Annales CAPLP Maths-Sciences 2003-2010
Annales CAPLP Maths-Sciences 2003-2010
MATHÉMATIQUES
Durée : 4 heures
______
Le sujet est constitué de trois exercices.
Le premier exercice, de nature pédagogique, a pour objet le traitement d’un exercice au niveau du baccalauréat
professionnel, suivi d’une analyse didactique.
Le deuxième exercice, de géométrie, permet de caractériser les pieds des bissectrices d’un triangle et ensuite d’établir une
propriété classique des tangentes à une ellipse.
Le troisième exercice, d’analyse, est constitué de trois parties : il a pour objet d’étudier une fonction et de calculer une
intégrale.
La clarté et la précision des raisonnements, la qualité de la rédaction interviendront pour une part importante dans
l'appréciation des copies, ainsi que, dans le premier exercice concerné, le savoir-faire pédagogique et l'intervention de
méthodes en conformité avec les programmes en vigueur dans les lycées professionnels.
L’usage des calculatrices de poche est autorisé conformément aux directives de la circulaire n° 99-186 du 16 novembre
1999.
Page 10 sur 50
PREMIER EXERCICE
L’exercice qui figure ci-après est supposé se situer au niveau du baccalauréat professionnel.
1- Traiter les questions 1., 2.a., 2.b. et calculer S (question 3.c.).
2- Le signal étudié est discontinu : lors du traitement de cet exercice en classe, quels peuvent être les commentaires du
professeur ?
3- À partir de cet exercice et d’autres exemples, construire une activité destinée à des élèves permettant d’illustrer le calcul
de la valeur moyenne d’une fonction périodique. Expliciter en argumentant le scénario proposé.
La page annexe regroupe des extraits des programmes des baccalauréats professionnels.
Exercice :
1
« Dans tout ce problème T désigne le nombre réel .
50
On considère le signal s, de la variable t, défini sur IR et périodique de période T tel que :
1. Compléter le tableau :
T T T 3T
t 0 T
8 4 2 4
s(t)
2. Dans le plan rapporté à un repère orthogonal (Ot, Oy) de votre choix,
a. Construire la représentation graphique du signal s considéré sur l’intervalle [0 ; T ].
b. Construire le graphique permettant de visualiser dans le repère (Ot, Oy) le signal s considéré sur l’intervalle [− T ; 2T
].
T 3
3. a. Soit l’intégrale J = ∫
T
4
2dt. Montrer que J =
100
.
T
b. Calculer la fonction dérivée de la fonction définie sur l’intervalle [ 0 ; ] par t a sin (100πt) .
4
T
En déduire une primitive de la fonction définie sur l’intervalle [ 0 ; ] par t a 6cos(100πt) .
4
T
Page 11 sur 50
DEUXIÈME EXERCICE
PARTIE A
Caractérisation barycentrique des pieds des bissectrices d’un triangle
Soit (ABC) un triangle non aplati du plan affine euclidien. On note comme suit les longueurs respectives de ses côtés :
BC = a, CA = b, AB = c.
La bissectrice intérieure issue du sommet A du triangle coupe le segment [BC] au point noté U. Si la bissectrice
extérieure issue de A coupe la droite (BC), on appelle V le point d'intersection.
Le barycentre de trois points M, M' et M" affectés des coefficients p, p' et p" est noté :
{(M , p) ; (M' , p') ; (M" , p")}.
1- a. En exprimant de deux façons différentes l'aire de chacun des triangles (ABU) et (ACU), prouver que
UB AB
= .
UC AC
b. En déduire que U est le barycentre {(B , b) ; (C , c)}.
c. Montrer que les trois bissectrices intérieures du triangle (ABC) sont concourantes en un point I qui est le barycentre
{(A , a) ; (B , b) ; (C , c)}.
2- a. À quelle condition sur b et c le point V existe-t-il ?
b. Supposant cette condition remplie, montrer que V est le barycentre {(B , b) ; (C , −c)}.
c. Vérifier l'existence du barycentre {(A , a) ; (B , −b) ; (C , −c)}. Indiquer trois droites particulières du triangle (ABC)
à l'intersection desquelles ce barycentre est situé.
PARTIE B
Une propriété de la tangente en un point d’une ellipse.
Soient deux réels a et b tels que a > b > 0.
x2 y2 → →
Soit (E ) l'ellipse d'équation 2 + 2 = 1 dans un repère orthonormal (O, i , j ).
a b
On note F(c , 0) et F'(−c , 0) les foyers de l'ellipse.
Soit A(xA , yA) un point de (E ) distinct des sommets de l’ellipse.
x y
1- Montrer que la droite (TA), tangente à (E ) en A, admet pour équation : A2 x + A2 y = 1.
a b
2- Déterminer les coordonnées du point V, intersection de (TA) avec l'axe des abscisses.
3- Vérifier la relation : a2AF2 = a2(xA − c)2 + (a2 − c2)(a2 − xA2).
4- Écrire de manière analogue une expression de a2AF' 2 (ne pas détailler les calculs).
AF2 VF2
5- Montrer la relation : = .
AF' 2 VF' 2
6- Que représente la droite (TA) dans le triangle (AFF′) ?
Page 12 sur 50
TROISIÈME EXERCICE
PARTIE A
L'objectif de cette partie est l'étude de la fonction f définie sur l'intervalle [0 , + ∞[ par :
f (0) = 0
x ln(x)
f (x) = x+1
si x > 0.
1- Déterminer les limites de f en 0 et en + ∞.
2- Étudier la continuité et la dérivabilité de f sur l'intervalle [0 , + ∞[.
Donner l'expression de f ′(x) sur l'intervalle ]0 , + ∞[.
3- a. Montrer que l'équation ln(x) + x + 1 = 0 admet, sur l'intervalle ]0 , + ∞[, une solution unique que l'on notera α.
b. Donner un encadrement de α d'amplitude 10−2. Vérifier que f (α) = − α.
4- Tracer la représentation graphique de la fonction f dans un repère orthogonal d'unités graphiques :
axe des abscisses, 5 cm pour 1 unité, axe des ordonnées, 10 cm pour 1 unité.
PARTIE B
Dans cette partie, on calcule la somme d'une série numérique au moyen d'un développement en série de Fourier.
Soit g la fonction définie sur l’ensemble des nombres réels IR, à valeurs dans IR, périodique de période 2π, telle que g(x)
= x(2π − x) si 0 ≤ x < 2π.
1- Esquisser sommairement la représentation graphique de la fonction g sur l'intervalle [− 2π , 4π].
2- Calculer les coefficients de Fourier de la fonction g, et prouver que, pour tout réel x, on a:
+∞
g(x) =
2π2
3
. 4
∑ cos(nx)
n
n=1
. 2
+∞
3- Montrer la relation
π2
12
=
∑
n=1
(−1)n −1
n2
.
