La Gestion de Trésorerie Dans Une Entreprise
La Gestion de Trésorerie Dans Une Entreprise
Sommaire
Introduction générale…………………………………………………………………. 01
Chapitre I : Généralités sur la gestion de la trésorerie…............................................ 03
Section 1 : Définitions et notions générales………………………………..... 03
Section 2 : Les éléments constitutifs de la trésorerie et ses causes de
dégradation........................................................................................................ 08
Chapitre II : La trésorerie dans l’analyse financière……………………………….. 19
Section 1 : Analyse de la trésorerie par le bilan……………………………. 19
Section 2 : Analyse de la trésorerie par les flux…………………………… 26
Chapitre III : Elaboration d’une prévision en gestion de trésorerie………………. 38
Section 1 : Prévision de trésorerie………………………………………...... 38
Section 2 : La gestion des besoins et des excédents……………………….. 52
Introduction générale
La gestion de trésorerie a été mise en place afin de faire des prévisions des flux
financiers et monétaires dans le but de gérer d’une meilleure manière les disponibilités de
l’entreprise.
La trésorerie d'une entreprise peut être analysée comme l'ensemble de ses possibilités
de paiement considéré par rapport à l’ensemble des engagements qu'elle a contractés. C’est ce
qu’exprime la notion de solvabilité qui est définie comme l'aptitude d'un agent économique à
faire face à ses dettes lorsque celles-ci viennent à échéance. La gestion optimale de la
trésorerie consiste à prévoir, contrôler et maîtriser la dimension et la date des
exigibilités et celles des disponibilités spontanées résultant du fonctionnement de l'entreprise,
et à se procurer en temps voulu et au moindre coût les disponibilités complémentaires qui sont
éventuellement nécessaires. Autrement dit la gestion optimale de la trésorerie a pour
objectif d’assurer la liquidité de la firme au moindre coût.
Pour gérer les flux de liquidités et prévenir les risques financiers, la gestion de
trésorerie se rapporte aux flux financiers à court terme, autrement dit concerne les postes de
bas de bilan en comptabilité financière.
1
Introduction générale
financier, cela indique que la fonction de trésorerie devient de plus en plus indépendante au
sein de la direction financière, elle permet de surveiller les risques d’insolvabilité.
L’objectif de notre travail consiste à étudier la fonction de la gestion de trésorerie au
sein de l’entreprise, ainsi que l’importance de sa mise en place dans cette dernière. Plus
précisément, nous essayerons de mieux comprendre la manière dont la trésorerie est gérée,
notamment dans sa relation avec d’autres services et fonction s de l’entreprise, pour y parvenir,
nous tenterons de répondre à un certain nombre de questions à savoir :
- qu’est-ce que la trésorerie ? Et quelle sont les outils utilisés afin d’aboutir à une
meilleure gestion ?
Pour répondre à cette problématique nous avons proposé les hypothèses suivantes :
H2 : c’est en se basant sur le mouvement des flux que l’unité gère les risques liés à la
trésorerie.
méthodes de son calcule, ainsi que les ratios la concernant pour l’évaluer ;
Le quatrième chapitre portera sur une étude de cas, afin de voir la gestion de
trésoreries au sein d’une entreprise, et d’apprécier son application sur le terrain.
2
Chapitre I : généralité sur la
gestion de la trésorerie
Chapitre I Généralités sur la gestion de la trésorerie
Introduction
Dans ce chapitre nous allons voir les généralités sur la trésorerie et la gestion de la
trésorerie.
La trésorerie (d'une entreprise, d'une association, etc.) est constituée par les sommes
d'argent disponible en caisse ou en banque. On peut la calculer en totalisant le solde de la
caisse, des comptes chèques bancaires et postaux.
3
Chapitre I Généralités sur la gestion de la trésorerie
commerciale (délais de règlement) sont également des éléments qui influencent directement la
gestion de trésorerie1.
En d’autres termes selon GAUGAIN & al. (2007 :p24) la trésorerie résulte de la
différence entre la trésorerie active (les disponibilités) et la trésorerie passive (les concours
bancaires). Elle est la différence entre les actifs et les dettes dont la liquidité et l’exigibilité
sont immédiates3.
Pour SALL (2008 :p38) , lui, la trésorerie à un moment donné est égale à la
différence entre les valeurs disponibles (à l’actif) et les dettes à court terme bancaires (au
6
passif) .
Au regard de toutes ces définitions, nous pouvons réaffirmer que la trésorerie d'une
entreprise peut être analysée comme l'ensemble de ses possibilités de paiement considéré par
rapport à l'ensemble des engagements qu'elle a contracté. Et que la politique de trésorerie
repose sur la maîtrise de l’évolution de la situation financière de la firme dans tous ses
aspects.
La bonne gestion de trésorerie permet de :
Pour mieux comprendre le rôle de la trésorerie dans une entreprise, il faut d’abord
savoir que la trésorerie est solidaire de toutes les autres fonctions de l’entreprise, puisque tous
les actes qui caractérisent la vie d’une entreprise entrainent au final une opération
d’encaissement ou de décaissement.
5
Chapitre I Généralités sur la gestion de la trésorerie
assurer la sécurité des transactions en utilisant les moyens de paiement et
circuits télématiques sécurisés6.
Ces affirmations nous permettent alors de dire que la trésorerie n'est donc pas que le
solde des flux monétaires, mais elle est la synthèse de toutes les politiques de l'entreprise et
elle joue un rôle essentiel dans la vie des sociétés.
On peut évoquer trois (03) raisons possibles permettant de disposer d'une trésorerie
qui sont entre autres8 :
Les raisons de transaction s'expliquent par le fait que la société effectue des achats et
réalises des ventes même si certaines de ces opérations se déroulent à crédit ou à terme, elle
aura absolument besoin des liquidités. Pour cela, il faut prendre des précautions.
La trésorerie n'étant pas une science nulle. Elle n'est à l'abri des imprévus. Cela se
traduit parce que l'on appelle couramment l'épargne ou les prévisions pour couvrir les risques
( insolvabilité ).
Départ ces raisons, il faut une spéculation, lorsqu'une société dispose de fonds
important, il est intéressant de placer les excédents dans les conditions avantageuses
notamment, les dépôts à terme. Outre son utilité, la trésorerie utilise pour sa gestion des
moyens techniques.
