Économie D'entreprise Tle STT
Économie D'entreprise Tle STT
MICHEL MONEBOULOU
Master 2 en SciencesEconomiques
(Economie et Applications
)
Edition 2020
COURS D’ECONOMIE D’ENTREPRISE TERMINALES ACC/CG/ACA/SES/FIG
Objectifs généraux :
Après le cours d’économie d’entreprise en première STT (ACA, ACC, CG, FIG, SES), qui
avait pour but de permettre à l’élève de connaitre l’entreprise, son produit, son marché et l’analyse de
ses finances. Le cours d’économie d’entreprise en T les STT (ACA, ACC, CG, FIG, SES) vise à rendre
l’élève capable de :
- Expliquer les relations humaines dans l’entreprise et décrire quelques éléments de la gestion
du personnel ;
- Expliquer le pilotage et détecter les différents facteurs affectant la rentabilité de l’entreprise ;
- Définir les stratégies de l’entreprise et leurs applications ; - Décrire les différents
éléments de la croissance de l’entreprise ;
- Distinguer la PME de la GE et présenter leurs relations et leur évolution.
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Cours préparé par M. Michel MONEBOULOU /PLET/Diplômé de l’ENSET de Douala
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Leçon 23 : Les variables stratégiques
Leçon 24 : Planification stratégique et prospective
QUATRIEME PARTIE : L’ENTREPRISE ET SON AVENIR
THEME 8 : Etude de la croissance de l’entreprise
Leçon 25 : La croissance de l’entreprise
Leçon 26 : La grande entreprise et la petite et moyenne entreprise dans une économie
Leçon 27 : Les entreprises multinationales
Leçon 28 : L’entreprise, la société, l’éthique et autres mutations
BIBLIOGRAPHIE
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Introduction :
Pendant longtemps, on a reconnu à l’entreprise une finalité financière (le profit). Les
problèmes de relation qui se posaient à l’intérieur de l’entreprise étaient considéré avec moins
d’importance, et leurs résolutions étaient confié au comptable chargé de la paye. Progressivement, la
finalité sociale de l’entreprise a été reconnue. Car, on a pris conscience que l’homme n’était pas un
simple facteur de production, assimilable à la machine et surtout les dirigeants se sont aperçu que les
salariés étaient à l’origine de toute création de richesses. Ainsi, le comptable chargé de la paye a été
remplacé dans un premier temps par le chef de personnel, chargé de mettre en œuvre le droit du
travail. Dans un deuxième temps par la direction des ressources humaines, cette dernière comme
plus soucieuse de l’état des rapports.
Introduction :
Longtemps considéré comme secondaire, la gestion du personnel prend depuis quelques
années une place importante du fait de la prise de conscience de l’importance de l’homme dans
l’entreprise. Les travailleurs (salariés) constituent la ressource fondamentale de l’entreprise, car toutes
réalisations en son sein passent par leur canal.
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Leçon 1 : La fonction personnel
OPO : A la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir la notion de gestion du personnel et présenter ses objectifs ;
- Présenter les contraintes de la gestion du personnel ; -
Présenter les attributions ou missions de la GRH.
Introduction : La gestion du personnel (GP) a pour but de placer l’homme qu’il faut à la place qu’il
faut. Les travailleurs mettent en œuvre tous les moyens dont ils disposent et les connaissances qu’ils
possèdent pour faire avancer l’entreprise.
I- DEFINITIONS ET OBJECTIFS DE LA GESTION DU PERSONNEL
1- Définition
La gestion du personnel (GP) est l’ensemble des moyens mis en œuvre par l’entreprise pour
traiter et maîtriser les problèmes humains et sociaux aux différents niveaux de responsabilités.
La réalisation des objectifs de la gestion du personnel se heurte à certaines contraintes qui sont
d’ordre économique, sociologique et règlementaire.
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-Administrer le personnel : Le service ressource humaine (RH) doit gérer efficacement le personnel.
Les tâches les plus courantes concernent l’établissement de la feuille de paie et des modalités de
règlement, la réalisation des contrats de travail, la gestion disciplinaire et le suivi médical.
-Développer la motivation des salariés : Il s’agit de la gestion des salariés. A ce niveau, la GRH est
chargée d’améliorer les compétences individuelles et collectives des salariés. Cette mission se décline
en quatre sous-missions : attirer le plus grand nombre de salariés ; développer les talents des
collaborateurs à travers la gestion des carrières ; et enfin optimiser (maximiser) le rendement des
équipes et des salariés en leur motivant.
-Mettre en œuvre la stratégie : Mobiliser des équipes d’aide à la réalisation des objectifs fixés par la
direction générale, assurer l’adéquation (concordance, affinité) entre les besoins de l’entreprise et ses
ressources en personnel.
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Leçon 2 : Détermination des besoins de l’entreprise en personnel
OPO : A la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Classer les emplois (catégories socio-professionnelles) ;
- Définir et analyser la gestion prévisionnelle des emplois (GPE).
Introduction :
La tâche première du service du personnel est de connaître les hommes qui, chaque jour permettent à
l’entreprise de fonctionner.
I- LA CLASSIFICATION DES EMPLOIS
Elle consiste à ordonner hiérarchiquement les emplois suivant les qualifications requises et les
tâches à accomplir pour pouvoir y affecter le personnel le mieux adapté.
Ie (BAC+4)
Cadres moyens ou techniciens supérieurs
IIe (Licence ou BTS)
Employés et ouvriers qualifiés (E.O.Q)
IIIe (BAC)
Employés et ouvriers non qualifiés
Exemple : Dressons le profil de poste du directeur comptable d’une société et le profil du candidat à
ce poste.
Profil de poste Profil du candidat
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-Etre titulaire d’un BAC+4 en comptabilité -Etre titulaire d’un BAC
-Maîtriser les logiciels SAGE SAARI, Excel -Bonne maîtrise des logiciels comptables
-Etre apte mentalement et physiquement
-Savoir parler Français et Anglais
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Cas pratique :
Le bilan social de l’entreprise TALLA se présente comme suite en 2019.
Cadres T.A.M E.O.Q E.O.N.Q
26 36 122 240
Les hypothèses faites sur les composantes de l’évolution démographique conduisent à prévoir
47 départs donc 32 aux titres de retraites et 15 par démission. La ventilation des départs par catégories
est contenue dans le tableau suivant :
Cadres T.A.M E.O.Q E.O.N.Q
Retraites 3 6 9 12
Démissions 1 2 3 9
En 5 ans, 54 promotions d’E.O.N.Q est possible, 10 promotions du personnel qualifié et 8
promotions des techniciens et agents de maîtrise (T.A.M).
