Réactions Redox et Équilibre en Milieu Aqueux
Réactions Redox et Équilibre en Milieu Aqueux
EN SOLUTION AQUEUSE
Walther Nernst
EXERCICES
Pour tous les exercices qui nécessitent l’application de la loi de Nernst, on donne la valeur de la
!"
constante de Nernst : 𝑒° = ℱ ln 10 = 0,059 V à 25℃
Chapitre 1
1 NOMBRES D’OXYDATION
Pour chacune des entités suivantes, établir la représentation de Lewis, donner la géométrie par la
méthode VSEPR et déterminer le nombre d’oxydation de chacun des atomes :
&%
ClO% %
$ ; Cl& O ; SO' ; SO& Cl& ; MnO$ ; Mn& O( (où un atome d’oxygène assure la liaison entre deux
atomes de manganèse).
Déterminer si les couples suivants sont des couples acido-basiques ou d’oxydoréduction : ClO%
$ /Cl& O ;
&% %
SO& Cl& /SO' ; Mn& O( / MnO$ . Pour chaque couple, écrire une demi-équation correspondant montrant
l’échange d’électron(s) et/ou de proton(s).
Équilibrer les équations chimiques des réactions suivantes, qui se produisent en milieu acide :
1) HBrO + Br % = Br&
2) C& H* OH + MnO% $ = CH' COOH + Mn
&)
&% % ') %
3) Cr& O( + I = Cr + I'
%
4) IO%
$ + H& O& = I' + O&
5) HNO& + I % = NO + I'%
6) HgS + NO% %
' + Cl = HgCl& + NO + S
Parmi ces réactions, trouver celle que l’on appelle une dismutation, et celle que l’on appelle une
médiamutation.
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3 RÉACTIONS REDOX EN MILIEU BASIQUE
Cette fois, on demande d’utiliser la particule HO% pour équilibrer. Les équations chimiques obtenues
permettront de réaliser des bilans de matière en milieu aqueux basique, c'est-à-dire lorsque HO% est
consommé ou produit dans des concentrations usuelles d’espèces majoritaires.
Équilibrer les équations chimiques des réactions suivantes, qui se produisent en milieu basique :
1) Fe(OH)& + Pb&) = Fe(OH)' + Pb
2) [CuT& ]&% + CH' CHO = Cu& O + T &% + CH' COO% , où T &% représente l’ion tartrate
3) BrO% %
' + F& = BrO$ + F
%
Parmi ces réactions, trouver celle que l’on appelle une dismutation, et celle que l’on appelle une
médiamutation.
avec 𝑐 = 0,18 mol⋅L%+ et 𝑐 , = 0,30 mol⋅L%+ (solutions de nitrate d’argent et de nitrate de zinc
respectivement). Le compartiment de gauche a un volume 𝑉 = 100 mL ; celui de droite 𝑉 , = 250 mL.
1) Déterminer la tension à vide de cette pile et ses polarités.
2) Écrire la réaction de fonctionnement qui se produit lorsqu’on ferme le circuit extérieur. Dans
quel sens cette réaction se produit-elle ? Quelle est l’anode ? la cathode ? Schématiser le déplacement
des porteurs de charge dans chaque partie de la pile lorsqu’elle débite du courant.
3) Déterminer la composition de la pile lorsqu’elle est totalement usée, sachant que du métal zinc
est toujours présent. Quelle quantité d’électricité la pile a-t-elle débité pendant son fonctionnement
(c’est-à-dire : quelle était la capacité électrique de la pile) ?
Données :
Zn&) /Zn : 𝐸°+ = −0,76 V ; Ag ) /Ag : 𝐸°& = +0,80 V
Constante de Faraday : ℱ = 9,65 ⋅ 10$ C⋅mol%+
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7) La pile débite un courant de 50 mA pendant 2 heures. Quelle masse de méthanol a été
consommée ?
8) Un des problèmes techniques actuels est l’oxydation incomplète du méthanol en acide
méthanoïque. Écrire cette demi-réaction d’oxydoréduction. Comment modifie-t-elle la quantité
d’électricité produite par une quantité donnée de méthanol consommée ?
9) Un second problème est le passage du méthanol à travers la membrane qui sépare les deux
compartiments de la pile. En quoi ce passage est-il gênant ?
