These Desert Banc de Diffusion
These Desert Banc de Diffusion
PARIS
MEMOIRE
en
PAR
Sylvain DESERT
JURY
PARIS
MEMOIRE
en
PAR
Sylvain DESERT
Michel Delsanti a dirigé ce travail. Je tiens ici à lui témoigner haut et fort mon res
pect, mon amitié et ma profonde reconnaissance pour sa disponibilité, sa rigueur, sa
grande expérience et ses conseils quotidiens qui auront fortement contribué à ma for
mation d'ingénieur.
Les premiers essais de réalisation du banc ont été effectués dans le laboratoire de Patrick
Guénoun avec sa participation active, je lui en suis très reconnaissant.
Merci aussi à Florent Bally et Alexandre Reinhart, stagiaires de Central Lilles, pour
leur contribution et le regard nouveau qu'ils ont posé sur le banc.
La réalisation d'un banc optique requiert toujours d'avoir des pièces faites sur mesure,
c'est pour leur gentillesse et leur rapidité d'exécution que je tiens à remercier chaleu
reusement Didier Guyader et André Fillon de l'atelier de mécanique.
Six années se sont écoulées depuis mon arrivée au laboratoire, j'ai l'impression que
c'était le mois dernier. Cette sensation est sans conteste liée aux conditions idéales de
travail liées à vous tous. Les opportunités de remerciements publiques étant rares, je
tiens à vous dire que je suis très heureux que nos routes se soient croisées.
Enfin, mes remerciements vont à Yves Surrel pour avoir présidé le jury, ainsi qu'à Chouki
Zerrouki et Michel Lecollinet qui m'ont fait l'honneur de lire ce document et de le juger.
Pour terminer, un grand merci à ma famille, pour l'éducation qu'elle m'a donné et
la confiance qu'elle a toujours portée en moi.
La diffusion de lumière 19
1.1 Présentation 19
1.2 Critère de Van de Hulst 20
1.3 Diffusion Rayleigh 22
1.3.1 Diffusion par un électron 22
1.3.2 Diffusion par une particule 23
1.3.3 Diffusion par une suspension 25
1.4 Théorie de Mie 26
Montage expérimental 29
2.1 Le banc 29
2.2 Le laser 30
2.3 Les polariseurs 30
2.4 Le moteur 31
2.5 Le cube séparateur 31
2.6 Le shutter 31
2.7 Les caches 31
2.8 Les trous épurateurs 31
2.9 Le soufflet 31
2.10 La lentille 32
2.11 Les cellules 36
2.12 La caméra CCD 38
2.13 Le stoppeur de faisceau 39
2.14 Les photodiodes 41
2.15 La carte d'acquisition 42
2.16 L'habitacle 42
Etalonnage et performances 43
3.1 L'étalon de référence 43
3.1.1 Caractérisation d'un trou 44
3.1.2 Utilisation d'un réseau de diffraction 46
3.1.3 Taille du faisceau laser au niveau de l'échantillon 46
3.2 Etalonnage 47
TABLE DES MATIÈRES
A Rappels d'optique 75
A.l Caractéristiques du faisceau laser 75
A.1.1 Répartition énergétique 75
A.1.2 Propagation 75
A.1.3 Focalisation 7g
A. 1.4 Transmission par une ouverture circulaire 77
A.1.5 Nettoyage spatial d'un faisceau laser 78
A.2 Coefficient de réflexion 7g
A.3 Loi de Malus 7g
A.4 Figure de diffraction d'un trou g0
A.5 Aire de cohérence g2
A.6 Temps caractéristique de particules en solution 83
TABLE DES MATIÈRES
4.1 Courbes de diffusion de lumière obtenues sans cuve et avec lacuve remplie
de solvant (eau) 5g
4.2 Courbe brute de diffusion d'un latex de 2 /im de diamètre, comparaison
avec la diffusion de la cuve remplie de solvant 60
4.3 Facteur Rayleigh des particules de latex de 2 /im de diamètre 60
4.4 Schéma de deux trajets optiques extrêmes suivis par des rayons diffusés
dans la cellule g2
4.5 Diffusion simple, un photon parvenant sur le détecteur n'a étédiffusé que
par une particule g4
4.6 Diffusion multiple, la probabilité pour qu'un photon parvenant sur le
détecteur ait été diffusé par plusieurs particules devient grande 64
4.7 Représentation du volume diffusant, défini par l'intersection entre le fais
ceau incident et l'épaisseur de la cuve, et définition des angles 6, $ et <p
pour le calcul de l'angle solide de cohérence 65
4.8 Schéma de la cuve de longueur i, de largeur L et d'angle de diffusion
maximum 6max pouvant sortir de la cuve sans vignettage 66
4.9 Angle de diffusion maximum lorsque le faisceau laser pénètre la cuve
proche d'une extrémité 66
10
TABLE DES FIGURES 11
A.8 Amplitudes (...) et intensités lumineuses (-) diffractées par une ouverture
circulaire 81
A.9 Emission d'une source linéaire sur un écran 82
D.l Coupe de la figure de diffraction du trou de 19,6 /im suivant les axes
verticaux (...) et horizontaux (-) 91
D.2 En dilatant l'axe vertical de 3 %, les coupes verticale (...) et horizontale
(-) se superposent correctement 92
D.3 Figure de diffraction obtenue sur un écran placé à 50 cm de la caméra,
en envoyant le faisceau laser non atténué sur la caméra 92
D.4 Définition des grandeurs pour le calcul de la distance d d'un pixel au
centre optique 93
D.5 Positions des minima théoriques par rapport aux minima expérimentaux
de la coupe à 90°(o) et ajustement linéaire d'équation : pixeip=l,029xpixt/j. 94
D.6 Corrections expérimentale (o) et théorique (-) en fonction des angles de
coupes (G = 1,027 pour le calcul théorique) 94
D.7 Regroupement d'une figure de diffraction avec (-) et sans (...) la correc
tion de taille de pixel 95
11
TABLE DES FIGURES 12
H.4 Même image que la figure H.2 mais dont l'échelle des couleurs a été
modifiée pour voir les faibles intensités. On observe du bruit autour du
faisceau central 117
H.5 Figure de diffraction due à un mauvais positionnement du diaphragme. . 118
H.6 Si on continue à translater le diaphragme de quelques dizaines de microns,
on observe à nouveau le phénomène de diffraction caractéristique d'un
mauvais positionnement 11g
H.7 Image obtenue pour un positionnement correct du diaphragme 119
H.8 Image du faisceau avec les deux diaphragmes 119
H.9 Intensité transmise après le trou en fonction de sa position horizontale. . 120
H. 10 Intensité transmise après le trou en fonction de sa position verticale. . . 120
H.11 Configurations du banc pour la mesure de la figure de diffraction du trou
(a) et la mesure de la lumière parasite à soustraire (b) 121
H. 12 Image du faisceau laser focalisé. Les coordonnées du centre optique sont
(1174,1124) avec des pixels de 20 /im 121
H.13 Regroupement de la figure H.12. (o) représente les points expérimentaux
et la courbe pointillée représente la fonction I = I0 exp(-2d2/™o) avec
I0 = 570000 et w0 = 29 fj,m 122
H.14 Positions possibles du centre optique sur la caméra : (a) Au centre, (b)
dans un coin. La croix correspond à l'axe optique 122
1.1 De droite à gauche : l'extrémité du laser, le polariseur motorisé puis le
second polariseur monté sur translations micrométriques 123
1.2 Au premier plan se trouve le trou épurateur, ensuite la lentille puis la
caméra et ses translations 124
1.3 A gauche se trouve la lentille, le stoppeur de faisceau est juste devant la
caméra et la photodiode est en haut de l'image 125
12
Liste des tableaux
13
Symboles
14
P : puissance lumineuse par unité de surface en W.m-2.
P(q) : facteur de forme (s.u.).
R : facteur de Rayleigh en m-1.
Rc : rayon de courbure en m.
Si(ô), S2(0) : amplitudes lumineuse dans la théorie de Mie s.u.
15
Introduction
Seule une faible portion de la lumière qui entre dans nos yeux provient directement
de sa source. La plupart de lalumière que l'on voit a été diffusée dans son passage entre
son émission (soleil, lampe, laser,...) et son arrivée dans l'oeil. Pour témoins le ciel bleu
ou le manuscrit que vous êtes en train de lire. En fait, on obtient pratiquement toutes
les informations visuelles sur notre entourage par la lumière diffusée. Nous identifions
et différentions les objets par déductions des différences et quantités de lumière qu'ils
diffusent. Ces déductions ne sont bien évidemment pas limitées aux objets que l'on peut
voir. Pour de très petits objets, telles des particules microniques, beaucoup de leur pro
priétés peuvent être déduites de la lumière qu'elles diffusent. Les informations que l'on
peut déduire d'expériences de diffusion de lumière sont entre autres : la morphologie
et la dimension caractéristique des objets, leur forme (sphère, bâtonnet, disque, ...),
leur masse moléculaire, les interactions entre particules, ... On peut également étudier
des cinétiques d'aggrégation, des migrations de particules sur une surface ou même des
phénomènes critiques.
Le but de ce mémoire est de réaliser un banc de diffusion de lumière qui permet d'analy
ser, en unité absolue, la lumière diffusée par des échantillons dans une gamme d'angles
comprise entre 1 et 25° dans l'air [1].
Comme le montre la figure 1, par diffusion de rayons Xou de neutrons (longueur d'onde
inférieure au nanomètre), il est difficile de caractériser des objets dont la taille est supé
rieure à 100 nm et il est impossible d'atteindre le micron. On utilise alors la diffusion de
lumière dont les appareils commerciaux (angles de diffusion détectés entre 20 et 160°)
permettent d'analyser des objets en solution dont les dimensions peuvent aller jusqu'à
300 nm. En-dessous de 20°, les mesures sont très bruitées et peu fiables. Il convient donc
de réaliser un montage spécifique pour la diffusion aux petits angles afin de couvrir les
angles inférieurs à 20°. Ce banc permet alors de caractériser des particules de quelques
centaines de nanomètres jusqu'à plusieurs dizaines de microns. Bien que des particules
d'une telle taille puissent être observées en microscopie, la diffusion de lumière présente
deux intérêts majeurs ; d'une part les particules sont analysées in-situ ce qui est primor
dial pour les systèmes dont la taille et/ou la forme change avec leur concentration ou leur
environnement, d'autre part les observations sont réalisées avec une grande statistique
(typiquement plusieurs dizaines de milliers de particules), comparé à la microscopie où
l'on n'observe que quelques particules isolées. Les appareils commerciaux de diffusion
de lumière aux petits angles sont devenus courants sur le marché. Un inventaire complet
de ces appareils peut être trouvé en [2]. La mesure quantitative de lumière diffusée par
16
10 lô5 10 10 10" 10 1 10
q(A )
lumière petits angles
" (SALS)
lumière neutrons grands angles
"(SLS)" " (WANS) '
neutrons petits angles
* (SANS)
RX petits angles
*" (SAXS) "
RX très petits angles
(USAXS)
RX grands angles
(WAXS) '
une solution liquide est généralement faite en illuminant l'échantillon avec un faisceau
monochromatique et collimaté produit par un laser. La lumière est alors mesurée en
fonction de l'angle de diffusion. Pour cela, une lentille est placée après la cuve et le
détecteur est situé à la distance focale de la lentille. Le détecteur est composé d'une
batterie de photodiodes disposées suivant un demi cercle ou un cercle et dont la sur
face augmente avec l'angle afin d'avoir un rapport signal/bruit constant1 car lorsque la
taille des particules est supérieure à quelques centaines de nm, le signal diffusé est plus
important aux petits angles. Le détecteur est percé en son centre afin de récupérer le
faisceau laser transmis et mesurer la transmission de l'échantillon. Parmi les spécifici
tés, certains constructeurs permettent l'utilisation de différentes lentilles pour accéder
à différentes gammes angulaires. D'autres constructeurs utilisent différentes polarisa
tions de la lumière incidente ou différentes longueurs d'ondes ce qui revient, nous le
verrons plus tard, à multiplier le nombre de détecteurs. La plupart d'entre eux ajoute
des photodiodes aux grands angles (45, 90 et 135°) afin d'étendre la gamme angulaire de
détection donc la gamme de taille des particules observables. Enfin, un système utilise
trois lasers de manière à modifier l'incidence du faisceau sur l'échantillon et de mesurer
ainsi, avec la même détection, différentes gammes angulaires. En ce qui concerne le trai
tement des données, c'est à dire le calcul de la distribution des tailles des particules en
solution à partir du signal diffusé, il s'opère au choix de l'utilisateur. Deux algorithmes
sont générallement proposés, la diffraction de Fraunhoffer quand les particules peuvent
être considérées comme opaques ou la théorie de Mie, rigoureuse, mais qui nécessite des
informations sur le système en étude (indices réels et imaginaires des particules).
