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Connaissances des médecins sur l'activité physique en grossesse

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Connaissance des médecins généralistes concernant les

recommandations de la Haute Autorité de Santé sur


l’activité physique en cours de grossesse : enquête de
pratique dans la région Hauts-de-France
Kévin Pierre

To cite this version:


Kévin Pierre. Connaissance des médecins généralistes concernant les recommandations de la Haute
Autorité de Santé sur l’activité physique en cours de grossesse : enquête de pratique dans la région
Hauts-de-France. Médecine humaine et pathologie. 2022. �dumas-03991834�

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UNIVERSITÉ DE PICARDIE JULES VERNE
FACULTÉ DE MÉDECINE D'AMIENS

ANNÉE : 2022 N° : 2022 - 125

CONNAISSANCE DES MEDECINS GENERALISTES CONCERNANT LES


RECOMMANDATIONS DE LA HAUTE AUTORITE DE SANTE SUR L’ACTIVITE
PHYSIQUE EN COURS DE GROSSESSE : ENQUETE DE PRATIQUE DANS LA
REGION HAUTS-DE-FRANCE

THÈSE POUR LE DIPLÔME D’ÉTAT

DE DOCTEUR EN MÉDECINE

SPÉCIALITÉ MÉDECINE GÉNÉRALE

Par PIERRE Kévin

Né le 4 Septembre 1986 à QUESSY

THÈSE SOUTENUE PUBLIQUEMENT À LA FACULTÉ DE MÉDECINE D’AMIENS

LE JEUDI 6 OCTOBRE 2022

DEVANT LE JURY COMPOSÉ DE :

Président de jury : Madame le Professeur BOULNOIS Catherine

Membres du jury : Monsieur le Professeur CAUS Thierry

Monsieur le Professeur GARCON Loïc

Madame le Docteur DELZARD-CHAMOT Marion


2
REMERCIEMENTS

A Madame le Professeur Catherine BOULNOIS,

Professeur des Universités (Médecine Générale)


Directeur du Département de Médecine Générale
Assesseur du 3ème cycle
Chevalier dans l’Ordre National des Palmes Académiques

Merci de me faire l’honneur d’accepter de présider mon jury de thèse.


Recevez à cette occasion l’expression de ma gratitude et de mon plus grand respect.

A Monsieur le Professeur Thierry CAUS,

Professeur des Universités-Praticien Hospitalier


(Chirurgie thoracique et cardio-vasculaire)
Chef du service de chirurgie cardiaque
Pôle "Cœur - Thorax - Vaisseaux"

Vous me faites l’honneur de participer à mon jury.


Veuillez recevoir toute ma gratitude et mon profond respect.

A Monsieur le Professeur Loïc GARCON,

Professeur des Universités – Praticien Hospitalier


(Hématologie – Transfusion)
Chef du service d'Hématologie Biologique
Chef du service de Génétique Constitutionnelle

Merci d’avoir accepté de participer à mon jury.


Je vous adresse mes plus sincères remerciements.

A Madame le Docteur Marion DELZARD CHAMOT,

Chef de Clinique des Universités


Département de Médecine Générale

Ma chère directrice de thèse, merci pour ta disponibilité tout au long de ces années d’études
où j’ai eu la chance de travailler en ta compagnie.
Tu me fais l’honneur de me guider dans ce travail de thèse et je t’en suis infiniment
reconnaissant.

1
A ma compagne Clémence,
Tu as toujours été à mes côtés dans les nombreuses épreuves de la vie traversées ensemble.

A ma fille Eléonore,
Mon rayon de soleil qui illumine ma vie tous les jours.

A ma famille.

A mes amis : Julien(s), Anaelle, Guy, Hugues, Olivier, Aryendra et bien d’autres, présents
auprès de moi.

A mes pairs, maitres de stage, en particulier les Docteurs Gallois-Montbrun, Flamant, Massot,
Vient, Zara, qui ont contribué à ma formation de médecin généraliste. C’est grâce à votre
engagement que j’ai pu et que je continuerais de m’améliorer.

Au Docteur George avec qui je travaille,


Au Docteur Postel qui m’accorde du temps.

Aux Docteurs Cantet, Coton, Filatre, Lassaire, Monard et Ventelon chez qui j’ai pu remplacer
avec bonne humeur et bienveillance.

J’ai l’énorme chance de vous connaître et réaliser un chemin de vie à vos côtés,
Je vous adresse mes sentiments les plus chaleureux.

2
LISTE DES ABREVIATIONS

ANSES : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du


travail
ARS : Agence Régionale de Santé
CPTS : Communautés Professionnelles Territoriales de Santé
CDOM : Conseil Départemental de l’Ordre des Médecins
DPC : Développement Professionnel Continu
DRESS : Direction de la recherche, des études, de l’évaluation des statistiques
DU : Diplôme Universitaire
DIU : Diplôme Inter Universitaire
ECG : Electrocardiogramme
FMC : Formation Médicale Continue
HAS : Haute Autorité de Santé
MET : Metabolic Equivalent Task
RGPD : Règlement Général sur la Protection des Données
UPJV : Université de Picardie Jules Verne
URPS : Union Régionale des Professionnels de Santé
X-AAP : Questionnaire médical sur l’Aptitude à l’Activité Physique pour femmes enceintes

3
Table des matières

INTRODUCTION 5
MATERIEL ET METHODE 7
1. Objectif 7
2. Type d’étude et cadre légal 7
3. Population étudiée 7
4. Elaboration du questionnaire 8
5. Diffusion du questionnaire 9
6. Echantillonnage 10
7. Analyse statistique 10
8. Conflits d’intérêts 11

RESULTATS 12
1. Caractéristiques descriptives socio-démographiques de la population étudiée 12
2. Conseils au cabinet des médecins généralistes : 15
3. Pistes d’améliorations 23

DISCUSSION 29
1. Résumé des résultats 29
2. Les limites 34
3. Les forces 38
4. Comparaison des résultats avec les résultats d’autres publications 42

CONCLUSION 45
BIBLIOGRAPHIE 46
ANNEXES 50
Résumé / abstract

4
INTRODUCTION

Nous sommes convaincus des bienfaits de l’activité physique sur la santé (1,2,3). Cependant
l’activité physique dans notre société moderne est devenue de plus en plus rare alors qu’elle a
un impact majeur sur notre vie. L’inactivité, le surpoids, le diabète, l’hypertension artérielle
n’ont cessé de progresser en population générale mais aussi chez les femmes enceintes (4,5).

J'ai pu exercer la profession de sage-femme quelques années avant la reprise de mes études de
médecine avec comme mémoire de fin d'étude (en 2010), un manuscrit portant sur "Activités
physiques et grossesse". C'est donc un sujet qui me tient à cœur. Les conclusions étaient que
93,7% des professionnels (sage-femme et gynécologue dans l'étude) n’ont pas reçu de
formation au cours de leurs cursus sur ce sujet et la majorité n’informait pas suffisamment leurs
patientes.

Promouvoir la pratique d'une activité physique régulière était déjà une priorité en 2001 selon le
Programme National Nutrition Santé qui a ensuite été repris dans la loi relative à la politique
de santé publique du 9 août 2004.

L'OMS l'a de nouveau rappelé dans sa « stratégie sur l’activité physique pour la région
européenne : programme 2016-2025 » : l'activité physique fait partie des priorités pour
diminuer l'incidence du surpoids et de l'obésité (4).

Il est pourtant validé scientifiquement que la pratique régulière d’une activité physique
d’intensité modérée pendant la grossesse, chez une femme en bonne santé et dans le cadre d’une
grossesse non compliquée, est bénéfique pour la santé physique et mentale (1,2,3).

La HAS a d’ailleurs publié des recommandations dans ce sens en 2019 sur l’activité physique
auprès des femmes enceintes (1). Dans ses recommandations, elle rappelle, par ailleurs, le rôle
du médecin généraliste, qui peut suivre les grossesses sans complication, à la fréquence d’une
consultation par mois. Sa consultation, plus accessible que celle des autres spécialistes en fait
le médecin de première ligne.

Les consultations pour les pathologies intercurrentes de la grossesse pourraient être l’occasion
d’aborder le sujet de la pratique régulière d’une activité physique au cours de la grossesse. Le
médecin généraliste est donc en position idéale pour apporter des informations et prodiguer des
conseils à ce sujet.

5
Pourtant, plus de 90% des femmes méconnaissent les bénéfices de l'activité physique sur la
prévention des complications pendant la grossesse (6).

Les recommandations françaises de la HAS concernant l’activité physique au cours de la


grossesse sont apparues en 2019 et peuvent être un des outils permettant aux praticiens
d’apporter des informations sur l’activité physique, à celles qui le souhaitent (1,5).

Ces éléments devraient inciter à renforcer la place de la formation des soignants et les
programmes d’éducation thérapeutique des femmes enceintes. S'intéresser aux connaissances
des soignants est donc pour moi cruciale.

