Oral de Francais
Oral de Francais
Situé à la fin de l’œuvre, le postambule est un texte rhétorique qui ce démarque de la déclaration
des droit de l’homme et du citoyen puisque celui ci ne contient pas de postambule. Ici, Olympe de
Gouges dresse un tableau des relations entre homme et femmes sous l’ancien régime.
Nous nous demanderons comment à travers cette dénonciation virulente de l’ancien régime, Olympe de
gouges démontre la nécessité d’établir de nouvelle loi pour le droit des femmes. Pour répondre à cette
problématique, nous étudierons, dans une première partie de la ligne 1 à 8 le portrait les mœurs
vicieuse sous l’ancien, avant de nous intéresser de la ligne 8 à 19 sur le sort déplorable des femme que
olympe de Gouges décrit et par la suite nous aborderons les différentes solutions proposé par Olympe
de gouges pour corriger les mœurs de la ligne 20.
• Tout d’abord, Olympe de Gouges nous dresse les mœurs vicieuse sous l’ancien régimes
Sous l'ancien régime 1 Complément Critique omniprésence des vices de la
circonstanciel de société de l’ancien regime
temps + emploi de Permet de situer le lecteur dans le temps :
l’imparfait après la révolution où les femmes n’ont pas
« possédait/ avait/ de droit politiques ni possibilité de gagner
voyait » de l’argent par elle même
Vicieux/ Coupable 1 terme péjoratifs Dénonce l’ancien régime : Image dépravée
de la société
Tout 1 répétition pronom Hyperbolise le propos : rien n’était
indéfini épargner
Pourrait 1 conditionnel Suggère une hypothèse à travers une
question de rhétorique : portée
argumentative
Belles/ Aimables + ne... que 3 Adjectif+ négation Montre les seules qualité des femmes de
restrictive l’ancien régimes + ce qui est nécessaire
pour réussir
Forme de mépris : la réussite des femmes
était en fonction de leur beauté : tout n’est
qu’affaire de séduction
; + quand 3 Point virgule+ Marque le rapport entre la cause est la
complément conséquence introduite par la conjonction
circonstanciel de de subordination
temps
Voyait cent fortunes à ses 3 Hyperbole Met en évidence les corruption des mœurs
pieds et le caractère vénal des comportements
humains
Fortune/ Richesse/ 3/5/ Cl argent Illustrer la corruption de la société de
Commerce 6 l'ancien régime + rapport particulier homme
et argent
Si elle n’en profitait pas 3 subordonnée Si elle n’use pas de ces charmes elle est
circonstancielle de incomprise
condition
Alors 5 Connecteur logique Exprime la conséquences, sous l’ancien
régime la richesse était plus important,
aujourd’hui c’est la raison et la philosophie
N’était plus 5 Négation restrictive Mépris dont la femme fait l’objet si elle
refuse de réduire la capacité de séduction
La plus indécente se faisait 5 Formule superlative : Idée que la richesse prévalait sur la
respectée avec de l'or marque contraste+ décence
antithétique avec
« respectée »
Le commerce des femmes 6 Polysémie Relation humaine ou relation charnelle
avec les femmes
Le commerce des 6/7 Jeu sur les temps Le monde à changer donc les relation entre
femmes...plus de crédit imparfait et futur homme et femme ont changé
Industrie reçue dans la 6 Modalisateur Traduisent les condamnation de l’auteure
première classe face au pratique de l’ancien régime
Désormais 7 adverbe Rupture + futur « aura » permet de se
projeter dans un avenir ou les femmes ne
serait plus soumise à l’homme
Perdu/ Corrompus 7/8 Cl perte/ défaut La Révolution ne peux s’achever sans
l’égalité hommes femmes
S'il en avait encore 7 proposition Rejet de commerce : faire fortune grace au
subordonnée charmes devrait laisser les femmes devenir
d'hypothèse + importantes
conditionnel
C ‘est ainsi qu’Olympe De Gouges porte le regard moralisateur sur les mœurs et comportements des
femmes sous l'ancien régime et montre de l’espoir.
• Dans le deuxième mouvement, elle nous évoque le sort déplorable des femmes et décrit leur
condition.
