Problématique de financement bancaire sur l’entrepreneuriat des
jeunes dans la ville de Boma. Cas de la commune de KALAMU 2017-2021
0. INTRODUCTION GENERALE
0.1. Contexte et justification du sujet
La République Démocratique du Congo est aujourd'hui classée parmi les
pays pauvres du monde. Les grandes entreprises, héritage de la colonisation, sur
lesquelles reposaient son économie, ne peuvent plus, à elles seules, garantir un
avenir prospère au pays. Sa contribution au revenu national demeure en deçà des
attentes de l'Etat. Elle offre de moins en moins des possibilités d'emploi, et est
généralement contrainte de procéder à la réduction des effectifs.
Le secteur des petites et moyennes Entreprises occupent une place
assez considérable dans la vie économique. L’entrepreneuriat constitue une place
importante dans le développement économique d’un pays. A cet effet,
l’entrepreneuriat des jeunes est au cœur des priorités politiques, car c’est un moyen
de favoriser la compétitivité et l’emploi. Les jeunes entrepreneurs ont le potentiel
nécessaire pour créer une nouvelle dynamique économique génératrice de croissance
et d’emploi.
En effet, le financement bancaire restera incontournable pour les PME,
mais un ensemble plus diversifié d’options de financement est nécessaire pour
favoriser l’investissement de longue durée et réduire la vulnérabilité des PME face aux
financements sur le marché des crédits (www.oecd.org).
C’est dans ce cadre que nous voulons analyser la problématique de
financement bancaire sur l’entrepreneuriat des jeunes dans la ville de Boma.
0 .2 . Problématique de l’étude
Depuis plus d'une décennie, l'économie congolaise est caractérisée par
une prévalence d'une crise aigue qui a contraint la plupart des petites et Moyennes
Entreprises à mettre la clé sous le paillasson. L’instabilité politique, les pillages ainsi
que les différentes guerres d'agression en sont les causes. Cette crise a conduit à la
fragilisation du système Financier congolais.
Depuis les années septante, il est démontré que les petites et moyennes
entreprises sont les vecteurs principaux du développement essentielles des nations.
Qu'il s'agisse des pays industrialisés ou des économies émergeantes et en
développement, elles constituent les sources essentiel de la croissance économique,
de dynamisme et de flexibilité de l’économie de ces pays (Xavier BITEMO, 2012).
L'environnement dans lequel évolue ces petites et moyennes entreprises
est devenu très compétitif, et oblige qu'une attention toute particulière soit accordée à
celles-ci pour leur promotion ainsi que leur épanouissement. Dans cet environnement
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instable, les entreprises sont amenées à concevoir des produits nouveaux ou à
modifier ceux existants afin de donner satisfaction aux attentes et besoins même les
plus latents de leurs clients. Et investir dans des nouveaux sites de production afin
d'étendre leurs activités. (OCDE, 2007).
Cette situation délicate oblige les entrepreneurs à chercher le
financement nécessaire pour la réalisation ou la mise en œuvre de leurs projets. Si les
PME ne peuvent trouver de financement dont elles ont besoin pour leurs projets, des
idées brillantes peuvent être abandonnées en cours de route ; ce qui représente une
déperdition de la croissance économique potentielle. Les Petites et Moyennes
Entreprises en Afrique en général et en République Démocratique du Congo en
particulier souffrent d'un accès au financement limité qui contraint ainsi leur
émergence et leur développement ultérieur. (Rapport de la BAD, 2OO4).
La difficulté des petites et moyennes entreprises à accéder aux
financements bancaires décriée partout en Afrique et dans le monde n'a pas épargné
celles de la RDC. C'est pourquoi, consciente du rôle majeur que joue les PME dans
l'économie du pays et préoccupée par la difficulté d'accès au financement et aux
marchés publics, la République Démocratique du Congo s'est engagée à favoriser
l'accès des PME au financement par la simplification des différentes procédures et
conditions de fond y relatives en accord avec les institutions bancaires, (Ministère
des PME, 2006).
Malgré l'existence des textes, il est important de signaler que les petites
et moyennes entreprises dans notre pays éprouvent d'énormes difficultés pour évoluer
et même pour survivre par manque de financement. Ainsi l'activité financière est en
train de devenir un véritable enjeu économique pour le développement des Petites et
Moyennes Entreprise en RDC.
De tout ce qui précède, il sied de s'interroger sur ce à quoi est due la
difficulté des PME à accéder au financement bancaire:
- Quel est l’impact de financement bancaire sur l’entrepreneuriat des jeunes de la
commune de Kalamu?
- Quelles sont les difficultés liées au financement bancaire des jeunes
entrepreneurs de la commune de Kalamu ?
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0.3. Hypothèses de l’étude
- Hypothèse 1 : Le financement bancaire a un impact négatif sur
l’entrepreneuriat des jeunes dans la commune de Kalamu dans la mesure où,
la jeunesse de cette commune n’a pas cet esprit de contracter des crédits
auprès d’une institution tant bancaire que microfinance quand bien même on y
trouve la présence de certaines Institutions de microcrédits dans cette
commune.
- Hypothèse 2 : Les jeunes de la commune de Kalamu ne font pas trop recours
aux crédits bancaires pour leurs activités puisque les formalités à remplir sont
difficiles. Le plus grand problèmes et non seulement le non remboursement
mais l’ensemble de manœuvres liées à l’octroi de crédit tels que : les taux de
remboursement élevés, l’échéance trop court, le manque de confiance à la
jeunesse etc.
0.4. Objectifs de l’étude
0.4.1. Objectif général
L’objectif principal poursuivi dans ce travail est la redynamisation des
activités entrepreneuriales des jeunes par la facilitation à l'accès au crédit. Ce qui aura
une certaine répercussion sur l'économie congolaise.
0.4.2. Objectifs spécifiques
Ce travail comprend deux objectifs spécifiques ci-après :
- Identifier les problèmes qui font que les activités entrepreneuriales des jeunes
ne trouvent pas facilement du financement auprès des institutions de crédit ;
- Formuler une appréciation globale du financement des activités des PME par
les institutions de crédit dans la ville de Boma.
0.5. Choix et intérêt du sujet
Notre étude revêt une grande importance du fait qu'elle fournit l'essentiel
d'informations aux jeunes entrepreneurs sur le financement de leurs activités tout en
mettant en exergue les obstacles auxquels ils doivent faire face pour trouver du
financement facile au près des institutions de crédit et formule aussi quelques
propositions tout en ouvrant les pistes de solution pour l'amélioration de l'accès des
PME au financement.
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0.6. Délimitation du sujet
Il est de coutume pour un travail scientifique d’être limité dans le temps
et dans l’espace.
Quant à nous, notre travail à pour espace de recherche la ville historique
de Boma, très précisément dans la commune de Kalamu. Nous avons choisi une
période d’étude allant de 2017 à 2021.
0.7. Méthodologie de recherche
Toute recherche scientifique nécessite l’application de méthodes et
techniques pour aboutir aux résultats exactes et efficaces conforme à la recherche.
Celle-ci aide les chercheurs dans l’analyse et le traitement des données pour les
besoins de son étude. C’est dans ce cadre que nous avons fait recours aux
techniques et méthodes différentes pour arriver aux résultats appropriés.
0.6.1. Sources des données
Pour respecter les normes d’une recherche scientifique, il faut toujours
avoir des données chiffrées pour permettre de faire des analyses aboutissant aux
résultats attendus, c’est ainsi que nous sommes descendus sur terrain, dans la
commune de Kalamu via des enquêtes pour la récolte des données.
0.6.2. Méthodes d’analyse
En vue de collecter et d’analyser les données de notre recherche, nous
nous sommes servi des différentes méthodes. Les méthodes suivantes nous ont
aidées pour le déroulement de notre travail :
- méthode comparative,
- méthode statistique : cette méthode nous a permis de pouvoir quantifier les
données de notre enquête afin de faciliter leur traitement. Pour ce faire, les
logiciels (Eviews et SPSS) nous ont été d’une importance très capitale.
0.6.3. Techniques d’analyse
Les techniques étant des instruments, des moyens et des procédés qui
permettent à un chercheur de rassembler des informations originales ou de seconde
main sur un sujet donné (A. MULUMA MUNANGA, 2003), nous en avons choisi deux à
savoir :
- La technique documentaire : elle nous a permis de recueillir toute la
littérature en rapport avec notre travail ;
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- La technique d'enquête : elle nous a permis de recueillir les données au près
des sujets de notre étude afin de pouvoir les quantifier ;
0.7. Structure du travail
Outre l’introduction générale et la conclusion générale, ce travail
comporte quatre chapitres à savoir :
- Le premier chapitre porte sur la définition des mots clés de l’étude et la revue
de la littérature ;
- Le deuxième chapitre présente le milieu d’étude qui est la ville de Boma et
l’approche méthodologique;
- Le troisième chapitre aborde le problème de financement des activités
entrepreneuriales des jeunes dans la ville de Boma.
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jeunes dans la ville de Boma. Cas de la commune de KALAMU 2017-2021
CHAPITRE 1
REVUE DE LA LITTERATURE : FINANCEMENT BANCAIRE ET
ENTREPRENEURIAT
Ce chapitre s’intéresse à la partie théorique de l’étude. Il aborde les
généralités sur le financement bancaire, ensuite il évoque les notions sur les Petites et
Moyennes Entreprises (PME) et enfin, il parle des généralités sur l’entrepreneuriat
1.1. GENERALITES SUR LE FINANCEMENT BANCAIRE
Les problèmes de finance dans une entreprise comportent des enjeux
vitaux puisque leur résolution est une condition nécessaire pour sa survie, ses
perspectives d'avenir, ses performances présentes et futures ainsi que pour
l'autonomie de ses propriétaires et de ses dirigeants.
Ainsi, pour financer ses besoins, l'entreprise dispose d'une diversité des
ressources provenant de différentes sources. Fondamentalement, on distingue trois
sources de financement constituées de fonds propres, des dettes et autres modes
alternatif de financement. (A., DAYAN et all, 2000).
1.1.1.Le financement par ressources propres
Les fonds propres peuvent être d'origine interne et/ou externe. Les
ressources internes proviennent des excédents que l'entreprise engendre durant
l'exercice par l'ensemble de son activité. Les ressources externes correspondent aux
ressources qui ont été effectivement apportées par les actionnaires : ce sont les
apports des créateurs à l'initiation de la société ou les apports des actionnaires
ultérieurs, à l'occasion des augmentations du capital.(C., ELIE, 2006).
1.1.1.1. Les ressources propres d'origine interne : l’autofinancement
1) Définition
L'autofinancement est la part de la capacité d'autofinancement qui
restera à la disposition de l'entreprise pour être réinvestie (KALONJI NSENGA,
2008).Il constitue de façon générale le pivot du financement des entreprises et, pour
certaines d'entre elles, la source exclusive du financement dans les phases décisives
de leur développement.
