Exposé TGC Reseau PERT
Exposé TGC Reseau PERT
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
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DIRECTION GENERALE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
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ECOLE SUPERIEURE LE FAUCON
Planning PERT
Année universitaire
2023-2024
PLAN
Introduction
1-Définition OPC
2-Pourquoi fait-on appel à un pilote ?
3-Notion de la maitrise des délais
4-Les principaux objectifs de la maitrise des délais au sein d’un tel projet
5-Méthodologie de réalisation des missions OPC
6-Méthodes d’ordonnancement (Programmation par chemin critique.
Réseaux PERT)
7-Règles de construction du réseau PERT
8-Construction d’un réseau PERT
9-Les paramètres temps du réseau
10-Chemins
INTRODUCTION
DIRECTEUR
DCTC
COORDINATEUR
CHEF PROJET
OPC
1-Définition d’OPC :
Le sigle OPC signifie « Ordonnancement, Pilotage et Coordination » [6].
Avant d’analyser le rôle de cette fonction dans le projet de construction, il convient
de définir ces trois notions.
Il faut entendre par Ordonnancement principalement les missions suivantes :
• Analyser et découper l’opération en taches élémentaires. Déterminer les
contraintes qui existent entre ces taches.
• Matérialiser ces deux démarches sur un document appelé graphe, schéma
logique, antérieur à l’insertion des dates.
Le Pilotage indique la mise en application au stade des travaux, des diverses
mesures
d’organisation élaborées lors de l’ordonnancement et de la planification. Le pilotage est
ainsi limité aux actions de chantiers.
4-Les principaux objectifs de la maitrise des délais au sein d’un tel projet sont
:
➢ Organiser : Afin de mettre en place les moyens propres à la réalisation et à la
prévision. Permettre de comptabiliser les ressources et les moyens afin de
minimiser les temps morts et de lisser les pics de charge.
➢ Coordonner : Relier les différentes phases de réalisation et évaluer les
répercussions que peuvent entrainer leurs enchainements. S’assurer de la
disponibilité des ressources pendant la durée de la tâche.
➢ Contrôler : Vérifier que la réalisation est conforme aux prévisions et décider
des mesures nécessaires pour corriger les écarts.
➢ Communiquer : Faire communiquer les différents intervenants et gérer les
interfaces. Créer un référentiel sur lequel les différents acteurs peuvent se
baser.
➢ Commander : Déclencher l’exécution des différentes phases de réalisation en
détectant par exemple les chemins critiques, en minimisant les risques
rencontrés, en proposant des actions correctives/préventives, en rendant
compte de l’état d’avancement du projet grâce au suivi.
➢ Mémoriser : Récupérer toutes informations nécessaires pour le futur
(historique, banques de données, retour d’expérience…).
➢ Permette le suivi budgétaire : Couts et délais sont indissociablement liés, on
réalise un histogramme prévisionnel de facturation. Un projet qui prend du
retard voit généralement son budget
augmenter.
De plus, elle équilibre l’efficacité et l’efficience d’un projet en ajustant les moyens
utilisés et les résultats attendus.
Le retour d’expérience est d’abord et avant tout une pause, une cessation de toute
action ou activité. Ce n’est que lorsque l’action s’arrête que l’on a le plus de recul et donc
que l’on peut se porter à soit même un jugement plus objectif et plus pertinent. On est
constamment obsédé par le résultat à atteindre, au détriment de comment on mène
l’activité : « c’est le bâton et la carotte ».
Ceci est le principe du retour d’expérience.
C’est cette partie du cycle de l’expérience qui marque un temps d’arrêt, donnant
d’ailleurs l’impression de « perdre du temps ». C’est en fait en gagner, puisque l’action
qui suivra se fera dans des nouvelles conditions, intégrant les enseignements du passé. Ce
temps d’arrêt est en fait constitué de deux phases, l’une consacrée à faire le bilan,
l’évaluation de l’action passée et l’autre dédiée à concevoir et corriger l’activité à venir :
« Une action bien préparée est à moitié terminée. »
Evidemment, nous ne nous contentions pas que de reprendre les dires tel un greffier,
mais il
s’agissait de pousser les réflexions beaucoup plus loin. En effet, il se trouve que j’ai
néanmoins un minimum d’expérience en OPC et cela m’as permis d’avoir un point de
vue critique sur leur méthode.