Il existe aussi différents montages réalisés dans des laboratoires de recherche. Ces mon-
Mans le cas d'une aire de cohérence faible devant la taille du détecteur (an. A.5)
17
tages utilisent une lentille après l'échantillon. Les détecteurs sont soit des caméras CCD2
[3] [4] [5] [6] couplées avec un objectif et parfois des lentilles additionnelles, soit des pho
todiodes disposées en deux dimensions [7] ou encore une barrette de photodiodes [8].
Seul un montage diffère par l'utilisation d'un miroir paraboloïdal hors de l'axe optique
pour rediriger les rayons diffusés [9]. Les gammes angulaires sont variables mais ne dé
passent que rarement 14°.
Dans notre montage, un échantillon est placé dans une cuve parallèpipédique où il est
illuminé par un faisceau laser dont la puissance est contrôlée par un système de polari
seurs. Une lentille est placée derrière l'échantillon et le détecteur est placé à sa focale.
Le détecteur est une caméra CCD de 16 bits de dynamique dont la matrice active est
de grande dimension afin de collecter, sans objectif, des angles de diffusion jusqu'à 25°.
Les intérêts de ce montage sont multiples. Tout d'abord, cet appareil est complémentaire
en angles avec les appareils de diffusion de lumière commerciaux utilisés au laboratoire.
Ensuite, l'utilisation d'une caméra CCD permet d'étudier des diffusions anisotropes
(diffusion sous écoulement par exemple). Elle délivre une image de diffusion en deux
dimensions dont le passage à une dimension (intensité en fonction de l'angle) peut
s'effectuer de différentes manières au choix de l'utilisateur. Celui-ci peut choisir un re
groupement radial des données ou bien un regroupement logarithmique ou tout autre
algorithme. De plus, sa grande dynamique est importante pour mesurer des faibles diffu
sions3 et ses grandes dimensions permettent de collecter de grands angles de diffusion.
Enfin, notre appareil est l'un des rares qui permette de mesurer le signal diffusé en
unité absolue ce qui est incontournable pour la détermination de masses moléculaires.
La polarisation du faisceau laser pourra être changée très facilement par le biais des
polariseurs. Un autre intérêt est simplement la connaissance des angles de diffusion car,
par soucis de secret de fabrication, les constructeurs d'appareils commerciaux refusent
de donner les positions exactes de leur détecteurs ce qui empêche tout traitement des
données, ou acceptent de donner les positions mais sous clause de confidentialité ce qui
empêche toute publication des résultats ! Enfin, ce banc permettra également l'analyse
de particules en dynamique ou diffusion quasi-élastique de la lumière. Cette technique
permet, entre autres, de mesurer le coefficient de diffusion et le rayon hydrodynamique
des particules en suspension mais cette partie représente un mémoire à elle seule, aussi
elle ne sera pas traitée ici.
18
Chapitre 1
La diffusion de lumière
Sommaire
1.1 Présentation 19
1.2 Critère de Van de Hulst 20
1.3 Diffusion Rayleigh 22
1.3.1 Diffusion par un électron 22
1.3.2 Diffusion par une particule 23
1.3.3 Diffusion par une suspension 25
1.4 Théorie de Mie 26
1.1 Présentation
19
CHAPITRE 1. LA DIFFUSION DE LUMIÈRE 20
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10 i
10 15 20 25
angle (°)
FlG. 1.1 - Courbes de diffusion de Mie pour une sphère de diamètre 2a = 1 /xm,
A = 514,5 nm et différentes valeurs de l'inde de réfraction relatif m.
montrée avec la figure 1.1 où des courbes de diffusion de Mie ont été calculées pour une
particule de 1 /xm de diamètre avec 1,0 < m < 1,4 où m = nparticule/nsolvant est l'indice
relatif des particules. Par conséquent, il est intéressant d'utiliser des approximations
'par le biais du calcul de la fonction d'auto-corrélation.
2"diffusion" s'entend ici "déplacement"
CHAPITRE 1. LA DIFFUSION DE LUMIÈRE 21
dans certains cas. Afin de déterminer quel modèle est le plus judicieux, Van de Hulst a
établit un critère basé sur le terme Aip lié à la probabilité qu'une onde soit diffusée plus
d'une fois, par des électrons constituant la particule, avant de sortir de la particule :
Z7TÛ / nparticule .,
A<p = —- I -£ 1 XI)
A \ f^solvant
- Aip ~ 1 : les particules atteignent une grande taille et/ou leur indice devient très
différent de celui du solvant. Il faut alors tenir compte des diffusions multiples.
On doit utiliser le modèle de Mie (par. 1.4).
- Atp ^> 1 : les particules sont encore plus grosses et/ou leur indice grand, l'onde ne
peut pas pénétrer à l'intérieur de la particule. On peut alors les considérer comme
des objets complètement opaques et utiliser le modèle de Fraunhoffer qui revient
à étudier la diffraction par la surface projetée de l'objet. Dans le cas particulier
de particules sphériques, la figure de diffraction sera une fonction d'Airy d'après
le théorème de Babinet.
FiG. 1.2 - Délimitations des zones correspondant aux différents modèles utilisables : (1)
diffusion Rayleigh, (2) diffusion de Mie et (3) diffraction de Fraunhoffer.
21
CHAPITRE 1. LA DIFFUSION DE LUMIÈRE 22
Atp dépend donc de deux paramètres, la taille de la particule et son indice de réfraction.
Lafigure 1.2 montre les domaines d'applications des différents modèles. L'approximation
de Rayleigh-Gans est utilisé pour des particules de petits tailles (a < A/20) et le modèle
de Rayleigh peut être utilisé avec des grosses particules si leur indice est très proche de
l'indice du solvant3.
avec :
P = EqcE,
oeil
»»• Z
particule
du
= r2 (1.6)
dn 47T£omeC2
47T71 . 9
(1.7)
23
CHAPITRE 1. LA DIFFUSION DE LUMIÈRE 24
lo
(1.8)
J=l 3=1
ce qui se passe nécessairement pour la diffusion vers l'avant (q=0), f(0)=l. La section
efficace différentielle de diffusion par une particule devient [12] :
du
)P=(^ÎM^ (1.9)
da\ f do
S(q) [1.10)
dâ)N~ p\dn
où S(q) est le facteur de structure qui mesure les corrélations spatiales entre les centres
des particules :
1
S(q) = JVki (1.11)
£•
\k,l=l
r/tj représente la distance entre les centres des particules k et /. S(q) est relié à la
transformée de Fourier spatiale de la fonction de distribution de paires g(r), probabilité
de trouver deux particules séparées par la distance r :
Ni
où -y- représente la concentration en nombre de particules dans la solution. Dans le cas
idéal où toutes les particules sont indépendantes les unes des autres (absence d'interac
tion ou dilution infinie), g(r) =1 et S(q)=l. Au contraire, dans le cas extrême d'un ordre
cristallin, g(r) présente une succession de pics et S(q) contient les pics de Bragg. L'ordre
liquide est un cas intermédiaire. L'intensité de la lumière diffusée par une suspension
est généralement exprimée en terme de facteur de Rayleigh R (en cm-1), rapport de la
section efficace de diffusion au volume de diffusion, ce qui donne :
R =
V
4^0 -Hmsiq) (1.13)
A ce stade, on n'a pas encore parlé de la diffusion due aux molécules de solvant. En
considérant le solvant entourant les particules comme un milieu continu5 et en jouant
sur le fait que la diffusion due à un milieu continu6 est exactement nulle, on peut
montrer que la formule précédente reste valable si R est diminué du facteur de Rayleigh
du solvant pur et si les polarisabilités ap sont corrigées du contraste solvant/particule.
Un moyen détourné de mesurer ap est de mesurer l'accroissement dn/dC de l'indice de
réfraction n de la solution avec la concentration massique en particule. En effet :
n 1+ (^ap + •'"solvant
V
^solvant) (1.14)
5ce qui est correct à l'échelle des particules colloïdales et de la longueur d'onde.
6de densité de polarisabilité uniforme.
25
CHAPITRE 1. LA DIFFUSION DE LUMIÈRE 26
Lorsque les particules sont très grosses et/ou leur indice de réfraction est très diffé
rent de l'indice du solvant, alors lathéorie de ladiffusion Rayleigh n'est plus appliquable.
Pour des particules plus grandes, les phases des ondes différent fortement, l'onde totale
Intensité diffusée
0°
270°
oc
CHAPITRE 1. LA DIFFUSION DE LUMIÈRE 27
La théorie de Mie donne les solutions des équations de Maxwell, à l'intérieur et à l'ex
térieur d'une particule, qui satisfont les conditions aux limites dues à la discontinuité
optique aux bords de chaque particule. Le champ électrique diffusé dépend de la taille
relative des particules diffusantes comparée au paramètre adimensionné ka = 2na/X
et l'indice de réfraction complexe m. Nous ne mentionnons ici que les résultats finaux
des calculs des amplitudes diffusées dans l'approximation de champ lointain (r » rayon
de la sphère) et recommandons, au lecteur intéressé, le livre impressionnant de Van de
Hulst [10] traitant ce sujet.
où 9 est l'angle de diffusion et <j> est l'angle entre la direction de polarisation du champ
incident et la direction d'observation (fig. 1.7).
S\(6) et 52(9) sont des fonctions d'amplitude du champ électrique diffusés respective
ment perpendiculairement et paralèllement au plan de diffusion, définit par le faisceau
27
CHAPITRE 1. LA DIFFUSION DE LUMIÈRE 28
, „. PUcos9) , d ,
nn(cos9) = sing Vn(œsfl) = -P^(cos9) (1.20)
où P,J est la fonction de Legendre de première espèce. Les coefficients an et bn s'ex
priment en termes de m et fca par combinaisons de fonctions de Riccati-Bessel.
Pour une distribution de tailles de particules, le facteur Rayleigh en régime dilué est
donné par :
28
Chapitre 2
Montage expérimental
Sommaire
2.1 Le banc 29
2.2 Le laser 30
2.3 Les polariseurs 30
2.4 Le moteur 31
2.5 Le cube séparateur 31
2.6 Le shutter 31
2.7 Les caches 31
2.8 Les trous épurateurs 31
2.9 Le soufflet 31
2.10 La lentille 32
2.11 Les cellules 36
2.12 La caméra CCD 38
2.13 Le stoppeur de faisceau 39
2.14 Les photodiodes 41
2.15 La carte d'acquisition 42
2.16 L'habitacle 42
La figure 2.1 montre le montage final. C'est un montage relativement simple dans
lequel nous nous sommes efforcés de mettre un minimum de composants optiques le long
du trajet du faisceau. Des photos du montage et des différents composants optiques se
trouvent en annexe I et leurs spécifications techniques sont regroupées dans l'annexe G.
2.1 Le banc
Le banc est un bloc de granit de 2300 x 500 x 100 mm posé sur des pieds (Micro-
control Newport).
29
CHAPITRE 2. MONTAGE EXPÉRIMENTAL 30
Ordinateur
Circulation d'eau
Laser
2.2 Le laser
2.4 Le moteur
2.6 Le shutter
Ce sont des panneaux en bois, peints en noir et entourés de mousse noire pour être
le plus hermétique possible à la lumière. Ils servent à isoler le détecteur des polariseurs
qui atténuent fortement le faisceau laser en en rejettant une partie ; en effet, le détecteur
est très sensible et il convient d'éliminer toute source de lumière parasite.