Le caractère fondamental de cette ressource tient au fait qu'elle ne vient
pas seulement s'additionner à des ressources externes d'un montant déterminé mais
constitue « l'amorce », le pivot à partir duquel le financement externe pourra être
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sollicité et attiré par l'entreprise. Ceci est justifié pour deux raisons fondamentales :
Son montant fournit une indication relative aux performances de l'entreprise : un
autofinancement élevé rassure les apporteurs des capitaux externes sur les
possibilités de rémunération et de mise en valeur des fonds qu'ils peuvent fournir ;
C’est l'autofinancement qui crée la capacité de remboursement de l'entreprise. Il
donne ainsi une mesure du risque de non recouvrement que les apporteurs de
capitaux supportent du fait de l'entreprise. (A., DAYAN et all, Op. Cit).
2) Importance de l'autofinancement
L'autofinancement constitue l'une des ressources de financement les plus
utilisées par les entreprises. Son importance réside dans le fait que 5:
- Il traduit la capacité ou aptitude de l'entreprise à assurer la reproduction des
capitaux qui lui sont confiés. Il permet seul de constituer un financement
indépendant, stable et capable de sécréter des fonds grâce aux quels seront
remboursés les emprunts souscrits. A ce titre, il constitue la fondation sur
laquelle pourra s'édifier une politique de financement viable ;
- Son niveau actuel et son évolution récente sont parmi les éléments essentiels
que les apporteurs des capitaux externes chercheront à prendre en compte
avant d'accepter de s'engager dans l'entreprise. Un niveau satisfaisant
d'autofinancement apparaît ainsi comme la condition fondamentale pour
l'obtention d'autres sources de financement. Ainsi, le financement externe
apparaît comme un complément et non comme un substitut des ressources
procurées par l'autofinancement.
3) Limites de l'autofinancement
Au de là de toutes ces considérations, il convient toute fois de faire
remarquer les limites de l'autofinancement :
- Premièrement, l'autofinancement à lui seul, ne peut pas être suffisant pour les
besoins de développement de l'activité. Il faut alors envisager d'autres sources
de financement car en ne se fiant qu'aux possibilités qu'offre l'autofinancement,
l'entreprise peut ainsi passer à côté d'investissements rentables.
- Deuxièmement, c'est leurre que de croire que l'autofinancement n'a pas de
coût. Le coût explicite est en effet nul, mais il s'agit d'un coût d'opportunité qui
est, par essence, difficile à évaluer. Les fonds réinvestis dans l'entreprise
auraient pu avoir usage alternatif sur le marché financier. La distribution de la
totalité ou d'une partie sous forme de dividende est une autre alternative et peut
répondre mieux aux exigences de rentabilité des nouveaux actionnaires.
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L'autofinancement ne contribue à la richesse de l'actionnaire que si la
rentabilité des nouveaux investissements est supérieure à la rentabilité exigée
par les actionnaires. Ces derniers pouvant trouver ailleurs, sur le marché
financier, par exemple un meilleur usage de leur part des bénéfices,
l'autofinancement a un coût implicite, qui est l'exigence de rentabilité minimum
des actionnaires. (Kalonji Nsenga, 2019).
4) Calcul de la capacité d'autofinancement
La capacité d'autofinancement se calcule à partir du compte de résultat.
Elle est la différence entre les produits encaissables (sauf produit des cessions
d'éléments d'actifs) et charges décaissables. Les produits encaissables sont des
produits qui génèrent de recettes (chiffre d'affaires, revenus financières, etc.) et les
charges décaissables sont celles qui entraînent des dépendances (achats, charges
externes, charges de personnel, etc.). La capacité d'autofinancement se calcule selon
deux méthodes : soustractive et additive :(Kalonji Nsenga, Op. Cit).
Méthode soustractive :
Excèdent brut d'exploitation (ou insuffisance brute d'exploitation)
+ Transferts de charge (d'exploitation) + Autres produits (d'exploitation) Autres
charges (d'exploitation)
+ Produits financiers sauf reprises sur provisions
- charges exceptionnelle sauf dotation aux amortissements et aux provisions
financières.+ Produits exceptionnels sauf : Produits des cessions d'immobilisation
quôte - parts des subventions d'investissement virées au résultat de
l'exercice ;Reprises sur provisions exceptionnelles – charges exceptionnelles sauf :
Valeur comptable des immobilisations cédées au dotation aux amortissements et
provisions exceptionnelles - participation des salariés aux résultats - impôts sur les
bénéfices= capacité d'autofinancement.
Méthode Additive :
Résultat Net de l'exercice + Dotations aux amortissements et provisions - reprises sur
amortissements et provisions + Valeur comptable des éléments d'actifs cédés -
produits des cessions d'éléments d'actif immobilisés - quôte - part des subventions
d'investissement virées au résultat de l'exercice= capacité d'autofinancement
Notons de ce fait, qu'il existe deux types d'autofinancement :
l'autofinancement d'expansion qui est indispensable pour l'augmentation du patrimoine
et du niveau de protection de l'entreprise ; l'autofinancement de maintien qui est
indispensable à la bonne gestion et à la conservation du patrimoine et du niveau
d'activité de l'entreprise.
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Signalons également que cette ressource est la plus utilisée par la
majorité des petites et moyennes entreprises évoluant en République Démocratique
du Congo plus précisément dans la ville de Boma par le fait que le crédit institutionnel
reste difficile à trouver.
1.1.1.2. Les ressources propres d'origine externe
Lors de la création de l'entreprise, les actionnaires par leurs apports vont
constituer un capital social ou fonds propres. Les sommes ainsi réunies ne sont pas
une sécrétion de l'activité de l'entreprise. Elles sont de ce fait d'origine externe à la
société. Il en est de même, lorsqu'ils seront sollicités pour augmenter le capital. Cette
augmentation peut se réaliser par d'autres moyens : aides et subventions, capital
risque et le rachat de l'entreprise par les salariés. (A. Dayan et All, 1999).
1) L'augmentation du capital
Selon C. Elie (1991), l’augmentation du capital constitue un moyen
essentiel de financement des entreprises qui présente l'avantage de permettre une
immobilisation des ressources obtenues et sans obligation de remboursement.
Elle peut prendre diverses formes, chacune d'elles correspondant à un
objectif particulier.
Augmentation du capital par apports nouveaux
L'augmentation du capital par apports nouveaux se fait de deux
manières, en nature et en numéraire. L'apport en nature correspond à tout apport d'un
bien meuble ou immeuble par les associés en vue de répondre à un besoin posé par
l'entreprise. L'apport en numéraire quant à lui correspond à tout apport en espèce des
associés de l'entreprise en vue de répondre à un besoin de financement ou d'accroître
le capital de l'entreprise.
Augmentation du capital par conversion de dettes
Les fournisseurs de l'entreprise peuvent être invités à entrer dans le
capital social de l'entreprise, lorsque celle - ci rencontre des problèmes de trésorerie
ou a un problème de fond de roulement insuffisant.
Cette opération de conversion des dettes permet souvent à l'entreprise
de reconstituer sa capacité d'endettement ainsi que sa capacité d'autofinancement. En
incorporant les réserves et les dettes dans le capital de l'entreprise, sa structure
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financière et son équilibre financier s'améliorent. Le montant des dettes diminue, celui
de capitaux propres augmente et l'entreprise parait du coup moins endettées ce qui la
permettra de contracter plus aisément d'autres emprunts si nécessaire.
2) Les aides et subventions
Les entreprises peuvent bénéficier de fonds importants de la part des
pouvoirs publics qui désirent encourager des secteurs économiques ou appliquer des
politiques sociales. Ces fonds viennent en complément des ressources propres car
n'ayant pas le caractère de dette classique. Les aides et primes sont purement et
simplement acquises par l'entreprise bénéficiaire alors que les subventions sont
généralement versées en contre partie d'un engagement de la société. Le non respect
de cet engagement peut conduire au remboursement de la subvention.
3) Le capital risque
Le capital risque est une opération qui consiste en une prise minoritaire
d'une part dans une entreprise par un organisme financier. Les instruments classiques
de financement peuvent s'avérer inadéquats pour certaines entreprises, très
innovantes, assez risquées, ou dont le marché potentiel est mal connu. Dans ce cas,
elles préfèrent recourir à des sociétés de capital risque pour assurer leurs besoins en
fonds propres nécessaires pour maintenir et accroître leurs activités. Ainsi, une
société de capital risque peut se définir comme une entité qui propose des
financements en fonds propres à des petites entreprises souvent risquées en contre
partie, d'une participation dans leur structure de propriété.(A. Damodaran, 2000)
Les Caractéristiques du capitalisque
1° Le rachat d'une entreprise par les salaries
Cette procédure est semblable à la technique Anglo-Saxonne du
Leverage Management Buy out (LMBO) qui consiste à permettre aux salariés de
racheter leur entreprise. Pour que cette procédure ait lieu, il faut que la société à
racheter appelée société cible, soit une société soumise à l'impôt sur le bénéfice et sa
direction devra être assurée par un ou plusieurs salariés repreneurs. Pour réaliser le
rachat, un montage juridique et financier est nécessaire, lequel distingue trois étapes :
La création d'une société holding par les salariés de la société reprise, dans le but de
racheter tout ou une partie du capital de la société cible. 50% des droits de vote
doivent être obtenus par les salariés à la date du rachat. Ils financent leur apport en
capital soit sur leur fonds propres, soit en empruntant ; La société holding acquiert dès
sa création plus de 50% de droite de vote de la société cible.
La société holding peut avoir d'autres partenaires pour l'acquisition de la
société visée. Les emprunts contractés par la holding doivent avoir une durée
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maximale de 15 ans et leur taux actuariel brut doit être au plus égal au taux moyen
des obligations des entreprises privées de l'année précédant le rachat, majoré de
deux points et demi ; La holding rembourse les dettes qu'elle a contractées grâce aux
dividendes que lui verse la société cible devenue sa filiale. C'est donc la société
achetée qui finance sa propre acquisition. Il est important de signaler à ce niveau qu'il
existe aussi des sources de financement hybrides, dont la nature se situe entre les
fonds propres et les dettes, cette notion résulte d'un processus de différenciation des
modes traditionnels de financement des entreprises.
Les quasis fonds propres créés sous l'impulsion des pouvoirs publics,
sont souvent présentés comme moyen pour lutter contre l'insuffisance des fonds
propres des entreprises. (J. Barreau et Delahaye, 1995).
1.1.2. Le financement par crédit
Bien souvent, les fonds propres se révèlent insuffisants pour le besoin de
financement des entreprises, aussi bien au moment de la création que lors du
développement de celle - ci. Dans ce cas, Il faut faire appel à des sources de
financement externe, c'est - à - dire autres que les associés, les actionnaires ou
l'autofinancement. Plusieurs raisons expliquent cette situation mais retenons en
quelques unes :
- L'endettement permet avant tout de bénéficier de la déductibilité des intérêts au
niveau de l'entreprise. Cet avantage fiscal est loin d'être négligeable, l'effet de
levier qui en bénéficie permet d'améliorer la rentabilité des capitaux propres ;
- Par le truchement de l'endettement, entreprise peut transférer certains risques
sur les créanciers au profit des actionnaires ;
- Le risque de perte de contrôle de l'entreprise est fortement réduit avec la dette.