Travail à faire :
1-Présenter l’effectif des différentes catégories ;
2-Calculer le nombre de départ par catégorie ;
3-Calculer l’effectif probable en fin d’année 2019 ;
Les responsables des ressources humaines cherchent à cerner les compétences requises dans les
années avenir au niveau des futurs emplois. Les besoins en 5 ans sont :
Cadres T.A.M E.O.Q E.O.N.Q
35 43 135 180
4-Présenter les écarts observés et faites un rapport au directeur des ressources humaines compte tenu
du rôle social de l’entreprise et prodiguer lui des conseils.
Solution :
1- L’effectif par catégories
26 cadres 122 E.O.Q
36 T.A.M 240 E.O.N.Q
2- Départs par catégories
4 cadres 12 E.O.Q
8 T.A.M 21 E.O.N.Q
3- Effectifs probables
Effectif probable=effectif initial - départs
Cadres : 26-4=22 E.O.Q : 122-12=110
T.A.M : 36-8=28 E.O.N.Q : 240-21=219
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- Rapport au DRH
En guise d’analyse, nous avons besoins de 5 cadres donc nous procéderons à une promotion de 5
T.A.M et nous seront en manque de 18 T.A.M d’où nous ferons une promotion de 13 E.O.Q. Il restera
6 E.O.Q, l’entreprise a encore besoin de 15 E.O.N.Q. Sachant que la rétrogradation n’est pas possible,
nous allons remercier les 6 E.O.Q et procédé à un recrutement de 15 E.O.N.Q.
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Leçon 3 : Le recrutement
OPO : A la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir la notion de recrutement et présenter son importance ;
- Distinguer les modes de recrutement, leurs avantages et leurs inconvénients ; -
Décrire le processus de recrutement.
Introduction : Après avoir procéder à l’analyse d’un poste et dresser le profil du poste, il faut
prospecter et rechercher les candidats.
I- DEFINITION ET IMPORTANCE DU RECRUTEMENT
1- Définition
Le recrutement est une action par laquelle une entreprise engage le personnel dont elle a besoins
pour son activité.
2- Importance du recrutement
C’est une opération importante pour l’avenir de l’entreprise et c’est la raison pour laquelle elle doit
être effectué avec le plus grand soin de manière à faire le meilleur choix possible.
II- LES MODES DE RECRUTEMENT
L’entreprise peut envisager deux modes de recrutement : le recrutement interne et le recrutement
externe.
1- Le recrutement interne
C’est le fait pour une entreprise de se doter de la main d’œuvre dont elle a besoin en utilisant
l’effectif déjà présent dans l’entreprise. En d’autres termes, il s’agit d’un recrutement par lequel le
poste est pourvu par une personne appartenant déjà à l’entreprise.
Le recrutement interne se fait par voie de promotion : il peut être opéré par note de services ou par
voie d’affichage. Il présente des avantages et des inconvénients. 2- Le recrutement externe
C’est le fait pour une entreprise de se doter d’une main d’œuvre dont elle a besoin en faisant appel à
des personnes extérieures à l’entreprise.
Le recrutement externe peut être opéré par de nombreux moyens : annonces, offre d’emplois,
candidatures spontanées…Il peut être organisé par l’entreprise elle-même ou confié par délégation à
des organismes spécialisés en recrutement. Ces derniers peuvent être institutionnels (FNE) ou privés
(cabinet de recrutement, etc.). Ce mode de recrutement présente également des avantages et des
inconvénients.
III- LE PROCESSUS DE RECRUTEMENT
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Cette phase donne lieu à la lecture et au tri des lettres de motivation et des curriculums vitae (CV) des
postulants.
3- Phase de sélection
Plusieurs sélections sont ensuite réalisées. Les candidats retenus sont convoqués à un premier
entretien et soumis à des tests (test psychologique, mise en situation…). Seuls quelques-uns d’entre
eux sont appelés pour un second entretien qui se déroule en présence du futur supérieur hiérarchique.
4- Phase d’intégration
Le dernier entretien débouche sur le recrutement du candidat qui se matérialise par la signature du
contrat de travail. Mais le nouveau salarié doit aussi être accueilli de façon à faciliter son intégration
dans l’entreprise.
Le salaire d’un employé est généralement appréhendé et analysé sous trois aspects différents :
-Du point de vue juridique : le salaire est payé ou est dû en contrepartie d’un travail effectué
conformément au contrat de travail ;
-Du point de vue économique : le salaire est pour l’entreprise un élément essentiel du coût de revient
de ses activités. C’est pourquoi l’entreprise cherche toujours à le minimiser.
-Du point de vue social : le salaire est le revenu principal et l’essentiel du travailleur. Il se présente
comme la source de satisfaction de ses besoins.
L’affectation c’est le changement de poste dû à l’évolution des travailleurs ou encore c’est le résultat
du recrutement d’une personne nouvelle ou de la promotion d’un salarié déjà employé.
Introduction :
L’entreprise est un système constitué de divers groupes de personnes. L’efficacité de ces
groupes conditionne également l’efficacité de l’entreprise. La compétitivité de l’entreprise moderne
de nos jours repose essentiellement sur le dynamisme et le savoir-faire de ces personnes (salariés). A
cet effet, l’entreprise a intérêt à maîtriser les aspirations et les motivations des salariés, cela signifie
d’adapter un style de commandement adéquat, ce qui passe nécessairement par la mise en œuvre
d’une bonne politique de communication.
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-Les relations hiérarchiques (bonne politique de communication, meilleur information, participation
du travailleur aux décisions de l’entreprise).
II- LA MOTIVATION DES HOMMES
1- Définitions
La motivation est tout ce qui pousse l’homme à agir, tout ce qui détermine son comportement
au travail. Ou encore ce sont les raisons qui poussent les individus à travailler dans le but de satisfaire
un besoin déterminé. L’aspiration c’est une prétention, un but, un objectif que l’on veut atteindre ou
encore l’idéal qu’espère atteindre un salarié.
2- Les types de motivation On
distingue :
-La motivation sociale : être reconnu et se réaliser. Les moyens utilisés sont les conditions de travail
favorables (horaires, ambiance au sein de l’entreprise…) ;
-La motivation économique : rémunération et plan de carrière. Comme moyen utilisé dans
l’entreprise nous avons le salaire et les avantages en matériels ;
-La motivation par implication : Il s’agit du pouvoir et de la responsabilité. Les moyens utilisés sont
la direction participative par objectif (DPO) et la délégation du pouvoir.
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II- Les théories de l’école des relations humaines (Mayo, Herzberg, Maslow, MC Grégor)
Cette école met en relief les nouvelles aspirations des hommes au travail.
1- Elton Mayo
Il a mis en évidence l’existence d’autres facteurs de motivation autres que financiers. Il a
montré que le travail répondait à la satisfaction des besoins sociaux : les hommes sont motivés par
l’appartenance au groupe, par la reconnaissance et la considération de leurs supérieurs hiérarchiques.