Par conséquent, cette recherche va me permettre d’étudier grâce à une enquête de pratique, les
connaissances des médecins généralistes en région Hauts-de-France sur les conseils concernant
l'activité physique auprès des femmes, en cours de grossesse.

Les résultats permettront de mettre l'accent sur les mesures à prendre ou non pour renforcer la
formation sur l'activité physique (et ici particulièrement en cours de grossesse). Si le
questionnement est important sur ce thème, alors la mise en place d'une formation pourrait être
envisagée. Il me paraît donc pertinent d’interroger les médecins généralistes des Hauts-de-
France sur leurs connaissances des recommandations de la HAS concernant l'activité physique
pendant la grossesse.

6
MATERIEL ET METHODE

1. Objectif

Ce travail de thèse a pour objectif principal d’évaluer les connaissances des médecins
généralistes concernant les recommandations portant sur l’activité physique en cours de
grossesse.

L’objectif secondaire est d’évaluer l’appétence des médecins généralistes à se former sur ce
sujet.

2. Type d’étude et cadre légal

Pour répondre à ces objectifs, nous avons effectué une étude de type analytique,
observationnelle, descriptive, transversale à partir d’un questionnaire transmis par courrier
électronique.

Conformément au règlement de l’union européenne du 27 avril 2016/679 relatif à la protection


des données personnelles et du chapitre IX de la loi informatique et libertés (loi 2016-41 du 26
janvier 2016) portant sur la libre circulation des données : le délégué à la protection des données
de l’UPJV a été saisi le 2 mai 2022 pour s’assurer de la conformité légale de cette étude et le
respect du règlement général sur la protection des données.

L’accord du comité de protection des personnes (loi Jardé) n’a pas été nécessaire car cette
recherche porte sur une analyse des pratiques professionnelles.

3. Population étudiée

La population cible concerne les médecins généralistes (installés ou remplaçants) de la région


Hauts-de-France.

Les critères d’éligibilité sont les suivants :

 Exercer la médecine générale en cabinet dans la région Hauts-de-France


 Être en activité
 Être médecin généraliste installé ou effectuer des remplacements

7
Les critères d’exclusion sont les suivants :

 L’exercice de la médecine en secteur hospitalier exclusif


 Les spécialistes hors médecine générale
 Les internes n’effectuant pas de remplacement en cabinet

4. Elaboration du questionnaire

Le questionnaire (Annexe 1) a été élaboré via la plateforme du logiciel Drag’n Survey®, certifié
secure sockets layers (protocole de sécurisation des échanges par réseau informatique) et
conforme au règlement général sur la protection des données.

Il est constitué de trois parties et il comporte trente-six questions et sous-questions qui sont de
type fermées, ouvertes, à choix multiples ou à réponse libre. Aucune réponse n’était obligatoire
afin de permettre d’avoir un maximum de réponses sur la totalité du questionnaire.

La première question, en préambule, demandait si la personne souhaitait répondre au


questionnaire et en cas de refus, il lui était possible de donner une explication.

La première partie permet de recueillir les données sociodémographiques de la population


étudiée : sexe, âge, département d’exercice, existence et type de formation complémentaire,
nombre de femmes enceintes venant consulter mensuellement et pratique d’une activité
physique à titre personnel.

La seconde partie étudie les informations délivrées par les médecins généralistes sur l’activité
physique en cours de grossesse :
 Se questionnent-ils sur ce sujet ?
 Ont-ils des demandes de la part des patientes sur ce sujet ?
 Abordent-ils le sujet spontanément ?
 Quels bénéfices et risques connaissent-ils ?
 Proposent-ils aux patientes sédentaires de débuter une activité physique ?

8
 Donnent-ils des conseils sur l’intensité, la fréquence ou les symptômes amenant à arrêter
et à consulter ?

La troisième partie porte sur la connaissance de l’existence des recommandations françaises


(HAS de juillet 2019) et internationales (test de la conversation (7) et questionnaire X-AAP (8))
et les pistes d’amélioration possibles :

 Les répondants sont dirigés via un lien vers le questionnaire X-AAP (questionnaire
canadien, annexe 2) puis on leur demande s’ils ont l’intention de l’utiliser en pratique ?
Et ceux qui choisissent de ne pas l'utiliser : pourquoi ?
 Est-ce que mon questionnaire a suscité l’envie de se documenter ?
 Est-ce qu’ils souhaitent une formation ?
 Quel intervenant animerait cette formation ?
 Est-ce qu’une consultation dédiée portant sur l’activité physique serait utile ?

La dernière partie du questionnaire est un commentaire libre avec ensuite la possibilité de noter
son mail afin de recevoir une synthèse des résultats.

Le questionnaire (Annexe 1) était accompagné d’une courte description avec un lien permettant
de répondre anonymement sur la plateforme Drag’n Survey®.

Lien : https://form.dragnsurvey.com/survey/r/3ca08678?Lien=XXX

5. Diffusion du questionnaire

Nous avons tout d’abord testé ce questionnaire sur un échantillon de six médecins généralistes
volontaires afin de s’assurer du bon fonctionnement du questionnaire.

 A partir du 3 mai 2022, le questionnaire a été transmis aux Conseils départementaux de


l’ordre des médecins (Aisne, Nord, Oise, Pas de Calais et Somme) pour diffusion auprès
des médecins généralistes.

9
 A partir du 12 mai 2022, le questionnaire a également été diffusé par le biais des réseaux
de médecins installés, de remplaçants, réseaux de formation et des CPTS référencées
par l’ARS.
 Une relance a été effectuée le 2 juin 2022 aux personnes dont les adresses mails étaient
valides, mais restées sans réponse.

Un délai de quinze jours a été accordé entre l’envoi de la relance et la clôture du questionnaire.

6. Echantillonnage

En se basant sur l’annuaire santé de l’assurance maladie qui recense les médecins généralistes
installés exerçant une activité libérale, on compte en 2022 :

 337 médecins généralistes dans l’Aisne


 485 médecins généralistes dans l’Oise
 2405 médecins généralistes dans le Nord
 1245 médecins généralistes dans le Pas de Calais
 530 médecins généralistes dans la Somme

A partir de ces données : le calcul du nombre de questionnaires nécessaires pour obtenir des
résultats significatifs sur cette population de 5002 médecins généralistes avec un souhait de
marge d’erreur < 5 % et un niveau de confiance de 95% est de 357 répondants.

Ce chiffre se confirme avec le rapport de la DRESS de 2022 qui recense 4992 médecins
généralistes libéraux exclusifs dans la région Hauts-de-France.

7. Analyse statistique

Les données ont été collectées via Drag’n Survey® avec transfert des résultats vers le tableur
Microsoft Excel®.

Concernant les réponses ouvertes rédactionnelles, afin de permettre une analyse statistique, les
réponses ont été regroupées par « mots-clés / termes généraux ».

10
8. Conflits d’intérêts

L’auteur déclare ne pas présenter de conflit d’intérêts en lien avec cette thèse.

11
RESULTATS

Au total, 243 médecins ont répondu au questionnaire. 2 questionnaires ont été exclus car l’un
des médecins exerçait à Paris et le second trouvait qu’il y avait « trop de sujets qui cherchent à
démontrer que les médecins généralistes ne sont pas assez formés ».

1. Caractéristiques descriptives socio-démographiques de la population étudiée


1.1.Sexe et âge :

Parmi les 241 répondants analysés : 51,5 % étaient des femmes (n=124) et 48,5 % des hommes
(n=117).

Vous êtes :

51,5% 48,5%

Un Homme Une Femme

Figure 1 : Répartition selon le sexe (n = 241).

La moyenne d’âge des répondants était de 39,7 ans (IC95 % [38,5-40,8]) (n=241).

12
1.2.Département d’exercice :

Dans quel département exercez-vous ?

Somme 41,1%

Pas-de-Calais 9,5%

Oise 17,4%

Nord 19,5%

Aisne 12,5%

Figure 2 : Répartition selon le département d’exercice (n = 241).

1.3.Type de formations complémentaires :

37,2 % des 231 médecins ayant répondu à cette question avaient une formation complémentaire.

Type de formations complémentaires

DU/DIU gynécologie 22,3%


Pédiatrie 10,7%
DU/DIU Douleurs et soins palliatif 7,8%
DU/DIU/capcacité médecine du sport 6,8%
Gériatrie 6,8%
Homéopathie 5,8%
Expertise médicale 5,8%
Urgence 5,8%
Pathologie du Sommeil 3,9%
Hypnose 2,9%
Pathologie infectieuse 2,9%
Médecine manuelle 2,9%
Permis de conduire 2,9%
Education thérapeutique du patient 2,9%
Autres 9,7%

Figure 3 : Type de formations complémentaires (n=86).