Nous distinguons à ce niveau, les emprunts indivis et les emprunts
obligataires. Mais avant de parler de ces deux types d'emprunts disons un mot sur le
crédit.
1.1.2.1. Le crédit
L'acte de crédit est défini par trois éléments ou facteurs : Un échange
économique, un intervalle de temps et la confiance, c'est -à- dire que tout crédit doit
avoir un coût, une opération passée au temps t, son échéance doit être au temps t+1
et La confiance. Le crédit implique une idée de confiance car la partie qui livre son
bien présent a confiance dans l'accomplissement de la prestation future à la date
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convenue. Il faut croire sans voir pour que l'opération crédit soit effective. De ce fait,
l'élément confiance est très important dans la notion de crédit.
Soulignons que si l'une des conditions ci – haut citées n'est pas remplie,
on ne parle pas du crédit.
1) Les Modalités du Crédit
Sur certains points cette analyse est peut être plus juridique
qu'économique. Il y a quatre façons de concevoir le crédit :
Selon les garanties
Le crédit est au départ personnel c'est - à - dire lié à la qualité de la
personne qui fait la promesse de payer à l'échéance. Mais pour limiter les risques, les
dégâts de non paiement, la personne qui octroie le crédit, peut exiger une garantie de
telle manière que si au temps t+1, l'entreprise n'est pas à mesure de s'acquitter de ses
obligations vis- à- vis de son créancier, l’objet en gage pourra être vendu pour
récupérer le fonds. Cette garantie peut être mobilière ou immobilière. La différence
réside dans le fait que la première forme de garantie bouge c'est - à - dire peut être
déplacée d'un lieu à un autre tandis que la seconde forme ne bouge pas.
Selon la destination
Ici nous distinguons le crédit à la consommation du crédit à la production.
Crédit à la consommation, est une forme de crédit qui peut contracter un ménage pour
une consommation finale tandis que le crédit àla production est un crédit que peut
contracter une entreprise pour financer son cycle de production.
Selon la durée
Le crédit se différencie selon la durée de l'écart de temps qui entre en
jeu. On distingue 3 sortes de crédit : le crédit à court terme, le Crédit à moyen terme et
Crédit à long terme. Tout crédit qui ne dépasse pas douze mois est un crédit à court
terme. Le crédit qui va jusqu'à moins de 5ans est un crédit à moyen terme et en fin
tout crédit qui va à plus de cinq ans est un crédit à long terme.
Selon la personne de l'emprunteur :
Lorsque les opérations des crédits se font uniquement avec les individus,
sans que l'Etat s'en mêle, il y a un crédit privé. Au contraire, chaque fois que l'Etat, en
tant que tel, intervient pour accorder ou demander du crédit aux personnes qu'il est
chargé de protéger, on parlera du crédit public.
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2) Les Instruments de Crédits
On entend par instrument de crédit, tous les documents et titres de crédit
qui prouvent l'existence du crédit. La diversification, les besoins grandissants des
trésoreries et le développement des formes sociétaires de production ont provoqué
l'apparition d'instruments de crédit varié que l'on peut regrouper en deux : public et
privé.
Toutefois, il semble indiqué de grouper ses instruments suivant la durée.
Ainsi, il existe des titres à court terme, à moyen terme, et les titres à long terme. Les
titres à court terme et les Titres à moyen terme : Le titre à court terme est celui dont la
durée ne dépasse pas 12 mois tandis que ceux à moyen terme ne dépassent pas 60
mois. Ces titres servent aux opérations commerciales et sont liées à la vie d'une
entreprise, dans ses relations avec ses différents partenaires. Il s'agit notamment de :
lettre de change, le billet à ordre, bon de caisse, bon de trésor, etc.
Titre à long terme : dont la durée est au delà de cinq ans, comprend
deux grands groupes de titres à savoir : les actions et les obligations. Une action est
un titre de propriété, transmissible, négociable et conférant au propriétaire le droit aux
bénéfices réalisés par la société au cours de l'année écoulée (dividendes) tandis que
l'obligation est un titre de créance c'est - à -dire qu'une entreprise emprunte des
sommes qu'elle s'engage dans un délai pouvant aller de quelques années à des
dizaines d'années et promet de payer chaque année un intérêt.
Les emprunts indivis
Il s'agit des emprunts contractés auprès des banques et des établissements
financiers spécialisés. Ils sont dits indivis parce que la dette n'est pas divisible et qu'en
outre, la banque ou l'établissement financier est l'unique interlocuteur de l'entreprise.
En général, ce type d'emprunt est destiné à un projet particulier, et le financement
accordé est accompagné d'une prise de garantie. C'est pourquoi on parle à ce propos
de crédit objectif. C'est ce type de crédit que les banques accordent généralement aux
petites et moyennes entreprises en République Démocratique du Congo.
Les emprunts obligataires
Contrairement à l'emprunt indivis, l'emprunt obligataire suppose un nombre
très élevé d'interlocuteurs pour l'entreprise et donc par conséquent, un émiettement de
la dette. Une obligation est un titre représentatif d'une dette, la propriété d'une fraction
d'un emprunt émis par une société, une collectivité publique ou par l'Etat. Ces titres de
créance sont négociables et confèrent les mêmes droits de créance pour une même
valeur nominale.
1.1.2.2. Les modes alternatifs de financement : le crédit bail (leasing)
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Il s'agit des autres modes de financement qui s'offrent à l'entreprise mais
qui ne peuvent pas être classifiés dans les catégories ci-haut énumérés. Il s'agit du
crédit bail.
1) Définition
Le contrat de crédit-bail est un contrat de location, portant sur un bien
meuble ou immeuble, assorti d'une option d'achat à un prix fixé d'avance.
Ce mode de financement connu aux Etats Unis d'Amérique depuis les
années cinquante sous le nom de leasing, est singulier du fait de ses caractéristiques
et des raisons souvent avancées pour l'adapter.
2) Caractéristique du Crédit-bail
D’après Delahaye (2001), La principale caractéristique du crédit-bail est
que ; quelque soit la forme considérée, l'utilisateur du bien sous contrat de crédit-bail
n'en est pas propriétaire et le contrat prévoit une période irrévocable d'utilisation du
bien. Le temps qui sépare la date de la conclusion du contrat de la date à laquelle
peut être exercée l'option d'achat est appelé « période irrévocable ». Au terme cette
période, l'entreprise a le choix entre : lever l'option d'achat donc devenir propriétaire
du bien, prolonger le contrat de location ou restituer le bien au propriétaire.
3) Les Types de Crédit-bail
Nous distinguons trois formes de crédit-bail : le crédit-bail mobilier, le
crédit-bail immobilier et la cession bail.
Le Crédit-bail Mobilier
Selon la loi française de 1966 le crédit –bail mobilier est définie comme «
les opérations de location de bien d'équipement, de matérielle, d'outillage ou de biens
mobiliers à l'usage professionnel, spécialement achetés en vue de cette location par
des entreprises qui en demeurent propriétaires, lorsque ces opérations, quelle que soit
leur dénomination donnent au locataire la faculté d'acquérir tout ou une partie des
biens loués, moyennant un prix convenu tenant compte au moins pour une partie des
versements effectués à titre de loyer. Ainsi, nous pouvons comprendre que le contrat
de crédit-bail est une location assortie d'une promesse unilatérale. Cette forme de
crédit porte généralement sur des matériels (machines) ou sur des véhicules (camion,
voitures, etc.).
Le Crédit-bail Immobilier
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Ce crédit porte sur un immeuble à usage professionnel (magasins,
entrepôts, usines) et est octroyé par les sociétés de crédit-bail qui construisent ou
achètent les immeubles d'après la spécialisation de l'entreprise et les font louer avec
une option d'achat au près des entreprises. Dans la plupart de cas, la durée de ces
types de contrat est de 20 ans, et pendant la période de construction, l'entreprise
locataire doit verser des pré-loyers à la société de crédit-bail.
La Cession bail ou Lease-back
Il s'agit d'une forme particulière de financement qui permet à une
entreprise propriétaire des biens immobiliers, de les céder à une société de leasing en
vue d'obtenir, de cette dernière, un contrat de crédit-bail lui permettant de garder
l'usage des biens concernés. Grâce à ce type d'opération, une entreprise propriétaire
d'un patrimoine immobilier important peut se procurer des ressources financières pour
les investir dans des projets d'investissements industriels et commerciaux plus
rentables ou encore redresser une situation financière compromise. C'est ainsi que de
nombreuses sociétés ont fait de telles opérations avec les immeubles de leur siège
social.
4) Les Raisons du recours au Crédit-bail :
Plusieurs raisons justifient le recours au crédit-bail, parmi lesquelles nous
pouvons retenir : le caractère pratique de ce crédit : la possibilité d'acquérir un bien et
de le revendre sans formalités et risques importants est plus évident dans ce genre de
contrat ; ce crédit permet de financer à cent pourcent de l'investissement et préserve
la capacité de financement de l'entreprise ;le crédit-bail serait un financement hors
bilan. De ce fait, il n'alourdit pas le bilan de l'entreprise et préserve ainsi la capacité
d'endettement de l'entreprise. Il est important de signaler que dans le cas où le crédit-
bail est hors bilan, les analystes financiers pratiquent un retraitement pour intégrer
l'endettement ; le crédit-bail permet aux PME qui ont de faibles capacités
d'endettement, mais qui sont rentables de financer leur financement. Signalons en
passant que ce mode de financement qui a aidé plusieurs sociétés dans le monde
n'existe pas encore en République Démocratique du Congo.
1.2. NOTION SUR LES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES
Il est d'une importance capitale de clarifier le terme PME car sa définition
même pose un problème du fait qu'elle n'a pas la même identité partout dans le
monde. La définition de PME change de critères d'un secteur à un autre et d'une
économie à une autre. Avant de définir les PME, voyons d'abord les principaux
aspects d'évaluation des PME qui permettent de les définir.
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1.2.1. Définitions des PME
Plusieurs définitions ont été proposées par différents pays et
institutions du monde parmi lesquels nous avons retenu quelques-unes : D'après la
Belgique, la PME est considérée comme toute entité économique qui emploie de 1 à
50 personnes et dont le chiffre d'affaires ne peut pas dépasser 40 millions d'euro ou le
total du bilan ne peut pas dépasser Vingt-sept millions d'Euro ; La France quant à elle,
définit la PME comme toute entreprise juridiquement et financièrement indépendante,
au sein de laquelle le dirigeant assume la responsabilité financière, technique et
sociale sans que ces éléments soient dissociés ; Selon le bureau international du
travail, les PME sont les entreprises industrielles modernes qui occupent jusqu'à 50
personnes, les unités familiales de 3 à 4 membres, les industries villageoises, les
associations des personnes, les sociétés coopératives, et les personnes travaillant à
leur tour dans les structures non structurées de l'économie. Le secteur comprend
aussi les petites entreprises exerçant des activités non manufacturées à petite échelle
dans la construction, le transport, l'entretien et la réparation, le commerce, etc.
