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Suites numériques : définitions et propriétés

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Cours-1) Suites numériques et récurrence TS

Réviser ses gammes page 11 exercices 1 et 2


I) Rappels
Suites arithmétiques : Suites géométriques :
1) Définition : 1) Définition :
On dit que la suite (𝑢𝑛 ) est arithmétique lorsqu'on peut On dit que la suite (𝑢𝑛 ) est géométrique lorsqu'on peut
trouver un nombre r tel que pour tout entier naturel n on a : trouver un nombre q tel que pour tout entier naturel n on a :
𝑢𝑛+1 = 𝑢𝑛 + 𝑟 𝑢𝑛+1 = 𝑞𝑢𝑛
r est alors appelé raison de la suite arithmétique. q est alors appelé raison de la suite géométrique.
2) Propriétés admises : 2) Propriétés admises :
Si (𝑢𝑛 ) est une suite arithmétique de premier terme 𝑢0 et de Si (𝑢𝑛 ) est une suite géométrique de premier terme 𝑢0 et
raison r alors pour tous entiers naturels n et p, on a : de raison q alors pour tous entiers naturels n et p on a :
𝑢𝑛 = 𝑢0 + 𝑛𝑟 ou 𝑢𝑛 = 𝑢𝑝 + (𝑛 − 𝑝)𝑟 𝑢𝑛 = 𝑢0 𝑞𝑛 ou 𝑢𝑛 = 𝑢𝑝 𝑞 𝑛−𝑝
3) Somme de termes consécutifs : Somme de termes 3) Somme de termes consécutifs : 𝑞 ≠ 1
consécutifs d'une suite arithmétique : Somme de termes consécutifs d'une suite géométrique :
𝑖=𝑛 𝑖=𝑛
𝑢0 + 𝑢𝑛 1 − 𝑞𝑛+1
∑ 𝑢 𝑖 = 𝑢0 + 𝑢1 + 𝑢2 + ⋯ + 𝑢𝑛 = × (𝑛 + 1) ∑ 𝑢𝑖 = 𝑢0 + 𝑢1 + 𝑢2 + ⋯ + 𝑢𝑛 = 𝑢0
2 1−𝑞
𝑖=0 𝑖=0
premier terme+dernier terme 1−qnombre de termes
∑𝑖=𝑛
𝑖=0 𝑢𝑖 = × (nombre de termes) ∑𝑖=𝑛
𝑖=0 𝑢𝑖 = premier terme ×
2 1−𝑞

𝑛(𝑛+1)
∑𝑖=𝑛
𝑖=0 𝑖 = 1 + 2 + 3 + ⋯ + 𝑛 = 2
Cas particuliers :
1−𝑞 𝑛+1
∑𝑖=𝑛 𝑖 2 3 𝑛
𝑖=0 𝑞 = 1 + 𝑞 + 𝑞 + ⋯ + 𝑞 = 1−𝑞

II) Suites monotones :


1) Définitions :
Définition du sens de variation d'une suite : Soit (𝑢𝑛 )𝑛≥0 une suite.
• On dit que (𝑢𝑛 ) est croissante lorsque, pour tout entier naturel n, 𝑢𝑛+1 ≥ 𝑢𝑛
• On dit que (𝑢𝑛 ) est décroissante lorsque, pour tout entier naturel n, 𝑢𝑛+1 ≤ 𝑢𝑛
• On dit que (𝑢𝑛 ) est monotone lorsqu'elle est croissante ou décroissante ou constante
• On dit que (𝑢𝑛 ) est constante lorsque, pour tout entier naturel n, 𝑢𝑛+1 = 𝑢𝑛

12
26
10 24
8 22
20
6 18
4 16
14
Illustration : 2 12
0 10
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 8
-2 6
-4 4
2
-6 0
-8 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
suite monotone car décroissante suite monotone car croissante