13
La catégorie « autres » représentait les médecins ayant une formation :

 en addictologie (n=2)
 en médecine interne (n=2)
 un DU d’échographie (n=2)
 une formation en diététique (n=2)
 en radiologie (n=1)
 en tabacologie (n=1)

1.4.Nombre de femmes enceintes vues mensuellement :

Les médecins ayant répondu à cette question ont vu en moyenne 4,6 patientes enceintes par
mois : 4,6 (IC95 % [4,05-5,15]) (n=231).

1.5.Pratique d’une activité physique actuelle ou antérieure des médecins généralistes :

Pratiquez vous, ou avez-vous pratiqué une activité


sportive de façon régulière ?

18,8%

81,3%

Oui Non

Figure 4 : Médecins généralistes pratiquant une activité physique (n=224)

14
2. Conseils au cabinet des médecins généralistes

2.1.Attractivité du sujet de l’activité physique en cours de grossesse :

Les médecins généralistes se sont questionnés à 73,7 % sur le sujet de l’activité physique en
cours de grossesse.

L'activité sportive durant la grossesse, est un sujet qui


vous questionne ?

Réguliérement
18,3% Jamais
26,3%

De temps en
temps
55,4%

Jamais De temps en temps Régulièrement

Figure 5 : Le questionnement des médecins généralistes sur l’activité physique durant la


grossesse (n=224)

2.2.La demande de renseignements exprimée sur ce sujet de la part des patientes :

Selon les 223 médecins généralistes ayant répondu : 79,8 % des patientes étaient amenées à
demander des renseignements sur l’activité physique en cours de grossesse.

15
Vos patientes vous demandent-elles des renseignements
concernant la pratique d’une activité physique
pendant leur grossesse ?

Toujours 2,7%

Souvent 14,3%

Parfois 62,8%

Jamais 20,2%

Figure 6 : questionnement des femmes sur le sujet de l’activité physique pendant la grossesse
chez le médecin généraliste (n= 223)

2.3.Le sujet de l’activité physique abordé spontanément par les médecins généralistes :

Est-ce que vous abordez cette thématique si votre


patiente ne vous pose pas la question ?

Vous abordez spontanément,


6,4%
systématiquement

Vous abordez spontanément, fréquemment 27,5%

Seulement si cas particulier (exemples :


43,6%
surpoids, risque de diabète gestationnel)

Jamais 22,5%

Figure 7 : médecins généralistes abordant la thématique de l’activité physique sans demande


initial de la patiente (n=218)

16
2.4.Les bénéfices de l’activité physique pendant la grossesse évoqués par les médecins
généralistes :

Parmi les 206 médecins ayant répondu à cette question ouverte : 10 médecins ont dit ne pas
connaître les bénéfices de l’activité physique pendant la grossesse et 12 ne les citaient pas.

Les 184 médecins (soit 89,3 %) qui ont évoqué les bénéfices ont surtout cités spontanément :

 le bien-être psychique (109 répondants).


 la limitation et le contrôle de la prise de poids (80 répondants).
 le bien-être physique (72 répondants).
 la prévention des douleurs dorso-lombaires (43 répondants).
 la prévention et le contrôle du diabète gestationnel (42 répondants).
 l’entretien et le renforcement musculaire (23 répondants parmi lesquels 2 ont répondu
le « renforcement de la sangle abdominale »).
 les effets bénéfiques cardio-vasculaires (21 répondants).
 les effets bénéfiques pour limiter l’HTA (18 répondants).
 les bénéfices circulatoires : diminution de l’insuffisance veineuse et des œdèmes (15
répondants).
 faciliter l’accouchement et prévenir les complications obstétricales de l’accouchement
(14 répondants).
 le maintien et l’amélioration des capacités respiratoires (12 répondants).
 la récupération physique et psychologique plus rapide dans le post-partum (9
répondants).
 le bien être fœtal (6 répondants).
 l’entretien et l’amélioration articulaire (6 répondants).
 l'amélioration des troubles digestifs (nausée/constipation) (4 répondants).
 l’amélioration de la qualité du sommeil (4 répondants).
 lutter contre l’asthénie (4 répondants).

17
Quels sont les bénéfices de la pratique d’une activité sportive durant la
grossesse que vous exposez le plus souvent à vos patientes ?
Bien être psychique/psychologique 59,2%
Limiter/contrôler la prise de poids 43,5%
Bien être physique 39,1%
Prévention/Réduction des douleurs dorso-lombaire-pelvienne 23,4%
Diabéte gestationnel 22,8%
Entretien et renforcement musculaire 12,5%
Effet cardio-vasculaire 11,4%
Limiter/controler HTA 9,8%
Circulatoire : diminution de l'insuffisance veineuse/oedémes 8,2%
Faciliter l'accouchement/prévention complication obstérticale 7,6%
Maintien et amélioration des capacités respiratoire 6,5%
Récupération physique et psycologique plus rapide dans le post-partum 4,9%
Bien être fœtale 3,3%
Entretien/Amélioration articulaire 3,3%
Amélioration trouble digestif ( nausée / transit ) 2,2%
Améliorer la qualité du sommeil 2,2%
Lutter contre l'asthénie 2,2%

Figure 8 : Bénéfices de l’activité physique cités par les médecins généralistes (n=184)

2.5.Les risques de l’activité physique pendant la grossesse évoqués par les


médecins généralistes :

Parmi les 206 médecins ayant répondu à cette question ouverte : 9 médecins disaient ne pas
connaître les risques de l’activité physique pendant la grossesse et 20 ne les citaient pas.

Les 177 médecins (soit 85,9 %) qui ont évoqué les risques ont surtout cité spontanément :

 le risque de menace d’accouchement prématuré (39 répondants).


 il n’y a aucun risque (37 répondants).
 le risque de traumatisme et de blessure (28 répondants).
 le risque de fausse-couche (27 répondants).
 le risque de chute (21 répondants).
 le risque de contraction utérine (18 répondants).
 les risques sont à individualiser selon les sports et la pratique (13 répondants).
 le risque de traumatisme abdominal (13 répondants).
 pas de sport de combat et/ou violent (11 répondants).
 risque d’hématome rétro placentaire (8 répondants).

18
 pas d’activité physique au troisième trimestre (7 répondants).
 pas d’activité physique intense (7 répondants).
 risque d’hypertension artérielle (6 répondants).
 risque de béance cervicale/d’ouverture du col (6 répondants).
 risque de métrorragie (6 répondants).
 risque de douleur ligamentaire (4 répondants).
 risque d’hypoglycémie (4 répondants).
 risque de chute en particulier avec l’équitation (4 répondants).
 pas d’activité physique si la grossesse est pathologique ( 4 répondants).
 risque de rupture des membranes (4 répondants).
 pas de plongée (3 répondants).
 risque de malaise et/ou d’hypotension (3 répondants).
 risque de fragilisation du périnée (course à pieds et équitation) (2 répondants).
 ne pas s’essouffler (2 répondants).
 pas de sport à impact (2 répondants).
 risque barotraumatique (1 répondant).
 risque de retard de croissance intra utérin (1 répondant).
 risque de mort fœtale (1 répondant).

19
Quels sont les risques, que vous connaissez d’une activité sportive
durant la grossesse ?
Menance d'acouchement prématuré 13,9%
Aucun risque 13,2%
Traumatisme et blessure 10,0%
Fausse couche 9,6%
Chute 7,5%
Contraction utérine 6,4%
A individuliser selon les sports et la pratique 4,6%
Traumatisme abdominale 4,6%
Pas de sport de combat/violent 3,9%
Hématome rétro placentaire 2,9%
Pas d'activité physique au 3éme Trimestre 2,5%
Pas d'activité physique intense 2,5%
Risque d'hypertension artérielle 2,1%
Risque de béance cervical/ouverture du col 2,1%
Métrorragie 1,8%
Douleurs ligamentaire 1,4%
Hypoglycémie 1,4%
Pas d'équitation, risque de chute 1,4%
Pas d'activité physique si grossesse pathologique 1,4%
Rupture membrane 1,1%
Pas de plongée 1,1%
Malaise/hypotension 1,1%
Fragilise le périnée avec certain sport (course à pieds/équitation) 0,7%
Ne pas d'essoufler 0,7%
pas de sport à impact 0,7%
Barotraumatisme 0,4%
RCIU 0,4%
Mort fœtal 0,4%

Figure 9 : Risques de l’activité physique cités par les médecins généralistes (n=177)

2.6.Mise en place d’une activité physique chez les patientes enceintes et sédentaires :

Parmi les 212 médecins ayant répondu à cette question : 38,7 % proposaient à leur patiente
sédentaire de débuter une activité physique (n=82) et 61,3 % ne le proposaient pas (n=130).

