domaines de la sécurité et de la performance opérationnelle, les
gaz renouvelables, les « smart grids » et la sécurité aval ;
– le ralentissement de l’érosion du portefeuille de clients, et ce malgré la baisse tendancielle constatée de la
consommation et du nombre de consommateurs ;
– la poursuite du projet « Changement de gaz » dans les Hauts-de-France, avec notamment la conversion de la
métropole lilloise en 2025-2026 ;
– de manière générale, l’adaptation de GRDF à ces enjeux en matière de compétences techniques et
managériales.
Depuis la consultation publique, GRDF a mis à jour sa trajectoire de charges nettes d’exploitation (voir partie
3.1.3).
Les charges nettes d’exploitation annuelles moyennes pendant la période ATRD7 hors énergie augmentent de
19 % par rapport au niveau atteint en 2022.
La prise en compte des enjeux identifiés par GRDF conduit l’opérateur à demander un total de charges nettes
d’exploitation et de charges de capital d’environ 3 939 M € par an, soit une hausse de 18 % par rapport au réalisé de
2022.
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Le revenu autorisé (27) correspondant à la demande mise à jour de GRDF augmenterait de 21 % en 2024 par
rapport au niveau du revenu autorisé 2023 mis à jour.

3.1.2. Retour de la consultation publique


La majorité des fournisseurs et certains consommateurs font part de leur inquiétude concernant le niveau de
charges à couvrir demandé par GRDF. Certains acteurs estiment que toute hausse de charges pérenne sur le long
terme doit être justifiée. Ils s’interrogent également sur le décalage entre la diminution de la consommation de gaz
et les demandes de dépenses en hausse de GRDF. D’autres appellent à limiter la hausse tarifaire pour le tarif
ATRD7, notamment afin de limiter l’impact sur les consommateurs. Les gestionnaires de réseaux, leurs
actionnaires et les organisations syndicales considèrent en revanche que la demande de GRDF est justifiée.
S’agissant des charges de R&D, les fournisseurs qui se sont exprimés partagent la position de la CRE et
considèrent ainsi que seules les dépenses liées aux activités régulées devraient être couvertes par le tarif. Les
opérateurs, leurs actionnaires, ainsi que leurs partenaires partagent la demande de GRDF.

3.1.3. Charges nettes d’exploitation


Pour fixer les trajectoires de charges nettes d’exploitation de GRDF, la CRE retient les hypothèses d’inflation
suivantes (mises à jour depuis la consultation publique) :
2023 2024 2025 2026 2027

IPC hors tabac (28) 4,80 % 2,50 % 2,00 % 2,00 % 1,80 %

[Link]. Demande de GRDF


Les charges nettes d’exploitation prévisionnelles présentées par GRDF dans sa demande initiale, y compris les
charges d’énergie, pour la période ATRD7 (2024-2027) sont les suivantes :
2022
En M € courants Réalisé 2024 2025 2026 2027

Charges nettes d’exploitation 1 573,7 1 894,8 1 898,6 1 880,3 1 875,6

Figure 3. Demande initiale de CNE de GRDF pour la période ATRD7 (en M € courants)
La demande de GRDF marque une forte hausse des charges nettes d’exploitation (y compris les charges
d’énergie) entre 2022 et 2024, de 321 M € (soit + 20 %). Les charges nettes d’exploitation diminuent ensuite
d’environ 0,3 % par an entre 2024 et 2027. Hors énergie, la hausse entre le réalisé 2022 et la demande pour 2024
est de 18 % et les charges nettes d’exploitation augmentent ensuite de 0,3 % en moyenne par an. Les principaux
postes présentant une évolution entre 2022 et 2024 dans la demande de GRDF sont les suivants :
– les consommations externes (hausse de + 73 M €, soit + 10 %) : GRDF explique cette hausse principalement
par les dépenses attendues sur les postes « Achats matières et fournitures » et « Travaux et entretien », en
raison à la fois de l’impact des obligations réglementaires entrées en vigueur au cours de la période ATRD6,
d’un programme de modernisation des ouvrages, et de nombreux chantiers sur le territoire de desserte de
GRDF (grands programmes d’aménagement, déplacements d’ouvrages à la demande de tiers) ;
– les charges de statut et œuvres sociales (+ 66 M €, soit + 49 %), dont la hausse s’explique principalement par
les effets de la hausse des prix de l’électricité en 2023 et d’une hypothèse de leur maintien à un haut niveau
sur le début de la période ATRD7 sur les montants de l’avantage en nature énergie ;
– les charges d’énergie (hausse de + 48 M €, soit + 195 %) : cette hausse s’explique principalement par un
niveau de référence 2022 exceptionnellement bas (le volume de pertes et différences diverses réalisé en 2022 a
été inférieur de 77 % au volume prévisionnel), sous l’effet d’un volume du compte écart distribution négatif
qui devrait être compensé en 2023, et par l’anticipation de prix de l’électricité élevés sur la prochaine période
tarifaire ;
– les charges relatives au projet « Changement de gaz », dont les charges nettes d’exploitation prévisionnelles
représentent 88,2 M € en 2024, 106,4 M € en 2025, 89,5 M € en 2026 et 66,5 M € en 2027 (soit 87,6 M € par
an en moyenne), en lien avec la montée en charge de la conversion du gaz B au gaz H dans le nord de la
France. Le niveau réalisé en 2022 a été de 51,6 M €.
Depuis la consultation publique, GRDF a mis à jour sa demande de charges nettes d’exploitation en tenant
compte des nouvelles hypothèses d’inflation, des évolutions des prix de l’énergie et des évolutions des règles de
fiscalité prévues par le projet de loi de finances pour l’année 2024.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

Les charges nettes d’exploitation prévisionnelles demandées par GRDF mises à jour de ces éléments sont les
suivantes :
2022
Réalisé 2024 2025 2026 2027

Charges nettes d’exploitation mises à jour 1 573,7 1 906,7 1 910,2 1 891,8 1 887,8

[Link]. Approche d’analyse retenue


La CRE a demandé aux opérateurs de présenter leur demande tarifaire au regard des derniers réalisés en
justifiant tout écart significatif par rapport au réalisé 2022 inflaté et en décomposant chaque poste au premier euro,
afin de s’assurer que les éventuels besoins additionnels ne peuvent être couverts par des ressources libérées sur des
actions prenant fin.
La CRE a mandaté le cabinet H3P-ORCOM pour effectuer un audit des charges d’exploitation de GRDF. Les
travaux se sont déroulés entre avril et juillet 2023. Le rapport de l’auditeur, fondé sur la demande mise à jour de
GRDF, a été publié en même temps que le document de la consultation publique du 12 octobre 2023.
Cet audit a permis à la CRE de disposer d’une bonne compréhension des charges et produits d’exploitation de
GRDF constatés lors de la période ATRD6 et des charges d’exploitation prévisionnelles présentées par GRDF pour
la période tarifaire à venir (période 2024-2027). Les résultats de cet audit ont pour objectifs :
– d’apporter une expertise sur la pertinence et la justification de la trajectoire des charges d’exploitation des
opérateurs pour la prochaine période tarifaire ;
– de porter une appréciation sur le niveau des charges réelles (2020-2022) et prévisionnelles (2024-2027) ;
– de formuler des recommandations sur le niveau efficient des charges d’exploitation à prendre en compte pour
le tarif ATRD7.
La CRE a par ailleurs audité certains postes spécifiques, notamment les dépenses de R&D et les charges
d’énergie.
Les conclusions des rapports d’audit ont donné lieu à un échange contradictoire avec GRDF dans le courant du
mois de juillet 2023. GRDF a ainsi pu formuler ses observations sur les résultats des travaux de l’auditeur.
A la suite de la consultation publique, les échanges se sont poursuivis entre GRDF et la CRE sur un certain
nombre de postes des charges nettes d’exploitation. Le niveau finalement retenu par la CRE est le résultat de ses
échanges avec GRDF et de ses propres analyses sur les ajustements recommandés par l’auditeur.

[Link]. Synthèse des résultats de l’audit et ajustements complémentaires de la CRE sur certains postes
Le périmètre des coûts audité par le consultant inclut les charges nettes d’exploitation hormis les postes « Achats
d’énergie » et « R&D » audités par la CRE.
En M € courants 2022 réalisé 2024 2025 2026 2027

Trajectoire demandée par GRDF 1 573,7 1 894,8 1 898,6 1 880,3 1 875,6

Réalisé 2022 inflaté 1 685,6 1 715,2 1 742,7 1 769,9

Trajectoire de l’auditeur* 1 756,7 1 734,5 1 678,0 1 653,7

Impact sur la demande de GRDF -138,1 -164,1 -202,3 -221,9

*Dans ce chiffre les postes « Achats d’énergie » et « R&D » sont pris au niveau de la demande de GRDF
Les principaux ajustements préconisés par l’auditeur portent sur les postes « Charges de personnel », « Charges
de statut et œuvres sociales », et au sein des consommations externes, sur les postes « Achats matières et
fournitures », « Travaux et entretien » et « Autres consommations externes ».
Charges de personnel
Dans sa demande initiale, GRDF a présenté une trajectoire de charges de personnel en hausse de 14 % entre
2022 et 2024, sur la base d’une trajectoire d’effectifs en légère décroissance (– 0,1 %/an sur la période),
d’évolutions actées au niveau de la branche pour 2023, et de plusieurs hypothèses de coûts du travail, notamment
relatives au salaire national de base (SNB) et au glissement vieillissement technicité (GVT), pour la période
ATRD7.
L’auditeur a ajusté la trajectoire prévisionnelle de – 252 M € en cumulé sur la période (63 M € par an en
moyenne, soit – 6 %). Cet ajustement résulte de l’application d’une trajectoire de productivité sur la trajectoire
d’effectifs de GRDF par rapport au nombre d’effectifs constaté en 2022, supérieure à celle figurant dans la
demande de GRDF. Cet ajustement, commun à tous les opérateurs d’infrastructures (ATRT8 et ATS3), est rendu
possible notamment par de nombreux départs en retraite, et s’inscrit dans une trajectoire d’effectifs
tendanciellement en baisse chez GRDF depuis 2008. L’auditeur retient également des hypothèses de SNB et de
GVT harmonisées avec celles des autres opérateurs d’infrastructures (ATRT8 et ATS3) et inférieures à celles de
GRDF. Enfin, pour le calcul des charges sociales, l’auditeur retient le dernier taux connu, à savoir celui de 2022.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

Analyse de la CRE
La CRE partage l’analyse générale de l’auditeur, mais a procédé à plusieurs adaptations à la hausse à la suite de
ses échanges avec GRDF. La CRE retient en effet une trajectoire d’effectifs alternative à celle de l’auditeur, plus
élevée, fondée sur une analyse poste à poste des besoins identifiés par GRDF sur la période tarifaire ATRD7. Elle
fait également évoluer plusieurs hypothèses concernant les rémunérations principales, le GVT solde, le taux de
rémunérations variables et certains taux de charges sociales afin de prendre en compte les accords internes
définitifs sur les évolutions salariales du second semestre 2023.
Charges de statut et œuvres sociales
Dans sa demande initiale, GRDF a présenté une trajectoire de charges de statut et œuvres sociales prévisionnelle
en hausse de 66 M € entre 2022 et 2024, soit + 49 %, fondée sur la hausse des prix de l’électricité en 2023 et sur
une hypothèse de leur maintien à un haut niveau au début de la période ATRD7.
L’auditeur a proposé une correction de – 91,8 M € sur la période (– 22,7 M € par an en moyenne, soit – 15 %)
par rapport à la demande de GRDF, qui provient principalement d’une estimation de l’avantage en nature énergie
révisée, sur la base d’une baisse des prix de l’énergie sur la période ATRD7 et d’une hypothèse de sobriété en gaz
et en électricité, se traduisant par une baisse du volume prévisionnel d’énergie consommée de 10,5 % en gaz et de
10 % en électricité sur la période par rapport à l’année 2022.
Analyse de la CRE
La CRE met à jour les hypothèses de prix de l’énergie et retient une consommation prévisionnelle d’électricité
supérieure à celle de l’auditeur. Néanmoins, la trajectoire de consommation retenue intègre une mise en œuvre par
les salariés d’efforts de sobriété, de la même manière que le reste des ménages français, ceci afin d’inciter les
opérateurs régulés à promouvoir la sobriété au sein des IEG.
Consommations externes
La demande de GRDF sur les consommations externes prévoit une hausse de 76 M € entre 2022 et 2024, soit
+ 10 %). GRDF explique cette hausse principalement par les dépenses attendues sur les postes « Achats matières et
fournitures » et « Travaux et entretien », en raison à la fois de l’impact des obligations réglementaires entrées en
vigueur au cours de la période ATRD6, d’un programme de modernisation des ouvrages, et de nombreux chantiers
sur le territoire de desserte de GRDF (grands programmes d’aménagement, déplacements d’ouvrages à la demande
de tiers). D’autres sous-postes sont également en hausse, comme « Transports et frais de déplacement » et
« Diagnostics gaz, contributions financières transition énergétique ».
Sur les sous-postes « Achats matières et fournitures » et « Travaux et entretien », l’auditeur préconise un
ajustement de respectivement 51 M € (– 16 %) et 43 M € (– 8 %). Les principaux ajustements de l’auditeur
proviennent des coûts « Réseaux et intervention » (ci-après « R&I »), pour partie liés à la mise en œuvre des
obligations réglementaires de GRDF. L’auditeur a pris en compte les prévisions de volumes d’opérations liées à
des obligations réglementaires sur la période ATRD7, en retenant les coûts observés en 2022 pour certaines
opérations dont les coûts unitaires futurs estimés n’étaient pas suffisamment justifiés par GRDF. Concernant les
opérations R&I non liées à des obligations réglementaires, l’auditeur a retenu la valeur 2022 inflatée sur la période
ATRD7, considérant que les hausses demandées par GRDF n’étaient pas suffisamment justifiées.
Par ailleurs, l’auditeur a procédé à des ajustements sur les coûts liés aux projets « Gaz verts », pour lesquels il
retient le niveau des charges observées en 2022 ou en moyenne 2020-2022 inflaté, la trajectoire prévisionnelle
ATRD7 n’ayant pas été suffisamment justifiée par GRDF.
Au sein du sous-poste « Achats matières et fournitures », les coûts de carburants et de fluides immobiliers ont
également été ajustés. L’auditeur a retenu des hypothèses de prix différentes pour l’établissement des trajectoires
sur la période ATRD7. Pour les carburants, il a appliqué et inflaté le coût observé en 2022 sur le parc de véhicules
thermiques de GRDF sur la période ATRD7 (hors location de longue durée). Pour les fluides immobiliers,
l’auditeur a retenu la moyenne des coûts de fluides observée entre 2020 et 2022, considérant la hausse des coûts
observée en 2022 comme exceptionnelle.
Analyse de la CRE
Concernant les sous-postes « Achats matières et fournitures » et « Travaux et entretien » et plus particulièrement
les coûts R&I, la CRE réintègre la demande de GRDF, afin de lui permettre de garantir la sécurité industrielle de
ses ouvrages, avec une augmentation significative des montants alloués à la maintenance du réseau de GRDF par
rapport au niveau de dépenses réalisé dans la dernière période tarifaire, et de tenir ses engagements réglementaires,
notamment liés au rajeunissement des régulateurs et à la sécurisation des branchements improductifs.
Concernant les coûts associés aux gaz verts, la CRE retient une approche méthodologique cohérente entre les
deux sous-postes pour l’estimation des coûts prévisionnels, en s’appuyant sur la méthode appliquée par l’auditeur
sur le sous-poste « Travaux et entretien », à savoir un coût unitaire par site en exploitation observé en moyenne
entre 2020 et 2022, appliqué au nombre de sites prévisionnels et indexé à l’inflation.
Concernant les coûts associés aux fluides immobiliers, la CRE retient l’ajustement de l’auditeur, considérant les
justifications additionnelles apportées par GRDF comme insuffisantes. En revanche, concernant les coûts de
carburant, GRDF a démontré que sa flotte de véhicules n’était pas électrifiée, et fait une contre-proposition fondée
sur les coûts observés en 2022 et inflatés. La CRE retient cette contre-proposition.
Au sein des consommations externes, la CRE a également réintégré d’autres coûts suffisamment justifiés par
GRDF postérieurement à la consultation publique, notamment sur les sous-postes « Informatique », « Immobilier »
et « Transports et déplacements ».
« Diagnostics gaz, contributions financières transition énergétique »
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

Concernant le poste « Diagnostics gaz, contributions financières transition énergétique », au sein des
consommations externes, la CRE a retenu un ajustement additionnel à celui de l’auditeur sur le sous-poste
« Communication Transition énergétique, gaz vert et place du gaz ». En particulier, elle a ajusté les budgets relatifs
à la communication de promotion du gaz.
La CRE a toutefois retenu les budgets d’animation de filière, destinés par exemple à la réalisation de webinaires
techniques et réglementaires à destination des professionnels, à la sensibilisation et la formation des filières
technique et agricole sur la sécurité et la qualité du gaz, ou encore à l’accompagnement de la gestion des
saturations du réseau dans un contexte d’intégration des gaz verts dans les réseaux.
Cet ajustement additionnel permet à GRDF de communiquer sur ses activités de gestionnaire de réseau, et
d’informer et de former les acteurs de la filière aux différents enjeux associés, comme en matière de sécurité, de
qualité et de conformité réglementaire. Cet ajustement est conforté par le courrier d’orientations de la ministre
chargée de l’énergie, par lequel elle considérait qu’il convient de « proscrire des communications qui iraient à
l’encontre de cette nécessaire réduction de la consommation de gaz méthane » et demandait un encadrement plus
strict des actions de communication des GRD.
R&D
La demande de GRDF concernant le poste R&D est en hausse significative par rapport à la période ATRD6,
avec un budget de 21 M € par an en moyenne (soit 84 M € sur la période), contre 15,7 M € par an entre 2020 et
2022 (47 M € au total, intégralement dépensés), soit une hausse des dépenses annuelles de 33 %.
GRDF répartit sa demande de R&D en quatre axes de recherche :
– sécurité et performance opérationnelle (4,9 M € par an en moyenne, 19,7 M € sur la période) ;
– « smart gas grids » (3,5 M € par an en moyenne, 13,9 M € sur la période) ;
– domaine aval, sécurité et flexibilité (4,7 M € par an en moyenne, 18,7 M € sur la période) ;
– gaz verts (7,9 M € par an en moyenne, 31,7 M € sur la période).
De manière générale, la demande de GRDF en matière de R&D met en évidence le recul des projets relatifs au
périmètre historique, notamment liés à la sécurité et à la performance opérationnelle, au profit de projets dont
certains paraissent à ce stade en dehors du domaine d’activité régulé de GRDF. En effet, la thématique « Domaine
aval, sécurité et flexibilité » constitue une extension du périmètre d’activité de R&D de GRDF déjà identifiée sur la
période ATRD6, et inclut des projets qui paraissent relever du domaine « aval compteur ». De même, l’axe « Gaz
verts » comprend des budgets dédiés à la recherche sur la distribution d’hydrogène dans des réseaux dédiés et à
l’optimisation des volumes de production de biométhane. Ces deux types de projets dépasseraient à ce titre le cadre
actuel des activités régulées de GRDF.
Dans sa consultation publique, la CRE a proposé de retenir plusieurs ajustements pour définir la trajectoire de
R&D de GRDF, notamment sur les projets qui dépasseraient le périmètre régulé de GRDF et relèveraient
potentiellement d’activités concurrentielles. Ainsi, la CRE a proposé d’exclure les projets relatifs à l’optimisation
de la production de biométhane, et à l’exploitation de réseaux de distribution 100 % hydrogène, et les projets
paraissant avoir dépassé le stade de la R&D car présentant des niveaux de maturité technologique avancés,
permettant leur développement opérationnel dans un environnement réel.
La majorité des répondants s’est exprimée en défaveur de la trajectoire proposée par la CRE dans sa consultation
publique. Plusieurs acteurs ont souligné le rôle d’accompagnement et de soutien joué par GRDF au sein de la filière
des gaz verts. Certains acteurs, parmi lesquels des associations professionnelles et des entreprises ayant bénéficié
de financements de GRDF via le tarif ATRD, ont en particulier évoqué l’importance du soutien à des filières de
production de gaz verts moins matures que la méthanisation, dans une perspective de décarbonation.
Toutefois, plusieurs acteurs sont favorables à la trajectoire proposée par la CRE, considérant que les dépenses de
R&D devaient se limiter au domaine régulé et que d’autres acteurs de marché et sources de financement pouvaient
supporter les coûts de tels projets.
Analyse de la CRE
La CRE considère qu’il est important de retenir les projets contribuant à renforcer la sécurité, la durabilité et
l'efficacité du réseau de distribution. Par conséquent, elle favorise la couverture des initiatives portant sur
l'intégrité, la sécurité d'exploitation et de maintenance du réseau, ainsi que sur la prévention des accidents. La CRE
considère également crucial que GRDF puisse assurer ses missions tout en optimisant les infrastructures afin de
réduire les coûts d'injection des gaz renouvelables ou bas-carbone et en maîtrisant les impacts des gaz verts sur le
réseau.
Par rapport à la consultation publique, la CRE réintègre donc intégralement le budget associé à l’optimisation de
l’injection du biométhane conformément au registre de capacités (29), ainsi que le budget associé au
développement de solutions pour organiser la complémentarité des énergies, car ils s’apparentent directement à
l’amélioration de l’injection de gaz bas-carbone et renouvelable dans les réseaux et au développement d’une
exploitation dynamique des réseaux de distribution.
En revanche, la CRE ne retient pas les dépenses liées au soutien à la production de gaz verts et aux projets
d’hydrogène pur, considérant que ces activités dépassent le périmètre d’activité régulé d’un gestionnaire de
réseaux. Par ailleurs, certaines dépenses non justifiées ou dont l’avancement a dépassé le stade de la R&D ne sont
pas incluses dans la trajectoire tarifaire.
La CRE retient un budget de R&D de 52,1 M € pour la période ATRD7, avec une possibilité de révision à mi-
période. Ce budget permettra notamment à GRDF de conduire des travaux de R&D visant à améliorer la sécurité,
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

l’intégrité et la performance du réseau, d’améliorer l’injection des gaz verts sur le réseau et d’en maîtriser les
impacts, et d’adapter plus généralement le réseau aux évolutions du système énergétique.
La trajectoire retenue par la CRE pour la période ATRD7 est la suivante :
En M € courants 2022 réalisé 2024 2025 2026 2027 ATRD7

Trajectoire retenue par la CRE 17,1 12,7 12,9 13,2 13,4 52,1

Figure 4. Trajectoire de R&D retenue par la CRE pour la période ATRD7


Les charges de R&D font l’objet d’une incitation asymétrique décrite au 2.6 de la présente délibération.
Le cadre de régulation permet à GRDF de demander une révision de la trajectoire à mi-période s’il identifie des
nouveaux besoins ou projets.
Charges d’énergie pour les achats de couverture des pertes
La demande de GRDF pour la période ATRD7 s’appuie sur des hypothèses de prix du gaz communiquées par la
CRE en début d’année 2023. Elle s’élève à 211,1 M € sur la période, soit 52,8 M € par an en moyenne, et présente
une hausse de 12 % par rapport aux dépenses réalisées entre 2020 et 2022.
Demande de GRDF (M € cou­ 2020 réalisé 2021 réalisé 2022 réalisé 2024 2025 2026 2027 ATRD7
rants)

Charges d’énergie 20,7 96,6 24,5 72,2 58,5 42,8 37,6 211,1

Volume réalisé (GWh) 1 438 1 472 260

Taux de pertes (%) 0,56 % 0,51 % 0,11 % 0,45 % 0,45 % 0,45 % 0,45 % 0,45 %

La CRE a mis à jour les prix du gaz en se fondant sur les niveaux observés sur le marché français au cours de la
première quinzaine du mois de novembre. La CRE retient également un taux de pertes de 0,44 % (qui s’applique à
la consommation totale pour déterminer les volumes d’énergie à acheter), afin de prendre en compte les gains
permis par le déploiement des compteurs Gazpar (voir partie [Link]).
Ces ajustements conduisent à la trajectoire suivante :
Trajectoire de la CRE (M € courants) 2022 réalisé 2024 2025 2026 2027 ATRD7

Charges d’énergie 24,5 42,2 41,9 36,8 31,0 151,8

Taux de pertes (%) 0,11 % 0,44 % 0,44 % 0,44 % 0,44 % 0,44 %

Impact sur la demande de GRDF -30,0 -16,7 -6,0 -6,7 -59,3

Les charges d’énergie font l’objet d’une régulation incitative spécifique décrite en partie 2.7.
Projet « Changement de gaz »
Concernant les coûts associés aux régulateurs, la CRE retient l’ajustement de l’auditeur, considérant les
justifications additionnelles apportées par GRDF comme insuffisantes.
Par rapport à la consultation publique, la CRE a mis à jour la trajectoire de coûts de remplacement des appareils
incompatibles en cohérence avec les nouveaux montants d’aides financières figurant dans le décret relatif aux aides
financières paru le 21 décembre 2023 susmentionné.
Concernant les autres postes des sous-postes « Travaux Préparatoires Réseau / Réglages / Sécurité » et
« Adaptation des clients résidentiels et tertiaires sans process », la CRE réintègre la demande de GRDF sur les
dépenses d’achats et des coûts d’accompagnement pour le remplacement des appareils incompatibles.
GRDF, En M € courants – projet « Changement de gaz » 2022 réalisé 2024 2025 2026 2027

Demande de GRDF 51,6 88,4 106,9 90,2 67,2

Ajustement retenu par la CRE -9,9 -13,6 -9,7 -6,1

Trajectoire retenue par la CRE 78,5 93,3 80,4 61,0

Synthèse de l’analyse de la CRE hors charges d’énergie et hors projet « Changement de gaz »
A titre de synthèse, le tableau suivant présente la trajectoire des charges nettes d’exploitation, résultant des
ajustements retenus par la CRE pour le tarif ATRD7 hors charges d’énergie et hors projet « Changement de gaz ».
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

GRDF, En M € courants – hors charges d’énergie et hors


projet « Changement de gaz » 2022 réalisé 2024 2025 2026 2027

Demande de GRDF 1 497,6 1 746,1 1 744,8 1 758,8 1 783,0

Ajustement retenu par la CRE -143,6 -160,4 -162,0 -174,3

Dont ajustement ANE* -54,1 -54,7 -45,0 -48,5

Trajectoire retenue par la CRE 1 602,5 1 584,4 1 596,8 1 608,7

*Cet ajustement est majoritairement dû à la baisse des prix de marché depuis la demande tarifaire de GRDF.

Figure 5. Charges nettes d’exploitation de GRDF, hors charges d’énergie et hors projet
« Changement de gaz » (en M € par an)
La trajectoire de CNE hors charges d’énergie et hors projet « Changement de gaz » pour la période ATRD7
s’établit à 6 392,3 M €, soit 1 598,1 M € par an en moyenne. Cette trajectoire est ajustée de – 640,4 M € par rapport
à la demande de GRDF mise à jour (– 9 %). Elle est inférieure aux CNE réalisées en 2022 indexées à l’inflation, à
hauteur de 3,7 % (soit 58,7 M € par an en moyenne), pour plusieurs raisons :
– la demande de GRDF intégrait déjà plusieurs effets significativement inférieurs au réalisé en 2022 inflaté,
plusieurs postes intégrant déjà une trajectoire en baisse par rapport au tarif ATRD6 (notamment les postes
« Immobilier », « Informatique », « Transport et frais de déplacement » et « Honoraires ») ;
– le réalisé 2022 ne rend pas compte de certaines évolutions, comme la baisse de la fiscalité des entreprises à
partir de 2023, et un niveau de coûts échoués élevé en 2022 ;
– à l’issue de l’audit, GRDF n’a pas contesté un certain nombre d’ajustements réalisés par l’auditeur (comme
sur les produits d’exploitation et les autres consommations externes) ou par la CRE (comme sur la R&D), et a
fait une contre-proposition à la baisse par rapport à sa demande initiale.
Charges nettes d’exploitation
Les charges nettes d’exploitation de GRDF pour la période tarifaire ATRD7 s’élèvent au total à 6 857,5 M €, soit
1 714,4 M € par an en moyenne.
GRDF, En M € courants 2022 réalisé 2024 2025 2026 2027

Trajectoire retenue par la CRE 1 573,7 1 723,2 1 719,5 1 714,1 1 700,7

Ainsi, la trajectoire totale de charges nettes d’exploitation fixée par la CRE prévoit une hausse de 9,5 % des
charges nettes d’exploitation de GRDF entre 2022 et 2024 (+ 8,5 % hors charges d’énergie). Les charges nettes
d’exploitation évoluent ensuite de – 0,4 % par an en moyenne sur la période 2024-2027 (– 0,2 % par an hors
énergie).
La trajectoire retenue par la CRE donne notamment les moyens à GRDF :
– de disposer des moyens nécessaires à la réalisation de l’ensemble de ses missions, et en particulier de garantir
la sécurité industrielle de ses ouvrages, avec une augmentation significative des montants alloués à
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

la maintenance du réseau de GRDF par rapport au niveau de dépenses réalisé dans la dernière période
tarifaire ;
– de disposer des ressources nécessaires pour poursuivre l’intégration du biométhane dans son réseau, en
cohérence avec les orientations de politique énergétique ;
– de maintenir à niveau ses systèmes d’information, notamment en ce qui concerne la cybersécurité et la chaîne
de communication du comptage évolué ;
– de mener des travaux de R&D portant sur la sécurité, l’intégrité et la performance du réseau, l’intégration des
gaz renouvelables et la préparation du réseau aux évolutions structurelles liées à la transition énergétique ;
– de mener à bien la réalisation du projet « Changement de gaz » (30), qui connaît une phase de croissance avec
l’avancement du projet et la conversion de grandes villes, dont Lille, sur la période ATRD7.
Le tarif ATRD7 prévoit par ailleurs une clause de rendez-vous permettant d’intégrer les charges liées à la mise
en œuvre du règlement européen visant à réduire les émissions de méthane (voir partie 2.3.2).

3.1.4. Calcul des charges de capital normatives


[Link]. Coût moyen pondéré du capital
[Link].1. Demande de GRDF
La demande tarifaire de GRDF a été établie en utilisant un coût moyen pondéré du capital de 4,65 % (réel avant
impôts) en hausse par rapport à celui du tarif ATRD6 (4,1 %). Cette demande s’appuie sur les conclusions d’une
étude commanditée par les opérateurs d’infrastructures de gaz du groupe Engie auprès d’un consultant externe.

[Link].2. Synthèse des résultats de l’audit externe de la CRE


Dans le cadre des travaux de préparation du tarif ATRD7, la CRE a réexaminé les hypothèses et les paramètres
retenus pour le calcul du taux de rémunération des opérateurs. Dans cet objectif, elle a demandé à la société
Compass Lexecon de réaliser un audit et une analyse des demandes de rémunération des deux GRT, des opérateurs
de stockage et de GRDF sur la base des conclusions de leurs conseils. Le rapport du consultant a été publié sur le
site de la CRE en même temps que la consultation publique du 12 octobre 2023 pour sa partie spécifique à GRDF.
A l’issue de son audit de la demande de GRDF, l’auditeur a recommandé plusieurs fourchettes de CMPC en
fonction des actifs auxquels elles s’appliquent. Pour les actifs historiques, l’auditeur a recommandé une fourchette
de CMPC, nominal avant impôts, comprise entre 3,72 % et 4,14 % soit une fourchette de CMPC réel avant impôt
comprise entre 2,51 % et 2,93 %. Pour les nouveaux actifs, l’auditeur a recommandé une fourchette de CMPC,
nominal avant impôts, comprise entre 5,69 % et 6,21 % soit une fourchette de CMPC réel avant impôt comprise
entre 2,74 % et 4,23 %.

[Link].3. Analyse de la CRE


La méthode de détermination par la CRE du coût moyen pondéré du capital est fondée sur un CMPC à structure
normative assurant une rémunération appropriée des capitaux investis. Jusqu’à présent, elle s’appuyait sur la
moyenne des taux observée sur les dix dernières années, reflétant la durée de vie longue des infrastructures de
réseau de gaz. Cette méthode, qui a très peu évolué depuis trois périodes tarifaires, a permis de maintenir
l’attractivité des infrastructures d’énergie en France, tout en prenant en compte la tendance d’évolution des taux,
observée à la baisse depuis dix ans.
Après cette longue période de baisse, les taux d’intérêt sont repartis rapidement à la hausse depuis environ un an.
Face à cette situation nouvelle, la CRE fait évoluer la méthode de calcul du CMPC pour prendre mieux en compte
la dynamique de court terme des taux d’intérêt.
Dans sa consultation publique, la CRE a indiqué qu’elle envisageait un CMPC dans une fourchette comprise
entre 2,9 % et 4,0 % (réel avant impôts), sur la base d’une pondération d’un taux de long terme selon la méthode
utilisée pour le tarif ATRD6, et d’un taux de court terme fondé sur l’analyse de paramètres de plus court terme et
en retenant une pondération de 80/20 respectivement entre les deux termes. Cette fourchette était en baisse par
rapport au CMPC du tarif ATRD6 (4,1 %). En taux nominal avant impôts, la fourchette ressortait à 4,4 % – 5,4 %.
Dans ce cadre (voir partie [Link]), la CRE décide pour la période tarifaire ATRD7 de faire évoluer la méthode
de calcul du coût moyen pondéré du capital en pondérant deux taux :
– un taux déterminé selon la méthode utilisée pour le tarif ATRD6 et les tarifs précédents, fondée sur l’analyse
de paramètres de long terme, qui s’établit à 3,6 % réel avant impôts (soit 4,8 % nominal avant impôts, dont est
retraitée l’inflation moyenne de 1,2 % constatée ces dernières années) ;
– un taux fondé sur la prise en compte de données économiques plus récentes qui s’établit à 5,4 % réel avant
impôts (soit 7,5 % en nominal avant impôts, dont est retraitée l’inflation prévisionnelle moyenne de 2,0 % sur
la période tarifaire ATRD7).
La pondération retenue par la CRE repose sur une répartition normative de la part respective des nouveaux actifs
et des anciens actifs, évaluée au cours de la période tarifaire à venir pour un opérateur gazier, et s’établit pour la
période tarifaire considérée à 80 % pour le taux basé sur des données de long terme, et 20 % pour le taux basé sur
des données plus récentes.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

Pour rappel, le CMPC est calculé par application des formules suivantes :

CMPC nominal avant IS = [(TSR + spread de dette) × (1 – déductibilité des charges financières x IS) / (1 - IS)] x g
+ (TSR + β x PRM) / (1 - IS) × (1 - g)
CMPC réel avant IS = (1 + CMPC nominal avant IS) / (1 + inflation) – 1
Pour le tarif ATRD7, la CRE retient la valeur de 4,0 % (réel avant impôts) comme CMPC pour rémunérer les
actifs dits « historiques » de la BAR de GRDF. Pour les actifs dits « nouveaux actifs », la CRE retient un CMPC de
5,3 % (nominal avant impôts).
Les valeurs arrondies retenues par la CRE pour chacun des paramètres figurent dans le tableau ci-dessous :
Paramètres du CMPC ATRD7 (valeurs arrondies)

Données de long terme Données de court terme Valeur pondérée (80 % - 20 %)

Taux sans risque nominal (TSR) 1,3 % 3,8 % 1,8 %

Spread de dette 1,1 % 0,5 % 1,0 %

Bêta de l’actif 0,45

Bêta des fonds propres (β) 0,79

Prime de risque de marché (PRM) 5,2 %

Levier (dette/(dette+ fonds propres)) (g) 50 %

Taux d’impôts sur les sociétés (IS) 25,83 %

Coût de la dette (nominal, avant IS) 2,4 % 4,3 % 2,8 %

Coût des fonds propres (nom., après IS) 5,4 % 7,9 % 5,9 %

CMPC (nominal, avant IS) 4,8 % 7,5 % 5,3 %

Inflation 1,2 % 2,0 % 1,3 %

CMPC (réel, avant IS) 3,6 % 5,4 % 4,0 %

Par rapport aux valeurs prises en compte pour définir le CMPC du tarif ATRD6, les principales modifications, en
cohérence avec l’évolution des données macro-économiques et financières, portent notamment sur l’évolution du
taux sans risque, du bêta des actifs et de la fiscalité.
Le taux sans risque s’établit à 1,8 % et est déterminé sur l’observation des rendements des obligations de l’Etat
français (OAT), considérées comme les placements les moins risqués. Ce taux est déterminé comme la pondération
entre la moyenne sur 10 ans de l’OAT de maturité 15 ans et la moyenne des quatre taux à terme implicites des
années 2024 à 2027 d’une OAT de maturité 15 ans. La pondération retenue est de 80/20 pour la période tarifaire
considérée comme exposé ci-dessus. Pour la détermination du taux sans risque, la CRE a retenu l’observation des
rendements des OAT non plus d’une maturité de 10 ans comme cela était le cas jusqu’à présent, mais d’une
maturité de 15 ans.
Le spread de dette s’établit à 1,0 % et est déterminé sur l’observation des rendements obligataires moyens iBoxx
EUR NF 10+ BBB’ ; pour les données de long terme sur une moyenne sur 10 ans et pour les données de court
terme sur une moyenne de 1 an. La pondération retenue entre ces deux valeurs est également de 80/20 pour la
période tarifaire considérée comme exposé ci-dessus.
Par rapport à la période tarifaire précédente, le bêta de l’actif est abaissé de 0,48 à 0,45. La CRE appuie sa
décision sur les observations de marché et les bêtas de l’activité des opérateurs gaziers en Europe. Cette baisse est
également justifiée par le niveau de protection apporté par le cadre de régulation du tarif ATRD7, qui protège
davantage les opérateurs notamment contre les variations des prix de l’énergie. Par ailleurs, le cadre de régulation a
montré sa forte résilience pendant les crises successives du Covid et de l’énergie. Dans l’ensemble, la CRE
considère que le cadre de régulation est cohérent avec une baisse mesurée du bêta de l’actif à 0,45. En effet, les
risques sur l’avenir des infrastructures gazières persistent, ce qui justifie de retenir un bêta plus élevé que celui des
réseaux d’électricité.
La CRE prend également en compte la baisse de taux normal d’imposition sur les sociétés à 25,0 %, combinée à
la contribution sociale correspondant à 3,3 % du montant de l’IS, soit un taux d’imposition de 25,83 %.
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[Link]. Investissements
La trajectoire de dépenses d’investissements prévue par GRDF sur la période ATRD7 est stable par rapport à la
période ATRD6. Hors projet Gazpar (31), dont la phase de déploiement massif s’est achevée en 2023, les
investissements de GRDF augmentent de 20 % en moyenne entre la trajectoire réalisée entre 2020 et 2022 et la
période ATRD7, passant de 880 M € par an en moyenne à 1 091,8 M € par an en moyenne. Cette hausse est
notamment due à la hausse prévisionnelle des investissements liés au développement des gaz verts et aux
investissements de modification et modernisation des ouvrages.
En particulier, GRDF prévoit :
– la hausse des investissements liés à l’insertion de la production de biométhane dans les réseaux (+ 210 M € sur
la période, soit + 50 %), du fait du développement de la filière des gaz verts et de l’accroissement du nombre
de sites en exploitation ;
– la hausse des dépenses liées à la modification et modernisation des ouvrages (+ 595 M € sur la période, soit
+ 38 %) en raison :
• de la mise en œuvre d’évolutions réglementaires (rajeunissement des régulateurs (32), résorption des
conduites en tôle bitumée, en fonte ductile et cuivre (33)…) introduites pendant la période ATRD6 ;
• d’investissements liés au passage vers une exploitation dynamique du réseau, via le déploiement de
dispositifs de téléconduite par exemple ;
• des travaux de modernisation, via des renouvellements préventifs ou correctifs, dans une perspective de
supervision globale des ouvrages et de gestion des risques sur le réseau de distribution ;
• de grands programmes requérant des déplacements d’ouvrages à la demande de tiers, notamment en Ile-de-
France, avec les travaux en amont des jeux Olympiques et les chantiers associés au Grand Paris Express ;
– la poursuite des investissements sur le projet « Changement de gaz » (26,9 M € sur la période), conformément
à la planification du projet.
Ces hausses sont compensées par une baisse des dépenses prévisionnelles sur :
– le ralentissement des investissements liés au programme Gazpar : le déploiement massif s’est achevé en 2023
(688 M € sur l’ensemble de la période ATRD6), et entre dans sa phase de déploiement diffus, avec des
investissements de 112,9 M € sur la période, soit 28,2 M € par an en moyenne (inclus dans la catégorie
« Compteurs et postes livraison clients ») ;
– les raccordements de consommateurs (– 273 M € sur la période, soit – 30 %), du fait d’une baisse constante du
nombre de nouveaux clients tous secteurs confondus, à l’exception des stations GNV/bioGNV.
Analyse de la CRE
La perspective de baisse de la consommation de gaz renforce l’importance de la sélectivité et de la priorisation
des investissements autour d’objectifs précis, comme la sécurité du réseau et l’intégration des gaz verts.
La CRE observe que la trajectoire demandée par GRDF (hors Gazpar) est en hausse par rapport à la période
ATRD6. La hausse est supérieure à l’inflation entre les deux périodes tarifaires, principalement en raison de
l’augmentation prévisionnelle des dépenses liées au biométhane, en hausse de 50 %, et des dépenses de
modifications et modernisations des ouvrages, en hausse de 38 %. Les dépenses hors réseaux sont stables par
rapport à la période précédente, et représentent 165,7 M € par an en moyenne, soit 15 % des dépenses sur la
période. Elles font l’objet d’une régulation incitative spécifique (voir partie [Link]).
La CRE considère que la trajectoire demandée par GRDF est cohérente avec les perspectives de développement
des gaz verts et avec les exigences réglementaires connues pour la prochaine période, comme le rajeunissement des
régulateurs et le remplacement des conduites en tôle bitumée, en fonte ductile et en cuivre. La CRE n’apporte donc
pas de modification à la trajectoire d’investissements prévue par GRDF. Elle considère cependant que dans le
contexte de la baisse structurelle de la consommation de gaz et du risque de hausse du coût unitaire
d’acheminement associé, les dépenses d’investissement des opérateurs doivent être maîtrisées au mieux. Les
investissements de GRDF devront donc être compatibles avec les perspectives de baisse de la consommation de
gaz.
En conséquence, la CRE retient la trajectoire de dépenses d’investissements suivante pour GRDF pour la période
ATRD7 :
Moyenne
En M € courants 2024 2025 2026 2027 Moyenne annuelle
annuelle ATRD7 ATRD6*

Raccordements 173,7 157,8 154,7 139,6 156,4 224,6

Biométhane 153,1 120,5 133,8 222,1 157,4 104,9

Modernisation et modification
des ouvrages (MMO) 512,8 525,5 543,3 578,3 540,0 391,2

Projet « Changement de gaz » 17,3 7,3 1,5 0,8 6,7 16,0

Gazpar 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 172,0


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Moyenne
En M € courants 2024 2025 2026 2027 Moyenne annuelle
annuelle ATRD7 ATRD6*

Compteurs et postes livraison clients 71,1 55,3 44,4 46,9 54,4 29,0

Logistique (Immobilier, SI Télécom, Autres) 71,9 54,7 47,8 53,0 56,9 50,8

Immobilisation incorporelles 132,5 128,9 116,2 102,5 120,0 115,9

Total 1 132,3 1 050,0 1 041,6 1 143,1 1 091,8 1 104,7

*Moyenne des programmes d’investissements réalisés 2020, 2021, 2022 et estimé 2023

[Link]. Charges de capital normatives


Le tableau ci-dessous présente la trajectoire prévisionnelle de la BAR de GRDF de 2024 à 2027 :
Moyenne
GRDF, en M € courants 2024 2025 2026 2027 annuelle ATRD7

BAR au 01/01/N 17 479,1 17 820,3 18 025,1 18 155,0 17 869,9

Mises en service* 1 132,4 1 049,9 1 041,6 1 143,1 1 091,8

Amortissement 1 118,9 1 158,0 1 180,0 1 195,2 1 163,0

Réévaluation 327,8 312,8 268,3 254,9 (34) 290,9

BAR au 31/12/N + 1 17 820,3 18 025,1 18 155,0 18 357,8 18 089,5

*Investissements entrant dans la BAR moins les sorties d’actifs prévisionnelles


Le tableau ci-dessous détaille la trajectoire prévisionnelle des charges de capital normatives de GRDF de 2024 à
2027 :

GRDF, en M € courants Moyenne 2024 2025 2026 2027 Moyenne annuelle


20-22 ATRD7

Amortissement des actifs en service 961,2 1 118,9 1 158,0 1 180,0 1 195,2 1 163,0

Rémunération des actifs en service 668,8 746,2 771,2 790,7 809,6 779,4

Correction de dépenses incitées décalées (35) -3,9

Total des charges de capital normatives 1 630,1 1 861,2 1 929,2 1 970,8 2 004,8 1 941,5

Dont CCN « hors réseaux » 122,7 169,3 180,0 180,8 176,0 176,5

Le tableau ci-dessous détaille la trajectoire spécifique de BAR et de CCN au titre des actifs « hors réseaux » de
GRDF de 2024 à 2027 :
Moyenne
GRDF, en M € courants 2020-22 2024 2025 2026 2027 annuelle ATRD7

BAR au 01/01/N 488,4 602,6 658,2 688,5 703,9 663,3

Amortissement des actifs en service 100,8 140,4 147,1 145,3 138,6 142,8

Rémunération des actifs en service 21,9 28,9 32,9 35,5 37,4 33,7

Total des CCN « hors réseaux » 122,7 169,3 180,0 180,8 176,0 176,5

Les actifs « hors réseaux » font l’objet d’une régulation spécifique définie au [Link] de la délibération.