2) Etudier les variations d’une suite


Propriété 1 : valable pour toutes les suites
Si pour tout entier naturel n on a 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 ≥ 0 alors la suite (𝑢𝑛 ) est croissante
Si pour tout entier naturel n on a 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 ≤ 0 alors la suite (𝑢𝑛 ) est décroissante
Exemple 1 : calculer les termes d’une suite et étudier ses variations
1) Soit la suite (𝑢𝑛 ) définie par 𝑢𝑜 = 2 et pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛+1 = 𝑢𝑛 − 𝑛2
a) Calculer 𝑢1 , 𝑢2 et 𝑢3 .
𝑢1 = 𝑢0 − 02 = 2 − 0 donc 𝑢1 = 2 𝑢2 = 𝑢1 − 12 = 2 − 1 donc 𝑢2 = 1
𝑢3 = 𝑢2 − 22 = 1 − 4 donc 𝑢3 = −3

b) Etudier la monotonie de (𝑢𝑛 ). 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 = −𝑛2 ≤ 0 donc (𝑢𝑛 ) est décroissante


2) Soit la suite (𝑣𝑛 ) définie pour tout 𝑛 ∈ ℕ par 𝑣𝑛 = 2𝑛2 − 12𝑛 + 13.
a) Calculer 𝑣0 , 𝑣1 et 𝑣2 . 𝑣0 = 13, 𝑣1 = 3 et 𝑣2 = −3 attention 𝑣3 = −5 𝑣4 = −5 𝑒𝑡 𝑣5 = 3
b) Etudier la monotonie de (𝑣𝑛 ). non monotone 𝑣𝑛+1 − 𝑣𝑛 = 4𝑛 − 10
3𝑛−1
3) Soit la suite (𝑤𝑛 ) définie pour tout 𝑛 ∈ ℕ, par 𝑤𝑛 = 𝑛+2
1 2 5
a) Calculer 𝑤0 , 𝑤1 et 𝑤2 . 𝑤0 = − 2 𝑤1 = 3 𝑒𝑡 𝑤2 = 4
b) Etudier les variations de (𝑤𝑛 ).
3(𝑛 + 1) − 1 3𝑛 − 1
𝑤𝑛+1 − 𝑤𝑛 = −
𝑛+1+2 𝑛+2
3𝑛 + 3 − 1 3𝑛 − 1
𝑤𝑛+1 − 𝑤𝑛 = −
𝑛+3 𝑛+2
3𝑛 + 2 3𝑛 − 1
𝑤𝑛+1 − 𝑤𝑛 = −
𝑛+3 𝑛+2
(3𝑛 + 2)(𝑛 + 2) − (3𝑛 − 1)(𝑛 + 3)
𝑤𝑛+1 − 𝑤𝑛 =
(𝑛 + 3)(𝑛 + 2)
(3𝑛 + 8𝑛 + 4) − (3𝑛2 + 8𝑛 − 3)
2
𝑤𝑛+1 − 𝑤𝑛 =
(𝑛 + 3)(𝑛 + 2)
3𝑛 + 8𝑛 + 4 − 3𝑛2 − 8𝑛 + 3
2
𝑤𝑛+1 − 𝑤𝑛 =
(𝑛 + 3)(𝑛 + 2)
7
𝑤𝑛+1 − 𝑤𝑛 = >0 Donc pour tout entier n 𝑤𝑛+1 > 𝑤𝑛
(𝑛 + 3)(𝑛 + 2)
(𝑤𝑛 ) est strictement croissante ➔ fastidieux
Gamme 4 page 11
Propriété 2 : uniquement pour les suites définies de manière explicite :
Soit f une fonction définie sur [0; +∞[ et (𝑢𝑛 ) une suite définie par 𝑢𝑛 = 𝑓(𝑛)
• Si f est croissante sur [0; +∞[ alors la suite (𝑢𝑛 ) est croissante.
• Si f est décroissante sur [0; +∞[ alors la suite (𝑢𝑛 ) est décroissante.

