Étude et Amélioration d'un Local de Peinture
Étude et Amélioration d'un Local de Peinture
Pour l’Obtention du
Thème :
Effectué à :
Soutenu le : 20/07/2022
Devant le jury :
• Pr. BOUJMAL Radouane Faculté des Sciences et Techniques de Fès
• Pr. SEDDOUKI Abbass Faculté des Sciences et Techniques de Fès
• Pr. EL KHALFI Ahmed Faculté des Sciences et Techniques de Fès
I
Dédicaces :
C’est avec une grande émotion que je dédie ce projet de fin d’études aux êtres
les plus chers :
A MYASSAR Hiba ;
Pour le soutien, l’encouragement, la patience et les moments de partage. Je ne
pourrais que te remercie pour tout ce que t’as fait pour moi, que dieux vous
bénisse et vous protège, et vous donne une vie pleine de bonheur et de succès.
A toute ma famille ;
Pour leur respect, leur amour et leurs encouragements. Que Dieu vous assiste et
vous fournit de la joie.
A mes amis ;
Pour tous vos conseils, encouragements et les magnifiques moments que nous
avons vécus ensemble.
II
Nomenclature :
Symbole Description Unité
Re Le nombre Reynolds -
Pr Le nombre de Prandtl -
Nu Le nombre de Nusselt -
T Température [C]
e Epaisseur de la plaque [m]
a Ecartement entre les plaques [m]
b Largeur de la plaque [m]
c Hauteur de l’échangeur [m]
λ Conductivité thermique [W/m.k]
𝑄𝑐 Quantité de chaleur [W.h]
𝝆 La masse volumique [kg/𝑚3 ]
𝜇 La viscosité dynamique [Pa.s]
Cp Capacité calorifique [J/kg.K]
V Vitesse [m/s]
𝐷ℎ Diamètre hydraulique [m]
Q Débit volumique [𝑚3 /s]
𝜈 Viscosité cinématique [m²/s]
ℎ𝑐 Coefficient d’échange [W/m².K]
k Coefficients d’échange globale [W/m².K].
𝑅𝑒𝑐 Résistance thermique d’encrassement de [m².K/W]
la plaque en contact avec l’air chaud
𝑅𝑒𝑓 Résistance thermique d’encrassement [m².K/W]
de la plaque en contact avec l’air froid
Φ Puissance thermique [W]
𝑞𝑚 Débit massique [kg/s]
𝛥𝑇𝐿𝑚 Différence de Température [K]
Logarithmique Moyenne
η Rendement. -
S Surface d’échange [ 𝑚2 ]
𝑚̇𝑐 𝑒𝑡 𝑚̇𝑓 Débits massiques des fluides chaud et [kg/s]
froid
𝑆𝑃𝑙𝑎𝑞𝑢𝑒 Surface de la plaque [ 𝑚2 ]
Nbr_Plaques Nombre de plaques -
𝐷𝑖𝑚_é𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒𝑢𝑟 Dimensionnement de l’échangeur [𝑚3 ]
III
Liste des figures :
Figure 1: Machine d'injection ZAMAK robotisée. .................................................................... 5
Figure 2 : Moulage en coquille. ................................................................................................. 5
Figure 3 : Machine-outil à commande numérique. .................................................................... 6
Figure 4 : Traitement de surface des pièces métalliques. ........................................................... 6
Figure 5 : (a) Pièces prés pour la peinture ; (b) Les porteurs de pièces. .................................... 8
Figure 6 : Four de chauffage. ..................................................................................................... 8
Figure 7 : Peindre les pièces métalliques avec pistolet de pulvérisation. .................................. 9
Figure 8 : Chambre de dégazage. ............................................................................................... 9
Figure 9 : L'organigramme générale de Zénith Fonderie. ........................................................ 10
Figure 10: Cartographie Zenith Fonderie. ................................................................................ 11
Figure 11: Les trois modes de transfert de chaleur. ................................................................. 14
Figure 12 : Le transfert de chaleur à l’eau dans une casserole. ................................................ 15
Figure 13 : Transfert thermique par convection entre la paroi chaude et le fluide froid. ........ 16
Figure 14 : (A) Tour de refroidissement ; (B) Ventilateur d'un processeur d'ordinateur. ........ 16
Figure 15 : (A) Spot halogène avec focale ; (B) Parasol chauffant. ......................................... 17
Figure 16 : Développement de l’écoulement d’un fluide sur une plaque plane, trois régimes
d’écoulement sont visibles : laminaire, transitoire, et turbulent............................................... 20
Figure 19: les trois modes d’écoulement. ................................................................................. 22
Figure 20: Principales technologies d'échangeurs thermiques. (10) ........................................ 24
Figure 21: Répartition en pourcentage des recettes par type d’échangeur sur le marché total de
l’échangeur en Europe (données 1998). (11) .......................................................................... 24
Figure 22: Les quatre méthodes de récupération d’énergie thermique. ................................... 25
Figure 23 : Fonctionnement des caloducs. ............................................................................... 26
Figure 24 : Fonctionnement d'un échangeur à eau glycolée. ................................................... 27
Figure 25 : Fonctionnement d'un échangeur à plaques. ........................................................... 28
Figure 26: Echangeur à plaques ............................................................................................... 29
Figure 27: Fonctionnement d'un échangeur à plaques ............................................................. 30
Figure 28 : Fonctionnement d'un échangeur rotatif. ................................................................ 31
Figure 29 : Dessin perspective du local de peinture. ................................................................ 34
Figure 30 : Synoptique du local de peinture et système de distribution d’air. ......................... 34
Figure 31 : Canalisation de système de distribution de l'air ..................................................... 35
Figure 32 : Description simplifié du système de ventilation. ................................................... 36
Figure 33 : Description simplifié du problème à résoudre. ...................................................... 37
Figure 34 : Diagramme Bête à corne. ...................................................................................... 38
Figure 35 : Diagramme Pieuvre. .............................................................................................. 39
Figure 36 : Diagramme SADT. ................................................................................................ 40
Figure 37 : Diagramme FAST. ................................................................................................. 41
Figure 38: Les dimensions initiales de l’échangeur. ................................................................ 45
IV
Figure 39 : Schéma de principe d’un échangeur de chaleur..................................................... 47
Figure 40 : DTLM pour les modes d'écoulement :co-courant et contre-courant. .................... 49
Figure 41: Les types de double flux avec leurs rendements. (24) ............................................ 51
Figure 42 : Les dimensions de la plaque. ................................................................................. 52
Figure 43 : Les dimensions de l'échangeur à plaque. ............................................................... 52
Figure 44 : Les ailettes d'échange de chaleur : (a) Radiateur d’automobile ; (b) Moteur refroidi
par air ; (c) Les déférentes géométries des ailettes. .................................................................. 53
Figure 45 : Exemple d'échangeur thermique formé d'ailettes entre les plaques....................... 54
Figure 46 : Géométrie des ailettes ondulées pour échangeurs de chaleur à ailettes en plaques :
(a) ailette triangulaire unie ; (b) ailette rectangulaire lisse ; (c) ailettes ondulées ; (d) ailette en
bande décalée ; (e) ailette à volets multiples ; f) ailette perforée. ............................................ 55
Figure 47 : Les dimensions des ailettes. ................................................................................... 56
Figure 48 : Les dimensions finals de la plaque. ....................................................................... 56
Figure 49 : Les dimensions finals de l'échangeur à plaque. ..................................................... 57
Figure 50 : Vue en perspective d’échangeur à plaques. ........................................................... 58
Figure 51: La cabine de peinture. ............................................................................................. 60
Figure 52 : (a) Anémomètre à hélice ; (b) Anémomètre à résistance thermique. .................... 60
Figure 53 : l'anémomètre utilisé. .............................................................................................. 61
Figure 54 : Le quadrillage de la cabine avec exemple des mesures. ........................................ 61
Figure 55 : Exemples des mesures de vitesse en m/s pendant 3 jours. .................................... 62
Figure 56: Le système de filtration de la cabine. ..................................................................... 63
Figure 57 : Filtre choc métallique. ........................................................................................... 64
Figure 58 : Filtre PROCART H. .............................................................................................. 64
Figure 59 : Filtre à poche utilisé............................................................................................... 66
Figure 60 : Problème d'étanchéité : (a) avant l'utilisation ; (b) en cours d'utilisation. ............. 67
Figure 61 : Les dimensions de la cage. .................................................................................... 68
Figure 62 : La deuxième étape du dimensionnement de filtre polyester.................................. 68
Figure 63 : La troisième étape du dimensionnement de filtre polyester. ................................. 69
Figure 64 : La quatrième étape du dimensionnement de filtre polyester. ................................ 69
Figure 65 : La quatrième étape du dimensionnement de filtre polyester. ................................ 70
Figure 66 : La cinquième étape du dimensionnement de filtre polyester. ............................... 71
Figure 67 : La sixième étape du dimensionnement de filtre polyester. .................................... 71
Figure 68 : La première étape de la conception de la cage. ..................................................... 72
Figure 69 : La deuxième étape de la conception de la cage. .................................................... 72
Figure 70 : La troisième étape de la conception de la cage. ..................................................... 73
Figure 71 : La quatrième étape de la conception de la cage..................................................... 73
Figure 72 : La cinquième étape de la conception de la cage. ................................................... 74
Figure 73 : Vue en perspective du filtre à poche. ..................................................................... 74
Figure 74 : Vue en perspective éclatée du filtre à poche. ........................................................ 75
Figure 75 : Centrale de traitement d'air. ................................................................................... 77
Figure 76 : Fonctionnement du CTA simple flux. ................................................................... 78
Figure 77 : Fonctionnement du CTA double flux. ................................................................... 79
Figure 78 : Les composants du CTA. ....................................................................................... 80
Figure 79 : Ventilateur axial..................................................................................................... 80
V
Figure 80 : ventilateur centrifuge. ............................................................................................ 81
Figure 81 : Sens général de l'écoulement d'air dans les deux types de ventilation. ................. 81
Figure 82 : Les restrictions. ...................................................................................................... 82
Figure 83 : Filtre à treillis métallique et filtre à choc. .............................................................. 82
Figure 84 : Filtre plan. .............................................................................................................. 83
Figure 85 : Filtre à poches et filtre à dièdre. ............................................................................ 83
Figure 86 : Filtre absolu. .......................................................................................................... 84
Figure 87 : Dimensionnement du CTA. ................................................................................... 84
Figure 88 : Système de canalisation dans la zone de peinture en intégrant les 3 CTA. ........... 85
Figure 89 : Lignes de courant de l’air chaude (coloré par la température) dans la zone de
peinture. .................................................................................................................................... 86
VI
Table des matières :
Introduction générale : ............................................................................................................ 1
Chap. I : Préambule sur l’organisme d’accueil. .................................................................... 3
I. Présentation de Zénith Fonderie et ses activités : ............................................................... 4
I.1. Présentation de l’organisme :........................................................................................ 4
I.2. Les activités principales de l’entreprise : ..................................................................... 4
I.2.1. Le moulage : .......................................................................................................... 4
I.2.2. Usinage des pièces ................................................................................................. 6
I.2.3. Traitement de surface ............................................................................................. 6