3.1.5. CRCP au 31 décembre 2023


Le solde global du CRCP en fin de période ATRD6 est calculé avant la clôture définitive des comptes annuels
2023. Il est égal au montant du CRCP au titre de l’année écoulée, sur la base de la meilleure estimation des charges
et recettes annuelles (dit CRCP estimé), auquel s’ajoute, le cas échéant, le solde du CRCP non apuré au titre des
années 2020 à 2022.
Dans son dossier tarifaire, GRDF a estimé le solde du CRCP au 31 décembre 2023 à + 739,7 M € à restituer à
l’opérateur (36), correspondant à la somme :
– du reliquat de CRCP antérieur actualisé, soit + 395,7 M € (37), essentiellement dû à l’année 2022 ;
– du CRCP estimé pour 2023, soit + 344,0 M €.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

Le CRCP estimé pour 2023 de GRDF se compose principalement :


– de recettes au titre des termes tarifaires inférieures aux recettes prévisionnelles (+ 54,0 M €), en particulier les
recettes proportionnelles aux volumes acheminés, du fait des efforts de sobriété constatés depuis la crise de
l’énergie ;
– de coûts associés aux pertes et différences diverses plus élevés que les coûts prévisionnels (+ 106,9 M €), les
prix d’achat du gaz sur les premiers mois de 2023 ayant été très élevés ;
– de charges de capital (+ 99,3 M €) et des charges nettes d’exploitation (+ 83,8 M €) plus élevées, du fait d’un
taux d’inflation attendu (+ 12,1 % en cumul depuis 2019) plus élevé que la prévision tarifaire (+ 6,8 % en
cumul depuis 2019).
Dans sa consultation publique, la CRE avait estimé un CRCP au 31 décembre 2023 s’élevant à + 699,4 M €, en
corrigeant le reliquat de CRCP et certains postes du revenu autorisé, et indiqué qu’elle retiendrait pour le CRCP de
fin du tarif ATRD6 la vision la plus actualisée des différentes charges et recettes. Les contributeurs à la
consultation publique sont favorables à la proposition de la CRE. Certains acteurs du marché ont demandé que les
recettes prévisionnelles de 2023 soient révisées avec la meilleure vision à date.
En tenant compte des données de facturation actualisées pour 2023, la CRE retient un solde de CRCP estimé au
31 décembre 2023 de + 904,5 M €, à restituer à GRDF. Ce solde est la somme des éléments suivants :
– le reliquat de CRCP antérieur actualisé (soit + 393,6 M €, conformément à la délibération de la CRE du
10 mai 2023 (38)) ;
– le CRCP estimé par la CRE pour 2023 (soit + 510,9 M €). L’écart entre la demande de GRDF et le niveau
retenu à ce stade par la CRE (+ 164,8 M €) s’explique principalement par :
• la révision des recettes au titre des termes tarifaires inférieures aux recettes prévisionnelles (+ 205,5 M €)
due à une année plus chaude (+ 83,0 M €) et à une sobriété et une perte de clients plus importantes que
prévues initialement (+ 122,5 M €) ;
• la non prise en compte, pour le calcul des charges de PDD, de la revente à moindre coût du surplus d’achat
de gaz acheté les premiers mois de 2023. La CRE considère qu’il n’est pas certain que le surplus de gaz que
GRDF estime avoir acheté sur les premiers mois de l’année 2023 soit revendu moins cher via les CED
(- 17,7 M €) ;
• la correction des estimations de GRDF pour les charges du projet « Changement de gaz » pour l’année
2023. La CRE fixe la trajectoire des charges relatives au projet au niveau du montant de référence pour
l’année 2023 (– 12,1 M €, voir le cadre du projet « Changement de gaz » en partie 2.8) ;
• la prise en compte, pour les charges de capital, de l’inflation du 1er juillet 2022 au 1er juillet 2023 (39) (soit
4,2 %) au lieu de la valeur prévisionnelle 2023 transmise par la CRE à GRDF, qui s’établissait à 4,6 %
(– 6,7 M €) ;
• la prise en compte de la mise à jour des impayés demandée par GRDF (+ 8,0 M €) ;
• une différence sur les recettes hors abonnement (– 4,2 M €) ;
• la prise en compte de recettes au titre des pénalités perçues pour dépassement de capacités souscrites par les
consommateurs T4 et TP au niveau de la moyenne 2020-2022 (– 1,7M €).
Le solde de CRCP au 1er janvier 2024 à prendre en compte dans le calcul du revenu autorisé s’élève à
+ 919,8 M € et correspond au solde du 31 décembre 2023 (+ 904,5 M €) et son actualisation au taux sans risque
ATRD6 (+ 15,4 M €). En application des règles du tarif ATRD6, cette somme sera restituée à l’opérateur pendant
le tarif ATRD7, sous forme d’une annuité constante étalée sur les 4 ans de la période tarifaire, avec une
actualisation au taux sans risque de court terme. Cette annuité s’élève à 243,0 M € sur la période ATRD7.

3.2. Hypothèses de quantités de gaz distribuées et du nombre de consommateurs desservis


3.2.1. Evolutions observées sur la période couverte par le tarif ATRD6
Le tarif ATRD6 prévoyait, sur la période 2020-2023, une baisse de la consommation de gaz moyenne de
– 0,40 % par an (40) et un nombre de consommateurs stable, avec une évolution moyenne de – 0,01 % par an.
Sur la période 2020-2023, le nombre de consommateurs réellement raccordés a évolué en moyenne de – 0,44 %
par an. Les quantités de gaz naturel effectivement acheminées, à climat moyen, ont évolué en moyenne de – 4,40 %
par an.
2020 2021 2022 2023

Prév. ATRD6 Réalisé Prév. ATRD6 Réalisé Prév. ATRD6 Réalisé Prév. ATRD6 Estimé

Nombre de consomma­
teurs 11 168 861 11 159 403 11 181 048 11 165 557 11 178 841 11 109 251 11 164 042 11 011 276

à climat
moyen 276 248 276 753 258 201
Conso.
(GWh) 281 801 279 780 279 172 278 401 241 380
à climat 256 915 287 490 240 833
réel
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La période ATRD6 a été marquée par plusieurs événements ayant eu un effet sur les trajectoires de
consommation et de consommateurs :
– la crise sanitaire de 2020, qui s’est principalement traduite par une baisse ponctuelle des consommations de
gaz au cours du premier semestre de 2020 (environ - 6 TWh sur les consommations corrigées du climat) ;
– l’entrée en vigueur de la réglementation environnementale 2020 (« RE 2020 ») au 1er janvier 2022, avec des
seuils maximums d’émissions des installations défavorables au raccordement de nouveaux clients au gaz
naturel. Elle concerne dans un premier temps les maisons individuelles, pour tous les nouveaux permis de
construire à compter du 1er janvier 2022, avant de s’étendre aux chaufferies collectives sur la période ATRD7.
Bien que le secteur de la construction neuve présente un effet d’inertie important, les effets de cette nouvelle
réglementation deviennent perceptibles à la fin de la période ATRD6 ;
– concernant les professionnels, la mise en œuvre du décret tertiaire (41) exige des efforts d’efficacité
énergétique importants pour les clients raccordés au gaz, les incitant dans certains cas à l’électrification des
usages lorsque c’est possible. Des mécanismes incitatifs d’aides à la conversion concernent également les
clients industriels. Ces dispositifs réglementaires et financiers commencent à se traduire sur le solde de clients
professionnels depuis l’année 2022 ;
– depuis début 2022, la crise gazière a un impact majeur sur les consommations de gaz. D’une part, les
professionnels et les industriels sont directement touchés par la hausse des prix du gaz, les conduisant à
réduire autant que possible leurs consommations, voire dans certains cas à suspendre leurs process industriels.
A cela s’ajoutent de plus en plus de cas de bascules d’industriels raccordés au réseau de gaz vers une autre
énergie, dans une logique d’arbitrage économique, lorsque leur process est compatible. D’autre part, bien que
protégés par le bouclier tarifaire, les clients résidentiels ont été largement incités par les pouvoirs publics à
engager des efforts de sobriété afin de réduire leurs consommations d’énergie.
GRDF a constaté une poursuite de ces effets en 2023.

3.2.2. Demande de GRDF


GRDF estime, sur la période 2024-2027, que la baisse de la consommation va se poursuivre à un rythme de
– 2,38 % par an en moyenne (42) et que le nombre de consommateurs baissera également de - 1,80 % par an en
moyenne.
Les perspectives d’évolution que GRDF a proposé de retenir comme référence pour la période ATRD7 sont les
suivantes :
2024 2025 2026 2027

Nombre de consommateurs 10 830 218 10 657 322 10 465 862 10 254 863

Évolution N/N – 1 -1,60 % -1,80 % -2,02 %

Consommation (GWh) 247 168 241 044 236 032 229 925

Évolution N/N – 1 -2,48 % -2,08 % -2,59 %

Ces prévisions de consommation tiennent compte du changement du modèle de correction climatique, lié à la
mise à jour de la référence climatique réalisée par Météo France en 2021, qui a un impact de - 6 TWh/an sur la
consommation prévisionnelle pendant le tarif ATRD7.
GRDF décompose les principaux effets de variation du nombre de consommateurs par secteur (résidentiel,
tertiaire, industrie, gaz naturel véhicule (GNV)) sur la base d’hypothèses concernant les nouveaux raccordements,
l’abandon du gaz, les gains d’efficacité énergétique et l’effet du prix de l’énergie.
GRDF prévoit une baisse très forte entre 2022 et 2027 du nombre de nouveaux raccordements dans le résidentiel
(– 65 %) et dans le tertiaire (– 48 %) en conséquence de l‘application de la RE 2020 et du décret tertiaire. GRDF
prévoit également un prolongement de la tendance du nombre d’abandons du gaz dans le résidentiel, qui s’est
accélérée ces dernières années (113 000 clients en 2020, 212 000 clients en 2022, 241 000 clients estimés en 2027).
GRDF considère que l’abandon du gaz dans le secteur tertiaire va également s’accélérer dans les locaux qui ne
pourront pas respecter le critère de réduction des consommations d’énergie finale en 2030 prévu par le décret sans
investissement important.
GRDF a également estimé des gains d’efficacité énergétique et l’effet des prix de l’énergie pour les secteurs
résidentiel, tertiaire et industriel :
– sur les hypothèses de consommation unitaire par secteur, GRDF procède à l’estimation de différents effets :
• différents degrés de rénovation énergétique du bâti et croissance du nombre d’opérations annuelles de
rénovation énergétique dans le secteur résidentiel (dont l’effet cumulé s’élève entre - 0,3 TWh/an et - 0,5
TWh/an au cours de la période ATRD7) ;
• rénovation énergétique et pénétration croissante de la PAC hybride dans le secteur tertiaire (dont l’effet total
est estimé à – 0,7 TWh/an sur la période ATRD7) ;
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• électrification du secteur industriel : dans ce secteur, selon GRDF, la consommation annuelle pourrait
baisser de 1,5 TWh/an du fait des efforts d’efficacité énergétique et de l’évolution de la production
industrielle en France à l’horizon 2027 ;
– sur les hypothèses de prix de l’énergie, GRDF estime que dans l’hypothèse d’un retour à un prix du gaz autour
de 20 €/MWh, c’est-à-dire le retour à un marché fluide pré-crise de l’énergie, la consommation résidentielle
pourrait rebondir de 3 %. Dans le tertiaire, cet effet rebond atteindrait 4 % et 6 % dans le secteur industriel.

3.2.3. Analyse de la CRE


La CRE considère que les hypothèses tendancielles retenues par GRDF dans le cadre de sa demande sont
cohérentes avec le contexte et les évolutions de la règlementation, notamment en ce qui concerne les prévisions de
baisse de la consommation et de réduction du nombre de nouveaux raccordements. En revanche, la CRE considère
que les volumes d’abandon du gaz anticipés par GRDF sont élevés par rapport aux dernières données réalisées. En
effet, les perspectives d’abandon du gaz de GRDF pour la période ATRD7 sont supérieures à celles constatées en
2022, année dont le contexte économique et géopolitique a été particulièrement averse à la consommation de gaz,
et estimées en 2023. Lors de la consultation publique, la CRE a envisagé en conséquence de limiter les abandons au
niveau estimé de 2023.
Certains acteurs considèrent que cette trajectoire est trop conservatrice dans le contexte de baisse des
consommations de gaz à venir. D’autres acteurs partagent la proposition de la CRE quant à une appréciation plus
prudente que GRDF sur la baisse des consommations.
La CRE considère que le niveau d’abandon du gaz observé en 2023 est élevé et correspond à une trajectoire
volontariste de baisse des consommations du gaz, dans un contexte de baisse des prix du gaz sur le marché de gros
pour les années de la période ATRD7 par rapport à l’année 2023.
La CRE retient en conséquence pour le tarif ATRD les trajectoires suivantes :
2024 2025 2026 2027

Nombre de consommateurs 10 839 147 10 683 303 10 519 324 10 344 768

Évolution N/N – 1 - 1,44 % - 1,53 % - 1,66 %

Consommation (GWh) 247 511 242 041 237 944 232 831

Évolution N/N – 1 - 2,21 % - 1,69 % - 2,15 %

Sur la période 2024-2027, cette trajectoire correspond à une évolution moyenne de la consommation de – 2,02 %
par an et à une évolution moyenne du nombre de consommateurs de – 1,54 % par an. Ce scénario se situe entre le
scénario S3 de l’ADEME (baisse de consommation de – 2,69 % par an) et le scénario des gestionnaires de réseaux
(baisse de consommation de – 1,67 % par an) utilisés dans l’étude sur l’avenir des infrastructures gazières de la
CRE.
Par rapport à la trajectoire proposée par GRDF, l’écart est en moyenne de 1 % sur les recettes tarifaires sur
l’ensemble de la période tarifaire.

3.3. Trajectoire d’évolution du revenu autorisé de GRDF


3.3.1. Revenu autorisé non lissé sur la période tarifaire ATRD7
Le revenu autorisé non lissé de GRDF pour la période 2024-2027 est défini comme la somme des éléments
suivants :
– les charges nettes d’exploitation (voir partie 3.1.3) ;
– les charges de capital (voir partie 3.1.4) ;
– l’apurement du solde du CRCP calculé au 31 décembre 2023 (voir partie 3.1.5).
Le revenu autorisé non lissé de GRDF pour la période ATRD7 se décompose de la façon suivante :
2023
en M €courants Revenu autorisé 2024 2025 2026 2027
lissé

Charges nettes d’exploitation 1 723,2 1 719,5 1 714,1 1 700,5

Charges de capital normatives 1 861,2 1 929,2 1 970,8 2 004,8

Apurement du solde du CRCP ATRD7 243,0 243,0 243,0 243,0

Revenu autorisé non lissé 3 429,0 3 827,4 3 891,7 3 927,8 3 948,4

Evolution annuelle 11,6 % 1,7 % 0,9 % 0,5 %

Hors effets de lissage, les charges à couvrir retenues par la CRE pour GRDF entraînent une hausse de + 11,6 %
du revenu autorisé entre 2023 et 2024, puis une hausse de + 1,0 % en moyenne par an sur la période ATRD7.
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3.3.2. Revenu autorisé lissé sur la période tarifaire 2024-2027


Comme précisé dans la partie 2.3.4, pour calculer l’évolution tarifaire au 1er juillet 2024 et à chaque évolution
annuelle, la CRE décide de lisser l’évolution du revenu autorisé prévisionnel. Ce lissage n’a pas d’impact sur les
charges recouvrées par GRDF au global sur la durée du tarif, mais évite les évolutions importantes dans des sens
opposés d’une année sur l’autre.
La CRE a présenté deux options possibles de hausse initiale et d’évolutions annuelles ultérieures dans sa
consultation publique :
– 1re option : un lissage simple de forme « Z = IPC + k », c’est-à-dire d’une évolution de type « marche initiale »
suivie d’une évolution annuelle à l’inflation. Il s’agit de la méthode proposée par GRDF ;
– 2de option : un lissage de forme « Z = IPC + X + k » avec un coefficient X qui correspondrait à l’effet de la
baisse annuelle moyenne de la consommation et du nombre de consommateurs pendant le tarif ATRD7. La
marche initiale, dans ce cas, serait suivie d’une évolution annuelle égale à la somme de l’inflation et du
coefficient X.
La majorité des acteurs s’est montrée favorable à la seconde option. Néanmoins, certains acteurs ont exprimé
une réticence vis-à-vis de la seconde option car un étalement trop important de la hausse pourrait entraîner un écart
entre les recettes et les charges à couvrir en fin de tarif. La CRE considère que le choix d’un coefficient qui
compenserait l’effet de la baisse annuelle moyenne de la consommation et du nombre de consommateurs pendant
le tarif ATRD7 permet de limiter ce risque.
La CRE considère que la décroissance progressive de la consommation de gaz va conduire à une hausse de tarif,
et qu’il est cohérent de retenir une prise en compte progressive de cet impact. La CRE retient ainsi l’option
reposant sur une marche initiale égale à 27,52 % et des évolutions annuelles ultérieures selon l’inflation et un
coefficient X égal à + 1,91 %.
A titre indicatif, les évolutions prévisionnelles (hors apurement du CRCP) se décomposeraient de la manière
suivante :
2024 2025 2026 2027

Inflation prévisionnelle entre l’année N – 1 et l’année N 2,5 % 2,0 % 2,0 % 1,8 %

Marche initiale 27,52 %

Facteur d’évolution X + 1,91 % + 1,91 % + 1,91 %

Evolution prévisionnelle au 1er juillet de l’année N (hors apurement du solde du CRCP) 27,52 % 3,91 % 3,91 % 3,71 %

Le revenu autorisé de GRDF pour la période 2024-2027 est défini comme la somme des éléments suivants :
– le revenu autorisé non lissé (voir partie 3.3.1) ;
– le terme de lissage permettant une évolution tarifaire correspondant aux modalités définies ci-dessus.
Ainsi, pour la période du tarif ATRD7, le revenu autorisé prévisionnel lissé se décompose de la manière
suivante :
en M € courants 2023 2024 2025 2026 2027 VAN (43)

Revenu autorisé non lissé 3 827,4 3 891,7 3 927,8 3 948,4 14 752,6

Terme de lissage ATRD7 - 324,8 + 67,7 + 117,7 + 168,1 0

Revenu autorisé lissé / Recettes prévisionnelles 3 429,0 3 502,7 3 959,4 4 045,5 4 116,5 14 752,6

Evolution annuelle + 2,1 % + 13,0 % + 2,2 % + 1,8 %

4. Structure tarifaire
4.1. Fonctionnement de la structure tarifaire du réseau de distribution
Environ 11,6 millions de consommateurs sont raccordés aux réseaux de distribution de gaz naturel. Ils sont
alimentés par 24 gestionnaires de réseaux de distribution de gaz naturel, de tailles très inégales. Avec 200 000
kilomètres de réseaux, GRDF distribue 96 % des quantités de gaz naturel distribuées et achemine le gaz naturel sur
la majorité du territoire français.
Ce réseau est majoritairement alimenté en moyenne pression, allant jusqu’à 4 bar de pression.
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Figure 6. Répartition du réseau de GRDF par niveau de pression


La structure des tarifs de distribution de gaz est commune à tous les GRD. Ainsi, l’ensemble des tarifs péréqués
des ELD et des tarifs non péréqués est exprimé sous la forme de la grille ATRD de GRDF à laquelle est appliqué
un coefficient de niveau multiplicatif. Ces modalités permettent simplicité et comparabilité.
Le portefeuille clients est segmenté en 4 options tarifaires principales :
– trois options T1, T2, T3, de type binôme, comprenant chacune un abonnement et un terme proportionnel aux
quantités livrées :
• T1 : consommation annuelle de 0 à 4 000 kWh (environ 3,2 millions de consommateurs pour 11,8 % du
revenu autorisé de GRDF). Elle correspond en théorie à un usage eau chaude sanitaire - cuisson ;
• T2 : consommation annuelle de 4 000 à 300 000 kWh (environ 7,8 millions de consommateurs pour 65,6 %
du revenu autorisé de GRDF). Elle correspond en théorie à un usage chauffage ;
• T3 : consommation annuelle de 300 000 à 5 000 000 kWh (environ 98 000 consommateurs pour 17,6 % du
revenu autorisé de GRDF) Elle correspond en théorie à un usage de chauffage collectif, ou à des
consommations du secteur tertiaire ou petite industrie ;
– une option T4 de type trinôme, comprenant un abonnement, un terme proportionnel à la capacité journalière
souscrite et un terme proportionnel aux quantités livrées, dimensionnée pour les consommateurs ayant une
consommation annuelle supérieure à 5 000 000 kWh (environ 2 700 consommateurs pour 5 % du revenu
autorisé de GRDF). Cette option correspond à des gros consommateurs, des secteurs tertiaire ou industriel.
Une option tarifaire spéciale dite « tarif de proximité » (TP), de type trinôme (distance au réseau de transport,
capacité et abonnement annuel), a été prévue pour les grands consommateurs installés à proximité du réseau de
transport de gaz et déjà alimentés par les réseaux de distribution. Le terme proportionnel à la distance est affecté
d’un coefficient multiplicateur dépendant de la densité de population de la commune d’implantation du point de
livraison concerné. Une cinquantaine de consommateurs bénéficient aujourd’hui de cette option.
Pour un point de livraison donné, le choix de l’option tarifaire est laissé au fournisseur pour le compte du
consommateur concerné. Le tarif s’applique par point de livraison.
Enfin, un mécanisme de pénalisation des dépassements de capacité souscrite existe pour les options tarifaires T4
et TP.
Pour les consommateurs ne disposant pas de compteur individuel (soit environ 150 000 consommateurs), les
modalités de facturation sont les suivantes :
– pour l’ensemble des consommateurs finals d’un immeuble ou d’un groupement de logements ne disposant pas
de compteur individuel, mais disposant d’un compteur collectif et ayant souscrit collectivement un contrat de
fourniture, un abonnement égal à celui de l’option T1 est facturé, appliqué au nombre de logements alimentés
en gaz, et une part proportionnelle égale à celle de l’option tarifaire T1 est appliquée à la consommation de
gaz mesurée par le compteur collectif ;
– pour un consommateur ne disposant pas de compteur individuel ou collectif, un forfait évalué sur la base
d’une consommation annuelle de 660 kWh est appliqué.
Option tarifaire T1 T2 T3 T4 TP

Nombre de consommateurs 3,2 millions 7,8 millions 99 000 2 600 47


à fin 2022

Chauffage collectif + petit


Type d’usage « théorique » Cuisson et/ou ECS Chauffage individuel tertiaire Gros tertiaire ou industriel

Seuil de consommation < 4 MWh Entre 4 et 300 MWh Entre 300 et 5 000 MWh Supérieure à 5 000 sans objet
annuelle théorique MWh

% des quantités acheminées Environ 2 % Environ 48 % Environ 30 % Environ 20 %


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Option tarifaire T1 T2 T3 T4 TP

Profil de consommation
théorique P011 P012 P013 à P019

% du revenu autorisé 11,8 % 65,6 % 17,6 % 5,0 %

Figure 7. Synthèse du parc de consommateurs de GRDF


Le système de profilage des consommations, défini dans le cadre du groupe de travail gaz, est composé de neuf
profils adaptés aux différentes typologies de consommation des utilisateurs. Deux profils de consommation sont
associés spécifiquement aux consommateurs à relevé semestriel ou équipés d’un compteur communicant, et dont le
relevé était initialement semestriel, et sont attribués automatiquement en fonction de la consommation annuelle de
référence (CAR) du PCE (44) :
– le profil dit « P011 » pour les consommateurs à relevé semestriel ou avec compteur communicant dont la CAR
est inférieure à 4 MWh par an ;
– le profil dit « P012 » pour les consommateurs à relevé semestriel ou avec compteur communicant dont la CAR
est comprise entre 4 et 300 MWh par an.
Pour les PCE des options T3 et T4, qui sont relevés mensuellement ou quotidiennement, un profil de
consommation est attribué sur la base de la part de la consommation en hiver (PH), de novembre à mars (45) par
rapport à la consommation annuelle totale.
Enfin, depuis l’entrée en vigueur du premier tarif ATRD, les termes des options tarifaires sont définis pour
assurer une continuité aux seuils de consommation séparant chacune des options tarifaires. Ce principe de
continuité aux seuils a pour but d’éviter les décrochages de niveau entre options tarifaires et d’inciter les
fournisseurs à choisir l’option tarifaire la mieux adaptée au niveau de consommation de l’utilisateur. Depuis le tarif
ATRD6, la continuité au seuil est calculée sans prise en compte de la contribution tarifaire d’acheminement (CTA).
Pour rappel, la grille tarifaire de GRDF en vigueur depuis le 1er juillet 2023, hors terme Rf, est la suivante :
– Options tarifaires principales :
Terme de souscription annuelle de capacité journalière
(en €/MWh/j)
Option tarifaire Abonnement annuel hors Rf Prix proportionnel
(en €/an) (en €/MWh) Part de la souscription Part de la souscription
de capacité inférieure de capacité supérieure
à 500 MWh/j à 500 MWh/j

T1 33,48 33,23 N.A N.A

T2 130,68 8,93 N.A N.A

T3 884,52 6,42 N.A N.A

T4 15 971,16 0,87 213,00 106,44

– Option « tarif de proximité » (TP) :

Option tarifaire Abonnement hors Rf Terme de souscription capa. J Terme annuel à la distance
(en €/an) (€/MWh/j) (en €/mètre/an)

TP 38 164,56 106,20 69,72

Un coefficient multiplicateur est appliqué au terme annuel à la distance. Il est égal à :


– 1, si la densité de population de la commune est inférieure à 400 habitants par km2 ;
– 1,75, si la densité de population de la commune est comprise entre 400 habitants par km2 et 4 000 habitants par
km2 ;
– 3, si la densité de population de la commune est supérieure à 4 000 habitants par km2.
Producteurs de biométhane :
Le terme tarifaire d’injection de biométhane introduit dans le tarif ATRD6 est fondé sur la définition de trois
niveaux de terme d’injection applicable chacun à une zone du territoire, afin de différencier le montant payé par les
producteurs en fonction des coûts engendrés par leur choix de localisation, dont les niveaux sont les suivants :

Niveau Terme tarifaire d’injection


(€/MWh)

Niveau 3 0,7

Niveau 2 0,4

Niveau 1 0
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4.2. Evolution de la structure pour le tarif ATRD7


4.2.1. Enjeux
La CRE a identifié plusieurs enjeux de structure pour la période ATRD7, sur lesquels elle a dans un premier
temps et préalablement à la consultation publique, organisé des ateliers publics. Ces ateliers, organisés le
23 février 2023 et le 10 mai 2023, ont respectivement permis d’interroger les acteurs sur :
– l’adaptation de la structure tarifaire des tarifs de distribution de gaz naturel ;
– la prise en compte tarifaire de la montée en puissance des gaz renouvelables et bas-carbone.
Les retours des participants à l’atelier, ainsi que les échanges qui ont suivi, sont venus alimenter la réflexion de la
CRE sur les évolutions envisagées au stade de la consultation publique.
Le premier enjeu identifié concernait l’adaptation de la structure tarifaire à l’évolution du rôle du réseau de
distribution, dans un contexte de transition énergétique. Les réseaux de distribution de gaz connaissent des
évolutions importantes, qui vont s’accroître tant du point de vue de leur usage par les consommateurs que par la
multiplication de nouveaux utilisateurs, parmi lesquels les producteurs de biométhane. Le réseau de distribution de
gaz évolue ainsi d’un modèle historique de desserte unidirectionnelle du gaz depuis le réseau de transport vers les
consommateurs finals vers un nouveau schéma de décentralisation de la production, du fait du développement de la
filière des gaz verts.
Par ailleurs, pour certains consommateurs, le gaz n’est plus l’énergie principale, mais une énergie d’appoint ou
de secours d’une autre énergie. Ces consommateurs, généralement industriels, peuvent ainsi alterner entre la
consommation de gaz ou d’une autre énergie en fonction d’arbitrages économiques de court ou moyen terme. Ces
consommateurs peuvent également être des réseaux de chaleurs urbains (RCU), qui gardent le gaz en énergie
d’appoint, afin de desservir des clients finals ayant bien quitté le gaz.
Ces consommateurs engendrent des coûts élevés de dimensionnement et de maintenance, alors qu’ils n’utilisent
que ponctuellement le réseau. La tarification, jusqu’alors largement fondée sur le volume de consommation, ne
permet pas de couvrir les coûts qu’ils génèrent. Dans la mesure où ce type d’usage du réseau est appelé à devenir
plus fréquent, GRDF a proposé à la CRE l’introduction d'un terme de débit normalisé.
Dans ce contexte, la CRE a présenté les trois évolutions suivantes :
– l’introduction d’un terme de débit normalisé, fonction du débit du compteur et de la pression de livraison ;
– l’abaissement du seuil entre les options tarifaires T2 et T3 de 300 MWh/an à 100 MWh/an ;
– l’évolution de la tarification applicable aux producteurs de gaz renouvelables et bas-carbone.
Dans la présente délibération, la CRE décide de mettre en œuvre l’évolution du terme de débit (voir partie 4.2.2)
et certaines évolutions de la tarification de la production de gaz renouvelables et bas-carbone (voir partie 4.2.3).
En revanche, elle ne retient pas l’abaissement du seuil T2/T3. GRDF avait proposé cette évolution pour traiter la
question de l’hétérogénéité au sein de l’option tarifaire T2, qui couvre des consommateurs ayant des niveaux de
consommation et des utilisations du réseau de distribution divers.
Dans sa consultation publique, la CRE a exprimé une position réservée sur ce changement de seuil entre options
tarifaires T2 et T3, au vu de ses implications redistributives importantes (baisse de la facture ATRD des petits
clients T3 et hausse des factures ATRD des clients T2 et gros clients T3).
Le retour des acteurs sur cette question est partagé. Certains acteurs ont partagé l’analyse de GRDF, considérant
que l’abaissement du seuil permettrait une meilleure correspondance de la nature des clients avec leur option ainsi
qu’avec les coûts pour le réseau. D’autres en revanche, ont mis en avant la nécessité de conduire une analyse plus
fine des comportements avant de mener cette évolution. Certains acteurs constatent que l’évolution du seuil entre
les options T1 et T2 décidée dans le tarif ATRD6 n’a, dans les faits, pas conduit aux bascules attendues de la part
des fournisseurs.
La CRE partage certaines réserves soulevées par les acteurs : en effet, bien que l’on observe une proportion plus
importante de professionnels et de chaufferies collectives par rapport aux résidentiels individuels dans les tranches
de consommation annuelle de référence allant de 50 MWh à 100 MWh puis de 100 à 300 MWh, des analyses plus
précises doivent encore confirmer que leur comportement est différent. Il est par ailleurs possible de travailler en
groupe de travail sur des évolutions du profilage. En outre, comme indiqué dans la consultation publique, cette
évolution conduirait à des effets redistributifs entre les factures des petits consommateurs T3 (baisse de facture) et
des consommateurs T2 et plus gros consommateurs T3 (hausse).
Pour ces raisons, la CRE ne retient pas l’évolution du seuil T2/T3.

4.2.2. Introduction d’un terme de débit normalisé


[Link]. Développement des usages du gaz en appoint-secours
Le rôle du réseau devient plus assurantiel qu’auparavant, notamment avec le développement d’usages
« d’appoint » ou de « secours » pour certains consommateurs. Ces utilisateurs sont raccordés au réseau de gaz, mais
n’utilisent le gaz que quelques jours par an, soit pour des raisons assurantielles en cas de défaillance ou
d’insuffisance d’une autre énergie principale, soit pour des raisons d’arbitrage entre le gaz et d’autres énergies en
fonction des conditions économiques (comme cela a été le cas pendant la crise gazière, par exemple, pour des
industriels équipés de brûleurs mixtes gaz/fioul). Pour autant, le réseau doit rester dimensionné pour leur délivrer
un besoin de pointe, et faire l’objet de maintenances régulières.
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A ce jour, GRDF a recensé dans son parc environ 3 200 clients de type appoint-secours, selon un critère de débit
de compteur supérieur à 160 Nm³/h et d’une consommation annuelle concentrée sur moins de 10 jours. La notion
d’appoint-secours n’étant pas strictement définie, d’autres consommateurs avec des débits plus faibles ou une
concentration de la consommation légèrement inférieure peuvent également s’apparenter à cet usage.
Dans la structure du tarif ATRD6, ces utilisateurs paient un terme d’abonnement par site, et une part variable :
cette structure est adaptée pour des consommateurs dont la consommation est régulière. En revanche, dans le cas
d’une consommation ponctuelle, le consommateur acquittera une part abonnement et une part variable sur des
volumes faibles. Cette structure ne permet pas de refléter les coûts de dimensionnement et de maintenance du
réseau de clients appoint-secours, qui subsistent indépendamment de l’usage.
La croissance attendue du nombre de ces utilisateurs pose donc deux questions, énoncées par la CRE lors de sa
consultation publique, qui sont le reflet des coûts de réseau par l’utilisateur qui les génère et l’incitation à
dimensionner le réseau au plus proche de son besoin.
La majorité des acteurs s’est exprimée sur ces enjeux lors de la réponse à la consultation publique et partage ces
enjeux. En particulier, les gestionnaires de réseaux et les autorités organisatrices de la distribution d’énergie
(AODE) et leurs représentants sont favorables au fait de faire supporter aux utilisateurs les coûts qu’ils génèrent.
Néanmoins, certains acteurs, en majorité des fournisseurs, s’interrogent sur la pertinence économique de mener
une évolution pour traiter un nombre de cas limité. La CRE rappelle, d’une part, que la catégorisation stricte d’un
usage appoint secours n’est pas strictement définie et que les critères définis par GRDF pour illustrer cet usage ne
sont pas limitatifs, et d’autre part, que cette catégorie d’utilisateurs va potentiellement augmenter au vu du contexte
de réduction de la consommation de gaz, et engendrer ainsi des coûts croissants de maintenance du réseau.
La CRE considère qu’il est nécessaire et pertinent de répondre à cette problématique.

[Link]. Principe du terme de débit normalisé


A l’occasion de l’atelier relatif à la structure du tarif de distribution, puis lors de la consultation publique, la CRE
a présenté la proposition de GRDF d’introduire un nouveau terme tarifaire, permettant de mieux refléter les coûts
associés au dimensionnement du réseau : le terme de débit normalisé.
Le débit normalisé correspond au débit du compteur pondéré par la pression de livraison d’un consommateur.
Afin de facturer ce débit normalisé, la CRE a proposé la formule suivante :
Facturation du débit normalisé = terme de débit × [(débit du compteur * (1 + pression de livraison)) – seuil]
Avec :
– terme de débit : terme tarifaire servant à la facturation et exprimé en €/an/Nm³/h ;
– débit du compteur : volume de gaz pouvant être délivré par heure par le compteur, en m3/h ;
– pression de livraison : paramètre essentiellement concentré sur les domaines de pression 21 mbar et 300 mbar
(jusqu’à 6 bar) ;
– seuil : niveau de débit normalisé à partir duquel on souhaite facturer le terme de débit (proposé à 40 Nm3/h par
GRDF).
La CRE a proposé une application de ces termes aux options T1, T2 et T3, l’option T4 comportant déjà un terme
capacitaire. Elle a par ailleurs proposé un seuil d’application à partir d’un débit normalisé de 40 Nm³/h afin que ce
terme tarifaire ne s’applique pas aux consommateurs particuliers, qui ont à plus de 99 % des débits normalisés de 6
ou 10 Nm³/h.
La CRE a proposé un niveau du terme de débit à 4 €/an/Nm³/h, inférieur à la proposition de GRDF d’un niveau à
12 €/an/Nm³/h, afin d’éviter les effets de bords sur d’autres consommateurs.
Les acteurs qui se sont exprimés sur ce terme de débit à l’occasion de la consultation publique sont
majoritairement favorables à son principe. Plusieurs acteurs considèrent que c’est une solution adaptée, malgré les
inconvénients présentés, tels que des difficultés opérationnelles de mise en œuvre du terme. D’autres acteurs
considèrent a contrario que les caractéristiques du compteur ne sont pas une référence adaptée ou sont des
paramètres trop complexes à utiliser pour la facturation de l’usage appoints-secours. Ils recommandent plutôt de
baser cette facturation sur une souscription de capacité, comme pour l’option tarifaire T4, ou de basculer
automatiquement les consommateurs dit « appoint-secours » vers une option tarifaire T4.
Certains acteurs se sont interrogés sur une solution qui constituerait à appliquer un terme spécifique à travers la
facturation d’une « prestation catalogue », afin de cibler uniquement les consommateurs concernés, sans impliquer
de développements SI.
S’agissant du périmètre d’application du terme, les acteurs se sont exprimés en faveur du seuil de 40 Nm³/h,
considérant qu’il correspond effectivement aux compteurs dits industriels et qu’il exclura de fait les particuliers de
l’assiette de ce terme. Plusieurs acteurs soulignent néanmoins que l’existence possible d’un terme de débit sur les
options tarifaires T1 et T2 contraindra tout de même les fournisseurs à des développements SI importants. Un
acteur a ainsi proposé une solution alternative, qui consisterait à exclure des tarifs T1 et T2 les consommateurs
disposant de compteurs ayant un débit égal ou supérieur à 40 Nm³/h.
Enfin, concernant le niveau du terme, certains acteurs s’étant exprimés sur ce niveau ont considéré que celui-ci
était trop faible et que le niveau devait être suffisamment significatif pour que le signal prix de bon
dimensionnement soit perçu par les clients. A contrario, d’autres acteurs ont indiqué que le niveau envisagé par la
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CRE induirait des hausses très élevées pour certains consommateurs, notamment dans le secteur agro-alimentaire,
et ont demandé la mise en place d’un terme de débit différencié pour ces usages.
Analyse de la CRE
La CRE considère que le dimensionnement du réseau relève des missions de GRDF, et qu’à ce titre la
tarification de cette activité doit être prévue dans le tarif ATRD, et non dans le catalogue des prestations de
l’opérateur.
La CRE rappelle, comme indiqué dans sa consultation publique, que l’introduction d’un terme capacitaire basé
sur la Consommation Journalière Normalisée (CJN) ou la bascule des clients appoint-secours vers l’option tarifaire
T4 ne permettraient de traiter que partiellement la problématique car cet usage n’est pas forcément corrélé à la
consommation hivernale d’un consommateur, contrairement à la CJN et la souscription de capacité.
De plus, elle considère que la bascule obligatoire en T4 de clients identifiés a posteriori comme « appoint-
secours » aurait des implications lourdes pour les consommateurs concernés, qui devaient prévoir des souscriptions
de capacités, et pour leurs fournisseurs qui devraient accompagner ces bascules.
La CRE a examiné la possibilité d’exclure des options tarifaires T1 et T2 les consommateurs disposant de
compteurs ayant un débit égal ou supérieur à 40 Nm³/h. Il en ressort que cette solution n’apporterait pas la
simplification recherchée car elle impliquerait une phase d’identification des clients, dont le nombre est évalué à
environ 20 000, puis une éventuelle régularisation des compteurs de certains clients, avant que les fournisseurs ne
placent les clients restants en option T3. De ce fait, la CRE considère qu’il est préférable de maintenir une
application de ce terme de débit normalisé pour les trois options T1, T2 et T3.
S’agissant du niveau, la CRE considère que le niveau de 4 €2023/an/Nm³/h est adapté, et qu’un niveau plus élevé
pourrait entraîner de très fortes hausses de factures pour certains consommateurs. Ce niveau semble pertinent au
regard d’une analyse coût / bénéfices, en ce qu’il permettra de collecter environ 50 M €/an de recettes, sur un
revenu autorisé total d’environ 3,4 Mds en 2023.
La CRE décide donc d’introduire dans le tarif ATRD7 un terme de débit, d’un niveau de 4 €2023/an/Nm³/h,
applicable aux consommateurs en option T1, T2 et T3 ayant un débit normalisé égal ou supérieur à 40 Nm³/h.
Au regard des adaptations SI et de l’exercice de sensibilisation à mener autour de l’introduction de ce nouveau
terme, la CRE retient une entrée en vigueur au 1er juillet 2026, et demande à GRDF de mener une phase de
sensibilisation et d’accompagnement des utilisateurs concernés (voir partie 4.2.4).
Compte tenu de l’évolution de + 27,52 % des termes de la grille tarifaire au 1er juillet 2024, à laquelle
s’ajouteront les évolutions au 1er juillet 2025 et au 1er juillet 2026, estimées à date à + 3,9 % au 1er juillet 2025 et
+ 3,9 % au 1er juillet 2026 (ces évolutions tiendront compte de l’apurement effectif du CRCP et de l’inflation), le
niveau estimé de ce terme est de 5,52 €/an/Nm³/h au 1er juillet 2026.

4.2.3. Evolution de la tarification applicable aux producteurs de gaz renouvelables et bas-carbone


[Link]. Prévoir une tarification adaptée pour une catégorie d’utilisateurs du réseau en forte croissance
L’article 94 de la loi du 30 octobre 2018 (46), dite « loi EGalim », a instauré dans le code de l’énergie le principe
du droit à l’injection pour les producteurs de biogaz. Ce principe a été étendu à l’ensemble des gaz renouvelables
ou bas-carbone par la loi du 10 mars 2023 (47), dite « loi APER ». Ainsi, l’article L. 453-9 du code de l’énergie
dispose, notamment, que « [l]orsqu'une installation de production de gaz renouvelable, dont le biogaz, ou de gaz
bas-carbones est située à proximité d'un réseau de gaz naturel, les gestionnaires des réseaux de gaz naturel
effectuent les renforcements nécessaires pour permettre l'injection dans le réseau du gaz renouvelable, dont le
biogaz, ou du gaz bas-carbone produits, dans les conditions et limites permettant de s'assurer de la pertinence
technico-économique des investissements […] ».
Les modalités de mise en œuvre de cet article ont été précisées par le décret du 28 juin 2019 (48) et par l’arrêté
du 28 juin 2019 (49) pris en application de ce décret.
Le décret du 28 juin 2019 susvisé, dont les dispositions sont aujourd’hui codifiées aux articles D. 453-20 à
D. 453-25 du code de l’énergie, a introduit trois dispositifs dont l’objectif est notamment le développement efficace
de l’injection de biométhane dans les réseaux de gaz naturel : un dispositif de zonages validés par la CRE, un
dispositif d’évaluation et de financement par les gestionnaires de réseau des coûts associés, dans la limite d’un ratio
technico-économique Investissements / Volumes (« I/V ») et un dispositif de partage des coûts des ouvrages
mutualisés entre les producteurs d’une même zone.
Par ailleurs, les dispositions des articles L. 452-1 et L. 452-1-1 du code de l’énergie précisent que les coûts
supportés par les GRT et les GRD (50) comprennent une partie des coûts de raccordement à ces réseaux des
installations de production de gaz renouvelable, dont le biogaz, ou de gaz bas-carbone et que le niveau de prise en
charge ne peut excéder 60 % du coût du raccordement.
L’ensemble des dispositions susmentionnées induit ainsi la mutualisation dans les tarifs ATRD et ATRT des
coûts de renforcement dans les zones pertinentes sur le plan technico-économique, ainsi que de la majorité des
coûts de raccordement : cette mutualisation n’incite pas forcément les producteurs à faire des choix de localisation
optimaux pour la collectivité.
Dans l’objectif de préserver un signal à la localisation optimale et de couvrir les coûts de fonctionnement des
ouvrages de renforcement, la CRE a introduit dans le tarif ATRD6 un timbre d’injection, différencié en fonction
des investissements de renforcement du réseau prévus dans la zone. Le niveau de ce timbre a été fixé pour prendre
en compte les charges directes liées à l’injection, en l’occurrence les coûts de maintenance et d’énergie de
compression.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

[Link]. Evolutions du timbre d’injection pour la période ATRD7


A l’occasion des consultations publiques du 26 juillet 2023 et du 12 octobre 2023, et après avoir recueilli l’avis
des acteurs via un atelier en mai 2023, la CRE envisageait plusieurs évolutions concernant le timbre d’injection.
Maintien du terme d’injection et extension aux gaz renouvelables et bas-carbone
La CRE a tout d’abord consulté les acteurs sur le principe de reconduction du timbre d’injection et sur son
extension aux gaz renouvelables et bas-carbone, considérant que depuis 2023, l’article L. 453-9 du code de
l’énergie a été modifié et prévoit désormais que les gestionnaires des réseaux de gaz naturel effectuent les
renforcements nécessaires pour permettre l'injection dans le réseau du gaz renouvelable, dont le biogaz, ou du gaz
bas-carbone produits et qu’ainsi, le droit à l’injection a été étendu à l’ensemble des gaz renouvelables et bas-
carbone.
Concernant le maintien du timbre d’injection, la majorité des acteurs y est favorable, bien qu’un certain nombre
d’acteurs soient plutôt en faveur d’une simplification de ce timbre, via un terme unique. Par ailleurs, plusieurs
acteurs considèrent que le signal à la localisation existe déjà via le raccordement et que le timbre d’a pas d’effet
opérationnel sur la localisation des projets. En outre, aucun acteur ne s’est opposé à l’extension du timbre
d’injection aux gaz renouvelables et bas-carbone.
La CRE considère que la complexité du timbre d’injection est relativement limitée avec un mécanisme de
collecte et de refacturation désormais opérationnel. En outre, la CRE considère que le signal à la localisation est
très fortement atténué par les dispositifs en vigueur, ce qui justifie le maintien d’une différenciation entre zones.
Par ailleurs, les producteurs ont la possibilité de réagir à ce signal prix, quand ils ont par exemple plusieurs
exploitations et doivent choisir où installer leur production.
Evolution de la forme du timbre d’injection
Dans sa consultation publique, la CRE a proposé deux options :
1. la reconduction des principes appliqués au cours de la période ATRT7/ATRD6, en mettant à jour les
paramètres de coûts pour tenir compte des tendances observées durant la période ATRT7/ATRD6 ;
Compte tenu de ces hypothèses, les niveaux des termes tarifaires de timbre d’injection permettant de recouvrer
les charges directes et présentés en consultation publique étaient les suivants :
Grille envisagée au stade de
Grille actuelle la consultation publique pour Dont OPEX rebours Dont OPEX maillages
Timbre (€/MWh injecté) la période ATRT8/ATRD7 (€/MWh injecté) et raccordements
(€/MWh injecté) (€/MWh injecté)

3 0,7 1,8 1,4 0,4

2 0,4 0,4 0,00 0,4

1 0 0 0,00 0,1 (51)

2. l’élargissement du périmètre des coûts couverts par le timbre d’injection en intégrant des charges
d’exploitation indirectes associées à la production de gaz renouvelables et bas-carbone dans l’assiette de coûts à
couvrir par les producteurs desdits gaz.
En cas d’extension du périmètre de charges à couvrir par le timbre d’injection aux charges indirectes, la CRE
envisageait de retenir un niveau cohérent avec celui d’un terme d’entrée sur le réseau de GRTgaz ou de Teréga,
estimé à 130 €/MWh/j/an en moyenne sur la période dans la mesure où l’injection dans les réseaux s’apparente à un
point d’entrée sur la place de marché unique, sur laquelle le gaz est acheminé et peut être échangé, et représente
donc le même service pour son utilisateur.
Une large majorité d’acteurs estime que les niveaux proposés par la CRE sont trop élevés. En particulier, un
certain nombre d’acteurs de la filière biométhane considèrent qu’une augmentation trop importante du niveau de
timbre d’injection irait à l’encontre des orientations de politique énergétique.
De nombreux producteurs de gaz renouvelables et bas-carbone ont également indiqué à la CRE que l’ajout de
charges supplémentaires aurait un impact significatif sur leur rentabilité.
La hausse du niveau de timbre est cependant soutenue par certains acteurs qui considèrent que la filière
biométhane doit supporter les coûts de structuration et d’exploitation opérationnelle qu’elle génère pour les
gestionnaires de réseaux.
Enfin, un certain nombre d’acteurs qui se sont opposés à la hausse proposée par la CRE se sont tout de même
exprimés en faveur d’un terme unique pour tarifer l’injection de gaz renouvelable et bas-carbone, considérant qu’à
terme, plus de 80 % des zones nécessiteront la présence d’un rebours, ce qui justifierait la fin de la différenciation
du niveau de timbre par zone.
Au vu de l’ensemble de ces éléments, et pour ne pas introduire de rupture significative dans l’économie de la
filière des gaz renouvelables et bas-carbone, et considérant qu’un terme capacitaire permet d’envoyer une incitation
au bon dimensionnement des installations, la CRE décide d’adapter le timbre d’injection de la manière suivante :
– elle conserve le terme « volume » (lié aux volumes injectés de gaz renouvelables et bas-carbone) différencié
en fonction des zones, mais sans évolution de son montant par rapport à la grille en vigueur pour maintenir un
signal tarifaire à l’optimisation des capacités installées et à leur localisation. En effet, bien qu’une majorité des
zonages du territoire seront équipés d’un rebours à terme, cela est encore loin d’être le cas, avec à date, 14
rebours en service et 20 en cours de réalisation ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

– elle introduit un terme additionnel « capacitaire » (lié à la capacité maximale de production de gaz
renouvelable et bas-carbone de chaque site) associé aux charges indirectes des opérateurs, qui sera applicable
à l’ensemble des phases des sites (voir définition en partie 5.1.1), en service et futures, dont le niveau est fixé à
50 €/MWh/j/an.
La grille en résultant, ainsi que sa décomposition, est la suivante :
dont OPEX maillages
Terme Grille retenue dont OPEX dont OPEX et raccordements Grille dont OPEX dont OPEX
d’injection (€/MWh injectés) rebours raccordements distribution retenue distribution transport
(€/MWh) transport (€/MWh) (€/MWh) (€/MWh/j/an) (€/MWh/j/an) (€/MWh/j/an)

Niveau 3 0,7 0,55 0,03 0,12

Niveau 2 0,4 0,00 0,05 0,35 50 38 12

Niveau 1 0 0,00 0,00 0,00

Par ailleurs, ces termes évolueront en fonction des modalités d’évolutions annuelles définies au 2.3.3 de la
présente délibération.