2.9 Le soufflet
Un soufflet à été placé du dernier cache jusqu'au dernier trou épurateur afin d'em
pêcher la lumière réfléchie sur celui-ci de se propager dans l'enceinte et d'ajouter ainsi
31
CHAPITRE 2. MONTAGE EXPÉRIMENTAL 32
2.10 La lentille
(a)
(b)
FiG. 2.2 - (a) montage sans lentille, (b) montage avec lentille, on réalise une détection
angulaire.
lentille est indispensable si l'on désire réaliser une détection angulaire. En effet, sans
lentille (fig. 2.2a), deux faisceaux diffusés au même angle (1 et 3) n'arriveront pas sur
le détecteur au même endroit tandis que deux faisceaux diffusés à des angles différents
(1 et 2) peuvent arriver au même point. Il serait donc très difficile de traiter des don
nées ainsi obtenues. Par contre, si le détecteur est placé dans le plan focal de la lentille
(fig. 2.2b), tous les faisceaux diffusés au même angle (1 et 3) arriveront sur le détecteur
en un même point. Le diamètre de la lentille est grand afin de limiter les aberrations
géométriques. Ces aberrations seront d'autant plus faibles que l'on n'utilise que la partie
CHAPITRE 2. MONTAGE EXPÉRIMENTAL 33
<«)
FiG. 2.3 - (a) La cuve est éloignée de la lentille, le faisceau diffusé correspondant à
l'angle maximum passe à l'extrémité de la lentille donc toute la surface de la lentille est
utilisée, (b) Cuve proche de la lentille. Pour le même angle maximum, seule la portion
centrale de la lentille est utilisée.
centrale de la lentille, c'est pourquoi l'échantillon est placé le plus près possible de la
lentille (fig. 2.3). Le choix de la lentille n'est donc pas quelconque. Nous devons nous
préoccuper en priorité de l'aberration de sphéricité1 et de la coma (annexe B) qui dé
pendent principalement de l'angle d'inclinaison des rayons. Afin de rendre le coefficient
d'aberration sphérique minimum, on utilise le facteur de forme de Coddington n, définit
comme [19] :
K =
(R2c+Rlc) (2.1)
(R2-RI)
•s*
ê*4£t lr»mvt?rs*? sphe* kal
Z aberration (TSA)
Q
É
<
IC 1
te
m
•K
_
O.S 0 0,!
""
33
CHAPITRE 2. MONTAGE EXPÉRIMENTAL 34
Astigmatisme Distortion
\ •18,47 • • IB.47
• \
\
•I2JS • • 12^5
\î 6.3S 6;»
1 T 1
20 -•0 1 10 20
14.71 HH
Astigmatisme Distortion
Angle f) Angle O
T24fl0 r24/00
18,47
\
12,55 1235
r-6,35 --6,35
r ~I
0 4 •U o
Focus (mml Distortion (%)
Fig. 2.6 - Lorsque la surface la plus bombée est du côté des rayons les moins inclinés,
on observe que les aberrations d'astigmatisme et de distortion sont plus faibles que pour
la configuration inverse (fig. 2.5).
35
CHAPITRE 2. MONTAGE EXPÉRIMENTAL 36
Les échantillons à analyser sont principalement sous forme liquide. Les produit sont
versés dans des cellules en quartz (Hellma), de formes parallépipédique, de 12 mm de
large, 50 mm de haut et de trajets optique e, compris entre 2 et 10 mm. Le choix
de l'épaisseur de la cuve dépendra de la transmission de l'échantillon à étudier. Plus
l'échantillon diffusera et plus l'épaisseur devra être faible (par. 4.3.2). Les cellules sont en
quartz caril est primordial qu'elles aient un minimum d'impuretés afin que leur diffusion
soit faible devant la diffusion du produit à étudier. Enfin, la cellule doit être placée dans
un système stable qui ne doit pas bouger pendant ou entre les expériences (par. 4.2.2).
Comme nous l'avons précédemment vu, il est intéressant de placer la cuve proche de la
A' A
Fig. 2.7 - Représentation des deux diaphragmes du banc optique dans le plan image. A
etA' correspondent respectivement àl'emplacement du plan objet (plan de l'échantillon)
et de son image et Ocorrespond à l'emplacement de la lentille. 9ccd et 9t correspondent
aux angles maximum passant le diaphragme.
lentille pour limiter les aberrations. C'est également important en termes de vignettage
[19]. En effet, dans tout système optique, l'angle maximum de diffusion observable n'est
pas forcément limité parles dimensions du détecteur sil'undes diaphragmes du système
empêche tout ou partie des rayons d'arriver sur le détecteur. Pour étudier le vignettage,
tous les composants optiques sont assimilés à des diaphragmes qui coupent les rayons
au-delà de leur dimension (par exemple, le diaphragme d'une lentille est sa monture).
Les diaphragmes du banc optique sont représentés dans le plan image (fig. 2.7). La
position de l'image du plan objet dans le plan image est obtenue à partir des relations
de conjugaison : =L= = J= + =L=. Dans cette configuration, le diaphragme limitant est
le détecteur car 9ccd < 9h. Cependant, la lentille n'est pas mince et si l'on se réfère à
ses spécifications (annexe G) en gardant à l'esprit qu'elle est utilisée dans l'autre sens
36
CHAPITRE 2. MONTAGE EXPÉRIMENTAL 37
dans notre montage, alors la distance minimale entre la cuve2 et le centre optique de la
lentille est donnée par le paramètre e' = 11 mm. Si l'on appelle x la distance entre la
1objet
FiG. 2.8 - Représentation optique des angles de diffusion maximum passant les dia
phragmes.
y/2h
9ccd — arctan (2.2)
où h représente la longueur d'un côté de la caméra. Comme le centre optique est situé
dans l'un de ses coins, son diaphragme correspond à la diagonale, soit y/2h. Quant à
l'angle maximum passant par la lentille, il est donné par :
9{ = arctan [, —
0\I (2.3)
où 0 est le diamètre de la lentille. En combinant 2.2 et 2.3, les angles 9ccd et (9/ seront
égaux quand :
x =
0/ (2.4)
2\/2h
L'application numérique donne x —54 mm. Compte-tenu de la contrainte géométrique
de la lentille (e' = 11 mm), si la cuve est éloignée de plus de 43 mm de la lentille,
c'est la lentille qui deviendra le diaphragme limitant. Nous devrons garder ce point
en mémoire lors de la construction ultérieure d'un four thermostaté pour étudier des
échantillons à différentes températures. L'épaisseur du four devra être de l'ordre de
30 mm au maximum si l'on ne désire aucun vignettage.
2si on la place contre la lentille
37
CHAPITRE 2. MONTAGE EXPÉRIMENTAL 38
C'est une caméra CCD 16 bits (Princeton Instruments, modèle VersArray 1300F)
très sensible qui détecte presque le photon et dont les principales caractéristiques tech
niques sont discutées dans l'annexe F. En particulier, la matrice est composée de 1340
x 1300 pixels carrés de 20 p,m de côté chacun3. Elle est placée dans une enceinte sous
vide et est visible à travers une fenêtre en quartz. Les dimensions du détecteur sont
donc 26,8 par 26,0 mm ; une telle taille de détecteur nous évite l'utilisation d'optique
additionnelle (qui diffuse la lumière et peut perturber les mesures) pour conditionner
l'image à la taille du détecteur. Elle est refroidie à -40°C par effet Peltier et circulation
d'eau pour limiter le bruit thermique. Un jet d'azote pur est envoyé sur la fenêtre pour
empêcher une éventuelle formation de buée. En effet la caméra est le point le plus froid
de l'enceinte et, en présence d'humidité, l'eau se condense sur la fenêtre de la caméra.
Pour des raisons de stabilité, un offset électronique est appliqué aux pixels, cet offset
vaut 90 coups en moyenne avec un écart-type de 2coups. La caméra possède un logiciel
permettant la configuration des mesures (nombre d'images, temps d'exposition, vitesse
de lecture, ...) et l'acquisition des données. La caméra est montée sur des translations
suivant l'axe vertical et horizontal ainsi que sur une rotation permettant le réglage de
l'inclinaison.
'^^^^^s
La caméra est composée de 1742000 pixels qui se comportent comme autant de détec
teurs indépendants contrairement aux appareils commerciaux utilisant une batterie de
photodiodes disposées en un demi-cercle ou en cercle (fig. 2.9). La grande dynamique
est également un élément important dans lamesure où, suivant les systèmes étudiés, les
valeur nominale.
CHAPITRE 2. MONTAGE EXPERIMENTAL 39
Surface polie
Avant toute chose, il convient d'avoir une idée du rapport entre l'intensité incidente et
l'intensité diffusée : calculons l'intensité arrivant sur un pixel de la caméra. L'observation
à petits angles permet de supposer que la lumière diffusée arrive perpendiculairement
à la surface du pixel. Soit Çl, l'angle solide correspondant à un pixel, O. = A/f2, A
étant l'aire du pixel et /, la focale de la lentille. Si ( = eRech correspond à la fraction
de lumière incidente diffusée par l'échantillon dans un pixel, on obtient la fraction de
4en anglais : blooming.
5donc qui n'a pas été diffusé par l'échantillon
39
CHAPITRE 2. MONTAGE EXPÉRIMENTAL 40
Prenons pour exemple un échantillon qui diffuse 1000 fois le benzène : le facteur Rayleigh
d'un tel échantillon vaut Rech = Rbenzène x 103 (par. 1.3.3), Rech = 3 x 10"2 cm"1. Si
cet échantillon est placé dans une cuve d'épaisseur interne e = 5 mm, alors ( est de
l'ordre de 1%. De plus, si le côté d'un pixel vaut 40 jxm, alors : g = 2 x 10"10.
L'intensité arrivant sur un pixel vaut donc 2 x ÎO"10^ ! La dynamique de la caméra
étant de 16 bits, soit 65536 niveaux, on comprend aisément que l'on ne peut mesurer
aucun signal diffusé tant que lesignal transmis n'est pas éliminé. Lestoppeurde faisceau
doit être suffisamment grand pour couper le faisceau mais suffisamment petit car c'est
lui qui détermine l'angle minimum observable comme le montre la figure 2.11.
)emin r.
Détecteur
Stoppeur
Lentille
où rs est le rayon du stoppeur de faisceau. Pour que l'intensité maximale non stoppée
soit inférieure à ÎO"11^ (rapport signal sur bruit de 20, soit 5% de bruit), il faut
un rayon minimal d'environ 3,6 w0 d'après l'équation A.l. Il faut donc un stoppeur
de faisceau de diamètre au moins égal à 200 /im, en prenant un facteur de sécurité
de 5, un stoppeur de 1 mm de diamètre est suffisant. Dans ce cas, l'angle minimum
détectable vaut 0,7°. La position optimale du stoppeur est à la focale de la lentille, or
pour des raisons d'encombrement évidentes, il n'est pas possible de placer le stoppeur
et la caméra au même endroit. Deux solutions sont envisageables : la première est
celle utilisée par la majorité des montages et consiste à conjuguer le plan focal de la
lentille sur la caméra à l'aide d'un objectif ou d'une lentille (fig. 2.12). De cette façon,
40
CHAPITRE 2. MONTAGE EXPÉRIMENTAL 41
: a
K ""~Z^:=S'
i "^ ' '
Y
L2
Ll
FiG. 2.12 - Schéma optique représentant les montages usuels utilisés pour le position
nement du stoppeur de faisceau dans le plan focal de la lentille, L\ est la lentille de
détection et L2 est l'objectif ou le système optique de conjugaison.
n objet
Stoppeur
41
CHAPITRE 2. MONTAGE EXPÉRIMENTAL 42
cemètre serait préférable dans la mesure où nous aurions une puissance incidente en
unité absolue ; cependant, notre gamme de puissance de travail n'est que partiellement
couverte par les puissancemètres. Par contre, elle est entièrement couverte par les pho
todiodes avec leur sensibilité de quelques nW et leur dynamique de 5 décades. De plus,
en connaissant le rendement des photodiodes et le gain de l'amplificateur, il est possible
d'obtenir l'ordre de grandeur de la puissance incidente en unité absolue. L'annexe E
traite la conversion de la tension issue des photodiodes en puissance de trois manières
différentes : d'abord par l'étalonnage avec un puissancemètre, ensuite par l'utilisation
de la caméra CCD, et enfin par le calcul à partir des spécifications de la photodiode et
de l'amplificateur.
2.16 L'habitacle
6par exemple lorsque le système diffuse fortement il faut atténuer le faisceau laser pour ne pas
6.
saturer la caméra.