Données :
Masses molaires en g⋅mol%+ : H : 1,0 ; C : 12,0 ; O : 16,0
Constante de Faraday : ℱ = 9,65 ⋅ 10$ C⋅mol%+
)
L’acide sulfurique dissous sera modélisé comme constitué des ions H(aq) et HSO%
$ (aq) .
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8 TITRAGE SUIVI PAR POTENTIOMÉTRIE
On veut titrer, en milieu très acide, 𝑉6 = 100 mL de solution de sulfate de fer (II) de concentration
𝐶6 = 5,00 ⋅ 10%& mol⋅L%+ par une solution de peroxodisulfate de potassium K & (S& O7 ) de même
concentration. Soit 𝑉 le volume versé.
1) Déterminer les nombres d’oxydation des atomes dans les espèces intervenant dans ce titrage,
sachant que :
• l’édifice S& O&%
7 est symétrique et que la liaison entre les deux atomes de soufre s’y fait
par un pont peroxo O − O ;
• dans l’édifice SO&%$ , l’atome de soufre est central.
2) Écrire la réaction support de titrage, calculer sa constante d’équilibre et conclure.
3) Faire un schéma annoté du montage envisagé. Combien d’électrodes sont nécessaires ? En
préciser la nature et le rôle.
4) Quel est le volume équivalent 𝑉8 ?
5) Établir la relation entre le potentiel 𝐸 et le volume 𝑉 avant et après l’équivalence. Tracer l’allure
de 𝐸 = 𝑓(𝑉) après avoir déterminé les volumes 𝑉+ et 𝑉& pour lesquels le potentiel des couples présents
vaut respectivement 𝐸+6 et 𝐸&6 .
6) Parmi les indicateurs redox proposés ci-après, quel est celui qui conviendrait pour réaliser
colorimétriquement le dosage ci-dessus ?
Données :
𝐸°(Fe') /Fe&) ) = 𝐸°+ = 0,77 V ; 𝐸°(S& O&% &%
7 /SO$ ) = 𝐸°& = 2,01 V
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Chapitre 2
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2) En déduire les constantes p𝐾5 A et 𝐾5 A relatives aux trois couples mis en jeu (𝑖 = 1,2,3).
3) On prépare 𝑉6 = 250 mL de solution en dissolvant dans de l’eau distillée 𝑚6 = 1,05 g d’acide
citrique monohydraté C@ H7 O( , H& O. La solution est agitée jusqu’à atteindre son état d’équilibre. On
notera (S) cette solution à l’équilibre.
On introduit dans (S) quelques gouttes d’hélianthine. Une coloration rose apparaît, ce qui montre que
le pH de la solution est inférieur à 3,1.
a) Calculer la concentration apportée 𝐶6 en acide citrique.
b) D’après le diagramme de distribution, quelles sont les formes acido-basiques de l’acide
citrique dont la concentration est négligeable dans (S) ?
c) Écrire l’équation de la réaction responsable du fait que la solution (S) soit acide.
d) Déterminer par le calcul la concentration des espèces non négligeables dans (S), leur
pourcentage, ainsi que le pH de la solution. Vérifier graphiquement.
e) Déterminer alors la concentration des espèces minoritaires et vérifier qu’on avait bien
raison de les négliger.
Masses molaires en g⋅mol%+ : H : 1,0 ; C : 12,0 ; O : 16,0
1 4
2 3
pH
12 PLUIES ACIDES
L’eau de pluie est naturellement acide (pH voisin de 6), en raison du dioxyde de carbone qu’elle
dissout. Cette acidification est très nettement augmentée dans les zones à forte activité industrielle. La
pollution par les oxydes de soufre constitue l’une des hypothèses avancées pour expliquer ce
phénomène.
Pour modéliser l’effet de SO& sur l’acidité de l’eau, on place de l’eau initialement pure dans un récipient
à l’intérieur duquel est maintenue une pression constante de dioxyde de soufre gazeux égale à 8,0 ⋅
10%7 bar.
SO& sera considéré comme un gaz parfait. La température est de 𝜃 = 25℃.
Le dioxyde de soufre se dissout et s’hydrate selon les équilibres suivants :
SO& (g) ⇄ SO& (aq) (1)
SO& (aq) + H& O ⇄ H& SO' (aq) (2)
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Pour la commodité des calculs, on considère comme négligeable la concentration de SO& (aq) , les
équations (1) et (2) sont alors regroupées et l’équation (3) résultante est caractérisée par sa constante
thermodynamique 𝐾' = 1,25 :
SO& (g) + H& O ⇄ H& SO' (aq) (3)
2) Sachant que la solution à l’équilibre est plus acide que l’eau de pluie naturelle, quelle espèce du
diagramme de prédominance précédent est assurément en concentration négligeable ?