5-Méthodologie de réalisation des missions OPC :
5-1Méthodologie générale de réalisation des missions OPC :
Un OPC joue un rôle central dans un projet. Il est donc important qu’il instaure une
bonne communication avec tous les intervenants. C’est ainsi que l’OPC se doit dès son
arrivée de mettre en place une liste d’intervenants. Cela parait évident mais bon nombre
de pilote ont tendance à négliger cet élément de mission vitale au projet.
L’OPC se doit de maintenir une liaison dynamique avec les différents intervenants,
en faisant en sorte d’être moteur du projet, c’est-à-dire d’anticiper les points bloquants à
tous niveaux du projet et d’en alerter les intervenants directement ou indirectement
concernés.
Pour cela, ce qui est recommandé c’est de provoquer autant de réunion que
possible avec les intervenants concernés par l’objet de la réunion et s’il y a lieu de
produire un compte-rendu. Il s’agit non pas de « jouer » le rôle de greffer mais
d’anticiper certains points pouvant nuire au projet.
Il apparait souvent qu’à l’issue de réunions, on soulève un bon nombre de points
bloquant notamment dû des vides de prestations.
Bien sûr, en évitant de se surcharger de réunions et par conséquent de délaisser la
mission de base. Il est très important pour un pilote de suivre et de surveiller le projet et
son organisation.
Pour ce qui est des rencontres interentreprises, elles ont un impact très positif sur le
déroulement du chantier. Cela n’a pas de caractère obligatoire, mais permet une
familiarisation entre les entreprises.
En ce qui concerne la phase d’étude le circuit d’approbation des plans peut se
révéler long et complexe et l’outil de gestion peu adapter. Ce qui peut permettre de
faciliter cette phase et de la rendre moins lourde pour chacun des intervenants, c’est de
proposer dès le début du projet, un système de suivi par intranet propre au projet. Cette
méthode peut considérablement optimiser le délai de visa (optimisation de 30 à 40 % par
rapport à un circuit classique). Ce type de système permet aussi une simplicité et une
traçabilité dans la gestion des documents du projet.
5-1-2 Planification des études et travaux :
Durant cette phase trois (3) documents majeurs sont produits par l’OPC :
- Calendrier prévisionnel des études grosses mailles
- Calendrier prévisionnel des études APD/PRO/ DCE
- Calendrier prévisionnel de désignation des entreprises
Pendant les études de conception, le planning des travaux est établi de manière à
indiquer les délais des principales taches clés par lot et éventuellement par zone (en
fonction du projet)
Exemple pour une construction neuve :
- Terrassements
- Fondations
- Elévations et planchers en infrastructure,
- Elévations et planchers en superstructure,
- Couverture,
- Façades…
Les délais particuliers des travaux sont estimés sur la base de ratios d’exécution
constatés sur des opérations similaires. Néanmoins, il convient d’utiliser les ratios
d’exécution les plus adaptés à l’opération en tenant compte de divers critères (moyens de
levage, travaux de grande hauteur, accessibilité aux zones de travaux...)
Le calendrier prévisionnel des travaux est joint au dossier de consultation des
entreprises.
En vue du respect des objectifs des travaux définis dans le calendrier prévisionnel
(voire directeur), il est essentiel d’établir le calendrier des études de synthèse et
d’exécution afin d’identifier les périodes d’études, de validation et de fabrication des
divers matériaux qui seront mis en œuvre sur l’opération.
Dès la désignation des entreprises, le calendrier des travaux est concerté entre les
entreprises et le pilote sur la base du calendrier prévisionnel joint au DCE. Les variantes
proposées par les entreprises, portant sur la méthodologie des travaux peuvent être prises
en compte, néanmoins le délai des travaux reste inchangé.
Les entreprises communiquent leurs ratios d’exécution qui sont à comparer à ceux
appliqués lors de la planification initiale.
Attention : les entreprises optent unilatéralement pour des cadences faibles qui
génèrent des délais d’exécution plus longs souvent incompatibles avec la planification
générale et le respect des objectifs planifiés. Il est donc important de connaitre quelques
ratios d’exécution pour éviter des laisser trop de liberté aux entreprises.