Exemple 2 : déterminer les variations d’une suite définie de manière explicite


Pour quelles suites définies dans l’exemple 1, peut-on appliquer cette méthode ? pour les suites (𝑣𝑛 ) et (𝑤𝑛 )
Refaire l’étude des variations de la suite (𝑤𝑛 ), en utilisant la propriété 2.
3𝑛−1 3𝑥−1
𝑤𝑛 = donc on utilise la fonction f définie sur [0; +∞[ par 𝑓(𝑥) = On a bien 𝑤𝑛 = 𝑓(𝑛)
𝑛+2 𝑥+2
3(𝑥 + 2) − (3𝑥 − 1) × 1
𝑓 ′ (𝑥) =
(𝑥 + 2)2
3𝑥 + 6 − (3𝑥 − 1)
𝑓 ′ (𝑥) =
(𝑥 + 2)2
3𝑥 + 6 − 3𝑥 + 1
𝑓 ′ (𝑥) =
(𝑥 + 2)2
7
𝑓 ′ (𝑥) = > 0 Donc f est strictement croissante sur [0; +∞[.
(𝑥 + 2)2
donc la suite (𝑤𝑛 ) est strictement croissante
Gammes 6 et 7 page 11 + 2 exos révisions (QCM et Vrai / faux)
III) Suite majorée, minorée, bornée
1) Définitions et illustrations :
Définitions Interprétations graphiques
La suite (𝑢𝑛 ) est dite majorée s'il existe un
nombre réel M tel que pour tout entier naturel n
on a :
𝑢𝑛 ≤ 𝑀 (ou 𝑢𝑛 − 𝑀 ≤ 0)

Le nombre M est un majorant de la suite (𝑢𝑛 )


La suite (𝑢𝑛 ) est dite minorée s'il existe un
nombre réel m tel que pour tout entier naturel n
on a : 𝑢𝑛 ≥ 𝑚.
(ou 𝑢𝑛 − 𝑚 ≥ 0)
Le nombre m est un minorant de la suite(𝑢𝑛 )

La suite (𝑢𝑛 ) est dite bornée lorsqu'elle est à la


fois minorée et majorée.

Remarques :
• Si une suite est majorée par un nombre M, alors tous les réels supérieurs à M sont aussi des majorants.
• Si une suite est minorée par un nombre m, alors tous les réels inférieurs à m sont aussi des minorants.
• Une suite croissante est minorée par son premier terme.
• Une suite décroissante est majorée par son premier terme.

Exemple 3 : démontrer qu’une suite est bornée de manière algébrique


5𝑛+1
1) On considère la suite (𝑢𝑛 ) définie par 𝑢𝑛 = 𝑛+1 pour 𝑛 ≥ 0.
a) Démontrer que la suite est minorée par 1 et majorée par 5.
5𝑛+1 5𝑛+1−𝑛−1 4𝑛
* Pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 − 1 = −1= = 𝑛+1 ≥ 0 donc 𝑢𝑛 − 1 ≥ 0 et 𝑢𝑛 ≥ 1.
𝑛+1 𝑛+1
(𝑢𝑛 ) est bien minorée par 1.
5𝑛+1 5𝑛+1−5𝑛−5 −4
* Pour tout 𝑛 ∈ ℕ 𝑢𝑛 − 5 = −5= = 𝑛+1 ≤ 0 donc 𝑢𝑛 − 5 ≤ 0 et 𝑢𝑛 ≤ 5
𝑛+1 𝑛+1
La suite est bien majorée par 5.
La suite est donc bornée.

b) Donner sans faire de calculs un autre minorant et un autre majorant de (𝑢𝑛 ).


–2 est un autre minorant et 6,5 est un autre majorant.

c) Démontrer qu'elle est monotone.


5𝑥+1
Soit f la fonction définie sur [0; +∞[ par 𝑓(𝑥) = 𝑥+1
5(𝑥 + 1) − (5𝑥 + 1) × 1
𝑓 ′ (𝑥) =
(𝑥 + 1)2
5𝑥 + 5 − 5𝑥 − 1
𝑓 ′ (𝑥) =
(𝑥 + 1)2
4
𝑓 ′ (𝑥) = (𝑥+1)2 > 0 donc f est strictement croissante sur [0; +∞[ donc (𝑢𝑛 ) est strictement croissante.