I.2.4. La peinture ............................................................................................................. 7
II. Organisations des ressources humaines et cartographie de l’entreprise : ........................ 10
II.1. Organigramme générale. ........................................................................................... 10
II.2. Cartographie Zenith Fonderie : ................................................................................. 11
Chap. II : Etude bibliographique.......................................................................................... 12
I. Introduction : ..................................................................................................................... 13
II. Le transfert de chaleur : ................................................................................................... 14
II.1. Mécanismes du transfert de chaleur .......................................................................... 14
II.1.1. Conduction : ....................................................................................................... 14
II.1.2. Convection : ........................................................................................................ 15
II.1.3. Rayonnement : .................................................................................................... 16
II.2. Les coefficients du transfert thermique : ................................................................... 17
II.2.1. Le nombre de Reynolds : .................................................................................... 17
II.2.2. Le nombre de Prandtl : ...................................................................................... 18
II.2.3. Le nombre de Nusselt : ...................................................................................... 18
II.3. Régimes d’écoulement : ............................................................................................ 19
II.3.1. Régimes thermiques : ......................................................................................... 20
II.4. Modes d’écoulement : ............................................................................................... 21
III. Récupération de chaleur avec un échangeur thermique : ............................................... 23
III.1. Les échangeurs thermiques : .................................................................................... 23
VII
III.2. Technologie des échangeurs .................................................................................... 23
III.3. Les systèmes de récupération de chaleur air-air : .................................................... 25
III.3.1. Les caloducs : .................................................................................................... 25
III.3.2. Les échangeurs à eau glycolée : ........................................................................ 27
III.3.3. Les échangeurs à plaques : ................................................................................ 28
III.3.4. Les échangeurs à roue : ..................................................................................... 30
IV. Conclusion : ................................................................................................................ 32
Chap. III : Analyse, études et solutions ................................................................................ 33
I. Mise en situation le problème : ......................................................................................... 34
I.1. Introduction : .............................................................................................................. 34
I.2. Description du problème : .......................................................................................... 35
I.3. Solution proposée : ..................................................................................................... 36
I.4. Conclusion : ................................................................................................................ 37
II. Analyse fonctionnelle : .................................................................................................... 38
II.1. Introduction : ............................................................................................................. 38
II.2. Bête à cornes : ........................................................................................................... 38
II.3. Diagrammes pieuvre.................................................................................................. 39
II.4. Diagramme S.A.D.T : ............................................................................................... 39
II.5. Diagramme FAST : ................................................................................................... 40
II.6. Conclusion :............................................................................................................... 41
III. Etude et dimensionnement d’un échangeur thermique :................................................. 43
III.1. Introduction : ............................................................................................................ 43
III.2. Choix technologique : .............................................................................................. 43
III.1.1. Méthode de Pugh :............................................................................................. 43
III.3. Dimensionnement thermique de l’échangeur : ........................................................ 45
III.3.1. La méthodologie de calcul : .............................................................................. 45
III.3.2. Les ailettes : ....................................................................................................... 53
III.3.3. Echangeur de chaleur à plaques avec les ailettes : ............................................ 54
III.3.4. Dimensionnement d’échangeur de chaleur avec les ailettes : ........................... 56
III.4. Conclusion : ............................................................................................................. 57
IV. Système de filtration :..................................................................................................... 60
IV.1. Introduction : ........................................................................................................... 60
IV.2. La cabine de peinture : ............................................................................................. 60
VIII
IV.3. Le système de filtration de la cabine : ..................................................................... 62
IV.3.1. Filtre choc : ....................................................................................................... 64
IV.3.2. Filtre plissé : ...................................................................................................... 64
IV.3.3. Filtre à Poche : .................................................................................................. 66
IV.4. Amélioration sur le système de filtration :............................................................... 67
IV.4.1. Description du problème : ................................................................................ 67
IV.4.2. La conception des filtres : ................................................................................. 67
IV.4.2. La conception de la cage : ................................................................................. 72
IV.5. Conclusion : ............................................................................................................. 74
V. Dimensionnement du CTA et canalisation : .................................................................... 77
V.1. Introduction : ............................................................................................................. 77
V.2. Les types du CTA : ................................................................................................... 77
V.2.1. CTA simple flux : ............................................................................................... 78
V.2.2. CTA double flux :............................................................................................... 78
V.3. Les composants du CTA : ......................................................................................... 79
V.3.1. Les ventilateurs : ................................................................................................ 80
V.3.2. Les filtres : .......................................................................................................... 82
V.4. Dimensionnement du CTA : ..................................................................................... 84
V.5. Canalisation :............................................................................................................. 85
V.6. Conclusion : .............................................................................................................. 86
Conclusion générale : ............................................................................................................. 90
Annexes : ................................................................................................................................. 91
Bibliographie : ........................................................................................................................ 94
IX
Introduction générale :
Aujourd’hui avec une croissance permanente des prix de l’énergie et face aux objectifs du
développement durable, la maitrise de l’énergie est devenue un enjeu majeur dans tous les
domaines d’activités. Pour les professionnels de l’énergie, le premier enjeu est de concevoir des
systèmes et procédés énergétiques avec de meilleures efficacités. Ces systèmes et procédés
énergétiques doivent être à la fois économiques et respectueux des normes environnementales
en vigueur.
Dans un certain nombre d’ateliers de traitement de surface et peinture, ils existent des rejets
thermiques à des températures plus ou moines élevés. Plusieurs voies sont envisageables pour
la récupération de cette chaleur. D’un côté, il est possible de transformer cette énergie thermique
en électricité au moyen de générateurs thermoélectriques et de l’autre côté, il existe la
possibilité de faire la transformation de la chaleur en énergie mécanique, avec des machines
thermiques basées sur le cycle thermodynamique de RANKINE, de BRAYTON ou de
STIRLING. On peut aussi récupérer les calories de ces rejets thermique en utilisant un
échangeur thermique. C’est dans cette vision que s’inscrit notre travail. Qui s’intéresse à la
conception d’un échangeur thermique convenable pour récupérer les calories perdues en
extraire l’air chaud des cabines de peintures chez Zenith Fonderie.
Les échanges thermiques interviennent dans de nombreux secteurs d’activités humaines. Dans
la plupart de ces activités, le transfert de chaleur doit s’effectuer sans altération des milieux
intervenant dans le transfert thermique. L’utilisation d’équipements spécifiques d’échange est
alors nécessaire. Ces équipements sont connus sous la dénomination d’échangeurs de chaleur.
Ce sont des systèmes thermodynamiques présents dans toutes les unités industrielles dans
lesquelles interviennent les processus d’extraction de chaleur.
L’échangeur de chaleur est un équipement qui permet d’assurer un transfert de chaleur d’un
fluide chaud à un fluide froid sans contact direct entre les deux. Le souci technologique majeur
des échangeurs de chaleur est l’amélioration de l’échange thermique entre les deux fluides.
Le présent travail est une étude, dimensionnement et amélioration d’un locale de peinture. Pour
ce faire, il nous a paru intéressant d’entamer nos travaux, par une présentation de l’entreprise
1
Zénith Fonderie. Ce préalable sera suivi d’une synthèse bibliographique permettant de couvrir
les principes de transfert de chaleur qui sont en relation directe avec notre étude, Cette étude
sera faite en se basant sur des différentes corrélations existantes dans la littérature des transferts
thermiques ce qui permet le calcul de dimensionnement d’échangeur et qui va nous guider à
collecter des idées générales sur des échangeurs thermiques pour effectuer le choix
technologique d’échangeur convenable dans notre cas. Par la suite sera abordée l’étude
expérimentale. Elle traitera d’une part l’analyse fonctionnelle et dimensionnement d’échangeur
thermique et d’autre part l’amélioration du système de filtration et dimensionnement du CTA.
Finalement, ce rapport sera terminé par une conclusion générale qui résume les principaux
résultats obtenus.
2
Chap. I : Préambule sur l’organisme
d’accueil.
3
I. Présentation de Zénith Fonderie et ses
activités :
I.1. Présentation de l’organisme :
La société ZENITH Fonderie, est une fonderie de fabrication des pièces en alliages de zinc
(ZAMAK) et d'alliage d'aluminium (par injection sous pression).
L’entreprise travaille pour de grands donneurs d’ordre dans l’électricité et le bâtiment tels que
Schneider Electric, Valéo, Saint Gobain, Sevax et Néopost industrie.
Créée en 2007 à Ain-Sebaâ, Zenith Fonderie est issue d’un partenariat franco-marocain. Elle
revendique un savoir-faire dans l’étude, l’analyse de la valeur et la recherche d’optimisation
de pièces. En 2015 Zenith Fonderie investit 3 millions d'euros pour déménager dans une
nouvelle usine avec une superficie de 5000 m² sur un hectare de terrain à Berrechid près de
l'aéroport de Casablanca.
Cette société faisant partie du Groupe TPM Industrie a acquis une expérience et un savoir-faire
lui permettant aujourd’hui d'offrir des produits de haut niveau de qualité.
I.2.1. Le moulage :
Dans la fonderie, les pièces métalliques sont fabriquées par remplissage d'une empreinte avec
un alliage métallique en fusion. Deux types d'alliage principale sont utilisées par Zenith
Fonderie : L'un à base de zinc (ZAMAK), l'autre à base d'aluminium.