Selon la banque mondiale, les PME sont des entreprises engagées dans
les activités comportant les difficultés d'accès sous la forme d'infrastructures et de
ressources humaines et qui n'ont pas d'accès aux crédits des institutions financières.
Remarquons que pour la Belgique, la définition des PME se penche beaucoup plus
sur l'aspect quantitatif tandis qu'en France et pour la banque mondiale c'est l'aspect
qualitatif qui est plus pris en compte. Le bureau international du travail quant à lui
combine les deux aspects pour définir et/ou catégoriser les PME.
(Nadine Levratto, 2011)
Définitions de PME en RDC
Concernant la définition de la PME en RDC, plusieurs définitions sont
formulées soit en fonction du capital financier ou de l'effectif employé, soit en fonction
de la nationalité du propriétaire ou du mode de gestion spécialisé. Nous avons retenus
quatre définitions suivantes : La loi n°073-011 du 05 janvier 1973 portant création de
l'Office de Promotion de Petites et Moyennes Entreprises Congolaises (OPEC) définit
les PME comme les entreprises agricoles, commerciales, industrielles et des services
qui sont la propriété des personnes physiques de nationalité Congolaise ou des
sociétés au capital détenu en majorité par des personnes physiques ou morales de
nationalité Congolaise dans lesquelles toutes les fonctions de gestion, c'est-à-dire
administration, finance, production, commercialisation, approvisionnement sont
exercées par le chef d'entreprise.
Il est souvent reproché à cette définition d'avoir un caractère inapproprié
et sommaire. Cette définition met surtout l'accent sur la nationalité des propriétaires
qui ne doivent être que de nationalité Congolaise, donc le législateur tend à réserver le
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secteur des PME aux seuls entrepreneurs nationaux. Et, elle insiste sur la
concentration de la gestion au niveau de chef d'entreprise.
Le décret-loi n° 086 du 10 juillet 1998, portant régime fiscale applicable
aux PME en matière d'impôt sur les revenus professionnels et d'impôts sur le chiffre
d'affaires à l'intérieur tel que modifié à ce jour, définit la PME comme toute entreprise
quelque soit sa forme juridique, qui emploie un personnel de moins de 200 personnes
et dont la valeur totale du bilan ne dépasse pas 448 millions de francs Congolais.
Cette définition, qui repose sur des critères bien définis vient remédier au
caractère sommaire et inapproprié de la première définition. Elle ouvre les portes du
secteur de PME aux étrangers.
La loi n° 004/2002 du 21 février 2002 portant code des investissements
entend par PME, les entités économiques constituées soit sous forme d'entreprises
individuelle soit sous forme d'entreprise sociétaire. Sous la première forme, la
propriété revient aux personnes physiques et le chef d'entreprise est tenu d'assurer
lui-même les fonctions de gestion financière et administrative. Sous la seconde forme,
il s'agit de la société employant au moins 5 travailleurs. La charte du PME de mars
2006 définit la PME comme toute unité économique dont la propriété revient à une ou
plusieurs personnes physiques ou morales et qui présentent des caractéristiques
suivantes :
Malgré tous les détails et précisions que nous apporte cette dernière
définition, il est reproché une faiblisse à celle-ci : l'utilisation d'une monnaie étrangère
(Dollar Américain) dans le texte définissant les PME en RDC.
- Nombre d'emplois permanents de 1 à 200 personnes ;
- Chiffre d'affaires hors taxes compris entre 1 et 400 milles USD ;
- Tenue d'une comptabilité selon le système comptable en vigueur en RDC ;
- Valeur des investissements mise en place pour les activités de l'entreprise
inférieure ou égale à 350milles USD ;
- Mode de gestion concentré ou ouvert à la décentralisation.
1.2.2. Les aspects d'évaluation des PME
Il existe deux principaux aspects d'évaluation des PME : aspect
quantitatif et aspect qualitatif.
1) L’aspect quantitatif
L'un des critères pour arriver à catégoriser les entreprises reste celui de
l'effectif des employés dans une unité de production. En plus, le bilan comptable et le
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chiffre d'affaires d'une entreprise sont encore autant des critères qui permettent de la
catégoriser. C'est le cas de plusieurs pays du monde notamment: La Belgique, La
Grande Bretagne, etc.
2) L'aspect qualitatif
Pour ce qui est de l'aspect qualitatif, le degré de dépendance et de
responsabilité, le mode de gestion sont autant des critères qui permettent de
catégoriser les PME. C'est le cas de la France.
Signalons qu'il existe aussi de définitions qui prennent en compte les
deux aspects dans la catégorisation de différentes entités de production qui existent
dans un pays.
1.2.3. Classification des PME
Il y a les Petites et Moyennes Entreprises du secteur formel et du secteur
informel :
Les PME du secteur formel
En RDC, il est très difficile de faire une distinction entre entreprise
structurée et non structurée, formelle et non formelle en ce sens que toutes les
entreprises évoluent dans les mêmes branches économiques. La seule différence est
que pour les PME formelles la comptabilité est solide, il y a souvent un contrôle du
pouvoir public. Elles sont officiellement reconnues par le régime fiscal et
l'administration du pays.
Selon le Centre d'Actions pour Dirigeants et Cadres d'Entreprises
Chrétiennes en sigle CADICEC, les PME formelles sont des entreprises dont l'activité
exige un minimum d'organisation et un personnel formé.
Les PME du secteur informel
La PME de ce secteur exerce des activités économiques spontanées
échappant en grande partie au contrôle de l'administration, suivant des obligations
légales non recensées dans les statistiques nouvelles, bénéficiant rarement des
activités promotionnelles de l'Etat. La majorité des PME Congolaises évoluent dans ce
secteur.
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1.2.4. Les caractéristiques des PME
Les Petites et Moyennes Entreprises présentent un certain nombre des
caractéristiques que nous pouvons synthétiser comme suit :
Le dirigeant de la PME
Dans bien des cas, le dirigeant de la PME est son initiateur. C'est dans le
souci de pérenniser son œuvre qu'il prend souvent seul la direction de son entreprise.
Pour arriver à bon port, il est exigé à l'entrepreneur un certain nombre de qualité à
savoir : la probité, la maîtrise de soit, le goût de risque, la large compréhension, etc.
La taille de la PME
En RDC, la taille de l'entreprise est déterminée par l'effectif des
employés et le chiffre d'affaires. Dans ce petit tableau ci-dessous, voyons la
catégorisation :
Tableau n°1 : Taille de la PME
Catégorie Nombre Chiffre d’affaires en $
ere
1 catégorie De 1 à 5 1 à 10.00 $
2ème catégorie De 6 à 50 10. 001 à 60.000 $
3ème catégorie De 51 à 200 60.000 à 400.000 $
4ème catégorie De 201 et plus 400.001 à 400.001 $
Source : conçu à partir des données de la charte de PME de mars 2006
Dans ce tableau, il ressort clairement que toute entreprise qui engage
jusqu'à 200 travailleurs dont le chiffre d'affaires ne peut pas dépasser 400.000 USD se
trouve bel et bien dans la catégorie de PME.
L'organisation
Souvent les Petites et Moyennes Entreprises ne présentent pas une
bonne organisation administrative ou de gestion. L'essentiel des tâches de la gestion
sont assurées par le responsable lui-même ou une personne très proche de lui.
Gestion
La création, la survie et la croissance des Petites et Moyennes
Entreprises sont intimement liées à l'esprit d'entreprise. Les PME posent beaucoup de
problèmes concernant la gestion parce que toute la gestion reste concentrée auprès
du chef de l'entreprise. Certaines sont ouvertes à la décentralisation mais le pouvoir
décisionnel revient au seul chef d'entreprise.
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1.2.5. Rôles des PME
Les PME sont des acteurs importants à la performance économique et
sociale des plusieurs pays du monde, elles permettent la résolution des problèmes
fondamentaux du développement par l'intégration de la population au processus de
développement économique. C'est depuis le milieu des années 70 que la PME
apparaît comme un vecteur essentiel de croissance économique et comme un relais
indispensable de la grande unité. Sur base d'une étude documentaire étendue, le
rapport de l'observation intitulé « Les PME en Europe en 2003 » affirme que les PME
sont les moteurs de la croissance économique. Ce rôle moteur peut être mieux
compris au travers des impacts extérieurs qu'ont les PME sur l'économie dans son
ensemble.
1.2.5.1. Rôle économique de PME
Augmentation de la consommation des ressources locales
Les PME sont aptes à utiliser les ressources locales. Suite à la faiblesse
de leurs investissements, elles éprouvent des difficultés pour importer les matières qui
nécessitent beaucoup de devise et formalités. Pour pallier à cela, elles se tournent
vers de sources intérieures d'approvisionnement contribuant ainsi à réduire la
dépendance à l'égard des importations et à accroître le marché intérieur.
Création des foyers de richesses
L'existence et/ou la promotion des PME constitue pour l'Etat une source
importante de mobilisation de recettes publiques par le biais de la fiscalité. Elle facilité
également la mobilisation de l'épargne privé.
Intégration industrielle et innovation technologique
Les PME dans leur version PMI constitue à l'essor de l'industrie et de
l'innovation technologique. Elles sont des vecteurs de diffusion des connaissances,
lesquelles deviennent ainsi accessibles et peuvent être commercialisées par la grande
entreprise au travers de transferts de technologie ou l'acquisition. Elles occupent aussi
une place prépondérante dans la fabrication des pièces et des composantes pour la
grande entreprise en raison de la spécialisation de leur compétence et de leur coût de
production.
Augmentation de la concurrence et la diversité sur le marché :
Les PME par leurs innovations, amènent des nouveaux produits adaptés
aux besoins des consommateurs sur le marché. Ce qui crée une concurrence avec les
anciens produits et amène une diversité sur le marché. Cette situation amène les
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entreprises existantes à améliorer la qualité de leur produit ainsi que leur productivité
en fin de rester compétitives sur le marché. Ce qui implique une augmentation du PIB.
1.2.5.2. Rôle social de PME
Création d'emplois et lutte contre le chômage
Les PME constituent la catégorie d'entreprises longtemps marginalisées
pour tant créatrices de richesses et d'emplois. D'ailleurs, elles contribuent largement à
la lutte contre la pauvreté et constitue 80% de l'économie formelle de la RDC. En
RDC, le secteur de PME représente plus de 90% du marché de l'emploi ; il est
relativement plus créateur d'emplois et réduit jusqu'à un certain pourcentage de
chômage. La lutte contre le chômage constitue la préoccupation des tous les pays
surtout les pays en voie de développement qui souffrent d'un taux de chômage élevé.
