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HEH, Campus Technique

Institut Supérieur Industriel de Mons

Compléments d’Électricité

Synthèse

Ce document a été rédigé en LATEX


Le 15 mai 2014

Auteur : TB2EEL
Corky Maigre *[*]* (FPMs 173) 2ème Bachelier ISIMs
Ir S. Dupuis
Année Académique 2013-2014
Table des matières

1 Circuits à courants sinusoïdaux 2


1.1 Grandeur sinusoïdale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Valeur efficace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Branche R,L,C en régime sinusoïdal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.4 Notions de puissances et d’énergies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.5 Méthode d’étude d’une branche R,L,C en substituts complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.6 Représentation par vecteurs et phaseurs d’une branche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.7 Equivalence entre circuits séries et circuits parallèles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

2 Réponse en fréquence des branches fondamentales 3


2.1 Allure de l’impédance et du courant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2 Phénomène de résonance du circuit R,L,C série . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.3 Phénomène d’antirésonance du circuit R,LkC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.4 Circuit bouchon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

3 Compensation du facteur de puissance 4


3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3.2 Facteur de puissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.3 Inconvénients d’un mauvais facteur de puissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.4 Amélioration du facteur de puissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

4 Circuit R, L, C en transitoire 7
4.1 Etude du transitoire du circuit R,L,C série en évolution libre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4.2 Etude du transitoire du circuit L,C série en évolution libre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

5 Equations de Maxwell 12
5.1 Les 4 équations de Maxwell . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
5.2 Composantes du champ électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
5.3 Propriétés de la matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
5.4 Evolution des équations de Maxwell dans le vide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
5.5 Propagation des ondes électromagnétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
5.6 Détermination de la vitesse de la lumière à partir de l’équation de Dalembert . . . . . . . . . . . . . 15
5.7 Spectre électromagnétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

1
Chapitre 1

Circuits à courants sinusoïdaux

1.1 Grandeur sinusoïdale

1.2 Valeur efficace

1.3 Branche R,L,C en régime sinusoïdal

1.4 Notions de puissances et d’énergies

1.5 Méthode d’étude d’une branche R,L,C en substituts complexes

1.6 Représentation par vecteurs et phaseurs d’une branche

1.7 Equivalence entre circuits séries et circuits parallèles

2
Chapitre 2

Réponse en fréquence des branches


fondamentales

2.1 Allure de l’impédance et du courant

2.2 Phénomène de résonance du circuit R,L,C série

2.3 Phénomène d’antirésonance du circuit R,LkC

2.4 Circuit bouchon

3
Chapitre 3

Compensation du facteur de puissance

3.1 Introduction
Tout système électrique utilisant le courant alternatif met en jeu l’énergie active et l’énergie réactive.
– L’énergie active est transformée, au sein du dispositif de production, en énergie mécanique, thermique, lumi-
neuse, ...
– L’énergie réactive sert à produire un champ magnétique alternatif dans les machines électriques.

La circulation des puissances actives et réactives provoque des pertes et des chutes de tension dans les conducteurs.
Les pertes réactives réduisent le rendement global des réseaux et les chutes de tension sont néfastes au maintien
d’une tension devant être distribuée.
→ La puissance réactive sera donc produite le plus près possible du lieu de consommation pour réduire le trajet et
par conséquent les pertes.

Par contre, pour la puissance active, il est plus économique de la produire d’une manière centralisée et de la distribuer
ensuite car le coût du transport est moins élevé que le surcoût d’une production localisée.

En effet, pour la puissance réactive, il est plus économique de la produire localement par des générateurs d’énergie
réactive autonomes comme des condensateurs.
,→ Cette technique est appelée compensation.

Pour le client, le transport de la puissance réactive sur son réseau intérieur entraîne les inconvénients suivants :
• surcharges ou surdimensionnement des installations (transformateurs, câbles, ...)
• pertes actives plus importantes
• augmentation de la facture

Figure 3.1 – Cheminement des puissances.

4
3.2 Facteur de puissance
Tous les moteurs fonctionnant en courant alternatif comprennent un circuit magnétique qui absorbe une énergie
« active » qui se transforme en énergie mécanique et une énergie dite « réactive » qui ne sert qu’à aimanter le fer
du circuit magnétique.