1.5. Processus de la gestion de trésorerie
7 www.mataf.net
8 Baltazar Loubandingar Ngargoto, « La gestion de trésorerie dans des institutions de microfinance », Mémoire
de licence, Institut superieur Polytechnique "la Francophonie" de Ndjamena/TCHAD, 2008, p33
8
Chapitre I Généralités sur la gestion de la trésorerie
La mise en œuvre de la gestion de trésorerie passe par trois étapes, les plus
importantes sont les suivants :
La prévision vise à donner une capacité de réaction face aux événements inattendus
et de cohérence, les prévisions de trésorerie sont élaborées à partir de l’ensemble de budget
d’exploitation, d’investissement et de financement.
Cette dernière étape consiste à faire l’analyse des écarts résultants de la comparaison
entre les prévisions, réalisations et contrôle des conditions bancaires grâce à des documents
comptables notamment l’extrait de compte et l’échelle d’intérêt.
9
Chapitre I Généralités sur la gestion de la trésorerie
2.1.1.La caisse
Elle représente un élément essentiel de la trésorerie, car elle contient toute les
liquidités dont l’entreprise dispose et dont elle a accès sur l’immédiat et sans recours à un
quelconque déplacement. La caisse est constituée, des encaissements (recettes) et des
décaissements (dépenses) qu’effectue l’entreprise.
A. Les recettes
Elles sont encaissées soit par des caisses régionales soit par la trésorerie. Les
règlements en caisse se font : en espèces, par chèque ou encore par inscription à un compte
courant faisant l’objet d’un règlement périodique. Le principe de l’unité de trésorerie
nécessite le versement par les caisses à la trésorerie de leur fonds disponible. Le versement
s’effectue aux banques ou à la poste. Ces fonds sont centralisés à des comptes gérés par la
trésorerie.
Les recettes dites « hors activité principale ». Elles concernent des ventes de vieilles
matières, des locations diverses, etc.….
Ces versements viennent en couverture de la part de l’organisme dans les charges des
emprunts et les dépenses d’établissement.
B. Les dépenses
Il s’agit des débours (argent avancé), des indemnités (somme alloué pour
dédommager d’un préjudice. Exemple : expropriation…), et des remboursements (billets non
utilisés…).
En ce qui concerne la banque deux éléments doivent être suivis par le comptable afin
d’assurer une meilleure information concernant le compte banque au niveau de l’entreprise.
Le rapprochement bancaire
11
Chapitre I Généralités sur la gestion de la trésorerie
12
Chapitre I Généralités sur la gestion de la trésorerie
Solutions proposées
- Songer à des moyens de financement adaptés ;
- Augmenter les capitaux propres pour maintenir un ratio FR/BFR suffisant ;
- Freiner la progression des ventes en cas de d’indisponibilité des moyens de
financement.
2.2.2.Le mauvais choix de financement
• Solutions proposées
Il faut prendre en considération les risques des écarts entre les valeurs prévisionnelles
et les valeurs réelles, et évaluer l’impact de chaque risque sur la santé financière de
l’entreprise.
Les délais de recouvrement des créances clients se décalent avec les délais
d’écoulement des stocks et les délais fournisseurs, ce qui causera une hausse du BFR plus vite
que les ventes.
• Solutions proposées
Une bonne gestion du BFR implique une bonne gestion des décalages entre les
rentrées et les paiements.
L’une des plus importantes crises que peut rencontrer une entreprise est la baisse
d’activité. Dans cette situation, elle n’est plus capable de maintenir les contrats de travail en
leur état initial et n’est plus en mesure de garder le même niveau des ventes, par conséquent le
10 www.lesechos.fr
13
Chapitre I Généralités sur la gestion de la trésorerie
D’après KEYNES (1936 : 92) toute entreprise doit conserver par devers elle un
certain « stock de monnaie », pour faire face à tout instant aux dépenses qu’elle doit ou
souhaite réaliser. Si l'on pouvait prévoir parfaitement l’avenir, et si les décaissements étaient
synchronisés aux encaissements, il ne serait pas nécessaire de constituer une réserve de
moyens d’échange11.
On distingue trois (3) motifs qui poussent les personnes physiques ou morales à
détenir de la trésorerie selon KEYNES (1936 : 30) :
• un motif de précaution,
• un motif de transaction,
• un motif de spéculation.
3.1.1.Motif de précaution
Le motif de transaction répond aux besoins quotidiens de fonds, afin de faire face
aux échéances professionnelles engendrées par le cycle d'exploitation ( approvisionnement,
charges de production et de commercialisation). Il est également là pour parer au paiement
des charges financières, des impôts et des dividendes. Mais aussi peut concerner la nécessité
de faire face aux exigences de caisse et d’actif liquide que demandent les banques pour
octroyer des crédits à l’entreprise.
3.1. 3.Motif de spéculation
11 JOHN MAYNAR KEYNES, theorie génerale de l'emplois de l'interet et de la monnaie, 1936.
14
Chapitre I Généralités sur la gestion de la trésorerie
Ces besoins d'encaisse seront d'autant moins importants que la prévision des flux sera
moins incertaine. L'approche keynésienne de la préférence pour la liquidité est aujourd’hui
largement adoptée par les financiers d'entreprises. Détenir un stock de monnaie permet de se
garantir contre le manque de synchronisation entre les flux d’entrée et de sortie de fonds. Afin
justement de mieux gérer ces flux, nous allons exposer dans le chapitre deux (2) qui suit, les
outils et techniques d’optimisation de la trésorerie.
qui pourraient aider le trésorier d’entreprise a mieux assoir son contrôle des cash-flows :
Selon VERNIMMEN (2009 : 1083), l’équilibrage des comptes s’appuie sur les deux
15
Chapitre I Généralités sur la gestion de la trésorerie
L’optimisation de la trésorerie fait appel le plus souvent à faire un choix entre crédit
et placement à court terme pour disposer de fonds. Le panel de choix est large mais nous
tenterons d’en présenter les plus aisément utilisables en entreprise.
• le crédit fournisseur qui, est une source de financement à court terme par lequel
l’entreprise accorde à ses clients un crédit au moment de la vente. Mais elle n’est p rofitable
pour l’entreprise que dans le cas où la firme encaisse ses ventes plus rapidement qu’elle ne
règle ses fournisseurs. Il faut aussi noter que le crédit fournisseur est généralement fictif, dans
la mesure où l’entreprise « accorde » également des délais à ses clients,
• le crédit spot est définit par VERNIMMEN (2009 : 451) comme étant un
crédit à court terme facilement utilisable par tirages successifs. L’entreprise émet un billet
financier ou procède à un tirage auprès de sa banque qui lui avance les fonds correspondants
sur la durée prévue entre les deux parties13,
• la facilité de caisse très proche du découvert dans son principe, elle est
l’autorisation donnée à une entreprise par sa banque de présenter un solde de son compte
courant négatif pendant une durée très courte (quelques jours). Les facilités de caisse, dont
l’utilisation est très ponctuelle, sont utilisées pour les opérations consommatrices de trésorerie
(paiement des salaires ou reversement de la TVA, par exemple).