[Link]. Modalités opérationnelles de facturation et de reversement du timbre d’injection


Enfin, la CRE a souhaité préciser dans sa consultation publique que, pour la période tarifaire ATRD7, la
facturation du terme « volume » du timbre d’injection s’appliquerait de manière différenciée en fonction des phases
d’un site, dans la mesure où lorsqu’un producteur souhaite réaliser une augmentation de sa Capacité Maximale
d’Injection (Cmax), une nouvelle phase doit être ajoutée dans le registre des capacités. Or, entre la phase initiale
d’un site et ses augmentations de capacités, la situation sur un zonage peut avoir évolué.
Cette proposition d’évolution n’a pas fait l’objet de remarques spécifiques de la part des acteurs.
Pour le tarif ATRD7 de GRDF, la CRE adapte la facturation du terme » volume » du timbre d’injection en
retenant le principe d’une facturation par phase d’un même site et non plus d’un terme unique par site.
Par ailleurs, la CRE précise que la facturation entre les différentes phases d’un site sera effectuée au prorata des
volumes injectés.
Ainsi, un producteur avec une capacité maximale d’injection totale de 300 Nm³/h, dont :
– 100 Nm³/h soumis au niveau 3 du terme « volume » du timbre d’injection, car mis en service sur un zonage
avec un rebours ; et
– 200 Nm³/h soumis au niveau 1 du terme « volume » du timbre d’injection, car mis en service au moment où le
zonage n’avait pas encore de rebours ;
qui injecterait dans l’année 150 Nm³/h et non 300 Nm³/h (Capacité Maximale d’Injection) se verrait facturer :
– 50 Nm³/h (100 Nm³/h de capacité au niveau 3 du terme « volume » du timbre d’injection * 150 Nm³/h injectés
réellement / 300 Nm³/h de capacité maximale d’injection) avec un terme « volume » du timbre d’injection de
niveau 3 ;
– 100 Nm³/h (200 Nm³/h de capacité au niveau 1 du terme « volume » du timbre d’injection * 150 Nm³/h
injectés réellement / 300 Nm³/h de capacité maximale d’injection) avec un terme « volume » du timbre
d’injection de niveau 1 ;
– 300 Nm³/h avec un terme « capacitaire » du timbre d’injection de 50 €/MWh/j/an.
Pour éviter de multiplier le nombre d’interlocuteurs pour les producteurs, la CRE avait retenu pour la période
ATRT7/ATRD6 le principe d’une facturation du timbre d’injection par le gestionnaire du réseau sur lequel chaque
producteur est raccordé. En conséquence, la CRE a introduit un reversement aux GRT des recettes perçues par les
GRD au titre des OPEX rebours. Le reversement est réalisé annuellement. Les volumes associés à ces transferts
entre opérateurs sont pris en compte au CRCP à 100 %.
La CRE, dans sa consultation publique, a proposé de reconduire ces modalités de facturation et de reversement,
et de les appliquer aux recettes issues du terme capacitaire si celui-ci était introduit, avec une prise en compte au
CRCP de l’ensemble des volumes.
La majorité des acteurs s’est exprimée en faveur de ces principes. En conséquence, la CRE reconduit le principe
de reversement du timbre et fixe la part des recettes perçues au titre du terme « volume » du timbre d’injection de
niveau 3, reversée par les GRD aux GRT concernés, à 0,58 €/MWh, correspondant à la part des OPEX rebours et
canalisations transport.
Elle fixe par ailleurs la part des recettes perçues au titre du terme « volume » du timbre d’injection de niveau 2,
reversée par les GRD aux GRT concernés, à 0,05 €/MWh correspondant à la part des canalisations transport.
Le reversement se fera de manière annuelle, en fonction du volume de recettes d’injection effectivement perçu
au cours de l’année, pour les producteurs raccordés en distribution se voyant affecter le terme « volume » du timbre
d’injection de niveau 3 ou 2. Les volumes associés à ces transferts entre opérateurs seront pris en compte au CRCP
à 100 %.
Concernant le terme « capacitaire » du timbre d’injection, la CRE retient également un principe de reversement
annuel entre les GRT et GRDF au titre des recettes perçues pour le compte d’un autre opérateur. Le reversement se
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

fait de manière annuelle, en fonction du volume de recettes effectivement perçu au cours de l’année, pour
l’ensemble des producteurs raccordés en distribution.
La CRE fixe la part des recettes perçues au titre du terme « capacitaire » du timbre d’injection par GRDF au titre
des charges indirectes des GRT à 12 €/MWh/j/an. Elle fixe la part des recettes perçues au titre du terme
« capacitaire » du timbre d’injection par les GRT, au titre des charges indirectes de GRDF, à 38 €/MWh/j/an.
Montants reversés Montants reversés
Terme d’injection Grille retenue par GRDF Montants reversés Grille retenue Montants reversés par les GRT
(€/MWh injectés) aux GRT par les GRT à GRDF (€/MWh/j/an) par GRDF aux GRT à GRDF

Niveau 3 0,7 0,58 0,00 (52)

Niveau 2 0,4 0,05 0,00 (53) 50 12 38

Niveau 1 0 0,00 0,00

Les volumes associés à ces transferts entre opérateurs sont pris en compte au CRCP à 100 %.
Les évolutions relatives aux termes « volume » et « capacitaire » d’injection décidées dans la présente
délibération s’appliquent également aux GRT pour la période ATRT8 (54).

4.2.4. Calendrier et feuille de route


Concernant le calendrier de mise en œuvre des évolutions de structure tarifaire relatives à l’introduction d’un
terme de débit, la CRE a proposé de retenir la date du 1er juillet 2026 afin de laisser le temps aux différents acteurs
de mettre en œuvre les évolutions associées, notamment des systèmes d’information, et de permettre la réalisation
des évolutions de structure de manière concomitante à l’entrée en vigueur des tarifs ATRD7 des ELD.
En revanche, la CRE a proposé de mettre en œuvre les modifications relatives au timbre d’injection dès le
1er juillet 2024, considérant que cette évolution concerne un faible nombre d’utilisateurs, et pouvait être mise en
œuvre sans nécessiter d’importantes évolutions des systèmes d’information.
La majorité des acteurs est favorable à ce calendrier. En conséquence, la CRE retient une mise en œuvre au
1er juillet 2024 de l’évolution concernant le timbre d’injection et au 1er juillet 2026 pour les évolutions concernant le
terme de débit.
Concernant le terme de débit, la CRE demande par ailleurs à GRDF la mise en place d’un plan d’action afin de
mettre à profit le délai de deux ans de mise en œuvre du terme de débit pour identifier et accompagner les situations
où le compteur semble clairement inadapté à la consommation ou à l’usage du client. Ce plan d’action se traduira
notamment par :
– le lancement d’un GT d’accompagnement sur le sujet ;
– l’identification par GRDF de tous les compteurs inadaptés et la prise de contact avec les consommateurs
concernés pour les informer ;
– la sensibilisation de l’ensemble des consommateurs concernés par l’application du terme de débit ;
– la planification du changement des compteurs inadaptés.

4.2.5. Traitement de la relève résiduelle


[Link]. Contexte et rappel du dispositif envisagé dans la consultation publique
Dans sa consultation publique, la CRE a indiqué qu’une partie importante des gains du projet Gazpar à l’échelle
du GRD était liée à la baisse des coûts de relève permise par la fin de la relève à pied et sa substitution par la relève
à distance (télérelève). Ce gain se reflète directement dans la trajectoire prévisionnelle des charges d’exploitation
de GRDF (voir partie 3.1.3). En pratique, cela se traduit par l’arrêt des marchés de prestation de relève à pied à
partir de 2024. Ainsi, sur la période ATRD7, GRDF ne sera plus en mesure de réaliser, sans une augmentation
sensible de ses coûts, une relève systématique chez l’ensemble des utilisateurs non équipés de compteurs Gazpar.
Au terme de la phase de déploiement massif, qui a permis d’atteindre plus de 95 % de compteurs posés sur
l’ensemble du parc de GRDF, une population résiduelle correspondant à près de 550 000 utilisateurs reste à équiper
(dont près de 282 300 points de connexion actifs (55)).
Dans ce cadre, pour les utilisateurs non équipés d’un Gazpar, GRDF devra :
– d’une part, maintenir une activité de relève résiduelle ;
– d’autre part, mettre en œuvre des moyens pour proposer de la manière la plus souple et la plus efficace
possible l’installation d’un compteur Gazpar.
Sur le second point, les raisons du non-équipement des utilisateurs en compteurs Gazpar sont diverses
(difficultés de contact, problèmes techniques, refus explicite, etc.). La période de déploiement diffus qui s’étalera
sur la période ATRD7 a vocation à permettre de régulariser la majorité de ces situations.
La CRE estime qu’à ce stade du déploiement du compteur Gazpar, seuls les clients non équipés d’un compteur
évolué et ne permettant pas l’accès à leur compteur doivent supporter le coût de la relève résiduelle qu'ils
engendrent. Dans sa consultation publique du 29 avril 2021 (56) puis dans sa délibération du 28 juillet 2021
relative au tarif ATRD6, la CRE a indiqué avoir engagé des réflexions avec GRDF sur l’organisation de la relève
résiduelle en fin de déploiement, ainsi que sur les modalités de facturation de cette dernière aux consommateurs qui
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

ne seraient pas équipés de Gazpar à la fin du déploiement lorsque cette situation résulte d’une volonté manifeste du
consommateur de ne pas être équipé du compteur Gazpar.
Ces principes ont notamment été retenus par la CRE dans le cas de la relève résiduelle pour les consommateurs
d’électricité non équipés de compteurs Linky sur le territoire de desserte d’Enedis (57). Une phase transitoire a été
définie, reposant sur le principe d’autorelevés pour les utilisateurs non équipés de compteurs Linky communicants
ainsi que sur une politique d’interactions ciblées de la part du GRD afin de faciliter et encourager la pose d’un
compteur évolué.
A cet effet, considérant que la situation de GRDF est similaire à celle observée sur le territoire de desserte
d’Enedis à la fin du déploiement massif de ses compteurs évolués, la CRE a proposé, dans sa consultation publique
de répliquer le dispositif appliqué à Enedis pour GRDF sur la période ATRD7. Ainsi, la CRE a proposé
d’introduire une composante spécifique au traitement de la relève résiduelle qui serait facturée aux consommateurs
respectant les deux conditions cumulatives suivantes :
– le consommateur n’est pas équipé d’un compteur évolué Gazpar ;
– le consommateur n’a pas mis à disposition de GRDF, à partir du 1er janvier 2024, son index de consommation
durant plus de 12 mois (utilisateur « muet » - caractérisé par l’envoi d’un courrier « Loi de Transition
Energétique » dit « LTE » (58)).
En pratique, la facturation d’un utilisateur « muet » ne pourra donc avoir lieu qu’à partir du 1er janvier 2025.
Sur la base des estimations de coûts de GRDF, la CRE a proposé dans sa consultation publique un montant de
cette composante de 44 € HT/an. Ce coût s’explique par :
– les coûts relatifs au parcours utilisateur :
• les multiples contacts (mail, SMS, courriers, appels entrants et sortants) afin d’inviter le client à mettre à
disposition un index autorelevé et/ou à programmer un rendez-vous pour la pose d’un compteur évolué ou
l’envoi du courrier LTE avec accusé de réception ;
• les surcoûts liés au traitement des réclamations ;
• les déplacements sur le terrain ;
– les coûts relatifs aux systèmes d’information.
Enfin, la CRE a indiqué dans sa consultation publique que ce dispositif cohabiterait avec la procédure existante
issue de la concertation dans le cadre du groupe de travail gaz (59), qui permet aux GRD de gaz de contacter le
client qui n’a pas mis à disposition son index de consommation (lors des relevés cycliques ou index autorelevés),
de le mettre en demeure d’accéder au compteur et d’interrompre sa livraison de gaz sans action de sa part.
Dans ce cadre, en cas d’activation de la procédure par GRDF, la CRE a indiqué qu’elle s’assura de la bonne
cohabitation de ces deux dispositifs en veillant à la bonne allocation des coûts à travers les deux dispositifs ainsi
qu’à l’arrêt de la facturation en cas d’interruption de livraison de gaz réalisée dans le cadre de la procédure.

[Link]. Retour des acteurs et analyse de la CRE


La majorité des acteurs ayant contribué sur cette thématique est favorable au principe de faire porter les coûts de
la relève résiduelle aux seuls consommateurs qui les génèrent. Certains acteurs ont toutefois exprimé des réserves.
En particulier, sans proposer de modification du dispositif présenté, certains acteurs attirent l’attention de la CRE
sur l’importance que le niveau de cette composante tienne compte de la précarité des consommateurs.
Par ailleurs, bien qu’ils souscrivent à l’approche proposée par la CRE, certains acteurs estiment que le périmètre
de facturation pourrait être adapté afin de ne facturer qu’une partie des consommateurs concernés, en ne visant que
les consommateurs ayant refusé explicitement la pose du compteur Gazpar, ou bien en excluant les cas
d’impossibilités techniques dont la responsabilité est imputable à GRDF.
Concernant les modalités de facturation, certains fournisseurs alertent la CRE sur les coûts sur les systèmes
d’information qu’engendrerait la mise en œuvre de cette composante à travers le tarif ATRD. A cet égard, certains
d’entre eux s’interrogent sur les raisons pour lesquelles la CRE ne propose pas d’inscrire cette composante dans les
prestations annexes réalisées à titre exclusif par GRDF.
Par ailleurs, concernant la fréquence de facturation, GRDF indique qu’une réplication du dispositif déjà décidé
pour le territoire de desserte d’Enedis (facturation tous les deux mois) impliquerait des coûts SI significatifs dans la
mesure où ce rythme de facturation n’existe pas chez GRDF.
Périmètre de facturation
S’agissant de la prise en compte des consommateurs précaires dans le dispositif, la CRE rappelle qu’il ne lui
appartient pas de décider d’une différenciation tarifaire sur la base de critères socio-économiques.
Concernant le périmètre de facturation, la CRE indique que l’ensemble des consommateurs non équipés d’un
compteur évolué et ne transmettant pas leur index de consommation engendrent un surcoût de relève résiduelle
pour GRDF. A ce titre, la CRE estime pertinent, dans un premier temps, de retenir un périmètre de facturation
correspondant aux deux conditions cumulées envisagées dans la consultation publique. Néanmoins, il existe
certaines situations dans lesquelles un consommateur souhaiterait être équipé d’un compteur Gazpar dont la pose
n’est toutefois pas réalisable pour des raisons techniques. La CRE considère que ces situations ne doivent pas
conduire à une facturation du terme de relève résiduelle. A ce titre, la facturation de ce terme doit être suspendue
dès lors que le consommateur fait une demande de pose d’un compteur Gazpar puis qu’il donne accès à son
installation pour la pose de ce compteur (qu’il soit ou non confronté à une problématique technique du fait de
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

GRDF). La facturation doit également être suspendue dans le cas où la problématique technique du fait de GRDF a
été constatée lors d’un rendez-vous à l’initiative de GRDF (lors d’une intervention contractuelle ou d’une pose de
compteur à l’initiative du GRD) et tant que le client permet l’accès à l’installation.
A cet égard, la CRE demande à GRDF de mettre à disposition des outils permettant un accès facilité à la
demande de pose d’un compteur évolué ou à la transmission d’un index de facturation.
Modalités de facturation
L’activité de relève faisant partie des missions de service public de GRDF au titre de l’article L. 432-8 7o du code
de l’énergie, la CRE estime que l’introduction de cette composante additionnelle dans le catalogue de prestations
annexes de GRDF n’est pas adaptée.
Néanmoins, afin que cette composante puisse être lisible pour le consommateur final et dans une approche
d’économie des coûts relatifs aux SI, la CRE est favorable à ce que cette composante puisse être facturée sous la
forme d’un frais (i.e. selon les mêmes modalités que la facturation d’une prestation annexe), comme c’est le cas
pour la facturation de la relève résiduelle en électricité sur le territoire de desserte d’Enedis.
Concernant la fréquence de facturation, la CRE considère qu’une facturation annuelle n’envoie pas un bon signal
au consommateur afin de l’encourager à demander la pose d’un compteur évolué. Toutefois, la CRE estime que le
volume résiduel de PCE non équipé de Gazpar ne justifie pas la mise en œuvre d’adaptations coûteuses pour la
collectivité des systèmes d’information. Par conséquent, une facturation mensuelle, plus adaptée aux opérations de
GRDF, est pertinente.

[Link]. Dispositif retenu


Au regard des éléments qui précèdent, la CRE introduit pour la période tarifaire ATRD7 une composante
tarifaire spécifique au traitement de la relève résiduelle.
Cette composante est transmise à l’utilisateur, le cas échéant via son fournisseur, qui réunit les conditions
cumulatives suivantes :
– le point de livraison est éligible à la pose d’un compteur Gazpar, mais n’en est pas équipé ;
– le consommateur n’a pas mis à disposition de GRDF, à compter du 1er janvier 2024, son index de
consommation durant plus de 12 mois.
Cette composante est facturée tous les mois jusqu’à :
– la demande d’installation via le fournisseur ou directement auprès de GRDF, d’un compteur évolué Gazpar ;
• en cas d’impossibilité de pose du fait de GRDF (impossibilité technique, …) : la facturation reste
suspendue ;
• en cas d’impossibilité de pose du fait de l’utilisateur (refus, absence, …), la suspension de la facturation est
annulée. Dans ce cas, l’utilisateur est redevable de l’ensemble de la composante due à GRDF, y compris
pour les mois pour lesquels le GRD avait suspendu sa facturation ;
– l’installation d’un compteur évolué Gazpar ;
– l’interruption de la livraison de gaz du point de comptage en application de la procédure en cas d’absences
successives multiples du client 6M aux relevés et d’absence d’autorelevé consécutifs aux relevés.
Le montant de la composante au titre du traitement tarifaire de la relève résiduelle applicable au 1er janvier 2025
est de 43,80 € HT/an, soit 3,65 € HT tous les mois (60). Cette composante s’ajoute aux montants présentés dans le
tableau présenté dans la partie 5.2.1. A partir du 1er juillet 2025, cette composante évoluera selon les modalités
décrites dans la partie 5.2.2.

5. Tarif d’utilisation des réseaux de distribution de gaz naturel de GRDF,


applicable au 1er juillet 2024
5.1. Règles tarifaires
5.1.1. Définitions
Point de livraison :
Point de sortie d'un réseau de distribution où un GRD livre du gaz à un consommateur final, en exécution d'un
contrat d’acheminement sur le réseau de distribution.
Poste d’injection :
Point d’entrée d’un réseau de distribution où le gaz est injecté, en application d’un contrat d’injection entre le
producteur de gaz et le GRD.
Point d’interface transport distribution (PITD) :
Point physique ou notionnel d'interface entre un réseau de transport et un réseau de distribution de gaz naturel.
Point de comptage et d’estimation (PCE) :
Point du réseau de distribution où une quantité d’énergie est calculée à partir de compteurs ou d’estimations.
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Consommation annuelle de référence (CAR) :


La CAR correspond à l’estimation de la consommation annuelle d’un PCE en année climatiquement moyenne.
Terme « volume » du timbre d’injection :
Terme applicable aux quantités de gaz renouvelables et bas-carbone (principalement le biométhane) injectées
dans le réseau de distribution de gaz.
Terme « capacitaire » du timbre d’injection :
Terme applicable à la Capacité Maximale d’injection de gaz renouvelables et bas-carbone (principalement le
biométhane) des sites de production de gaz renouvelables et bas-carbone.
Phase de site de production de gaz renouvelable ou bas-carbone :
Tranche de capacité maximale d’injection demandée par le site de production. L’augmentation de capacité par
un producteur donne lieu à la création d’une nouvelle phase dans le registre des capacités. Ces augmentations de
capacités sont suivies dans le registre des capacités avec des jalons spécifiques et simplifiés. Les différentes phases
de site de production de gaz renouvelable ou bas-carbone peuvent se voir attribuer des niveaux de terme variable
(proportionnel aux quantités injectées) différents.
Terme Rf :
Montant moyen pris en compte au titre des contreparties financières versées aux fournisseurs pour la gestion de
clientèle effectuée par ces derniers pour le compte des GRD.
Options T1, T2, T3 et T4 :
Options tarifaires principales du tarif, applicables aux différents consommateurs raccordés au réseau de
distribution en fonction de leur niveau de consommation de gaz naturel. Elles comprennent un abonnement et un
terme proportionnel aux quantités de gaz consommées.
Pour les consommateurs en options T1, T2 et T3, un terme proportionnel au débit normalisé s’applique en
complément à partir d’un seuil de 40 Nm3/h.
Pour les consommateurs en option T4, deux termes proportionnels à la capacité journalière souscrite
s’appliquent en complément.
Tarif de proximité (TP) :
Option tarifaire créée pour les gros consommateurs installés à proximité du réseau de transport de gaz et déjà
alimentés par les réseaux de distribution. Elle comprend un abonnement, un terme proportionnel à la capacité
journalière souscrite et un terme proportionnel à la distance à vol d’oiseau entre le point de livraison et le réseau de
transport le plus proche, auquel est affecté un coefficient multiplicateur dépendant de la densité de population de la
commune d’implantation du consommateur.

5.1.2. Prestations couvertes par le tarif d’utilisation des réseaux publics


de distribution de gaz naturel de GRDF
L’utilisation des réseaux de distribution de GRDF ne peut donner lieu à aucune facturation autre que celle
résultant de l’application du présent tarif, à l’exception de la facturation des prestations annexes réalisées à titre
exclusif par les gestionnaires de réseaux de distribution de gaz naturel dont les tarifs sont fixés par délibération de
la CRE.
Les prestations dont le coût est couvert par le tarif d’utilisation des réseaux publics de distribution de GRDF sont
notamment les suivantes :
– prestations liées à la qualité et à la sécurité :
– continuité de l’acheminement dans les conditions définies par l’article R. 121-11 du code de l’énergie ;
– information d’une interruption de service pour travaux, conformément à l’article R. 121-12 du code de
l’énergie ;
– mise à disposition d’un numéro d’urgence et de dépannage accessible 24 heures sur 24 ;
– intervention en urgence 24 heures sur 24 en cas de problème lié à la sécurité, conformément à l’arrêté du
13 juillet 2000 portant règlement de sécurité de la distribution de gaz combustible par canalisations ;
– garantie de la valeur du pouvoir calorifique telle que définie par les arrêtés du 16 septembre 1977 et du
28 mars 1980 ;
– pression disponible à l’amont du poste de livraison, conforme aux conditions standards de livraison
publiées par le GRD ;
– première intervention chez le consommateur pour assurer un dépannage ou une réparation en cas de
manque de gaz ;
– diagnostic des installations intérieures chômées depuis plus de six mois et actions de sensibilisation des
consommateurs et des acteurs de la filière gazière à la problématique de la sécurité des installations
intérieures ;
– accompagnement du consommateur en situation de danger grave immédiat ;
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– prestations liées à la mesure de la consommation :


– mise à disposition d’un compteur lorsque le débit est inférieur à 16 m3/h ;
– vérification périodique du contrôle métrologique des compteurs et des convertisseurs ;
– continuité de comptage et de détente ;
– relève périodique des compteurs, dans les conditions définies au paragraphe 5.1.4. ci-après ;
– communication de la date et du créneau horaire de passage du releveur pour les consommateurs à relevé
semestriel ;
– possibilité de réaliser un auto-relevé et de communiquer son index, pour les consommateurs à relevé
semestriel ;
– prestations liées à la gestion contractuelle :
– les changements de fournisseur ;
– les interruptions de la livraison de gaz (ou mises hors service, résiliation) ;
– modification en masse des tarifs d’utilisation des réseaux à la demande des fournisseurs ;
– prestations de transmission de données :
– transmission de données de consommation agrégées aux propriétaires ou gestionnaires d’immeubles ;
– transmission de données de consommation agrégées aux personnes publiques ;
– communication de données de consommation gaz au point de livraison d’un consommateur à un fournisseur
ou à un tiers ;
– prestations relatives au déploiement des compteurs évolués Gazpar :
– communication à un consommateur de données de consommation gaz au point de livraison, de données
techniques du PCE et de données contractuelles ;
– accès à la sortie locale des compteurs Gazpar ;
– transmission journalière des données de consommation ;
– choix de la date de publication des index mensuels ;
– relevé à date choisie ;
– autres :
– prise de rendez-vous téléphonique pour toutes les opérations techniques nécessitant une étude ;
– recours à l’instrumentation du réseau pour réaliser une étude détaillée à destination des producteurs de gaz
renouvelables et bas-carbone.

5.1.3. Structure et choix des options tarifaires


Le tarif comprend quatre options principales :
– trois options T1, T2, T3, de type binôme, comprenant chacune un abonnement, un terme proportionnel aux
quantités livrées.
Un terme proportionnel au débit normalisé du compteur s’applique aussi aux consommateurs, à partir d’un seuil
de 40 Nm3/h ;
– une option T4 de type quadrinôme, comprenant un abonnement, deux termes proportionnels à la capacité
journalière souscrite et un terme proportionnel aux quantités livrées.
Le choix de l’option tarifaire à appliquer revient au fournisseur pour le client concerné et pour chaque point de
livraison (PDL).
Pour l’ensemble des consommateurs finals d’un immeuble ou d’un groupement de logements ne disposant pas de
compteur individuel, mais disposant d’un compteur collectif et ayant souscrit collectivement un contrat de
fourniture, le tarif applicable est un binôme comprenant :
– un abonnement égal à celui de l’option tarifaire T1 appliqué au nombre de logements alimentés en gaz ;
– une part proportionnelle égale à celle de l’option tarifaire T1 appliquée à la consommation de gaz mesurée par
le compteur collectif.
Pour les consommateurs finals ne disposant pas de compteur individuel ou collectif, le tarif applicable est un
forfait, calculé sur la base de l’option T1 et d’une consommation de 660 kWh par an.
Le tarif comprend également une option tarifaire dite « tarif de proximité », pour les gros consommateurs
installés à proximité du réseau de transport de gaz et déjà alimentés par les réseaux de distribution. Cette option
tarifaire comprend un abonnement, un terme proportionnel à la capacité journalière souscrite et un terme
proportionnel à la distance à vol d’oiseau entre le point de livraison concerné et le réseau de transport le plus
proche. Le terme proportionnel à la distance est affecté d’un coefficient multiplicateur dépendant de la densité de
population de la commune d’implantation du point de livraison concerné, égal à :
– 1 si la densité de population de la commune est inférieure à 400 habitants par km2 ;
– 1,75 si la densité de population de la commune est comprise entre 400 habitants par km2 et 4 000 habitants
par km2 ;
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– 3 si la densité de population de la commune est supérieure à 4 000 habitants par km2.


Pour chacune des options tarifaires, l’abonnement comprend :
– un terme « Rf » correspondant au montant moyen de la contrepartie financière versée aux fournisseurs par le
GRD pris en compte au titre de la gestion des clients en contrat unique ;
– une part abonnement hors « Rf ».
Pour l’ensemble des sites de production de gaz renouvelable et bas-carbone, un terme « capacitaire » du timbre
d’injection proportionnel à la capacité maximale de production est attribué. Ce terme est de 50 €/MWh/j/an
au 1er juillet 2024.
Pour les différentes phases des sites de production de gaz renouvelable et bas-carbone, un classement par type de
niveau est réalisé en fonction du zonage de raccordement en vigueur sur la zone et est actualisé concomitamment à
l’actualisation du zonage :
– si le zonage prévoit un rebours (61) ou une compression mutualisée, les phases des sites de production de la
zone se voient affecter le niveau 3 ;
– si le zonage ne prévoit ni rebours ni compression mutualisée :
– si le zonage comprend un maillage (62) et/ou une extension mutualisée (63), les phases des sites de
production de la zone se voient affecter le niveau 2 ;
– pour les autres zones, les sites de production de la zone se voient affecter le niveau 1.
Le niveau du terme « volume » du timbre d’injection est attribué à chaque phase d’un site de production de gaz
renouvelable et bas-carbone lors de l’étude de raccordement du jalon D2, en fonction du zonage de
raccordement (64) en vigueur sur la zone. Le niveau du terme « volume » associé à une phase d’un site de
production reste constant ; il ne préjuge en revanche pas du niveau du terme « volume » qui pourra être affecté à
des phases ultérieures de ce même site (par exemple en cas d’augmentation de capacité), et qui sera affecté à ces
dernières lors de la conclusion d’un avenant au contrat d’injection en fonction du niveau du terme « volume » en
vigueur pour la zone d’injection. Le montant du terme facturé en fonction de chaque niveau de terme évolue selon
les modalités prévues au [Link] de la présente délibération.

5.1.4. Mode de relève d’un point de livraison


Le relevé cyclique de compteur est effectué avec la fréquence suivante :
1. Pour un point de comptage et d’estimation nouvellement mis en service, les fréquences standard de relevé
d’un point de livraison des réseaux publics de gaz naturel sont les suivantes :
– si la CAR déclarée est inférieure à 300 MWh, la fréquence standard de relevé est semestrielle, à l’exception
des consommateurs équipés d’un compteur évolué qui ont une fréquence standard de relevé mensuelle ;
– si la CAR déclarée est comprise entre 300 MWh et 5 GWh, la fréquence standard de relevé est mensuelle ;
– si la CAR déclarée est supérieure à 5 GWh, la fréquence standard de relevé est quotidienne.
2. Pour un PCE déjà raccordé à un réseau de distribution de gaz, la fréquence standard de relevé d’un point de
livraison des réseaux publics de gaz naturel est la suivante :
– si la CAR est inférieure à 500 MWh, la fréquence standard de relevé qui était appliquée l’année précédente est
conservée, à l’exception des PCE équipés d’un compteur évolué qui ont une fréquence standard de relevé
mensuelle ;
– si la CAR est comprise entre 500 MWh et 10 GWh, la fréquence standard de relevé est mensuelle ;
– si la CAR est supérieure à 10 GWh, la fréquence standard de relevé est quotidienne.
Par exception à ces règles :
– dès lors que le PCE présente pour la troisième année consécutive une CAR comprise entre 300 MWh et 500
MWh, la fréquence standard de relevé est mensuelle ;
– si la CAR est comprise entre 1 et 10 GWh, la fréquence standard de relevé qui était appliquée l’année
précédente est conservée, dès lors que celle-ci était mensuelle ou quotidienne ;
– dès lors que le PCE, dont la fréquence standard de relevé était quotidienne l’année précédente, présente pour
la quatrième année consécutive une CAR inférieure ou égale à 5 GWh, la fréquence standard de relevé du
point de livraison est mensuelle ;
– dès lors que le PCE présente pour la troisième année consécutive une CAR supérieure à 5 GWh, la fréquence
standard de relevé du point de livraison est quotidienne.
Pour l’application des règles précédentes, seules les CAR utilisées à partir du 1er avril 2016 sont prises en
compte.
3. Dans tous les cas, les compteurs des consommateurs à forte modulation intra-mensuelle sont relevés à une
fréquence quotidienne. Sont considérés comme ayant une forte modulation intra-mensuelle, les consommateurs qui
remplissent pour la deuxième année consécutive les conditions suivantes :
– la CAR est supérieure à 2 GWh ;
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– les quantités acheminées sur les 2 mois de plus forte consommation de l’année sont supérieures à 50 % de la
consommation annuelle constatée. Ce ratio est calculé sur la période annuelle comprise entre le 1er avril
et 31 mars.
Un consommateur ne pourra voir sa fréquence standard de relevé repasser à une fréquence mensuelle s’il a été
considéré comme ayant une forte modulation intra-mensuelle au cours de l’une des trois dernières années.
4. Les consommateurs ayant souscrit aux options tarifaires T4 et TP ont une fréquence de relevé quotidienne,
indépendamment de leur CAR.
Une fréquence de relevé plus élevée que la fréquence standard de relevé définie par les règles ci-dessus peut être
choisie par le fournisseur, pour le client concerné et pour chaque point de livraison. Le tarif appliqué figure dans le
catalogue de prestation du GRD.

5.1.5. Souscriptions mensuelles ou quotidiennes de capacité journalière


L’option tarifaire T4 comprend deux termes de souscription annuelle de capacité journalière et l’option tarifaire
TP comprend un terme de souscription annuelle de capacité journalière. Il est également possible de souscrire
mensuellement ou quotidiennement des capacités journalières.
Le terme de souscription mensuelle de capacité journalière est égal au terme de souscription annuelle de capacité
journalière correspondant au niveau de capacité annuelle souscrit, multiplié par les coefficients suivants :
Mois considéré Terme mensuel en proportion du terme annuel

Janvier - Février - Décembre 4/12 du terme annuel

Mars - Novembre 2/12 du terme annuel

Avril - Mai - Juin - Septembre - Octobre 1/12 du terme annuel

Juillet - Août 0,5/12 du terme annuel

Lorsque le bon fonctionnement du réseau le permet, des souscriptions quotidiennes de capacité journalière sont
commercialisées par GRDF, pour satisfaire un besoin ponctuel et exceptionnel d’un consommateur final.
Le terme applicable à la souscription quotidienne de capacité journalière est égal à 1/20e du terme applicable à la
souscription mensuelle correspondante.

5.1.6. Modification du niveau de souscription annuelle pour un point de livraison


Pour un point de livraison raccordé à un réseau de distribution et relevant d’une option tarifaire à souscription :
– une modification, à la hausse ou à la baisse, du niveau de souscription annuelle d’un point de livraison est
autorisée si aucune modification de sens contraire n’est intervenue dans les 12 mois précédant la date d’effet
demandée ;
– dans le cas d’une modification à la hausse du niveau de souscription annuelle d’un point de livraison
intervenant moins de 12 mois après une baisse, la capacité journalière égale au minimum entre le niveau de
souscription avant la baisse et celui résultant de la hausse est réputée souscrite à compter de la date de la
baisse et pour la période concernée ;
– une modification à la baisse du niveau de souscription annuelle d’un point de livraison, dont la date d’effet
demandée intervient moins de 12 mois après une hausse du niveau de souscription annuelle, n’est pas
autorisée ;
– les dispositions précédentes s’appliquent y compris en cas de changement de fournisseur pour le point de
livraison considéré ou de mise hors service suivie d’une remise en service si l’utilisateur final ne change pas.

5.1.7. Pénalités pour dépassement de capacité journalière souscrite


Chaque mois, pour les options tarifaires T4 et TP, les dépassements de capacité journalière constatés font l’objet
de pénalités.
Le dépassement de capacité journalière pris en compte pour un mois donné est égal à la somme du dépassement
maximal de capacité journalière du mois considéré et de 10 % des autres dépassements de capacité journalière du
mois supérieurs à 5 % de la capacité journalière souscrite.
La pénalité est exigible lorsque le dépassement ainsi calculé est supérieur à 5 % de la capacité journalière
souscrite. Pour la partie du dépassement comprise entre 5 % et 15 % de la capacité journalière souscrite, la pénalité
est égale au produit de cette partie du dépassement par 2 fois le terme mensuel de capacité journalière tel que défini
au paragraphe 5.1.5.
Pour la partie du dépassement supérieure à 15 % de la capacité journalière souscrite, la pénalité est égale au
produit de cette partie du dépassement par 4 fois le terme mensuel de capacité journalière tel que défini au
paragraphe 5.1.5.
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5.1.8. Regroupement de points de livraison


Dans le cadre de l’option T4, le regroupement des souscriptions de capacité journalière de plusieurs points de
livraison est autorisé lorsque les conditions suivantes sont simultanément vérifiées :
– les points de livraison concernés sont sur le réseau de distribution d’un même GRD et sont alimentés par un
même PITD ;
– le gaz livré à chacun des points de livraison concernés est destiné à servir, après transformation, à la
satisfaction des besoins du même utilisateur final sur un même site. Cet usage induit des consommations
alternées en tout ou partie du gaz naturel livré.
Les termes de souscription annuelle de capacité journalière de l’option T4 sont majorés de 20 % dans le cas de
regroupement des souscriptions de plusieurs points de livraison. L’abonnement annuel reste dû pour chaque point
de livraison.

5.1.9. Alimentation d’un point de livraison par plusieurs fournisseurs


Lorsque plusieurs fournisseurs alimentent simultanément un même point de livraison, ils doivent choisir la
même option tarifaire T4.
Les dispositions liées à cette option tarifaire T4 s’appliquent intégralement à chaque fournisseur comme s’il
s’agissait de deux points physiques indépendants, à l’exception de la somme due mensuellement au titre de
l’abonnement qui est répartie entre les deux fournisseurs au prorata des capacités souscrites du mois considéré.
Lorsque, pour un mois donné, la capacité totale souscrite est nulle, la répartition se fait sur la base de celle du mois
précédent.

5.2. Grille tarifaire d’utilisation des réseaux de distribution de gaz naturel de GRDF
Le tarif d’utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel de GRDF est péréqué à l’intérieur de la
zone de desserte de GRDF, à l’exception des nouveaux réseaux publics de distribution mentionnés à l’article
L. 432-6 du code de l’énergie.
Le tarif défini ci-dessous est conçu pour s’appliquer pour une durée d’environ quatre ans à compter du
1er juillet 2024, avec un ajustement mécanique au 1er juillet de chaque année.
Pour les consommateurs, le tarif s’applique par point de livraison. Les montants dus pour chaque point de
livraison, pour les clients d’un fournisseur, s’additionnent dans la facture mensuelle transmise à ce fournisseur.
Pour les producteurs, le terme tarifaire d’injection s’applique par poste d’injection.

5.2.1. Grille au 1er juillet 2024


La grille applicable du 1er juillet 2024 au 30 juin 2025 est la suivante :
– Options tarifaires principales :

Terme de souscription annuelle de capacité journalière


(en €/MWh/j)
Option Abonnement annuel Abonnement annuel Prix proportionnel
tarifaire hors Rf (en €) (en €) (en €/MWh) Part de la souscription Part de la souscription
de capacité inférieure de capacité supérieure
à 500 MWh/j à 500 MWh/j

T1 42,72 51,96 42,37

T2 166,68 175,92 11,39

T3 1 127,88 1 231,08 8,19

T4 20 366,40 20 469,60 1,11 271,56 135,72

– Option « tarif de proximité » (TP) :

Option Abonnement annuel hors Rf Terme de souscription annuelle Terme annuel à la distance
tarifaire (en €) Abonnement annuel (en €) de capacité journalière (en €/mètre)
(en €/MWh/j)

TP 48 667,44 48 770,64 135,48 88,92

Un coefficient multiplicateur est appliqué au terme annuel à la distance. Il est égal à :


– 1 si la densité de population de la commune est inférieure à 400 habitants par km2 ;
– 1,75 si la densité de population de la commune est comprise entre 400 habitants par km2 et 4 000 habitants
par km2 ;
– 3 si la densité de population de la commune est supérieure à 4 000 habitants par km2.
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– Consommateurs sans compteur individuel, mais disposant d’un compteur collectif :


Pour l’ensemble des consommateurs finals d’un immeuble ou d’un groupement de logements ne disposant pas de
compteur individuel, mais disposant d’un compteur collectif et ayant souscrit collectivement un contrat de
fourniture, un abonnement égal à celui de l’option tarifaire T1 est facturé, appliqué au nombre de logements
alimentés en gaz, et une part proportionnelle égale à celle de l’option tarifaire T1 est appliquée à la consommation
de gaz mesurée par le compteur collectif.
– Consommateurs sans compteur individuel ou compteur collectif :
Pour les consommateurs finals ne disposant pas de compteur individuel ou collectif associé à un contrat de
fourniture collectif, le tarif applicable est un forfait annuel de 70,68 € hors terme Rf.
Lorsqu'un relevé des consommations de gaz comporte simultanément des consommations payables aux anciens
et aux nouveaux tarifs, une répartition proportionnelle au nombre de jours de chaque période est effectuée.
– Producteurs de gaz renouvelables et bas-carbone :
Les termes tarifaires d’injection de gaz renouvelable et bas-carbone sont fondés sur :
– un terme unique, proportionnel à la capacité maximale d’injection du projet ;
– la définition de trois niveaux du terme « volume » du timbre d’injection, afin de différencier le montant payé
par les producteurs en fonction des coûts engendrés par leur choix de localisation.
Terme « volume » du timbre d’injection Terme « capacitaire » du timbre d’injection
Niveau (€/MWh injecté) (€/MWh/j/an installé)

Niveau 3 0,7

Niveau 2 0,4 50

Niveau 1 0

5.2.2. Grilles tarifaires applicables à compter du 1er juillet 2025


[Link]. Evolution de la grille applicable aux consommateurs hors terme Rf
[Link].1. Evolution des termes tarifaires
Chaque année N à partir de 2025, les termes tarifaires (dont les termes tarifaires d’injection de gaz renouvelable
et bas-carbone et la composante tarifaire de relève résiduelle) applicables du 1er juillet N au 30 juin N + 1, à
l’exception du terme Rf, sont égaux aux termes tarifaires d’une grille de référence à laquelle s’applique un
coefficient Y proportionnel à l’évolution tarifaire au 1er juillet N. Le coefficient Y est défini de la manière suivante,
arrondi à 4 décimales (0,0001) près :

YN = YN–1 × (1 + ZN)
Avec :
– YN est le coefficient d’évolution en vigueur du 1er juillet de l’année N au 30 juin de l’année N + 1, arrondi à
0,0001 près, avec Y2024 = 1 ;
– ZN est la variation du coefficient de niveau du tarif au 1er juillet de l’année N, exprimée en pourcentage et
arrondi à 0,01 % près, calculé de la manière suivante :

ZN = IPCN + X + kN
Avec :
– IPCN : le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N pris en compte dans le projet de loi de
finances de l’année N auquel est ajouté l’écart entre l’inflation réalisée de l’année N – 1 telle que calculée par
l’INSEE (65) et le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N – 1 pris en compte dans le projet de
loi de finances pour l’année N – 1 ;
– X est le facteur d’évolution annuel sur la grille tarifaire fixée par la CRE dans la présente délibération tarifaire,
égal à + 1,91 %. Il correspond à l’attrition prévisionnelle de la base de consommation de gaz pendant le tarif
ATRD7 ;
– kN est l’évolution de la grille tarifaire, en pourcentage, plafonnée à + /- 3 %, correspondant à l’apurement du
solde du compte de régularisation des charges et des produits à la date du 1er janvier de l’année N (calculé
selon les modalités décrites au paragraphe 2.2.3).
Parmi les termes tarifaires ainsi obtenus, les termes annuels d’abonnements hors Rf, les termes proportionnels à
la capacité journalière souscrite et les termes proportionnels à la distance sont arrondis afin d’être divisibles par 12
au centime près. Ces termes annuels peuvent ainsi être fractionnés mensuellement au centime près.
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[Link].2. Grille de référence au 1er juillet 2025


La grille de référence du 1er juillet 2025 au 30 juin 2026 est la même que celle du 1er juillet 2024 au 30 juin 2025
présentée au paragraphe 5.2.1.

