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La Semaine de 4 Heures-Pages-31

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EKPAO Kossi
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de longues années de torture, demandez-vous si le jeu en vaut

vraiment la chandelle.
Les conséquences des mauvaises décisions ne se bonifient pas
avec le temps.
Il a goût de quoi, votre cheese-cake ?

Q & A : QUESTIONS ET ACTIONS


Seuls ceux qui dorment ne commettent pas d'erreurs
– Ingvar KAMRAD
Chaque jour, des dizaines de milliers d'hommes et de femmes quittent leur
emploi. Ce n'est ni rare ni mortel. Voici quelques exercices pour vous aider à
prendre conscience que les changements de « boulots » sont une chose
parfaitement naturelle et que la transition peut être très simple.
1. Pour commencer, une petite évaluation de votre situation : votre
« boulot » actuel est-il susceptible de vous apporter ce que vous
voulez ou le bonheur est-il ailleurs ?
2. Si vous étiez renvoyé de votre travail aujourd'hui, que feriez-vous
pour vous en sortir financièrement ?
3. Prenez un jour de congé et mettez votre CV en ligne sur les grands
sites spécialisés. Même si vous n'avez pas l'intention de quitter votre
travail dans l'immédiat, mettez votre CV sur des sites comme
[Link] en utilisant un pseudonyme si vous le souhaitez.
Cela vous ouvrira des horizons. Contactez des chasseurs de têtes si le
niveau de vos qualifications s'y prête et envoyez un courriel à des
amis et des connaissances extérieures à votre sphère professionnelle.
Chers tous,
J'envisage de faire évoluer ma carrière et je suis intéressé par
toutes les opportunités auxquelles vous pourriez penser,
même les plus extravagantes. [Si vous savez ce que vous
voulez ou ne voulez pas faire, n'hésitez pas à ajouter : « Je
suis particulièrement intéressé par… » ou « Je préférerais
éviter… ».]
Merci de me tenir au courant si quelque chose vous passe
par la tête !
Tim
Prenez un jour de congé ou faites-vous porter pâle pour accomplir
ces différents exercices au cours d'une journée de travail normale
9 h-19 h. Cela vous donnera un avant-goût de la vie loin du bureau.
Dans le monde de l'action et de la négociation, un principe gouverne
tous les autres : plus d'options = plus de pouvoir. N'attendez pas d'en
avoir besoin pour chercher des options. Jetez un coup d'œil à l'avenir
dès maintenant : vous n'en serez que plus déterminé à agir.
4. Si vous dirigez ou possédez une entreprise, imaginez que vous deviez
vous mettre en faillite. La société n'est plus solvable et vous devez
mettre la clé sous la porte. Vous y êtes légalement contraint et il n'y a
pas d'argent pour caresser d'autres options. Comment allez-vous
survivre ?
14
Chapitre
Retraites miniatures
Adopter l'art de vivre nomade
Avant le développement du tourisme, le voyage était envisagé comme une
démarche d'étude : on y enrichissait son esprit et on y formait son jugement
– Paul FUSSEL
La simple volonté d'improviser est plus vitale, à long terme, que la recherche
– Rolf POTTS
Tom est donc de retour de la fête de la Bière, étourdi d'avoir perdu tant de
neurones mais plus heureux qu'il ne l'a jamais été depuis 4 ans. L'expérience
de télétravail est devenue télétravail à plein temps et il fait ses premiers pas
dans le monde des Nouveaux Bienheureux. Ce qu'il lui faut, désormais, c'est
une idée pour exploiter sa liberté et des outils qui feront de ses ressources
limitées une source quasiment infinie d'art de vivre.
Si vous êtes passé par les étapes précédentes, que vous avez éliminé,
automatisé et brisé les chaînes qui vous retenaient prisonnier d'un lieu, il est
temps de laisser libre cours à vos rêves et d'explorer le monde.
Même si vous n'avez aucune envie de voyages au long cours ou que vous
pensez que c'est impossible – mariage, emprunts ou ces petites choses que
l'on appelle des enfants –, ce chapitre est votre prochaine étape. Certains
changements fondamentaux doivent être conduits avant le grand départ. Ce
chapitre est votre dernier examen de conception de muse.
La transformation débute dans un petit village mexicain…
Chasseurs de fables et d'aventures
Sur les ordres de son médecin, un homme d'affaires américain est parti en
vacances au Mexique, dans un petit village au bord de la mer. Le premier
matin, incapable de se rendormir après un coup de téléphone urgent de son
bureau, il sort marcher jusqu'à la jetée pour se changer les idées. Un petit
bateau avec un pêcheur à son bord est à quai et, dans le bateau, il y a
plusieurs gros thons jaunes. L'Américain complimente le Mexicain sur sa
pêche.
« Vous les avez pris en combien de temps ? », demande l'Américain.
