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Annales CAPLP Maths-Sciences 2003-2010

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Jamal Bergui
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ANNALES CAPLP interne

mathématiques / sciences physiques


2003 à 2010
avec solutions des épreuves de 2007 et 2008

Rassemblées par Dany-Jack Mercier


et disponibles sur MégaMaths
[Link]/avantimegamaths
3- ÉPREUVES D'ADMISSIBILITÉ (ÉCRITES)
3-1 SUJETS DE LA SESSION 2003

MATHÉMATIQUES

Durée : 4 heures
______
Le sujet est constitué de trois exercices.

Le premier exercice, de nature pédagogique, a pour objet le traitement d’un exercice au niveau du baccalauréat
professionnel, suivi d’une analyse didactique.

Le deuxième exercice, de géométrie, permet de caractériser les pieds des bissectrices d’un triangle et ensuite d’établir une
propriété classique des tangentes à une ellipse.

Le troisième exercice, d’analyse, est constitué de trois parties : il a pour objet d’étudier une fonction et de calculer une
intégrale.

La clarté et la précision des raisonnements, la qualité de la rédaction interviendront pour une part importante dans
l'appréciation des copies, ainsi que, dans le premier exercice concerné, le savoir-faire pédagogique et l'intervention de
méthodes en conformité avec les programmes en vigueur dans les lycées professionnels.

L’usage des calculatrices de poche est autorisé conformément aux directives de la circulaire n° 99-186 du 16 novembre
1999.

Page 10 sur 50
PREMIER EXERCICE
L’exercice qui figure ci-après est supposé se situer au niveau du baccalauréat professionnel.
1- Traiter les questions 1., 2.a., 2.b. et calculer S (question 3.c.).
2- Le signal étudié est discontinu : lors du traitement de cet exercice en classe, quels peuvent être les commentaires du
professeur ?
3- À partir de cet exercice et d’autres exemples, construire une activité destinée à des élèves permettant d’illustrer le calcul
de la valeur moyenne d’une fonction périodique. Expliciter en argumentant le scénario proposé.
La page annexe regroupe des extraits des programmes des baccalauréats professionnels.

Exercice :
1
« Dans tout ce problème T désigne le nombre réel .
50
On considère le signal s, de la variable t, défini sur IR et périodique de période T tel que :

1. Compléter le tableau :
T T T 3T
t 0 T
8 4 2 4
s(t)
2. Dans le plan rapporté à un repère orthogonal (Ot, Oy) de votre choix,
a. Construire la représentation graphique du signal s considéré sur l’intervalle [0 ; T ].
b. Construire le graphique permettant de visualiser dans le repère (Ot, Oy) le signal s considéré sur l’intervalle [− T ; 2T
].
T 3
3. a. Soit l’intégrale J = ∫
T
4
2dt. Montrer que J =
100
.

T
b. Calculer la fonction dérivée de la fonction définie sur l’intervalle [ 0 ; ] par t a sin (100πt) .
4
T
En déduire une primitive de la fonction définie sur l’intervalle [ 0 ; ] par t a 6cos(100πt) .
4
T

∫ s(t)dt . Montrer que I = 50π + 100.


4 3 1
Soit l’intégrale I telle que I =
0
1
c. La valeur moyenne S du signal s sur l’intervalle [ 0 ; T ] est égale à (I +J).
T
Calculer la valeur exacte de S puis sa valeur arrondie à 10 −2. »

Page 11 sur 50
DEUXIÈME EXERCICE

PARTIE A
Caractérisation barycentrique des pieds des bissectrices d’un triangle
Soit (ABC) un triangle non aplati du plan affine euclidien. On note comme suit les longueurs respectives de ses côtés :
BC = a, CA = b, AB = c.
La bissectrice intérieure issue du sommet A du triangle coupe le segment [BC] au point noté U. Si la bissectrice
extérieure issue de A coupe la droite (BC), on appelle V le point d'intersection.
Le barycentre de trois points M, M' et M" affectés des coefficients p, p' et p" est noté :
{(M , p) ; (M' , p') ; (M" , p")}.
1- a. En exprimant de deux façons différentes l'aire de chacun des triangles (ABU) et (ACU), prouver que
UB AB
= .
UC AC
b. En déduire que U est le barycentre {(B , b) ; (C , c)}.
c. Montrer que les trois bissectrices intérieures du triangle (ABC) sont concourantes en un point I qui est le barycentre
{(A , a) ; (B , b) ; (C , c)}.
2- a. À quelle condition sur b et c le point V existe-t-il ?
b. Supposant cette condition remplie, montrer que V est le barycentre {(B , b) ; (C , −c)}.
c. Vérifier l'existence du barycentre {(A , a) ; (B , −b) ; (C , −c)}. Indiquer trois droites particulières du triangle (ABC)
à l'intersection desquelles ce barycentre est situé.

PARTIE B
Une propriété de la tangente en un point d’une ellipse.
Soient deux réels a et b tels que a > b > 0.
x2 y2 → →
Soit (E ) l'ellipse d'équation 2 + 2 = 1 dans un repère orthonormal (O, i , j ).
a b
On note F(c , 0) et F'(−c , 0) les foyers de l'ellipse.
Soit A(xA , yA) un point de (E ) distinct des sommets de l’ellipse.
x y
1- Montrer que la droite (TA), tangente à (E ) en A, admet pour équation : A2 x + A2 y = 1.
a b
2- Déterminer les coordonnées du point V, intersection de (TA) avec l'axe des abscisses.
3- Vérifier la relation : a2AF2 = a2(xA − c)2 + (a2 − c2)(a2 − xA2).
4- Écrire de manière analogue une expression de a2AF' 2 (ne pas détailler les calculs).
AF2 VF2
5- Montrer la relation : = .
AF' 2 VF' 2
6- Que représente la droite (TA) dans le triangle (AFF′) ?

Page 12 sur 50
TROISIÈME EXERCICE

PARTIE A

L'objectif de cette partie est l'étude de la fonction f définie sur l'intervalle [0 , + ∞[ par :
f (0) = 0

 x ln(x)
 f (x) = x+1
si x > 0.
1- Déterminer les limites de f en 0 et en + ∞.
2- Étudier la continuité et la dérivabilité de f sur l'intervalle [0 , + ∞[.
Donner l'expression de f ′(x) sur l'intervalle ]0 , + ∞[.
3- a. Montrer que l'équation ln(x) + x + 1 = 0 admet, sur l'intervalle ]0 , + ∞[, une solution unique que l'on notera α.
b. Donner un encadrement de α d'amplitude 10−2. Vérifier que f (α) = − α.
4- Tracer la représentation graphique de la fonction f dans un repère orthogonal d'unités graphiques :
axe des abscisses, 5 cm pour 1 unité, axe des ordonnées, 10 cm pour 1 unité.

PARTIE B

Dans cette partie, on calcule la somme d'une série numérique au moyen d'un développement en série de Fourier.
Soit g la fonction définie sur l’ensemble des nombres réels IR, à valeurs dans IR, périodique de période 2π, telle que g(x)
= x(2π − x) si 0 ≤ x < 2π.
1- Esquisser sommairement la représentation graphique de la fonction g sur l'intervalle [− 2π , 4π].
2- Calculer les coefficients de Fourier de la fonction g, et prouver que, pour tout réel x, on a:
+∞

g(x) =
2π2
3
. 4
∑ cos(nx)
n
n=1
. 2

+∞

3- Montrer la relation
π2
12
=

n=1
(−1)n −1
n2
.

PARTIE C
1
On se propose de calculer l'intégrale I = ⌠
⌡ f (x)dx. 0
Pour tout entier naturel k, k ≥ 1, on pose fk (x) = xk ln(x) pour x > 0 et fk (0) = 0.
1- Vérifier que fk est continue sur l'intervalle [0 , + ∞[.
1
2- Pour tout entier naturel k, calculer l'intégrale Ik = ⌠
⌡ fk (x)dx. 0
3- a. Pour tout entier naturel n non nul et tout nombre réel x appartenant à l’intervalle ]0 , + ∞[, montrer que :
n −1 n
1 n x
= ∑(−1) x + (−1)
k k
.
1 + x k=0 1+x
b. En déduire que, pour tout entier naturel n non nul,
n 1
I= ∑(−1) k −1
Ik + (−1) ⌠
n n
⌡ x f (x)dx.
0
k=1
n
α
4- a. Montrer que I − ∑(−1) k −1
Ik ≤
n+1
.
k=1

b. En déduire la valeur de I.

Page 13 sur 50
ANNEXE : EXTRAIT DU PROGRAMME DE MATHÉMATIQUES
DU BACCALAURÉAT PROFESSIONNEL
Métiers de l’électricité
BO N° 11 du 15 JUIN 1995
e) Nombres complexes

Les notations normalisées sont :



- | z | pour le module du nombre complexe z,
- arg z pour son argument.
Forme trigonométrique : module, argument. Module et argument
Aucune étude théorique n’est à faire sur ce point et
du produit de deux nombres complexes.
les formules nécessaires sont admises
Aucune connaissance n’est exigible sur les coefficients des
f) Étude de signaux périodiques séries de Fourier.
La formule de Parseval est utilisée dans des cas simples,
Approximation d’un signal périodique par un polynôme les calculs étant limités aux deux premières composantes
trigonométrique. du signal qui fournissent une approximation.
Formule de Parseval.
Les résultats sont admis.
Le cas a = 0 et b = ω2 est à étudier plus particulièrement.
g) Équations différentielles

Résolution de l’équation différentielle


y″ + ay′ + by = 0 où a et b sont réels : existence et unicité de la
solution vérifiant des conditions initiales données.

Champ des activités


Représentation graphique de fonctions sinusoïdales.
Exemples de construction de la représentation graphique de
fonctions périodiques à partir de leur expression algébrique sur un
intervalle ayant pour longueur la période.
Exemples d’étude de situations conduisant à l’explicitation d’une
fonction périodique à partir d’un graphique.
Il s’agit d’étudier des signaux usuels tels que des signaux
« carrés », « triangulaires » ou « sinusoïdaux ». L’étude
peut porter sur la recherche de la périodicité, de la parité
Exemples d’étude de situations conduisant à l’addition de deux ou de l’expression algébrique sur un intervalle donné.
fonctions périodiques de même période.
Exemples d’étude de situations conduisant à l’exploitation
conjointe d’une sinusoïde et du vecteur de Fresnel associé.
Exemples de calculs sur les nombres complexes.

Exemples d’étude de situations conduisant au calcul de la valeur


moyenne d’une fonction ou de son carré. Toute technicité est à éviter. Les situations issues de
l’électricité et de l’électronique sont à privilégier.
Exemples d’étude de situations conduisant au calcul des premiers Les situations sont à choisir en liaison avec l’enseignement
harmoniques d’une fonction signal. professionnel. Si elles mettent en jeu des fonctions définies
par morceaux, les calculs sont alors effectués intervalle par
intervalle.