• le découvert bancaire qui est destiné à faire face à une insuffisance temporaire
de fonds de roulement,
• l’escompte d’effet commercial qui selon BRUSLERIE (2012 : 68) est en fait
une opération qui correspond à la mobilisation immédiate d’un crédit de trésorerie bancaire
dit « causer » par l’effet cédé. Il s’analyse financièrement comme un crédit sous forme d’un
compte bancaire créditeur14.
Il est donc absolument indispensable de bien « baliser » les voix d’exécution des
opérations bancaires et d’effectuer régulièrement des audits de ces conditions négociées
permettant de gérer la sécurisation des actions qui viennent d’être décrites plus haut.
Pour ce faire il faut réclamer les échelles d’intérêt et les tickets d’agios pour effectuer
le contrôle des conditions bancaires appliquées car les banques ne les envoient pas
systématiquement. Ce document constitue en fait le support de facturation des agios sur
découvert, de la commission du plus fort découvert et celle de mouvement. L’échelle d’intérêt
ne donne pas le détail des fluctuations, mais elle précise le cumul de variations quotidiennes
débitrices et créditrices en valeur.
13 Idem. p14.
14 Op. cit. BRUSLERIE, p05.
15 Luc BERNET-ROLLANDE, Pratique de l'analyse financiere, Edition DUNOD, 2008.
17
Chapitre I Généralités sur la gestion de la trésorerie
Ci-dessous, nous allons présenter ces conditions sous tous leurs aspects sans pour
autant prétendre avoir fait une énumération exhaustive de toutes les conditions fondamentales
d’optimisation de trésorerie.
Quant à l’information externe, elle concerne les relations du trésorier avec les
banquiers, les clients, les fournisseurs, l’Etat, les organismes sociaux etc. Le trésorier travaille
en étroite collaboration avec les banquiers en vue d’améliorer les conditions bancaires et
d’être informé des différents mouvements de ses comptes bancaires.
18
Chapitre I Généralités sur la gestion de la trésorerie
S’il y a une chose importante qu’il faut garder à l’esprit c’est que le banquier est
avant tout un fournisseur et aucun fournisseur n’a intérêt à perdre un client à moins qu’il ne
soit un très mauvais payeur. Cette notion assimilée, il faut donc étroitement collaborer avec le
banquier afin de négocier au mieux avec lui toutes les conditions qu’il nous propose da ns
l’objectif d’optimiser sa trésorerie car en banque tout, absolument tout, est négociable.
Selon CABANE (2006 : 133) les conditions de banque sur lesquelles il faut surtout
insister sont entre autres celles citées ci-après17 :
• le taux de base bancaire : est un taux différent du taux de marché car il est
affiché par la banque. Ce taux est fixé sur une période, contrairement aux taux de marché
susceptibles de changer chaque jour. Il contient, en outre, une première marge bénéficiaire
pour la banque. (SION, 2003 : 85)
• les jours de valeurs : c’est la date à laquelle le compte de l’entreprise est
effectivement mouvementé c'est-à-dire débité ou crédité ;
• les commissions qui sont les sommes perçues par une banque en rémunération
d’un service fourni à son client.
• les conditions bancaires sur les opérations internationales qui résument le prix
des opérations effectuées pour le compte de l’entreprise et négociées par le trésorier pour
limiter les coûts facturés et optimiser le rendement des opérations internationales.
Conclusion
Dans le prochain chapitre nous allons faire une analyse financière de la trésorerie par
deux methodes, et voir la place qu’elle détient dans le bilan fonctionnel.
Introduction :
Afin d’évaluer ses capacité à faire face aux besoins financiers, l’entreprise se sert de
l’analyse financière. Pour cela elle dispose de ressources propres qui lui permettent de
satisfaire ces besoins même à long terme.
Occupant un poste très important dans cette analyse, la trésorerie doit être
déterminée
au préalable, pour son étude en premier lieu puis son optimisation.
Dans ce chapitre nous allons analyser la trésorerie selon deux approches différentes :
l’approche statique et l’approche dynamique.
L’analyse par le bilan est une analyse statique, elle permet à l’entreprise de
déterminer sa trésorerie à partir de bilans qui constituent la photographie de ses ressources et
ses emplois.
1.1. Notion du bilan fonctionnel
Le bilan comptable est un tableau récapitulatif du patrimoine de l’entreprise, et il est
devisé en deux parties :
• L’actif : C’est la partie gauche du bilan, elle classe par ordre de liquidité
croissante ce que possède l’entreprise et ce que lui doivent ses clients.
• Le passif : C’est la partie droite du bilan, elle classe par ordre d’exigibilité
19
Chapitre II La trésorerie dans l’analyse financière
le fonds de roulement net global (FRNG) et le besoin (ou excédent) en fonds de roulement
(BFR/EFR) de l'entreprise18.
On peut déterminer la trésorerie par le haut du bilan et par le bas du bilan.
A. Par le bas du bilan : la trésorerie résulte de la défiance entre la trésorerie
active et la trésorerie passive :
TRESORERIE NETTE = TRESORERIE ACTIVE – TRESORERIE PASSIVE
o Le BFR :
Lorsque la trésorerie es positive ceci signifie que le FRNG couvre la totalité du BFR,
et laisse aussi un excédent de trésorerie disponible, et lorsqu’elle est négative ceci traduit que
le FRNG ne finance qu’une partie du BFR, dans ce cas l’entreprise doit faire un emprunt à
court terme afin de financer la partie du cycle d’exploitation qui n’est pas encore couverte par
les ressources stables20.
19 Ibid.
21
Chapitre II La trésorerie dans l’analyse financière
BFR
TN > 0 TN < 0
On cite :
plus la durée du cycle d’exploitation est longue, plus ces besoins sont élevés et plus le fonds
roulement constaté au bilan doit être important.
Une entreprise ayant un fonds de roulement élevé n’a pas nécessairement une
trésorerie aisée si ses besoins en fonds de roulement sont plus importants. A l’opposé, une
entreprise ayant un fonds de roulement faible, voire négatif, n’a pas nécessairement une
trésorerie serrée.
Plus une firme est endettée plus ses facultés d’endettement supplémentaire son t limitées, toutes
choses égales par ailleurs. C’est pourquoi l’on calcule le fonds de roulement propre. Le fonds
de roulement propre est égal à la différence entre les capitaux propres et les immobilisations
nettes et indique le degré d’indépendance financière de la firme. Mais un fonds de roulement
propre positif peut aussi sous-entendre que la firme ne parvient pas à financer son cycle
d'exploitation au moyen de ses seules ressources empruntées, et, dispose donc d'une marge de
manœuvre d’autant plus restreinte pour financer son cycle d’investissement.