PARTIE C
1
On se propose de calculer l'intégrale I = ⌠
⌡ f (x)dx. 0
Pour tout entier naturel k, k ≥ 1, on pose fk (x) = xk ln(x) pour x > 0 et fk (0) = 0.
1- Vérifier que fk est continue sur l'intervalle [0 , + ∞[.
1
2- Pour tout entier naturel k, calculer l'intégrale Ik = ⌠
⌡ fk (x)dx. 0
3- a. Pour tout entier naturel n non nul et tout nombre réel x appartenant à l’intervalle ]0 , + ∞[, montrer que :
n −1 n
1 n x
= ∑(−1) x + (−1)
k k
.
1 + x k=0 1+x
b. En déduire que, pour tout entier naturel n non nul,
n 1
I= ∑(−1) k −1
Ik + (−1) ⌠
n n
⌡ x f (x)dx.
0
k=1
n
α
4- a. Montrer que I − ∑(−1) k −1
Ik ≤
n+1
.
k=1
b. En déduire la valeur de I.
Page 13 sur 50
ANNEXE : EXTRAIT DU PROGRAMME DE MATHÉMATIQUES
DU BACCALAURÉAT PROFESSIONNEL
Métiers de l’électricité
BO N° 11 du 15 JUIN 1995
e) Nombres complexes
Page 14 sur 50
3.2. ÉLÉMENTS DE CORRECTION
ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES
PREMIER EXERCICE
QUESTION 1
1)
t 0 T T T 3T T
8 4 2 4
S(t) 8 2+3 2 2 2 2 8
2)a)
8 +
2
0
T/4 T
2)b)
-T 0 T 2T
3)c)Par définition S est la valeur moyenne, sur une période, de la fonction s ; prenons ici comme période [0 ; T];
1 T T s(t) dt = 2 3T = 3 .
S = ⌡ ⌠ s(t) dt ; a) proposait de calculer J : J = ⌡
⌠T/4
T 0 4 100
Il reste à calculer I = ⌠ T/4
⌡0 s(t) dt :
T 6 T/4
⌠0T/4 s(t) dt = ⌠
⌡
T/4
⌡0 [2 + 6cos(100 p t)] dt = 2 4 + 100p [sin(100 p t)]0
T 6 T 1 6 3
= 2 + sin (100 p ) = + . D’où S = + 2 .
4 100p 4 100 100p p
QUESTION 2
Le commentaire du professeur, en ce qui concerne la continuité, pourrait porter sur l’image que donne en réalité un
oscilloscope. La « montée » de 2 à 8 est en réalité continue, mais est réalisée sur un temps très court, lorsque t
« traverse » chaque valeur kT. Alors que la représentation mathématique comporte un « saut brutal »
QUESTION 3
Un point de départ possible pour donner du sens à la notion de valeur moyenne d’une fonction: on donne le
profil,(graphiquement par exemple) d’une portion de chemin, que l’on souhaite niveler, c'est-à-dire rendre
horizontal, sans rapporter ni enlever de terre ; on se pose la question de savoir à quelle altitude sera le chemin…
23
DEUXIEME EXERCICE
A
J
PARTIE A
I
QUESTION 1 C
H
U
B
AH J BU ABJ UI AH J CU AC J UJ
a) Aire de ABU = = et aire de ACU = = ;
2 2 2 2
UB AB c
U étant sur la bissectrice issue de A, UI = UJ ; donc = = .
UC AC b
→ →
b) Puisque
→
UB→et UC sont colinéaires et de sens contraires (U étant sur la bissectrice intérieure),
b UB = -c UC ; comme b+c>0, U est le barycentre de {(B,b) , (C,c)}.
QUESTION 2
a) V n’existe pas si et seulement si (AU) est perpendiculaire à (BC) ; ce qui est équivalent à dire que la bissectrice
de ABC est aussi hauteur, ou encore que ABC est isocèle en A.
b) On suppose que ABC n’est pas isocèle en A ;
Désignons par I’ la projection orthogonale de V sur (AB), et par J’ celle de V sur (AC),
ABJ VI’ BVJ AH AC J VJ’ CVJ AH
Aire de ABV = = et aire de ACV = = ;
2 2 2 2
AB BV → →
Comme VI’ = VJ’ , = ; et puisque BV et CV sont colinéaires et de même sens :
AC CV
V est le barycentre de {(B,b) , (C,-c )} (b n’est pas égal à c, car ABC est supposé non isocèle).
c) d’après l’inégalité triangulaire a<b+c ; donc a -b-c n’est pas nul, et le barycentre existe bien.
La bissectrice intérieure de BAC passe par A, et parU qui est le barycentre de {(B,-b),(C,-c)}; donc elle contient le
barycentre de {(A,a),(B,-b),(C,-c)} ; les bissectrices extérieures de ACBet ABC contiennent aussi ce barycentre
d’après b).
Finalement : la bissectrice intérieure issue de A, et les bissectrices extérieures issues de B et C sont concourantes.
24
PARTIE B
QUESTION 1
Première possibilité :
x²
Considérons la demi-ellipse située dans le demi-plan des y>0 ; elle a pour équation y = b 1- ; calculons la
a²
bxA 1 bxA b
dérivée en xA : y’(xA) = - =- .
a² xA² a² yA
1-
a²
b²xA
D’où l’équation de la tangente en A : y-yA = (x-xA) ; en tenant compte du fait que les coordonnées de A
a²yA
x² y² x y
vérifient l’équation + = 1, il vient : A x + A y = 1.
a² b² a² b²
Il reste à faire le même travail dans le cas où yA <0.
Quant au cas yA = 0, il conduit à xA = : a, et à une tangente d’équation x = xA qui est bien ce que donne la formule
x y
: A x + A y = 1.
a² b²
Deuxième possibilité : →
Utilisons le paramétrage de l’ellipse par M(t) ( acost , bsint). La droite de vecteur directeur u (c,d) et passant par
le point A est paramétrée par :
xA + ct
M(t) y +dt ; l’intersection avec l’ellipse s’obtient en résolvant l’équation en t :
A
(xA +ct)² (yA+dt)²
+ = 1 ; c’est une équation du second degrés en t ;pour que cette droite soit tangente à (E ) en A,
a² b²
x c
il faut et il suffit que cette équation ait une racine double, ce qui revient à avoir un discriminant nul ; soit : 4( A +
a²
yAd c² d² xA² yA² xAc yAd
)²- 4( + )( + -1) = 0. Comme ce dernier terme est nul, cette condition devient : + = 0 ; donc le
b² a² b² a² b² a² b²
x y x
vecteur de coordonnées ( A , A) est normal à la tangente, et l’équation de cette tangente s’écrit : (x-xA) A +(y-
a² b² a²
yA
yA) = 0 ;
b²
x ² y ² x y
compte tenu toujours de A + A = 1, l’équation cartésienne de TA devient x A + y A = 1.
a² b² a² b²
QUESTION 2
→ a²
L’équation précédente fournit l’abscisse de l’intersection V avec l’axe (o, i ) : en supposant bien sûr que xA
xA
n’est pas nul, car sinon cette intersection n’existe pas..