À chacune de ces énergies correspond un courant actif Ia en phase avec la tension du réseau et un courant ré-
actif Ir déphasé de 90˚ en arrière par rapport au courant actif. La somme de ces deux courants donne le courant
total It .

Figure 3.2 – Courants et puissances correspondant aux énergies actives, réactives, et totales.

La puissance active P en [W] :


P = U Ia = U It cos ϕ = S cos ϕ (3.1)
La puissance réactive Q en [VAR] :
Q = U Ir = U It sin ϕ = S sin ϕ (3.2)
La puissance apparente S en [VA] :
S = U It (3.3)
Le facteur de puissance cos ϕ du système est le rapport de la puissance active sur la puissance apparente.

P
cos ϕ = < 0.8 (3.4)
S

Il faut une puissance active avec la plus petite puissance apparente poissible pour que le facteur de puissance se
rapproche de 1. Idéalement, la puissance active P est égale à la puissance apparente S, ce qui donne un cos ϕ = 1 et
par conséquent un angle ϕ nul.

Le courant It est d’autant plus grand que le facteur de puissance est petit. Il est donc important d’avoir un facteur
de puissance le plus proche possible de 1 afin de consommer un minimum d’énergie réactive et ainsi réduire les coûts
de fonctionnement.

→ Il faut maximiser le facteur de puissance en l’améliorant.

3.3 Inconvénients d’un mauvais facteur de puissance


Pour une même puissance utile fournie par un appareil électrique, il faut une intensité de courant d’autant plus
grande que le facteur de puissance est faible.
Pour le même courant « utile », il faut un courant « total »plus grand.
Ce qui entraîne :
→ une surconsommation
→ une surfacturation
→ plus de pertes par effet Joule
→ une surcharge ou un surdimensionnement de l’installation

En effet, si le facteur de puissance diminue, le courant It augmente, donc les chutes de tension augmentent et la
température aussi.

5
En résumé, un mauvais facteur de puissance :
• augmente les chutes de tensions dans les câbles du réseau, il y a donc un plan de tension à respecter.
• augmente les pertes par effet Joule lors du transport de l’énergie électrique.
• entraîne une surfacturation de l’énergie par surconsommation et/ou une pénalité.
• dégrade la capacité de transport de l’énergie électrique car surcharge.
• entraîne un surdimensionnement nécessaire des installations (section des câbles, transformateurs, ...).
• entraîne des renforcements prématurés des installations existantes.
• ne laisse pas de réserve de marche au secondaire du transformateur.

3.4 Amélioration du facteur de puissance


L’amélioration du facteur de puissance se fait par l’installation d’un moyen de compensation comme par exemple
une ou plusieurs batteries de condensateurs placées en parallèles puisqu’elles fournissent du réactif.

Calcul de la valeur du condensateur :


Soit une charge appelant une puissance active P en [W att] et une puissance réactive Q en [V AR]. Pour amélio-
rer le facteur de puissance (cos ϕ), il faut l’augmenter et par conséquent diminuer l’angle ϕ afin de l’amener à une
valeur ϕ0 correspondant à une puissance réactive Q0 en fournissant une puissance réactive QC , ici considérée positive.

On sait que les puissances sont exprimées par :


P
P = S · cos ϕ ⇔ S = (3.5)
cos ϕ
Q = S · sin ϕ (3.6)

En injectant l’expression (3.5) dans la (3.6), on obtient :

Q = P · tan ϕ ⇒ Q0 = P · tan ϕ0

Figure 3.3 – Amélioration du facteur de puissance

La puissnce réactive QC vaut :

QC = Q − Q0 = UC · IC = UC · UC ω C = UC 2 ω C

Donc la capacité du condensateur est donnée par :

Q − Q0 P · (tan ϕ − tan ϕ0 )
C = = (3.7)
UC2 UC 2 ω

I −j I
On choisit un condensateur car étant donné que U = jωC = ωC , il y a un déphasage de ϕ = −π/2 entre le
courant et la tension et par conséquent :
(
−π

P = U I cos 2  = 0
−π
Q = U I sin 2 = −U I

On voit donc que le condensateur fournit uniquement du réactif.