[Link].3. Grille de référence au 1er juillet 2026 et au 1er juillet 2027


La grille de référence du 1er juillet 2026 au 30 juin 2028 est la suivante (66) :
– Options tarifaires principales :
Terme de souscription annuelle de capacité journalière
(en €/MWh/j)
Abonnement annuel hors Rf Prix proportionnel
Option tarifaire (en €) (en €/MWh) Part de la souscription Part de la souscription
de capacité inférieure de capacité supérieure
à 500 MWh/j à 500 MWh/j

T1 42,72 42,37

T2 166,68 11,39

T3 1 560,96 6,74

T4 20 366,40 1,11 271,56 135,72

– Option « tarif de proximité » (TP) :


Terme de souscription annuelle
Option tarifaire Abonnement annuel hors Rf (en €) de capacité journalière (en €/MWh/j) Terme annuel à la distance (en €/mètre)

TP 48 667,44 135,48 88,92

– terme de débit normalisé :

Terme de débit normalisé (en €/an/Nm3/h) – applicable aux consommateurs des options tarifaires T1, T2 et T3 avec un débit normalisé supérieur à 40 Nm3/h

5,10

– composante de traitement de la relève résiduelle :

Composante de traitement de la relève résiduelle (en € HT/mois)

3,65

– consommateurs sans compteur individuel, mais disposant d’un compteur collectif :


Pour l’ensemble des consommateurs finals d’un immeuble ou d’un groupement de logements ne disposant pas de
compteur individuel mais disposant d’un compteur collectif et ayant souscrit collectivement un contrat de
fourniture, un abonnement égal à celui de l’option tarifaire T1 est facturé, appliqué au nombre de logements
alimentés en gaz, et une part proportionnelle égale à celle de l’option tarifaire T1 est appliquée à la consommation
de gaz mesurée par le compteur collectif.
– consommateurs sans compteur individuel ou compteur collectif :
Pour les consommateurs finals ne disposant pas de compteur individuel ou collectif associé à un contrat de
fourniture collectif, le tarif applicable est un forfait annuel de 70,68 € hors terme Rf.
Lorsqu'un relevé des consommations de gaz comporte simultanément des consommations payables aux anciens
et aux nouveaux tarifs, une répartition proportionnelle au nombre de jours de chaque période est effectuée.
– producteurs de gaz renouvelables et bas-carbone :

Niveau Terme « volume » du timbre d’injection Terme « capacitaire » du timbre d’injection


(€/MWh injecté) (€/MWh/j/an installé)

Niveau 3 0,7

Niveau 2 0,4 50

Niveau 1 0
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[Link]. Evolution du terme Rf


La délibération de la CRE no 2017-238 du 26 octobre 2017 a augmenté la part fixe (abonnement) à hauteur d’un
montant moyen Rf pris en compte au titre des contreparties financières versées aux fournisseurs pour rémunérer la
gestion de clientèle effectuée par ces derniers pour le compte des GRD à compter du 1er janvier 2018.
La délibération susmentionnée prévoit une révision du terme Rf le 1er juillet de chaque année, à l’occasion de
l’évolution annuelle des tarifs ATRD. La CRE a considéré qu’il était pertinent, à titre transitoire et jusqu’au
30 juin 2022, de différencier la contrepartie financière prise en compte, selon qu’elle est versée au titre de la gestion
des clients au TRV ou des clients en offre de marché. Les coûts de gestion des clients au TRV et des clients en offre
de marché se sont donc égalisés depuis le 1er juillet 2022 pour une valeur de 8,10 €2022. Par la suite, les TRV ont pris
fin au 30 juin 2023, rendant inutile cette différenciation.
De plus, la délibération ATRD6 du 23 janvier 2020 a introduit une indexation sur l’inflation effectivement
constatée et cumulée entre 2018 et l’année précédant la mise à jour tarifaire des montants définis par la délibération
no 2017-238.
Dans sa consultation publique, la CRE a envisagé pour la période ATRD7 de reconduire une indexation
effectivement constatée et cumulée entre 2018 et l’année précédant la mise à jour tarifaire des montants définis par
la délibération no 2017-238. La majorité des acteurs du marché a accueilli favorablement cette proposition de la
CRE.
La CRE décide d’introduire cette indexation selon les modalités présentées en consultation publique.
A cet égard, le montant du terme Rf sera :
– pour les options tarifaires T3, T4 et TP, de 103,20 € par an du 1er juillet 2024 au 30 juin 2025 ;
– pour les options tarifaires T1 et T2 et pour les points de livraison sans compteurs individuels de 9,24 € par an
pour la période du 1er juillet 2024 au 30 juin 2025.

Décision de la CRE
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) fixe le tarif d’utilisation des réseaux de distribution de gaz
naturel de GRDF à compter du 1er juillet 2024, selon la méthodologie et les paramètres exposés dans la présente
délibération.
La CRE fixe notamment :
– le cadre de régulation tarifaire et les paramètres de la régulation incitative applicables à GRDF pour une durée
d’environ 4 ans (partie 2) ;
– la trajectoire de charges d’exploitation, le coût moyen pondéré du capital et l’évolution prévisionnelle du tarif
(partie 3) ;
– la structure du tarif (partie 4) ;
– les termes tarifaires applicables à partir du 1er juillet 2024 (partie 5).
Le Conseil supérieur de l’énergie, consulté par la CRE sur le projet de décision, a rendu son avis le
13 février 2024.
La présente délibération sera publiée au Journal officiel de la République française et sur le site internet de la
CRE. Elle sera transmise au ministre chargé de l'énergie ainsi qu'au ministre de l'économie, des finances et de la
souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré à Paris, le 15 février 2024.
Pour la Commission de régulation de l’énergie :
La présidente,
E. WARGON

ANNEXE 1
RÉFÉRENCES POUR LA MISE À JOUR ANNUELLE DU TARIF D’UTILISATION DES RÉSEAUX
DE DISTRIBUTION DE GAZ NATUREL DE GRDF À COMPTER DU 1er JUILLET 2025

1. Valeurs de référence pour le calcul du revenu autorisé définitif


Pour chaque année N à compter de l’année 2024, le revenu autorisé définitif est égal :
– à la somme des montants retenus pour les postes de charges suivants :
– les charges nettes d’exploitation incitées prévisionnelles ;
– les charges de capital normatives incitées « hors réseaux » prévisionnelles ;
– les charges de capital normatives non incitées ;
– les charges relatives aux pertes et différences diverses ;
– les charges relatives aux impayés ;
– les charges nettes relatives à la contrepartie versée aux fournisseurs pour la gestion des clients en contrat
unique ;
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

– les charges relatives au projet « Changement de gaz » ;


– les charges d’avantage en nature énergie ;
– les charges relatives aux termes tarifaires d’injection de gaz renouvelable et bas-carbone ;
– les charges relatives aux coûts échoués et aux moins-values de cession traités au cas par cas dont la CRE
approuverait la couverture ;
– l’écart annuel entre recettes prévisionnelles et revenu autorisé prévisionnel ;
– l’apurement du solde du CRCP provisoire du tarif ATRD6 ;
– de laquelle est retranchée la somme des montants retenus pour les postes de recettes suivants :
– les recettes extratarifaires non incitées ;
– les écarts de recettes liés à des évolutions non prévues de tarifs des prestations annexes ;
– les recettes au titre des plus-values réalisées dans le cadre de la cession d’actifs immobiliers ou de terrains ;
– les recettes du terme « capacitaire » du timbre d’injection de gaz renouvelable et bas-carbone collectées par
les GRT au titre des charges indirectes de GRDF ;
– les recettes au titre des pénalités perçues pour les dépassements de capacité souscrites par les
consommateurs bénéficiant des options tarifaire T4 et TP ;
– et à laquelle est ajoutée la somme des montants retenus pour les incitations financières au titre de :
– la régulation incitative des coûts unitaires des investissements dans les réseaux ;
– la régulation incitative relative à la priorisation des investissements ;
– la régulation incitative spécifique au projet de comptage évolué Gazpar ;
– la régulation incitative des dépenses de recherche et développement ;
– la régulation incitative de la qualité de service.
Pour chaque poste, la méthode de calcul du montant retenu est exposée ci-après en détail.

1.1. Postes de charges pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif
a) Charges nettes d’exploitation incitées prévisionnelles
Les charges nettes d’exploitation incitées prévisionnelles correspondent aux charges nettes d’exploitation prises
en compte pour le tarif ATRD7, à l’exception des charges relatives aux impayés, des charges relatives au projet
changement de gaz, et des charges relatives aux pertes et différences diverses, qui font l’objet d’une régulation
incitative spécifique, et des recettes extratarifaires non incitées.
Les valeurs de référence des charges nettes d’exploitation incitées prévisionnelles sont les suivantes :
M € courants 2024 2025 2026 2027

Valeur de référence pour les charges nettes d’exploitation incitées


prévisionnelles 1 737,1 1 730,2 1 752,7 1 775,6

Le montant pris en compte dans le calcul du revenu autorisé définitif prend en compte la différence entre
l’inflation prévisionnelle et l’inflation réalisée.
Ce montant est égal à la valeur de référence pour l’année N :
– divisée par l’inflation prévisionnelle entre l’année 2022 et l’année N ;
2023 2024 2025 2026 2027

Inflation prévisionnelle entre l’année 2022 et l’année N 4,80 % 7,42 % 9,57 % 11,76 % 13,77 %

– multipliée par l’inflation réalisée entre l’année 2022 et l’année N. L’inflation réalisée est définie comme
l’évolution de la valeur moyenne de l’indice des prix à la consommation hors tabac, tel que calculé par
l’INSEE pour l’ensemble des ménages France entière (référencé INSEE 1763852), constaté sur l’année civile
N, par rapport à la valeur moyenne du même indice constatée sur l’année civile 2022.
b) Charges de capital normatives incitées « hors réseaux » prévisionnelles
Le montant de référence pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif est égal aux charges de capital
normatives relatives aux groupes d’actifs « G4B », « G7 » et « G8 ». Ces groupes d’actifs comprennent des actifs
« Immobilier », « Mobilier », « Matériel », « Véhicules », « Informatique » et « Micro-informatique ». Ces charges
de capital normatives sont calculées en se fondant sur la base comptable prévisionnelle prise en compte dans
l’élaboration du tarif ATRD7 et sur l’inflation réalisée (67).
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Les valeurs prévisionnelles pour les charges de capital normatives incitées « hors réseaux » sont les suivantes :
M € courants 2024 2025 2026 2027

Valeur de référence pour les charges de capital normatives incitées « hors réseaux »
pour la période ATRD7 169,3 180,0 180,8 176,0

Correction de dépenses incitées décalées (68) -3,9

Total 165,4 180,0 180,8 176,0

c) Charges de capital normatives non incitées


Le montant de référence pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif est égal aux charges de capital
normatives réalisées, à l’exception de celles prises en compte dans les charges de capital normatives incitées « hors
réseaux », à savoir les groupes d’actifs G4B, G7 et G8.
Les valeurs prévisionnelles pour ces charges de capital sont les suivantes :
M € courants 2024 2025 2026 2027

Valeur de référence pour les charges de capital normatives non incitées 1 695,9 1 749,2 1 790,0 1 828,8

d) Charges relatives aux pertes et différences diverses


Un montant annuel de référence pour les pertes et différences diverses est déterminé pour l’année N selon la
formule suivante :

PDDN = VN × PN + CTN
Où :
– VN est le volume annuel de référence ;
– PN est le prix annuel de référence ;
– CTN est le coût de transport annuel de référence.
Pour le calcul du revenu autorisé définitif, le montant pris en compte pour les pertes et différences diverses est
égal à la somme :
– du montant annuel de référence PDDN ;
– de 80 % de l’écart entre les charges réelles relatives aux pertes et différences diverses supportées par GRDF
pour l’année N et ce montant annuel de référence PDDN.
Les paramètres utilisés pour le calcul du montant annuel de référence PDDN sont définis comme suit.
– Volume annuel de référence
Le volume annuel de référence des pertes et différences diverses est obtenu en appliquant le taux de pertes
théorique aux quantités annuelles réellement distribuées, soit :

VN = taux de pertes théoriqueN × quantités réellement distribuéesN


Le taux de pertes théorique retenu pour la période 2024-2027 est le suivant :
% des quantités distribuées 2024 2025 2026 2027

Taux de pertes théorique 0,44 % 0,44 % 0,44 % 0,44 %

– prix annuel de référence


Le prix annuel de référence PN est égal au prix moyen d’un panier de produits représentatifs, commercialisés au
point d’échange de gaz unique (PEG) TRF (Trading Region France). Ce panier de produits et le détail des prix de
référence utilisés sont précisés dans une annexe confidentielle à cette délibération.
– coût de transport annuel de référence
Le coût de transport annuel de référence est calculé notamment à partir des termes du tarif d’Accès des Tiers au
Réseau de Transport (ATRT), appliqués aux volumes de référence VN. Le détail de ce coût de transport annuel de
référence est précisé dans une annexe confidentielle à cette délibération.
e) Charges relatives aux impayés
Le montant annuel de référence pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif correspond à la charge
réellement supportée par GRDF.
Les valeurs prévisionnelles pour les charges relatives aux impayés sont les suivantes :
M € courants 2024 2025 2026 2027

Valeur de référence pour les charges relatives aux impayés 46,8 47,4 49,4 53,6
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f) Charges nettes relatives à la contrepartie versée aux fournisseurs pour la gestion des clients en contrat unique
Le montant retenu pour le calcul du revenu autorisé définitif est égal à la différence entre la somme des
contreparties versées aux fournisseurs par GRDF au titre de la gestion des clients en contrat unique et la somme des
recettes perçues par GRDF au titre du terme Rf.
Pour la contrepartie versée aux fournisseurs par GRDF au titre d’une année N, le montant pris en compte
correspond aux contreparties versées l’année N dans la limite des montants maximaux pour chaque point de
livraison prévues dans la délibération no 2018-12 du 18 janvier 2018 en vigueur (69), auxquels s’ajoutent, le cas
échéant, les charges d’intérêts.
g) Charges relatives au projet « Changement de gaz »
Le montant de référence pour les charges relatives au projet « Changement de gaz » de l’année N correspond à la
somme :
– des charges d’exploitation SI-communication-pilotage de référence de l’année N révisées de l’inflation
réalisée ;
– du produit des coûts unitaires d’intervention et de remplacement des appareils incompatibles révisés de
l’inflation réalisée et des volumes réalisés (en année N) d’interventions et de remplacement des appareils
incompatibles.
Pour le calcul du revenu autorisé définitif, le montant pris en compte pour les charges relatives au projet
« Changement de gaz » est égal à la somme :
– du montant annuel de référence ;
– de 80 % de l’écart entre les charges réelles relatives aux charges relatives au projet « Changement de
gaz »supportées par GRDF pour l’année N et ce montant annuel de référence.
– des coûts associés à la conversion des clients inactifs, couverts à 100 % au CRCP.
Les paramètres utilisés pour le calcul du montant annuel de référence sont définis comme suit.
– la trajectoire de coûts de SI et pilotage
M €2022 2024 2025 2026 2027

Charges d’exploitation SI-communication-pilotage – période ATRD7 22,6 25,0 20,0 13,3

– le coût unitaire d’intervention chez le consommateur retenu est de 210,25 €2022/an/client ;


– le coût unitaire de remplacement des appareils incompatibles retenu est de 4 037,71 €2022 /appareil.
h) Charges relatives aux termes tarifaires d’injection de gaz renouvelable et bas-carbone
Le montant de référence pris en compte au titre des recettes tarifaires associées à l’injection de gaz renouvelable
et bas-carbone, collectées par GRDF et reversées aux GRT correspond à la partie du niveau 2 et 3 du terme
« volume » du timbre d’injection de gaz renouvelable et bas-carbone correspondant aux charges d’exploitation des
canalisations de transport et des rebours et à la partie du terme « capacitaire » du timbre d’injection de gaz
renouvelable et bas-carbone correspondant aux charges indirectes des GRT. Le montant unitaire pris en compte du
1er juillet 2024 au 30 juin 2025 est de :
– 12 €/MWh/j/an pour le terme « capacitaire » du timbre d’injection ;
– 0,05 €/MWh ou 0,58 €/MWh injectés par les producteurs s’étant vu attribuer respectivement le niveau 2 ou le
niveau 3 pour le terme « volume » du timbre d’injection.
Ces montants unitaires évoluent selon les modalités présentées au paragraphe [Link].1 à partir du 1er juillet 2025.
i) Charges relatives aux coûts échoués et aux moins-values de cession
La couverture via le CRCP des coûts échoués, autres que ceux qui seraient jugés récurrents ou prévisibles, qui
seraient retirés de l’inventaire avant la fin de leur durée de vie comptable, et des moins-values de cession fait
l’objet d’un examen de la CRE, sur la base de dossiers argumentés présentés par GRDF.
Le montant annuel de référence pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif correspond aux charges
qui seront effectivement retenues à l’issue de cet examen.
Les valeurs prévisionnelles pour les charges relatives aux coûts échoués et aux moins-values de cession sont les
suivantes :
M € courants 2024 2025 2026 2027

Montant prévisionnel pour les charges relatives aux coûts échoués 14,5 14,5 14,5 14,5
et aux moins-values de cession

j) Ecarts de charges d’avantage en nature énergie liés exclusivement aux écarts de prix par rapport à la référence
de prix de l’électricité et du gaz retenue par la CRE
Comme indiqué dans la partie 2.4.2 de la délibération ATRD7, les charges d’avantages en nature énergie (ANE)
sont incitées à 100 % sur les volumes et couvertes à 100 % pour les « effets prix » dans les conditions fixées dans
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

l’annexe confidentielle 1. La référence de prix de l’électricité et du gaz est fondée sur des publications récurrentes
et objectives :
– pour l’électricité, les tarifs règlementés de vente de l’électricité (hors effets de bouclier tarifaire [70]) ;
– pour le gaz, le prix repère de vente du gaz, adapté à la consommation moyenne des bénéficiaires du tarif agent
(hors effets de bouclier tarifaire).
L’écart de prix entre la trajectoire prévisionnelle et cette référence, constatée chaque année ex post, sera couvert
au CRCP à 100 %. Les modalités de calcul sont décrites dans l’annexe confidentielle 6 de la présente délibération.
k) Ecarts annuels entre recettes prévisionnelles et revenu autorisé prévisionnel
Les écarts annuels entre recettes prévisionnelles et revenu autorisé prévisionnel sont ceux résultant de l’équilibre
sur la période 2024-2027 entre les recettes prévisionnelles et le revenu autorisé prévisionnel pris en compte pour
l’élaboration du tarif ATRD7.
L’année N, l’écart annuel pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif est le suivant :
M € courants 2024 2025 2026 2027

Ecarts annuels entre recettes prévisionnelles et revenu autorisé - 324,8 + 67,7 + 117,7 + 168,1

l) Apurement du solde du CRCP provisoire du tarif ATRD6


Le montant de référence pris en compte au titre de l’apurement du solde du CRCP du tarif ATRD6 est le
suivant :
M € courants 2024 2025 2026 2027

Apurement du solde du CRCP provisoire ATRD6 + 243,0 + 243,0 + 243,0 + 243,0

1.2. Postes de recettes pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif
a) Recettes extratarifaires non incitées
Le montant de référence pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif est égal aux recettes
extratarifaires effectivement perçues par GRDF pour l’année N au titre des participations de tiers et des recettes
générées par les prestations annexes récurrentes facturées aux fournisseurs (par exemple, les locations de
compteur) et les prestations annexes relatives à l’injection de gaz renouvelable et bas-carbone (71).
Les montants prévisionnels pris en compte dans le tarif ATRD7 sont les suivants :
M € courants 2024 2025 2026 2027

Montant prévisionnel des recettes extratarifaires non incitées 181,4 193,2 205,3 220,6

b) Ecarts de recettes liés à des évolutions non prévues de tarifs des prestations annexes
Le montant de référence pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif est égal à la différence entre :
– les recettes effectivement perçues par GRDF pour l’année N pour des prestations annexes dont l’évolution du
tarif est différente de celle résultant de l’application des formules d’indexation annuelle aux tarifs en vigueur
au 1er janvier 2024 (72), à l’exception des prestations annexes récurrentes facturées aux fournisseurs ;
– les recettes qu’aurait perçues GRDF pour l’année N pour ces mêmes prestations si le tarif appliqué avait été
celui résultant de l’application des formules d’indexation annuelle aux tarifs en vigueur au 1er janvier 2024.
c) Recettes au titre des plus-values réalisées dans le cadre de cession d’actifs immobiliers ou de terrains
Le montant de référence pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif correspond à 80 % du produit
de cession net de la valeur nette comptable de l’actif cédé.
d) Recettes du terme capacitaire du timbre d’injection collectées par les GRT au titre des charges indirectes de
GRDF
Le montant de référence pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif est égal aux recettes du terme
capacitaire du timbre d’injection effectivement collectées par les GRT et reversées à GRDF au titre des charges
indirectes de GRDF. Le montant unitaire du 1er juillet 2024 au 30 juin 2025 pris en compte est de 38 €/MWh/j/an
puis évolue selon les modalités présentées au paragraphe [Link].1à partir du 1er juillet 2025.
e) Recettes au titre des pénalités perçues pour les dépassements de capacité souscrite par les consommateurs
bénéficiant des options tarifaires T4 et TP
Le montant de référence pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif est égal au montant des
pénalités effectivement perçues par GRDF pour les dépassements de capacités souscrites pour les consommateurs
bénéficiant des options T4 et TP.

1.3. Incitations financières au titre de la régulation incitative


a) Régulation incitative des coûts unitaires des investissements dans les réseaux
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Les investissements concernés correspondent aux treize catégories suivantes définies par la nature des ouvrages
concernés :
Segments Catégories d’ouvrages Inducteur 1 Inducteur 2

Segment 1 Branchement (sans extension) - 6 et 10 m3/h (C0) Pièce N/A

Segment 2 Raccordement - 6 et 10 m3/h - avec extension < 35 m (A0) Mètre N/A

Segment 3 Raccordement - 6 et 10 m3/h - avec extension > 35 m (B0, G0, I0) Mètre N/A

Segment 4 Raccordement des lotissements (E0, E1) Mètre N/A

Segment 5 Branchement (sans extension) - 16 m3/h et plus (D0, H1) Pièce N/A

Segment 6 Raccordement - 16 m3/h et plus - avec extension (H0) Mètre N/A

Segment 7 Zone industrielle (ZI) - Zone d’aménagement concerté (ZAC) - Zone d’activité (ZA) - (F0) Mètre N/A

Segment 8 Déplacement d'ouvrage à la demande de tiers (T0, U0) Mètre Branchement

Segment 9 Travaux de structure hors remplacement de robinets secs (M0, J0, K0, L0) Mètre Branchement

Segment 10 Pose de robinets secs (Y3) Mètre (73) N/A

Segment 11 Renouvellement de réseaux et branchements (P1 à P4, Y0, Y4, Y6, Y2, S4, S6, S7, P6, S8, Y8)) Mètre Branchement

Segment 12 Renouvellements d'ouvrages en immeubles (S0, S2, S3, S5, Q0, Q1, P5, Y7) Pièce (CI/CM) N/A

Au sein de chacune de ces douze catégories, le coût de chaque investissement est modélisé par :
– une ou deux parts variables en fonction (i) de la longueur de la canalisation concernée ou du nombre de pièces
(Ai), et éventuellement (ii) du nombre de branchements réalisés (Bi) ; ces parts variables ne dépendent pas de
l’année de mise en service ;
– une part fixe, qui ne dépend pas de l’année de mise en service (Ci) ;
– un coefficient annuel d’évolution moyenne des coûts unitaires, identique pour toutes les catégories d’ouvrages
(CUN).
Les valeurs de ces paramètres sont déterminées, notamment, à partir des coûts des investissements mis en
service entre 2020 et 2022. Ces valeurs ainsi que les coefficients annuels cibles d’évolution moyenne des coûts
unitaires sur la période 2024-2027 sont définis dans une annexe confidentielle à ce document.
Pour une année N donnée, le coût total modélisé des investissements est calculé à partir du volume
d’investissements effectivement réalisé, et l’incitation annuelle correspond à 20 % de la différence entre le coût
total effectif des ouvrages mis en service et le coût total modélisé de ces mêmes ouvrages. Cette incitation est
plafonnée à + /– 9 M € par an.
Le montant de référence pris en compte au titre du calcul du revenu autorisé définitif pour l’année N est égal au
montant de l’incitation annuelle au titre de l’année N-2, calculée sur la base des données définitives.
Compte tenu du mode de calcul de l’incitation sur les coûts unitaires des investissements dans les réseaux (basé
sur les investissements des années N-2), le calcul de l’incitation au titre des exercices 2024 et 2025 sera basé, en
partie, sur les investissements réalisés en 2022 et 2023. Pour ces deux années, les calculs des incitations sur les
coûts unitaires des investissements qui leur sont attachés seront effectués sur la base des paramètres décrits dans la
délibération ATRD6.
Comme indiqué dans la partie 2.3.X, la CRE introduit la possibilité d’actualiser, à son initiative, le niveau de
référence à mi-période ATRD7, en fonction de l’évolution constatée de l’environnement des coûts dans la
régulation incitative sur 2023 et 2024.
b) Régulation incitative spécifique au projet de comptage évolué Gazpar
Le montant de référence pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif est égal à la somme, pour
l’année considérée, des incitations financières relatives au projet de comptage évolué « Gazpar », telles que définies
par la délibération de la CRE no2017-286 du 21 décembre 2017 portant décision sur la mise en œuvre du cadre de
régulation incitative du système de comptage évolué de GRDF ainsi que dans la présente délibération (annexe 3).
c) Régulation incitative des dépenses de recherche et développement (R&D)
Les montants de référence pour les dépenses de R&D (y compris dépenses relatives aux projets smart grids) pris
en compte pour l’élaboration du tarif ATRD7 sont les suivants :
M € courants 2024 2025 2026 2027

Montant prévisionnel pour les dépenses de R&D soumises à la régulation incitative 12,7 12,9 13,2 13,4

Cette trajectoire de référence pourra éventuellement être révisée à mi-période.


22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

Si le montant total des dépenses de R&D (y compris dépenses relatives aux projets smart grids) réalisées sur la
période 2024-2027 est inférieur aux montants de référence cumulés pris en compte pour l’élaboration du tarif
ATRD7, la différence sera prise en compte dans le solde du CRCP de fin de période tarifaire.
La transparence et le contrôle de l’efficacité des dépenses associées à la R&D&I sont assurés, entre autres, par la
transmission annuelle à la CRE d’informations techniques et financières pour l’ensemble des projets en cours et
terminés.
Ce suivi pourra être soumis à tout audit que la CRE jugera utile.
d) Régulation incitative de la qualité de service
Un suivi de la qualité de service est mis en place pour GRDF sur les domaines clés de l’activité de l’opérateur.
Ce suivi est constitué d’indicateurs transmis régulièrement par GRDF à la CRE et rendus publics sur ses sites
internet Fournisseurs et Grand Public.
Certains indicateurs, concernant les domaines les plus importants pour le bon fonctionnement du marché, sont
soumis à un système d’incitation financière.
Les indicateurs de suivi de la qualité de service transmis par GRDF à la CRE doivent être certifiés par un
organisme extérieur. En outre, le mécanisme de suivi de la qualité de service de GRDF pourra être soumis à tout
audit que la CRE jugera utile.
La liste des indicateurs de qualité de service de GRDF définis pour le tarif ATRD7 figure en annexe du présent
document. Les valeurs des indicateurs sont calculées et remontées à la CRE avec deux décimales.
Le montant de référence pris en compte pour le calcul du revenu autorisé définitif, au titre de la régulation
incitative de la qualité de service, est égal à la somme des incitations financières définies en annexe.
e) Régulation incitative relative à la priorisation des investissements
Une enveloppe d’investissements est introduite pour la période ATRD7 déterminée au niveau de la demande de
GRDF, soit 4 367,1 M € courants pour la période. Le niveau total de l’enveloppe sera corrigé annuellement en
fonction du volume de gaz bas-carbone et renouvelable effectivement installé.
M € courants 2024 2025 2026 2027

Plafond d'investissements 979,3 929,5 907,8 921,0

Gaz renouvelable ou bas-carbone - exclus du plafond 153,1 120,5 133,8 222,1

Investissements prévisionnels totaux 1 132,3 1 050,0 1 041,6 1 143,1

Les investissements réalisés par GRDF au-delà de cette enveloppe feront l’objet d’un partage à la fin de la
période ATRD7, GRDF supportera alors un malus égal à 20 % de l’écart entre la trajectoire corrigée de l’inflation
réalisée (74) et les dépenses réalisées.
Le montant de référence de la régulation incitative relative à la priorisation des investissements est calculé en fin
de période tarifaire.

2. Calcul et apurement du CRCP


Le solde du CRCP du tarif ATRD7 de GRDF, au 1er janvier 2024, correspond à la différence entre le montant
définitif du solde du CRCP du tarif ATRD6 et le montant provisoire, égal à 919,8 M € qui correspond au solde du
31 décembre 2023 (+ 904,5 M €) et son actualisation au taux sans risque ATRD6 (+ 15,4 M €), pris en compte pour
l’élaboration du tarif ATRD7.
Pour chaque année N, à compter de l’année 2024, le solde définitif du CRCP au 31 décembre de l’année N est
calculé comme la somme :
– du solde prévisionnel du CRCP au 31 décembre de l’année N ;
– et de la différence, au titre de l’année N, entre :
– la différence entre le revenu autorisé définitif, tel que défini au paragraphe 1 de la présente annexe, et le
revenu autorisé prévisionnel révisé de l’inflation (revenu autorisé prévisionnel dont les CNE incitées sont
revues de l’inflation comme défini au paragraphe 1 de cette annexe) ;
– la différence entre les recettes perçues par GRDF et les recettes prévisionnelles réévaluées sur la base des
évolutions réelles déjà appliquées à la grille tarifaire.
Le solde prévisionnel du CRCP au 31 décembre de l’année N est défini comme la somme du solde du CRCP au
1er janvier de l’année N et la différence au titre de l’année N entre le revenu autorisé prévisionnel révisé de
l’inflation et les recettes prévisionnelles calculées à partir des hypothèses de quantités distribuées et injectées et de
nombre de consommateurs desservis et de producteurs raccordés retenues dans la présente délibération, réévaluées
sur la base des évolutions réelles déjà appliquées à la grille tarifaire.
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Les recettes prévisionnelles et les évolutions tarifaires prévues dans la présente délibération sont présentées dans
le tableau suivant :
2024 2025 2026 2027

Recettes prévisionnelles (M € courant) 3 502,7 3 959,4 4 045,5 4 116,5

Evolution prévisionnelle au 1er juillet de l’année N 27,52 % 3,91 % 3,91 % 3,71 %

Les recettes perçues par GRDF sont définies comme la somme des recettes effectivement perçues par GRDF sur
la part proportionnelle aux quantités acheminées, les souscriptions de capacité, le terme proportionnel à la distance,
les abonnements hors terme Rf. Les recettes liées à la relève résiduelle ne sont pas couvertes au CRCP.
Le solde du CRCP au 1er janvier de l’année N + 1 est obtenu en actualisant le solde définitif du CRCP au
31 décembre de l’année N au taux sans risque de court terme en vigueur, soit 3,8 %.
Le solde du CRCP de fin de période tarifaire prend également en compte des montants au titre de la régulation
incitative des dépenses de recherche et développement (R&D).
L’évolution de la grille tarifaire au 1er juillet de l’année N prend en compte un coefficient kN, qui vise à apurer,
d’ici le 30 juin de l’année N + 1, le solde du CRCP au 1er janvier de l’année N.
Le coefficient kN est plafonné à + /– 3 %.

3. Valeurs de référence pour les prévisions de recettes tarifaires


Les valeurs de référence sont les suivantes :
– prévisions de quantités de gaz acheminées (en MWh) :
Option tarifaire 2024 2025 2026 2027 2028

T1 7 923 433 7 729 273 7 585 385 7 429 457 7 306 546

T2 115 971 581 112 582 860 109 621 880 106 116 409 102 848 289

T3 71 766 749 70 716 018 70 080 690 69 106 505 68 346 683

T4 47 239 179 46 386 245 45 987 661 45 499 665 45 346 492

– prévisions de nombre moyen annuel de consommateurs raccordés :


Option tarifaire 2024 2025 2026 2027 2028

Forfait 3 583 3 083 2 583 2 083 1 583

T1 3 062 862 2 989 235 2 920 615 2 856 560 2 796 873

T2 7 671 280 7 589 652 7 494 825 7 384 939 7 264 444

T3 98 758 98 673 98 638 98 512 98 390

T4 2 617 2 612 2 615 2 627 2 649

TP Ces valeurs sont précisées dans une annexe confidentielle

– prévisions de souscription annuelle de capacités journalières (en MWh/j) :


Option tarifaire 2024 2025 2026 2027 2028

T4 321 000 313 000 307 000 303 000 300 000

part ≤ 500 MWh/j 296 000 289 000 284 000 279 000 277 000

part > 500 MWh/j 25 000 24 000 24 000 23 000 23 000

TP Ces valeurs sont précisées dans une annexe confidentielle

– prévisions de distance pour le tarif de proximité (en m) :


Option tarifaire 2024 2025 2026 2027 2028

TP Ces valeurs sont précisées dans une annexe confidentielle


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– prévisions de distance pondérées par les coefficients de densité des communes pour le tarif de proximité
(en m) :
Option tarifaire 2024 2025 2026 2027 2028

TP Ces valeurs sont précisées dans une annexe confidentielle

Pour le passage de prévisions annuelles à des prévisions semestrielles, la ventilation semestrielle pour une année
N des quantités de gaz acheminées par option tarifaire est la suivante :
Option tarifaire 1er semestre 2nd semestre

T1 53 % 47 %

T2 57 % 43 %

T3 58 % 42 %

T4 59 % 41 %

De même, pour la ventilation semestrielle pour une année N du nombre de consommateurs raccordés par option
tarifaire :
– le nombre de consommateurs moyen raccordés du 1er semestre est calculé comme suit :

25 % × nb de consommateurs moyen annuelN–1 + 75 % × nb de consommateurs moyen annuelN


– le nombre de consommateurs moyen raccordés du 2nd semestre est calculé comme suit :

75 % × nb de consommateurs moyen annuelN + 25 % × nb de consommateurs moyen annuelN + 1


Ces deux formules s’appliquent également et de manière identique pour ventiler semestriellement par option
tarifaire les prévisions de souscription annuelle de capacités journalières et de distance.
Les recettes semestrielles pour les abonnements, les termes proportionnels à la capacité souscrite et le terme
proportionnel à la distance sont obtenues en multipliant les prévisions semestrielles par 50 %.
– prévisions de volumes de gaz renouvelables et bas-carbone injectés et installés :
Montants couverts 2024 2025 2026 2027

Volumes installés tous opérateurs (TWh/an) 15,44 18,26 21,92 28,28

Volumes injectés tous opérateurs (TWh/an) 11,41 13,63 16,38 20,95

– montants de référence des termes « volume » et « capacitaire » du timbre d’injection


Montants reversés Montants reversés Montants reversés Montants reversés
Terme d’injection Grille retenue par GRDF aux GRT par les GRT à GRDF Grille retenue par GRDF aux GRT par les GRT à
(€/MWh injectés) (€/MWh injectés) (€/MWh injectés) (€/MWh/j/an) (€/MWh/j/an) GRDF
(€/MWh/j/an)

Niveau 3 0,7 0,58 0,00 (75)

Niveau 2 0,4 0,05 0,00 (76) 50 12 38

Niveau 1 0 0,00 0,00

Les recettes annuelles des termes « volume » et « capacitaire » du timbre d’injection sont calculées à partir des
trajectoires prévisionnelles de volumes de gaz renouvelables et bas-carbone injectés et installés, auxquelles sont
appliqués les montants de référence des termes « volume » et « capacitaire » du timbre d’injection.
Montants couverts 2024 2025 2026 2027

Terme « volume » du timbre d’injection (k €) 2 167 2 970 4 401 6 476

Dont montants reversés aux GRT (k €) 1 087 1 447 2 291 3 365

Terme « capacitaire » du timbre d’injection (k €) (77) 1 613 1 945 2 427 3 251

Recettes prévisionnelles des termes du timbre d’injection pour 2 694 3 468 4 537 6 361
GRDF
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ANNEXE 2
RÉGULATION INCITATIVE DE LA QUALITÉ DE SERVICE POUR LA PÉRIODE 2024-2027
Les dispositions de la présente annexe ne s’opposent pas à la transmission par GRDF à la CRE d’autres
indicateurs qui ne seraient pas explicitement indiqués ci-après.
Pour les indicateurs correspondants à des taux (faisant ou non l’objet d’une incitation financière), la CRE
demande à GRDF de lui transmettre dans ses envois le détail du calcul (numérateur et dénominateur).

1. Indicateurs donnant lieu à une incitation financière


1.1. Nombre de rendez-vous planifiés non respectés par GRDF
Remontée le 1er du mois M+ 2 de la valeur :
Nombre de rendez-vous planifiés non respectés par le GRD et indemnisés durant le mois M
Calcul (soit deux valeurs suivies :
- pour les consommateurs 6M (78)/1M (79)
- pour les consommateurs JJ (80)/JM (81)/MM (82))

- tous rendez-vous programmés, donc validés par le GRD


Périmètre - tous rendez-vous pour intervention avec déplacement d'un agent du GRD et présence du consommateur, non tenus du fait du GRD et
systématiquement identifiés par l’opérateur
- consommateurs 6M et consommateurs JJ/JM/MM suivis distinctement

- fréquence de calcul : mensuelle


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des incitations : mensuelle

Objectif 100 % des rendez-vous non tenus automatiquement détectés par l’opérateur sont indemnisés

- versement : directement aux fournisseurs


Incitations - pénalités : montants identiques à ceux facturés par GRDF en cas de non-exécution d’une intervention programmée du fait du
consommateur ou du fournisseur (absence au rendez-vous, etc.), en fonction de la fréquence de relève du consommateur, pour chaque
rendez-vous non tenu

Date de mise en Déjà mis en œuvre depuis le 1er juillet 2008


œuvre

1.2. Taux de mises en service (MES) réalisées dans les délais demandés
Remontée le 1er du mois M+ 2 de la valeur :
(Nombre de MES clôturées durant le mois M dans le délai demandé (si ce délai est supérieur au délai catalogue) ou dans un délai ≤ au
délai catalogue (si le délai demandé est inférieur au délai catalogue)) / (Nombre total de MES clôturées durant le mois M)
(soit cinq valeurs suivies :
Calcul - tous consommateurs confondus
- consommateurs 1M
- consommateurs 6M
- consommateurs MM
- consommateurs JJ/JM)

- toutes MES avec déplacement (avec/sans pose compteur), hors MES express
Périmètre - tous fournisseurs confondus
- consommateurs 1M, consommateurs 6M, consommateurs MM et consommateurs JJ/JM suivis distinctement

- fréquence de calcul : mensuelle


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des incitations : annuelle

- l’incitation financière porte sur la valeur globale du taux (tous consommateurs confondus) calculé sur une base annuelle
Objectif
- objectif de référence : 93 % par année calendaire

- calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


- pénalités : 40 000 € par dixième de point si le taux annuel est strictement inférieur à l’objectif de référence
Incitations - bonus : 40 000 € par dixième de point si le taux annuel est supérieur ou égal à l’objectif de référence
- valeur plancher des incitations : - 2 600 000 €
- versement : à travers le CRCP

Date de mise en - suivi depuis le 1er janvier 2011


œuvre - mise en œuvre des incitations : 1er juillet 2012
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1.3. Taux de mises hors service (MHS) réalisées dans les délais demandés
Remontée le 1er du mois M+ 2 de la valeur :
(Nombre de MHS clôturées durant le mois M dans le délai demandé (si ce délai est supérieur au délai catalogue) ou dans un délai ≤ au
délai catalogue (si le délai demandé est inférieur au délai catalogue)) / (Nombre total de MHS clôturées durant le mois M)
(soit cinq valeurs suivies :
Calcul - tous consommateurs confondus
- consommateurs 1M
- consommateurs 6M
- consommateurs MM
- consommateurs JJ/JM)

- MHS à la suite d’une résiliation du contrat (exceptées les MHS pour impayé), à l’initiative du consommateur
Périmètre - tous fournisseurs confondus
- consommateurs 1M, consommateurs 6M, consommateurs MM et consommateurs JJ/JM suivis distinctement

- fréquence de calcul : mensuelle


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des incitations : annuelle

- l’incitation financière porte sur la valeur globale du taux (tous consommateurs confondus) calculé sur une base annuelle
Objectif
- objectif de référence : 96,5 % par année calendaire

- calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


- pénalités : 40 000 € par dixième de point si le taux annuel est strictement inférieur à l’objectif de référence
Incitations - bonus : 40 000 € par dixième de point si le taux annuel est supérieur ou égal à l’objectif de référence
- valeur plancher des incitations : - 2 100 000 €
- versement : à travers le CRCP

Date de mise en - suivi depuis le 1er janvier 2011


œuvre - mise en œuvre des incitations : 1er juillet 2012

1.4. Taux de raccordements réalisés dans les délais convenus


Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :
(Nombre de raccordements mis en gaz durant le mois M dans le délai convenu) / (Nombre de raccordements mis en gaz durant le mois
Calcul M)
(soit deux valeurs suivies :
- raccordement du marché grand public
- raccordement du marché d’affaires)

- tous raccordements
Périmètre
- raccordements du marché grand public d’une part et raccordements du marché d’affaires d’autre part suivis distinctement

- fréquence de calcul : mensuelle


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des incitations : annuelle

- l’incitation financière porte sur la valeur globale du taux (tous consommateurs confondus) calculé sur une base annuelle
Objectif
- objectif de référence : 89 % par année calendaire

- calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


- pénalités : 25 000 € par point si le taux annuel est strictement inférieur à l’objectif de référence
Incitations
- valeur plancher des incitations par type de raccordements : - 725 000 €
- versement : à travers le CRCP

Date de mise en - suivi depuis le 1er juillet 2010


œuvre - mise en œuvre des incitations : 1er juillet 2012

1.5. Taux de disponibilité du portail Fournisseur


Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :
Calcul (Nombre d’heures de disponibilité du portail durant la semaine) / (Nombre total d’heures d’ouverture prévues du portail durant la
semaine)
(soit une valeur suivie)

- portail OMEGA uniquement, toutes fonctionnalités accessibles des fournisseurs, hors Webservices
Périmètre - causes d'indisponibilités : tout fait empêchant, gênant ou ralentissant de façon importante l'utilisation du portail par les fournisseurs,
programmé ou non

- fréquence de calcul : hebdomadaire


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des incitations : annuelle

- l’incitation financière porte sur la valeur du taux calculé sur une base annuelle
Objectif
- objectif de référence : 99,5 % par année calendaire
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Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :


(Nombre d’heures de disponibilité du portail durant la semaine) / (Nombre total d’heures d’ouverture prévues du portail durant la
Calcul semaine)
(soit une valeur suivie)

- calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


- pénalités : 50 000 € par dixième de point si le taux annuel est strictement inférieur à l’objectif de référence
Incitations
- valeur plancher des incitations : - 1 750 000 €
- versement : à travers le CRCP

Date de mise en - suivi depuis le 1er juillet 2008


œuvre - mise en œuvre des incitations : 1er juillet 2008

1.6. Taux de réponses aux réclamations dans les 15 jours calendaires


Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :
Calcul (Nombre de réclamations clôturées dans les 15 jours calendaires durant le mois M) / (Nombre total de réclamations clôturées durant le
mois M)
(soit une valeur suivie)

- toutes réclamations dont la réponse doit être faite par le GRD au fournisseur ou au consommateur
- tous canaux de transmission de la réclamation
Périmètre - tous fournisseurs, tous types de consommateurs (T1/T2/T3/T4/TP) confondus
- réclamation clôturée : réclamation pour laquelle une réponse « consistante » (pas d'accusé de réception) a été envoyée par le GRD au
fournisseur ou au consommateur

- fréquence de calcul : mensuelle


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des incitations : mensuelle

- objectif de référence :
• du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2024 : 93 %
Objectif • du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2025 : 94 %
• du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2026 : 95 %
• du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2027 : 96 %

- calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


- pénalités : 8000 € par point si le taux mensuel est strictement inférieur à l’objectif de référence
Incitations - bonus : 8 000 € par point si le taux mensuel est supérieur ou égal à l’objectif de référence
- valeur plancher des incitations : - 1 300 000 €
- versement : à travers le CRCP

Date de mise en - suivi depuis le 1er juillet 2008


œuvre - mise en œuvre des incitations : 1er juillet 2010

1.7. Taux de réclamations multiples


Remontée le 1er du mois M+ 2, du ratio :
Calcul (Nombre de réclamations multiples pour un même PCE et un même type de réclamation) / (Nombre total de réclamations)
(soit une valeur suivie)

- toutes les réclamations reçues par le GRD (dont la réponse doit être faite par le GRD au fournisseur ou au consommateur)
Périmètre - tous canaux de transmission de la réclamation
- tous fournisseurs, tous types de consommateurs (T1/T2/T3/T4/TP) confondus

- fréquence de calcul : mensuelle


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des incitations : annuelle

- l’incitation financière porte sur la valeur du taux calculé sur une base annuelle
- objectif de référence :
Objectif • du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2024 : 12,00 %
• du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2025 : 12,00 %
• du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2026 : 10,00 %
• du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2027 : 10,00 %

- calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


- pénalités : 5 000 € par dixième de point si le taux annuel est strictement inférieur à l’objectif de référence
Incitations - bonus : 5 000 € par dixième de point si le taux annuel est supérieur ou égal à l’objectif de référence
- valeur plancher des incitations : - 1 000 000 €
- versement : à travers le CRCP

Date de mise en - mise en œuvre des incitations : 1er juillet 2024


œuvre
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

1.8. Taux de publication par OMEGA pour les relèves JJ/JM


Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :
(Somme entre le 8ème jour ouvré du mois M et le 7ème jour ouvré du mois M+ 1 du nombre de PCE JJ/JM télérelevés dont la relève a
Calcul été reçue et publiée par OMEGA sur cette période) / (Somme du nombre de PCE JJ/JM télérelevés dont la relève a été reçue par
OMEGA sur cette période)
(soit une valeur suivie)

- tous PCE JJ/JM existants


- tous relevés cycliques et de MHS (relèves de souscriptions non prises en compte)
Périmètre
- tous fournisseurs confondus
- calcul en J+ 7

- fréquence de calcul : mensuelle


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des incitations : annuelle

- l’incitation financière porte sur la valeur du taux calculé sur une base annuelle
Objectif
- objectif de référence : 99,94 % par année calendaire

- calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


- pénalités : 25 000 € par dixième de point si le taux annuel est strictement inférieur à l’objectif de référence
Incitations - bonus : 25 000 € par dixième de point si le taux annuel est supérieur ou égal à l’objectif de référence
- valeur plancher des incitations : - 985 000 €
- versement : à travers le CRCP

