Correction
Problème 1 :
Partie I : Tirages avec arrêt dès qu’une boule noire a été obtenue
1. T est la variable aléatoire qui nous donne le numéro de l’épreuve pour laquelle l’événement
obtenir une boule noire , qui est de probabilité q, est réalisé pour la première fois au cours
d’une succession d’épreuves identiques.
T suit donc une loi géométrique de paramètre q.
On a donc T (Ω) = N∗ et pour tout k ∈ N∗ , P (T = k) = pk−1 q.
1 1−q p
On sait que plus que E(T ) = et V (T ) = = 2.
q q2 q
2. On peut ici exprimer U en fonction de T car lorsque T = k alors cela signifie que l’on a
obtenu k − 1 boules blanches et 1 boule noire. On a donc U = T − 1.
On en déduit donc que U admet une espérance et une variance et on a
1 p
E(U ) = E(T ) − 1 = −1 V (U ) = V (T ) =
q q2
Partie II : Tirages avec arrêt dès qu’une boule blanche et une boule noire ont été obtenues
1. a) L’événement [X = k] signifie que c’est au k-ième tirage que pour la première fois on a
obtenu au moins une boule blanche et une boule noire. On peut donc écrire, pour k > 2 :
[X = k] = (B1 ∩ · · · ∩ Bk−1 ∩ Nk ) ∪ (N1 ∩ · · · ∩ Nk−1 ∩ Bk )
On a donc ici une union de deux événements incompatibles et chacun de ces deux événements
apparait comme une intersection d’événements indépendants. Donc on a
P (X = k) = pk−1 q + q k−1 p
P
b) La série P (X = k) apparait comme la somme de deux séries géométriques de pa-
ramètres respectifs p et q. Comme 0 < p, q < 1, cette série est convergente et :
+∞
X +∞
X +∞
X +∞
X +∞
X
P (X = k) = q pk−1 + p q k−1 = q pj + p q j
k=2 k=2 k=2 j=1 j=1
X+∞ X+∞
= q pj − 1 + p q j − 1
j=0 j=0
p q
=q +p =p+q =1
1−p 1−q
X
c) La série kP (X = k) est la somme de deux séries dérivées premières de séries géométriques
de raison respectives p et q donc cette série est absolument convergente, ce qui signifie que
X admet une espérance. On a de plus
+∞
X +∞
X +∞
X
k−1
E(X) = kP (X = k) = q kp +p kq k−1
k=2 k=2 k=2
+∞
! +∞
!
X X
k−1 k−1
=q kp −1 +p kq −1
k=0 k=0
1 1
=q − 1 + p − 1
(1 − p)2 (1 − q)2
1 1 1 1
= −q+ −p= + −1
q p q p
2. a) • Si k = 2 :
L’événement [X = 2] signifie que l’on a obtenu une blanche et une noire (2 ordres pos-
sibles) donc l’événement [Y = 1] est nécessairement réalisé et donc
P ([X = 2] ∩ [Y = 1]) = P (X = 2) = 2pq
1
• Si k > 2 :
On a vu que [X = k] = (B1 ∩ · · · ∩ Bk−1 ∩ Nk ) ∪ (N1 ∩ · · · ∩ Nk−1 ∩ Bk ) donc
[X = k] ∩ [Y = 1] = N1 ∩ · · · ∩ Nk−1 ∩ Bk et donc
P ([X = k] ∩ [Y = 1]) = pq k−1
b) On sait que ([X = k])k>2 est un système complet d’événements donc d’après la formule
des probabilités totales :
+∞
X +∞
X +∞
X
P (Y = 1) = P ([X = k] ∩ [Y = 1]) = 2pq + pq k−1 = 2pq + p qk
k=2 k=3 k=2
+∞
!
X 1
= 2pq + p qk − 1 − q = 2pq + p − p − pq = pq + 1 − p = pq + q = q(p + 1)
1−q
k=0
c) Pour k supérieur ou égal à 2, l’événement [Y = k] signifie que l’on a obtenu k boules
blanches donc nécessairement cela signifie qu’on a effectué k + 1 tirages et que la k + 1-
ième boule était noire. On a donc
P (Y = k) = P (B1 ∩ · · · ∩ Bk ∩ Nk+1 ) = pk q
En conclusion, on a Y (Ω) = N∗ et P (Y = 1) = q(p + 1) et pour tout k > 2, P (Y = k) =
qpk .
3. Le raisonnement que nous avons effectué pour Y peut se faire pour Z en échangeant le rôle
de p et q donc on a Z(Ω) = N∗ et P (Z = 1) = p(q + 1) et pour tout k > 2, P (Z = k) = pq k .
Et on peut donc donner directement l’espérance de Z en s’aidant de celle de Y : E(Z) =
1
(1 − q − q 2 )
p
4. Lorsque X −1 = k, k > 1, cela signifie qu’il a fallu effectuer k+1 tirages pour enfin obtenir des
boules des deux couleurs. Deux situations sont possibles : soit on a obtenu k boules blanches
puis une boule noire et alors Y = k, Z = 1 et donc Y Z = k ; soit on a obtenu k boules noires
puis une boule blanche et alors Y = 1, Z = k et donc Y Z = k.
Dans tous les cas on voit donc que X − 1 = Y Z.
5. On a vu dans la question précédente que Y Z = X − 1, comme X admet une espérance on
en déduit que Y Z admet une espérance. De plus on a vu que Y et Z admettent un espérance
donc le couple (Y, Z) admet une covariance et :
cov(Y, Z) = E(Y Z) − E(Y )E(Z) = E(X − 1) − E(Y )E(Z) = E(X) − 1 − E(Y )E(Z)