6
Chapitre 4

Circuit R, L, C en transitoire

4.1 Etude du transitoire du circuit R,L,C série en évolution libre


En évolution libre, il n’y a pas de source et le condensateur est supposé chargé avec une charge Q0 avant la fermeture
de l’interrupteur en t = 0.

Figure 4.1 – Circuit RLC en évolution libre.

Par la loi des mailles, nous avons :


uR (t) + uL (t) + uC (t) = 0
di(t) q(t)
R i(t) + L + = 0
2
dt C
d q(t) dq(t) q(t)
L 2
+ R + = 0
dt dt C
En divisant par L, on a une équation différentielle du second ordre sans second membre :

d2 q(t) R dq(t) q(t)


+ + = 0 (4.1)
dt2 L dt LC

√1 R
Si on pose ω0 = LC
et δ = 2L, on obtient l’équation caractéristique suivante :

d2 q(t) dq(t)
2
+ 2δ + ω0 2 q(t) = 0 (4.2)
dt dt

La solution se fait en calculant les racines de l’équation caractéristique qui est de la forme :

x2 + 2 δ x + ω0 2 = 0

Le discrimant vaut ∆ = 4 δ 2 − 4 ω0 2 = 4 · δ 2 − ω0 2


Il y aura alors trois cas possibles :


1. ∆ > 0 → δ > ω0 → 2 racines réelles → phénomènes apériodiques.
2. ∆ = 0 → δ = ω0 → 1 racine réelle double → phénomènes apériodiques critiques.
3. ∆ < 0 → δ < ω0 → 2 racines complexes conjuguées → phénomènes pseudopériodiques.

7
a) Deux racines réelles (∆ > 0)
s
R 1 L
δ > ω0 ⇔ > ⇔ R > 2 = Rcritique −→ apériodique.
2L LC R
Les racines x1 et x2 valent :
√ √ s
−2 δ ± ∆ −2 δ ± 2 δ 2 − ω0 2 p R R2 1
x1,2 = = = −δ ± δ 2 − ω0 2 = − ± 2
− < 0
2 2 2L 4L LC
La solution générale de l’équation caractéristique (4.2) sera :

q(t) = C1 · ex1 t + C2 · ex2 t (4.3)

Et on obtient l’allure du courant en dérivant la charge :

dq(t)
i(t) = = C1 x1 · ex1 t + C2 x2 · ex2 t (4.4)
dt

Les constantes C1 et C2 sont déterminées par les conditions initiales :



x2
 
 C1 = Q0
( 

Q0 = C1 + C2  2 − x1 
x
⇔ x1 avec x1 , x2 < 0
0 = C1 x1 + C2 x2 ‘
 C2 = Q0 ‘


x1 − x2
x2 x1 x2 − x1
   
Q0 = C1 + C2 = Q0 + Q0 = Q0
x2 − x1 x1 − x2 x2 − x1

Si Q0 > 0, on a x2 − x1 < 0 et x2 < 0. Donc C1 > 0 et C2 < 0.

On regarde les valeurs en t = 0 et en t = ∞ pour tracer les deux allures.

Figure 4.2 – Allures de la charge et du courant en fonction du temps.

On trouve les tmax en dérivant les équations et en les égalisant à zéro (principe d’optimisation).

La charge q(t) partant de la valeur Q0 tend asymptotiquement vers zéro. Le courant, nul à l’instant ini-
tial croît jusqu’à un maximum en valeur absolue et puis tend asymptotiquement vers zéro.

→ Ces phénomènes sont dits apériodiques.

8
b) Une racine réelle double (∆ = 0)
s
R 1 L
δ = ω0 ⇔ = ⇔ R = 2 = Rcritique −→ apériodique critique.
2L LC R

Les racines x1 et x2 valent :



−2 δ ± ∆ −2 δ R
x1,2 = = = −δ = −
2 2 2L
La solution générale de l’équation caractéristique (4.2) sera :

q(t) = C1 · ex1 t + C2 · t · ex1 t = C1 · e−δ t + C2 · t · e−δ t (4.5)

Et on obtient l’allure du courant en dérivant la charge :

dq(t)
i(t) = = C1 · e−δ t · (−δ) + C2 · e−δ t + C2 · t · e−δ t · (−δ)
dt

i(t) = − C1 · δ · e−δ t + (1 − δ t) · C2 · e−δ t (4.6)

Les constantes C1 et C2 sont déterminées par les conditions initiales :


( (
Q0 = C1 C1 = Q0

0 = − C1 · δ + C2 ‘ C2 = C1 · δ = Q0 · δ‘

On remplace les constantes, donc nous avons :

q(t) = Q0 · e−δ t + Q0 · δ · t · e−δ t et i(t) = − Q0 · δ 2 · t · e−δ t (4.7)


| {z } | {z }
1er terme 2eme terme

On regarde les valeurs en t = 0 et en t = ∞ pour tracer les deux allures.