Pour financer ses investissements une entreprise ne peut et doit pas compter que sur
elle-même. Ce serait alors juger favorablement les entreprises qui investissent peu et
défavorablement les entreprises dynamiques. Cependant, si les banquiers conseillent le plus
souvent le recours au financement à long et à moyen terme, ils recommandent afin de
préserver la solvabilité de l'entreprise, un certain équilibre au sein du fonds de roulement. Une
règle empirique unanimement admise spécifie que les capitaux étrangers à terme ne devraient
pas dépasser au bilan les capitaux propres.
On peut être tenté de juger favorablement une entreprise dont le fonds de roulement
augmente et défavorablement celle dont il diminue. Or, le fonds de roulement d'une entreprise
peut baisser sans que la situation de celle-ci ne se détériore. Cela peut tout simplement
signifier que la société vient d’investir sans concours extérieur grâce à s a trésorerie pléthorique.
Inversement, le gonflement du fonds de roulement peut traduire la formation d'une encaisse
oisive. Il convient donc d’analyser les facteurs explicatifs de tels mouvements pour les
interpréter judicieusement.
22 Idem. P 22
24
Chapitre II La trésorerie dans l’analyse financière
L’analyse par flux est une analyse dynamique, elle permet d’expliquer les
25
Chapitre II La trésorerie dans l’analyse financière
variations passées de la trésorerie ou d’appréhender son évolution future à partir des flux
d’encaissement et de décaissement.
En finance d’entreprise, il existe plusieurs tableaux de flux servant à expliquer
la variation de la trésorerie en reconstituant les différentes natures de flux ayant traversé
l’entreprise sur une période comptable, les principaux tableaux utilisés par les trésoriers sont :
• Tableau pluriannuel des flux financiers ;
• Tableau des flux de trésorerie ;
• Tableau de financement ;
2.1. Le tableau pluriannuel des flux financiers
Le tableau pluriannuel de des flux financiers sert à compléter utilement l’analyse
financière, il est construit à partir de concept Excédent de trésorerie d’exploitation (ETE).
Désignation
n-2 n-1 n
Ventes de marchandises +
Production de l’exercice
23 PONCET Pier, « gestion de trésorerie », Edition Economica, paris 2004, p122.
26
Chapitre II La trésorerie dans l’analyse financière
- consommation intermédiaire
= valeur ajouté
- impôts et taxes
- frais personnels
= excédent brut d’exploitation
- variation du BFR
= Excédent de trésorerie d’exploitation (ETE)
- investissement dans l’exploitation
= E = Solde économique ou DAFIC ( a )
Variation de dettes financières
- frais financiers sur emprunts
- impôt sur le bénéfice
- participation
- dividendes
= F = solde financier
Solde courant G = E + F
+ autres produits et autres charges
+ produits financiers
+ produits de cession
+ réduction d’immobilisations financières
+ autres produits et pertes exceptionnels
+ augmentation de capital
+ transfert de charges
- acquisition d’autres valeurs immobilisées( b )
- variation de BFR hors exploitation
= variation du disponible
Il devrait être supérieur à zéro en moyenne sur plusieurs exercices (indique donc si
l'entreprise est capable d'autofinancer ses investissements d'exploitation).
Si le DAFIC est inférieur à zéro, il faut rechercher les causes possibles : EBE
insuffisant, BFRE trop important, investissements non rentables...le solde financier ci-dessous
montre comment l'entreprise y a remédié (nouveaux emprunts, augmentation de capital...).
Le total des autres éléments : ce solde, indépendant des précédents, regroupe tous les
éléments du tableau de financement dont il n'a pas été tenu compte ci-dessus.
28
Chapitre II La trésorerie dans l’analyse financière
inverse).
29
Chapitre II La trésorerie dans l’analyse financière
qui ont fait l’objet de sorties de trésorerie pendant l’exercice comptable, ainsi que le solde de
trésorerie à la date de reportions24.
- la Capacité d'autofinancement.
24 Eric TORT, « Les tableaux de flux de trésorerie en règles françaises et internationales : essai de
synthèse », Revue Française de Comptabilité, no 462, février 2013, p24.
30
Chapitre II La trésorerie dans l’analyse financière
31
Chapitre II La trésorerie dans l’analyse financière
Variation de trésorerie ( A + B + C )
Trésorerie à l’ouverture ( D )
32
Chapitre II La trésorerie dans l’analyse financière
Trésorerie à la clôture ( A + B + C + D )
Source : Eric TORT, « Les tableaux de flux de trésorerie en règles françaises et
internationales », février 2013, p26.
2.2.4.Interprétation du tableau :
Le TFT est fondée sur une analyse par fonction et comprend trois parties
correspondant aux flux de trésorerie liés à l’activité, à l’investissement et au financement.
A. Les flux de trésorerie lié à l’activité
Ces flux correspondent à l’ensemble des flux non liés aux opérations de
l’investissement et de financement, mais à ceux concernant directement l’activité de
l’entreprise et son exploitation.
B. Les flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement
Concernant l’acquisition et la cession des immobilisations, ces flux permettent
d’identifier et de mesurer la politique d’investissement de l’entreprise en matière de
renouvellement ou de développement de son activité.
C. Les flux de trésorerie liés aux opérations de financement
Ils sont constitués de sources de financement et des rémunérations et
remboursements réalisés, en tenant compte de l’incidence de la variation des décalages de
trésorerie constitués des variation de capital souscrit non appelé et du capital appelé non
versé.
D. La trésorerie
Elle résulte de la somme des flux de trésorerie générée au niveau de l’activité,
d’investissement et de financement, elle correspond aux disponibilités et quasi disponibilité :
• Compte de caisse et compte courant ;
• Comptes à terme et intérêts détenus et non échus ;
• Valeurs mobilières de placement ;
• Soldes créditeurs de banques et intérêts courus et non échus.
En conclusion, le TFT de faire une analyse de la rentabilité de l’entreprise, à partir de
ses différentes fonctions.
répondre.