Cependant 8 Connecteur logique Rupture
La raison 8 Groupe nominal Parallèle au lumière : arg logique
Tout autre chemin 9 Métaphore Exprimer le fait qu'il n'y a pas d'autre moyen
pour une femme de parvenir à la richesse
Fortune est fermé à la 9 Allitération en [f] Impossibilité pour les femmes de vivre
femmes
Achète comme l’esclave 10 Comparaison Femme face au hommes contre Esclave face
sur les côtes d’Afrique au maîtres + verbe « achète » parallèle
commerces des femmes/ commerce
triangulaires
Cela vise à choquer le lecteur
? 10 Question rhétorique Il faut ouvrir les yeux
La différence est grande, 10 2 proposition courte L’inégalité hommes femmes et une évidence
on le sait. juxtaposées ( verbe « savoir » + pronom « on » englobe)
Extirper le vice jusque 20 Métaphore botanique Il faut arracher les mauvaise herbe :
dans la racine Reformer les lois injuste
Celle du/ et 20 Pronom démonstratif/ 2 réformes : 1ere concèrne l’argent qui doit
Conjonction de etre pour assuré l’égalité/ 2eme concerne la
coordination répartition équitable des postes dans
« l’administration publique »
•C’est ainsi qu’olympe de gouges démontre la nécessité à établir de nouvelle loi pour le droit des
femmes en s’appuyant sur des arguments émotionnel et rationnel, elle montre le bien fondé des
réformes législatives qu’elle soumet aux députés de l ‘assemblé nationale. Nous pouvons
mettre ce texte en parallèle avec l'adresse aux hommes de Olympe de Gouges où elle fait un appel
direct aux hommes pour qu'ils prennent conscience de leur erreur. Il est intéressant de remarquer que
pour atteindre cette égalité Olympe de Gouges fait appel aux femmes aussi bien qu'aux hommes.
EL 4 : Choderlos de Laclos, De l’éducation des femmes
Le 18E siècle aussi appelé siècle des Lumières et voit émerger un certain nombre de philosophes
et écrivains qui se penchent sur la question de l’égalité entre les êtres humains. Parmi eux Voltaire,
Diderot ou encore Montesquieu tentent d'attribuer une humanité à chaque individu, et pour cela, veillent
a élever intellectuellement le peuple notamment de avec la parution de l’Encyclopédie de Diderot, qui
permet à tous un accès au savoir, et donc, a l’éducation. La question de l’éducation des femmes reste
cependant marginale et va pourtant, captiver un certain nombre de contemporains. Parmi eux, Pierre
Choderlos de Laclos auteur romancier et officier célèbre pour son roman les Liaisons dangereuses
publié en 1752. Par ailleurs, Ce roman épistolaire amorcera une réflexion sur l’émancipation des
femmes qu'il approfondira l'année suivante dans un traite, De l’éducation des femmes, entrepris pour
répondre a un concours en 1783. Ce discours évoque non sans véhémence la soumission des femmes
aux hommes, et l’impossibilité d'une éducation dans une telle situation d’infériorité. Ainsi, il met un point
d'honneur à les interpeller et les inciter a se révolter.
Dès lors nous nous demanderons comment, à travers ce discours accusateur, Laclos enjoint les
femmes a se saisir des possibilités de leur émancipation, condition nécessaire à leur éducation. Dans
son discours, on peut observer un premier appel accusateur envers les femmes de la ligne 1 à 7, suivi
d'une anticipation des réponses des femmes et des solutions adaptées des ligne , puis conclu par une
exhortation à la révolution féminine comme condition nécessaire à l'affranchissement et à l'éducation
des femmes de ligne
•Dans un second temps, il anticipe les réponses exprimées par les femmes.
si 7/14 Anaphore/ condition Critique de la femme apatique et
+ subordonnée passive
circonstancielle + Il envisage les différente possibilité
hypothétique selon leurs réaction : Indigné=
émancipation/ passive= restent
esclaves
Occupation futiles 9 Adjectif péjoratif Mépris de Laclos envers les femmes
sert à faire réagir
Trompeuse promesses 12 Sorte d’oxymore Dénonce les attitudes d ‘un homme,
vicieux et mauvais
Negation syntaxique ne+ Montre les hommes lâches, egoiste qui
renforcée par conjonction ne peuvent pas subvenir au besoins
de coordination « ni » x2 des femmes+ volonté dde domination
Brulez du noble désir 11 Métaphore hyperbolique Met en avant la volonté de ce battre
Question réthorique 14 Homme souhaite maintenir f dans la
soumission obsessive invite f à prendre
conscience et réagir
Vos/ Vous/ Votre 8/12 Déterminant possessif/ Interpellation d’une certaine
pronom 2eme personnes communauté= femmes : pas impliqué,
du pluriel seules pour la révolution
•Ce passage est à la fois un réquisitoire, et un plaidoyer en faveur de la liberté des femmes. Par
ses injonctions adressées aux femmes, les invitant à partir à la conquête de leur autonomie, à entrer en
lutte contre ceux qui les ont soumises Choderlos de Laclos pose les idéaux de liberté concernant les
femmes.