Figure 4.3 – Allures de la charge et du courant en fonction du temps.

On trouve les tmax en dérivant les équations et en les égalisant à zéro (principe d’optimisation).

Mêmes allures qualitatives que dans le cas a), mais les phénomènes tendent plus rapidement vers zéro.

→ Ces phénomènes sont dits apériodiques critiques.

9
c) Deux racines complexes conjuguées (∆ < 0)
s
R 1 L
δ < ω0 ⇔ < ⇔ R < 2 = Rcritique −→ pseudo − périodique.
2L LC R

Les racines x1 et x2 valent :


√ √
−2 δ ± ∆ −2 δ ± 2 δ 2 − ω0 2 p q p
x1,2 = = = −δ ± δ 2 − ω0 2 = −δ ± j 2 ω0 2 − δ 2 = −δ ± j ω0 2 − δ 2
2 2
La solution générale de l’équation caractéristique (4.2) sera :

q(t) = C1 · ex1 t + C2 · ex2 t (4.8)

Et on obtient l’allure du courant en dérivant la charge :

dq(t)
i(t) = = C1 x1 ex1 t + C2 x2 ex2 t (4.9)
dt

Les constantes C1 et C2 sont déterminées par les conditions initiales :



x2
 
 C1 = Q0
( 

Q0 = C1 + C2  x2 − x1 
⇔ x1 avec x1 , x2 < 0
0 = C1 x1 + C2 x2 ‘
 C2 = Q0 ‘


x1 − x2
COMPRENDRE PAGE 68
On regarde les valeurs en t = 0 et en t = ∞ pour tracer les deux allures.

Figure 4.4 – Allures de la charge et du courant en fonction du temps.

La charge q(t) tend vers zéro à l’infini, mais en oscillant autour de cette valeur. De même, le courant est aussi
oscillant autour de zéro.

→ Ces phénomènes sont dits pseudo périodiques.

4.2 Etude du transitoire du circuit L,C série en évolution libre


Le circuit LC est un cas particulier du circuit RLC où la résistance R est nulle.

Par conséquent :
R
δ = = 0 (4.10)
2L

10
La charge vaut :  √
 a
 = ω0 2 = ω0
q(t) = C · cos(at + B) avec B = − arctan(0) = 0

 C = Q
0

Finalement, l’allure de la charge est donnée par :

q(t) = Q0 · cos(ω0 t) (4.11)

et l’allure du courant est obtenue en dérivant celle de la charge :

dq
i(t) = = − Q0 · ω0 · sin(ω0 t) (4.12)
dt

Figure 4.5 – Allures de la charge et du courant en fonction du temps.


p
La charge et le courant varient sinusoïdalement avec la pulsation nominale propre ω0 = 1/LC du système.

C’est la résistance R qui est responsable du degré d’amortissement des phénomènes. Et plus sa valeur est grande,
plus les phénomènes sont amortis.

11
Chapitre 5

Equations de Maxwell

5.1 Les 4 équations de Maxwell


Ces quatres équations ont permis d’unifier l’étude de l’électricité et celle du magnétisme pour former la théorie
fondamentale de l’électromagnétisme.
Les champs électrique et magnétique sont indissociables s’ils varient dans le temps et séparés s’ils ne varient pas en
fonction du temps.

1. Loi d’induction électromagnétique

Forme locale Forme intégrale



− ˛

− →
− ∂B − →
→ − ∂ϕ
∇∧E = − ←→ E · ds = − (5.1)
∂t C ∂t

Cette première équation justifie qu’un champ magnétique variable dans le temps crée un champ électrique.
La circulation du champ électrostatique le long d’un contour fermé est nul, il est donc irrotationnel.

