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Cours Force Centrale

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CPGE Réda Slaoui MPSI 1

Mouvements à forces centrales : forces


Newtoniennes

Dans tout le chapitre on étudie le mouvement d’un point matériel M de masse m qui subit


une seule force centrale F , dans un référentiel galiléen R.

I. Forces centrales conservatives


1. Définition


Une force F appliquée à point matériel M est dite centrale, si sa droite d’action passe constam-

→ −−→
ment par un point O de l’espace, appelé, centre de force : les vecteurs F et OM sont colinéaires.


En choisissant le point O comme origine du repère, la force centrale F s’appliquant au point
M de coordonnées sphériques (r, θ, φ), s’écrit :
−−→

→ OM
F = F (r, θ, φ)−

er avec −

er=
r

Par la suite, nous considérerons que les forces centrales , dont l’intensité de ne dépend que de
la distance r = OM , alors :


F = F (r)−

er

— si F (r) > 0 : la force centrale est répulsive


— si F (r) < 0 : la force centrale est attractive
• Exemples :
— La force de gravitation entre une masse m située en O, et une masse m′ à une distance r :

→ mm′ →
F (r) = −G 2 − er
r
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— La force électrostatique entre une charge q située en O, et une charge q ′ à une distance r :

→ 1 qq ′ −→
F (r) = er
4πϵ0 r 2

2. Propriétés générales d’un mouvement à force centrale


a) Conservation du moment cinétique
Soit un point matériel M (m), animé de la vitesse − →
v , et qui est soumis uniquement à une

→ −

force centrale F (r) = F (r) e r .
Appliquons le théorème du moment cinétique par rapport au point fixe O, origine du référentiel
d’étude R supposé galiléen :


d L O (M ) −
→ − → −−→ −→ −

= MO ( F ) = OM ∧ F (r) = r −

e r ∧ F (r)−

er= 0
dt
−−→ − →
En effet, OM et F (r) sont colinéaires.
• Definition :
On appelle intégrale première du mouvement toute quantité faisant intervenir les coordonnées,
leurs dérivées premières par rapport au temps et qui se conserve au cours du temps.
Donc, le moment constitue une intégrale première du mouvement dans le cas d’un mouvement
à forces centrales.

b) Conséquences de la conservation du moment cinétique


La conservation du moment cinétique de M en O a deux conséquences sur le mouvement :
— le mouvement est plan,
— le mouvement obéit à la loi des aires.

i) La trajectoire est plane


En effet, on a :

→ −−→ −
−→
L O (M ) = OM ∧ m−

v = Cte
−−→ −

D’après les propriétés du produit vectoriel, on a donc tout au long du mouvement OM ⊥ L O
−−→
et OM ⊥ − →v.

→ −−→
Comme L O = Cte, alors le mouvement du point est plan et se fait dans le plan perpendiculaire


à L O et passant par O.

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ii) Le mouvement suit la loi des aires


• Énoncé de la loi des aires :
−−→
 Les aires balayées par le rayon vecteur OM pendant les mêmes durées sont égales. 

• Démonstration
Le mouvement étant plan,on peut donc utiliser les coordonnées polaires.
Ainsi,
−−→
OM = r −

er =⇒ −

v = ṙ −

e r + r θ̇ −

Alors,

→ −
−→
L O (M ) = r −

e r ∧ m ṙ −

e r + r θ̇ −

e θ = mr 2 θ̇ −

Ä ä
e z = Cte

Alors, à chaque instant la quantité r 2 θ̇ reste constante. On parle de constante des aires :

r 2 θ̇ = C

Ainsi,



L O (M ) = mC −

ez

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Soient M et M ′ deux les positions occupées respectivement aux instants t et t + dt.

−−→
Soit dA l’aire balayé par le vecteur position OM pendant la durée dt. Il est égale à la moitié
de la surface du parallélogramme en gris sur le schéma ci-dessus , soit :

1 −−→ −−→
dA = OM ∧ dOM
2
1 −
r→ e r ∧ dr −

e r + rdθ −
→ 
= eθ
2
1
= r 2 dθ
2
et comme la constante des aires est :
dθ C
C = r 2 θ̇ = r 2 =⇒ dθ = dt
dt r2
alors,

C
dA = dt
2
−−→
Ainsi, l’aire dA balayé par OM est proportionnelle à la durée de balaye dt.