QUESTION 3
xA² yA²
En tenant compte de : + = 1 et de a² = b² + c², il vient :
a² b²
xA² y ²
a²( xA-c)²+(a²-c²)(a²- xA²) = a²( xA-c)²+b² a²(1- ) = a²( xA-c)²+b² a² A = a²[( xA-c)²+ yA²] = a² AF².
a² b²
25
QUESTION 4
QUESION 5
QUESTION 6
AF VF → →
= ; donc AF VF’ = AF’ VF ; et en tenant compte du sens des vecteurs VF et VF’, nous déduisons que
AF’ VF’
V est barycentre de {(F,AF’) , (F’,-AF)}. En rapprochant ceci du A)2)b), et en utilisant l’unicité du barycentre
nous obtenons que :
V est le pied de la bissectrice extérieure de l’angle en A dans le triangle AFF’ .
TROISIEME EXERCICE
PARTIE A
x
1)La limite en +o de f est +o , car tend vers 1 et lnx tend vers +o .
x+1
2)f est dérivable sur ]0 , +o [, comme produit et quotient de fonction dérivables ;
f est continue en 0 : car xlnx tend vers 0 lorsque x tend vers 0 pour x>0, ce qui entraine que la limite de f(x) en 0,
pour x>0 est bien 0 ; or f(0) = 0 ; donc la limite de f(x) en 0 est égale à f(0).
f(x) –f(o)
Pour savoir si f est dérivable en 0 à droite, cherchons la limite du taux d’accroissement : quand x tend
x-0
f(x) –f(o) lnx
vers 0+ : = qui tend vers -o en 0+ ; donc f n’est pas dérivable à droite en 0. Précisons quand même
x-0 x+1
que la tangente en ce point est verticale.
x+lnx+1
Le calcul de f’(x) donne pour x>0 : f’(x) =
(x+1)²
1
3)a) l’étude de h définie par : h(x)=lnx + x + 1, dont la dérivée est + 1, conduit au tableau suivant :
x
x 0 1
+o
(Lnx)+x+1 +o
-o 2
La continuité de h nous assure de l’existence de a .tel que h(a ) ; l’unicité vient de la croissance stricte de h.
En utilisant que lna +a +1 = 0, on arrive à f(a ) = -a .
b) utilisons par exemple la méthode de dichotomie :
h(1)>0; donc a S ]0, 1[ ;
26
h(1/2)>0 ; donc a S ]0, 1[ ; a S ]0, 1/2[ ; … ; nous sommes conduit à constater que h(1/4)<0, h(3/8)>0, h(5/16)>0,
h(9/32)>0, h(17/64)<0, h(35/128)>0 ;
35 36
nous en concluons que : a S ] , [.
128 128
1
Ceci est un encadrement d’amplitude ; il ne répond pas exactement à la question posée, mais dans l’esprit il
128
convient. Pour répondre exactement à cette question on peut donner comme encadrement :
71 71 71 35 36
– 0,005 < a < – 0,005. . ( est la moyenne entre et .)
248 248 248 128 128
4)
-a
PARTIE B
1)
-4p 0 2p 4p
2) Notons d’emblée que g étant une fonction paire,.(ce que nous ne chercherons pas à démontrer ici) les
coefficients bn sont nuls.
1 2π 2p ²
a0=
2p 0 ∫ x(2p -x)dx =
3
1 2 π -4
an = ∫ x(2p -x)cos(nx) dx = (cette intégration peut être réalisée en intégrant deux fois par parties ).
p 0 n²
Autre possibilité : considérer cos(nx) comme la partie réelle de enix, puis chercher une primitive sous forme d’un
polynôme du second degré facteur de enix.
Le théorème de Jordan-Dirichlet appliqué à g, qui est C1 par morceaux et continue, nous assure que g(x) est somme
2p ² cos(nx)
de sa série de Fourier, et donc que g(x) = -4 ∑ .
3 n>0
n²
2p ²
3) En prenant x= p comme cas particulier, il vient : p (2p -p ) = - 4 ∑ (-1)n/n² ;
3 n>0
p ²
il en résulte : = 4 ∑ (-1)n-1/n².
3
n>0
PARTIE C
27
1) lim +xklnx = 0 car k>0 ; or f(0) = 0 donc f est continue en 0 à droite ; étant continue sur R [ elle est continue sur
x→0
R +.
xk+1 k
1 x dx x k +1
2) Ik = [ lnx]10 - ⌠
⌡0 k+1 (intégration par parties en prenant U = lnx et V tel que V’ = )
k+1 k +1
1
D’où Ik = - .
(k+1)²
n-1
3)a) soit nNS ] et x>0 ; remarquons que ∑ (-1)kxk représente la somme partielle d’une série géométrique de
0
1-(-x)n
raison (-x) ; d’où une autre expression de cette somme : ;soit encore :
1-(-x)
n-1
1 (-1)nxn 1 (-1)nxn
– ; donc : = ∑ (-1)kxk – .
1+x 1+x 1+x 0 1+x
n-1 n n+1
xlnx 1 (-1) x lnx dx .
b) I = ⌠
⌡0
1
x+1
dx = ⌠
⌡0
1
∑ (-1) k k+1
x lnx dx– ⌠
⌡0 x+1
0
n-1
La première intégrale est égale à : ∑ (-1)kIk+1 et la seconde est bien ⌠ 1 n
⌡0 x f(x) dx .
0
D’où l’égalité voulue.
1 n a
4)a) Cela revient à montrer que : |⌠
⌡0 x f(x) dx|< n+1 ;
or l’étude faite lors du A, nous assure que sur [0 , 1] 0? f(x)? -a ; d’où |f(x)|;a .
1 n 1 n a
⌡0 x f(x) dx|; ⌠
Il s’en suit que : |⌠ ⌡0 x a dx ; n+1 .
n
a
b) Puisque |I- ∑ (-1)n Ik | ; qui tend vers 0 lorsque n tend vers l’infini,
1
n+1
(-1)k-1 (-1)k p ²
I= ∑ = 1+ ∑ = 1- .
k>0
(k+1)² k>0
k² 12
28
! " #
! " #
2891-61
ère à reoortersur la co
S E S S I O ND E 2 O O 7
CA,I PLP
- SCIENCESPHYSIOUES
Section: MATHEMATIQUES
COMPOSITION
DE MATHEMATIQUES
Durée: 4 heures
L'usage de tout ouvrage de référence, de tout dictionnaire et de tout autre matériel électronique est
rigoureusement interdit.
La clané et la précision des raisonnements,la qualité de la rédaction, interviendront pour une part importante
dans I'appréciation des copies, ainsi que, dans la partie concernée, le savoir-faire pédagogique et
l'intervention des méthodesen conformité avec les progrummesen vigueur dans les lycées professionnels.
