Cours Force Centrale
Cours Force Centrale
Dans tout le chapitre on étudie le mouvement d’un point matériel M de masse m qui subit
−
→
une seule force centrale F , dans un référentiel galiléen R.
Par la suite, nous considérerons que les forces centrales , dont l’intensité de ne dépend que de
la distance r = OM , alors :
−
→
F = F (r)−
→
er
— La force électrostatique entre une charge q située en O, et une charge q ′ à une distance r :
−
→ 1 qq ′ −→
F (r) = er
4πϵ0 r 2
• Démonstration
Le mouvement étant plan,on peut donc utiliser les coordonnées polaires.
Ainsi,
−−→
OM = r −
→
er =⇒ −
→
v = ṙ −
→
e r + r θ̇ −
→
eθ
Alors,
−
→ −
−→
L O (M ) = r −
→
e r ∧ m ṙ −
→
e r + r θ̇ −
→
e θ = mr 2 θ̇ −
→
Ä ä
e z = Cte
Alors, à chaque instant la quantité r 2 θ̇ reste constante. On parle de constante des aires :
r 2 θ̇ = C
Ainsi,
−
→
L O (M ) = mC −
→
ez
−−→
Soit dA l’aire balayé par le vecteur position OM pendant la durée dt. Il est égale à la moitié
de la surface du parallélogramme en gris sur le schéma ci-dessus , soit :
1 −−→ −−→
dA = OM ∧ dOM
2
1 −
r→ e r ∧ dr −
→
e r + rdθ −
→
= eθ
2
1
= r 2 dθ
2
et comme la constante des aires est :
dθ C
C = r 2 θ̇ = r 2 =⇒ dθ = dt
dt r2
alors,
C
dA = dt
2
−−→
Ainsi, l’aire dA balayé par OM est proportionnelle à la durée de balaye dt.
−
→ K→
F (r) = − 2 −
er
r
−
→
dEp = −δW ( F )
−
→ −−→
= − F (r).dOM
K→
= + 2− e r . dr −
→
e r + rdθ −
→
e θ + r sin θdφ−
→
eφ
r
K
= + 2 dr
r
En intégrant, on obtient :
dr
Z Z
Ep (r) = dEp + Cte = +K + Cte
r2
soit
K
Ep (r) = − + Cte
r
K
Ep (r) = −
r
1 K
Em = mv2 −
2 r
avec
−−→
OM = r−
→
er ⇒ −
→
v = ṙ−
→
e r + rθ̇ −
→
eθ
donc
1 K
Em = m(ṙ2 + r2 θ̇ 2 ) − = Cte
2 r
Dans ce cas l’énergie mécanique est appelée intégrale première du mouvement : elle fait inter-
venir les coordonnées , leurs dérivées premières par rapport au temps et qui se conserve .
L’énergie mécanique dépend de deux variables r et θ , cependant on peut se ramener à la seule
C
variable r via la constante des aires : θ̇ = 2
r
Å ã2
1 2
1 2
C K 1 2
1 mC 2 K
Em = mṙ + mr − = m ṙ + −
2 2 r2 r |2 {z }
2
|2 r {z r}
énergie cinétique effective énergie potentielle effective
1 mC2 K
Ep,eff (r) = −
2 r2 r
Ainsi,
1
Em = mṙ 2 + Ep,eff
2
d’où,
1
mṙ 2 = Em − Ep,eff
2
Les mouvements possibles sont tel que :
1
mṙ 2 = Em − Ep,eff ≥ 0 ⇒ Em ≥ Ep,eff
2
K2
Emin
p,eff = Ep,eff (r0 ) = −
2mC2
La nature de la trajectoire est déterminée par la valeur de l’énergie mécanique du système.
a) Trajectoires ouvertes : Em ≥ 0
On parle aussi d’états libres ou d’états de diffusion. Ils correspondent à Em ≥ 0
•Cas où Em > 0
On a le graphe suivant :
Les mouvements possibles sont ceux dont r ∈ [rmin ; +∞], c’est un état de diffusion caractérisé
par des trajectoires hyperboliques dont le centre O de la force centrale se trouve à l’intérieur de
la courbe.
rmin étant la distance minimale d’approche.
• Cas de Em = 0
On a le graphe suivant :
Les mouvements possibles sont ceux dont r ∈ [rmin , rmax ], c’est un état lié qui correspond
à des trajectoires elliptiques , et on obtient également à l’aide de ’intersection Em = Ep,eff la
distance minimale d’approche rmin (périgée) et celle de la distance maximale d’éloignement rmax
(apogée) du point matériel par rapport au centre de force.