II. Cas des forces newtoniennes : étude énergétique


1. Définition
Une force newtonienne est une force centrale conservative dont l’intensité est proportionnelle
1
à 2 , on écrit :
r


→ K→
F (r) = − 2 −
er
r

— Si K > 0 : force newtonienne attractive,


— Si K < 0 : force newtonienne répulsive,

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C’est le cas des :


— forces de gravitation :

→ mm′ −
F = −G 2 → e r avec K = Gmm′ > 0
r
— forces Coulombiennes :

→ 1 qq ′ −→ qq ′
F = e r avec K=−
4πϵ0 r 2 4πϵ0

2. Énergie potentielle d’une force Newtonienne


L’énergie potentielle d’une force newtonienne est tel que :



dEp = −δW ( F )

→ −−→
= − F (r).dOM
K→
= + 2− e r . dr −

e r + rdθ −

e θ + r sin θdφ−
→ 

r
K
= + 2 dr
r
En intégrant, on obtient :

dr
Z Z
Ep (r) = dEp + Cte = +K + Cte
r2
soit

K
Ep (r) = − + Cte
r

On prend Ep (r −→ +∞) = 0 on obtient Cte = 0


Finalement,l’énergie potentielle d’une force newtonienne est :

K
Ep (r) = −
r

— si K > 0,la force est attractive et donc son Ep (r) < 0 ;


— si K < 0,la force est répulsive et donc son Ep (r) > 0 ;
Ainsi,
— L’énergie potentielle gravitationnelle est :
Gmm′
Ep (r) = − <0
r
— L’énergie potentielle Coulombienne est :
1 qq ′
Ep (r) =
4πϵ0 r
elle est attractive si K > 0 soit qq < 0, et répulsive si K < 0 soit qq ′ > 0

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3. Énergie mécanique et énergie potentielle effective


Le système étudié, soumis à une force centrale conservative de centre O, origine du repère
cartésien, et à un degré de liberté et dont l’énergie mécanique est :

1 K
Em = mv2 −
2 r
avec
−−→
OM = r−

er ⇒ −

v = ṙ−

e r + rθ̇ −

donc
1 K
Em = m(ṙ2 + r2 θ̇ 2 ) − = Cte
2 r
Dans ce cas l’énergie mécanique est appelée intégrale première du mouvement : elle fait inter-
venir les coordonnées , leurs dérivées premières par rapport au temps et qui se conserve .
L’énergie mécanique dépend de deux variables r et θ , cependant on peut se ramener à la seule
C
variable r via la constante des aires : θ̇ = 2
r
Å ã2
1 2
1 2
C K 1 2
1 mC 2 K
Em = mṙ + mr − = m ṙ + −
2 2 r2 r |2 {z }
2
|2 r {z r}
énergie cinétique effective énergie potentielle effective

On appelle énergie potentielle effective, le terme :

1 mC2 K
Ep,eff (r) = −
2 r2 r
Ainsi,

1
Em = mṙ 2 + Ep,eff
2
d’où,

1
mṙ 2 = Em − Ep,eff
2
Les mouvements possibles sont tel que :

1
mṙ 2 = Em − Ep,eff ≥ 0 ⇒ Em ≥ Ep,eff
2

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4. Trajectoires possibles dans le cas attractif


Dans le cas attractif (K > 0), le graphe de l’énergie potentielle effective en fonction de r est :

la position r = r0 , est tel que :

dEp,eff mC2 K mC2


(r = r0 ) = 0 = − + donc r0 =
dr r0 3 r0 2 K
En ce point l’énergie potentielle effective est minimale :

K2
Emin
p,eff = Ep,eff (r0 ) = −
2mC2
La nature de la trajectoire est déterminée par la valeur de l’énergie mécanique du système.

a) Trajectoires ouvertes : Em ≥ 0
On parle aussi d’états libres ou d’états de diffusion. Ils correspondent à Em ≥ 0
•Cas où Em > 0
On a le graphe suivant :

Les mouvements possibles sont ceux dont r ∈ [rmin ; +∞], c’est un état de diffusion caractérisé
par des trajectoires hyperboliques dont le centre O de la force centrale se trouve à l’intérieur de
la courbe.
rmin étant la distance minimale d’approche.