Dans le cas où un(e) candidat(e) repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il (elle) le signale
très lisiblement dans sa copie,propose la correction ct poursuit l'épreuve en conséquence.
N.B. : Hormis I'en-tête détachable, la copie que vous rendrez ne devra, conformëment au principe
d'anonymat, comporter aucun signe distinctif, tel que nom, signature, ortgine, etc. Si le travaîl qui vous
est demandé comporte notamment Ia rédaction d'un prajet ou d'une note, vous devezimpérativement vous
abstenir de signer oa de l'identifier.
Exercice1
Lesquestionsde cetexercicesontindépendantes.
| il,*z =3u,*r-2u, ,
fpourtout nombreentierna,nxel'n
3. Soitla suite(an)définie^par : {'
t a v e c u o = 0 eutt = 1.
que,pourtout nombreentiernaturelfr, un:2" - l.
Montrerpar récurrence
4. Unepièceautomobilefabriquéeen trèsgrandesérieprésente
auplusdeuxdéfautscodésa
et B.
Le service chargédu contrôle de qualité donneles élé[Link] un lot de
l0 000pièces,on a constaté
que:
o 90 piècesprésentaient
au moinsle défatt a,
. 80 piècesprésentaient
au moinsle défautB,
. 30 piècesprésentaient
à la fois le défaut aetle défattB.
page3 sur 10
Exercice2
où AB :7 m AE:4 m A D : 1 2m
4 H
#*-
G
v
D
B C
FigureI
Le panneaude formetriangulaireestreprésenté
par le triangleICH.
page4 sur l0
Ouestionsawc candiùatsdu CAPLP
Pour chaque élève, élaborer une réponse argumentée,qui repere et corrige les
éventuelleserreurs. Les réponsesfournies doivent être accessiblesaux élèves de
professionnel.
baccalauréat
Exercice3
L'objet de cet exerciceest d'établir la formule de Stirling qui donneun ordre de grandeur
den ! lorsquen tendvers+ q.
On rappelleque si (2,) et (v,) sontdeuxsuitesde nombresréelsnon nuls,on dit que a, est
Partie A
Cettepartie porte sur l'étudedesintégralesde LVallis.
page5 sur 10
5. Montrerquepour tout nombreentiernatureln non nul :
n+l I,_t
ft
'" = -(2n)t' -
7. Montrer que, pour tout nombre entier natureln,' Ir, '
(z' ,t)' z
Partie B
Cettepartie porte sur l'étude d'unefonction.
2* *2*t
3 (t-x)
On admettrapour la suite de I'exerciceque pour tout nombreréel x de I'intervalle ] 0 ; I [ :
2* *2*t
3 \t-*) 3(l_r,)
Partie C
Cettepartie pernxetd'aboutir à laformule de Stirling.
On considère la suite de nombres réels de terme général u, défrnie pour tout nombre entier
naturel /, non nul par :
f l\
page6 sur 10
puls que:
d6ô,
3. Soientles suites(rn)nt et (w,) ,r, définiespourtout nombreentiernatureln nonnul par :
v,:ln@-* et w,:ln@.)---!-
Montrerqueles suites(un)n=r
et (w,) n , sontadjacentes.
On noteral. leur limite communelorsquentendvers +æ.
Exercice4
On note/ I'applicationdeP* dansP* qui à tout point M d'affixe e associele pointM' : / (M)
I. Quelquesgénéralités.
page7 sur 10
4. Vérifier quel'[Link],c'est-à-direque.f" I = Id , où Id estI'application
identité du plan.
5. Déterminerf imagepar l'application1du cerclede centreO et de rayonr > 0.
l. On supposek < 0.
a. Casparticulier.
Faireunefigure faisantapparaîtrele cercleC, les pointsH, H', M, N ainsiquela
droiteD, dansle casparticulieroù ar= 4 +3i et k = *30 .
b. Casgénéralaveck < 0.
i. Justifierqueles trianglesOMH et OH'N sontsemblables.
ii. En déduirequele point N estl'image du point M par I'inversionL
iii. Quelleestl'imagedu cercleC parl'inversion.I?
page8 sur l0
ANNEXE
Lesobjetsusuelsétudiésdanslesclasses antérieures
I'espace: observation
de solidesusuelsdansle but de (cube,parallélépipèderectangle,prismedroit,
préciserdespositionsrelativeset en particulierde pyramide,sphère, cylindreet cônederévolution)
mettreen évidencedessituations de parallélismeet constituent
un terrainprivilégiépourlesactivités.
d'orthogonalité
de deuxdroites,d'unedroiteet d'un
plan,de deuxplans,
L'objectifn'estpasde mettreenplacedesrésultats
théoriques maisde familiariserlesélèvesavecoes
-c-91-q"gg-gt_o_qqcg_grantes,
,6) Descriptionde solidesusuelsen utilisantdes ilLa recherche de sectionsplanesde solidesdoit se
: projections
orthogonales. planes.
sections lllimiteràdescastrèssimples; ellepermettra de
idéveloppement. i
ilRréciserla formedu solidedansI'espace et serale j
jisupportd'activitésnumé[Link]élèvesserontalors i
amenés à choisircertaines
sectionsplanesde solides
mais,pourlestravauxnon encadrés parle professeur,
les"plansde coupe"serontindiqués.
Lesactivitésexploiteront
conjointementdesmaquettes
desobjetsétudiéset desreprésentations
decesobjets
effectuées,selonlesproblèmesposés,à mainlevéeou
à I'aidedesinstrumentsde dessin.
.7) Exemplesde calculsde distances.
d'angles.
d'aireset lffes forÀuiêiaônnanttesâi*r .t uofunres
aei ioiiAË
: de volumesdanslesconfigurations
usuellesdu planet jlusuelssontadmises.
lde I'espace. li
rrr - AcTrvrTÉscÉouÉTRTQUES
Mettanten oeuvrelesconnaissances
de géométrie ou detrigonométriedu programme deBEp, cettepartiene
comportequela rubrique" Champdesactivités". En outre,ellespeuventconitituerun supportpourlesnotions
nouvellesdu programme.
page9 sur 10
VI _ TRIGONOMÉTRIE, GÉOMETRIE, VECTEURS
;a) Repérage
! o\ P
d'unpointdansI'espace
anÂraao Â\'-
: repères^^i-f l^
,;orthonormaux,coordonnéescartésiennes
d'un point.
c) Expression
analytique
du produitscalairede deux L'extension à I'espace
de I'expression
du produit
:#,,*fJf,S;,**g:piHMg-rlbselm!. scalaireet de ses iétésestadmise.
Champ des activités
-s@;::ir';Wiæ*4'.æd
pagel0 sur10
Exercice 1
1. La proposition est fausse puisque si on prend les nombres complexes z = 1 et z = i, on a bien z 2 + z 2 = 0
alors que l’on n’a pas z = 0.
2. Soient p, p + 1, · · · , p + n − 1 n entiers consécutifs.
n (p + p + n − 1) 2p + n − 1 n−1
Leur somme vaut S = =n× =n× p+ .