2.7.Conseils donnés par les médecins généralistes concernant la fréquence de l’activité


sportive :

Les 212 médecins ayant répondu à la question ouverte : « donnez-vous des conseils sur la
fréquence de l’activité physique ? »

42 % donnaient des conseils concernant la fréquence de l’activité physique (n=89) et 58 % n’en


donnaient pas (n=123).

20
Parmi les 89 médecins qui ont donné des conseils :

 80,9 % (n=72) ont répondu « un nombre de séances/semaine ».

Nombre de séances par semaine

quotidiennement 22

>3 fois/semaine 4

3 fois/semaine 16

2-3 fois/semaine 13

2 fois/semaine 6

1 à 2 fois/semaine 9

1 fois/semaine 2

0 5 10 15 20 25

Figure 10 : nombre de médecins donnant un conseil de type « nombre de séances/semaine »


(n=72)

 18 % ont donc conseillé de réaliser une activité physique 3 fois par semaine.
 Parmi les réponses : 31,5 % ont donné une information de type « nombre de
minutes/séance », et ils avaient répondu dans 82% des cas : 30 minutes/séance.
 En complément, 20 médecins ont cité « la marche » et 9 médecins ont cité « la natation
» dans leurs réponses.

2.8.Conseils donnés par les médecins généralistes concernant l’intensité de l’activité


sportive :

Les 204 médecins ayant répondu à la question ouverte : « donnez-vous des conseils sur
l’intensité de l’activité sportive ? » : 57,4 % (n=117) des médecins apportaient des conseils
concernant l’intensité et 42,6 % (n=87) n’en apportaient pas.

21
Donnez-vous des conseils sur l’intensité de l’activité
physique ?

Nombre de réponses
0 5 10 15 20 25 30 35 40

Intensité modérée 37
Intensité légére 20
Pas de compétition/pas de sport intensif 16
Pas de sport de combat/violent 14
Selon le rescenti 12
Pas d'essouflement 6
Selon la fréquence cardiaque 5
Diminuer l'intensité par rapport à son habitude 5
Aucune restriction d'intensité au 1er timestre 4
Privilégier l'endurance 4
Selon la fatigue 3
Arret si contraction utérine 3
Etre capable de parler 3

Figure 11 : type de conseils donnés par les médecins généralistes concernant l’intensité
(n=117)

2.9.Conseils donnés par les médecins généralistes concernant les signes devant amener
à arrêter l’activité sportive :

203 médecins généralistes ont répondu à la question ouverte : « donnez-vous une liste de
symptômes devant amener votre patiente à arrêter son activité et à consulter rapidement ? »

44, 3 % (n=90) des médecins généralistes interrogés déclaraient informer sur les symptômes
devant amener à arrêter l’activité physique et 55,7 % (n=113) n’énuméraient pas les
symptômes.

22
Symptômes devant amener votre patiente à arrêter
son activité et à consulter rapidement

Nombre de réponses
Contraction utérine 63
Metrorragie 53
Douleurs abdominale/pelvienne 32
Dyspnée 23
Malaise 17
Perte de liquide 11
Douleur thoracique 8
Palpitation 7
Céphalée 5
Asthénie 4
Diminution des MAF 4
Chute 2
Vomissement 1

Figure 12 : symptômes cités par les médecins généralistes devant amener à stopper l’activité
physique (n=88)

3. Pistes d’améliorations

3.1.Connaissances des recommandations HAS 2019 sur activité physique et grossesse :

Les 209 médecins ayant répondu à la question de savoir s’ils avaient connaissance des dernières
recommandations françaises sur l’activité physique en cours de grossesse :

 4,8% (n=10) en avaient connaissance.


 92,8% (n=194) n’en avaient pas connaissance.
 2,4% (n=5) ne se prononçaient pas.

Ceux qui n’avaient pas connaissance de leur existence (194 médecins soit 92,8 % des
répondants) ont évoqué un ou plusieurs motifs.

23
Raisons évoquées de la non connaissance des
recommandations

Je ne savais pas qu’il en existait 64,3%

Manque de temps 20,0%

Sources difficiles à trouver 8,9%

Je n’en ressens pas le besoin 5,1%

Autres 1,7%

Figure 13 : motifs de la non-connaissance des recommandations HAS (n=194)

Les réponses citées dans la catégorie « autres » sont :

 « je ne me suis jamais questionné sur ce sujet ».


 « J’exerce en plein centre-ville et le suivi est fait par les gynécologues ».
 « Peu de femmes enceintes de passage au cabinet ».

3.2.Connaissance du test de la conversation :

A la question : connaissez-vous le test de la conversation ? Les 208 médecins qui ont répondu
à cette question ont déclaré :

 Non (94,7 %) (n=197).


 Oui (5,3 %) (n=11).

3.3.Questionnaire X-AAP :

A la question : connaissez-vous le questionnaire X-AAP ? Les 208 médecins ont répondu :

 Non (98,6 %) (n=205).


 Oui (1,4 %) (n=3).

24
Puis après avoir répondu à cette question, les médecins généralistes étaient renvoyés vers un
lien contenant le questionnaire X-AAP.

Après avoir pris connaissance du questionnaire X-AAP, et à la question de savoir s’ils allaient
l’utiliser, les médecins ont répondu :

 Oui dans 58,2 % des cas (n=121).


 Non dans 41,8 % des cas (n=87).

Ceux qui ne souhaitaient pas l’utiliser ont répondu :

Motifs de la non utilisation du questionnaire X-AAP :

Chronophage 79,2%

Autres 9,4%

Non adapté 7,3%

Ce sont des recommandations canadiennes 4,1%

Figure 14 : Freins à l’utilisation du questionnaire X-AAP

Les réponses citées dans la catégorie « autres » étaient : «je ne connais pas ce questionnaire »
(4), « trop complexe » (2), « je ne suis pas de femme enceinte », « Stop aux guides et échelles
à tout va », « pas dans ma pratique courante de médecin libéral ».

3.4.Intérêt porté à cette étude :

Les 206 médecins généralistes qui ont répondu à la question de savoir si cette étude a suscité
leur curiosité et si cela leur a donné envie de se documenter sur ce sujet : 90,7 % (n=187) ont
répondu favorablement.

25
Ce questionnaire a-t-il suscité votre curiosité et vous a-
t-il donné envie de faire des lectures et de vous
documenter sur le sujet ?

Oui 49,0%

Oui, mais je n’ai pas le temps 41,7%

Non 9,3%

Figure 15 : Effet du questionnaire (n=206)

3.5.Formation complémentaire :

Les 200 médecins généralistes qui ont répondu à la question à choix multiples concernant le
besoin de formation complémentaire :

 57,8 % des répondants ont fait le choix d’une formation complémentaire par un
spécialiste (gynécologue, médecin du sport, médecin généraliste ou sage-femme).
 18,3 % étaient intéressés mais manqué de temps.
 14,4 % se formerai seul.
 6,1 % ont choisi « autres ».
 3,4 % ne sont pas intéressés.

26
Pensez-vous qu’une formation complémentaire
pourrait vous être utile pour parfaire vos
connaissances et compétences dans le domaine ?

Oui, auprès d’un gynécologue 61

Oui, mais je n’ai pas le temps 47

Oui auprès d’un médecin du sport 45

Oui auprès d’un médecin généraliste 42

Non, je me formerai moi même 37

Autres 16

Non, cela ne m’intéresse pas 9


Nombre de réponses

Figure 16 : Choix de l’intervenant pour se former sur le sujet de l’activité physique en cours
de grossesse (n=200)

La catégorie « autres » comportait les réponses suivantes :

 « en FMC » (n=4).
 « formation par une sage-femme » (n=3).
 « en formation webinaire du DPC » (n=2).
 « formation faisant intervenir des médecins de différentes spécialités ».
 « FMC dans le cadre d’enseignement post universitaire ».
 « au travers de votre thèse me parait encore être le plus adapté…à envoyer par la
suite ? ».
 « tout professionnel de santé compétent dans le domaine ».
 « je vois très peu de femmes enceintes dans mes consultations, la grande majorité est
suivi par des sage-femmes, je m'intéresserai à la question par curiosité, mais je ne suis
pas sûr que je serai vraiment concerné par ce point, et donc une formation qui est
relativement chronophage me parait peu pertinente dans mon exercice actuel ».
 « oui mais de façon générale la gynécologie ne m'intéresse pas et dans l'absolu, je laisse
faire les gynécologues et les sage-femmes ».

 « j’ai d’autres sujets plus importants dans ma pratique ».

27
3.6.Utilité d’une consultation médicale dédiée :

Les 200 médecins généralistes ayant répondu à la question : pensez-vous qu’une consultation
médicale portant sur l’activité physique soit utile :

 65 % ont répondu oui (n=130).


 35 % ont répondu non (n=70).

3.7.Commentaire libre :

Les médecins interrogés avaient la possibilité de laisser un commentaire libre à la fin du


questionnaire : 48 se sont exprimés. La synthèse des commentaires libres montrait que :

 Les médecins généralistes sont intéressés par le sujet (n=14).


