2.4.1.
1 Les maladies de la route, leurs causes principales et évolution
LES BOURBIERS : C’est la présence de la boue sur la Chaussée
LES NID DE POULE : Cavité de forme arrondie à bords plus ou moins
francs à la surface de la couche de roulement.
C’est la présence de petits trous sur la Chaussée ;
Causes :
Arrachements localisés de matériaux
Fondation de qualité insuffisante
Irrégularité et mauvais compactage du matériau de surface
Evolution :
Approfondissement et élargissement des trous
Accumulation d’eau pendant la saison des pluies
Fragilisation du corps de la chaussée
LES ORNIERES : Affaissements localisés apparaissant sous le passage des
véhicules, et pouvant affecter entièrement la couche de roulement.
Dégradations qui font à ce que la route ait la forme de W (empreinte de traces
de Pneus)
Causes :
Sous dimensionnement de la chaussée
Compactage insuffisant
Humidité importante dans les couches inférieures de la
chaussée.
Absence ou insuffisance de drainage
Evolution :
Ravinement longitudinaux et nids de poules
LES RAVINEMENT : Saignées ou ravines de plus ou moins grandes
dimensions, longitudinales ou transversales.
Tranché peu profond crée par l’écoulement des Eaux sur la chaussée.
Causes :
Erosion de la surface de roulement par les eaux de ruissèlement.
Evolution :
Les petites ravines qui, s’approfondissant de façon continue
évoluent jusqu’à de véritables tranchées infranchissables par la
circulation automobile.
L’AFFAISSEMENTS : Diminution localisée de l’altitude d’une route
LES TOLE ONDULEES : suites d’ondulations de faible longueur d’onde
perpendiculaires à l’axe de la route.
Causes :
Manque de stabilité de la couche de roulement
Cohésion insuffisante des matériaux
Pression trop élevée de pneus des véhicules
Evolution :
Arrachements des matériaux entraînant la formation de nids-de-
poule à la suite des premières pluies.
LE TRAVERSE : Ecoulement transversal qui coupe la chaussée.
PERTE DE MATERIAUX : usure ou perte de la couche de roulement sous
l’effet conjugué du trafic et de l’entretien (Reprofilage en déblai)
ETC
2.4.2 Les tâches attribuées
Les tâches qu’a été attribuée à l’entreprise s’est d’entretenir la route.
L’entretien d’une route est l’ensemble des opérations qui consiste à maintenir la route
dans l’état de praticabilité pendant toutes les saisons tout en gardant inchangé ses
caractéristiques géométriques, techniques initiales.
Le but de l’entretien est d’empêcher l’accroissement de dégradation, augmenter la
durée de vie de la route, diminuer le coût d’exploitation de la route, assurer la
régularité des trafics et confort.
L’entretien doit commencer après la réhabilitation de la route ou après avoir signé le
PV de réception
Types d’entretien
On distingue :
a. L’entretien courant
b. L’entretien périodique
Pour le Cantonage on parlera de l’entretien courant, tandis que dans la route MBAU-
KAMANGO on parlera de l’entretien périodique
2.5 L’ENTRETIEN COURANT
2.5.1. La route et ses caractéristiques
a. Définition :
Une route est un tracé géographique qui permet de relier les différentes agglomérations en
Facilitant la circulation des personnes et des biens, se déplaçant par véhicule, moto, vélo ou même
pieds.
b. Parties d’une route
La route comprend plusieurs parties, parmi lesquelles on peut citer la chaussée, les accotements, les
bermes, les talus, les fossés, les francs bords, en prise.
c. Structure de la route.
- Couche de fondation
- Couche de base
- Couche de roulement
- Fond de forme
d. Définition de différentes parties de la route
- La chaussée : c’est la partie de la route réservée pour la circulation des véhicules.
- La plate-forme : elle comprend la chaussée et les accotements, il est limité par les Fossés latéraux.
- Accotement : c’est la partie de la route réservée à la circulation des piétons, cyclistes.
- Assiette : elle comprend la plate-forme, les fossés, les bermes et les talus. Elle est limitée par le
franc-bord.