2 2 2
n−1
Pour que cette somme soit un multiple entier de n, il faut et il suffit que p + soit un entier, c’est-à-dire
2
n−1 n−1
que soit un entier. Puisque = k équivaut à n = 2k + 1, alors la somme de n entiers consécutifs
2 2
est un multiple de n si, et seulement si, n est un entier impair.
3. Posons P (n) la propriété: " un = 2n − 1". Vérifions que la propriété P est vraie pour tout entier naturel
par une récurrence double:
Grâce aux deux constats précédents, on sait que la propriété P est vraie pour tout entier naturel n.
Remarque: on accepte également le raisonnement consistant à vérifier par une récurrence simple (ie à un
prédécesseur) la propriété P (n) suivante : "un = 2n − 1 et un+1 = 2n+1 − 1".
4.
(a)
60 B
30
50
1. IC (0, 3,- 4) ; IH (- 7, 3, 0) ; CH (- 7, 0, 4)
IC = 9 + 16 = 5 ; IH = 49 + 9 = 7,615… ≈ 7,62; CH = 49 + 16 = 8,062…≈ 8,06
4 E H
I
F ! ! G
k j
! A 12 y
i D
7
x B C
2. a Les trois points B, I, H ne sont pas alignés. Si on projette ces trois points dans le plan
(xAy) parallèlement à (Az), on obtient les points B, I’, D avec I’ projection de I. Si B, I,
H étaient alignés, I’ serait sur [BD], or I’ est sur [BC] et I’ ! B; les trois points B, I, H
ne sont donc pas alignés.
On peut visualiser la situation en construisant la figure à l’aide d’un logiciel de
géométrie dans l’espace.
! n’est pas droit. On peut soit calculer sa valeur, soit plus simplement
2. b L’angle BIH
vérifier que [Link] ≠ 0.
On peut également calculer BI et BH et vérifier que BH 2 ! BI 2 + IH 2 .
Partie A
1. On a π π π
2 π 2 2
I0 = 1 × dx = ; I1 = sin (x) dx = − cos (x) =1
0 2 0 0
π
2. On a, pour tout x dans 0; , 0 sin (x) et donc 0 sinn (x) .
2 π
2
On en déduit donc que 0 sinn (x) dx soit 0 In .
π 0
On a, pour tout x dans 0; , 0 sin (x) 1 et donc, en multipliant par sinn (x) positif, on a
2 π π
2 2
sinn+1 (x) sinn (x) . On en déduit donc que sinn+1 (x) dx sinn (x) dx soit In+1 In .
0 0
π (2n)! π 0! π π
• au rang n = 0, on sait que I0 = et on a bien 2 = 2 = .
2 (2n n!) 2 (20 0!) 2 2
Ainsi la propriété P est vraie au rang 0.
(2n)! π (2n + 2)! π
• Supposons que l’on ait, à un rang n 0, I2n = 2 2 et prouvons qu’alors I2n+2 = 2 2.
n
(2 n!) (2n+1 (n + 1)!)
2n + 1
On sait, grâce à la question 3 que I2n+2 = I2n et donc
2n + 2
2n + 1 2n + 1 (2n)! π 2n + 2 2n + 1 (2n)! π (2n + 2)! π
I2n+2 = I2n = = =
2n + 2 2 (n + 1) (2n n!)2 2 2 (n + 1) 2 (n + 1) (2n n!)2 2 (2n+1 (n + 1)!)2 2
La propriété P étant vraie au rang 0 et héréditaire à partir de ce rang, elle est alors vraie à tout rang n
entier naturel.
Partie B
1+x 2x3
3. Posons g (x) = ln − 2x − .
1−x 3
g est clairement de classe C ∞ sur ]−1; 1[ et on a, pour x ∈ ]−1; 1[ :
1 −1 2 2 2x4
g (x) = − − 2 − 2x2 = − 2 1 + x2
= 1 − 1 + x2
1 − x2 = 0
1+x 1−x 1 − x2 1 − x2 1 − x2
La fonction g est donc croissante sur ]−1; 1[ et comme g (0) = 0, on a donc g (x) 0 pour x dans ]0; 1[ .
Partie C
1. On a
n!en n−(n+ 2 ) n−(n+ 2 )
1 1
un
ln = ln = ln
(n + 1)!en+1 (n + 1)−(n+ 2 ) (n + 1) e1 (n + 1)−(n+ 2 )
3 3
un+1
−(n+ 12 )
n−(n+ 2 )
1
1 n
= ln = ln
e × (n + 1)−(n+ 2 )
1
e n+1
1 n 1 n
= − ln (e) − n + ln = −1 − n + ln
2 n+1 2 n+1
1
Or, avec p = , on a
2n + 1
1 2n + 2
2n + 1 1 + 2n + 1 2n + 1 2n + 1 2n + 1 2n + 2 1 n+1
f (p) = ln = ln = ln = n+ ln
2 1 2 2n 2 2n 2 n
1−
2n + 1 2n + 1
un 1
On a donc bien ln = f (p) − 1 avec p = .
un+1 2n + 1
1
2. Il est clair que p = ∈ ]0; 1[ et donc d’après le résultat mentionné dans la question 3 de la partie B,
2n + 1
p2 p2 p2 un p2
on sait que 1 + f (p) 1 + et donc on a ln . Or,
3 3 (1 − p2 ) 3 un+1 3 (1 − p2 )
p2 1 1
2
= =
3 (1 − p ) 2
3 (2n + 1) − 1 12n (n + 1)
3. On a
1 1 1 un
vn+1 − vn = ln (un+1 ) − − ln (un ) + = − ln 0
12 (n + 1) 12n 12n (n + 1) un+1
1 1 1 un
wn+1 − wn = ln (un+1 ) − − ln (un ) + = − ln 0
12 (n + 2) 12 (n + 1) 12 (n + 1) (n + 2) un+1
1
wn − vn = −→ 0
12n (n + 1) n−→∞
Ainsi, la suite v est croissante, la suite w est décroissante et leur différence tend vers 0.
Les suites v et w sont donc adjacentes et convergent donc vers une même limite .
4. On a
un
e e−n n(n+ 2 ) ⇐⇒ n!e−n n−(n+ 2 ) ∼ e ⇐⇒ un ∼ e ⇐⇒ −→ 1
1 1
n! ∼
n→+∞ n→+∞ n→+∞ e n−→∞
u
n
⇐⇒ ln −→ 0 ⇐⇒ ln (un ) − −→ 0
e n−→∞ n−→∞
1 1 1
vn = ln (un ) − −→ donc ln (un ) − = ln (un ) − + − −→ + 0 − = 0.
12n n−→∞ 12n 12n n−→∞
e e−n n(n+ 2 ) .