 L’information se fait avec « bon sens », en fonction du contexte clinique, des
pathologies et du niveau sportif préexistant (n=4).
 Les médecins généralistes perdent de vue leur patiente depuis l’installation de sage-
femmes en libéral (n=3) et ils ne voient leur patiente que pour des pathologies
intercurrentes (n=2).
 Le sujet de l’activité physique en cours de grossesse est abordé par les sage-femmes
(n=3) ou au cours de la préparation à l’accouchement (n=2).
 Une consultation dédiée n’est pas forcément utile (n=2) mais des conseils brefs et
synthétiques seraient utiles (n=2).
 Il y a un manque de temps pour aborder tous les sujets de la grossesse et une consultation
dédiée pourrait-être utile (n=2).
 Il faut une sensibilisation à l’activité physique en population générale (n=2).

59 médecins ont inscrit leur mail afin de recevoir une synthèse des résultats.

28
DISCUSSION

1. Résumé des résultats

Cette enquête de pratique a été menée dans la région Hauts-de-France auprès d’un échantillon
de médecins généralistes afin d’analyser leurs connaissances concernant les conseils qu’ils
peuvent prodiguer aux femmes enceintes à propos de l’activité physique.

L’objectif était de savoir s’ils connaissaient les recommandations de la HAS parues en 2019
puis si un besoin de formation était exprimé.

1.1.La population d’étude :

Suite à la diffusion du questionnaire de cette étude, 243 médecins y ont répondu mais ce nombre
n’atteint pas l’objectif fixé initialement de 357 répondants.

La population étudiée était composée de 51,5 % de femmes et 48,5 % d’hommes avec une
moyenne d’âge de 39,7 ans.

L’échantillon n’était pas représentatif des médecins généralistes libéraux des Hauts-de-France:

 Age moyen des médecins en Haut-de-France : 50, 6 ans.


 Répartition par sexe des médecins en Haut-de-France : 38,3 % de femmes et 61,7 %
d’hommes.

Plus spécifiquement, chez les médecins de moins de 40 ans, on retrouve une répartition de 54,3
% de femmes et 45,7 % d’hommes (9).

Les médecins de l’enquête étaient plus jeunes, avec un nombre de femmes médecins plus
important que la moyenne régionale, mais néanmoins représentatif des médecins de moins de
40 ans. Cela peut être dû au fait que les répondants étaient majoritairement installés dans la
Somme (41,1 %). L’ancienne région Nord Pas-de-Calais était sous-représentée dans
l’échantillon (le Nord Pas-de-Calais aurait dû représenter 73 % de l’échantillon).

29
Les médecins généralistes de l’échantillon déclaraient à 81,3 % pratiquer ou avoir pratiqué une
activité physique. Cela contraste avec les chiffres en population générale, puisqu’en 2020, 65
% des français ont pratiqué au moins une activité physique et sportive au cours des douze
derniers mois (10) ; chiffre qui diminue à 53 % après le confinement lié à la COVID.

1.2.Les consultations :

Les médecins généralistes interrogés déclaraient voir 4,6 patientes enceintes mensuellement, ce
qui était plus faible qu’attendu dans la littérature (12 consultations par mois) mais les données
de la littérature étaient peu nombreuses, anciennes et contradictoires (11,12).

Les consultations pour des pathologies intercurrentes étaient les plus fréquentes (13).

Les médecins de l’échantillon ayant une formation complémentaire en gynécologie voyaient


également plus de femmes enceintes que ceux sans formation en gynécologie obstétrique avec
8,8 consultations mensuelles.

1.3.Les conseils :

Le fait de réaliser ou non une activité physique influençait les médecins généralistes sur
l’attractivité pour le sujet de l’activité physique en cours de grossesse.

Les médecins qui ne pratiquaient pas d’activité physique régulière se questionnaient moins et
donnaient également moins de conseils aux patientes.

Au total, ils étaient 73,7 % à se questionner sur le sujet de l’activité physique en cours de
grossesse.

Concernant les demandes des patientes : 79,8 % des médecins ont déclaré qu’elles étaient
amenées à demander des renseignements, mais que cela n’était pas une préoccupation
prioritaire pour elles.

S’agissant de la mise en place d’une activité physique : 38,7 % des généralistes seulement
indiquaient conseiller à leurs patientes sédentaires de débuter une activité physique.

Les conseils prodigués par les médecins généralistes étaient hétérogènes tant pour les bénéfices
que les risques.

30
Ceux qui abordaient le sujet de l’activité physique (ils étaient 77,5 % à le faire), le faisaient
surtout lors de situation particulière (en cas de diabète gestationnel) ou en fonction du contexte
clinique (surpoids, activité physique préexistante). Concernant les bénéfices et les risques de
l’activité physique en cours de grossesse : les réponses étaient similaires aux recommandations
de la HAS (1) ; sauf concernant le risque de fausse couche, de menace d’accouchement
prématuré qui ont été souvent cités et qui ne sont pas retrouvés dans la littérature scientifique
(14).

L’effet protecteur de l’activité physique sur la prééclampsie n’a jamais été cité.

Les bénéfices les plus souvent cités :

 le bien-être physique et psychologique.


 La limitation de la prise de poids.
 La prévention et réduction des douleurs dorso-lombaires.
 L’effet sur le diabète gestationnel.
 L’entretien et le renforcement musculaire.

Les risques les plus souvent cités :

 La menace d’accouchement prématuré et de contraction utérine.


 Le risque de traumatisme, de blessure, de chute.
 Le risque de fausse couche.
 Le risque de chute.

Il y avait également dans les réponses ouvertes des médecins généralistes qui ont écrit : « pas
de risque lié à l’activité physique ».

Cette réponse était liée à deux éléments retrouvés dans les réponses ouvertes :

 Ils déclaraient manquer de connaissance sur le sujet.


 Certains médecins généralistes précisaient que l’activité de faible intensité était sans
risque mais les activités de forte intensité type sport de combat étaient à proscrire.
C’était au « cas par cas ».

31
A propos des conseils portant sur la fréquence, l’intensité et les signes devant amenés à arrêter
l’activité physique :

 42 % donnaient des conseils concernant la fréquence et les réponses étaient


majoritairement 2 à 3 fois, 30 minutes par semaine.
 57,4 % donnaient des conseils concernant l’intensité qui devait être de « légère » à
« modérée ».

La marche et la natation étaient souvent citées comme activités physiques conseillées ; les
sports de combat ou avec des chocs étaient les activités le plus souvent décrites comme étant à
éviter.

 44,3 % informaient sur les symptômes devant amener à arrêter l’activité physique en
cas de :
o contraction utérine
o métrorragie
o douleur abdominale et pelvienne
o dyspnée
o perte de liquide

Ce qui correspondait aux recommandations (1) (et au bon sens).

1.4. La connaissance des recommandations et le besoin de formation :

Seulement 4,8 % des médecins généralistes de l’échantillon avaient connaissance des


recommandations de la HAS parues en juillet 2019.

La plupart ignorait leur existence (64,3%), d’autres (20 %) n’avaient pas le temps de se
documenter, et certains (8,9 %) ont rapporté qu'elles étaient difficiles à trouver.

Cette enquête a fait également ressortir que les outils disponibles, proposés par la HAS, étaient
peu connus :

 5,3 % connaissaient le test de la conversation, utilisé pour mesurer l’intensité de l’effort


 1,4 % connaissaient le questionnaire X-AAP proposé au Canada (annexe 2)

32
Le test de la conversation :

Il permet de façon extrêmement simple de juger de l’intensité de l’effort : l’intensité est


modérée si la femme est capable de maintenir une conversation pendant l’activité physique. Si
la conversation est difficile alors l’intensité est trop élevée. Cette méthode est applicable aux
femmes inactives et actives (7).

Cette méthode qui permet de surveiller l’intensité n’est pas la seule : on peut également utiliser
la mesure de la fréquence cardiaque. Cependant chez les femmes enceintes, la fréquence
cardiaque maximale théorique est diminuée par rapport aux femmes non enceintes et la règle
du « 220 – âge » n’est pas applicable.

Le questionnaire X-AAP :

C’est un questionnaire sur l’aptitude à l’activité physique qui est issu de la Société canadienne
de physiologie de l’exercice (Annexe 2). Il permet l’évaluation médicale de l’aptitude à
l’activité physique. Il se compose de quatre pages avec une première partie pour la patiente,
une seconde partie pour le praticien et une partie qui contient de nombreux conseils.

Ces 2 outils sont complémentaires, cependant le questionnaire X-AAP (qui me semble


exhaustif) n’obtient l’adhésion que de 58,2 % des médecins et ceux qui ne l’utiliseraient pas,
lui reprochent en particulier son aspect chronophage (79,2 %) et non adapté à la pratique du
généraliste.