3) En déduire l’équation chimique responsable majoritairement de l’acidification de l’eau à partir
de H& SO' .
4) Déterminer à partir de l’équilibre (3) la concentration de H& SO' à l’équilibre. Calculer alors le pH
de la solution aqueuse.
5) Vérifier l’hypothèse formulée au 2).
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Le p𝐾5 de l’acide hypochloreux est déterminé par ailleurs et vaut : p𝐾& = 7,5.
1) Écrire les réactions support de titrage. S’agit-il de titrages successifs ou simultanés ?
2) Déterminer 𝐶+ et 𝐶& ainsi que le p𝐾5 = p𝐾+ du couple acide formique/formiate.
3) Déterminer le p𝐾5 = p𝐾 du couple phénol/phénolate, en utilisant la valeur du pH mesurée en fin
de titrage.
4) La courbe de titrage ci-dessus est en fait issue d’une simulation informatique. Pour quelle raison
ce dosage serait-il très peu précis en pratique pour déterminer 𝐶+ et 𝐶& ?
L’acide maléique est utilisé comme monomère pour la synthèse de polyesters insaturés et de
copolymères acrylomaléiques intervenant dans la formulation de certains détergents.
L’acide fumarique est un composé présent naturellement dans certains fruits et légumes, utilisé par
exemple comma additif alimentaire (E297) en tant qu’acidifiant et aussi pour la synthèse de polyesters
insaturés.
Titrage de l’acide maléique seul
Le titrage d’une solution aqueuse d’acide maléique MalH& de concentration 𝑐6 inconnue à l’aide de
soude de concentation 𝑐 = 0,100 mol⋅L%+ est simulé. La courbe donnant l’évolution du pH lors de
l’addition de soude dans un becher contenant initialement un volume d’essai 𝑉6 = 100 mL d’acide
maléique est représentée ci-dessous.
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1) Interpréter qualitativement cette courbe et en déduire la valeur de la concentration 𝑐6 .
2) Évaluer très simplement p𝐾5 & (couple MalH% /Mal&% ) à l’aide de cette courbe.
3) On donne : p𝐾5 + = 1,8 pour le couple MalH& /MalH% . Peut-on retrouver cette valeur de manière
analogue à celle de p𝐾5& ?
4) Interpréter cette courbe de titrage. Les valeurs des p𝐾5 successifs de l’acide fumarique sont :
p𝐾5 +, = 3,0 et p𝐾5 ,& = 4,5.
Titrage d’un mélange d’acides maléique et fumarique
La courbe simulée du titrage d’une solution aqueuse comportant un mélange d’acide maléique de
concentration 𝑐F et d’acide fumarique de concentration 𝑐G est donnée ci-dessous. La dérivée de la
courbe simulée pH = 𝑓(𝑉) est aussi tracée ; elle présente un léger maximum local pour un volume
versé de 14,5 mL et un maximum très prononcé pour 21,0 mL.
Ces courbes ont été obtenues à partir d’un volume de prise d’essai du mélange titré de 𝑉6, = 50,0 mL et
d’une solution de soude de concentration 𝑐 = 0,100 mol⋅L%+ .
5) Déterminer les valeurs des concentrations molaires 𝑐F et 𝑐G en justifiant la méthode mise en
œuvre.
6) Cette méthode vous semble-t-elle précise pour déterminer expérimentalement 𝑐F et 𝑐G ?
Justifier.
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Chapitre 3
En présence d’ions iodure, les ions Pb&) donnent un précipité jaune et les ions Hg &) un précipité
rouge-orangé.
Lorsqu’on ajoute goutte à goutte une solution contenant des ions Hg &) dans un tube à essais contenant
un précipité d’iodure de plomb, le précipité devient rouge-orangé dès les premières gouttes.
1) Que peut-on conclure de cette dernière observation ? Écrire l’équation de la réaction (R) qui
modélise le phénomène.
2) Le document ci-après correspond à la simulation de l’ajout d’une solution d’ions iodure à une
solution équimolaire en ions Pb&) et Hg &) , toutes deux à 0,100 mol⋅L%+ . Les graphes tracés
représentent le pourcentage de cations métalliques présents dans la solution en fonction de pI =
− log[I % ].
a) Identifier les deux courbes tracées (bien noter que les courbes 1 et 2 sont strictement
égales à 100% à droite des points A et B respectivement).
b) Que représentent les points anguleux ? En déduire les produits de solubilité de PbI& et
HgI& .
c) Déterminer la constante d’équilibre de la réaction (R).