Ainsi, certaines d'entre elles, telle Olympe de Gouges dans sa Dé[Link] Droits de la femme et de
la citoyenne en 1791, répondront plus tard à son appel en écrivant pour gagner leur liberté.
EL 5 : Voltaire, Femmes soyer soumise à vos maris
Le XVIII° remet en question la monarchie absolue, lutte contre l’obscurantisme, l’injustice. Ce siècle qui
a confiance dans la raison et le progrès et cherche à donner accès à la connaissance (L’Encyclopédie
de Diderot) se pose aussi la question de la condition des femmes. Voltaire (1694-1778) est une figure
majeure des Lumières. Cet écrivain-philosophe, auteur notamment de contes philosophiques comme
Candide ou Zadig, a combattu toute sa vie contre l’obscurantisme et les injustices … nottament avec
son livre Affaire Calas. Dans ce texte extrait de Mélanges, il dénonce de façon originale la situation des
femmes dans la société, et l’inégalité dont elles sont victimes. Le récit est rendu vivant par un dialogue
très polémique qui laisse la parole aux idées de La Maréchale de Grancey. Une fois encore, par
l’argumentation indirecte, Voltaire parvient à faire passer ses idées de façon légère et [Link]
maréchale a lu dans les Épîtres de saint Paul :« Femmes, soyez soumises à vos maris. »Elle rencontre
alors un abbé et lui fait part de sa désapprobation.
Nous analyserons comment Voltaire parvient , à travers ce dialogue satirique et les propos de son
personnage, à défendre la condition des femmes du siècle des lumière Dans un premier temps, nous
analyserons l'indignation exprimée par Voltaire face aux épitres de Saint Paul prônant la soumission des
femmes, avant de nous intérésser sur sa remise en cause de cette position en s'appuyant sur des
arguments rationnels. Enfin, nous étudierons comment Voltaire réfute l'argument de la nature humaine
pour justifier l'inégalité entre les sexes...
•Dans ce deuxième mouvement, Mme Grancey revient sur les sacrement du mariage en prenant
le siens comme exemple et insiste sur les infidélité commune.
Je + Quand+promîmes Pronom personnel+ Raconte sa vie : narration récit
Proposition subordonné de personnel+Temps du récit
temps + emploi du passé
simple
Fidèle/ obéir Anthitèse Dénigre le mariage contraste entre une
obligation morale et un simple
engagement ou promesse.
Formule négative Insiter sur l’attitude des époux
Question réthorique Remettre en cause la soummision
féminine dans le mariage
Distinction de l’exclavage et du mariage
Mortelle/ Maladie de Evoque les douleurs des femmes pour
neuf mois/ incommodités amené a la pitié et a la remise en cause
tres desagréable/ tres
grandes douleur/
maladie...
Grossesse/menstruation périphrase
Ne suffit-il pas Question rethorique + Réclamation dénonciation, pointe
négation inconvieniant condition femme ne laisse
pas le temps de repondre, monopolise
la parole
Adverbe de quantité Soummision
Elle s’appuie alors sur des élement de ca vie pour montrer que le mariage est différent de l esclavage.
•Ce texte est un véritable coup d’État. Voltaire s’empare de la condition féminine et dénonce le
fait qu’elle soit déterminer par l’éducation religieuse, par le mariage et les stéréotype.
En rejetant l'idée de la soumission des femmes, Voltaire prend position en faveur de la défense des
droits des femmes. Ce texte illustre bien l’esprit des Lumières et les questions qui animent l’époque.
Voltaire se fait ici le porte parole des revendications des premières féministes, il dénonce les inégalités
et les injustices faites aux femmes.
Dans les Liaisons Dangereuses, les personnages féminins sont soumis aux désirs et aux manipulations
des hommes, qui cherchent à les séduire et à les contrôler pour leur propre plaisir et satisfaction. Cette
représentation peut être vue comme une continuation de la soumission des femmes à leurs maris et aux
normes sociales de l'époque, que Voltaire a remis en question dans son extrait "Femmes, soyez
soumises à vos maris".
AMORCE JEAN LUC LAGARCE : Jean-Luc Lagarce est un auteur, dramaturge, comédien, écrivain et
metteur en scène français reconnu du XX ème. Il est issus d’une famille ouvrière protestante. Au début
des années 1980, sa carrière de metteur en scène est lancée. Toutefois, en 1988, il apprend qu'il est
atteint du sida, il en mourra en 1995. Il s'inspirera de son expérience avec sa maladie et en parlera à
travers ses oeuvres. En effet, c'est le cas avec la pièce de théâtre tragique contemporaine qui s’inspire
de l’absurde Juste la fin du monde qu'il publia en 1990. Dans cette pièce, l'auteur met en scène Louis,
qui retourne après plusieurs années d'absence, annoncer sa mort à sa famille mais sans y parvenir.