Bien que peu de médecins connaissaient les recommandations, ils étaient favorables à
approfondir leurs connaissances sur ce sujet qui a éveillé leur curiosité (90,7%). Cependant le
manque de temps est un frein important.

Parmi ceux qui souhaitent se former, on peut distinguer 2 groupes :

 Un premier groupe qui a choisi d’avoir recours à un intervenant (gynécologue, médecin


du sport, médecin généraliste, sage-femme) ; ils étaient donc prêt à donner de leur temps
pour se former.
 Un second groupe qui se formerait lui-même (webinaire) dont une partie s’inquiète du
temps à y consacrer.

33
La mise en place d’une consultation spécifique pourrait être une solution (65 % des médecins
y sont favorables). Certains suggèrent que le sujet peut également être discuté lors de l’entretien
prénatal du 4ème mois.

2. Les limites

2.1.Le sujet :

Cette évaluation des pratiques quantitatives ne portait que sur le sujet de l’activité physique en
cours de grossesse et ne traitait pas des différents sports possibles ou non, de l’accouchement,
du post-partum ni des sportives de haut niveau. En effet, il existe déjà des travaux sur les sports
envisageables ou non.

Concernant l’accouchement : la pratique de l’activité physique n’allonge pas la durée du travail


et pourrait même réduire sa durée mais l’étude (15) ne comportait que 40 patientes.

Concernant les sportives de haut niveau : elles nécessitent un encadrement médical. La


poursuite des activités physiques de haute intensité chez une athlète est du domaine de la
médecine du sport (16).

A propos du post partum, il est préférable d’attendre 4 à 6 semaines avant de reprendre une
activité physique et en l’absence de contre-indication médicale (césarienne, épisiotomie,
incontinence urinaire) (16).

2.2.L’échantillon :

Dans cette étude de pratique quantitative, les résultats n’étaient pas représentatifs de l’ensemble
des médecins généralistes des Hauts-de-France et cela était dû à plusieurs facteurs.

Tout d’abord il y avait un manque de puissance de l’étude qui était lié à des difficultés de
diffusion.

L’URPS n’a pas souhaité diffuser le questionnaire, et seulement quelques conseils


départementaux de l’ordre des médecins ont diffusé le questionnaire sur leur site internet.

34
Le recrutement des médecins s’était donc fait en utilisant l’adresse mail des médecins du réseau
professionnel (mailing liste de 749 médecins) ainsi que par la diffusion des CPTS qui ont
accepté de relayer le questionnaire (nombre de médecins contactés par les CPTS inconnu).

Concernant la méthode de diffusion : le choix de contacter les médecins généralistes par tirage
au sort à partir de l’annuaire santé de l’assurance maladie, puis de les contacter par téléphone,
afin d’obtenir leur adresse mail n’a pas été choisi car il aurait été extrêmement chronophage.

De ce fait, les médecins qui n’avaient pas d’adresse mail n’ont pas été contactés.

L'ensemble de ces difficultés a entrainé un biais dans la représentativité de cette étude.

2.3.L’analyse des données :

Compte tenu du nombre de réponses rédactionnelles dans cette étude de type quantitative et
afin de permettre aux répondants de s’exprimer au mieux : les réponses ont été regroupées par
mots clés ou termes généraux. Puis une seconde lecture par un autre examinateur a été réalisée
afin de contrôler les résultats et de limiter ainsi le biais d’interprétation.

2.4.La sémantique :

Le terme « activité physique » comporte une définition établie, cependant il est possible que
celle-ci ne soit pas connue de tous. Cela a pu entraîner une confusion avec des synonymes
comme : « activité sportive » ou « exercice physique ».

De même les termes « sédentarité », « intensité » et « fréquence » sont également soumis à un


critère de jugement personnel et le caractère « faible », « modéré » ou « intense » répondaient
également à une définition qui n’est pas forcément connue de tous.
L’ensemble de ces éléments a entraîné un biais d’interprétation de la part des médecins ayant
répondu.
Les recommandations HAS utilisent le terme « activité physique », qui a donc été repris tout
au long du questionnaire. Ces termes sont tous définis dans le « guide de promotion,
consultation et prescription médicale d’activité physique et sportive pour la santé chez les

35
adultes » de la Haute Autorité de Santé de juillet 2019 qui reprend par ailleurs les
recommandations de l’ANSES (17).

L’activité physique se définit comme tout mouvement corporel produit par les muscles
squelettiques, entraînant une dépense d’énergie supérieure à celle du métabolisme de repos.
L’activité physique comprend les activités physiques de la vie quotidienne, les exercices
physiques et les activités sportives.

L’exercice physique est une activité physique planifiée, structurée, répétitive dont l'objectif
est l'amélioration ou le maintien d'une ou plusieurs composantes de la condition physique. À
l’inverse des activités sportives, l’exercice physique ne répond pas à des règles de jeu et peut
être souvent réalisé sans infrastructures lourdes et sans équipements spécifiques.

Le sport ou activité sportive est une forme particulière d’activité physique où les participants
adhèrent à un ensemble commun de règles et d’objectifs bien définis. La pratique sportive
comprend : le sport de haut niveau (en compétition) en club ; le sport scolaire ; et les pratiques
sportives de loisirs ou en compétition, pratiquées en individuel ou en groupe non affiliées à
une association.

 L’inactivité physique se caractérise par un niveau insuffisant d’activités physiques ne


permettant pas d’atteindre le seuil d’activités physiques recommandé pour la santé.

 Le comportement sédentaire est défini comme une situation d’éveil caractérisée par une
dépense énergétique inférieure ou égale à 1,5 MET (comme lire, regarder la télévision
par exemple). Les activités sédentaires comprennent toutes les activités réalisées au
repos en position assise ou allongée et la position statique debout.

 L’intensité est définie de différentes façons :

o Soit en valeur absolue par la dépense énergétique réelle mesurée. Elle s’exprime
en METs, en kcal/min ou par la consommation absolue d’oxygène par
l’individu. Le MET (Metabolic Equivalent Task) est l’unité la plus souvent
utilisée dans la littérature internationale. Il est défini comme le rapport de la
36
dépense énergétique de l'activité considérée, sur la quantité d’énergie dépensée
au repos. Par exemple : dormir correspond à 0,9 MET, être allongé ou assis et
réfléchir correspond à 1 MET.

o Ou en valeur relative par les réponses physiologiques qu’elle induit chez un


individu donné (fréquence cardiaque, effort perçu ou sensations subjectives
comme l’essoufflement). C’est cette valeur qu’il faut utiliser car elle prend en
compte les caractéristiques individuelles du patient : une activité d’intensité
faible ou modérée en valeur absolue peut être d’intensité élevée en valeur
relative pour un individu donné, en particulier âgé, fragile, déconditionné ou
atteint de maladies chroniques.

 Le type d’intensité : l’intensité recommandée de l’activité physique chez les femmes


enceintes inactives ou modérément actives est de « faible » à « modérée ». Cette
estimation se base sur le ressentie des sensations physiques : respiration, capacité à
parler et battements du cœur ressentis (ou en utilisant une équivalence en MET).
L’utilisation de l’échelle de Borg est également décrite dans la littérature, et utilisable
dans les recommandations de la HAS mais elle n’est pas un outil pratique, utilisable
facilement.

 Les définitions des différentes intensités :


o Faible : 1,6 à 2,9 METs = pas d’essoufflement, conversation possible,
battements du cœur peu perceptibles. Un exemple d’activité : la marche (à 3
km/h)
o Modérée : 3 à 5,9 METs = respiration légèrement accélérée et essoufflement
modéré, conversation possible, augmentation modérée de la fréquence cardiaque
perçue. Les exemples d’activités : la marche rapide, la natation, l’équitation.
o Elevée : >6 METs : respiration accélérée, essoufflement, conversation difficile
et augmentation importante de la fréquence cardiaque perçue. Par exemple le
cyclisme > 20 km/h (5, 18).

37
 La fréquence rend compte de la répétition des périodes ou sessions d’activité physique
dans un espace-temps (en général, le nombre de sessions ou séances par semaine).

 Le temps ou durée exprime le temps pendant lequel l’activité physique est pratiquée.
Elle correspond à la quantité de temps par session, en minutes ou heures, par jour ou
par semaine.

2.5.L’interdisciplinarité :

Cette question n’a pas été posée dans le questionnaire et aurait pu être pertinente. Les lectures
préliminaires (19) montraient que le fait d’exercer en maison de santé ne favorisait pas la
collaboration avec les kinésithérapeutes ou sages-femmes dans le contexte de
l’accompagnement à la pratique d’une activité sportive pendant la grossesse. Pourtant à la
lecture des commentaires libres : des médecins orientent leur patiente vers les sage-femmes.
Celle-ci semblent être perçues comme étant mieux former pour le suivi et pour les conseils à
donner concernant l’activité physique (en particulier lors de l’entretien prénatale précoce du
4éme mois). Pourtant, une étude qualitative d’un mémoire de sage-femme réalisé en août 2022
par Perry Laurine montrait que les sage-femmes en Auvergne-Rhône-Alpes manquaient de
connaissance et avaient besoin de formations supplémentaires sur ce sujet.

