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Droit des sociétés : règles et responsabilités

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DROIT DES SOCIETES

La société est créée par un contrat dans lequel les associés échangent leur consentement. Les
personnes physiques ou morales s’associent en faisant des accords et en exprimant leur
volonté individuelle pour participer à un projet commun (affectio societatis) en vu de
partager leur bénéfique ou l’économie qui en résulte. Ces personnes s’engagent ainsi a
participer aux pertes qui peuvent survenir à l’occasion de la mise en l’œuvre de leur projet.
La société est constituée et fonctionne selon des règles fixées par la loi. Ces lois résultent de
l’acte uniforme OHADA sur le droit uniforme sur le plan commercial général et les sociétés
commerciales.
Dans ce sens la société est institution qui dépasse les personnes qui la composent. La société
acquiert la personnalité morale lors de son immatriculation au RCCM, ce qui signifie que à
partir de son immatriculation
-la société est individualisée par sa forme juridique, sa dénomination sociale, son siège social
et sa nationalité,
-le siège social et sa nationalité permettent de déterminer la loi applicable à la société,
-la société acquiert par son immatriculation un patrimoine composée d’un actif et d’un
passif,
-la société a la capacité juridique c’est-à-dire la capacité de jouissance selon le principe de la
spécialité (légale et statutaire) et elle a la capacité d’exercer par l’intermédiaire de son
représentant légal,
-la société peut engager sa responsabilité civile ou pénale.
a/ Les règles applicables aux associées
les associés des sociétés possèdent des droits politiques et financiers dans la sociétés.
-Les droits politiques des associés,
Les associés possèdent un droit de vote leur permettant de participer aux décisions
collectives. Ils ont également un droit d’information.

I. LE DROIT DE COMMUNICATION PERMANENT DES ASSOCIES


Tout associés a le droit a tout époque d’obtenir au siège social de la société la délivrance
d’une copie certifiée conforme des statuts. Tout associé a en outre le droit de prendre
connaissance au siège social des droits suivants,
-les bilans des 3 derniers exercices, les comptes annuels, les inventaires, les rapports soumis
aux assemblées générales ainsi que le procès-verbal desdites assemblés.
Les droits de communication préalable aux assemblés.
Les associés doivent recevoir au moins 15 jours avant l’assemble annuelle d’approbation des
comptes un certain nombre de devoirs sociaux parmi lesquels les comptes annuels, les
inventaires, le rapport de gestion, le rapport du commissaire au compte.
Par ailleurs, dans les 15 jours précèdent la tenue de toute autre assemblé doit être adresser à
chaque associé,
-le texte des résolutions proposée
-le rapport des gérants, ainsi que le rapport des commissaires au compte.

II. LE DROIT AUX QUESTIONS ECRITES


Tout associés non gérant peut deux fois par exercice poser par écrit des questions au gérant
sur tout fait de nature a compromettre la continuité de l’exploitation.

1. Les droits financiers des associés.


Les associés ont droit à la répartition des bénéfices conformément aux statuts. A défaut
d’indication dans les statuts, leurs parts sont proportionnelles aux parts possèdes dans le
capital social. En contrepartie de ces droit, les associés sont tenus à l’égard des tiers du passif
social indéfiniment et proportionnellement à leur droit dans le capital social.
Il s’agit, d’une obligation légale que les statuts ne peuvent pas aménager.
Des créanciers ne sont autorisés à poursuivre le paiement des dettes sociales comme un
associés qu’après préalablement et vraiment poursuivi la société.