- Franc-bord : c’est la partie qui sépare l’assiette de la route des propriétés ravines.
- Emprise : c’est la partie occupée par la route y compris le talus et les francs bords. Elle est limitée
de part et d’autre par son profil transversal.
- Fossés : sont des canalisations latérales servant à traiter les eaux de ruissellement de manière à
garder la chaussée toujours sèche.
- Fosses de Garde : les fosses de gardes sont réalisées en nommant les talus pour drainer les eaux de
ruissellement en vue de prévenir contre l’érosion.
- Bermes : c’est une bande des terrains aménagée entre une fosse et un talus ou entre deux talus.
e. Quelques concepts sur la réhabilitation d’une route
1) Réhabilitation d’une route : on réhabilite une route lorsqu’elle connait des dégradations
superficielles. Ici on voit la couche roulement.
2) Reconstruction : on reconstruit une route si les dégradations arrivent à la couche de fondation.
Pour savoir s’il s’agit d’une réhabilitation ou d’une reconstruction, on fait les auscultations qui sont
l’ensemble de techniques permettant de connaitre l’état et le comportement de différentes couches d’une
route.
3) Ouverture : on parle de l’ouverture d’une route lorsqu’on procède aux opérations
Consistant à changer un sentier en une nouvelle route bien construite.
Il existe deux méthodes de réhabilitation d’une route :
- La méthode d’utilisation des engins et travaux publics.
- La méthode à Haute Intensité de la Main d’œuvre (HIMO)
Notons que ces deux méthodes présentent chacune des avantages et des inconvénients.
Nous avons déjà parler beaucoup des choses dans cet entretien dans les pages précédentes
mais aussi, Cet entretien consiste à déboucher des trous, d’entretenir les fossés, le tirage de
caniveaux, l’Avaloire et l’Exutoire.
Avaloir : ouverture le long d’un trottoir servant à évacuer les eaux de ruissellement vers
l’égout
Exutoire : Dispositif qui sert de trop-plein dans un réseau d’égout
Egout : Chute et écoulement des eaux qui viennent de quelque endroit
2.6 L’ENTRETIEN PERIODIQUE (ROUTE MBAU-KAMANGO)
Les opérations d’entretien de la route en terre
1. Le ré profilage : c’est une opération consistant à donner à la route sa forme. Elle est
réalisée
Par la Niveleuse.
On distingue trois catégories de ré profilage :
- Ré profilage en remblai : apport des matériaux
- Ré profilage en déblai : enlèvement des matériaux
- Ré profilage mixte (déblai et remblai)
Lors du ré profilage en remblai, on fait le rechargement qui est une opération consistant à
Rehausser le niveau de la route par un matériau d’apport.
On distingue le rechargement systématique et le rechargement
Partiel (uniquement là où il y a des bourbiers par exemple).
Les procédés de rechargement sont :
Foisonnement des matériaux à la carrière suivie d’une étude au laboratoire pour faire le
Choix des matériaux
Profiler la niveleuse
Rechargement par transport de matériaux
Transport et régalage des matériaux.
2. Le point tâtant (remblai d’emprunt) : opération consistant à boucher ou à remplir les
Bourbiers. Il est conseillé de faire le profilage avant cette opération.
3. Le talutage : opération faite par la niveleuse consistant à donner un angle au talus, l’angle
Qui dépend du terrain naturel.
4. Le débroussaillage : opération qui consiste à couper les herbes, la brousse pour que les
Fossés, les accotements et les courbes soient visibles.
5. Elagage : couper les branches qui se trouvent les gros arbres au bord de la route. L’ombre
Fait à ce qu’il y est l’humidité, qui crée des bourbiers.
6. Le décapage : enlever la couche arable. Il est réalisé par le bulldozer, la niveleuse, la pelle
Hydraulique.
2.7 Organisation des chantiers
C’est l’ensemble de moyens mis à la disposition des dirigeants d’une brigade pour permettre
le Bon fonctionnement d’un chantier.
Ces moyens sont les matériaux, les matériels, le personnel sur chantier, les consommables
(Carburants et lubrifiants).
L’élément nécessaire dans l’organisation des chantiers est le facteur temps qui est caractérisé
Par le planning des chantiers.