Page 14 sur 50
3.2. ÉLÉMENTS DE CORRECTION
ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES
PREMIER EXERCICE

QUESTION 1
1)
t 0 T T T 3T T
8 4 2 4
S(t) 8 2+3 2 2 2 2 8

2)a)
8 +

2
0
T/4 T
2)b)

-T 0 T 2T

3)c)Par définition S est la valeur moyenne, sur une période, de la fonction s ; prenons ici comme période [0 ; T];
1 T T s(t) dt = 2 3T = 3 .
S = ⌡ ⌠ s(t) dt ; a) proposait de calculer J : J = ⌡
⌠T/4
T 0 4 100
Il reste à calculer I = ⌠ T/4
⌡0 s(t) dt :
T 6 T/4
⌠0T/4 s(t) dt = ⌠

T/4
⌡0 [2 + 6cos(100 p t)] dt = 2 4 + 100p [sin(100 p t)]0
T 6 T 1 6 3
= 2 + sin (100 p ) = + . D’où S = + 2 .
4 100p 4 100 100p p

QUESTION 2
Le commentaire du professeur, en ce qui concerne la continuité, pourrait porter sur l’image que donne en réalité un
oscilloscope. La « montée » de 2 à 8 est en réalité continue, mais est réalisée sur un temps très court, lorsque t
« traverse » chaque valeur kT. Alors que la représentation mathématique comporte un « saut brutal »

QUESTION 3
Un point de départ possible pour donner du sens à la notion de valeur moyenne d’une fonction: on donne le
profil,(graphiquement par exemple) d’une portion de chemin, que l’on souhaite niveler, c'est-à-dire rendre
horizontal, sans rapporter ni enlever de terre ; on se pose la question de savoir à quelle altitude sera le chemin…

23
DEUXIEME EXERCICE
A

J
PARTIE A
I
QUESTION 1 C
H
U
B

Notons I et J les projections orthogonales de U sur les droites (AB) et (AC).

AH J BU ABJ UI AH J CU AC J UJ
a) Aire de ABU = = et aire de ACU = = ;
2 2 2 2
UB AB c
U étant sur la bissectrice issue de A, UI = UJ ; donc = = .
UC AC b
→ →
b) Puisque
→
UB→et UC sont colinéaires et de sens contraires (U étant sur la bissectrice intérieure),
b UB = -c UC ; comme b+c>0, U est le barycentre de {(B,b) , (C,c)}.

c) Soit I le barycentre de {(A,a) , (B,b) , (C,c)} (a+b+c>0 ).


C’est aussi le barycentre de {(A,a) , (U,b+c)} ; il est donc sur la droite (AU) ; de même il est sur les autres
bissectrices intérieures. Donc I est le point de concours des bissectrices.

QUESTION 2

a) V n’existe pas si et seulement si (AU) est perpendiculaire à (BC) ; ce qui est équivalent à dire que la bissectrice
de ABC est aussi hauteur, ou encore que ABC est isocèle en A.
b) On suppose que ABC n’est pas isocèle en A ;
Désignons par I’ la projection orthogonale de V sur (AB), et par J’ celle de V sur (AC),
ABJ VI’ BVJ AH AC J VJ’ CVJ AH
Aire de ABV = = et aire de ACV = = ;
2 2 2 2
AB BV → →
Comme VI’ = VJ’ , = ; et puisque BV et CV sont colinéaires et de même sens :
AC CV
V est le barycentre de {(B,b) , (C,-c )} (b n’est pas égal à c, car ABC est supposé non isocèle).

c) d’après l’inégalité triangulaire a<b+c ; donc a -b-c n’est pas nul, et le barycentre existe bien.
La bissectrice intérieure de BAC passe par A, et parU qui est le barycentre de {(B,-b),(C,-c)}; donc elle contient le
barycentre de {(A,a),(B,-b),(C,-c)} ; les bissectrices extérieures de ACBet ABC contiennent aussi ce barycentre
d’après b).
Finalement : la bissectrice intérieure issue de A, et les bissectrices extérieures issues de B et C sont concourantes.

24
PARTIE B

QUESTION 1

Première possibilité :

Considérons la demi-ellipse située dans le demi-plan des y>0 ; elle a pour équation y = b 1- ; calculons la

bxA 1 bxA b
dérivée en xA : y’(xA) = - =- .
a² xA² a² yA
1-

b²xA
D’où l’équation de la tangente en A : y-yA = (x-xA) ; en tenant compte du fait que les coordonnées de A
a²yA
x² y² x y
vérifient l’équation + = 1, il vient : A x + A y = 1.
a² b² a² b²
Il reste à faire le même travail dans le cas où yA <0.
Quant au cas yA = 0, il conduit à xA = : a, et à une tangente d’équation x = xA qui est bien ce que donne la formule
x y
: A x + A y = 1.
a² b²
Deuxième possibilité : →
Utilisons le paramétrage de l’ellipse par M(t) ( acost , bsint). La droite de vecteur directeur u (c,d) et passant par
le point A est paramétrée par :
 xA + ct
M(t)  y +dt ; l’intersection avec l’ellipse s’obtient en résolvant l’équation en t :
 A
(xA +ct)² (yA+dt)²
+ = 1 ; c’est une équation du second degrés en t ;pour que cette droite soit tangente à (E ) en A,
a² b²
x c
il faut et il suffit que cette équation ait une racine double, ce qui revient à avoir un discriminant nul ; soit : 4( A +

yAd c² d² xA² yA² xAc yAd
)²- 4( + )( + -1) = 0. Comme ce dernier terme est nul, cette condition devient : + = 0 ; donc le
b² a² b² a² b² a² b²
x y x
vecteur de coordonnées ( A , A) est normal à la tangente, et l’équation de cette tangente s’écrit : (x-xA) A +(y-
a² b² a²
yA
yA) = 0 ;

x ² y ² x y
compte tenu toujours de A + A = 1, l’équation cartésienne de TA devient x A + y A = 1.
a² b² a² b²

QUESTION 2
→ a²
L’équation précédente fournit l’abscisse de l’intersection V avec l’axe (o, i ) : en supposant bien sûr que xA
xA
n’est pas nul, car sinon cette intersection n’existe pas..

QUESTION 3
xA² yA²
En tenant compte de : + = 1 et de a² = b² + c², il vient :
a² b²
xA² y ²
a²( xA-c)²+(a²-c²)(a²- xA²) = a²( xA-c)²+b² a²(1- ) = a²( xA-c)²+b² a² A = a²[( xA-c)²+ yA²] = a² AF².
a² b²
25
QUESTION 4

a² AF’² = a²( xA+c)²+(a²-c²)(a²- xA²) s’obtient à partir du résultat précédent en changeant c en -c .

QUESION 5

L’expression de a²AF² se ramène à : (a²-cxA)² et celle de a²AF’² se ramène à : (a²+cxA)².



( – c)²
VF² xA AF² VF²
Or = ; d’où l’égalité cherchée : = .
VF’² a² AF’² VF’²
( +c)²
xA

QUESTION 6

AF VF → →
= ; donc AF VF’ = AF’ VF ; et en tenant compte du sens des vecteurs VF et VF’, nous déduisons que
AF’ VF’
V est barycentre de {(F,AF’) , (F’,-AF)}. En rapprochant ceci du A)2)b), et en utilisant l’unicité du barycentre
nous obtenons que :
V est le pied de la bissectrice extérieure de l’angle en A dans le triangle AFF’ .

TROISIEME EXERCICE

PARTIE A

x
1)La limite en +o de f est +o , car tend vers 1 et lnx tend vers +o .
x+1
2)f est dérivable sur ]0 , +o [, comme produit et quotient de fonction dérivables ;
f est continue en 0 : car xlnx tend vers 0 lorsque x tend vers 0 pour x>0, ce qui entraine que la limite de f(x) en 0,
pour x>0 est bien 0 ; or f(0) = 0 ; donc la limite de f(x) en 0 est égale à f(0).
f(x) –f(o)
Pour savoir si f est dérivable en 0 à droite, cherchons la limite du taux d’accroissement : quand x tend
x-0
f(x) –f(o) lnx
vers 0+ : = qui tend vers -o en 0+ ; donc f n’est pas dérivable à droite en 0. Précisons quand même
x-0 x+1
que la tangente en ce point est verticale.
x+lnx+1
Le calcul de f’(x) donne pour x>0 : f’(x) =
(x+1)²
1
3)a) l’étude de h définie par : h(x)=lnx + x + 1, dont la dérivée est + 1, conduit au tableau suivant :
x
x 0 1
+o
(Lnx)+x+1 +o
-o 2
La continuité de h nous assure de l’existence de a .tel que h(a ) ; l’unicité vient de la croissance stricte de h.
En utilisant que lna +a +1 = 0, on arrive à f(a ) = -a .
b) utilisons par exemple la méthode de dichotomie :
h(1)>0; donc a S ]0, 1[ ;
26
h(1/2)>0 ; donc a S ]0, 1[ ; a S ]0, 1/2[ ; … ; nous sommes conduit à constater que h(1/4)<0, h(3/8)>0, h(5/16)>0,
h(9/32)>0, h(17/64)<0, h(35/128)>0 ;
35 36
nous en concluons que : a S ] , [.
128 128
1
Ceci est un encadrement d’amplitude ; il ne répond pas exactement à la question posée, mais dans l’esprit il
128
convient. Pour répondre exactement à cette question on peut donner comme encadrement :
71 71 71 35 36
– 0,005 < a < – 0,005. . ( est la moyenne entre et .)
248 248 248 128 128

lna = -1 - a , donc f(a ) = a (-1-a ) / (1+a ) = -a .

4)

-a

PARTIE B

1)

-4p 0 2p 4p

2) Notons d’emblée que g étant une fonction paire,.(ce que nous ne chercherons pas à démontrer ici) les
coefficients bn sont nuls.
1 2π 2p ²
a0=
2p 0 ∫ x(2p -x)dx =
3
1 2 π -4
an = ∫ x(2p -x)cos(nx) dx = (cette intégration peut être réalisée en intégrant deux fois par parties ).
p 0 n²
Autre possibilité : considérer cos(nx) comme la partie réelle de enix, puis chercher une primitive sous forme d’un
polynôme du second degré facteur de enix.

Le théorème de Jordan-Dirichlet appliqué à g, qui est C1 par morceaux et continue, nous assure que g(x) est somme
2p ² cos(nx)
de sa série de Fourier, et donc que g(x) = -4 ∑ .
3 n>0

2p ²
3) En prenant x= p comme cas particulier, il vient : p (2p -p ) = - 4 ∑ (-1)n/n² ;
3 n>0
p ²
il en résulte : = 4 ∑ (-1)n-1/n².
3
n>0

PARTIE C
27
1) lim +xklnx = 0 car k>0 ; or f(0) = 0 donc f est continue en 0 à droite ; étant continue sur R [ elle est continue sur
x→0
R +.

xk+1 k
1 x dx x k +1
2) Ik = [ lnx]10 - ⌠
⌡0 k+1 (intégration par parties en prenant U = lnx et V tel que V’ = )
k+1 k +1
1
D’où Ik = - .
(k+1)²
n-1
3)a) soit nNS ] et x>0 ; remarquons que ∑ (-1)kxk représente la somme partielle d’une série géométrique de
0
1-(-x)n
raison (-x) ; d’où une autre expression de cette somme : ;soit encore :
1-(-x)
n-1
1 (-1)nxn 1 (-1)nxn
– ; donc : = ∑ (-1)kxk – .
1+x 1+x 1+x 0 1+x
n-1 n n+1
xlnx 1 (-1) x lnx dx .
b) I = ⌠
⌡0
1
x+1
dx = ⌠
⌡0
1
∑ (-1) k k+1
x lnx dx– ⌠
⌡0 x+1
0
n-1
La première intégrale est égale à : ∑ (-1)kIk+1 et la seconde est bien ⌠ 1 n
⌡0 x f(x) dx .
0
D’où l’égalité voulue.

1 n a
4)a) Cela revient à montrer que : |⌠
⌡0 x f(x) dx|< n+1 ;
or l’étude faite lors du A, nous assure que sur [0 , 1] 0? f(x)? -a ; d’où |f(x)|;a .