« Pas très longtemps », répond le Mexicain dans un anglais impeccable.
« Pourquoi est-ce que vous ne restez pas en mer plus longtemps pour
prendre davantage de poisson ? », demande alors l'Américain.
« J'en ai suffisamment pour faire vivre ma famille et en donner quelques-
uns à des amis », dit le Mexicain tout en déchargeant sa pêche dans un panier.
« Mais… et le reste du temps, vous faites quoi ? »
Le Mexicain relève la tête en souriant : « Je me lève tard, je pêche un peu,
je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme, Julia, et tous les
soirs je vais jusqu'au village, boire du vin et jouer de la guitare avec mes
amis. J'ai une vie riche et bien remplie, señor. »
L'Américain éclate de rire et bombe le torse : « Monsieur, j'ai un MBA de
Harvard et je peux vous aider. Vous devriez passer davantage de temps à la
pêche et, avec les bénéfices, acheter un plus gros bateau. En un rien de temps,
vous pourriez acheter plusieurs bateaux. Et vous finiriez à la tête d'une
flottille de pêche. »
Il poursuit : « Au lieu de vendre votre poisson à un intermédiaire, vous le
vendriez directement aux consommateurs, et vous finiriez par ouvrir votre
propre conserverie. Vous contrôleriez le produit, la transformation et la
distribution. Il vous faudrait alors quitter ce petit village, naturellement, pour
vous installer à Mexico, puis à Los Angeles et, pourquoi pas, à New York, où
vous trouveriez les bonnes compétences pour continuer à développer vos
activités. »
Le pêcheur mexicain demande alors, « Mais señor, ça va prendre combien
de temps, tout ça ? »
À quoi l'Américain répond : « Oh, quinze à vingt ans. Vingt-cinq ans
max. »
« Et après, señor ? »
L'Américain rit et dit : « C'est là que ça devient vraiment intéressant. Au
bon moment, vous entrez en bourse, vous vendez le capital de votre société et
vous devenez très riche. Vous gagneriez des millions. »
« Des millions, señor ? Et après ? »
« Après ? Vous prenez votre retraite et vous vous installez dans un petit
village au bord de la mer, où vous dormez tard, pêchez un peu, jouez avec
vos enfants, faites la sieste avec votre femme et allez faire un tour au village
le soir, boire du vin et jouer de la guitare avec vos amis… »
Récemment, j'ai déjeuné à San Francisco avec un vieil ami. Il sera bientôt
diplômé d'une prestigieuse école de commerce et reprendra le chemin de la
banque d'affaires. Il déteste rester au bureau jusqu'à minuit mais il m'a
expliqué que s'il travaillait 80 heures par semaine pendant 9 ans, il pourrait
devenir directeur adjoint et gagner la coquette somme de 3 à 10 millions
d'euros par an. Il aurait alors « réussi », pour reprendre son expression.
« Mais dis-moi, tu ferais quoi avec tout cet argent ? » lui demandai-je.
Devinez ? « Un long voyage en Thaïlande. »
Voilà qui résume un des clichés les plus tenaces de notre époque
moderne : le long voyage comme apanage des milliardaires. J'ai aussi
entendu :
« Je vais travailler 15 ans pour la boîte. Puis je deviendrai associé et je
réduirai mes heures. Une fois que j'aurai un million à la banque, je ferai un
placement sans risque, en obligations, je toucherai 80 000 € par an d'intérêts
et je prendrai ma retraite pour aller naviguer dans les Caraïbes. »
« à 35 ans, j'arrête ma carrière de consultant et je pars faire le tour de la
Chine à moto. »
Si votre rêve est de vivre comme un pacha en Thaïlande, de naviguer dans
les Caraïbes ou de faire de la moto en Chine, devinez quoi ? Vous pouvez
faire les trois pour moins de 3 000 €. Je parle en connaissance de cause. Voici
deux exemples, chiffres à l'appui :
Avec 250 €. Cinq jours dans une île privée, réservée à la recherche
tropicale, avec trois pêcheurs locaux qui attrapaient et cuisinaient tous mes
repas et m'ont emmené sur les meilleurs – et les moins connus – sites de
plongée au Panama.
Avec 150 €. Convoyage d'un avion privé pendant 3 jours dans la région
viticole de Mendoza en Argentine et survol des plus beaux vignobles au
pied des Andes enneigées avec un guide individuel.
Question : que vous êtes-vous offert pour 400 € récemment ? C'est le prix
de deux ou trois week-ends de prétendue détente on-oublie-le-boulot. Quatre
cents euros, vous me l'accorderez, ce n'est vraiment pas cher payé pour
8 jours complets d'expériences inoubliables. Mais ce n'est pas 8 jours que je
recommande. Ces exemples n'étaient que des interludes dans une production
beaucoup plus importante. Je propose plus, beaucoup plus.
Bonjour les miniretraites, adieu les vacances
La vie mérite mieux que la vitesse
– GANDHI
En février 2004, j'étais malheureux et surmené.
J'ai décidé de partir. Ma première idée était de me rendre au Costa Rica en