2.3.1.Définition
Emplois Ressources
• Dividendes •Autofinancement
Investissements •Augmentation de capital
• Remboursemen Nouveaux emprunts
t des emprunts à moyen Cessions d'immobilisations
et long terme
2.3.4.Interprétation du tableau
• Ce modèle met en évidence les trois niveaux de flux financiers :
• la variation du fonds de roulement traduit la variation des flux long
terme ; c’est le solde entre les nouvelles ressources permanentes et les nouveaux
emplois supérieurs à un an. Si ce solde est positif il constitue une ressource nette
disponible pour financer le cycle d’exploitation ou la trésorerie de l’entreprise ;
35
Chapitre III : élaboration d’une
prévision en gestion de trésorerie
CHAPITRE 3 : ELABORATION D’UNE PREVISION EN GESTION DE
TRESORERIE
Introduction
Afin de pouvoir faire des décisions, et permettre d’assurer au moindre cout le
maintien de l’équilibre financier instantané de l’entreprise, cette dernière doit s’engager à faire
les prévisions nécessaires, et cela se fait par trois outils complémentaires s’établissant sur
diffèrent horizons que nous allons voir dans ce chapitre en détaille qui sont :
- le plan de financement (sur plusieurs années) ; -
le budget de trésorerie (sur un an à un pas
mensuel) ;
- et la fiche en valeur (sur un mois à un pas
journalier).
d’une part, l’ensemble des besoins financiers du projet à satisfaire et, d’autre part, les
ressources apportées.
Le plan de financement vise à mettre en adéquation les emplois (dépenses) et les
ressources (recettes) pour chaque projet. Il permet de savoir à l’avance si le projet pourra être
financé d’une manière rationnelle.
1.1.2.Enjeux du plan de financement
Le défi majeur de toute entreprise est d’aboutir à un équilibre entre les dépenses et
les recettes. En d’autres termes, il faut que les ressources financières diverses, qu'elles
proviennent des apports, des subventions, des crédits fournisseurs ou des prêts bancaires,
puissent couvrir toutes les charges prévues comme le coût des ressources humaines, des
brevets, des équipements des bureaux et des locaux, sans oublier bien sûr les dépenses
relatives au cycle d’exploitation (stocks, clients, besoin de trésorerie...).
Cependant, et à défaut de parvenir à l’équilibre voulu, il faut essayer de trouver une
ou plusieurs solutions aux capitaux manquant. Ainsi, si le problème persiste l'entreprise est
dans l’obligation de redimensionner le projet, en modifiant des détails pour réduire les
besoins.
De ce fait, elle peut sous-traiter quelques étapes du cycle d’exploitation en focalisant
ses ressources sur le projet ou en minimisant l’aspect général de ce projet pour qu’il soit
accessible à ses moyens.
Sinon, si l’écart est trop grand entre besoin et ressources, il serait préférable de
renoncer à ce projet dès le début.
Pour parvenir à faire une prévision générale de l'entreprises et des ces projets en
question, le plan de financement offre une vision sur plusieurs années, afin de laisser les
dirigeants prendre les décisions nécessaires plutôt que tard.
Les besoins de financement sont constitués par toutes les sommes « décaissées » par
l’entreprise et notamment par les immobilisations, les remboursements d’emprunt, les
remboursements de comptes courants d’associés et la variation du besoin en fonds de
roulement.
Afin de financer les besoins identifiés dans la première partie, le porteur de projet va
identifier des ressources adéquates : déblocage d’emprunts, apports en comptes courants,
apports en capital et capacité d’autofinancement.
Il est demandé par les banques pour l'octroi des prêts et par les responsables publics
pour l'établissement des dossiers de demande de subventions d'investissement.
Son montage financier permet de savoir également si le porteur de projet est disposé
38
Chapitre III Elaboration d’une prévision en gestion de trésorerie
Le plan de financement met en évidence les prévisions pour les éléments suivant27 :
les emplois
- dividendes à payer ;
- programme d’investissement ;
- besoin supplémentaire en BFR ;
- reconstitution du fonds de roulement ;
- remboursement du capital des anciens emprunts ;
- autres besoins de financement ;
les ressources
- la capacité d’autofinancement ;
- subvention d’investissement ;
27 Idem. P 38.
39
Chapitre III Elaboration d’une prévision en gestion de trésorerie
28 Jean Pierre DEBOURSE, Roger P. DECLERCK, l’Harmattan, Principes d’analyse financière de projets
d’investissement, Stratégies et projets, 2012.
40
Chapitre III Elaboration d’une prévision en gestion de trésorerie
41
Chapitre III Elaboration d’une prévision en gestion de trésorerie
42
N+1 N+2 N+3 N+4
Ressource :
- la capacité d’autofinancement
-Chapitre
prix de cession
III des éléments d’actif d’une prévision en gestion de trésorerie
Elaboration
- augmentation du capital
- subvention d’investissement Source :
- apports d’associés en comptes
courants
- nouveaux emprunts souscrits
- prélèvement sur le fonds de
roulement
- autres ressources
= Total ressources (1)
Emplois :
- dividendes à payer
- programme d’investissement
- besoin supplémentaire en BFR
- reconstitution du fonds de
roulement
- remboursement du capital des
anciens emprunts
- autres besoins de financement
= total des emplois (2)
= solde annuel (1) – (2)
= solde cumulé sur la période
ROUSSELOT.P et VERDIE.JF « Gestion de trésorerie », Ed Dunod, Paris, 1999, p61.
Analyse du contenu du tableau :
• CAF = Résultat Net + Dotations aux amortissements
43
Chapitre III Elaboration d’une prévision en gestion de trésorerie
Le plan de financement est le seul moyen qu’une entreprise possède afin de vérifier à
priori que sa politique d’investissement et de financement est cohérente, ce plan per met de
s’assurer qu’il n’existe au cours du temps aucun écart important entre les emplois et les
ressources et que l’équilibre financier est ainsi garanti.
Mais il n’y a pas que le plan de financement qui est d’une aussi grande importance
pour le trésorier, car la connaissance du budget de trésorerie et la fiche de suivi de valeur est
aussi indispensable.
Pour réaliser le plan de financement :
• Il faut personnaliser le plan de financement en fonction des besoins réels de
l'entreprise, qui diffèrent d’un secteur l’autre et d’une activité à l’autre.
• Les besoins stables doivent être totalement couverts par des ressources stables.
• Si le total des apports, reste inférieur à la somme des besoins permanents, il
faudra combler cette différence par un financement externe où réduire les besoins stables.
• Il faut redimensionner le projet si les intérêts de l'emprunt sont importants
compte tenu de capacité de remboursement.
44
Chapitre III Elaboration d’une prévision en gestion de trésorerie
Le budget de trésorerie est le document qui, dans l’entreprise recense, les prévisions
d’encaissement ou de décaissement sur une période donnée (le plus souvent l’année) dans le
but d’évaluer la position de trésorerie à intervalles de temps réguliers (le mois)29.