2. Théorème de Gauss électrique

Forme intégrale
Forme locale ‹

−→− →
− →
∇D = η ←→ D ·−
n dS = Q (5.2)
S

Cette deuxième équation exprime qu’un état de charges fixes au repos crée un champ électrique.
Le flux du vecteur déplacement électrique au travers d’une surface fermée est égal à la quantité totale de
charges enserrée par cette dernière.

3. Théorème de Gauss magnétique

Forme intégrale
Forme locale ‹

−→− →
− →
∇B = 0 ←→ B ·−
n dS = 0 (5.3)
S

Cette troisième équation exprime la conservation du flux magnétique et l’inexistance des masses magnétiques.
On ne peut jamais dissocier un pôle Nord et un pôle Sud d’un aimant.

4. La théorème d’Ampère généralisé

Forme locale Forme intégrale



− ˛

− →
− →
− ∂D − →
→ −
∇∧H = ι + ←→ H · ds = I + Id (5.4)
∂t C

Cette quatrième équation exprime qu’un courant et/ou un champ électrique variable dans le temps crée un
champ magnétique.
→ Effet miroir de Maxwell.

12
5.2 Composantes du champ électrique
Les quatres composantes du champ sont :

− −
→ −
→ −
→ −

E = Es + Ee + Ed + Ei (5.5)


– Es : champ électrostatique produit par des charges fixes au repos.


– Ee : champ électromoteur pour les conducteurs hétérogènes thermiquement et/ou chimiquement.


– Ed : champ induit dynamique pour les conducteurs en mouvement dans un champ magnétique constant.


– Ei : champ induit statique pour les conducteurs fixes dans un champ magnétique variable.

Les deux dernières composantes existent dans le vide, c-à-d en dehors de la matière.

5.3 Propriétés de la matière


On ajoute aux équations de Maxwell trois relations définissant les propriétés électriques et magnétiques de la matière.

• Propriété 1

− →
− →
− →
− →

D = ε0 · E + P ⇒ D = ε· E (5.6)



– D : vecteur déplacement électrique → tient compte de la présence de matières polarisées.


– E : vecteur champ électrique


– P : vecteur polarisation électrique
– →

ε0 : permitivitté du vide en [F/m]
– →

ε : permitivitté absolue en [F/m]

• Propriété 2

− →
− −
→ →
− →

B = µ0 · H + M ⇒ B = µ·H (5.7)

− →
− −
→ −
→ −−→
B = µ0 · H + µ0 · M = B0 + B M (5.8)
|{z} |{z}
circulation de I matière aimantée

− →


− B −
→ B
H = − M = (5.9)
µ0 µ



– B : vecteur induction magnétique


– H : vecteur champ magnétique


– M : vecteur aimentation
– −
→ : perméabilité du vide en [H/m]
µ 0
– →

µ : perméabilité absolue en [H/m]

• Propriété 3

− −
→ −
→ −
→ −

E = Es + Ee + Ed + Ei = ρ→
−ι (5.10)

– ρ : résistivité du milieu en [Ω·m]

13
5.4 Evolution des équations de Maxwell dans le vide
Dans le vide, comme il n’y a pas de matière, la densité volumique de charge η et la densité de courant ι sont nulles
et les relations exprimant les propriétés sont :

− →
− →
− →

D = ε0 · E et B = µ0 · H (5.11)

Par conséquent, les équations de Maxwell deviennent, dans le vide :



− →


− →
− ∂B ∂H
∇∧E = − = −µ0 (5.12)
∂t ∂t

−→− −  →
→ − →
−→− →
−→−
∇ D = ∇ ε0 E = ε0 ∇ E = 0 ⇒ ∇E = 0 (5.13)


−→− −  →
→ − →
−→− →
−→−
∇ B = ∇ µ0 H = µ0 ∇ H = 0 ⇒ ∇H = 0 (5.14)


− →


− →
− ∂D ∂E
∇∧H = = ε0 (5.15)
∂t ∂t

→ Les conséquences de cette évolution sont la propagation des ondes électromagnétiques.