1 n 1 n a
⌡0 x f(x) dx|; ⌠
Il s’en suit que : |⌠ ⌡0 x a dx ; n+1 .
n
a
b) Puisque |I- ∑ (-1)n Ik | ; qui tend vers 0 lorsque n tend vers l’infini,
1
n+1
(-1)k-1 (-1)k p ²
I= ∑ = 1+ ∑ = 1- .
k>0
(k+1)² k>0
k² 12

28
! " #
! " #
2891-61
ère à reoortersur la co

S E S S I O ND E 2 O O 7

CA,I PLP

- SCIENCESPHYSIOUES
Section: MATHEMATIQUES

COMPOSITION
DE MATHEMATIQUES

Durée: 4 heures

Calculatrice électronique de poche - y compris programmable, alphanumérique ou à écran graphique -,


à fonctionnement autonome, non iprimate, autorisée conformément à la circulaire n" 99-186 du
16 novembre1999.

L'usage de tout ouvrage de référence, de tout dictionnaire et de tout autre matériel électronique est
rigoureusement interdit.

Le sujet est constitué de quatre exercicesindependants.


Le premier exercice a porr but de tester quelquessavoir-faire mathématiques.
Le deuxième exercice, de nature pédagogique, a pour objet l'étude d'une situation en géométrie dans
l'espace au niveau du baccalauréatprofessionnel.
Le troisième exercice a porr objet d'établir la formule de Stirling.
Le quatrième exercice a pour but d'étudier quelques propriétés géométriquesd'une inversion du plan affine
euclidien.

La clané et la précision des raisonnements,la qualité de la rédaction, interviendront pour une part importante
dans I'appréciation des copies, ainsi que, dans la partie concernée, le savoir-faire pédagogique et
l'intervention des méthodesen conformité avec les progrummesen vigueur dans les lycées professionnels.

Dans le cas où un(e) candidat(e) repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il (elle) le signale
très lisiblement dans sa copie,propose la correction ct poursuit l'épreuve en conséquence.

N.B. : Hormis I'en-tête détachable, la copie que vous rendrez ne devra, conformëment au principe
d'anonymat, comporter aucun signe distinctif, tel que nom, signature, ortgine, etc. Si le travaîl qui vous
est demandé comporte notamment Ia rédaction d'un prajet ou d'une note, vous devezimpérativement vous
abstenir de signer oa de l'identifier.
Exercice1

Lesquestionsde cetexercicesontindépendantes.

1. Précisersi la propositionsuivanteestvraieou estfausseenjustifiantla réponse:


Pourtout coupleQ , z') de nombrescomplexeson a :

ç* + z'2 : 0) + (z : 0 et z' : 0).


2. Soit n un nombreentiernaturelnon nul.
\
Établir une conditionnécessaire
et suffrsantepour que la somhe de n entiersconsécutifs
soit un multiple de n.

| il,*z =3u,*r-2u, ,
fpourtout nombreentierna,nxel'n
3. Soitla suite(an)définie^par : {'
t a v e c u o = 0 eutt = 1.
que,pourtout nombreentiernaturelfr, un:2" - l.
Montrerpar récurrence

4. Unepièceautomobilefabriquéeen trèsgrandesérieprésente
auplusdeuxdéfautscodésa
et B.
Le service chargédu contrôle de qualité donneles élé[Link] un lot de
l0 000pièces,on a constaté
que:
o 90 piècesprésentaient
au moinsle défatt a,
. 80 piècesprésentaient
au moinsle défautB,
. 30 piècesprésentaient
à la fois le défaut aetle défattB.

On prélève,au hasard,une de ces 10 000 piè[Link]ècea la mêmeprobabilité


d'êtreprélevée.
On note A l'évènement< la pièce prélevéeprésenteau moins le défaut a >, et B
l'évènement< la pièceprélevéeprésente
au moinsle défautB >.
a. Quelleestla probabilitéquela pièceprélevéeneprésente
aucundéfaut?
b. Les évènements
A et B sont-ilsindéoendants
?

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Exercice2

Le thème de cet exercicepédagogique es] Ia géométrie dans l'espace.


Des extraits desprogrammes de mafhématiquesse trouvent en onnexepages 9 et 10.

Afin de préparerdes élèvesà leur examen,un professeurleur donne le problème ci-dessous


tiré d'une épreuvede baccalauréatprofessionnel.

Énoncé du problème donné aux élèves


Lors d'une expositiond'art contemporain,il estprévu d'installer un panneau
triangulaire, dans une salle qui a la forme d'un parallélépipèderectangleABCDEFGH :

où AB :7 m AE:4 m A D : 1 2m

L'espaceest rapportéà un repèreorthonormé (n,i,j,Ê) représentéen perspective


cavalièreci-dessous.
Les segments[AB], [AD] et [AE] ont pour supportrespectivementI'axe desabscisses,
l'axe des ordonnéeset I'axe des cotes.
Soit I le point de coordonnées(7;9;+).

4 H

#*-
G
v
D

B C
FigureI

Le panneaude formetriangulaireestreprésenté
par le triangleICH.

1) Placerle pointI surla figure 1.


2) Lire et noterlescoordonnées
de C, de G et deH.
3) Tracerle triangleICH sur la figure l.
4) Déterminer,
d'aprèsla figure l, leslongueurs
dessegments
[GC], [GI], [GH].
5) Calculerlescoordonnées
desvecteursiô , iË, CE .
6) Calculerleslongueurs
dessegments [IC], UHl, [CH].
Exprimer,enmètres,lesrésultatsà 0,01près.

page4 sur l0
Ouestionsawc candiùatsdu CAPLP

1. Donnerles résultatsdesquestions5 et 6 du problèmedonnéaux élèves.

2. Lors de la correction en classeet après observationde la figure 1, deux élèves


interviennent:
a. Le premierdit :_<LespointsB, I, H me semblentalignés>.

b. Le deuxièmeréplique: < Pasdu tout, I'angle ffi estdroit >.

Pour chaque élève, élaborer une réponse argumentée,qui repere et corrige les
éventuelleserreurs. Les réponsesfournies doivent être accessiblesaux élèves de
professionnel.
baccalauréat

3. Après cette discussion,on posele problèmesuivant: existe-t-ilun point J du segment


[FG] tel que la droite (BJ) soit perpendiculaire
au plan CJH ?
Détailler les questionspermettantaux élèvesde répondreà ce problème,puis rédiger
le corrigécorrespondant.

Exercice3

L'objet de cet exerciceest d'établir la formule de Stirling qui donneun ordre de grandeur
den ! lorsquen tendvers+ q.
On rappelleque si (2,) et (v,) sontdeuxsuitesde nombresréelsnon nuls,on dit que a, est

équivalentàv, lorsquentendvers+oo si leQuotientb tendversl lorsquentendvers+oo.


Y,

Partie A
Cettepartie porte sur l'étudedesintégralesde LVallis.

Soit1, l'intégraledéfinie,pourtout nombreentiernatureln,par '.


a n
I,=lisin"xdx.
l. CalculerIs et Ir
2. Justifierque,pourtout nombreentiernatureln, In 2 0 et I n*r1l n.

3. Établir la relationde récurrencesuivantevalablepourtout nombreentiernatureln> 1 :


n In: (n- l) I"-2 .
On pourrauliliseruneintégrationparparties.
4. Montrerquela suite(nI,I ,-r)n , estconstante.
Quelleestla valeurde cetteconstante?

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5. Montrerquepour tout nombreentiernatureln non nul :

n+l I,_t

6. En déduirequeIn,I,..t ,/+ sontéquivalents


lorsquen tendvers*oo.
lzn

ft
'" = -(2n)t' -
7. Montrer que, pour tout nombre entier natureln,' Ir, '
(z' ,t)' z

Partie B
Cettepartie porte sur l'étude d'unefonction.

Soit/ la fonction de la variableréellex définie sur l'intervalle I -l ; I I par :


1 . . l , ( t + r )
l/(") 2x \l-xl
1
=t'
Lr(o)
1. Montrer que la fonction/est paire.
2. Montrer que la fonction/est continueen 0.
3. Prouverque pour tout nombre réel x de l'intervalle ] 0 ; 1 [ :

2* *2*t
3 (t-x)
On admettrapour la suite de I'exerciceque pour tout nombreréel x de I'intervalle ] 0 ; I [ :

2* *2*t
3 \t-*) 3(l_r,)

Partie C
Cettepartie pernxetd'aboutir à laformule de Stirling.

On considère la suite de nombres réels de terme général u, défrnie pour tout nombre entier
naturel /, non nul par :
f l\

u, = ll! "' '-l'*i) '

1 . M o n tre rq u esi, o n p o sep =L,onobtient u, :f( p) - L


:ln
2n+l un+1
2. En déduirequepourtout nombreentiernatureln non nul :
____1__
3(2n+t)' un+t IZn(n+I)'

page6 sur 10
puls que:

d6ô,
3. Soientles suites(rn)nt et (w,) ,r, définiespourtout nombreentiernatureln nonnul par :

v,:ln@-* et w,:ln@.)---!-

Montrerqueles suites(un)n=r
et (w,) n , sontadjacentes.
On noteral. leur limite communelorsquentendvers +æ.

4. Justifierquer?! estéquivalentà "t r-'nl"*i) lorsquen tendvers + oo.


5. En déduireque "! = J2o. On pourrautiliser les questions6 et 7 delapartieA.

Exercice4

On note P le plan rapportéà un repèreorthonorrnédirect (O,i,").

On noteP* le planP privé de l'origine O et C* I'ensembledesnombrescomplexesnon nuls.


À tout pointM du planP de coordonnées
(x,y),on associesonaffrxez: x * i y.
On note/ l'applicationde C. dansC* qui à tout nombrecomplexee associele complexez'
1,
définiparz' = f (t)=; , où k estun nombreréelnonnul.

On note/ I'applicationdeP* dansP* qui à tout point M d'affixe e associele pointM' : / (M)

d ' a f f i xe z'=f (z)=L .


z
L'applicationl estappeléeinversionde centreO et de puissance
k.
Un cercle(ou une droite) passantpar le point O, mais privé(e)du point O, serapar la suite
égalementdénommé(e)cercle(respectivement
droite).

I. Quelquesgénéralités.

1. Exprimerla longueurOM' en fonctionde la longueurOM.


2. Montrer que les points O, M et M' sont alignéset que le produit scalaireÔ[Link]
égalà k.
3. Déterminer,en fonctiondu nombreréel non nul k, la naturede l'ensembledespointsM
deP* invariantspar I'application1.

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4. Vérifier quel'[Link],c'est-à-direque.f" I = Id , où Id estI'application
identité du plan.
5. Déterminerf imagepar l'application1du cerclede centreO et de rayonr > 0.

IL Imagepar I'inversion1d'un cerclepassantpar le point O.


SoitC un cercledecentreÇ)(d'affixeCI+0) etderayonr ) 0, passantparlepointO.
On noteH le point du cercleC diamétralement
opposéau point.O.
On note H' I'imagedu point H par l'inversion1et on noteD la droite passantpar le point H'
orthogonaleà la droite(OH)
Soit M un point du cercle C différent du point O et du point H.
Soit N le point d'intersectiondesdroites(OM) et D.

l. On supposek < 0.
a. Casparticulier.
Faireunefigure faisantapparaîtrele cercleC, les pointsH, H', M, N ainsiquela
droiteD, dansle casparticulieroù ar= 4 +3i et k = *30 .
b. Casgénéralaveck < 0.
i. Justifierqueles trianglesOMH et OH'N sontsemblables.
ii. En déduirequele point N estl'image du point M par I'inversionL
iii. Quelleestl'imagedu cercleC parl'inversion.I?

2. On supposek > 0. Quelleestla naturede l'image du cercleC parI'inversion1 ?

m Image par I'inversion -f d'un cercle ne passantpaspar le point O.


Soit C un cerclede centreQ (d'affrxe a) et de rayonr t 0, ne passantpaspar le point O.
SoientM un point deP* d'affixe z et}.l' sonimagepar f inversionL
On note z'l'affrxe du pointM'.
1. Démontrerque :

M e C e rt - att - coZ= r' - roro.