BRUSLERIE (2012 : 22) va dans le même sens en affirmant que le budget de
trésorerie vise à présenter les différents mouvements de fonds, non seulement en volume,
mais aussi en termes de dates de règlement et encaissement dans le cadre temporel ainsi
proposé. Le découpage mensuel permet de suivre régulièrement l’encaissement de l’entreprise
et de mesurer les besoins de trésorerie30.
Nous pouvons dire donc que le budget de trésorerie est une prévision des
encaissements et des décaissements attendus par une entreprise au court de l’année suivante et
que c’est un outil de planification financière à court terme.
Les encaissements sont issus du budget des ventes, car les ventes représentent la
partie la plus importante des rentrées de fonds au sein de l’entreprise, il faut tenir compte de la
TVA et le délai de règlement accordé aux clients.
Les encaissements hors exploitation
29 Jean-Claude Juhel, « Gestion optimal de la trésorerie des entreprises », Gestion et management. Université
Nice Sophia Antipolis, 1978, p44.
30 Op. Cit. Hubert de La BRUSLERIE.
45
Chapitre III Elaboration d’une prévision en gestion de trésorerie
Tout comme les encaissements, les décaissements aussi sont composés d’exploitation
et d’hors exploitation.
46
Chapitre III Elaboration d’une prévision en gestion de trésorerie
47
Chapitre III Elaboration d’une prévision en gestion de trésorerie
Interprétation :
- Dans le cas où la trésorerie est positive, ceci traduit la présence d’un
excédent de trésorerie, donc l’entreprise doit songer à des placements rémunérateurs
afin d’éviter de
gaspiller de la valeur monétaire ;
- Si la trésorerie est négative, ceci est traduit par une insuffisance de
trésorerie, donc l’entreprise doit trouver un moyen de financer sa trésorerie à court
terme, cela peut se faire par des escomptes, des découverts bancaires ou des concours
bancaire, mais ces derniers sont couteux en matière d’agios.
Selon CONSO & al, (2003 : 335), le budget de trésorerie joue pourtant un rôle
48
Chapitre III Elaboration d’une prévision en gestion de trésorerie
Le plan de trésorerie donne une idée « globale » des problèmes éventuels qui seront à
résoudre et permet de prendre des dispositions en temps opportun31.
• le premier niveau peut consister à écrire mois par mois ce qui est certain
ou très probable. Autrement dit, à découper dans le temps, d’une part, la situation des
dettes à court terme et d’autre part, la situation des créances à court terme inscrites
dans le bas du bilan d’ouverture en tenant compte des disponibilités,
• au deuxième niveau, on a, pour les entrées, les emprunts ou les
augmentations
de capitaux en numéraire, ainsi que les conséquences de certaines opérations exceptionnelles.
Et nous y avons aussi, pour les sorties, les investissements, les remboursements d’emprunts,
de même qu’aussi les conséquences de certaines opérations exceptionnelles. A ce stade, il faut
noter aussi que la trésorerie résultant des opérations hors exploitation n’est pas toujours
possible à prévoir. Etant donné les difficultés de prévisions s’attachant par principe aux
opérations exceptionnelles,
• le troisième niveau consiste à étudier l’élongation ou l’étirement des
entrées de
trésorerie correspondant à des commandes à venir en fonction des prévisions de vente. Et
l’élongation ou le temps mis des sorties de trésorerie relatives aux commandes à passer aux
fournisseurs en fonction des prévisions d’approvisionnements. Il s’agit à c e niveau des
mouvements de trésorerie se rapportant à des ventes ou à des achats qui ne seront enregistrés
en exploitation que dans plus d’un an mais qui pourront faire l’objet d’avance reçue des
clients ou d’avance consentie aux fournisseurs d’exploitation,
31 www.petite-entreprise.net
49
Chapitre III Elaboration d’une prévision en gestion de trésorerie
32 Jean LOCHARD, les bases de l'analyse financière, Edition d'organisation, 1997 , p 40.
50
Chapitre III Elaboration d’une prévision en gestion de trésorerie
51
Chapitre III Elaboration d’une prévision en gestion de trésorerie
Source : www.petite-entreprise.net
1.4. La fiche en valeur
52
Chapitre III Elaboration d’une prévision en gestion de trésorerie
33 www.compta-facile.com
53
Chapitre III Elaboration d’une prévision en gestion de trésorerie
Il est clair que l’objectif de faire une prévision de trésorerie, est d’opter pour des
décisions spécifiques dans le but d’une meilleure gestion de la trésorerie elle-même, pour cela
on va présenter certaines décisions en cas de besoin ou d’excédent de trésorerie.
Mais le choix d’un moyen de financement en cas de besoin ou d’un placement en cas
d’excédent dépend de plusieurs paramètres.
2.1. Financement en cas de besoins
On cite :
A. Concours bancaires
B. La facilité de caisse
Il fonctionne sur le même principe que la facilité de caisse, à la différence près que la
durée d'utilisation peut excéder quinze jours.
D. L’affacturage
De plus en plus répandu dans le monde industriel, l’affacturage est une technique par
laquelle un « factor » (la société d'affacturage) achète et prend en charge les comptes clients
d’une entreprise (y compris le règlement des créances). Cela permet ainsi à un fournisseur de
financer ses créances clients. Sur chaque créance achetée, le factor prélève des commissions
d'affacturage (pour les frais relatifs au traitement administratif des créances comme le suivi,
les encaissements, les prorogations, etc.) et de financement (appliquée sur l'avance de fonds
accordée à l'entrepreneur), ainsi qu'une retenue de garantie. Cette retenue de garantie sert à
alimenter un fonds de garantie dans lequel pourra "piocher" le factor en cas de factures
impayées. Ce fonds sera restitué à l'entrepreneur en cas de rupture ou de non renouvellement
du contrat avec sa société d'affacturage.
Indépendamment de ce fonds de garantie, l'entrepreneur peut garantir le
risque de non recouvrement, soit en prenant directement à sa charge les impayés de ses
clients, soit en souscrivant à une assurance-crédit auprès de la société d'affacturage.
Pour l’entreprise, l'avantage de l’affacturage est double : il lui procure un gain de
trésorerie immédiat et une souplesse retrouvée, notamment lorsqu’il subit des délais de
paiement longs…voire abusifs.
55
Chapitre III Elaboration d’une prévision en gestion de trésorerie
En revanche, les remontées des industriels indiquent que les commissions appliquées
peuvent se révéler assez élevées. Le montant du fonds de garantie doit également être bien
négocié, sous peine de faire perdre l’intérêt de ce type de financement.
