LE CONTROLE INTERNE
I / DEFINITION DU CONTRÔLE INTERNE
Il existe une multitude définitions du contrôle interne mais celle donnée par
lordre des experts comptables a surtout retenu notre attention : « Le contrôle
interne est lensemble des sécurités contribuant à la maîtrise de l entreprise. Il
a pour but dun côté dassurer la protection, la sauvegarde du patrimoine et la
qualité de linformation, de lautre lapplication des instructions de la direction
et de favoriser lamélioration des performances. Il se manifeste par
lorganisation des méthodes et les procédures de chacune des activités de
lentreprise pour maintenir la pérennité de celle ci ».
Aux USA, les scandales financiers avaient pris des proportions considérables et
les spécialistes des cabinets daudit et dexpertise comptable ainsi que les
chercheurs américains se sont réunis à la demande du sénateur américain
TREADWAY pour réfléchir sur un modèle pouvant servir de référentiel au
contrôle interne. Les études menées ont abouti à lémergence du COSO.
Le COSO est labrégé de « Committee Of Sponsoring Organizations of the
Treadway commission. Cest une commission à but non lucratif qui établit en
1992, une définition standard du contrôle interne et crée un cadre pour évaluer
son efficacité : ce standard sappelle aussi le COSO. Cette commission a été
conjointement commanditée par des associations professionnelles aux USA et
complètement indépendante de chacun des organismes.
II / PRINCIPES DU REFERENTIEL COSO (Internal control Integrated Framework)
1. Ses principes de base sont :
Le contrôle interne est un processus : cest un moyen, pas une fin. Il
ne se limite pas seulement aux procédures, mais suscite
limplication de tous les collaborateurs à chaque niveau de
lorganisation ;
Le contrôle interne doit procurer l assurance raisonnable (mais non
absolue) dun management et dune direction respectueuse des lois
et règlements en vigueur ;
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Le contrôle interne est adapté à la réalisation effective des objectifs
2. Le cadre COSO repose sur les notions dobjectifs et de composants :
II.1 LES TROIS OBJECTIFS
Le référentiel COSO définit le contrôle interne comme un processus mis en
uvre par les dirigeants à tous les niveaux de l entreprise et destiné à fournir
une assurance raisonnable quant à la réalisation des trois objectifs suivants :
a. Lefficacité et lefficience des opérations : les moyens dont dispose
lentreprise sont ils utilisés de façon optimale ? Lentreprise a t elle
les moyens de sa politique ?
b. La fiabilité des informations financières : limage de lentreprise se
reflète dabord par les informations quelle fournit à l extérieur. Les
informations doivent être fiables c'est-à-dire vérifiable et qu on peut
authentifier. Ce système doit être exhaustif, disponible à temps
opportun, utile et pertinent.
c. La conformité aux lois et règlements en vigueur : veiller au respect des
lois, règlements et contrats. La mauvaise communication dans
lentreprise du fait de la supervision, la confusion des tâches, sont aussi
à lorigine des dysfonctionnements dans lentreprise.
La sagesse dit « celui qui na pas dobjectifs ne risque pas de les atteindre ».
Le premier devoir du responsable est de définir les cibles à atteindre pour
remplir la tâche assignée car lobjet et la politique étant déjà précisés.
Il faut sassurer que les moyens sont adaptés aux objectifs et permettent de les
réaliser.
II.2 LES CINQ COMPOSANTS
Le contrôle interne tel que défini par le COSO, comporte cinq composants
permettant de décrire et danalyser le contrôle interne mis en place dans une
organisation :
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1. Lenvironnement de contrôle qui correspond aux valeurs diffusées dans
lentreprise. Dans ce cas, la mise en place dun contrôle interne
satisfaisant aura un écho favorable et sans obstacles ; cette culture de
lentreprise détermine le niveau de sensibilisation du personnel au
besoin du contrôle. Il faut une discipline, une organisation et un
comportement irréprochable des collaborateurs. On doit soigner l image
de lentreprise partout et laisser une bonne réputation.
Les personnes actrices du contrôle interne doivent avoir une bonne
moralité, être intègres et armées déthique.
Lentreprise doit répondre aux différents intérêts divergents provenant
de la direction mais également aux préoccupations du personnel, des
clients, des fournisseurs
Les dirigeants doivent être des modèles de par leur comportement et
des décisions prises. Ces facteurs peuvent contribuer à diminuer la
tentation à commettre des actes contraires à léthique.
Des sanctions sont souvent prévues en cas de violation des codes de
conduite.
La compétence et ladéquation poste/profil, la règle qui dit « mettre
lhomme quil faut à la place quil faut » avec des plans de mise en uvre
des actions sont des gages de succès de l entreprise et de facilitation des
missions de contrôle interne. La compétence doit refléter la
connaissance et les aptitudes nécessaires à laccomplissement des
tâches requises à chaque poste.