Juste la fin du monde, une pièce axée sur la crise familiale et personnelle des protagonistes. Il aborde
alors plusieurs thème comme les regret, la famille, les souvenirs, la solitude, la mort, la dificulté de
communication…
Dans la scène 3 de la première partie, la jeune sœur de Louis, Suzanne, évoque le passé et ses
sentiments vis-à-vis l’absence de son frère sous forme de tirade. C’est le premier tête-à-tête de la pièce.
Nous nous demanderons comment à travers cette tirade, Suzanne exprime à la fois l’amour admiratif et
les reproches qu‘elle éprouve à l’égard de Louis.
•Reproche de Suzanne envers Louis qui a abandonné ca famille
Conséquence de l’absence de Louis pour elle-même « je »
Je 1-7 Anaphore Montre son propre ressentis+ lyrique
Es parti Passé composé Insiste sur le caractère révolu et la
conséquence tragique est énoncée
brutalement « je ne me souviens pas de toi »
Je me suis retrouvée Hyperbole « sans » Sentiment de vide suite au départ
sans rien Importance de Louis pour Suzanne + phrase
négative souligne cela
Je t’oubliai Passé simple Temps du récit définitivement passé, coupé
du présent
Petite/ Jeune 7 Accentue sur sa Montre que Suzanne n’a pas de souvenir de
jeunesse + Répétition son frère
Cherche ses mots
Partis Répetition Suzanne cherche ses mot + accentue sur
l’absence
Tant de temps/ Si / Accentue sur le temps de départ de Louis
longtemps
Conséquence pour les autres et pour Louis lui-même
Ce n'est pas bien Anaphore x6 Suzanne considère le départ de Louis
comme une faute : insistance
Jugement moral : reprocher
Ne dit pas pourquoi
(Elle ne te le dira pas) Parenthèse Fréquent dans le texte : difficulté de
communication
De petits mots, juste des Gradation Suzanne critique les lettres de Louis
petits mots, une ou deux
phrases, rien
Rien Adverbe, rejet Réduit à néant tout
contentement que ces lettres peuvent
procurer
Elliptique Adjectif Langage soutenue pour insister
péjoratif. Suzanne veut se mettre au
niveau de Louis en utilisant un niveau
de langue soutenu
« Parfois tu nous Guillemet Ironie : Suzanne est fière de sa
envoyais des lettres « trouvaille »
elliptiques »
/ Parenthèses, aparté : Suzanne reformule sa pensée, elle
Epanorthose hésite
Et Conjonction de Elle insiste sur la suite (reproche)
coordination
Tu/ Nous Pronom Louis est mis à part
Fausser compagnie Expression péjorative Accusation
Là que ça commence Aphérèse :Il manque une Annonce le début de la phrase
partie de la phrase
Je pensais Imparfait On entre dans la conscience de
Suzanne jeune, on voit son frère
comme elle le voit
Ton métier Nom Référence à la vie professionnelle de
Louis
Cette scène parle de l’absence de Louis, Suzanne cherche ces mots, rectifie et veut s’exprimer avec
précision. Louis est présent mais n’intervient pas et ne répond pas.
EL 7 : Lagarce, Juste la fin du monde, Antoine
Scène 3, deuxième partie. Antoine, son frère, quant à lui, se montre bien plus rancunier et affiche un
certain ressentiment à l'égard du frère aîné, qui lui a laissé un fardeau lourd à [Link]ès la tirade de
Suzanne, plutôt admirative et attachée à son frère Louis revenu après un long moment d'absence,
Dans la pièce, et encore plus visiblement dans le film, Antoine est un personnage impulsif, qui se
présente comme une victime du mépris et du jugement de sa famille. Notion présente dans l'extrait,
dans lequel il revient sur la relation qu'il entretient avec son frère, teintée d'amour et de culpabilité, mais
surtout de rancoeur et de ressentiment. Fin de l'extrait montre une répétition, un ressassement de ces
sentiments.
Nous nous demanderons comment, à travers cette tirade d'Antoine, Lagarce affiche l'enfermement
d'Antoine dans le ressentiment et la culpabilité ?
malheur insurmontable» champs lexical de la tragédie, Louis et sa famille sont arrivés dans
(1-36)/ 1-38: « je fatalité. une situation tragique liée sûrement
t'abandonnais »/ 1-55: à un manque de communication, des
«< malheur »>/ 1-58: relations familiales complexes.
