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Medicaments Chez Les Enfants

Neonatologie

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Les médicaments chez les enfants

Elena SCHEMOUL
Pharmacien CH Troyes
Ifsi de Troyes 2016
PLAN
 Problématique du médicament pédiatrique

 Les particularités du nouveau-né


 Indications
 Cinétique
 Interactions
 Tolérance

 Formes galéniques en pédiatrie

 Adaptation des médicaments pour l’enfant, par qui,


comment
RAPPELS - DEFINITIONS
 Prématuré = âge < 35 semaines de gestation
= < 37 sem. d’aménorrhée
 Nouveau-né = de 0 à 1 mois
 Nourrisson = de 1 mois à 2 ans
 Enfant = de 2 ans à 18 ans

 RCP = Résumé des Caractéristiques du Produit


 données officielles
 Vidal = ouvrage non exhaustif

 AMM = Autorisation de Mise sur le Marché


1- Problématique du médicament
pédiatrique
 En France, actuellement, peu de médicaments adaptés à
Forme
l’usage pédiatrique sont disponibles Galénique
AMM adaptée
Il faut distinguer les spécialités : Sécurité
 Avec AMM pédiatrique
 Avec AMM pédiatrique et restriction d’âge
 Avec AMM pédiatrique pour une autre forme
galénique, ou indication ou posologie
 Avec AMM adulte
 Préparations hospitalières ou magistrales
 Sans AMM en France (nouveau, orphelin, importé)
 Avec AMM adulte et contre-indication enfant
 pour absence de données, ou toxicité, ou forme galénique non
adaptée
Risque
Pas
d’AMM
1- Problématique du médicament
pédiatrique
 Ce problème concerne les médicaments anciens et
récents

 Suppression de médicaments utiles mais peu


rentables (ex: Digoxine inj pédiatrique), pas de
nouvelles commercialisations

 Sur 110 médicaments innovants ayant reçus une


AMM en France en l’an 2000,
49% sont utilisés chez l’adulte et chez l’enfant, alors que
seulement 15% ont une indication officielle chez l’enfant
1- Problématique du médicament
pédiatrique

 L’hôpital pédiatrique parisien Robert Debré a


analysé en 2001 son livret thérapeutique :
Sur les 1850 médicaments référencés,

 41% sont autorisés chez l’enfant (+/- limite d’âge)


 35% n’ont pas d’indication chez l’enfant
 8% sont contre-indiqués chez l’enfant
 16% n’ont pas d’AMM, donc pas de RCP
PROBLEMATIQUE
 Pourcentage des médicaments utilisés hors
AMM chez l’enfant :

 En médecine de ville : 15 à 20%


Avec risque que la sécurité sociale ne rembourse
pas le traitement
 En médecine hospitalière (gravité et rareté des
pathologies) :
 Réanimation néonatale : 75 à 95%
 Oncologie pédiatrique : 50 à 55%
PROBLEMATIQUE ETUDE PEDIAD 1/3

 Etude PEDIAD : réalisée par la pharmacie de


l’hôpital R. Debré et la société Française de
Pharmacie Clinique
 dans 14 hôpitaux pédiatriques de France
 en 2001-2002
 Objectif : identifier les difficultés rencontrées par les
infirmières pour administrer les médicaments à
l’enfant
 Résultats :
 Dans 58% des cas, l’indication est hors AMM
 Voie orale : 8% des médicaments administrés per os sont
prévus pour la voie injectable
PROBLEMATIQUE ETUDE PEDIAD
2/3

 Injectables :
 la moitié des médicaments administrés sont hors AMM
pour posologie et dilution

 Une double dilution est nécessaire dans 15% des cas

 la dose administrée est inférieure au quart du dosage


de la spécialité, dans 38% des cas. Le reste est jeté
dans 77% des cas => risque microbiologique, gachis,
risque d’erreur, pb d’étiquetage

 Le temps de préparation est d’environ 4 minutes pour


l’infirmière
PROBLEMATIQUE ETUDE PEDIAD
3/3

L’inadaptation concerne :

 La forme galénique :
 Comment administrer la moitié d’un comprimé pelliculé ?

