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Cours ST001 C1 Leà On 3

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ST001 C1 : Leçon 3

III – STRUCTURE DU GLOBE TERRESTRE

III-1 Modèle sismologique


III-2 Modèle géochimique et minéralogique
III-3 Modèle thermique
III-4 Modèle dynamique

1
Introduction
Les forages permettent l’étude de la partie superficielle mais ils sont insuffisants car le
forage le plus profond ne dépassent pas 12 km, alors que le rayon de la Terre = 6370 km.
L’intérieur du globe ne peut donc être connu que de manière indirecte,
La connaissance de la structure profonde de la Terre a été révélée d’une manière indirecte
grâce à l’apport de plusieurs disciplines des sciences de la Terre notamment:
La sismologie = étude des séismes naturels et artificiels,
La gravimétrie = étude des variations de g, accélération de la pesanteur,
La volcanologie = étude des volcans et des activités volcaniques,
Le géomagnétisme = étude du champ magnétique terrestre,
La géothermie = étude des répartitions des températures à l'intérieur de la Terre, et des
phénomènes physiques et géologiques qui leur sont liés,
La géochimie = étude de la composition et des propriétés chimiques des roches,
La minéralogie = étude de la composition et des propriétés minéralogiques des roches,
Les études de laboratoire en créant les conditions thermodynamiques régnant à l’intérieur
de la Terre = étude des géomatériaux,
Les études des météorites et des astéroïdes qui se sont formés en même temps que la Terre.
Ne pouvant pas traiter dans le détail, de l’apport de chacune de ces disciplines nous nous
limiterons ici à évoquer brièvement le principe de ces méthodes en donnant leurs principaux
résultats.

III-1 Modèle sismologique


1 – Principe de propagation des ondes sismiques
Lors de séismes naturels (fracture des roches) ou de fortes explosions (nucléaire par
exemple) il y a émission d’ondes sismiques parmi lesquelles :
les ondes P qui traversent tous les milieux
les ondes S qui traversent les milieux solides et qui ne passent pas dans les liquides.
Après chaque séisme, les résultats obtenues concernant les vitesses des ondes P et S en
fonction de la profondeur du globe terrestre sont toujours les mêmes. On les exprime sous
forme de graphe = courbes des vitesses des ondes sismiques en fonction de la profondeur
(fig.1).

2
Fig.1 : Courbes des vitesses des ondes sismiques

Profondeur de la Terre
L’augmentation brutale des vitesses Vp et Vs à certaines profondeurs, (ainsi que leurs
chutes à certains niveaux) veut dire que les ondes P et les ondes S sont passées d’un milieu à
un autre de caractéristiques physiques très différentes et qu’elles ont traversé des limites =
surfaces de discontinuité à l’intérieur de la Terre
Ainsi plusieurs surfaces de discontinuité ont été mises en évidence et qui délimitent, à
l’intérieur de la Terre, de grandes couches plus ou moins concentriques (zones de croissance
des vitesses) dont la nature physique a été affinée par le calcul grâce aux études de
laboratoire.
En effet ces études ont montré que les vitesses Vp et Vs respectives des ondes sismiques P
et S augmentent brutalement en fonction de la profondeur de la Terre, qu’elles dépendent
de trois paramètres du milieu de propagation liés par les relations suivantes:

Vp = 4µ/3 + k Vs = µ
d
d
− µ, coefficient de rigidité, lequel mesure la résistance des roches au changement de forme
(pour les fluides µ = 0, d’où Vs = 0 → S non transmises) ;
− k, coefficient d’incompressibilité, lequel mesure la résistance des roches au changement de
volume;

3
− d, sa densité (ou ρ sa masse volumique).
Signalons qu’en réalité, comme la pression augmente avec la profondeur et que les
matériaux sont compressibles, la densité d doit augmenter avec la profondeur. Cela implique
que plus la vitesse augmente, plus la densité d est croissante et plus les milieux traversés
par les ondes P deviennent plus vite de plus en plus rigides et incompressible (car µ, k plus
vite que d)
Le calcul de µ, k et d a permis de trouver la combinaison qui correspond le mieux à la vitesse
observée lors d’un séisme à différents profondeurs, Ce calcul fait intervenir également la
sismologie expérimentale sur plusieurs matériaux connus dans lesquels la vitesse de
propagation des ondes P et S ont été déterminées.
2 – Structure du globe selon le modèle sismologique
A partir des résultats de ces travaux, nous nous bornerons à esquisser les grandes lignes de
la structure du globe terrestre sous la forme d’un schéma de la figure 2 ci-après montrant
deux catégories de subdivisions parallèlement utilisées pour l’intérieur du globe.