1
Ainsi, on a bien n! ∼
n→+∞
√ √
e e−2n (2n)(2n+ 2 ) π (2)(2n+ 2 ) (n)(2n+ 2 ) π (2)2n 2 (n)(2n+ 2 ) π
1 1 1 1
(2n)! π 2 π
I2n = ∼ 2 = = = √
(2n n!)2 2 ( ) n e n2n+1
1
n→+∞ 2 2 n+ 2 4 2 e n2
4n e e−n n(n+ 2 )
1 n
4 en 2
√
π π 2 π √
mais comme I2n ∼ on en déduit que ∼
√ soit que e ∼ 2π. Comme
n→+∞ 2 × 2n 2 × 2n n→+∞ e n 2 √
n→+∞
il s’agit de constantes dont le quotient est censé tendre vers 1, c’est donc que e = 2π.
Exercice 4
I. Quelques généralités.
1. On a
k |k| |k| |k|
OM = z = =
= =
z |z| |z| OM
k kz k (x + iy)
x + iy = z = = =
z zz x2 + y2
• Si k < 0, alors l’ensemble des points invariants par l’inversion I est vide.
• √
Si k > 0, alors l’ensemble des points invariants par l’inversion I est le cercle de centre O et de rayon
k.
4. Pour z différent de 0, on a
k k kz
f (f (z)) = = = =z
k k
k
z z
ce qui assure que pour tout point M différent de l’origine, on a I (I (M )) = M et donc on a bien I ◦ I = Id.
5. Un point M du cercle de centre O et de rayon r > 0 a pour affixe complexe z = reiθ avec θ ∈ [0; 2π] . Son
k k
image par l’inversion I a donc pour affixe complexe z = = eiθ . Le lieu de ces points lorsque θ varie dans
z r
|k|
[0; 2π] est le cercle de centre O et de rayon . Ainsi, l’image par l’application I du cercle de centre O et de
r
|k|
rayon r > 0 est le cercle de centre O et de rayon .
r
II. Image par l’inversion I d’un cercle passant par le point O.
1.
(a)
y
D H
N
O
x
H' M
(b)
1. Il suffit de constater que les angles OM
H et N
H O sont tous deux égaux ainsi que les angles M OH
et N OH pour pouvoir conclure que les triangles OMH et ONH’ sont semblables.
2. Puisque les deux triangles précédents sont rectangles et semblables, on a
OM OH
cos MOH = cos NOH soit = .
OH ON
On en déduit donc que OM × ON = OH × OH . Or, puisque H est l’image de H par l’inversion
−−→ −−→
I, on a OH × OH = |k| et donc OM × ON = |k| . De plus, OH·OH = k < 0 donc H est à
l’extérieur du cercle C et de ce fait la droite D également. Comme, par construction, N est sur
la droite D, N et M sont de part et d’autre de O. Si on note z = reiθ l’affixe de M, on a donc
|k| i(θ+π) k
N d’affixe e , ie eiθ ce qui correspond à f (z) . Donc N est bien l’image du point M par
r r
l’inversion I.
3. On vient d’obtenir que l’image d’un point quelconque du cercle C est un point de la droite D. Donc
l’image du cercle C par l’inversion I est incluse dans la droite D, ie I (C) ⊂ D.
De plus, si N est un point de la droite D, puisque O n’appartient pas à cette droite, la droite
(OM ) coupe le cercle C en un second point que l’on appelle P. En utilisant la question précédente,
on sait donc que l’image de P par l’inversion I est le point d’intersection de la droite (OP ) avec
la droite D, c’est-à-dire le point N. On a donc I (P ) = N. Ainsi, tout point N de la droite D est
l’image par l’inversion I d’un point (ici P) du cercle C, ce qui assure que D ⊂ I (C) .
Au final, l’image du cercle C par l’inversion I est la droite D.
k −k
2. Si k > 0, puisque =− , on peut voir l’inversion de centre O et de puissance k comme la composée de
z z
l’inversion de centre O et de puissance −k (avec −k < 0) avec la symétrie centrale par rapport à 0. Ainsi,
l’image du cercle C par l’inversion I est l’image d’une droite par une symétrie centrale; il s’agit donc d’une
droite.
III. Image par l’inversion I d’un cercle ne passant pas par le point O.
1. On a
k k
2. Puisque z = équivaut à z = , on a
z z
k k k k
M ∈ C ⇐⇒ zz − ωz − ωz + ωω = r2 ⇐⇒
− ω − ω + ωω = r2
z z
z z
⇐⇒ k2 − ωkz − ωkz + ωωz z = r2 z z
⇐⇒ k2 − ωkz − ωkz + z z |ω|2 − r2 = 0
ωk ωk k2
M ∈ C ⇐⇒ z z − z − z
=
|ω|2 − r2 |ω|2 − r2 r2 − |ω|2
k 2 − |ω |2 = k2
Posons ω = ω et R le réel positif tel que R , c’est-à-dire
|ω|2 − r2 r2 − |ω|2
k2 2 k2 k2 r2 |k| r
R2 = 2 + |ω| 2 soit encore R 2 =
2 soit R = 2 . On a donc
2
r − |ω| |ω|2 − r 2 |ω|2 − r2 |ω| − r2
M ∈ C ⇐⇒ z z − ω z − ω z + ω ω = R2 ⇐⇒ M appartient au cercle de centre Ω ω de rayon R
ce qui n’est pas le cas puisque le cercle C ne passe pas par O. Ainsi, l’image d’un cercle ne passant pas par
O est un cercle ne passant pas par O.
k
3. Si on pose K = 2 et qu’on note h l’homothétie de centre O et de rapport K, on constate que ω = Kω
|ω| − r2
ce qui signifie que Ω = h (Ω) . Comme de plus, on a R = |K| r, le cercle de centre Ω et de rayon R est
l’image du cercle C par h.
CONCOURS INTERNE 2008
Section : Mathématiques – Sciences Physiques
MATHÉMATIQUES
Durée : 4 heures.
Le troisième exercice, de nature pédagogique au niveau du baccalauréat professionnel, porte sur l’étude des
variations d’une fonction et un calcul intégral.
Le quatrième exercice permet d’étudier le tracé de la courbe représentative d’une fonction, puis son image
par une application géométrique et enfin une majoration de la valeur d’une intégrale.
La clarté et la précision des raisonnements, la qualité de la rédaction, interviendront pour une part importante dans
l’appréciation des copies, ainsi que, dans la partie concernée, le savoir-faire pédagogique et l’intervention de méthodes
en conformité avec les programmes en vigueur dans les lycées professionnels.
L’usage des calculatrices de poche est autorisé (conformément aux directives de la circulaire n° 99-186 du 16
novembre 1999).
EXERCICE 1
Préciser, en argumentant la réponse, si chacune des propositions ci-dessous est vraie ou si elle est
fausse.
Remarque : la réponse « proposition vraie » ou « proposition fausse » non justifiée ne rapporte
aucun point.
Proposition 1
Soit a un nombre réel strictement positif.
()
a
Soit f une fonction impaire et continue sur l’intervalle [−a ; a], alors ∫ −a
f x dx = 0.