 La voie d’administration
 Comment utiliser un produit prévu pour voie IM chez le NN ?

 le dosage ou la posologie :
 Comment injecter 10µg d’adrénaline (ampoule à 0,25mg/ml),
soit 0,04ml ?
 Comment administrer un quart de suppositoire ?
Problématique

 Classes de médicaments les plus concernées :


 Cardiologie/Cancérologie / Douleur
 Système digestif/ Anti-rejet greffe d’organe
 Infection à VIH / Psychiatrie/ Neurologie

 Seuls les antibiotiques et les antipyrétiques sont


assez bien développés pour l’enfant

 Enfants les plus concernés :


 Prématurés, NN et nourrissons
Problématique : Pourquoi ?
 Rentabilité économique
 Manque d’essais cliniques chez l’enfant
(l’enfant est pris en compte dans seulement 7% des
essais, alors qu’il représente 20% de la population),
car :
 problème du recrutement suffisant dans chaque
catégorie d’âge, complexité
 Problème du consentement éclairé des 2
parents (peur d’être un « cobaye », des prises
de sang…)
 Manque de motivation des industriels
Problématique : Conséquences
 Les pédiatres se privent de molécules
potentiellement utiles, ou prescrivent souvent hors
AMM (au niveau indication, posologie, forme)

 Responsabilité médico-légale partagée de la prescription,


de la dispensation et de l’administration (liberté de
prescription)
 Pas de preuve d’efficacité, toxicité inconnue
(rapport bénéfice risque non évalué)
 Choix arbitraire dune posologie, par extrapolation

 Obligation d’informer les parents (trace écrite)


La règle des 5 B
Problématique : risques d’erreurs
médicamenteuses

1. Etapes prescription et dispensation :


! Vigilance +++
=> ordonnance lisible, précise, complète
Produit (caféine : benzoate / citrate, base/sel),
DCI/spécialité

 Dosage / posologie, en particulier en cas de dilution


 calculs : erreurs de calcul, erreur d’unité, déplacement de
la virgule par méconnaissance, étourderie, retranscription
Problématique : risques d’erreurs
médicamenteuses
2. Etape Administration : idem, plus :

 Parents : intermédiaires supplémentaires


 Particularité : refus d’administrer en crèche, école ?

 Illisibilité de la prescription : risque de confusion

 Exemples : mg / ml, g /dg /cg /mg, γ = mcg =µg

 mauvaise présentation des médicaments

 manque d’information

 étiquetage insuffisant (ex : morphine 1% = 1g/100g =


1g/100ml = 1cg/1ml = 10mg/ml)
Problématique : risques d’erreurs
médicamenteuses
 Imprécisions, liée à :

 utilisation d’un mauvais volume de seringue, imprécision


des graduations (ex : 0,1ml)

 volume aléatoire des poches de solvants (ex : poche 50 et


100ml)

 oubli du volume mort (filtre, tubulure, seringue : embase,


perfuseur)

 imprécision du perfuseur, du régulateur de débit, liée au


délai de démarrage du pousse-seringue
Problématique : risques d’erreurs
médicamenteuses

 Confusion entre seringues orales classiques et graduées en


dose/kg (spécifique de chaque produit !)