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• Cas de Em = 0
On a le graphe suivant :

On a également un état de diffusion,qui correspond à des trajectoires paraboliques (cas limite).

b) Trajectoires fermées : Emin < Em < 0


On a le graphe suivant :

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Les mouvements possibles sont ceux dont r ∈ [rmin , rmax ], c’est un état lié qui correspond
à des trajectoires elliptiques , et on obtient également à l’aide de ’intersection Em = Ep,eff la
distance minimale d’approche rmin (périgée) et celle de la distance maximale d’éloignement rmax
(apogée) du point matériel par rapport au centre de force.

• Cas de Em = Emin
On a :

Dans ce cas, une seule valeur de r est possible, r0 , correspondant au cas d’une trajectoire
circulaire.
1
En effet, cela impose mṙ2 = 0, c’est-à-dire ṙ = 0 et donc un mouvement circulaire .
2
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• Remarque : Caractéristique d’une ellipse


On considère une planète P de trajectoire elliptique autour du soleil S, occupant son foyer F
( qui est aussi le centre de force O).

Une ellipse possède un grand axe de longueur 2a et un petit axe d longueur 2b, son équation
cartésienne est :
x2 y2
+ =1
a2 b2
son équation polaire est :
p
r=
1 + e cos θ

où p est le paramètre de l’ellipse (c’est une distance) et e son excentricité (c’est un nombre e ⩾ 0).
On définit :
— Le point P est la position la plus proche de O (périgée pour un satellite terrestre, périhélie
pour une planète ou une comète).

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— Le point A est la position point la plus éloignée de O (apogée pour un satellite terrestre,
aphélie pour une planète ou une comète).
— La distance minimale d’approche est :
p
rmin = OP = r(θ = 0) =
1+e
— La distance maximale d’éloignement est :
p
rmax = OA = r(θ = π) =
1−e
— Le demi-grand axe de l’ellipse :
rmax + rmin
a=
2
— l’excentricité :
rmax − rmin
e=
rmax + rmin
— Un cercle est une ellipse d’excentricité e = 0, donc de rayon R = a = b.

4. trajectoires possibles dans le cas répulsif : K < 0


Dans le cas d’interactions répulsives, la courbe d’énergie potentielle effective ne passe jamais
par un minimum, elle est monotone décroissante.

Le système se trouve constamment dans un état de diffusion, qui correspond à une trajectoire
hyperbolique dont le centre O de force centrale est à l’extérieur de la courbe.

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IV. Étude des trajectoires dans le cas de l’interaction gravitation-


nelle : Mouvements des satellites et des planètes
On considère une planète une planète P supposée ponctuelle de masse m, soumise uniquement
à la force attractive de gravitation exercée par le soleil, supposé immobile et de masse MS .
Le référentiel d’étude est le référentiel héliocentrique galiléen, auquel on associe la base polaire
( e r, −

→ →
e θ ) liée à la planète.
La force de gravitation est :


→ mMS −→ K− →
F = −G 2
e r = − 2
er
r r
−→

→ SP
avec r = SP la distance entre le centre du soleil et la planète et e r =
r

1. Les lois de Kepler


— Première loi de Kepler
Les planètes décrivent des trajectoires elliptiques dont un foyer est occupé par le Soleil .
— Deuxième loi de Kepler
−→
Les aires balayées par le vecteur SP liant le centre du Soleil au centre d’une planète pendant
les mêmes durées sont égales (loi des aires).
— Troisième loi de kepler la période de révolution T d’une planète autour du Soleil de masse
MS est liée au demi-grand axe a de sa trajectoire elliptique par :
T2 4π 2
=
a3 GMs
ou G est la constante de gravitation.

