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Biogaz

Le biogaz est le gaz produit par la fermentation de matières organiques animales ou végétales en
l'absence d'oxygène.

Définitions :

gaz provenant de la fermentation des déchets organiques. (source : intis)

Le biogaz est le résultat de la fermentation anaérobie (en l'absence d'air) des déchets organiques (les déchets
ménagers, les boues... (source : francetech)

gaz (méthane) produit lors de la fermentation de la partie organique des déchets, à l'abri de l'air (anaérobie).
Ce gaz est proche des gaz d'origine fossile utilisés comme source d'énergie. (source : cocopaq)

Le biogaz est le gaz produit par la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l'absence
d'oxygène.

Cette fermentation appelée aussi méthanisation se produit naturellement (dans les marais) ou spontanément
dans les décharges contenant des déchets organiques, mais on peut aussi la provoquer artificiellement dans des
digesteurs (pour traiter des boues d'épuration, des déchets organiques industriels ou agricoles, etc. ).

Le biogaz est un mélange composé principalement de méthane (typiquement 50 à 70%) et de gaz carbonique,
avec des quantités variables d'eau, du sulfure d'hydrogène (H2S). On peut trouver d'autres composés provenant
de contaminations, surtout dans les biogaz de décharges.

L'énergie du biogaz provient seulement du méthane : le biogaz est ainsi la forme renouvelable de l'énergie
fossile très courante qu'est le gaz naturel qui lui contient principalement du méthane mais également du
butane, du propane et d'autres éléments. On peut aussi utiliser le terme biométhane.

On distingue trois plages de production de biogaz en fonction de la température.

15-25 °C : psychrophile

25-45 °C : mésophile

45-65 °C : thermophile

Ce sont les digesteurs mésophiles qui sont les plus utilisés (à 38 °C) dans les zones tempérées.

La récupération du biogaz produit par les décharges est d'autant plus intéressante que le méthane est un gaz à
effet de serre bien plus puissant que le dioxyde de carbone (CO2) produit par sa combustion.

Sources de biogaz

Le biogaz est le résultat de la méthanisation ou digestion anaérobie de déchets fermentescibles. Les sources
les plus courantes de biogaz proviennent des stockages de matière organique volontaires ou involontaires :

 Les décharges : leur teneur en biogaz est plus ou moins élevée en fonction de l'étanchéité du mode
d'exploitation. En France, la récupération du biogaz de décharge est obligatoire depuis des années. Sa
valorisation énergétique devrait être une obligation. La simple destruction en torchère n'est qu'un pis-
aller. C'est ainsi plusieurs milliers de m³/h de méthane qui pourraient être récupérés et utilisés sur les
grandes décharges (1 m³ méthane = 1 litre d'essence !)
 La collecte sélective des déchets putrescibles permet une méthanisation plus rapide qu'en décharge en
utilisant des bioréacteurs spécifiques (digesteurs).

 Les boues des stations d'épuration : la méthanisation permet d'éliminer les composés organiques et
autorise la station d'être plus ou moins autonome en énergie.

 Les effluents d'élevages : la réglementation rend obligatoire les équipements de stockage des effluents
(lisier, fumier) pour une capacité supérieure à 4 mois. Ce temps de stockage peut être mis à profit pour
la méthanisation des effluents. Il s'agit des déjections animales mais également des autres déchets
agricoles : résidus de culture et d'ensilage, effluents de laiteries, retraits des marchés, gazons etc.
 Les effluents des industries agroalimentaires peuvent aussi être méthanisés. Le but est essentiellement
d'éviter le rejet de matières organiques trop riches, et peut s'accompagner d'une valorisation
énergétique.

 le fond des lacs et marais : le biogaz y est produit naturellement par les sédiments organiques qui s'y
accumulent. L'utilisation du biogaz du lac Kivu a été entrepris il y a plus de 40 ans et désormais
développé à grande échelle.