42
Chapitre 3
Etalonnage et performances
Sommaire
43
CHAPITRE 3. ETALONNAGE ET PERFORMANCES 44
La figure 3.1 est une image du trou prise en microscope électronique à balayage. Sa
taille vaut 19,7 /im avec une incertitude de 0,25 //m.
— « d (3-1)
44
CHAPITRE 3. ETALONNAGE ET PERFORMANCES 45
où /((t) vaut 1,22 pour le premier exréma, 1,65 pour le deuxième, 2,23 pour le troi
sième ... Le tableau 3.1 contient le bilan des incertitudes ; l'incertitude, liée à la conver-
TAB. 3.1 - Bilan des incertitudes pour la détermination du diamètre du trou étalon,
sion, sur la mesure réelle de distance x entre chaque extrema est donnée par la relation :
~2 _
ç)-Kè)*+vï>* (3.3)
2 , //(tOAA 2
•*-m! °d+ \^ x2 (3.4)
Soit err = 0,08 /im. Le diamètre du trou vaut donc (19,6± 0,15) /im, ce qui est en accord
avec les résultats obtenus en microscopie.
45
CHAPITRE 3. ETALONNAGE ET PERFORMANCES 46
Tab. 3.2 - Distances entre extréma du même ordre mesurées sur quatre droites diffé
rentes à partir de l'image de la figure 3.2.
Un autre choix d'étalon, bien que non testé sur notre expérience, pourrait être
un réseau de diffraction en transmission. En effet, si on place un réseau à la place de
l'échantillon, celui-ci diffractera alors dans plusieurs ordres donc à plusieurs angles. Dans
le cas où le réseau est constitué de JV traits équidistants, l'intensité est donnée par [19] :
,t2
AT
sinii sin
I = h
u
(3.5)
Wech = 2r (3.7)
\-*k-W)
Le tableau 3.3 récapitule les mesures, nous en déduisons donc la dimension du rayon
du faisceau au niveau du trou, uech = (0,67 ±0,01) mm.
mesuré au microscope à balayage.
46
CHAPITRE 3. ETALONNAGE ET PERFORMANCES 47
Tab. 3.3 - Mesures de puissance du faisceau laser, 1 cm avant la lentille, avec et sans
le trou de 0,90 mm.
3.2 Etalonnage
La figure 3.3 montre la figure de diffraction du trou de 19,6 /un accumulée sur 50
images de 20 ms et dont la taille du pixel a été corrigée (par. 4.2.3).
le+07
le+06 :
100000
10000
1000
300 400
Pixel
FiG. 3.3 - Courbe brute de diffraction du trou de 19.6 /im (o) comparée à la fonction
d'Airy (-).
47
CHAPITRE 3. ETALONNAGE ET PERFORMANCES 48
3.0e-04
2.5e-04
2.0e-04
1.5e-04 -
1.0e-04
5.0e-05
0.0e+O0
[Link]+OO 5.0e-05 1.0e-04 1.5e-04 2.0e-04 2.5e-04 3.0e-04
qthCÀ1)
FiG. 3.4 - Minima expérimentaux (•) et maxima expérimentaux (o) en fonction des
extréma de la fonction d'Airy pour le trou de 19,6 /im et (-) correspond une droite de
pente 1. q a été calculé à partir de l'équation 1.7 en prenant n = 1.
le+07 r
le+06 :
100000
10000
1000
100
100 200 300 400 500 600 700
Pixel
FiG. 3.5 - Courbe de diffraction du trou de 19,6 /im (o) comparée à la fonction d'Airy
correspondante (-).
CHAPITRE 3. ETALONNAGE ET PERFORMANCES 49
le+06
\ -
00000
0°
3
yn \ .jss^ 90° /
10000 1 -
1000 \ s
-
inn i i i ii i ii i
100 200 300 400 500 600 700
Pixel
FiG. 3.6 - Coupes effectuées à 0°(o) et 90°(D) à partir de l'enregistrement d'une figure
de diffraction d'un trou.
comportent comme un réseau pour la lumière incidente. Cet effet est plus important sur
l'axe vertical (axe dans lequel les cathodes sont positionnées) que sur l'axe horizontal.
Cette diffraction revient sur la caméra après réflexion sur la fenêtre en quartz. Ainsi,
comme le montre la figure 3.6, l'intensité des minima obtenue sur l'axe vertical est plus
élevée que celle obtenue sur l'axe horizontal et une coupe à 135° n'est pas affectée par
cet effet (fig. 3.7). Cet effet est donc également présent lors des mesures et notamment
lors de la comparaison de la figure de diffraction du trou expérimentale avec la fonction
d'Airy correspondante. Pour diminuer cet effet, une solution envisageable consiste à
2une pour la mesure du signal et une pour la mesure du bruit parasite (an. H),
les petits angles vont bien évidemment saturer mais ne seront pas pris en compte.
49
CHAPITRE 3. ETALONNAGE ET PERFORMANCES 50
ie+u/ 1 1 ! 1 1 T
le+06
7 ^k "
100000
F \ Ma. "•
inn i i i II i 11 i \
0 100 200 300 400 500 600 700
Pixel
FiG. 3.7 - Coupe à 135° à partir d'une figure de diffraction (o) et comparaison avec la
fonction d'Airy (-).
masquer une bande de quelques pixels suivant les axes horizontaux et verticaux passant
par le centre optique.
= 0,836 x£ (3.8)
h
avec
£ = 1 - exp
<—y \ Wtrou /
(3.9)
50
CHAPITRE 3. ETALONNAGE ET PERFORMANCES 51
£ Ç—vh(9)Np(9)d9 (3.10)
Io 001
vh et Np(9) sont le nombre de coups reçus par seconde et par pixel, et le nombre
correspondant de pixel à l'angle 9. 9\ermin est l'angle correspondant au premier minimum
de la fonction d'Airy.
Finalement, la fraction de lumière diffusée par un échantillon est obtenue par :
Si(9) =K^p-
Uoi
i =ech,sol (3-11)
le+10
2r le+09 r
le+08
le+07
0.01
Uoi(V)
FiG. 3.8 - Nombre de coups reçus dans la tache centrale de la figure de diffraction du
trou de 19,6 /im en fonction de la tension délivrée par la première photodiode (o). La
droite correspond à l'ajustement linéaire d'équation : vjf1 = 3,23 x 109£/oi-
51
CHAPITRE 3. ETALONNAGE ET PERFORMANCES 52
(3.13)
U/ VUtrou ) Vr )
si r << u (an. A.6) soit une incertitude relative de 4 %. L'incertitude sur le terme
Uoi/vf!31 vaut expérimentalement 2 x 108 V.s, soit une incertitude relative de 6 %.
Finalement, l'incertitude sur K est donnée par :
(3.14)
3.3.1 Linéarité
le+09
le+08 :
le+07
le+06
0.01 0.1 1
Temps d'exposition (s)
FiG. 3.9 - Nombre de coups total dans l'image de la figure de diffraction du trou de
19,6 /xm en fonction du temps d'exposition et avec Uq\ constant.
52
CHAPITRE 3. ETALONNAGE ET PERFORMANCES 53
le+10
le+09
le+08
le+07 r
le+06
FiG. 3.10 - Nombre de coups total dans l'image de la figure de diffraction du trou de
19,6 /im en fonction de C/qi avec un temps d'exposition constant.
De même, la figure 3.10 montre que la linéarité entre Ntot et la tension issue de la
photodiode est valide jusqu'à Uoi = 10~2 V. Par conséquent, la linéarité totale du banc
est valable pour tUqi > 2 x 10~4 Vs.
[Link]
[Link]
10000
FiG. 3.11 - Figures de diffraction de trous de différents diamètres (19,6, 50 et 100 /im),
renormalisées.
Cette linéarité permet de renormer des données acquises avec différentes puissances et
différents temps d'exposition. Un exemple est reporté figure 3.11 où les figures de dif
fraction de 3 trous (20, 50 et 100 /im de diamètre) renormalisées par tUoi et par leur
diamètre à la puissance 4, sont tracées en fonction de leur diamètre multiplié par la
position du pixel. Cette représentation permet d'obtenir les figures de diffraction sui-
53
CHAPITRE 3. ETALONNAGE ET PERFORMANCES 54
vant une unique courbe universelle ; on observe que les données viennent effectivement
se superposer. La dépendance en (2r)4 est mise en évidence par la figure 3.12 où le
nombre de coups reçus dans le pixel central est représenté en fonction du diamètre du
trou. Les données suivent, en échelle log/log, une pente de 4,07 en concordance avec la
pente attendue de 4 (eq. A.13).
le+10
le+09
10000
2r(um)
FiG. 3.12 - Nombre de coups pour l'angle nul dans la figure de diffraction des différents
trous en fonction de leur diamètres.
le+12
le+ll
8, 5
Z S
le+10 r
le+09
100
2r((im)
Fig. 3.13 - Nombre de coups dans l'anneau central de la figure de diffraction des
différents trous en fonction de leur diamètres.
De même que précédemment, la figure 3.13 représente le nombre de coups reçus dans la
tache centrale de la figure de diffraction en fonction du diamètre du trou. On observe
ici une pente de 1,98 en concordance avec la pente de 2 attendue (eq. A.14). Enfin, la
54
CHAPITRE 3. ETALONNAGE ET PERFORMANCES 55
figure 3.14 montre la linéarité entre les deux photodiodes pour la mesure des transmis
sions. On observe que la linéarité est valable jusqu'à Uoi = 1 naV, valeure inférieure à
la limite de linéarité entre Uoi et Ntot.
[Link]
[Link]
FiG. 3.14 - Linéarité entre les deux tensions C/0i et C702 délivrées par les photodiodes.
[Link]~2.
où d est la longueur d'un pixel et / est la distance focale de la lentille. Avec des pixels,
de 20 /im, la résolution vaut ôq = 0,25 x 10~6 A-1.
55
Chapitre 4
Sommaire
56
CHAPITRE 4. DÉROULEMENT D'UNE MESURE DE DIFFUSION 57
les demi-secondes afin de régler le flux laser pour qu'il n'y ait pas de saturation. Cette
visualisation permet également de translater la cellule afin de trouver la région la plus
propre (celle qui diffuse le moins). Le temps d'exposition t est sélectionné (r = 200 ms
en général) et le flux est ajusté de manière à ce que les pixels les plus intenses (proches
du stoppeur de faisceau) valent entre 10000 et 50000 coups1. La transmission Tsol du
solvant peut être déterminée de manière théorique : le facteur de réflexion en amplitude
d'un faisceau dans un milieu d'indice n\ traversant normalement un dioptre d'indice n2
est donné par l'équation A.2 qui se simplifie (ïj = i2 = 0) en :
ni - n-2.
1/2 (4.1)
ni +n2
Quatre dioptres sont présents : deux dioptres air/quartz et deux dioptres quartz/solvant.
La transmission totale T est donnée par :
T = T
air/quartz x T quartz / solvant (4.2)
57
CHAPITRE 4. DÉROULEMENT D'UNE MESURE DE DIFFUSION 58
4.2.1 Regroupement
Le logiciel d'acquisition de la caméra permet de soustraire l'intensité d'une image
par une autre donc toutes les images acquises se voient retirées l'image de l'offset corres
pondant. Un programme de regroupement est nécessaire pour obtenir v(9), le nombre de
coups reçus par seconde à un angle de diffusion. Il convertit l'image à deux dimensions
en un tableau à deux colonnes (intensité en fonction du vecteur de diffusion). Pour cela,
un programme en Visual Basic a été développé. Le principe est le suivant : on rentre la
position du centre optique et l'algorithme mesure la distance de chaque pixel au centre
et crée un tableau de distance dans lequel sont ajoutés, puis moyennes, tous les coups
reçus à une même distance. Le programme permet également de masquer certaines ré
gions de l'image, notamment la région du stoppeur de faisceau qui masque la diffusion.
D'autres zones bruitées peuvent également être masquées au choix de l'utilisateur.