2. La dissolution et la liquidation de la société.


-La dissolution met fin à la société et résulte d’un évènement juridique qui entraine la
disparition de la personnalité morale. La dissolution doit être publiée dans un journal
d’annonce légale. Mais la personnalité juridique de la société subsiste pour les besoins de la
liquidation. Les motifs de dissolution de la société sont,
-l’arrivé du terme,
- la caducité de l’objet social,
- la décision unanime des associés,
- la décision pour justice pour juste motif.
A côté de ces causes de dissolution générale a toutes les sociétés il y’a des de dissolution
propre à certaines sociétés, par exemple le décès d’un associé.
-La liquidation, c’est la résultante ou une conséquence logique de la dissolution. La
liquidation entraine la réalisation de l’actif, le dessaisissement des organes de gestion, la
désignation d’un liquidateur et la radiation d’un registre de commerce.
La radiation parachève la liquidation de la société et anéanti la personnalité morale de la
société. A la fin de la liquidation, le liquidateur désigné doit publier la clôture de la
liquidation de la société dans un journal d’annonce légale.

- La mission et le mandat du commissaire au compte.


La fonction du commissaire au compte est incompatible avec toute activité de nature a porter
atteinte à son indépendance mais également incompatible avec tout emploi salarié et toute
activité commerciale.
Le commissaire au compte est interdit,
-d’avoir un intérêt auprès de la personne dont il certifie les comptes ou auprès des
personnes qui les contrôlent ou qui sont contrôlé par elle.

-il est interdis de confier la personne morale dont il certifie les comptes ou les
personnes qui les contrôlent ou qui sont contrôler par elle.

-il est interdise de certifier les comptes d’une société qui bénéficie de prestation de
services avec un autre membre du réseau auquel est affilié le commissaire au compte.

-il est interdit de conseiller les personnes dont il certifie les comptes ou les personnes
qui la contrôle ou qui sont contrôler par elle.

-il est interdis de certifier les comptes d’une société qui bénéficie d’une prestation
avec un autre membre du réseau auquel il est affilé au commissaire de compte.

-il est interdis au commissaire d’être nommé dirigeant ou salarié des personnes
morales contrôlées moins de 5 ans après cessation de ses fonctions.

-il est interdis pour les dirigeants ou d’une personne morale d’être nommé
commissaire au compte pour contrôler cette personne morale moins de 5 ans après
cessation de son activité.

A/ Le mandat du commissaire au compte.

La nomination d’un commissaire au compte est obligatoire dans les sociétés par action
et facultative dans les autres sociétés. Dans un groupement d’intérêt économie [GIE]
la désignation d’un commissaire au compte intervient si le groupement émet des
obligations et s’il emploi 50 salariés. Dans les sociétés de personnes, les sociétés
civiles ou les associations, la désignation d’un commissaire au compte est subordonne
a la réalisation de deux des trois conditions suivantes,
-le seuil total du bilan doit être de 125 000 000,
-Le montant du chiffre d’affaires HT doit être de 250 000 000
-doit avoir au moins de 50 salariés.

Les associations peuvent designer un commissaire au compte si elles reçoivent des


subventions de l’Etat ou elles sont déclarées d’utilités publique.
Dans les cas ou la désignation du commissaire au compte est obligatoire ou lorsque
cette désignation s’impose a la société a la suite de la réalisation de certaines
conditions, la nomination du commissaire au compte se fait par les associés soit par
décision de justice.
Ainsi la désignation du commissaire au compte se fait par les associés a la constitution
de la société et dans les statuts. Les associés désignent un commissaire au compte et
son suppléant. Encours de vie de la société, la désignation du commissaire au compte
se fait par décision de l’assemblé générale des associés sur proposition de l’organe de
gestion. Cette désignation doit être accompagnées des formalités de publicité dans un
journal d’annonce légale. En cas d’omission de nomination, le tribunal peut par une
décision designer un commissaire au compte a la demande de tout actionnaire d’une
société par action.
Lorsque la désignation au compte est facultative le tribunal peut en designer sur
demande d’un associé représentant au moins 10% du capital.
Le mandat du commissaire au compte dure au moins pendant 6 ans [6 exercices]. Le
renouvellement de sa mission est possible sauf si la société fait appel public l’épargne
[société cotée en bourse].
Les fonctions du commissaire au compte cessent a l’arrivée du terme, a sa démission,
relevé de ses fonctions, a sa récusation. Sa rémunération est fixée par la société
contrôlée.