Le calendrier directeur (ou détaillé) des travaux se substituent au calendrier
communiqué à
l’appel d’offres.
Dans la plupart des cas, ce calendrier est notifié par un ordre de service aux
entreprises avant l’exécution de la période de préparation de travaux, et devient donc un
document contractuel.
Calendrier directeur des travaux :
Outre les travaux décrits dans les pièces écrites, il est indispensable d’intégrer
rapidement toutes les démarches à faire auprès des différents concessionnaires et autres
services publics. Les délais correspondants sont parfois très importants et peu
maitrisables.
Le calendrier directeur des travaux peut être complété de calendriers particuliers à
une zone ou à une entité d’ouvrage. Ces plannings sont établis au cours de l’exécution de
travaux et apportent une planification plus détaillée des prestations à réaliser ou des
travaux complémentaires.
Le cahier de phasage :
Le rôle du pilote est d’anticiper les évènements, afin d’avoir la maitrise totale de
l’opération. Dès le début même d’une tache, il s’agit d’identifier l’ensemble des taches à
venir. Cette anticipation s’obtient en découpant le projet en phases. Ce sont les étapes
majeures dans le déroulement du projet, et dont la succession entraine une modification
de l’ouvrage, et l’enclenchement de nouvelles taches. La fin de certaines taches de
structure, permet le début des taches de réseaux.
Ces phases sont matérialisées sur les plans des zones concernées, permettant
d’identifier les zones d’occupation, dans le temps, du chantier
Les relances
Le planning directeur des travaux ainsi que les instructions données aux entreprises
ne constituent pas la garantie absolue du respect par les entreprises de la date de
réception des travaux.
Dés constats de dérapage ou de carence, il est d’usage de rappeler à l’entreprise ses
engagements contractuels par le biais de réunions de chantier qui constituent la
plateforme d’échanges entre les différents intervenants.
La relance doit être adaptée à la gravité de la situation, une défaillance ayant de
fortes incidences sur la planification et/ou l’organisation des travaux nécessitera une
relance appuyée et immédiate.
Les moyens de relance sont les suivants :
Il est indispensable que les informations concernant les décalages constatés soient
communiquées au chef projet, en lui indiquant les mesures envisagées pour rattraper ces
retards.
Il existe deux façons de faire les réseaux correspondant à deux types de réseaux :
- le type « tâches par vecteurs » où l’étape est représentée par un cercle
numéroté et la tâche est représentée par un vecteur (d’où son nom) sur lequel on porte
l’action à effectuer et le temps de réalisation (fig. 3.2);
- le type « tâches aux sommets » ou « tâches aux cercles » où l’étape est
représentée par un vecteur et la tâche est représentée par un cercle numéroté avec le temps
de réalisation de cette tâche (fig. 3.3).
Le type de réseau le plus utilisé est le type « tâches par vecteurs ». Dans ce cas,
comme on l’a déjà dit, l’étape est représentée par un cercle et la tâche par un vecteur (fig.
3.4.)
Fig. 3.4.
Comme une tâche relie toujours deux étapes (une étape de départ et une étape
d’arrivée), elle a toujours un code ; par exemple sur la fig. 3.4., on a : tâche A = tâche (1,
2) et tâche B = tâche (2, 3), où (1, 2) est le code de la tâche A et (2, 3) est le code de la
tâche B.
Les tâches peuvent être :
- successives (fig. 3.5, a);- simultanées (fig. 3.5., b); - convergentes (fig. 3.5,
c).
Si l’étape n’a pas de tâches antérieures (précédentes), alors, elle s’appelle étape de
début et les tâches qui la suivent directement sont appelées tâches de début. Si l’étape
n’a pas de tâches suivantes, alors, elle s’appelle étape de fin et les tâches qui la précèdent
directement sont appelées tâches de fin (fig. 3.6).
Fig. 3.6.
Une tâche fictive est une tâche qui ne demande pas de temps de réalisation (sa
durée de réalisation est égale à zéro) et qui exprime une liaison de contrainte. C’est quand
par exemple une tâche F ne peut commencer sans qu’une tâche B ne soit terminée. La
tâche D est appelée tâche fictive (fig. 3.7). En effet, il faut finir les fondations d’abord du
bâtiment 2 avant de commencer son élévation. De même la tâche H est une tâche fictive.