Effet de serre

Le biogaz est formé principalement de méthane (CH4) dont l'effet de serre est très important. Sa combustion
produit du dioxyde de carbone, qui est aussi un gaz à effet de serre, mais dont l'impact est moindre. En effet,
un kilogramme de méthane (CH4) a un Potentiel de Réchauffement Global (PRG) 23 fois supérieur à un
kilogramme de dioxyde de carbone.

Avantages-Utilisations

Les avantages de la valorisation du biogaz comme biocarburant sont :

 réduction des émissions de gaz à effet de serre, comme indiqué ci-dessus.


 mais cela permet aussi en se substituant aux autres énergies exogènes (fossile et nucléaire) de dégager
des revenus pour l'exploitant qui économise sur ses dépenses énergétiques et/ou, de plus en plus vend
son énergie.
 Diminution de la charge en carbone des déchets végétaux. Une fois digérés, les déchets sont moins
nocifs pour l'environnement; le risque d'une pollution organique est largement amoindri. De plus, la
fermentation diminue le pourcentage de matière sèche, servant à diminuer le volume à épandre.

Les utilisations du biogaz varient :

 La méthode la plus courante est de le brûler dans un moteur à gaz ou une petite turbine, pour produire
de l'électricité injectée sur le réseau (plus de 4000 installations en Allemagne), et fréquemment de la
chaleur en cogénération.
 Lorsqu'une industrie consommatrice de combustible (centrale thermoélectrique, cimenterie, chaufferie
collective... ) se situe à proximité, le biogaz peut lui être apporté comme carburant.
 Il sert aussi fréquemment dans les serres, pour les chauffer et les enrichir en {{CO2}}.
 Il est utilisé comme carburant pour véhicules GNV, en substitution au gaz naturel du réseau qui lui est
fossile. Il alimente des flottes captives (comme des autobus, des bennes à ordures) voir biogaz
carburant, ou même les véhicules individuels (Suisse et Suède).
 Il peut aussi être injecté sur le réseau de gaz naturel. C'est la solution qui offre le meilleur rendement
énergétique, si le réseau est assez proche du point de production. Cette solution se heurte aux
réticences des groupes gaziers, comme l'a été l'injection d'électricité renouvelable pour EDF.
 Le méthane contenu dans le biogaz peut aussi être reconstitué pour former de l'hydrogène
renouvelable ou biohydrogène.
Dans les deux derniers cas, on extrait le CO2, l'eau, les composés soufrés pour obtenir un gaz composé à plus
de 96% de CH4 substituable au gaz naturel fossile du réseau. Pour les autres applications, un gaz contenant
60% de méthane est largement suffisant, par conséquent le purifier serait une dépense inutile. On se contente
dans ce cas d'enlever les impuretés qui présentent des problèmes de pollution, de corrosion ou d'odeur, surtout
les composés soufrés.

Le biogaz est un mélange gazeux, qui contient de 50 % à 70 % de méthane (CH4), une source d’énergie de
grande valeur. Il est également composé de dioxyde de carbone (CO2), de diazote (N2), de dioxygène (O2), et
des traces de sulfure d’hydrogène (H2S), de dihydrogène (H2), de monoxyde de carbone (CO), d'ammoniac
(NH3) et d'autres composés traces.

Le biogaz est de contenu énergétique élevé et peut donc être utilisé comme source d’énergie. Ce contenu
dépend directement de sa teneur en méthane.

Méthanisation

La méthanisation (digestion anaérobie) est la transformation de la matière organique en biogaz, composé


principalement de méthane et de dioxyde de carbone, par une communauté microbienne fonctionnant en
anaérobiose (sans oxygène).