En plus du signal diffusé par le soluté (particules par exemple), Sech contient deux
types de lumière parasite : de la lumière diffuséepar le solvant et les composants optiques
(lentille, faces de la cuve, ...), nommée B\, proportionnelle à la puissance incidente, et
de la lumière parasite provenant des polariseurs ou de l'extérieur, nommée B2, indépen
dante de la puissance incidente. La fraction de lumière S(9)l^e, atteignant le détecteur
est atténuée par l'échantillon i et augmentée des parasites Si et B2 suivant la relation
[20]:
Finalement, la contribution du soluté seul est calculée par une macro-commande sous
Excel, par la relation :
m mm** _sp^ (4 5)
-* ech •*• sol
où S(9)i = S(9)lVe -B2. En effet, le produit diffuse plus quele solvant donc sa transmis
sion est plus faible ce qui revient à dire que le produit a été éclairé avec un flux plus faible
du rapport des transmissions. Pour cela, la macro-commande calcule les transmissions
de l'échantillon et du solvant par la formule :
ref
UL U,
Ti =#uoi x 7^7'
U02J i = ec/l' sd (46)
58
CHAPITRE 4. DÉROULEMENT D'UNE MESURE DE DIFFUSION 59
ref
K
ou 1/Tref. Cette formule permet donc de renormer les mesures des photodiodes
u02
même si le flux laser est différent entre le vide et l'échantillon. Le facteur Rayleigh du
soluté est alors donnée par :
R(9) = S(9) x -L
Uoe
(4.7)
où fi0 = Ap/(nf)2 représente l'angle solide associé à un pixel (Ap est la surface d'un
pixel) et e est l'épaisseur de la cuve. La figure 4.1 représente le signal mesuré (nombre
de coups reçus pendant un temps NacqT donné, où Nacq est le nombre d'images accu
mulées) sans cuve2 et avec une cuve remplie de solvant.
le+06
100000
(pente -2)
10000
100
10
le-05 0.0001
q (A"1 )
FiG. 4.1 - Courbes de diffusion de lumière obtenues sans cuve et avec la cuve remplie
de solvant (eau).
La courbe de diffusion sans cuve représente la diffusion parasite de la lentille, elle a une
pente d'environ q~2 en log-log. La courbe de diffusion de la cuve remplie de solvant est
supérieure à la diffusion sans cuve car la diffusion parasite de la cuve s'ajoute à la diffu
sion parasite de la lentille (par. 4.3.1). La figure 4.2 représente le signal correspondant
à la diffusion de l'échantillon (soluté + solvant) comparée à la diffusion du solvant seul.
Enfin, la figure 4.3 montre la diffusion en cm-1, du soluté seul (ici des particules de
latex de 2 /im de diamètre), après soustraction du solvant (eq. 4.5) et calcul du facteur
Rayleigh (eq. 4.7).
59
CHAPITRE 4. DÉROULEMENT D'UNE MESURE DE DIFFUSION 60
le+06
100000 r
10000 r
g
s
1000 r
100
le-05 0.0001
q(Â-!)
FiG. 4.2 - Courbe brute de diffusion d'un latex de 2 um de diamètre, comparaison avec
la diffusion de la cuve remplie de solvant.
-1 1 r— —i r-
10
le-05 0.0001
q(A-')
60
CHAPITRE 4. DÉROULEMENT D'UNE MESURE DE DIFFUSION 61
4.2.3 Corrections
Correction d'indice
'ef
9nir — arctan (4.8)
o u encore
sin 9gj,
9ech = arcsin (4.10)
f^ech
arcsin
( sin fla{r ^
— sin (4.11)
An
C'est une correction géométrique prenant en compte les angles solides associés aux
pixels. En effet, l'angle solide associé au pixel sur l'axe optique est supérieur à celui
associé à un pixel éloigné. Ainsi, les pixels ne voient pas le même angle solide et il est
nécessaire de corriger les intensités expérimentales. Le calcul est présenté en annexe C ;
si On correspond à l'angle solide associé au pixel placé sur l'axe optique, alors Q0 =
Apl(nechf)2 et la correction vaut :
sin2 9n
n(9ech) = nQcos4(9air) 1 (4.12)
n
ech
Correction de polarisation
Comme il a été vu au paragraphe 1.3 (eq. 1.2), dans le modèle de Rayleigh, l'intensité
diffusée à un angle dépend de l'angle entre le direction de polarisation du laser et la
direction de la lumière diffusée. Par conséquent, lors du programme de regroupement,
l'angle $ est calculé pour chaque pixel et le facteur Rayleigh est divisée par le terme
sin2$.
61
CHAPITRE 4. DÉROULEMENT D'UNE MESURE DE DIFFUSION 62
L'annexe D décrit l'effet observé lors des réglages de la caméra. La conclusion que
nous avons tiré de ces expériences est que les pixels ne sont pas rigoureusement carrés
ce qui revient à décaler les courbes angulaires de l'ordre de 1,5 %. Nous négligerons cet
effet pour le moment.
Pour un même angle, deux rayons diffusés auront des trajets optiques différents,
donc des transmissions différentes, suivant la localisation de l'émission du signal diffusé
dans la cellule (fig. 4.4).
FiG. 4.4 - Schéma de deux trajets optiques extrêmes suivis par des rayons diffusés dans
la cellule.
62
CHAPITRE 4. DÉROULEMENT D'UNE MESURE DE DIFFUSION 63
Dans le solvant, 9max = 18° , ce rapport dépend donc de la transmission et vaut T0-046.
De plus, nous avons vu au paragraphe 4.3.2 qu'il est préférable de travailler avec des
transmissions de l'ordre de 0,95. Pour ces valeurs, le rapport vaut 0,5 % ; nous néglige
rons cet effet.
63
CHAPITRE 4. DEROULEMENT D'UNE MESURE DE DIFFUSION 64
o
FiG. 4.5 - Diffusion simple, un photon parvenant sur le détecteur n'a été diffusé que
par une particule.
FiG. 4.6 - Diffusion multiple, la probabilité pour qu'un photon parvenant sur le détec
teur ait été diffusé par plusieurs particules devient grande.
64
CHAPITRE 4. DÉROULEMENT D'UNE MESURE DE DIFFUSION 65
Dans le cas de notre montage (fig. 4.7), l'aire de cohérence Acoh se calcule par le
biais de l'angle solide de cohérence Çlc(9,$) donné par [22] :
ACoh \2
Ao
= îîc(0,$) = (4.16)
d2 Wq cos 9 + u)0l sin 9(cos # + sin <£)
où Acoh est l'aire de cohérence et d est la distance d'observation ou la distance focale
dans notre cas.
Faisceau laser
FiG. 4.7 - Représentation du volume diffusant, défini par l'intersection entre le faisceau
incident et l'épaisseur de la cuve, et définition des angles 0, # et 4> pour le calcul de
l'angle solide de cohérence.
Qualitativement, l'aire de cohérence est plus petite aux grands angles; le rayon du
faisceau au niveau de l'échantillon vaut 0,67 mm, pour un trajet optique de 5 mm, le
rapport des aires de cohérence entre les angles de diffusion extrêmes (1 et 25°), vaut 4
donc aux plus petits angles et pour un regroupement linéaire, non seulement on dispose
de moins de pixels à regrouper mais en plus les aires de cohérences sont les plus grosses
et son approximativement équivalentes à la taille d'un pixel. Ceci explique l'allure des
courbes de diffusion qui sont plus bruitées aux petits angles.
65
CHAPITRE 4. DÉROULEMENT D'UNE MESURE DE DIFFUSION 66
tc(9 = 18°) = 0,25 s. Pour mesurer correctement des particules de cette dimension, il
faut mesurer pendant plusieurs rc.
La figure 4.8 montre le faisceau laser passant dans la cuve et l'angle maximum de
diffusion 9max pouvant sortir de la cuve sans vignettage.
faisceau
P«i
L/2 - u>0
<"max — (4.17)
vBH "rnax
soit lmax = 13 mm. C'est pourquoi on ne peut utiliser des cuves plus épaisses à moins
de translater la cuve transversalement afin que le faisceau pénètre la cuve proche de son
extrémité comme le montre la figure 4.9. De cette façon3, le trajet optique maximum
de la cuve utilisable sans vignettage, vaut 25 mm.
FiG. 4.9 - Angle de diffusion maximum lorsque le faisceau laser pénètre la cuve proche
d'une extrémité.
3cette configuration ne peut s'appliquer que lorsqu'on travaille sur 1/4 de cercle (centre optique
dans un coin de la caméra).
66
Chapitre 5
Sommaire
67
CHAPITRE 5. APPLICATIONS À DES SYSTÈMES PHYSIQUES 68
chaque particule. On construit ainsi un histogramme de tailles que l'on ajuste par une
distribution de Gauss [23] (fig. 5.2) de la forme :
-(d-dm) 21
C(d) exp (5.1)
oy/2l~ 2a2
450
400 -
350
|
-
"i 300 -
S 250 •
z
200
150 - -
100
L"
(i
50
n o*L J *-•—1*5-
0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2 2.2 2.4
d (nm)
Fig. 5.2 - Distributions de tailles des latex obtenues à partir des images en microscopie.
68
CHAPITRE 5. APPLICATIONS À DES SYSTÈMES PHYSIQUES 69
5.1.3 Résultats
La figure 5.3 présente les courbes de diffusions des deux latex, en unités absolues,
renormées par la concentration des latex (tab. 5.2), comparées à la théorie de Mie. On
observe que les données expérimentales sont très proches des résultats théoriques en
appuyant sur le fait qu'aucun paramètre ajustable n'a été utilisé.
Tab. 5.2 - Concentrations des latex utilisés pour obtenir les courbes de diffusion de la
figure 5.3.
"nous travaillons sur un quart de cercle donc <p varie de 0 à n/2 et < sin2 > = < cos20 >= 1/2.
69
CHAPITRE 5. APPLICATIONS À DES SYSTÈMES PHYSIQUES 70
le-06
le-07
le-08
le-05
FiG. 5.3 - Figure de diffusion des latex de 1 et 2 um de diamètre en unité absolue. Les
courbes continues représentent les courbes théoriques d'après le modèle de Mie.
70
CHAPITRE 5. APPLICATIONS À DES SYSTÈMES PHYSIQUES 71
FiG. 5.4 - Images prises par la caméra pendant réchauffement du système. Ar est le
temps entre deux acquisitions successives (ici, Ar = 0, 5 s).
Cet anneau correspond à des fluctuations de concentrations créant des domaines alter
nés de lutidine et d'eau. Lorsque la température croît, le diamètre de l'anneau diminue
traduisant une augmentation de la taille caractéristique des objets : les phases coales-
cent et grossissent. Enfin, l'anneau se réduit jusqu'à un diamètre faible puis la diffusion
devient si intense que la caméra est saturée. L'échantillon est devenu diphasique. La fi
gure 5.5 permet l'étude quantitative de la variation de la position de l'anneau ainsi que
l'étude de la variation de son intensité en fonction du temps. L'intensité diffusée dans
l'anneau augmente en fonction du temps car les gouttes grossissent et diffusent donc de
plus en plus la lumière. D'un point de vue instrumental, il est possible de paramétrer
les acquisitions de différentes manières suivant les grandeurs que l'on souhaite mettre
en évidence dans ce genre d'expériences. Tout d'abord, dans le cas de systèmes dont
la température critique n'est pas connue, on peut procéder à des sauts de température
de faible magnitude pour discerner la séparation. Plus la magnitude sera faible et plus
on sera précis sur la détermination de la température. Il est également possible que les
mécanismes diffèrent suivant la vitesse de trempe. Pour les trempes les plus rapides, il
71
CHAPITRE 5. APPLICATIONS À DES SYSTÈMES PHYSIQUES 72
faudra paramétrer la caméra en lecture rapide, ce qui permet, en utilisant des pixels
de 40 um, d'avoir une image toutes les demi-seconde. Pour des expériences nécessitant
des acquisitions plus rapides, il existe deux possibilités : soit on utilise des pixels plus
gros, soit on ne travaille que sur une zone restreinte de l'image en définissant une région
d'intérêt.
18 Ai
60000 1 1 1 1 1
12 At
50000 - - A. -
i, < ifc>
' l»\
• f \ \-
40000
)" 9 Ax \ '-.
' .:.:. \ •.
: r ,~^ \ -...
« 30000 -
s
l .- ••'. Il
' <.' -' 6 AT •• V. •-.
20000 ,' ; u '•• ' *
,;, ;.-• «,tv "-'•* '"•- \ -••
? •••' "^ ^ At •* •• '».