Date de mise en - suivi depuis le 1er juillet 2008


œuvre - mise en œuvre des incitations : 1er juillet 2009

1.9. Taux de publication par OMEGA pour les relèves MM


Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :
(Somme entre le 8ème jour ouvré du mois M et le 7ème jour ouvré du mois M+ 1 du nombre de PCE MM relevés dont la relève a été reçue
Calcul et publiée par OMEGA sur cette période) / (Somme du nombre de PCE MM relevés dont la relève a été reçue par OMEGA sur cette
période)
(soit une valeur suivie)

- tous PCE MM existants (non uniquement les télérelevés)


- tous relevés cycliques et de MHS (relèves de souscriptions non prises en compte)
Périmètre
- tous fournisseurs confondus
- calcul en J+ 7

- fréquence de calcul : mensuelle


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des incitations : annuelle

- l’incitation financière porte sur la valeur du taux calculé sur une base annuelle
Objectif
- objectif de référence : 99,93 % par année calendaire

- calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


- pénalités : 25 000 € par dixième de point si le taux annuel est strictement inférieur à l’objectif de référence
Incitations - bonus : 25 000 € par dixième de point si le taux annuel est supérieur ou égal à l’objectif de référence
- valeur plancher des incitations : - 982 500 €
- versement : à travers le CRCP

Date de mise en - suivi depuis le 1er juillet 2008


œuvre - mise en œuvre des incitations : 1er juillet 2009

1.10. Taux de publication par OMEGA pour les relèves 6M


Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :
(Somme sur le mois M du nombre de PCE 6M relevés dont la relève a été reçue et publiée par OMEGA sur cette période) / (Somme du
Calcul nombre de PCE 6M relevés dont la relève a été reçue par OMEGA)
(soit une valeur suivie)

- tous PCE 6M existants (non uniquement les télérelevés)


- tous relevés cycliques et de MHS (relèves de souscriptions non prises en compte)
Périmètre
- tous fournisseurs confondus
- calcul en J+ 2

- fréquence de calcul : mensuelle


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des incitations : annuelle

- l’incitation financière porte sur la valeur du taux calculé sur une base annuelle
Objectif - objectif de référence :
• du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2024 : 99,70 %
• du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2025 : 99,70 %
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :


(Somme sur le mois M du nombre de PCE 6M relevés dont la relève a été reçue et publiée par OMEGA sur cette période) / (Somme du
Calcul nombre de PCE 6M relevés dont la relève a été reçue par OMEGA)
(soit une valeur suivie)

• du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2026 : 99,50 %


• du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2027 : 99,50 %

- calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


- pénalités : 25 000 € par dixième de point si le taux annuel est strictement inférieur à l’objectif de référence
Incitations - bonus : 25 000 € par dixième de point si le taux annuel est supérieur ou égal à l’objectif de référence
- valeur plancher des incitations : - 995 000 €
- versement : à travers le CRCP

Date de mise en - suivi depuis le 1er juillet 2008


œuvre - mise en œuvre des incitations : 1er juillet 2009

1.11. Taux d’écart de périmètre contractuel des fournisseurs alternatifs


Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :
Calcul (Somme des PCE en écart des fournisseurs alternatifs le dernier jour ouvré du mois M) / (Somme des PCE effectivement rattachés aux
portefeuilles des fournisseurs alternatifs dans OMEGA le dernier jour ouvré du mois M)
(soit une valeur suivie)

- tous PCE existants de fournisseurs alternatifs


Périmètre
- fournisseurs alternatifs uniquement

- fréquence de calcul : mensuelle


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des incitations : annuelle

- l’incitation financière porte sur la valeur du taux calculé sur une base annuelle
Objectif
- objectif de référence : 0,04 % par année calendaire

- calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


- pénalités : 25 000 € par dixième de point si le taux annuel est strictement inférieur à l’objectif de référence
Incitations - bonus : 25 000 € par dixième de point si le taux annuel est supérieur ou égal à l’objectif de référence
- valeur plancher des incitations : - 265 000 €
- versement : à travers le CRCP

Date de mise en - suivi depuis le 1er juillet 2009


œuvre - mise en œuvre des incitations : 1er juillet 2009

1.12. Taux de traitement des rejets du mois M en M+ 1


Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :
Calcul (Nombre de rejets corrigés durant le mois M) / (Nombre de rejets générés durant le mois M-1)
(soit une valeur suivie)

- tous PCE existants


Périmètre
- tous fournisseurs confondus

- fréquence de calcul : mensuelle


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des incitations : annuelle

- l’incitation financière porte sur la valeur du taux calculé sur une base annuelle
Objectif
- objectif de référence : 99,8 % par année calendaire

- calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


- pénalités : 50 000 € par dixième de point si le taux annuel est strictement inférieur à l’objectif de référence
Incitations - bonus : 50 000 € par dixième de point si le taux annuel est supérieur ou égal à l’objectif de référence
- valeur plancher des incitations : - 1 900 000 €
- versement : à travers le CRCP

Date de mise en - suivi depuis le 1er janvier 2010


œuvre - mise en œuvre des incitations : 1er juillet 2010
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

1.13. Volume annuel des comptes d’écart distribution (CED)

1.14. Amplitude des comptes d’écart distribution (CED) par fréquence de relève et par fournisseurs
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1.15. Délai de réponse aux études détaillées pour les porteurs de projet gaz renouvelables et bas-carbone
Remontée le 1er du mois M+ 2 de la valeur :
Délai moyen entre la date de réception de la demande et la date de remise au demandeur d’études détaillées adressées à GRDF dans le
Calcul cadre du raccordement d’une installation d’injection de gaz renouvelables et bas-carbone, retraité du délai moyen de validation des
zonages de raccordement par la Commission de Régulation de l’Energie observé en année N – 1
(soit 1 valeur suivie)

- demandes adressées par un porteur de projet gaz renouvelables et bas-carbone à GRDF selon les modalités définies dans la procédure de
Périmètre gestion du registre de capacité (jalon D1)
- demandes initialement adressées à un GRT et transférées à GRDF

- fréquence de calcul : mensuelle


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des incitations : annuelle

- l’incitation financière porte sur la valeur du délai calculé sur une base annuelle
Objectif
- objectif de référence : 120 jours

- calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


- pénalités : (12,5 € x V) par jour calendaire au-dessus de l’objectif de référence où V correspond à la volumétrie des études détaillées réalisées
au cours de l’année
Incitations - bonus : (6,25 € x V) par jour calendaire en dessous de l’objectif de référence où V correspond à la volumétrie des études détaillées réalisées
au cours de l’année
- valeur plancher des incitations : - 450 000 €
- versement : à travers le CRCP

1.16. Nombre de réclamations consécutives au raccordement d’une installation de gaz renouvelable


et bas-carbone
Remontée le 1er du mois M+ 2, de la valeur :
Nombre total de réclamations de producteurs consécutives au raccordement d’une installation de gaz renouvelables et bas-carbone
Calcul clôturées durant le mois M
(soit 1 valeur suivie)

- toutes réclamations dont la réponse doit être faite par GRDF à un producteur de gaz renouvelables et bas-carbone
- tous médias de transmission de la réclamation, écrit ou oral
Périmètre
- réclamation clôturée : réclamation pour laquelle une réponse « consistante » (pas d'accusé de réception) a été envoyée par GRDF au
producteur

- fréquence de calcul : mensuelle


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des incitations : annuelle

Objectif Aucune réclamation consécutive au raccordement d’une installation de gaz renouvelables et bas-carbone dans le mois

Incitations - pénalités : 100 € par réclamation


22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

2. Autres indicateurs de suivi de la qualité de service de GRDF


2.1. Indicateurs relatifs à l’environnement
Fréquence de
remontée à la Date de mise en
Libellé de l’indicateur Calcul de l’indicateur Périmètre de l’indicateur CRE et de œuvre
publication

- fuites linéiques de méthane


- émissions de méthane lors de tra­
Remontée le 1 du mois de mars de
er
vaux ou d’actes de maintenance
l’année A+ 1 du ratio : d’incidents, émissions dues à l’ex­
Emission de gaz à effet de (Tonnes de gaz à effet de serre (équivalent ploitation des installations
serre dans l’atmosphère rap­ CO2) émis dans l’atmosphère sur l’année - émissions des véhicules de la flotte Année Déjà mis en œuvre
portée à l’énergie acheminée A) / (Quantités de gaz acheminées sur le du GRD et de ses bâtiments
réseau du GRD sur l’année calendaire A) - le résultat de l’indicateur est affiché
(soit une valeur suivie) avec l’indication des quantités de
gaz acheminées pendant l’année
calendaire

Remontée le 1er du mois de mars de - fuites linéiques de méthane


l’année A+ 1 du ratio : - émissions de méthane lors de tra­
Fuites de méthane émises (Quantités de méthane émises dans l’at­ vaux ou d’actes de maintenance
mosphère sur l’année A) / (Quantités de d’incidents, émissions dues à l’ex­ Année Déjà mis en œuvre
dans l’atmosphère
gaz acheminées sur le réseau du GRD sur ploitation des installations
l’année calendaire A)
(soit une valeur suivie)

2.2. Indicateurs relatifs aux devis et interventions


Fréquence de
remontée à la Date de mise en
Libellé de l’indicateur Calcul de l’indicateur Périmètre de l’indicateur CRE et de œuvre
publication

Remontée le 1er du mois M+ 2, par type de


consommateurs et par type d’interven­
tions, du ratio :
(Nombre de changements de fournisseurs
clôturés durant le mois M dans le délai
demandé) / (Nombre total de change­
ments de fournisseurs clôturés durant le
mois M)
- tous changements de fournisseurs
Taux de changements de (soit six valeurs suivies : - tous fournisseurs confondus
fournisseur réalisés dans les - changements de fournisseur nécessitant - consommateurs 6M, consomma­ Mois Déjà mis en œuvre
délais demandés un déplacement : teurs MM et consommateurs
• consommateurs 6M JJ/JM suivis distinctement
• consommateurs MM
• consommateurs JJ/JM
- changements de fournisseur ne néces­
sitant pas de déplacement :
o consommateurs 6M
o consommateurs MM
o consommateurs JJ/JM)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

2.3. Indicateurs relatifs à la relation avec les consommateurs


Fréquence de
remontée à la Date de mise en
Libellé de l’indicateur Calcul de l’indicateur Périmètre de l’indicateur CRE et de œuvre
publication

Remontée le 1er du mois M+ 2, par


numéro de centre d'appel, du ratio : - tous types d'appels pris/reçus dans
les plages horaires d'ouverture du
Taux d’accessibilité du centre (Nombre d'appels pris sur le mois M) / centre d'appel.
d’appel pour les consomma­ (Nombre d'appels reçus sur le mois M) Mois Déjà mis en œuvre
teurs - tous types d'interlocuteurs
(soit deux valeurs suivies : - no Accueil - tous types de consommateurs
Accès au Gaz (noAGNRC) - no Urgence (T1/T2/T3/T4/TP) confondus
sécurité gaz)

Remontée le 1er du mois M+ 2, par nature - toutes réclamations dont la réponse


de réclamation, de la valeur : doit être faite par le GRD au
Nombre total de réclamations de consommateur (les réclamations
consommateurs clôturées durant le mois dont la réponse doit être faite par
M le fournisseur au consommateur ne
(soit dix valeurs suivies : - Total - Livraison sont pas concernées)
Nombre de réclamations de - Production des services liés à la livraison
- Raccordement individuel Gaz - Raccor­ - tous médias de transmission de la Trimestre Déjà mis en œuvre
consommateurs par nature
dement du marché d'affaires Gaz réclamation, écrit ou oral
- Réseau - tous types de consommateurs
- Déploiement Gazpar (T1/T2/T3/T4/TP) confondus
- Développement autres - réclamation clôturée : réclamation
- Acheminement pour laquelle une réponse « consis­
- Autres) tante » (pas d'accusé de réception)
a été envoyée par le GRD au
Remontée le 1er du mois M+ 2, du ratio : consommateur
(Nombre de réclamations de consomma­
Taux de réclamations de teurs clôturées en plus de 2 mois durant le
consommateurs traitées en mois M) / (Nombre total de réclamations Mois Déjà mis en œuvre
plus de 2 mois de consommateurs clôturées durant le
mois M)
(soit une valeur suivie)

2.4. Indicateurs relatifs à la relation avec les fournisseurs


Fréquence de
remontée à la Date de mise en
Libellé de l’indicateur Calcul de l’indicateur Périmètre de l’indicateur CRE et de œuvre
publication

Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :


(Nombre de réclamations de fournisseurs
Taux de réponses aux récla­ clôturées dans les 5 jours calendaires
mations des fournisseurs durant le mois M) / (Nombre total de Mois Déjà mis en œuvre
dans les 5 jours calendaires réclamations de fournisseurs clôturées
durant le mois M) - toutes réclamations dont la réponse
(soit une valeur suivie) doit être faite par le GRD au
fournisseur (les réclamations dont
Remontée le 1er du mois M+ 2, par nature la réponse doit être faite par le GRD
de réclamation, de la valeur : au consommateur ne sont pas
Nombre total de réclamations de fournis­ concernées)
seurs clôturées durant le mois M - toutes réclamations déposées sur le
(soit huit valeurs suivies : - Total portail fournisseurs uniquement, y
- Accueil compris les réclamations pour ren­
Nombre de réclamations de dez-vous non tenus
fournisseurs par nature - Données de comptage Mois Déjà mis en œuvre
- tous fournisseurs, tous types de
- Gestion et réalisation des prestations consommateurs (T1/T2/T3/T4/TP)
- Qualité de fourniture et réseau confondus
- Relance - réclamation clôturée : réclamation
- Autres pour laquelle une réponse « consis­
- Déploiement Gazpar) tante » (pas d'accusé de réception)
a été envoyée par le GRD au
Remontée le 1er du mois M+ 2, du ratio : fournisseur
Taux de réclamations de (Nombre de réclamations de fournisseurs
fournisseurs traitées en plus clôturées en plus de 2 mois durant le mois Mois Déjà mis en œuvre
de 2 mois M) / (Nombre total de réclamations de
fournisseurs clôturées durant le mois M)
(soit une valeur suivie)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

2.5. Indicateurs relatifs aux données échangées avec les gestionnaires de réseaux de transport (GRT)
Fréquence de
remontée à la Date de mise en
Libellé de l’indicateur Calcul de l’indicateur Périmètre de l’indicateur CRE et de œuvre
publication

- tous GRT confondus


Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio : - tous jours avec un délai non respecté
Transmission aux GRT des
estimations journalières de Nombre de jours du mois M pour lesquels pour l’un ou les deux GRT
quantités enlevées par les le GRD n’a pas transmis des allocations - hors jours avec délai non respecté à Mois Déjà mis en œuvre
fournisseurs aux PITD dans le provisoires calculées à J+ 1 dans le délai la demande d’un ou des deux GRT
délai convenu convenu (ce jour est comptabilisé comme un
(soit une valeur suivie) jour où le délai est respecté par le
GRD)

Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio : - tous GRT confondus


Nombre d’envoi des relèves intra-journa­ - tout envoi avec un délai respecté
Transmission aux GRT des lières du mois M que GRDF a effectué pour les deux GRT
relevés JJ en intra-journalier dans le délai convenu entre les GRT et les - tous jours avec un délai non respecté Mois Déjà mis en œuvre
dans le délai convenu GRD) / (Nombre maximal théorique d’en­ à la demande d’un ou des deux
voi des relèves intra-journalières du mois GRT (ce jour est comptabilisé
M comme un jour où le délai est
(soit une valeur suivie) respecté par le GRD)

Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :


(Somme pour chaque jour J du mois M du
nombre de valeurs de consommations de - toutes valeurs effectivement relevées
Qualité des relevés JJ trans­ consommateurs télérelevés JJ intégrées - aucune valeur de repli / remplace­
mis aux GRT pour les alloca­ dans les calculs d’allocations à J+ 1) / ment prise en compte Mois Déjà mis en œuvre
tions journalières aux PITD (Somme pour chaque jour J du mois M du
nombre de consommateurs télérelevés JJ - tous fournisseurs, toutes ZET (83),
enregistrés dans le SI OMEGA pour le jour tous GRT (84) confondus
J)
(soit une valeur suivie)

- tous GRT confondus


Remontée le 1er du mois M+ 2 de la - tous jours avec un délai non respecté
Transmission aux GRT des valeur : pour l’un ou les deux GRT (la
estimations journalières de Nombre de jours du mois M pour lesquels pénalité est due si au moins un
quantités enlevées par les le GRD (85) n’a pas transmis des alloca­ GRT est impacté par un retard)
fournisseurs aux PITD dans Mois Déjà mis en œuvre
tions provisoires calculées à J+ 1 dans un - hors jours avec délai non respecté à
un délai permettant leur prise délai permettant leur prise en compte par la demande d’un ou des deux GRT
en compte par les GRT les GRT (ce jour est comptabilisé comme un
(soit une valeur suivie) jour où le délai est respecté par le
GRD)

2.6. Indicateurs relatifs aux rectifications d’index


Fréquence de
Libellé de l’indicateur Calcul de l’indicateur Périmètre de l’indicateur remontée à la Date de mise en
CRE et de œuvre
publication

Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :


- pour les consommateurs 6M :
(Nombre de relèves transmises au statut - toutes modifications d’index, quel
rectifié sur le mois M - Nombre de que soit le fait générateur, à l’ex­
rectifications suite à MES sur le mois M) / ception des rectifications suites à
(Nombre de relèves totales transmises sur MES pour les consommateurs 6M
Taux d’index rectifiés le mois M) - tous index réels, et également tous Mois Déjà mis en œuvre
- pour les autres consommateurs : les index calculés pour les consom­
(Nombre de PCE actifs dont l’index a été mateurs autres que 6M
rectifié sur le mois M) / (Nombre total de - tous fournisseurs confondus
PCE actifs sur le mois M))
(soit 2 valeurs suivies)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

2.7. Indicateurs relatifs à l’injection de gaz renouvelables et bas-carbone


Fréquence de
remontée à la Date de mise en
Libellé de l’indicateur Calcul de l’indicateur Périmètre de l’indicateur CRE et de œuvre
publication

- Sommes des volumes non injectés


Remontée le 1er du mois M+ 2, de la correspondant à la différence entre
valeur, pour chaque zonage validé par la la capacité maximale d’injection et
CRE : le débit injecté.
Taux de gaz renouvelables et - Tous les volumes écrêtés même si le
bas-carbone écrêtés Volumes écrêtés de gaz renouvelables et Mois 1er juillet 2025
producteur a pu se rattraper dans
bas-carbone sur le zonage / Capacité les heures ou jours qui suivent la
maximale d’injection du zonage période de saturation, à l’exception
(soit 1 valeur suivie) (86) des volumes non injectés en raison
d’un choix du producteur.

Remontée le 1er du mois M+ 2 de la


valeur :
Délais moyens de mise en - Demandes adressées par GRDF à la
exploitation des renforce­ Délai moyen entre la date de validation CRE dans le cadre de la validation
ments associés au dévelop­ par la CRE du renforcement associé au des investissements associés au Mois 1er juillet 2024
pement des gaz développement des gaz renouvelables et développement des gaz renouvela­
renouvelables et bas-carbone bas-carbone et la date de mise en exploi­ bles et bas-carbone
tation du renforcement
(soit 1 valeur suivie)

Remontée le 1er du mois M+ 2 de la


valeur : - demandes adressées par un porteur
Délai moyen entre la date de réception de de projet à GRDF selon les moda­
Délais moyens de raccorde­ lités définies dans la procédure de
ment des sites de production la demande (jalon D1) et la date de mise
en service de l’unité de production (jalon gestion du registre de capacité Mois 1er juillet 2024
de gaz renouvelables et bas- (jalon D1)
carbone D8). La date faisant foi pour le jalon D8 est
la date de signature du procès-verbal (PV) - demandes initialement adressées à
de mise en service par l’opérateur un GRT et transférées à GRDF
(soit 1 valeur suivie)

2.8. Indicateur relatif au projet « Changement de gaz »


Fréquence de
Libellé de l’indicateur Calcul de l’indicateur Périmètre de l’indicateur remontée à la Date de mise en
CRE et de œuvre
publication

- toutes réclamations dont la réponse


doit être faite par GRDF à un
Remontée le 1 du mois M+ 2, de la
er
consommateur
valeur : - tous médias de transmission de la
Nombre de réclamations réclamation, écrit ou oral
associées au projet « Change­ Nombre total de réclamations associées Mois Déjà mis en œuvre
ment de gaz » au projet « Changement de gaz » clôturées - réclamation clôturée : réclamation
durant le mois M pour laquelle une réponse « consis­
(soit 1 valeur suivie) tante » (pas d'accusé de réception)
a été envoyée par GRDF au
consommateur

ANNEXE 3
Régulation incitative du projet de comptage évolué Gazpar pour la période 2024-2027
Les dispositions de la présente annexe ne s’opposent pas à la transmission par GRDF à la CRE d’autres
indicateurs qui ne seraient pas explicitement indiqués ci-après.
Pour les indicateurs correspondants à des taux (faisant ou non l’objet d’une incitation financière), la CRE
demande à GRDF de lui transmettre dans ses envois le détail du calcul (numérateur et dénominateur).
S’agissant des indicateurs faisant l’objet d’une incitation financière, ceux-ci sont plafonnés conformément au
mécanisme de plafonnement global des incitations associés au cadre de régulation incitative du système de
comptage évolué de GRDF prévu dans la partie 4 de la délibération du 17 juillet 2014 (87).
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

1. Indicateurs donnant lieu à une incitation financière


1.1. Taux de publication des index aux fournisseurs
sur le périmètre des compteurs communicants
Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :
(Nombre de PCE T1/T2 au statut télérelevé (88) dont la relève a été reçue et publiée par OMEGA durant le mois M) / (Nombre de PCE
Calcul T1/T2 au statut télérelevé dont la relève a été reçue par OMEGA durant le mois M)
(soit une valeur suivie)

- tous PCE T1 /T2 au statut télérelevé existants


- tous relevés cycliques et de mise hors service (MHS) (relèves de souscription non prises en compte)
Périmètre - tous index mesurés (y compris auto-relevés) et calculés
- tous fournisseurs confondus
- calcul en J + 2

- fréquence de calcul : mensuelle


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des incitations : mensuelle

Date de mise en - suivi à compter du lancement du pilote fournisseurs


œuvre - mise en œuvre des incitations au début du déploiement industriel (1er mai 2017)

Objectifs et incitations du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2027

Objectif - objectif de référence : 99,5 %

- calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


- pénalités : 20 000 €, par mois et par point strictement en dessous de l’objectif de référence
Incitations
- bonus : 20 000 €, par mois si le taux est supérieur ou égal à l’objectif de référence
- versement : au CRCP

1.2. Taux d’index cycliques mesurés sur le périmètre des compteurs communicants
Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :
(Nombre d’index cycliques mesurés sur les PCE T1/T2 au statut télérelevé reçus (89) par OMEGA durant le mois M) / (Nombre d’index
Calcul cycliques de PCE T1/T2 au statut télérelevé et rattachés à un Contrat d’Acheminement Distribution (CAD), durant le mois M)
(soit une valeur suivie)

- tous PCE T1 /T2 au statut télérelevé existants


Périmètre - tous relevés cycliques
- tous fournisseurs confondus

- fréquence de calcul : mensuelle


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des incitations : mensuelle

Date de mise en - suivi à compter du lancement du pilote fournisseurs


œuvre - mise en œuvre des incitations depuis le début déploiement industriel (1er mai 2017)

Objectifs et incitations du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2027

Objectif - objectif de référence : 99 %

- calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


- pénalités : 20 000 €, par mois et par point strictement en dessous de l’objectif de référence
Incitations
- bonus : 20 000 €, par mois si le taux est supérieur ou égal à l’objectif de référence
- versement : au CRCP
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

1.3. Taux d’index mesurés sur demandes contractuelles sur le périmètre des compteurs communicants
Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :
(Nombre d’index contractuels mesurés sur les PCE T1/T2 au statut télérelevé reçus par OMEGA durant le mois M) / (Nombre d’index
Calcul contractuels de PCE T1/T2 au statut télérelevé et rattachés à un CAD, durant le mois M)
(soit une valeur suivie)

- tous PCE T1 /T2 au statut télérelevé existants


- tous index requis à la suite d’une demande contractuelle :
• demande de mise en service
Périmètre • demande de mise hors service
• demande de changement de fournisseur
• demande de changement de tarif
- tous index mesurés, y compris auto-relevés
- tous fournisseurs confondus

- fréquence de calcul : mensuelle


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des incitations : mensuelle

Date de mise en - suivi à compter du lancement du pilote fournisseurs


œuvre - mise en œuvre des incitations depuis le début déploiement industriel (1er mai 2017)

Objectifs et incitations du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2027

Objectif - objectif de référence : 98,8 %

- calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


- pénalités : 20 000 €, par mois et par point strictement en dessous de l’objectif de référence
Incitations
- bonus : 20 000 €, par mois si le taux est supérieur ou égal à l’objectif de référence
- versement : au CRCP

1.4. Taux d’index cycliques calculés 3 fois et plus sur le périmètre des compteurs communicants
Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :
(Nombre de PCE T1/T2 au statut télérelevé dont un index cyclique calculé pour la 3ème fois consécutive ou plus a été reçu par OMEGA
Calcul durant le mois M) / (Nombre d’index cycliques de PCE T1/T2 au statut télérelevé et rattachés à un CAD, durant le mois M)
(soit une valeur suivie)

- tous PCE T1 /T2 au statut télérelevé existants


Périmètre - tous relevés cycliques
- tous fournisseurs confondus

- fréquence de calcul : mensuelle


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des incitations : mensuelle

Date de mise en - suivi à compter du début du déploiement industriel (1er mai 2017)
œuvre - mise en œuvre des incitations 6 mois après le début du déploiement industriel (1er novembre 2017)

Objectifs et incitations du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2027

Objectif - objectif de référence : 0,5 %

- calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


- pénalités : 40 000 €, par mois et par point au-dessus de l’objectif de référence
Incitations
- bonus : 80 000 €, par mois si le taux est inférieur ou égal à l’objectif de référence
- versement : au CRCP
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

1.5. Taux de disponibilité du portail consommateur


Remontée le 1er du mois M+ 2 des ratios hebdomadaires de disponibilité jusqu’à la fin du mois M, sur des semaines complètes :
(Nombre d’heures de disponibilité du portail consommateur durant la semaine) / (Nombre total d’heures prévues d’accessibilité du
Calcul portail durant la semaine)
(soit une valeur suivie)

- l’ensemble des fonctionnalités accessibles depuis le portail consommateur


Périmètre - l’ensemble des fonctionnalités en accès « libre »
- causes d’indisponibilité du site : tout fait empêchant, gênant ou ralentissant de façon importante l’utilisation du site, programmé ou non

- fréquence de calcul : hebdomadaire


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des indemnisations : hebdomadaire et mensuelle

Date de mise en - suivi à compter du lancement du pilote fournisseurs


œuvre - mise en œuvre des incitations depuis le début déploiement industriel (1er mai 2017)

Objectifs et incitations du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2027

Objectif - objectif de référence : 99 %

- calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


- pénalités : 20 000 €, par semaine si le taux est strictement inférieur à l’objectif de référence
Incitations
- bonus : 40 000 €, par mois si le taux est supérieur ou égal à l’objectif de référence
- versement : au CRCP

1.6. Taux de publication des données journalières de consommation


Remontée le 1er du mois M+ 2, du ratio :
Calcul (Nombre de données de consommation TJDC publiées chaque jour de la semaine S) / (Nombre de PCE abonnés à la transmission
journalière des données de consommation pour chaque jour de la semaine S)
(soit une valeur suivie)

Périmètre - Tout utilisateur ayant souscrit à la prestation de transmission journalière des données de consommation (TJDC)

- fréquence de calcul : hebdomadaire


- fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
- fréquence de publication : mensuelle
- fréquence de calcul des indemnisations : hebdomadaire et mensuelle

Date de mise en - suivi à compter du 1er mai 2021


œuvre - mise en œuvre des incitations au 1er janvier 2024

Objectifs et incitations du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2027

- objectif de référence :
– du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2024 : 98,8 %
Objectif – du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2025 : 98,9 %
– du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2026 : 99,0 %
– du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2027 : 99,0 %

- calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


- pénalités : 40 000 €, par semaine si le taux est strictement inférieur à l’objectif de référence
Incitations
- bonus : 40 000 €, par mois si le taux est supérieur ou égal à l’objectif de référence
- versement : au CRCP
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

2. Autres indicateurs de suivi de la performance du système de comptage évolué de GRDF


2.1. Indicateurs relatifs à la relation avec les utilisateurs
Fréquence de
remontée à la Date de mise en
Libellé de l’indicateur Calcul de l’indicateur Périmètre de l’indicateur CRE et de œuvre
publication

- toutes réclamations liées aux don­


Remontée le 1er du mois M+ 2 de la nées de consommation provenant
valeur : des compteurs communicants
Nombre total de réclamations relatives - toutes réclamations dont la réponse
aux données de consommation émises doit être faite par le GRD au client
Nombre de réclamations de par des clients finals ou des fournis­ final ou au fournisseur
clients finals ou de fournis­ seurs clôturées dans le mois M - tous médias de transmission de la
seurs liées aux données de (soit 5 valeurs suivies : réclamation : écrit, oral ou internet Mois Déjà mis en œuvre
consommation, par nature - Total - réclamation clôturée : réclamation
- Qualité des données affichées pour laquelle une réponse « consis­
- Accès au portail tante » (pas d’accusé de réception)
- Accès aux données a été envoyée par le GRD au client
- Autres motifs) final ou au fournisseur
- tous fournisseurs confondus

- toutes réclamations liées aux don­


nées de consommation provenant
des compteurs communicants
Remontée le 1er du mois M+ 2 de la
valeur : - toutes réclamations dont la réponse
doit être faite par le GRD au client
Taux de réclamations de (Nombre total de réclamations relatives final ou au fournisseur
clients finals ou de fournis­ aux données de consommation émises - tous médias de transmission de la
seurs liées aux données de par des clients finals ou des fournis­ réclamation : écrit, oral ou internet Mois Déjà mis en œuvre
consommation seurs clôturées dans le mois M) /
(Nombre total de PCE T1/T2 au statut - réclamation clôturée : réclamation
télérelevé et rattachés à un CAD) pour laquelle une réponse « consis­
tante » (pas d’accusé de réception)
(soit une valeur suivie) a été envoyée par le GRD au client
final ou au fournisseur
- tous fournisseurs confondus

Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio : - tous PCE T1 /T2 au statut télérelevé


(Nombre de PCE T1/T2 au statut télérelevé existants
concernés par une demande de chan­ - toute demande jugée recevable par
Nombre de demandes de GRDF, au sens de la « Procédure de
changement de date de gement de date de publication men­ Mois Déjà mis en œuvre
suelle recevable reçue par GRDF entre modification de la date de publica­
publication mensuelle tion mensuelle » définie dans le
le 1er du mois M-1 et 5 jours ouvrés
avant la fin du mois M-1) cadre du GTG
(soit une valeur suivie) - tous fournisseurs confondus

Remontée le 1er du mois M+ 2 du ratio :


(Nombre de changements de date de
publication mensuelle prenant effet - tous PCE T1 /T2 au statut télérelevé
durant le mois M à la suite d’une existants
demande effectuée entre le 1er du - toute demande jugée recevable par
Taux de changements de date mois M-1 et 5 jours ouvrés avant la fin
de publication mensuelle GRDF, au sens de la « Procédure de Mois Déjà mis en œuvre
du mois M-1) / (Nombre de PCE T1/T2 modification de la date de publica­
réalisés dans les délais au statut télérelevé concernés par une tion mensuelle » définie dans le
demande de changement de date de cadre du GTG
publication mensuelle recevable reçue
par GRDF entre le 1er du mois M-1 et 5 - tous fournisseurs confondus
jours ouvrés avant la fin du mois M-1)
(soit une valeur suivie)
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

2.2. Indicateurs relatifs à la mise à disposition des données


Fréquence de
remontée à la Date de mise en
Libellé de l’indicateur Calcul de l’indicateur Périmètre de l’indicateur CRE et de œuvre
publication

- consommateurs ayant créé un


Remontée le 1er du mois M+ 2 des ratios compte sur le site de mise à
hebdomadaires de disponibilité jusqu’à disposition des données de
la fin du mois M, sur des semaines consommation ([Link])
complètes :
- tous PCE T1 /T2 au statut télérelevé
(Nombre de demandes fructueuses rattachés à un compte consomma­
Taux de mise à disposition (=consommateurs ayant accédé à l’en­ teur
des données aux consomma­ semble de leurs données de consom­ - TICC pour les données journalières Mois Déjà mis en œuvre
teurs finals mation) de visualisation de données de et horaires
consommation durant la semaine) /
(Nombre de demandes de visualisation - OMEGA pour le service d’authentifi­
de données de consommation faites cation et les données cycliques et
durant la semaine) événementielles
(soit une valeur suivie) - [Link] pour la gestion du compte
consommateur

Remontée le 1er du mois M+ 2 des


valeurs : - tous PCE T1 /T2 au statut télérelevé
- pour le passage au pas horaire : existants
(Nombre de passages au pas horaire - toute demande jugée recevable par
Nombre de demandes de clôturés durant le mois M) GRDF, au sens de la « Procédure de Mois Déjà mis en œuvre
passage au pas horaire passage au pas horaire » définie
- pour le retour au pas journalier :
(Nombre de retours au pas journalier dans le cadre du GTG
clôturés durant le mois M) - tous fournisseurs confondus
(soit deux valeurs suivies)

Remontée le 1er du mois M+ 2 des ratios :


- pour le passage au pas horaire :
(Nombre de passages au pas horaire
réalisés durant le mois M dans le délai
demandé (si ce délai est supérieur au
délai catalogue) ou dans un délai ≤ au
délai catalogue (si le délai demandé est - tous PCE T1 /T2 au statut télérelevé
inférieur au délai catalogue)) / (Nombre existants
Taux de passages au pas de passages au pas horaire clôturés - toute demande jugée recevable par
horaire réalisés dans les durant le mois M) GRDF, au sens de la « Procédure de Mois Déjà mis en œuvre
délais demandés - pour le retour au pas journalier : passage au pas horaire » définie
(Nombre de passages au pas journalier dans le cadre du GTG
durant le mois M pour les PCE T1/T2 au - tous fournisseurs confondus
statut télérelevé dont la prestation
« passage au pas horaire » est arrivée
à échéance durant le mois M)) / (Nom­
bre de retours au pas journalier clôtu­
rés durant le mois M)
(soit deux valeurs suivies)

ANNEXE 4
Bilan de la phase de déploiement massif des compteurs Gazpar
Le projet de comptage évolué de GRDF, dit « projet Gazpar », a été initié dès 2007. Ces compteurs évolués
permettent notamment la relève à distance et la transmission des index réels de consommation aux fournisseurs sur
un pas de temps mensuel ou lors d’événements contractuels. Après plusieurs expérimentations, la phase de
déploiement massif a débuté le 1er mai 2017 pour une durée de 6 ans, et a pris fin à l’été 2023. Elle visait à équiper
95 % du parc total de compteurs (les 5 % restants étant déployés lors de la phase de déploiement diffus). GRDF
estime qu’à cette date, près de 11,1 millions de compteurs Gazpar sont posés sur un parc total de 11,6 millions.
Le projet de déploiement des compteurs Gazpar revêt un caractère exceptionnel pour GRDF, à la fois en termes
financiers et en termes d’enjeux techniques et organisationnels. Compte tenu de l’ampleur du projet et de la
nécessité de se prémunir contre toute dérive des coûts et des délais prévisionnels, la délibération de la CRE du
17 juillet 2014 a fixé le cadre de régulation incitative du projet Gazpar pour la période de déploiement massif (90).
Ce cadre est organisé autour de trois enjeux majeurs du projet :
– le respect du calendrier de déploiement ;
– la maîtrise des coûts ;
– la performance de la chaîne communicante.
La CRE considère que la phase de déploiement massif s’est bien déroulée et que les objectifs fixés à GRDF ont
été atteints. Les délais de déploiement ont été respectés, malgré la crise sanitaire et les tensions sur
l’approvisionnement de certains matériels. Les coûts d’investissement sont inférieurs d’environ 6 % par rapport au
plan d’affaire initial. Enfin, les résultats de performance de la chaîne communicante sont à la hauteur des attentes.
Le tarif ATRD7 s’inscrit donc dans un contexte de taux d’équipement du parc élevé et d’un ralentissement du
rythme des poses.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

Dans le cadre de l’élaboration du tarif ATRD7 de GRDF, la CRE s’est assurée que les gains attendus en
exploitation se sont effectivement matérialisés dans la trajectoire de charges d’exploitation de GRDF. Elle définit
par ailleurs une nouvelle régulation incitative pour la phase d’exploitation du projet Gazpar, afin de répondre à
deux enjeux principaux : assurer un haut niveau de performance de la chaîne communicante et faciliter les gains à
l’échelle de la collectivité (cf. présente Annexe 4, paragraphe 2.2).
Enfin, la fin de la phase de déploiement massif ne signifie pas la fin du déploiement de Gazpar. Un déploiement
diffus va se poursuivre pendant plusieurs années, pour les 5 % environ de clients encore non équipés d’un compteur
Gazpar. La présente délibération introduit également une nouvelle composante tarifaire portant sur la relève
résiduelle, pour les consommateurs qui ne sont pas encore équipés d’un compteur évolué Gazpar.

1. Un projet qui a atteint ses objectifs de coûts et de déploiement


1.1. Un calendrier respecté
Le taux cible de déploiement a été initialement fixé à 90,6 % de compteurs Gazpar déclarés communicants (91)
en 2023. Le modèle d’affaires initial prévoyait une phase de montée en charge sur la période de 2017 à 2018 puis
une phase de déploiement soutenu sur la période de 2019 à 2021 avec une accélération de la pose jusqu’à 2,6
millions de compteurs par an.
Comme défini dans la délibération du 21 décembre 2017 (92), la phase de déploiement massif de Gazpar, qui
était initialement prévue le 1er janvier 2017, a été décalée au 1er mai 2017. Un premier décalage entre la trajectoire
de référence et la trajectoire réalisée s’explique en conséquence.

Figure 8. Trajectoire de déploiement Gazpar


De 2017 à 2019, la phase de montée en charge a permis d’atteindre un taux de déploiement de 23,1 % en 2019,
supérieur au taux cible de 18,1 %. En 2020, le confinement lié au Covid-19 a ralenti le programme Gazpar et a
conduit à un arrêt complet du déploiement de mars à juin. L’année suivante, en 2021, le déploiement a de nouveau
été contraint à cause de difficultés d’approvisionnement dues à la pénurie de matériels. Malgré ces évènements
imprévus, GRDF a dépassé le taux cible de déploiement de 90,6 % du parc total en atteignant en avril 2023, 91,9 %
de compteurs déclarés communicants.
Taux de déploiement - été 2023 Objectif RI Réalisé

Assiette « actifs + inactifs déclarés communicants » 90,60 % 92,9 % (93)

Assiette « actifs déclarés communicants » 95 % 94,8 %


22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 91 sur 132

Le déploiement massif des compteurs évolués est suivi d’une phase de déploiement diffus, caractérisée par un
volume de pose réduit (environ 100 000 poses par an) et la ré-internalisation de la pose par GRDF. Cette phase doit
permettre le déploiement de compteurs Gazpar sur le reste du parc de consommateurs d’ici la fin de la période
ATRD7.
Tous les deux ans, la CRE a constaté le respect du calendrier de déploiement prévu et GRDF n’a donc pas
supporté de malus au titre de la régulation incitative sur les délais.
GRDF aura en revanche posé 100 000 compteurs de moins qu’initialement prévu dans son modèle d’affaires, en
raison d’une surestimation du nombre de compteurs lors de la prévision initiale, et de la non-prise en compte de la
baisse tendancielle du parc de clients (10,8 millions de compteurs Gazpar en juin 2023 sur un parc total de 11
millions de compteurs, contre 10,9 millions prévus initialement sur un parc total prévu à 12 millions). Le cadre de
régulation incitative tenant compte du taux de compteurs Gazpar communicants par rapport au parc réel de
compteurs, cet écart n’a pas d’incidence sur le respect du taux de déploiement.

1.2. Des coûts maîtrisés


Pour évaluer la performance financière lors de la phase de déploiement massif, la trajectoire réalisée a été
comparée avec le plan d’affaires de 2014, corrigée du nombre effectif de compteurs posés durant la phase de
déploiement massif (94).
Les coûts d’investissement sont inférieurs aux prévisions
Le coût de la phase de déploiement massif était initialement évalué à 1,326 Md € jusqu’en 2022 (pour la pose de
10,9 millions de compteurs et 15 200 concentrateurs), répartis comme suit :
– achat et pose des compteurs (71 %) ;
– achat et pose des modules (5 %) ;
– achat et pose des concentrateurs (9 %) ;
– chaîne communicante hors SI et mobilité (5 %) ;
– coûts liés au système d’information (10 %).
Au global sur la phase de déploiement massif, GRDF aura moins dépensé qu’estimé dans le plan d’affaires
initial. Compte tenu du nombre plus faible que prévu de compteurs à poser, le montant d’investissement de
référence (rapporté à un même nombre de compteurs posés) pour le projet Gazpar est de 1,320 Md €, à comparer à
des coûts réalisés de 1,217 Md € soit une économie de 8 %.

Figure 9. Trajectoire des investissements de Gazpar pour la phase de déploiement massif


Ce résultat est le fruit :
– d'économies sur le coût unitaire de matériel et de pose (86 M €, soit – 9 %) ;
– d’une optimisation du nombre de concentrateurs à poser : GRDF n’a posé que 9 900 concentrateurs au lieu des
15 200 prévus, ce qui conduit, malgré une hausse des coûts unitaires des concentrateurs, à une économie de
13 M €.
Ces gains sont en partie compensés par des coûts d’investissements liés au système d’information (SI) plus
élevés que prévu (250 M € au lieu de 199 M €).
Ces gains sur les coûts d’investissement bénéficient directement aux consommateurs, puisque les montants non
dépensés n’entreront pas dans la base d’actifs régulés de GRDF.
Les charges nettes d’exploitation sont maîtrisées
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Le coût de fonctionnement sur la phase de déploiement massif était initialement évalué à 316 M € jusqu’en
2023, réparti comme suit :
– coûts de supervision des systèmes d’informations (49 %) ;
– pilotage du projet et pilotage déploiement (35 %) ;
– loyer des concentrateurs (7 %) ;
– maintenance des concentrateurs, compteurs et supervision (5 %) ;
– coûts télécoms (2 %) ;
– coûts des chantiers préparatoires au déploiement (2 %).

Figure 10. Trajectoire des coûts de fonctionnement de Gazpar pour la phase de déploiement massif
Sur la période 2017-2023, les charges d’exploitation ont été globalement maîtrisées avec une économie de
4,3 M € (– 1 %) sur les 312 M € dépensés. GRDF a réalisé des économies sur l’ensemble des postes, à l’exception
des coûts de maintenance de concentrateurs et de supervision système, qui sont en surcoût de 44,6 M € sur cette
période. Ces surcoûts sont liés à un taux de défaillance plus élevé qu’attendu des concentrateurs et à la mise en
place d’équipes de supervision non prévues initialement, dédiées à l’amélioration de la publication des données.
GRDF a communiqué son estimation des coûts pour la prochaine période tarifaire : pour la période ATRD7, les
charges d’exploitation prévisionnelles s’établissent à environ 10,4 M €/an (inférieures de 4,5 M € par rapport au
modèle d’affaires), réparties comme suit.
− 4,7 M €/an pour la maintenance des équipements et la supervision des systèmes techniques. L’écart de
+ 2,7 M €/an par rapport au modèle d’affaires provient de la mise en place d’équipes de supervision non prévues
initialement, de ressources dédiées à l’amélioration de la publication des données ou encore de coûts
de maintenance corrective des concentrateurs plus importants ;
− 3,3 M €/an pour les coûts d’hébergement des concentrateurs et les coûts télécoms, soit une économie de
3,5 M €/an liée à la baisse des loyers et à l’optimisation du nombre de concentrateurs ;
− 2,3 M € /an pour la supervision des SI et le pilotage du déploiement, soit une économie de 3,8M €/an due à un
changement de SI.
GRDF a mutualisé la phase de déploiement avec d’autres interventions pour optimiser les coûts
En plus des gains prévus initialement dans le modèle d’affaires, GRDF a identifié de nouveaux gains en cours de
déploiement liés à une mutualisation des coûts :
– projet SAT3LLITE : ce projet vise à moderniser le système de télérelève et de calcul de l’énergie de clients du
haut de portefeuille GRDF. La solution Gazpar a été retenue pour équiper la majorité des PCE en fréquence
MM/JJ (respectivement relevés une fois par mois et 3 fois par jour) précédemment équipés de dispositif
TECHNOLOG. Cette optimisation a concerné 92 000 PCE pour une économie totale de 32 M € (courant) sur
la période de déploiement massif.
– intervention clientèle couplée à la pose : lorsque cela a été possible, GRDF a profité des interventions
clientèles pour poser des compteurs Gazpar de manière conjointe. Environ 710 000 PCE sont concernés, pour
une économie d’environ 10,5 M €.
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– projet « Traçabilité des régulateurs » (TDR) : depuis 2021, GRDF contrôle les 7,5 millions de régulateurs ou
détendeurs sur le réseau MPB. GRDF a optimisé ces opérations en couplant le remplacement de détendeurs
avec la pose du compteur Gazpar. 682 000 compteurs ont été concernés pour une économie estimée à 8,6 M €.
Ces mutualisations des coûts ont permis d’éviter des dépenses à GRDF s’élevant à 51 M € sur la période de
déploiement massif.

2. Les gains liés aux fonctionnalités de Gazpar


Le modèle d’affaires du projet Gazpar prend en compte des gains directs pour le gestionnaire de réseau mais
aussi d’autres bénéfices en dehors du périmètre de GRDF. L’utilisation du système Gazpar pour améliorer
l’exploitation du réseau permet, en effet, de générer d’autres gains importants à l’échelle de la société.