Le Zamak est un alliage à base de zinc essentiellement auquel sont liés de l'aluminium,
du magnésium et du cuivre. Il tire son nom de l'acronyme en allemand de chaque élément
entrant dans sa composition : Zink, Aluminium, MAgnésium et Kupfer (cuivre). (1)
4
fonctionnent de manière similaire à un moule d'injection pendant le processus. La plupart des
pièces moulées sous pression sont fabriquées à partir de métaux non ferreux. Selon le type de
métal coulé, une machine à chambre chaude ou froide est utilisée. (2)
Moulage en coquille :
Procédé très ancien, le moulage en coquille consiste à obtenir une pièce à partir d'un moule
métallique, appelé coquille, constitué d'éléments assemblés dans lesquels une cavité ayant la
forme extérieure de la pièce a été réalisée. Dans cette cavité dénommée empreinte, l'alliage
liquide est versé par l'intermédiaire d'un orifice de remplissage. Le remplissage de la coquille
se fait sous la seule action du poids de l'alliage soit par coulée directe, de haut en bas, dite en
chute ou par gravité, soit, suivant le principe des vases communicants, de bas en haut, dite en
source. (3)
5
I.2.2. Usinage des pièces
L'usinage est une famille de procédés de fabrication de pièces par enlèvement de copeaux. Le
principe de l'usinage est d'enlever de la matière de façon à donner à la pièce brute la forme et
les dimensions voulues, à l'aide d'une machine-outil. Par cette technique, on obtient des pièces
d'une grande précision. (4)
L'usinage par enlèvement de matière est réalisé toujours en regroupant les opérations par
catégorie. On distingue 4 classes importantes en usinage traditionnel :
- le tournage,
- le fraisage,
- le perçage-alésage-taraudage
- la rectification.
6
Après 1'usinage ou moulage, les pièces métalliques doivent être protégées contre la corrosion
en vue d'assurer par la suite bonne adhérence de la peinture sur la surface.
Cette nouvelle série d'opération intitulée « traitement de surface » a lieu dans des bais
respectivement de traitement et de rinçage :
Cette zone est composée de plusieurs bains on peut les partagés en deux familles :
Bain tiède : Il est composé essentiellement de l'eau tiède déminéralisée. Il a un double rôle,
d'abord le rinçage à nouveau des pièces pour éliminer le reste du produit de passivation, de plus
il donne aux pièces une certaine température qui facilite leur séchage pendant l'étuvage. Il est à
noter qu'avant de passer à l'étuve, les pièces sont soufflées à l'air comprimé afin d'enlever l'eau
de rinçage piégée dans les trous.
I.2.4. La peinture
Cette dernière activité consiste à déposer sur la surface des pièces traitées une couche mince de
peinture d'une épaisseur de 25 à 30 micromètres. En suivant les étapes suivantes :
Etape 1 :
On organise les pièces dans ces porteurs.
Chaque genre de pièces ont des porteurs avec structure déférente, pour bien assurer la stabilité
et la fixation des pièces durant la peinture.
7
Figure 5 : (a) Pièces prés pour la peinture ; (b) Les porteurs de pièces.
Etape 2 :
Les pièces sont chauffées à une température de 80°C avant la peinture (Mauvais aspect en
température basse).
Etape 3 :
Elle consiste à protéger et améliorer l'aspect des pièces par déposition de deux couches de
peintures.
8
Figure 7 : Peindre les pièces métalliques avec pistolet de pulvérisation.
Etape 4 :
Après on fait entrer les pièces dans une chambre un peu plus chaude et isolé contre la poussière,
pour faire le dégazage.
Etape 5 :
Finalement on les remet dans un autre four de même température (80°C) pour sécher la peinture.
9
II. Organisations des ressources humaines
et cartographie de l’entreprise :
II.1. Organigramme générale.
ssistante
ommercial Commerciale
estionnaire
omptabilité
Compta le égleur Presses
aintenance
esp maint. onderie telier écanique
utillage
ssistante adm utilleur Préparateur
C
éclarant
esp magasin
ssistante adm
aintenance esp aint
uipements quipement
Production
ogisti ue esp Production
logistique
agasin toc
C auffeur ivreur
ualité st me
anagement esp ualité
10
II.2. Cartographie Zenith Fonderie :
11
Chap. II : Etude bibliographique
I. Introduction
II. Le transfert de chaleur
III. Récupération de chaleur avec un échangeur thermique
IV. Conclusion
12
I. Introduction :
Les transferts thermiques sont omniprésents tant dans la vie même de notre planète (la fusion
des glaciers, le réchauffement des eaux des océans, les cycles climatiques), que dans l’existence
humaine sur terre, exprimés par des gestes quotidiens de l’individu (réglage de la température
du corps humain, préparation de la nourriture, réalisation d’un microclimat dans un habitat) ou
par des techniques très diversifiées conduisant au progrès de la civilisation (utilisation de
l’énergie thermique de diverses origines, moteurs thermiques, échangeurs de chaleur, isolation
thermique).
L’étude de ce dernier s’appuie sur les principes de la thermodynamique :
Les problèmes de transfert thermique jouent un grand rôle dans les applications techniques, soit
que les échanges doivent être importants et rapides, on cherche à obtenir un excellent transfert
thermique.
13
II. Le transfert de chaleur :
Le transfert de chaleur étudie le transport de la chaleur. La chaleur est une forme d'énergie qui
correspond à la température sensible ressentie au quotidien. Pour les observations physiques, il
faut définir clairement les termes.
Dans ce qui suit, les principes de base du transfert de chaleur vont être expliqués afin de pouvoir
étudier par la suite les mécanismes concrets. L'observation est basée sur l'état stationnaire. On
a un équilibre énergétique. Les températures ne changent plus.
Quel que soit le mécanisme de transmission, la différence de température est toujours à l’origine
d'un flux thermique. Plus la différence de température est élevée, plus l'effort d’équilibrage de
la température est important. Ceci revient à dire que flux thermique élevé et gradient de
température élevé ne vont pas l’un sans l’autre. Les différences de température stimulent l'effort
d'équilibrage qui implique l’échange d’une quantité de chaleur (énergie thermique). On
distingue 3 mécanismes du transfert de chaleur : la conduction, la convection et le rayonnement.
II.1.1. Conduction :
14
être définie, par une simple explication, comme un phénomène par lequel l’énergie est
transférée des zones à haute température vers des zones à basse température. Dans n’importe
quel milieu, ce mode de transfert thermique tend à uniformiser la répartition d’énergie cinétique
des particules constituantes dans la masse du corps. Des exemples typiques pour la conduction
sont : le transfert de chaleur par des parois de bâtiments, des conduites qui transportent des
différents agents chauds ou froids, etc.
La conduction thermique se produit à l’intérieur de substances qui n'ont pas une température
uniforme. Ainsi qu’entre des substances de températures différentes. Tous les états d'agrégation
permettent ce mécanisme de transmission.
II.1.2. Convection :
Le phénomène de convection se réfère au transfert thermique qui a lieu dans les fluides liquides
ou gaz en mouvement. La convection est le processus de transfert thermique déterminé par le
mouvement des particules élémentaires d’un fluide entre des zones ayant des températures
différentes ; ce mouvement entraine un mélange intense des particules fluides, qui changent de
l’énergie (chaleur) et de la quantité de mouvement (impulse) entre elles. Ayant toujours lieu
dans un milieu fluide (Fig. II.2. [131]), elle a comme caractéristique de base le fait que le
transfert de chaleur est intimement lié par le mouvement de ce milieu (d’ailleurs son nom vient
du verbe latin convehere qui signifie porter avec soi).
15
Figure 13 : Transfert thermique par convection entre la paroi chaude et le fluide froid.
II.1.3. Rayonnement :
C'est une transmission d'énergie à distance, entre deux corps séparés ou non (sans aucun contact
entre eux), par un milieu matériel (transformation d'énergie thermique d'un émetteur en énergie
électromagnétique, propagation, transformation partielle en énergie thermique sur un corps
récepteur). C'est le cas de l'énergie qui nous vient du soleil. L'interprétation physique est la
suivante : tout corps, ayant une température supérieure à T=0°K, émet des particules désignées
par "photons » ; ceux-ci se déplacent à la vitesse de la lumière et transportent une énergie
fonction de leur "longueur d'onde".
16
Sur toutes les surfaces, de l’énergie est dissipée et absorbée sous forme de rayonnement
électromagnétique. Tous les types de rayonnement s’accompagnent d'énergie. L'échange
augmente ou diminue la quantité de chaleur d'un corps.
Il représente le rapport des forces d'inertie aux forces visqueuses, il est donné par :
17
𝑉. 𝐷ℎ 𝜌. 𝑉. 𝐷ℎ
𝑅𝑒 = =
𝜈 µ
µ. 𝐶𝑃
𝑃𝑟 =
𝜆
Ce nombre est calculable pour un fluide donné indépendamment des conditions expérimentales
(il ne dépend de la température que par l’intermédiaire de la capacité calorifique) et caractérise
l'influence de la nature du fluide sur le transfert de chaleur par convection.
Le nombre de Prandtl caractérise la distribution des vitesses par rapport à celle des
températures, c’est une caractéristique du fluide
ℎ𝑐 . 𝐿
𝑁𝑢 =
𝜆
18
Il caractérise le type de transfert de chaleur, en permettant de quantifier l’augmentation de
l’échange de chaleur due à l’écoulement du fluide. Le nombre de Nusselt moyen est donné par
la formule suivante :
1 𝐿
𝑁𝑢𝑚 (𝑥, 𝑦) = ∫ 𝑁𝑢(𝑥, 𝑦) 𝑑𝑥
𝐴 0
Il doit être constant lorsque les parois horizontales sont adiabatiques. Cette propriété est un
indicateur de la précision des calculs.
Nu = f (Pr, Re)
− Ecoulement turbulent :
− Ecoulement laminaire :
La vitesse du fluide au contact de la paroi peut être plus ou moins importante, il convient de
distinguer deux types d’écoulement :
• ’écoulement laminaire pour lequel le fluide s’écoule le long de la paroi sous forme
de filets qui restent parallèles. Ceci a lieu pour de faibles vitesses du fluide et l’échange
de température entre les filets ne peut se faire que par conduction (coefficient de
conductivité du fluide λ) car il n’y a aucun mélange de matière.
• ’écoulement turbulent pour lequel la vitesse moyenne du fluide est beaucoup plus
importante.
19
couche limite dont l’épaisseur est mal connue et où on peut supposer que le régime est
laminaire. Dans cette couche limite, les échanges de chaleur se font également par conduction.