10000
5.3 Bilan
Les premiers résultats sont très satisfaisants : les courbes de diffusion des particules
de latex sont très proches des simulations, à la fois sur la forme et sur le facteur Ray
leigh; l'incertitude sur le facteur de Rayleigh est inférieure à 10 %. La souplesse de la
caméra a également été démontrée avec la réalisation d'un film du signal diffusé par un
échantillon au voisinnage d'un point critique, et son traitement aussi bien qualitatif (cli
chés du phénomène) que quantitatif (regroupement des clichés en courbes de diffusion).
Le montage a également été utilisé comme outil complémentaire pour démontrer la for
mation de particules synthétiques réalisées dans notre laboratoire [26]. Ces particules
de grandes tailles (quelques microns) et de forme icosaédrique, ont pu être mises en
évidence par la détermination de leur masse. Ces particules très rigides, sont analogues
à des virus et peuvent avoir des applications pour le transport de médicaments, ...
72
Conclusion et perspectives
73
CHAPITRE 5. APPLICATIONS ÀDES SYSTÈMES PHYSIQUES 74
74
Annexe A
Rappels d'optique
Sommaire
'2r2
I(r) = I0 exp { -T (A.l)
LU-
où r est la distance au centre optique et eu est le rayon du faisceau laser, rayon pour
lequel l'intensité a diminué de 1/e2 de sa valeur au centre.
A. 1.2 Propagation
La propagation d'un faisceau gaussien peut presque être traitée avec l'optique géo
métrique. La distribution de l'intensité reste gaussienne, seuls le rayon du faisceau u(x)
75
ANNEXE A. RAPPELS D'OPTIQUE 76
et le rayon de courbure Rc(x) du front d'onde varient avec la distance x (fig. A.2) tel
que x = 0 (ùjo=co(0)) corresponde à la position du waist. Les équations décrivant le
rayon du faisceau et le rayon de courbure du front d'onde sont [27] :
Xx
L02(x) = CJq 1 + (A.2)
TTWn
et :
Rc(x) = x ™6
1 + (A.3)
Xx
A.1.3 Focalisation
76
ANNEXE A. RAPPELS D'OPTIQUE 77
waist
Lentille
ravon focalisé
' L
É=
I(a) 2*/ofl«p(ï^ \rdr 1 —exp
-(ïs£\
(A.6)
'o ~27rj0°°exp(^)rdr
où wt est le rayon du faisceau au niveau de l'ouverture et 7o est la puissance incidente.
Cette expression se réduit en :
(A.7)
«-'•S)'
quand a << u%.
77
ANNEXE A. RAPPELS D'OPTIQUE 78
Profil idéal
Profil réel
OS 1 1.5
rayon normalisé (r/vy, )
Le filtre spatial [19] est un moyen simple de retirer les fluctuations parasites du profil
d'intensité d'un faisceau laser. Il suffit pour cela de focaliser le faisceau à l'aide d'un
objectif de microscope. Dans le plan focal, nous obtenons la répartition énergétique en
fonction de la fréquence c'est à dire qu'au centre optique se trouve l'intensité continue et
78
ANNEXE A. RAPPELS D'OPTIQUE 79
plus on s'éloigne du centre, plus l'intensité correspond aux grandes fréquences (fig. A.5).
En plaçant un trou de diamètre 2r = fXo/wo dans le plan focal, on intercepte la majorité
du bruit en laissant passer la quasi-totalité du flux (99,3 %).
n2 cosîi — ni cos «2
ri/2 (A.8)
n2cosîi + ni cos«2
dioptre
Fig. A.6 - Définition des grandeurs pour le calcul du coefficient de réflexion en ampli
tude.
79
ANNEXE A. RAPPELS D'OPTIQUE 80
(a)
(b) 1=0
(c) I=Vos|î
FiG. A.7 - Loi de Malus. L'intensité transmise par deux polariseurs placés en série
dépend des orientations relatives de leur direction passante (I0 correspond à l'intensité
à la sortie du premier polariseur) : (a) intensité maximale pour les orientations paralèlles,
(b) intensité nulle pour des orientations perpendiculaires et (c) dans le cas d'un angle
R quelconque entre les directions passantes.
passantes font un angle R entre elles (fig. A.7). Si I0 représente la puissance incidente
du faisceau dont la direction de polarisation est parallèle à la direction passante du
premier polariseur, alors la puissance transmise I est donnée par la relation :
I - I0cos2 R (A.10)
l(9)=l,(2J^kas[^\
\ kasin 9 J (Ail)
FiG. A.8 - Amplitudes (...) et intensités lumineuses (-) diffractées par une ouverture
circulaire.
47rV 2Ji(kas'm9)
Ii(90) = I0x sm9d(sm9) (A.12)
u2X2o / Jo ka sin 9
On peut en déduire la relation entre la puissance reçue dans le pixel central (9o = 59)
et le rayon du trou :
4ttV
h(S9) (A.13)
a;2 A2
ainsi que la relation entre la puissance reçue dans un angle solide ÇIq et le rayon du
trou :
81
ANNEXE A. RAPPELS D'OPTIQUE 82
ka sin 9
/2Ji(fcasinl9)\2
y fcasinô y
0 1
1,220 vr 0
1,635 TT 0,0175
2,233 -k 0
2,679 -k 0,0042
3,238 TT 0
3,699 u 0.0016
Source
B ; s'il est très proche de A, son signal sera presque identique et "cohérent"3 avec celui
de A. On appelle "longueur de cohérence" la distance à partir de laquelle la fonction de
corrélation spatiale du champ électrique est proche de 0. Si l'on ne s'intéresse qu'à la
2avec une phase aléatoire.
3cohérent est ici synonyme de corrélé.
ANNEXE A. RAPPELS D'OPTIQUE 83
phase, la différence entre les champs électriques aux points A et B est provoquée par la
différence de chemin optique des rayons allant soit en A soit en B. Il apparaît que les
signaux aux points A et B sont corrélés sur une distance lc = X/R où R est l'angle sous
lequel est vue la source. Si la distance entre A et B est supérieure à lc, les signaux ne
sont plus corrélés.
Dans le cadre de notre expérience, le laser constitue une source primaire cohérente qui
vient éclairer les particules en solution. Ces dernières se comportent alors comme une
multitude de sources incohérentes entre elles. Globalement, le volume diffusant peut être
considéré comme une source à trois dimensions et la caméra CCD est un détecteur à
deux dimensions. On peut alors définir une aire autour du point A telle que les signaux
arrivant dans cette aire soient cohérents entre eux, c'est ce que l'on appelle l'aire de
cohérence ACOh définie par :
1 (A.16)
ACoh
kBT
D (A.18)
6irr]va
où a est le rayon moyen des particules, kB est la constante de Boltzman, T est la tem
pérature de l'échantillon en Kelvin et r\v est la viscosité du solvant.
83
,,...,..•:
Annexe B
Les aberrations géométriques sont les écarts à l'optique de Gauss que l'on observe
lorque les conditions de l'approximation linéaire ne sont plus réalisées. On les appelle
aussi aberrations monochromatiques par opposition à l'aberration chromatique qui est
liée aux différentes radiations composant la lumière incidente. Les écarts à l'optique
de Gauss ne sont plus négligeables si la distance r du point objet à l'axe optique est
grande et/ou si les angles d'inclinaison a des rayons incidents ne sont plus petits. On
peut montrer [19] qu'il existe six composantes d'aberrations1 réparties en quatre classes
d'aberrations suivant leur dépendance en r et a.
aberration ; si la lentille donne, d'un point objet A0 situé sur l'axe optique, une image
réelle, alors les rayons paraxiaux2 convergent au point Ai situé plus loin sur l'axe que
appelés coefficients de Seidel
2rayons passant proche de l'axe optique.
ANNEXE B. CLASSIFICATION DES ABERRATIONS GÉOMÉTRIQUES 85
Elle est proportionnelle à ra2. Dans les lentilles sphériques, différentes parties de
la lentille peuvent avoir différents degrés de grandissement. Comme le montre la figure
Point objet
FlG. B.2 - Image d'un point source hors-axe par une lentille provoquant de la coma.
B.2, chaque zone concentrique de la lentille forme une image concentrique appelé cercle
comatique. Cela crée une image floue dans le cas d'objet hors-axe car l'image d'un tel
point apparaît sous la forme d'une comète.
B.3.1 Astigmatisme
Lorsqu'un objet hors axe est focalisé par une lentille, l'asymétrie des rayons provoque
l'astigmatisme, c'est à dire que le système semble posséder deux focales différentes.
La figure B.3 montre que le plan contenant l'axe optique et l'objet s'appelle le plan
tangentiel et que les rayons tangentiels sont focalisés plus près de la lentille que les
rayons sagittaux (rayons dans le plan perpendiculaire au plan tangentiel). Si l'image
est formée dans le plan focal tangentiel, on observe une ligne dans le plan sagittal. De
3rayons passant sur l'extrémité de la lentille.
85
ANNEXE B. CLASSIFICATION DES ABERRATIONS GÉOMÉTRIQUES 86
Plan tangentiel
Lentille
Objet
même, on observe une ligne dans le plan tangentiel au plan focal sagittal. Entre ces
deux plans focaux, l'image est elliptique. L'astigmatisme est défini par la distance entre
ces deux plans focaux.
B.4 Distorsion
(a) (b)
FiG. B.5 - Schéma représentant l'image d'un carré (en pointillés), (a) Distorsion en
coussinet, (b) Distorsion en barillet.
B.5 Bilan
Dans le cadre de notre montage, la distance r du point objet à l'axe optique est
négligeable (rayon du faisceau laser) alors que l'angle d'incidence a des rayons diffusés
est important (25° dans l'air). Par conséquent, les aberrations limitantes seront princi
palement l'aberration de sphéricité ainsi que l'aberration de coma.
87
Annexe C
En considérant les notations utilisées avec lafigure Cl, on cherche à calculer l'angle
solide vu par un pixel en fonction de la surface Ap du pixel, de la distance focale /, de
la distance d entre le point diffusant et la lentille, de l'indice de l'échantillon nech et de
l'angle de diffusion 9i dans le milieu i.
Fig. Cl - Schéma du montage avec les notations utilisées pour le calcul de l'angle
solide vu par un pixel.
Pour déterminer la fraction de flux vu par un pixel, on définit les angles solides qui
illumineront un pixel :
An
(Cl)
D2
ANNEXE C. CALCUL DE L'ANGLE SOLIDE VU PAR UN PIXEL 89
où Anch est la surface normale au rayon diffusé, au point d'incidence sur la lentille, et :
A?
dÇll = ^2 (C2)
An
aitccd = j-)2 (C3)
An,=Anccd \D (C4)
De plus, les surfaces An et Ancd font le même angle a respectivement avec la lentille et
la caméra, on peut donc écrire :
(C5)
+•*>m
où Ai représente la surface de la lentille éclairée par l'angle solide diffusé.
Quant aux surfaces A™ch et Ap, elles sont reliées par :
(C6)
D„ =
cos 9
_. d tan 9
siiiq
/tan 9
Dc =
sin a
89
ANNEXE C. CALCUL DE L'ANGLE SOLIDE VU PAR UN PIXEL 90
On obtient finalement :
._, Avcos3 9
dnech = ->— (c.14)
Pour tenir compte des différences d'indice dans l'échantillon et dans l'air, on peut ex
primer l'angle solide dQi associé à un pixel dans le milieu *, par :
dili = 2ns'm0id9i avec : i = air, ech (C.15)
En dérivant l'équation de Descartes (par. A.9), on obtient :
ech n2
nech cos 9 u d°air
cos "ech (C"17)
ou encore :
Ap
diïech = ~^~ cos4à 9air
_ /
1 sin2 9
j^L (C _19j
nech.J \ nch J
Annexe D
Au cours de notre étude, nous avons remarqué que la caméra se comporte comme
un réseau dont le pas est la dimension d'un pixel. Lorsque nous mesurons la figure de
diffraction d'un trou et que nous procédons à une coupe suivant les axes horizontaux
(0°) et verticaux (90°), on se rend compte qu'il existe un décalage dans les positions des
extréma suivant l'axe (fig. D.l) et qu'une dilatation de l'axe vertical de 3 % permet de
confondre les coupes (fig. D.2).
le+07
le+06 r
100000
10000
1000
-400
FiG. D.l Coupe de la figure de diffraction du trou de 19,6 um suivant les axes verticaux
(...) et horizontaux (-).