2. Lévaluation des risques à laune de leur importance et fréquence pour
bien les connaître afin de les maîtriser. Quelle que soit sa taille, sa
structure, ses résultats, lentreprise est confrontée à des risques. Ces
risques peuvent mettre en cause la pérennité de l entreprise, sa survie,
sa compétitivité, sa situation financière ; mettre en péril son image de
marque ; plus de confiance ; cest la perte de la clientèle. Les dirigeants
doivent déterminer le niveau de risque acceptable avec des mécanismes
de surveillance. Lentreprise fixe des objectifs par centre d activité et,
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par compilation, aboutissent aux objectifs globaux qui, associés à une
évaluation : forces faiblesses contraintes opportunités, lui permet
de définir une stratégie globale. Les objectifs globaux sont planifiés et les
réalisations de ces objectifs sont contrôlées, suivies et expliquées dans
les différentes structures de lentreprise. Le management doit s assurer
de la cohérence des objectifs par activité et par rapport aux objectifs
globaux. Ces objectifs doivent être en harmonie avec les capacités et les
perspectives de lentreprise. Les objectifs doivent être complémentaires
et liés.
Quelle que soit la structure retenue, les activités d une entreprise
doivent être organisées de façon à faciliter la mise en uvre des
stratégies destinées à assurer la réalisation des objectifs prévus.
3. Les activités de contrôle sont définies comme les règles et procédures
mises en uvre pour traiter les risques. Il faut la matérialisation factuelle
des contrôles. Ce sont les dispositions pratiques à prendre pour faire
échec aux risques ;
4. Linformation et la communication , quil sagit doptimiser : Les
instructions et orientations doivent être déployées à toutes les branches
dactivités. Un système de contrôle interne efficace devrait fournir une
assurance raisonnable quant à la réalisation des objectifs relatifs aux
informations financières.
Linformation joue un rôle important à la réalisation des objectifs du
contrôle interne dans lentreprise.
Lentreprise a lobligation de diffuser des informations fiables,
pertinentes dans les délais avec une bonne maîtrise de la
documentation. Dans tous les cas, il est nécessaire d avoir des
procédures écrites et très claires.
Une bonne documentation aide à mieux connaître la société et aide le
contrôle interne à jouer pleinement son rôle.
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Lentreprise doit mettre en place un système de communication
permettant aux acteurs davoir les bonnes informations et dans les
délais.
La communication doit circuler de manière descendante-transversale-
ascendante et/ou ascendante dabord.
Le management doit mettre les moyens pour une bonne communication
interne et externe ; cest limage de lentreprise qui y gagne.
Les systèmes au contrôle interne évoluent en fonction des objectifs et
risques en cours dans lentreprise et des nouvelles orientations et donc il
faut une amélioration continue du système.
Lorganigramme de lentreprise et les procédures doivent être claires et
les séparations des fonctions et des tâches dans l entreprise bien
définies.
Les procédures dinventaires physiques (stocks ; immobilisations)
doivent aboutir à des résultats permettant une comparaison avec les
données issues du système dinformation.
Les faiblesses du contrôle interne doivent être détectées et corrigées.
Les valeurs de lentreprise doivent être connues de tous et mettre les
mécanismes leur permettant dy adhérer. Le management doit jouer un
rôle prépondérant dans sa réussite. Les évaluations du contrôle interne
sont actionnées par le niveau des risques et les fréquences sont
orientées vers le domaine à haut risque cest-à-dire, qui peuvent mettre
en péril les objectifs et les résultats de l entreprise. Chaque responsable
de fonction ou dunité doit faire sa propre évaluation des risques (auto-
évaluation) et dégager les points forts, les points faibles et apporter les
améliorations nécessaires à sa structure.
Les entreprises doivent disposer de système de documentations
formalisées avec des procédures claires - dorganigrammes formalisés -
des fiches de mission ; des fiches de postes ; des consignes
dexploitation
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Mettre en place des plans dactions (actions préventives ou
correctives) permettant :
- De déterminer le champ dévaluation ;
- Didentifier les opérations qui donnent lassurance que le contrôle
interne est efficace ;
- Danalyser des travaux dévaluations du contrôle effectués par les
auditeurs internes ainsi que les conclusions des auditeurs externes
sur des sujets rapportant sur les contrôles quils ont effectués.
- De déterminer par activité les zones à haut risque.
- De mettre en place un système de correction avec un suivi rigoureux.
- De mettre en place un planning dévaluation des actions grâce à des
réunions périodiques permettant de définir les outils méthodiques.
- De suivre des opérations et conclusions et dégager des écarts. La
personne responsable du processus doit gérer le projet jusqu à la
clôture.
5. La supervision, c'est-à-dire le contrôle hiérarchique : cest le pilotage de
lensemble par chaque responsable à son niveau.