2. Endéduirequel'imageducercle
CparI'inversionlestuncercle
C'nepassantpaspar
le point O.
3. Justifierquele cercleC' estaussil'image du cercleC parunehomothétiede centreO.

page8 sur l0
ANNEXE

Extrait desprogrammesde BEP

Lesobjetsusuelsétudiésdanslesclasses antérieures
I'espace: observation
de solidesusuelsdansle but de (cube,parallélépipèderectangle,prismedroit,
préciserdespositionsrelativeset en particulierde pyramide,sphère, cylindreet cônederévolution)
mettreen évidencedessituations de parallélismeet constituent
un terrainprivilégiépourlesactivités.
d'orthogonalité
de deuxdroites,d'unedroiteet d'un
plan,de deuxplans,
L'objectifn'estpasde mettreenplacedesrésultats
théoriques maisde familiariserlesélèvesavecoes
-c-91-q"gg-gt_o_qqcg_grantes,
,6) Descriptionde solidesusuelsen utilisantdes ilLa recherche de sectionsplanesde solidesdoit se
: projections
orthogonales. planes.
sections lllimiteràdescastrèssimples; ellepermettra de
idéveloppement. i
ilRréciserla formedu solidedansI'espace et serale j
jisupportd'activitésnumé[Link]élèvesserontalors i
amenés à choisircertaines
sectionsplanesde solides
mais,pourlestravauxnon encadrés parle professeur,
les"plansde coupe"serontindiqués.

Lesactivitésexploiteront
conjointementdesmaquettes
desobjetsétudiéset desreprésentations
decesobjets
effectuées,selonlesproblèmesposés,à mainlevéeou
à I'aidedesinstrumentsde dessin.
.7) Exemplesde calculsde distances.
d'angles.
d'aireset lffes forÀuiêiaônnanttesâi*r .t uofunres
aei ioiiAË
: de volumesdanslesconfigurations
usuellesdu planet jlusuelssontadmises.
lde I'espace. li

Extrait des programmes de baccalauréatprofessionnel

rrr - AcTrvrTÉscÉouÉTRTQUES
Mettanten oeuvrelesconnaissances
de géométrie ou detrigonométriedu programme deBEp, cettepartiene
comportequela rubrique" Champdesactivités". En outre,ellespeuventconitituerun supportpourlesnotions
nouvellesdu programme.

Champ des activités


l;;;;#,:it;às;;sæÇ;;##;:&#iii#s-i;Rù;à6Ëæffi *Ç&;

, Exemplesd'étudede problèmes liésà la profession, Touteslesindications


utilesdoiventêtrefournies.
:faisantintervenirdansle plandesconstructions
; géométriquesde configurations simples,des
, transformations
géométriques (symétrieaxiale,symétrie
icentrale,translation)
ou conduisant à descalculssimoles
;dedistances, d'angles,d'aires.

,Exemples d'étudede solides


usuels conduisantà Touteslesindications
utilesdoiventêtrefournies.
: I'utilisationde sections
planesou à descalculsde
distances,
d'angles,d'airesou de volumes.
. .;".
. .. - ."-. ...-Y,..;-.* -i-elrÂ#;J:u;;:;ffi!it&,1w,&r&r&,ës;i:iÀî

page9 sur 10
VI _ TRIGONOMÉTRIE, GÉOMETRIE, VECTEURS

Cette partie du programmepermet d'aborder des notions de trigonométrieet de géométrie,notamment


vectorielle,du plan et de I'espace,
qui dépassele cadred'[Link] partie"G?ométrie dansle plan"
constitueun approfondissement de notionsvues en BEP et donnelieu à un ôhampd'activitésnouvellésoù
I'exploitation
de situations du domaineprofessionnel
estdéveloppéavecintérêt.

La partie"GéométriedansI'espace"permetd'aborderdesnotionsvectorielles simpleset estI'occasion


d'activités
de recherche
et de représentation
débouchantsurI'utilisation
de I'outilvectorieldansI'espace.

2 - Géométrie dans I'espace

;a) Repérage
! o\ P
d'unpointdansI'espace
anÂraao Â\'-
: repères^^i-f l^

,;orthonormaux,coordonnéescartésiennes
d'un point.

::b) Coordonnéesd'un vecteurdansun repèreorthonormal. L'extension


à I'espace
de I'expressiondespropriétés
desvecteursdu plansefait de façonintuitive.

c) Expression
analytique
du produitscalairede deux L'extension à I'espace
de I'expression
du produit
:#,,*fJf,S;,**g:piHMg-rlbselm!. scalaireet de ses iétésestadmise.
Champ des activités
-s@;::ir';Wiæ*4'.æd

;Exemples de calculsde distances,d'anglesdansdes L'extension


à I'espace
de la conditiond'orthogonalité
configurationsusuellesde I'espace. de deuxvecteurssefait intuitivement.
I :,**-T;; i-.*r;i; ?;* ! .,;*;wtffiêffiffi::l:xrx

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Exercice 1
1. La proposition est fausse puisque si on prend les nombres complexes z = 1 et z  = i, on a bien z 2 + z 2 = 0
alors que l’on n’a pas z = 0.
2. Soient p, p + 1, · · · , p + n − 1 n entiers consécutifs.  
n (p + p + n − 1) 2p + n − 1 n−1
Leur somme vaut S = =n× =n× p+ .
2 2 2
n−1
Pour que cette somme soit un multiple entier de n, il faut et il suffit que p + soit un entier, c’est-à-dire
2
n−1 n−1
que soit un entier. Puisque = k équivaut à n = 2k + 1, alors la somme de n entiers consécutifs
2 2
est un multiple de n si, et seulement si, n est un entier impair.
3. Posons P (n) la propriété: " un = 2n − 1". Vérifions que la propriété P est vraie pour tout entier naturel
par une récurrence double:

• aux rangs n = 0 et n = 1, on a bien u0 = 20 − 1 et u1 = 21 − 1. Ainsi, la propriété P est vraie aux


rangs 0 et 1.
• Si on suppose que la propriété P est vraie aux rangs n et n + 1, où n est un entier naturel fixé, alors :
un+2 = 3un+1 − 2un
 
= 3 × 2n+1 − 1 − 2 (2n − 1)
= 3 × 2n+1 − 3 − 2n+1 + 2
= 2 × 2n+1 − 1 = 2n+2 − 1
Ainsi, si la propriété P est vraie à deux rangs consécutifs, alors elle est vraie au rang suivant.

Grâce aux deux constats précédents, on sait que la propriété P est vraie pour tout entier naturel n.
Remarque: on accepte également le raisonnement consistant à vérifier par une récurrence simple (ie à un
prédécesseur) la propriété P (n) suivante : "un = 2n − 1 et un+1 = 2n+1 − 1".
4.

(a)

60 B

30
50

Puisque chaque pièce a la même probabilité d’être prélevée, on sait que


90
P (A) = = 0.009,
10 000
80
P (B) = = 0.008,
10 000
30
P (A ∩ B) = = 0.003.
10 000
La probabilité que la pièce prélevée présente un défaut est donc
P (A ∪ B) = P (A) + P (B) − P (A ∩ B) = 0.014.
La probabilité que la pièce prélevée ne présente pas de défaut est alors 1 − P (A ∪ B) = 0, 986.
(b) On a P (A) × P (B) = 0, 000072 = 0, 003 = P (A ∩ B) ce qui signifie que les évènements A et B ne sont
pas indépendants.
Exercice 2

1. IC (0, 3,- 4) ; IH (- 7, 3, 0) ; CH (- 7, 0, 4)
IC = 9 + 16 = 5 ; IH = 49 + 9 = 7,615… ≈ 7,62; CH = 49 + 16 = 8,062…≈ 8,06

4 E H

I
F ! ! G
k j
! A 12 y
i D

7
x B C

2. a Les trois points B, I, H ne sont pas alignés. Si on projette ces trois points dans le plan
(xAy) parallèlement à (Az), on obtient les points B, I’, D avec I’ projection de I. Si B, I,
H étaient alignés, I’ serait sur [BD], or I’ est sur [BC] et I’ ! B; les trois points B, I, H
ne sont donc pas alignés.
On peut visualiser la situation en construisant la figure à l’aide d’un logiciel de
géométrie dans l’espace.

! pour montrer que les trois points ne sont


On peut aussi calculer la valeur de l’angle BIH
pas alignés (ce calcul permet de répondre aux remarques des deux élèves).
[Link] = IB . IH cos( IB, IH ) IB (0, -9,- 4) et [Link] = 0 + (- 9) ×3 + 0 = - 27

[Link] !27 ! ≈ 111°.


cos( IB, IH ) = = = - 0, 3599… ce qui donne BIH
IB . IH 97. 58

! n’est pas droit. On peut soit calculer sa valeur, soit plus simplement
2. b L’angle BIH
vérifier que [Link] ≠ 0.
On peut également calculer BI et BH et vérifier que BH 2 ! BI 2 + IH 2 .

3. Plusieurs rédactions sont évidemment possibles.


1. Soit J le point de coordonnées (7, y, 4) avec 0 ≤ y ≤ 12. Où se trouve le point J ?
2. Calculer le produit scalaire [Link] . En déduire une condition pour que
! soit droit.
l’angle BJH
3. Calculer le produit scalaire [Link] . En déduire une condition pour que l’angle BJC !
soit droit.
4. En déduire s’il existe un point J du segment [FG] tel que la droite (BJ) soit
perpendiculaire au plan CJH.
Corrigé :
1. I est sur le segment [FG]. JB (0, - y, - 4) JH (-7, 12 – y, 0) JC (0, 12 – y, - 4).
! soit droit est donc
2. [Link] = 0 + y2 – 12 y + 0. Une condition pour que l’angle BJH
2
y – 12 y = 0.
! soit droit est donc
3. [Link] = 0 + y2 – 12 y + 16. Une condition pour que l’angle BJC
2
y – 12 y + 16 = 0
4. Un point J du segment [FG] qui répond à la question est tel que la droite (BJ) soit
perpendiculaire à la droite (JH) et à la droite (JC).
Un tel point vérifierait donc y2 – 12 y = y2 – 12 y + 16. Cette équation n’ayant pas
de solution, il n’y a donc pas de point J du segment [FG] tel que la droite (BJ) soit
perpendiculaire au plan CJH.
Exercice 3

Partie A

1. On a  π  π  π
2 π 2 2
I0 = 1 × dx = ; I1 = sin (x) dx = − cos (x) =1
0 2 0 0
 π
2. On a, pour tout x dans 0; , 0  sin (x) et donc 0  sinn (x) .
2 π
2
On en déduit donc que 0  sinn (x) dx soit 0  In .
 π 0
On a, pour tout x dans 0; , 0  sin (x)  1 et donc, en multipliant par sinn (x) positif, on a
2  π  π
2 2
sinn+1 (x)  sinn (x) . On en déduit donc que sinn+1 (x) dx  sinn (x) dx soit In+1  In .
0 0

3. Pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 2, on a :


 π  π
2 2
n
In = sin (x) dx = sin (x) sinn−1 (x) dx
0 0
 π
Si on pose u (x) = − cos (x) et v (x) = sinn−1 (x) , les fonctions u et v sont de classe C 1 sur 0; et on a
2
u (x) = sin (x) et v  (x) = (n − 1) cos (x) sinn−2 (x) . On a donc, en intégrant par parties :
 π
 n−1
 π2 2
In = − cos (x) sin (x) 0 + (n − 1) cos2 (x) sinn−2 (x) dx
0
 π
2 
= 0 + (n − 1) 1 − sin2 (x) sinn−2 (x) dx
0
 π  π
2 2
n−2
= (n − 1) sin (x) dx − (n − 1) sinn (x) dx = (n − 1) In−2 − (n − 1) In
0 0

On a donc nIn = (n − 1) In−2 pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 2.


