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Révolution française : Naissance d'une République

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CHAPITRE 1 : LA REVOLUTION FRANÇAISE ET L’EMPIRE : UNE NOUVELLE CONCEPTION DE LA

NATION

La révolution de 1789 a rencontré de fortes oppositions qui ont plongé le pays à la fois dans la
guerre civile et dans la guerre étrangère. Les gouvernements républicains viennent à bout des deux types
d’opposition. La France s’étend même sur de nouveaux territoires et pousse à la création de républiques
sous sa domination. Contribuant à rétablir l’ordre, Napoléon Bonaparte veut consolider certains acquis
révolutionnaires mais il accapare le pouvoir et reprend la guerre en Europe pour construire un vaste
empire.

Comment construire un nouvel ordre politique et social auquel la population française adhère et gérer les
tensions qui peuvent en découler ?

I. La naissance d’une France nouvelle

A. La fin de l’Ancien Régime


- Le 5 mai 1789, Louis XVI réunit les états généraux pour réduire le déficit budgétaire de l’Etat. Le tiers
état, qui veut obtenir des réformes politiques, se proclame Assemblée nationale constituante le 17 juin
1789. La souveraineté nationale n’est plus détenue par le roi mais l’assemblée, représentant la
nation.
- L’Assemblée nationale met fin à l’Ancien Régime. Le 4 aout 1789, les privilèges sont abolis. Elle inscrit
ses nouveaux principes politiques et sociaux dans la Déclaration des droit de l’homme et du citoyen, du
26 aout 1789. Les ordres sont supprimés, tous les citoyens ont les mêmes droits et les mêmes devoirs.
- La Constituante travaille sous la pression populaire. Le 14 juillet 1789, la prison royale de la Bastille est
prise. Le 5 octobre 1789, des Parisiennes se rendent à Versailles pour réclamer du pain. Rejointes par
d’autres émeutiers, elles prennent d’assaut le château et ramènent la famille royale à Paris.

B. Un nouvel ordre politique


- Les libertés d’expression et de pensée sont instaurées. Les journaux de toutes tendances se
multiplient. Des clubs où l’on se réunit pour débattre de la politique s’ouvrent dont celui des Jacobins.
De nouvelles personnalités politiques s’affirme comme Maximilien de Robespierre.
- La Constitution, promulguée le 13 septembre 1791, limite les pouvoirs du roi et crée une assemblée
législative élue par les Français au suffrage censitaire. Les plus pauvres, les femmes, les esclaves des
colonies sont exclus de la citoyenneté. Certaines femmes cependant s’engagent en faveur de la
Révolution comme Manon Roland ou Olympe de Gouges.
- Les biens de l’Eglise catholique sont nationalisés. En 1790, La Constitution civile du clergé fait des
prêtres des fonctionnaires, qui doivent prêter serment de respecter la Constitution française. La réforme
est condamnée par le pape, ce qui entraîne une profonde division entre ses partisans et ses
adversaires.

C. L’échec de la monarchie constitutionnelle


- Louis XVI accepte le principe d’une assemblée qui contrôle les finances monarchiques, mais refuse la
souveraineté nationale et la Constitution civile du clergé. Il décide de fuir Paris pour Montmédy, près
de la frontière, afin d’être plus libre de ses décisions. Mais il est arrêté à Varennes, dans la nuit du 21 au
22 juin 1791.
- Cet épisode provoque le réveil du républicanisme. Le roi a perdu la confiance d’une bonne partie des
Français. Les républicains demandent sa destitution et poussent à la guerre pour inciter le roi à trahir.
Au mois d’avril 1792, la guerre est déclarée à l’Autriche. Louis XVI espère qu’elle mettre fin à la
Révolution.
- Les tensions entre le roi et les républicains ne cessent de s’accroître. Louis XVI bloque plusieurs
décisions votées par l’Assemblée tandis que les armées républicaines sont battues. Le 10 aout 1792,
un coup d’Etat républicain provoque la prise du château des Tuileries, résidence royal. Louis XVI est
emprisonné avec sa famille.

