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Cours Mondialisation

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La mondialisation de l’économie

La mondialisation désigne le processus de création d’un marché universel où tous les pays du monde
sont appelés à échanger les uns avec les autres. Ainsi les pays s’ouvrent les uns aux autres, les
frontières deviennent perméables. La mondialisation suppose donc la libre circulation des capitaux, de
la monnaie, des marchandises et des hommes entre les nations.
Le mouvement de mondialisation s’est développé en 3 phases :
 l’internationalisation des échanges avec le développement des exportations ;
 l’internationalisation de la production avec la multiplication des IDE (Investissements Directs
à l’Etranger) et des FMN (Firmes Multinationales) ;
 la globalisation de l’économie avec la mise en place de réseaux d’informations mondiaux.
Chapitre I : Le commerce international
I- Les caractéristiques des échanges internationaux :
A- L’évolution du commerce mondial :
I-Evolution historique : Depuis 1800, le commerce mondial (importations et exportations) a été
multiplié par 300. Seules les années 1930-1945 se sont traduites par un recul des échanges.
2- Evolution récente :
De 1948 à 2000, le commerce mondial a été multiplié par plus de 1500. Les deux chocs pétroliers ont
particulièrement marqué le commerce mondial, d’où un recul en 1975 et en 1981-1982.
Depuis les années 1960, la plupart des pays se sont ouverts sur l’extérieur. Cette ouverture est mesurée
par un indicateur qu’on appelle taux d’ouverture (ou taux d’exportation).
𝑬𝒙𝒑𝒐𝒓𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔
Taux d’ouverture(T.O)= 𝑷𝑰𝑩
𝒙 𝟏𝟎𝟎.
Certains pays européens consacrent près de 25% de leur production aux exportations. Le Japon et les
USA sont relativement fermés et ne consacrent que 10% de leur production à l’extérieur.
B- Les produits échangés :
1- Les produits primaires : Les produits primaires concernent les produits bruts, c’est-à-dire les
matières premières, les céréales, les minéraux, etc. Leurs parts ont baissé de moitié entre 1963 et 1997
en passant de 45% à 24%, c’est la remise en cause de la DIT traditionnelle.
2- Les produits manufacturés : Sur la même période (1963-1997), les produits manufacturés ou
industriels augmentent progressivement pour représenter 73% du total mondial en 1997. Cette
dernière situation correspond au Nouvel Ordre Economique International (NOEI), c’est-à-dire la
redistribution de la carte économique mondialisée avec la spécialisation de certains pays du Tiers-
monde dans les produits manufacturés. C’est pourquoi maintenant, le Tiers-monde est en train de
basculer de la DIT traditionnelle (spécialisation dans les produits primaires) vers la DIT moderne
(spécialisation dans les produits manufacturés).
C- La géopolitique de l’échange international :
1- La place des pays développés dans le commerce mondial : Depuis toujours le commerce
mondial est concentré entre les mains d’une petite minorité à savoir, d’une part, les USA, l’Allemagne
et le Japon qui assurent à eux seuls le tiers (soit 30%) des exportations, et, d’autre part, la France,
l’Angleterre, l’Italie et le Canada qui réalisent 58,75% du commerce mondial. Mais de nos jours, la
part de ces PD à tendance à décliner.
2- La place des pays en développements dans l’échange international : Occupant une place
initialement négligeable dans le commerce mondial (moins de 12%), les PED vont profiter du
refroidissement des échanges des PD pour enregistrer une percée remarquable. En effet, avec
l’avènement du NOEI à partir des années 1970, les exportations asiatiques sont passées de 13,6% en
1945 à 25% en 2001 avec l’entrée des NPI d’Asie du Sud Est (les 4 dragons : Hong Kong, Corée du
Sud, Taiwan et Singapour) et d’Amérique Latine (Brésil, Mexique). A partir des années 1980,
certains PED vont emboîter le pas aux 4 dragons asiatiques tels que Thaïlande, Malaisie, Indonésie.
Et à partir des années 1990-2000, d’autres PED vont surgir ou réconforter leur situation. On les
appelle pays émergents sous le vocable du BRIC (Brésil, Inde et Chine). Cependant, les seuls pays