2- Abraham Maslow et sa théorie des besoins
Maslow reconnait quant à lui l’importance de la satisfaction des besoins naturels et sociaux
tels que proposé respectivement par Taylor et par Mayo. Mais il, explique par ailleurs que les
travailleurs satisfont leurs besoins les uns après les autres de façon hiérarchisée : besoins
physiologiques, de sécurité, d’appartenance au groupe et d’affection, d’estime et de prestige, de
réalisation ou d’accomplissement de soi. Ces besoins de Maslow sont résumés en cinq (05)
catégories contenu dans une pyramide dite pyramide des besoins de Maslow.
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Besoins d’appartenance et d’affection 3
-Les facteurs d’hygiène ou le conditionnement : qui concernent le salaire, les conditions de travail,
le statut du salarié et l’emploi.
-Les facteurs de motivation ou moteurs : qui se rapportent à la nature du travail, aux
responsabilités, à la possibilité d’avancement, à la reconnaissance de l’effort accompli ou fourni. 4-
Les théories X et Y de Douglas MC Gregor
Selon MC Gregor, il existe deux conceptions de l’homme au travail :
-La théorie X : fondée sur l’hypothèse que l’homme n’aime pas le travail et que le rôle de
l’encadrement c’est de l’obligé à travailler (l’homme doit être contraint à travailler) ;
-La théorie Y : Fondée sur le principe que le travail en soit n’est ni agréable, ni déplaisant et que
l’homme ne s’y investi que dans la mesure où il peut prendre des initiatives que ses résultats sont
récompensés (l’homme aime le travail quand il prend des initiatives).
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Le style (1 ;9) : Le chef démocrate
Le chef privilégie l’instauration d’un bon climat social (ambiance de l’entreprise reflétant le
niveau de satisfaction et motivation du personnel de l’entreprise) dans son équipe au détriment du
travail effectué ;
Le style (9 ;1) : Le chef autocrate
Toutes les préoccupations du chef sont tournées vers le rendement et ses relations avec les
subordonnés se limite à la transmission des ordres et des informations ;
Le style (5 ;5) : Le chef compromis
Le chef a une attention portée aux hommes et une attention portée à la tâche.
Le style (9 ;9) : Le chef leader
Il consacre avec beaucoup d’énergie l’intérêt porté aux hommes et aux impératifs de production. Le
leader manager encourage son équipe à la réalisation des tâches.
Le rôle du dirigeant est d’atteindre au moins le style (5 ;5) et de tendre vers le style (9 ;9).
Degré d'intérêt porté aux problèmes humains
Le Le Le Le Le Le Le
dirigeant dirigeant dirigeant dirigeant dirigeant dirigeant dirigeant
prend les « vend » présente présente présente le défini des laisse le
décisions ses ses idées une problème, limites et groupe puis les décisions et décision obtient
des demande libre de
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annonce demande à condi- suggestions au groupe choisir tant chacun son
tionnelle et prend sa de prendre que
avis qui se décision une certaines
déclare décision à contraintes prêt à l’intérieur sont
changer de ces respectées limites
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-Pour l’information descendante, l’entreprise peut utiliser : le journal d’entreprise, le livret d’accueil,
les notes de services, les rapports annuels, l’affichage etc.
-Pour l’information ascendante l’entreprise peut utiliser : les enquêtes d’opinion, les boîtes à
suggestion, les délégués du personnel, les tracts etc.
3- Les obstacles à l’information On
distingue :
-L’information peut être déformer à cause de la longueur du canal de communication ;
-La rétention de l’information par certaines personnes pour préserver et renforcer leur pouvoir ; -
L’information peut être stocker ou retarder lorsqu’il y a dans le circuit de communication des hommes
aux intérêts opposés ;
-Le coût de l’information, car mettre l’information à la disposition du personnel nécessite
d’importants moyens surtout lorsque ce dernier est dispersé.
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-La cogestion c’est-à-dire faire représenter les salariés et les associés dans l’organe de contrôle et de
gestion de l’entreprise ;
-L’autogestion, elle consiste à rendre chaque travailleur responsable du fonctionnement de l’entreprise
; -La codécision, elle permet d’intégrer les travailleurs et de les associés dans la prise des décisions
importantes de l’entreprise.
II- LES INDICATEURS SOCIAUX ET LE BILAN SOCIAL
L’étude des relations humaines aboutit à la détermination des indicateurs sociaux et du bilan social.
1- Les indicateurs sociaux
Un indicateur social est un moyen qualitatif ou quantitatif de mesure de la vie sociale de l’entreprise.
Les principaux indicateurs sociaux qualitatifs sont :
- Les attentes ;
- Les réactions ;
- Les désirs ;
- La satisfaction ou l’insatisfaction des salariés.
Concernant les indicateurs sociaux quantitatifs, on distingue :
- L’effectif ;
- Le retard ;
- La formation ;
- La mobilité du personnel ;
- La production ; - L’absentéisme ;
- Les relations professionnelles ;
- Les conditions d’hygiène et sécurité au travail.
2- Le bilan social
Il s’agit d’un document qui récapitule dans un tableau les principales données chiffrées permettant
d’apprécier la situation de l’entreprise dans le domaine social. Ou encore c’est un document
présentant certains indicateurs sociaux de l’entreprise. Il est obligatoire dans les entreprises de plus de
300 salariés.
Il porte sur :
- L’emploi ;
- La formation ;
- La rémunération ;
- Les relations professionnelles ;
- Les conditions d’hygiène et sécurité au travail ; - Autres conditions de travail etc. Le bilan
social joue les rôles suivants :
- Il est un outil d’information interne et externe destiné au comité d’entreprise, aux délégués
syndicaux représentant du personnel et aux actionnaires ;
- Il est un outil de planification ;
- Il est un outil de gestion qui met à jour les dysfonctionnements sociaux de l’entreprise et
défini les actions collectives à y mettre en œuvre.
- Il est un outil de concertation, car constitue un élément de référence dans le dialogue social ou
la négociation.
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1-5- Les conséquences des conflits
Les conflits entrainent : le déclenchement des grèves ; la détérioration du climat social ; les départs
suites aux licenciements ; la baisse de la productivité ; la dégradation de l’image de marque de
l’entreprise provoquant une perte de clients. 2- La grève
2-1- Définition
La grève est une cessation collective et concerter du travail par les salariés en vue de faire aboutir
leur revendication.
2-2- Les formes de grève
On distingue : -La grève planifiée ; -La grève offensive ; -La grève défensive ; -La
grève localisée ; -La grève localisée ; -La grève généralisée ;
-La grève spontanée (non planifiée) ; -La grève d’avertissement.