 Surcharge hydrique du NNé (utilisation de grand volume de


diluant)
 En tenir compte dans les apports journaliers

 Mauvaise dilution (choix du diluant, volume trop faible) => risque


précipitation, hyperosmolarité

 Surcharge sodée du NNé (si utilisation de sérum physiologique


systématiquement pour rincer ou tester les veines ; si oubli du
sodium apporté par les autres traitements)
Interactions / incompatibilités
 Incompatibilités physicochimiques, en cas de mélange de
médicaments (voie veineuse) :
 exemple : Calcium + Rocéphine = précipitations dans le réseau veineux
du NN = mortel

 Incompatibilités avec un filtre 0,2 µm sur voie IV (en néonatologie :


utile pour stérilité, rétention bulle et précipité)

 Non respect des normes de dilution, en particulier trop forte


concentration :
 risque de précipitation, d’hyperosmolarité = embolies, irritation des
veines périphériques
 Destruction à la lumière ou aux UV (photothérapie en néonat) des
vitamines, oligoéléments… = risque de sous-dosage, toxicité des
produits de dégradations ?

 Le calcium du lait chélate certains produits per os


Les particularités du Nouveau né

Les enfants ne sont pas des adultes en


miniature, en particulier les NN, et encore
plus les prématurés :

 immaturité organique, évolution des paramètres


pharmacocinétiques et pharmacologiques

 croissance physiologique = évolution rapide et


non linéaire de la taille et du poids
Indications spécifiques du NNé, du
prématuré

 Maladie des membranes hyalines =>


surfactants exogènes CUROSURF@

 Persistance du canal artériel => ibuprofène

 Apnée du nourrisson => caféine

 Dysplasie bonchopulmonaire => corticoïdes

 Malformation digestive, cardiaque…


Pharmacocinétique et voies
d’administration

Pour calculer une posologie enfant, la règle de trois


appliquée à la posologie g/kg (ou g/m² de surface
corporelle) de l’adulte peut être dangereuse :

 ABSORPTION
 Voie orale :
 la vitesse d’absorption intestinale est diminuée chez le NN
 Le pH gastrique est neutre à la naissance, et baisse
lentement, jusqu’à égaler celui de l’adulte vers 3 ans
 Le temps de vidange gastrique devient égal à celui de
l’adulte vers l’âge de 6 mois
peut influencer l’absorption de certains médicaments
Pharmacocinétique et voies
d’administration
 Voies veineuses centrales :
 Cathéter ombilical veineux : spécifique au NN de
moins de 10 jours (prématuré ou non) : utile en cas
d’urgence
 Cathéter épicutanéo-cave : au niveau du bras : très
utilisé chez le NN et le prématuré

 Voies artérielles :
 Cathéter ombilical artériel : spécifique au NN de moins
de 3 jours : seulement pour les prélèvements et la
mesure de la pression artérielle

 Voie IM :
 douloureuse et aléatoire chez NN et nourrisson,
contre-indiquée si anesthésique local associé : rare en
pratique
Pharmacocinétique et voies
d’administration

 Voie cutanée : passage très augmentée chez le


NN, car
 L’épiderme est très fin, voire inexistant chez le
prématuré
 Hydratation importante de la couche cornée
 la surface cutanée est plus grande (par rapport à taille
et poids)
 les couches +/- occlusives augmentent le passage
systémique
 Ex : hexachlorophène : antiseptique dans le bain des
NN = encéphalopathie
 Ex : iode en topique = risque d’hypothyroïdie
Pharmacocinétique et voies
d’administration
 Autres voies locales :
 passage systémique augmenté, exemple :
 collyre d’atropine => convulsions et tachycardie
 instillation nasale d’adrénaline => tr. cardiovasc.

 Voie rectale :
 la biodisponibilité est proche de celle de l’adulte, c’est-
à-dire très aléatoire (+ risques d’expulsion)
 => intérêt seulement pour les solutions
(anticonvulsivant : diazépam en urgence), pour les
médicaments à large index thérapeutique, ou en cas
de vomissements
Pharmacocinétique et voies
d’administration
 Distribution :
 Le pourcentage d’eau totale est plus élevé :
85% chez le prématuré, 75% chez le NN, 60% > 1 an

 Le pourcentage de graisse corporelle varie avec l’âge :


1% chez le prématuré, 15% chez le NN, 25% à 1 an, 10% à
4 ans, 18% vers 10 ans (exception : enfant de mère
diabétique)