<«<tu nous abandonnas Antoine souffre de la situation en
» / 1-61: « la fatalité silence, ne peut l'exprimer, et explose
dans cette tirade. Renforcé par « je
devais faire moins de bruit, te laisser
la place, ne pas te contrarier » 1. 38
= sacrifice exigé pour son frère Louis.
mais je garde cela Conjonction de coordination Antoine parle de faits passés, il vient
surtout en mémoire + présent d'énonciation + de dire qu'aujourd'hui cela n'avait
nom «< mémoire plus d'importance pour lui, cependant
il y a certaines choses qu'il n'a pas
oubliées = mise en évidence de la
rancœur d'Antoine envers son frère,
qui se souvient des souffrances
passées
nous nous sommes faits pronom réciproques << nous montre la destruction à l'intérieur
du mal à notre tour nous >> même de la famille, liée à une forte
culpabilité, puis à une recherche de
justifications.
C'était de ma faute, ce répétition du terme fort <<< montre la seule responsabilité
ne pouvait être que de faute », et négation restrictive d'Antoine, ce qu'il ressent comme
ma faute une profonde souffrance, un fardeau.
« je devais » Obligation+ guillemet montre sa rancoeur = Antoine se sent
obligé de prendre la place du père,
qui incombait à Louis, l'ainé, avant
son départ. Il accuse donc Louis du
fardeau qu'il a dû porter.
et jouir du spectacle Métaphore De son sentiment d'exclusion à un
spectacle.
On devait m'aimer trop Antoine parle alors de l'amour que sa
puisque on ne t'aimait famille portait à Louis et qu'Antoine,
pas assez »: lui, était mis de côté, et n'avait pas
assez d'amour. Antoine utilise l'ironie
afin de faire comprendre sa douleur à
son frère qui a pris sa place dans les
cœurs de sa famille. Forme
d'antiphrase, car Antoine a bien
insisté sur l'amour porté à Louis par
sa famille.
on voulut me reprendre Antoine parle de l'attention que sa
alors ce qu'on ne me famille pensait lui porter et que lui ne
donnait pas ressentait pas, ils se sont sentis
coupables de se préoccuper
seulement d'Antoine et ont donc
culpabilisé et reporté leur amour sur
Louis. Antoine voit cela comme une
mascarade en insinuant qu'il n'a pas
reçu d'amour particulier ou du moins
jamais au détriment de Louis, et vit
une véritable injustice.
sourire >> << jouer >> champ lexical de la joie ou ou impression d'un retour en arrière, un
<< satisfait» «comblé de l'enfance souvenir d'enfance. On pourrait
penser qu'Antoine se remémore les
bons moments, en réalité, il feignait
cette joie, et était contraint de
paraitre heureux, contrairement à
son frère qui passe pour une victime.
Le ressentiment d'Antoine est ici à
son apogée.
alors que toi Opposition Il semble que le malheur ne peut être
attribué qu'à une seule personne,
Louis, et qu'Antoine est ainsi privé de
l'expression de ses souffrances.
Et lorsque tu es parti, gradation grâce à des accentuer l'abandon que subit
lorsque tu nous as synonymes Antoine.
quitté, lorsque tu nous
abandonnas
Je ne sais plus quel mot Antoine affirme ne plus se souvenir
définitif tu nous jetas à la des mots de son frère à travers la
tête négation partielle, cependant
l'adjectif "définitif' lui permet d'insister
sur l'impact de ce départ, renforcé à
travers la gradation qui précède.
Encore Adverbe Antoine montre à Louis le poids des
responsabilités qui lui a été transmis
après son départ. illustre une histoire
qui se répète
•Enfin, cette tirade, qui est d'ailleurs coupée, et qui se prolonge pour ressasser les mêmes idées
montre l'absence de Louis comme un fardeau sur les épaules d'Antoine, qui est contraint d'être le
responsable de toute chose, la difficulté pour lui d'exprimer ses souffrances, à cause du statut de victime
que Louis s'est forgé, la rancoeur donc, le ressentiment envers ce frère qui les a abandonnés, abandon
qu'il lui reproche. On retrouve donc de la culpabilité forcée, mais aussi de la jalousie. Un enfermement
dans une alternance entre l'amour fraternel et la haine, l'opposition et le lien. Antoine se place comme
victime, mais revient finalement à sa place, même s'il s'agit d'une fin ironique qui n'exprime pas ses
réels sentiments.