C'est une transformation naturelle qui se fait dans tous les milieux, où l'on trouve de la matière organique, en
absence d'oxygène : marais, rizière, fond des lacs, intestin (homme, animal, insecte)...
Matières organiques

Source : ADEME

Les micro-organismes de la méthanisation peuvent digérer différentes matières organiques pour leur
croissance et leur multiplication. Ces matières ne se situent pas au même niveau en production de biogaz et
donc de méthane. Le potentiel méthanogène est un paramètre qui permet de les comparer entre elles. Plus le
potentiel méthanogène est élevé, plus la matière produit du biogaz. D'autres paramètres sont à prendre en
compte dans l'évaluation de la qualité de la matière : % en matière sèche, % en matière organique, azote
global, carbone organique total (COT), phosphore total, potassium...

Les matières organiques sont issues principalement des industries agroalimentaires, des agriculteurs et des
collectivités. Quelques exemples :

1) Industries agroalimentaires : sous-produits animaux (sang, matière stercoraire, graisse de flotation, refus
de dégrillage, boue...), résidus laitiers (lactosérum, perméat, boue), résidus de brasseries (drêche), résidus de
distillerie (marc), autres résidus (terre de filtration...)

2) Agriculteurs : effluents d'élevage (lisier, fumier, fiente), résidus agricoles (paille, céréales, ensilages...)

3) Collectivités : tonte de pelouse, graisse et boue des stations d'épuration, biodéchets divers (supermarchés,
restaurants/cantines, particuliers...)

Procédé technique

Les matières organiques sont réceptionnées et pesées à l'entrée du site de méthanisation.


Selon leur nature et leur consistance, les matières organiques sont prétraitées avant d'être envoyées vers les
digesteurs. Elles sont broyées, hygiénisées (70°C, 60 min, 1 bar) si ce sont des matières de catégorie sanitaire
3, stérilisées si ce sont des matières organiques de catégorie 2 (133°C, 20 min, 3 bars). Pour éviter les
émissions odorantes à l'extérieur du site, ces opérations se font à l'intérieur d'un hall de réception, mis en
dépression, avec traitement des émissions par un système biologique (biofiltre) représenté ci-dessous.

Source : Gicon

Les matières organiques, prétraitées ou non (selon la matière), sont ensuite envoyées vers les digesteurs : le
digesteur principal et le post-digesteur. Ce sont dans ces cuves qu'a lieu la réaction de méthanisation : les
micro-organismes dégradent les matières organiques pour produire le biogaz et le digestat. Le temps de
séjour est de 40 jours environ. Les cuves fonctionnent en Infiniment Mélangé (IM) à une température dite
mésophile (38°C-40°C). Cette technologie IM est efficace pour un % en matière sèche du mélange compris
entre 5 % et 20 % (fermentation humide). En-dessous de 5 %, les technologies à lit fixe ou à lit fluidisé sont
plus appropriées (méthanisation des effluents). Au-delà de 20 %, la technologie dite à piston est un exemple
approprié (fermentation sèche). Le post-digesteur est surmonté d'un dôme à double membrane qui stocke le
biogaz formé.

Avant son envoi vers le module de valorisation (cogénération, injection), le biogaz formé est prétraité en
partie pour éliminer les composés indésirables, qui n'ont aucune valeur énergétique, ou peuvent endommager
ce module. Par exemple, pour éliminer le sulfure d'hydrogène (H2S), des sels de fer sont ajoutés dans les
fosses de réception, et une injection contrôlé d'air est faite dans le ciel gazeux du post-digesteur. Pour éliminer
l'eau (H2O), par condensation, le biogaz est refroidi grâce à un ventilateur.

Le biogaz n'est pas prétraité mais épuré pour produire un biométhane comparable au gaz naturel. L'épuration
consiste à éliminer du biogaz brut les composés indésirables et les traces de polluants (ammoniaque, éléments
soufrés, minéraux...), et augmenter sa teneur en méthane (CH4). Le biométhane obtenu est ainsi doté d'un
pouvoir calorifique équivalent à celui du gaz naturel. Différentes technologies d'épuration sont possibles
(adsorption, absorption, séparation membranaire, épuration cryogénique).