 L’albuminémie est faible, influençant la fraction libre des


produits fixés aux protéines plasmatiques => les
médicaments fortement liés aux protéines plasmatiques
entraînent des ictères

 Le volume de distribution de la majorité des médicaments


hydrosolubles est augmenté, diminué pour les
médicaments liposolubles
Pharmacocinétique et voies
d’administration
 Métabolisme hépatique :
 Chez le NN, certaines voies de métabolisation sont
immatures (déficience en enzymes, défaut de
glucuronoconjugaison)
Métabolisation imprévisible
Augmentation ou diminution des
concentrations plasmatiques des médicaments

 Certaines voies de métabolisation sont spécifiques


(ex caféine : métabolisée en théophylline selon un
mécanisme inexistant chez l’adulte)
Pharmacocinétique et voies
d’administration
 Elimination :
 le rein est immature à la naissance
 et surtout chez le prématuré
 normalisation vers 2-3 ans

 il n’est pas capable d’éliminer rapidement certains


médicaments
risque d’accumulation de certains produits

 Besoin en eau journalier 240 ml/kg à la naissance


soit 7 x plus grand que l’adulte
favorise l’élimination de certains produits
Tolérance
 Les effets indésirables (EI) sont aussi
fréquent chez l’enfant que chez l’adulte

 Sous-notification +/- (in)volontaire :


les NN et nourrissons ne pouvant exprimer
clairement leurs symptômes
=>difficile d’identifier certain EI
Tolérance
 Barrière hémato-encéphalique très perméable

 passage méningé facile pour certains médicaments :


 Atropine convulsions
 Camphre, eucalyptus neurotoxicité, convulsions
 Morphine dépression respiratoire
 Propranolol cauchemars
 Métoclopramide syndromes extrapyramidaux

 Système nerveux central en cours de maturation de la naissance à


l’âge de 5 ans
très sensible aux toxiques (phénobarbital = pb cognitifs)

 Paramètres pharmacocinétiques très variables ou inconnus


Les médicaments à index thérapeutique étroit sont difficiles à manier =>
surdosage ou sous-dosage fréquent pour : digoxine, théophylline,
caféine, antirétroviraux, aminosides, antiépileptiques
Tolérance
 Organe de Corti fragile chez le nourrisson
 ototoxicité des aminosides, vancomycine

 émail dentaire colorable par les cyclines


 contre-indiquées jusqu’à 8 ans (dyschromie)

 Tube digestif du NN sensible aux solutions hyperosmolaires


(saccharose trop concentré)
 entérocolite ulcéronécrosante, diarrhée

 Capital veineux périphérique fragile : veinites

 Croissance
 retard de croissance avec les corticoïdes
 ossification des cartilages de conjugaison avec quinolones
Tolérance
 Barrière cutanée inefficace :
 intoxication aux dermocorticoïdes pour dermite du siège,
avec hypertension intracranienne
 hypothyroïdie induite par l’iode (alcool iodé, Bétadine)
 Coma éthylique après pansement alcoolisé
 Intoxication salicylée par vaseline salicylée
 Convulsions en cas de surdose d’Emla (prématuré)

 Faible albuminémie chez le NN


 un médicament fortement lié à l’albumine va déplacer la
bilirubine et favoriser un ictère nucléaire (Emla, Bactrim,
sulfamides, excipient acide benzoïque)
3-Médicaments reçus in utéro
 Le fœtus peut subir des effets indésirables
provoqués par un médicament administré à la
maman

 A l’inverse, le NN peut présenter un syndrome de


sevrage (morphiniques, benzodiazépines) à la
naissance
Médicaments reçus in utéro
 Effets négatifs pour le NN de médicaments
donnés à la femme enceinte : le placenta
est une barrière très inefficace contre les
médicaments (sauf grosses molécules
comme l’héparine ou l’insuline)

 Risque tératogène
 Risque fœtal
 Risque néonatal
 Risque à long terme : cancer (Distilbène)
Médicaments reçus avec le lait
maternel

 Problématique : peut-on autoriser une femme à


allaiter son enfant si elle prend ou va prendre tel
médicament, et inversement ?