- Délégation de pouvoirs : la direction centrale abandonne le contrôle
de certaines décisions à des niveaux hiérarchiques inférieurs au sein
des activités opérationnelles et met en place des mécanismes de
remontée des informations afin davoir une vision globale de la
société ou de lentreprise. La réussite d une telle organisation
nécessite des compétences avérées, des pratiques professionnelles
appropriées ainsi que les moyens mis à la disposition des principaux
acteurs pour latteinte des objectifs ;
- Ressources Humaines : Ce sont les exigences de lentreprise en
matière dintégrité, déthique et de compétence : gestion des
recrutements, des carrières, la formation, les évaluations
individuelles, les rémunérations, les conseils aux employés, les
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actions préventives, correctives, lhygiène, la sécurité,
lenvironnement . « Lhomme quil faut à place quil faut ».
- Le conseil dadministration et le comité d audit : Ces deux
structures doivent jouer pleinement leur rôle de contrôle de la
direction. Les membres doivent avoir les compétences, l envergure et
la volonté pour vérifier en toute indépendance les activités de la
direction.
- La gouvernance de lentreprise qui est une préoccupation apparue
dans les années 1990 à cause des scandales intervenus dans un
certain nombre dentreprises, repose sur la clarification des rôles de
la direction générale et du conseil dadministration.
- Personnalité et style de management des dirigeants : Ces éléments
ont une incidence sur la conduite des affaires de l entreprise et sur le
niveau de risque accepté. Les activités dune entreprise gérées de
façon informelle se caractérisent par des décisions imprévues, des
réunions intempestives et en tête-à-tête entre ses principaux
responsables ; tout ne peut être concentré sur une seule personne.
Une société ayant un style de management répondant aux normes
dune bonne organisation sera caractérisée par des procédures
claires et précises avec des indicateurs de performance et des
tableaux de bord ayant un suivi rigoureux.
Définitions du risque :
IFACI définit le risque comme étant : « un ensemble déléments
susceptibles davoir des conséquences négatives sur une entité et dont le
contrôle interne et laudit ont notamment pour mission dassurer autant
que faire se peut la maîtrise » ;
Définition de la gestion des risques :
La gestion des risques de lentreprise est un processus mis en uvre par le
conseil dadministration, les dirigeants et le personnel d une
organisation, exploité pour lélaboration de la stratégie et transversal à
lentreprise, destiné à :
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1. Identifier les évènements potentiels pouvant affecter l organisation :
lidentification et lanalyse des risques constituent des facteurs clés d un
système de contrôle interne. Il est donc nécessaire que l organisation
mette en place un système permettant de détecter les risques
prévisibles afin de prendre les dispositions nécessaires pour les arrêter
ou les limiter.
La prise en compte de la part du dirigeant des facteurs pouvant
contribuer à lapparition ou laggravation des risques est essentielle pour
une évaluation efficace des risques. Certains facteurs tels que la non
réalisation des objectifs passés, la concurrence, la réglementation, la
dispersion des activités, la non concentration dans les activités métiers
sont des indicateurs de risques.
A lanalyse des risques, le management doit les classer en fonction de leur
importance en « élevé »-« moins »-« faible ».
Lorganisation doit avoir un tableau de bord lui permettant de voir les résultats
passés, présents et ceux attendus. A lanalyse des risques, le management doit
les classer en fonction de leur importance en « élevé »-« moins »-« faible » et
préciser limpact.
Le risque susceptible dimpacter le processus s évalue à quatre niveaux décrits
dans la « maîtrise dévaluation du risque » du mode demploi pour les PME ISO
9001 :
niveau 1 : le risque évalué est nul à ce stade, pas de distorsion ;
niveau 2 : les conséquences de lincident ne dépassent pas lendroit si la
tâche se déroule (limité au poste de travail où la tâche a lieu ; à la
machine où seffectue lopération).
niveau 3 : les conséquences dépassent le lieu où la tâche se produit et
les effets se font sentir sur plusieurs postes de travail, sur plusieurs
services, voire sur toute lorganisation, mais imperceptible chez le
client.
niveau 4 : lincident est perceptible par le client soit immédiatement,
soit plus tard sil lui est impossible de le percevoir immédiatement.
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Niveau Propagation de limpact du risque
1 Il ny a pas, il ne peut pas y avoir de risque sur ce point.
2 En cas dincident, limpact reste local : la régulation a lieu au niveau
De lopérateur, du poste de travail.
3 En cas dincident, limpact peut être général pour lorganisation. Mais
il est invisible pour le client.
4 En cas dincident, limpact est visible jusque chez le client ou jusque
Sur le produit ou le service fourni au client.
Lévaluation du risque débouche sur lanalyse du niveau actuel de la maîtrise du
risque qui va continuer à actionner sur chacun des trois leviers : moyens,
compétence et méthodes.