4. En multipliant l’égalité précédente par In−1 , on obtient que nIn In−1 = (n − 1) In−1 In−2 , ce qui signifie bien
que la suite (nIn In−1 )n1 est constante. La valeur de cette constante est, par exemple, la valeur du premier
π
terme de cette suite, soit 1 × I1 × I0 soit .
2
π
5. On sait d’après la question précédente que nIn In−1 = pour tout entier n  1. On en déduit donc que In
2
n’est jamais nul. On a aussi vu que In  0. On a donc désormais In > 0.
On a enfin vu que la suite I est décroissante et donc on a In+1  In  In−1 . En divisant par In−1 > 0, on a
In+1 In
donc   1. Or, on sait d’après la question 3 que, pour tout entier naturel n  1, on a
In−1 In−1
In+1 n n In
(n + 1) In+1 = nIn−1 soit = . On a donc bien au final   1.
In−1 n+1 n+1 In−1
n
6. Puisque −→ 1, on sait, par théorème d’encadrement et grâce à la question qui précède que
n + 1 n−→∞
In π
−→ 1 soit que In ∼ In−1 . Sachant de plus que nIn In−1 = , on a nIn In−1 ∼ n (In )2
In−1 n−→∞ n→+∞ 2 n→+∞
π π π
et donc n (In )2 ∼ d’où (In )2 ∼ d’où (In )2 ∼ . Or, (In )2 = |In | = In car In  0.
n→+∞ 2 n→+∞ 2n n→+∞ 2n
π
On a donc bien In ∼ In−1 ∼ .
n→+∞ n→+∞ 2n
(2n)! π
7. Posons P (n) la propriété suivante "I2n = " et procédons par récurrence :
(2n n!)2 2

π (2n)! π 0! π π
• au rang n = 0, on sait que I0 = et on a bien 2 = 2 = .
2 (2n n!) 2 (20 0!) 2 2
Ainsi la propriété P est vraie au rang 0.
(2n)! π (2n + 2)! π
• Supposons que l’on ait, à un rang n  0, I2n = 2 2 et prouvons qu’alors I2n+2 = 2 2.
n
(2 n!) (2n+1 (n + 1)!)
2n + 1
On sait, grâce à la question 3 que I2n+2 = I2n et donc
2n + 2
2n + 1 2n + 1 (2n)! π 2n + 2 2n + 1 (2n)! π (2n + 2)! π
I2n+2 = I2n = = =
2n + 2 2 (n + 1) (2n n!)2 2 2 (n + 1) 2 (n + 1) (2n n!)2 2 (2n+1 (n + 1)!)2 2

La propriété P étant vraie au rang 0 et héréditaire à partir de ce rang, elle est alors vraie à tout rang n
entier naturel.

Partie B

1. L’intervalle ]−1; 1[ est centré en 0 et on a :


 
1 −x + 1 1 1−x 1 1 1 1+x
 pour x = 0, f (−x) = − ln = − ln = − ln 1+x = ln = f (x) ,
2x 1+x 2x 1+x 2x 1−x
2x 1−x
 pour x = 0, f (−0) = f (0) .
Ainsi, la fonction f est paire.
1+x
2. On sait que ln (v) ∼ v − 1 et puisque −→ 1, on a donc
v→1 1 − x x−→0
1+x 1+x 2x 2x
ln ∼ −1= ∼ .
1−x x→0 1−x 1 − x x→0 1
1
Ainsi, on a f (x) ∼ × 2x = 1 donc f (x) −→ 1 et comme f (0) = 1, f est donc continue en 0.
x→0 2x x−→0

1+x 2x3
3. Posons g (x) = ln − 2x − .
1−x 3
g est clairement de classe C ∞ sur ]−1; 1[ et on a, pour x ∈ ]−1; 1[ :
1 −1 2  2    2x4
g  (x) = − − 2 − 2x2 = − 2 1 + x2
= 1 − 1 + x2
1 − x2 = 0
1+x 1−x 1 − x2 1 − x2 1 − x2
La fonction g est donc croissante sur ]−1; 1[ et comme g (0) = 0, on a donc g (x)  0 pour x dans ]0; 1[ .

Partie C

1. On a
   
n!en n−(n+ 2 ) n−(n+ 2 )
1 1
un
ln = ln = ln
(n + 1)!en+1 (n + 1)−(n+ 2 ) (n + 1) e1 (n + 1)−(n+ 2 )
3 3
un+1
   
−(n+ 12 )
n−(n+ 2 )
1
1 n
= ln = ln
e × (n + 1)−(n+ 2 )
1
e n+1
1 n 1 n
= − ln (e) − n + ln = −1 − n + ln
2 n+1 2 n+1
1
Or, avec p = , on a
2n + 1
 1   2n + 2 
2n + 1  1 + 2n + 1  2n + 1  2n + 1  2n + 1 2n + 2 1 n+1
f (p) = ln  = ln  = ln = n+ ln
2 1  2 2n  2 2n 2 n
1−
2n + 1 2n + 1
un 1
On a donc bien ln = f (p) − 1 avec p = .
un+1 2n + 1
1
2. Il est clair que p = ∈ ]0; 1[ et donc d’après le résultat mentionné dans la question 3 de la partie B,
2n + 1
p2 p2 p2 un p2
on sait que 1 +  f (p)  1 + et donc on a  ln  . Or,
3 3 (1 − p2 ) 3 un+1 3 (1 − p2 )

p2 1 1
2
=  =
3 (1 − p ) 2
3 (2n + 1) − 1 12n (n + 1)

On a donc obtenu que


1 un 1
 ln 
3 (2n + 1)2 un+1 12n (n + 1)
1 1
Pour aboutir au deuxième résultat souhaité, il suffit donc que  . Or
12 (n + 1) (n + 2) 3 (2n + 1)2
1 1
 ⇐⇒ (2n + 1)2  4 (n + 1) (n + 2)
12 (n + 1) (n + 2) 3 (2n + 1)2
⇐⇒ 4n2 + 4n + 1  4n2 + 12n + 8 ⇐⇒ 8n + 7  0 ce qui est vrai puisque n ∈ IN.

Au final, on a donc bien


1 un 1
 ln 
12 (n + 1) (n + 2) un+1 12n (n + 1)

3. On a
1 1 1 un
vn+1 − vn = ln (un+1 ) − − ln (un ) + = − ln 0
12 (n + 1) 12n 12n (n + 1) un+1
1 1 1 un
wn+1 − wn = ln (un+1 ) − − ln (un ) + = − ln 0
12 (n + 2) 12 (n + 1) 12 (n + 1) (n + 2) un+1
1
wn − vn = −→ 0
12n (n + 1) n−→∞

Ainsi, la suite v est croissante, la suite w est décroissante et leur différence tend vers 0.
Les suites v et w sont donc adjacentes et convergent donc vers une même limite .

4. On a
un
e e−n n(n+ 2 ) ⇐⇒ n!e−n n−(n+ 2 ) ∼ e ⇐⇒ un ∼ e ⇐⇒  −→ 1
1 1
n! ∼
n→+∞ n→+∞ n→+∞ e n−→∞
u 
n
⇐⇒ ln  −→ 0 ⇐⇒ ln (un ) −  −→ 0
e n−→∞ n−→∞

Or, on sait que

1 1 1
vn = ln (un ) − −→  donc ln (un ) −  = ln (un ) − + − −→  + 0 −  = 0.
12n n−→∞ 12n 12n n−→∞

e e−n n(n+ 2 ) .
1
Ainsi, on a bien n! ∼
n→+∞

e e−n n(n+ 2 ) , on a donc


1
5. Sachant que n! ∼
n→+∞

√ √
e e−2n (2n)(2n+ 2 ) π (2)(2n+ 2 ) (n)(2n+ 2 ) π (2)2n 2 (n)(2n+ 2 ) π
1 1 1 1
(2n)! π 2 π
I2n = ∼  2 = = = √
(2n n!)2 2 ( ) n e n2n+1
1
n→+∞ 2 2 n+ 2 4 2 e n2
4n e e−n n(n+ 2 )
1 n 
4 en 2


π π 2 π √
mais comme I2n ∼ on en déduit que ∼ 
√ soit que e ∼ 2π. Comme
n→+∞ 2 × 2n 2 × 2n n→+∞ e n 2 √
n→+∞
il s’agit de constantes dont le quotient est censé tendre vers 1, c’est donc que e = 2π.
Exercice 4

I. Quelques généralités.

1. On a  
    k  |k| |k| |k|
OM = z  =   =

= =
z |z| |z| OM

2. Puisque z et z  ne sont jamais nuls, on peut écrire que


     

−−→ −−−→ zM  − zO k
OM , OM = arg = arg [2π]
zM − zO zz
   
k k k 
−−→ −−−→
Or, = 2 est un réel et donc arg = 0 [π] d’où OM , OM  = 0 [π] , ce qui assure que les points
zz |z| zz

O, M et M sont alignés.
k
Remarque: on peut aussi obtenir ce résultat en posant z = ρeiθ et en constatant qu’alors z  = eiθ .
ρ
Si on considère que M (x, y) et M  (x , y ) , alors on a :

k kz k (x + iy)
x + iy  = z  = = =
z zz x2 + y2

d’où, puisque k est un réel :


kx ky
x = et y = 2
x2 +y 2 x + y2
On en déduit que :
−−→ −−−→ kx2 ky 2
OM ·OM = xx + yy  = + 2 =k
x2 +y 2 x + y2
3. On a

M est invariant par I ⇐⇒ I (M ) = M ⇐⇒ z  = z ⇐⇒ zz = k ⇐⇒ |z|2 = k ⇐⇒ OM 2 = k

On distingue donc deux cas :

• Si k < 0, alors l’ensemble des points invariants par l’inversion I est vide.
• √
Si k > 0, alors l’ensemble des points invariants par l’inversion I est le cercle de centre O et de rayon
k.

4. Pour z différent de 0, on a
k k kz
f (f (z)) = = = =z
k k
k
z z

ce qui assure que pour tout point M différent de l’origine, on a I (I (M )) = M et donc on a bien I ◦ I = Id.

5. Un point M du cercle de centre O et de rayon r > 0 a pour affixe complexe z = reiθ avec θ ∈ [0; 2π] . Son
k k
image par l’inversion I a donc pour affixe complexe z  = = eiθ . Le lieu de ces points lorsque θ varie dans
z r
|k|
[0; 2π] est le cercle de centre O et de rayon . Ainsi, l’image par l’application I du cercle de centre O et de
r
|k|
rayon r > 0 est le cercle de centre O et de rayon .
r
II. Image par l’inversion I d’un cercle passant par le point O.

1.