Etats généraux : assemblée convoquée par le roi qui regroupe des représentants des trois ordres de
l’Ancien Régime : clergé, noblesse, tiers état. Elle autorise traditionnellement le roi à créer des impôts. Les
derniers ont été réunis en 1614.
Souveraineté nationale : principe politique qui fait de la nation, groupe humain unique par des références
communes (langue, culture, projet politique), la détentrice du pouvoir suprême.
Suffrage censitaire : droit de vote, par opposition au suffrage universel, limité aux hommes payant le cens,
c’est à dire, un certain montant d’impôt.
HISTOIRE-CHAPITRE 1 1
Nation : communauté qui a la conscience d’être uni par une histoire, une langue et une culture
communes et qui désire vivre ensemble sous un même régime politique.
Privilèges : ensemble des droits accordés par le roi à certains de ses sujets. Le clergé et la noblesse sont
des ordres dits privilégiés, car ils sont exemptés de la plupart des impôts.

II. La France en République (1792-1799)

A. Un nouveau régime politique


- Le 22 septembre 1792, une nouvelle assemblée, la Convention, proclame la République. Tout en
préparant une nouvelle constitution, elle gouverne le pays par l’intermédiaire de ses comités et de
ministres. En jugeant, puis en condamnant Louis XVI à mort, elle rompt définitivement avec l’Ancien
Régime.
- La République invente de nouveaux symboles. Le calendrier républicain souligne la rupture avec les
temps anciens. Le tutoiement, l’emploi du terme « citoyen » s’imposent comme des signes d’égalité.
Les plus révolutionnaires, comme les sans-culottes, portent le bonnet phrygien, symbole de la liberté.
Les républicains se créent de nouveaux héros, comme le journaliste et député montagnard Jean-Paul
Marat en 1793.
- Les réformes sont nombreuses. Sur le plan des droits personnels et politiques, l’esclavage est aboli ; le
suffrage universel est instauré, mais il reste masculin. Sur le plan social, l’état civil devient laïc et le
divorce est autorisé. La Convention entame un immense travail d’uniformisation juridique du pays.

B. Guerre extérieure, guerre civile


- L’effort de guerre est considérable. La victoire de Valmy le 20 septembre 1792, montre que la France
révolutionnaire est capable de vaincre les monarchies. Mais la mort du roi ligue toute l’Europe contre la
France. En dépit des victoires et des premières annexions, le coût humain et financier de la guerre est
écrasant.
- La République rencontre une forte opposition intérieure. Une partie des Français reste royaliste. Au
printemps 1793, débute un soulèvement en Vendée que la Convention réprime avec brutalité. La guerre
y reste larvée jusqu’en 1795. D’autres révoltes royalistes ont lieu dans le midi.
- Les républicains se déchirent entre eux. Le 31 mai 1793, les Girondins sont exclus de la Convention
par leurs adversaires politiques, les Montagnards. L’épisode déclenche dans les départements une
série d’insurrections impitoyablement réprimées. A Lyon, les révoltés sont fusillés en masse.

C. Une république fragile


- Face à cette situation, la Convention suspend la Constitution et gouverne par des mesures
exceptionnelles. C’est la période dite de la Terreur. Deux comités dirigent le pays, le Comité de sûreté
générale, chargé de la police, et le Comité de salut public, qui mène la guerre. Un tribunal
révolutionnaire juge les opposants et en condamne environ 2 000 à mort.
- Le gouvernement reste instable. Le Comité de salut public, dont Maximilien de Robespierre est
l’homme fort, se débarrasse de ses opposants. De nombreux députés sont envoyés à la guillotine au
début de l’année 1794. Le 26 juillet, Robespierre est éliminé à son tour. Une période de plus grande
modération s’ouvre alors.
- Le 26 octobre 1795, une nouvelle constitution instaure le directoire, un exécutif de cinq directeurs. A
l’extérieur, le régime signe la paix avec presque tous les adversaires et étend son influence. Mais à
l’intérieur, il ne se maintient qu’avec l’aide de l’armée contre les royalistes et les derniers montagnards.

Girondins : députés républicains réunis autour de Jean-Pierre Brissot. A la fin de 1792, ils cherchent à
rester dans légalité stricte, refusant la pression populaire qui se manifeste à travers les émeutes
Montagnards : députés républicains qui siègent en haut des bancs de l’Assemblée. Ils acceptent
l’intervention directe du peuple en politique. Ils éliminent les Girondins au printemps 1793.
Terreur : Période de septembre 1793 à août 1794 au cours de laquelle les comités de la Convention
gouvernent sans contrôle. Les libertés individuelles sont suspendues. Le nombre d’exécutions est
considérable.