II.3 ROLES ET RESPONSABILITES
I/les acteurs responsables en anglais « responsibles parties » :
1. Le « board of director » supervise avec attention la gestion des risques :
2. Le « risk officer » : Il travaille avec les autres responsables afin de les
aider à mettre en place une gestion efficace des risques pour leur
périmètre de responsabilités. Sans être exhaustif, ses attributions
pourraient être :
a/ lélaboration des procédures de gestion des risques (incluant les rôles
et responsabilités) ;
b/ lélaboration dun langage commun de gestion des risques
(uniformisation des mesures de probabilité et d impact, des catégories
de risques )
c/ laccompagnement des managers dans lélaboration de leur réponse
aux risques (aide directe, formation ) ;
d/ la supervision des managers pour l élaboration des tolérances de
risques ;
e/ laccompagnement des managers pour létablissement des activités de
contrôle ;
f/ la supervision du processus de reporting de gestion des risques.
Son intervention porte sur lensemble des éléments de gestion des risques.
3. Les auditeurs internes :
Ils ont un rôle prépondérant dans lévaluation du système de gestion des
risques.
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4. Les auditeurs externes :
Ceux-ci travaillent au niveau « entité ». Ils donnent une opinion sur la
constitution des états financiers. Lapproche moderne pour se prononcer
sur les états, consiste en lévaluation du système de contrôle interne
suivant les normes de travail de laudit.
III/ APPORT DU CONTRÔLE INTERNE
Lanalyse de la définition suivante permet d aboutir aux deux principaux
objectifs du contrôle interne :
« Le contrôle interne est constitué par lensemble des mesures de contrôle
comptable et autres que la direction définit, applique et surveille sous sa
responsabilité, afin dassurer :
La protection et la sauvegarde du patrimoine : actifs immobilisés, stocks,
autres éléments dactifs de lentreprise, son image et surtout ses
ressources humaines qui constituent lélément le plus précieux ;
La régularité et la sincérité des enregistrements comptables et des
comptes annuels qui en résultent ;
La conduite ordonnée et efficace des opérations de lentreprise ;
La conformité des décisions avec la politique de lentreprise. »
On peut retenir de cette définition :
Que le contrôle interne est plus préventif que répressif (« contrôle »dans
le sens de « maîtrise ») ;
Que le contrôle interne est un ensemble de moyens mis en place dans
une entreprise et faisant partie intégrante de son organisation ;
Que la direction de lentreprise est responsable de la définition, de la
mise en uvre et de la supervision de ces moyens pour atteindre un
certain nombre dobjectifs.
Le contrôle interne est, en définitif, un processus dont l objectif est de maîtriser
lensemble des processus dans une entreprise. Le contrôle interne a plusieurs
dimensions :
La lutte contre la fraude ;
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La sincérité des comptes de lentreprise : Certaines erreurs constatées
dans les comptes de lentreprise ont permis la prise de décision de lutter
contre les fraudes.
La mise en place dune organisation plus efficace et plus performante :
cest la nécessité de mettre en place des procédures qui respectent
lensemble des objectifs de lentreprise tout en améliorant son
efficacité.
IV / OBJECTIFS DU CONTRÔLE INTERNE
Le contrôle interne présente deux aspects essentiels différents selon qu il a ou
quil na pas une incidence directe sur les comptes.
IL A UNE INCIDENCE SUR LES COMPTES, LORSQUE LOBJECTIF EST
DASSURER :
La protection des actifs, du patrimoine et des ressources de lentreprise,
La fiabilité et la qualité des informations d ordre comptable dont
dépendent la régularité et la sincérité des enregistrements, source
délaboration des comptes annuels.
IL NA PAS DINCIDENCE OU A UNE INCIDENCE INDIRECTE SUR LES COMPTES
ANNUELS LORSQUE lOBJECTIF EST DASSURER :
Le respect de la politique de la direction et le contrôle de l application de
ses instructions,
Lamélioration des performances et de lefficacité opérationnelle.
IV.1 CONTRÔLE INTERNE AVEC INCIDENCE SUR LES COMPTES
Il y a deux objectifs principaux :
1. LA PROTECTION DU PATRIMOINE ET DES RESSOURCES ;
2. LA REGULARITE ET LA SINCERITE DES INFORMATIONS.
IV.2 CONTRÔLE INTERNE SANS INCIDENCE SUR LES COMPTES
On note deux objectifs principaux :
1. APPLICATION DES DECISIONS DE LA DIRECTION ;
2. AMELIORATION DES PERFORMANCES.
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IV.3- OBJECTIFS PRINCIPAUX DE LA DIRECTION
1. MAINTIEN DUN SYSTEME FIABLE : lorganisation et le système
dinformation mis en place doivent permettre d obtenir des informations
exactes pour la conduite des opérations ;
2. INFORMATION FIABLE A TEMPS VOULU : pour être utile à la direction,
linformation doit être fiable et disponible à temps opportun ;
3. PRESERVATION DU PATRIMOINE : les biens corporels ou incorporels
dune entreprise peuvent être volés, détournés ou détruits ; ils doivent
être protégés ;
4. OPTIMISATION DES RESSOURCES : sassurer de lopportunité des
dépenses et de leur rentabilité.