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d’Asie restant encore en retard par rapport aux autres sont la Birmanie, la Mongolie.
II. Les Théories de l’échange international :
A- Les fondements (ou l’utilité) de la division internationale du travail (DIT)
1- L’utilité du libre-échange selon les économistes libéraux : L’entrée d’un pays dans la division
internationale du travail est un véritable stimulant pour sa croissance et son développement
économique. En effet, l’échange international permet au pays de bénéficier de :
 l’approvisionnement en produits rares ;
 le transfert de technologies ;
 l’entrée de devises ;
 la compétitivité des entreprises nationales avec la concurrence étrangère.
Cependant pour participer à l’échange international, il y a lieu de se spécialiser.
2- La Théorie des avantages absolus d’Adam Smith :
Chaque pays doit se spécialiser dans les productions où il est le meilleur (c’est-à-dire les produits qu’il
sait faire facilement en supportant moins de coûts : on parle alors d’avantages absolus). Ainsi en ne
retenant que quelques productions dans lesquelles il est meilleur, il pourra vendre son surplus pour
acheter les produits dont il a abandonné la fabrication. Par ailleurs, si un pays sait tout faire très bien à
lui seul, ou s’il est nul partout, doit-il participer à l’échange international ? David Ricardo répond à la
question posée.
3- La Théorie des avantages comparatifs de David Ricardo : Soit la capacité de production de 2
pays : l’Angleterre et le Portugal
pays Pays A Pays B
produits (Angleterre) (Portugal)
1 pièce de Drap 100 hommes/an 90 hommes/an
1 unité de vin
120 hommes/an 80 hommes/an

Le tableau montre que le pays B a un avantage absolu dans les deux productions, donc il bat le pays A
partout. Mais malgré cela, le pays A ne doit pas être à l’écart. La productivité du pays A est :
90
●Pour le Drap : 90% (100 𝑥100) de celle du pays B
80
●Pour le vin : 67% (120 𝑥100) de celle du pays B
Autant dire que le pays A est relativement meilleur (ou moins mauvais) dans la production de Drap.
Ainsi, selon David Ricardo, le pays B doit se spécialiser dans le vin (où il a des avantages comparatifs)
et laisser le Drap au pays A par solidarité. Ce faisant, il supprime un bien (ou une activité) et augmente
la production du bien retenu. Et en même temps, le pays A aussi gagne.
4- La Théorie de dotation factorielle ou la vision néoclassique : Cette théorie développée par 3
économistes et appelée sous le vocable du théorème de HOS (Hecksher-Ohlin-Samuelson) stipule
que chaque pays doit se spécialiser dans la fabrication des produits qui incorporent les facteurs de
production les plus abondants et importer les produits nécessitant les facteurs de production les plus
rares.
B- La remise en cause de l’échange international : Selon certains penseurs (en particulier les
Marxistes et les tiers-mondistes), le commerce mondial ne profite pas de façon égale à tous les pays
participants. D’où la remise en cause de l’échange international pour les raisons suivantes :
1- L’échange inégal (selon les Tiers-mondistes) : Cette théorie est développée par Samir Amin et
Argheri Emmanuel. Pour eux, les pays‟ du centre" (du nord) exploitent ceux de la‟ périphérie" (du
sud). En effet, les salaires étant plus faibles dans les PED et les spécialisations peu avantageuses, les
PD peuvent obtenir plus qu’ils n’en offrent en échangeant avec les PED.
2- L’impérialisme (selon Roga Luxemburg et Lénine) : Selon ces auteurs, le Sud finance le Nord.
En effet, les pays pauvres fournissent des matières premières à bas prix aux pays riches et achètent
leurs produits manufacturés à des prix astronomiques (trop élevés). En plus, les profits diminuant dans
les PD, pour compenser leurs pertes de profits, les capitalistes exploitent les PED où les perspectives
de profits sont plus élevées. Cette exploitation prend d’abord la forme d’exportation de capitaux, c’est-