La RDC a été victime de pillage des années 90 et 91 et de retombée de
la guerre, c'est ce qui a occasionné la destruction des unités de production, un départ
massif des entrepreneurs, la fermeture des plusieurs autres entreprises locales. Ce
désinvestissement a conduit au chômage ; c'est dans cet environnement de
dégradation du tissu économique que la population s'est lancée dans la création des
petites unités de production entre autre le PME pour se prendre en charge.
Contribution à la lutte contre la pauvreté
La pauvreté constitue aujourd'hui l'un des facteurs incitatifs à la création
des PME, lesquels s'avère dans une certaine mesure comme une stratégie de survie.
Ainsi à ce sujet, l'effort de PME ne peut faire l'objet de contestation car, elle arrive tout
de même à faire vivre la population Congolaise ne fût-ce que satisfaire les besoins
primaires (besoin alimentaire, besoin vestimentaire, etc.).
Contribution à l'apprentissage et à la formation
Les PME constituent en fait un terrain où se forment beaucoup
d'entrepreneurs dans des domaines variés tels que la gestion, la commercialisation et
tant d'autres domaines (Par de séminaires). Elle s'avère un lieu propice au
développement de l'esprit d'innovation.
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1.3. NOTION SUR L’ENTREPRENEURIAT
1.3.1. Définitions
L’entrepreneuriat désigne l’action d’entreprendre de mener à bien un
projet. Souvent utiliser dans le secteur des affaires qui signifie :créer une
activité(économique) pour atteindre un objectif, répondre à un besoin.
D’après Joseph Schumpeter(1999), un entrepreneur est un agent
économique dont la fonction est d’exécuter de nouvelles combinaisons et qui en est
l’élément le plus actif.
L’entrepreneuriat, est l’introduction de nouvelles activités économiques
(Fayolle, 2004).
Pour les auteurs du global Entrepreneurship monitor,
« L’entrepreneuriat est un processus, mis en œuvre par une ou plusieurs personnes,
englobant toutes les actions de création d’une nouvelle organisation de manière
indépendante ou avec un employeur » (Rapport exécutif, 2000).
L’entrepreneuriat est un processus qui consiste à identifier, évaluer et
exploiter des opportunités d’affaires.
« L’entrepreneuriat correspond à la création de richesse économique et
sociale à partir de l’initiative, l’imagination, la volonté d’une personne qui réussit à
développer une activité à partir des ressources existantes » ( Michel Coster, 2005).
1.3.2. Rôles de l’entrepreneuriat
1) Sur le plan social
En participant à la responsabilité sociale des entreprises, les
entrepreneurs sociaux contribuent et soutiennent le développement de leur
communauté. Ainsi, ils peuvent s’occuper de problèmes dans les secteurs de
l’éducation, des soins de santé, de la formation commerciale et d’autres besoins
sociaux.
2) Sur le plan de la vie sociale et économique
L’entrepreneuriat à un rôle particulier et indispensable dans l’évolution du
système économique libérale. Il est très souvent à l’origine des innovations de rupture,
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il crée des entreprises, des emplois et participe au renouvellement et à la
restructuration du tissu économique.
1.3.3. Caractéristiques de l’entrepreneuriat
Selon (Haguma 2015), les jeunes entrepreneurs sont caractérisés les
éléments suivants :
- Désir d’accomplissement ;
- Rechercher du pouvoir ;
- L’autonomie ;
- La confiance de soi ;
- Haut niveau d’énergie et de dynamisme ;
- Persévérance malgré les obstacles ;
- Tolérance aux stress ;
- Capable de faire face à la concurrence ;
- Innovation ;
- Capacité de concevoir des projets, de conceptualiser et de se projeter dans
l’avenir.
1.3.4. Les facteurs stimulant l’esprit d'entreprise
L’entrepreneuriat est considéré comme un processus dynamique et
complexe. Il est la résultante de facteurs psychologiques, socioculturels, politiques
et économiques. Il prend la forme d’attitudes, d’aptitudes, de perceptions, de
normes, d’intentions et de comportements qui se manifestent dans un contexte
donné (Tounes, 2007).
La création d’entreprise constitue la manifestation la plus visible de
l’entrepreneuriat. Elle se décline par quatre phases : la propension, l’intention, la
décision et l’acte d’entreprendre.
La création d’entreprise est un phénomène complexe pouvant être
abordé sous de nombreux angles. Nous avons choisi d’étudier la phase amont de
la création, et plus précisément, l’intention entrepreneuriale.
Hernandez (2001) note que l’intention ou la volonté est le premier
élément nécessaire pour créer une organisation. Elle reflète les objectifs des
créateurs. Elle se traduit par la recherche de l’information utile pour agir. En effet,
l’intention, au cœur du processus entrepreneurial (BIRD, 1988), présente un intérêt
particulier pour comprendre le cheminement qui mène à l'acte d'entreprendre. Et il
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est donc stratégique de chercher à mieux cerner la phase amont de la création
d’entreprise.
1.3.5. Les motivations de l’entrepreneur
La notion d'entrepreneur est étroitement associée à celle de création
d'entreprise. L’entrepreneur joue un rôle clé dans la création de nouvelles
organisations et, de ce fait, apporte une contribution majeure à la croissance
économique (Backman, 1983). Cette association « entrepreneur/création
d'entreprise » suppose l'existence de raisons fondamentales poussant l'individu à
se lancer sur un chemin nouveau, celui de la gestion d'une organisation.
La personnalité des dirigeants, avec leurs expériences, leurs
compétences, leurs motivations et leurs goûts personnels, joue un rôle
particulièrement fondamental dans la mesure où la création de l'entreprise est pour
eux un acte essentiel dans lequel ils s'expriment personnellement et se projettent
dans l'avenir (Albert et Mougenot, 1988).
La propension à créer une entreprise est non seulement influencée
par des facteurs personnels mais également par l’environnement social, culturel et
économique. Il apparaît intéressant d'identifier ces facteurs qui peuvent favoriser
l’apparition et le développement de comportements entrepreneuriaux.
1.3.5.1. Les motivations d’ordre psychologique
Plusieurs études récentes sur les entrepreneurs naissants
(Menzies et al., 2002) viennent confirmer l’importance de la dynamique
psychosociologique dans la création de nouvelles entreprises. Les auteurs
s'entendent généralement pour reconnaître que les entrepreneurs font preuve de
beaucoup de motivation et de persévérance dans leurs efforts.
- Besoin d’indépendance : nombre d’études de cas d’entrepreneuriat
révèlent que le désir d’être indépendant et autonome est l’explication
fréquemment donnée comme motif de création d’une nouvelle entreprise. Le
besoin d’indépendance et d’autonomie est considéré comme une
caractéristique des entrepreneurs. Il a été reconnu comme une des
motivations à entreprendre (Gasse, tremblay, 2007). Selon Shapero (1975),
les premiers mobiles de l’entrepreneur sont le besoin d’indépendance, le
désir d’être son propre patron et l’aspiration à l’autonomie. Certains traits de
la personnalité des entrepreneurs peuvent faire en sorte que « leur
indépendance est la chose la plus désirable au monde » (Sweeney, 1982).
- Besoin d’accomplissement : de nombreux auteurs font du besoin
d’accomplissement ou de réalisation une motivation entrepreneuriale
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dominante (Fayolle, 2003). Ce besoin d'accomplissement peut se voir
associé à une volonté de créer quelque chose de nouveau ou d'appliquer
des connaissances acquises antérieurement. De même, la volonté d'être fier
de sa profession et satisfait de son travail (Bragard et al., 1987) peut
s’engager dans cette volonté d'accomplissement. Cela suppose qu'une
personne préfère devenir entrepreneur et créer sa propre affaire plutôt que
de conserver un emploi frustrant ou de subir des pressions dans son
entourage professionnel. Enfin, cette motivation peut encore s'interpréter
comme un besoin de prouver sa valeur personnelle (Albert & Mougenot,
1988) ou comme la volonté de faire mieux que les autres.
1.3.5.2. Les motivations d’ordre sociologique
Les motivations sociologiques et culturelles sont des éléments
directement liés aux différents milieux connus et fréquentés par les individus, et qui
peuvent jouer un rôle primordial dans l’émergence de comportements
entrepreneuriaux.
- Le milieu familial : la famille est une institution qui contribue à façonner les
attitudes et comportements de ses membres. Plusieurs recherches indiquent
que les entrepreneurs proviennent le plus souvent de familles où les parents
ou d’autres proches sont eux-mêmes dans les affaires. Les jeunes
grandissant dans ce genre de famille ou d'entourage considèrent leurs
parents ou leurs proches comme des modèles à imiter (Gasse, 2003). Très
souvent, dans un pays où il y a beaucoup d'entreprises familiales ce
phénomène est une source de création parce que le fils crée une entreprise
comme le père (Sweeney, 1982). L'environnement le plus favorable pour un
candidat créateur semble être un milieu familial qui associe une image
positive à l'entreprise privée (Bragard et al., 1987).
L’incidence du rang de naissance a fait l’objet de plusieurs études
(Hisrich et Peters, 1991), notamment dans celle de Hennig et Jardim (1977), qui
ont découvert par exemple, que les femmes cadres dirigeants ont tendance à être
des aînées. Ainsi, un aîné ou un enfant unique est entouré d’une attention
particulière et acquiert plus de confiance en lui. Hisrich et Brush (1983) ont, par
exemple, trouvé 50 % d’aînées au sein d’un échantillon national de 468 femmes
entrepreneurs.
- L’éducation et l’expérience antérieure : de nombreux auteurs ont insisté
sur l’importance de l’enseignement dans le développement de la propension
à entreprendre. Pour Fayolle, « l’enseignement, à travers les stages et la
valorisation de l’image dynamique et responsable des entrepreneurs, peut
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susciter des vocations et sensibiliser un large public » (Fayolle, 2003). En
outre, l’enseignement permet de doter l’entrepreneur de compétences et de
connaissances qu’il estime très utiles, même décisives pour la concrétisation
de son projet. Ce point est d’autant plus sensible que, comme le mentionne
Wterwulghe, « de nombreuses caractéristiques entrepreneuriales ne sont
pas nécessairement innées mais peuvent être acquises » (Wterwulghe,
1998). De plus, l’expérience antérieure peut jouer un rôle déterminant dans
la création, la croissance et la réussite de l’entreprise. L’expertise peut
résulter d’une expérience fonctionnelle antérieure, d’une expérience en tant
qu’indépendant, d’une connaissance d’une technique, d’une connaissance
du secteur dans lequel opère ou va opérer l’organisation qu’il va créer.
- Le territoire : le territoire dans lequel l’entrepreneur passe sa vie
personnelle ou professionnelle joue un rôle non négligeable. Un territoire
peut, en effet, constituer un pôle d’attraction entrepreneuriale (Fayolle,
2003). Il est considéré comme un déterminant grâce à la disponibilité
d’atouts naturels tels que la taille, la qualité et la diversité du territoire, la
richesse des sols et des sous-sols, la disponibilité en eau, la douceur du
climat. nous pensons aussi aux diverses infrastructures de base (réseaux
routiers, aéroport, télécommunication, réseaux d’énergie, tissu économique,
…), ainsi qu’aux ressources humaines, financières et technologiques.