V / ELEMENTS DU CONTRÔLE INTERNE
Les principaux éléments sont :
1. Un système dorganisation : les responsabilités doivent être clairement
définies. Lentreprise doit définir les missions de ses différentes
structures avec des fiches postes claires, des cahiers de charges, des
fiches de mission et des objectifs fixés et connus de tous les
collaborateurs ;
2. Un système dinformation et de documentation : mettre en place un
manuel de procédures permettant une harmonisation des méthodes
dans lentreprise et une cohérence des données ;
3. Un système de preuves : toute opération doit être justifiée et validée par
une personne habilitée ;
4. Des moyens matériels de protection : sécuriser les moyens disponibles
et mettre en place un système de contrôle efficace ;
5. Un personnel qualifié : honnêteté, compétence et conscience sont
indispensables à la qualité et à la fiabilité des informations ;
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6. Un système de supervision : un bon système de contrôle animé par un
personnel compétent et indépendant, peut améliorer la gestion de
lentreprise ;
7. Un système dhabilitation : Toutes les données de lentreprise doivent
être consignées dans un document définissant les responsables habilités
et les validations.
Ces éléments sont difficilement dissociables et cet ensemble fait la qualité du
contrôle interne dune entreprise.
VI / LE SYSTEME DE CONTRÔLE
Il peut être défini comme lensemble des procédures et mécanismes de
contrôle établis et maintenus par la direction. Il comprend :
1. Les procédures administratives et comptables, matérialisées par un
manuel de procédures ;
2. Lorganisation et les mécanismes de contrôle :
a) Séparation des tâches ;
b) Autorisation adéquate des opérations et des activités ;
c) Conception et utilisation des documents et livres comptables.
3. Lévaluation du contrôle interne : lauditeur doit procéder à une
évaluation des systèmes ou processus de lentreprise concourant à la
production des enregistrements comptables significatifs afin d identifier
les risques derreurs dans le traitement des données.
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VII/ PROCEDURES DE CONTRÔLE INTERNE DES PRINCIPAUX PROCESSUS
DUNE ENTREPRISE
Les principaux objectifs du CI de chaque fonction ou processus d une entreprise
et les procédures qui doivent être mises en uvre, portent sur les principales
fonctions ou les processus de la plupart des entreprises : achats-ventes-
immobilisations-trésorerie-stocks-personnel.
En dehors de ces fonctions principales qui sont souvent des fonctions support,
nous avons dautres appelées des fonctions opérationnelles
A. PROCEDURES DE LA FONCTION ACHAT
Les achats des marchandises et de services doivent être faits en fonction des
besoins de lentreprise, par les personnes autorisées et dans des conditions
optimales de prix, quantité, qualité et délais livraison.
1. Circuits internes des documents
Demandes dapprovisionnement établies par les services
utilisateurs et approuvées par les personnes habilitées ;
Sélection des fournisseurs : appels doffres, fournisseurs agrées,
fichier des conditions fournisseurs (qualité, prix, quantité, délais de
livraison, modes et délais de règlement).
Bons de commandes pré numérotés établis au vu des demandes
dapprovisionnement en au moins deux exemplaires, après
consultation des fournisseurs agrées ;
Signatures autorisées pour les commandes, avec en pièces jointes,
les fiches de consultation ;
- Désignation
- Limitation des engagements
Critères de détermination des quantités commandées.
Relance des fournisseurs pour les marchandises commandées et
non livrées dans les délais.
Mise à jour de la sélection des fournisseurs.
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2. RECEPTIONS
Les réceptions doivent correspondre en qualité et quantité à une commande.
Elles doivent être faites dans les délais et lieux prévus.
Bons de réception pré numérotés en au moins deux exemplaires.
Correspondance entre le bon de réception et le bon de commande.
Contrôle de la quantité matérialisation.
Contrôle de la qualité matérialisation.
Documentation des retours de marchandises.
Informations à fournir.
- Au service achat
- Au magasin de stockage
- A la comptabilité
3. Comptabilité fournisseurs
Les factures sont enregistrées au fur et à mesure de leur réception. La
comptabilité doit être organisée de façon à pouvoir les suivre correctement.
Les originaux des bons de commande, accompagnés des bordereaux de
livraison ou des PV de réception, accompagnés des factures, sont
transmis à la comptabilité.
Mention DUPLICATA sur les doubles.
Enregistrement comptable (compte de tiers, comptes de gestion, TVA
récupérable).
Règlement dans les délais au vu du bon à payer.
Imputation des avances.
Comptabilisation des ristournes.
Références de lenregistrement comptable portées sur la facture.
Le paiement est autorisé sur la base du suivi de l échéancier et les
factures ne sont pas payées deux fois.
Rapprochement bons de commande, bons de réceptions, factures.
- Quantité
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- Qualité
- Prix
- Délais
- Conditions de paiement
Paiement uniquement sur original de factures.
Factures et autres documents annulés lors du paiement par un
cachet « PAYE » avec référence du paiement.