(a)
y

D H

N
O
x

H' M

(b)

1. Il suffit de constater que les angles OM 
H et N 
H O sont tous deux égaux ainsi que les angles M OH

et N OH pour pouvoir conclure que les triangles OMH et ONH’ sont semblables.
2. Puisque les deux triangles précédents sont rectangles et semblables, on a
    OM OH 
cos MOH = cos NOH  soit = .
OH ON
On en déduit donc que OM × ON = OH × OH  . Or, puisque H  est l’image de H par l’inversion
−−→ −−→
I, on a OH × OH  = |k| et donc OM × ON = |k| . De plus, OH·OH  = k < 0 donc H  est à
l’extérieur du cercle C et de ce fait la droite D également. Comme, par construction, N est sur
la droite D, N et M sont de part et d’autre de O. Si on note z = reiθ l’affixe de M, on a donc
|k| i(θ+π) k
N d’affixe e , ie eiθ ce qui correspond à f (z) . Donc N est bien l’image du point M par
r r
l’inversion I.
3. On vient d’obtenir que l’image d’un point quelconque du cercle C est un point de la droite D. Donc
l’image du cercle C par l’inversion I est incluse dans la droite D, ie I (C) ⊂ D.
De plus, si N est un point de la droite D, puisque O n’appartient pas à cette droite, la droite
(OM ) coupe le cercle C en un second point que l’on appelle P. En utilisant la question précédente,
on sait donc que l’image de P par l’inversion I est le point d’intersection de la droite (OP ) avec
la droite D, c’est-à-dire le point N. On a donc I (P ) = N. Ainsi, tout point N de la droite D est
l’image par l’inversion I d’un point (ici P) du cercle C, ce qui assure que D ⊂ I (C) .
Au final, l’image du cercle C par l’inversion I est la droite D.
k −k
2. Si k > 0, puisque =− , on peut voir l’inversion de centre O et de puissance k comme la composée de
z z
l’inversion de centre O et de puissance −k (avec −k < 0) avec la symétrie centrale par rapport à 0. Ainsi,
l’image du cercle C par l’inversion I est l’image d’une droite par une symétrie centrale; il s’agit donc d’une
droite.

III. Image par l’inversion I d’un cercle ne passant pas par le point O.

1. On a

M ∈ C ⇐⇒ ΩM = r ⇐⇒ |z − ω| = r ⇐⇒ |z − ω|2 = r2 car |z − ω| et r sont positifs


⇐⇒ (z − ω) (z − ω) = r2 ⇐⇒ (z − ω) (z − ω) = r2 ⇐⇒ zz − ωz − ωz + ωω = r2

k k
2. Puisque z  = équivaut à z =  , on a
z z
k k k k
M ∈ C ⇐⇒ zz − ωz − ωz + ωω = r2 ⇐⇒ 
− ω  − ω  + ωω = r2
z z
 z z
⇐⇒ k2 − ωkz  − ωkz  + ωωz z  = r2 z  z
⇐⇒ k2 − ωkz  − ωkz  + z  z  |ω|2 − r2 = 0

Puisque le cercle C ne passe pas par O, on a r = ΩO soit |ω|2 − r2 = 0 et donc

ωk ωk k2
M ∈ C ⇐⇒ z  z  − z − z 
=
|ω|2 − r2 |ω|2 − r2 r2 − |ω|2

k 2 − |ω  |2 = k2
Posons ω  = ω et R le réel positif tel que R , c’est-à-dire
|ω|2 − r2 r2 − |ω|2
k2 2 k2 k2 r2 |k| r
R2 = 2 + |ω|  2 soit encore R 2 =
 2 soit R =  2  . On a donc

2
r − |ω| |ω|2 − r 2 |ω|2 − r2 |ω| − r2 
 
M ∈ C ⇐⇒ z  z  − ω  z  − ω  z  + ω  ω  = R2 ⇐⇒ M  appartient au cercle de centre Ω ω  de rayon R

Donc l’image du cercle C par l’inversion I est bien un cercle; notons le C  . On a


 
 2  ωk 2 2 2
O ∈ C  ⇐⇒ Ω O = R ⇐⇒ ω   = R2 ⇐⇒  2  = k r 
|ω| − r2  2
|ω|2 − r2
|ω|2 k2 k2 r2 2 2
⇐⇒  2 =  2 ⇐⇒ r = |ω|
2 2
|ω| − r2 |ω| − r2

ce qui n’est pas le cas puisque le cercle C ne passe pas par O. Ainsi, l’image d’un cercle ne passant pas par
O est un cercle ne passant pas par O.
k
3. Si on pose K = 2 et qu’on note h l’homothétie de centre O et de rapport K, on constate que ω = Kω
|ω| − r2
ce qui signifie que Ω = h (Ω) . Comme de plus, on a R = |K| r, le cercle de centre Ω et de rayon R est
l’image du cercle C par h.
CONCOURS INTERNE 2008
Section : Mathématiques – Sciences Physiques

MATHÉMATIQUES

Durée : 4 heures.

Le sujet est constitué de quatre exercices indépendants.

Le premier exercice est un test vrai-faux.

Le deuxième exercice a pour objet l’étude d’une variable aléatoire.

Le troisième exercice, de nature pédagogique au niveau du baccalauréat professionnel, porte sur l’étude des
variations d’une fonction et un calcul intégral.

Le quatrième exercice permet d’étudier le tracé de la courbe représentative d’une fonction, puis son image
par une application géométrique et enfin une majoration de la valeur d’une intégrale.

La clarté et la précision des raisonnements, la qualité de la rédaction, interviendront pour une part importante dans
l’appréciation des copies, ainsi que, dans la partie concernée, le savoir-faire pédagogique et l’intervention de méthodes
en conformité avec les programmes en vigueur dans les lycées professionnels.

L’usage des calculatrices de poche est autorisé (conformément aux directives de la circulaire n° 99-186 du 16
novembre 1999).
EXERCICE 1

Préciser, en argumentant la réponse, si chacune des propositions ci-dessous est vraie ou si elle est
fausse.
Remarque : la réponse « proposition vraie » ou « proposition fausse » non justifiée ne rapporte
aucun point.

Proposition 1
Soit a un nombre réel strictement positif.

()
a
Soit f une fonction impaire et continue sur l’intervalle [−a ; a], alors ∫ −a
f x dx = 0.

Proposition 2
x +1
Soit la fonction f définie, pour tout nombre réel x différent de 1, par f x = () x −1
et soit Cf sa

courbe représentative dans un plan muni d’un repère orthonormal.


La courbe Cf est symétrique par rapport au point Ω de coordonnées (1 ; 1).

Proposition 3

( )
Si une suite réelle vn n∈
tend vers + ∞, alors cette suite est croissante.

Proposition 4
Si l’écriture décimale d’un entier naturel n se termine par 5, alors celle de n2 se termine par 25.

Proposition 5
Soient A, B et C trois points non alignés de l’espace affine E. Un point M appartient au plan (ABC)
si et seulement si il existe trois réels α, β et γ tels que α + β + γ ≠ 0 et tels que M soit le barycentre
du système de points pondérés{(A,α), (B, β), (C,γ)} .

EXERCICE 2

Probabilités
Partie I
Une urne contient n boules indiscernables au toucher numérotées de 1 à n. On tire au hasard une
boule de l’urne, puis on l’y replace. On répète cette opération jusqu’à obtenir la boule numéro 1, les
tirages successifs étant indépendants. On appelle X la variable aléatoire égale au nombre de tirages
effectués pour obtenir la boule numéro 1.

page 2 sur 7
+∞
1
On rappelle la formule suivante : ∀x ∈  0,1  , ∑ k x k −1 = .
k =1 ( x − 1)2

( )
1. Calculer la probabilité de l’événement X = 1 , c’est-à-dire la probabilité que la boule

numéro 1 apparaisse dès le premier tirage.


2. Soit k un entier naturel non nul, calculer la probabilité de l’événement X = k . ( )
3. Pour quelle valeur de k cette probabilité est-elle maximale ?
4. Calculer l’espérance de X.
Partie II

En utilisant la partie I répondre aux questions suivantes :


1. Combien de fois faut-il, en moyenne, consécutivement et de façon indépendante, lancer une
pièce de monnaie non truquée pour obtenir « Pile » ?
2. Combien de fois faut-il, en moyenne, consécutivement et de façon indépendante, lancer un
dé équilibré à six faces pour obtenir un « 6 » ?

EXERCICE 3

Cet exercice à caractère pédagogique comporte d’abord l’énoncé d’un exercice qu’un enseignant
propose à des élèves de terminale baccalauréat professionnel industriel puis les questions destinées
aux candidats du CAPLP interne et du CAER.

Énoncé du problème proposé aux élèves de terminale baccalauréat professionnel industriel

I. Calculs de tension
Une bobine d'inductance L (en henrys) et de résistance R (en ohms) est soumise à une tension carrée.
Une représentation graphique de cette tension E (en volts) en fonction du temps t (en secondes) est
donnée ci-dessous :
E

20

0 0,1 0,2 t

1. Donner la valeur de la tension E pour 0 < t < 0,1.

page 3 sur 7
2. Donner la valeur de la tension E pour 0,1 < t < 0,2.

II. Étude de fonction

() (
Soit la fonction f définie sur l'intervalle [0 ; 0,1] par f t = 2 1 − e−50t . )
()
1. Montrer que f ' t = 100 e−50t où f ' est la dérivée de la fonction f.

2. Étudier le signe de f '(t) pour tout t appartenant à l'intervalle [0 ; 0,1].


3. Compléter, en annexe 1, le tableau de variation de la fonction f sur cet intervalle.
4. Compléter, en annexe 1, le tableau de valeurs de la fonction f . Arrondir les résultats au
centième.

5. Tracer, en annexe 1, la courbe C représentative de la fonction f.

III. Exploitation
On admet que la courbe C représente l'intensité i, en ampères, dans la bobine, en fonction du temps t.
1. Placer, en annexe 1, le point A d'ordonnée i0 = 1,26 A.
2. Déterminer graphiquement l'abscisse τ de ce point A. Laisser apparents les traits de
construction.

L
3. L'abscisse τ du point A, appelée constante de temps, est donnée par la relation τ = .
R
En déduire la valeur de la résistance R de la bobine sachant que l'inductance L est égale à
0,2 H.

4. La valeur moyenne de l'intensité du courant dans la bobine entre les instants 0 et 0,1 est
1
( )
0,1

0,1 ∫
donnée par la relation : I moy = 2 1 − e −50t dt .
0

a. En utilisant le formulaire, montrer que I moy = 20 ∫0 ( )


 0,1 1 dt − 0,1 e −50t dt  .
 ∫0 
b. Calculer Imoy ; faire apparaître les calculs intermédiaires et arrondir les résultats au
dixième.
ANNEXE 1

signe de f '(t)

variation de la
fonction f

T 0 0,005 0,010 0,030 0,040 0,060 0,080 0,100


f (t) 0 0,79 1,73 1,99

page 4 sur 7
y
2,2

1,8

1,6

1,4

1,2

0,8

0,6

0,4

0,2

0
0 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05 0,06 0,07 0,08 0,09 0,1 0,11 t

Questions destinées aux candidats du CAPLP interne et du CAER

1. a) Rédiger un corrigé de toutes les questions de la partie II et des questions 1 et 2 de la partie


III du problème proposé aux élèves, en précisant les savoir-faire évalués dans chacune de
ces questions.
Présenter sur la copie les réponses dans un tableau de type suivant, en recopiant, si besoin
est, les tableaux et graphique de l’annexe 1 du problème proposé aux élèves :
Corrigé Savoir-faire évalués

b) Indiquer les questions du problème qui, a priori, pourraient poser des difficultés aux
élèves. Préciser ces difficultés.

2. Ce problème est traité au cours d’une séquence d’enseignement concernant le calcul


intégral.
Présenter une activité d’introduction de cette notion en indiquant les objectifs, les supports
pédagogiques utilisés (en particulier l’utilisation éventuelle d’une calculatrice graphique ou
d’un ordinateur) et situer la place du problème dans celle-ci.

page 5 sur 7
EXERCICE 4

Notations et rappels

L’ensemble des nombres réels est noté R. On note R* l’ensembleR privé de zéro.
On appellera (P) le plan muni d’un repère orthonormé direct O,u,v d’unité graphique 2 cm.( )
x
La fonction x  e , définie sur R est la fonction exponentielle de base e.