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à-dire des IDE avant d’être plus violente avec des créations de colonies.
3- Les effets de domination (d’après François Perroux) : Selon lui, les échanges internationaux
sont régis par un rapport de force : il y a des pays qui ont des monopoles sur certaines technologies,
tandis que d’autres n’y ont pas accès. Ainsi, les PED qui veulent rentrer sur le marché mondial se
voient contrés par les PD qui ont une certaine avancée technologique.
B- Le libre-échange – le protectionnisme :
1-Le libre-échange : Le libre échange est l’ensemble des mesures permettant d’assurer la libre
circulation des marchandises à travers la réduction ou la suppression des barrières douanières.
2- Le protectionnisme : Le protectionnisme est l’ensemble des mesures permettant de protéger les
entreprises et les produits nationaux contre la concurrence étrangère. Il revêt 2 formes :
a- Le protectionnisme tarifaire ou traditionnel : Il s’agit de l’application des droits de douanes
pour empêcher l’entrée des produits étrangers sur le marché national.
b- b- Le protectionnisme non tarifaire ou moderne (ou barrières non tarifaires) : Ces
obstacles ou barrières douanières non tarifaires qui empêchent l’entrée des produits étrangers
prennent plusieurs formes :
 La réglementation sanitaire, de sécurité, de pollution ;
 L’instauration des normes ;
 Le quota des contingentements ;
 Le contrôle tatillon, les délais, les formulaires ;
 Les subventions des entreprises nationales.
3- Les fondements (ou l’utilité) du protectionnisme : En empêchant l’entrée des produits étrangers,
cela permet de soutenir les activités en difficultés, garder l’indépendance des entreprises nationales,
encourager l’émergence ou la restructuration de nouvelles activités. Cependant, pour que le
protectionnisme soit légitime, l’économiste Allemand Fréderic List préconise le protectionnisme
éducateur, c’est-à-dire le protectionnisme sous certaines conditions : cette protection doit être sélective
et temporaire pour permettre aux entreprises sélectionnées d’obtenir la main d’œuvre nécessaire,
maîtriser les techniques et acquérir une certaine taille avant de livrer ces entreprises aux concurrents
étrangers (théorie du protectionnisme éducateur). Par ailleurs le recours au protectionnisme comporte
des risques tels que les mesures de rétorsion, l’insuffisance ou le surcoût de produits fabriqués
localement. Le protectionnisme engendre aussi la léthargie et la perte de dynamisme des entreprises
nationales. En plus, la coupure avec les technologies étrangères de pointe peut rendre l’appareil
productif national obsolète.
III. Les facteurs de la mondialisation :
1-Définition : La mondialisation est un mouvement complexe de l’ouverture des frontières
économiques et la déréglementation qui permet aux activités économiques capitalistes d’étendre leur
champ d’action sur l’ensemble de la planète. La multiplication des Etats indépendants et ouverts sur
l’extérieur mais surtout le progrès des transports et de la télécommunication ont rendu ce mouvement
possible et inéluctable à cause de la suppression des distances. Le processus est surtout alimenté par le
phénomène de multinationalisation des firmes.
2-Le rôle des firmes multinationales :
a-Définition : Une firme multinationale est une entreprise qui implante une ou plusieurs filiales dans
plusieurs pays avec une stratégie et une organisation conçues à l’échelle nationale. L’importance des
firmes multinationales est mesurée à travers les investissements directs étrangers (IDE). Elles se
présentent généralement sous trois formes :
-les multinationalisations primaires ont comme domaine d’activité l’exploitation des ressources
naturelles ;
-les multinationales à stratégie productive recherche à bénéficier des avantages de la division internationale
du travail c’est-à-dire tirer profit des bas salaires et des perspectives importantes de gains de productivité que
l’on trouve dans certains pays en développement ;
-les multinationales à stratégie commerciale sont à la recherche des marchés importants.
b- Les facteurs de la multinationalisation :
Plusieurs facteurs sont à l’origine de la multinationalisation des firmes :