Lien possible avec le mythe d'Abel et Caïn, mythe biblique qui explique que ces deux frères, fils d'Adam
et Eve, ont un tragique destin. Cain tue son frère car Dieu a préféré son offrande, premier meurtre de
l'humanité.
EL 8 : Lagarce, Juste la fin du monde, Epilogue
L’épilogue est la dernière partie de l’œuvre et joue le rôle de conclusion sous la forme d’un monologue.
Louis nous fait part d’un souvenir. En effet la pièce de théâtre s'achève sans que Louis n'ait révélé à sa
famille sa maladie.
Nous nous demanderons comment à travers cet épilogue déroutant qui semble faire entendre une voix
venu d’outre tombe, Lagarce crée une métaphore de la vie de Louis et de la pièce.
•Tout d’abord, L’épilogue s’ouvre sur l’annonce de la mort de Louis par lui même
/ Figure de la Annonce de sa mort qui est déjà venu, il
prosopopée parle depuis la mort c’est une voix d’outre
tombe, la narration est posthume
Après(Rupture)/ 1...4 Repère temporel/ Situe de manière de plus en plus précise
Quelques mois/ Plus Complément dans l’épilogue, tout en cherchant la date
tard/ Une année circonstanciel de exacte + perdu dans le temps
temps
Je fais/ Je pars/ Je ne 1/2 Emploi du présent Crée un trouble, louis revient comme un
reviens/ Je meurt fantôme. Action déjà passer : gradation
/ 1...4 Parataxe Rythme ponctué, il n’y a pas d’exclamation, il
est calme
Ne reviens plus + jamais 3 Négation + adverbe Accentue sur le fait de ne plus revenir
fort
Louis est dans une temporalité tragique : la mort l’attend à la fin
Louis évoque alors un souvenir qui mène à l’érence et a la solitude dans le deuxième mouvemnt
Souviens 5 Présent de l’indicatif Se rattache au passé pour que le présent
soit moins douloureux
Encore 5 Adverbe Plusieurs souvenirs affluent
Après j’en aurai fini 6 Phrase simple en Le souvenir fait figure de dernier sursis : se
aparté présente comme testamentaire. +ajoute
quelque chose car il ne veut pas déranger,
mais sent que c’est important
L’été/ La nuit/ La 7/8/9 Groupe nominal Détail significatifs : enrichissent le souvenir
montagne/ Le sud de la
France
Perdu 9 Participe passé Montre qu’il est déboussolé : ère sans but
précis
Rapport à la mort
Voie ferrée 10 Groupe nominal Symbolise la rapidité, la ligne droite vers la
mort renforcé par «plus court », il veut
passer vite, choisir un choix rationel
Aucun train n’y circule/ 13 Phrase complexe Idée du suicide écartée : ici il n’a peur de
Je ne risque rien rien, rien ne peut le tuer. La solitude de
louis ici fait référence à sa solitude dans
toute la pièce.
Liberer
Et c'est ainsi que je me 14 Segment de phrase En faisant cette balade, il va se retrouver
retrouverai avec lui-même, dans la solitude
L'entrée d'un viaduc 15 Groupe nominal Traversée « immense» chemin vers la mort,
Immense passerelle vie et mort
Domine 16 Présent :description Montre coté imposant, peut montrer que
dans ce souvenir, il était libéré, mais la mort
va le libérer également
À égale distance du ciel 18 Allégorie La terre fait référence à l’espace des vivant
et de la terre et le ciel à celui des mort. La vie et la mort :
abstrait / ciel et terre : concret
Et c’est cela que je 20 Aparté Difficulté à avouer ce qu’il veut dire, à avouer
voulais dire ce qu’il a dans le cœur
Le cri
Grand, beau cri, long, 21/22 Adjectif mélioratifs, montre qu’il veut se libérer : de la fatalité de
joyeux cri la mort, de sa famille, de la peur. Il en a
besoin, c’est quelque chose qui lui tient à
cœur.
Bonheur 23 Nom commun Renforce l'idée de nécessiter de crier.
Hurler une bonne fois 24 Groupe verbal infinitif Veut vraiment pousser ce cri de liberté, une
dernière fois avant d'en avoir fini
Espoir vain
Mais je ne le fais pas 25 groupe verbal introduit Montre qu'il n'a pas le courage de le faire, il
par adverbe se l'interdit, peut être qu'il n'en vaut
d'opposition plus la peine, que c'est inutile à présent.
Déception + Regret
Je ne le fais pas, je ne 25/26 Epanorthose Mélange entre les temps, montre l'occasion
l'ai pas fait ratée, il se souvient donc d'un souvenir de
déception.