Le biométhane est ensuite soit injecté directement dans le réseau de distribution (GrDF), soit injecté
directement dans le réseau de transport (GRT Gaz), via un poste d'injection. Tout dépend où est localisé le site
de méthanisation, et quel débit horaire de biométhane le site de méthanisation génère.
Le digestat est le résidu de fermentation. Il est stocké dans une cuve pendant au moins 6 mois (période
d'interdiction d'épandage). Il peut être séparé en deux phases (presse à vis) : un digestat liquide épandable sur
les terres agricoles, un digestat solide épandable ou compostable.

L’épandage du digestat a un triple avantage

1. Le digestat a un bon pouvoir fertilisant, meilleur que le lisier simple par exemple. Suite à la séparation
solide/liquide, le digestat liquide est considéré comme un engrais organique azoté. Il contient la
majorité de l’azote initial sous forme minérale (ammonium NH4). Le digestat solide est considéré
comme un amendement de fond. Il contient la majorité du phosphore (P2O5) et du potassium (K2O).

2. Les nuisances olfactives sont réduites.

3. Les germes pathogènes sont réduits (streptocoques, coliformes...).

Fabrication et Utilisation

Le processus mis en place pour parvenir à la création de biogaz s'appelle la méthanisation. C'est un processus
naturel de dégradation biologique de la matière organique dans un milieu sans oxygène due à l'action de
microorganismes tels que les bactéries, on parle alors d'une digéstion anaérobie. Cela ce passe en plusieurs
étapes :
Comme pour le bioéthanol, on assiste d'abord à la récolte: il s'agit des déchets des agro-industries, des déchets
municipaux et de des déchets agricoles.
Une fois la récolte des déchets effectuée, la méthanisation a lieu. On met les déchets dans des fosses de
stockage reliées à un digesteur. A l'intérieur de celui-ci ce trouve des bactéries méthanogènes, on effectue
ainsi la fermentation des déchets par méthanisation .
La première étape est celle de l'hydrolise, c'est à dire que la matière organique est décomposé par action de
l'eau
Nous arrivons à la deuxième étape où la matière décomposé par l'eau va formé des acides organiques . Cette
étape s'appelle l'acidogénèse. Elle est réalisé par des bactéries acidogènes.
La troisième étape est celle de l'acétogénèse . Dans cette étape , l'acide acétique est produite par
l'intermédiaire des bactéries acétogènes et des acides organiques produits à l'étape précédente. La formule
chimique de l'acide acétique est : CH3COOH
L'étape finale, celle de la méthanogénèse, consiste à la transformation chimique de l'acide acétique en
méthane et dioxyde de carbone : CH3COOH --> CH4 + CO2

Cette méthanisation a lieu dans une zone mésophile , c'est à dire entre 25°C et 45°C et peut durer
jusqu'à un mois

Avantages et Inconvénients

Le biogaz possède des avantages. La combustion du biogaz dans l'air va émettre du dioxyde de carbone mais
le bilan énergétique sera neutre puisque c'est la même quantité de CO2 qui a été absorbé pendant sa
fabrication qui sera rejeté lors de la combustion. La méthanisation permet d'éviter l'enfouissement des déchets
et donc permet un véritable traitement des déchets. Lorsque les déchets sont digérés, ils deviennent beaucoup
moins nocifs pour la nature puisque leur teneur en carbone a diminué. Et bien sur le Biogaz peut être un
véritable substitut au pétrole.

Malheureusement, le biogaz possède aussi des points faibles. Le méthane contenu dans le biogaz est un gaz
inflammable ce qui peut être dangereux lors d'un accident de voiture par exemple. Le biogaz recquiert
énormément de place puisque il faut environ 1000 m3 pour stocker l'équivalent de 0,7 m3 de fioul. Le
digésteur doit absolument être à une température de 37°C sous peine de voir la méthanisation ralentie de
plusieurs mois. En cas de fuite le biogaz libére une odeur fortement malodorante .

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