On peut aussi étudier le signe de 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛

Méthode :
• Pour démontrer qu'une suite (𝑢𝑛 ) est majorée par un nombre M, il faut démontrer que pour
tout entier n, 𝑢𝑛 − 𝑀 ≤ 0
• Pour démontrer qu'une suite (𝑢𝑛 ) est minorée par un nombre m, il faut démontrer que pour
tout entier n, 𝑢𝑛 − 𝑚 ≥ 0
Exercices suites bornées
IV) Raisonnement par récurrence.
1) Illustration :
Question : Quelles sont les deux conditions pour que tous les dominos se renversent ?
Réponse : on renverse le 1er domino et on s'assure que chaque domino renverse le suivant.

2) Principe du raisonnement par récurrence :


Pour démontrer qu'une propriété est vraie pour tout entier n à partir d'un certain rang n0 (souvent égal à 0),
il suffit de :
• Vérifier que la propriété est vraie au premier rang n0 ; (initialisation)
• Montrer que si la propriété est vraie pour un rang quelconque p alors elle est vraie aussi pour le rang
𝑝 + 1. (hérédité)

Exemple 4 : faire un raisonnement par récurrence


Soit (𝑢𝑛 ) la suite définie par : 𝑢𝑜 = 2 et pour tout n de ℕ, 𝑢𝑛+1 = 3𝑢𝑛 − 2.
1) a) Que peut-on conjecturer quant au sens de variation de (𝑢𝑛 ) ?
𝑢1 = 4 , 𝑢2 = 10 et 𝑢3 = 28 : semble croissante
b) Démontrer par un raisonnement par récurrence la conjecture faite sur les variations de la suite (𝑢𝑛 ).
Il faut démontrer que pour tout entier n, 𝑢𝑛+1 ≥ 𝑢𝑛 :
• Initialisation : pour 𝑛 = 0,
𝑢0 = 2
} donc 𝑢1 ≥ 𝑢0 Donc la formule est vraie pour 𝑛 = 0.
𝑢1 = 4

• Hérédité :
On suppose qu'il existe un entier p pour lequel la propriété est vraie : 𝑢𝑝+1 ≥ 𝑢𝑝 .
Il faut démontrer que dans ce cas, elle est aussi vraie pour 𝑝 + 1, c'est à dire que 𝑢𝑝+2 ≥ 𝑢𝑝+1.

𝑢𝑝+1 = 3𝑢𝑝 − 2
On a {
𝑢𝑝+1 ≥ 𝑢𝑝
𝑢𝑝+1 ≥ 𝑢𝑝
Donc 3𝑢𝑝+1 ≥ 3𝑢𝑝
Donc 3𝑢𝑝+1 + 2 ≥ 3𝑢𝑝 + 2
donc 𝑢𝑝+2 ≥ 𝑢𝑝+1 donc la propriété est vraie au rang 𝑝 + 1.

• Conclusion :
La propriété est vraie au rang 0 et elle est héréditaire donc d'après le principe de récurrence, pour tout entier n,
𝑢𝑛+1 ≥ 𝑢𝑛
La suite (𝑢𝑛 ) est bien croissante.

2) a) Démontrer par récurrence que pour tout entier n, 𝑢𝑛 = 3𝑛 + 1.


• Initialisation : pour 𝑛 = 0,
𝑢0 = 2
0 } donc 𝑢0 = 30 + 1
3 +1=1+1=2
Donc la formule est vraie pour 𝑛 = 0.

• Hérédité :
On suppose qu'il existe un entier p pour lequel la propriété est vraie : 𝑢𝑝 = 3𝑝 + 1.
Il faut démontrer que dans ce cas, elle est aussi vraie pour 𝑝 + 1, c'est à dire que 𝑢𝑝+1 = 3𝑝+1 + 1.