2.1. Des gains pour GRDF qui se répercutent dans les tarifs de réseaux
Si les investissements évités constituent des gains certains, GRDF ne devant pas engager de coûts
supplémentaires pour équiper les logements neufs ou remplacer les compteurs en fin de vie, la CRE doit s’assurer
que les gains d’exploitation sont bien au rendez-vous et qu’ils sont répercutés aux utilisateurs des réseaux.
Les gains d’exploitation prévus au périmètre de l’activité de distribution de GRDF sont liés à :
– la diminution des coûts de relève, liée à la substitution de la relève à pied par la télérelève ;
– la réduction des pertes et différences diverses (PDD) en lien avec une réduction des pertes non-techniques,
portées par les clients n’ayant pas souscrit de contrat de fourniture (PCE inactifs) ;
– la diminution du coût des relèves spéciales, liée à la fiabilisation du comptage et au coût évité du
déplacement ;
– la diminution des coûts de gestion des redressements, liée à la diminution du nombre de redressements
manuels de facturation ;
– enfin, une diminution des coûts du repérage des organes de coupure individuels (dit « robinets 13.2 »), qui ont
été mutualisés avec le déploiement des compteurs communicants.

Figure 11. Evolution des gains OPEX Gazpar


En moyenne sur la période de l’ARTD7, le projet permettra de réaliser des gains sur les dépenses opérationnelles
de GRDF d’environ 80,7 M €/an, proche du niveau prévu par le modèle d’affaires initial du projet, dont :
– les gains hors pertes, à hauteur de 58 M €/an (contre 60,6 M €/an prévu dans le modèle d’affaires) : les gains
en termes de relève évitée (télérelève, baisse des relèves spéciales, moindres redressements) sont inférieurs au
modèle d’affaires initial, principalement du fait de la baisse prévisionnelle du nombre de consommateurs. En
revanche, le coût de la relève estimé dans le modèle d’affaires initial comprenait l’effet anticipé du démixtage
avec Enedis, finalement moins élevé que prévu, et qui a été atténué par des optimisations dans les procédures
de GRDF ;
– les gains relatifs aux pertes et différences (PDD), à hauteur de 22,7 M €/an contre 16,9 M €/an dans le modèle
d’affaires : ces gains reposent sur une hypothèse de baisse des pertes non techniques, portées par les clients
n’ayant pas souscrit de contrat de fourniture. L’écart par rapport au modèle initial est principalement lié au
prix du gaz, qui a été jusqu’à 3,5 fois supérieur au prix du modèle d’affaires pour l’année 2022.
De 2024 à 2027, les gains diminuent progressivement en lien avec la baisse tendancielle du nombre de
consommateurs.
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2.2. Des gains supplémentaires pour la collectivité


Au-delà des gains générés à l’échelle du GRD, l’utilisation du système Gazpar permet de générer d’autres gains
à l’échelle de la collectivité. La phase de déploiement venant de s’achever, il est trop tôt pour confirmer les
montants prévus dans le modèle d’affaires. Néanmoins, ils représentent un potentiel non négligeable et la CRE
considère que ces gains nécessitent d’être suivis.
Pour les fournisseurs :
– des gains sur les coûts liés au service client, grâce à la diminution des réclamations relatives à la facturation ;
– des gains liés aux coûts d’équilibrage et de couverture du CED grâce à l’augmentation de la précision du
comptage.
Pour les clients :
– des gains liés à une meilleure maîtrise de la demande d’énergie (MDE), grâce à une connaissance plus fine de
la consommation notamment ;
– des gains générés par la capacité de Gazpar à réaliser des télérelèves, impliquant la fin de la présence
obligatoire au domicile lors des interventions ;
– des gains en lien avec la suppression de la facturation de certains clients (G10+ fréquence MM) n’ayant plus à
payer un abonnement puisque le service sera présent pour tous les compteurs.
Pour la collectivité : des gains faisant suite au prix de l’hébergement des concentrateurs.
Si des gains sont d’ores et déjà matérialisables, comme la présence non-requise du client lors des opérations de
relève, en revanche, concernant les gains relatifs à la maîtrise de la consommation (MDE), la CRE constate qu’il
est difficile de quantifier la baisse de consommation induite. En effet, l’ordre de grandeur de la baisse recherchée
(environ 1,5 %) est par exemple du même ordre de grandeur que l’incertitude sur la méthode de correction
climatique pour comparer les volumes consommés à température normale. GRDF a cependant remarqué en 2022
une forte croissance du nombre d’espaces personnels créés sur leur site permettant la consultation des données de
consommations (+ 30 %). Par ailleurs, cette même année a été marquée par une baisse de la consommation de gaz
du fait d’efforts d’efficacité énergétique majeurs chez les consommateurs (en moyenne – 7 % par rapport à 2021).
Il est toutefois difficile de déterminer la part de cette réduction attribuable aux compteurs communicants.

ANNEXE 5
Régulation incitative des charges relatives aux pertes et différences diverses (annexe confidentielle)
Cette annexe est confidentielle.

ANNEXE 6
Régulation incitative des charges relatives à l’avantage en nature énergie (annexe confidentielle)
Cette annexe est confidentielle.

ANNEXE 7
Régulation incitative des coûts unitaires des investissements dans les réseaux (annexe confidentielle)
Cette annexe est confidentielle.

ANNEXE 8
Valeurs de référence pour le tarif de proximité (annexe confidentielle)
Cette annexe est confidentielle.

(1) Consultation publique no 2023-08 de la Commission de régulation de l’énergie du 12 octobre 2023 relative au prochain
tarif d'utilisation des réseaux de distribution de gaz naturel de GRDF.
(2) Un audit de la demande en termes de charges d’exploitation de GRDF pour la période 2024-2027 ainsi qu’un audit de la
demande de taux de rémunération des actifs régulés de GRDF, tous deux publiés sur le site internet de la CRE.
(3) CRE, « Avenir des infrastructures gazières aux horizons 2030 et 2050, dans un contexte d’atteinte de la neutralité
carbone », 2023.
(4) Le retraitement de l’inflation s’obtient par la formule CMPC réel avant IS = (1 + CMPC nominal avant IS) / (1 + inflation)
– 1.
(5) Hors CRCP et effet de lissage.
(6) Le projet « Changement de gaz » correspond à la conversion d’une partie de la région Hauts-de-France alimentée en gaz B
(bas pouvoir calorifique) pour les alimenter en gaz H (haut pouvoir calorifique).
(7) Apuré sur 3,5 ans (du 1er juillet 2024 au 31 décembre 2027).
(8) Hors tabac.
(9) Délibération no 2021-105 de la Commission de régulation de l’énergie du 25 mars 2021 portant communication sur les
effets pour l’année 2020 de la crise COVID-19 pour les opérateurs de réseaux.
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(10) CRE, « Avenir des infrastructures gazières aux horizons 2030 et 2050, dans un contexte d’atteinte de la neutralité
carbone », 2023.
(11) Pour les branchements et conduites d’immeubles – conduites montantes dont l’année de mise en service est égale ou
postérieure à 2005.
(12) L’inflation réalisée de l’année N – 1 est définie comme l’évolution de la valeur moyenne de l’Indice des prix à la
consommation hors tabac pour l’ensemble des ménages France entière (référence INSEE 1763852) constatée sur l’année civile
N – 1, par rapport à la valeur moyenne du même indice constatée sur l’année civile N – 2.
(13) Délibération no 2017-238 de la Commission de régulation de l’énergie du 26 octobre 2017 portant modification des
délibérations de la CRE du 25 avril 2013, du 22 mai 2014 et du 10 mars 2016 portant décision sur les tarifs péréqués d'utilisation
des réseaux publics de distribution de gaz naturel.
(14) Délibération no 2020-010 de la Commission de régulation de l’énergie du 23 janvier 2020 portant décision sur le tarif
péréqué d’utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel de GRDF.
(15) Délibération no 2021-41 de la Commission de régulation de l’énergie du 11 février 2021 portant projet de décision sur le
cadre de régulation applicable à la phase industrielle du projet de conversion du réseau de gaz B de GRDF.
(16) Cadre appliqué au seul périmètre des postes relatifs aux véhicules et à l’immobilier pour Teréga.
(17) Documents disponibles ici : [Link]
(18) Incitations hors indemnités versées directement aux utilisateurs du réseau en cas de rendez-vous planifiés non respectés
par GRDF.
(19) Délibération no 2021-13 de la Commission de régulation de l’énergie du 21 janvier 2021 portant décision sur le tarif
d’utilisation des réseaux publics de distribution d’électricité (TURPE 6 HTA-BT).
(20) Délibération no 2021-12 de la Commission de régulation de l’énergie du 21 janvier 2021 portant décision sur le tarif
d’utilisation des réseaux publics de transport d’électricité (TURPE 6 HTB).
(21) Délibération no 2022-28 de la Commission de régulation de l’énergie du 27 janvier 2022 portant décision sur les tarifs
péréqués d'utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel des entreprises locales de distribution.
(22) Article 183 de la loi no 2018-1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019.
(23) Décret no 2019-114 du 20 février 2019 relatif aux aides financières mentionnées au II de l'article 183 de la loi no 2018-
1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019.
(24) Arrêté du 25 février 2021 relatif aux modalités de déploiement de l'opération de conversion du réseau de gaz B.
(25) Délibération no 2021-57 de la Commission de régulation de l’énergie du 11 mars 2021 portant décision sur le cadre de
régulation applicable à la phase industrielle du projet de conversion du réseau de gaz B de GRDF.
(26) Décret no 2023-1237 du 21 décembre 2023 modifiant le décret no 2019-114 du 20 février 2019 relatif aux aides financières
mentionnées au II de l'article 183 de la loi no 2018-1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019.
(27) Le revenu autorisé intègre les CCN, les CNE, l’apurement du CRCP et un terme de lissage.
(28) L’inflation prévisionnelle pour 2024 correspond à l’hypothèse du PLF 2024. Les inflations prévisionnelles pour les
années 2025 à 2027 correspondent aux hypothèses du FMI (octobre 2023).
(29) Le registre de capacités recense le nombre de sites et les capacités maximales des projets d’injection de biométhane, de
gaz renouvelables et de gaz de récupération.
(30) Le projet « Changement de gaz » correspond à la conversion d’une partie de la région Hauts-de-France alimentée en gaz
B (bas pouvoir calorifique) pour les alimenter en gaz H (haut pouvoir calorifique).
(31) Les investissements spécifiques au programme Gazpar, ainsi que les investissements liés au déploiement des compteurs
communicants post-déploiement massif référencés par GRDF dans la catégorie « Compteurs et postes livraison clients », sont
retraités.
(32) Arrêté du 4 mars 2021 portant modification de l'arrêté du 23 février 2018 relatif aux règles techniques et de sécurité
applicables aux installations de gaz combustible des bâtiments d'habitation individuelle ou collective, y compris les parties
communes.
(33) Arrêté du 6 décembre 2021 portant modification de l'arrêté du 13 juillet 2000 portant règlement de sécurité de la
distribution de gaz combustible par canalisations.
(34) Avec une hypothèse d’inflation en 2028 de 1,8 %, issue des prévisions du FMI.
(35) Ce retraitement correspond aux charges de capital déjà allouées pour la période ATRD6 dans le cadre du mécanisme de
régulation incitative des investissements « hors réseaux » et reportées sur la période ATRD7 : ce retraitement permet d’éviter une
double comptabilisation.
(36) Par convention, en ce qui concerne le CRCP, un signe « - » correspond à un montant à restituer aux utilisateurs, et un
signe « + » à un montant à restituer à l’opérateur.
(37) Ce solde de CRCP est dû notamment au plafonnement de l’évolution tarifaire. Le solde définitif du CRCP au
31 décembre 2022 n’avait pas été fixé par la CRE au moment de l’établissement du dossier tarifaire de GRDF ce qui explique
qu’il puisse exister une différence avec le solde de 393,6 M € pris par la CRE.
(38) Délibération no 2023-123 de la Commission de régulation de l’énergie du 10 mai 2023 portant décision sur l’évolution de
la grille tarifaire du tarif péréqué d’utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel de GRDF au 1er juillet 2023.
(39) Indice des prix à la consommation hors tabac, tel que calculé par l’INSEE pour l’ensemble des ménages France entière
(référencé INSEE 1763852).
(40) Le calcul des évolutions par rapport à l’année 2020 ne tient pas compte du retraitement de l’année 2020 qui est bissextile.
(41) Décret no 2019-771 du 23 juillet 2019 relatif aux obligations d'actions de réduction de la consommation d'énergie finale
dans des bâtiments à usage tertiaire.
(42) Le calcul des évolutions par rapport à l’année 2024 ne tient pas compte du retraitement de l’année 2024 qui est bissextile.
(43) Le revenu autorisé non lissé et les recettes prévisionnelles sont égales en valeur nette actualisée avec le taux
d’actualisation du CRCP (3,80 %).
(44) PCE : point de comptage et d’estimation.
(45) P013 si PH ≤ 39 % ; P014 si 39 % < PH ≤ 50 % ; P015 si 50 % < PH ≤ 58 % ; P016 si 58 % < PH ≤ 69 % ; P017 si 69 % <
PH ≤ 75 % ; P018 si 75 % < PH ≤ 81 % ; P019 si PH > 81 %.
(46) Loi no 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et
une alimentation saine, durable et accessible à tous.
(47) Loi no 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables.
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(48) Décret no 2019-665 du 28 juin 2019 relatif aux renforcements des réseaux de transport et de distribution de gaz naturel
nécessaires pour permettre l’injection du biogaz produit.
(49) Arrêté du 28 juin 2019 définissant les modalités d'application de la section 6 du chapitre III du titre V du livre IV du code
de l'énergie.
(50) Pour les réseaux qui ne sont pas concédés en application de l’article L. 432-6 du code de l’énergie.
(51) Compte tenu du faible montant associé au niveau 1, la CRE fixe ce dernier à 0 €/MWh/injecté.
(52) Les producteurs raccordés aux réseaux de transport se voyant affecter un terme « volume » de niveau 3 du timbre
d’injection sont ceux bénéficiant d’un rebours « Transport/Transport », aussi la CRE n’introduit pas de montant à reverser par les
GRT à GRDF au titre de ce terme.
(53) Par défaut, les producteurs raccordés aux réseaux de transport ne peuvent se voir affecter de terme « volume » de niveau
2 du timbre d’injection, aussi la CRE n’introduit pas de montant à reverser par les GRT à GRDF au titre de ce terme.
(54) Délibération no 2024-22 de la Commission de régulation de l’énergie du 30 janvier 2024 portant décision sur le tarif
d’utilisation des réseaux de transport de gaz naturel de GRTgaz et Teréga.
(55) Point de connexion équipé d’un compteur auquel un contrat de fourniture de gaz est rattaché.
(56) Consultation publique no 2021-05 de la Commission de régulation de l’énergie du 29 avril 2021 relative à l’actualisation
de la régulation incitative de la qualité de service du projet Gazpar de GRDF.
(57) Délibération no 2022-82 de la Commission de régulation de l’énergie du 17 mars 2022 portant décision sur le cadre de
régulation incitative du système de comptage évolué d’Enedis dans le domaine de tension BT ≤ 36 kVA (Linky) pour la période
2022-2024 et modifiant la délibération no 2021-13 portant décision sur le tarif d’utilisation des réseaux publics de distribution
d’électricité (TURPE 6 HTA-BT).
(58) Courrier faisant suite à l’article L. 224-11 du code de la consommation qui dispose que « Le fournisseur d'électricité ou
de gaz naturel facture, au moins une fois par an, en fonction de l'énergie consommée. Aucune consommation d'électricité ou de
gaz naturel antérieure de plus de quatorze mois au dernier relevé ou autorelevé ne peut être facturée, sauf en cas de défaut d'accès
au compteur, d'absence de transmission par le consommateur d'un index relatif à sa consommation réelle, après un courrier
adressé au client par le gestionnaire de réseau par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, ou de fraude ».
(59) Procédure en cas d’absences successives multiples du client 6M aux relevés et d’absence d’autorelevé consécutif aux
relevés (Document public sur le site [Link] – Consultable directement ici).
(60) Soit, après application d’un taux de TVA réduite à 5,5 %, 46,21 €/an (3,85 €/mois).
(61) Installation de compression permettant un flux de gaz naturel d'une section préexistante d'un réseau de transport ou de
distribution de gaz naturel vers une section préexistante d'un réseau de transport ou de distribution de gaz naturel de pression
supérieure.
(62) Deux mailles de distribution de pression équivalente sont raccordées physiquement.
(63) Prolongement d'un réseau de gaz permettant de raccorder de nouveaux sites, mutualisée entre plusieurs sites.
(64) Résultat de l’étude, faite en concertation par les gestionnaires de réseaux, déterminant la configuration de réseau optimale
sur la base du critère technico-économique de zonage.
(65) L’inflation réalisée de l’année N – 1 est définie comme l’évolution de la valeur moyenne de l’Indice des prix à la
consommation hors tabac pour l’ensemble des ménages France entière (référence INSEE 1763852) constatée sur l’année civile
N – 1, par rapport à la valeur moyenne du même indice constatée sur l’année civile N – 2.
(66) Cette grille, qui intègre un nouveau terme proportionnel au débit normalisé, est égale en niveau à la grille de référence
au 1er juillet 2025. Le terme de débit normalisé est ainsi égal à 4 €/Nm3/h, auquel est venu s’ajouter l’évolution de 27,5 %
au 1er juillet 2024, soit 5,10 €/Nm3/h. Ce terme de débit normalisé évoluera ensuite en fonction des modalités décrites au
[Link].1 de la présente délibération.
(67) Pour le calcul des charges de capital normatives, l’inflation réalisée est calculée sur la période de juillet N – 1 à juillet N.
L’indice utilisé est l’indice INSEE 001763852 des prix à la consommation hors tabac pour la France entière.
(68) Ce retraitement correspond aux charges de capital déjà allouées pour la période ATRD6 dans le cadre du mécanisme de
régulation incitative des investissements « hors réseaux » et reportées sur la période ATRD7 : ce retraitement permet d’éviter une
double comptabilisation.
(69) Délibération no 2018-012 de la Commission de régulation de l’énergie du 18 janvier 2018 portant décision sur la
composante d’accès aux réseaux publics de distribution de gaz naturel pour la gestion de clients en contrat unique, modifiée par
la délibération no 2020-139 de la Commission de régulation de l’énergie du 18 janvier 2018.
(70) Tant que le périmètre du bouclier tarifaire ne comprend pas le tarif agent.
(71) Les prestations annexes couvertes au CRCP correspondent aux codes frais suivants : 400, 401, 402, 403, 404, 405, 406,
407, 408, 409, 410, 411, 412, 413, 414, 415, 416, 417, 420, 421, 422, 423, 431, 436, 437, 438, 439, 440, 441, 442, 443, 444, 445,
446, 447, 448, 449, 450, 451, 452, 453, 454, 455, 456, 457, 458, 459, 460, 461, 462, 463, 464, 465, 466,467,468, 469, 470, 471,
472, 473, 474, 475, 476, 477, 478, 479, 480, 481, 482, 483, 484, 485, 486, 487, 488, 489, 490,492, 493, 494, 495, 496,497,498,
499, 500, 501, 502, 503, 504, 505, 506, 507, 508, 509, 510, 511, 512, 513, 514, 515, 516, 517, 519, 520, 521, 522, 523, 524, 525,
526, 527, 528, 701, 702, 703, 704, 705, 706, 707, 740, 741, 742, 743, 744, 761, 762, 763, 764, 765, 766, 767, 781, 782, 783, 784,
785, 786, 787, F01.
(72) Les formules d’indexation annuelle sont définies par la délibération de la CRE no 2023-144 du 7 juin 2023 portant
décision sur les prestations réalisées à titre exclusif par les gestionnaires de réseaux de distribution de gaz naturel.
(73) Les ouvrages relatifs à la catégorie « Pose de robinets secs » comprennent la pose de canalisations (en mètres) et la pose
de robinets (en pièces). Par convention, afin de calculer les quantités annuelles d’ouvrages réalisés pour la catégorie « Pose de
robinets secs », la pose d’une pièce de robinet sera prise en compte à hauteur d’un mètre.
(74) L’inflation réalisée est définie comme l’évolution de la valeur moyenne de l’indice des prix à la consommation hors
tabac, tel que calculé par l’INSEE pour l’ensemble des ménages France entière (référencé INSEE 1763852).
(75) Les producteurs raccordés aux réseaux de transport se voyant affecter un terme « volume » de niveau 3 du timbre
d’injection sont ceux bénéficiant d’un rebours « Transport/Transport », aussi la CRE n’introduit pas de montant à reverser par les
GRT à GRDF au titre de ce terme.
(76) Par défaut, les producteurs raccordés aux réseaux de transport ne peuvent se voir affecter de terme « volume » de niveau
2 du timbre d’injection, aussi la CRE n’introduit pas de montant à reverser par les GRT à GRDF au titre de ce terme.
(77) Ce montant correspond au produit de la part distribution du terme « capacitaire » du timbre d’injection par la capacité
totale installée prévisionnelle sur les réseaux de GRDF et des GRT.
(78) La mesure d’énergie livrée est semestrielle et l’index contenant cette mesure est relevé semestriellement par le GRD.
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(79) L’index contenant la mesure d’énergie livrée est relevé mensuellement par le GRD pour les consommateurs équipés d’un
compteur Gazpar.
(80) La mesure d’énergie livrée est quotidienne et l’index contenant cette mesure est relevé par le GRD tous les jours.
(81) La mesure d’énergie livrée est quotidienne et l’index contenant ces mesures est relevé mensuellement par le GRD en fin
de mois pour tous les jours du mois.
(82) La mesure d’énergie livrée est mensuelle et l’index contenant cette mesure est relevé mensuellement par le GRD.
(83) La mesure d’énergie livrée est mensuelle et l’index contenant cette mesure est relevé mensuellement par le GRD. Cette
désignation est utilisée pour les PCE équipés d’un compteur Gazpar.
(84) ZET : zone d’équilibrage transport.
(85) GRT : gestionnaire de réseau de transport de gaz naturel.
(86) GRD : gestionnaire de réseau de distribution de gaz naturel.
(87)
(88) Délibération de la Commission de régulation de l’énergie du 17 juillet 2014 portant décision sur le cadre de régulation
incitative du système de comptage évolué de GRDF.
(89) Les compteurs au « statut télérelevé » sont des compteurs équipés (compteurs intégrés ou compteurs classiques équipés
d’un module) et déclarés communicants dans OMEGA/TICC.
(90) Reçus depuis l’application TICC (traitement des index et calcul des consommations), qui reçoit les données du SI
d’acquisition et les transmet à OMEGA.
(91) Délibération de la CRE du 17 juillet 2014 portant décision sur le cadre de régulation incitative du système de comptage
évolué de GRDF.
(92) Les compteurs posés sont déclarés communicants s’ils sont capables de communiquer les index de consommations via
télé-relève.
(93) Délibération de la Commission de régulation de l’énergie du 21 décembre 2017 portant décision sur la mise en œuvre du
cadre de régulation incitative du système de comptage évolué de GRDF.
En ajoutant les compteurs non encore déclarés communicants, le taux de déploiement atteint environ 95 %.
(94) De plus, du fait du décalage du début de la période de déploiement massif, le projet s’étend du 1er mai 2017 au
31 avril 2023, et le modèle d’affaire a donc été recalé sur cette période. Depuis la consultation publique, les coûts attribuables à
la phase de déploiement massif de l’année 2023 ont été précisés.
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Commission de régulation de l’énergie


Délibération no 2024-41 du 15 février 2024 portant décision modifiant des délibérations de la
Commission de régulation de l’énergie du 27 janvier 2022 et du 28 avril 2022 relatives aux tarifs
péréqués d’utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel des entreprises locales
de distribution
NOR : CREE2410994S

Participaient à la séance :
Emmanuelle WARGON, présidente, Anthony CELLIER, Ivan FAUCHEUX, Valérie PLAGNOL et Lova
RINEL, commissaires.
L’article L. 134-2 (4°) du code de l’énergie donne compétence à la Commission de régulation de l’énergie (CRE)
pour préciser « les conditions d’utilisation des réseaux de transport et de distribution de gaz naturel […] y
compris la méthodologie d’établissement des tarifs d’utilisation de ces réseaux […] et les évolutions tarifaires ».
Les articles L. 452-1-1 à L. 452-3 du code de l’énergie encadrent les compétences tarifaires de la CRE.
L’article L. 452-1-1 du code de l’énergie prévoit notamment que ces tarifs « sont établis de manière
transparente et non discriminatoire afin de couvrir l’ensemble des coûts supportés par ces gestionnaires, dans la
mesure où ces coûts correspondent à ceux d’un gestionnaire de réseau ou d’installations efficace. Ces coûts
tiennent compte des caractéristiques du service rendu et des coûts liés à ce service, y compris des obligations fixées
par la loi et les règlements ainsi que des coûts résultant de l’exécution des missions de service public et des
contrats mentionnés au I de l’article L. 121-46 ».
L’article L. 452-2 du code de l’énergie prévoit que la CRE fixe les méthodes utilisées pour établir les tarifs
d’utilisation des réseaux de gaz naturel.
Par ailleurs, l’article L. 452-3 du code de l’énergie dispose que la CRE délibère sur les évolutions tarifaires
« avec, le cas échéant, les modifications de niveau et de structure des tarifs qu’elle estime justifiées au vu
notamment de l’analyse de la comptabilité des opérateurs et de l’évolution prévisible des charges de
fonctionnement et d’investissement ». La délibération de la CRE peut prévoir « un encadrement pluriannuel de
l’évolution des tarifs ainsi que des mesures incitatives appropriées à court ou long terme pour encourager les
opérateurs à améliorer leurs performances liées, notamment, à la qualité du service rendu, à l’intégration du
marché intérieur du gaz, à la sécurité d’approvisionnement et à la recherche d’efforts de productivité ».
L’article L. 452-3 du code de l’énergie dispose également que la CRE « procède, selon des modalités qu’elle
détermine, à la consultation des acteurs du marché de l’énergie ».
La présente délibération a été précédée de la consultation publique de la CRE du 12 octobre 2023 relative au
prochain tarif d’utilisation des réseaux de distribution de GRDF (tarif ATRD7) (1), dont la question 11 est dédiée à
l’évolution annuelle des entreprises locales de distribution (ELD), et de la consultation publique du
23 novembre 2023 (2) dédiée à la mise à jour du cadre de régulation de la qualité de service du comptage
évolué de Régaz-Bordeaux.
La présente délibération de la CRE modifie, la délibération portant décision sur les tarifs d’utilisation des
réseaux de distribution de gaz naturel des ELD (tarif ATRD6 des ELD) (3) et la délibération portant décision du
tarif de réseaux de distribution de Caléo et des ELD disposant d’un tarif commun (4).
La présente délibération traite :
– des modalités d’évolution des tarifs ATRD de l’ensemble des ELD, d’une part,
– et de la régulation incitative de Régaz-Bordeaux s’agissant de son système de comptage évolué et de sa relève
sur index réels, d’autre part.
Le Conseil supérieur de l’énergie, consulté par la CRE sur le projet de décision, a rendu son avis le
13 février 2024.

(1) Consultation publique no 2023-08 de la Commission de régulation de l’énergie du 12 octobre 2023 relative au prochain
tarif d’utilisation des réseaux de distribution de gaz naturel de GRDF.
(2) Consultation publique no 2023-12 de la Commission de régulation de l’énergie du 23 novembre 2023 relative à
l’actualisation de la régulation incitative de la performance du système de comptage du projet de déploiement de comptage
évolué de Régaz-Bordeaux.
(3) Délibération no 2022-28 de la Commission de régulation de l’énergie du 27 janvier 2022 portant décision sur les tarifs
péréqués d’utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel des entreprises locales de distribution.
(4) Délibération no 2022-120 de la Commission de régulation de l’énergie du 28 avril 2022 portant décision sur les tarifs
péréqués d’utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel de Caléo et des entreprises locales de distribution de gaz
naturel disposant d’un tarif commun.
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Table des matières


1. Modification des modalités d’évolution annuelle des tarifs ATRD des ELD.
2. Actualisation de la régulation incitative de la performance du système de comptage du projet de déploiement
de comptage évolué de Régaz-Bordeaux.
2.1. Evolution du périmètre de la régulation incitative sur la performance du système de comptage évolué
Datagaz.
2.1.1. Suppression de l’incitation associée à l’indicateur « Taux d’index rectifiés sur le périmètre des
compteurs communicants ».
2.1.2. Introduction du suivi d’un indicateur relatif à la publication journalière des données de
consommation.
2.2. Evolution des objectifs de référence des indicateurs existants.
3. Adaptation de l’indicateur relatif aux taux de relèves sur index réels pour les clients non équipés de compteurs
communicants.
Décision de la CRE.

1. Modification des modalités d’évolution annuelle des tarifs ATRD des ELD
Dans le cadre d’échanges préliminaires à la consultation publique ATRD7 de GRDF, Gaz et Territoires (ex-
SPEGNN [5]) a demandé à la CRE d’étudier des modalités d’évolution annuelle permettant d’apurer de manière
plus rapide le solde du compte de régularisation des charges et des produits (CRCP) des gestionnaires de réseaux
en cours de période. En effet, du fait notamment de la hausse des prix de l’énergie et de la forte baisse de la
consommation observée depuis l’hiver 2022/2023, la majorité des ELD connaissent un CRCP très élevé, dont
l’apurement est plafonné (le coefficient k d’évolution de la grille tarifaire résultant de l’apurement du solde du
CRCP), et qui risque de rester à des niveaux similaires chaque année du tarif ATRD6 des ELD (2022-2026).
La CRE a considéré opportun d’étudier des modalités permettant de réduire le solde de CRCP des ELD en fin de
période tarifaire, tout en limitant les variations tarifaires qui pourraient en résulter. Ainsi, lors de la consultation
publique du 12 octobre 2023, la CRE a proposé de modifier le tarif ATRD6 des ELD à partir du 1er juillet 2024, soit
à mi-période du tarif en vigueur, en appliquant la méthode d’évolution annuelle envisagée pour le tarif de GRDF :
elle a ainsi proposé, afin de mieux prendre en compte l’effet de l’inflation, que la mise à jour tarifaire annuelle pour
l’année N du coefficient NIV prenne en compte la correction de l’écart d’inflation au titre de l’année N-1 entre la
prévision du projet de loi de finances (PLF) et le niveau réalisé tel que calculé par l’INSEE.
La CRE a également proposé que l’écart d’inflation au titre de l’année 2022 constaté entre la prévision du PLF et
le niveau réalisé (soit 3,84 %) soit pris en compte lors de l’évolution du 1er juillet 2024, dans la mesure où il s’agit
d’un effet pérenne sur la période tarifaire. En revanche, la CRE proposait de maintenir le niveau du coefficient k,
qui permet d’apurer le solde de CRCP, à son niveau actuel, soit +/- 2 %.
Les acteurs du marché sont favorables à la proposition de la CRE d’introduire la correction de l’écart d’inflation
à partir de l’évolution du 1er juillet 2024. Certains acteurs du marché considèrent que cette correction n’est pas
suffisante pour répondre à l’enjeu d’apurement du CRCP sur la période 2024-2026 et qu’il serait opportun de
mettre en place les mêmes modalités d’évolution pour le tarif des ELD que celles du tarif ATRD7 de GRDF dès
l’évolution du 1er juillet 2024. Certains acteurs demandent ainsi que le plafonnement du coefficient k soit augmenté
à +/- 3 %.
La CRE considère qu’au vu des soldes de CRCP importants constatés pour les ELD sur la première partie de la
période ATRD6, il est nécessaire d’accélérer le rythme d’apurement du CRCP compte tenu des incertitudes pesant
sur le contexte économique, en termes de charges à couvrir, et sur l’évolution des consommations de gaz ainsi que
du nombre de consommateurs. En cohérence avec le tarif ATRD7 de GRDF tel qu’il résulte de la délibération de la
CRE relative au projet de décision de ce tarif (6), la CRE retient ainsi les deux évolutions suivantes, pour
l’ensemble des ELD :
– la mise à jour tarifaire annuelle pour l’année N prendra en compte la correction de l’écart d’inflation au titre de
l’année N-1 entre la prévision du PLF et le niveau réalisé tel que calculé par l’INSEE ;
– le plafonnement des facteurs d’apurement k est fixé à +/- 3 % contre +/- 2 %.
Ainsi, , l’évolution en niveau du tarif péréqué de l’ELD au tarif spécifique au 1er juillet de l’année N,
exprimée en pourcentage et arrondie à 0,01 % près, est calculée de la manière suivante à partir du 1er juillet 2024 :

Où :
– IPCN est le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N pris en compte dans le projet de loi de
finances de l’année N auquel est ajouté l’écart entre l’inflation réalisée de l’année N-1 telle que calculée par
l’INSEE (7) et le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N-1 pris en compte dans le projet de loi
de finances pour l’année N-1 ;
– X est le facteur d’évolution annuel sur la grille tarifaire fixée par la CRE dans la délibération ATRD6 ELD et
la délibération du 28 avril 2022 relative au tarif de Caléo et des ELD au tarif commun ;
– kN est le facteur d’évolution de la grille tarifaire résultant de l’apurement du solde du CRCP ; il est compris
entre + 3 % et - 3 %.
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De plus, l’écart d’inflation au titre de l’année 2022 entre la prévision du PLF et le niveau réalisé (soit 3,84 %)
sera également pris en compte lors de l’évolution du 1er juillet 2024 dans le terme « IPC ».
Les facteurs d’évolution des ELD sont rappelés dans le tableau suivant :
Facteur d’évolution annuel (X)

Régaz-Bordeaux - 1,3 %

R-GDS - 1,3 %

GreenAlp + 7,3 %

Vialis - 1,3 %

Caléo + 0,0 %

Gedia + 0,0 %

Gaz de Barr + 0,0 %

Veolia Eau + 0,0 %

Sorégies - 1,3 %

(5) Syndicat professionnel des entreprises locales gazières non nationalisées.


(6) Délibération no 2024-17 de la Commission de régulation de l’énergie du 25 janvier 2024 portant projet de décision sur le
tarif péréqué d’utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel de GRDF.
(7) Indice des prix à la consommation hors tabac : référence INSEE 1763852.

2. Actualisation de la régulation incitative de la performance du système de comptage


du projet de déploiement de comptage évolué de Régaz-Bordeaux
En 2020, les objectifs de qualité de service du projet de comptage évolué de Régaz-Bordeaux ont été fixés dans
la délibération (8) du 27 février 2020 à des niveaux prudents par rapport à ceux de GRDF pour son projet Gazpar.
En effet, le projet de GRDF a été lancé en 2017, la CRE ne disposait pas d’un retour d’expérience suffisant pour
exiger une performance similaire sur les territoires ELD dès le début de projet. Dans ce cadre, la CRE a fixé des
objectifs progressifs sur la période 2021-2023.
Pour autant, au regard des enjeux du projet, des niveaux d’investissements associés et des résultats atteints par
Régaz-Bordeaux sur les premières années du projet, du niveau d’exigence légitime qu’attendent les acteurs en
matière de performance du système de comptage, il convient d’adapter la régulation incitative pour la période de
2024 à 2025 (date après laquelle s’appliqueront les indicateurs de qualité de service du tarif ATRD7).
A cet effet, la CRE a proposé d’adapter le cadre de régulation de la qualité de service de Régaz-Bordeaux afin :
– de faire évoluer le périmètre de la régulation incitative en :
– supprimant l’incitation financière de l’indicateur relatif aux index rectifiés sur le périmètre des compteurs
communicants, compte tenu du faible volume de corrections réalisées par Régaz-Bordeaux ;
– introduisant le suivi de la transmission journalière des données de consommation afin d’anticiper les enjeux
en termes de qualité des données quotidiennes de consommation une fois le parc complet en exploitation ;
– de faire évoluer les niveaux des objectifs de référence des indicateurs que la CRE propose de reconduire en
tenant compte de la performance de Régaz-Bordeaux.

2.1. Evolution du périmètre de la régulation incitative


sur la performance du système de comptage évolué Datagaz
Les indicateurs actuels permettent de suivre la performance de la chaîne de communication globale de traitement
des index issus des compteurs Datagaz, de la mesure de la consommation jusqu’à la publication de l’index mensuel
au fournisseur par le GRD. La CRE a proposé, dans sa consultation publique, de le modifier à la marge afin de :
– tenir compte du retour d’expérience de la période 2020-2023 qui met en évidence une faible utilisation du
dispositif de rectification d’index ;
– anticiper les besoins croissants des utilisateurs en matière de données de consommation à un pas journalier en
tenant compte des évolutions déjà mises en œuvre chez GRDF au même stade de déploiement.
Dans l’ensemble, les orientations envisagées dans la consultation publique ont reçu un accueil favorable de la
part des acteurs.
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2.1.1. Suppression de l’incitation associée à l’indicateur


« Taux d’index rectifiés sur le périmètre des compteurs communicants »
L’indicateur « Taux d’index rectifiés sur le périmètre des compteurs communicants » mesure la qualité et la
fiabilité des index remontés par la chaîne de comptage évolué. En pratique, cet indicateur mesure la part des relevés
publiés qui ont fait l’objet d’une correction par Régaz-Bordeaux.
Sur la période 2020-2022, Régaz-Bordeaux a systématiquement atteint une performance supérieure aux objectifs
fixés par la CRE, dont le plus récent s’établit à 0,8 % avec une performance globale sur l’ensemble de la période
inférieure à 0,01 %.
Lors des travaux portant sur le cadre de régulation de la performance du système de comptage du projet Gazpar
de GRDF, la CRE a supprimé l’incitation financière associée à l’indicateur équivalent pour GRDF compte tenu de
son résultat proche de 0 % observé sur la période 2017-2020.
La majorité des réponses à la consultation publique est favorable à la bascule vers un suivi sans incitation de
l’indicateur « Taux d’index rectifiés sur le périmètre des compteurs communicants ».
La CRE constate que, comme cela a été observé pour GRDF, le taux d’index rectifiés n’est pas un indicateur
pertinent pour mesurer la performance de la chaîne communicante. Malgré certaines difficultés rencontrées, telles
que la surchauffe de certains concentrateurs en période estivale, la performance sur cet indicateur s’est toujours
maintenue à un bon niveau et Régaz-Bordeaux a ainsi perçu sur cet indicateur un bonus cumulé de 14,7 k€ depuis
le début du projet. Ainsi, et en cohérence avec le cadre appliqué pour GRDF, la CRE estime qu’il n’est pas
pertinent de poursuivre une incitation qui ne rémunère pas une réelle performance, et décide par conséquent de
basculer vers un suivi sans incitation l’indicateur « Taux d’index rectifiés sur le périmètre des compteurs
communicants ».

2.1.2. Introduction du suivi d’un indicateur relatif à la publication journalière


des données de consommation
Actuellement, Régaz-Bordeaux n’est pas incité à la bonne transmission des données fines de consommation. Le
périmètre actuel encadre uniquement la transmission mensuelle des données de consommation aux fournisseurs.
La CRE estime qu’il est pertinent d’introduire, dès à présent, un suivi de la qualité de la transmission par le GRD
des données journalières de consommation aux acteurs de marché afin d’anticiper les enjeux en termes de qualité
des données quotidiennes de consommation une fois le parc complet en exploitation. Cet indicateur a été introduit
chez GRDF en 2021.
Dans sa consultation publique, la CRE a ainsi proposé de suivre, sans incitation financière, le taux de publication
des données journalières de consommation de manière hebdomadaire, à partir du 1er janvier 2024.
L’ensemble des contributeurs à la consultation publique est favorable à l’introduction de cette incitation.
Cependant, certains acteurs préconisent un calcul mensuel et non hebdomadaire afin d’être en cohérence avec
l’ensemble des autres indicateurs et d’éviter des développements SI. La CRE considère qu’un calcul hebdomadaire
permet d’avoir un indicateur comparable à celui mis en place pour GRDF. De plus, une mensualisation induit un
nombre de jours non ouvrés (week-end et jour férié) dans l’échantillon plus hétérogène qu’avec un calcul
hebdomadaire, ce qui peut avoir un impact sur la volatilité selon le niveau d’automatisation du processus. La CRE
maintient ainsi sa proposition de calcul hebdomadaire de l’indicateur.

2.2. Evolution des objectifs de référence des indicateurs existants


Compte tenu de la performance de Régaz-Bordeaux sur la période 2020-2022 au regard des objectifs associés, la
CRE a proposé dans la consultation publique de fixer un objectif de référence plus ambitieux et tenant compte de la
performance de l’opérateur pour chacun des 3 indicateurs incités financièrement. Ces niveaux d’objectifs
correspondent aux objectifs de référence fixés pour GRDF lors de l’actualisation de son cadre de régulation
incitative en 2021 et au même stade de déploiement ou s’appuient sur la performance atteinte en 2022 par Régaz-
Bordeaux.
Les contributeurs à la consultation publique se montrent, dans leur majorité, favorables aux orientations de la
CRE sur les objectifs de référence pour la période 2024-2025. Néanmoins, certaines réserves ont été exprimées et
sont détaillées ci-dessous.
Plusieurs contributeurs estiment que le niveau de l’indicateur sur le taux de publication des index aux
fournisseurs devrait être aligné avec celui de GRDF et non le devancer. La CRE constate que Régaz-Bordeaux a
atteint un niveau de 99,71 % sur 2022 et de 99,96 % sur le 1er semestre de 2023, avec un objectif actuel de 98,5 %.
Au regard de ces résultats, la CRE considère que fixer un niveau à 99,7 % est justifié afin de maintenir un niveau
incitatif ainsi que ce niveau de performances.
L’objectif proposé pour l’indicateur du taux d’index cycliques calculés 3 fois et plus serait, selon certains
acteurs, difficilement atteignable, compte tenu des perspectives du futur déploiement dans des zones plus
contraignantes pour la bonne communication des compteurs. La CRE considère que cet objectif est réalisable pour
l’opérateur compte tenu du fait qu’il a déjà été atteint en 2022. De plus, les résultats du premier semestre 2023 de
0,36 % montrent sa capacité à s’aligner sur les standards de GRDF, même en tenant compte du déploiement
résiduel plus contraignant.
Ainsi, les objectifs envisagés en consultation publique et finalement retenus par la CRE sont présentés dans le
tableau ci-dessous.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 92 sur 132

Objectif de référence
Indicateurs incités Performance 2022 Objectif 2022 proposé

Taux de publication des index aux fournisseurs sur le périmètre des compteurs
communicants 99,71 % 98,5 % 99,7 %

Taux d’index cycliques mesurés sur le périmètre des compteurs communicants 98,15 % 96 % 98,5 %

Taux d’index cycliques calculés 3 fois et plus sur le périmètre des compteurs
communicants 0,49 % 2,00 % 0,5 %

Taux d’index rectifiés sur le périmètre des compteurs communicants 0,00 % 0,80 % Suppression incitation

Le détail des performances de chaque indicateur incité financièrement est présenté dans l’annexe 2. Les
modalités des indicateurs incités financièrement pour la période 2024-2025 sont présentées dans l’annexe 3.

(8) Délibération no 2020-039 de la Commission de régulation de l’énergie du 27 février 2020 portant décision sur le cadre de
régulation du système de comptage évolué de gaz naturel du gestionnaire de réseaux de distribution Régaz-Bordeaux.

3. Adaptation de l’indicateur relatif aux taux de relèves sur index réels


pour les clients non équipés de compteurs communicants
Régaz-Bordeaux a déployé près de 181 000 compteurs Datagaz (dont 98 % communicants) soit près de 76 % de
l’ensemble de son parc. Dans ce contexte, le déploiement induit une désoptimisation des tournées de relève,
dégradant ainsi la performance de Régaz-Bordeaux sur l’indicateur « Taux de relevés semestriels (6M) sur index
réels (relevés ou autorelevés) ».
Tenant compte de cette situation, la CRE estime plus pertinent d’inciter Régaz-Bordeaux à prioriser l’allocation
de ses ressources vers l’objectif de finalisation du déploiement que de pallier la désoptimisation de la relève
physique.
Par conséquent, à l’instar de ce qui a été fixé pour GRDF dans le cadre du tarif ATRD6, la CRE a proposé dans
la consultation publique de basculer vers un suivi sans incitation l’indicateur « Taux de relevés semestriels (6M)
sur index réels ».
L’ensemble des contributeurs à la consultation publique s’étant prononcés en faveur de cette proposition, la CRE
bascule alors l’indicateur « Taux de relevés semestriels (6M) sur index réels (relevés ou autorelevés) » vers un
simple suivi pour la période 2024-2025.

Décision de la CRE
o
L’article L. 134-2 (4 ) du code de l’énergie donne compétence à la Commission de régulation de l’énergie (CRE)
pour préciser « les conditions d’utilisation des réseaux de transport et de distribution de gaz naturel […] y compris
la méthodologie d’établissement des tarifs d’utilisation de ces réseaux […] et les évolutions tarifaires ».
L’article L. 452-1-1 du code de l’énergie prévoit notamment que ces tarifs « sont établis de manière
transparente et non discriminatoire afin de couvrir l’ensemble des coûts supportés par ces gestionnaires, dans la
mesure où ces coûts correspondent à ceux d’un gestionnaire de réseau ou d’installations efficace. Ces coûts
tiennent compte des caractéristiques du service rendu et des coûts liés à ce service, y compris des obligations fixées
par la loi et les règlements ainsi que des coûts résultant de l’exécution des missions de service public et des
contrats mentionnés au I de l’article L. 121-46 ».
L’article L. 452-2 du code de l’énergie prévoit que la CRE fixe les méthodes utilisées pour établir les tarifs
d’utilisation des réseaux de gaz naturel.
Par ailleurs, l’article L. 452-3 du code de l’énergie dispose que la CRE délibère sur les évolutions tarifaires
« avec, le cas échéant, les modifications de niveau et de structure des tarifs qu’elle estime justifiées au vu
notamment de l’analyse de la comptabilité des opérateurs et de l’évolution prévisible des charges de
fonctionnement et d’investissement ». La délibération de la CRE peut prévoir « un encadrement pluriannuel de
l’évolution des tarifs ainsi que des mesures incitatives appropriées à court ou long terme pour encourager les
opérateurs à améliorer leurs performances liées, notamment, à la qualité du service rendu, à l’intégration du
marché intérieur du gaz, à la sécurité d’approvisionnement et à la recherche d’efforts de productivité ».