II- MODE OU PROCEDURE DE RESOLUTION DES CONFLITS ET LES INSANCES
DE DEFENSE DU PERSONNEL
1- Mode de résolution des conflits 1-1- La négociation
C’est un ensemble de discussion ayant pour objectifs de parvenir à un accord acceptable entre
les parties en conflits.
Elle comporte les phases suivantes :
-La phase préliminaire : elle va de l’acceptation de l’idée de négocier à la préparation de la
négociation ;
-Le déroulement de la négociation : cette phase est marquée par l’établissement des contacts, les
échanges d’information et la confrontation des arguments ;
-La conclusion de la négociation : elle peut s’achever par un protocole d’accord qui se traduit par un
consensus ou un compromis. La négociation peut également s’achever par un constat d’échec. 1-2-
La conciliation
C’est une procédure qui réunit les parties en conflit devant un conciliateur. Ce dernier est chargé
d’écouter les deux parties afin de dégager un accord. Cette procédure aboutit à la rédaction d’un
procèsverbal de conciliation ou de non conciliation. 1-3- La médiation
Le médiateur est choisi d’un commun accord par les parties en conflit ou désigné par le ministère du
travail. Il étudie le dossier et propose des solutions que les deux parties peuvent accepter ou rejeter.
1-4- L’arbitrage
En cas d’échec de la médiation, un arbitre est désigné. L’arbitrage consiste à confier à un tiers la
solution du conflit. L’arbitre est tenu de prendre une résolution définitive du conflit qui sera respectée
par les parties. Cette solution est appelée solution arbitrale.
2- Les instances de défense du personnel Nous
pouvons citer :
2-1- La section syndicale de l’entreprise
Elle est de droit dans toute les entreprises quel que soient leur taille et représente l’organe de
défense des travailleurs dans l’entreprise.
2-2- Les délégués du personnel
Ils sont présents dans toutes les entreprises de plus de 11 salariés, ils ont pour rôle de présenter à
l’employeur les revendications individuelles et collectives des salariés.
2-3- Le comité d’entreprise
Il est présent dans toutes les entreprises d’au moins 50 salariés, il permet de prendre en compte les
intérêts des travailleurs dans les décisions relatives à la gestion, à l’organisation du travail et aux
techniques de production ;
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2-4- Le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT)
Il est présent dans les entreprises d’au moins 50 salariés. Il a pour rôle de procéder aux enquêtes
en cas d’accident de travail grave et de maladies professionnelles en vue de déterminer les causes et
de proposer les mesures propres à y remédier. Il formule toutes les suggestions susceptibles
d’améliorer les conditions de travail ; établie et permet l’exécution du programme d’hygiène et de
sécurité en rapport avec les activités de l’entreprise ; diffuse au près des travailleurs les informations
relatives à la protection de leur santé et au bon fonctionnement du travail.
DEUXIEME PARTIE
: LE PILOTAGE ET LA RENTABILITE DE
L’ENTREPRISE
Introduction : Le choix du dirigeant traditionnel est fondé sur l’expérience et l’intuition. Le manager
moderne doit en permanence adopter la stratégie de l’entreprise aux fluctuations de l’environnement.
A cet effet, il dispose dont d’un « tableau de bord » qui regroupe les principaux indicateurs de l’action
de l’entreprise. Pour mener à bien cette lourde tâche, il utilise des outils d’aide à la décision que nous
étudierons après avoir aborder les notions de pilotage et de rentabilité de l’entreprise.
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I- GENERALITES SUR LE PILOTAGE DE L’ENTREPRISE
1- Définition
Le pilotage est l’ensemble des actions permettant d’orienter une entreprise vers des objectifs
dont-elle s’est fixée, en tenant compte des opportunités ou menaces de l’environnement. Le pilotage
concerne alors :
-Le choix des objectifs ;
-Les moyens à mettre en œuvre pour les atteindre ;
-Le système de contrôle à mettre en place pour assurer une bonne gestion.
2- Objectifs du pilotage
Feed back
Module
contrôle
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-Les écarts anormaux : qui doivent être analyser pour détecter leur raison et pouvoir y remédier ; 4-
Le tableau de bord
Le tableau de bord est un document sur lequel le module pilote met en évidence des seuils d’alerte à
surveiller attentivement, concernant :
- Le chiffre d’affaires ;
- Les parts de marché ;
- Le cash-flow ;
- La marge commerciale ;
- La rentabilité du capital investi.
Les indicateurs de gestion de l’entreprise sont surveillés du plus simple au plus compliqué du point de
vue de leur détermination.
II- LE PROCESSUS DE PRISE DE DECISION
1- Définition
La décision est un choix irréversible et risqué entre plusieurs solutions possibles. D’une
manière générale, décider c’est choisir une action en vue d’atteindre un objectif bien déterminé. 2-
Classification des décisions Selon le niveau de décision, on distingue :
-Les décisions stratégiques (à long terme) : Elles déterminent l’orientation générale de l’entreprise,
définissent les produits et les marchés. Elles sont centralisées et sont irréversibles.
-Les décisions tactiques ou techniques (à moyen terme) : Elles sont prises au niveau intermédiaire
de la hiérarchie et constituent un prolongement des décisions stratégiques. Ici la correction d’erreur
est possible. Exemple : la création d’un réseau de vente ou la définition d’un programme de
production.
-Les décisions opérationnelles (à court terme) : Elles sont relatives à la vie courante de l’entreprise.
Elles sont répétitives et programmables, ses effets sont immédiats et sont connus avec certitude.
Exemple : achat des matières premières
Selon le degré de décision, on distingue :
-Les décisions non programmables : qui sont des décisions imprévisibles mais néanmoins
fréquentes. Exemple : une décision prise en cas de grève.
-Les décisions programmables : qui sont des décisions de routine pour lesquelles le décideur dispose
d’une procédure d’élaboration bien définie. Pour prendre ce type décision, on peut utiliser les outils
d’aide à la décision tels que le modèle de Wilson, la programmation linéaire et le réseau P.E.R.T.
3- Analyse du processus de prise de décision
La prise de décision peut être décrite comme une succession d’étapes :
-L’identification du problème : il est question de comprendre la problématique, se poser les
questions et analyser la situation en fonction des objectifs prévus ;
-Analyse et évaluation des décisions possibles : On fait recours aux différents moyens disponibles
dans l’entreprise par rapport à la solution envisagée ;
-Le choix de la décision : il est question d’opter pour une décision pour la résolution du problème ; -
La communication de la décision : il s’agit de véhiculer au sein de l’entreprise la décision choisie
pour résoudre un problème ;
-La mise en œuvre de la décision : on donne les ordres et on mobilise les moyens matériels et
humains ;
-Contrôle et évaluation de la décision : il est question d’assurer l’exécution de la décision, contrôler
et comparer les résultats aux prévisions et de dégager les écarts. Si les résultats ne répondent pas aux
attentes, on revient à l’étape de l’analyse et d’évaluation des décisions possibles afin de prendre une
autre décision.