Fin du souvenir
Je me remets en route 27 phrase simple Fin du souvenir triste, résumé de sa vie.
avec seul le bruit de mes Meurt dans la solitude et la déception. +
pas sur le gravier Solitude renforcer par le silence avec les
« bruit de pas »
Ce sont des oublis 28 phrase complexe= Met en valeur l’oubli, même après sa mort, il
comme celui-là que je métaphore de l’échec s'en veut de ne pas avoir effectuer sa
regretterai dernière volonté : il regrette plus de ne pas
avoir crier que d’avoir annoncer sa mort à
ces proches
L'épilogue constitue bien le dénouement tragique de la pièce. La parole solitaire de Louis vient achever
le drame par l'annonce de la mort du héros par lui-même. L'itinéraire rejoue la mort, la solitude et
comme dans le prologue, Louis délivre une confidence lyrique, faute de pouvoir dire, Louis dit
poétiquement l'impossibilité de dire.
EL 9 : Corneille, Horace
Au XVIème siècle, de nombreuses pièces mettent en scène des intrigues où se mêlent affrontements
familiaux et sentimentaux. C'est notamment le cas chez le dramaturge français Corneille et plus
précisément dans la pièce Horace publiée en 1640 qui s'inspire de l'histoire racontée par Tite-Live Rome
et Albe sont en guerre depuis un long moment. Pour mettre fin à cette guerre, trois champions de
chaque ville s'affrontent: les Horace et les Curiace.
Dans cet extrait de l'acte IV, scène 5, Horace le romain, frère de Camille vient d'achever le combat en
tuant l'unique survivant Curiace, qui n'est autre que le fiancé de sa soeur Camille. Alors qu'il s'attend à la
reconnaissance de sa sceur car il a accompli un exploit en honorant sa patrie, il reçoit sa malédiction.
Cette demière, qui aimait Curiace fait donc passer son coeur avant le devoir patriotique Cet extrait se
caractérise par un affrontement tragique et un déchaînement de la passion dans la mesure où Camille
refuse de célébrer la victoire de son frère et exige le droit de pleurer son fiancé.
Cette scène voit l'affrontement entre Horace, noble romain qui a vaincu les Curiaces et qui est le seul
survivant du combat, et Camille, sa sœur, qui était fiancée à l'un des Curiaces, déclarés ennemis de
Rome du fait de la guerre. Camille refuse de célébrer la victoire de son frère et de sa patrie Rome et
exige le droit de pleurer son fiancé Curiace.
Nous nous demanderont comment à travers cet affrontement fraternel tragique, le dramaturge Corneille
met en scène le dilemme entre honneur familiale et passion amoureuse.
• Tout d’abord, Horace reproche violemment à Camille de penser à Cuirace au lieu de l’honneur
de Rome
O mon cher Curiace ! 1 Phrase exclamative Camille répond aux propos victorieux de
lyrique avec Ô son frère par la plainte et la louange de son
fiancé, ennemi tué par Horace.
Indigne/ Insupportable Vocabulaire violent+ Plainte de Camille prise comme un offense
Audace/ Ardeur phrase exclamative
Criminelle/ Vengeance
Je+ ta/ton opposition des pronoms L'opposition des personnages
+ déterminants
Amour/ Cœur/ Passion/ champ lexical de la Horace reproche à Camille ses sentiments
Désirs/ Soupir/ Flammes passion
Cœur + Bouche Répétition Reproche à Camille à la fois ses sentiments
et son audace de les exprimer trahison de
sa famille et de sa patrie
Suis moins/ne me fais verbes à l'impératif On passe de phrases exclamatives qui
plus rougir/ Bannis-les/ expriment l'indignation à des phrases
Songe injonctives qui expriment un ordre ou une
défense
Horace se montre comme supérieur
Qu’ils soient Subjonctif présent à Idée d’autorité du frère sur la sœur. Horace
valeur d’orde se voit comme trahis
Ton unique entretien Adjectif Absence totale de mesure et de
compréhension d'Horace +
« Unique » : rejette toute possibilité pour
Camille
Ainsi dans ce premier mouvement on remarque que Horace ordonne ça sœur d'étouffer sa passion et
d'être loyale envers lui et Rome en se réjouissant de sa victoire
•En outre Camille, répond avec une égale violente dans le mouvement deux, elle va renier son
lien fraternel pour mettre son amour au dessus de la loyauté
•Camille reproche à son frère d'avoir tué son fiancé, elle devient de plus en plus folle de rage,
malgré les menaces de son frère, elle continue à lui faire des reproches.