a) - Sur la base des discontinuités majeures des vitesses des ondes sismiques

4
Sur la base des discontinuités majeures mises en évidence par la variation brusque de la
vitesse des ondes sismiques du globe terrestre permet de distinguer de l’extérieur vers
l’intérieur (fig.2) :
La croûte : c’est la couche externe qui représente 1,5% volume de la Terre. Elle est limitée à
la base par la discontinuité majeure de Mohorovicic (dite Moho). Il faut distinguer 2 types de
croûte :
− la croûte continentale, épaisse en moyenne de 35 km (mais dont l'épaisseur peut
atteindre 70 km sous les hautes chaînes de montagnes.
− la croûte océanique, très mince (5 à 8km sous les océans).
Les différences d’épaisseur de la croûte sont étroitement liées aux phénomènes d’isostasie
qui impliquent les différences de la densité des roches (voir TD) .
Le manteau : il représente 82,5 % en volume de la Terre. Son épaisseur est de 2900 km. Il est
limité à la base par la discontinuité majeure de Gutenberg. On peut distinguer au sein de ce
manteau 2 unités :
− le manteau supérieur qui s’etend jusqu'à 670 km.
− le manteau inférieur dont la profondeur est comprise entre 670 km et 2900 km.
Le Noyau : il représente 16% du globe terrestre. Le noyau a une épaisseur maximale de
3300 km. Il comprend :
− le noyaux externe, dont la profondeur est comprise entre 2900 km et 5150 km.
− le noyau interne (ou Graine), dont la profondeur est comprise entre 5150 km et 6370 km.

b) - Sur la base du comportement physique des couches


Lorsqu’on tient compte du comportement physique des matériaux, selon qu’ils se
comportent comme des matériaux rigides ou comme des matériaux «mous», on distingue :
La lithosphère qui est bloc rigide et qui comprend la croûte et la partie sommitale rigide du
manteau supérieur. Son épaisseur varie entre 5 km sous les océans et 100 km au niveau des
continents (fig.3). Sa limite inférieur est marquée par une discontinuité des ondes sismique
dite LVZ (Low Velocity Zone). La densité de la lithosphère se répartit de la façon suivante :
− d =2,7 g/cm3 pour la partie supérieur de la croûte continentale,
− d = 3 g/cm3pour la partie inférieur de la croûte continentale,
− d = 3,2 g/cm3 pour la croûte océanique,
− d = 3,4 g/cm3au niveau du manteau supérieur rigide

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L’asthénosphère qui est une zone «molle» ou «plastique» qui s’étend depuis la limite
inférieure de la lithosphère jusqu’à 670 km de profondeur. Elle est formée du reste du
manteau supérieur dont la partie supérieure est une zone de moindre vitesse des ondes
sismiques (LVZ) située entre 70 et 200 km de profondeur. Sa densité est d’environ 3,3g/cm3.
La mésosphère est un bloc «rigide» ; il est synonyme du manteau inférieur. Sa limite
supérieure (670 km) est marquée par la croissance brutale des vitesses des ondes sismiques
jusqu’à la discontinuité de Gutenberg (2900 km). Sa densité est également croissante avec
cette profondeur en passant de la valeur 3,3 à 5,5 g/cm3
La couche D’’ a été mise en évidence grâce à l’étude détaillé des transmissions des ondes P
lors d’un fort séisme. C’est une zone molle, de 200 à 300 km d’épaisseur comprise entre le
manteau inférieur et le noyau externe. Son rôle est pour l’instant énigmatique.
Le noyau externe est une couche liquide comprise entre la couche D’’ et la discontinuité de
Lehman. Sa densité est croissante avec la profondeur ; elle passe de 9,5 g/cm3 jusqu’à 11,5
g/cm3.
Le noyau interne est une couche solide appelée graine. Sa densité d est égale à 12 g/cm3.