2
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Identification du problème
Choix de la décision
Communication de la
Résultat décision
Insuffisant
Contrôle et évaluation de la
décision
Schéma du processus de prise de décision
2
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- Définir les termes : efficacité, rendement, productivité, rentabilité ;
- Enumérer et expliquer les facteurs de rentabilité ; - Ressortir les
limites de la rentabilité.
I- DEFINITIONS
1- Efficacité C’est la capacité pour une action d’atteindre les objectifs ou les résultats
souhaités dans un délai prévu. Sauf que cette notion reste insuffisante par conséquent il faut se référer
à une notion plus complète qui ne se limite pas à l’objectif poursuivi mais qui prend en considération
les moyens employés. 2- Rendement
C’est le rapport entre la quantité de produits obtenus et la quantité d’un facteur de production utilisé.
2- Rendement du capital
3- Productivité
C’est le rapport entre la production et les facteurs de production mis en œuvre pour la réaliser.
Elle considère tous les facteurs et prend en compte l’évolution du prix. Comme caractéristique : -Elle
apparaît comme une notion statique car elle déterminée à une date donnée ; -Elle est une notion
dynamique dans ce cas on parle de gain de productivité.
La productivité globale se calcul ainsi :
Dans la pratique, le calcul de la productivité globale des facteurs est délicat, c’est pourquoi la
productivité du travail est plus utilisée :
𝐕𝐨𝐥𝐮𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧
2
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4- Rentabilité 4-1- Définition
C’est la capacité d’un capital placé à générer les revenus. C’est aussi le rapport entre le résultat
obtenu et les moyens mis en œuvre (ou capitaux investis).
3
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3
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Emprunt : 5 00 000
Bénéfice net : 3 00 000
Intérêt : 1 00 000
TAF : Déterminer le taux de rendement économique (TRE)
Solution : Calcul du taux de rendement économique
3
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NB : de façon générale, toutefois que la rentabilité marginale d’un projet est différente de la
rentabilité globale, la réalisation de ce projet modifie cette dernière de la manière suivante :
- Rm > RG, on a une augmentation de la rentabilité globale (RG) ; -
Rm = RG, on a un maintien de la rentabilité globale (RG) ;
- Rm < RG, on a une diminution de la rentabilité globale (RG).
Application :
La rentabilité d’une entreprise avant et après réalisation d’un investissement de 1 000 000 FCFA se
présente ainsi :
Eléments Capitaux investis Marge attendue Rentabilité
Avant investissement 2 000 000 200 000 10%
Après investissement 3 000 000 330 000 11%
Solution : La rentabilité globale de 10% à 11%
Le résultat supplémentaire obtenu est de 130 000 pour un capital additionnel de 1 000 000F.
5- La rentabilité à court terme et à long terme 5-1- La rentabilité à court terme
Elle se rapporte à un seul exercice (1 an) et dans le cadre d’une structure stable de l’entreprise
(organisation, gamme de produits, marché, technologie…).
5-2- La rentabilité à long terme
Elle résulte des changements de structure dans le long terme ceci provoqué par l’évolution du milieu
ou de la production de l’entreprise.
II- L’EFFET DE LEVIER
C’est l’augmentation de la rentabilité des capitaux dû au financement d’une partie des
investissements par les capitaux empruntés. Ou encore, c’est l’amplification de la rentabilité des
capitaux propres dû à l’apport des capitaux propres.
Il se produit se produit chaque fois que le taux de rentabilité des investissements est supérieur au taux
d’intérêt des emprunts.
Introduction :
3
3 Cours préparé par M. Michel MONEBOULOU /PLET/Diplômé de l’ENSET de Douala
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Compte tenu d’un environnement économique turbulent et socialement agité, politiquement
instable, l’entreprise doit prendre les décisions coup par coup c’est-à-dire sans analyser leur
rentabilité au préalable. Il s’agira ici de prendre les décisions sous la contrainte des ressources
disponible (programmation linéaire), sous la contrainte du temps (PERT) et sous la contrainte du
temps et des ressources disponibles (choix d’investissements).
Leçon 14 : La programmation linéaire (PL) : Etude de cas sur la maximisation
d’un profit
OPO : A la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir la programmation linéaire et présenter ses objectifs ; -
Identifier les contraintes en programmation linéaire ; -
Ecrire un programme linéaire maximisation d’un profit ;
- Résoudre un problème de maximisation d’un profit.
Introduction :
Le programme linéaire est utile pour faciliter les choix de production tout en respectant les contraintes
techniques et les choix fixés par les décideurs.
3
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2- Cas pratique
L’entreprise LEWA est une SA spécialisée dans la fabrication de 2 types de produits P1 et P2
à l’aide de deux machines M1 et M2.
La réalisation de P1 exige 6h de travail sur la machine M1 et 4h sur la machine M2. La réalisation de
P2 exige 2h de travail sur la machine M1 et 2h de travail sur la machine M2.
Les machines M1 et M2 peuvent fonctionner respectivement pendant 360h et 320h par mois. Par
ailleurs, cette entreprise réalise un bénéfice de 600F par unité de P1 et 150F par unité de P2. Travail
à faire : Déterminer la production P1 et P2 que l’entreprise doit obtenir par mois si elle veut
maximiser son profit.
Solution : soient x la quantité de P1 et y la quantité de P2.
- Recherche de la fonction objective : Résumons le problème dans un tableau
Ateliers M1 M2 Profit
Produits
Produit P1 (x) 6h 4h 600
Produit P2 (y) 2h 2h 150
Capacité maximale 360h 320h
Traduisons l’ensemble sous forme d’inéquation, nous obtenons la fonction objective suivante :
Max π = 600x + 150y
- Recherche des contraintes Contraintes logiques : x ≥ 0 et y ≥ 0 Contraintes
techniques :
y
180-
-
160- A
-
- B
-
- zone
- d’acceptabilité
- C
+ + + + + + + + + +
0 60 80 x
(D1) (D2)
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A (0;160) ; B (D1∩D2) ; C (60;0)
Trouvons les coordonnées du point B :
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Leçon 15 : La programmation linéaire (PL) : Etude de cas sur la minimisation
d’un coût
OPO : A la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Identifier les contraintes en programmation linéaire ; - Ecrire un
programme linéaire de minimisation d’un coût ;
- Résoudre un problème de minimisation d’un coût.
Introduction : Il s’agit de minimiser les coûts ou les dépenses (programme de minimisation).