B/ Les missions du commissaire au compte.


Le commissaire au compte a des missions permanentes et occasionnelles.

Ses missions sont,


-la vérification des valeurs et des documents comptables.
-la certification annuelle,
-tout autre certification sur le montant global des remunerations versées aux salariés
ou 10 personnes les mieux payées de la société et le montant des dons ou subvention
fiscalement déductible.
-information des dirigeants sociaux sur des contrôles effectuées.
-information des associés dans un rapport général,
Information du comite d’entreprise pour donner des explications sur la situation de la
société.
Les missions occasionnelles
-l’obligation de déclencher l’alerte,
-l’obligation de révélation des faits délictueux aux procureurs.
-rédiger des rapports spéciaux sur les conventions réglementées passées pendant
l’exercice, sur les modifications du capital du capital social, sur les opérations de
création de titre et les opérations de restructurations de la société.
-il a l’obligation de palier a la carence des dirigeants sociaux en convoquant
l’assemblé des associés ou des actionnaires.

Le commissaire au compte a des prérogatives que la loi lui reconnait, il s’agit,


-du droit d’investigation,
-le doit d’information,
-le droit au secret professionnel.

Le commissaire au compte engage sa responsabilité civile en cas de faute ou de


négligence commise dans l’exercice de ses fonctions. Il engage sa responsabilité
penale pour infraction au droit comptable ou aux règles régissant sa fonction au
commissaire au compte. Celui-ci engage enfin sa responsabilité professionnelle pour
les manquements a la discipline et a l’éthique de la profession.

LE GROUPEMENT D’INTERET ECONOMIQUE

Le GIE est régit pas les dispositions de l’acte uniforme relatif au droit commercial en
général et aux sociétés commerciales.
Le GIE se définit comme un contrat qui permet a ses membres de mettre en commun
des moyens de production afin de faciliter ou de développer leur activité économique,
d’améliore ou accroitre le résultat de cette activité.
La gestion d’un GIE nécessite l’existence d’un écrit et l’accomplissement de formalité
de publicité l’égale.
Le GIE doit fait l’objet d’immatriculation au registre du commerce pour avoir la
personnalité morale. Le GIE doit emporter au moins 2 membres personnes physiques
morale de droit public et de droit privé.
Le GIE peut avoir un objet civil ou commercial et son activité peut être une activité
économique auxiliaire a l’activiste principale de ses membres.
Le GIE peut être constitué avec ou sans capital social et s’il a un capital les parts
sociales sont non négociables [un GIE ne peut être coté en bourse].
La durée de vie de la société doit être obligatoirement stipulée dans les statuts ou en
tous cas déterminable ou déterminé. Les bénéfices doivent être partagées entre les
membres du groupe et il est interdit de mettre une partie des bénéfices pour constituer
des réserves. Il faut noter que la responsabilité des membres du GIE est indefinie et
solidaire a l’égard du passif social [un GIE ne peut pas être considère comme une
société de personne]
LES REGLES DE FONCTIONNEMENT DU GIE
Individuellement chaque membre du groupement a le droit de profiter de l’activité de
la société. Chaque membre a de ce fait droit a l’information et la communication des
documents sociaux sans oublier le droit de retrait et de cession des parts sociales avec
l’accord des autres membres.
Collectivement, les membres doivent participer aux décisions selon les règles de
majorités fixé dans le contrat constitutif a défaut, la majorité fixée dans le contrat
constitutif les décisions se prennent a l’unanimité de tous les membres, chaque
membre dispose d’une voix.
La convention a l’assemblé des membres peut se fait a la demande d’au moins ¼ des
membres. Le pouvoir des administrateurs du groupe choisi par les membres sont
déterminés par les statuts. Les administrateurs engagent le groupement dans les limites
de son objet social.
Si les statuts le prévoit, les personnes les personnes physique ou morales assurent le
contrôle des comptes par les conditions prévues par les statuts [ dans un GIE, il n’y a
pas de commissaire au compte]
Le GIE a l’obligation de designer un commissaire au compte s’il émet des obligations.