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-les contraintes d’approvisionnement : En règle générale les entreprises cherchent à résoudre ce
problème en s’installant sur place pour exploiter à moindre coût les ressources naturelles ;
-les contraintes réglementaires : L’installation dans un pays d’accueil permet aux firmes
multinationales d’éviter les barrières douanières, les contingentements, les prohibitions, etc.
Les entreprises multinationales profitent également sur place des paradis fiscaux c’est-à-dire les
règlementations fiscales moins contraignantes en vigueur dans certains de ces pays ;
-la réalisation des économies d’échelle : En se multinationalisant, une entreprise augmente ses parts
de marché. Elle a donc la possibilité d’augmenter l’échelle de sa production c’est-à-dire réaliser une
production de masse. Cela conduit à la réduction du coût moyen d’où la réalisation d’économie
d’échelle, augmentant ainsi sa compétitivité.
Ainsi en s’installant en Chine, the coca-cola a raflé un marché de plus d’un milliards 300 millions
d’habitants.
-la réduction des risques : La diversification géographique permet aux entreprises de minimiser le
risque en ne mettant pas tous leurs œufs dans un panier ; -La réduction des
coûts de production : L’installation sur place permet aux entreprises de réduire voire même de
supprimer certains coûts liés notamment aux transports et profiter également des bas salaires du pays
d’accueil.
c- Les conséquences de la multinationalisation : pour le pays d’accueil :
Avantages Inconvénients
-création d’emploi ou réduction du chômage -pillages des ressources naturelles
-Distribution des salaires -Concurrence de la production locale
-Rentrées fiscales -Rapatriement du bénéfice
-Création d’infrastructures -Emplois peu qualifiés et peu rémunérateurs
-Apport de capitaux étrangers -Nuisances environnementales
-Réduction possible des importations -Acculturation se traduisant par l’adoption de
nouvelles consommations
-Meilleur approvisionnement du pays
-Abus de pouvoir
-Apport de technologies et de techniciens
étrangers -Dépendance à l’égard des capitaux étrangers
-Formation de la main d’œuvre -Délaissement de certaines productions
notamment vivrières ce qui nécessite leur
-Relance de croissance économique
importation massive par le commerce

Pour le commerce mondial : Une grande partie du commerce mondial échappe à la loi du marché.
En effet le commerce intra firme représente 1/3 du commerce mondial ; mais il fonctionne selon une
logique propre aux firmes multinationales. Au niveau des transferts ou de rapatriement des bénéfices,
certains coûts sont majorés ou minorés pour échapper aux taux d’imposition élevés et aux droits de
douanes pour ce qui concerne les transferts de biens. Les transferts de fonds se font plus discrètement
que les rapatriements des dividendes. Les chiffres du commerce mondial dépendent ainsi de la
stratégie des firmes multinationales.
3-Les accords et organismes internationaux : Plusieurs institutions se sont données pour mission de
faciliter les échanges soit au niveau mondial soit au niveau régional ou sous régional :
-Les accords du GATT :(General Agreement on Tariffs and Trade) ou AGETAC (Accord
Général sur les tarifs douaniers et le commerce): Le GATT est un traité signé pour la 1ere fois en
1947 entre 23 pays et depuis alors se succèdent plusieurs négociations commerciales multinationales
(NCM). En 1994 le GATT comportait 124 pays sans la Chine. En l’an 2000 l’organisation comptait
140 membres et la Chine n’a intégré qu’en 2001.
-L’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) : a remplacé le GATT le 1er Janvier 1995 en
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reprenant les objectifs de ce dernier et en s’étendant aux nouveaux secteurs (textiles, agriculture,
propriété intellectuelle et services). L’OMC fournit un cadre légal pour l’application des accords
conclus à travers un organe de règlement des différends qui juge après enquête et rend une décision
irrévocable. En 1997 l’organe des règlements des différents a reçu 40 plaintes. L’objectif de l’OMC
est de développé le commerce mondial et le libre-échange.
4-L’intégration économique : C’est un processus par lequel plusieurs pays mettent en commun leurs
politiques économiques, pour trouver ensemble les solutions aux problèmes de développement.
La création de zones d’échanges privilégiées : On distingue plusieurs étapes dans l’intégration
économique :
 les zones de libre-échange (baisse des droits de douane) ;
 l’union douanière (plus de tarif extérieur commun) ;
 le marché commun (plus de libre circulation des capitaux et des personnes) ;
 l’union économique (plus d’harmonisation des politiques économiques) ;
Exemples d’intégration :
*L’UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest Africain,
*UE : Union Européenne
*ALENA : Accord de Libre Echange Nord-Américain en 1992 (USA, Canada, Mexique )
*ASEAN: Association of South East Asia Nations en 1975 (Indonésie, Malaisie, Philippine,
Singapour, Thaïlande)…

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