Proposition 2
x +1
Soit la fonction f définie, pour tout nombre réel x différent de 1, par f x = () x −1
et soit Cf sa
Proposition 3
( )
Si une suite réelle vn n∈
tend vers + ∞, alors cette suite est croissante.
Proposition 4
Si l’écriture décimale d’un entier naturel n se termine par 5, alors celle de n2 se termine par 25.
Proposition 5
Soient A, B et C trois points non alignés de l’espace affine E. Un point M appartient au plan (ABC)
si et seulement si il existe trois réels α, β et γ tels que α + β + γ ≠ 0 et tels que M soit le barycentre
du système de points pondérés{(A,α), (B, β), (C,γ)} .
EXERCICE 2
Probabilités
Partie I
Une urne contient n boules indiscernables au toucher numérotées de 1 à n. On tire au hasard une
boule de l’urne, puis on l’y replace. On répète cette opération jusqu’à obtenir la boule numéro 1, les
tirages successifs étant indépendants. On appelle X la variable aléatoire égale au nombre de tirages
effectués pour obtenir la boule numéro 1.
page 2 sur 7
+∞
1
On rappelle la formule suivante : ∀x ∈ 0,1 , ∑ k x k −1 = .
k =1 ( x − 1)2
( )
1. Calculer la probabilité de l’événement X = 1 , c’est-à-dire la probabilité que la boule
EXERCICE 3
Cet exercice à caractère pédagogique comporte d’abord l’énoncé d’un exercice qu’un enseignant
propose à des élèves de terminale baccalauréat professionnel industriel puis les questions destinées
aux candidats du CAPLP interne et du CAER.
I. Calculs de tension
Une bobine d'inductance L (en henrys) et de résistance R (en ohms) est soumise à une tension carrée.
Une représentation graphique de cette tension E (en volts) en fonction du temps t (en secondes) est
donnée ci-dessous :
E
20
0 0,1 0,2 t
page 3 sur 7
2. Donner la valeur de la tension E pour 0,1 < t < 0,2.
() (
Soit la fonction f définie sur l'intervalle [0 ; 0,1] par f t = 2 1 − e−50t . )
()
1. Montrer que f ' t = 100 e−50t où f ' est la dérivée de la fonction f.
III. Exploitation
On admet que la courbe C représente l'intensité i, en ampères, dans la bobine, en fonction du temps t.
1. Placer, en annexe 1, le point A d'ordonnée i0 = 1,26 A.
2. Déterminer graphiquement l'abscisse τ de ce point A. Laisser apparents les traits de
construction.
L
3. L'abscisse τ du point A, appelée constante de temps, est donnée par la relation τ = .
R
En déduire la valeur de la résistance R de la bobine sachant que l'inductance L est égale à
0,2 H.
4. La valeur moyenne de l'intensité du courant dans la bobine entre les instants 0 et 0,1 est
1
( )
0,1
0,1 ∫
donnée par la relation : I moy = 2 1 − e −50t dt .
0
signe de f '(t)
variation de la
fonction f
page 4 sur 7
y
2,2
1,8
1,6
1,4
1,2
0,8
0,6
0,4
0,2
0
0 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05 0,06 0,07 0,08 0,09 0,1 0,11 t
b) Indiquer les questions du problème qui, a priori, pourraient poser des difficultés aux
élèves. Préciser ces difficultés.
page 5 sur 7
EXERCICE 4
Notations et rappels
L’ensemble des nombres réels est noté R. On note R* l’ensembleR privé de zéro.
On appellera (P) le plan muni d’un repère orthonormé direct O,u,v d’unité graphique 2 cm.( )
x
La fonction x e , définie sur R est la fonction exponentielle de base e.
−x
f (x) = e − 1 si x ≠ 0
Soit f l’application de RRR dans RRR définie par : x
f (0) = −1
Partie I
( )
5. Tracer la courbe C dans le plan muni du repère O,u,v (on peut se limiter aux points dont
l’abscisse varie entre -3 et 3).
page 6 sur 7
Partie II
Soit l’application s du plan (P) dans lui-même qui, à tout point M d’affixe z, fait correspondre le
point M’ d’affixe z’ définie par z’ = −2 z + 3i.
4. Existe-t-il une fonction h de R dans R telle que la courbe C’ soit la courbe représentative
de
la fonction h dans le plan (P) muni du repère orthonormé direct O,u,v ? ( )
Si oui, préciser h(x) pour tout nombre réel x.
Partie III
1. Soient a et b deux nombres réels tels que a < b ; soient f1 et f2 deux fonctions continues sur
b 2
l’intervalle [a ; b]. En étudiant le signe de ∫ f1 (t) + λ f 2 (t) dt où λ est un nombre réel,
a
∫ a 1 ∫a 1 ∫ f (t ) dt .
2 a 2
( )
2
5
2. En déduire l’inégalité suivante : ∫ f (x)dx ≤
2 −2
e + 4e−5 − e−10 − 4e−1 + 8 .
1 5
3. En déduire que l’aire, exprimée en centimètres carrés, du domaine compris entre la courbe
C, l’axe des abscisses et les droites d’équation x = 1 et x = 5 est inférieure à 6,55.
page 7 sur 7
Durée : 4 heures
E XERCICE 1
Ainsi, on a bien
Za Z0 Za Za Za
f (x) dx = f (x) dx + f (x) dx = − f (t ) dt + f (t ) dt = 0.
−a −a −0 0 0
Proposition 2
La proposition est vraie. En effet, l’ensemble de définition de f est centré en 1 et
pour tout nombre réel h 6= 0, on a :
1−h+1 1+h+1 2+h
f (1 − h)b + f (1 + h) 1−h−1 + 1+h−1 2 + h−2
h
= = .
2 2 2
Ainsi, le milieu des points de la courbe de représentative de f d’abscisses 1−h et 1+h
a pour ordonnée 1, ce qui signifie que la courbe représentative de f est symétrique
par rapport au point de coordonnées (1 ; 1).
Proposition 3
La proposition est fausse. Le dessin qui suit illustre l’idée d’un contre-exemple :
0
0 1 2 3 4 5 6
CAPLP
E XERCICE 2
Partie 1
Mathématiques-sciences 2 2008
CAPLP
Partie 2
1. Le fait de lire le côté d’une pièce de monnaie que l’on jette plusieurs fois est
analogue au fait de lire le numéro d’une boule que l’on prélèverait d’une urne
en contenant deux (et qui seraient numérotées 1 et 2) pour l’y replacer en-
suite. Compte-tenu de la question précédente, puisque l’espérance de X vaut
n, alors, en moyenne, il faut lancer deux fois la pièce de monnaie pour obtenir
« pile ».
2. Le fait de lire la face d’un dé équilibré que l’on jette plusieurs fois est ana-
logue au fait de lire le numéro d’une boule que l’on prélèverait d’une urne
en contenant six (et qui seraient numérotées de 1 à 6) pour l’y replacer en-
suite. Compte-tenu de la question précédente, puisque l’espérance de X vaut
n, alors, en moyenne, il faut lancer six fois le dé équilibré pour obtenir un six.