LA DISSOLUTION DU GIE

La dissolution du GIE intervient,


-a l’arrivé du terme,
-a la réalisation ou a l’extinction de l’objet social,
-par décision unanime de ses membres,
Par décision judiciaire pour juste motif,
-au décès d’un membre de la personne physique ou a la dissolution d’un membre
moral sauf disposition contraire des statuts.

III/ LA SOCIETE EN PARTICIPATION

A/Les caractéristiques des sociétés en participation


La société en participation est une société que les associés décident de ne pas
immatriculer, de se fait, les règles de constitution et de fonctionnement sont librement
fixées par les associés qui décident,
-que la société est occulte, dans ce cas seul le gérant apparait aux des tiers,
-ou que la société ostensible ce qui signifie que les participants a cette société
apparaissent en qualité d’associés aux yeux des tiers.
La SEP se caractérise par son absence de personnalité morale. Ce qui a pour
conséquence,
-cette société n’a pas de patrimoine propre,
-la société est incapable a s’engager à son nom propre,
-la société est incapable d’ester en justice.
La constitution de la SEP respecte les conditions de validité de contrat de société en
générale et sa durée peut ou non être déterminé.
Cependant aucune condition de forme n’est exigée et la formation n’exige pas de
formalité de publicité.

B/Les règles de fonction de la SEP

A défaut de dispositions contractuelles, le fonctionnement de la SEP se fait selon les


règles applicables a la Société en Nom Collective [SNC] a objet commercial ou selon
les dispositions applicables a la sociétés civiles. Ainsi la gérance de la SEP peut être
assurer par un ou plusieurs gérants choisis ou non parmi les associés ou parmi les tiers.
Si les statuts ne prévoient rien, la gérance est présumée assurée par tous associés.
Dans l’ordre externe, la gérance assure la gestion des biens apportés lors de la
constitution de la société.
Dans l’ordre interne, la gérance est chargée de la passation des actes de gestion dans
l’intérêt de la société respectant les limitations de pouvoir contractuel. Les associés ont
l’obligation d’effectuer un apport, ils ont le droit d’être informer sur la vie de la société.
Ceux-ci participent aux décisions collectives et contrôlent la gérance.
Ceux-ci partagent les bénéfices et contribuent aux dettes. Ils peuvent céder leurs parts
avec l’accord et l’agrément unanime des autres associés.
La responsabilité des associés est indefinie et chaque associé est censé contracté en son
nom propre, mais si la SEP ostensible, il y a une responsabilité indefinie et solidaire de
tous les associés si l’objet social est commercial. Par contre, si l’objet social est civil, la
responsabilité des associés est indefine et conjointe.
La responsabilités qui se mixe dans la gestion de la sociétés en laissant croire aux tiers
qu’ils engagent personnellement ou qui profitent personnellement de l’engagement
passé par un autre peut être engagé en même temps que celui du gérant

C/Les règles de dissolution de la SEP

Les causes de dissolution de la SEP sont les causes communes a toute société en plus
les causes propres de dissolution des SNC. La dissolution de la SEP doit être notifier
aux associées par l’un d’entre eux si la durée de vie de la société est indéterminée.
Cette dissolution n’est pas publiée dans un journal d’annonce légale. La dissolution de
la SEP n’entraine pas la liquidation de la société mais des règlements de compte entre
associés.
L’action des créanciers contre les associés se prescrive par 10 ans si l’objet social est
commercial, par 30 ans si l’objet social de la société est civil.

Bonne chance a nous.

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