• Cas de Em = Emin
On a :
Dans ce cas, une seule valeur de r est possible, r0 , correspondant au cas d’une trajectoire
circulaire.
1
En effet, cela impose mṙ2 = 0, c’est-à-dire ṙ = 0 et donc un mouvement circulaire .
2
Forces centrales 9/18
CPGE Réda Slaoui MPSI 1
Une ellipse possède un grand axe de longueur 2a et un petit axe d longueur 2b, son équation
cartésienne est :
x2 y2
+ =1
a2 b2
son équation polaire est :
p
r=
1 + e cos θ
où p est le paramètre de l’ellipse (c’est une distance) et e son excentricité (c’est un nombre e ⩾ 0).
On définit :
— Le point P est la position la plus proche de O (périgée pour un satellite terrestre, périhélie
pour une planète ou une comète).
— Le point A est la position point la plus éloignée de O (apogée pour un satellite terrestre,
aphélie pour une planète ou une comète).
— La distance minimale d’approche est :
p
rmin = OP = r(θ = 0) =
1+e
— La distance maximale d’éloignement est :
p
rmax = OA = r(θ = π) =
1−e
— Le demi-grand axe de l’ellipse :
rmax + rmin
a=
2
— l’excentricité :
rmax − rmin
e=
rmax + rmin
— Un cercle est une ellipse d’excentricité e = 0, donc de rayon R = a = b.
Le système se trouve constamment dans un état de diffusion, qui correspond à une trajectoire
hyperbolique dont le centre O de force centrale est à l’extérieur de la courbe.
−
→ mMS −→ K− →
F = −G 2
e r = − 2
er
r r
−→
−
→ SP
avec r = SP la distance entre le centre du soleil et la planète et e r =
r
−
→ mMT −
m−
→
a = F = −G 2
→
er
r0
−−→
Or OM = r0 −
→
er =⇒ −
→
v = r0 θ̇ −
→
e θ = v−
→
eθ
donc
−
→ d−
→v dv −
→ v2 −
→
a = = eθ− er
dt dt r0
dv
=0 =⇒ v = Cte = v0 le mouvement est donc uniforme
dt
et aussi
Or la force de gravitation exercée par la terre sur le satellite est égale au poids du satellite :
−
→ GmMT
F =−
→
p =⇒ = mg
r02
GMT GMT
g(z) = =
r02 (RT + z)2
GMT
g0 = =⇒ g0 RT2 = GMT
RT2
soit encore :
g0 RT2 g0 RT2
v= =
r0 RT + z
finalement
r03
T = 2π
GMT
r = RT + z ≃ RT
GMT
v1 =
RT
alors
2GMT √
v2 = = 2v1
RT
A.N :
v2 = 11, 2.103 m/s
RT = 6400km ; MT = 6.1024 kg
G = 6, 67.10−11 SI ; T = 23h56min
On trouve
z ≃ 36000km
— Pour déterminer la vitesse du satellite géostationnaire, on a :
2πr 2π(RT + z)
v= =
T T
A.N :
v = 3, 1km/s
Les satellites de télécommunication sont géostationnaires.
1 K
Em = Ec + Ep = m(ṙ2 + r2 θ̇ 2 ) − avec K = GmMs > 0
2 r
C
d’après la constante des aires on a : θ̇ =
r2
ainsi,
1 2
mC2 K
Em = mṙ + −
2 2r2 r
1
= mṙ2 + Ep,eff (r) = Cte
2
aux points A et P , la distance r = SP atteint un extremum :
dr
= ṙ = 0
dt
alors
K mC2
r2 + .r − =0
Em 2Em
les solution de ce polynôme sont rmax et rmin dont la somme vaut :
K
rmax + rmin = − = 2a
2Em
ainsi, l’énergie mécanique de la planète est :
K
Em = − <0
2a
Cette relation est utilisée pour déterminer le demi-grand axe a de l’ellipse en utilisant les CI,en
effet :
1 K K
Em = mv02 − =−
2 r0 2a
K 2 1
Å ã
v(r) = −
m r a
LO (A) = LO (P ) =⇒ rA vA = rP vP
D’où
T2 4π 2
=
a3 GMs
d’où
a3
T = 2π
GMT