Fig. 3.7.
1ère règle : Deux tâches différentes ne doivent pas avoir le même code (les mêmes
numéros). Ainsi, des tâches A et B qui se déroulent parallèlement sont désignées de la
façon suivante voir fig. 3.8).
Fig. 3.8.
Fig. 3.9.
3e règle : Si pour le début d’une tâche C il faut l’exécution des tâches antérieures A et B
et pour le début d’une autre tâche D il faut l’exécution d’une des tâches A, alors on
introduit une étape supplémentaire (9) et la liaison de contrainte est montrée sur la fig.
3.10.
Fig. 3.10.
Fig. 3.11.
5e règle : Sur le réseau, il ne doit pas y avoir des contours fermés (cycles fermés) avec
des longueurs positives (voir fig. 3.12).
6e règle : Sur le réseau, il ne doit pas y avoir des étapes de cul-de-sac, c’est-à-dire des
étapes desquelles ne partent aucune tâche si elles ne sont pas des étapes de fin; de même
que des étapes de queue, c’est-à-dire des étapes auxquelles ne viennent aucune tâche si
elles ne sont pas des étapes de début (voir fig. 3.13).
Fig. 3.14.
Fig. 3.15.
Fig. 3.16.
9e règle : Pour les travaux exécutés à la chaîne, il ne doit pas avoir sur le réseau de
fausses interdépendances des tâches des différentes équipes (surtout les tâches des
premières équipes par rapport à celles des dernières) (voir fig. 3.17, a). Par exemple la
tâche (8, 11), c’est-à-dire les finitions et équipement du premier bâtiment, ne doit pas
dépendre de la tâche (5, 6), c’est à -dire de l’élévation du deuxième bâtiment; de même la
tâche (11, 12) (finitions et équipement du deuxième bâtiment) ne doit pas dépendre
de la tâche (6, 7) (élévation du troisième
Fig. 3.17.
bâtiment). Pour éviter cela, il faut introduire des tâches fictives (voir fig. 3.17, b). Ainsi,
grâce à la tâche fictive (5, 6), la tâche (11, 17) (finitions et équipements bât. 1) ne
dépend plus de la tâche (6, 7) (élévation bât. 2) ; de même grâce à la tâche fictive (13,
14), la tâche (17, 18) (finitions et équipements bât. 2) ne dépend plus de la tâche (8, 9)
(élévation bât. 3).
Pour cela, déterminons les T.I.A. de chaque tâche et construisons les graphes
partiels ; faisons cela dans le tableau ci- dessus.
Tâches T.I.A. Graphes partiels
A - A
B - B
C A A C
D A A D
E B B E
D F
F D, E E
G B B G
D H
H D, E E
C I
I C, F F
G J
J G, H H
En analysant les graphes partiels, il s’en suit que les tâches A et B sont les tâches
de début de projet et les tâches I et J sont les tâches de fin de projet. En regroupant les
graphes partiels, on obtient le réseau ci-après.
Fig. 3.18.
- le chemin complet;
- le chemin qui précède une étape donnée;- le chemin qui suit
une étape donnée; - le chemin entre deux étapes.
Le chemin complet. C’est tout chemin entre l’étape de début et l’étape de fin du projet
(du réseau).
Le chemin précédant une étape donnée. C’est tout chemin entre l’étape de début du
projet et l’étape donnée.
Le chemin suivant après une étape donnée. C’est tout chemin entre l’étape donnée et
l’étape de fin du projet.
Le chemin entre deux étapes. C’est tout chemin qui lie deux étapes quelconques
différentes de l’étape de début et de fin du projet.
La durée de n’importe quel chemin L est égale à la somme des durées des tâches
composant (constituant) le chemin. Ainsi la durée t des chemins complets Lc est égale à :
t(Lc) = to + ... + tij + tjk + ... + tmn .
I H 8 X
J H 2 X
K I 3 X
L K;J 7 X
Rangs 1er 2è 3è 4è 5è
Tâches A, H B, C, I, J D, E, F, L G
K
Réseau PERT