Etant donné que le coefficient de conductivité des gaz est très faible, la résistance thermique de
la couche limite est très grande.
Dans ce cas, il y existe donc une variation de température importante. Dans le cas de la
convection forcée, les échanges de chaleur sont plus régis par la vitesse imposée au fluide que
par les différences de température.
Figure 16 : v m ’ m ’ , m ’ m
sont visibles : laminaire, transitoire, et turbulent
Régime permanent :
La température en tout point du milieu (système) est indépendante du temps.
Régime périodique établi :
La température, en tout point, effectue des oscillations périodiques indépendantes de la
température initiale.
Régime transitoire :
Qui correspond à l’évolution d’un système d’un état initial vers un état final provoquée par un
changement à l’instant initial des sources ; le champ de température T (M, t) dépend du champ
de température initial T (M, 0) et du temps.
Régime variable :
Pour lesquels les sources évoluent constamment, le champ de température T (M, t) dépend des
valeurs instantanées des sources et des évolutions antérieures.
20
II.4. odes d’écoulement :
Les échangeurs de chaleur sont classifiés selon la configuration d’écoulement des fluides
considérés et selon leur type de construction.
21
Figure 17: m ’ m .
Pour plus d’efficacité, les échangeurs de chaleur sont conçus pour maximiser la surface de la
paroi entre les deux fluides, tout en minimisant la résistance à l’écoulement du fluide à travers
l’échangeur. Les performances de l’échangeur peuvent également être affectées par l’ajout
d’ailettes ou d’ondulations dans une ou les deux directions, ce qui augmente la surface et peut
canaliser l’écoulement du fluide ou induire des turbulences. (9)
22
III. Récupération de chaleur avec un
échangeur thermique :
III.1. Les échangeurs thermiques :
Les échangeurs de chaleur sont utilisés dans les industries des procédés, de l'énergie, du pétrole,
des transports, de la climatisation, de la réfrigération, de la cryogénie, de la récupération de
chaleur, des carburants alternatifs et d'autres industries.
Les exemples courants d'échangeurs de chaleur que nous connaissons dans l'utilisation
quotidienne sont les radiateurs automobiles, les condenseurs, les évaporateurs, les
préchauffeurs d'air et les refroidisseurs d'huile.
Dans de nombreux échangeurs de chaleur, les fluides sont séparés par une surface de transfert
de chaleur et, idéalement, ils ne se mélangent pas et ne fuient pas. De tels échangeurs sont dits
à transfert direct, ou simplement récupérateurs.
Par contre, les échangeurs dans lesquels il y a un échange de chaleur intermittent entre les
fluides chauds et froids – par stockage d'énergie thermique et en libération à travers la surface
ou la matrice de l'échangeur - sont dits du type à transfert indirect, ou simplement régénérateurs.
Difficile d’être exhaustif sur la description technologique des échangeurs tant la diversité de
ces appareils et de leurs variantes en fonction des constructeurs est importante. La Figure 4
rappelle de façon synthétique les principales classes d’échangeurs suivant des critères
strictement technologiques.
23
Figure 18: Principales technologies d'échangeurs thermiques. (10)
Les échangeurs tubulaires (Tubes et calandre, coaxial…) sont les plus répandus et
représentaient, en 1998, quasiment 50% des parts de marché en Europe. Les échangeurs dits
compacts (échangeurs à plaques et joints par exemple), qui ont connus une croissance
importante dans les années 90, tendent à faire diminuer ce pourcentage mais la grande
adaptabilité des échangeurs tubulaires (tenue en pression et en température, diversité des
matériaux…etc.) fait qu’il est difficile d’assurer leurs remplacements par d’autres technologies.
Figure 19: R y ’ m ’
en Europe (données 1998). (11)
24
III.3. Les systèmes de récupération de chaleur air-air :
Figure 20: L m ’ m .
Le caloduc est un super conducteur de chaleur fonctionnant en cycle fermé selon le principe
évaporation – condensation, avec retour de liquide soit par gravité, soit par capillarité.
Son intérêt provient de la valeur très élevée de la chaleur latente de changement de phase
comparée à la chaleur spécifique.
25
Figure 21 : Fonctionnement des caloducs.
Le flux d’air chaud circulant dans la partie inférieure du tube cède sa chaleur au fluide liquide
et le porte à ébullition. La vapeur ainsi formée monte dans la partie haute du tube où elle se
trouve en contact avec l’air froid. Le gaz va se condenser sur la paroi interne du tube en cédant
sa chaleur de condensation, puis va retomber naturellement par gravité dans la partie inférieure
pour un nouveau cycle.
La disposition verticale est caractéristique du type à gravité. Il existe également des tubes
horizontaux où la circulation se fait par capillarité. Ce dernier système est alors réversible et
peut donc fonctionner en été.
Concernant le fonctionnement, une régulation est à prévoir, de même il faut également prévoir
un entretien du récupérateur. (12)
Avantages
• Faible encombrement,
• Peu de maintenance,
• Système statique (pas d’énergie d’appoint),
• Réversibilité pour le type horizontal à capillarité.
Désavantages
• Amenée et évacuation d’air doivent être adjacentes,
26
• Régulation de température limitée,
• Risque de givre mais seuil assez bas,
• En cas de panne, il y a risque de contamination de l’air par le fluide frigorigène,
• Pas réversible, donc pas de fonctionnement d’été possible pour le type gravitaire.
Le récupérateur à eau glycolée est constitué de deux batteries, en général constituées de tubes
en cuivre et d’ailettes en aluminium (éventuellement cuivre/cuivre ou l’ensemble en acier
galvanisé), placées l’une dans le groupe d’extraction, l’autre dans le groupe de pulsion.
Les batteries de pulsion et d’extraction sont reliées entre elles par un circuit de tuyauteries
comprenant des vannes d’isolement, une pompe de circulation, un vase d’expansion, un orifice
de remplissage et divers appareils de mesure (thermomètres et manomètre).
Dans le circuit ainsi constitué circule de l’eau glycolée (antigel). Ce fluide caloporteur sert de
vecteur de transport des calories puisées dans l’air extrait (chaud, par ex : 20°C) vers l’air neuf
(froid, par ex : – 10°C).
En descendant en dessous du point de rosée, la chaleur latente de la vapeur d’eau contenue dans
l’air extrait peut-être récupérée. Ce système n’assure cependant pas de transfert d’humidité. Il
n’y a aucune contamination de l’air frais par l’air vicié. (12)
Avantages
• Les flux d’air neuf et d’air rejeté sont totalement séparés, il n’y a donc pas de risque de
contamination,
27
• Flexibilité dans la disposition des gaines d’air neuf et d’air évacué,
• Régulation de température très simple à réaliser par une vanne 3 voies,
• Groupement possible de plusieurs installations (la source de chaleur ne doit pas
forcément provenir de l’installation de ventilation).
Désavantages
• Transfert de chaleur latente limité car la température du fluide glycolé est peu souvent
en dessous de la température de rosée de l’air extrait,
• L’énergie consommée pour la pompe eau glycolée réduit le rendement net de
récupération. Une valeur de 5 % est un ordre de grandeur,
• Perte de charge relativement importante,
• Rendement généralement faible,
• La boucle d’eau demande une surveillance et un entretien supplémentaire vu le risque
de corrosion et la présence d’une pompe de circulation,
• La présence de glycol comme antigel accroît la perte de charge côté eau et réduit le
transfert de chaleur,
• Coûts importants pour des petites installations,
• Sans mesures appropriées, il y a risque de givre sur l’air extrait.
Avantages
• Simple et fiable,
• Grande durée de vie et pratiquement pas de panne,
• Absence de pièces en mouvement, sécurité de fonctionnement,
28
• Peu de maintenance nécessaire,
• Faible risque de contamination de l’air frais en cas de bonne conception,
• Exécution en divers matériaux et nombreuses combinaisons possibles,
Désavantages
• Disposition Air neuf/Air rejeté proche,
• Sans by-pass, il n’y a pas de régulation de température et donc un risque de surchauffe
en été,
• Danger de givre par température extérieure basse et par dépassement du point de rosée,
il faut être attentif à la régulation si on souhaite tenir compte du récupérateur pour
dimensionner les chaudières et les batteries de chauffe,
• L’échangeur présente une perte de charge relativement importante, surtout à de grands
débits,
• En cas de panne des équipements mal conçus peuvent être source de bruit ainsi que de
fuites et donc de contamination.
Les plaques sont assemblées entre elles par collage ou
soudage et placées dans un châssis rigide. La distance
entre les plaques est très faible, entre 5 et 10 mm ; (13)
Les courants sont généralement croisés. Afin de maximiser l’échange convectif, les plaques
peuvent être gaufrées et créer de la sorte une turbulence. En faisant varier la dimension des
plaques et leur nombre, on peut obtenir de multiples variantes.
Le principe est très simple. L’air chaud évacué, p. ex. d’un local de peinture, est transmis à
l’échangeur de chaleur par le biais d’un système de conduites raccordés. À l’intérieur, une partie
de cette chaleur est extraite de l’air pour être stockée dans des lamelles en aluminium.
En même temps, l’air frais froid traverse l’échangeur de chaleur de l’autre côté des lamelles en
aluminium. L’énergie thermique est ainsi transmise et retournée dans le local de peinture.
29
Figure 25: Fonctionnement d'un échangeur à plaques
Ce type d’échangeur de chaleur est généralement parfaitement approprié pour les petites et
moyennes entreprises et aide à économiser facilement un maximum d’énergie pour un volume
d’air petit à moyen.
L’échangeur rotatif, à roue ou roue thermique, est un échangeur de type air/air, le principe de
fonctionnement de base est de récupérer la chaleur contenue dans l’air évacué des bâtiments
pour réchauffer l’air froid extérieur (hiver) introduit pour le renouvellement d’air.
Suivant sa conception, il récupère soit la chaleur sensible (celle que l’on peut sentir avec nos
sens) contenu dans l’air, soit il absorbe la chaleur latente et la chaleur sensible. La roue est
constituée de couches superposées de feuille d’aluminium ou d’inox, une lisse l’autre ondulée
constituant des canaux triangulaires ou les flux d’air circulent à contre-courant permettant ainsi
l’échange de chaleur. (14)
30
Figure 26 : Fonctionnement d'un échangeur rotatif.