I- STRUCTURE DU PROGRAMME DE MINIMISATION
La structure et la méthodologie de résolution restent les mêmes que dans le cas d’un
programme de maximisation à savoir :
- Retrouver la fonction objective c’est-à-dire la fonction à minimiser ; -
Identifier les contraintes :
Les contraintes logiques ; Les contraintes techniques ; Les contraintes commerciales
;
- Procéder à la saturation afin de délimiter la zone d’acceptabilité ;
- Cette zone d’acceptabilité nous donne les coordonnées des points que nous devons introduire
dans la fonction objective pour déterminer la capacité minimale.
3
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1
1A A
1
B B 3
Généralement à chaque fois que deux relations comportent une lettre
commune à gauche ou à droite, il faut introduire une tâche fictive. e- L’étape
C’est un jalon qui sépare deux tâches. Il indique le début et la fin d’une tâche, et est représentée par
un cercle numéroté.
3
1 Tâches convergentes Tâches divergentes
d- Les Tâches fictives
Ce sont des tâches de durées nulles qui ne consomment aucune ressource. Il s’agit d’un graphique
artificiel qui permet de représenter certaines dépendances de tâches. Elles sont représentées par un
vecteur en pointillé ( - - - - ).
3
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Solution :
- Nous allons d’abord déterminer les niveaux du PERT
Tâches Durées Tâches antérieures Niveaux
0 1 2 3 4
A 2 - A
B 6 A B
C 3 A C
D 2 B D
E 4 C E
F 5 C, D E F
G 2 F, G G
H 3 H
- Graphe PERT D
24
B F
4
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A C H
0 1 6 7
C G
3 E 5
3- Chemin critique
C’est le chemin le plus long qui permet de partir d’une étape de début à une étape de fin de
projet. Il représente le délai de réalisation final du projet. Toutes les tâches qui se trouve sur le chemin
critique sont appelées tâches critiques et leurs marges sont nulles.
III- AVANTAGES ET INCONVENIENTS DU PERT
1- Avantages
- Facilite la coordination et le contrôle des travaux ;
- Clarifie l’enchainement des différentes opérations ;
- Améliore les précisions des durées et des coûts ;
- Permet de comparer les prévisions aux réalisations.
2- Inconvénients
- N’assure pas un meilleur contrôle de qualité ;
- Incapacité d’annuler le risque qui pèse sur la réalisation du projet ;
- Ne s’applique qu’aux opérations de production comportant des tâches qu’on peut ordonner.
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Leçon 18 : Etude de cas sur le tracer du graphe PERT
OPO : A la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Tracer le graphe PERT ;
- Calculer les différents éléments du PERT (dates, marges, intervalles de flottement) ; -
Retrouver le chemin critique.
I- CAS PRATIQUE
Une entreprise de la place présente informations suivantes par rapport à son nouveau projet.
Tâches Tâches précédentes Durées en jours
A - 2
B A 6
C A 3
D B 2
E C 4
F C, D 5
G E 2
H F,G 3
Travail à faire :
1- Présenter le graphe PERT
2- Calculer les dates au plus tôt et au plus tard.
3- Déterminer le chemin critique et sa durée
4- Calculer les marges libres et totales sur les tâches (B, G) et (B, C) respectivement.
5- Calculer l’intervalle de flottement des tâches 6 et 7.
II- SOLUTION
1- Présentation du graphe PERT
2 D(2) 4
B(6) F(5)
0A(2) A(2) 1 8 8 10 10
6 H (3) 7
C
00 22
G (2) 15 15 18 18
3
C (3) E(4) 5
5 9 9 13
4
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- Si les cash-flows sont constants
NB : la valeur résiduelle (VR) désigne la valeur du bien en fin de durée de vie. Elle est nette d’impôt
(VR-VR*taux d’impôt sur les sociétés).
- Si les cash-flows ne sont pas constants
Le projet est acceptable lorsque son IP > 1. Généralement, chaque fois que la VAN d’un projet est
positive, son indice de profitabilité dépasse 1. On peut également calculer le taux de profitabilité
(tp). Il se calcul de la manière suivante :
4
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TIR = 38,62%
Le projet est rentable car le TIR est supérieur au coût du capital (38,62% >38%).
II- CAS PRATIQUE 2 : choix du projet le plus rentable
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Introduction :
Nous avons vu au thème 2 que le rôle du pilote de l’entreprise était de fixer les objectifs et
choisir les moyens à mettre en œuvre pour les atteindre. Certains dirigeants se contente de gérer le
présent. Cela n’est plus possible face à l’accroissement de l’intensité de la concurrence et de
l’évolution technologique. Il leurs faut dès lors apprendre à prévoir les évolutions de l’environnement.
Pour cela il faudra rechercher des actions qui permettront de transformer les mutations en
opportunités pour l’entreprise : Dans ce cas le pilote devient alors stratège. Il doit désormais fixer les
objectifs et choisir les moyens efficaces pour les mettre en œuvre.
- Elle permet au dirigeant de prendre du recul par rapport à sa gestion quotidienne et l’incite à
réorienter au besoin ses plans en fonction des opportunités et des dangers présenter par
l’environnement ;
- Elle conditionne notamment la vitesse d’adaptation de l’entreprise ;
- Elle réduit les risques de surprise et empêche à l’entreprise d’être prise de cours lorsque
surviennent les opportunités et les menaces.
3- La stratégie et les objectifs de l’entreprise
La stratégie apparaît ici comme une arme que détient l’entreprise pour assurer la réalisation de
ses objectifs qui peuvent être des objectifs de rentabilité, de sécurité ou de croissance. Elle fait preuve
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de flexibilité car elle va difficilement à l’encontre des objectifs de l’entreprise. Elle permet aux
dirigeants d’assurer une gestion efficace de l’entreprise.
1- Le diagnostic interne
Il s’agit d’analyser les différents éléments internes à l’entreprise et de pouvoir dégager ses
forces et ses faiblesses.
a- Les forces Ce
sont :
- Un système comptable rentable ; - L’ancienneté ; - La
notoriété (l’image de marque du produit) ; - Le personnel affilié ;
- La bonne organisation (structure de l’entreprise) ; - Une capacité
d’autofinancement.
b- Les faiblesses
Il s’agit des éléments que l’entreprise doit améliorer pour sa survie. Ce sont :
- Le personnel non affilié ou insuffisant ; - La qualité insuffisante du produit ;
- L’insolvabilité de l’entreprise ; - L’inefficacité des techniques commerciales ; - La
mauvaise organisation.