Pour tout entier naturel n, le développement limité en 0 à l’ordre n de la fonction exponentielle de


x2 xn
base e est ex = 1+ x + + ... + + x nτ (x) où lim τ (x) = 0 .
2! n! x→0

−x
 f (x) = e − 1 si x ≠ 0
Soit f l’application de RRR dans RRR définie par : x
 f (0) = −1

On appelle C la courbe représentative de cette fonction dans le plan (P).

La partie III est indépendante des parties I et II.

Partie I

1. Déterminer les limites de la fonction f en − ∞ et en +∞.


Que peut-on en déduire pour la courbe C ?

2. Étudier la continuité de la fonction f sur R.

3. a) Montrer que la fonction f est dérivable en 0 et calculer le nombre dérivé f ’(0).


Que peut-on en déduire pour la courbe C ?
b) Justifier que la fonction f est dérivable sur R* et calculer f ’(x) pour tout nombre réel
x non nul.

4. a) On définit la fonction g qui à tout nombre réel x associe g (x) = − (1 + x) e − x + 1.


Étudier les variations de la fonction g et en déduire son signe.
b) Déterminer le sens de variation de la fonction f sur R.

( )
 
5. Tracer la courbe C dans le plan muni du repère O,u,v (on peut se limiter aux points dont
l’abscisse varie entre -3 et 3).

page 6 sur 7
Partie II

Soit l’application s du plan (P) dans lui-même qui, à tout point M d’affixe z, fait correspondre le
point M’ d’affixe z’ définie par z’ = −2 z + 3i.

1. Déterminer l’ensemble des points invariants par l’application s.


Déterminer la nature géométrique et les caractéristiques de l’application s.

2. On pose z = x + i y et z’ = x’ + i y’ où x, y, x’ et y’ sont des nombres réels.


Exprimer x et y en fonction de x’ et y’.

3. On appelle C’ l’image de la courbe C par l’application s.


À partir de la courbe C, placer quatre points de la courbe C’ puis tracer approximativement
l’allure de la courbe C’.

4. Existe-t-il une fonction h de R dans R telle que la courbe C’ soit la courbe représentative
  de
la fonction h dans le plan (P) muni du repère orthonormé direct O,u,v ? ( )
Si oui, préciser h(x) pour tout nombre réel x.

Partie III

1. Soient a et b deux nombres réels tels que a < b ; soient f1 et f2 deux fonctions continues sur
b 2
l’intervalle [a ; b]. En étudiant le signe de ∫  f1 (t) + λ f 2 (t)  dt où λ est un nombre réel,
a

démontrer l’inégalité de Schwarz :


2
 b f (t ) f (t )dt  ≤ b  f (t )  2 dt b 2

 ∫ a 1 ∫a  1  ∫  f (t )  dt .
2  a  2

( )
2
 5

2. En déduire l’inégalité suivante : ∫ f (x)dx ≤
2 −2
e + 4e−5 − e−10 − 4e−1 + 8 .
 1  5

3. En déduire que l’aire, exprimée en centimètres carrés, du domaine compris entre la courbe
C, l’axe des abscisses et les droites d’équation x = 1 et x = 5 est inférieure à 6,55.

page 7 sur 7
Durée : 4 heures

[ CAPLP interne 2008 \

E XERCICE 1

Proposition 1 La proposition est vraie. Cela peut se pressentir graphiquement puisque


la courbe de f est symétrique par rapport à l’origine du repère et puisque l’inter-
valle [−a ; a] est centré en 0. Pour obtenir ce résultat, il suffit d’utiliser la relation de
Chasles : Z a Z 0 Z a
f (x) dx = f (x) dx + f (x) dx.
−a −a 0
puis de poser t = −x dans la première intégrale qui devient alors :
Z0 Z0 Z0 Za
f (x) dx = f (−t ) (−dt ) = − (− f (t )) dt = − f (t ) dt .
−a a a 0

Ainsi, on a bien
Za Z0 Za Za Za
f (x) dx = f (x) dx + f (x) dx = − f (t ) dt + f (t ) dt = 0.
−a −a −0 0 0

Proposition 2
La proposition est vraie. En effet, l’ensemble de définition de f est centré en 1 et
pour tout nombre réel h 6= 0, on a :
1−h+1 1+h+1 2+h
f (1 − h)b + f (1 + h) 1−h−1 + 1+h−1 2 + h−2
h
= = .
2 2 2
Ainsi, le milieu des points de la courbe de représentative de f d’abscisses 1−h et 1+h
a pour ordonnée 1, ce qui signifie que la courbe représentative de f est symétrique
par rapport au point de coordonnées (1 ; 1).
Proposition 3
La proposition est fausse. Le dessin qui suit illustre l’idée d’un contre-exemple :

0
0 1 2 3 4 5 6
CAPLP

Si on considère la suite u définie par un = n + (−1)n , alors, on a :

u2n+1 − u2n = −1.

ainsi, la suite u n’est pas croissante. Toutefois, on a un > n − 1 et donc un 7−→ +∞


quand n tend vers plus l’infini.
Proposition 4
La proposition est vraie. En effet, si l’écriture décimale de l’entier naturel n se ter-
mine par 5, alors n peut s’écrire n = 5 + 10p¡ où 2p¢ est un entier naturel. Ainsi, n 2 =
2 2 2
(5 + 10p) ¡ = 25 +¢100p + 100p = 25 + 100 p + p . Puisque p + p est un entier na-
turel, l00 p + p 2 est un entier dont l’écriture décimale se termine par deux zéros et
donc n 2 est un entier naturel dont l’écriture décimale se termine par 25.
Proposition 5
La proposition est vraie. En effet, puisque A, B et C ne sont pas alignés, les vecteurs
−−→ −−→
AB et AC ne sont pas colinéaires. Ainsi, si M est un point alors
−−−→ −−→ −−→ −−−→ −−−→
M ∈ (ABC ) ⇐⇒ ∃(λ, µ) ∈ R2 , AM = λ AB + µ AC ⇐⇒ ∃(λ, µ) ∈ R2 , AM = λ AM +
−−−→ −−−→ −−−→
λMB + µ AM + µMC .
−−−→ −−−→ −−−→ →−
M ∈ (ABC ) ⇐⇒ ∃(λ, µ) ∈ R2 , (1 − λ − µ)M A + λMB + µMC = 0 .
Ainsi, si on pose
© α = 1−λ−µ, β = λªet γ = µ, on a bien α+β+γ = 1 6= 0 et M barycentre
du système (A, α), (B, β), (C , γ) .
Réciproquement, s’il existe© trois réels α, β et γ tels
ª que α+β+γ 6= 0 et tels que M est
le barycentre du système (A, α), (B, β), (C , γ) alors
−−−→ −−−→ −−−→ → − −−−→ −−−→ −−→ −−−→ −−→ → −
αM A + βMB + γ MC = 0 et donc αM A + βM A + β AB + γ M A + γ AC = 0 , soit
−−−→ −−→ −−→
(α + γ + γ) AM = β AB + γ AC .
−−−→ 1 ³ −−→ −−→´
On a donc AM = β AB + γ AC et de ce fait M appartient bien au plan
α+γ+γ
(ABC ).

E XERCICE 2

Partie 1

1. Puisque les tirages sont équiprobables, la probabilité que la boule numéro 1


1
apparaisse dès le premier tirage vaut .
n
2. Puisqu’on remet la boule dans l’urne après tirage, les différents tirages sont
indépendants. Si on note U j l’évènement « la j -ième boule tirée est la numéro
1 », alors l’évènement « X = k » est en fait l’évènement «U 1 ∩U 2 ∩...∩U k−1 ∩U k »
et donc la probabilité
³ de l’évènement ´(X = k) ³ vaut
´ :³ ´ ³ ´
P (X = k) = P U 1 ∩U 1 ∩ ... ∩U k−1 ∩U k = P U 1 ×P U 2 ×...×P U k−1 ×P (U k ) =
1 1 1 1 1 k−1 1
µ ¶ µ ¶ µ ¶ µ ¶
1− × 1− × ... × 1 − × = 1− × .
n n n n n n
1
3. Si on pose q = 1 − et v k = P (X = k), alors
n
1 1 1 qk
v k+1 − v k = q k+1 − q k = q k (q − 1) = − 2 < 0.
n n n n
La suite v est donc décroissante et donc la probabilité de l’évènement X =k
est maximale pour k = 1.

X
4. L’espérance de X vaut, par définition kP (X = k) et donc :
k=1
∞ ∞ 1 1 X∞ 1 1
kq k−1 kq k−1 =
X X
E (X ) = kP (X = k) = = = n.
k=1 k=1 n n k=1 n (q − 1)2

Mathématiques-sciences 2 2008
CAPLP

Partie 2

1. Le fait de lire le côté d’une pièce de monnaie que l’on jette plusieurs fois est
analogue au fait de lire le numéro d’une boule que l’on prélèverait d’une urne
en contenant deux (et qui seraient numérotées 1 et 2) pour l’y replacer en-
suite. Compte-tenu de la question précédente, puisque l’espérance de X vaut
n, alors, en moyenne, il faut lancer deux fois la pièce de monnaie pour obtenir
« pile ».
2. Le fait de lire la face d’un dé équilibré que l’on jette plusieurs fois est ana-
logue au fait de lire le numéro d’une boule que l’on prélèverait d’une urne
en contenant six (et qui seraient numérotées de 1 à 6) pour l’y replacer en-
suite. Compte-tenu de la question précédente, puisque l’espérance de X vaut
n, alors, en moyenne, il faut lancer six fois le dé équilibré pour obtenir un six.
Exercice 3 Question 1. a.

Corrigé Savoir-faire évalués


Partie II
1. f (t ) = 2 1 − e−50t = 2 − 2e−50t
¡ ¢
Dériver une somme de fonctions
donc f ′ (t ) = −2(−50)e−50t soit f ′ (t ) = usuelles. Dériver le produit d’une
100e−50t . fonction usuelle par une constante.
2. La fonction t 7−→ e−50t est stricte- Connaître et utiliser les propriétés de la
ment positive quelle que soit la valeur fonction exponentielle.
de t donc f ′ (t ) > 0 pour tout t appar-
tenant à l’intervalle [0 ; 0,1].
3. Tableau de variations de f en an- Savoir appliquer l’étude du signe de la
nexe 1. dérivée à l’étude du sens de variation
d’une fonction.
4. Tableau de valeurs en annexe 1. Calculer l’image d’un réel par une
fonction numérique.
5. Tracé de la courbe C en annexe 1. Construire la représentation gra-
phique d’une fonction.
Partie III
1. et 2. en annexe 1. On obtient Exploiter la représentation graphique
τ = 0, 02 s d’une fonction.

ANNEXE 1

t 0 0,1

signe de f ′ (t ) +
1,99
variation de la
fonction f
0

t 0 0,005 0,010 0,030 0,040 0,060 0,080 0,100


f (t ) 0 0,44 0,79 1,55 1,73 1,90 1,96 1,99

Mathématiques-sciences 3 2008
CAPLP

2,0

1,8

1,6

1,4

1,2

1,0

0,8

0,6

0,4

0,2

t
0
0 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05 0,06 0,07 0,08 0,09 0,10

Question 1. b.
La question 1 de la partie II (« montrer que f ′ (t ) = 100e−50t ») peut poser problème.
La fonction f étant sous une forme factorisée, les élèves peuvent être génés par la
forme « produit d’un réel par une fonction ».

La question 4. a. de la partie III nécessite, pour sa résolution, l’utilisation de plu-


sieurs propriétés opératoires sur le calcul intégral. La présence de deux étapes fai-
sant appel à du calcul intégral peut poser problème.

La recherche de primitives dans la question 4. b. peut poser une difficulté pour les
élèves.