 Bénéfice / risque pour la femme ?


⇒ Bénéfice / risque pour le NN ?

⇒ Source de renseignements ?
⇒ Monographies des médicaments (VIDAL…)
⇒ Le CRAT centre de référence sur les agents
teratogènes : lecrat.org
Exemples de toxicités pour
l’enfant allaité
 Sédation, troubles de la succion, apnée, dépression respiratoire,
hypotonie dus aux benzodiazépines, morphiniques (morphine,
codéine…), anesthésiques, antiépileptiques, Lithium…

 Bradycardie due aux béta-bloquants

 Agitation due à fluoxétine, pseudoéphédrine

 Diarrhée, constipation, colite pseudomenbraneuse dues aux


antibiotiques
 ….
Formes pharmaceutiques
utilisées en pédiatrie
 Solution buvable, gouttes, sirop
 Suspension buvable : à agiter
 Poudre
 Ne pas confondre les pipettes ou cuillères doseuses spécifiques
de chaque produit. Vérifier la graduation
 Si aqueux : 20 gouttes / ml
 cuillère à café 5 ml, à dessert 10 ml, à soupe 15 ml = aléatoire !

 Conservation :
 Doses unitaires : éliminer les doses entamées (maxi 24 heures)
 Flacons multidoses: à patient unique, noter la date d’ouverture
sur le flacon, se documenter sur les modalités de conservation
(T°, délai…)
Voie orale

 Gélules = capsules dures : à ouvrir, chez


l’enfant de moins de 6 ans
 sauf si forme LP
 (exception : microgranules LP)

 Comprimés
 nus, enrobés, sécables => broyable !
 Dragéifiés, gastro-résistants, à libération
modifiée => ne pas broyer !
Autres voies systémiques
 Voie rectale :
 Suppositoires
 => conservation ! sens d’introduction !

 Solution => comment l’administrer ?

 Voie parentérale :
 Solution : aqueuse ou non
 Suspension, microémulsion => à agiter, non
filtrable à 0,2µm !
 Lyophilisat pour solution
Autres voies
! Ne pas banaliser !
 Voie nasale : solution

 Voie auriculaire : solution, poudre

 Voie oculaire : collyre, pommade

 Voie externe : crème ou émulsion, pommade, gel, pâte à l’eau,


solution
! Risque corps gras + oxygène !

 Voie pulmonaire : spray => chambre d’inhalation ou nébuliseur


Adaptation des médicaments
à l ‘enfant, par qui ?

 Préparation du médicament avant


administration :
 Puéricultrice, infirmière, sage-femme, parents

 Pharmacie :
 Préparations magistrales dilutions pédiatriques
Adaptation des médicaments
=> voie orale : boire l’injectable
 Administrer per os d’une une solution
injectable
 Avantages : solution prête à l’emploi, stérile,
stable, exemples bien validés : ranitidine,
furosémide

 Problèmes : la solution est parfois inadaptée à la


voie orale, source d’intolérance :
 pH trop élevé ou trop faible, osmolarité trop grande
 excipients indésirables, mauvais goût
 La biodisponibilité devient hasardeuse : risque de bio-
inéquivalence : exemple du Mopral injectable, détruit
dans l’estomac
Adaptation des médicaments, comment ?

 Comment masquer un mauvais goût ? Il n’est pas


souhaitable de mélanger le médicament à un camouflant
(compte, confiture, jus de fruit….) car on ne connais pas les
conséquences (inactivation, interférence…)

 Peut on mélanger un médicament au lait du biberon ?


NON : pharmacocinétique modifiée
L’enfant est susceptible de ne pas tout boire et n’aura pas sa
dose/ Le médicament peut coller sur les parois ou sur la
tétine
Utiliser une cuillère
Et enfin :

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