Santé publique
6 – Promotion de la santé et vaccination
La vaccination en Belgique :
Buts ⇒ diminution de la mortalité et de la morbidité de certaines maladies infectieuses.
La communauté Française adhère aux objectifs de l’OMS en matière de vaccination, visant
notamment l’éradication de la poliomyélite, de la rougeole, du syndrome de rubéole
congénitale, du tétanos néonatal et de l’hépatite B.
Éradication possible de certaines maladies (exemple variole)
• Si diagnostic facile (ex : pustules sur le corps)
• Quand le réservoir de la maladie est uniquement humain
• Quand il n’y a plus de porteurs sains
Les prochaines : polio, rougeole, rubéole.
Le vaccin :
Pour stimuler les défenses immunitaires contre une maladie sans déclencher cette maladie,
on introduit dans l’organisme :
• Soit une partie de l’agent infectieux qui provoque cette maladie,
• Soit la totalité de l’agent infectieux mais sous une forme atténuée
• Soit une anatoxine, c’est-à-dire la toxine de l’agent infectieux dont on a détruit la toxicité
Si par la suite, l’individu vacciné est exposé à cet agent infectieux ou à sa toxine, les défenses
immunitaires de son organisme, déjà activées par le vaccin, pourront le rendre inoffensif
avant même que la maladie se développe.
Objectif du programme de vaccination
1. Assurer une couverture vaccinale optimale : 2/3 de la pop soit vacciné.
2. Réduire l’inégalité sociale face à la prévention des maladies infectieuses.
3. Protéger les individus les plus fragiles par l’immunité des autres.
Public-cible
1. Les nourrissons et les jeunes enfants pour la vaccination de base
2. Les jeunes adolescents (11-12 ans) pour les vaccinations de rappel et la vaccination
contre hépatite B
3. Les femmes enceintes
4. Les adultes, notamment pour les vaccinations spécifiques à partir de 60-65 ans, celles
des voyageurs et des travailleurs
Les stratégies :
Pour atteindre une couverture vaccinale supérieure à 90%
1) Mise à disposition gratuite de plusieurs vaccins.
2) La promotion active de la vaccination des adultes
3) L’introduction des nouveaux vaccins combinés et la vaccination contre hépatite B pour
les nourrissons et les adolescents
4) L’utilisation d’n vaccin polio inactivé (passage du vaccin polio oral ou vaccin polio
injectable)
5) Le passage du vaccin coqueluche à cellules entières au vaccin coqueluche acellulaire
Les acteurs de la prévention vaccinale
Structures du programme de vaccination
• Conseil supérieur de la santé :
- Organe fédéral d’avis réunissant les «experts»
- Émet les avis et propose le calendrier vaccinal
• Conférence interministérielle des Ministres de la Santé (tous les niveaux de pouvoirs)
- Adopte le calendrier et signe protocole d’accord pour mettre les vaccins à
disposition de la population (calendrier de base)
• Les administrations communautaires
- Définissent les objectifs du programme
- Organisent la de mise en œuvre
- Procèdent à l’achat des vaccins
- Organisent la distribution aux vaccinateurs
- Soutiennent la promotion de la vaccination
- Organisent la surveillance des maladies évitables par la vaccination
• Les structures préventives :
- ONE / Kind&Gezin : vaccination de l’enfance
- Service Promotion Santé à l’École (SPSE) : vaccination des élèves
• Principaux vaccinateurs : pédiatre/infirmer pédiatre (ONE), puis les généralistes et
enfin les pharmaciens
Objectifs du programme
• Niveau 1
⟶ Susciter l’adhésion maximale de la population et des professionnels aux
recommandations vaccinales résumées dans le calendrier vaccinal approuvé par le
Gouvernement de la Communauté française.
⟶ Adopter des stratégies adaptées pour populations fragilisées et les migrants
• Niveau 2
⟶ Développer une « culture » vaccinale et maintenir l’adhésion au programme
⟶ Assurer l’accessibilité aux vaccins maximale aux publics cibles
⟶ Assurer la cohérence et la pertinence du programme
- Prévenir les maladies évitables par la vaccination pour l’ensemble de la
population cible
- Adhérer aux objectifs OMS d’élimination de la polio (2002), de la Rougeole et
Syndrome de rubéole congénitale / SRC (2010)
Les indicateurs d’efficacité de programmes vaccinaux
• Les couvertures vaccinales
- Pour la vaccination de base des nourrissons (varie en fonction des pathos)
- Pour les populations en âge scolaire
- Pour la population adulte
• La surveillance des maladies
- Contrôle épidémiologique d’élimination
- Législation sur les maladies à déclaration
Les outils de promotion du programme vaccinale
• Le carnet de l’enfant
• Les rdv des vaccins
• Vacciner? Mieux comprendre pour décider.
• Vaccination 5-6, 11-12 ans
• Quelles vaccinations pour les adolescents de 14-16 ans?
• Ma carte de vaccination et moi
• Carte de vaccination
• Guide « Pour une vaccination de qualité en médecine scolaire »
Qu’est-ce qu’un « bon » vaccin ?
• Provoque une bonne immunité : 95 % de protection
• Vaccin stable à la T° et à la lumière ⇒ facile à conserver
• Pas trop cher
• Facilement mélangeable avec d’autres
• Sans effets secondaires
• Facilement administrable
Contre-indication aux vaccins
• Si maladies fébriles aiguës (>38°)
• Réaction post vaccinale sévère
• Problème immunitaire
• Grossesse
• Administration récente de 𝛾-globulines ou de sang frais
• Non-respect du délai entre deux doses
Fausses contre-indications aux vaccins (souvent appuyé par les fake-news)
• Affection mineure avec T°< 38 °
• Allergies, asthme, rhume des foins
• Antécédents familiaux , convulsions hyperthermiques,
• Traitement AB, corticoïdes à faible dose
• Affections cutanées
• Affections chroniques (cardiaques, pulmonaires, hépatiques)
• Prématurité
• Allaitement maternel, …
Question fréquente de la population sur les vaccins
⟶ Pourquoi faut-il continuer à vacciner contre des maladies devenues peu fréquentes ou
rares chez nous ?
4 raisons :
- Risque de voir réapparaître la maladie comme pas complètement disparue à l’échelle mondiale
- Aucun vaccin n’est efficace à 100% : importance de l’aspect collectif et solidaire de la protection
- Pour des raisons de santé ou d’allergies graves, certaines personnes ne peuvent être vaccinées
- Les maladies ne s’arrêtent pas aux frontières