Modification du cadre d’apurement du CRCP des ELD


En premier lieu, la CRE considère qu’au vu des soldes de compte de régularisation des charges et des produits
(CRCP) importants constatés pour les entreprises locales de distribution (ELD) sur la première partie de la période
ATRD6, il est nécessaire d’accélérer le rythme d’apurement du CRCP compte tenu des incertitudes pesant sur le
contexte économique, en termes de charges à couvrir, et sur l’évolution des consommations de gaz ainsi que du
nombre de consommateurs. Elle modifie donc les modalités d’évolution annuelle de l’apurement du solde du
CRCP des ELD à partir du 1er juillet 2024, en cohérence également avec le tarif ATRD7 de GRDF fixé dans sa
délibération no 2024-39 du 15 février 2024.
Par conséquent, la CRE décide de modifier le cadre de régulation fixé par la délibération no 2022-28 du
27 janvier 2022 portant décision sur les tarifs péréqués d’utilisation des réseaux publics de distribution de gaz
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 92 sur 132

naturel des entreprises locales de distribution (ATRD6 des ELD) et la délibération no 2022-120 du 28 avril 2022
portant décision sur les tarifs péréqués d’utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel de Caléo et
des entreprises locales de distribution de gaz naturel disposant d’un tarif commun.
La CRE retient ainsi les deux évolutions suivantes de la formule d’évolution annuelle « IPC + X + k », pour
l’ensemble des ELD :
– la mise à jour tarifaire annuelle pour l’année N prendra en compte la correction de l’écart d’inflation au titre de
l’année N-1 entre la prévision du projet de loi de finances et le niveau réalisé tel que calculé par l’INSEE ;
– le plafonnement des facteurs d’apurement k est fixé à +/- 3 % contre +/- 2 %.
De plus, l’écart d’inflation au titre de l’année 2022 entre la prévision du PLF et le niveau réalisé (soit 3,84 %)
sera également pris en compte lors de l’évolution du 1er juillet 2024 dans le terme « IPC ».
Le détail des modifications concernant le cadre de régulation fixé par les délibérations ATRD6 des ELD
susmentionnées est présenté en annexe 1 de la présente délibération.

Mise à jour de la régulation incitative de la performance


du système de comptage évolué de Régaz-Bordeaux
En second lieu, la CRE décide de mettre à jour la régulation incitative de la performance du système de
comptage évolué de Régaz-Bordeaux fixé par la délibération no 2020-039 du 27 février 2020 portant décision sur le
cadre de régulation du système de comptage évolué de gaz naturel du gestionnaire de réseaux de distribution
Régaz-Bordeaux.
Le cadre actuel de cette régulation incite Régaz-Bordeaux à :
– maîtriser les coûts d’investissement ;
– respecter le calendrier de déploiement ;
– garantir le niveau de performance attendu du système de comptage évolué au travers d’indicateurs de qualité
de service spécifiques au projet de comptage évolué.
La délibération du 27 février 2020 prévoit que la régulation incitative du niveau de performance du système de
comptage porte sur la période allant du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2023 et que la CRE pourra décider au-delà
de cette date « d’évolutions du mécanisme, sur la base d’un retour d’expérience suffisant ».
Pour la période allant du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2025 (date après laquelle s’appliqueront les indicateurs
de qualité de service du tarif ATRD7 des ELD), la CRE décide donc de modifier la délibération no 2022-28 du
27 janvier 2022 portant décision sur les tarifs péréqués d’utilisation des réseaux publics de distribution de gaz
naturel des entreprises locales de distribution, en ce qu’elle concerne Régaz-Bordeaux, afin de :
– supprimer l’incitation financière associée à l’indicateur « Taux d’index rectifiés sur le périmètre des
compteurs communicants » ;
– renforcer l’incitation de la qualité de service du système de comptage évolué de Régaz-Bordeaux, en adaptant
la structure et en recalant le niveau des objectifs des 3 indicateurs donnant lieu à incitation, pour tenir compte
de la performance de Régaz-Bordeaux en début de déploiement ;
– introduire le suivi d’un indicateur relatif à la publication journalière des données de consommation.
Par ailleurs, la CRE décide d’adapter la régulation de la qualité de service au périmètre du tarif ATRD6 pour
basculer vers un simple suivi, à compter du 1er janvier 2024, l’indicateur « Taux de relevés semestriels (6M) sur
index réels (relevés ou autorelevés) ».
Les indicateurs, qu’ils soient incités financièrement ou non, sont ainsi fixés selon la méthode, les objectifs et les
modalités de calcul des incitations financières définis dans l’annexe 3 de la présente délibération.
Le Conseil supérieur de l’énergie, consulté par la CRE sur le projet de décision, a rendu son avis le
13 février 2024.
La présente délibération sera publiée au Journal officiel de la République française et sur le site internet de la
CRE. Elle sera transmise au ministre chargé de l’énergie ainsi qu’au ministre de l’économie, des finances et de la
souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré à Paris, le 15 février 2024.
Pour la Commission de régulation de l’énergie :
La présidente,
E. WARGON
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ANNEXES
ANNEXE 1
DÉTAIL DES MODIFICATIONS APPORTÉES AUX DÉLIBÉRATIONS No 2022-108 ET No 2022-120
La délibération no 2022-28 du 27 janvier 2022 portant décision sur les tarifs péréqués d’utilisation des réseaux
publics de distribution de gaz naturel des entreprises locales de distribution est modifiée comme suit :
Au paragraphe 2.1.3, la phrase « Le solde du CRCP est calculé au dernier jour de chaque année. Il est apuré du
1er juillet de l’année N au 30 juin de l’année N+1 dans la limite d’une évolution tarifaire annuelle associée à cet
apurement de +/- 2 %. » est remplacée par la phrase « Le solde du CRCP est calculé au dernier jour de chaque
année. Il est apuré du 1er juillet de l’année N au 30 juin de l’année N+1 dans la limite d’une évolution tarifaire
annuelle associée à cet apurement de +/- 3 %. »
Au paragraphe 2.2.2, le texte ci-dessous est supprimé :
« Par conséquent, le coefficient de niveau NIV de chaque ELD disposant d’un tarif spécifique évoluera chaque
année mécaniquement de l’inverse de l’évolution du tarif péréqué de GRDF au 1er juillet N, et d’une évolution
spécifique à chaque ELD, selon la formule suivante :

Avec :
– NIV01/07/N est le coefficient de niveau de l’ELD au tarif spécifique au 1er juillet de l’année N, arrondi à 0,000 1
près ;
– NIV30/06/N est le coefficient de niveau de l’ELD au tarif spécifique au 30 juin de l’année N, arrondi à 0,000 1
près ;
– est l’évolution en niveau du tarif péréqué de GRDF au 1er juillet de l’année N ;
– est l’évolution en niveau du tarif péréqué de l’ELD au tarif spécifique au 1er juillet de l’année N,
exprimée en pourcentage et arrondie à 0,01 % près, calculée de la manière suivante :

Où :
– IPCN est, pour un ajustement de la grille tarifaire au 1er juillet de l’année N, le taux d’inflation prévisionnel
pour l’année N pris en compte dans le projet de loi de finances de l’année N ;
– X est le facteur d’évolution annuel sur la grille tarifaire fixée par la CRE dans la présente délibération
(cf. § 3.3) ;
– kN est le facteur d’évolution de la grille tarifaire résultant de l’apurement du solde du CRCP ; il est compris
entre + 2 % et - 2 %.
Pour les ELD disposant du tarif commun, le coefficient NIV appliqué à la grille tarifaire de GRDF correspond à
la moyenne du coefficient NIV de chaque ELD disposant d’un tarif spécifique. »
A sa place le texte suivant est inséré :
« Par conséquent, le coefficient de niveau NIV de chaque ELD disposant d’un tarif spécifique évoluera chaque
année mécaniquement de l’inverse de l’évolution du tarif péréqué de GRDF au 1er juillet N, et d’une évolution
spécifique à chaque ELD, selon la formule suivante :

Avec :
– NIV01/07/N est le coefficient de niveau de l’ELD au tarif spécifique au 1er juillet de l’année N, arrondi à 0,000 1
près ;
– NIV30/06/N est le coefficient de niveau de l’ELD au tarif spécifique au 30 juin de l’année N, arrondi à 0,000 1
près ;
– est l’évolution en niveau du tarif péréqué de GRDF au 1er juillet de l’année N ;
– est l’évolution en niveau du tarif péréqué de l’ELD au tarif spécifique au 1er juillet de l’année N,
exprimée en pourcentage et arrondie à 0,01 % près, calculée de la manière suivante :

Où :
– IPCN est le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N pris en compte dans le projet de loi de
finances de l’année N auquel est ajouté l’écart entre l’inflation réalisée de l’année N-1 telle que calculée par
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 92 sur 132

l’INSEE (9) et le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N-1 pris en compte dans le projet de loi
de finances pour l’année N-1 ;
– X est le facteur d’évolution annuel sur la grille tarifaire fixée par la CRE dans la présente délibération ;
– kN est le facteur d’évolution de la grille tarifaire résultant de l’apurement du solde du CRCP ; il est compris
entre + 3 % et - 3 %.
Exceptionnellement, l’écart d’inflation au titre de l’année 2022 entre la prévision du PLF et le niveau réalisé
(soit 3,84 %) sera également pris en compte lors de l’évolution du 1er juillet 2024. »
Au paragraphe 2.2.4, la phrase « Le coefficient k est plafonné à +/- 2 %. » est remplacée par la phrase « Le
coefficient k est plafonné à +/- 3 %. »
Dans l’annexe 2, la phrase « Le coefficient kN est plafonné à +/- 2 %. » est remplacée par la phrase « Le
coefficient kN est plafonné à +/- 3 %. »
Au point 1.4 de l’annexe 3 intitulé « Taux de relevés semestriels (6M) sur index réels (relevés ou autorelevés) »,
le tableau est supprimé et remplacé par le tableau suivant :
ELD Toutes les ELD disposant d’un tarif spécifique

Calcul le 1er du mois M+2 du ratio :


Calcul [Nombre d’index réels lus ou autorelevés durant le trimestre M-2/M de PCE 6M] / [Nombre d’index de PCE 6M transmis durant le trimestre M-
2/M]
(soit une valeur suivie)

– tous index réels lus ou autorelevés pour les PCE 6M


Périmètre – tous fournisseurs confondus
– index gaz uniquement

– fréquence de calcul : trimestrielle


– fréquence de remontée à la CRE : annuelle
Suivi
– fréquence de publication : annuelle
– fréquence de calcul des incitations : annuelle

– l’incitation financière ou le suivi porte sur la valeur globale du taux calculé sur une base annuelle
Objectif
– objectif de référence : 96,5 % par an

– versement : à travers le CRCP


– calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales

Régaz-Bordeaux – suivi à partir du 01/01/2024

– pénalités : 5 000 € par point en dessous de l’objectif de référence


R-GDS – bonus : 5 000 € par point au-dessus de l’objectif de référence
– valeur plancher des incitations : - 26 000 €

– pénalités : 2 000 € par point en dessous de l’objectif de référence


GreenAlp – bonus : 2 000 € par point au-dessus de l’objectif de référence
– valeur plancher des incitations : - 10 400 €

– pénalités : 1 500 € par point en dessous de l’objectif de référence


Vialis – bonus : 1 500 € par point au-dessus de l’objectif de référence
– valeur plancher des incitations : - 7 800 €

Incitations – pénalités : 600 € par point en dessous de l’objectif de référence


Gedia – bonus : 600 € par point au-dessus de l’objectif de référence
– valeur plancher des incitations : - 3 120 €

– pénalités : 500 € par point en dessous de l’objectif de référence


Caléo – bonus : 500 € par point au-dessus de l’objectif de référence
– valeur plancher des incitations : - 2 600 €

– pénalités : 500 € par point en dessous de l’objectif de référence


Gaz de Barr – bonus : 500 € par point au-dessus de l’objectif de référence
– valeur plancher des incitations : - 2 600 €

– pénalités : 400 € par point en dessous de l’objectif de référence


Veolia Eau – bonus : 400 € par point au-dessus de l’objectif de référence
– valeur plancher des incitations : - 2 080 €

– pénalités : 400 € par point en dessous de l’objectif de référence


Sorégies – bonus : 400 € par point au-dessus de l’objectif de référence
– valeur plancher des incitations : - 2 080 €

Date de mise en – déjà mis en œuvre


œuvre
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De plus, la délibération no 2022-120 du 28 avril 2022 portant décision sur les tarifs péréqués d’utilisation des
réseaux publics de distribution de gaz naturel de Caléo et des entreprises locales de distribution de gaz naturel
disposant d’un tarif commun est modifiée comme suit :
Au paragraphe 3.2.1, le texte ci-dessous est supprimé :
« Pour rappel, le coefficient de niveau NIV de chaque ELD disposant d’un tarif spécifique évoluera chaque
année mécaniquement de l’inverse de l’évolution du tarif péréqué de GRDF au 1er juillet N, et d’une évolution
spécifique à chaque ELD, selon la formule suivante :

Avec :
– NIV01/07/N est le coefficient de niveau de l’ELD au tarif spécifique au 1er juillet de l’année N, arrondi à 0,0001
près ;
– NIV30/06/N est le coefficient de niveau de l’ELD au tarif spécifique au 30 juin de l’année N, arrondi à 0,0001
près ;
– est l’évolution en niveau du tarif péréqué de GRDF au 1er juillet de l’année N ;
– est l’évolution en niveau du tarif péréqué de l’ELD au tarif spécifique au 1er juillet de l’année N,
exprimée en pourcentage et arrondie à 0,01 % près, calculée de la manière suivante :

Où :
– IPCN est, pour un ajustement de la grille tarifaire au 1er juillet de l’année N, le taux d’inflation prévisionnel
pour l’année N pris en compte dans le projet de loi de finances de l’année N ;
– X est le facteur d’évolution annuel sur la grille tarifaire fixée par la CRE dans la présente délibération
(cf. § 3.3) ;
– kN est le facteur d’évolution de la grille tarifaire résultant de l’apurement du solde du CRCP ; il est compris
entre + 2 % et - 2 %. »
A sa place le texte suivant est inséré :
« Pour rappel, le coefficient de niveau NIV de chaque ELD disposant d’un tarif spécifique évoluera chaque
année mécaniquement de l’inverse de l’évolution du tarif péréqué de GRDF au 1er juillet N, et d’une évolution
spécifique à chaque ELD, selon la formule suivante :

Avec :
– NIV01/07/N est le coefficient de niveau de l’ELD au tarif spécifique au 1er juillet de l’année N, arrondi à 0,000 1
près ;
– NIV30/06/N est le coefficient de niveau de l’ELD au tarif spécifique au 30 juin de l’année N, arrondi à 0,000 1
près ;
– est l’évolution en niveau du tarif péréqué de GRDF au 1er juillet de l’année N ;
– est l’évolution en niveau du tarif péréqué de l’ELD au tarif spécifique au 1er juillet de l’année N,
exprimée en pourcentage et arrondie à 0,01 % près, calculée de la manière suivante :

Où :
– IPCN est le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N pris en compte dans le projet de loi de
finances de l’année N auquel est ajouté l’écart entre l’inflation réalisée de l’année N-1 telle que calculée par
l’INSEE (10) et le taux d’inflation hors tabac prévisionnel pour l’année N-1 pris en compte dans le projet de
loi de finances pour l’année N-1 ;
– X est le facteur d’évolution annuel sur la grille tarifaire fixée par la CRE dans la présente délibération
(cf. § 3.3) ;
– kN est le facteur d’évolution de la grille tarifaire résultant de l’apurement du solde du CRCP ; il est compris
entre + 3 % et - 3 %. »
Dans l’annexe 2, la phrase « Le coefficient kN est plafonné à +/- 2 %. » est remplacée par la phrase « Le
coefficient kN est plafonné à +/- 3 %. »

(9) Indice des prix à la consommation hors tabac : référence INSEE 1763852.
(10) Indice des prix à la consommation hors tabac : référence INSEE 1763852.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 92 sur 132

ANNEXE 2
BILAN DE LA RÉGULATION INCITATIVE DE LA QUALITÉ DE SERVICE DU PROJET DATAGAZ
ET PERFORMANCE DES INDICATEURS INCITÉS FINANCIÈREMENT SUR LA PÉRIODE 2020-2023
Pour la période allant du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2023, la CRE a mis en place 4 indicateurs afin
d’assurer la bonne performance du système de comptage de Régaz-Bordeaux, tous incités financièrement. Les
indicateurs incités portent exclusivement sur l’efficacité du système de comptage communicant et sont les
suivants :
– taux de publication des index aux fournisseurs sur le périmètre des compteurs communicants ;
– taux d’index cycliques mesurés sur le périmètre des compteurs communicants ;
– taux d’index cycliques calculés 3 fois et plus sur le périmètre des compteurs communicants ;
– taux d’index rectifiés sur le périmètre des compteurs communicants.
Sur la période 2020-2022, Régaz-Bordeaux a systématiquement battu les trajectoires de référence fixées par la
CRE, offrant une qualité de service aux utilisateurs satisfaisante à ce stade de déploiement. Cette bonne
performance cache néanmoins quelques incidents techniques (notamment à l’été 2022) dégradant ponctuellement
certains actes du GRD comme la publication des index aux fournisseurs. Ces évènements ont été expliqués et
corrigés par l’opérateur.
Par ailleurs, la CRE observe un taux relativement faible de réclamations liées au déploiement des compteurs
(environ 0,4 % depuis 2020).
Au vu de ces résultats, la CRE considère à ce stade que la performance du système de comptage évolué de
Régaz-Bordeaux est bonne. Sur les 4 indicateurs incités relatifs à cette performance, Régaz-Bordeaux a obtenu un
bonus global de 143 k€.
Indicateurs 2020 2021 2022 2023

Taux de publication men­ Objectif cible 91 % /mois 93 % /mois 98,5 % /mois 99,0 % /mois
suelle des index aux
fournisseurs sur le péri­
mètre des compteurs Moyenne annuelle 99,69 % /mois 99,98 % /mois 99,71 % /mois NA
évolués

Taux d’index cycliques Objectif 94,0 % /mois 95,5% /mois 96,0 % /mois 97,0 % /mois
mesurés sur le périmètre
des compteurs évolués Moyenne annuelle 98,33 % /mois 98,84 % /mois 98,15 % /mois NA

Taux d’index cycliques Objectif 4,0 % /semestre 3,0 % /mois 2,0 % /mois 1,5 % /mois
calculés 3 fois et plus sur
le périmètre des
compteurs communi­ Moyenne annuelle 0,25 % /mois 0,27 % /mois 0,49 % /mois NA
cants

Taux d’index rectifiés sur Objectif 1,9 % /semestre 1,2 % /mois 0,8 % /mois 0,5 % /mois
le périmètre des
compteurs communi­
cants Moyenne annuelle 0,00 % /mois 0,00 % /mois 0,00 % /mois NA
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Taux de publication mensuelle des index aux fournisseurs sur le périmètre des compteurs évolués

Taux d’index cycliques mesurés sur le périmètre des compteurs évolués


22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 92 sur 132

Taux d’index cycliques calculés 3 fois et plus sur le périmètre des compteurs communicants

Taux d’index rectifiés sur le périmètre des compteurs communicants


22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 92 sur 132

ANNEXE 3
INDICATEURS DE SUIVI DE LA PERFORMANCE
DU SYSTÈME DE COMPTAGE ÉVOLUÉ DE RÉGAZ-BORDEAUX

1. « Taux de publication mensuelle des index aux fournisseurs sur le périmètre des compteurs évolués »

Remontée le 1er du mois M+2 du ratio :


(Nombre de PCE T1/T2 au statut télérelevé (11) dont la relève a été publiée par le portail fournisseur durant le mois M) / (Nombre de PCE
Calcul T1/T2 au statut télérelevé dont la relève a été reçue durant le mois M)
(soit une valeur suivie)

– tous PCE T1 /T2 au statut télérelevé existants


– tous relevés cycliques et de mise hors service (MHS) (relèves de souscription non prises en compte)
Périmètre – tous index mesurés (y compris autorelevés) et calculés
– tous fournisseurs confondus
– calcul en J + 2

– fréquence de calcul : mensuelle


– fréquence de remontée à la CRE : annuelle
Suivi
– fréquence de publication : annuelle
– fréquence de calcul des incitations : annuelle

Date de mise en
œuvre – suivi et mise en œuvre des incitations : 1er janvier 2020

Objectifs et incitations du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2025

– l’incitation financière porte sur les valeurs du ratio calculé sur une base annuelle
Objectif
– objectif de référence : 99,7 %

– calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


– pénalités : (4,5 € x 1 % x V) par point en dessous de l’objectif de référence où V correspond à un douzième de la somme des compteurs
évolués posés à la fin de chaque mois de l’année
Incitations – bonus : (4,5 € x 1 % x V) par point au-dessus de l’objectif de référence où V correspond à un douzième de la somme des compteurs évolués
posés à la fin de chaque mois de l’année
– valeur plancher des incitations : - 77 000 €
– versement : à travers le CRCP

(11) Les compteurs au « statut télérelevé » sont des compteurs équipés (compteurs intégrés ou compteurs classiques équipés
d’un module) et communicants.

2. « Taux d’index cycliques mesurés sur le périmètre des compteurs évolués »

Calcul le 1er du mois M+2 du ratio :


(Nombre d’index cycliques mesurés sur les PCE T1/T2 au statut télérelevé reçus durant le mois M) / (Nombre d’index cycliques de PCE T1/T2
Calcul au statut télérelevé et rattachés à un Contrat d’Acheminement Distribution (CAD), durant le mois M)
(soit une valeur suivie)

– tous PCE T1 /T2 au statut télérelevé existants


Périmètre – tous relevés cycliques
– tous fournisseurs confondus

– fréquence de calcul : mensuelle


– fréquence de remontée à la CRE : annuelle
Suivi
– fréquence de publication : annuelle
– fréquence de calcul des incitations : annuelle

Date de mise en
œuvre – suivi et mise en œuvre des incitations : 1er janvier 2020

Objectifs et incitations du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2025

Objectif – objectif de référence : 98,5 %

– calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


– pénalités : (4,5 € x 1 % x V) par point en dessous de l’objectif de référence où V correspond à un douzième de la somme des compteurs
évolués posés à la fin de chaque mois de l’année
Incitations – bonus : (4,5 € x 1 % x V) par point au-dessus de l’objectif de référence où V correspond à un douzième de la somme des compteurs évolués
posés à la fin de chaque mois de l’année
– valeur plancher des incitations : - 77 000 €
– versement : à travers le CRCP
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 92 sur 132

3. « Taux d’index cycliques calculés 3 fois et plus sur le périmètre des compteurs évolués »
Calcul le 1er du mois M+2 du ratio :
(Nombre de PCE T1/T2 au statut télérelevé dont un index cyclique calculé pour la 3ème fois consécutive ou plus a été reçu durant le mois M) /
Calcul (Nombre d’index cycliques de PCE T1/T2 au statut télérelevé et rattachés à un CAD, durant le mois M)
(soit une valeur suivie)

– tous PCE T1 /T2 au statut télérelevé existants


Périmètre – tous relevés cycliques
– tous fournisseurs confondus

– fréquence de calcul : mensuelle


– fréquence de remontée à la CRE : annuelle
Suivi
– fréquence de publication : annuelle
– fréquence de calcul des incitations : annuelle

Date de mise en
œuvre – suivi et mise en œuvre des incitations : 1er janvier 2020

Objectifs et incitations du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2025

Objectif – objectif de référence : 0,5 %

– calcul : à partir des résultats de l’indicateur arrondis à 2 décimales


– pénalités : (4,5 € x 1 % x V) par point au-dessus de l’objectif de référence où V correspond à un douzième de la somme des compteurs
évolués posés à la fin de chaque mois de l’année
Incitations – bonus : (4,5 € x 1 % x V) par point en dessous de l’objectif de référence où V correspond à un douzième de la somme des compteurs
évolués posés à la fin de chaque mois de l’année
– valeur plancher des incitations : - 52 000 €
– versement : à travers le CRCP

4. Taux de publication des données journalières de consommation (suivi sans incitation financière)
Remontée le 1er du mois M+2, du ratio :
(Nombre de données de consommation TJDC publiées chaque jour de la semaine S) / (Nombre de PCE abonnés à la transmission journalière
Calcul des données de consommation pour chaque jour de la semaine S)
(soit une valeur suivie)

Périmètre – Tout utilisateur ayant souscrit à la prestation de transmission journalière des données de consommation (TJDC)

– fréquence de calcul : hebdomadaire


– fréquence de remontée à la CRE : mensuelle
Suivi
– fréquence de publication : mensuelle
– fréquence de calcul des indemnisations : hebdomadaire et mensuelle

Date de mise en
œuvre – 1er janvier 2024
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 93 sur 132

Informations parlementaires
ASSEMBLÉE NATIONALE
Session ordinaire de 2023-2024

CONFÉRENCE DES PRÉSIDENTS

NOR : INPA2413792X

Ordre du jour de l’assemblée nationale


(Conférence des présidents du mardi 21 mai 2024)
DATES MATIN APRÈS-MIDI SOIR

À 15 heures : À 21 h 30 :
Semaine du Gouvernement - Questions au Gouvernement. - Suite odj de l’après-midi.
- Suite Pt orientation pour la souve­
MAI raineté en matière agricole et le
MARDI 21 renouvellement des générations en
agriculture (2436, 2600).

À 14 heures : À 21 h 30 :
- Questions au Premier ministre. - Suite odj de l’après-midi.
MERCREDI 22
À 15 heures :
- Suite odj de la veille.

À 9 heures : À 15 heures : À 21 h 30 :
- CMP Pn visant à assurer une justice - Suite odj du matin. - Suite odj de l’après-midi.
patrimoniale au sein de la famille
(2620).
JEUDI 23
- Suite odj de la veille.
- Pn Sénat réforme de l’audiovisuel
public et souveraineté audiovisuelle
(1350, 2621).

À 9 heures : À 15 heures : À 21 h 30 :
VENDREDI 24
- Suite odj de la veille. - Suite odj du matin. - Suite odj de l’après-midi.

Semaine du Gouvernement À 16 heures : À 21 h 30 :


MAI - Pt accompagnement des malades et - Suite odj de l’après-midi.
LUNDI 27 de la fin de vie (2462, 2634).

À 9 heures : À 15 heures : À 21 h 30 :
- Questions orales sans débat. - Questions au Gouvernement. - Suite odj de l’après-midi.
- Votes solennels :
– Pt orientation pour la souveraineté
MARDI 28 en matière agricole et le renouvel­
lement des générations en agricul­
ture.
– Pn Sénat réforme de l’audiovisuel
public et souveraineté audiovisuelle.
- Suite odj de la veille.

À 14 heures : À 21 h 30 :
- Questions au Premier ministre. - Suite odj de l’après-midi.
À 15 heures :
MERCREDI 29 - Pt ratification accord Convention des
Nations unies sur le droit de la mer
(2628).
- Suite odj de la veille.

À 9 heures : (1) À 15 heures : À 21 h 30 :


- Pn résol. (art. 34-1 de la Constitution) - Suite odj du matin. - Suite odj de l’après-midi.
adapter et mutualiser nos politiques
MAI publiques au changement clima­
JEUDI 30 tique (1942).
- Pn résol. (art. 34-1 de la Constitution)
procédure de ratification du CETA
(2598).
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 93 sur 132

DATES MATIN APRÈS-MIDI SOIR

- Pn résol. commission d’enquête


indécence du logement social en
outre-mer (2456).
- Pn constit. constitutionnaliser la
sécurité sociale (2472).
- Pn réussite scolaire des jeunes ultra­
marins grâce aux langues régiona­
les (2517).
- Pn prise en charge intégrale des
soins liés au traitement du cancer
du sein (2519).
- Pn constit. commission permanente
aux collectivités territoriales et aux
outre-mer (2471).
- Pn réduire la précarité sociale et
monétaire des familles monopa­
rentales (2518).

À 9 heures : À 15 heures : À 21 h 30 :
VENDREDI 31 - Suite Pt accompagnement des mala­ - Suite odj du matin. - Suite odj de l’après-midi.
des et de la fin de vie.

Semaine du Gouvernement À 16 heures : À 21 h 30 :


JUIN - Suite Pt accompagnement des mala­ - Suite odj de l’après-midi.
LUNDI 3 des et de la fin de vie.

À 15 heures : À 21 h 30 :
MARDI 4 - Questions au Gouvernement. - Suite odj de l’après-midi.
- Suite odj de la veille.

À 14 heures : À 21 h 30 :
- Questions au Gouvernement. - Suite odj de l’après-midi.
À 15 heures :
- Évent., CMP Pn accroître le finance­
ment des entreprises et l’attractivité
de la France.
- CMP Pn allongement de la durée de
l’ordonnance de protection et créa­
MERCREDI 5 tion de l’ordonnance provisoire de
protection immédiate (2635).
- Évent., CMP Pn prévenir les ingéren­
ces étrangères en France.
- Pn Sénat poursuivre la dématériali­
sation de l’état civil du ministère de
l’Europe et des affaires étrangères
(2618).
- Suite odj de la veille.

À 9 heures : À 15 heures : À 21 h 30 :
JEUDI 6 - Suite Pt accompagnement des mala­ - Suite odj du matin. - Suite odj de l’après-midi.
des et de la fin de vie.

À 9 heures : À 15 heures : À 21 h 30 :
VENDREDI 7
- Suite odj de la veille. - Suite odj du matin. - Suite odj de l’après-midi.

À 9 heures : À 15 heures : À 21 h 30 :
- Questions orales sans débat. - Questions au Gouvernement. - Suite odj de l’après-midi.
Semaine de contrôle
- Pt résultats gestion et approbation
JUIN des comptes de l’année 2023 (2520).
MARDI 11 - Sous réserve de son dépôt, Pt appro­
bation comptes sécurité sociale
pour 2023.
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DATES MATIN APRÈS-MIDI SOIR

À 14 heures : À 21 h 30 :
- Questions au Gouvernement. - Suite odj de l’après-midi.
À 15 heures :
- Débat sur le « printemps de l’éva­
luation ».
- Sous réserve de son dépôt, Pn résol.
(art. 34-1 de la Constitution) soutien
public accru aux acteurs économi­
ques de la forêt.
- Sous réserve de son dépôt, Pn résol.
MERCREDI 12 (art. 34-1 de la Constitution) politi­
ques de santé environnementale
dans les Antilles françaises au tra­
vers de la lutte contre les pollutions
chlordécone et sargasses.
- Pn résol. (art. 34-1 de la Constitution)
transition numérique du ministère
de la justice (2599).
- Pn résol. europ. étendre les compé­
tences du Parquet européen aux
infractions à l’environnement (2395,
2413).

À 9 heures : (2) À 15 heures : À 21 h 30 :


- Pn protéger le modèle d’assurance - Suite odj du matin. - Suite odj de l’après-midi.
chômage et soutenir l’emploi des
séniors (2550).
- Suite Pn Sénat gestion différenciée
des compétences « eau » et
« assainissement » (954, 1294).
- Pn résol. (art. 34-1 de la Constitution)
prendre en compte la cherté de la
vie en outre-mer (2613).
- Pn généraliser la connaissance et la
maîtrise des gestes de premiers
secours (2549).
- Pn création d’un centre hospitalier
JUIN universitaire en Corse (921). (3)
JEUDI 13 - Pn résol. (art. 34-1 de la Constitution)
comité des métiers du secteur
social et médico-social (2529).
- Pn actualisation loi 19 mars 1946
départements français de la Gua­
deloupe, la Martinique, La Réunion
et la Guyane française (2542).
- Pn journée nationale en hommage
aux victimes de la route (1116).
- Pn supprimer les dispositifs de
défiscalisation immobilière pour les
investissements dans les EHPAD
(2544).
- Pn accroître la part des résidents
nationaux parmi les détenteurs de
la dette publique (2546).

(1) Ordre du jour proposé par le groupe GDR-NUPES.


(2) Ordre du jour proposé par le groupe LIOT.
(3) Procédure de législation en commission.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 94 sur 132

Informations parlementaires
ASSEMBLÉE NATIONALE
Session ordinaire de 2023-2024

COMMISSIONS ET ORGANES DE CONTRÔLE

NOR : INPA2413793X

1. Composition
Modifications à la composition des commissions
DÉMISSIONS

Mme Soumya Bourouaha

Mme Béatrice Descamps

M. Philippe Dunoyer

Affaires culturelles Mme Martine Froger

M. Raphaël Gérard

Mme Laure Miller

Mme Sarah Tanzilli

Mme Anne-Laure Babault

Mme Julie Laernoes

Affaires économiques M. Maxime Laisney

Mme Sandra Marsaud

M. Jiovanny William

Mme Karine Lebon

Affaires étrangères Mme Béatrice Piron

Mme Caroline Yadan

M. Pierre Dharréville

Mme Caroline Fiat

M. Jérôme Guedj

Affaires sociales M. Sylvain Maillard

M. Yannick Monnet

M. Laurent Panifous

M. Olivier Serva

M. Steve Chailloux

Mme Émilie Chandler

Défense Mme Cyrielle Chatelain

Mme Pascale Martin

Mme Anna Pic


22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 94 sur 132

M. Fabien Roussel

Mme Nathalie Bassire

M. Édouard Bénard

Développement durable M. Guy Bricout

Mme Catherine Couturier

M. David Valence

Mme Émilie Bonnivard

M. Philippe Brun

M. Romain Daubié
Finances
M. Guillaume Gouffier Valente

M. Damien Maudet

M. Éric Poulliat

Mme Anne Brugnera

M. Arthur Delaporte

Mme Emeline K/Bidi

M. Mansour Kamardine

Mme Marietta Karamanli

Mme Virginie Lanlo

Mme Alexandra Martin (Gironde)

M. Paul Molac

Lois Mme Michèle Peyron

M. Robin Reda

M. Lionel Royer-Perreaut

Mme Laetitia Saint-Paul

M. Mikaele Seo

Mme Violette Spillebout

Mme Andrée Taurinya

M. Guillaume Vuilletet

M. Jean-Luc Warsmann

NOMINATIONS

Le groupe Renaissance a désigné :

Mme Anne Brugnera

Mme Virginie Lanlo


Affaires culturelles
Mme Béatrice Piron

Mme Violette Spillebout

Affaires économiques M. Guillaume Vuilletet

M. Raphaël Gérard
Affaires étrangères
Mme Laetitia Saint-Paul

Affaires sociales Mme Michèle Peyron


22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 94 sur 132

M. Lionel Royer-Perreaut
Défense
M. Mikaele Seo

Mme Alexandra Martin (Gironde)


Finances
M. Robin Reda

Mme Émilie Chandler

M. Philippe Dunoyer

M. Guillaume Gouffier Valente

M. Sylvain Maillard

Mme Sandra Marsaud


Lois
Mme Laure Miller

M. Éric Poulliat

Mme Sarah Tanzilli

M. David Valence

Mme Caroline Yadan

Le groupe La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale a désigné :

Affaires économiques Mme Pascale Martin

Affaires sociales M. Damien Maudet

Défense M. Maxime Laisney

Développement durable Mme Andrée Taurinya

Finances Mme Caroline Fiat

Lois Mme Catherine Couturier

Le groupe Les Républicains a désigné :

Finances M. Mansour Kamardine

Lois Mme Émilie Bonnivard

Le groupe Démocrate (MoDem et Indépendants) a désigné :

Affaires économiques M. Romain Daubié

Finances Mme Anne-Laure Babault

Le groupe Socialistes et apparentés a désigné :

Affaires sociales M. Philippe Brun

Défense Mme Marietta Karamanli

Finances M. Arthur Delaporte

M. Jérôme Guedj
Lois
Mme Anna Pic

Le groupe Gauche démocrate et républicaine - NUPES a désigné :

Affaires culturelles M. Steve Chailloux

Affaires économiques Mme Karine Lebon

Affaires étrangères M. Jiovanny William

M. Édouard Bénard
Affaires sociales
M. Fabien Roussel
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 94 sur 132

Mme Soumya Bourouaha


Défense
Mme Emeline K/Bidi

Développement durable M. Yannick Monnet

Lois M. Pierre Dharréville

Le groupe Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires a désigné :

M. Laurent Panifous
Affaires culturelles
M. Olivier Serva

Mme Béatrice Descamps


Affaires sociales
Mme Martine Froger

M. Paul Molac
Développement durable
M. Jean-Luc Warsmann

Mme Nathalie Bassire


Lois
M. Guy Bricout

Le groupe Écologiste - NUPES a désigné :

Affaires économiques Mme Cyrielle Chatelain

Défense Mme Julie Laernoes

Modifications à la composition de la commission des affaires européennes


DÉMISSIONS

M. André Chassaigne

Mme Constance Le Grip

NOMINATIONS

Le groupe Renaissance a désigné :

M. Jean-Marc Zulesi

Le groupe Gauche démocrate et républicaine - NUPES a désigné :

Mme Elsa Faucillon

2. Réunions
Mercredi 22 mai 2024
Commission des affaires culturelles,
A 9 h 30 (Salle 6242 – Palais Bourbon, 2e sous-sol) :
– examen de la proposition de loi pour une meilleure réussite scolaire des jeunes ultramarins grâce à
l’apprentissage des langues régionales (no 2517) ;
– désignation d’un rapporteur sur une proposition de résolution tendant à la création d’une commission
d’enquête relative au respect des valeurs de la République et du pluralisme dans l’enseignement supérieur
(no 2615 rect.) ;
– examen, en application de l’article 88 du Règlement, des nouveaux amendements déposés sur la proposition
de loi, adoptée par le Sénat, relative à la réforme de l’audiovisuel public et à la souveraineté audiovisuelle
(no 1350) (Mme Fabienne Colboc et M. Jean-Jacques Gaultier, rapporteurs).
Commission des affaires économiques,
A 9 h 30 (Salle 6241 – Palais Bourbon, 2e sous-sol) :
– examen de la proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur l’indécence du
logement social dans les départements et régions d’outre-mer (no 2456) (Mme Karine Lebon, rapporteure).
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 94 sur 132

Commission des affaires étrangères,


A 9 heures (Salle 4223 – Commission des affaires étrangères, 9, rue de Bourgogne, 2e étage) :
– audition, ouverte à la presse, de M. Enrico Letta, président de l’institut Jacques Delors, ancien président du
Conseil des ministres italien, auteur du rapport du 18 avril 2024 au Conseil européen sur l’avenir du marché
unique.
A 11 heures (Salle 4223 – Commission des affaires étrangères, 9, rue de Bourgogne, 2e étage) :
– examen, ouvert à la presse, et vote sur le projet de loi autorisant la ratification de l’accord se rapportant à la
convention des Nations unies sur le droit de la mer et portant sur la conservation et l’utilisation durable de la
diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (no 2628) (M. Jimmy Pahun,
rapporteur) ;
– nomination de deux co-rapporteurs pour avis sur le projet de contrat d’objectifs et de moyens entre l’Etat et
Expertise France pour 2024-2027 (sous réserve de sa transmission).
Commission des affaires européennes,
A 15 heures (Salle 4325 – Commission des affaires européennes, 9, rue de Bourgogne, 3e étage) :
– Nomination de rapporteurs :
– sur la proposition de résolution européenne relative à la proposition de directive visant à instaurer un
nouveau statut d’association à but non lucratif transfrontalière (sous réserve de son dépôt) ;
– sur la proposition de résolution européenne visant à condamner la dérive libérale du gouvernement géorgien
et soutenir le destin de la Géorgie (no 2632) ;
– sur la proposition de résolution européenne invitant le Gouvernement à se prononcer contre les méga-
camions et à bâtir une politique de report modal vers le ferroviaire au niveau européen (no o2553) ;
– sur la proposition de résolution européenne visant à la création d’une flotte européenne de sauvegarde en
mer (no 2446) ;
– Condamner la dérive illibérale du gouvernement géorgien et soutenir le destin européen de la Géorgie :
examen de la proposition de résolution européenne de M. Benjamin Haddad (no 2632) ;
– Souveraineté industrielle européenne : examen du rapport d’information (Mme Yaël Menache et M. Denis
Masséglia, rapporteurs d’information).
Commission des affaires sociales,
A 9 h 30 (Salle 6351 – Palais Bourbon, 1er étage) :
– désignation d’un rapporteur sur la proposition de loi visant à protéger le modèle d’assurance chômage et
soutenir l’emploi des séniors (no 2550) ;
– désignation d’un rapporteur sur la proposition de loi visant à généraliser la connaissance et la maîtrise des
gestes de premiers secours et à universaliser l’accès aux formations (no 2549) ;
– désignation d’un rapporteur sur la proposition de loi visant à la création d’un centre hospitalier universitaire
en Corse (no 921) ;
– examen de la proposition de loi visant la prise en charge intégrale des soins liés au traitement du cancer du
sein par l’assurance maladie (no 2519) (M. Fabien Roussel, rapporteur) ;
– examen de la proposition de loi visant à réduire la précarité sociale et monétaire des familles monoparentales
(no 2518) (M. Édouard Bénard, rapporteur).
Commission de la défense,
A 9 heures (Salle 4123 – 33, rue Saint Dominique, 1er étage) :
– examen, ouvert à la presse, des conclusions de la mission d’information sur « Défense et territoires : quels
rôles pour les acteurs du territoire dans la défense nationale ? » (co-rapporteures : Mmes Patricia Lemoine et
Mélanie Thomin).
A 11 heures (Salle 4123 – 33, rue Saint Dominique, 1er étage) :
– examen, ouvert à la presse, des conclusions de la mission d’information sur « les enjeux, rôle et stratégie
d’influence de la France dans l’OTAN » (co-rapporteurs : Mme Anne Genetet et M. Bastien Lachaud).
Commission du développement durable,
A 9 heures (Salle 6238 – Palais Bourbon, 2e sous-sol) :
– audition de M. Olivier Sichel, directeur général délégué de la Caisse des dépôts et consignations et directeur
de la Banque des Territoires et de M. Gil Vauquelin, directeur du plan de relance transition écologique et
énergétique de la Banque des Territoires, sur le financement de l’adaptation et de l’atténuation du changement
climatique.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 94 sur 132

Commission des finances,


A 16 heures (Salle 6350 – Palais Bourbon, 1er étage) :
– commission d’évaluation des politiques publiques relative aux missions Administration générale et territoriale
de l’Etat ; Immigration, asile et intégration ; Sécurités et au compte spécial Contrôle de la circulation et du
stationnement routiers.
A 22 heures (Salle 6350 – Palais Bourbon, 1er étage) :
– commission d’évaluation des politiques publiques relative à la mission Relations avec les collectivités
territoriales et au compte de concours financiers Avances aux collectivités territoriales.
Commission des lois,
A 9 heures (6e Bureau – Palais Bourbon, 1er étage) :
– examen de la proposition de loi constitutionnelle de M. Pierre Dharréville et plusieurs de ses collègues visant
à constitutionnaliser la sécurité sociale (no 2472) ;
– examen de la proposition de loi constitutionnelle de M. Davy Rimane et plusieurs de ses collègues tendant à la
création d’une commission permanente aux collectivités territoriales et aux outre-mer (no 2471) ;
– création d’une mission flash sur les transfèrements et extractions ;
– création d’un groupe de travail sur l’évolution institutionnelle de la Corse ;
– nominations de rapporteurs sur :
– la proposition de loi portant actualisation de la loi no 46-451 du 19 mars 1946 tendant au classement comme
départements français de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Réunion et de la Guyane française
(no 2542) ;
– la proposition de loi visant à faire du 16 mai une journée nationale en hommage aux victimes de la route
(no 1116).
Commission d’enquête sur le montage juridique et financier du projet d’autoroute A69,
A 15 h 30 (Salle 7040 – 103, rue de l’Université, 2e sous-sol) :
– audition, ouverte à la presse, de M. Sébastien Vincini, président du conseil départemental de Haute-Garonne,
sur le concours public apporté par le département à la société concessionnaire.
A 17 h 15 (Salle 7040 – 103, rue de l’Université, 2e sous-sol) :
– audition, ouverte à la presse, de M. Christophe Ramond, président du conseil départemental du Tarn, sur le
concours public apporté par le département à la société concessionnaire.
Commission d’enquête visant à établir les raisons de la très forte croissance de la dette française depuis
l’élection présidentielle de 2017 et ses conséquences sur le pouvoir d’achat des Français,
A 15 h 30 (Salle 7040 – 103, rue de l’Université, 2e sous-sol) :
– audition de M. Jean-Louis Rey, président de la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES).
Commission d’enquête sur les difficultés d’accès aux soins à l’hôpital public,
A 15 heures (Salle 6238 – Palais Bourbon, 2e sous-sol) :
– audition de Mme Agnès Buzyn, conseillère maître à la Cour des comptes, ancienne ministre des solidarités et
de la santé.
A 16 heures (Salle 6238 – Palais Bourbon, 2e sous-sol) :
– audition de Mme Marisol Touraine, ancienne ministre des affaires sociales et de la santé.
A 17 h 15 (Salle 6238 – Palais Bourbon, 2e sous-sol) :
– table ronde : Fédération nationale des infirmiers (FNI), Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux
(SNIIL), Organisation nationale des syndicats d’infirmiers libéraux (ONSIL).
Commission d’enquête sur les manquements des politiques de protection de l’enfance,
A 13 h 30 (Salle 6351 – Palais Bourbon, 1er étage) :
– audition de Mme Anne Devreese, présidente du Conseil national de la protection de l’enfance (CNPE), et de
M. Sylvain Turgis, secrétaire général du CNPE, et de Mmes Céline Truong, membre du CNPE, responsable
en charge de la petite enfance et des familles d’ATD-Quart Monde, et Nathalie Vabre, membre du CNPE,
pédiatre et coordinatrice de l’unité d’accueil des enfants en danger au centre hospitalier et universitaire de
Nantes.
Commission d’enquête visant à établir les raisons de la perte de souveraineté alimentaire de la France,
A 9 heures (Salle 6237 – Palais Bourbon, 2e sous-sol) :
– audition, ouverte à la presse, de M. Philippe Mauguin, président-directeur général de l’Institut national de
recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) ;
– audition, ouverte à la presse, de M. Julien Denormandie, ancien ministre de l’agriculture.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 94 sur 132

Commission d’enquête relative aux violences commises dans les secteurs du cinéma, de l’audiovisuel, du
spectacle vivant, de la mode et de la publicité,
A 15 h 30 (Salle 6242 – Palais Bourbon, 2e sous-sol) :
– audition, ouverte à la presse, de Mme Marie Coquille-Chambel et Mme Séphora Haymann, membres du
collectif #MeTooThéâtre, accompagnées de Me Anne Lassalle ;
– audition, ouverte à la presse, de Mme Iris Brey ;
– audition, ouverte à la presse, de Mme Emmanuelle Dancourt, présidente de MeTooMédia et M. Florent
Pommier, trésorier.
Délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation,
A 15 heures (Salle 6237 – Palais Bourbon, 2e sous-sol) :
– communication de MM. Xavier Batut et Jocelyn Dessigny, rapporteurs, en conclusion des travaux de la
mission « flash » sur le financement des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS).