3. Les forces

3.1.Le sujet :

Des études qualitatives concernant la promotion de l’activité physique pendant la grossesse


auprès des médecins généralistes, sages-femmes ou femmes enceintes existent en France. En
revanche, les études quantitatives sont rares. Il n’en existait qu’une seule qui portait sur les
conseils donnés par les médecins généralistes sur l’initiation et la poursuite du sport de loisir
durant la grossesse dans l’arc alpin en 2020 (19).

L’enquête intégrait également des questions ouvertes. Ce choix a été préféré aux questions à
choix multiples afin de permettre aux médecins de s’exprimer librement et également de tester
leurs connaissances. Ce mode de recueil a permis de faire apparaitre certaines idées reçues très

38
présentes et malheureusement erronées comme le risque de menace d’accouchement prématuré
et le risque de fausse couche induit par l’activité physique.
De même, les effets protecteurs de l’activité physique sur la prééclampsie n’ont été cités par
aucun médecin.

3.2.Les idées reçues

3.2.1. Le risque de fausse couche :

Il n’est pas décrit dans la littérature un risque majoré de fausse couche pour une intensité faible
à modérée (20).

Une étude menée au Danemark chez 92671 femmes, étudiant les relations entre fausse couche
et activité physique a été faite entre 1996 et 2002 (21) : cette étude a constaté qu’il y avait un
risque de fausse couche plus important dans les 18 premières semaines de grossesse chez les
femmes qui pratiquent plus de 7h de sport par semaine, a fortiori s’il s’agit de sport avec un
haut niveau d’impact et de forte intensité ( sports tels que le jogging, sports collectifs…) mais
il existait un biais (collecte des données rétrospectives, par téléphone). Cette étude ne va pas à
l’encontre des recommandations de la HAS qui préconise 150 à 180 minutes d’activités
physiques d’intensité modérée réparties sur 3 séances par semaine.

3.2.2. Le risque d’accouchement prématuré :

Le risque de contraction utérine et d’accouchement prématuré a été cité comme un risque de


l’activité physique en cours de grossesse. Les recommandations de la HAS écrivent que
« L’effet de la pratique sportive intense pendant la grossesse sur le risque de naissance
prématurée et/ou de souffrance du nouveau-né n’a pas été étudié. » Cela laisse supposer qu’une
activité d’intensité faible à modérée, en respectant les contre-indications, est sans risque.

Selon deux méta-analyses, la pratique de l’activité physique n’est pas à risque de prématurité
(22,23).

39
3.2.3. La pré-éclampsie :

Dès la fin des années 1980, il a été démontré une diminution de l’incidence de la pré-éclampsie
chez les patientes pratiquant une activité physique pendant leur grossesse. Les différentes
recommandations internationales insistent sur le fait qu’une pratique d’activité physique
modérée avant et pendant la grossesse, prévient la survenue de pré-éclampsie (2,24).

Une étude montre en effet que l’activité physique en début de grossesse diminue le risque de
pré-éclampsie de 35% (24 % si activité faible et 54% si activité moyenne) et une diminution de
30% du risque de pré-éclampsie pour une activité physique dans l’année précédant la grossesse
(25).

Tout cela grâce à l’amélioration du développement de la circulation placentaire (par l’Insulin-


like Growth Factor1), une réduction du stress oxydatif, une diminution de l’inflammation et
une réduction de maladies associées à la dysfonction endothéliale par la hausse de production
de monoxyde d’azote liée à l’augmentation du débit sanguin lors de l’exercice physique (26).

Par contre, toute activité physique doit être interdite en cas de pré-éclampsie (2).

3.3.L’utilisation des outils mis à disposition par les recommandations :

Les recommandations françaises sur l’activité physique sont récentes (2019) et elles s’appuient
sur de nombreuses études qui ont été faites dans les pays scandinaves. Elles proposent
également des outils venant des sociétés savantes canadiennes. Ces outils, tel que le
questionnaire X-AAP semble intéressant mais chronophage (79,2 % des répondants évoquent
ce problème après avoir eu connaissance du questionnaire X-AAP). Ce questionnaire n’est donc
pas des plus adapté.

Les médecins généralistes sont motivés à se former sur le sujet mais d’une part, l’étendue des
connaissances à maîtriser en médecine générale sur de nombreuses spécialités augmente ; et en
parallèle le nombre de patientes enceintes suivies semble diminuer (avec un nombre de
patientes suivies par les sage-femmes de plus en plus important). Il est donc nécessaire de
proposer des outils efficaces et rapides pour se former.

40
Il y a également dans les recommandations françaises des listes d’activités physiques possibles,
exhaustives, selon l’intensité, qui sont proposées avec leur équivalent en MET. Ce sont des
repères mais leur utilisation est extrêmement fastidieuse. L’utilisation du MET (utilisé dans la
littérature scientifique) ne me semble ni réalisable en pratique, ni compréhensible par les
patientes. En revanche, le test de la conversation permet facilement d’apprécier l’intensité, il
mérite d’être diffusé, et de plus il est facilement explicable à toute patiente. L’activité physique
est possible tant que l’on est capable de parler.

3.4.Mettre en place une consultation dédiée :

Une consultation médicale d’activité physique demande en moyenne 30 minutes selon la


HAS ; cependant les sources ne sont pas citées. Ce temps me semble surestimé puisque le
temps moyen de consultation en médecine générale est de 16,4 minutes par patient (27).

Le médecin généraliste connaît son patient, son état de santé, ses habitudes de vie et son
environnement et il semble plus réaliste d’étaler les informations sur plusieurs consultations.

La consultation dédiée se rapprocherait d’une consultation de type « certificat médical de non


contre-indication » :

 Interrogatoire.

 Examen physique, en particulier cardio vasculaire, respiratoire et locomoteur.

 Mesure de la tension artérielle, des pulsations, poids et taille.

 Préciser les contre-indications (Annexe 3) qui feraient arrêter immédiatement l’activité


physique.

 Discuter des attentes de la patiente et définir avec elle des objectifs.

 La réalisation d’un ECG est laissé à l’appréciation du clinicien :

o La Société Française de Cardiologie recommande la réalisation d’un ECG pour


la pratique en compétition tous les 3 ans entre 12 et 20 ans, puis tous les 5 ans
entre 20 et 35 ans. Après 35 ans, l’examen recommandé est le test d’effort, selon
le type de sport et/ou facteurs de risque cardio vasculaire associés (28).

41
o Le Collège National des Généralistes Enseignants estime cependant que le
manque de spécificité, le faible niveau de preuve en termes de bénéfice
individuel et le coût élevé ne permettent pas de recommander un ECG
systématique tous les 2 ans entre 12 et 35 ans (29).

3.5.Proposer une formation :

La spécialité de médecine générale fait face à un défi : démographie médicale en diminution et


accroissement de la demande en soins liée au vieillissement de la population, de l’augmentation
de l’espérance de vie et des polypathologies.

L’impératif du temps médical doit donc se concilier avec le temps de formation : une formation
et une actualisation non chronophages et nécessairement efficiente. Il me semble intéressant
de développer un outil de formation à leur destination.

Les données pour se former sont : les recommandations HAS et la littérature scientifique
(1,14,16).

L’inconvénient principal est le volume important de données. Une fiche synthétique à


destination des professionnels pourrait donc être adaptée (Annexe 3).

3.6.Fiche synthétique :

Une fiche regroupant les idées principales à destination des médecins désirant s’informer sur
l’enjeux de l’activité physique en cours de grossesse a été créée à cet effet (fiche pratique en
annexe 3).

4. Comparaison des résultats avec les résultats d’autres publications

4.1. Le nombre de consultation :

Les médecins généralistes ont déclaré, rétrospectivement, un nombre de femmes enceintes vu


de 4,6 patientes par mois. Ceux qui avaient une formation complémentaire en gynécologie en
voyaient 12 par mois, ce qui s’explique par leur appétence pour cette discipline. Les chiffres

42
retrouvés dans la littérature sont hétérogènes selon les régions et portent sur de petits effectifs. ;
entre 8,8 et 12 actes de gynécologie par semaine en Bretagne en 2005 (12).

Trois autres études entre 2000 et 2006 sur la surveillance de la grossesse en médecine générale,
ont des chiffres compris entre 6,4 et 13,2 consultations mensuelles (13).

4.2.La sédentarité :

Une diminution significative en intensité et en durée de la pratique sportive, au cours des 3


trimestres de la grossesse, avec parallèlement une augmentation de la sédentarité passant de 6%
à 29% dans la population de femmes nullipares est rapportée (30).