Le territoire fournit aux entreprises des avantages, leur permettant de
réaliser des externalités positives importantes, car à travers ses dotations
matérielles et immatérielles de facteurs, le territoire peut être le cadre adéquat pour
la localisation des entreprises. La disponibilité de ces dotations matérielles et
immatérielles en quantités suffisantes est un puissant facteur d’attraction des
entreprises auxquelles elle confère de réels avantages. À l’inverse, leur rareté
relative ou leur absence joue comme un sérieux frein à l’émergence de ces
entreprises et à leur développement.
Selon Marshall (1920), les éléments qui expliquent l’apparition des
externalités sont :
- L’existence d’un savoir-faire local, qui réduit le coût du travail spécialisé ;
- une offre locale de matières premières, machines et services spécialisés,
relativement moins chers et surtout rapidement disponibles (offre qui, dans
certains cas, permet d’exploiter collectivement d’éventuelles économies
d’échelle) ;
Problématique de financement bancaire sur l’entrepreneuriat des
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- L’accès à un flux de connaissances techniques qu’une industrie localisée
tend à produire.
Nous pouvons classer ces économies en deux catégories :
- Les économies d’agglomération et de localisation apparaissent à la suite
d’une concentration d’entreprises dans une zone spécifique, opérant dans le
même secteur.
- Les économies d’urbanisation correspondent à des externalités de
concentration liées au clustering, c'est-à-dire au phénomène de
regroupement d’activités économiques différentes et proviennent des
avantages liés au développement de l’urbanisation et à la proximité
d’entreprises diversifiées offrant des services complémentaires, des
ressources intermédiaires et des transferts d’information entre secteurs.
1.3.5.3. Les motivations d’ordre économique
Les facteurs économiques sont les ressources informationnelles,
humaines, cognitives, technologiques, financières et matérielles. Ils occupent une
position clé dans la démarche entrepreneuriale. Ce sont les ressources auxquelles
doit accéder l’entrepreneur afin de créer son entreprise.
- Les ressources humaines : la présence d’une main-d’œuvre qualifiée dans
la zone d’implantation favorise l’entrepreneuriat. Une région où la main-
d’œuvre est bon marché, voit forcément son taux de création d’entreprise
s’accroître. Audretsch et Fritsch (1994) constatent que les
nouvelles entreprises ont une plus grande propension à se localiser dans les
régions où les travailleurs ont un niveau de qualification élevé plutôt que
dans les zones où il y a une concentration de main d’œuvre moins qualifiée
(Capron et Lerminiaux, 2009).
- Les ressources financières : la disposition d’un capital financier de départ
encourage l’entrepreneuriat. ainsi, un entrepreneur ne disposant pas des
moyens financiers nécessaires rencontrera plusieurs difficultés.
- Accessibilité au marché : l’existence de marchés ouverts influence
positivement la création d’entreprise. Cependant, il existe d’autres marchés
qui rendent l’implantation d’une nouvelle entreprise quasiment impossible,
tels les marchés ouverts mais encombrés et les marchés fermés ou très
réglementés.
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Les réseaux personnels et professionnels constituent des éléments
facilitateurs et des catalyseurs qui permettent de gagner du temps et de l’efficacité
face à la complexité des situations et à la multiplication des démarches et
procédures. Ceci justifie parfaitement le vieux dicton : « ce que vous connaissez
est bien moins utile que les personnes que vous connaissez » (Fayolle, 2003).
CHAPITRE 2
PRESENETATION DU CADRE DE L’ETUDE ET APPROCHE
METHODOLOGIQUE
Dans ce chapitre, nous allons d’abord donner une vue d’ensemble du
cadre de l’étude c’est-à-dire : la présentation de la ville de Boma, ensuite nous
présenteront notre méthodologie optée pour mener à mieux cette étude.
2.1. PRESENTATION DE LA VILLE DE BOMA
2.1.1. La création de la ville de Boma
Le 09 Aout 1887. STANLEY arrive à Boma et va loger dans un creux de
baobab appelé jusqu'à ce jour baobab Stanley situé en face du port de Boma.
Ce grand explorateur d'origine de nationalité américaine quitte Boma
Cabinda pour la France à Nice, ensuite il prend le train jusqu'à Bruxelles à la gare du
midi pour rendre compte de son rapport d'expédition en Afrique.
2.1.2. Aperçu historique de la ville de Boma
Boma, Grand Village
A sa découverte en 1648 par le père SEFARINO de CORTONA
missionna capucine, Boma n'était qu'un long et grand village situé à l'actuel
emplacement du parqueté grande instance et habité par le peuple Mukongo venu de
Kongo dia-Ntotila.
Boma tire son nom du chef Ne MBOMA du clan NANGA qui vers les
années 1337 avant installé son royaume dans la grande ile de TSAKALA MBAKA
située à l’autre rive la fleuve Congo en république populaire d’Angola.
Tandis que le chef, lui après avoir déserté le rang du roi des Kongo dont
il était conseillé, habitait sur la terre ferme de Boma.
L’ile TSAKALA MBAKA une possession du chef Ne MBOMA, était reliée
à Boma, par une bande de sable qui facilitait la traversée de l’hôtel Mabuilu, juste à
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jeunes dans la ville de Boma. Cas de la commune de KALAMU 2017-2021
l’extrémité Est de l’enclos du part de l’ONATRE. Elle ne deviendra possession
portugaise que le 25 Mai 1991, au profil du vaste partie de LUANDA, bien plus
important crochet de terre au sud du Shaba qui pénètre en république Zambienne.
Boma grand village entièrement construit en hutte et baigné au nord-
ouest par l’arrivé NGANDU qui signifie Crocodile, actuellement appelé KALAMU, a eu
face de lui autre l’ile TSAKALA MBAKA, trois îles dont SELONGO, BUKA et îles des
princes. Cette dernière appartient à la RDC alors que les deux premières sont
angolaises.
Boma, Ville historique
Le 09 Aout 1887, STANLEY arrive à Boma et va loger dans un creux de
Bao appelé jusqu’à ce jour baobab Stanley situé en face du port de Boma.
Ce grand explorateur d’origine anglaise de nationalité américaine quitte
Boma l’âge de 37 ans, le 11 Aout 1887 à midi. Il descend le fleuve à bord de son
navire jusqu’à rendre compte de son rapport d’expédition en Afrique.
Boma, Capitale de l’EIC
Après Vivi, le 01 juillet 1885, Boma devint ainsi la capitale officielle de
l’état Indépendant du Congo, et ce statut qu’il perdra le 30 juillet 1929, lorsque le
gouverneur général MARTIN BUTTEN quittera Boma pour aller s’installer à Léopold
Ville.
Boma, Centre extra-routinier
De 1935 à 1960, Boma restera à la fois chef-lieu du territoire de Boma du
centre appelé aujourd’hui par la commune de Kalamu.
Boma, chef-lieu du district du Bas-Congo
Bien avant l’accession du pays à l’indépendance, le 30 juin 1960, Boma
fut aussi chef- lieu du district du Bas-Congo.
Boma, Ville
Par édit n°454/63du 03 Novembre 1963, Boma est élevé au statut des
villes. Elle perdra en 1967 pour retomber dans l’ancienne structure qui la rétablissait
aussi à la fois en district du Bas-Congo, territoire de Boma et centre extra-coutumier,
CEC en sigle.
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jeunes dans la ville de Boma. Cas de la commune de KALAMU 2017-2021
En vertu de l’ordonnance n° 71/173 du juillet 1971 ; Boma est pour la
deuxième fois érigée en ville avec trois communes dont KALAMU, KABONDO et
NZADI.
Plus tard en 1978, il lui sera rattaché la zone rurale et côtière de
Moanda. La vraie fonction mènent des institutions de la ville de Boma ne débute qu’en
1973.
2.1. 3. Situation démographique
La ville portuaire compte plus de 350.000 habitants pour une superficie
de 65 km2 avec une densité de 2.500 habitants/km2. Elle est située à 125 kilomètres
de Matadi, 117 kilomètres de Muanda et 470 kilomètres de Kinshasa. Située sur la
rive droite du fleuve Congo sur une plaine alluviale avec une altitude de 8 mètres au
niveau du fleuve, la ville de Boma a un climat tropical soudanien et sa température
moyenne varie entre 20 et 25°C. Son relief est dominé par le bas plateau mais il existe
quelques collines qui dominent la partie nord et la partie ouest de la ville.
Cette ville portuaire est traversée par deux cours d’eaux principaux, le
fleuve Congo et la rivière Kalamu.
Boma est une ville Urbino-rurale à cause de son rattachement à Moanda
par l’ordonnance loi n° 78-0999 du 7 mars 1978. Elle est habitée par une grande
population venue du Mayumbe et des Bawoyo et Basolongo venus respectivement du
Cabinda et de l’Angola. La ville de Boma dispose aussi de populations venues des
autres coins de la province du Kongo Central, des autres provinces du pays et des
pays étrangers. Elle dispose aussi d’une population autochtone dénommée le
bakongoya Boma. De toutes ces populations de Boma, il sied de signaler que les
Bayombe sont les plus nombreux. Cela se remarque par la domination de la langue
yombe sur les autres dialectes. La langue Kongo est considérée comme la langue de
langue de ville ou une langue nationale.
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jeunes dans la ville de Boma. Cas de la commune de KALAMU 2017-2021
2.1.4. La population
2.1.4.1. Recensement
A. population congolaise
Tableau 1 : statistiques par entités- subdivisions administratives
(Hommes-Femmes-Garçons-Filles)
SUBDIVISIONS HOMMES FEMMES GARÇONS FILLES TOTAL
ADMINISTRATIVES
Commune de 26 555 30 918 30 659 29 246 117 378
KABONDO
Commune de 31 406 33 061 38 837 41 854 145 158
KALAMU
Commune de NZADI 25 858 28 058 31 575 33 594 119 085
TOTAL 83 819 92 037 101 071 104 694 381 621
Source : Mairie de Boma année 2021
Tableau 2 : mouvement de la population de Boma (état comparatif pour les
cinq dernières années)
Années Hommes Femmes Garçons Filles Total
2017 120 718 137 630 153 149 157 867 569 364
2018 83 151 90 871 96 810 100 272 371 104
2019 82 854 90 581 97 882 101 377 372 695
2020 83 626 91 423 89 868 103 325 378 242
2021 83 819 92 037 101 071 104 694 381 621
Source : données statistiques mairie de Boma 2021.
Il s’avère important de signaler que la densité de la population de la
ville de Boma est de 57 habitants par km 2 et à la fin de l’année 2021, la population
de la ville de Boma a augmenté de 9 140 âmes soit 2,45%.
Cette augmentation de la population est justifiée par les naissances
enregistrées dans nos bureaux d’Etat-civil ainsi que la migration interne de nos
compatriotes venus d’ailleurs à la recherche du mieux-être en milieu urbain à
Boma.