E. Assurance – crédit
Ce n’est pas une forme de financement en soi, mais elle est associée à certains
moyens, en particulier la prestation d’affacturage. L'assurance-crédit est une forme très
particulière d'assurance, qui garantit les entreprises ou les banques contre les défauts de
paiement d'emprunteurs survenus pour des motifs propres à ces débiteurs (insolvabilité).
Elle fait rentrer en jeu la notion de scoring (sectoriel, de l’entreprise sur laquelle
porte l’assurance, etc…).
F. L'escompte
général couverts par une facilité de caisse ou une autorisation de découvert. En revanche,
lorsque les besoins de l’entreprise deviennent permanents ou sont de forte ampleur, le
banquier cherche généralement à couvrir son risque par une garantie.
56
Chapitre III Elaboration d’une prévision en gestion de trésorerie
pas la trésorerie pour payer B, elle peut régler B en cédant la créance qu’elle détient sur C ; ou
garantir la créance de B en donnant une caution garantie par une cession de créances.
Ce mode est assez aisé à mettre en place, avec un coût limité (acte d’huissier) : si les
sociétés sont en courant d’affaires, elles peuvent le prévoir dans leur contrat cadre, dans leurs
CGV, ou dans un contrat spécifique.
Ces SICAV monétaires peuvent être achetées et vendues à tout moment en fonction
notamment de la situation de la trésorerie. Elles assurent une augmentation en évolution de la
valeur tout en respectant la constance du capital. Elles sont bien appropriées pour les
placements des excédents transitoires de trésorerie ou de capitaux inutilisés. Ce placement à
courte durée garantit un faible risque et une possibilité de récupération partielle ou totale de
vos fonds placés. Cette opération est similaire à un placement à taux fixe avec un rendement
stable et la disponibilité des capitaux en prime. Il existe des OPCMV classiques (titres
n’excédant pas 3 mois en durée de vie) et les OPCMV dynamiques (produits financiers à
Ils constituent une épargne sûre et établie à l’avance. Aussi bien la durée de
placement que le taux d’intérêt pratiqué sont définis à l’avance. Le risque étant nul, on est en
mesure de récupérer sa mise majorée des intérêts à la date prédéterminée. Les contrats
incluant parfois une clause de reconduction d’échéance, il est important de le signaler si vous
ne souhaitez pas reconduire votre placement. Il existe aussi des formules de comptes à terme
avec des périodes de placement plus longues et des taux d’intérêts progressifs. Le taux étant
57
Chapitre III Elaboration d’une prévision en gestion de trésorerie
calculé en fonction du montant investi, vous avez tout intérêt à regrouper vos dépôts en un
seul compte.
C. Les certificats de dépôt
Le certificat de dépôt peut être souscrit pour une période de 1 jour minimum à une
année maximum. Le placement sous cette forme peut dépasser la période d’un an et ce jusqu’à
sept an et est alors soumis à la dénomination de bon à moyen terme négociable (BMTN). Ce
placement émis en n’importe quelle devise est régi par le taux du marché
monétaire diminué de la marge perçue par la banque. Les intérêts ainsi générés sont soumis
aux impôts sur les sociétés.
Conclusion
En conclusion, l’objectif de faire une prévision de trésorerie est de pouvoir, gérer au
mieux cette dernière, et de mettre en place des systèmes de régulation en cas d’écart entre ce
qui a été prévu et ce qui a été réalisé.
58
Chapitre IV : étude de cas de
l’ERIAD/ unité Kherrata
Chapitre IV Etude de cas de l’ERIAD/ unité Kherrata
Introduction
Afin de faire face aux risques de trésorerie, chaque entreprise doit se servir des outils
d’aide à la décision, parmi ces outils la prévision prend une place plus qu’importante.
Pour voir l’application de ces outils, nous avons pris l’entreprise SPA ERIAD/unité
Kherrata comme cas d’étude, mais avant cela nous devons d’abord présenter cet
établissement.
Les Moulins de la Soummam est une société par action, dénommée ERIAD-Sétif «
Les Moulins de la Soummam /SPA» SIDI-AICH. Une des filiales du groupe ERIAD-Sétif
crée lors de la filialisation des unités de production le 01 octobre 1997. Son siège social est
implanté à la daïra de SIDI-AICH à une distance de 45kms au nord-ouest de la wilaya de
Bejaia, elle est constituée de deux sites abritant deux unités à caractère industriel et
commercial : l’unité de Sidi-AICH (moulin semoulerie d’une capacité de trituration de 4 400
Qx/j et un moulin mixte semoule et farine d’une capacité de trituration de 3 000 Qx/j) et
l’unité de KHERRATA (semoulerie d’une capacité de trituration de 1 000 Qx/j).
57
Chapitre IV Etude de cas de l’ERIAD/ unité Kherrata
abondante, il est caractérisé par un climat chaud en période estivale, froid et humide en
période hivernale, sa superficie est de 15000m2.
Cette unité a bénéficié d’une construction d’un hangar de stockage de produits finis
58
Chapitre IV Etude de cas de l’ERIAD/ unité Kherrata
Pour faire une prévision générale, il faut d’abord élaborer les budgets
d’investissement et d’exploitation, puis mettre en place un plan de financemen t
d’investissement et d’exploitation.
2.1.1. Élaboration du budget
Le budget de trésorerie est certainement fait au niveau de l’unité, mais suite à
la confidentialité de certains documents administratifs nous n’avons pu avoir que les
documents concernant l’investissement et l’exploitation.
L’élaboration d’un budget se fait dans trois étapes ; le lancement, la
préparation et la consolidation.
Le département Budget et Contrôle Budgétaire au niveau du siège de la DG à
Sétif adresse pour chaque région des listes des natures de tous les produits, services, frais et
amortissements qui peuvent être utilisés par les divisions, dans le but de généraliser la
codification des charges et pour mieux organiser l’opération de budgétisation à travers toutes
les unité.
Pour le budget d’investissement, chaque projet est codifié par un compte analytique
et a une fiche de projet d’investissement qui contient toutes les informations historiques et
prévisionnelles (intitulé, planning prévisionnel, état de réalisation physique et financière…).
Le budget d’investissement est pluriannuel. Toutefois l’autorisation budgétaire est
donnée pour l’exercice en cours, bien que l’accord de principe soit donné pour tout le projet.
Avant l’élaboration du budget de trésorerie, chaque unité doit se mettre à la collecte
des fiches d’investissement et d’exploitation des divisions, chaque service re groupera les
charge de l’unité le concernant, qui peut être accepté en totalité, ou modifié suite à une
diminution ou augmentation des charges d’exploitation.