Avantages
• Dépendant du média de transfert choisi, l’énergie sensible et l’humidité peuvent être
transférées, ce qui permet de diminuer la taille de l’humidificateur éventuel,
• Rendement très élevé (de 75 à 95%),
• Perte de charge relativement faible en comparaison de l’efficacité,
• Faible encombrement pour la roue,
• Fonctionnement été possible dans le cas de matériau hygroscopique,
• Pas d’évacuation de condensats,
• Encrassement et givrage limité du fait de l’inversion régulière du sens des flux d’air (la
filtration reste cependant obligatoire).
Désavantages
• Contamination de l’air neuf possible, principalement avec les régénérateurs statiques à
clapet unique.
• Amenée et évacuation d’air doivent être adjacentes,
• Consommation d’énergie pour l’entraînement de la roue,
• Nécessité de l’entretien du système d’entraînement,
• Dans les roues la section de purge qui limite la contamination réduit l’efficacité de
récupération,
• Le rendement est influencé par les positions relatives de l’échangeur de récupération et
des ventilateurs de pulsion et de reprise.
31
Tableau 1: Résumé des caractéristiques des récupérateurs. (15)
IV. Conclusion :
Dans ce chapitre, nous avons présenté les différents modes du transfert de chaleur en se basant
sur celui de la convection thermique. Plusieurs études numériques et/ou expérimentales ont été
réalisées sur ce sujet voire son importance dans les différents domaines du milieu industriel et
même dans la vie courante (chauffage, climatisation, etc.).
Le chapitre suivant est consacré à réaliser une étude pour dimensionner un échangeur de chaleur
convenable à des conditions d’usine pour récupérer le maximum possible des calories.
32
Chap. III : Analyse, études et
solutions
33
I. Mise en situation le problème :
I.1. Introduction :
L’atelier de peinture est destiné pour produire des pièces fabriquées en zamak de 80000 à
100000 pièces mensuel de différentes tailles et différentes couleurs.
Figure 28 : y y èm b ’ .
34
Les ventilateurs de type DTS-18/18 avec un débit maximal de 14 500 m³/h utilisés dans la
distribution et l’extraction sont toujours en fonctionnement pour que l’air dans la cabine soit
plus pur suivant les normes. Il est interdit de faire recirculer l’air des cabines de peinture dans
l’atelier à cause des solvants, les carbures organiques volatiles (COV).
Pour avoir une bonne qualité de peinture il faut avoir un intervalle de température qui compris
entre (18→28°C), la température nominale que la société essaye de maintenir à l’intérieur est
de 22°C pendant les périodes froides, et quand la température de l’extérieur est inférieure à
18°C on est obligé d’allumer les pompes à chaleur pour chauffer l’air de distribution.
On souhaite récupérer les calories de l’air chaude extrait des cabines de peintures, pour
économiser l’énergie de chauffage.
Soit l’air à T1 = 22°C rejeté à l’extérieur où il fait T3 = 6°C (la température minimale à
Berrechid (Annexe 2) ).
35
Figure 30 : Description simplifié du système de ventilation.
La quantité de chaleur 𝑄𝑐 contenue dans ce m³ d’air rejeté est égale au produit du volume d’air
par la chaleur volumique de l’air (0,34 Wh/m³°C) et par l’écart de température entre l’air rejeté
et l’air à l’extérieur (ΔT).
Énergie rejetée par heure : 5,44 [W/(m³/h)] x 14 500 [m³/h] x 3= 236,64 [kWh]
Soit une installation de ventilation assurant un débit de 43 500 m³/h (14500 x 3) et fonctionnant
8 h par jour, 5 jours par semaine et 24 semaines par an.
Cela implique une énergie perdue de 227 174 kWh/an qui coute un peut prêt 230 000 Drh/an.
(Prix d’électricité au Maroc (0.9→1.2 Drh/KWh)). (16)
36
Autrement dit en utilisant l’échangeur thermique, on aura au moyen un air extrait à l’extérieur
de T2 = 14°C au lieu de 22°C.
T4 est la température d’air neuf après le chauffage en utilisant l’échangeur thermique, qu’on va
le conclure par la suite.
I.4. Conclusion :
Une investigation financière a fait l’objet de ce travail, est ce que l’échangeur thermique mérite
vraiment l’investissement ? Autrement dit, cette solution apport-elle du bien pour notre
entreprise ? Ce qu’on va essayer de prouver dans la suite de notre étude.
37
II. Analyse fonctionnelle :
II.1. Introduction :
Chaque produit industriel passe par un cycle de vie dès l’idée jusqu’à l’utilisation, et pour
assurer le fonctionnement correct de notre projet il faut bien étudier l’analyse fonctionnelle
(AF). Elle permet d’avoir une vision claire des exigences attendues du produit.
Pour justifier la conception de notre projet, il faut expliciter l’exigence fondamentale qui
exprime avec rigueur le but et les limites de l’étude.
Afin d’énoncer le besoin, il faut poser les trois questions suivantes concernant notre projet :
38
II.3. Diagrammes pieuvre
C'est la fonction qui satisfait le besoin. Elle assure la prestation du service rendu. C'est la raison
pour laquelle le produit a été créé.
39
Figure 34 : Diagramme SADT.
40
Figure 35 : Diagramme FAST.
II.6. Conclusion :
41
Tableau 2 : Le cahier de charge.
42
III. Etude et dimensionnement d’un
échangeur thermique :
III.1. Introduction :
Pour la réalisation de notre échangeur il faut d’abord choisir l’échangeur convenable pour nos
conditions d’usine, pour passer ensuite à l’étape du dimensionnement en utilisant les principes
du transfert thermique et thermodynamique.
On peut connaitre l’échangeur convenable parmi les 4 échangeurs disponibles (les caloducs, à
plaques, à roue, à eau glycolée) en appliquant une méthode très connue par la sélection du choix
optimal parmi plusieurs possibilités, cette méthode est Méthode de Pugh.
La matrice de Pugh, ou matrice de décision, est un outil simple d’aide à la décision multicritères
permettant de progresser dans la résolution de problèmes de décision où plusieurs objectifs.
L’objectif de cet outil est d’effectuer le choix optimal malgré des critères conflictuels. L’outil
s’utilise dans des contextes variés, telle la conception de produit, le choix de processus de
fabrication ou sélection d’une opportunité d’amélioration, et est intégré à la philosophie Six
Sigma. (18)
43
Tableau 3 : Classement des échangeurs.
Critéres
Coûts 2 4 5 1
Volume 5 2 3 1
Encombrement 5 3 2 5
Design 2 4 4 2
Facile à fabriquer 2 4 5 2
Isolation air neuf /air vicié 5 1 5 5
Echange humidité 1 5 1 1
Rendement 2 5 4 3
Durabilité 4 2 5 2
Nombre de pièces 4 4 5 2
Perte de charge 4 5 3 2
Somme 36 39 42 26
Classement 3 2 1 4
On prend l’échangeur à plaque comme solution de base et on le compare avec les autres types
des échangeurs pour conclure si notre choix primaire est optimal.
Critéres
Coûts 0 - - -
Volume 0 + - -
Encombrement 0 + + +
Design 0 0 0 0
Facile à fabriquer 0 - - -
Isolation air neuf /air vicié 0 0 0 -
Echange humidité 0 - - +
Rendement 0 0 0 +
Durabilité 0 - - -
Nombre de pièces 0 - - -
Perte de charge 0 + 0 +
Somme des - 5 6 6
Somme des + 3 1 4
Somme des 0 3 4 1
Score net -2 -5 -2
En appliquant cette méthode, on confirme que l’éc angeur à plaques est le meilleur choix pour
nos conditions.
44
III.3. Dimensionnement t ermi ue de l’éc angeur :
Notre objectif est de déterminer la surface d’échange qui Figure 36: Les dimensions initiales de
Dans nos calculs suivants, on va dimensionner l’échangeur pour une seule cabine. Il sera
boucau mieux qu’avoir un seul échangeur pour les trois cabines pour les deux raisons
essentielles suivantes :
• Avoir un échangeur avec une dimension très grande.
• La nécessité d’arrêter toutes les cabines dans la maintenance.
Pour la convection forcée et naturelle, les principes corrélations sont données en Annexe 3.
Les propriétés du fluide (𝐶𝑝, 𝜌, 𝜆, 𝜇) sont calculées expérimentalement en fonction de la
température.
45
Viscosité dynamique 𝜇 = 10−5 (0.0046 𝑇 + 1.7176) [Pa.s]
T ρ Cp λ µ Pr
°C kg/m^3 J/kg.K W/m.K Pa.s
6 1,265 1008 0,0247 1,75E-05 0,71
22 1,197 1008 0,0259 1,82E-05 0,71
𝜌. 𝑉. 𝐷ℎ 𝑄. 𝜌. 𝐷ℎ 2. 𝑄. 𝜌
𝑅𝑒 = = =
µ (𝑎. 𝑏). µ (𝑎 + 𝑏). µ
T ρ µ Re
°C kg/m^3 Pa.s
6 1,265 1,75E-05 5,81E+05
22 1,197 1,82E-05 5,27E+05
46
𝑁𝑢 = 0,035. 𝑅𝑒 0,8 . 𝑃𝑟 1⁄3
T Re Pr Nu
°C
6 5,81E+05 0,71 1,28E+03
22 5,27E+05 0,71 1,18E+03
ℎ𝑐 . 𝑏 𝑁𝑢. 𝜆
𝑁𝑢 = ⟹ ℎ𝑐 =
𝜆 𝑏
T λ Nu hc
°C W/m.K W/m^2.K
6 0,0247 1,28E+03 31,15
22 0,0259 1,18E+03 30,53
Figure 37 : m ’ .
47
Si on suppose que les transferts de chaleur entre le fluide et la paroi, d’épaisseur e et de
conductivité thermique l, se font essentiellement par convection, K peut s’écrire de la manière
suivante :
1
𝑘=
1 1 𝑒
+ + + 𝑅𝑒𝑐 + 𝑅𝑒𝑓
ℎ𝑐 1 ℎ𝑐 2 𝜆𝐴𝑙𝑢
𝑅𝑒𝑐 𝑒𝑡 𝑅𝑒𝑓 : Les résistances thermiques d’encrassement dont les valeurs typiques dans notre
cas :
2 2
𝑅𝑒𝑐 = 6. 10−4 𝑚 . 𝐾⁄𝑊 𝑒𝑡 𝑅𝑒𝑓 = 4. 10−4 𝑚 . 𝐾⁄𝑊
2
𝑅𝑒𝑐 + 𝑅𝑒𝑓 = (6. 10−4 + 4. 10−4 ) = 10−3 𝑚 . 𝐾⁄𝑊
𝑘 = 15,27 𝑊 ⁄𝑚2 . 𝐾
48
Figure 38 : DTLM pour les modes d'écoulement :co-courant et contre-courant.