On observe également que les profils d'intensité sont symétriques par rapport au centre,
ce n'est donc pas un effet de désalignement de la caméra. Une explication plausible serait
que les pixels ne soient pas rigoureusement carrés. Pour vérifier ce point, le laser est
91
ANNEXE D. DIMENSION DES PIXELS DE LA CAMÉRA CCD 92
le+07
le+06
100000
10000
1000
Fig. D.2 - En dilatant l'axe vertical de 3 %, les coupes verticale (...) et horizontale (-)
se superposent correctement.
consécutives en fonction de l'axe sont reportées dans le tableau D.l. Les distances sont
reproductibles et significativement différentes. Elles sont plus élevées sur l'axe vertical
ce qui correspond bien à un pas, donc une dimension, plus faible. Le rapport entre les
moyennes des mesures vaut 2 %, malheureusement, les incertitudes liées aux mesures
ne permettent pas d'affirmer quel est l'axe pour lequel les pixels font réellement 20 um.
Il est possible de calculer l'effet théorique produit par la dimension non carrée du pixel
92
ANNEXE D. DIMENSION DES PIXELS DE LA CAMÉRA CCD 93
movenne
Distance ver. (cm) 13,0 13,1 13,0 12,9 13,0 13,05 13,0
Distance hor. (cm) 12,7 12,7 12,7 12,8 12,75 12,9 12,8
sur des coupes à d'autres angles en admettant que la dimension horizontale des pixels
horizontaux mesure 20 um et que leur dimension verticale soit contractée. La figure D.4
représente les termes utilisés pour le calcul de la distance d'un pixel au centre optique.
FiG. D.4 - Définition des grandeurs pour le calcul de la distance d d'un pixel au centre
optique.
Dans notre hypothèse, la composante verticale ne vaut pas |j/j - yc\ mais G x \yt - yc\
où G est la correction (G = 1 correspond à une correction nulle). La distance mesurée
sans correction est :
93
ANNEXE P. DIMENSION DES PIXELS DE LA CAMÉRA CCD 94
FiG. D.5 - Positions des minima théoriques par rapport aux minima expérimentaux de
la coupe à 90°(o) et ajustement linéaire d'équation : pixeip=l,029xpixt/l.
1.03
20 40 60 80 100
angle de coupe Q
FiG. D.6 - Corrections expérimentale (o) et théorique (-) en fonction des angles de
coupes (G = 1,027 pour le calcul théorique).
ANNEXE D. DIMENSION DES PIXELS DE LA CAMÉRA CCD 95
Les corrections théoriques (eq. D.2) et expérimentales sont alors reportées sur la
figure D.6 et semblent cohérentes : la correction est nulle à 0° et augmente avec l'angle
jusqu'à 90°. Le fournisseur prétend que les pixels sont carrés mais il ne peut nous donner
d'incertitude sur les dimensions et par ailleurs, on peut également se poser la question
des dimensions de la matrice, pourquoi utiliser 1340 x 1300 pixels? D'autant plus que
le rapport de ces dimensions vaut 1340/1300 = 1,03...
Finalement, la figure D.7 montre la différence de résultat obtenu après regroupement
d'une figure de diffraction d'un trou avec ou sans la correction de dimension de pixel.
L'effet est quasi nul en intensité (les minima sont légèrement plus bas avec la correction)
et très faible en angles : la courbe non corrigée est contractée d'un facteur 1,015 soit
1,5 %. Cette correction de taille de pixel est donc faible et peut être négligée en première
approximation.
1000
100 150 200 250 300 350 400 450 500 550
pixel
FiG. D.7 - Regroupement d'une figure de diffraction avec (-) et sans (. .) la correction
de taille de pixel.
95
Annexe E
0.14
Fig. E.l - Puissance en fonction de la tension délivrée par la photodiode (o) et ajuste
ment linéaire (-).
ANNEXE E. CALIBRATION DES PHOTODIODES 97
ï - ^Q (E.1)
est obtenue à partir d'un ajustement linéaire : T = 2, 7 x 10"5 W.V"1. L'incertitude sur
la mesure de la puissance est estimée à aP ~ 0,005 mW, l'incertitude sur la constante
de conversion ay est cT ~ 0,1 x 10~5 W.V-1. La figure E.2 montre la linéarité entre
Up et Uoi, la réponse est linéaire au-delà d'une tension photodiode de 0,015 V et jusqu'à
5 V.
0.01 r
0.001
0.0001
le-05
0.001
97
ANNEXE E. CALIBRATION DES PHOTODIODES 98
3,6«#*ftc
0,836^Tr?A0 (E'4)
où T est la transmission de la fenêtre en quartz (T = 0,92).
Dans le cas de la calibration (U0i = 0,0543 V), on acomptabilisé uhot = 1,64x 108 coups
par seconde, soit P = 1,15 uW d'oùonendéduit (eq. E.l) que T = 2,3xl0-5 W.V-1.
L'incertitude limitante étant ovtot/vhot ~ 0,01, l'incertitude résultante sur la constante
de calibration est ar ~ 0,1 x 10~5 W.V"1. On en déduit également qu'un coup
correspond à 2,5 x 10~18 W.
E.4 Bilan
Les trois méthodes exposées fournissent des résultats cohérents. On retiendra que
P = T x C/oi avec T = (2,5 ± 0,1) x 10~5 W.V-1.
Annexe F
Sommaire
Cette annexe a pour but de donner les principales caractéristiques des caméras
CCD [31], et de la nôtre en particulier, et l'influence des conditions expérimentales sur
la qualité des mesures. Les spécifications de notre caméra sont à l'annexe G.
Réponse spectrale
La réponse spectrale de la caméra nous renseigne sur son rendement quantique en
fonction de la longueur d'onde. C'est le taux de conversion des photons incidents en
électrons qui vaut environ 40 % à notre longueur d'onde, c'est à dire qu'à 10 photons
arrivant sur un pixel correspondront environ 4 électrons.
'directement proportionelle à la dynamique de la caméra.
99
ANNEXE F. CARACTÉRISTIQUES DES CAMÉRA CCD 100
Courant d'obscurité
Le terme courant d'obscurité fait référence aux charges générées thermiquement. Les
charges d'obscurité et les charges générées par le signal sont lues ensemble et sont indis
sociables. Le courant d'obscurité augmente le niveau de fond, diminue la dynamique et
augmente le bruit moyen. Afin de réduire ce courant d'obscurité, la caméra est refroidie
à -40°C.
Capacité de stockage
C'est le nombre maximum d'électrons que peut contenir un pixel sans que des élec
trons n'aillent se déverser dans les pixels voisins. Comme nous l'avons vu au paragraphe
F.l, la capacité est proportionelle à la taille des pixels. Elle vaut 181400 électrons par
pixel pour notre modèle.
Bruit de lecture
Offset électronique
Si l'on fait une acquisition en lecture lente avec la caméra placé dans un noir absolu
et avec le shutter fermé, nous n'allons pas obtenir 0 coup mais 90 coups par pixel avec un
écart-type d'environ 1 coup. Cela correspond à un offset électronique très reproductible
si la température reste constante ; la stabilité en température est de 0,04°C. Cet offset
est crée car le nombre de coups comptabilisés par la caméra n'est pas linéaire pour les
très faibles valeurs. Cet offset permet d'ajouter un nombre de coup constant qui permet
de sortir de la zone de non linéarité de la caméra. Sa grande reproductibilité permet de le
soustraire du signal ; pour cela, il suffit de le mesurer avant ou après chaque acquisition,
dans les mêmes conditions.
En plus des bruits que nous avons détaillés, il existe également une autre source
de bruit : le bruit cosmique. Il résulte de particules de grandes énergies2 qui heurtent
les pixels et créent un signal de quelques dizaines à quelques milliers d'électrons. Il
existe deux méthodes logicielles pour réduire ces effets. Tout d'abord, on peut utiliser
2provenant de l'univers
100
ANNEXE F. CARACTÉRISTIQUES DES CAMÉRA CCD 101
F. 2 Performances
Rapport signal/bruit
Le rapport signal/bruit ou S/B définit l'incertitude sur les mesures. Le signal S
dépend du rendement quantique n de la caméra et du gain. Le bruit total B associé à
une acquisition est donné par la relation :
B = (a2+a20+a2)
s)* (F.l)
avec :
slB =i^Êm
(nNty/2 =^in
(F.2)
Il faut donc travailler avec le plus grand nombre de photons arrivant sur les pixels sans
pour autant dépasser leur capacité de stockage.
Détectabilité
La détectabilité £>* correspond au signal dont l'amplitude est égale aux fluctuations
du bruit de lecture et d'obscurité pour un pixel en une mesure. Si l'on admet que
l'amplitude de ce bruit pic à pic vaut approximativement six fois son écart-type, alors :
101
ANNEXE F. CARACTÉRISTIQUES DES CAMÉRA CCD 102
Dynamique
La dynamique d'une caméra CCD est un moyen d'évaluer la caméra, elle est donnée
par :
. . Capacité de stockage
dynamique = — F.4
Bruit de lecture
Le calcul donne une dynamique de 90000 ce qui correspond à un peut plus de 216 soit
16 bits ; cette dénomination est néanmoins trompeuse car généralement, par dynamique
on entend plutôt le rapport entre le signal maximum mesurable et la détectabilité.
La dynamique réelle vaut donc environ six fois moins. Les caméras actuelles proposent
également de regrouper ensemble des pixels, de manière physique ou logicielle, pour créer
une sorte de super-pixel. L'avantage de cette technique est d'augmenter la capacité de
stockage du pixel et donc la dynamique mais le revers est la diminution de la résolution
spatiale.
Le laser
ïivr !\'t : if... ,..\ wtriï ïiKhii I n !• «jifli 'ni .m "i in"
i>j •••-;.:;-i-.- -.• :• :ii ruhth" Lif*;!.,[Link]-st'" i.i. > . 'i'î.i inth'i ajuruînuni
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: iv ic ÇIWÇQ; :is r:i:iHnun values .uiù .ne WSfî&ttHcd KM .H IC3SX ' -i*;1 >CM'
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(SUS -"*
103
ANNEXE G. SPÉCIFICATIONS DES COMPOSANTS UTILISÉS 104
Les polariseurs
Polariseurs Glan-Thompson
m.;u-«ji d onde
jgttjl
fam et *^~" ]3Ji '•? U: s**
l «tas
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104
ANNEXE G. SPÉCIFICATIONS DES COMPOSANTS UTILISÉS 105
Le moteur
C-13S.10
ffiwe. 6 W
C-142.10
:iimtitC».L OATS;
RsS£llu!S«
rorquB 10
105
ANNEXE G. SPÉCIFICATIONS DES COMPOSANTS UTILISÉS 106
Le cube séparateur
îtaitement* possibles
» Faible absorption longueur d'onde
* Lsrge gamme de longueur d'onde li ÛuQ
441.6" NP.I
4&5H5 NP.Î
Les cubes sont construits 1 partit de prismes de qualité
laser soigneusement polis, pour réduire la déformation <iu 532 NPJ
ityat d'onde Us [Link], hypoténuses des prismes sont fô2J MM
collées de manicr< drlhiUivt ayr'-s '.-.«tl d'une couche
ntince séparatrice» matériau diélectrique, Une sépara m •; r~'---'~r""~—~" f
La lentille
totmetttMMl ;! «lOSBBt«d *l
focil ieftgth
eojset distance
irrwgi tfstaac»
éist»ft*«, prirrtsry principal porrrt-prîmary v<H*ex
tfistan», s»e«ad*fy priiKâpal
poirt :•>:.! dêfyvwtax
/? lins dismeter
dm e^frtar thickrsess
dt «jge thîoten*»
h pc ii?iô*v vert«x
V-jOZfe h' s.<g ttai ne (jn- s#eor»daf¥ Wtex
P, F' focal points
*t H' ptrtnçip*! pointa
> «se Section H of this estâtes regard mg eustom cnâtings for «chromai»
> custem «rtfomatt hisving othar ioeai lengths, di&matera,m fabrtrated from othar ehotees ©f optical fiasses »re
avaiïable on spécial otém «e SpesificMion Sïseat "Optical Compontnîi" at tha end of tb» ssetien
h h' e e* s* i f f f
6,* 1.7 t.i# n.c-7 7S.8S «9.09 ip.u - 80.1* : .iû.ifi as 2ô 80.42 m «.