Dans notre travail nous allons prendre la réalisation de l’année 2014 et les prévisions
pour les prochaines années, afin d’expliquer la procédure de l’élaboration du budget de
trésorerie au niveau de l’ERIAD/ unité Kherrata.
Le logiciel « BigFinance » s’occupant de la combinaison de ces charges et prévisions
nous a permis de faire le tableau suivant :
Tableau n°10 : état récapitulatif du budget d’investissement de l’unité Kherrata
cout réalisation initial révisé initial
désignation global fin 2014 2015 2015 2016 2017 2018 2019 2020
activité
industrielle 10097454 1548757 1244812 1244812 1050215 1352428 1282800 945414 1428216
activité
commerciale 3121956 356480 640268 556821 164464 146858 132454 942258 182353
total 18113010 1905237 1885080 1801633 2694579 2820686 2607554 1887672 2510569
59
Chapitre IV Etude de cas de l’ERIAD/ unité Kherrata
60
Chapitre IV Etude de cas de l’ERIAD/ unité Kherrata
Ces prévisions se font tout en précisant la nature de financement de chaque année par
montant comme suit :
Autofinancement : pour la part réglé par l’unité, la région ou l’entreprise
elle-
même ;
Crédit interne : pour la part du financement réglée par crédit inter-unités,
dans
notre cas elle nulle
Crédit externe : pour la part réglée par un crédit bancaire.
B. plan de financement d’exploitation
Actif passif
Libellé Montant Libellé montant
actif non courant 51 625,58 Capitaux propres -
- immobilisations report à nouveau -
incorp 229 927 549,82 résultat de
- immobilisations corp 726 132,16 l’exercice
- compte de liaison - -9 930 550,09
- immobilisation amortissement 1 269 970,02
235 298 095,68
finan total actif non 29 751 017,97
total capitaux propres 148 904 662,22
courant
16 229 888,71
passif non courant 169 995 100,12
62
Chapitre IV Etude de cas de l’ERIAD/ unité Kherrata
Total actif 281 968 338,28 Total passif 281 968 338,28
2.2.2. Calcul des indicateurs de l’équilibre financier
Après avoir élaboré le bilan de grande masse on va calculer des différents
63
Chapitre IV Etude de cas de l’ERIAD/ unité Kherrata
Trésorerie nette
TN = FRNG - BFR
TN = (-43 917 909,01) – (-59 435 879,86)
TN = 15 518 770,85
Interprétation : trésorerie nette positive, bien que le FRNG est négatif, cela est dû
au fait que le BFR est aussi négatif.
2.2.3 . Calcul des ratios
À partir du bilan de grande masse que nous avons élaboré, on peut calculer les
différents ratios liés à la trésorerie.
64
Chapitre IV Etude de cas de l’ERIAD/ unité Kherrata
• Ratio de trésorerie
• L’autofinancement :
Autofinancement = capacité d’autofinancement – dividendes à payer
Les dividendes sont nuls donc :
Autofinancement = CAF = 3 730 097,37 da
• Capacité de remboursement :
Conclusion :
En conclusion, ce travail en étude d’un cas pratique nous a permis de comprendre le
fonctionnement de la trésorerie sur le terrain au sein d’une entreprise réelle ;
Les commentaires et les critiques qu’on peut donner à cette entreprise, est que le non
recours au financement externe malgré le bon fonctionnement de l’entité l’oblige à supporter
les risque et les charges d’impôts seule ;
Mais vu que cette dernière est une entreprise publique étatique, elle rencontre des
difficultés avec les emprunts auprès des banques et des institutions financières.
66
Conclusion générale
Conclusion
générale
Conclusion
générale
l’importance
Le but de cette étude est de démontrer la gestion de trésorerie au sein de
l’entrepriseet de voir le processussuivi afin d’aboutirà une gestionmeilleureet plus
adéquate
.
concurrence internationale moderne, les risques financiers se multiplient ce qui a poussé les
entreprises même les plus petites, à prendre des mesures précises
dont la gestion de trésorerie
fait partie.
Les méthodes et outils utilisé pour gérer à bien la trésorerie sont diverses et aussi
bien efficaces les unes que les autres, donc c’est à l’entreprise de pour le meilleur
décider
outil auquel iluil convient de faire recours.
En d’autres termes
, pour gérer la trésorerie d’une manière adéquate, il faut prendre
les mesures qui sont le plus convenant à l’activité de l’entreprise, et de choisir les méthodes
Enfin, dans notre cas ici concernant la SPA ERIAD, nous pouvons facilement voir
que l’entreprise ne donne pas de grande importance à la gestion de trésorerie, mis à part le fait
qu’elle ne la détient que par motif de préca
ution et de transaction, pourtant si cette dernière
songe aux placements rémunérateurs et à la spéculation, elle aurait annulé la nullité de son
résultat financier, et par la augmenter son résultat final.
67
Bibliographie
Les ouvrages
Les mémoires
66
• HADJAM Hassiba, « la gestion de la trésorerie dans une entreprise », mémoire
de master, université de Bejaia, 2012
• Jean-Claude Juhel, « Gestion optimal de la trésorerie des entreprises », Gestion et
management. Université Nice Sophia Antipolis, 1978.
Sites internet
Articles et revues
• Macky SALL, La revue des Sciences de gestion, Direction et Gestion (La RSG),
2008.
Autres documents
67
Annexes
Résumé
Résumé dumémoire
terrain, le quatr
ième chapitre présente une étude de cas sur le au
sujet
sein
de la SPA ERIAD/unité Kherrata
.
Summary
Treasury management is
based on forecasting, which is done by
several methods that differ between the very short term, the short term
and the long and medium term; the third chapter
gives details of these
methods;
Introduction générale…………………………………………………………………. 01
Chapitre I : Généralités sur la gestion de la trésorerie…............................................ 03
Section 1 : Définitions et notions générales………………………………..... 03
1.1. Définitions de la trésorerie et de la gestion de la trésorerie... 03
1.2. Enjeux et rôle de la trésorerie………………………………... 04
1.3. Caractéristiques de la gestion de trésorerie et rôle du
trésorier……………………………………………………………... 06
1.4. Utilité de la gestion de la trésorerie…………………………. 07
1.5. Processus de la gestion de trésorerie………………………… 08
………………………..
Section 2: La gestion des besoins et des excédents 53
……………………………………….. 53
2.1. Financement en cas de besoins
2.2. Placement en cas d’excèdent
…………………………………………..
55
Conclusion générale…………………………………………………………………...
68
Bibliographie…………………………………………………………………………..
69
Annexes………………………………………………………………………………... 70