2. Étude des satellites à trajectoire circulaire


• Cadre de l’étude :
L’étude du mouvement des satellites artificiels se fait dans le cadre suivant :
— le mouvement est décrit dans le référentiel géocentrique supposé galiléen .
— la seule force agissant sur le satellite est l’attraction gravitationnelle terrestre.
— la trajectoire est supposée suffisamment haute pour pouvoir négliger les forces de frotte-
ments dues à l’atmosphère (d’épaisseur moyen 600km) et suffisamment basse pour pouvoir
négliger l’influence des autres astres devant celle de la Terre. (une altitude entre 2000km
et 4000km)
Soit un satellite M , de masse m, gravitant autour de la terre de centre O ,de rayon RT et de
masse MT , sur une orbite circulaire de rayon r0 = RT + z où z est son altitude.
Le référentiel d’étude est le référentiel géocentrique (supposé galiléen), en coordonnées polaires.

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a) la vitesse, la période et l’énergie mécanique du satellite


• La vitesse du satellite :
La seule force s’exerçant sur le satellite est la force d’interaction gravitationnelle due à la terre
et le PFD appliqué au satellite est :


→ mMT −
m−

a = F = −G 2

er
r0
−−→
Or OM = r0 −

er =⇒ −

v = r0 θ̇ −

e θ = v−


donc


→ d−
→v dv −
→ v2 −

a = = eθ− er
dt dt r0

Par identification dans le PFD, on obtient :

dv
=0 =⇒ v = Cte = v0 le mouvement est donc uniforme
dt
et aussi

v02 GMT GMT


= =⇒ v = v0 =
r0 r02 r0

Or la force de gravitation exercée par la terre sur le satellite est égale au poids du satellite :


→ GmMT
F =−

p =⇒ = mg
r02

Ainsi, l’intensité du champ de pesanteur à l’altitude z est :

GMT GMT
g(z) = =
r02 (RT + z)2

au niveau du sol (z = 0), on a :

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GMT
g0 = =⇒ g0 RT2 = GMT
RT2
soit encore :

g0 RT2 g0 RT2
v= =
r0 RT + z

• La période de révolution du satellite :


on a
2πr0 4π 2 r02 GMT 4π 2
v= =⇒ = =⇒ T2 = .r03
T T2 r0 GMT

finalement

r03
T = 2π
GMT

ce résultat peut être déterminer d’après la troisième loi de Kepler.


• L’énergie mécanique du satellite :
Le système est conservatif :

1 GmMT 1 GMT GmMT


Em = mv02 − = m −
2 r0 2 r0 r0
soit
GmMT
Em = − = −EC < 0
2r0

b) Les vitesses cosmiques


i) Première vitesse cosmique ou vitesse de satellisation en orbite basse
La première vitesse cosmique v1 ou vitesse de satellisation est la vitesse à communiquer au
satellite pour être satellisé sur de orbite circulaire basse, de rayon :

r = RT + z ≃ RT

cela est impossible à cause des frottements avec l’atmosphère.


Donc, d’après le paragraphe précédent, on a :

GMT
v1 =
RT

Avec MT = 6.1024 kg et RT = 6400km, on obtient :

v1 ≃ 7, 9.103 m/s = 28, 5.103 km/h

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ii) Deuxième vitesse cosmique ou vitesse de libération


La deuxième vitesse cosmique v2 ou vitesse de libération est la vitesse minimale à communi-
quer à un satellite se trouvant sur le sol terrestre, pour s’échapper à son attraction gravitationnelle.
La trajectoire permettant un éloignement infini et d’énergie la plus faible possible est la trajec-
toire parabolique.
Alors, son énergie mécanique au niveau du sol r = RT est nulle :
1 GMT m
Em = mv22 − =0
2 RT
| {z }
au niveau du sol

alors
2GMT √
v2 = = 2v1
RT
A.N :
v2 = 11, 2.103 m/s

c) Cas particulier d’un satellite géostationnaire


i) Définition
Un satellite est géostationnaire s’il est fixe par rapport au référentiel terrestre.