mars pour 4 semaines de détente et d'espagnol. J'avais besoin de recharger
mes batteries et un mois semblait une option « raisonnable », quoi que l'on
entende par là.
Un ami fin connaisseur de l'Amérique du Sud m'ayant fait remarquer que
c'était le début de la saison des pluies au Costa Rica, je révisai mes plans et
me tournai vers l'Espagne. Bien sûr, il fallait traverser l'Atlantique, mais
l'Espagne était proche d'autres pays que j'avais toujours eu envie de
découvrir. Perdant toute notion de « raisonnable », j'ai décidé que je méritais
bien 3 mois de dépaysement total pour explorer mes racines en Scandinavie
après 4 semaines en Espagne.
Professionnellement parlant, je ne prenais pas vraiment de risques
supplémentaires : si problèmes ou catastrophes il devait y avoir, ils
surviendraient vraisemblablement pendant les quatre premières semaines.
Trois mois, c'était exactement ce qu'il me fallait.
Mon voyage a finalement duré 15 mois et c'est là que j'ai commencé à me
dire, « Et pourquoi ne pas répartir tout au long de la vie les 20 ou 30 années
que dure habituellement une retraite au lieu de les garder pour la fin ? »
Le voyage à petites gorgées
Grâce à l'infrastructure autoroutière, il est désormais possible de
traverser les États-Unis d'est en ouest sans rien voir
– Charles KURLAT
Mobilité totale ou non, si vous êtes habitué à travailler 50 semaines par an,
votre premier réflexe sera d'en faire trop et de voir dix pays en 14 jours, pour
rentrer vanné. C'est un peu comme d'emmener un chien affamé à un buffet à
volonté. Il mangera jusqu'à en mourir.
C'est exactement ce que j'ai fait au début de ma pérégrination de 15 mois :
sept pays visités en 3 semaines avec un ami qui m'avait rejoint pour ses
vacances. Le voyage a été survolté, débordant d'adrénaline, mais c'était
comme de regarder défiler la vie en accéléré. Ni lui ni moi ne nous souvenons
très bien de ce que nous avons fait et où (à l'exception d'Amsterdama), sans
compter que nous avons été malades la plupart du temps et exaspérés de
devoir quitter certains endroits au seul motif que notre billet d'avion
l'exigeait.
Je vous conseille de faire très exactement l'inverse.
Le voyage à petites gorgées – les miniretraites – consiste à vous installer
dans un endroit pour 1 à 6 mois. Des antivacances dans le sens le plus positif
du terme ! Bien qu'elle puisse être reposante et dépaysante, la miniretraite
n'est pas une parenthèse dans votre vie, mais un réexamen de celle-ci – la
création d'une table rase. Le fait est que, automatisation et élimination aidant,
la notion de « parenthèse » elle-même devient caduque. L'objectif n'est pas de
voir le monde à travers l'objectif d'un appareil photo mais de le vivre et de le
vivre à un rythme qui lui laisse la possibilité de nous changer.
Cela n'a rien à voir non plus avec un congé sabbatique – souvent
considéré, à l'instar de la retraite, comme un événement ponctuel, limité dans
le temps. La miniretraite est par nature récurrente – c'est un art de vivre. Je
prends actuellement trois à quatre miniretraites par an et je connais des
douzaines de personnes qui font de même. Parfois, ces voyages me
conduisent à l'autre bout de la planète ; souvent, beaucoup moins loin – mais
dans un monde différent psychologiquement, où les réunions, les courriels et
les coups de téléphone n'existent pas l'espace d'une période de temps donnée.
Se débarrasser des démons : la liberté émotionnelle
C'est la perfection même de l'homme que de découvrir sa propre
imperfection
– SAINT AUGUSTIN
Être réellement libre ne se résume pas à disposer de suffisamment de
temps et d'argent pour faire ce que l'on veut. On peut posséder l'un et l'autre
et être prisonnier d'une vie de fou – comme beaucoup ne l'ignorent pas. Le
seul moyen d'échapper aux griffes d'une culture obsédée par la vitesse, la
taille et le paraître est de se libérer des dépendances qu'elle a précisément
contribué à créer.
Cela exige du temps. L'effet n'est pas cumulatif et aussi nombreux soient-
ils, les voyages « Club Med » de 15 jours ne remplaceront jamais une bonne
promenadeb.
À en croire l'expérience des personnes que j'ai interrogées, il faut 2 à
3 mois pour seulement commencer à se débarrasser des routines obsolètes et
prendre conscience de la futilité du mouvement permanent. Êtes-vous capable
de passer 4 heures à table avec des amis espagnols sans sombrer dans une
crise d'angoisse ? De vivre au rythme d'une petite ville où toutes les
entreprises et tous les commerces font une sieste de 2 heures l'après-midi et
ferment à 16 h ? Si la réponse est « non », vous devez vous demander

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