107
ANNEXE G. SPÉCIFICATIONS DES COMPOSANTS UTILISÉS 108
La caméra CCD
VersArray:1300F
Princeton Instruments
1340 x 1300 tmagpng arrary
' 20 x ZC^re pixels •'
hcVKsJvicft 3001 !sa ';....*:::"":"..:, lyniai •: Bi§rt»ornera iperr»nu:u: "1o> •: .w .'?j jt'
fcffiîS- :: «itîi a 13 139 ria$rçai»y. T0Q%fi ter, aad 20x2 pftÉfë aWfjf terp
.- rtîgti SJBfia KS v q ifalk oirat i$ rstefil (fê&ujli 3rlK
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iwnj-ecnc c Iiîjj'1 r't; .3a cwirç illpsyw KTOgfi coawg 1.0 pw a^lkaticn
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rasti •tfr^datstraiîsfa
j Mttte ÔSfers escyst-îepNttcated Windows* GUI ocrera:
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ANNEXE G. SPÉCIFICATIONS DES COMPOSANTS UTILISÉS 109
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109
ANNEXE G. SPÉCIFICATIONS DES COMPOSANTS UTILISÉS 110
Job#
Arays*|
JŒmJVïT
~1TF~ | SB H W™
ANNEXE G. SPÉCIFICATIONS DES COMPOSANTS UTILISÉS m
Les photodiodes
le
ms
Vp-OV ;
Min . >p ;
| I# s CQ.21 tCtif sWHïï*5 s
* Spectral Response
-•'* '».JHS\<
• Itaftttffty
: i jfB MK „vMN&TO*êï
M ! ••--••!
i . |- ,î • • :—•—-/ A>..:!/.'.-
M*
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£—s
~^~y^"~
—L~j
\
, * •
''-' 1
r*À
-.f~,.„.i" •: ,1
111
ANNEXE G. SPECIFICATIONS DES COMPOSANTS UTILISÉS 112
3, SPECIFICATIONS
â-1 General
inpus Capacitsnce . .
., 2X1Q^ f
3-2 Cliaraclerislic^Tiâ=2st; )
BaOef)*:. itfs-xSVi • ÊxiC-fU' • ûfter SuppV(Vs-:t!£V)jr
Ràifcjje ni;s
î.^^:. r-A n i TV.
H 0.99X10* 1,01 Xi G* 0.99X10* 101X10*
Conversion Isipadance M 0,99 X107 1.01X10* 0.99X1 O* v/a
JL_ 0.99X10* 1,01X10* 0,99x1 o* 101 xio*
H sXicr* 0 10X10*
InpLft Curiênl Range* 1 M 5X10* 0 10X10'
L 5X1Q* g 1.1
H 0 16
pfèqueftey fte§pan§e M 1600 0 1600 HZ
L 1000 0 16Û0
H 0.2 0.2
OufpulNoise
y 0.2 0.2 mv
L 0.2 0.2
H 0.02 0,02
Culpul Noise
M 0-02 0.02 mV
flull bar>clwio-h)
L 0J2 0.02
H 2X10'* 2X10"
£iqui"ateot Nuise Inpul Curren:
M 2X10'* 2X101ï
|*ul! î>a»dwidth)
L 2X10:« 2X1t>" rms
ANNEXE G. SPÉCIFICATIONS DES COMPOSANTS UTILISÉS 113
La carte d'acquisition
N6Q34E, NI6Q35E
• 6034Ï Dounter/rimers
ï? Ufvdcw:-. ,?4-|jirïesçiïititon
I6S35E Triggerinq
,'KUbÛÎÇF Dîgtal
M.< OS
Application Software
Jtoatog Output.
; .' <•. f.l5. I<M.K vliiu.'iDtit")
MC3S'4TC
Digital I/O Loc«ou;
Spv/nilifnes
Calibration Certificats ineiuded
ûmt$
MîililEIttaanf ; J «ïllll;
Temj Asïifai» il
Untli.Vï; . >illScj*)irTfl|
Si»*: Istv (Wtîk«*5 wi-jr <I jitj «eti; s»ïj^ ([Link]îij «cti iw,w! uamj c****»*, &*jl^ï j,tî Iji coaj* çjlRiross
Table 3, Ml 603 5£ A*\Mùq Ouiptri Accuracy SpeeïfëeaiiorM
113
Annexe H
Cette section est à considérer comme un mode d'emploi pour l'ultilisateur désirant
régler le montage ou le lecteur intéressé par les techniques que nous avons utilisées pour
les réglages optiques.
Le montage est uniquement constitué du laser monté sur le banc. En premier lieu, il
convient de positionner le laser de manière à ce que le faisceau soit parallèle au plan du
banc. Pour cela, on mesure la hauteur entre la surface du banc et le faisceau, à la sortie
du laser et au bout du support, soit à 2 mètres. On utilise alors les vis de réglage de la
monture du laser pour incliner celui-ci jusqu'à obtenir les mêmes distances. La position
exacte du centre du faisceau laser n'est pas aisée, l'erreur de lecture maximum est de
0,5 mm sur chaque hauteur, l'écart maximal à la parallèle vaut donc 9max = 1/2000,
soit 0,03°. On fixe un écran au bout du banc sur lequel on repère le centre du faisceau,
cet écran servira de cible pour régler tous les autres composants optiques.
La procédure suivante est utilisée pour l'ajout de chaque composant. On vérifie que la
partie réfléchie sur la surface du composant, que l'on appelle tache retour, soit confondue
avec le faisceau incident1. Il faut également faire correspondre le faisceau transmis avec
notre repère sur l'écran au bout du banc. En procédant de telle manière, on est assuré
que le faisceau laser arrive normalement sur chaque composant et que le faisceau n'est
pas dévié. On applique cette procédure aux polariseurs et au cube séparateur. On peut
alors ajouter la caméra, dernier élément sur le banc, en vérifiant que la tache retour se
confonde avec le faisceau [Link] fait, les taches ne se confondent pas à cause de
la fenêtre en quartz de la caméra. Afin de ne pas avoir d'interférence, le constructeur
l'incline par rapport au plan du détecteur. On peut calculer son inclinaison puisque
l'écart au faisceau incident vaut environ 5 mm à 760 mm de distance. Cet angle est
le double de l'angle d'inclinaison de la fenêtre par rapport au détecteur soit un angle
29 = 0,4°, l'inclinaison vaut donc 0,2°. Il est .possible de vérifier que cette inclinaison
n'est pas préjudiciable pour le montage. En effet, comme le montre la figure H.l, le
1i\ faut toutefois faire attention à ne pas injecter la tache retour dans la cavité laser ce qui pourrait
conduire à des instabilités du flux.
114
ANNEXE H. RÉALISATION ET RÉGLAGE DU BANC OPTIQUE 115
na - 1
ôx = e# (H.l)
nn
115
ANNEXE H. RÉALISATION ET RÉGLAGE DU BANC OPTIQUE 116
Q' """ m
:-\
m
Wi
i
W'
1
C statislies Results
ï|| Intensily
Il Max : 21IU06 @| 587. 562 |
• Min : -26S7 @[525, 222 ]
II Total :1.2104et007
1 Avg : 27.7934
H SIGMA : 435.38
[Il Nwnber of Pixels : 435500
il
.' j
Fig. H.2 - Image du faisceau laser sur la caméra. Les couleurs sont artificielles et
représentent l'intensité lumineuse en fonction de l'échelle des couleurs sur le haut de
l'image. On peut en déduire le centre optique de coordonnées (587,562) avec des pixels
de 40 /im.
20000
15000
§ 10000 -
5000
FiG. H.3 - Regroupement correspondant à la figure H.2. (o) représente les points expé
rimentaux et la courbe représente la fonction / = I0exp(-2d2/wl) avec h = 18500 et
wo = 0,69 mm.
116
ANNEXE H. RÉALISATION ET RÉGLAGE DU BANC OPTIQUE 117
Si l'on modifie l'échelle des couleurs de manière à voir plus en détail les faibles
intensités autour du faisceau (fig. H.4), on observe une sorte de hallo caractéristique des
faisceaux lasers non filtrés.
FiG. H.4 - Même image que la figure H.2 mais dont l'échelle des couleurs a été modifiée
pour voir les faibles intensités. On observe du bruit autour du faisceau central.
117
ANNEXE H. RÉALISATION ET RÉGLAGE DU BANC OPTIQUE 118
118
ANNEXE H. RÉALISATION ET RÉGLAGE DU BANC OPTIQUE 119
119
ANNEXE H. RÉALISATION ET RÉGLAGE DU BANC OPTIQUE 120
0.022 i ! 1
1
O
0.02 o o
-
0.018 - -
o o
0.016 - -
0.014 - -
£ 0.012 0 o
~S [Link] -
0.008 o -
0.006 - -
o
0.004 - -
0.002 - -
o
0
0
9 5 10 10.5 U 11.5 12 12
Position butée (mm)
U.UZ3 i 1 I 1 1
o
0.02 O -
0.015
o
0.01 - o -
0 0
0.005 - -
o
o
O o
Q 1 o t
1 1
120
ANNEXE H. RÉALISATION ET RÉGLAGE DU BANC OPTIQUE 121
\4~
habitacle habitacle
(a) (b)
micrométrique, on déplace alors la lentille vers une nouvelle position jusqu'à obtention
des bonnes valeurs. Lorsque les positions des premiers extréma coïncident, on affine le
réglage en travaillant sur les extréma d'ordres supérieurs.
FiG. H.12 - Image du faisceau laser focalisé. Les coordonnées du centre optique sont
(1174,1124) avec des pixels de 20 /im.
Le trou est ensuite retiré, puis le faisceau est atténué et mesuré (fig. H.12). En effectuant
le regroupement de cette image, on obtient la figure H. 13 d'où l'on peut déterminer le
rayon du faisceau focalisé, wccd = 30 um. La caméra peut alors être translatée afin que
le centre optique soit proche d'un coin de la matrice. En effet, cette position permet
121
ANNEXE H. RÉALISATION ET RÉGLAGE DU BANC OPTIQUE 122
600000
500000
40 60
Distance (um)
FiG. H.13 - Regroupement de la figure H.12. (o) représente les points expérimentaux
et la courbe pointillée représente la fonction I = I0 exp(-2d2/w2l) avec Iq = 570000 et
^o = 29 um.
de visualiser des angles de diffusion plus importants (9max = 25 ° dans l'air), comme le
montre la figure H.14-a. Cependant, pour certaines applications (diffusions anisotropes
par exemple), il peut être nécessaire de placer le centre optique au centre de la caméra.
Dans ce cas, l'angle maximum observable vaut 13,1° dans l'air (fig. H.14-b). Enfin, il
reste à positionner le stoppeur de faisceau. On le place de manière grossière pour qu'il
réfléchisse le faisceau laser sur la deuxième photodiode, ensuite, le réglage fin consiste
à le translater tout en effectuant des acquisitions en lecture rapide. Ainsi, on cherchera
la position pour laquelle, le nombre de coups autour de son ombre sur la caméra, soit
minimal.
26,8 mm 26,8 mm
V \ /
\ (a)
X +
(S
1 /
>\
\
(b)
Fig. H.14 - Positions possibles du centre optique sur la caméra : (a) Au centre, (b)
dans un coin. La croix correspond à l'axe optique.
122
Annexe I
Photos du montage
FiG. I.l De droite à gauche : l'extrémité du laser, le polariseur motorisé puis le second
polariseur monté sur translations micrométriques.
123
ANNEXE I. PHOTOS DU MONTAGE 124
FiG. 1.2 - Au premier plan se trouve le trou épurateur, ensuite la lentille puis la caméra
et ses translations.
124
ANNEXE I. PHOTOS DU MONTAGE 125
FiG. 1.3 - A gauche se trouve la lentille, le stoppeur de faisceau est juste devant la
caméra et la photodiode est en haut de l'image.
125
Bibliographie
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absolute intensity measurements. European Phys. Journal - App. Phys., 2002. (à
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20] COTTON J.P. Neutron, X-ray and light scattering. North-Holland, Amsterdam,
1991.
127
Réalisation d'un banc de diffusion de lumière aux petits angles
Mots clés :
Diffusion de lumière - Facteur de Rayleigh - Diffraction par une ouvertue circulaire -
Caméra CCD - Traitement d'image et de données - Laser.
Keywords :
Light scattering - Rayleigh factor - Diffraction by an aperture CCD caméra - Image
and data processing - Laser.