Il existe 4 sortes de temps qui sont :
- Le temps de travail
- Le temps de checking et d’entretien
- Le temps de mobilisation de matériel
- Le temps de pannes proportionnels.
Les types d’ateliers sont :
- Ouverture des pistes (route non faite)
- Ré profilage
- Rechargement
- Ré pendage
- Ouvrages d’arts
- Atelier point tâtant
Toutes ces ateliers utilisent des engins routiers.
2.7.1 Matériels de production d’une brigade et leurs modes de fonctionnement
1. Matériels de terrassement
Bulldozer avec ou sans ripper (45l/h)
Est un tracteur à chenilles portant un godet minus d’une lame à l’avant et d’un scarificateur
À son arrière utilisé pour un terrain dur que la lame est incapable de casser ou de terrasser
En suite m’utilisé la lame. Cet engin décape et pousse les matériaux devant lui.
Travaux faits : Décapage (terre végétale), le foisonnement, le terrassement, stockage des
Matériaux.
Notons ici comme tout engin le bulldozer travaille six heures (l’heure est incorporée dans sa
Mémoire) et consomme 30l/h de carburant et que son volume de foisonnement est de 100m /h
pour des carrières de roches latéritiques.
Pelle excavatrice sur pneus ou sur chenille
Niveleuse
C’est un engin par excellence pour étaler, pour répandre les matériaux et pour les niveler
C’est – à- dire les positionner ou les mettre à un même niveau en respectant les divers du
projet.
Elle sert aussi à donner la forme à la route. Elle nous aide à terrasser ou à creuser les fosses
Triangulaires. Son rendement horaire est de 100m
Et sa consommation en carburant est de
20l/h. Notons que cet engin peut faire 1500m de profilage par jour.
Chargeur sur pneu ou sur chenille
C’est un engin automoteur équipé d’un godet relevable et servant à soulever, à déplacer les
Matériaux. C’est aussi un engin très mobile, simple et rapide.
Il possède un godet travaillant toujours en butte et est monté sur deux bras articulés. Signalons
Que ce godet se charge à l’avancement. D’où on distingue alors deux types de chargeur dont :
- Déversement à l’avant
- Déversement à l’arrière
Comme son nom l’indique, le chargeur a pour rôle de charger les bennes. Son rendement
horaire
Est de 80m
Et sa consommation en carburant est de 15l/h.
Tractopelle
2. Matériels de compactage
Compacteur en rouleau pneumatique ou enrouleur lisse
C’est un engin de terrassement destiné à compacter les différentes couches constituant la
chaussé
Et diminuer les vides contenant le sol pour un compacteur en rouleau pneumatique.
Pour un compacteur en rouleau lisse ;
Il intervient dans le compactage des chaussé bitumineux
Il faut noter que pour un bon compactage de la route, cette machine travaille de l’extrémité
Vers le centre de la chaussée.
Il faut noter que pour un bon compactage de la route, cette machine travaille de l’extrémité
Vers le centre de la chaussé. L’engin consomme 13L/h et a un rendement horaire de
100m /jour. (100m²/h de travail)
Dame sauteuse
Rouleau vibrant à main
3. Matériels de transport
Camion benne basculante (0.85l /km)
Camion benne fixe (0.85l /km)
Camion porte charge (0.85l /km)
Camion-citerne à eau et à gasoil (0.85l /km)
Dumper (0.85l /km)
Camion malaxeur (0.85l /km)
4. Matériels de service
Camion d’atelier mécanique (camion de maintenance)
Jeep 4×4 (véhicule de liaison)
Pickup (véhicule de liaison)
Motocross (moto de liaison)
Motopompe
Bétonnière portative
Compresseur
5. Matériels d’asphaltage
Finisseur à enrober ou en béton répondeur
Fondoir (préparation du bitume)
Gravillonneur
Dépendeur
Nous avions aussi parlé du rendement et des indices de consommation des tous ces matériels
de production.
2.7.2. Calculs des rendements et de la consommation des certains engins des travaux
publics
Calculons la quantité de carburant et lubrifiant à consommer pour un chantier routier de
25Km ; 6m de large et 30cm d’épaisseur sachant que la carrière est à 7Km de la route (chantier).