Exercice 3 Question 1. a.
ANNEXE 1
t 0 0,1
signe de f ′ (t ) +
1,99
variation de la
fonction f
0
Mathématiques-sciences 3 2008
CAPLP
2,0
1,8
1,6
1,4
1,2
1,0
0,8
0,6
0,4
0,2
t
0
0 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05 0,06 0,07 0,08 0,09 0,10
Question 1. b.
La question 1 de la partie II (« montrer que f ′ (t ) = 100e−50t ») peut poser problème.
La fonction f étant sous une forme factorisée, les élèves peuvent être génés par la
forme « produit d’un réel par une fonction ».
La recherche de primitives dans la question 4. b. peut poser une difficulté pour les
élèves.
Question 2
Pré requis
Mathématiques-sciences 4 2008
CAPLP
Exercice 4
Partie I
1. On a clairement f (x) 7−→ 0, donc la courbe C admet l’axe des abscisses pour
x→+∞
asymptote en +∞.
La limite de f en −∞ est une forme indéterminée mais on a, pour x 6= 0 :
Mathématiques-sciences 5 2008
CAPLP
Ainsi f (x) = −1−τ(−x) 7−→ −1 = f (0) ce qui assure que f est continue en 0. Au
x→0
final, f est donc continue sur R.
3. a. En utilisant le développement limité d’ordre 2 de la fonction exponen-
tielle en 0, on a, pour tout x 6= 0 :
2
e−x −1 (−x) 2
f (x) − f (0) x +1 e−x − 1 + x 1 + (−x) + 2 + (−x) τ(−x) − 1 + x
= = =
x −0 x x2 x2
avec τ(x) 7−→ −0.
x→0
f (x) − f (0) 1 1
Ainsi, on a = + τ(−x) 7−→ ce qui assure que f est déri-
x −0 2 x→0 2
1
vable en 0 et que f ′ (0) = .
2
On en déduit donc que la courbe C admet au point d’abscisse 0 une tan-
1
gente de pente .
2
b. f est le produit de deux fonctions dérivables sur R∗, donc f est dérivable
sur R∗ et on obtient que, pour tout x 6= 0, :
−xe−x − (e−x − 1)
f ′ (x) = .
x2
4. a. g est clairement dérivable sur R et sa dérivée vaut g ′ (x) = xe−x qui est
du signe de x. Ainsi, g est strictement décroissante sur ] − ∞ ; 0[ et g
est strictement croissante sur ]0 ; +∞[. g est donc minimale en x = 0 et
comme g (0) = 0, alors g est strictement positive sur R∗ et est nulle en 0.
g (x)
b. Puisque, pour x 6= 0, on a f ′ (x) = 2 , on déduit de la question pré-
x
cédente que f ′ (x) > 0 pour x 6= 0. Comme de plus, on a obtenu que
1
f ′ (0) = , alors f ′ > 0 sur R et donc f est strictement croissante sur R.
2
5. On obtient approximativement la courbe suivante :
-3 -2 -1 1 2 3
-1
-2
-3
-4
Partie II
Mathématiques-sciences 6 2008
CAPLP
1. Le fait que M(z) est invariant par s se traduit par le fait que s(M) = M soit par
−2z + 3i = z soit z = i. Ainsi s admet un seul point invariant qui est le point B
d’affixe i, autrement dit le point de coordonnées (0 ; 1).
−−−−−→ −−→
On a alors z ′ − i = −2z + 2i = −2(z − i) i. e. Bs(M) = −2BM ce qui signifie que s
est l’homothétie de centre B de rapport −2.
x′
½ ′ x = −
x = −2x 2 ′
2. On a donc x ′ +iy ′ = −2(x+iy)+3i d’où soit
y ′ = −2y + 3 y = 3−y
2 2
3. On obtient approximativement la courbe suivante :
1 B
-4 -2 2 4
-2
-4
4. Si on note M(x ; f (x)) un point de la courbe C et M ′ (x ′ ; y ′ ) son image par s,
on a, si x 6= 0 :
x′ x′
′ e−x − 1 e 2 −1 e 2 −1
y = −2y + 3 = −2f (x) + 3 = −2 + 3 = −2 ′ +3 = 4 +3
x − x x′
2
Partie III
Mathématiques-sciences 7 2008
CAPLP
Rb £ ¤2 Rb £ ¤2
1. On a [ a f 1 (t ) + λf 2 (t ) dt = a f 12 (t ) + 2λf 1 (t ) f 2 (t ) + λ2 f 22 (t ) dt = αλ2 +βλ+γoù
Rb 2 Rb Rb 2 £ ¤2
α = a f 2 (t ), β = 2 a f 1 (t ) f 2 (t )dt et γ = a f 1 (t )dt .Pui squel a f onct i on f 1 (t ) + λf 2 (t )
Rb £ ¤2
est continue positive sur l’intervalle [a ; b] et que a < b, on sait que a f 1 (t ) + λf 2 (t ) dt >
0 et ceci pour tout réel λ. Ainsi, on a αλ2 + βλ + γ > 0 pour tout réel λ. Nous allons
distinguer deux cas de figure :
• si α = 0, on a donc βλ + γ > 0 pour tout réel λ ce qui n’est possible que si
β = 0 (penser à la représentation graphique de λ 7−→ βλ + γ qui est un droite
de pente β et qui doit être toujours au dessus de l’axe des abscisses). L’inégalité
de Schwarz s’écrit alors β2 6 γα soit 0 6 0 ce qui ne pose donc aucun souci.
• si α 6= 0, comme α est l’intégrale d’une fonction positive continue sur l’inter-
valle [a ; b], on sait donc que α > 0. Dans ce cas, puisque αλ2 + βλ + γ > 0
pour tout réel λ, le polynôme P défini par P (x) = αx 2 + βx + γ est donc un
polynôme du second degré à coefficients réels qui se doit de garder un signe
constant sur R. Son discriminant ne saurait donc être strictement positif (si-
non le polynôme admet deux racines réelles distinctes et change de ce fait de
signe sur R). Or ce discriminant vaut
∆ = β2 − 4αγ
puisque f est négative sur l’intervalle [1 ; 5] et puisque l’unité graphique est de deux
centimètres. On a donc rh
2 ¡ −10
¯R ¯ i2 r
¯ 5 R5 ¢
A = 4 ¯ 1 f (x) dx ¯ = 4 f (x) dx 6 4 −e + 4e−5 + 8 + e−2 − 4e−1 On ob-
¯
1
5
tient grâce à une calculatrice que
q ¡ ¢
4 25 −e−10 + 4e−5 + 8 + e−2 − 4e−1 ≈ 6, 5437 à
10−4 près.
Ainsi l’aire demandée est bien inférieure à 6,55
Mathématiques-sciences 8 2008