Jeudi 23 mai 2024


Commission d’enquête sur le montage juridique et financier du projet d’autoroute A69,
A 9 h 30 (Salle 7040 – 103, rue de l’Université, 2e sous-sol) :
– audition, ouverte à la presse, de M. Fabien Balderelli, sous-directeur des financements innovants, de la
dévolution et du contrôle des concessions autoroutières au ministère de la transition écologique et de la
cohésion des territoires, et de Mme Charlotte Coupé, adjointe au chef du bureau de la dévolution, sur le
concours public apporté par l’Etat à la société concessionnaire et sur les clauses financières de la convention
de concession.
Commission d’enquête visant à établir les raisons de la très forte croissance de la dette française depuis
l’élection présidentielle de 2017 et ses conséquences sur le pouvoir d’achat des Français,
A 15 heures (Salle 6350 – Palais Bourbon, 1er étage) :
A 15 heures
– audition de M. François Ecalle, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes, président de Fipeco.
A 16 heures
– audition de M. François Facchini, économiste, professeur à Paris 1 Panthéon Sorbonne, responsable du
programme politiques publiques du centre d’économie de la Sorbonne (CES).
Commission d’enquête relative à la politique française d’expérimentation nucléaire,
A 9 heures (Salle 4325 – Commission des affaires européennes, 33, rue Saint Dominique, 3e étage) :
– audition, ouverte à la presse, des représentants de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) :
MM. Jean-Christophe NIEL, directeur général, Jean-Christophe GARIEL, directeur général adjoint chargé du
pôle « santé et environnement », Dominique LAURIER, adjoint au directeur de la santé, et Philippe
RENAUD, chargé de mission auprès du directeur de l’environnement.
Commission d’enquête sur les manquements des politiques de protection de l’enfance,
A 10 heures (Salle 6238 – Palais Bourbon, 2e sous-sol) :
– audition de Mme Caroline Nisand, directrice de la protection judiciaire de la jeunesse, M. Méhidine Faroudj,
sous-directeur des missions de protection judiciaire et d’éducation, Mmes Frédérique Botella, sous-directrice
adjointe des missions de protection judiciaire et d’éducation, Valérie Gorlin, cheffe du bureau des partenaires
institutionnels et des territoires de la sous-direction des missions de protection judiciaire et d’éducation, et
Alice Bonatti, cheffe de la section de la protection de l’enfance et des relations avec les juridictions du bureau
des partenaires institutionnels et des territoires.

Lundi 27 mai 2024


Commission d’enquête sur le modèle économique des crèches et sur la qualité de l’accueil des jeunes
enfants au sein de leurs établissements,
A 17 heures (Salle 6237 – Palais Bourbon, 2e sous-sol) :
– examen du rapport suivi d’un vote, à huis clos.

3. Membres présents ou excusés


Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République
Réunion du mardi 21 mai 2024 à 16 h 30
Présents. - M. Erwan Balanant, Mme Pascale Bordes, M. Ian Boucard, M. Florent Boudié, M. Xavier Breton,
Mme Blandine Brocard, Mme Anne Brugnera, M. Arthur Delaporte, M. Yoann Gillet, M. Philippe Gosselin,
M. Jordan Guitton, M. Sacha Houlié, M. Timothée Houssin, M. Jérémie Iordanoff, Mme Élodie Jacquier-Laforge,
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 94 sur 132

M. Andy Kerbrat, M. Antoine Léaument, Mme Marie-France Lorho, Mme Aude Luquet, Mme Emmanuelle
Ménard, M. Ludovic Mendes, M. Paul Molac, M. Didier Paris, M. Jean-Pierre Pont, Mme Marie-Agnès Poussier-
Winsback, M. Stéphane Rambaud, M. Rémy Rebeyrotte, Mme Sandra Regol, M. Davy Rimane, M. Thomas
Rudigoz, M. Hervé Saulignac, M. Raphaël Schellenberger, M. Jean Terlier, Mme Cécile Untermaier, M. Guillaume
Vuilletet
Excusés. - M. Éric Ciotti, Mme Emeline K/Bidi, M. Mansour Kamardine, M. Laurent Marcangeli, Mme Naïma
Moutchou, Mme Danièle Obono, M. Philippe Pradal
Assistaient également à la réunion. - Mme Nadège Abomangoli, M. Jean-Victor Castor, M. Guillaume Gouffier
Valente, M. Jérôme Guedj, M. Bastien Lachaud, M. Sylvain Maillard
Délégation aux droits des enfants
Réunion du mardi 21 mai 2024 à 16 heures
Présents. - M. Erwan Balanant, M. Philippe Fait, Mme Elsa Faucillon, Mme Perrine Goulet, Mme Virginie
Lanlo, Mme Lysiane Métayer, Mme Francesca Pasquini, Mme Michèle Peyron, M. Alexandre Portier, M. Léo
Walter
Excusés. - Mme Anne-Laure Blin, Mme Ingrid Dordain, Mme Nicole Dubré-Chirat, Mme Stéphanie Kochert
Mission d’information sur le rôle local et l’ancrage territorial des parlementaires
Réunion du mardi 21 mai 2024 à 13 h 30
Présents. - M. Damien Abad, Mme Sophie Blanc, M. Frédéric Boccaletti, M. Xavier Breton, Mme Anne
Brugnera, Mme Céline Calvez, Mme Élodie Jacquier-Laforge, Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback, M. Jean-
Claude Raux, Mme Cécile Untermaier
Excusé. - M. Stéphane Peu
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Informations parlementaires
ASSEMBLÉE NATIONALE
Session ordinaire de 2023-2024

DOCUMENTS ET PUBLICATIONS

NOR : INPA2413791X

Documents parlementaires
Dépôt du mardi 21 mai 2024
Retrait d’une proposition de loi organique
Mme la Présidente de l’Assemblée nationale a reçu une lettre par laquelle M. Thibault Bazin et plusieurs de ses
collègues déclarent retirer leur proposition de loi visant à autoriser le cumul des mandats (no 2534), déposée le
29 avril 2024.
Acte est donné de ce retrait.

Retrait d’une proposition de loi


Mme la Présidente de l’Assemblée nationale a reçu une lettre par laquelle Mme Martine Etienne et plusieurs de
ses collègues déclarent retirer leur proposition de loi pour mieux connaître, prévenir, sanctionner et indemniser les
accidents du travail (no 2359), déposée le 19 mars 2024.
Acte est donné de ce retrait.

Dépôt d’un projet de loi


Mme la Présidente de l’Assemblée nationale a reçu, le 21 mai 2024, de M. le Premier ministre, un projet de loi
portant ratification de l’ordonnance no 2024-153 du 28 février 2024 relative à la gestion du risque climatique en
agriculture en outre-mer.
Ce projet de loi, no 2636, est renvoyé à la commission des affaires économiques, en application de l’article 83 du
règlement.

Dépôt d’une proposition de résolution


Mme la Présidente de l’Assemblée nationale a reçu, le 21 mai 2024, de M. Emmanuel Blairy et plusieurs de ses
collègues, une proposition de résolution visant à mieux intégrer les élèves à haut potentiel dans le système scolaire,
déposée en application de l’article 136 du règlement.
Cette proposition de résolution a été déposée sous le no 2637.

Dépôt d’un rapport


Mme la Présidente de l’Assemblée nationale a reçu, le 21 mai 2024, de Mme Émilie Chandler, un rapport,
no 2635, fait au nom de de la commission mixte paritaire chargée de proposer un texte les dispositions restant en
discussion de la proposition de loi renforçant l’ordonnance de protection et créant l’ordonnance provisoire de
protection immédiate. :
Annexe 0 : texte de la commission mixte paritaire.

Distribution de documents en date du mercredi 22 mai 2024


Rapport
No 2621. – Rapport de Mme Fabienne Colboc et M. Jean-Jacques Gaultier au nom de la commission des affaires
culturelles et de l’éducation sur la proposition de loi, adoptée par le Sénat, relative à la réforme de
l’audiovisuel public et à la souveraineté audiovisuelle (no 1350). Annexe 0 : texte de la commission.

Rapport d’information
o
N 2601. – Rapport d’information de Mme Aurélie Trouvé déposé par la commission des affaires européennes
portant observations sur le projet de loi d’orientation pour la souveraineté en matière agricole et le
renouvellement des générations en agriculture.
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Textes adoptés en commission


o
N 2621 (annexe). – Proposition de loi relative à la réforme de l’audiovisuel public et à la souveraineté
audiovisuelle : texte de la commission des affaires culturelles et de l’éducation.
No 2634 (annexe). – Projet de loi relatif à l’accompagnement des malades et de la fin de vie : texte de la
commission spéciale pour l’examen du projet de loi relatif à l’accompagnement des malades et de la fin de
vie.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 96 sur 132

Informations parlementaires
SÉNAT
Session ordinaire de 2023-2024

COMMISSIONS / ORGANES TEMPORAIRES

NOR : INPS2413787X

Réunions
Mercredi 22 mai 2024
Commission des Affaires économiques à 9 h 30 (Salle A263 - 2e étage Ouest)
Captation
1o Audition de M. Arthur Mensch, cofondateur de l’entreprise Mistral AI ;
2o Questions diverses.
Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées à partir de 9 h 30 (Salle René
Monory)
A 9 h 30
1o Audition de M. Thierry Francou, président-directeur général d’Eurenco.
A 11 heures
2o Audition de M. Nicolas Kassianides, Consul général de France à Jérusalem (En téléconférence).
3o Questions diverses.
Commission des Affaires sociales à 10 heures (Salle A213 - 2e étage Est)
1o Examen du rapport et du texte de la commission sur la proposition de loi, présentée par M. Xavier Iacovelli,
ouvrant la possibilité de concilier une activité professionnelle avec la fonction d’assistant familial (no 522,
2023-2024) ; (rapporteure : Mme Solanges Nadille)
2o Examen du rapport et du texte de la commission sur la proposition de loi, présentée par Mme Jacqueline
Eustache-Brinio et plusieurs de ses collègues, visant à encadrer les pratiques médicales mises en oeuvre dans la
prise en charge des mineurs en questionnement de genre (no 435, 2023-2024) ; (rapporteur : M. Alain Milon)
3o Questions diverses.
Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable à 9 h 30 et 16 h 30
A 9 h 30 (Salle Clemenceau)
1o Examen du rapport et élaboration du texte de la commission sur la proposition de loi no 514 (2023-2024),
adoptée par l’Assemblée nationale en première lecture, visant à protéger la population des risques liés aux
substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (M. Bernard Pillefer, rapporteur)
2o Demande de saisine pour avis et désignation d’un rapporteur pour avis sur la proposition de loi no 555
(2023-2024), présentée par M. Daniel Gremillet, Mme Dominique Estrosi Sassone et M. Bruno Retailleau, portant
programmation nationale et simplification normative dans le secteur économique de l’énergie
3o Questions diverses
A 16 h 30 (Salle Clemenceau)
Captation
1o Table ronde relative à la « Politique européenne des transports : enjeux et défis de la prochaine mandature »,
conjointement avec la commission des affaires européennes, avec :
Mme Marie-Ange Debon, Présidente de l’Union française des Transports Publics et ferroviaires (UTP)
M. Pierre Leflaive, responsable transports de Réseau Action Climat - France
M. Florent Moretti, conseiller transports à la Représentation permanente de la France auprès de l’Union
européenne (sous réserve)
M. Denis Saada, Président de la verticale Nouvelles Mobilités au sein de l’Alliance des mobilités
2o Questions diverses
Commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport à 9 h 30 et 16 h 30
A 9 h 30
(Salle A245 - 2e étage Ouest)
Captation
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 96 sur 132

1o Audition de M. Laurent Buisson, directeur général de l’Institut national des sciences et industries du vivant et
de l’environnement (AgroParisTech), M. Michel Dantin, président du Conseil National de l’Enseignement
Agricole Privé et M. Roland Grimault, directeur de l’Union Nationale des Maisons Familiales et Rurales, sur les
articles relatifs à l’enseignement agricole du projet de loi d’orientation pour la souveraineté en matière agricole et
de renouvellement des générations en agriculture
2o Questions diverses
A 16 h 30
(Salle René Monory)
Captation
1o Audition de M. Jaume Rourès, fondateur et ancien président de Mediapro, dans le cadre de la mission
d’information sur l’intervention des fonds d’investissement dans le football professionnel français
2o Questions diverses
Commission des Finances à 9 heures (Salle de la commission)
1o Examen du rapport de Mme Christine Lavarde, rapporteur, et élaboration du texte de la commission sur la
proposition de loi no 513 (2022-2023), adoptée par l’Assemblée nationale, visant à mieux indemniser les dégâts sur
les biens immobiliers causés par le retrait-gonflement de l’argile
2o Audition de M. Éric Lombard, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations
3o Contrôle budgétaire - communication de M. Olivier Paccaud, rapporteur spécial, sur les personnels
administratifs du ministère de l’Éducation nationale
4o Désignation des candidats pour faire partie de la commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur
les dispositions restant en discussion sur la proposition de loi visant à accroître le financement des entreprises et
l’attractivité de la France
5o Questions diverses.
Commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et
d’administration générale à 9 h 30 (Salle A216 – 2e étage aile Est)
1o Désignation des candidats pour faire partie de l’éventuelle commission mixte paritaire chargée de proposer un
texte sur les dispositions restant en discussion de la proposition de loi visant à prévenir les ingérences étrangères en
France ;
2o Désignation d’un rapporteur sur la proposition de loi no 556 (2023-2024) visant à assouplir la gestion des
compétences « eau » et « assainissement », présentée par M. Jean-Michel Arnaud ;
3o Examen des amendements éventuels au texte no 596 (2023-2024) de la commission sur la proposition de loi
o
n 479 (2023-2024), adoptée par l’Assemblée nationale après engagement de la procédure accélérée, visant à
prévenir les ingérences étrangères en France (rapporteur : Mme Agnès Canayer) ;
4o Examen, en deuxième lecture, du rapport de Mme Cécile Cukierman et du texte proposé par la commission
sur la proposition de loi no 310 (2023-2024), modifiée par l’Assemblée nationale en première lecture, encadrant
l’intervention des cabinets de conseil privés dans les politiques publiques ;
5o Questions diverses.
Commission spéciale sur le projet de loi de simplification de la vie économique à 14 heures (Salle
Clemenceau)
Captation
Audition, sous forme de table ronde, de :
MM. Julien Gondard, directeur général, et Samuel Deguara, directeur des affaires publiques et des relations
institutionnelles, de CMA France ;
Mme Bénédicte Caron, vice-présidente chargée des affaires économiques, M. Lionel Vignaud, directeur des
affaires économiques, juristes et fiscales, et Mme Léa Bouchet, juriste à la direction des affaires économiques,
juristes et fiscales, de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CMPE) ;
MM. Michel Picon, président, Pierre Burban, secrétaire général, et Mme Thérèse Note, chargée des relations
avec le Parlement, de l’Union des entreprises de proximité (U2P).
Mission d’information sur le thème : « Architectes des bâtiments de France : périmètre et compétences »
à 13 h 30 (Salle 245)
Captation
Audition de Christophe Leribault, président de l’établissement public du château, du musée et du domaine
national de Versailles
Mission d’information sur le thème : « L’avenir de la santé périnatale et son organisation territoriale » à
13 h 30 (Salle 213 de la commission des affaires sociales)
Captation
1o Audition de Mme Véronique Hamayon, présidente de la sixième chambre de la Cour des comptes, sur le
rapport de la Cour des comptes sur la politique de périnatalité ;
2o Questions diverses.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 96 sur 132

Délais limites de dépôt des amendements en commission


Commission des affaires économiques
Proposition de loi portant programmation nationale et simplification normative dans le secteur économique de
l’énergie
Lundi 27 mai 2024 12 heures
Projet de loi relatif au développement de l’offre de logements abordables
Jeudi 30 mai 2024 12 heures
Projet de loi d’orientation pour la souveraineté en matière agricole et le renouvellement des générations en
agriculture
Jeudi 6 juin 2024 12 heures
Commission des affaires sociales
Proposition de loi pour améliorer la prise en charge de la sclérose latérale amyotrophique et d’autres maladies
évolutives graves
Lundi 3 juin 2024 12 heures
Commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport
Proposition de loi visant à assurer le respect du principe de laïcité dans le sport
Lundi 3 juin 2024 12 heures
Proposition de loi visant à assurer la mixité sociale et scolaire dans les établissements d’enseignement publics et
privés sous contrat du premier et du second degrés et à garantir davantage de transparence dans les procédures
d’affectation et de financement des établissements privés sous contrat
Lundi 3 juin 2024 12 heures
Proposition de loi relative à la réforme de l’audiovisuel public et à la souveraineté audiovisuelle
Lundi 10 juin 2024 12 heures
Commission des finances
Proposition de loi visant à mettre en place une imposition des sociétés plus juste et plus écologique
Lundi 3 juin 2024 12 heures
Proposition de loi visant à lutter contre les fermetures abusives de comptes bancaires
Lundi 3 juin 2024 12 heures
Commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et
d’administration générale
Proposition de loi visant à assouplir la gestion des compétences « eau » et « assainissement » Lundi 3 juin 2024 12
heures
Proposition de loi visant à réduire le nombre de conseillers municipaux dans les petites communes
Lundi 3 juin 2024 12 heures
Commission spéciale sur le projet de loi de simplification de la vie économique
Vendredi 24 mai 2024 12 heures

Commission des affaires européennes


Réunion
Commission des affaires européennes à partir de 14 heures
A 14 h 00
(Salle René Monory)
1o Proposition de directive relative à la lutte contre les abus sexuels et l’exploitation sexuelle des enfants (COM
(2024) 60 final) : examen de la proposition de résolution européenne portant avis motivé sur la conformité au
principe de subsidiarité de M. André Reichardt ;
2o Questions diverses.
A 16 h 30
(Salle Clemenceau)
Captation
1o Table ronde « Politique européenne des transports : enjeux et défis de la prochaine mandature », en commun
avec la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, en présence de :
Mme Marie-Ange Debon, Présidente de l’Union française des TransportsPublics et ferroviaires (UTP) ;
M. Pierre Leflaive, responsable transports de Réseau Action Climat - France ;
M. Florent Moretti, conseiller transports à la Représentation permanente de laFrance auprès de l’Union
européenne (sous réserve) ;
M. Denis Saada, Président de la verticale Nouvelles Mobilités au sein del’Alliance des mobilités ;
2o Questions diverses.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 96 sur 132

Membres présents ou excusés


Convocation
Commission des affaires européennes
CONVOCATION RECTIFIÉE
La réunion du mercredi 22 mai 2024 est décalée de 13 h 45 à 14 heures.
Mercredi 22 mai 2024
14 heures
(Salle René Monory)
1o Proposition de directive relative à la lutte contre les abus sexuels et l’exploitation sexuelle des enfants (COM
(2024) 60 final) : examen de la proposition de résolution européenne portant avis motivé sur la conformité au
principe de subsidiarité de M. André Reichardt ;
2o Questions diverses.
A 16 h 30
(Salle Clemenceau)
Captation
1o Table ronde « Politique européenne des transports : enjeux et défis de la prochaine mandature », en commun
avec la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, en présence de :
Mme Marie-Ange Debon, Présidente de l’Union française des Transports Publics et ferroviaires (UTP) ;
M. Pierre Leflaive, responsable transports de Réseau Action Climat - France ;
M. Florent Moretti, conseiller transports à la Représentation permanente de la France auprès de l’Union
européenne ;
M. Denis Saada, Président de la verticale Nouvelles Mobilités au sein de l’Alliance des mobilités ;
2o Questions diverses.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 97 sur 132

Informations parlementaires
SÉNAT
Session ordinaire de 2023-2024

DOCUMENTS DÉPOSÉS

NOR : INPS2413776X

Documents parlementaires
Documents enregistrés à la Présidence du Sénat
le mardi 21 mai 2024
Dépôt de propositions de loi et de résolution
o
N 608 (2023-2024) Proposition de résolution européenne présentée par M. Cyril PELLEVAT, en application de
l’article 73 quinquies du Règlement, visant à reconnaître la spécificité de l’engagement des sapeurs-
pompiers volontaires et à renforcer le dispositif européen de protection civile, envoyée à la commission des
affaires européennes.

Dépôt de rapports et de textes de commission


o
N 609 (2023-2024) Rapport fait par Mmes Dominique VÉRIEN, sénatrice, et Émilie CHANDLER, députée, au
nom de la commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion
de la proposition de loi renforçant l’ordonnance de protection et créant l’ordonnance provisoire de
protection immédiate.
No 610 (2023-2024) Texte de la commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions
restant en discussion de la proposition de loi renforçant l’ordonnance de protection et créant l’ordonnance
provisoire de protection immédiate.

Dépôt de rapports d’information


o
N 611 (2023-2024) Rapport d’information fait par M. Christian REDON-SARRAZY et Mme Anne VENTALON
au nom de la délégation sénatoriale à la prospective sur « IA et santé ».
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 98 sur 132

Informations parlementaires
SÉNAT
Session ordinaire de 2023-2024

DOCUMENTS PUBLIÉS

NOR : INPS2413777X

Addendum aux documents publiés sur le site internet du Sénat


le vendredi 17 mai 2024
No 593 (2023-2024) Avis présenté par M. Claude MALHURET au nom de la commission des affaires étrangères,
de la défense et des forces armées sur la proposition de loi, adoptée par l’Assemblée nationale après
engagement de la procédure accélérée, visant à prévenir les ingérences étrangères en France (no 479,
2023-2024).

Documents publiés sur le site internet du Sénat


le mardi 21 mai 2024
No 564 (2023-2024) Proposition de loi présentée par M. Jean-Luc BRAULT, visant à poursuivre la réduction des
inégalités territoriales pour les ouvertures de casinos, envoyée à la commission des lois constitutionnelles,
de législation, du suffrage universel, du Règlement et d’administration générale, sous réserve de la
constitution éventuelle d’une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.
No 590 (2023-2024) Proposition de loi présentée par M. Stéphane RAVIER, visant à protéger le statut de sapeur-
pompier volontaire, envoyée à la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage
universel, du Règlement et d’administration générale, sous réserve de la constitution éventuelle d’une
commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.
o
N 607 (2023-2024) Rapport d’information fait par Mmes Laure DARCOS, Christine LAVARDE, Dominique
VÉRIEN et M. Stéphane PIEDNOIR au nom de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des
chances entre les hommes et les femmes, de la délégation sénatoriale à la prospective et de l’Office
parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques rendant compte de l’événement
consacré à la place des femmes dans l’Intelligence Artificielle, organisé à l’occasion de la Journée
internationale des droits des femmes, le 7 mars 2024.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 99 sur 132

Informations parlementaires
SÉNAT
Session ordinaire de 2023-2024

RAPPORTS AU PARLEMENT

NOR : INPS2413761X

No 86 (2023-2024) – RP – Contrat d’objectifs et de moyens 2024-2026 entre l’Etat et Expertise France, en


application de l’article 1 de la loi no 2010-873 du 27 juillet 2010 relative à l’action extérieure de l’Etat,
transmis à la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, à la commission de la
culture, de l’éducation, de la communication et du sport, et à la commission des finances.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 100 sur 132

Informations parlementaires
SÉNAT
Session ordinaire de 2023-2024

INFORMATIONS DIVERSES

NOR : INPS2413783X

Décès d’un ancien sénateur


M. le Président du Sénat a le regret de faire part du décès de Jean-Claude GAUDIN, qui fut sénateur
des Bouches-du-Rhône de 1989 à 1995 puis de 1998 à 2017.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 101 sur 132

Informations parlementaires
COMMISSIONS MIXTES PARITAIRES

COMMISSIONS MIXTES PARITAIRES

NOR : INPX2413784X

1. Composition
BUREAU
Commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion de la
proposition de loi renforçant l’ordonnance de protection et créant l’ordonnance provisoire de protection
immédiate
Dans sa séance du mardi 21 mai 2024, la commission mixte paritaire a nommé son bureau ainsi composé :
Président : M. Sacha Houlié

Vice-Président : M. François-Noël Buffet

Rapporteures : Mme Émilie Chandler

Mme Dominique Vérien

2. Membres présents ou excusés


Commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion de la
proposition de loi renforçant l’ordonnance de protection et créant l’ordonnance provisoire de protection
immédiate
Réunion du mardi 21 mai 2024 à 9 h 05

Députés
Titulaires. - M. Erwan Balanant, Mme Pascale Bordes, Mme Émilie Chandler, M. Sacha Houlié, Mme Alexandra
Martin (Alpes-Maritimes), Mme Pascale Martin, Mme Caroline Yadan
Suppléant. - Mme Cécile Untermaier

Sénateurs
Titulaires. - M. Hussein Bourgi, M. François-Noël Buffet, Mme Agnès Canayer, Mme Muriel Jourda,
Mme Laurence Rossignol, Mme Dominique Vérien
Suppléants. - Mme Olivia Richard, Mme Mélanie Vogel, M. Dany Wattebled
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 102 sur 132

Avis et communications

AVIS DE CONCOURS ET DE VACANCE D'EMPLOIS

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Avis de vacance d’emplois fonctionnels de coordonnateur en maïeutique


de certains établissements mentionnés à l’article L. 5 du code général de la fonction publique
NOR : TSSH2413565V

Est vacant en vue d’être pourvu en application du décret no 2014-1586 du 23 décembre 2014 relatif aux
conditions de nomination et d’avancement dans les emplois fonctionnels de coordonnateurs en maïeutique de
certains établissements mentionnés à l’article L. 5 du code général de la fonction publique l’emploi fonctionnel de
coordonnateur en maïeutique ci-après :
Emploi fonctionnel de coordonnateur en maïeutique mentionné au 1o de l’article 2 de l’arrêté du 27 mai 2015
fixant la liste des emplois fonctionnels de coordonnateur en maïeutique de certains établissements mentionnés à
l’article L. 5 du code général de la fonction publique :
– maternité du centre hospitalier Saint-Jean de Perpignan, à Perpignan (Pyrénées-Orientales).
Peuvent faire acte de candidature :
1o Les sages-femmes des hôpitaux appartenant au corps régi par le décret no 2014-1585 du 23 décembre 2014
modifié portant statut particulier des sages-femmes des hôpitaux de la fonction publique hospitalière, ayant atteint
au moins le 5e échelon du second grade, comptant au moins trois ans d’ancienneté dans ce grade et titulaires du
diplôme de cadre sage-femme, ou d’un diplôme de niveau I en gestion et pédagogie dans le domaine de la
périnatalité figurant sur une liste établie par le ministre chargé de la santé ;
2o Les fonctionnaires et les militaires autres que ceux mentionnés au 1o, titulaires d’un des diplômes ou titres
mentionnés à l’article L. 4151-5 du code de la santé publique, ou d’une autorisation d’exercer la profession de
sage-femme délivrée par le ministre chargé de la santé en application des dispositions des articles L. 4111-1
à L. 4111-4 de ce code, ayant atteint au moins l’indice brut correspondant à l’échelon mentionné au 1o, titulaires
d’un grade d’avancement dans leur corps ou cadre d’emplois d’origine dont l’indice brut terminal est au moins égal
à celui du corps des sages-femmes des hôpitaux et justifiant des qualifications mentionnées au 1o.
Les candidats ou les candidates doivent adresser au directeur de l’établissement concerné, pour chaque emploi,
dans un délai de trois semaines à compter de la date de publication du présent avis au Journal officiel de la
République française (le cachet de la poste faisant foi) :
– un exemplaire du dossier par la voie hiérarchique ;
– la fiche de candidature établie selon le modèle ci-après annexé.
Le dossier de candidature se compose :
Pour les personnels appartenant au corps des sages-femmes hospitalières :
– une lettre de motivation ;
– une fiche de candidature établie selon le modèle ci-après annexé ;
– un curriculum vitae ;
– les trois dernières fiches de notation.
Pour les fonctionnaires n’appartenant pas au corps des sages-femmes hospitalières :
– une lettre de motivation ;
– une fiche de candidature établie selon le modèle ci-après annexé ;
– les trois dernières fiches de notation ;
– un curriculum vitae ;
– une copie de la dernière décision indiciaire ;
– la grille indiciaire du corps d’origine faisant apparaître le grade d’avancement ;
– l’avis motivé de l’autorité investie du pouvoir de nomination sur leur aptitude à occuper un emploi fonctionnel
de coordonnateur en maïeutique.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 102 sur 132

ANNEXE
FICHE DE CANDIDATURE
(deux pages maximum)
Poste demandé : ........................................................................................................................................................

A. – INFORMATIONS PERSONNELLES
Nom : ........................................................................................................................................................................
Prénom(s) : ...............................................................................................................................................................
Age : .........................................................................................................................................................................
Situation familiale : ..................................................................................................................................................
Adresse personnelle complète : ...............................................................................................................................
Téléphone personnel : ............................................................. Portable : ..............................................................
Courriel : ...................................................................................................................................................................
Diplômes universitaires et professionnels : .............................................................................................................
Actions de formation continue suivies (au cours des cinq dernières années) : .....................................................
....................................................................................................................................................................................

B. – SITUATION PROFESSIONNELLE
(pour les personnes n’ayant pas la qualité de fonctionnaire remplir à partir du 2o)
1o Corps ou cadre d’emploi d’origine/grade : .........................................................................................................
2o Etablissement ou administration d’affectation ou employeur actuel : ...............................................................
....................................................................................................................................................................................
3o Poste et fonctions occupés actuellement : ...........................................................................................................
Déroulement de carrière (préciser les postes, les fonctions) : ................................................................................
....................................................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................................................
Autres actions menées (intérim, missions spécifiques, formations données…) : ..................................................
....................................................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................................................
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 103 sur 132

Avis et communications

AVIS DE CONCOURS ET DE VACANCE D'EMPLOIS

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Avis de vacance d’emplois de directeurs des soins


de la fonction publique hospitalière
NOR : TSSN2413718V

Emplois de directeurs des soins proposés aux directeurs des soins en vue d’être pourvus par voie de mutation ou
détachement en application des articles 22 et 23 du décret no 2002-550 du 19 avril 2002 modifié portant statut
particulier du corps de directeurs des soins de la fonction publique hospitalière :
– centre hospitalier intercommunal Compiègne-Noyon et EHPAD de Beaulieu les Fontaines, de Cuts et
d’Attichy-Tracy-le-Mont (Oise), un emploi de directeur des soins.
Peuvent faire acte de candidature :
1. Les directeurs ou directrices des soins régis par les dispositions du décret no 2002-550 du 19 avril 2002
modifié ;
2. Les fonctionnaires de catégorie A appartenant à un corps ou un cadre d’emplois d’un niveau comparable au
sens des dispositions de la loi no 2009-972 du 3 août 2009 relative à la mobilité et aux parcours professionnels
dans la fonction publique, et justifiant des diplômes et titres exigés pour être recrutés dans le corps de
directeur des soins. Le dossier se compose de :
– la photocopie de la carte d’identité ou du livret de famille ;
– la copie de la décision prononçant la nomination dans le corps ou cadre d’emplois actuel ;
– l’arrêté fixant l’échelonnement indiciaire de ce corps ;
– la copie de la dernière décision indiciaire.
Toute demande de communication de fiche de poste devra être effectuée par l’intéressé auprès de l’établissement
de santé concerné.
Les candidats doivent adresser leur candidature, dans un délai de trois semaines à compter de la date de
publication du présent avis, aux destinataires suivants :
– le chef des établissements de santé où ils sont candidats (curriculum vitae, lettre de motivation, trois dernières
fiches d’évaluation) ;
– le Centre national de gestion par courriel à l’adresse suivante : cng-mobilite-dirsoins@[Link]
(curriculum vitae, lettre de motivation).
Un accusé de réception leur sera adressé.
Aucune candidature ne pourra être prise en compte sans l’avis du chef d’établissement d’origine.
Les candidatures, si elles sont multiples, seront regroupées sur une seule lettre revêtue du visa du supérieur
hiérarchique, et accompagnée d’un curriculum vitae.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 104 sur 132

Avis et communications

AVIS DIVERS

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES


ET DE LA SOUVERAINETÉ INDUSTRIELLE ET NUMÉRIQUE

Avis relatif à l’indice des prix à la consommation


NOR : ECOO2413329V

L’indice mensuel des prix à la consommation de l’ensemble des ménages s’établit à 120,07 en avril 2024
(117,50 en avril 2023 sur la base 100 en 2015).
L’indice mensuel des prix à la consommation, hors tabac, de l’ensemble des ménages s’établit à 119,01 en
avril 2023 (116,61 en avril 2023 sur la base 100 en 2015).
L’indice mensuel des prix à la consommation, hors tabac, des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou
employé s’établit à 118,20 en avril 2024 (115,94 en avril 2023 sur la base 100 en 2015).
L’indice mensuel des prix à la consommation, hors tabac, des ménages du premier quintile de la distribution des
niveaux de vie s’établit à 119,01 en avril 2024 (116,76 en avril 2023 sur la base 100 en 2015).
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 105 sur 132

Avis et communications

AVIS DIVERS

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Avis relatif aux prix de spécialités pharmaceutiques


NOR : TSSS2410265V

En application des conventions entre le comité économique des produits de santé et les sociétés HORUS
PHARMA, PHARMA LAB, les prix de la spécialité pharmaceutique visée ci-dessous sont fixés comme suit :
No CIP Présentation PFHT PPTTC

34009 302 637 2 3 LACRYADEX (dexaméthasone, oxytétracycline) 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique, 10g en tube
(B/1) (laboratoires HORUS PHARMA) 2,94 € 3,58 €

34009 495 016 2 5 NIVESTIM 30 MU/0,5 ml (filgrastim), solution injectable ou pour perfusion, 0,5 ml en seringue pré-
remplie (B/5) (laboratoires PHARMA LAB) 239,79 € 275,85 €

Cette décision entre en vigueur à compter du quatrième jour suivant la publication au Journal officiel de la
République française.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 106 sur 132

Avis et communications

AVIS DIVERS

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Avis relatif à la décision de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie


portant fixation du taux de participation de l’assuré applicable à une spécialité pharmaceutique
NOR : TSSS2410266V

Par décision du directeur général de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie en date du 28 août 2023,
le taux de participation de l’assuré applicable à la spécialité citée ci-dessous est fixé comme suit :
Taux
Code CIP Présentation de participation

34009 302 637 2 3 LACRYADEX (dexaméthasone, oxytétracycline) 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique, 10g en tube (B/1)
(laboratoires HORUS PHARMA) 70 %
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Avis et communications

AVIS DIVERS

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Avis relatif aux prix


de spécialités pharmaceutiques
NOR : TSSS2411256V

En application des conventions entre le comité économique des produits de santé et les sociétés EG LABO
LABORATOIRES EUROGENERICS, LES LABORATOIRES SERVIER, TEVA SANTE, VENIPHARM,
ZENTIVA FRANCE, les prix des spécialités pharmaceutiques visées ci-dessous sont fixés comme suit :
No CIP Présentation PFHT PPTTC

34009 302 892 0 4 BOSUTINIB BIOGARAN 100 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN) 193,17 € 236,72 €

34009 302 892 2 8 BOSUTINIB BIOGARAN 400 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN) 772,67 € 921,78 €

34009 302 892 3 5 BOSUTINIB BIOGARAN 500 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN) 965,84 € 1119,01 €

34009 302 878 8 0 BOSUTINIB EG 100 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES
EUROGENERICS) 193,17 € 236,72 €

34009 302 879 0 3 BOSUTINIB EG 400 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES
EUROGENERICS) 772,67 € 921,78 €

34009 302 879 1 0 BOSUTINIB EG 500 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES
EUROGENERICS) 965,84 € 1119,01 €

34009 302 496 6 6 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 200 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1)
(laboratoires BIOGARAN) 0,70 € 1,11 €

34009 302 674 7 9 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1)
(laboratoires BIOGARAN) 0,70 € 1,11 €

34009 302 674 8 6 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/2)
(laboratoires BIOGARAN) 1,40 € 1,91 €

34009 302 674 9 3 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/4)
(laboratoires BIOGARAN) 2,80 € 3,46 €

34009 302 496 5 9 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 80 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1)
(laboratoires BIOGARAN) 0,70 € 1,11 €

34009 302 862 4 1 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/10 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires
TEVA SANTE) 8,40 € 10,73 €

34009 302 862 8 9 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/10 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires
TEVA SANTE) 25,20 € 31,46 €

34009 302 863 2 6 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/20 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires
TEVA SANTE) 8,40 € 10,73 €

34009 302 863 5 7 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/20 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires
TEVA SANTE) 25,20 € 31,46 €

34009 302 863 8 8 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/40 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires
TEVA SANTE) 8,40 € 10,73 €

34009 302 864 1 8 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/40 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires
TEVA SANTE) 25,20 € 31,46 €

34009 302 864 5 6 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/80 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires
TEVA SANTE) 8,40 € 10,73 €
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 107 sur 132

No CIP Présentation PFHT PPTTC

34009 302 864 9 4 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/80 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires
TEVA SANTE) 25,20 € 31,46 €

34009 302 920 8 2 PAROXETINE TEVA SANTE 20 mg, comprimés pelliculés sécables (B/14) (laboratoires TEVA
SANTE) 1,67 € 2,20 €

34009 302 774 3 0 URAPIDIL ZENTIVA LP 30 mg, gélules à libération prolongée en flacon (PEHD) (B/30)
(laboratoires ZENTIVA FRANCE) 2,53 € 3,16 €

34009 302 774 7 8 URAPIDIL ZENTIVA LP 60 mg, gélules à libération prolongée en flacon (PEHD) (B/30)
(laboratoires ZENTIVA FRANCE) 5,05 € 5,99 €

No CIP Présentation PFHT PPTTC TFR

34009 302 767 1 6 PHLOROGLUCINOL VENIPHARM 160 mg, comprimés orodispersibles (B/5)
(laboratoires VENIPHARM) 1,00 € 1,43 € 1,43 €

Cette décision entre en vigueur à compter du quatrième jour suivant la publication au Journal officiel de la
République française.
Les prix des spécialités pharmaceutiques visées ci-dessous sont les suivants à compter du 1er juin 2024 :
No CIP Présentation PFHT PPTTC

34009 302 892 0 4 BOSUTINIB BIOGARAN 100 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN) 193,17 € 231,79 €

34009 302 892 2 8 BOSUTINIB BIOGARAN 400 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires BIOGARAN) 772,67 € 902,14 €

34009 302 878 8 0 BOSUTINIB EG 100 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES
EUROGENERICS) 193,17 € 231,79 €

34009 302 879 0 3 BOSUTINIB EG 400 mg, comprimés pelliculés (B/28) (laboratoires EG LABO LABORATOIRES
EUROGENERICS) 772,67 € 902,14 €
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 108 sur 132

Avis et communications

AVIS DIVERS

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Avis relatif aux décisions de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie portant fixation
des taux de participation de l’assuré applicables à des spécialités pharmaceutiques
NOR : TSSS2411257V

Par décisions du directeur général de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie en date des 19 mars,
9 avril et 22 avril 2024, les taux de participation de l’assuré applicables aux spécialités citées ci-dessous sont fixés
comme suit :
Taux
Code CIP Présentation de participation

34009 302 496 6 6 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 200 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1) (laboratoires
BIOGARAN) 35 %

34009 302 674 7 9 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1) (laboratoires
BIOGARAN) 35 %

34009 302 674 8 6 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/2) (laboratoires
BIOGARAN) 35 %

34009 302 674 9 3 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 50 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/4) (laboratoires
BIOGARAN) 35 %

34009 302 496 5 9 CHOLECALCIFEROL BIOGARAN 80 000 UI, solution buvable, 2 ml en ampoule (B/1) (laboratoires
BIOGARAN) 35 %

34009 302 862 4 1 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/10 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE) 35 %

34009 302 862 8 9 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/10 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE) 35 %

34009 302 863 2 6 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/20 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE) 35 %

34009 302 863 5 7 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/20 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE) 35 %

34009 302 863 8 8 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/40 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE) 35 %

34009 302 864 1 8 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/40 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE) 35 %

34009 302 864 5 6 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/80 mg, comprimés pelliculés (B/30) (laboratoires TEVA SANTE) 35 %

34009 302 864 9 4 EZETIMIBE/ATORVASTATINE TEVA 10 mg/80 mg, comprimés pelliculés (B/90) (laboratoires TEVA SANTE) 35 %

34009 302 920 8 2 PAROXETINE TEVA SANTE 20 mg, comprimés pelliculés sécables (B/14) (laboratoires TEVA SANTE) 35 %

34009 302 774 3 0 URAPIDIL ZENTIVA LP 30 mg, gélules à libération prolongée en flacon (PEHD) (B/30) (laboratoires ZENTIVA
FRANCE) 35 %

34009 302 774 7 8 URAPIDIL ZENTIVA LP 60 mg, gélules à libération prolongée en flacon (PEHD) (B/30) (laboratoires ZENTIVA
FRANCE) 35 %

Code CIP Présentation Taux


de participation

34009 302 767 1 6 PHLOROGLUCINOL VENIPHARM 160 mg, comprimés orodispersibles (B/5) (laboratoires VENIPHARM) 85 %
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 109 sur 132

Avis et communications

AVIS DIVERS

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS

Avis relatif aux prix de spécialités pharmaceutiques


publiés en application des articles L. 162-16-5 et L. 162-16-6 code de la sécurité sociale
NOR : TSSS2412329V

En application de la convention entre le comité économique des produits de santé et la société EVER PHARMA
FRANCE et en application du premier alinéa de l’article L. 162-16-5 du code de la sécurité sociale, le prix de
cession hors taxes aux établissements de santé pour la spécialité ci-après est :
Prix de vente HT par UCD
Code UCD Libellé Laboratoire exploitant aux établissements
de santé (en €)

34008 900 319 4 3 PLERIXAFOR SEA 20MG/ML INJ FL EVER PHARMA FRANCE 3 289,200

En application de la convention entre le comité économique des produits de santé et la société EVER PHARMA
FRANCE et du I de l’article L. 162-16-6 du code de la sécurité sociale, le tarif de responsabilité et le prix limite de
vente de la spécialité ci-après sont :
Prix limite de vente
Tarif de HT par UCD
Code UCD Libellé Laboratoire exploitant responsabilité aux établissements
HT par UCD (en €) de santé (en €)

34008 900 319 4 3 PLERIXAFOR SEA 20MG/ML INJ FL EVER PHARMA FRANCE 3 289,200 3 289,200
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 110 sur 132

Avis et communications

AVIS DIVERS

MINISTÈRE DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE


ET DE LA COHÉSION DES TERRITOIRES

Avis no 06 relatif à la fermeture de certains quotas


et/ou sous-quotas de pêche pour l’année 2024
NOR : TREM2412193V

1) Le quota de hareng (Clupea harengus) attribué dans les zones CIEM Vb, VIa Nord, VIb aux navires battant
pavillon français, est réputé épuisé pour l’année 2024.
La pêche de hareng est donc interdite dans les eaux de l’Union, les eaux du Royaume-Uni et les eaux
internationales des zones Vb, VIa Nord, VIb pour les navires battant pavillon français.
Conformément à l’article 15 du règlement (UE) no 1380/2013 du 11 décembre 2013, les captures inévitables de
hareng, pêché après cette interdiction dans les zones CIEM Vb, VIa Nord, VIb par les navires battant pavillon
français, doivent être intégralement enregistrées, débarquées et déclarées.
Néanmoins, par dérogation au paragraphe 1 de cet article 15, les quantités liées aux exemptions définies dans le
règlement délégué (UE) 2023/2623 complétant le règlement (UE) 2019/472 du Parlement européen et du Conseil
en précisant les modalités de l’obligation de débarquement pour certaines pêcheries dans les eaux occidentales pour
la période 2024-2027, peuvent être rejetées.
En application de l’article L. 945-4-15 du code rural et de la pêche maritime, la commercialisation de hareng,
pêché après cette interdiction dans les zones CIEM Vb, VIa Nord, VIb par les navires battant pavillon français, est
interdite.
2) Le quota de lingue franche (Molva molva), attribué aux navires adhérents à l’organisation de producteurs
FROM Nord dans les eaux norvégiennes de la zone CIEM IV est réputé épuisé pour l’année 2024.
La pêche de la lingue franche est donc interdite dans les eaux norvégiennes de la zone CIEM IV pour les navires
adhérents à l’organisation de producteurs FROM Nord.
Conformément à l’article 15 du règlement (UE) no 1380/2013-5 du 11 décembre 2013, les captures inévitables
de lingue franche, pêchée après cette interdiction dans les eaux norvégiennes de la zone CIEM IV par les navires
adhérents à l’organisation de producteurs FROM Nord, doivent être intégralement enregistrées, débarquées et
déclarées.
En application de l’article L. 945-4-15 du code rural et de la pêche maritime, la commercialisation de lingue
franche, pêchée après cette interdiction dans les eaux norvégiennes de la zone CIEM IV par les navires adhérents à
l’organisation de producteurs FROM Nord, est interdite.
3) Le sous-quota de raies (Rajiformes), attribué dans les zones CIEM II, IV aux navires non-adhérents à une
organisation de producteurs, est réputé épuisé pour l’année 2024.
La pêche de raies est donc interdite en zones II, IV pour les navires non-adhérents à une organisation de
producteurs.
La conservation à bord, le transbordement et le débarquement de raies, pêchées après cette interdiction dans les
zones II, IV par les navires non-adhérents à une organisation de producteurs, sont également interdits.
Conformément à l’article 15 du règlement (UE) no 1380/2013-5 du 11 décembre 2013, les rejets de raies pêchées
de manière inévitable après cette interdiction dans les zones II, IV, doivent être intégralement enregistrés et
déclarés.
22 mai 2024 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 111 sur 132

ANNONCES
Les annonces sont reçues à la direction de l’information légale et administrative
Demandes de changement de nom : téléprocédure sécurisée
Fiche pratique disponible sur [Link]

Autres annonces : [Link]@[Link]


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DILA, DIRE JOURNAUX OFFICIELS, TSA No 71641, 75901 PARIS CEDEX 15

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