2- Le diagnostic externe
Il consiste à repérer dans l’environnement externe de l’entreprise, les éléments qui constituent des
opportunités et les menaces.
a- Les opportunités On
distingue :
- Le départ d’un concurrent ; - Le partenariat ou la fusion de deux entreprises ;
- L’augmentation du pouvoir d’achat des consommateurs ;
- Les nouvelles découvertes scientifiques facilitant la production ; - La politique fiscale
souple pratiquée par le pays.
b- Les menaces Nous
pouvons citer :
- La menace des nouveaux entrants ; - la menace des produits de substitution ;
- Le pouvoir des fournisseurs ; - le pouvoir d’achat des consommateurs ; - La
politique fiscale du pays.
III- LA MISE EN ŒUVRE DE LA STRATEGIE ET SES LIMITES
1- La mise en œuvre de la stratégie
Le choix d’une stratégie globale donne lieu à des stratégies particulières. Autrement dit, il faut
au niveau de chaque fonction les objectifs à atteindre avant d’adopter une stratégie.
2- Les limites de la stratégie Les
limites sont les suivantes :
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- La stratégie suppose la planification, or il est en réalité difficile de planifier à l’avance, car les
plans à long terme ne peuvent être détailler quantitativement avec sureté, la planification
prend du temps et devient parfois compliqué et décevante ;
- L’influence de l’environnement qui menace l’application de la stratégie ;
- L’on reproche souvent à la stratégie d’être rigide avec pour conséquence la naissance des
conflits.
- La stratégie de domination par les coûts : elle consiste pour l’entreprise à obtenir les coûts
les plus bas pour un niveau de qualité donné ;
- La stratégie de niche et de créneaux : cette stratégie porte sur un produit particulier destiné
à une clientèle réduite ayant des besoins spécifiques (exemple des produits de luxe). Ainsi, la
stratégie de niche concerne un produit particulier et la stratégie de créneaux concerne une
clientèle spécifique ;
- La stratégie de désengagement : elle consiste à quitter un secteur d’activité non rentable.
c- Avantages et inconvénients de la spécialisation Comme
avantages, nous avons :
- La spécialisation permet l’acquisition d’expérience et génère les économies d’échelle qui sont
source de baisse des coûts ;
- Elle entraine la diminution des coûts suite à l’effet d’expérience ;
- Elle permet à l’entreprise de facilement atteindre la taille critique c’est-à-dire la taille
minimale pour se maintenir sur le marché sans subir les handicapes concurrentiels dans son
domaine d’activité.
Les inconvénients sont les suivants :
La capacité d’adaptation et d’échange limitée car en cas d’évolution rapide des techniques,
des besoins, des habitudes d’achat, l’entreprise peut être vulnérable ;
La rigidité organisationnelle ;
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La position concurrentielle de l’entreprise difficile à tenir.
2- La stratégie de différentiation a-
Définition
Elle consiste pour une entreprise à singulariser les produits à fabriquer pour les distinguer de
ceux de la concurrence. En d’autres termes, il s’agit d’individualiser les différents produits en vue de
couvrir plusieurs marchés.
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II- EN FONCTION DE L’ATTITUDE DE L’ENTREPRISE FACE A SON
ENVIRONNEMENT
On distingue :
1- La stratégie offensive
Ici l’entreprise s’impose à son environnement en anticipant les changements et en les provoquant afin
d’améliorer sa position par rapport à la concurrence. Exemple : le lancement d’un nouveau produit. 2-
La stratégie défensive
Ici l’entreprise s’adapte aux changements en cherchant à maintenir ses positions acquises. Exemple :
MTN, ORANGE, NEXTEL, les SABC, Source du pays.
3- La stratégie d’entente
Elle consiste à rechercher les solutions communes entre l’entreprise et les concurrents afin d’éviter
une politique d’affrontement indésirable. Exemple : ORANGE et MTN face à NEXTEL.
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2- Le couple marché-produit
A ce niveau l’entreprise cherche à répondre à la question : quel produit pour quel marché ? Ainsi
pour l’entreprise, le choix des produits et les marchés sur lesquels ses produits seront vendus est
fondamentale. La stratégie consiste à choisir les bons couples produit-marché en fonction des bons
couples que l’entreprise s’est assignés. Une entreprise peut se voir vouer à l’échec c’est pourquoi les
entreprises cherchent à se développer sur plusieurs actes à la fois et donc de diversifier leurs produits
et leurs marchés.
III- L’INNOVATION
1- Définition
C’est une découverte qui sera exploitée sur un marché et créera un chiffre d’affaires. Il peut s’agir des
nouvelles méthodes de production, de la fabrication d’un nouveau produit, des nouvelles méthodes de
ventes…
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4- Les phases et étapes du processus de planification a-
Les phases
- La réflexion : pour fixer les objectifs de l’entreprise ; - La programmation : des moyens
pour y arriver ;
- La budgétisation et l’affectation des ressources ;
- L’élaboration et contrôle des résultats avec l’analyse des écarts. b- Les étapes
Le processus de planification comporte deux étapes :
- L’élaboration du plan ;
- La révision et la réalisation du plan.
5- Avantages et inconvénients de la planification a-
Avantages
- Justifie et ordonne les activités ;
- Améliore le rendement des ressources ;
- Permet l’anticipation puisqu’il faut prévoir et se définir par rapport à un avenir ; -
Fournit une base de contrôle.
b- Critiques
- Réduit la marge ; -
Retarde l’action ; -
Coût très élevé.
6- Les niveaux de planification
La planification qui se décompose de la manière suivante : planification stratégique, opérationnelle et
budgétaire.
a- La planification stratégique ou à long terme
Elle dépend de la direction générale. Elle planifie et comprend les éléments suivants :
- Axes directeurs,
- La trajectoire à suivre,
- Les délais à respecter, - Les cibles à atteindre. b- La planification opérationnelle à
moyen terme
Elle conduit à l’élaboration d’un plan opérationnel. Les principaux plans fonctionnels de la
planification stratégique sont :
- Le plan commercial ;
- Le plan financier ; - Le plan technique ; - Le plan social. c- La planification budgétaire
C’est la prévision budgétaire à court terme.
II- LA PROSPECTIVE ET LA PREVISION
1- La prospective
C’est une nouvelle façon de penser qui, en éclairant le présent, elle pousse à prendre aujourd’hui des
décisions en prévision d’un avenir probable.
2- La prévision
C’est la détermination chiffrée d’un phénomène, d’une grandeur ou d’un ensemble de grandeurs
relatives à une période.
Remarque : La prospective se distingue de la prévision qui prolonge le passé.
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III- LE MANAGEMENT STRATEGIQUE DE L’ENTREPRISE
Les activités de base du management stratégique sont :
- L’analyse stratégique (recherche et étude de l’information) ;
- Le développement du concept stratégique (choix des options stratégique) ;
- La mise en œuvre stratégique (planification, structure, culture) ; - Le contrôle
stratégique.