5.5 Propagation des ondes électromagnétiques


Grâce aux équations dans le vide, Maxwell s’est rendu compte de ceci :
Un champ électrique variable crée un champ magnétique variable qui, à son tour,
crée un champ électrique, et ainsi de suite.
→ Interaction mutuelle de dépendance entre les champs magnétiques et électriques dans les états variables à la base
des ondes électromagnétiques.

Soient deux tiges reliées aux bornes d’un générateur de tension alternative. Si on considère le comportement du
dispositif au moment où débute l’application du champ électrique variable, un courant va se propager dans les deux
tiges et produire un champ magnétique entourant ces dernières.
La présence de charges dans les deux conducteurs induit simultanément un champ électrique dans leur plan.

Dans l’alternance suivante, le courant circule dans l’autre sens, par conséquent le champ électrique et le champ
magnétique créés sont de directions opposées à celles de l’alternance précédente. Cependant, le champ électrique et
le champ magnétique créés par la première alternance continuent à se propager vers l’infini en formant des boucles
fermées avec les champs de la deuxième alternance.

Figure 5.1 – Schémas de propagation des champs électrique et magnétique à partir des charges oscillantes sur deux
conducteurs reliés à une source alternative.

14

− −

Le moment dipolaire → −
p bascule selon la fréquence de la source alternative. Les lignes de champs E et E 0 créent des

− −
→ →
− −

boucles entre les deux alternances, c’est-à-dire lorsque les champs E , E 0 , B , et B 0 sont présents en même temps.
→ il y a formation de boucles de champ qui se propagent dans toutes les directions de l’espace autour de la source.

Les champs proches de la source deviennent complexes, par contre ceux à prendre sont ceux situés au loin.

Figure 5.2 – Champs de radiation (loin de l’antenne) produits par un signal sinusoïdal sur une antenne dipolaire.

Les boucles qui se propagent sont des ondes électromagnétiques → champ de radiation.
On peut constater que le champ magnétique et le champ électrique sont perpendiculaires en tout point et perpen-
diculaires à la direction du mouvement de propagation. De plus, leur intensité oscille simultanément à la frésuence
d’oscillation imposée par la source, ils sont en phases. Par conséquent, ils passent d’une valeur maximale dans un sens
par une valeur nulle, et à une valeur maximale dans l’autre sens et ces passages par les maxima se fait en même temps.

Si la source est sinusoïdale, on aura des champs alternatifs sinusoïdaux. On parle d’ondes de champ car aucun
support matériel n’est nécessaire.

5.6 Détermination de la vitesse de la lumière à partir de l’équation de Da-


lembert
Nous allons ici déterminer la vitesse c de la lumière à partir de l’équation de Dalembert.
−→→ →

− ∂2 E
∇ 2 E − µ0 ε 0 = 0 (équation de Dalembert) (5.16)
∂t2
Démonstration :


Lorsqu’on calcule le Laplacien de E , on se met dans le cas particulier des ondes planes où le champ E est uniforme
dans un plan perpendiculaire à la direction x de propagation. Ainsi, les composantes Ex , Ey , et Ez ne sont fonction
que de x.
Le Laplacien est donné par :
−→2 →
! ! !
− ∂ 2 Ex ∂ 2 Ex ∂ 2 Ex − → ∂ 2 Ey ∂ 2 Ey ∂ 2 Ey − → ∂ 2 Ez ∂ 2 Ez ∂ 2 Ez −→
∇ E = + + ux + + + uy + + + uz
∂ x2 ∂ y2 ∂ z2 ∂ x2 ∂ y2 ∂ z2 ∂ x2 ∂ y2 ∂ z2
(5.17)
∂2 E ∂2 E
− µ 0 ε0 = 0
∂ x2 ∂2t2
∂ E ∂2 E
= µ 0 ε 0
∂ x2 ∂ t2
1 ∂ 2 E ∂ x2
= 2
· 2
µ 0 ε0 ∂ t 2 ∂ E
1 ∂x
=
µ 0 ε0 ∂t
1 ∂x
√ =
µ 0 ε0 ∂t
Par conséquent, puisque c0 = dx/dt :
1 1
c0 = √ = √ = 300 · 106 m/s (5.18)
µ 0 ε0 4 π 10−7 · 8.85 10−12

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5.7 Spectre électromagnétique
Le spectre électromagnétique est la décomposition des ondes électromagnétiques selon leur fréquence f ou leur
longueur d’onde λ.