B. PROCEDURES DE LA FONCTION VENTES
1. La validation de la commande
Lacceptation des commandes doit être entérinée par les personnes
habilitées. Ces commandes doivent répondre aux conditions de vente
que lentreprise sest fixées.
Les commandes sont toutes enregistrées et permettent le calcul du
carnet des commandes.
Les conditions sont conformes aux conditions de ventes fixées par
lentreprise.
- Prix
- Détails de livraison
- Moyens de livraison
- Délai de paiement
Le client est solvable : il ny a pas de dépassement du risque
maximum autorisé.
Les nouveaux clients font lobjet dune enquête préalable et leur
inscription est acceptée par une personne autorisée.
Les commandes sont acceptées par les personnes autorisées.
Les bons de commande sont pré numérotés et rédigés en au moins
deux exemplaires.
2. Conditions de livraison
Les marchandises livrées doivent correspondre en qualité et quantité à la
commande. Toutes les marchandises sorties de l entreprise doivent être
facturées
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Les bons dexpédition sont pré numérotés et rédigés en au moins
deux exemplaires.
La facturation est faite dans un délai minimum après l expédition
des marchandises.
Les factures sont pré numérotées et établies en au moins deux
exemplaires ;
Les conditions conclues à la commande sont bien appliquées.
- prix
- quantité
- délais de livraison
- délais de paiement
contrôle arithmétique de la facture.
la facture comporte les factures légales obligatoires.
3. Lenregistrement et suivi des factures clients
Les créances sont enregistrées systématiquement dés leur émission.
les factures sont enregistrées immédiatement après leur édition.
Lenregistrement est chronologique.
La comptabilisation est correcte.
Les créances se dénouent correctement. Les retards de règlement font
lobjet dune surveillance particulière
Il est édité régulièrement une balance des arriérés à confronter
avec le solde réel du client.
Il est mis en place une organisation qui permet le déclenchement
des relances dés que les délais sont dépassés.
Les retards de paiement sont signalés au service commercial dans
léventualité dun blocage des livraisons ultérieures.
Les prorogations de paiement sont acceptées par une personne
autorisée.
Il existe des critères de dépréciation des créances douteuses.
Les écritures en pertes et profits sont dûment autorisées et
doivent répondre aux critères dacceptation par la loi fiscale.
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C. PROCEDURES DE LA FONCTION IMMOBILISATIONS
1. LACQUISITION DES IMMOBILISATIONS
Les investissements doivent correspondre aux besoins de l entreprise
et doivent avoir été acquis dans les meilleures conditions.
Définition précise des besoins de lentreprise sur la base du budget
dinvestissement validé par les personnes habilitées, avec au
préalable ;
Etude de lutilité et de la rentabilité de chaque opération.
Calcul de lenveloppe globale de chaque investissement.
Acceptation des budgets.
2. LA PROTECTION DES IMMOBILISATIONS
La conservation physique et la maintenance technique des
immobilisations doivent faire lobjet dun suivi rigoureux
Procès verbaux de réception des immobilisations.
Nomenclature des immobilisations.
Affectation géographique des immobilisations et suivi de leur
transfert.
Fichier dentretien des immobilisations.
Assurances des immobilisations contre les risques externes.
Suivi de la rentabilité de linvestissement.
Fichier comptable des immobilisations (description, mise en
service, localisation, n° de compte, renseignement financier,
suivi de lentretien, valeur dassurance, amortissements).
3. LE DESINVESTISSEMENT
Les cessions dimmobilisations doivent être effectuées dans des
conditions optimales ; les mises au rebut et les réformes doivent faire
lobjet dun procès-verbal.
Etude de lopportunité du désinvestissement.
Etude des conditions financières par rapport à la valeur nette
comptable.
Autorisations des désinvestissements.
Proposition de mise au rebut.
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Constatation des mises au rebut par un procès verbal en
présence dun membre de la direction.
D. PROCEDURE DES DECAISSEMENTS
Séparation de la fonction décaissements des autres fonctions
(particulièrement de la fonction comptable).
Autorisation des décaissements par nombre limité de personnes
appartenant à dautres services que la trésorerie.
Autorisation délivrée au vu des pièces justificatives.
Mention du paiement et de ses références sur les pièces
justificatives.
Pour les caisses : tout décaissement fait lobjet dune pièce de
dépense pré numérotées extraite dun carnet à souches qui est
accompagné dune demande de paiement complétée par les pièces
justificatives. Identification des bénéficiaires du paiement.
E. PROCEDURE DES ENCAISSEMENTS
1. Fonctionnement
Tout règlement adressé à lentreprise est comptabilisé et faire l objet
dun suivi particulier : le client est roi ;
Les encaissements sont reçus au niveau des caisses- recettes avec
les mentions relatives au client pour éviter toutes confusions ;
Les pièces de règlement sont déposées le plus tôt possible en
banque ou au coffre sil sagit deffets ou par système de ramassage
utilisé par les banques ;
Lendossement est effectué par des personnes autorisées.
Les encaissements font lobjet dune pièce de recette pré
numérotée extraite dun carnet à souches.