Pour s’assurer de notre choix d’écoulement, on va déterminer la valeur du DTLM dans les deux
cas de configuration de base d’écoulement des fluides (co-courant et contre-courant).
Co-courant :
Contre-courant :
Donc le flux contre-courant est le plus efficace (assure mieux le transfert de chaleur).
𝑞𝑚
𝑄= ⟹ 𝑞𝑚 = 𝜌 ∗ 𝑄
𝜌
𝛷 = 𝜌 ∗ 𝑄 ∗ 𝐶𝑝 ∗ 𝛥𝑇
𝛷 = 32875,81 𝑊
49
• Q : Débit volumique [𝑚3 /s]
Le flux de chaleur dΦ transmis du fluide chaud au fluide froid à travers l’élément dS s’écrira,
dans le cas de l’échangeur à courants parallèles :
𝑑𝛷 𝑑𝛷
⟹ 𝑑𝑇𝑐 = − 𝑚̇ ; 𝑑𝑇𝑓 = − 𝑚̇
𝑐 ∗𝐶𝑝𝑐 𝑓 ∗𝐶𝑝𝑓
1 1
𝑑𝑇𝑐 − 𝑑𝑇𝑓 = 𝑑(𝑇𝑐 − 𝑇𝑓 ) = − ( + ) 𝑑Φ
𝑚̇𝑐 ∗ 𝐶𝑝𝑐 𝑚̇𝑓 ∗ 𝐶𝑝𝑓
1 1
⟹ 𝑑(𝑇𝑐 − 𝑇𝑓 ) = − ( + ) ∗ k(𝑇𝑐 − 𝑇𝑓 ) 𝑑𝑆
𝑚̇𝑐 ∗ 𝐶𝑝𝑐 𝑚̇𝑓 ∗ 𝐶𝑝𝑓
𝑑(𝑇𝑐 − 𝑇𝑓 ) 1 1
⟹ = −( + ) ∗ 𝑘 𝑑𝑆
(𝑇𝑐 − 𝑇𝑓 ) 𝑚̇𝑐 ∗ 𝐶𝑝𝑐 𝑚̇𝑓 ∗ 𝐶𝑝𝑓
𝑆
1 1
⟹ [𝑙𝑜𝑔(𝑇𝑐 − 𝑇𝑓 )]𝑆=0 = −( + )∗𝑘𝑆
𝑚̇𝑐 ∗ 𝐶𝑝𝑐 𝑚̇𝑓 ∗ 𝐶𝑝𝑓
•A l’entrée de l’échangeur (x=0) 𝑇𝑐 − 𝑇𝑓 = 𝑇𝑐 𝑒 − 𝑇𝑓 𝑒
50
Mais on peut également exprimer le flux total échangé en fonction des températures d’entrée
et de sortie des fluides ; c’est faire le bilan enthalpique global de chaque fluide, ce qui s’écrit :
Φ = − 𝑚̇𝑐 ∗ 𝐶𝑝𝑐 ∗ (𝑇𝑐 𝑒 − 𝑇𝑐 𝑠 ) = 𝑚̇𝑓 ∗ 𝐶𝑝𝑓 ∗ (𝑇𝑓 𝑠 − 𝑇𝑓 𝑒 )
(𝑇𝑐 𝑠 − 𝑇𝑓 𝑠 ) 𝑇𝑐 − 𝑇𝑐 𝑠 𝑇𝑓 𝑠 − 𝑇𝑓 𝑒
⟹ log ( ) = −( 𝑒 + )∗𝑘𝑆
(𝑇𝑐 𝑒 − 𝑇𝑓 𝑒 ) Φ Φ
𝑘𝑆
= − ((𝑇𝑐 𝑒 − 𝑇𝑐 𝑠 ) + (𝑇𝑓 𝑠 − 𝑇𝑓 𝑒 )) ∗
Φ
Expression d’où on tire finalement la puissance thermique totale échangée, dans l’hypothèse d’une
circulation à courants parallèles :
(𝑇𝑐 𝑒 − 𝑇𝑐 𝑠 ) + (𝑇𝑓 𝑠 − 𝑇𝑓 𝑒 )
𝛷= ∗𝑘∗𝑆
(𝑇𝑐 − 𝑇𝑓 𝑠 )
log ( 𝑠 )
(𝑇𝑐 𝑒 − 𝑇𝑓 𝑒 )
(𝑇𝑐 𝑒 −𝑇𝑐 𝑠 )+(𝑇𝑓 −𝑇𝑓 )
𝑠 𝑒
Soit 𝛥𝑇𝐿𝑚 = (𝑇𝑐 𝑠 −𝑇𝑓 ) : Différence de Température Logarithmique Moyenne [K].
log( 𝑠 )
(𝑇𝑐 𝑒 −𝑇𝑓 )
𝑒
𝛷
𝐷𝑜𝑛𝑐 𝛷 = 𝑘 ∗ 𝑆 ∗ 𝛥𝑇𝐿𝑚 ⟹ 𝑆 = = 245,36 𝑚2
𝑘 ∗ 𝛥𝑇𝐿𝑚
Etape9 : Calcul de nombre de plaques :
On prend 𝑆𝑃𝑙𝑎𝑞𝑢𝑒 = 1,5 𝑚2
N.B : 𝑆𝑃𝑙𝑎𝑞𝑢𝑒 n’est pas la dimension de toute la plaque, mais seulement la dimension du surface
déchange contre-courant dans notre plaque.
Figure 39: Les types de double flux avec leurs rendements. (24)
51
Figure 40 : Les dimensions de la plaque.
𝑆
Donc Nbr_Plaques = = 164,36 ~ 165 plaques
𝑆𝑃𝑙𝑎𝑞𝑢𝑒
52
On peut clairement remarquer que les dimensions de notre échangeur sont relativement grandes.
Pour cela on trouve la plupart des échangeurs avec des ailette.
L'ajout d'ailettes augmente la surface d’échange principale. (25)
Ce type de refroidissement est utilisé dans les moteurs, en effet le critère est le fonctionnement
du moteur dans toutes les situations et donc il vaut mieux utiliser l'air.
Figure 42 : Les ailettes d'échange de chaleur : ( ) R ’ m b ; (b) Moteur refroidi par air ; (c)
Les déférentes géométries des ailettes.
53
III.3.3. Echangeur de chaleur à plaques avec les ailettes :
Ce type d'échangeur comporte des ailettes ondulées (le plus souvent de section triangulaire et
rectangulaire) ou des entretoises prises en sandwich entre des plaques parallèles (appelées
plaques ou plaques de séparation). Les plaques plates séparent les deux courants de fluide, et
les ailettes forment les passages d'écoulement individuels. Des passages de fluide alternés sont
reliés en parallèle par des collecteurs appropriés pour former les deux côtés de fluide ou plus
de l'échangeur.
Les ailettes sont formées par moulage ou par laminage et sont fixées aux plaques par brasage,
soudage, collage, soudage, ajustement mécanique ou extrusion. Des ailettes peuvent être
utilisées des deux côtés dans des échangeurs de chaleur gaz-gaz. Dans les applications gaz-
liquide, les ailettes ne sont généralement utilisées que du côté gaz ; s'ils sont utilisés du côté
liquide, ils sont utilisés principalement pour la résistance structurale et le mélange de
l'écoulement. Des ailettes sont également parfois utilisées pour le confinement de la pression et
la rigidité.
Ainsi, les plaques et les ailettes sont faites à partir d'une variété de matériaux, de métaux, de
céramiques et de papiers.
La sélection de la surface de l'ailette de chaque côté du fluide est totalement libre, comme l'exige
la conception, en faisant varier la hauteur et la densité de l'ailette. L'épaisseur des ailettes
communes est comprise entre 0,05 et 0,25 mm ; La hauteur des ailettes peut varier de 2 à 25
mm ; (25)
54
Les échangeurs à plaques et à ailettes sont fabriqués dans pratiquement toutes les formes et
tailles et sont fabriqués à partir d'une variété de matériaux.
Figure 44 : Géométrie des ailettes ondulées pour échangeurs de chaleur à ailettes en plaques : (a) ailette
triangulaire unie ; (b) ailette rectangulaire lisse ; (c) ailettes ondulées ; (d) ailette en bande décalée ; (e) ailette
à volets multiples ; f) ailette perforée.
Depuis les années 1910, les échangeurs à plaques et à ailettes sont fabriqués dans l'industrie
automobile (tubes cuivre-ailettes en laiton), depuis les années 1940 dans l'industrie aérospatiale
(à l'aide d'aluminium) et dans les applications de liquéfaction de gaz depuis les années 1950 à
l'aide d'aluminium en raison des meilleures caractéristiques mécaniques de l'aluminium à basse
température. Ils sont aujourd'hui largement utilisés dans les centrales électriques (turbine à gaz,
vapeur, nucléaire, pile à combustible, etc.), les centrales propulsives (automobile, camion,
avion, etc.), les systèmes à cycles thermodynamiques (pompe à chaleur, réfrigération, etc.), et
dans les systèmes électroniques, cryogéniques, de liquéfaction de gaz, de climatisation et de
récupération de chaleur résiduelle.
La compacité consiste à ajouter la surface étendue (ailettes) et à utiliser des ailettes avec la
densité des ailettes (fréquence des ailettes, ailettes/m ou ailettes/in.) aussi élevée que possible
sur un côté du fluide ou sur les deux côtés, en fonction des exigences de conception. L'ajout
d'ailettes triangulaire en aluminium de 0,2 mm d’épaisseur et 5 mm de hauteur peut augmenter
la surface de 5 fois la surface principale en général. (25)
55
Figure 45 : Les dimensions des ailettes.
On passe maintenant directement à les 3 dernières étapes de notre méthodologie de calcul, pour
conclure la dimension finale de notre échangeur à plaques.