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B. Population étrangère
Tableau 3 : statistiques par nationalité (Hommes-Femmes-Garçons-Filles)
Nationalité Hommes Femmes Garçons Filles Total
Angolaise 52 73 43 52 220
Belge 4 6 - 2 12
Chinoise 25 10 4 4 43
Indienne 20 10 3 2 35
Libanaise 16 10 - - 26
Portugaise 3 2 2 2 9
Bangladaise 6 2 1 - 9
Camerounais 25 28 6 8 67
e
Ivoirienne 1 - - - 1
nigérienne 7 5 3 2 17
Sénégalaise 3 1 - - 4
Cap 1 2 1 - 4
verdienne
Allemande 2 1 4 1 8
Congolaise 3 4 1 - 8
(Brazza)
Italienne - - 2 3 5
Britannique - - 2 1 3
Brésilienne - - 1 1 2
Néerlandaise - - 1 2 3
Américaine 1 1 1 2 5
Total 169 155 75 82 481
Source :données statistiques mairie de Boma 2021.
Tableau 4 : mouvement de la population étrangère (Etat comparatif pour les
cinq dernières années)
Années Hommes Femmes Garçons Filles Total
2017 282 235 185 202 904
2018 119 84 47 44 294
2019 108 77 42 40 267
2020 154 142 70 73 439
2021 169 155 75 82 481
Source : données statistiques mairie de Boma 2021
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Tableau 5 : statistiques de la population étrangère par entité (Hommes-
Femmes-Garçons-Filles)
Subdivisions Homm Femm Garço Fil Total
administrative es es ns les
s
Commune de 4 7 - - 11
KABONDO
Commune de 2 6 1 1 10
KALAMU
Commune de 163 142 74 81 460
NZADI
Total général 169 155 75 82 481
Source : données statistiques mairie de Boma 2021.
2.1.5. Etat – civil
Bureaux principaux :
- Mairie :1
- Commune de KABONDO :1
- Commune de KALAMU :1
- Commune de NZADI :1
Bureaux secondaires :
Ils n’existent pas encore à Boma, néanmoins, certaines maternités ont
été sélectionnées pour servir des bureaux d’appui à l’inscription des enfants
nouveaux nés aux bureaux d’Etat-civil.
Ces bureaux ont reçu un appui de l’UNICEF en équipements de travail
(tables, chaises, étagères) remplissent bien leurs rôles de relai entre les maternités et
les offices d’Etat-civil.
2.1.6. Subdivision administrative de la ville de Boma
La ville de Boma est subdivisée en trois communes : Kabondo, Kalalmu
et Nzadi. Boma compte aussi 3 postes d’encadrement administratif : Tsumbakituti,
Nsiamfumu et Kanzi. La commune de Kabondo est située à l‘entrée de la ville en
venant de Matadi. Cette commune comprend le marché Dumbi qui est caractérisé par
la vente desproduits alimentaires. Nzadi, la commune du centre-ville, abrite les
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boutiques et magasins et une activité fortement marquée par la vente des “Bilokos“
(friperie et articles d’occasion). Quant à la commune de Kalamu située entre les deux
premières communes, elle abrite Sur le plan administratif, la ville de Boma est
subdivisée en trois communes dont Kabondo située à l‘entrée de la ville en venant de
Matadi. Cette commune comprend le marché Dumbi qui est caractérisé par la vente
des produits alimentaires. Nzadi, la commune du centre-ville, elle abrite le marché
Dinalo dont l’activité principale est aussi la vente des produits alimentaires.
2.1.7. Situation économique de la ville Boma
L’activité économique de la ville de Boma, comme dans la plupart des
villes africaines, est dominée par l’agriculture et travaux maraichers. Les principales
cultures qui font l’objet de cette activité sont les maniocs, les maïs ; la patate douce,
les haricots, les amarantes, les oignons.
Bien que la ville de Boma regorge d’un nombre d’entreprise
paraétatiques et privées, il est à noter que la plus grande partie de la population vit
des activités agricoles et commerciales. Les agriculteurs exercent leurs activités dans
des villages environnant afin d’alimenter la ville en produits agricoles.
Les activités commerciales s’exercent partout dans la ville, tant dans le
cadre formel qu’informel. C’est ainsi que nous trouvons la prolifération des hôtels,
magasins, boutiques, Bars, Cabines téléphoniques, Salon de coiffures, ateliers
artisanaux, etc.
Cette ville comprend également le plus grand port fluvial de la
République Démocratique du Congo dans laquelle s’organisent des activités relatives
à l’importation et l’exportation. Ce port attire beaucoup des gens qui viennent de
partout pour les affaires, soit pour des achats, pour les dédouanements des biens
marchands, des marchandises, des matériels roulants etc. il y a aussi des originaires
de Boma qui effectuent les mêmes affaires. Le port accueille aussi des touristes tant
nationaux qu’internationaux.
Concernant les petites et moyennes entreprises de la ville, voici
comment se présentent les statistiques y relatives. En effet, il s’agit de celles qui sont
enregistrés à la mairie de Boma. D’autre y échappent totalement.
Dans la même longueur d’idée, la ville de Boma possède un aéroport et
aussi un port autonome : le port de Boma. En outre, l’agriculture est aussi l’une des
activités principales. Les différentes cultures pratiquées sont :
Cultures vivrières
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Manioc, Ignames, Bananes, Arachides, maïs, Taros, Patate douces,
Haricots et ananas. La liste n’est pas limitative.
Culture maraichères
Légumes, chou de chine, Amarantes, Ciboule, Poireau, Oignon,
Aubergine, Tomate, Piment.
Culture fruitières
Agrumes (Orangers, Citronniers, Mandariniers Safoutiers, Avocatiers,
Manguiers, Papayer).
Du point de vue des activités commerciales et industrielles
Grands nombre d’entreprises assurent des services :
- La Congolaise des voies maritimes(CVM) ;
- La Société commerciale, des transports et des ports (SCTP) ;
- Les Régies des eaux (REGIDESO) ;
- La Société Nationale d’Electricité (SNEL) ;
- Office Congolais de Contrôle (OCC) ;
- Office Congolais de gestion des Frets Multi modal (OGEFREM) ;
- Le Service des Entreprises Pétrolières (SEP).
2.1.8. Présentation de sites touristiques
La ville de Boma est la première capitale de l’Etat indépendant du
Congo, aujourd’hui République Démocratique du Congo. Ville portuaire, historique et
touristique, elle dispose d’abondants sites touristiques.
Le Baobab de Stanley est situé au centre-ville sur la route nationale n° 1
dans la commune de NZADI. Ce baobab est creux c’est-à-dire vide à l’intérieur. C’est
dans ce baobab que Henry Morton Stanley, américain, d’origine anglais, explorateur et
journaliste passa la nuit lorsqu’il arriva à Boma pour la première fois le 09 Août 1877.
- Le 1er camp militaire a fonctionné de 1888 à 1959. Il se situe en plein centre à
proximité du port international de Boma. C’est le siège de la force publique à
l’époque du roi souverain.
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- La 1ère cathédrale Notre Dame de l’assomption est une image qui rappelle les
premières évangélisations du Congo. Elle est la plus ancienne de toutes les
cathédrales de notre pays. Démontable, en tôle d’acier, la première cathédrale
est fabriquée le 26 Août dans 1886 dans une usine de forgerie de Charleroi en
Belgique. Embarquée dans le bateau appelé Africa, cette cathédrale arrive à
Boma le 21 septembre 1888. Selon le responsable de l’office national du
tourisme, antenne de Boma, la première messe y était célébrée le 20
septembre 1889. Elle faisait initialement 25 m de longueur, 12 m de largeur et
hauteur. Elle a été rétrécie pour faire place à la grande cathédrale actuelle
construite après 1960. C’est à Fisher ou on retrouve la 1 ère voiture ayant circulé
en République Démocratique du Congo.
En bref, voici la Présentation de sites touristiques de la ville de Boma :
1. le baobab de Stanley ;
2. les deux premières voitures ;
3. la résidence du 1er président de la RDC ;
4. la résidence de la procureure de la RDC ;
5. la résidence du 1er gouverneur général ;
6. le premier camp militaire ;
7. le bateau explose (1886) ;
8. le mont du Saint-Esprit ;
9. la pierre montre ;
10. La pierre ronde ;
11. Libanga ya BANDUMBA ;
12. l’hôpital croix rouge ;
13. colonies scolaires ;
14. le bateau à vapeur ;
15. cimetières de missionnaire ;
16. premiers postes de l’EIC ;
17. le premier parquet DE la RDC ;
18. le fort de TSHINKAKASA ;
19. le bureau du premier gouverneur générale ;
20. le bureau du commissariat de la police de la RDC ;
21. le cimetière des pionniers ;
22. N’TU-A-MPOPI ;
23. la première prison centrale de la RDC ;
24. L’ASILE OU LASARE (POUR LES MALADES MANTAUX ;
25. LA cave ou dormit Simon KIMBANGU (prison centrale ;
26. la place Albert 1er ;
27. l’hôpital de noirs ;
28. le canot lady Alice ;
29. la grotte de la sainte vierge marie ;
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30. le monument du 1er président ;
31. le bureau du premier administrateur du territoire de la RDC.
2.1.9. Institutions financières de la ville
Les institutions financières actuelles dans la ville de Boma se
composent de 7 Banques (EQUITY BCDC, BIAC, FBNBANK, RAW BANK, TMB,
BGFI, AFRILAND), 2 IMF (FINCA et BUSINA) ainsi que 2 COOPECS (CEC et
CADECO). En ce qui concerne les banques, elles accordent plus de crédits aux
salariés ainsi qu’aux moyennes et grandes entreprises ; les institutions de micro
finance et les COOPECS ont pour cible les MPME et les salariés. Selon les acteurs
locaux, la mauvaise réputation de certaines structures de micro finance renforce la
méfiance des populations en matière de crédit ; cette réserve est déjà un trait culturel
au niveau de la ville de Boma. En outre, il faut signaler qu’il y’a eu fermeture de
quelques coopératives dont les plus connues sont CEAC et CBCO suite à une
mauvaise gestion entrainant aussi une perte de confiance de la part des clients. Les
populations donnent l’impression d’avoir plus confiance dans les banques que dans
les structures de micro Finance et coopératives.
2.1.10. Instituts supérieurs et universitaires de la ville de Boma
Boma dispose de quelques instituts supérieurs et universitaires à savoir :
Université Président Joseph Kasa-Vubu, Institut Supérieur Pédagogique (ISP), Institut
Supérieur Technique et Commerce (ISTC), Université Libre de Kinshasa extension
Boma (ULK).
2.1.11. Infrastructures de la ville de Boma
En ce qui concerne les infrastructures, Boma possède un aérodrome qui
accueille des petits de transport porteurs appartenant à quelques sociétés basées à
Kinshasa, dont les vols sont réguliers et quotidiens avec escale à MATADI ou en
direct. Il n’existe que deux stations-services dans la ville. L’alimentation en énergie
électrique de la ville de Boma est assurée par la centrale hydroélectrique d’Inga dont
l’énergie active distribuée est de 61.469 Mégawatts heure et l’énergie active
consommée est de 32.631 MWH 12 En ce qui concerne les structures hôtelières,
Boma dispose de dix principaux hôtels de standing de tourisme.