2. CONTROLE ET CONSERVATION
Les actifs liquides font lobjet de contrôle d existence et sont Protégés
contre le vol.
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Les carnets de chèques, lettres chèques, carnets d effets, pièces
de recettes et de dépenses non utilisés sont conservés dans un
coffre et font lobjet dun suivi.
Les carnets à souches utilisés sont conservés pendant dix ans.
Les pièces de règlement reçues sont mises en banque directement
par la trésorerie toute autre structure définie dans les procédures
en fonction de lorganisation géographique de l entreprise, après
endos.
Les états de rapprochement de banque sont régulièrement signés
par une personne autorisée.
Les espèces en caisse (espèces+timbres+pièces de recettes ou de
dépenses) sont contrôlées régulièrement et inopinément par une
personne habilitée. Les pièces sont rapprochées du brouillard de
caisse.
Les opérations sont correctement enregistrées en comptabilité et
bien classées ;
Séparation des fonctions entre la trésorerie et la comptabilité
clients ou fournisseurs.
Séparation des tâches entre les personnes chargées de la
rédaction des journaux de trésorerie et celles chargées du
rapprochement de banque.
F. PROCEDURES DES STOCKS
Tous les mouvements de stocks doivent être autorisés et suivis.
Séparément des fonctions entre les personnes qui autorisent les
mouvements (achats, réception, fabrication, ventes, expédition)
et celles qui gardent les stocks.
Mise en place des bons dentrée en magasin (pré numérotés et
en deux exemplaires au moins).
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Les bons sorties du magasin (pré numérotés et en deux
exemplaires au moins) avec indication du code imputation du
demandeur et toutes autres précisions.
Les bons de réintégration au magasin ;
transcription des mouvements sur un journal ou sur un fichier.
Contrôles physiques des véhicules (et du personnel) à la sortie
avec une procédure claire valable pour tout le monde.
Les stocks doivent être protégés à la fois contre les détériorations, fraudes et
contre les dégradations physiques et le gaspillage.
Les emplacements destinés à recevoir les stocks sont suffisants
pour assurer la protection contre les éléments naturels :
humidité, incendie, ventilation, etc.
La superficie des locaux affectés aux stocks est compatible avec
la valeur des marchandises à entreposer : rangement, stockage.
Les locaux affectés au stockage sont nécessairement clôturés.
Laccès aux stocks est réservé aux magasiniers seulement ;
Le personnel affecté au magasin nexerce aucune responsabilité
dans dautres fonctions (réceptions, achats, production,
expédition, ventes, comptabilité).
Les stocks sont suffisamment assurés.
La valorisation correctement établie et bien contrôlée.
Lentreprise doit connaître les existants en stock au moins périodiquement.
Si lentreprise utilise linventaire permanent, des inventaires
physiques tournant doivent être effectués et devront couvrir
dans lexercice la totalité des références.
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Des recherches doivent être faites à la suite de constatations
décarts entre linventaire permanent et linventaire physique
pour les expliquer.
Si lentreprise pratique linventaire intermittent il doit être
effectué au moins une fois par an, le plus prés possible de la
date de clôture de lexercice.
Mette en place des procédures de comptage des stocks ;
Le personnel qui effectue les comptages ne doit pas faire partie
des effectifs du magasin.
Identification des stocks à rotation lente (chaque référence ou
famille darticles devrait se voir attribuer un taux de rotation
maximum) ;
G. PROCEDURES DE RECRUTEMENT ET DE PAIEMENT DU PERSONNEL
Le recrutement doit correspondre aux besoins de l entreprise tant en qualité
quen volume.
1. ORGANISATION DES PROCEDURES
Expression des besoins en personnel des différents services.
Définition de poste.
Méthode de sélection du personnel.
Contrats de travail normalisés.
Acceptation de lembauche par une personne autorisée.
Décision de lembauche transmise au service paie.
Ouverture du dossier individuel.
Dossiers du personnel : renseignements généraux, emplois
antérieurs, selon le cas, recommandations et extrait du
casier judiciaire, contrat de travail.
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2. LETABLISSEMENT DE LA PAIE
Le personnel est payé conformément aux décisions de la direction.
Centralisation des éléments de base de la paie
- Les heures
- Les pièces fabriquées
- Les absences, congés
Contrôle des éléments de base
- Pointeuses
- Rapports de production
- Autorisation dabsence
Application du règlement intérieur, accords d entreprise,
conventions collectives, réglementation du travail.
Séparation des fonctions entre le personnel qui fournit les
éléments de base de la paie et le service paie.
Instructions précises concernant létablissement de la paie :
application des conditions contractuelles et légales.
Approbation de la paie par un responsable : visa sur le
journal de paie.
Instructions précises concernant le calcul des charges
sociales et des taxes sur les salaires.
3. LE PAIEMENT DES REMUNERATIONS
Les paiements correspondent aux bulletins de paie, aux modes de paiement
(espèces, chèques, virements) et aux charges ;
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Séparation des tâches entre le service chargé de
létablissement de la paie et la trésorerie.