𝑢𝑝+1 = 3𝑢𝑝 − 2
On a : {
𝑢𝑝 = 3𝑝 + 1
𝑢𝑝+1 = 3𝑢𝑝 − 2
Donc 𝑢𝑝+1 = 3 × (3𝑝 + 1) − 2
Donc 𝑢𝑝+1 = 3𝑝+1 + 3 − 2
Donc 𝑢𝑝+1 = 3𝑝+1 + 1 donc la propriété est vraie au rang 𝑝 + 1.

• Conclusion :
La propriété est vraie au rang 0 et elle est héréditaire donc d'après le principe de récurrence, pour tout entier n,
𝑢𝑛 = 3𝑛 + 1
b) Calculer 𝑢10 = 310 + 1 = 59 050
3) Si le premier terme est −1 au lieu de 2, que peut-on dire des variations de la suite (𝑢𝑛 ) ?
𝑢0 = −1, 𝑢1 = −5, 𝑢2 = −171 la suite n’est plus croissante
Décroissante : démonstration à faire à la maison ? 𝑢𝑛 = −2 × 3𝑛 +
Voir méthode 3 page 15
Exercice 7 page 22 : Ainsi, on a 2𝑘 > 2𝑘
Démontrons par récurrence que, pour tout 𝑛 ≥ 1, 2𝑛 ≥ 𝑛. Donc 2 × 2𝑘 > 2 × 2𝑘,
• Initialisation : pour 𝑛 = 1,
1
C’est à dire 2𝑘+1 > 4𝑘
2 = 2 et 2 ≥ 1 Donc la formule est vraie pour 𝑛 = 1.
Or, 4𝑘 − 2(𝑘 + 1) = 4𝑘 − 2𝑘 − 2 = 2𝑘 − 2 et 𝑘 > 3
• Hérédité : Donc 2𝑘 − 2 > 6 − 2 > 0
On suppose qu'il existe un entier naturel 𝑝 ≥ 1 pour lequel la propriété est Donc 4𝑘 − 2(𝑘 + 1) > 0
vraie : 2𝑝 ≥ 𝑝. Donc 4𝑘 > 2(𝑘 + 1)
Il faut démontrer que dans ce cas la propriété est vraie pour 𝑝 + 1, c'est à dire Donc 2𝑘+1 > 4𝑘 > 2(𝑘 + 1)
que 2𝑝+1 ≥ 𝑝 + 1
Donc on a bien 2𝑘+1 > 2(𝑘 + 1).

• Conclusion :
2𝑝+1 = 2𝑝 × 2 or 2𝑝 ≥ 𝑝 La propriété est vraie au rang 3 et elle est héréditaire donc d'après le principe
de récurrence pour tout entier naturel 𝑛 ≥ 3, 2𝑛 > 2𝑛.
Donc 2𝑝 × 2 ≥ 2𝑝 or 𝑝 ≥ 1
donc 𝑝 + 𝑝 ≥ 𝑝 + 1 et 2𝑝 ≥ 𝑝 + 1
Donc 2𝑝+1 ≥ 2𝑝 ≥ 𝑝 + 1, on a bien 2𝑝+1 ≥ 𝑝 + 1
Donc la propriété est vraie au rang 𝑝 + 1.

• Conclusion :
La propriété est vraie au rang 1 et elle est héréditaire donc d'après le principe
de récurrence, pour tout entier 𝑛 ≥ 1, 2𝑛 ≥ 𝑛.

Exercice :
Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel 𝑛 ≥ 3, 2𝑛 > 2𝑛.
• Initialisation : pour 𝑛 = 3,
2 = 8 et 2 × 3 = 6 donc 23 > 2 × 3 : la propriété est vraie au rang 3.
3

• Hérédité :
On suppose qu'il existe un entier naturel 𝑘 ≥ 3 pour lequel la propriété est
vraie. (hypothèse de récurrence)
Il faut démontrer qu'alors la propriété est encore vraie pour 𝑘 + 1, c'est à dire
que 2𝑘+1 > 2(𝑘 + 1)

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