Tout en faisant intervenir tous les engins possibles de terrassement dans le cas de route en terre
(bull ; niveleuse ; chargeur ; compacteur ; pelle hydraulique ; CBB ; CCGO ; CC à eau ; porte
engin et 2 pickups
Résolution
Calcul du volume : V= L x l x e = 25 x 103x 6 x 30 x 10-2
= 45.103 m3 ; c’est le volume de compacité.
Coefficient de foisonnement : cf=1.1
Alors V=45.103 x 1.1 = 49500 m3 est la quantité à apporter sur chantier.
a) Bulle : le rendement de 100m3/h
Le temps de foisonnement est donné par T= 49500/100
= 495ℎ ; c’est le rapport du volume par le rendement ; pour avoir les jours de travail ; on sait
que la machine travail 6h par jour. Alors le nombre des jours sera = 495h/6
= 82.5jrs = 83jrs.
Pour la consommation ; on sait que la Bulle consomme 35l/h.
D’où pour 495h on a 495x35=17325l est la quantité de carburant pour la Bulle.
Consommation en lubrifiant : 𝐱 = 17
b) Pelle hydraulique : max 28l/h
Consommation en carburant : pour 495h ; on aura 28l/h x 495h=13860l
Et consommation en lubrifiant
c) Le chargeur
La consommation min du chargeur est 15l/h
La consommation pour 619h = 619h x 15l/h = 9285l
Le lubrifiant= 𝒙 = 464.25l
d) Niveleuse
La consommation de la niveleuse est de 22l/h et le temps de fonctionnement est de 495h
Consommation de carburant=495h x 22l/h = 10890l
Consommation de lubrifiant= 𝒙= 544.5l
e) Compacteur
Le compacteur dépend de la niveleuse en ce sens que la niveleuse travaille pendant que le
compacteur est au repos ; c’est pourquoi on affecte 4heures de travail au compacteur. Le
rendement est de 400m2/jr et sa consommation est de 13l/h mais cas même on ne prend en compte
que de ces 6 heures par jour pour une machine ; d’où on lui affecte les 495h.
La consommation en carburant est donné par = 495h x 13l/h = 6435l
La consommation en lubrifiant est de :
f) Les CBB :
- Vitesse à vide est de 45km/h
- Vitesse à charge est de 30km/h
- Vitesse moyenne est de 35km/h
- CBB=15m3
- Nombre de tours au chantier :
Pour avoir la distance à parcourir pendant l’exécution du chantier ; il faut pour soit 10 Bens
On a Ntr = 330 trs. Alors que on a 64km ; on a donc pour 330 trs = 330 x 64 x 10 = 3300 x 64
=211200km
Or CBB=0.85l/km
D’où alors cons. CBB =0.85l/km x 211200km= 179520l
Cons. Lubrifiant 3% Co = 5385.6l
g) CC GO (camion-citerne à gasoil)
Par expérience le CCGO par court 35 à 50km/jr
Le Tmax est de 83jrs → 85x50 = 4150km
CC = 0.5l/km
Q carb CBB = 0.5l/km x 4150km = 2075l
Q lubr. = 3% Qcarb = 62.25l
h) CC à eau
Q carb = 2075l
Q lubr = 62.25l
i) Porte-engins
Consommation est de 1l/km ; on suppose le chantier est à 20km d’où (54 x 2 + 40) x 2 =
296km +160km=456km.
Le 160km c’est la distance que mettent le chargeur et la niveleuse pour un aller-retour et lors
de l’installation du chantier.
Qcarb = 456l
Qlubr = 456 x 5% = 22.8l
j) Les pickups (véhicule de liaison)
Distance de parcourt par jour est de 50km/jr soit pour 20 véhicules on a 100km/jr
Cc = 0.15l/km x 100km x 83jrs
Qcarb= 1245l
Q lubr = 1245x3%=62.25l
2.8. Aperçu sur les travaux de ponts
Un pont est un ouvrage d’art qui nous permet de franchir un obstacle naturel tel que la rivière,
le ruisseau, le fossé, etc.