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III-2 Modèle géochimique et minéralogique
1 - Principe
La composition chimique et minéralogique des matériaux à l’intérieur de la Terre est bien
connue pour les premiers 250 km de profondeur de la Terre grâce à l’étude directe :
− des péridotites qui sont des roches autrefois profondes, mais maintenant visibles à la
surface à la suite de leur soulèvement (par le mécanisme d’obduction) et de l’érosion des
terrains qui les cachaient (TD);
− des basaltes et de ses enclaves de péridotites dont le magma est située dans le manteau à
différentes profondeurs (TD).
Au-delà de 250 km la composition chimique et minéralogique est actuellement connue
indirectement par l’étude
− des matériaux en comprimant par exemple les péridotites entre deux cellules de diamant
avec des pressions et des températures équivalentes à celles des différentes zones du
manteau (fig.7).
− des vitesses de transmission des ondes sismiques dans différents matériaux en comparant
les résultats avec les vitesses obtenues lors d’un séisme (TD).
− L’étude des météorites différenciées ainsi que la sismologie expérimentale ont permis de
donner une idée sur la composition chimique du noyau (TD).
2 – Structure du globe selon le modèle géochimique et minéralogique
La croûte
Les constituants principaux de la croûte sont la silice SiO2 (50 à 60% en moyenne) et
d’Alumine (Al2O3) (15 à 16% en moyenne). Pour cela on désigne la croûte sous le nom de
SIAL. Parmi les autres constituants - qu’on a déterminés sous forme d’oxydes - lesquels sont
en beaucoup plus faible pourcentage; on peut citer principalement CaO, MgO, FeO. Ces trois
derniers sont plus abondants dans la croûte océanique et dans la partie inférieure de la
croûte continentale que dans la croûte continentale supérieure (fig.4)
Parce que la proportion de silice y dépasse un certain pourcentage la croûte continentale
supérieure est dite "acide". Et elle constituée principalement de Quartz + Feldspaths +
Pyroxènes.
Parce que la proportion de silice y est inférieure à un certain pourcentage de croûte
continentale inférieure et la croûte océanique dont dites "basiques". Quartz + Pyroxènes +
Oxydes.
La partie superficielle de la croûte continentale supérieure (quelques milliers de mètres) est
constituée principalement de sédiments et de roches sédimentaires métamorphisées à la
base de cette partie mais l’essentiel est formé de roches magmatiques granitiques, d’ou
parfois le nom de croûte "granitique" et de roches métamorphiques.

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Le manteau
Le manteau a moins de silice (40% seulement de sa composition) que dans la croûte; il est
donc très "basique". Il contient une forte proportion de magnésium; d’où l’attribution du
nom SIMA au manteau. Sa partie supérieure est constituée de péridotites et sa partie
inférieure a, probablement, la même composition que le manteau supérieur mais les atomes
sont assemblés selon des structures plus denses (plus compactes) du fait de l’augmentation
de la pression.
Du point de vue minéralogie :
Le sommet du manteau supérieur est constitué d’Olivine + Pyroxènes + Oxydes
La base du manteau supérieur est constituée de Spinelle (Olivine très dense) + Pyroxènes +
Oxydes
Le manteau inférieur est constitué de Pérovskite (Olivine très très dense) + Oxydes

Le noyau
Le noyau interne serait constitué d’élément sidérophiles : beaucoup de fer, nickel, cobalt, or,
platine, etc…;
Le noyau externe ("liquide") serait constitué d’une forte proportion de fer associé à des
éléments légers tels que l’oxygène, le soufre; et un peu de silice.
Fig.5 : Répartition des éléments chimique et des minéraux à l’intérieur de la Terre

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III-3 Modèle thermique
1) – Principe du gradient géothermique
La température croit avec la profondeur. On parle de gradient géothermique qui est égal en
moyenne à 10°C/ km dans les zones stables de la croûte continentale et à 30°C/ km dans les
zones de déformation. Si le gradient était constant en profondeur on aboutirait à une
température très très élevées, incompatible avec l’état solide de la graine.
La production de chaleur interne par la Terre est essentiellement la conséquence de la
désintégration radioactive.
Le flux moyen de la chaleur interne est d’environ 70 mégaWatt par m2 ; soit au total 42,3
TéraWatt (1TW = 1000 Gigawatt). Le flux de chaleur est la quantité de chaleur, en Joule,
traversant l’unité de surface par unité de temps (J./s/ m2 = W./m2 )
Le transport de la chaleur de l’intérieur vers l’extérieur est un processus complexe qui
s’effectue principalement par conduction dans les couches limites thermiques (lithosphère,
limite noyau-manteau) et par convection à l’échelle des temps géologiques dans les couches
capables de se déformer par fluage (manteau, noyau).
L’énergie interne produite par la Terre est la source de tous les phénomènes internes qui s’y
produisent : tectonique des plaques, séismes, volcanisme, variation du champ magnétique
terrestre et du champ de pesanteur.