Cela n’est possible que si :


— sa trajectoire circulaire est contenue dans le plan équatorial ;
— la période de révolution du satellite est égale à celle de rotation de la terre autour de l’axe
passant par ses pôles soit un jour sidéral 23h56min ;
— le satellite tourne dans le même sens que celui de rotation de la terre.
D’après le PFD, on a :


m− →
a = F


Sachant que − →a est dirigé vers le centre da la trajectoire circulaire et que F est dirigé vers le
centre de la terre.

→ →
Alors, pour que F et − a soient colinéaire il faut le satellite évolue dans l’équateur.

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ii) Altitude et vitesse


— pour déterminer l’altitude z du satellite géostationnaire, on utilise la troisième loi de Kepler :
T2 4π 2
= où r = RT + z
r3 GMT
Donc,
2
3 T GMT
z= − RT
4π 2
A.N :

RT = 6400km ; MT = 6.1024 kg
G = 6, 67.10−11 SI ; T = 23h56min

On trouve
z ≃ 36000km
— Pour déterminer la vitesse du satellite géostationnaire, on a :
2πr 2π(RT + z)
v= =
T T
A.N :
v = 3, 1km/s
Les satellites de télécommunication sont géostationnaires.

2. Étude des planètes à trajectoire elliptique


• Cadre de l’étude :
L’étude du mouvement des planètes se fait dans le cadre suivant :
— le mouvement est décrit dans le référentiel héliocentrique galiléen.
— la seule force agissant sur la planète est l’attraction gravitationnelle solaire.
On considère une planète une planète P supposée ponctuelle de masse m, soumise uniquement
à la force attractive de gravitation exercée par le soleil, supposé immobile et de masse MS .
Le référentiel d’étude est le référentiel héliocentrique galiléen, auquel on associe la base polaire


er , −
→ 
eθ liée à la planète.

a) Énergie mécanique de la planète


l’énergie mécanique de la planète est :

Forces centrales 16/18


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1 K
Em = Ec + Ep = m(ṙ2 + r2 θ̇ 2 ) − avec K = GmMs > 0
2 r
C
d’après la constante des aires on a : θ̇ =
r2
ainsi,

1 2
mC2 K
Em = mṙ + −
2 2r2 r
1
= mṙ2 + Ep,eff (r) = Cte
2
aux points A et P , la distance r = SP atteint un extremum :
dr
= ṙ = 0
dt
alors
K mC2
r2 + .r − =0
Em 2Em
les solution de ce polynôme sont rmax et rmin dont la somme vaut :
K
rmax + rmin = − = 2a
2Em
ainsi, l’énergie mécanique de la planète est :

K
Em = − <0
2a

Cette relation est utilisée pour déterminer le demi-grand axe a de l’ellipse en utilisant les CI,en
effet :

1 K K
Em = mv02 − =−
2 r0 2a

b) Étude de la vitesse de la planète


Le système est conservatif, alors : Em = Cte et ce quelque soit r.
alors
1 K K K 2 1
Å ã
2 2
Em = mv − =− =⇒ v = −
2 r 2a m r a
soit

K 2 1
Å ã
v(r) = −
m r a

— Au périhélie P on a r = rmin et donc vP = vmax ;


— Au aphélie A on a r = rmax et donc vA = vmin ;
En A et en P le rayon r est extrémal, donc ṙA = 0 = ṙP , la vitesse est donc orthoradiale en
A et P.

Forces centrales 17/18


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Le moment cinétique de M par rapport au centre O de la force est constant et s’écrit :


— lorsque la planète est en A :

→ −→
LO (A) = OA ∧ m− v→ −

A = mrA vA e z
— lorsque la planète est en P :

→ −→
LO (P ) = OP ∧ m− v→ −

P = mrP vP e z
D’après la conservation du moment cinétique on a :

LO (A) = LO (P ) =⇒ rA vA = rP vP

D’où

vmin .rmax = vmax .rmin

c) période de révolution de la planète


D’après, la 3 ème loi Kepler, on a :

T2 4π 2
=
a3 GMs

d’où

a3
T = 2π
GMT

Forces centrales 18/18

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