2.1.12. Atouts et contraintes de la ville de Boma
La ville de Boma possède un certain nombre d’atouts qui font d’elle l’une
de plus importantes villes de la province et du pays. Elle a entre autres :
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1. le port de Boma qui est situé sur la rive droite du fleuve Congo et qui constitue
un point d’entrée des plusieurs produits consommés dans la province et
d’autres villes du pays ;
2. un sol sablonneux permettant d’entretenir une activité agricole assez intense.
En termes de contraintes, la ville de Boma est marquée par :
l’absence de marchés construits ;
le non mécanisation de l’agriculture, uniquement pratiquée par les
ménages ;
un ralentissement de l’activité portuaire notamment la réduction du
nombre de véhicules importés suite à l’interdiction de l’importation des
véhicules de plus de 10 ans 15. Cette mesure a eu pour conséquence
une augmentation du prix de vente des véhicules suite à leur rareté et
la diminution des recettes liées à l’importation pour les structures
directement impliquées (DGDA, OCC, SCPT, OGEFREM et plusieurs
agences de transit) mais aussi une baisse des activités pour les autres
commerces connexes (vente de Bilokos dont l’importation se fait
souvent à l’intérieur des véhicules ou des containers contenant ces
véhicules). Par conséquent, il s’observe une baisse du pouvoir d’achat
de la population de Boma.
2.1.13. Fonctionnement de la ville de Boma
Les services urbains de la ville dépendent directement de l’autorité
urbaine, il s’agit des services généraux urbains des affaires des communes, territoires
et autres.
Attribution des services et responsables :
1) Maire
Sous réserve des attributions spécifiques qui lui sont conférées par
l’article 60 de la loi numéro 08 du 02 juillet 1998, ses attributions sont :
- Superviser et Contrôler les activités politiques et administratives de la ville
Boma ;
- Assurer la liaison entre la ville, les instances supérieures, les conseils de la ville
et les autres organes délibérant de l’entité.
- Maintenir de l’ordre et de la sécurité.
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- S’occuper également des affaires ayant trait à la justice et à la presse sans
oublier : les rapports avec les autorités religieuses, l’inspection des communes
et collectivités.
Il peut à cet effet, déléguer une partie de son pouvoir à son adjoint :
- Gérer les finances publiques et les entités administratives déconcentré ;
- Ordonner les dépenses ;
- Il est officier de l’Etat Civil et de la police judiciaire à compétence général ;
- Il garde la signature de la correspondance.
2) Maire adjoint
Il s’occupe des finances des entités administratives décentralisés et
élaborer le plan de trésorerie des dépenses tant journalière que mensuelle de l’entité
sous l’approbation du Maire urbain. Il s’occupe également :
- Famille ;
- Affaires Sociales ;
- Anciens combattants ;
- Cultures et Arts.
Il inspecte par délégation du maire urbain les communes et les
collectivités comme le Maire de la ville et l’officier de la police judiciaire à compétence
générale.
Il s’occupe aussi de la gestion du personnel politico-administrative de
tous les services de l’Etat.
3) Chef de division urbain
Les attributions peuvent être résumées comme suit :
- Coordonner toutes les activités administratives des services urbains de la ville.
- Inspecter et contrôler les caisses administratives des communes et territoires.
- Viser toutes les correspondances et tous les documents administratifs avant la
signature du Maire de la ville.
- Organisation administrative de la ville.
- Exécute les arrêtés et les décisions prises par le Maire ;
- Préciser à la commission de logement, s’occupe également de : travail et
prévoyance social, l’économat de la ville, l’intérim de la ville en cas de
l’absence ou d’empêchement du Maire ou son adjoint.
4) Chef du Bureau 1
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Nous pouvons résumer ses attributions comme suit :
- Gérer les personnels administratif de la ville sans oublier ceux fois statut ;
- Elaborer le projet du Budget de la ville de concert avec le receveur urbain ;
- Superviser le secrétariat, le protocole et l’intendant de la ville ;
- Dresser le plan de trésoreries par la rémunération des cadres, des temporaires
et autres ;
- Payer des primes des cadres de commandement et de collaboration ;
- S’occuper de suivi du fiche budgétaire de l’hôtel de la ville ;
- Il fixe le vote du chef du personnel et s’occupe du suivi de toutes les
correspondances (promotion, mutation et sanction) ;
- Il est membre du conseil de gestion de l’hôpital général de référence ;
- Il est chargé de suivi de l’exécution du budget de la ville ;
- Il s’occupe de visa de toutes les correspondances à soumettre à la signature du
chef de division ;
- Il est chargé de la notification des contribuables de tous les niveaux et du projet
de cotation du personnel.
5) Chef du Bureau 2
Il s’occupe de :
- L’exploitation des rapports
- Compte rendu des réunions
- Statistiques de l’Etat civil
- L’étude des dossiers de succession ou pouvoir coutumier ;
- Recensement des armes à feu
- L’élaboration des rapports trimestriel, semestriel et annuel de la ville ;
- La délivrance des primes de ports d’armes ;
- Assurer le suivi budgétaire des prévisions de collectivités, communes et
territoires.
- Il est membre de la commission de logement ;
- Participe aux réunions de la SNEL et REGIDESO.
6) Secrétaire administratif
Il s’occupe de :
- Toutes les correspondances et puis le remet au chef de division pour résumer
avant de le soumettre au mètre ;
- Traite les correspondances lui destiner ;
- Assure la répétition des correspondances au dactylographe ;
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- Collecte toute les lettres dactylographiées pour les soumettre à la signature du
Maire ;
- Expédie les courriers ;
- Etablir les situations journalière sous la supervision du chef de division ;
- La répartition des courriers à traiter par le chef de division et le rédacteur ;
- La supervision des travaux de propriété des bureaux ;
- Assure le classement des correspondances.
Notons que les services exercent des activités liées aux différents
ministères, mais dépendant administrativement de la Mairie.
7) Organigramme de la Marie de Boma
Maire
Maire Adjoint
Chef de Division urbain
Chef de Bureau 2 Service
affaire de communes Chef de Bureau 1 Service
gestion administrative
Secrétariat
Comptabilité
Service urbain de la ville
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Source : Mairie de Boma
2.2. APPROCHE METHODOLOGIQUE DU TRAVAIL
Dans cette section, il est question de présenter l'ensemble des
démarches méthodologiques utilisées pour mener cette étude. il s'agit en fait de
préciser la population et l'échantillon de notre étude et les méthodes et techniques
utilisées dans le cadre de ce travail.
2.2.1. Population et échantillon d'étude
2.2.1.1. La population d'étude
Toute recherche scientifique s'intéresse nécessairement à une
population étant donné que ses résultats seront mis à la disposition de celle-ci en vue
de trouver la solution à un problème auquel elle est confrontée.
La population d'étude désigne un ensemble dont les éléments sont
choisis parce qu'ils possèdent tous, une même propriété et qu'ils sont de même
nature.(M. GRAWITZ, 1974).
Selon MUCHIELLI (1998), la population d'étude est définie comme un
groupe humain concerné par les objectifs de l'étude.
L. D'HAINAUT (1975) quant à lui, définit la population d'étude comme un
ensemble des éléments parmi lesquels on aurait pu choisir l'échantillon, c'est-à-dire
l'ensemble des éléments qui possèdent les caractéristiques que l'on veut observer35(*).
Partant de ces différentes définitions, nous pouvons donc dire que notre
population d'étude est constituée de toutes les PME des jeunes entreprises évoluant
dans la ville de Boma en générale et dans la commune de Kalamu en particulier.
2. 2.1.2. L'échantillon
Problématique de financement bancaire sur l’entrepreneuriat des
jeunes dans la ville de Boma. Cas de la commune de KALAMU 2017-2021
La population toute entière ne peut pas être examinée ou étudiée parce
qu'elle est nombreuse, et surtout à cause des moyens matériels réduits dont dispose
le chercheur. Ce dernier se contentera d'un sous ensemble représentatif de la
population auquel seront faites les généralisations qu'on appelle échantillon.
Comme le précise sylvain SHOMBA (2010), cette technique est née
d'une impossibilité pratique d'interroger individuellement toute une population à
laquelle on s'intéresse et d'une possibilité statistique décrire le tout par la partie. Il
s'agit en fait, de recueillir une image globale conforme à celle qui serait en interrogeant
l'ensemble de la population.
MULUMA MUNANGA (2000), définit l'échantillon comme un ensemble
des personnes à interroger, extrait d'une population parent comportant des
caractéristiques avec une fréquence identique.
OMANGA MULAMBA (2002) dit qu'il existe plusieurs méthodes pour
choisir un échantillon d'une population. Ces méthodes peuvent être regroupées en
deux catégories : l'échantillonnage aléatoire ou probabiliste et l'échantillonnage non
aléatoire ou non probabiliste.
Pour sélectionner les individus, nous avons fait recours à
l'échantillonnage aléatoire simple. A partir de la table des nombres au hasard, nous
avons sélectionné 60 PME. Après descente sur terrain, 50 jeunes entrepreneurs
(propriétaires des PME) seulement nous ont répondu. Ce qui a ramené la taille de
notre échantillon à 50 PME comme population d'étude.
2. 2.2. Méthodes et Techniques utilisées
2.2.2.1. Méthode utilisée
Dans le cadre de notre étude, nous avons utilisé la méthode statistique :
- La méthode statistique : Elle se borne à une analyse de résultat chiffré, d'où
elle tire ou non une prévision. Elle conditionne une certaine façon de traiter les
données pour les quantifier. Cette méthode est la plus utilisée en sciences de
gestion, en économie et en plusieurs autres sciences sociales et humaines.
2.2.2.2. Techniques utilisées
Ainsi, dans le cadre de cette étude, nous avons recouru aux techniques :
documentaire pour la collecte des informations théoriques et d'enquête par
questionnaire pour récolter les données aux près de sujets de notre étude.
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- La technique documentaire : La technique documentaire est appréciable pour
l'économie de temps, elle permet de réaliser en mettant à la portée de mains du
chercheur les informations dont il a besoin. Elle présente aussi un
avantage dans la mesure où elle donne la possibilité au chercheur de revenir à
la source d'information autant de fois que cela est nécessaire.
- La technique d'enquête : Cette technique implique la corrélation d'éléments
contrôlés et s'applique plutôt à l'observation, l'analyse et l'explication qu'à
l'expérimentation. C'est elle qui nous a permis à l'aide d'un questionnaire de
collecter les données pour la réalisation de notre travail.
Notre questionnaire était composé de deux parties : la consigne et le
questionnaire proprement dit qui comprenait 20 questions dont 9 questions fermées,
où les sujets devraient faire le choix entre les différentes alternatives proposées et 11
questions ouvertes, où les sujets étaient appelé à répondre librement, en leurs propres
termes.
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