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18 QUELQUES CALCULS DE SOLUBILITÉ
1) Calculer la solubilité du chlorure d’argent et du chlorure de plomb dans l’eau pure.
2) Calculer la solubilité du chlorure d’argent et du chlorure de plomb dans une solution de chlorure
de sodium de concentration 𝐶 = 1,0 ⋅ 10%& mol⋅L%+ .
3) Calculer la solubilité de l’acétate d’argent dans une solution tamponnée à pH = 10,0 et dans une
solution tamponnée à pH = 3,0 ; puis représenter l’évolution de la solubilité en fonction du pH.
Données : 𝐾H (AgCl) = 1,8 ⋅ 10%+6 ; 𝐾H (PbCl& ) = 1,2 ⋅ 10%*
p𝐾H (CH' COOAg) = 2,7 ; p𝐾5 (CH' COOH/CH' COO% ) = 4,8
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Zn&) + 4HO% = [Zn(OH)$ ]&% 𝐾I = 10)+*,$
- On donne le produit de solubilité de l’hydroxyde de zinc : p𝐾H (Zn(OH)& ) = 16,4.
Ce solide ionique est qualifié d’hydroxyde amphotère.
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Chapitre 4
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1) Identifier chacun des domaines repérés de A à D.
2) Déterminer, à l’aide du diagramme, les potentiels standard 𝐸°+ et 𝐸°& des couples A/B et B/C. En
déduire celui du couple A/C.
3) Écrire l’équation caractérisant le couple A/D et déterminer la constante d’équilibre
correspondante.
4) Quelles sont les pentes des segments 1, 3 et 4 ? Vérifier la concordance avec le diagramme.
5) Équilibrer l’équation B = A + C et calculer sa constante d’équilibre 𝐾° à l’aide des potentiels
standard adaptés.
6) L’eau de Javel est un mélange équimolaire de chlorure de sodium et d’hypochlorite de sodium.
Quel est son pH pour 𝐶345 = 0,10 mol⋅L%+ (dû à la réaction peu avancée de la base hypochlorite
sur l’eau) ? En déduire le potentiel de la solution.
7) Il est fortement déconseillé d’acidifier de l’eau de javel (il est inscrit sur les bouteilles de ne pas
les mélanger avec des détartrants qui contiennent, entre autres, de l’acide chlorhydrique).
Justifier cette prescription en décrivant ce qui se passerait lors de l’ajout d’un excès d’acide fort.
8) Quand on ajoute de l’eau de javel à une solution de sulfate de fer (II) fraîchement préparée, on
observe l’apparition d’un précipité brun. Interpréter cette observation en superposant les
diagrammes 𝐸 − pH des éléments fer et chlore. Écrire l’équation de la réaction.
Le diagramme potentiel-pH du fer est donné dans la partie « documents » de ce polycopié.
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1) Attribuer à chaque espèce son domaine de stabilité.
')
2) Calculer le potentiel standard du couple U(aq) /U(s) ; retrouver ce résultat sur le diagramme.
3) Calculer le pH de la frontière verticale entre les domaines 1 et 2.
4) Déterminer les pentes des frontières 4/6 et 1/4.
5) L’uranium est-il stable en solution aqueuse ? Sinon, en quoi doit-il en principe se transformer,
selon le pH de la solution ?
$)
6) On ajoute de la soude à une solution initialement acide de U(aq) ; que se passe-t-il ?
')
7) On ajoute de la soude à une solution initialement acide de U(aq) ; que se passe-t-il ?
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2) Écrire les équations des trois réactions intervenant dans le protocole. Expliquer l’ajout d’ions
iodure et le passage en milieu acide pour obtenir le diiode.
3) Calculer la quantité de matière en borohydrure dans la prise d’essai. Quelle est la pureté du
borohydrure commercial ?
Données :
Masse molaire de NaBH$ : 𝑀 = 37,8 g⋅mol%+
Potentiels standard à 298 K et à pH = 0 :
S$ O&% &%
@ /S& O' : 𝐸°+ = +0,09 V
%
I& (aq) /I : 𝐸°& = +0,62 V
IO% ' /I& (aq) : 𝐸°' = +1,19 V
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