Les parties du pont
- La culée : c’est la partie intermédiaire du pont
Les fondations : c’est une partie de la construction servant à recevoir les charges et les
surcharges de la construction pour les transmettre au sol résistant.
Traverse : c’est une partie du pont servant à relier deux panneaux
- La portée : c’est la longueur totale du pont
Sommiers : sont des constructions en béton armé sur lequel s’assoit les poutres (supère
structure)
Parapet : (Garde-corps) glissière, barrière) assurent la sécurité des personnes et de la
circulation.
Perrés : assurent l’évacuation de l’eau et surtout l’étanchéité
Semelle : la fondation
Mur en L : doivent (ouvrage en maçonnerie) doit être dans la partie amont ainsi qu’avale et
son construit avec de barbacanes en pvc pour permettre l’écoulement des eaux pour des terrains
humides.
Poutres : reçoivent le tablier tout en transmettant la charge aux appuis et ce dernier à la
fondation.
Entretoise : sont des petites poutrelles coulées transversalement et
- Eléments du tablier : ce sont les parties du pont Servant à relier les grandes poutres
entre elles.
On distingue divers types de ponts suivants les matériaux de construction parmi lesquels nous
citons :
- Pont en béton armé
- Pont métallique
- Pont en bois
- Pont mixte
Pendant notre stage, nous nous sommes intéressés au pont métallique et au pont en béton
armé.
1. Pont en béton armé
Nous avons acquis une certaine connaissance des quelques étapes de la réalisation d’un pont
en béton armé et des éléments constituant cet ouvrage comme présenté ci-dessous où nous avons
la semelle, la culée, le sommier, les poutres, les entretoises, les murs de garde-grève, les butées et
les murs en ailes.
En ce qui concerne la réalisation du pont en béton armé nous avons retenu qu’il faut passer
par les étapes suivantes :
- La fouille
- Une étude du sol à l’aie d’un Pédomètre Dynamique (PD)
- Une construction du plan des armatures : pour ce cas on a 3 nappes ; pour la semelle on doit
avoir les barres de 20cm d’écartement.
- Une formulation d’un béton à armer ; le béton étant un matériau résistant mieux à la
compression qu’à la traction on lui soumet des armatures
- Une mise en place des garde-fous en même temps que la coulée du béton
- La construction du mur en aile constitué de deux parties dont la partie en amont et celle en
avale
- La mise en place des barbacanes (en PVC) permettant d’évacuer l’eau de l’ouvrage
2. Pont Métallique
Il existe plusieurs types de ponts métalliques parmi lesquels on cite :
- Pont Bailey
- Pont Accrow
- Pont Wagnerbiro
- Pont Truss
- Pont Mabey
Nous nous sommes limités au Pont ACCROW en décrivant ses éléments constitutifs ainsi que
certains de leurs rôles qui sont :
- Eléments tablier
- Traverses
- Oreilles : permettent le positionnement des éléments tabliers
- Jambes de force : supportent le panneau
- Panneaux : permettent la stabilité du pont ; pour le pont en bis à la place des panneaux
Nous avons les garde-fous
- Les pivots : assurent la liaison entre panneaux
- Les montants (on a deux types dont mâle et femelle)
- Goupille
- Appareil d’appui : se met en dessous du montant ; il est placé dans la plaque d’assise
- Tirant : assure la traction entre les traverses, ils sont montés sous forme de contre-fiche
entre deux traverses
- Membrure : assure le renforcement des panneaux
- Avant bec : une partie qui déborde quand on fait le lancement du pont et on peut la couper
- Fourrure : relie le panneau et l’avant bec
- Rouleau : on a deux types dont le rouleau balancé et celui ordinaire - Contreventement
sert à relier deux panneaux
- Néoprène : matière de joint entre la culée et la poutre
2.9. ANTENNE LABORATOIRE
Un laboratoire est un lieu d’exercice de chercheurs ou sont réalisées des observations ou des
expériences, ainsi que toute autre activité scientifique.
2.9.1. Mission de laboratoire
- La mission de laboratoire c’est de contrôler les matériaux qui vont entrer dans la
Construction.