56
𝑆𝑓𝑖𝑛𝑎𝑙𝑒
Donc 𝑁𝑏𝑟_𝑃𝑙𝑎𝑞𝑢𝑒𝑠 = = 100,15 ~ 101 plaques
𝑆𝑃𝑙𝑎𝑞𝑢𝑒
III.4. Conclusion :
On ajoute une coque à nos plaques pour protéger notre échangeur, on aura les dimensions
finales de (1170 x 720 x 576 𝑚𝑚3 ).
57
Figure 48 : v ’ à .
L’échangeur est maintenant avec une dimension convenable, mais le problème qui se pose est
l’air extrait de la cabine n’est pas bien filtrer, et ça va causer la diminution d’efficacité de notre
échangeur et l’endommager avec le temps. Pour cela il sera mieux d’améliorer le système de
filtration de nos cabines.
58
4 3 2 1
F 1170,00 F
A
60°
0,
20
0,50
5,00
576,00
E E
DÉTAIL A
ECHELLE 1 : 1 700,00
B
D D
720,00
50,00
C C
DÉTAIL B
ECHELLE 1 : 3
B B
FATHALLAH Hamza
Dessiné par :
No. DE PLAN
A Echangeur A4
A
ECHELLE: 1:15 FEUILLE 1 SUR 1
4 3 2 1
IV. Système de filtration :
IV.1. Introduction :
ne ressorte de la cabine.
Les mesures de vitesse d’air sont effectuées dans la cabine vide. La moyenne des mesures de
vitesse doit être supérieure ou égale à 0,5 m/s avec aucune vitesse inférieure à 0,4 m/s.
L’efficacité de la ventilation dépend de la vitesse de l’air, de l’homogénéité du flux d’air et du
débit en m3/s. (27)
Nos cabines sont de surface 2,5 x 3 m², et en utilisant les ventilateurs de débit 4,03 m³/s, en aura
une vitesse maximale de 0,537 m/s pour chaque cabine.
60
Il existe 2 types d’anémomètre : Anémomètre à hélice et Anémomètre à résistance thermique.
A Zenith fonderie, on utilise l’anémomètre à hélice pour mesurer les vitesses d’extraction d’air
dans les cabines.
La mesure des vitesses d'air sont effectuées autant que possible dans une portion de gaine
rectiligne aussi loin que possible d'un obstacle ou changement de direction. La mesure des
vitesses nécessite un important quadrillage de la section de la gaine car la répartition des vitesses
n'est pas homogène.
L’anémomètre ne nous donne jamais une valeur fixe. C’est pour cela on prend le max et le min
dans chaque partie et on calcule le moyen.
61
Figure 53 : Exemples des mesures de vitesse en m/s pendant 3 jours.
Il existe trois systèmes de filtration d’air pollué : rideaux liquides, filtres secs, claires-voies. Ces
dispositifs sont sans efficacité sur le captage des vapeurs de solvants. (27)
Rideaux d’eau
Une nappe d’eau coule le long d’un plan vertical ou légèrement incliné. Une pompe ou la
poussée de l’air aspiré as- sure la remontée de l’eau et le recyclage. Derrière le rideau d’eau, il
peut y avoir un laveur où l’eau est pulvérisée pour débarrasser l’air pollué des particules solides
qui vont se décanter dans un ou plusieurs bacs situés en partie basse. La réduction des risques
d’incendie, l’efficacité de la rétention des constituants solides des peintures et le main- tien dans
le temps des caractéristiques de la ventilation initiale conduisent à recommander ce genre
d’épuration.
Filtres secs
Les filtres secs sont utilisés dans les cabines ouvertes et fermées. La plupart du temps, ils sont
constitués de mate- las de matériaux en fibres non tissées de réaction au feu : non inflammable.
Ces matériels peuvent présenter une assez bonne efficacité lorsqu’ils sont neufs, mais ils se
colmatent progressivement. Ils perdent alors leur efficacité et deviennent une source d’incendie.
Leur nettoyage n’étant pas possible, il est nécessaire de les remplacer périodiquement.
L’utilisation de filtres secs est contre-indiquée dans les cabines où l’on met en œuvre des
peintures ou vernis nitrocellulosiques en raison de la propension du filtre encrassé à
s’enflammer.
62
Pour connaître l’état d’encrassement des filtres, il faut installer un appareil de contrôle
permettant de déterminer le moment où le filtre doit être changé, afin de respecter les conditions
de ventilation minimales des cabines dé- finies précédemment. Cet appareil de contrôle peut
être par exemple un indicateur de pression différentielle ou la mesure de la durée d’utilisation.
Claire-voie
Les systèmes de traitement par claire-voie de l’air pollué sont déconseillés et doivent être
réservés à des opérations occasionnelles.
En effet, les claires-voies sont constituées d’un assemblage de tôles métalliques sur lesquelles
l’aérosol en excès se trouve projeté. Une partie des rejets n’est pas retenue et se dépose plus
loin, dans la gaine d’extraction, sur les pales du ventilateur, et est évacuée dans l’atmosphère
extérieure, ce qui contribue à la pollution de l’environnement. De plus, l’encrassement des tôles
du double fond et des gaines est rapide. L’efficacité initiale de l’aspiration diminue vite si un
nettoyage fréquent n’est pas effectué, et l’accumulation des vieilles peintures constitue un
risque d’incendie dans toute la gaine encrassée.
Cette cabine adopte le système à filtration à sec. En utilisant 3 filtres (Filtre choc, Filtre plissé
et Filtre à poche).
63
IV.3.1. Filtre choc :
Le filtre à choc est généralement utilisé pour effectuer une préfiltration et protéger les autres
filtres. Il est facile à nettoyer.
Avantages :
• Double filtration : Le PROCART H assure une excellente filtration. Selon les qualités
de peinture, l’efficacité atteint 98,2 %. Grâce au polyester non tissé ajouté au filtre
carton, la finesse de filtration est beaucoup plus élevée que sur les autres types de filtre
car la peinture reste en surface du non tissé.
64
• Bonne capacité de charge : Contrairement aux filtres classiques, il augmente
d’efficacité au fur et à mesure qu’il se charge ; selon les qualités de peinture, l’efficacité
atteint 98,2 % (extraits secs).
• onstance du flux d’air : Avec le filtre PROCART H, l’installation de peinture est
protégée car le filtre maintient une vitesse d’air constante et régulière jusqu’à saturation
du filtre.
• Rigidité : Le design de la forme des plis procure au filtre PROCART H une très bonne
rigidité.
• Fabrication régulière et homogène : La fabrication des filtres PROCART H est
entièrement automatisée. Ceci rend impossible les risques de décalage de plis ou de
pastilles encore fixées au carton.
• Economique et performant : Grâce à ses plis en accordéon et à sa couche supérieure
en polyester, les over sprays sont extrêmement retenus, ainsi le nettoyage de la cabine
se fait très facilement.
• Ecologique : Tous les surplus de peinture sont stockés dans le filtre et ne sont à aucun
moment rejetés dans l’environnement car la forme en V du filtre empêche l’over spray
de rebondir et de sortir du filtre.
• Facilité de stockage : Quel que soit la hauteur du filtre, la surface par boite est la même
pour chaque type de filtre.
• Facilité d’utilisation : L’installation et le remplacement du filtre sont simples. Aucun
grillage de soutien n’est nécessaire, par conséquent, l’accès à la chambre d’extraction
est libre. Une barre de maintien au milieu peut être installée.
65
IV.3.3. Filtre à Poche :
Avantages :
• Efficacité de masse : Grâce à leurs 8 couches de papier kraft, le filtre PROKRAFT 8c
offre une excellente filtration. Ces filtres sont efficaces dans toutes les situations, ils
s’adaptent aux cas de pulvérisations multiples.
• Finesse de filtration : S’il s’agit de produits hydrosolubles ou de peintures et laques
thermodurcissables, l’efficacité de filtration est égale à 96% ; la filtration est aussi très
efficace en ce qui concerne les apprêts primaires soit 90%. Le PROKRAFT 8c permet
de capturer les particules les plus fines qui seraient passées outre les premières couches
de papier kraft.
• Perte de c arge et débit d’air constants : Le design et la composition de PROKRAFT
8c permet de maintenir une faible perte de charge (et débit) quel que soit le degré
d’encrassement du filtre. Ce PROKRAFT n’est que très peu résistant à l’air et laisse
celui-ci circuler librement.
• Ecologique : Les filtres PROKRAFT sont élaborés à base de produits naturels et
biodégradables uniquement. Grâce à leur haute efficacité et capacité de charge, les
surplus de peintures ne sont pas rejetés dans l’atmosphère.
66
• Facilité d’utilisation : Le montage/ démontage ainsi que l’entretien de ce type de filtre
sont très simples à réaliser.
Changement de la géométrie du filtre en polyester, de tel sort qu’il occupe toute la surface pour
assurer l’étanchéité.
67
Figure 59 : Les dimensions de la cage.
68
Figure 61 : La troisième étape du dimensionnement de filtre polyester.
69
On plie en fonction de toutes les lignes de notre forme et on colle les rebords à l'endroit
correspondant. Après on positionne le polyester construit dans la cage, et on le fixe en utilisant
la même colle.
Etape 6 : la découpe du filtre PROKRAFT 8c (La 2éme couche de notre filtre à poche) :
On découpe le PROKRAFT 8c pour s’adapter à notre cage.
70
Figure 64 : La cinquième étape du dimensionnement de filtre polyester.
On peut clairement remarquer que même la méthode de fixation des filtres dans la cage (le
collage) à plusieurs inconvénients :
• La nécessité de beaucoup de temps et d’efforts pour bien fixer les filtres dans la cage.
• La perte d’une quantité importante de la colle.
• La difficulté de nettoyage de la cage pour l’utiliser à nouveau.
Donc il faut mieux penser à une autre conception de la cage pour éviter ces inconvénients.
71
IV.4.2. La conception de la cage :
Etape 1 :
On prend notre cage, et on va essayer d’ajouter des améliorations pour éviter les inconvénients
déjà citer.
Etape 2 :
On utilise un fer plat soudé sous forme rectangulaire pour fixer nos filtres
72
Etape 3 :
On remplace le fer corner type L dans le cadre par un corner type T (pour avoir une structure
qui facilite le dépôt du fer plat dans sa position).
Etape 4 :
Pour garder la forme de nos poches même pendant l’utilisation on a ajouté des fers ronds.
Etape 5 :
On utilise le rivetage pour la fixation.