Contrôles physiques.
- Distribution inopinée de la paie par un responsable,
- Pointage du journal de paie avec les présents.
Paiement dans les délais des charges sociales et des impôts
sur les salaires.
4. COMPTABILISATION DE LA PAIE
Enregistrement rapide et régulier des différents éléments de la paie.
Note sur lenregistrement comptable de la paie et des charges
sociales.
Rapprochements réguliers entre les comptes, le journal de
paie et les déclarations sociales.
Nous avons vu que le contrôle interne ne se limite pas seulement sur les
aspects financiers et comptables de lorganisation.
En effet, luniversalité des objectifs de laudit interne conduit à analyser tous les
dysfonctionnements notés ou pouvant intervenir dans le fonctionnement
normal de lentreprise : ce sont les relations commerciales, la publicité, toute la
logistique
La fonction production qui prend en compte les installations, la production
c'est-à-dire depuis la conception jus quau produit final, la maintenance, la
sécurité et tout ce qui touche à lenvironnement de l entreprise est pris en
compte pour couvrir lorganisation dans son ensemble. Pour certains cas,
lauditeur doit avoir les connaissances techniques requises pour aller voir sur
terrain, sur les chantiers. Cest pourquoi de plus en plus les équipes d audit sont
composées de personnes de formations diverses et de toutes origines et ceci
est préconisé par les normes professionnelles.
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La fonction informatique : lauditeur informatique, en dehors de sa formation
dinformaticien, il doit avoir les techniques d audit et être formé en
méthodologie pour lui permettre davoir une vision plus globale de l entreprise.
Ses talents lui permettront :
1. Dauditer les centres informatiques dans son sens large, allant de
linformatique de gestion jusquà linformatique industrielle ;
2. De donner son avis sur toute la ligne bureautique ;
3. Dauditer les réseaux informatiques qui exigent de celui ci une
compétence technique assez élevée ;
4. Dauditer les systèmes dexploitation et les applicatifs. Les
informaticiens assistent les autres structures de l entreprise et qui
font souvent appel à eux ;
5. Dauditer les systèmes en développement pour voir comment les
choses sont faites, dégager éventuellement les risques et les voies
pour les solutionner.
Le contrôle interne prévoit actuellement l audit de toutes les fonctions, même
la fonction managériale. Cependant, certaines directions ne connaissent pas
limportance de la fonction audit ou en font une fausse idée et ne donnent pas
leur aval pour une telle mission.
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VIII/ LES SPECIFICITES DU CONTRÔLE INTERNE
Elles sapprécient sous trois aspects :
1/ La dimension culturelle :
Pour bien apprécier le contrôle interne d une fonction, l auditeur interne ne
peut le faire quen se plaçant dans le cadre culturel de l entreprise. On
distingue :
a) celles qui sont jeunes ou en pleine expansion et qui ont pour
préoccupation majeure la conquête de nouveaux marchés, l amélioration
de leur marge. Ce système du contrôle interne est léger ;
b) celles qui sont arrivées à maturité dont les risques sont proportionnels à
limportance des affaires ; les procédures précises et claires jouent un
rôle important dans leur fonctionnement.
La précision des procédures, la clarté de l organisation et l exhaustivité
des informations constituent des éléments indispensables pour
éradiquer ou diminuer les risques.
2/ La dimension universelle :
Le contrôle interne concerne toutes les activités de l organisation ; il se
construit avec les mêmes dispositifs et sapprécie avec les mêmes outils et la
même méthode dans tous les domaines. Cette universalité du contrôle interne
fait écho avec luniversalité de laudit interne puisque le second a pour finalité
dapprécier le premier.
Elle sarticule dans une organisation autour de trois dimensions :
a) Une dimension liée aux objectifs de lorganisation, y inclus les objectifs
stratégiques ;
b) Une dimension liée aux différentes entités de lorganisation ;
c) Une dimension liée aux éléments relatifs à la gestion globale des risques.
3/ La dimension relative :
Le contrôle interne nest pas une fin en soi. Evitons les procédures inutilement
compliquées qui sont des destructrices d efficacité et qui mettent en place des
organisations extrêmement complexes.
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Ce sont ceux qui font le contrôle interne pour le simple plaisir ou qui y sont
contraints qui créent certains dysfonctionnements. Ils ignorent l importance
que devrait jouer réellement le contrôle interne dans l entreprise. Ce genre
dentreprise est caractérisé par des pertes d efficacité, des immobilismes
coûteux
LE CONTRÔLE INTERNE EST LA PROPRIETE DES MANAGERS
IX/ OBSTACLES ET LIMITES
Les obstacles sont liés :
1. Au comportement des dirigeants ;
2. Aux problèmes humains.
Les limites sont liées :
1. Au coût du contrôle ;
2. A la perte defficacité qui peut résulter dun excès de contrôle et à la
collusion.
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