QUATRIEME PARTIE
: L’ENTREPRISE
ET SON AVENIR
La masse critique ou taille critique est la dimension minimale requise à une entreprise pour
s’installer ou se maintenir dans un secteur d’activité avec une rentabilité positive. En d’autres termes,
c’est la taille minimale que le marché impose à l’entreprise.
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2- Objectifs
Ils sont liés aux avantages en termes de coûts et d’efficacité que procure la grande dimension. Ces
objectifs sont :
2- La croissance externe a-
Définition
C’est le processus par lequel deux ou plusieurs entreprises mettent en commun tout ou une
partie des éléments constituant leur potentiel de production. Elle se réalise par le regroupement ou le
rachat des firmes. Les modalités de croissance externe sont :
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- La fusion : c’est la réunion de deux ou plusieurs entreprises qui disparaissent pour donner
naissance à une nouvelle entreprise ;
- L’absorption : c’est l’association de deux ou plusieurs entreprises (A et B) qui disparaissent à
l’exception de l’une d’entre elles ;
- La prise de contrôle en bourse (O.P.A) opération publique d’achat : c’est le fait qu’une
entreprise annonce qu’elle est prête à acheter en bourse les actions d’une autre entreprise à un
cours supérieur à la côte ;
- Création d’une filiale commune (joint-venture) : c’est un procédé permettant soit de
réaliser les économies d’échelles soit d’entreprendre les activités nouvelles.
b- Avantages et inconvénients Les
avantages sont les suivants :
- Utilisation immédiate de nouvelles capacités de production et des compétences extérieures ; -
La diversification ;
- La réduction de la concurrence ;
- L’accès à la taille critique.
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- La sous-traitance de capacité : ici l’entreprise donneuse d’ordre bien équiper pour fabriquer
un produit préfère confier une partie de la réalisation à une autre à cause de la forte demande ;
- La sous-traitance de spécialité : l’entreprise donneuse d’ordre n’a ni le matériel, ni la
compétence nécessaire et engage une autre entreprise qui dispose d’un savoir-faire technique ;
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- La sous-traitance en cascade : c’est le cas d’un produit obtenu grâce à l’intervention de
plusieurs sous-traitants, chacun assurant qu’un seul stade de la production. 2- Le partenariat
C’est une démarche qui vise à établir les relations adéquates entre la grande entreprise et la PME.
Exemple : SCDP et CAMRAIL, SOCAVER et les SABC. Ses différentes formes sont :
- L’essaimage : c’est une technique qui consiste de la part de la grande entreprise à inciter ses
salariés à créer leur propre entreprise ;
- Le foisonnement : c’est une technique qui consiste de la part d’une grande entreprise à aider
une PME locale à se développer ;
- La filialisation : c’est la prise de contrôle d’une entreprise (la filiale) par une autre entreprise
(la société mère) ;
- Le portage : technique qui consiste pour une grande entreprise à aider une PME à se
développer
à l’export.
3- La domination
Elle relève le pouvoir de la grande entreprise qui cherche un effet de domination sur le concurrent, les
fournisseurs et clients qui peuvent être les PME grâce aux avantages que leur procure les économies
d’échelle.
- La firme multinationale est une grande entreprise qui possède les filiales à l’étranger ;
- C’est celle qui réalise plus de 25% de sa production à l’étranger ;
- Elle compte au moins 30% de son profit en provenance de l’activité réaliser à l’étranger.
En somme, au-delà de toutes ces définitions, l’on peut retenir que l’entreprise multinationale est un
groupe de société internationalement réparti dont les activités étendues à de nombreux pays sont
conçus, organisées et conduites dans une optique mondiale.
2- Les causes de la multinationalisation
- L’ouverture des frontières réaliser par la création des zones de libre-échange et l’instauration
du marché commun ;
- Les besoins des pays développés en terme de matières premières et minières ;
- Le développement des moyens de transports ;
- La saturation de la demande dans les pays développés ;
- La recherche de nouveaux débouchés ; - La recherche des avantages fiscaux ;
- La main d’œuvre peu coûteuse dans certains pays.
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COURS D’ECONOMIE D’ENTREPRISE TERMINALES ACC/CG/ACA/SES/FIG
II- LA MULTINATIONALE ET LE PAYS D’ACCUEIL
L’implantation d’une firme multinationale dans un pays présente à la fois des avantages et des
inconvénients.
1- Avantages a- Sur le plan
économique
- L’amélioration de la balance de paiement grâce à l’entrée des capitaux ;
- Le développement de l’industrie locale par les effets d’entrainement. Les multinationales sont
des grands centre d’innovation ce qui profite aux entreprises locales ; - La création des
emplois :
- La stimulation de la concurrence par l’amélioration de la compétitivité des entreprises locales.
b- Sur le plan social
- Augmentation du pouvoir d’achat et du niveau de vie dans le pays d’accueil ;
- L’octroi des salaires élevés ce qui peut s’étendre au niveau des entreprises locales.
c- Sur le plan technique
- L’emploi des techniques avancée de gestion ; - Le transfert de technologies.
2- Inconvénients a- Sur le plan
économique - Le rapatriement des fonds à
l’étranger ;
- La détérioration de la balance de paiement lorsqu’on assiste à la dévaluation de la monnaie
du pays d’accueil ;
- L’intensification de la concurrence qui peut faire disparaître les entreprises locales ;
- La création de peu d’emplois à cause du phénomène de robotisation.
b- Sur le plan social
- Perturbation du marché du travail car la plupart des travailleurs aspirent travailler pour le
compte des multinationales en raison des salaires plus élevé qu’elles offrent ;
- Le risque de la pollution de l’environnement ;
- Les troubles de relations sociales par la pratique d’une politique hostile aux syndicats ; -
L’indifférence des multinationales aux besoins nationaux.
c- Sur le plan technologique -
L’apport d’une technologie limitée ;
- La fonction recherche est très centralisée au niveau de la société mère d’où le risque d’exode
des meilleurs cerveaux du pays vers l’étranger.
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La déontologie est l’ensemble des règles qui régissent le fonctionnement et les pratiques d’une
profession. 2- Analyse des problèmes d’éthique posé par l’entreprise
L’attention que les entreprises portent à l’éthique montre en fait des oppositions voir des
contradictions entre sa contribution au développement économique et sa participation au
développement social.
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a- Les liens entre culture d’entreprise et l’éthique
La culture peut encourager l’adoption d’une conduite d’éthique. L’éthique de l’entreprise
correspond à des principes qui doivent déterminés le comportement des individus partis prenante de
l’organisation après que l’entreprise ait choisi une série de valeur qui règlemente les attitudes du
personnel.
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L’entreprise influence dont la société de nos jours, elle est considérée comme un agent économique
socialement responsable : on parle d’entreprise citoyenne.
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