Figure 5.3 – Spectre électromagnétique

On constate que lorsque la longueur d’ondes λ augmente, la fréquence f diminue et inversément. De plus, l’énergie
de l’onde E est proportionnelle à la fréquence dont le facteur est la constante de Planck h..
c
Em = h · f et λ = (5.19)
f
On remarque aussi que la vitesse augmente lorsque la fréquence augmente :

c = λ·f (5.20)

En effet, en x = λ, le champ qui est une onde cosinusoïdale doit passer par son maximum.
λ λ
  
Em · cos ω · T − = Em ⇒ T− = 0
c0 c0
| {z }
1

Ondes radio
Les ondes radio sont des ondes électromagnétiques de plus basses fréquences allant de 3 kHz à 300 GHz. Elles sont
produites par les mouvements des électrons dans les antennes. Les antennes réceptrices recoivent le courant électrique
produit par les mouvements d’électrons créés eux-même par les ondes radio. Ce courant est amplifié, démodulé, et
transmis aux postes radio ou télévision qui les transforme en son ou image.

Micro-ondes
Les micro-ondes sont des ondes électromagnétiques ont une fréquence un peu plus élevée que les ondes radio. Les
fours à micro-ondes utilisent une fréquence très particulière de 2.45 à 2.48 GHz pour chauffer les aliments. Les
téléphones portables, quant à eux, utilisent des fréquences proches de 800 à 1900 MHz.

Rayons infrarouges
Les rayons infrarouges sont des ondes électromagnétiques invisibles qui se situent juste sous la couleur rouge dans
le domaine des fréquences. Ils sont essentiellement émis par des corps chauds et ont une faible énergie ainsi qu’une
fréquence peu élevée. Leurs applications sont de garder des aliments chauds dans le domaine de la restauration ou
de permettent de les voir dans le domaine militaire avec des lunettes infrarouges.

Lumière visible
La lumière visible est une onde électromagnétique visible dont les rayonnements de plus basse fréquence sont rouges
et ceux de plus haute fréquence sont bleus et violets. Cette lumière peut être manipulée par des instruments op-
tiques comme des lentilles, prismes,· · · Elle occupe une très petite zone du spectre électromagnétique entier, elle

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a une fréquence assez grande, et transporte donc pas mal d’énergie notamment utilisée par les plantes lors de la
photosynthèse. La lumière visible excite des réactions photochimiques dans les organes de visions des êtres humains.
Les fréquences de la lumière visible sont comprises entre 4 · 1014 Hz et 7.5 · 1014 Hz.

Longueur d’ondes λ Couleur Longueur d’ondes λ Couleur


< 400 nm ultraviolet 560 - 590 nm jaune
400 - 440 nm violet 590 - 630 nm orange
440 - 480 nm bleu 630 - 700 nm rouge
480 - 560 nm vert > 700 nm infrarouge

Table 5.1 – Spectre de la lumière visible

Rayons ultraviolets
Les rayons ultraviolets émettent des photons qui ont l’énergie requise pour provoquer une réaction chimique modifiant
la peau humaine (bronzage). Le bronzage est un mécanisme de défense contre l’attaque des rayons ultraviolets.
Pour passer de la lumière visible aux rayons ultraviolets, on est monté en fréquences et donc en énergies transportées
par la lumière.

Rayons X
Les rayons X sont des ondes électromagnétiques invisibles qui ont la propriété de traverser le corps humain sans
difficulté. Ils sont dangereux mais utilisés en radiographie médicale du fait que les os sont plus opaques que la chair
humaine.

Rayons gammas
Les rayons gammas sont des ondes électromagnétiques invisibles les plus énergétiques et donc les plus dangereux. Rien
ne les arrête. Ils sont essentiellement produits par réactions nucléaires. Cette lumière est émise lors des phénomènes
entrainant la disparition de matière qui se produisent au cours d’une réaction nucléaire.
Leur fréquence est limitée à un plateau au-delà duquel la lumière ne peut tout simplement plus exister. En effet,
au-delà d’une certaine énergie, les photons de lumière gamma se transforment en particules de matière, selon la
fameuse équation d’Einstein E = m c2 .

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