Question 2

Pré requis

– Déterminer la fonction dérivée d’une fonction sur un intervalle en utilisant


notamment le formulaire d’examen.
– Étudier une fonction numérique : déterminer son sens de variation à partir du
signe de la dérivée ; tracer sa courbe représentative à partir d’un tableau de va-
leurs et du tracé d’éventuelles tangentes à la courbe en des points particuliers.
– Calculer l’aire d’une figure usuelle.
Exemple d’organisation de la séquence et d’activités d’introduction

– Activité d’introduction à la notion de primitive d’une fonction :


• Demander aux élèves de dériver trois fonctions numériques dont les ex-
pressions sont égales à une constante près.

Mathématiques-sciences 4 2008
CAPLP

• Leur faire remarquer que les fonctions dérivées sont égales.


– Introduire alors la notion de primitive à partir de cette activité. Leur rappeler
l’unicité de la fonction dérivée d’une fonction donnée et leur faire constater la
multiplicité des primitives d’une fonction donnée.
– Faire rechercher aux élèves quelques exemples de primitives de fonctions don-
nées par lecture inverse du tableau des dérivées. Les exemples seront choisis
par ordre de difficulté croissante.
– Activité d’introduction à la notion d’intégrale sur un intervalle d’une fonction
f admettant une primitive F .
• Soit la fonction f définie sur l’intervalle [1 ; 3] par f (x) = −x + 5. On note D
sa courbe représentative dans le plan muni d’un repère orthonormal d’uni-
tés graphiques 1 cm. L’objectif est de déterminer l’aire A de la surface com-
prise entre la courbe D, l’axe des abscisses et les droites d’équation x = 1 et
x = 3.
• 1re étape : faire apparaître cette surface à l’aide d’une calculatrice graphique
(programmation de la fonction et des paramètres, visualisation), puis faire
estimer cette aire (en unités d’aire).
• 2e étape : représentation graphique de la fonction. Faire reconnaître la fi-
gure géométrique (trapèze), calculer l’aire du trapèze et vérifier en comp-
tant les « aires unitaires ».
• 3e étape : faire déterminer une primitive F de la fonction f . Faire calculer
F (3) − F (1) et comparer avec le résultat de l’étape 2.
• 4e étape : faire émettre une conjecture concernant le calcul de l’aire de la
surface comprise entre la courbe D, l’axe des abscisses et les droites d’équa-
tion x = 1 et x = b.
• 5e étape : faire contrôler la vraisemblance de cette conjecture en l’utilisant
pour prévoir le résultat pour différentes valeurs de b puis en effectuant le
calcul â l’aide d’une calculatrice ou d’un logiciel approprié.
Zb
– Introduire alors la notion d’intégrale, les notations f (x) dx, F (b) − F (a) et
a
le vocabulaire spécifique à partir de l’activité précédente.
Préciser l’interprétation géométrique de l’intégrale à l’aide d’une aire dans le
cas de fonctions positives.
– Applications (par exemple activité similaire à celle d’introduction à l’aide d’une
fonction du second degré).
– Propriétés du calcul intégral : mise en évidence de la relation de Chasles et de
la linéarité de l’intégrale à partir d’activités utilisant une interprétation géo-
métrique.
– Le problème traité serait donné, avec la question supplémentaire (en partie
III) ci-dessous, pour une évaluation finale de la séquence.
Montrer que l’aire de la surface délimitée par la courbe C , l’axe des abscisses
et la droite d’équation t = 0, 1 est égale à l’aire du rectangle délimité par l’axe
des abscisses, l’axe des ordonnées, la droite d’équation t = 0, 1 et la droite
d’équation y = I moy .

Exercice 4

Partie I

1. On a clairement f (x) 7−→ 0, donc la courbe C admet l’axe des abscisses pour
x→+∞
asymptote en +∞.
La limite de f en −∞ est une forme indéterminée mais on a, pour x 6= 0 :

e−x (1 − e−x ) 1 − e−x


f (x) = =
x xex

Mathématiques-sciences 5 2008
CAPLP

et comme xex 7−→ 0, alors f (x) 7−→ −∞.


x→−∞ x→−∞
−x 1
2. Puisque les fonctions x 7−→ e sont continues sur R∗, f l’est
− 1 et x 7−→
x
aussi en tant que produit de fonctions continues.
De plus, on a, pour x 6= 0
e−x − 1 1 + (−x) + (−x)τ(−x) − 1
f (x) = = avec τ(x) 7−→ 0.
x x x→0

Ainsi f (x) = −1−τ(−x) 7−→ −1 = f (0) ce qui assure que f est continue en 0. Au
x→0
final, f est donc continue sur R.
3. a. En utilisant le développement limité d’ordre 2 de la fonction exponen-
tielle en 0, on a, pour tout x 6= 0 :
2
e−x −1 (−x) 2
f (x) − f (0) x +1 e−x − 1 + x 1 + (−x) + 2 + (−x) τ(−x) − 1 + x
= = =
x −0 x x2 x2
avec τ(x) 7−→ −0.
x→0
f (x) − f (0) 1 1
Ainsi, on a = + τ(−x) 7−→ ce qui assure que f est déri-
x −0 2 x→0 2
1
vable en 0 et que f ′ (0) = .
2
On en déduit donc que la courbe C admet au point d’abscisse 0 une tan-
1
gente de pente .
2
b. f est le produit de deux fonctions dérivables sur R∗, donc f est dérivable
sur R∗ et on obtient que, pour tout x 6= 0, :
−xe−x − (e−x − 1)
f ′ (x) = .
x2
4. a. g est clairement dérivable sur R et sa dérivée vaut g ′ (x) = xe−x qui est
du signe de x. Ainsi, g est strictement décroissante sur ] − ∞ ; 0[ et g
est strictement croissante sur ]0 ; +∞[. g est donc minimale en x = 0 et
comme g (0) = 0, alors g est strictement positive sur R∗ et est nulle en 0.
g (x)
b. Puisque, pour x 6= 0, on a f ′ (x) = 2 , on déduit de la question pré-
x
cédente que f ′ (x) > 0 pour x 6= 0. Comme de plus, on a obtenu que
1
f ′ (0) = , alors f ′ > 0 sur R et donc f est strictement croissante sur R.
2
5. On obtient approximativement la courbe suivante :

-3 -2 -1 1 2 3
-1

-2

-3

-4

Partie II

Mathématiques-sciences 6 2008
CAPLP

1. Le fait que M(z) est invariant par s se traduit par le fait que s(M) = M soit par
−2z + 3i = z soit z = i. Ainsi s admet un seul point invariant qui est le point B
d’affixe i, autrement dit le point de coordonnées (0 ; 1).
−−−−−→ −−→
On a alors z ′ − i = −2z + 2i = −2(z − i) i. e. Bs(M) = −2BM ce qui signifie que s
est l’homothétie de centre B de rapport −2.
x′

½ ′  x = −

x = −2x 2 ′
2. On a donc x ′ +iy ′ = −2(x+iy)+3i d’où soit
y ′ = −2y + 3  y = 3−y

2 2
3. On obtient approximativement la courbe suivante :

1 B

-4 -2 2 4

-2

-4
4. Si on note M(x ; f (x)) un point de la courbe C et M ′ (x ′ ; y ′ ) son image par s,
on a, si x 6= 0 :
x′ x′
′ e−x − 1 e 2 −1 e 2 −1
y = −2y + 3 = −2f (x) + 3 = −2 + 3 = −2 ′ +3 = 4 +3
x − x x′
2

et si x = 0, on obtient que y ′ = −2y + 3 = −2f (0) + 3 = 5. Si on considère la


x
e2 −1
4 + 3 si x 6= 0 , alors la courbe

fonction h définie sur R par h(x) =
x
h(0) = 5

C ′ est bien la courbe représentative de la fonction h.

Partie III

Mathématiques-sciences 7 2008
CAPLP

Rb £ ¤2 Rb £ ¤2
1. On a [ a f 1 (t ) + λf 2 (t ) dt = a f 12 (t ) + 2λf 1 (t ) f 2 (t ) + λ2 f 22 (t ) dt = αλ2 +βλ+γoù
Rb 2 Rb Rb 2 £ ¤2
α = a f 2 (t ), β = 2 a f 1 (t ) f 2 (t )dt et γ = a f 1 (t )dt .Pui squel a f onct i on f 1 (t ) + λf 2 (t )
Rb £ ¤2
est continue positive sur l’intervalle [a ; b] et que a < b, on sait que a f 1 (t ) + λf 2 (t ) dt >
0 et ceci pour tout réel λ. Ainsi, on a αλ2 + βλ + γ > 0 pour tout réel λ. Nous allons
distinguer deux cas de figure :
• si α = 0, on a donc βλ + γ > 0 pour tout réel λ ce qui n’est possible que si
β = 0 (penser à la représentation graphique de λ 7−→ βλ + γ qui est un droite
de pente β et qui doit être toujours au dessus de l’axe des abscisses). L’inégalité
de Schwarz s’écrit alors β2 6 γα soit 0 6 0 ce qui ne pose donc aucun souci.
• si α 6= 0, comme α est l’intégrale d’une fonction positive continue sur l’inter-
valle [a ; b], on sait donc que α > 0. Dans ce cas, puisque αλ2 + βλ + γ > 0
pour tout réel λ, le polynôme P défini par P (x) = αx 2 + βx + γ est donc un
polynôme du second degré à coefficients réels qui se doit de garder un signe
constant sur R. Son discriminant ne saurait donc être strictement positif (si-
non le polynôme admet deux racines réelles distinctes et change de ce fait de
signe sur R). Or ce discriminant vaut

∆ = β2 − 4αγ

et on constate alors que


µZb ¶2 µZb ¶ µZb ¶
2
∆ 6 0 ⇐⇒ β 6 4αγ ⇐⇒ 4 f 1 (t ) f 2 (t ) dt 6 54 f 12 (t ) dt f 22 (t ) dt
a a a

On aboutit ainsi à l’inégalité de Schwarz.


1
Si on pose f 1 (t ) = e−t − 1et f 2 (t ) = , les fonctions f 1 et f 2 sont continues sur l’inter-
t
valle [1 ; 5]. On peut donc appliquer l’inégalité de Schwarz tout en sachant que :
Z5 Z5 Z5 · −2t ¸5
e
f 1 (t )2 dt = e−t − 1 =
¡ −2t
− 2e−t + 1 dt = + 2e−t + t =
¡ ¢ ¢
e
1 1 1 −2 1
µ −2
1 e 1¡

− e−10 + 2e−5 + 5 − − + 2e−1 + 1 = −e−10 + 4e−5 + 8 + e−2 − 4e−1
¢
2 2 2
Z5 Z5 · ¸5
1 1 1 4
f 2 (t )2 dt = 2
dt = − = − +1 = .
1 1 t t 1 5 5
On obtient donc ainsi que
Z5
2 ¡ −10
+ 4e−5 + 8 + e−2 − 4e−1
¢
f (x) dx 6 −e
1 5

On sait que l’aire A , exprimée en centimètres carrés, du domaine compris entre la


courbe C , l’axe des abscisses et les droites d’équation x = 1 et x = 5 est
µ Z5 ¶
A =4 − f (x) dx
1

puisque f est négative sur l’intervalle [1 ; 5] et puisque l’unité graphique est de deux
centimètres. On a donc rh
2 ¡ −10
¯R ¯ i2 r
¯ 5 R5 ¢
A = 4 ¯ 1 f (x) dx ¯ = 4 f (x) dx 6 4 −e + 4e−5 + 8 + e−2 − 4e−1 On ob-
¯
1
5
tient grâce à une calculatrice que
q ¡ ¢
4 25 −e−10 + 4e−5 + 8 + e−2 − 4e−1 ≈ 6, 5437 à

10−4 près.
Ainsi l’aire demandée est bien inférieure à 6,55

Mathématiques-sciences 8 2008

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