- De contrôler le support sur lequel doit être érigée un ouvrage (construction)
2.9.2 Type des services
Au labo on a deux types des services à savoir :
1. Service géotechnique : c’est un service d’identification et de classification des matériaux
qui vont entrer dans la construction, étude et recherche de carrières de matériaux de construction
et l’étude de leur comportement. Les essais effectués dans ce service sont :
Les essais d’identification :
- Analyse Granulométrique
- Limites d’Atterberg
- Coefficient de forme
- Equivalent de sable
Les essais des portances :
- PROCTOR
- CBR
2. Service de recherche physico – chimique : ici, on fait les études de mortier, du temps de
prise des ciments. On fait les essais suivants :
- Essai Marshall (mélange de bitume, agrégats et filler)
- Essai des enrobés
- Essai physique de ciment
- Le béton
Dans le laboratoire, il est question de préparer les travaux des chantiers au niveau du
laboratoire en étudiant non seulement le sol du site mais aussi le matériau de construction par des
essais géotechniques et physico-chimiques.
2.9.3. But du laboratoire :
- Recherche des carrières pour des travaux routiers
- Etude des sols pour les fondations des ouvrages à l’aide des sondeuses et des pénétromètres
dynamiques ;
- Contrôle de la compacité qui se fait de deux manières : par densitomètre sable (recherche de
la densité sèche) et par comparaison avec celle du laboratoire
- Faire des essais à la plaque suisse ayant pour but de chercher le degré de compacité des
routes
- Contrôle des enrobées : la température d’asphaltage doit être supérieure à 150°C
Au chantier, on fait le prélèvement de sol et ensuite on le soumet aux analyses au laboratoire
et de cela on peut faire la cubature.
Au laboratoire on procède à l’identification des matériaux prélevés sur terrain ; et pour cela on
en distingue deux catégories : les matériaux venant de carrière qu’on appelle les tout-venants
naturels et les matériaux venant de l’usine de concassage on les appelle aussi des concassés.
Pour l’identification de tout-venant naturel on effectue l’essai de la limite d’Atterberg et pour
les concassés on fait l’analyse granulométrique, l’essai de propreté et puis de coefficient de forme.
2.9.4. Présentation des essais
2.9.4.1. Essais géotechniques
1. Essais d’identification
A. Analyse granulométrique
Cet essai consiste à l’analyse pondérale des grains et a pour but de déterminer la courbe
granulométrique pour l’interprétation des résultats. Un matériau désigne toute matière utilisée
pour réaliser un objet ou une pièce d’un sous ensemble. Au labo on utilise toujours des
échantillons et des éprouvettes dont l’échantillon c’est une quantité limitée d’un ensemble utilisé
pour représenter les propriétés de cet ensemble.
Granularité : c’est la distribution dimensionnelle d’un grain
Granulométrie : c’est l’étude de la granularité
Les refus cumulés : c’est la somme de tous les refus et celui du tamis lui-même plus les
restants de tamis des mailles les grandes
Les passants : c’est la quantité des matériaux qui passent dans une maille.
Pour cet essai on prend l’échantillon de 3000grs (masse avant lavage) qu’il faut soumettre à
l’étuve pour avoir la masse sèche après lavage.
Matériels utilisés :
- Tamis
- Balance
- Tares
- Etuve
Mode opératoire :
- Prélèvement de l’échantillon à la carrière
- On pèse les matériaux à la balance électronique pour avoir la masse avant lavage
- On passe au lavage des matériaux
- Puis o met les matériaux à l’étuve à une température de 105°C pendant 24h
- On pèse après séchage ; MS<M échantillon
- On tamise les matériaux
- En fin on trace la courbe des tamisât cumulés
- Les tamis sont rangés du plus grand au plus petit selon le numéro de tamis ; le refus sont pris
en pourcentage.
- La quantité à prélever est de 4000 à 4500gr pour le sol granuleux et 1500 à 2500gr pour le
sol sableux.
Expressions de résultats :
Les refus cumulés en % = Rcu en grpoids avant lavage 𝑥 100
Les passant = 100 – R cu%
Les résultats de cet essai sont présentés en annexe 1 du présent document.