HISTOIRE-CHAPITRE 1 2
III. La France de Napoléon

A. Bonaparte met fin à la révolution


- L’instabilité politique du Directoire, accrue par une série de coups d’Etat, fait de l’armée l’arbitre de la
politique française. Le 18 Brumaire de l’an VIII (9 novembre 1799), le général Napoléon Bonaparte prend
le pouvoir par la force. Il affirme alors que la Révolution est « finie ».
- Bonaparte fait adopter par plébiscite la constitution de l’an VIII (1799), qui instaure un nouveau régime
politique, le Consulat, avant de se proclamer consul à vie (1802) puis de se faire sacrer empereur
héréditaire des Français sous le nom de Napoléon 1er.
- Sous le Consulat comme sous l’Empire, Bonaparte remet en cause certains principes de la Révolution.
En 1802, il rétablit l’esclavage dans les colonies. Cela provoque l’insurrection de Saint-Domingue, qui
devient indépendante sous le nom de Haïti. En 1803, il réaffirme l’interdiction du droit de coalition et
impose aux travailleurs le livret ouvrier (1803). En 1804, il met en place la surveillance de la presse.

B. Napoléon 1er conforte l’héritage révolutionnaire


- Napoléon Bonaparte entend toutefois stabiliser la France en conservant les principaux acquis de la
Révolution. Pour mettre fin aux divisions religieuses, il conclut un concordat avec le pape et adopte
une série de mesures pour encadrer les cultes catholiques, protestant et juif.
- Il conforte également l’unité de l’Etat en faisant adopter le code civil et en nommant des préfets. Pour
stabiliser l’économie, il institue le Franc germinal (1803) et fonde la Banque de France (1800). Il crée
aussi les lycées (1802) et l’université impériale (1806).
- Napoléon 1er essaie d’asseoir son pouvoir sur des « masses de granit », c’est à dire des notables
locaux et une nouvelle noblesse héréditaire, il institue la Légion d’honneur (1804), qui récompense les
services rendus à l’Etat.

C. La fragilité de l’empire napoléonien


- En dépit de la paix signée en 1801 avec l’Autriche et en 1802 avec l’Angleterre, Napoléon 1er se heurte
à la résistance des monarchies. Dès 1804 se forme une coalition de puissances inquiètes de l’influence
française. La France est défaite par l’Angleterre à Trafalgar (1805), mais elle bat la Russie et l’Autriche à
Austerlitz (2 décembre 1805), puis la Prusse à Iéna (1806).
- A la tête du pays le plus peuplé d’Europe, Napoléon conforte sa puissance militaire grâce à la
conscription et à l’intégration des soldats issus de tous les pays dominés au sein de la Grande Armée.
Lorsque l’Empire atteint son apogée en 1811, l’essentiel de l’Europe est sous la domination de la
France. Seule l’Angleterre résiste encore, en dépit du blocus continental.
- L’autoritarisme napoléonien et les conséquences du blocus nourrissent le sentiment national dans les
Etats dominés. En 1808, les Espagnols se soulèvent et en 1812 la Russie entre en guerre. Face à la
débâcle de la Grande Armée en Russie, à la défait de Leipzig (1813) et à l’invasion de la France,
Napoléon est contraint d’abdique en 1814.

Plébiscite : consultation directe des électeurs, appelés à répondre par « oui » ou par « non » à une
question posée. L’usage conforte le pouvoir personnel de Napoléon Bonaparte.
Livret ouvrier : carnet délivré par la police que l’ouvrier doit obligatoirement faire signer par son patron s’il
veut quitter son emploi.
Concordat : accord diplomatique signé en 1801 qui garantit l’exercice du culte catholique et la
rémunération des prêtres et des évêques. En contrepartie, ces derniers sont nommés par Napoléon et
soumis à un serment de fidélité.
Conscription : système de recrutement établi en 1798 consistant à enrôler chaque année dans l’armées
les jeunes hommes du même âge.

HISTOIRE-CHAPITRE 1 3

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