Les déterminants qui interfèrent avec la pratique d’une activité physique en cours de grossesse
sont nombreux : la pratique est d’autant plus faible que le niveau d’activité est faible à
l’adolescence et l’année précédant la grossesse, l’âge jeune inférieur à 35 ans, l’indice de masse
corporelle (IMC) supérieur à 25 kg/m² , s’il y a eu un traitement pour une infertilité, un niveau
d’études faible, des facteurs socio-économiques peu élevés, un tabagisme actif, une
alimentation riche en hydrate de carbone et une absence de programme d’activité physique
adapté à la grossesse (31).

4.3.Les conseils au cabinet :

Les médecins généralistes ont le sentiment que 79,8 % de leur patiente sont parfois amenées à
leur demander des renseignements. Pourtant une étude conduite auprès de 160 femmes en 2015,
à Strasbourg montrait que le sujet avait été évoqué durant le suivi de la grossesse dans seulement
42 % des cas (32).

Dans la littérature, il est indiqué que 55 % des femmes enceintes sont sédentaires (33) ; et le
taux de femmes réalisant des exercices physiques au 3éme trimestre diminue à 11 % (31).

Il y a donc finalement assez peu de femmes pratiquant une activité physique et la sédentarité
augmente avec la grossesse. Il est donc pertinent de proposer de pratiquer une activité pendant
la grossesse, notamment chez la patiente sédentaire et de préférence une activité douce telle que
la marche, par exemple.

43
A propos des conseils : dans l’enquête, 44,3 % des médecins généralistes des Hauts-de-France
informaient sur les signes devant amener à arrêter l’activité sportive. Les conclusions d’une
autre thèse réalisée en 2020 auprès de médecins de l’arc Alpin (19) retrouvaient des résultats
similaires (47 % des médecins informaient les patientes). La différence est non significative.
Les médecins des Hauts-de-France, tout comme ceux de l’Arc Alpin ignoraient l’existence des
recommandations françaises sur l’activité physique en cours de grossesse et ils étaient
favorables à la mise en place d’une formation complémentaire. Le manque de formation sur ce
sujet est donc important.

4.4.La demande de formation

Cela fait 3 ans que les recommandations sont apparues et peu de médecins en avaient
connaissance. Ils sont pourtant favorables à se former sur le sujet et il me semble donc
nécessaire de leur donner des outils afin de le faire.

Cela peut être fait par différents vecteurs :

 En formation initiale lors de l’enseignement facultaire avec un cours portant sur


l’activité physique en général (pour les femmes enceintes mais également les personnes
âgées, les diabétiques, la réhabilitation cardiovasculaire après un infarctus). Ce
dispositif avait été choisi chez les sages-femmes à Amiens suite à un mémoire portant
sur activité physique et grossesse qui montrait que 93,7 % des sage-femmes n’étaient
pas formées sur ce sujet (34).

 Une formation de type post universitaire avec un intervenant dédié. Cela pourrait être
un gynécologue qui traiterait de ce sujet dans le cadre du suivi de la grossesse ou bien
un médecin du sport au travers du prisme de l’activité physique.

 Un webinaire pour ceux qui souhaitent se former seul.

44
CONCLUSION

Cette enquête de pratique est la première dans la région Hauts-de-France à s’intéresser aux
connaissances des médecins généralistes sur l’activité physique en cours de grossesse.

Les conseils apportés par les médecins généralistes aux patientes sont hétérogènes et pourraient
être améliorés. Certaines idées reçues comme le risque de fausse couche, de menace
d’accouchement prématuré persistent et sont un frein à la promotion de l’activité physique.

Il est essentiel de proposer aux femmes enceintes qui le souhaitent, de débuter et/ou de
poursuivre leur activité physique (en l’absence de contre-indication) puisque les effets sont
bénéfiques.

Les recommandations de la HAS sur ce sujet ne sont pas suffisamment connues des
professionnels de santé. La difficulté pour les obtenir, et le manque de temps sont des obstacles
importants pour l’accès à ces connaissances. Pourtant les omnipraticiens sont favorables à se
former à ce sujet quand bien même, le suivi des femmes enceintes n’est pas leur activité
principale.

L’interdisciplinarité n’a pas été traitée, mais il semble que les médecins généralistes aient toute
leur place pour informer les patientes sur ce sujet même si le suivi des grossesses est effectué
en partie par les sage-femmes.

L’activité physique est un dispositif qui se décline également chez les personnes âgées pour le
maintien de l’autonomie, chez les patients diabétiques, en surpoids ou obèses, mais également
dans certaines pathologies chroniques comme les lombalgies. C’est un outil du quotidien qui
répond à de nombreuses problématiques de la médecine générale. Cette prescription de
traitement non-médicamenteux pourrait être inscrite sur nos ordonnances, au même titre que
les traitements pour les femmes enceintes.

Les médecins généralistes, professionnels de premier recours en soins primaires, sont disposés
à se former et il est primordial de diffuser une information claire et concise adaptée à la clinique
du quotidien. Une fiche pratique d’informations pour les médecins généralistes a été crée à cet
effet.

45
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(34) Pierre K. Activités physiques et grossesse. Mémoire, Diplôme d’état de sage-femme. Ecole
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49
ANNEXES

 Annexe 1 : questionnaire de l’étude transmis


 Annexe 2 : questionnaire : X-AAP
 Annexe 3 : fiche pratique sur l’activité physique en cours de grossesse à destination
des médecins généralistes (recto-verso)

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Annexe 1 : Questionnaire de l’étude transmis

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Annexe 2 : questionnaire X-AAP

Source : Société canadienne de physiologie de l’exercice : X-AAP pour les femmes enceintes.
Evaluation médicale de l’aptitude à l’activité physique.

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63
64
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Annexe 3 : fiche pratique sur l’activité physique en cours de grossesse à destination des
médecins généralistes (recto-verso)

66
67
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Résumé / abstract
Connaissance des médecins généralistes concernant les recommandations de la Haute Autorité de
Santé sur l’activité physique en cours de grossesse : enquête de pratique dans la région Hauts-de-
France

Introduction : les effets bénéfiques de l’activité physique sur la grossesse sont connus, pourtant celle-ci est
devenue de plus en plus rare. La Haute Autorité de Santé française a publié des recommandations en 2019.
L’objectif de cette étude était d’évaluer les connaissances des médecins généralistes et de mettre en place si
nécessaire une formation.
Matériels et méthode : une étude analytique, observationnelle, descriptive et transversale sous forme
d’enquête de pratique, à partir d’un questionnaire, a été transmise à des médecins généralistes des Hauts-de-
France de mai à juin 2022.
Résultats : 243 questionnaires ont été analysés. Les médecins déclaraient voir 4,6 patientes enceintes
mensuellement et 38,7 % des médecins généralistes proposaient à leur patiente sédentaire de débuter une
activité physique. Les conseils apportés étaient hétérogènes avec la présence « d’idée reçues » comme le
risque de fausse couche spontanée et de menace d’accouchement prématuré. Ils n’étaient que 4,8% à
connaître l’existence des recommandations françaises. Par ailleurs, les outils proposés par la HAS n’étaient
pas tous adaptés à la pratique clinique. Cependant ils étaient 90,7 % à être intéressés par ce sujet et 57,8%
souhaitaient une formation complémentaire.
Conclusion : ce travail a permis de sensibiliser les médecins généralistes sur ce sujet. Une fiche pratique
synthétique sur l’activité physique en cours de grossesse a été rédigée afin d’être diffusée aux médecins.
Mot clés : activité physique, grossesse, médecin généraliste, recommandations.

Knowledge of general practitioners concerning the recommendations of the High Authority for Health
on physical activity during pregnancy: practice survey in the Hauts-de-France region

Introduction: the beneficial effects of physical activity on pregnancy are known, yet it has become
increasingly rare. The French High Authority for Health published recommendations in 2019. The objective
of this study was to assess the knowledge of general practitioners and set up training if necessary.
Materials and method: an analytical, observational, descriptive and cross-sectional study in the form of a
practice survey, based on a questionnaire, was sent to general practitioners in Hauts-de-France region in May
to June 2022.
Results: 243 questionnaires were analyzed. Doctors declared seeing 4.6 pregnant patients monthly and
38.7% of general practitioners suggested that their sedentary patient begin a physical activity. The advice
provided was heterogeneous with the presence of "preconceived ideas" such as the risk of spontaneous
miscarriage and the threat of premature delivery. Only 4.8% knews about French recommendations.
Moreover, the tools proposed by HAS were not all suitable for clinical practice. However, 90.7% were
interested in this subject and 57.8% wanted additional training.
Conclusion: this work has made it possible to raise the awareness of general practitioners on this subject. A
summary practical sheet on physical activity during pregnancy has been written in order to be distributed to
doctors.
Keywords: physical activity, pregnancy, general practitioner, recommendations.

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