Nous pouvons rapprocher cette œuvre avec la pièce tragique Le Cid de Corneille publié en 1636, on
retrouve également un dilemme entre l’honneur familiale et l’amour. Rodrigue, le héros de la pièce, tue
en duel le père de Chimène, son amante, pour venger l'honneur de son propre père qui avait été insulté
par celui-ci. Chimène doit alors faire face à un dilemme : choisir entre son amour pour Rodrigue et le
devoir de venger la mort de son père, qui est un affront à l'honneur familial.
EL 10 : Cendrillon, Pommerat
Nous nous demanderons comment à travers cette scène d’exposition, Pommerat met à l’honneur les
notions universelle du deuil et de la parole en créant un quiproquo ?
adverbe de
souvent situation de répétition
fréquence
complément
marque une rupture: on a quelque
un jour circonstanciel de
chose de plus soudain, grave
temps
parole rapporte « on »:
incompréhension entre mère et fille
discourt indirect Marque une sorte de fatalité elle subit
cette annonce ( au théâtre pas ou peu
de discours indirect)
répète à 3
tu pourras pas en vrai quiproquos : mensonges
reprise
Le XXe siècle marque un renouveau des genre littéraire avec l‘apparition de l’autobiographie et de
l’autofiction. Marcel Proust, écrivain français est considéré comme l'une des figures les plus importantes
de la littérature moderniste et va s’imposer les genre autobiographique. Comme on le retrouve dans son
œuvre « À la recherche du temps perdu » qui explore les thèmes comme la mémoire, le temps,… On
peut également constater dans un autre volume de la Recherche « Sodome et Gomorrhe », rappelant
les villes biblique. Dans un extrait, l'auteur décrit un souvenir double, d'abord la balade auprès de sa
grand-mère dans son enfance, puis le retour sur ses traces une fois adulte. Force est de constater la
passion avec laquelle il décrit la nature, et le tableau qu'il offre à notre vue.
Ainsi, nous nous demanderons comment, à travers le récit nostalgique d’un souvenir d’enfance Marcel
Proust nous dépeint le spectacle du printemps
Nous pouvons voir dans un premier temps, de la ligne 1 à 4, l'introduction du souvenir d'une balade aux
côtés de sa grand-mère, avant de voir l'éloge de la nature qu'il opère, de la ligne 4 à 12, pour finir sur un
tableau plus contrasté, caractéristique d'une journée de printemps
• Intro souvenir d’enfance au près de sa grand mère
Je partis me promener 1 Verbe au passé simple Décrit ses impressions de redécouverte du lieu
seul vers cette grande puis imparfait grâce à l'emploi du passé simple qui marque une
route que prenait la action, puis une opposition avec ses Souvenirs
voiture de Mme de grace à l'utilisation de l'imparfait pour décrire avec
Villeparisis précision ses sentiments et les détails de la scène
Seul/ Avec ma grand- 1/ Opposition entre Nous pouvons penser que sa grand-mère est
mère 2 souvenir passé et décédée. besoin d'y retourner pour faire son deuil
impressions
Jadis ne pouvait 3 Langage soutenu Adverbe de tps « jadis » = autrefois : Absence de
marcher deux pas l'adverbe de négation « pas» souvenir
sans se crotter
Jadis 3 Adverbe soutenu = Autrefois
Évoque d'un souvenir passé, d'il y a longtemps :
souvenir d'enfance
Que le soleil qui brillait 2 Assonance en « é » Répétition du même son à la fin des mots :
n'avait pas séchées intensifie les particularités que possède la nature,
et ses caractéristiques sublimes telle que les
rayons du soleil, l'auteur éprouve un sentiment
d'admiration profond pour cette nature
Prenait / Allions/ 1. Omniprésence imparfait Évoque les souvenirs avec précision
Brillait/ Faisaient/ .. à valeur descriptive
Pensait/ Pouvait 3
Mais 3 Conjonction de Marque une rupture entre deux endroits, l'auteur
coordination est envahi par des sentiments nouveaux qu'il
redécouvre à travers son âge adulte
Dès que je fus arrivé à 3/ Proposition subordonnée Valeur de complément circonstanciel de temps
la route 4 circonstancielle Marque une rupture et l'éblouissement commence
temporelle lorsqu'il arrive à la route, qui lui remémore des
souvenirs
Je partis/ Je pensais/ 3/ Omniprésence du Montre le point de vue interne de la scène, l'auteur
Je fus 4 pronom personnel « Je » nous décrit ses sentiments avec une précision
impressionnante nous permettant de ressentir ses
sentiments et de nous imaginer la scène comme si
on en faisait partie