73
C’est la solution la plus pratique et la plus économique. Si on utilise des vis ou des boulons, on
aura besoin de les nettoyer pour démonter notre cage. Et la difficulté du nettoyage parfait
empêche la réutilisation des vis ou des boulons.
IV.5. Conclusion :
En utilisant cette cage on assure plus d’étanchéité, et le changement de notre filtre à poche
demande moins de temps et d’effort, et même plus économique.
74
Figure 72 : Vue en perspective éclatée du filtre à poche.
75
4 3 2 1
500,00
494,00
F 460,00
F
1000,00
E 5° E
5°
0
40,00
0,0
24
17,00
260,00
D 494,00
464,00
D
294,00
350,00
994,00
934,00
C 350,00
C
5,00
60° 60°
15,00
117,00 10,00
260,00
B B
FATHALLAH Hamza
Dessiné par :
No. DE PLAN
4 3 2 1
V. Dimensionnement du CTA et
canalisation :
V.1. Introduction :
La CTA est un système est préconisé pour des grands espaces tels que supermarchés, hôpitaux,
entreprises, salles blanches, dans lesquels on veut maintenir de très bonnes conditions de
température, été comme hiver.
– La CTA double flux, elle permet toutes les combinaisons possibles entre la reprise d'air, l'air
neuf, l'air rejeté, l'air traité suivant la configuration.
77
V.2.1. CTA simple flux :
La Centrale de Traitement d’air simple flux ne traite u’un seul flux d’air (en extraction d’air
vicié, en recyclage ou en soufflage d’air neuf).
Sa fonction : prendre l'air extérieur, lui faire subir un traitement (le chauffer ou le
refroidir, le purifier) et l'insuffler via le réseau de gaines aérauliques dans les locaux.
La Centrale de Traitement d’air double flux traite à la fois l’extraction et le soufflage et qui
permet toutes les combinaisons possibles entre les 2 flux d’air.
78
Sa fonction : Même fonction que la CTA simple flux avec Reprise de l'air dans les pièces
nécessitant une extraction d'air et expulsion hors du bâtiment.
N.B : CTA double flux est le type de CTA utiliser pour les échangeurs à chaleur.
La CTA double flux permet d’effectuer les mêmes tâches que la CTA simple flux, mais dispose
de caissons d'échange, qui permettent de récupérer des calories, en utilisant la chaleur de l'air
repris pour réchauffer l'air entrant.
La CTA double flux est installée dans les locaux avec du personnel (salle de réunion, accueil,
espace ouvert...) tandis que le simple flux est installé dans les lieux de stockage, sanitaires, local
à pollution spécifiques.
Les principaux composants que l’on peut retrouver dans le groupe de ventilation ou le caisson
de traitement d’air sont les suivant :
79
Figure 76 : Les composants du CTA.
Un ventilateur est composé d’un moteur électrique entraînant une turbine ou une hélice.
L’énergie cinétique fournie par le moteur électrique à la turbine ou à l’hélice permet le
déplacement de l’air directement dans une pièce ou à travers une gaine. (33)
La spécificité de ces ventilateurs est qu’ils aspirent et refoulent l’air dans l’axe à
180° axialement. L’air est ainsi aspiré et propulsé parallèlement à l’axe de rotation
du ventilateur. Ils ne génèrent pas de pressions trop importantes, mais peuvent en revanche
fournir de très forts débits d’air.
80
Les ventilateur centrifuges :
Pour assurer une bonne performance du ventilateur, la forme de l’orifice d’aspiration est
circulaire et la forme de l’orifice de refoulement est rectangulaire. (33)
Pour conclure : Dans le cas d’un ventilateur centrifuge, l’aspiration de l’air se fait axialement
et le refoulement radialement. Pour un ventilateur axial, l’air est véhiculé parallèlement à l’axe
de la roue.
Figure 79 : Sens général de l'écoulement d'air dans les deux types de ventilation.
Dans le domaine de construction des CTA, les constructeurs utilisent sauvent la ventilation
centrifuge. Pourquoi ?
Les ventilateurs axiaux peuvent faire circuler de gros débit d’air de façon économique. Par
contre, ils n’ont pas beaucoup de force pour combattre les restrictions. Les ventilateurs
centrifuges ont plus de force pour combattre les restrictions.
Plus il y a de la restriction à combattre, mieux il vaut privilégier un ventilateur centrifuge. (36)
81
Les restrictions sont comme les
courbes sur une route. Plus il y a de
courbes, moins une auto peut avancer
rapidement. Plus il y a de restrictions
dans un réseau de ventilation, moins il
y aura de débit d’air.
Figure 80 : Les restrictions.
V.3.2. Les filtres :
Les filtres à chocs ou labyrinthe sont composés de profilés en quinconce qui interceptent les
particules de graisse, principalement :
• Par effet d’inertie : à chaque virage autour d’un profilé, les particules sont projetées en
dehors du flux d’air.
• Par condensation des particules sur les surfaces “froides”. Dès lors, le rendement
s’accroît avec une diminution de la vitesse de l’air. Le filtre à choc est donc l’outil
optimal pour la filtration de l’air dans des zones humides, genre laverie ou lave-
casseroles.
82
La surface filtrante est composée de fibre de verre grossière ou
de fibre synthétique maintenue dans des cadres en carton ou
métallique. Les filtres peuvent être plan ou légèrement plissés
pour augmenter la surface filtrante, donc la longévité. On trouve
également des médias en mousse de polyuréthane ou polyester
expansée, utilisée sous forme de couches planes ou des tricots
en fil d’acier galvanisé ou inoxydable, montés dans des cadres.
Ils fonctionnent principalement par l’effet d’inertie des particules. Figure 82 : Filtre plan.
Ces filtres sont composés soit d’un papier-filtre plissé en cellulose ou en fibres de verre, soit de
poches (on parle de filtres à poches) disposées dans un cadre sous forme de sacs flottants qui
leur donnent une surface de filtration pouvant aller jusqu’à 27 fois la surface frontale.
Les filtres à poches ont une forte capacité de colmatage et un coût d’exploitation peu élevé.
83
Le milieu filtrant est constitué de papiers de fibres de verre
maintenues par un liant, pour les plus hautes efficacités, ou
bien d’un mélange de fibres de cellulose et de fibres
minérales. Ces papiers sont plissés sur toute la profondeur du
filtre. Chaque pli est parfois maintenu par un séparateur
ondulé. La surface de filtration peut atteindre 100 fois la
surface frontale pour les filtres dits absolus.
L’air repris (sortie de cabine de peinture) est bien filtré grâce aux filtres déjà cité (les 3 filtres
de la cabine), donc o va ajouter juste un filtre de faible efficacité G pour assurer une filtration
parfaite et éviter l’endommagement de notre échangeur à plaques.
On utilisera aussi un filtre G pour filtrer l’air neuf prit de l’extérieurs de la poussière. Et bien
sûr on va ajouter un filtre à choc métallique à l’extérieur pour la protection.
84
En tenant compte d’espace pour la ventilation et la filtration, on aura un CTA de dimension
1500 × 584,50 × 1200 𝑚𝑚3 .
V.5. Canalisation :
On a besoin de trois CTA dans la cabine. Un CTA par cabine. Nos calculs précédents sont basés
à ce point-là.
Les dimensions des raccords et des conduites sont standard dans le marché. On choisit des
dimensions convenables pour éviter toute sorte de haute pression et de turbulence.
On raccord les entrés et les sorties de notre CTA avec des trémies carrés ronds (500 x 500 to
400). Cette dimension-là est assez suffisante pour éviter haute pression dans notre CTA.
On finalise notre chapitre par un simulation thermo-hydraulique de la zone de peinture avec les
3 CTA.
85
Figure 87 : L ’ ( m ) z .
V.6. Conclusion :
Cette partie est consacré pour le montage complet d’échangeur dans la zone de peinture avec
une proposition de la canalisation adapté à notre cas. Les dessins et même la simulation se sont
faits dans SolidWorks.
5,44
× 80% = 2,176Wh.
2
Énergie récupérée par heure : 2,176 [W/(m³/h)] x 14 500 [m³/h] x 3= 94,656 [kWh]
86
Le gain de l’énergie est donc : 90 870 [kWh/an] - 4320 [kWh/an] = 86 550 [kWh/an]
66 000 [Drh] x 3
𝑅𝐼 = = 2,28 ~ 3 [𝑎𝑛𝑠]
86 550 [Drh/an]
Cette solution n’est pas très rentable dans le sens des financiers qui exigent un retour de 3 ans,
mais elle ne représente pas une dépense, puisqu’il y a toujours une récupération d’énergie.
Investissons donc dans la technologie plutôt que dans le combustible.
87
6 5 4 3 2 1
596,00 1700,00
D D
400,00
1380,00
C C
B B
2700,00
Dessiné par :
FATHALLAH Hamza
No. DE PLAN
A A4 A
CTA
ECHELLE: 1:25 FEUILLE 1 SUR 1
6 5 4 3 2 1
6 5 4 3 2 1
D D
C C
B B
Dessiné par :
FATHALLAH Hamza
No. DE PLAN
A A4 A
Cabines_CTA
ECHELL[Link] FEUILLE 1 SUR 1
6 5 4 3 2 1
Conclusion générale :
L’objectif principal de ce projet était de développer une méthode pour récupérer le maximum
possible des calories d’air chaud chauffer par une pompe à chaleur, extrait de local de peinture
vers l’extérieur. Pour cela, nous avons proposé une approche de conception en se basant sur des
corrélations dans la littérature du transfert thermique.
Dans le but d’avoir une meilleure efficacité thermique, on a choisi l’échangeur à plaques car
il est le plus adaptable à notre cas en le comparant avec les autres échangeurs disponibles dans
le marché, et on prend comme matériau l’aluminium grâce à sa conductivité thermique
important, sa résistance contre la corrosion et bien sûr son prix qui est abordable.
La période de stage effectué au Zenith fonderie et plus précisément dans l’atelier TS-peinture
m’a donné l’occasion d’approfondir dans le domaine thermiques et énergétiques, et de
découvert les rouages de ce monde-là.
90
Annexes :
91
Annexe 3 : Calcules expérimentales des propriétés d’air en fonction de la température
avec des corrélations. (7)
92
Annexe 4 : Corrélations du nombre Nusselt dans le cas d’un écoulement sur un plan. (7)
93
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