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Le profil de la température en fonction de la profondeur (appelé gradient géothermique) de
la figure n°6 ci-après a été estimé grâce aux expériences sur les minéraux de hautes
pressions qui ont permis d’une façon indirecte de connaître les températures qui règnent
dans les profondeurs de la Terre.
2) – Répartition de la chaleur à l’intérieur de la Terre
Température interne °C

Profondeur de la Terre en km D’après Jeanloz, 1988

Zone Température profondeur

base de croûte Continentale 0700 °C 0030 km


1000° C 0070 km
base de lithopshère 1350° C 0100 km
limite manteau Inf/Sup. 1600° C 0670 km
limite manteau/noyau 4700° - 5500° C 2900 km
limite noyau/graine 5500° - 7200° C 5100 km
centre de la Terre 6600° ± 1000° C 6370 km

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III-4 Modèle dynamique
1) – Principe de la tomographie sismique
Depuis quelques années on commence à obtenir encore plus de détails sur la structure du
globe, et ce grâce à l’accroissement considérable du nombre de données sismiques
numériques.
Ces données permettent d’établir une tomographie sismique c'est-à-dire une sorte de
scanner des profondeurs de la Terre.
Le principe de la tomographie sismique est basé sur la récupération des résidus des temps
d’arrivée des ondes sismiques qui seront transformés – grâce au recours à l’ordinateur - en
images tridimensionnelles.
Le résidu de temps ∆t = ∆t théorique - ∆t observée = mesure des écarts de vitesse de
propagation des ondes par rapport à une structure moyenne du globe terrestre (fig.7).
Fig .7 : Schéma expliquant le principe de la tomographie sismique

volcan station

∆T1 = ∆T1 théorique - ∆T1 observée = 0


T2 T1
∆T2 = ∆T2 théorique – ∆T2 observée ≠ 0
chambre si ∆T2 < 0 → ∆T2 théorique < ∆T2 observée
magmatique

Temps de parcours dans le milieu réel plus lent que


celui prédit par le modèle de la Terre

Hypocentre du
Séisme

2) – Le profil tomographique
En mettant en évidence de manière détaillée la variation de la vitesse des ondes à l’intérieur
du globe; sachant que les ondes sismiques ralentissent dans les zones chaudes et elles sont
rapides dans les zones froides (fig.8), la tomographie sismique révèle que le manteau n’est
pas homogène et qu’il est, par endroit, anormalement chaud.
Fig .8 : Profil tomographique d’une portion de la Terre au Sud de l’Asie

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Trajet rapide des ondes sismiques
dans un manteau froid

Trajet lent des ondes sismiques


dans un manteau chaud

Vitesse moyenne
Enfoncement d’une plaque
océanique en grande profondeur

3) – Les courants de convection


Dans un milieu déformable, lorsqu'un matériel chaud et peu dense est surmonté par un
matériel froid et plus dense, on observe des mouvements de convection. Cette convection
manifeste des mouvements de matière à l'origine d'un transfert de chaleur. Le matériel
chaud et peu dense s'élève et se refroidit tandis que le matériel froid s'enfonce et
s'échauffe. Une circulation de matière s'organise en cellules de convection.
Fig. 9 : Deux modèles possibles de la circulation de la matière au niveau du manteau
(Philpots, 1990)

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Ainsi, à l'aplomb des dorsales, existent des remontées de matière chaude, tandis qu'au
niveau des zones de subduction se produisent des descentes de matière froide. Ces deux
mouvements inverses constituent des cellules de convection, animant le manteau
4 – La dynamique du noyau
Le noyau externe liquide, en fusion et conducteur, est le siège de mouvements de matière
par courants de convection. Ces mouvements se produisant dans le champ géomagnétique
préexistant ; il en résulte des courants électriques qui, à leur tour, induisent un champ
magnétique et ainsi de suite. Autrement dit, il s’agit là d’une dynamo auto-excitatrice (auto-
entretenue)
Le démarrage de cette "dynamo" ainsi (dans les premiers temps de l’histoire de la Terre, une
fois le noyau formé) a évidemment nécessité l’existence préalable d’un champ magnétique
(le champ initial) dont la naissance reste une énigme.
Le champs magnétique terrestre assure une bonne protection de la planète contre le vent
solaire. De ce fait le dipôle est en réalité déformé par le vent solaire (TD).

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