A rendre Le 27 février 2017
Exercice 1 :
On considère la fonction de deux variables f : [0, 1]2 7→ R définie par :
xy(1 − x)(1 − y)
f (x, y) = , si(x, y) 6= (1, 1), et f (1, 1) = 0
1 − xy
√
1. Montrer que ∀(x, y) ∈ [0, 1]2 , (1 − x)(1 − y) ≤ (1 − xy)
2. Montrer que f est continue sur [0, 1]2 .
3. En déduire que fest bornée sur [0, 1]2 et atteint ses bornes.
4. Déterminer la borne inférieure de f sur [0, 1]2 , en quels points de[0, 1]2 cette borne est-elle
atteinte ?
5. Justifier que f est de classe C 1 sur l’ouvert ]0, 1[2 et calculer ses dérivées partielles premières.
6. Montrer que f admet un unique point critique (x0 , yo) dans l’ouvert ]0, 1[2 et le préciser.
7. Calculer f (xo , yo )et justifier que f (xo , yo ) = sup f (x, y)
(x,y)∈[0,1]2
Exercice 2 :
Soient X ,Y et Z trois var mutuellement indépendantes et suivant la même loi géométrique de
paramètre p .p ∈]0, 1[
1. Soit n ∈ N Calculer P (Z > n)
2. Détermines les lois de X + Y et X + Y + Z
3. Déterminer la fonction de répartition de X + Y
4. Calculer P (X + Y ) et P (X ≤ Y )
5. Calculer P (X + Y = 2Z)
6. Calculer P (Z ≤ X + Y )
Problème
Dans tout l’exercice, N désigne un nombre entier supérieur ou égal à 1.
[Link] d’un endomorphisme
On note RN [X] l’espace vectoriel formé des polynômes de degré inférieur ou égal à N et du
polynôme nul ; on désigne par fId l’application identique de RN [X] dans RN [X].
1. Soit a un nombre réel non nul et P un élément de RN [X].
Justifier que P (aX + 1 − a) (c’est-à-dire la fonction de R dans R :x 7−→ P (ax + 1 − a))
est un polynôme de même degré que P .
Dans toute la suite de l’exercice, pour tout réel a non nul, on note fa l’application
de RN [X] dans RN [X] qui à un polynôme P associe le polynôme P (ax + 1 − a)
2. Soient a et b des nombres réels non nuls.
(a) Déterminer la composée fb ◦ fa de fa par fb .
(b) Démontrer que fa est un isomorphisme de RN [X], et préciser sa bijection réciproque,
notée (fa )−1 .
(c) On pose : (fa )0 = fId et, pour tout entier naturel n : (fa )n+1 = (fa )n ◦ fa .
Démontrer que, pour tout entier naturel n : (fa )n = fan .
3. Pour tout réel a non nul, on note Ma la matrice de fa dans la base canonique (1, X, . . . , X N )
de RN [X].
(a) Expliciter Ma dans le cas N = 3.
Dans le cas général, donner le coefficient de la (i + 1)-ième ligne et (j + 1)-ième colonne
de Ma (i et j entiers compris au sens large entre 0 et N ).
(b) n désignant un entier naturel, justifier l’égalité : (Ma )n = Man .
Ce résultat reste-t-il valable si n est un entier négatif ?
4. Préciser l’ensemble des valeurs propres de fa .
Pour tout entier k compris au sens large entre 0 et N , calculer fa (X − 1)k .
L’endomorphisme fa est-il diagonalisable ?
1
II. Etude d’une expérience aléatoire
On dispose de N pièces de monnaie, chacune ayant la probabilité p d’amener pile (0 < p < 1)
et 1 − p d’amener face. On pourra poser : q = 1 − p.
On s’intéresse à l’expérience aléatoire qui consiste à effectuer des lancers successifs selon le proto-
cole suivant :
— à l’étape 1, on lance les N pièces ;
— à l’étape 2, on lance les pièces ayant amené pile à l’étape 1 (s’il en existe) ;
— à l’étape 3, on lance les pièces ayant amené pile à l’étape 2 (s’il en existe),
et ainsi de suite.
À chaque étape, les lancers des pièces sont supposés indépendants.
On considère les variables aléatoires suivantes :
— X0 est la variable aléatoire certaine égale à N ,
— pour tout entier naturel n non nul, Xn est le nombre de côtés pile apparaissant à l’étape n,
avec la convention que, si à une certaine étape n0 aucun côté pile n’apparaı̂t, on considère
que pour tous les entiers n supérieurs ou égaux à n0 l’événement (Xn = 0) est réalisé.
1. Etude des variables aléatoires Xn
Soit n un entier naturel, soient i et j des entiers compris au sens large entre 0 et N .
(a) Préciser la loi conditionnelle de Xn+1 sachant que l’événement (Xn = j) est réalisé.
En déduire l’expression de P (Xn+1 = i) en fonction de P (Xn = 0), P (Xn = 1), . . . , P (Xn =
N ).
(b) On pose :
P (Xn = 0)
P (Xn = 1)
Un = .
..
.
P (Xn = N )
Déterminer une matrice M telle que : Un+1 = M Un .
En déduire l’expression de Un en fonction de p, n et U0 , puis la loi de Xn . Vérifier la
cohérence des résultats pour n = 0 et n = 1.
(c) Déterminer le nombre moyen mn de pièces lancées au cours des n premières étapes
(n > 1).
2. Etude d’un temps d’attente
On suppose les N pièces numérotées de 1 à N , et on note T1 , ..., TN les variables aléatoires
donnant le temps d’attente de la première apparition de face respectivement pour la première,
deuxième, ..., N ième pièce. De plus, on pose :
T = sup(T1 , . . . , TN ).
(a) Préciser la loi et l’espérance des variables aléatoires T1 , . . . , TN .
Quelle est le nombre total moyen de pièces lancées au cours de l’expérience aléatoire ?
Vérifier la cohérence de ce résultat avec celui de la question II. 1. c) .
(b) Interpréter la variable aléatoire T . Justifier brièvement que T admet une espérance.
(c) Pour tout entier naturel k non nul, calculer la probabilité de l’événement (T 6 k) en
fonction de k, N et p. En déduire la loi de T .
+∞
P k−1
(d) Rappeler la valeur de kp .
k=1
Démontrer, dans le cas N = 2 :
1 + 2p
E(T ) = ,
1 − p2
puis dans le cas général :
N N
X (−1)i+1 i
E(T ) = .
i=1
1 − pi